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  • il y a 2 jours
Vendredi 28 novembre 2025, retrouvez Charles Nantois (Managing Director, COLUMNA CAPITAL) et Emmanuel Fretti (Senior Partner, VALTUS) dans DEALMAKERS SHOW, une émission présentée par Mathieu Meffre.

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Transcription
00:00Bonjour à tous, le DealMakers Show ça continue, on va faire avec Tom Lofenberger,
00:27on va faire un focus secteur comme à l'habitude, on va vous passer la parole, aujourd'hui je crois qu'on va parler health care.
00:33Merci beaucoup Mathieu, bonjour à tous, donc Emmanuel et Charles vous avez été présents du coup sur deux conférences,
00:39enfin une conférence pardon sur la santé et la tech, donc c'est des secteurs qui sont très en vue sur le marché,
00:46mais c'est aussi un marché qui a subi des pertes de valorisation, il y a aussi une grosse concurrence sur les actifs recherchés,
00:51quelle vision vous avez vous actuellement du marché, comment ça se passe selon vous ?
00:55Oui, merci Tom, effectivement nous la vision c'est qu'on voit plutôt ça comme un marché en hyper croissance,
01:01en fait on voit qu'aujourd'hui le secteur de health care se transforme d'un secteur qui était plutôt réactif et basé sur l'hôpital,
01:09aujourd'hui entre la population qui vieillit, les contraintes financières, la technologie qui arrive,
01:14ça en fait ça migre vers plutôt du proactif et du ce qu'on appelle le home based,
01:19donc c'est assez magnifique à la fois pour les investissements, pour les développements,
01:23énormément de sujets sur ce secteur.
01:27Charles, si vous voulez ajouter un mot ?
01:28Oui, non, effectivement la santé ça représente une part importante de notre activité,
01:32c'est aujourd'hui 40% de nos sociétés en portefeuille qui sont en secteur,
01:35et la tech c'est diffus je dirais dans toutes nos sociétés de portefeuille,
01:39il y a un aspect tech de plus en plus,
01:41et c'est ce qui nous permet d'être plus efficaces, d'être plus efficients,
01:45d'avoir des meilleures marges et finalement de délivrer un meilleur résultat pour nos sociétés de portefeuille.
01:50Juste une question, la stratégie d'investissement et les tickets que vous mettez,
01:53c'est à peu près pour qu'on se rende compte ?
01:55Donc on a une stratégie d'investissement qu'on définit en anglais comme gross buyout,
02:00donc c'est vraiment acquisition de part majoritaire aux côtés d'entrepreneurs,
02:04on veut accompagner, on veut accélérer,
02:06donc c'est gross parce qu'on a un vrai focus croissance,
02:10on veut investir dans des projets qui ont un très fort potentiel de croissance.
02:13Et en majo, c'est gross en majo.
02:16Exactement, et c'est généralement des deals primaires avec des entrepreneurs
02:20qui veulent s'adosser à un sponsor institutionnel.
02:23On s'occupe de tout un tas d'aspects après avec eux,
02:26on fait beaucoup de M&A, on a tous un background en M&A dans l'équipe,
02:30on s'occupe aussi des aspects de financement, de business dev, d'internationalisation,
02:34donc très souvent c'est des sociétés qui sont des PME nationales ou même parfois régionales
02:39qui ont envie de s'exporter à l'international et qui veulent s'adosser à un fonds de private equity international.
02:44Et vous ne parlez pas de réglementation, mais parce que j'imagine que c'est DNA
02:47quand on fait de la santé en France d'accompagner également le portfolio sur la partie régulatory.
02:52Oui absolument, après nous on n'est pas un expert de la santé dans le sens où
02:56on n'investit pas dans des nouvelles molécules ou dans des gros projets de R&D
03:00parce qu'on n'a pas ce background là.
03:03Nous on prend un risque d'exécution, donc on va investir dans les projets de buy and build
03:07où il y a un fort aspect M&A ou internationalisation.
03:11Donc nous on n'est pas des experts de la réglementation, on ne va pas généralement prendre ce risque.
03:16Et sur votre thèse d'investissement justement Charles, vous avez pris une participation en 2023
03:19je crois dans Physidia, participation majoritaire.
03:21Est-ce que c'est ça l'avenir de la santé et de la tech, le croisement entre ces deux secteurs en force ?
03:28C'est justement de ramener les technologies de l'hôpital chez les patients pour accroître leur accès aux soins.
03:33C'est le cas justement avec Physidia.
03:35Est-ce que c'est justement ce vers quoi on avance avec l'émergence du marché ?
03:39Oui absolument, Physidia ça coche beaucoup de nos cases.
03:42C'est un business qui est franco-français en fait.
03:45C'est une société angevine qui a été développée régionalement avec les talents de la région.
03:52Une équipe R&D exceptionnelle qui a réussi à mettre sur le marché un device que peu d'autres acteurs ont réussi à faire.
03:59Et notamment avec très très peu de ressources, très peu de capitaux.
04:02Aujourd'hui la société c'est 75 employés donc ça reste une petite PME.
04:06Néanmoins c'est par nature une société qui a dû s'exporter et qui est aujourd'hui en vente dans 18 marchés.
04:14Principalement en Europe mais aussi au Moyen-Orient.
04:17Et dans notre roadmap on a l'intention de l'exporter aussi aux US en fin de plan.
04:21D'accord. Sous quel horizon justement de l'accès au marché américain ?
04:24Alors là il y a une composante régulatory importante parce qu'il faut passer la FDA.
04:28Donc ça fait partie des gros blocs de création de valeur qu'on a dans notre plan.
04:36On a encore quelques années devant nous. Je ne pense pas qu'on soit aux US d'ici demain.
04:40Mais ça fait partie du plan à moyen terme.
04:42Et puis le marché américain est souvent le game changer sur les sociétés dans la santé.
04:46Donc je me dis que c'est une cible importante.
04:48Disons qu'aux Etats-Unis l'hôpital n'est pas un frein parce que l'hôpital n'a pas le même rôle en tant qu'acteur dans la santé aux Etats-Unis qu'en France.
04:57Bien sûr.
04:58Chez nous ça centralise et ça peut faire peur pour un entrepreneur peut-être en termes de rapidité d'exécution, de capacité à se mobiliser.
05:05Et surtout encore une fois dans le contexte dans lequel ils évoluent aujourd'hui.
05:08Vous en parliez Emmanuel, c'est pas facile facile en termes de moyens.
05:11Alors qu'aux US il y a un côté effectivement peut-être sans du tout jugement aucun, peut-être un petit peu plus business apporté à cette industrie.
05:19Ce qui en fait un pilier industriel fort sur lequel peuvent s'appuyer les start-up.
05:23Et peut-être pas en France.
05:24En France on peut bosser avec des hostos quand on est des start-up.
05:27On peut.
05:28Nous on accompagne beaucoup d'entreprises qui sont justement dans de la forte croissance et de la transformation.
05:33Et ce que l'on voit c'est que beaucoup d'entreprises, même françaises, lorsqu'elles veulent s'attaquer à l'Europe,
05:39ce sont des marchés fragmentés de par la régulation.
05:43Alors qu'aux Etats-Unis c'est un marché et c'est beaucoup plus simple.
05:46Donc on a aujourd'hui nous un certain nombre de structures qui nous disent en fait 70-80% de notre chiffre d'affaires,
05:52on le fait sur les US, ça va plus vite.
05:54Il y a un marché plus important.
05:56Puisque finalement passer d'un pays à un autre en Europe, c'est pas si simple que ça.
05:59Je ne sais pas si on peut travailler avec des start-up.
06:03En fait nous dans le cas de Physidia, pour revenir à cet exemple-là,
06:07c'est une société qui est sur le marché avec un premier patient depuis 2013.
06:12Donc c'est une techno qui est éprouvée, ils ont un vrai savoir-faire,
06:16ils ont plus d'un million de séances de dialyse à leur actif.
06:19Donc c'est plus une start-up en fait, c'est vraiment une société, une PME mature sur son marché,
06:26leader sur son marché et donc avec une vraie crédibilité quand ils parlent à des régulateurs.
06:32Et il y a eu déjà des échanges avec le FDA par exemple et c'est des échanges qui sont crédibles et une boîte mature.
06:42Et justement un des aspects aussi pour continuer à tirer la santé vers l'euro et atteindre ce dont parlait Mathieu,
06:48la financiarisation de la santé aussi par les fonds d'investissement,
06:51il y a l'intelligence artificielle qui est très active et qui encore une fois elle a croisé entre la santé et la tech.
06:56Pour vous Emmanuel, quelle vision vous en avez et dans quelles mesures ça peut accompagner ce mouvement ?
07:00En fait ça revient à ce qu'on disait tout à l'heure, le fait de devenir home base.
07:06En fait il y a un besoin d'interopérabilité entre les différents services et la tech et la data permet ça aujourd'hui.
07:13Donc on voit, il y a à la fois le fait de pouvoir faire cette médicalisation, hospitalisation à domicile,
07:19ce qu'on appelle en France le MAD et HAD.
07:21Et puis il y a également, il y a des sujets aujourd'hui d'interprétation.
07:24Nous on le voit, on accompagne des sujets sur la radiologie.
07:27Donc ça permet de libérer du temps aux professionnels de santé.
07:32Et ce qui fait qu'eux, ils peuvent finalement faire plus de practice de leur activité.
07:37On l'a sur la médecine classique, on l'a sur la biologie également.
07:40Donc on accompagne en fait tous ces groupes et la technologie en fait les aide à faire plus, souvent, plus vite.
07:49En fait la technologie a permis de réduire les distances et l'aspect temps.
07:55Et Charles justement vous dans le rôle des fonds au soutien de ces entreprises pour adopter l'IA
07:59et faire en sorte de continuer à croître dans leur évolution ?
08:03Il y a les natives IA et celles qui ne sont pas natives IA.
08:06Bien sûr.
08:06Oui, nous aujourd'hui, on n'investit pas que dans la santé.
08:10Il y a des secteurs où l'IA peut avoir un potentiel vraiment très très important.
08:17Notamment, on a deux sociétés qui sont dans le monde de l'assurance.
08:20Ce n'est pas le sujet d'aujourd'hui, mais là il y a vraiment un potentiel de l'IA qui est très très important.
08:25Après dans la santé, nous ce qu'on voit, et c'est notamment dans nos investissements dans les sociétés de service,
08:30c'est ce que disait Emmanuel, c'est plutôt un accélérateur et un outil qu'on utilise pour augmenter la productivité.
08:38Ce n'est pas forcément quelque chose qui va totalement transformer un business,
08:42mais on va être plus productif, on va redonner des heures aux professionnels de la santé
08:48pour qu'ils se focalisent sur les patients et pas sur les tâches d'admin qui peuvent être faites par l'IA.
08:52Il y a une façon également de voir le marché par rapport à vos deux expertises
08:57qui nous donnerait, je pense en croisant, pas mal d'informations sur où on se situe aujourd'hui.
09:02Côté Valtus, vous positionnez les bons dirigeants aux bons endroits,
09:06que ce soit dans l'urgence ou pour des missions stratégiques temporaires.
09:11Quelles aujourd'hui sont les demandes en termes de compétences qu'on vous demande Emmanuel ?
09:16Vous me disiez que vous en aviez par-dessus la tête de missions en ce moment et c'est tant mieux.
09:19Les vraies compétences recherchées aujourd'hui dans le ELSCA, quelles sont-elles ?
09:23Si on devait en avoir deux, trois.
09:24Je pense qu'aujourd'hui, le monde a effectivement changé, donc il est toujours financiarisé.
09:29Je pense qu'on demande plus de précision, on demande la rentabilité plus rapidement.
09:33Donc il faut une visibilité financière encore plus précise qu'avant.
09:37Ce qu'on nous demande en premier, c'est de structurer la fonction finance.
09:41C'est un tiers de la demande aujourd'hui.
09:43Et donc ça, c'est clé parce que finalement, on a souvent des sociétés qui demandent des investissements
09:48assez massifs et il faut de l'adoption, il faut du volume.
09:52Il y a la technologie à mettre en place.
09:54Il faut en fait des plans de trésorerie très costauds.
09:56Ça, c'est la première des demandes.
09:58La deuxième demande, c'est souvent la direction générale.
10:01Parce que qui dit forte croissance, finalement, ce ne sont pas forcément les mêmes profils
10:05qui peuvent amener une société de 1 à 50 millions d'euros de chiffre d'affaires, de 50 à 500.
10:09Typiquement, là, ce dont vous parlez, parce que quand on dit direction générale, il faut qualifier.
10:13Là, on est sur un CEO bâtisseur qui vient au soutien d'une équipe plutôt justement de sachant, j'imagine.
10:19Oui, on a beaucoup de configurations.
10:21Mais aujourd'hui, par exemple, si on prend les cas concrets, on a des missions dans la radiologie,
10:26dans la biologie, dans les EHPAD, dans les vétérinaires.
10:29Et on a en fait besoin d'avoir des CEOs qui sont costauds, visionnaires et qui peuvent structurer.
10:36Donc, il faut maintenant opérer en ce moment, c'est de la rentabilité.
10:39Donc, il y a eu toute une phase où il y avait de la projection.
10:42Maintenant, on dit, OK, maintenant, on veut de la rentabilité et on veut l'avoir rapidement.
10:45Donc, ce sont des gens qui sont très opérationnels.
10:48Troisième ?
10:49Troisième sont les parties experts.
10:51Ce qu'on disait tout à l'heure, c'est qu'on ne peut pas être sur ces secteurs sans avoir des spécialistes du réglementaire.
10:58Des fois, des spécialistes techniques, on y a, etc.
11:00Donc, on vient compléter des dispositifs.
11:03Et là, c'est pas, c'est effectivement, pour certaines sociétés, c'est crucial.
11:07Si vous êtes dans le dispositif médical et que vous n'avez pas les bons experts de ce domaine en interne, vous risquez gros.
11:15Donc, aujourd'hui, c'est vraiment, c'est l'équipe qui fait réussir.
11:17Les fonds demandent la performance financière.
11:19Pour la performance financière, il faut la performance opérationnelle, il faut les hommes.
11:22Nous, on apporte les hommes.
11:23Donc, DAV, DG Expertise, ça, c'est côté people.
11:25Et vous, Charles, donc Charles Nantoy, vous êtes MD au sein de Colonia Capital.
11:29En tant qu'investisseur, sur l'inbound, là, en termes de dossier, les trucs qui viennent à vous en ce moment,
11:35est-ce que le marché, il y a un move sur une certaine partie du healthcare ?
11:39Est-ce qu'il y a un move sur une certaine direction ?
11:41Est-ce que la tech baisse au profit du bio ?
11:43Est-ce que le... Voilà.
11:45Ouais, je pense que, de façon générale, en santé, il y a énormément d'activités.
11:50Je ne vois pas vraiment de signe de ralentissement du tout.
11:54D'ailleurs, il y a des fonds qui se lèvent tous les mois, qui couvrent le secteur, des spécialistes.
11:59Donc, c'est un secteur qui reste très dynamique.
12:02Après, il y a différentes verticales.
12:05Il y a eu des... C'est ce que je disais tout à l'heure.
12:08C'est des sous-segments dans la santé qui ont attiré beaucoup de fonds de private equity.
12:13On pense, par exemple, aux cliniques radiologie ou les vétérinaires ou le secteur dentaire.
12:19Il y a eu, du coup, quelques années un peu de...
12:22Les labos d'analyse.
12:23Les pharmacies en ce moment.
12:25Exactement.
12:25Voilà.
12:26Et donc, il y a des phases où les fonds de private equity se focalisent sur ces segments-là.
12:30Il y a, du coup, beaucoup de compétitions.
12:32Les valorisations augmentent, etc.
12:34Et moi, ma conviction, c'est qu'à la fin, tous ces secteurs-là sont très attractifs.
12:39Et c'est la raison pour laquelle ils attirent autant d'investisseurs.
12:43L'idée, c'est d'essayer de ne pas y aller quand il y a dix autres fonds de private equity.
12:46Allez, Charles Nantois, vous nous donnez la recette secrète.
12:48Crystal Ball, la prochaine catégorie build-up en santé.
12:52L'acteur qui n'est pas encore consolidé et sur lequel il faut aller.
12:55Allez, il faut nous le dire.
12:55Si j'avais la réponse.
12:58Une idée, peut-être.
12:59Non, non.
13:00Nous, on regarde, par exemple, des thèses de...
13:05Comment s'exposer, en fait, au marché de la MedTech, aux tendances de la MedTech,
13:08sans nécessairement faire un pari ou un investissement sur une thérapie en particulier.
13:12Donc, il y a des thèses intéressantes qu'on est en train de creuser,
13:16notamment sur l'aspect formation de professionnels de la santé.
13:20Il y a un vrai besoin, une vraie demande, un vrai problème à résoudre.
13:23Et il y a potentiellement quelque chose à faire dans ce secteur-là.
13:27Donc là, ce qui est intéressant, c'est que c'est du service.
13:31C'est du B2B.
13:33C'est du B2B.
13:34C'est les mêmes tendances que le secteur de la santé,
13:35puisque le head market, c'est bien la santé.
13:38Mais on ne prend pas un risque régulatory.
13:40On ne prend pas un risque sur une thérapie en particulier.
13:43On ne prend pas vraiment un risque de pénétration d'un marché,
13:45comme les US, qui peut être compliqué.
13:46Donc, c'est ce genre de choses qu'on regarde.
13:49Merci beaucoup pour vos insights.
13:51Merci Tom pour vos questions.
13:53On vous retrouve dans un instant sur Bsmart4Change pour la suite de vos programmes.
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