- il y a 6 heures
Mercredi 8 avril 2026, retrouvez Patrick Ganansia (Fondateur & Dirigeant, Cyrus Herez), Maxime Namysl (Directeur, Adequity, Société Générale CIB) et Jean-François Fliti (Directeur associé, Allure Finance, Groupe Astoria) dans SMART PATRIMOINE, une émission présentée par Nicolas Pagniez.
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00:08Bonjour à toutes et à tous et bienvenue dans Smart Patrimoine, Smart Patrimoine l'émission qui vous accompagne dans la
00:12compréhension mais aussi le décryptage des tendances et des actualités du secteur de la gestion de patrimoine.
00:17Une émission que vous pouvez retrouver tous les jours sur Be Smart for Change, sur les réseaux sociaux de Be
00:22Smart for Change et bien sûr vous pouvez nous écouter en podcast sur toutes les plateformes de podcast au sommaire
00:27de cette édition.
00:28Nous commencerons tout d'abord avec Patrimoine Thématique où nous aurons le plaisir de recevoir Patrick Ganancia, le co-président
00:33de Cirrus Erez avec qui nous nous demanderons quelle conviction peut avoir un conseiller en gestion de patrimoine dans un
00:39monde aussi incertain.
00:40Nous enchaînerons ensuite avec Enjeu Patrimoine, un enjeu patrimoine consacré lui à la diversification avec des produits structurés, comment bien
00:48diversifier dans une stratégie de produits structurés.
00:50Nous en parlerons avec Maxime Namis, le directeur d'Adequity Société Générale CIB mais aussi avec Jean-François Flitty, le
00:56directeur associé de Allure Finance au sein du groupe Astoria.
01:00On se retrouve tout de suite sur le plateau de Smart Patrimoine.
01:08Quelle conviction peut-on avoir lorsque l'on conseille ses clients au quotidien dans un monde aussi incertain et dans
01:13un monde où même de nombreux experts financiers notamment sur les marchés cotés font part de leurs questionnements voire de
01:19leurs incertitudes pour les prochains mois.
01:21Pour en parler, nous avons le plaisir de recevoir sur le plateau de Smart Patrimoine Patrick Ganancia.
01:25Bonjour Patrick.
01:26Bonjour.
01:27Merci d'être avec nous. Vous êtes coprésident de Cirrus Erez.
01:29Je le disais en introduction, c'est vrai que la période avec le début du conflit en Iran n'est
01:34pas simple pour les gestionnaires de patrimoine ou les experts financiers
01:38puisqu'on voit beaucoup d'experts actions, d'analystes de gérants nous confesser qu'ils ont du mal à comprendre
01:46comment pourraient évoluer les marchés pour la suite de l'année.
01:50Comment est-ce que lorsqu'on est un professionnel de la gestion de patrimoine, on arrive quand même à avoir
01:53des convictions vis-à-vis de ses clients, Patrick ?
01:56Écoutez, avant tout, des métiers comme le nôtre chez Cirrus Erez, c'est-à-dire un métier de gestion de
02:00patrimoine et d'allocation d'actifs, on est des acteurs du temps long.
02:04On est là pour accompagner nos clients sur un temps long.
02:07Donc à chaque fois qu'on a des périodes d'incertitude comme aujourd'hui, on doit se demander en temps
02:11court quelle position, quelle opération devrait prendre pour nos clients ou les conseiller en tout cas pour essayer d'optimiser
02:18le temps long qui va arriver ensuite.
02:20Sur les actions, justement, est-ce qu'on arrive quand même à avoir des convictions, à donner du conseil aux
02:26personnes qui, déjà, peut-être, est-ce qu'il y a des inquiétudes aujourd'hui vis-à-vis de vos
02:29clients sur les marchés actions ?
02:31Alors, il y a un peu d'inquiétudes de la part de certains clients, mais il y a aussi beaucoup
02:34de clients qui nous contactent parce qu'ils veulent savoir si c'est un bon moment et une bonne porte
02:38d'entrée pour investir dans les différents segments qui peuvent exister ou dans les différentes classes d'actifs.
02:43D'accord. Donc c'est plus un effet d'opportunité recherché par un certain nombre d'investisseurs.
02:46Bien sûr. Bien sûr. Tout à fait.
02:47Et alors, qu'est-ce qu'on leur répond à ces clients ? Est-ce que vous avez des convictions
02:50au sein du groupe ?
02:51Dans le groupe, on a un grand nombre de professionnels, comme vous le savez, qui interviennent dans les différents segments,
02:57que ce soit les actions, les obligues, les produits structurés, le private equity.
03:01Donc dans les différentes classes d'actifs, et bien sûr dans l'immobilier, on a évidemment des convictions.
03:07Sur la partie actions sur laquelle vous vouliez commencer, il est évident qu'aujourd'hui, on a cette vague intelligence
03:14artificielle qui va continuer à driver un certain nombre de pays en termes de croissance.
03:22Et donc on est convaincu qu'il faut continuer à investir sur ce segment-là. Alors pas forcément sur les
03:27GAFA, mais il y a aujourd'hui énormément d'utilities, il y a beaucoup d'acteurs qui sont liés à
03:31l'IA, sur lesquels on peut toujours investir sans aucun problème.
03:34D'accord. Donc ça reste une thématique centrale pour 2026.
03:37Ça reste une thématique centrale. Pour les prochaines années. Pas forcément pour 2026, mais pour les prochaines années.
03:41D'accord. Et notamment via les utilities et recherche de croissance, effectivement, dans un certain nombre de pays. C'est
03:46le seul thème aujourd'hui sur les actions que vous parlez ?
03:49C'est un des thèmes que l'on favorise. Mais bien sûr, sur les actions, aujourd'hui, on veut profiter
03:53sur la partie émergente de tout ce qui se passe, malheureusement, à cause du conflit, mais aussi des conséquences vis
03:59-à-vis du dollar.
04:00Donc ça favorise les émergents. On continue à avoir des fortes convictions sur le Japon. C'est un pays qui
04:05fait partie de nos allocations.
04:06Et dans les différents fonds, puisqu'on est en architecture ouverte, dans les différents fonds qu'on sélectionne, les différentes
04:11maisons avec qui on travaille, ça fait partie des segments qu'on choisit.
04:14Sur la partie obligataire, est-ce que la progression que l'on voit sur un certain nombre d'obligations d
04:24'État peut créer un effet d'opportunité pour l'investisseur particulier ?
04:29Vous avez raison de souligner, c'est exactement ça. Les obligations et les tensions qu'il y a actuellement ont
04:34redonné une nouvelle porte d'entrée aux obligations.
04:37Donc nous, aujourd'hui, on favorise les obligations plutôt d'entreprise et pas forcément celles d'État.
04:41Et on est repassé aujourd'hui sur des fourchettes de 4 à 5% sur des obligations de très grande
04:46qualité sur un horizon 5 ans.
04:48Donc on retrouve aujourd'hui avec un centre de fonds type Octo 2031, vous retrouvez des opportunités pour investir sur
04:56un horizon de 4-5 ans en faisant 4 à 5% de performance par an.
05:00D'accord. Donc finalement, on revient d'ailleurs dans un contexte qu'on a connu il y a quelques années.
05:05Mais même au dernier trimestre de l'année dernière, on était entre 3 et 4. Donc là, maintenant, on est
05:09repassé entre 4 et 5.
05:10Et pour nous, c'est des très bons points d'entrée pour la clientèle prudente ou celle qui a envie
05:14d'avoir une poche assez défensive et qui est prête à accepter d'investir sur une période de 4 ans
05:19en ayant pourtant une liquidité au quotidien.
05:21Donc c'est une opportunité à saisir aujourd'hui, si je comprends bien.
05:24Tout à fait.
05:24Pas tout dépend de son profil d'investissement, mais ça dépend des...
05:26Bien sûr. En tout cas, pour une partie de son patrimoine, c'est sûr qu'il faut en profiter.
05:30Sur un contexte comme celui qu'on connaît, il y a beaucoup de volatilité, notamment sur les marchés actions. Comment
05:33est-ce qu'on fait ou ne fait pas des produits structurés, Patrick Ganancia ?
05:38Alors, comme vous le savez, les produits structurés, c'est évidemment, au moment où il y a de la volatilité
05:44sur les marchés, que l'on peut avoir des opportunités importantes.
05:47Bien sûr.
05:47Donc les produits à 100% capital garantie avaient un peu disparu au cours de la Uyandruca. Il y en
05:51avait beaucoup moins en 2025.
05:53Et là, évidemment, avec le conflit, ça revient.
05:56D'accord.
05:56Donc nous, on emmène beaucoup nos clients sur des opportunités de produits structurés, soit à capital garantie à 100%, soit
06:02avec des barrières de protection qui sont très élevées.
06:04La moyenne dans le groupe, c'est à 7,5 depuis plus de 10 ans, la moyenne des produits structurés
06:09que l'on construit pour nos clients.
06:11Et beaucoup de nos clients nous demandent de leur construire des produits structurés sur mesure.
06:15Et donc ça, c'est quelque chose que l'on fait beaucoup et qui plaît beaucoup parce que vous pouvez,
06:19en fonction de votre duration, vous voulez investir sur 4 ans, vous acceptez telle barrière de protection,
06:25on peut construire quelque chose sur mesure.
06:27C'est intéressant parce que quand je vous écoute, j'ai l'impression qu'on revient presque dans des scénarios
06:30d'investissement qu'on connaissait en 2023 ou 2024.
06:33En tout cas, on a un contexte de marché qui laisse la place aux mêmes stratégies quelque part, que ce
06:39soit côté produits structurés ou obligataires.
06:42Oui, avec, j'ai envie de dire aujourd'hui, le S&P ne perd que 4% à aujourd'hui.
06:47Donc on a une tension, mais qui n'est pas aussi forte que certaines périodes qu'on a pu connaître.
06:53Mais on a en tout cas une première phase d'opportunité.
06:56Au-delà des marchés cotés, on parle beaucoup de dette privée aux Etats-Unis à l'heure actuelle.
07:03Il y a beaucoup d'inquiétudes sur ce sujet.
07:05La dette privée, ça n'est pas qu'aux Etats-Unis.
07:07Ça n'est d'ailleurs qu'un seul pan du non-coté qui englobe également le private equity.
07:10Comment est-ce que vous adressez cette thématique du non-coté chez Cirrus Erres ?
07:16Alors chez Cirrus Erres, dans l'allocation idéale pour beaucoup de clients, la poche de private equity devrait représenter 10
07:22à 15% de son allocation.
07:24D'accord.
07:25Donc c'est la partie la plus long terme, la moins liquide et la plus performante de l'allocation.
07:30D'accord.
07:32Donc il y a différents segments, comme vous le savez, dans le private equity.
07:35Le primaire est aujourd'hui tendu, puisque le primaire, c'est donc les entreprises, c'est de l'investissement en
07:42direct ou à travers des fonds.
07:43Donc on fait beaucoup de co-investissements où on fait du primaire, qui est un marché qui est un peu
07:48ralenti aujourd'hui, puisqu'il y a beaucoup moins de sorties.
07:50Le secondaire, c'est clairement le segment que l'on préfère, parce que même s'il est moins rentable, vous
07:54faites 1,7 fois votre mise, c'est un marché qui est très liquide, avec de l'argent qui tourne
07:59beaucoup.
08:00L'infra est très favorisé, parce qu'on va continuer à avoir des investissements en infra dans tous les pays
08:06qui vont être très importants.
08:08Et puis ça vous donne de la visibilité sur votre investissement.
08:11Mais vous avez raison, sur la dette privée, on a une phase d'inquiétude, aux Etats-Unis seulement, avec des
08:18rachats importants sur le premier trimestre.
08:20Les rachats, semble-t-il, sur le T2 2026 en Europe, on continue, semble-t-il, d'être très faible.
08:27Donc c'est vraiment deux marchés qui semblent être très distincts.
08:29Et je pense qu'il faut continuer à avoir de la dette privée, peut-être dans des proportions plus faibles,
08:34mais ça doit faire partie.
08:35Lorsque vous construisez votre poche private equity, vous devez avoir les différents segments.
08:39Primaire, secondaire, dette, infra, éco-investissement évidemment.
08:45Dernier sujet, l'immobilier. Quelles convictions sur le marché immobilier à l'heure actuelle, Patrick Ganancia ?
08:49Alors le marché immobilier, nous on ne travaille que certaines niches du marché immobilier.
08:532025 et 2026, c'est un marché très très dur pour l'immobilier.
08:57C'est un marché qui est un marché de vendeurs contraints.
09:02Et donc il ne faut pas passer à côté d'une opportunité d'aujourd'hui faire des investissements face à
09:08des vendeurs contraints.
09:09D'accord.
09:10Après on a une autre conviction qui est totalement différente, c'est celle de l'hôtellerie européenne.
09:15L'Europe va continuer à être une destination touristique extraordinaire, que ce soit Paris, Madrid, Rome, Athènes.
09:23Et on est convaincus aujourd'hui que l'hôtellerie européenne, ça fait partie des segments dans lesquels il est bon
09:27d'investir pour les dix prochaines années.
09:30Merci Patrick Ganancia de nous avoir accompagné dans cette première partie de Smart Patrimoine.
09:34Je rappelle que vous êtes le co-président de Cirrus R.S. Merci beaucoup.
09:36Merci à vous.
09:37Et quant à nous, on se retrouve tout de suite dans Enjeu Patrimoine.
09:44Et nous enchaînons à présent avec Enjeu Patrimoine.
09:46Nous allons nous demander ensemble comment diversifier avec des produits structurés
09:52ou comment mettre en place une stratégie de diversification au sein de sa poche de produits structurés.
09:57Pour en parler, nous avons le plaisir d'accueillir sur le plateau de Smart Patrimoine Maxime Namisle.
10:00Bonjour Maxime.
10:01Bonjour Nicolas.
10:02Merci d'être avec nous.
10:03Vous êtes directeur d'Adequity chez Société Générale CIB.
10:06On a le plaisir d'accueillir également Jean-François Flitty.
10:08Bonjour Jean-François.
10:08Bonjour Nicolas.
10:09Merci d'être avec nous également.
10:10Vous êtes directeur associé d'Allure Finance au sein du groupe Astoria.
10:13Et on va commencer avec vous Jean-François.
10:15La dernière fois qu'on s'était vus, c'était il y a quelques semaines.
10:17On avait beaucoup de questions sur l'impact du conflit au Moyen-Orient
10:22sur les performances boursières ou sur les marchés financiers.
10:26On a les mêmes questions aujourd'hui.
10:28On n'a pas forcément les mêmes indicateurs, les mêmes analyses en tout cas du conflit ou du marché.
10:35Mais on a les mêmes questions.
10:36C'est comment est-ce que la bourse va évoluer selon vous dans les prochains jours, prochaines semaines Jean-François
10:41?
10:41Alors effectivement Nicolas, la grande incertitude du moment,
10:45ça reste la durée du conflit et son impact macroéconomique.
10:50Puisqu'on voit que depuis le début du conflit, la première variable c'est les taux.
10:56Et les taux ont énormément monté.
10:58La seconde variable c'est le prix du pétrole.
11:02A hier soir, le prix du Brent était autour de 110 dollars.
11:07Le prix du pétrole physique autour de 140 dollars.
11:10Ce qui génère une forte inflation et des perspectives d'inflation tout aussi importantes.
11:16Là-dessus, les banques centrales sont en train de réfléchir à des remontées de taux d'intérêt.
11:22Et donc nous arrivons dans un scénario de stagflation.
11:27Une autre question sur laquelle on peut s'interroger, c'est va-t-on vers une récession ?
11:33On ne le sait pas encore, on n'espère pas, mais la vraie question est va-t-on vers une
11:39récession ?
11:39La durée du conflit va nous donner des éléments de réponse.
11:43Est-ce que le conflit va être long ?
11:46Ou est-ce que dans les prochains jours, une paix va s'annoncer ?
11:51Sachant qu'il y a des effets d'annonce, notamment du président américain sur le sujet,
11:55mais pas de certitude des marchés à l'heure actuelle,
11:58qui ont appris à digérer les effets d'annonce du président américain avec prudence ?
12:03Effectivement.
12:04Et pendant qu'il n'y a que des effets d'annonce,
12:08les acteurs macroéconomiques, les entreprises ralentissent.
12:12Donc on sent, on perçoit, aussi bien au niveau européen qu'au niveau mondial,
12:18cet effet de ralentissement généralisé, l'investissement qui s'arrête,
12:23l'emploi qui commence à souffrir.
12:27Et donc tous ces signes macroéconomiques ne sont pas bons pour les futurs résultats des entreprises.
12:32Donc il y a de vraies, vraies craintes de récession,
12:38et bien entendu derrière d'impacts sur le pouvoir d'achat,
12:43d'impacts sur les investissements qui sont des effets dominos.
12:48Et ça, ce n'est pas uniquement en lien avec le conflit au Moyen-Orient à l'heure actuelle,
12:52ça vient accentuer des tendances qui étaient déjà présentes.
12:54C'est ce qu'il faut bien comprendre aussi dans l'analyse qu'on peut avoir des marchés.
12:56– Effectivement Nicolas, il y a eu un premier effet avec notamment une révolution sur les droits de douane
13:02qui avait été initiée par M. Trump il y a maintenant près d'un an.
13:08Et puis il y a un deuxième impact à venir lié à l'intelligence artificielle, liée à l'IA,
13:14qui va bouleverser notre économie, qui va bouleverser nos entreprises,
13:20notre façon de consommer, notre façon de travailler.
13:23Et on le voit aux Etats-Unis, des réductions d'emplois sont déjà en train d'arriver.
13:30La question c'est, est-ce une simple transition ?
13:34Est-ce que cette transition va être courte ?
13:38Est-ce qu'elle va être longue ?
13:39Est-ce qu'elle va être très impactante sur le monde de l'entreprise et du monde de l'emploi
13:44?
13:44Un grand nombre de questions vient se superposer.
13:46– Avant de parler produits structurés et diversification avec vous Maxime,
13:50un petit mot de cette évolution de taux Jean-François Flutti.
13:54Est-ce que c'est une opportunité pour les produits structurés à l'heure actuelle,
13:57notamment les produits structurés à capital garantie ?
13:59– Alors oui, effectivement, puisqu'on le voit, le taux, l'OAT 10 ans, est aujourd'hui autour de 3
14:06,80.
14:08Juste avant le conflit, il était autour de 3,30.
14:10Donc on voit cette remontée très importante de l'OAT.
14:15On le voit, bien entendu, le taux de swap est autour de 3%.
14:19Donc en fait, toutes ces matrices sont importantes pour la création de ce type de solution.
14:25Comme l'avait expliqué Maxime il y a quelques semaines,
14:30deux des indices forts pour créer une solution structurée sont bien sûr les taux et la volatilité.
14:37– Bien sûr. – Donc je laisse Maxime pour compléter évidemment.
14:40– Et bien notamment sur le sujet de diversification.
14:42C'est vrai qu'on avait commencé à évoquer notamment la valeur liquidative de ces produits structurés
14:47il y a quelques semaines.
14:48Maxime, aujourd'hui, je trouvais intéressant de revenir sur comment est-ce qu'on fait
14:52pour diversifier dans ces produits structurés ou avec des produits structurés à l'heure actuelle ?
14:57– Merci Nicolas. Donc c'est une très bonne question et c'est une question qui est d'autant plus
15:01importante
15:01dans le contexte actuel qui est très incertain pour le coup.
15:05Donc le produit structuré, il est chaque pas à la théorie de portefeuille globale,
15:09c'est-à-dire que la diversification, ça reste le maître mot.
15:12Et je vais vous donner un exemple pour vous illustrer ça.
15:15Aujourd'hui, parmi les produits qui sont les plus plébécités dans le marché,
15:20on a les produits dits Athéna, Phoenix, Autocool,
15:23donc c'est des produits à remboursement anticipé.
15:25Donc on va constater par exemple un indice boursier tous les ans
15:29et si la performance est positive ou nulle, on va rembourser le capital avec un coupon.
15:34Ces produits-là aussi, ils sont construits d'une telle manière
15:37à ce qu'à terme, on ait une protection jusqu'à une certaine baisse,
15:40souvent jusqu'à moins 40 ou moins 50%,
15:42mais lorsqu'on est en dessous de ces moins 40 ou moins 50,
15:44on peut subir une perte en capital.
15:46Et en fait, il faut éviter dans ces cas-là une trop forte concentration du risque
15:52sur une seule action ou un seul secteur.
15:55Pourquoi ?
15:58On voit par exemple l'année dernière que les politiques de tarifs douaniers de Trump
16:02ont beaucoup chahuté certains secteurs, d'autres en sont sortis gagnants.
16:05Par exemple, on peut citer l'année dernière le secteur automobile,
16:08le secteur du luxe qui ont un peu été chahutés.
16:12Et récemment, en ce début d'année, le secteur pétrolier a très largement bénéficié
16:17des augmentations de frais.
16:19Ce qu'il faut se dire, c'est qu'il peut y avoir un élément exogène
16:21qui vient chahuter les marchés et qu'il faut être suffisamment diversifié
16:23pour être capable d'encaisser l'impact.
16:26C'est tout à fait ça.
16:27Et c'est ce qu'on appelle dans les marchés le risque idiosyncratique.
16:30Donc en fait, quand vous n'avez qu'une seule action,
16:32par exemple, parfois, elle peut mal se comporter.
16:34En revanche, si vous avez un panier ou plusieurs actions,
16:36ça va compenser.
16:37Et ça va avoir un effet de stabilité sur le sous-jacent dans le temps.
16:40Donc, moins de risque d'être en dessous de moins 50 à terme.
16:43Et je rappelle quand même comment est fait le structuré.
16:45Pour générer la performance et récupérer son capital,
16:47il suffit d'avoir une performance positive ou nulle.
16:50On n'a pas besoin de faire plus 15, plus 20, plus 22.
16:53On a juste besoin d'être positif ou nulle.
16:54Donc, c'est tout l'intérêt d'être diversifié,
16:56d'avoir plusieurs secteurs en portefeuille
16:58lorsqu'on fait des produits actions.
17:00Est-ce qu'il y a des stratégies, des méthodes
17:02pour diversifier avec des produits structurés ?
17:04Oui, tout à fait, il y a des stratégies.
17:05Donc, en fait, la première stratégie,
17:06on peut diversifier les indices de référence
17:09et les marchés auxquels on s'expose.
17:11D'accord.
17:12Jean-François parlait tout à l'heure
17:13de l'augmentation des taux
17:16et du spread de l'OAT.
17:17Par exemple, on peut faire des produits
17:19à capital de garantie
17:20qui vont s'indexer assez tôt,
17:22au taux de référence d'10 ans
17:23ou au spread de l'OAT.
17:24À côté de ça, on peut aussi faire
17:26des produits actions.
17:27Donc, un produit qui va être indexé
17:29sur un panier ou un indice.
17:30C'est quoi l'intérêt ?
17:31Par exemple, je vous donne l'exemple
17:33que nous donnait tout à l'heure Jean-François.
17:35On ne sait pas exactement demain
17:36dans quel contexte macroéconomique on sera.
17:38Si, par exemple, on est dans un contexte de récession,
17:41historiquement, ça a fait baisser les taux.
17:43Donc, on a tout et plutôt aussi les actions.
17:46On a tout intérêt pour avoir un portefeuille
17:48assez stable, d'avoir un produit taux
17:50qui bénéficiera justement de ce contexte,
17:52de cette baisse des taux,
17:54et un produit actions,
17:55et de telle sorte à ce que, globalement,
17:57on puisse générer un rendement
17:58et d'avoir quelque chose qui est diversifié
18:00entre les différentes classes d'actifs.
18:02Donc, diversification géographique,
18:04mais aussi diversification en matière de produits,
18:06si je comprends bien,
18:07ou en tout cas de sous-jacents.
18:08Exactement, c'est tout à fait ça.
18:10Est-ce qu'on va aussi dans une granularité
18:13d'actions ou d'entreprises ?
18:17Exactement, c'est un très bon point.
18:19Peut-être Maxime et ensuite Jean-François.
18:20Oui.
18:21Dans cette granularité-là,
18:22en fait, on peut...
18:24Quand on regarde la poche actions, par exemple,
18:27il faut regarder, globalement, déjà,
18:28je pense, le patrimoine global,
18:30comment est exposé le patrimoine global
18:32de son client.
18:33Et ensuite, on peut aller,
18:34au travers du produit structuré,
18:36aller chercher certaines thématiques,
18:37certaines zones géographiques
18:38ou certains secteurs
18:40qui ne sont pas surreprésentés
18:42ou sous-représentés dans le portefeuille
18:43et aller, justement,
18:45s'y exposer au travers du produit structuré.
18:46Jean-François, sur cette diversification,
18:48quand on la met en œuvre au quotidien,
18:51j'imagine que c'est ce que vous voyez,
18:53ce que vous faites.
18:54Comment est-ce que, concrètement,
18:55on les construit, ces stratégies de diversification ?
18:57Oui.
18:57Alors, il y a une double diversification.
18:59Comme l'évoquait Maxime,
19:01d'une part, il y a une diversification,
19:03d'abord, patrimoniale,
19:05c'est-à-dire avoir toutes les classes d'actifs,
19:08que ce soit l'immobilier, l'obligataire,
19:11les actions, les taux, le private equity,
19:14et tout ça de façon raisonnée et raisonnable.
19:17Ensuite, si l'on raisonne plus en micro,
19:19c'est-à-dire de façon beaucoup plus chirurgicale,
19:21beaucoup plus précise,
19:23quand chez Allure Finance,
19:24au sein du groupe Astoria,
19:25on fait une solution structurée,
19:28eh bien, on va aller chercher des sociétés,
19:32des larges capes,
19:32plutôt des sociétés très, on va dire,
19:35très importantes,
19:36de grosses capitalisations résilientes,
19:38et sur des secteurs
19:40dans lesquels nous avons une conviction,
19:43en tout cas une conviction
19:46au minimum de neutralité,
19:49c'est-à-dire que ce soit l'énergie,
19:50que ce soit la pharmacie,
19:53que ce soit les banques,
19:55différentes...
19:56Des secteurs résilients ?
19:57Des secteurs très résilients.
19:58Et puis, à l'intérieur de ces secteurs résilients,
20:01on va aller faire une deuxième diversification
20:03pour aller lire les télécoms, par exemple,
20:06et puis on va aller choisir les leaders
20:09dans ces différents secteurs.
20:12Et grâce à ça,
20:13on va composer des paniers,
20:14des paniers très diversifiés.
20:16Nous, on regardait,
20:17on faisait une analyse ces 15 dernières années,
20:20nos diversifications ont permis,
20:2364 fois sur 65,
20:26de rendre à nos clients
20:29des performances
20:30entre 8 et 10 % par an
20:33ces 15 dernières années.
20:35Donc, comme quoi,
20:36la diversification est vraiment
20:38la clé patrimoniale,
20:39la clé d'une saine gestion,
20:40la clé d'une gestion
20:42de bon père de famille.
20:43Donc, on y va via des indices,
20:47mais via des valeurs aussi.
20:48En fait, plus on diversifie
20:50les sous-jacents, quelque part,
20:51plus on a une stratégie de diversification
20:52sur les produits structurés
20:54efficaces aussi, je comprends bien, Maxime.
20:56Oui, tout à fait, en fait.
20:59Alors, globalement,
20:59on l'a vu historiquement,
21:03les meilleures stratégies
21:04qui ont le plus fonctionné,
21:06c'est lorsque, soit,
21:08on avait plusieurs produits structurés
21:10avec différents secteurs,
21:12ou alors même,
21:13au sein même d'un seul produit structuré,
21:16là, on va aller essayer
21:16de diversifier au maximum
21:18le sous-jacent.
21:19Ce qu'on nous conseille
21:21et plébiscite aujourd'hui,
21:23ça va être quelque chose
21:24de très diversifié sectoriellement
21:26et géographiquement
21:28lorsqu'on s'indexe
21:29à un seul produit.
21:30Donc, par exemple,
21:31on peut avoir des stratégies
21:32dites transatlantiques,
21:33globalement,
21:34on va avoir des expositions
21:36européennes et US,
21:37par exemple,
21:37via l'Eurostoxx
21:39et le S&P 500,
21:40mais on peut avoir
21:40des choses aussi plus larges.
21:41Des choses plus larges
21:42avec de l'Europe,
21:44de l'US,
21:44et aussi peut-être
21:45un peu d'émergents.
21:46Pourquoi de l'émergents ?
21:46Ça peut être intéressant
21:47de s'exposer
21:49de manière assez limitée,
21:51tout de même,
21:52pour générer de la performance
21:55à l'avenir,
21:56à long terme.
21:57Par exemple,
21:58on a intérêt peut-être
21:59à s'indexer un petit peu
22:00à la Chine.
22:00C'est des stratégies
22:01aujourd'hui qu'on propose
22:02pour se diversifier.
22:03Comment on détermine
22:05quels produits structurés
22:06pour quels sous-jacents
22:07dans sa stratégie
22:09de diversification ?
22:10C'est là où on a besoin
22:11de se faire accompagner
22:11et ce n'est pas le même
22:12structuré partout ?
22:14Oui, tout à fait,
22:15il faut déjà regarder
22:17dans un premier temps
22:19quel est l'objectif
22:22de son client.
22:23Ça, c'est vraiment important.
22:25Si on a des clients
22:26qui ont un objectif
22:28très sécuritaire,
22:29on va plutôt avoir tendance
22:31à aller regarder
22:31des produits
22:32qui sont à capital garantie.
22:34Une fois qu'on a dit ça,
22:36est-ce que je suis
22:36un client dynamique
22:37ou est-ce que je suis
22:38un client sécuritaire ?
22:39Au sein du portefeuille,
22:41on va regarder
22:41les expositions.
22:42D'accord.
22:43Oui, et en complément,
22:44en complément,
22:45certains de nos clients
22:46sont guidés
22:48par une performance
22:49qui va leur permettre
22:50d'avoir soit
22:51un complément de revenu,
22:53soit de faire mieux
22:54que l'inflation
22:55pour ne pas avoir
22:56une érosion
22:56de leur capital.
22:57Bien sûr.
22:57Parce que l'inflation
22:58qui remonte,
22:59on a aujourd'hui
23:00une inflation
23:00qui remonte
23:01entre 2 et 3 % par an
23:03et donc,
23:04si on ne fait rien,
23:05eh bien, en fait,
23:06leur capital est grignoté
23:08par l'inflation,
23:09par l'érosion
23:10et ça,
23:11il n'y a rien de pire.
23:12Donc, un certain nombre
23:13de clients
23:13ont besoin
23:13d'un complément
23:14de revenu,
23:14d'autres ont besoin
23:15de préserver
23:16leur capital.
23:17Merci,
23:18merci messieurs,
23:19merci Jean-François Fliti,
23:20merci Maxime Namiste
23:21de nous avoir accompagné
23:21et quant à nous,
23:22on se retrouve tout de suite
23:23dans « L'œil de l'expert ».
23:24Merci.
23:25Merci.
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