- il y a 7 heures
Mercredi 22 avril 2026, retrouvez Jean-Marc Patouillaud (Founding Partner et Senior Advisor, Partech) et Jean-Patrice Anciaux (General Partner, Isai Venture) dans DEALMAKERS SHOW, une émission présentée par Mathieu Meffre.
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00:15Bonjour à tous, vous êtes sur Bsmart4Change, nous commençons un nouvel épisode du DealMaker Show,
00:20on va se concentrer aujourd'hui sur le venture, on va faire le point un petit peu sur cette classe
00:24d'actifs,
00:24sur ce segment du Private Equity, exposé évidemment aux valeurs de croissance, que ce soit du CID, de l'amorçage,
00:31de la CERIA, B, C, D, E, F, et j'en passe, et des meilleurs.
00:35On fait le point avec deux grands acteurs aujourd'hui en plateau, mais tout d'abord, je suis ravi d
00:39'accueillir Tom Leffenberger. Bonjour Tom.
00:41Bonjour Mathieu, bonjour à tous.
00:42Merci d'être avec nous, vous travaillez à la rédaction de Décideur Corporate Finance.
00:45Exactement.
00:45Et vous avez préparé des questions pour nos invités.
00:47Bien sûr.
00:48Nos invités, sans plus attendre, dans la famille des pères fondateurs du Venture en France, je demande Jean-Marc Patouillot.
00:53Bonjour Jean-Marc.
00:54Bonjour.
00:55Comment allez-vous ?
00:56Fort bien.
00:56On est ravi de vous accueillir pour la première fois en plateau.
00:59Vous avez construit par tech depuis 1996, vous avez fait un takeover sur le fonds en 2008 avec votre associé
01:07Philippe Colombel.
01:08Vous êtes également aujourd'hui fondateur et président de Central Superventures, c'est ça ?
01:14Depuis deux ans ?
01:15Absolument.
01:15On reviendra dessus parce que c'est très intéressant ce segment de bras armés de certaines écoles, de groupes d
01:20'alumni qui derrière, on voit, ça se développe énormément.
01:23Donc il en fallait un pour Central Superlec et ils se sont équipés avec une des personnalités les plus en
01:28vue de la place.
01:29Donc merci Jean-Marc d'être avec nous.
01:30Jean-Patrice Anciot, bonjour.
01:32Bonjour.
01:32General Partner au sein d'Isaïe, également firme extrêmement connue et centrale sur la place.
01:37Vous travaillez avec Jean-David Chamboredon et toute l'équipe.
01:40Vous avez rejoint le fonds en 2021, c'est ça ? Après avoir passé quelques années chez BPI France ?
01:45Exactement.
01:46Voilà.
01:47Et on va revenir sur un mythe dans un instant parce qu'il y a un truc, il y a
01:50un mythe sur Radio Nova dont il faut qu'on fasse le point là-dessus.
01:54Voilà.
01:54Merci infiniment.
01:55Une première question, on est sur le fonds d'investissement, Partec, AUM, les stratégies, vous en êtes où ?
02:02Alors Partec, aujourd'hui c'est quelque chose comme 3 milliards d'euros sous gestion.
02:11Stratégie, il y en a 5.
02:13Les historiques, c'est dans l'ordre chronologique le Venture, puis le Seed, puis le Growth.
02:20En 2017, on a démarré Partec Afrique, parce que c'était une terre vierge pour le Venture.
02:28Et puis plus récemment, un fonds Impact en capital développement, mené par deux jeunes brillants associés, venus l'un de
02:37Bain et l'autre de McKinsey.
02:40Génial.
02:41Et avec du coup Centrale Supélec Venture, ça vous fait donc 6 stratégies à regarder ?
02:45Alors 6 stratégies, sachant que cette 6ème n'a rien à voir avec Partec.
02:49Ils sont venus vous chercher, ça s'est passé comment cette histoire avec Centrale Supélec ?
02:53Pour faire court, j'ai été très inspiré par un de mes très vieux camarades de combat du Venture, mon
02:59co-doyen de la profession,
03:01qui s'appelle Denis Luquin, qui était chez Sophie Nova, Managing Partner chez Sophie Nova,
03:06qui a eu l'idée de fonder X Ventures.
03:09Et moi j'ai pas pu supporter l'idée que l'X et sa société de gestion dans le Venture
03:14n'aient pas Centrale Supélec.
03:17Et donc je me suis beaucoup inspiré, on a beaucoup échangé avec lui.
03:22On a échangé les copies.
03:26Et voilà, c'est un fonds d'amorçage qui a, comme pour seul test d'investissement,
03:32d'investir dans des sociétés dans lesquelles on retrouve un fondateur, au moins un fondateur alumné.
03:38Très bien, génial.
03:40Bon ben, on a hâte de voir les premiers exits, il y en a déjà eu ou pas encore ?
03:43Alors, les exits, non, en général, elles viennent après les investissements.
03:47Donc là, on est plutôt dans une période de semaille.
03:50Les moissons vont attendre la belle saison.
03:54Merci beaucoup.
03:55Merci infiniment.
03:57Côté Isaïe, vous en êtes où ?
03:58Alors, je crois que vous êtes en train de lever là.
04:00Exactement.
04:01Isaïe, création 2010, premier fonds d'entrepreneurs.
04:05On a quatre stratégies.
04:08Idem, early stage venture, amorçage, pré-amorçage.
04:12On a une stratégie corporate VC avec des fonds monocorporate, un avec Capgemini et l'autre avec Bouygues.
04:18Une jeune stratégie de venture debt, growth lending.
04:21Et notre deuxième grand métier, grand pilier, qui est l'équipe expansion, qui est dirigée par Pierre Martigny, qui fait
04:27du take buyout.
04:28Donc, on couvre tout le segment.
04:31Pierre Martigny, qui travaille avec Jean-Marc sur le fonds central Supélex Ventures.
04:38L'équipe take buyout a annoncé, il y a maintenant un an et demi, le closing au hard cap de
04:44son dernier fonds à 300 millions.
04:45Et l'équipe Venture vient d'annoncer au Q4 le premier closing de notre fonds 4 à 75 millions.
04:55Fonds qui est un copié-collé du fonds 3, qui était un fonds de 120 millions.
04:58Donc, on a commencé les investissements, on a 4 en portefeuille et on continue la levée de ce fonds.
05:06On va parler des deals de votre vie dans un instant, mais c'est quoi cette histoire de « je
05:10me fais exempter des matières techniques en école d'ingé pour aller faire un stage chez Radio Noa ».
05:14C'est vrai ou c'est un mis ?
05:15C'est vrai, c'est vrai.
05:16J'étais en école d'ingénieur passionné de tech et de science, mais je me suis vite rendu compte que
05:22je ne serais jamais ingénieur à proprement parler.
05:26Ce ne serait pas ma vie.
05:26Et à l'époque, je fais deux choses.
05:29J'ai une option entrepreneur proposée dans cette école qui m'éclate.
05:33Et à côté de ça, je rencontre le directeur marketing de Nova, qui me propose de venir travailler chez lui
05:38deux jours par semaine.
05:39Et en école d'ingénieur, on a la chance d'avoir une demi-journée de libre, une demi-journée pour
05:42le sport, une demi-journée pour l'anglais dont vous pouvez être dispensé.
05:45Donc finalement, je négocie avec mon école et à Radio Nova une fausse alternance.
05:48On va y passer deux jours par semaine pendant un an.
05:52Génial.
05:53Et découvrir l'innovation par ceux qui la font et par les contre-cultures.
05:57C'est cool quand même, comme tic sur ton CV, de dire je suis ingé, mais en même temps, je
06:01me suis débrouillé pour aller chez Radio Nova en fausse alternance.
06:04Il y a un côté un peu pirate complet.
06:07Complètement.
06:08Et ingénieur aussi, Jean-Marc, du coup.
06:10Ingénieur aussi, central supélec.
06:12Il faut être ingénieur pour faire du venture ?
06:13Un vrai ingénieur, pour le coup.
06:15Ah oui, un vrai.
06:17T'as commencé en nucléaire, c'est ça ?
06:19Oui, bravo.
06:20Oui, dans le nucléaire, dans un autre siècle, oui.
06:23Me balader dans les champs d'Olivier en Égypte, en Afrique du Sud, et voir les pirogues en Corée.
06:30Magnifique.
06:31Non mais il faut être ingé pour être en venture ?
06:35Moi, je dirais que plus tu commences tôt, c'est-à-dire seed, amorçage, tech, produit, enfin première manifestation du
06:46produit, plus il y a un tropisme ingénieur.
06:49Après, quand tu vas vers le growth, et puis alors, je ne parle pas du private equity, LBO, bon là,
06:56on peut commencer à se dévoyer.
07:00Alors oui, dans le Dealmaker Show, on a parmi tant d'autres, bien sûr, une question phare, c'est quel
07:04est le deal de votre vie ?
07:05Et celui aussi qui a été peut-être le meilleur, mais le plus difficile, en tout cas de votre carrière,
07:10Jean-Marc, justement, quel a été le deal de votre vie ?
07:14Alors, le deal de ma vie, enfin, celui qui a été le plus smart en termes de comportement d'investisseur,
07:23c'était une société israélienne, très belle croissance, qui fait une IPO sur le Nasdaq, je vous parle de ça,
07:32c'était il y a une quinzaine d'années.
07:35IPO sur le Nasdaq, qui dit IPO dit lock-up, on ne peut pas vendre d'action pendant six mois,
07:43d'après l'accord signé avec tous les consortiums des banques.
07:47et pendant cette période de lock-up, un acteur industriel, et pour ne pas le nommer Siemens, vient proposer d
07:57'investir dans la société
07:58et aussi de racheter des parts à quelques-uns des VCs qui étaient donc sous lock-up, pour leur donner
08:08un peu de liquidité avant l'heure.
08:11et il faut toujours think out of the box, en bon français, et dire, oh là là, mais il y
08:18a peut-être un petit coup à faire,
08:19c'est de surtout ne pas accepter l'offre, parce que, ce faisant, moi j'avais la capacité de sortir
08:25à la fin du lock-up, comme il était prévu,
08:27sauf que ceux qui vendaient leur part à Siemens, eux, ils devaient re-signer pour un lock-up supplémentaire.
08:34ça fait que le jour de la sortie du lock-up, j'étais tout seul sur le marché à vendre
08:38mes actions,
08:40et guess what, j'ai dû les vendre quelque chose comme trois ou quatre fois plus cher que ceux qui
08:44se sont présentés au lock-up,
08:47au deuxième lock-up, où il y avait beaucoup trop d'offres que de demandes.
08:52Donc c'était smart.
08:54Super, un ville qui mêle sagesse et ruse.
08:57Et le pire moment alors, au moment le plus difficile en tout cas ?
09:00Le pire moment, je n'ai pas un exemple précis, mais je vois très bien la typologie de ce qui
09:07est très désagréable dans notre métier,
09:09et ça ne dépend pas forcément de nous, c'est quand il y a une équipe de fondateurs qui s
09:14'engueule,
09:15parce que c'est comme un cancer terminal, tu ne peux rien faire.
09:23Tu as beau essayer de rabibocher les gens, il reste toujours des cicatrices,
09:28et ça veut souvent dire la mort de la société.
09:32Et puis il y a aussi une deuxième version, qui est le fondateur qui pique dans la caisse.
09:39Alors ça, c'était beaucoup plus rare, ça m'est arrivé une fois.
09:42C'est suffisant.
09:44Et vous Jean-Patrice, ça vous est déjà arrivé aussi ?
09:46Alors le fondateur qui pique dans la caisse, non, mais c'est une hantise,
09:50je le croise des doigts pour que ça ne m'arrive jamais, je ne sais pas comment je réagirais à
09:54ce moment-là,
09:56et par contre sur le pire moment, un conflit de fondateurs.
09:59Les conflits de fondateurs ne terminent pas toujours par des divorces, etc.,
10:02mais ça secoue ce type d'aventure, et ces secousses parfois peuvent déstabiliser,
10:11et puis il y a des gens qui atteignent un plafond de verre, il y a des gens qui fatiguent,
10:17et nous, je trouve qu'on est plus utiles quand ça secoue que quand tout va bien,
10:23et donc moi j'aime m'impliquer dans ces moments-là,
10:25et il y a une situation où je n'ai pas réussi à être utile parce que la vaisselle volait.
10:33Et ça, quand on atteint ce point de non-retour, effectivement, c'est extrêmement frustrant,
10:40c'est un régaché.
10:41Et sur le deal qui m'a le plus marqué, Cardiologues Technologies,
10:46mon premier investissement en venture,
10:49qui faisait du deep learning en cardiologie,
10:55une société créée en 2014, je crois,
10:57qui a fait son premier tour d'Otale en décembre 2015,
11:01à l'époque, il n'y avait pas encore Tchad GPT,
11:04mais l'IA n'est pas née avec Tchad GPT,
11:06la France a déjà connu pas mal de belles histoires,
11:10et vendu une partie de ses histoires à Google et Facebook et Apple dans ces dernières années,
11:15Cardiologues, que j'ai suivi de A à Z,
11:17et qui a été racheté à quelques centaines de millions,
11:19une magnifique histoire.
11:20En quelle année le rachat ?
11:22En 2022.
11:25On s'habitue à des théories de ce type ou pas ?
11:28Il ne faut mieux pas ?
11:29Parce que là, ce n'est quand même pas tous les jours que tu fais...
11:32Non, ce n'est pas tous les jours,
11:33mais on en reparlera peut-être un peu.
11:36Après, il y a différentes façons de faire ce métier,
11:39et il y a la façon dont j'appellerais un peu le casino,
11:43donc l'obsession de la licorne,
11:45et du coup, si on n'obsède que par la licorne,
11:48finalement, en rétro-ingénierant ça,
11:50on n'a plus aucune sensibilité au prix à l'entrée,
11:52et puis c'est soit l'histoire magnifique, soit rien.
11:56En réalité, la réalité du marché des exits,
11:59c'est qu'on est capable de créer et de construire
12:02avec ces dirigeants des histoires
12:03qui atteignent des centaines de millions de valeurs d'entreprise,
12:06non pas sur le papier,
12:08mais le sous-jacent business,
12:10et ces exits existent.
12:12Ils existent, et il n'y en a pas un tous les dix ans.
12:14Et c'est bien parce qu'on arrive à le faire de façon répétable
12:17qu'on peut avoir l'anomalie statistique de la licorne,
12:20un blablacar et autres,
12:22mais le gros du marché des exits,
12:24c'est 15 à 150 millions.
12:27Et on est heureux de pouvoir aussi accompagner des dirigeants
12:31dans ce type d'histoire-là,
12:33et dans des histoires où tout le monde gagne très bien sa vie.
12:36Et du coup, tu l'évoques un petit peu,
12:38et c'est vrai qu'il y a eu un changement de paradigme
12:40sur les 3-4 dernières années.
12:41Et on a eu un moment de grâce,
12:452017 à 2022,
12:47la Startup Nation,
12:48TTO, première loge chez BPI France,
12:50Partec a énormément accéléré en termes de taille,
12:52également AEM à ce moment-là,
12:54le lancement de stratégie,
12:55mais ça a changé.
12:57Ça a changé mi-22,
12:59guerre en Ukraine,
13:00puis derrière, énormément de sujets géopolitiques,
13:01mais également, effectivement,
13:03le sujet de la levée,
13:04le sujet des financements,
13:05le sujet de la tech en général,
13:08a pris un peu de plomb dans l'aile,
13:10ou en tout cas, il y a eu une correction
13:11que certains disent « bienvenue »,
13:13parce que les arbres ne montent pas jusqu'au ciel,
13:16mais pour autant,
13:16comment est-ce que vous,
13:18vous avez adapté votre stratégie d'invest
13:20à cet environnement plus contraint ?
13:26Pour bien investir aujourd'hui,
13:28est-ce qu'on doit s'interdire de cash burn ?
13:30C'est fini, ça ?
13:34Ça dépend dans quoi.
13:38Contre-intuitivement,
13:40et de mon expérience de terrain du moment,
13:43je m'aperçois que l'IA donne naissance
13:47à pas mal de boîtes,
13:48parfois solo founder,
13:50et je dirais même solo développeurs.
13:53Alors, ça ne s'applique pas, évidemment,
13:55à des boîtes comme Mistral,
13:57où il faut des investissements colossaux,
14:00mais sur tout ce qui est plutôt applicatif,
14:04applicatif d'entreprise,
14:07motorisé, automatisé par l'IA,
14:10on n'a plus besoin
14:11d'escouades de développeurs
14:15qui se comptent par dizaines ou par centaines.
14:17Donc ça, ça va plutôt dans le sens
14:20d'une diminution du cash burn.
14:22Et ça tombe bien,
14:23puisqu'aujourd'hui,
14:24l'ennemi du VC,
14:27quand il parle à ses LP,
14:29par rapport à ses investisseurs,
14:33s'il n'est pas capable de lui démontrer
14:35qu'il investit dans des boîtes
14:37avec un ratio risque-quantabilité,
14:40c'est-à-dire, pour parler clair,
14:42des boîtes qui sont proches
14:44de la profitabilité
14:45ou qui sont profitables,
14:47ils ne lèvent pas d'argent.
14:51Nous, je pense qu'on est
14:53un cas un peu particulier
14:55parce qu'on est des extrémistes
14:58de la capital efficiency
14:59depuis la création d'Isaï.
15:01Donc on a toujours été extrêmement sensibles
15:03à la capital efficiency des modèles
15:05et des dirigeants qu'on bac.
15:07La réalité, c'est qu'il y a des paris
15:09qui sont par essence cash burning.
15:12Dans le monde d'aujourd'hui,
15:13les paris IA Foundation Models,
15:16par exemple,
15:17on a besoin d'énormément d'argent
15:18pour les faire
15:19et on a besoin de ces paris-là.
15:21C'est essentiel.
15:23Certains paris deep tech,
15:24le hardware,
15:25sont par essence capital intensive.
15:28En revanche, au pic du cycle,
15:30il y a eu cette euphorie
15:34de course contre la montre,
15:36de tous les arbres vont monter
15:37jusqu'au ciel
15:37et on achète le succès
15:39avec l'argent.
15:39Et donc des modèles
15:40qui pouvaient réussir
15:42et qui n'avaient fondamentalement
15:43pas besoin de lever
15:44des centaines de millions,
15:46se retrouvaient à lever
15:47des centaines de millions
15:48et ce faisant,
15:50en abîmant l'entreprise,
15:52en abîmant les unit economics,
15:54etc.
15:56Et ça, quelque part,
15:58c'est un phénomène
15:59qui a été aussi un peu subi
16:01par l'écosystème
16:02parce que les politiques monétaires
16:04accommodantes
16:05issues des subprimes
16:06de 2008
16:07ont fait que
16:08des sommes phénoménales
16:10ont cherché du rendement
16:11et ont cherché toujours
16:12plus de rendement
16:12et donc ont pris
16:13toujours plus de risques.
16:16les fonds ont levé
16:17des plus gros fonds,
16:19des hedge funds
16:20sont arrivés
16:21et parfois
16:21on fait des propositions
16:22indécentes
16:23à des entrepreneurs,
16:24ont investi parfois
16:25des centaines de millions
16:26dans des sociétés
16:27sans prendre de board site
16:28et sans jamais
16:28revenir voir
16:29ou échanger
16:30avec les dirigeants.
16:32Et aujourd'hui,
16:33c'est des sociétés
16:34qui, pour certaines,
16:36sont coincées
16:39dans cette valorisation
16:40de papier
16:41ou pour d'autres
16:42sont en train
16:43de travailler
16:43à remplir le costume
16:45pour catch up
16:47cette valo
16:47d'il y a quelques années
16:49et voilà.
16:50Et dans cet environnement
16:51plus contraint justement,
16:52comment est-ce que vous
16:54vous sélectionnez
16:55justement l'entreprise
16:56ou les startups
16:56dans lesquelles
16:56vous allez investir ?
16:57Est-ce qu'il y a un arbitrage
16:58entre rentabilité
16:59et croissance
16:59qui se crée ?
17:02En side,
17:03le vrai pureur listage,
17:05on ne parle pas
17:05de rentabilité.
17:07On réfléchit structurellement
17:08est-ce que ce modèle
17:09à terme est rentable ?
17:11Est-ce qu'il est efficient ?
17:13Est-ce qu'il a une place
17:14de catégorie leader
17:15à prendre ?
17:16On ne va plus non plus
17:17dans des boîtes
17:18qui burnent
17:19300 000 euros par mois.
17:20Non, non,
17:21évidemment,
17:22on est très sensible
17:23et ça,
17:24on regarde la culture
17:25du dirigeant aussi,
17:27etc.
17:28Mais on ne regarde pas
17:29l'EBIDA
17:30et les financements
17:31d'une société
17:31à proprement parler
17:32en early stage.
17:34Notre métier
17:34n'a pas fondé
17:35à fondamentalement
17:37changé avec l'IA
17:38et pas fondamentalement changé.
17:39Il y aura toujours
17:40des aventuriers,
17:42les entrepreneurs,
17:42qui se heurtent
17:44à un problème
17:47et décident
17:48de grimper l'Everest.
17:50Et ces gens-là,
17:51qui se lancent
17:52dans une mission incroyable,
17:54vont venir chercher
17:55un certain type
17:56de fonds d'investissement,
17:58les VCs,
17:59pour essayer
18:00de les on-boarder
18:01dans ce pari
18:02un peu fou.
18:03Ces aventuriers
18:04existeront toujours.
18:05Il y aura toujours
18:06des gens pour les financer.
18:07Après,
18:07le profil
18:08de ces aventuriers
18:09ou de l'Everest
18:10qui veulent grimper
18:11peut changer
18:12avec les époques
18:13et notamment l'IA.
18:14Je rebondis sur ton point.
18:15Tu parlais
18:16de valorisation papier
18:17versus valeur réelle.
18:19Vous êtes tous,
18:20donc ce n'est pas
18:21un fonds de venture
18:22qui a particulièrement
18:23été greedy
18:24ou too much
18:25dans une période haussière,
18:26mais vous avez tous
18:28dans les soutes
18:29du vintage 2021-2022
18:30dans lesquels
18:31les valorisations ont été élevées,
18:32à un moment en plus
18:33où l'argent n'était pas cher.
18:34Donc,
18:35on pouvait viser la licorne
18:36et y aller un peu fort.
18:38Ça a changé.
18:40Qu'est-ce que vous,
18:41en tant que patron,
18:42chacun de vos structures,
18:45qui sont des structures
18:46de premier plan,
18:47qu'est-ce que vous avez
18:48à dire aujourd'hui
18:49en plateau
18:49sur cette façon
18:50de gérer le 20,
18:51le 21,
18:51le 22 ?
18:52Les LPs
18:53attendent des returns
18:53et il va falloir
18:55forcément accepter
18:56les choses.
18:56Oui,
18:57mais là aussi,
18:58paradoxalement,
18:59ce ne sont pas
19:00les investisseurs
19:01de la dernière heure
19:02qui sont le plus en danger
19:05puisque dans le capital risque
19:07aujourd'hui
19:08et comme hier d'ailleurs,
19:10surtout sur des 3e,
19:134e tour,
19:15les investisseurs
19:16n'investissent pas
19:17sans avoir une protection
19:18de ce qu'on appelle
19:19les fameuses actions
19:21à liquidation préférentielle,
19:23quelque chose comme ça.
19:24Donc, en fait,
19:25ils sont protégés,
19:26même s'ils sont des deals
19:28à un milliard
19:29ou on appelle ça
19:30des licornes,
19:32multicornes,
19:33ils sont protégés
19:34par leurs préférences.
19:35Non,
19:35ceux qui sont vraiment en danger,
19:37c'est ceux qui ont investi
19:39avant
19:40et qui se sont laissés
19:43peut-être un peu
19:45flasher comme les lapins
19:46dans les phares d'une voiture
19:47en disant
19:48« Ah ouais,
19:49cet investisseur,
19:50il est américain
19:51ou pas,
19:53européen
19:54il veut mettre
19:55300 millions
19:56dans la boîte,
19:57chouette,
19:57prenons,
19:57prenons,
19:58prenons. »
19:59Mais en fait,
19:59c'est le baiser de la mort
20:00un peu,
20:01parce que ça fait
20:02une couche
20:03d'actions préférentielles
20:05au-dessus d'eux.
20:07En fait,
20:08c'est ça
20:08le principal danger.
20:13Je pense que
20:14tous les fonds
20:15ont abordé
20:16cette période.
20:19Chacun a vécu
20:20cette fête-là
20:21différemment
20:23et doit
20:24aujourd'hui
20:24ajuster
20:25l'accompagnement
20:27de son portefeuille
20:27en fonction de ça.
20:29C'est aussi
20:30dans la tempête
20:31qu'on voit
20:32les vrais partenaires
20:34parce qu'il y a
20:35un travail
20:35d'accompagnement
20:36des dirigeants
20:36et de ces sociétés-là
20:38qui est très important
20:40à faire.
20:40Alors,
20:41le gros de ce travail
20:42est derrière
20:42parce que le cycle
20:43s'est retourné
20:44en 2022,
20:44on est en 2026
20:46mais 2022,
20:472023,
20:482024,
20:48je pense qu'une partie
20:50significative du métier
20:52était les mains
20:53dans le cambouis
20:53aux côtés de dirigeants
20:55en disant
20:56ça y est,
20:57le monde a changé
20:57et donc,
20:59c'est pas parce que
20:59t'as levé
21:0030 millions,
21:0150 ou 250 millions
21:02qu'il faut continuer
21:04de garder ce burn
21:06que t'as embarqué,
21:07t'as recruté
21:08100 personnes
21:08en 6 mois,
21:10tu crames
21:105 millions par mois,
21:11on n'a aucune chance
21:12de se refinancer
21:13dans ce nouveau monde
21:14et donc,
21:15quelle est la nouvelle histoire
21:16qu'on écrit
21:19pour soit faire flotter
21:21la société,
21:21atteindre la rentabilité,
21:23soit réécrire
21:24une histoire de croissance
21:25en passant
21:26par un grand nettoyage
21:29mais il y a
21:312022, 2024,
21:32beaucoup de gens
21:32dirigeants et fonds
21:33ont dû se poser,
21:34se regarder dans le miroir
21:35pour dire,
21:36voilà,
21:36quelle est l'histoire
21:36que j'écris ?
21:37Un grand nettoyage
21:38mais t'as quand même
21:38la perve derrière
21:39qui te tient quoi,
21:39je veux dire,
21:40je veux,
21:40enfin...
21:41Bien sûr,
21:41mais à nouveau,
21:42c'est là que je pense
21:43chaque fonds
21:45fait face à ses choix.
21:46Qu'est-ce qu'ils attendent
21:47les LPs justement ?
21:48Alors,
21:48je pense qu'une partie
21:49des LPs,
21:50enfin la plupart des LPs
21:51attendent beaucoup
21:52de transparence
21:53des sociétés de gestion
21:53parce que les TVPI embarqués,
21:55donc les TVPI,
21:56c'est la performance latente
21:59qui est très souvent
22:00marque to market
22:01donc on dit
22:01cette boîte a relevé
22:02250 millions
22:03à une valot d'un milliard
22:04donc ma ligne vaut autant,
22:06etc.
22:06Tout ça,
22:07c'est très théorique.
22:08La seule mesure réelle
22:10du succès dans notre métier,
22:12c'est le DPI,
22:13la performance cash to cash.
22:15Il y a une réalité,
22:16c'est qu'en Merle-Stage,
22:17on est sur une classe actif
22:18avec une liquidité
22:19qui est extrêmement longue,
22:20donc il y a de la pédagogie
22:22à faire
22:23et puis après,
22:24les LPs attendent
22:25de l'honnêteté
22:26des sociétés de gestion
22:28sur la valeur réelle
22:29du portefeuille
22:30et ce que les sociétés
22:31de gestion font
22:34en accompagnement
22:36du portefeuille.
22:37Mais ce que tu dis
22:39est très vrai,
22:40il y a vraiment
22:40une prime
22:41à la transparence.
22:42Le problème,
22:44c'est qu'on ne veut
22:44jamais être le premier
22:46à prendre ses paumes
22:48dans ses livres
22:50parce que si je le fais
22:52le premier,
22:53en fait,
22:54tout le monde
22:54va me tomber dessus
22:55et ils vont le retenir.
22:59Premier tombé,
23:00premier relevé,
23:01ça ne marche pas ?
23:01Pas forcément.
23:03Donc en fait,
23:03il faut être transparent
23:05mais il faut le faire
23:06pas brutalement.
23:08Il faut le faire
23:08pas brutalement.
23:10Et puis à nouveau,
23:12chaque société de gestion
23:14est un cas particulier
23:15avec une actualité particulière.
23:17Une société de gestion
23:18qui doit lever son fond,
23:21etc.,
23:22va être peut-être
23:24moins volontaire
23:25à l'idée de dire
23:26bah oui,
23:26mais cette boîte-là,
23:27en fait,
23:27c'est une licorne
23:28mais ça n'en est pas une.
23:31Donc c'est pour moi
23:33l'essentiel de la relation
23:36avec un LP,
23:37c'est la transparence
23:39et de pouvoir taper la balle
23:41sur chaque ligne
23:42en disant
23:43voilà,
23:43c'est tout ce qui est en même.
23:44T'es d'accord
23:44que la pire des situations,
23:46c'est d'être transparent
23:47mais transparence à la fin ?
23:49Oui.
23:50Alors ça,
23:52là t'es grillé définitivement
23:54pour le métier.
23:54Ce qui ne sera pas appelé
23:56de la transparence
23:56mais un changement des règles
23:57du jeu si c'est qu'à la fin.
23:58Là, c'est la vraie.
23:59Impressible.
24:00C'est 20 ans sans fonds.
24:02Surtout quand tu as
24:04un certain nombre de LEP
24:05qui sont investisseurs
24:07de plusieurs sociétés de gestion.
24:08Et qui comparent.
24:09Et qui comparent.
24:10Alors,
24:10tel fond me dit
24:12que cette boîte vautant
24:12et tel fond me dit
24:13que cette boîte vautant.
24:15Qui croire ?
24:16Oui.
24:18Ça va être intéressant
24:19les prochains mois.
24:20Avant que Tom vous parle
24:21d'une question sur les exits
24:22pour clôturer,
24:23il nous reste 4 minutes.
24:24Moi,
24:25je vous ai préparé
24:25juste 3 exemples de boîtes
24:27dans lesquelles aujourd'hui
24:28en termes de profil,
24:29des licornes
24:30qui sont déjà des licornes.
24:32Si le dossier arrive demain
24:33sur votre bureau
24:34dans un monde dystopique,
24:36les boîtes ne vont pas encore exister.
24:38Est-ce que vous regardez ou pas ?
24:39Selon votre tête actuelle.
24:41BlaBlaCar.
24:42Oui.
24:43Je regarde
24:44pour un investissement
24:45maintenant ?
24:46Frédéric Madzella
24:47a 22 ans
24:47et il te présente
24:48BlaBlaCar aujourd'hui.
24:49Ah,
24:50et s'il le présente aujourd'hui ?
24:52Oui,
24:53moi,
24:53j'avais même demandé
24:54à Jean-David
24:54de m'en laisser un petit morceau.
24:56Il n'a pas volé.
24:57Donc,
24:57en 2026,
24:58BlaBlaCar,
24:58ok.
24:58Bah oui,
24:59évidemment.
24:59Saurar.
25:02Ah,
25:02Saurar,
25:04Saurar,
25:05oui,
25:05ça,
25:05c'est joueur.
25:07Ledger.
25:10Ledger,
25:11Ledger,
25:12Joker,
25:12pour moi.
25:14Je n'ai pas été
25:16un grand investisseur
25:17de la crypto
25:18et du Web3,
25:19donc Joker sur les deux.
25:21J'aurais trop peur
25:21de me faire enlever
25:22dans la rue, moi.
25:24Ok,
25:25Exocence,
25:26devenu depuis...
25:27Bravo.
25:28Ouais.
25:28Bravo.
25:29Merci.
25:30Question exit,
25:31Tom Lefenbloga.
25:32Effectivement,
25:33on a beaucoup parlé
25:33de la thèse d'investissement.
25:35Les exits,
25:35est-ce que c'est durablement bloqué
25:37ou est-ce que c'est simplement
25:37une pause due au contexte
25:39un petit peu plus contraint
25:40qu'on évoquait au travers ?
25:42Aujourd'hui,
25:43l'environnement
25:44est très difficile
25:46et moi,
25:47j'ai deux exemples
25:47de sociétés
25:48qui le prennent
25:51de plein fouet.
25:54La saspocalypse
25:56qui je pense
25:57est un peu excessive
26:00pénalise
26:01un paquet de processus
26:02M&A
26:03parce que
26:04les acquéreurs
26:05ne savent plus
26:06sur quel pied danser,
26:07ne savent plus
26:08comment valoriser
26:08les sociétés.
26:09Il n'y a plus
26:09de market practice
26:10sur un sas ?
26:11Aujourd'hui,
26:12il y a beaucoup
26:12d'attentisme.
26:14Pourquoi racheter
26:15une boîte
26:15huit fois son ARR
26:16si moi,
26:17coté en bourse,
26:18je suis coté
26:18trois fois mon ARR ?
26:20Et donc,
26:20je pense qu'il y a
26:21beaucoup
26:22d'attentisme
26:24et d'acquéreurs
26:24qui attendent
26:25que le soufflet
26:26retombe
26:27et que les multiples
26:28se stabilisent.
26:30Il y a probablement
26:31du vrai et du faux
26:32dans la saspocalypse
26:33avec des sas
26:34qui malheureusement
26:37seront durablement
26:38punis
26:39et d'autres
26:40qui sont
26:41déraisonnablement
26:42des côtés
26:42alors qu'ils ont
26:44un boulevard
26:44devant eux.
26:46Est-ce que tu dis
26:47est encore plus vrai
26:48pour le monde
26:48des IPOs
26:49qui a quasiment
26:51disparu
26:51de la place ?
26:54Alors,
26:54la petite lumière
26:55au fond du tunnel,
26:57c'est la venue
26:59depuis maintenant
27:00quelques années
27:00des acteurs
27:02du private equity
27:04sur nos terrains.
27:06Tu veux dire
27:07en créant des stratégies
27:08ou dans leur stratégie
27:10historique ?
27:10Non, en acheteur,
27:11en acquéreur.
27:15Les deux tiers
27:16de nos opérations
27:17en growth
27:18de sortie
27:20et monnaie
27:22c'était avec des acteurs
27:24du private equity
27:25et pour ne pas les nommer
27:26des gens comme
27:28CVC,
27:28Astorg
27:29et j'en passe.
27:30Des petits trucs quoi.
27:31Non, des petits trucs
27:32mais c'est vers eux
27:33qu'on est sorti.
27:35Génial.
27:35Mais ça, ça ne s'est pas fait
27:37d'un tour de main.
27:38C'est-à-dire qu'il a fallu,
27:39comme disait Jean-Patrice,
27:40il a fallu transformer
27:41les boîtes
27:42et les transformer
27:44sinon en boîtes à cash
27:45en boîtes
27:46qui avaient
27:46un vrai modèle
27:47de rentabilité
27:48et une capacité
27:49à générer
27:50du cash flow
27:51dans les exercices
27:52de court terme.
27:53Tu imagines
27:54le modèle darwinien
27:55du private equity
27:56tu dois investir
27:56dans 20 boîtes
27:57tu as le droit à 1 pet
27:58tu dois prendre que des boîtes
27:59qui vont...
28:00Alors que vous,
28:00vous investissez dans 100 boîtes
28:01pour en avoir...
28:02Ce n'est pas exactement
28:03le même pourcentage de succès.
28:04Pour la rendre audible
28:05et pour faire de l'objet
28:07quelque chose d'intéressant
28:08pour un fonds de LBO
28:09de votre côté à vous,
28:10il y a énormément
28:11de travail effectivement
28:12de préparation.
28:14Une dernière question,
28:14il nous reste 30 secondes,
28:1515 secondes chacun.
28:16Qu'est-ce que vous dites
28:17à une jeune femme,
28:18un jeune homme
28:18qui s'apprête
28:19à commencer sa carrière
28:20en venture ?
28:21Moi, je le dis
28:22comme Saint-Luc,
28:24cherche et tu trouveras.
28:29Ce qui veut dire
28:29que ce n'est pas forcément
28:30évident de trouver.
28:32Entendons-nous bien.
28:34De fuir le consensus.
28:35C'est en faisant n'importe quoi
28:37qu'on devient n'importe qui.
28:39Ça fait marcher ça
28:40aux élections municipales.
28:41Oui, exactement.
28:42Non, c'est moi
28:43les plus belles histoires
28:44et mes plus beaux paris,
28:45c'est des paris
28:45qui au moment où je les faisais
28:47étaient décriés
28:48ou faisaient sourire
28:50pour que quelques années plus tard
28:52ce soit des très très belles histoires.
28:53Donc, fuir le consensus.
28:55Vous savez tout
28:56sur ce monde du venture.
28:59Merci infiniment
28:59Jean-Marc Patouillot.
29:00Merci Jean-Patrice Anciot.
29:03Merci Tom Leffenberger.
29:04Merci Mathieu.
29:05Merci beaucoup.
29:06Pour ma part,
29:06je vous souhaite
29:07une excellente journée
29:07et la suite de vos programmes
29:08dans un instant
29:09sur Bsmart for Change.
29:10Sous-titrage Société Radio-Canada
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