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  • il y a 2 jours
Ce lundi 13 avril, Florian Ielpo, responsable de la macroéconomie chez Lombard Odier IM, Alexandre Baradez, chef analyste chez IG, Julien Leegenhoek, fondateur de Taranis, Damien Cadillon, responsable ETF France chez Amundi, Vincent Lequertier, responsable de l'allocation d'actifs chez WeSave, et David Benmussa, directeur exécutif France & Benelux de Nordea AM, étaient les invités dans l'émission Good Morning Market, présentée par Étienne Bracq, sur BFM Business. Retrouvez l'émission du lundi au vendredi et réécoutez la en podcast.

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Transcription
00:07L'actualité des marchés financiers continue sur BFM Business.
00:10Dans un instant, l'ouverture.
00:11Etienne Macoune hausse sur les marchés pétroliers, mais sur le reste, on est relativement calme.
00:16Oui, avec un marché asiatique ce matin qui a plutôt bien résisté à cette remontée fulgurante des cours du pétrole.
00:22Puisque que ce soit pour le WTI, mais également pour le baril de Bren, vous avez une hausse de plus
00:26de 6% ce matin.
00:28Ces deux références sont au-delà des 100 dollars, même si le baril de Brent commence un petit peu à
00:33redescendre par rapport au plus haut touché cette nuit.
00:36Il tutoyait les 104. Nous sommes désormais à 101 dollars, avec hier notamment l'Arabie Saoudite qui a annoncé que
00:42son néolodic qui était paralysé est à nouveau entièrement fonctionnel.
00:46Donc ça, c'est une bonne nouvelle pour le marché pétrolier.
00:49Ça va apporter un petit peu plus d'offres à court terme.
00:51Néanmoins, les marchés sont toujours dans le flou, avec donc des discussions qui ont échoué ce week-end entre l
00:58'Iran et les Etats-Unis.
00:59Et puis donc les Etats-Unis qui s'apprêtent à faire blocus cet après-midi, 16h, heure française, sur plusieurs
01:07ports iraniens.
01:08L'actualité, ce sera les résultats d'entreprise. On aura les ventes d'LVMH, ce sera ce soir ?
01:13Oui, c'est LVMH qui va publier ce soir ses ventes trimestrielles. C'est l'un des premiers groupes du
01:18CAC 40 à dévoiler ses ventes sur les trois premiers mois de l'année.
01:22Demain, vous aurez Kering, mercredi Hermès et puis en fin de semaine, des acteurs comme Pernod Ricard.
01:27C'est un moment qui est très attendu. C'est vrai que beaucoup de gérants, d'analystes, d'investisseurs ont
01:32envie d'entendre la parole des entreprises dans cette période si floue.
01:37Alors en ce qui concerne la société française, elle ne publie que les ventes. Mais quand vous regardez aux Etats
01:41-Unis, vous aurez tous les grands indicateurs économiques, à commencer bien sûr par les résultats.
01:47Ce sera notamment le cas du secteur bancaire cet après-midi. Et puis du côté des résultats d'entreprise au
01:53global aux Etats-Unis, vous avez une croissance de plus de 12% qui est attendue sur les trois premiers
01:57mois de l'année par rapport à l'an passé.
01:58Que ce soit via le secteur bancaire, mais aussi et surtout via le secteur technologique, puisque vous aurez notamment la
02:05semaine prochaine les premières sept magnifiques qui vont publier leurs résultats.
02:08Et en moyenne, vous avez une croissance des profits de plus de 20% qui est attendue par rapport à
02:13l'an dernier. Et donc une nouvelle fois, la croissance des profits devrait être supérieure à 10%.
02:18Si c'est le cas, ce serait alors le sixième trimestre consécutif.
02:22On a eu des chiffres d'inflation américaine vendredi, 3,3%. Wilfried disait il y a quelques instants, bon, finalement
02:28ça va, les prix ne grimpent pas très fort.
02:30Oui, pour l'instant, il n'y a pas encore d'effet second tour, loin de là. L'inflation est
02:33même ressortie légèrement en deçà des attentes.
02:35Le consensus s'attendait à 3,4%. Finalement, c'est 3,3%, avec bien sûr une forte remontée des prix
02:39de l'énergie.
02:40Le galon est encore aujourd'hui au-delà des 4 dollars aux Etats-Unis. Mais quand vous regardez dans le
02:45secteur des services ou encore sur les biens manufacturés,
02:48pour l'instant, il n'y a pas eu de hausse de prix conséquente. Donc c'est pour l'instant
02:51l'effet plutôt rassurant de ces chiffres d'inflation aux Etats-Unis.
02:55Les marchés qui ouvrent à l'instant, qu'est-ce que ça donne en Europe ?
02:58C'est une baisse tout à fait maîtrisée. Moins 0,8% pour le CAC 40, quand l'Eurostock 50
03:03perd 0,95%, avec Total Energy,
03:06qui permet une fois de plus de limiter la case dans ces périodes floues, plus 1,2% pour Total
03:11Energy.
03:11C'est de loin la plus forte hausse du CAC 40 à 79,53 euros, suivi de Carrefour, Engie ou
03:17encore Thalès.
03:18A l'inverse, les valeurs cycliques ferment la marge. Tenantis, Legrand ou encore ArcelorMittal, c'est plus de 2%.
03:23L'once d'or perd 0,9%. Après, là aussi, comme pour le marché action, une très belle semaine la
03:28semaine passée.
03:294 715 dollars ce matin pour une once d'or, c'est donc un repli de 0,9%.
03:34L'euro-dollar, toujours à la porte des 1,17 à 1,16,91, quand sur le front des taux,
03:39vous avez une légère remontée du 10 ans français,
03:42plus 3 points de base à 3,72, quand le Bund est toujours au-delà des 3% à 3
03:47,07.
03:48Et donc le CAC 40 qui ouvre sur une légère baisse de 0,9%, 8 186 points.
03:53Petite pause après une très belle semaine, puisque souvenez-vous, la semaine passée, le CAC 40 avait gagné plus de
03:583,7%,
03:59quand l'Eurostock 50 avait gagné plus de 4%.
04:01Bon menu de Good Morning Market.
04:02Dans un instant, avec Florian Yelpo qui nous attend depuis Genève, nous reviendrons sur ce nouveau week-end chahuté sur
04:10le plan géopolitique
04:11avec l'Iran et les États-Unis qui n'ont donc pas réussi à trouver un accord.
04:15Les conséquences pour les marchés, les barils de pétrole qui remontent, que ce soit pour le WTI mais également pour
04:21le baril de Brent.
04:22Ces deux références sont sur des plus hauts de mardi dernier, au-delà des 100 dollars.
04:25Analyse également d'Alexandre Baradez dans une dizaine de minutes.
04:28Ensuite, avec Julien Léguenouk de Taranis, nous reviendrons sur Microsoft, qui a perdu plus de 30% depuis novembre dernier.
04:34Est-ce une opportunité d'achat ?
04:36Son avis, à partir de 9h20.
04:389h30, Amundi nous accompagnera afin de revenir sur les tendances des ETF avec une collecte qui est à nouveau positive
04:46depuis le début du mois d'avril.
04:47Et puis en fin d'émission, nous parlerons bien sûr d'allocations et puis des grands sujets de marché, alors
04:52que les entreprises européennes et américaines s'apprêtent à publier leurs résultats trimestriels.
04:57Bonne émission, à demain !
05:05C'est parti pour Good Morning Market jusqu'à 10h.
05:08Et puis ensuite, bien sûr, vous retrouvez les experts avec Raphaël Lejean.
05:11Le CAC 40 perd donc 1% dans les premières minutes de cotation.
05:14L'analyse d'Alexandre Baradez dans quelques minutes depuis IG, 8176 points.
05:19Total Energy gagne 0,7% à 79,20 euros, alors qu'à l'inverse, Kering, Stellantis, Le Grand, ArcelorMittal
05:25ou encore Société Générale perdent plus de 1,5%.
05:28Comme à la coutume, dans cette période floue, vous avez les valeurs liées à la défense qui sont recherchées.
05:34Typiquement du Thalès, plus 0,2%, Exocence, plus 1,2% au-delà des 61 euros.
05:40Et puis le secteur donc lié à l'énergie est également recherché en ce lundi matin.
05:46GTT, Véridien, gagne ce matin plus de 1%.
05:49Tout de suite, on va rejoindre les équipes de l'Embarodier IM à Genève.
05:55Avec Florian Yelko qui nous attend ce matin en charge de la macroéconomie.
05:59Bonjour Florian, merci de nous accompagner ce matin.
06:02Dans un instant, nous parlerons de l'allocation aujourd'hui dans vos portefeuilles chez l'Embarodier IM
06:07mais aussi et surtout des résultats trimestriels avec donc ce soir après la clôture, les ventes de LVMH.
06:13Et puis aux Etats-Unis, nous aurons le secteur bancaire avec notamment Goldman Sachs qui va publier en début d
06:19'après-midi.
06:19Du côté de l'Iran, ce week-end s'est tenu des négociations au Pakistan entre les Etats-Unis et
06:26l'Iran.
06:27Visiblement, les négociations ne se sont pas très bien passées quand vous écoutez Donald Trump mais également l'Iran.
06:33Conséquence, ce matin, les cours du pétrole remontent.
06:36Petite baisse sur les marchés actions.
06:38Comment vous regardez un petit peu cette ouverture des marchés européens, Florian ?
06:42Bonjour Etienne, bonjour à tous.
06:44Merci de nous accueillir.
06:46Le message ce matin, il est assez simple en fait, c'est qu'on passe, disons, le marché s'est
06:51mis à craindre un choc de géopolitique,
06:52ce choc de géopolitique a créé un choc pétrolier, je pense que ça n'échappe à personne.
06:58La question c'est est-ce que ce choc pétrolier va générer un choc monétaire ?
07:01C'est-à-dire, est-ce que le surcroît d'inflation qui est de plus en plus présent, vous le
07:08rappeliez en introduction,
07:10le rapport sur l'inflation aux Etats-Unis, l'incrément d'inflation est quasiment 100% expliqué par la progression
07:18des prix du baril,
07:20des prix de l'énergie globalement.
07:22Est-ce que ce choc énergétique va conduire nos banquiers centraux à se poser des questions vis-à-vis de
07:27leur politique monétaire ?
07:29C'est-à-dire qu'on peut observer en fait à moyen terme, si vous voulez, une différence d'interprétation
07:35de la situation
07:36entre les marchés obligataires et les marchés actions.
07:38Et c'est ça qui est particulièrement intéressant.
07:41Côté obligataire, ce qu'on appelle le premier facteur de la courbe des taux,
07:45c'est-à-dire ce qui explique la première source de variation des taux d'intérêt et donc du prix
07:50des obligations,
07:51c'est la politique monétaire.
07:52Et cette politique monétaire aujourd'hui, elle affiche une volatilité accrue.
07:55Pourquoi ? Parce qu'il est difficile en fait de transformer clairement ce scénario géopolitique
08:00en un scénario d'inflation à moyen terme.
08:03Côté actions, la situation est bien différente parce que certaines des grandes entreprises sont capables
08:08de passer justement le surcroît de coût à leur prix de vente
08:11et ils pourraient parvenir à absorber une partie du choc.
08:16Donc on est un peu à la croisée des chemins.
08:18Les obligations sont chahutées, les actions, grand point d'interrogation.
08:23S'il n'y a pas de mouvement de panique, c'est vraiment le point important à souligner ce matin.
08:27Oui, le baril de pétrole prend plus de 5% au-delà des 100 dollars,
08:30mais la baisse pour l'instant sur la partie actions est totalement maîtrisée.
08:35C'est vrai que la semaine dernière, notamment lors de la séance de mercredi,
08:38les marchés actions étaient en forte hausse avec l'espoir d'un cessez-le-feu.
08:43Bon, néanmoins, le marché a bien pris en compte le fait que cette guerre allait perdurer
08:49et que tout n'allait pas se régler en quelques jours, Florian Elpo.
08:52C'est ça qui est difficile à gérer, c'est cette zone d'incertitude.
08:56Comment est-ce qu'on transforme de l'incertitude en prix de marché ?
08:58La réponse est extrêmement difficile aujourd'hui à donner.
09:02Mais ce qu'il faut reconnaître, c'est que le marché a peut-être réagi un peu trop fortement
09:08en amont de la nouvelle, qu'aujourd'hui la situation n'est toujours pas réglée,
09:13mais que beaucoup d'entreprises sur Terre peuvent encore vivre avec un niveau des prix du pétrole
09:20au-delà de 100 dollars.
09:22Maintenant, c'est la progression à 120, 130, 140, 150 qui devrait commencer
09:27à rogner suffisamment de croissance et qui devrait amener les actions
09:32à se poser les mêmes questions que les obligations.
09:35Encore une fois, aujourd'hui, on est vraiment à la croisée des chemins.
09:37Le monde obligataire est en souffrance.
09:40Le monde actions, lui, semble capable d'absorber le choc.
09:45Du côté des résultats d'entreprises, LVMH va donc publier ses ventes ce soir.
09:49Vous aurez Kering Publicis demain, Hermès mercredi, enfin Pernod Ricard jeudi.
09:54Voilà donc ce qui concerne le CAC 40.
09:57Du côté de l'Eurostock 50, il faudra bien sûr suivre ASML ce mercredi.
10:01Et puis aux États-Unis, le secteur bancaire avec donc Goldman Sachs cet après-midi.
10:05Puis demain, vous aurez Citigroup ou encore JP Morgan Chase.
10:08Chez l'embarreau d'IIM, qu'attendez-vous de ces résultats trimestriels, Florian ?
10:12Un trimestre qui devrait être une nouvelle fois époustouflant aux États-Unis.
10:17Alors effectivement, les anticipations sont très élevées.
10:19On a 14% de croissance en glissement annuel anticipé sur les profits générés par les grandes entreprises du S
10:26&P.
10:27C'est un niveau de croissance des profits qui va être difficile à tenir.
10:32D'autant plus que cette saison des résultats, on va devoir une fois de plus être extrêmement attentif
10:39à ce qu'on appelle la forward guidance, c'est-à-dire comment est-ce que les entreprises communiquent autour
10:45du choc pétrolier.
10:46Oui, aux États-Unis, le secteur de l'énergie est une part significative des indices actions.
10:54Ce n'est pas le cas en Europe.
10:56Lorsqu'on est price taker, lorsqu'on est preneur de prix des prix de l'énergie,
11:01comment est-ce qu'on réagit à la situation actuelle ?
11:03Alors évidemment, on commence avec les bancaires, on commence avec le monde des financières.
11:08Ce n'est peut-être pas le monde le plus exposé à ce risque-là.
11:13Mais néanmoins, l'exposition aux consommateurs final, aux ménages, au travers des bancaires,
11:19peut être intéressant à analyser.
11:21Le monde du lutte, même chose, un problème de coût.
11:24Le monde de la tech, même chose.
11:26Un problème de financement de l'investissement, un problème de coût d'affrêtement et de transport maritime également.
11:34Il y a, disons, cette crise énergétique, elle a de multiples facettes.
11:37Elle touche de multiples éléments auxquels ces entreprises sont exposées.
11:41Donc, le mot d'ordre, c'est forward guidance, c'est-à-dire comment est-ce que les entreprises se
11:46préparent
11:47et disent se préparer à l'éventualité d'une prolongation du choc énergétique auquel on est confronté aujourd'hui.
11:52Dans ce contexte, aujourd'hui, Florian Lielpot, comment vous arbitrez tout cela dans les portefeuilles,
11:58notamment sur la partie actions ?
12:01Eh bien, ça, c'est la grande question.
12:04Alors, notre gestion de portefeuilles, elle est relativement prudente.
12:07Elle s'appuie notamment sur un suivi du niveau de la volatilité des actifs.
12:11On a vu depuis le début du mois de mars, effectivement, une explosion de la volatilité à la hausse.
12:16Ça nous a amené à retirer une partie de nos billes du marché,
12:19ce qui nous a permis de traverser un petit peu le mois de mars avec un peu plus de confort.
12:24Plus récemment, les volatilités se sont largement repliées.
12:28Je parle des deux grandes volatilités, c'est-à-dire qu'à la fois la volatilité action,
12:33mais aussi la volatilité obligataire.
12:35Si vous suivez l'indice qu'on appelle le MOVE,
12:37qui vous donne un petit peu une idée du niveau des volatilités implicites
12:41sur les options sur produits obligataires,
12:44vous l'avez vu, elles se sont repliées également.
12:46Donc aujourd'hui, on a une reprise de confiance du marché.
12:49Cette reprise de confiance du marché,
12:51elle doit nous ramener vers une exposition de risque un peu plus importante.
12:55Néanmoins, globalement, on est en vitesse de croisière,
12:58on est revenu en vitesse de croisière sur nos grands fonds d'allocation,
13:01nos solutions Roller Road.
13:02Et globalement, on ne voit pas pour le moment de raison
13:05de désinvestir davantage ou de rajouter davantage de voilure aujourd'hui.
13:11On aime particulièrement, on en a déjà parlé ensemble,
13:14la volatilité obligataire.
13:16La voile obligataire, c'est un excellent actif de couverture
13:19dans ce genre d'environnement-là,
13:20parce que vous êtes exposé justement au risque principal
13:23qui est ce risque de choc monétaire.
13:25Comment ce choc d'inflation peut devenir un choc monétaire,
13:28en tout cas dans les yeux du marché à court terme.
13:30Et nous reparlerons d'allocation dans une demi-heure
13:33avec David Benmussa de Nordé Asset Management
13:36et Vincent Lequartier de WeSave.
13:38Merci beaucoup.
13:39Florian Lelpot nous aura accompagné ce matin en direct depuis Genève.
13:42Je rappelle que vous êtes en charge de la macroéconomie
13:44chez Lombard-Rodier IM.
13:459h14, tout de suite, on va jeter un coup d'œil sur la séance du jour.
13:50Avec un début de semaine dans le rouge,
13:52avec un CAC 40 qui perd 0,9%.
13:55On n'est néanmoins pas dans un lundi noir, loin de là.
13:57Moins 1% pour l'Eurostox 50 à 5 868 points.
14:01Bonjour Alexandre Baradez, vous êtes chef analyste d'IG.
14:04Bon certes, les marchés européens font une petite pause.
14:07Après, il ne faut pas l'oublier, une très belle semaine la semaine passée
14:09où les indices européens ont gagné 3,7% par exemple à Paris,
14:12plus 4,5% pour l'Eurostox 50.
14:14Néanmoins, on n'est pas sur des mouvements paniques loin de là.
14:17Moins 1% pour un baril de print qui prend 6%.
14:20C'est quand même une réaction très mesurée.
14:22Oui, sur les indices, effectivement, c'est mesuré.
14:24On a eu un gap cette nuit également sur les futurs américains.
14:27C'est-à-dire les contrats à terme sur les gros indices américains.
14:29Des gaps qui sont de 1 à 1,2% sur les indices.
14:321,5% si on regarde plutôt les small caps qui sont un peu plus baissés que les autres.
14:36Mais c'est vrai que le stress du marché ce matin,
14:40quand on regarde la volatilité, on repasse un petit peu au-delà de 20.
14:42Donc, ce n'est pas complètement fou, encore une fois.
14:44La volatilité, on rappelle, quand le marché commence à vraiment être stressé,
14:47c'est plutôt 30 à 40 de volatilité quand vraiment il y a un mouvement de gros stress.
14:50Donc, c'est vrai qu'on n'est pas très stressé sur les marchés, je le dis bien.
14:53Mais il y a quand même une grosse question qui se pose.
14:55Parce qu'effectivement, les marchés sont assez baladés d'une déclaration à l'autre,
14:58de Donald Trump, de l'évolution de la situation.
15:01Mais je pense que le gros révélateur, ça va être la saison des résultats qui arrive, en fait.
15:05Ce qui compte pour les marchés, quand ils anticipent comme ça,
15:08d'un jour à l'autre, plus 1, moins 2, plus 3, etc.,
15:10c'est que chacun essaie d'ajuster par rapport à ce qu'ils pensent de l'activité des entreprises.
15:14On rappelle que dans les gros indices boursiers, le CAC comme les autres,
15:17ce sont des très grosses entreprises qui sont cotées.
15:19Et ce qui compte pour ces entreprises, c'est leur activité.
15:22C'est leur chiffre d'affaires, sur leurs revenus, sur leurs coûts, sur leurs embauches, etc.
15:27Et la saison de résultats qui commence à s'ouvrir maintenant en Europe et aux Etats-Unis
15:31va quand même être très révélatrice.
15:33C'est-à-dire qu'on va non seulement surveiller les résultats des sociétés
15:35qui ont déjà été réalisés au premier trimestre,
15:38mais sachant que le mois de mars inclut une partie de ce bruit géopolitique.
15:42Mais ce qui va être très important, c'est comment les entreprises voient le reste de l'année.
15:45Est-ce qu'elles maintiennent finalement leurs projections pour l'ensemble de l'année ?
15:47Est-ce qu'elles vont les réviser à la baisse ?
15:49Et je pense que c'est ça qui va se compter pour le marché.
15:52Donc pour l'instant, effectivement, la géopolitique s'est mal passée ce week-end,
15:56donc on remet une couche de volatilité.
15:58Mais je pense qu'il va quand même falloir une très bonne saison de résultats
16:02et qu'un accord soit rapidement trouvé entre les Iraniens et les Américains
16:05pour que les marchés repartent de l'avant.
16:07Parce que sinon, je ne vois pas où seront les catalyseurs, si vous voulez.
16:10Si les taux restent élevés, que le pétrole reste élevé,
16:12que les banques centrales restent vigilantes
16:14et que les entreprises ont une approche un peu révisée du deuxième ou du troisième trimestre,
16:19dans ce cas-là, il n'y a pas de raison que les indices repartent tout de suite à leur
16:21sommet.
16:22Donc dans une zone comme ça, un peu grise, un peu intermédiaire,
16:24où il faut attendre de voir effectivement la géopolitique,
16:26mais surtout, je pense, beaucoup les résultats des entreprises.
16:28Les résultats d'entreprises avec le secteur bancaire dès cet après-midi aux Etats-Unis
16:32et donc à Paris, LVMH à partir de ce soir.
16:35Le baril de pétrole est donc à 101 dollars.
16:37C'est une hausse de plus de 6% après l'échec ce week-end des premières négociations.
16:42A noter qu'hier, l'Arabie Saoudite a annoncé que son néoléodique Est-Ouest
16:46était à nouveau en état de fonctionnement.
16:48Ça, c'est quand même une bonne nouvelle pour le marché pétrolier.
16:50Quels sont les autres facteurs que vous allez suivre, Alexandre Baradez ?
16:54On a eu des données d'inflation vendredi.
16:56Elles étaient plutôt rassurantes également.
16:59Alors, effectivement, les données d'inflation, elles nous montrent deux choses.
17:01Elles nous montrent surtout une chose.
17:03Vous savez que l'inflation, on la regarde toujours soit globale,
17:05donc aux Etats-Unis, il y a le CPI global,
17:07et puis il y a la partie qu'on appelle sous-la-centre, la partie cœur.
17:10L'inflation aux Etats-Unis, effectivement, en mensuel,
17:13on a eu un très gros rebond de l'inflation.
17:14Par contre, un plus 0,9, c'est un rebond mensuel entre février et mars
17:18qu'on n'ait pas vu en termes de rebond mensuel depuis 2022,
17:21depuis l'été 2022, c'est-à-dire quelques mois après l'invasion de l'Ukraine.
17:24Mais si on regarde en revanche l'inflation hors alimentation et hors énergie,
17:28donc on exclut notamment les variations de l'énergie,
17:31là en revanche, l'inflation américaine n'a progressé que de 0,2% d'un mois à l'autre.
17:35Donc effectivement, on voit bien que c'est une thématique 100% énergie quasiment,
17:39et que normalement, effectivement, la Fed n'est pas censée,
17:42que la BCE d'ailleurs, ne sont pas censées réagir à des données
17:44qui sont purement drivées par l'énergie.
17:46Là où il y a un risque, effectivement, c'est si ce prix persiste,
17:49que les salaires commencent à progresser,
17:51et vous voyez qu'il y a une espèce de boucle comme ça qui se mette en place,
17:53à ce moment-là, effectivement, les banques centrales réagiront.
17:55Mais effectivement, à ce stade, après un mois et demi de pression géopolitique,
18:00pour l'instant, on voit que l'inflation est surtout drivée,
18:02le rebond d'inflation est surtout drivée par l'énergie,
18:04donc ce ne serait pas raisonnable de répondre à cette hausse des prix par des hausses de taux.
18:09Si l'activité économique est pénalisée et que les salaires ne progressent pas plus que ça,
18:13si vous rajoutez une, deux ou trois hausses de taux là-dessus,
18:15vous allez freiner l'économie, voire provoquer un risque de récession.
18:18Donc pour l'instant, effectivement, la bonne nouvelle relative,
18:21c'est que cette inflation reste surtout cantonnée au prix de l'énergie et pas au reste des items.
18:26Merci beaucoup Alexandre Baradez, nous a accompagné ce matin depuis IG,
18:29où vous êtes chef analyste 9h19, tout de suite on va parler du secteur technologique.
18:34Avec Julien Leguenot qui nous accompagne en plateau, fondateur de Taranis.
18:38Bonjour Julien.
18:39Bonjour Monsieur Braque.
18:40Merci d'être avec nous ce matin.
18:42Dans un instant, nous allons parler des gagnants, des perdants de l'intelligence artificielle,
18:46de Microsoft et puis surtout du secteur spatial, secteur dans lequel aujourd'hui vous avez beaucoup de convictions.
18:53Comment vous regardez un petit peu les dernières annonces là autour d'Anthropic,
18:58qui a annoncé la semaine dernière une nouvelle version de son intelligence artificielle, Mythos.
19:04On a également en mercredi Meta, la maison mère de Facebook et d'Instagram,
19:08qui a annoncé une mise à jour également de son intelligence artificielle.
19:12Tout cela a à nouveau fait des soubresauts sur le marché actions.
19:16Chez Taranis, vous suivez de près toutes ces nouveautés et toutes ces fonctions liées à l'IA.
19:22Oui, on les suit très activement.
19:24Il y a eu énormément d'annonces ces derniers temps.
19:26Vous avez parlé de Claude qui a fait, juste le jour d'ailleurs,
19:31où il y a eu l'annonce du cessez-le-feu,
19:33qui a repris ses propres annonces avec de l'innovation.
19:37Donc, il y a eu le projet Mythos, qui est un programme avec quelques entreprises partenaires.
19:44Pas énormément pour l'instant, ce n'est pas encore pour le grand public.
19:48Ce qu'on voit, c'est que Claude Anthropic a annoncé 30 milliards de chiffres d'affaires annuels récurrents.
19:56C'est en hausse par rapport à l'année 2025, on estime à 1 milliard.
20:00Donc, on est vraiment sur une croissance absolument gigantesque.
20:04Et le problème, c'est que les autres sociétés de software n'en bénéficient pas.
20:07On ne voit pas de réaccélération sur le reste du secteur.
20:10Donc, fatalement, il se fait punir assez lourdement.
20:15Et on pense que ça peut continuer.
20:17Depuis le début de l'année, le S&P Software perd quand même 27%.
20:21Et ça, c'est que depuis le 1er janvier. La baisse a commencé bien avant.
20:25Aujourd'hui, vous estimez qu'il est trop tôt pour revenir sur ce secteur des logiciels ?
20:29Alors, peut-être pas pour Microsoft, pour reprendre votre question précédente,
20:34qui, lui, je pense, est suffisant à Robust.
20:36Mais sur le secteur des softwares, sur les acteurs ?
20:38On n'y touche pas, pas du tout.
20:40Trop tôt. Parce qu'en fait, pour l'instant, avec notamment ce Claude Mythos,
20:44avec les différentes intelligences artificielles qu'il y a sur le marché,
20:47on ne sait pas, en fait, comment vont pouvoir résister les acteurs historiques,
20:51que ce soit sur les prix, sur les parts de marché, sur les nouveautés.
20:55Est-ce qu'aujourd'hui, là-dessus, vous avez des éléments ?
20:57Quand vous échangez avec ces sociétés, comment elles essayent de rassurer les investisseurs ?
21:02Pour l'ensemble de la technologie, le cas d'investissement est quasiment le même.
21:06C'est-à-dire que tout ce qui est digital, Internet, jeux vidéo, d'une certaine façon,
21:10ainsi que logiciel, c'est AI, opportunité ou menace.
21:14Et toutes les sociétés logicielles ou Internet ou de jeux vidéo disent, évidemment,
21:19que pour elles, c'est une opportunité et qu'elles vont développer des outils d'intelligence artificielle,
21:24ce qui est le cas.
21:25Sauf qu'en face, vous avez OpenAI, Anthropik ou les autres,
21:28qui développent des algorithmes, mais avec des centaines ou plus de data centers derrière.
21:34Donc, le rapport de force est en leur défaveur.
21:36Ça ne veut pas dire qu'aucune n'y arrivera, mais ça veut dire que ça va être, dans l
21:40'ensemble, assez difficile.
21:41Avec là, les résultats trimestriels qui commencent aux États-Unis.
21:45Alors, cette semaine, c'est surtout les banques.
21:46Pour la tech, il faudra attendre la semaine prochaine et puis surtout la fin du mois d'avril.
21:50Pour l'instant, ça devrait passer.
21:52C'est vrai que quand vous regardez les niveaux de PE,
21:54donc les rapports courts sur bénéfices des sociétés de software,
21:57elles sont revenues sur des plus bas historiques en termes de valorisation.
22:01Le marché ne pense pas que la dynamique bénéficiaire va s'arrêter du jour au lendemain.
22:04Oui, elles sont même plus profitables que jamais,
22:08avec des marges qui augmentent,
22:10un multiple bas.
22:11C'est très tentant sur le papier.
22:13Le problème, c'est la croissance à long terme.
22:15Et ça ne réaccélère pas.
22:16Alors, est-ce que ce trimestre, on va voir une réaccélération
22:19ou au moins un bit sur le chiffre d'affaires ?
22:21C'est la grande question.
22:23Néanmoins, à très long terme, ça semble difficile.
22:26Monsieur Wang, par exemple, le CEO d'NVIDIA,
22:28avait dit que les craintes sur les softwares étaient exagérées
22:31et qu'elles avaient facilement 7 années devant.
22:34Si on est très très dur, on peut dire que ça veut dire un PE de 7 pour les logiciels.
22:38Alors, ce n'est pas forcément…
22:40Ce n'est pas ce que price le marché aujourd'hui.
22:42Adobe, il n'en est plus très loin.
22:45C'est un cas à part.
22:46Mais c'est vrai qu'Adobe est aujourd'hui sur des niveaux de valorisation particulièrement bas.
22:50Après, c'est vrai que le marché, aujourd'hui,
22:51pense qu'Adobe se fera disrupter par Claude,
22:56mais aussi par Chagipiti ou que sais-je.
22:59Quand vous regardez Claude Mythos aujourd'hui,
23:01vous pensez que ça peut être un concurrent de taille face à certains acteurs ?
23:05C'est un groupe qui a notamment fait parler de lui sur toutes les fonctions cybersécurité.
23:11Oui, on ne sait pas exactement ce qui va sortir de ce Mythos.
23:14C'est vrai que la correction a été très brutale pour les sociétés de cybersécurité.
23:18Ce qu'a expliqué le CEO de Anthropix,
23:22c'est qu'il cherchait à développer du code, du vibe coding avec le Mythos.
23:26Et en rajoutant plusieurs couches,
23:28il s'est rendu compte que c'était très bien pour détecter les vulnérabilités.
23:33Immédiatement, il n'y a pas de produit.
23:34Tout de suite, les titres corrigent.
23:38On ne sait pas tellement ce qui va sortir,
23:39mais la cybersécurité est extrêmement chère,
23:41notamment les sociétés comme CrowdStrike,
23:45comme Cloudflare,
23:47comme Zscaler, pour n'en citer que trois.
23:51Donc, il traite encore comme si on était en 2021.
23:53Et ça, aujourd'hui, le marché commence à se poser des questions.
23:57De côté de Taranis,
23:59aujourd'hui, vous préférez les acteurs des semi-conducteurs, des puces.
24:02C'est vrai que, dans l'ensemble,
24:04c'est un segment qui tient très bien en bourse.
24:06On a eu le chiffre d'affaires de TSMC vendredi.
24:08Le groupe va d'ailleurs publier ses résultats en fin de semaine,
24:12en ce qui concerne notamment la profitabilité.
24:14Quand vous regardez NVIDIA, le titre tient plutôt bien.
24:17On est toujours au-delà des 180 dollars.
24:20Ce secteur des semi-conducteurs,
24:22vous continuez de le surpondérer dans vos portefeuilles ?
24:24Oui, on le surpondère beaucoup.
24:26Je pense que le chiffre d'affaires de TSMC était très très bon,
24:30notamment des bons commentaires sur l'AI.
24:32On n'a pas encore tous les chiffres.
24:34On aura la conférence Call dans une ou deux semaines pour TSMC.
24:39Par contre, on traite avec des valorisations assez basses,
24:43avec des pegs forward à un an assez bas,
24:45donc 0,25 pour NVIDIA ou 0,4, 0,5 pour Avago Broadcom.
24:50Les équipementiers, c'est un peu plus cher,
24:52mais on les aime quand même.
24:53Mais ça fait partie de nos convictions.
24:56Et effectivement, le spatial.
24:58Le spatial aux États-Unis, mais également en Europe,
25:00avec des titres comme en Allemagne, OHB,
25:03qui serait sur l'équivalent potentiel d'un Starlink européen.
25:07Deux très gros contrats pour eux.
25:09En Pologne, avec Creotech.
25:11Au Japon, avec AstroScale.
25:12D'ailleurs, le président Macron a récemment visité la société là-bas,
25:17qui est l'éboueur de l'espace, on pourrait dire.
25:20Et voilà, on pourrait en citer juste quelques-unes.
25:22Et SpaceX, bientôt, normalement, à partir du mois de juin.
25:25En tout cas, des informations de presse ont circulé ces derniers jours
25:28disant que le dossier avait été déposé auprès de la SEC.
25:32C'est le gendarme boursier américain.
25:33Bon, pour l'instant, on ne connaît pas encore tous les détails sur cette IPO.
25:37De prime abord, vous seriez prêts, vous, à participer à cette introduction en bourse
25:41qui s'apprête quand même à être la plus grosse de l'histoire.
25:44Alors, on peut déjà participer via EcoStar,
25:46qui est une société américaine qui détient une partie de SpaceX.
25:49Ils ont, je crois, 3% de SpaceX.
25:52Donc, indirectement, on peut avoir de l'exposition.
25:55Bon, là, on parle d'une valorisation extrêmement chère.
25:57On attend de voir tous les détails du prospectus.
25:59C'est une société privée, on n'a pas tout.
26:01Mais par contre, ça fait monter le multiple de l'ensemble du secteur.
26:04Donc, on en bénéficie pour l'instant, indirectement.
26:07Du côté de Microsoft, une question à vous poser quand même aujourd'hui,
26:10Julien Léguenouk, Terranis,
26:12parce que c'est vrai que le titre Microsoft a perdu plus de 30% depuis novembre dernier.
26:16Et c'est un titre qui suscite beaucoup d'intérêt,
26:18que ce soit de la part des investisseurs retail ou même des investisseurs professionnels.
26:22Parce que c'est une valeur qui était vraiment dans le haut de portefeuille.
26:26C'était même dans le top 3 des capitalisations boursières.
26:28À un moment, c'était même la première ou la deuxième.
26:30Et puis, aujourd'hui, il y a des gros doutes sur Microsoft,
26:33au point même que ce titre, encore vendredi, était à 370 dollars.
26:37Est-ce qu'à ce prix-là, vous considérez que c'est une opportunité ou non ?
26:40Il faut attendre un petit peu que la poussière retombe, notamment sur OpenEI.
26:44Oui, c'est une opportunité.
26:45On pense qu'il y a quelque chose à faire, notamment grâce au cloud.
26:49Azure, qui semble avoir le vent en poupe,
26:53notamment parce que cloud et anthropique dépensent énormément d'argent dans le cloud en général.
26:59Microsoft ne fait pas partie des partenaires les plus proches de cloud anthropique.
27:04Mais l'ensemble des LLM vont bénéficier.
27:06Et on pense que les acteurs du cloud vont bénéficier très fort.
27:11Donc Amazon, Google et Microsoft.
27:13La partie logicielle de Microsoft voient les mêmes problèmes qu'ailleurs.
27:20Mais Windows reste quand même un actif indéboulonnable.
27:23Donc on aime beaucoup Microsoft, qui prête à 21 fois pour 21% de croissance.
27:28Oui, on est sur des niveaux de valorisation qui sont particulièrement attirants,
27:31à condition que cette croissance soit toujours là dans les trimestres à venir.
27:34En tout cas, sur ce niveau de croissance, on s'en souvient notamment qu'en début d'année,
27:37la croissance d'Azure était légèrement inférieure aux attentes et que le titre avait trébuché.
27:41Néanmoins, est-ce que Cloud Cowork et toutes ces nouvelles solutions d'IA
27:44ne peuvent pas remettre en question Office ou d'autres solutions de Microsoft ?
27:49Sur la partie B2B notamment.
27:51C'est la partie qui est la plus lucrative pour le groupe.
27:54C'est possible.
27:55Mais bon, si Windows et si le pack Office ou Office 365 est disrupté,
28:02ça veut vraiment dire que tout le reste a sauté, tout le reste des applications logicielles.
28:08Donc si on résume, il y a le DOS, il y a Microsoft Windows par-dessus,
28:12il y a les bases de données, il y a ensuite les applications, la cybersécurité.
28:17Donc dans l'ordre, Microsoft sera partie des derniers s'il y a disruption.
28:21Et on pense qu'il y a de la disruption et que l'année 2026 sera l'année 1 de
28:25la disruption.
28:26Mais bon, il faut savoir raison garder, il n'y a pas tout qui va changer non plus.
28:29Et Microsoft est quand même un mot très solide.
28:33Merci beaucoup Julien Légueneux qui nous a raccompagné ce matin
28:35pour nous partager vos convictions sur ces sujets technologiques,
28:38mais aussi sur le spatial.
28:40Grosse conviction que vous avez aujourd'hui dans vos portefeuilles chez Taranis.
28:44Très courte pause, on se retrouve dans un instant.
28:46Nous serons avec les équipes d'Amundi et plus particulièrement Damien Cadillon
28:49qui est responsable de la branche ETF en France.
28:51Pour revenir notamment sur une collecte plutôt positive
28:55depuis le début du mois d'avril.
28:57Et puis ensuite avec David Benmussa de Nordé Asset Management
29:00et Vincent Lequartier de WeSave,
29:02nous parlerons de vos portefeuilles en ce moment.
29:04Comment arbitrer vos portefeuilles dans cette volatilité très forte
29:08avec, souvenez-vous, la semaine dernière, une très forte hausse des marchés actions.
29:10Et puis un lundi matin, un petit peu poussif sur la partie actions,
29:14même s'il n'y a pas de panique, loin de là,
29:15moins 0,9% pour les CAC 40 quand l'Eurostock 50 perd 1% à 5 869 points.
29:21A tout de suite.
29:29Deuxième partie de Good Morning Market.
29:31Dans un instant, nous allons parler des ETF et des flux de ces dernières semaines.
29:34Juste avant, un petit coup d'œil sur la séance en cours.
29:36Le CAC 40, c'est 0,8% à 8 192 points.
29:39Total énergie est la plus forte hausse, plus 1% à 79,43 euros.
29:42Avec donc ce matin, des cours du pétrole qui remontent fortement,
29:46que ce soit pour le WTI et pour le baril de Brent.
29:49Plus 6% pour ces deux références.
29:51Le Brent qui est au-delà des 100 dollars sur ses plus hauts de mardi dernier,
29:54à 101,68 dollars précisément.
29:56Tout cela profite bien sûr à Total Energy comme à l'ensemble du secteur de l'énergie.
30:01Typiquement, vous avez Véridien ou encore Valourec qui gagnent plus de 2% dans le SBF 120.
30:06Les valeurs défensives se distinguent également dans ce brouillard toujours aussi fort.
30:10Carrefour gagne 0,9% suivi de Thalès ou encore d'Euronext.
30:15Et puis à l'inverse, les valeurs cycliques et les valeurs liées à la consommation
30:20signent les plus fortes baisses ce matin du CAC 40.
30:23Le 10 ans français est à 3,71.
30:25Le 2 ans à 2,77 du côté des taux en Allemagne.
30:28Le Bund est toujours au-delà des 3%.
30:30L'euro-dollar à la porte des 1,17 à 1,16,90.
30:33Et donc à suivre cette semaine de nombreuses publications d'entreprises.
30:36A commencer par LVMH qui va publier ses ventes ce soir
30:39après la clôture de la bourse de Paris et puis du côté des Etats-Unis.
30:42C'est le secteur bancaire qui donnera le là avec dès cet après-midi les résultats de Goldman Sachs.
30:499h32, un petit coup d'œil comme chaque lundi sur les ETF,
30:53ses produits indiciels et les flux.
30:55Avec ce matin Damien Cadillon, responsable ETF France chez Amundi.
30:58Bonjour Damien Cadillon, merci d'être avec nous ce matin
31:01pour regarder un petit peu ce qui se passe sur cette classe d'actifs
31:04qui donne un petit peu quand même une bonne tendance du marché actions.
31:09Qu'est-ce que vous retenez là pour l'instant de cette partie ETF,
31:13cette partie indicielle sur les flux depuis le début du conflit en Iran ?
31:19Alors on a vu clairement un mois de mars qui a été un coup d'arrêt,
31:25enfin un fort ralentissement par rapport à ce qu'on avait connu au mois de janvier et de février.
31:30Janvier-février c'était des mois records, 47 milliards pour le premier, 48 milliards pour le deuxième.
31:35On est tombé à 10 milliards sur le mois de mars, donc vraiment un très fort ralentissement.
31:40Malgré ça, le premier trimestre c'est un trimestre record sur les ETF.
31:43106 milliards, c'est 20% au-dessus du premier trimestre 2025.
31:48Quand on regarde un peu plus dans le détail des classes d'actifs,
31:51on voit que sur le Fix Income, on est tombé quasiment à zéro.
31:55Donc c'est les taux.
31:56Pardon, sur les taux, oui, oui.
31:57On est tombé quasiment à zéro, 500 millions de collectes,
32:01mais avec quand même une réallocation des actifs risqués vers les actifs non risqués,
32:05donc plutôt équivalent monétaire ou de la dette d'État très court terme.
32:10Et sur la partie actions, donc là c'est 9 milliards, 9 milliards et demi de collectes sur le mois
32:14de mars,
32:15avec quasiment 6 milliards sur ce qu'on appelle l'AQI, donc All Country World,
32:20donc l'indice le plus large qu'on puisse imaginer,
32:23qui regroupe les pays développés et les pays émergents.
32:27Et ça vraiment c'est symptomatique des investisseurs qui ne savent pas très bien où ils vont,
32:33qui veulent s'exposer un peu sur le marché, mais qui ne veulent pas prendre de paris spécifiques.
32:38Donc là on est vraiment sur le plus large.
32:40Pour faire simple en fait, les investisseurs ont pris leur profit sur les classes d'actifs
32:43qui ont plutôt bien fonctionné, donc c'est vrai que les émergents avaient très bien performé en début d'année,
32:48c'était le cas notamment également de l'once d'or, il y a eu des retraits massifs sur l
32:52'once.
32:52Exactement, le cas des émergents est intéressant, pour le coup le mois de mars c'est zéro,
32:5829 millions de collectes, donc autant dire zéro, mais avec des réallocations là aussi.
33:03On a vu qu'effectivement l'Asie avait eu beaucoup de prises, de sorties en tout cas,
33:08et à l'inverse on a vu des entrées sur l'Amérique latine par exemple,
33:13qui a une sensibilité énergie plus forte.
33:16Et on a vu des expositions aussi émergeant ex-China,
33:19donc plutôt, si on doit caricaturer un peu, plutôt des sorties vraiment de l'Asie
33:23pour des rentrées un peu plus globales hors Asie et Amérique latine.
33:26Tout ça s'est fait quand même en ordre un petit peu ordonné, il n'y a pas eu de
33:31panique,
33:31on n'est pas du tout dans la même situation par exemple que lors du Liberation Day en avril 2025.
33:36Non, pas de panique, pas de panique du tout, d'ailleurs les flux sont positifs,
33:40c'est vraiment un arrêt où les gens ont posé le crayon et attendent de voir un peu ce qui
33:45se passe,
33:46ils ont peur des portes de saloon, de sortir au plus bas et que ça rebondisse,
33:50donc pour l'instant il y a vraiment un attentisme assez fort.
33:54Il y a quand même quelque chose qui est intéressant à regarder,
33:57c'est que, donc j'ai dit, on a vu des réallocations dans l'obligataire,
34:00on a vu des réallocations dans les émergents,
34:02on a aussi vu des réallocations dans les secteurs.
34:06Dans les secteurs, on a vu des sorties, enfin des entrées importantes dans l'énergie notamment,
34:11également dans tout ce qui va être industrie,
34:13qui a une composante de défense assez forte,
34:15dans les infrastructures, dans les utilities.
34:18Et à l'inverse, on a vu des sorties importantes sur les financières,
34:21qui a une sensibilité aux politiques de banque centrale, à l'inflation.
34:26Donc là, il y a eu des sorties importantes.
34:27Qui a bien fonctionné là aussi l'an passé.
34:29Qui a bien fonctionné, exactement.
34:31On a vu des sorties sur la technologie également,
34:33là aussi, qui inquiètent un petit peu par la concentration qu'elle a dans certains indices.
34:41Donc voilà, des réallocations qu'on peut voir au sein des secteurs.
34:46Et dans les facteurs, on a vu un très gros appétit pour le dividende.
34:50Depuis le début du mois d'avril, on a des indices actions qui se reprennent,
34:54que ce soit en Europe, mais aussi aux Etats-Unis, sur les émergents.
34:57C'est vrai que depuis une dizaine de jours, il y a un beau rebond sur la partie actions.
35:01Ça s'accompagne un petit peu de collecte ?
35:03On voit une petite reprise sur la collecte.
35:06Après, il y a quand même toujours beaucoup d'incertitudes.
35:09On le voit encore avec le détroit de Hormuz qui est fermé, toujours.
35:15Et de plus en plus, a priori.
35:18Mais voilà, pour l'instant, on voit effectivement des flux qui commencent à revenir.
35:24Mais ça reste un peu timide.
35:25Et du côté des secteurs, quels sont les secteurs que vous allez continuer de suivre,
35:30particulièrement aujourd'hui, Damien Cadillon ?
35:33Dans les secteurs, je pense qu'effectivement, la partie énergie va continuer à être regardée.
35:38Mais ce qu'on voit aussi, c'est qu'au-delà des secteurs,
35:41on voit des interrogations de plus en plus importantes sur les thématiques.
35:45Et notamment, tout ce qui va être thématique lié à la défense
35:48et lié à l'autonomie stratégique européenne.
35:51Ça, c'est des tendances de fond.
35:53On sent que les investisseurs veulent se positionner.
35:55Donc, ça peut être tout ce qui est infrastructure.
35:58Et beaucoup regarder tout ce qui est, alors, pas à court terme,
36:01mais peut-être à un peu plus long terme, toute la finance, la santé,
36:04sont des thématiques qui vont continuer à être regardées par les investisseurs.
36:08Et lors des résultats trimestriels, il serait intéressant de voir également
36:10si ça change la donne d'un point de vue sectoriel.
36:13Merci beaucoup, Damien Cadillon, nous a accompagné ce matin,
36:16responsable de TF France chez Amundi,
36:17pour faire un focus sur cette classe d'actifs,
36:19comme nous le faisons tous les lundis dans Good Morning Market.
36:229h39, tout de suite, on jette un coup d'œil sur la séance du jour.
36:27Avec un CAC 40 qui cède donc 0,96% à 8 180 points,
36:31Carrefour, Total Energy et Engie sont les trois plus fortes hausses
36:35du côté de l'Eurostock 50.
36:36Pour l'instant, vous avez une baisse d'un peu plus d'un pour cent
36:38après une très belle semaine, puisque la semaine passée,
36:41l'indice européen avait gagné un peu plus de 4%.
36:44Avec nous ce matin en plateau, deux invités,
36:47avec Vincent Lequartier ce matin,
36:49responsable de l'allocation d'actifs chez Ouissaïf.
36:51Bonjour Vincent.
36:52Bonjour Etienne.
36:52Merci de nous accompagner en compagnie de David Benmussa,
36:55qui est directeur exécutif France et Benelix de Nordela Asset Management.
36:58Bonjour David.
36:59Bonjour Etienne.
37:00Vous pouvez également nous accompagner ce matin.
37:02Les marchés européens font une petite pause,
37:03avec toujours beaucoup de brouillard à court terme sur la situation géopolitique,
37:07des négociations qui se sont tenues ce week-end entre l'Iran et les États-Unis
37:10qui n'ont pas abouti, en tout cas à court terme,
37:13au point même que Donald Trump s'apprête donc cet après-midi
37:15à bloquer certains ports iraniens.
37:18La semaine dernière, les marchés actions avaient très bien performé.
37:21Vincent Lequartier, c'est vrai que l'Eurostock 50 avait gagné plus de 4%.
37:25On se souvient notamment de la séance de mercredi
37:28où on avait une non-volée même de certaines valeurs de plus de 10%.
37:32Comment vous regardez un petit peu ce qui est anticipé par les marchés ?
37:36Est-ce que notamment ce rebond de 4% la semaine dernière
37:38est allé un petit peu trop vite, trop fort ?
37:40Ou non, aujourd'hui, vous pensez que les marchés actions sont à leur juste prix ?
37:45Je pense que la semaine dernière, on a éliminé le risque absolu
37:49du conflit nucléaire, du blocage total.
37:54Si vous regardez historiquement, des conflits au Moyen-Orient,
37:57vous en avez tous les deux à trois ans.
38:00Des conflits dans le monde, vous en avez eu un en Ukraine, majeur.
38:05Malgré ça, vous avez structurellement des marchés qui vont au plus haut,
38:09des plus hauts, des plus hauts, des plus hauts.
38:10Donc les conflits n'empêchent pas forcément les marchés de monter.
38:15Celui-là, évidemment, est un petit peu particulier
38:18parce qu'il y a un risque de pénurie pétrolier ou gazier
38:24pour certaines zones.
38:26Je dirais que les grands marchés restent dominés
38:30par les marchés occidentaux, américains, européens,
38:36qui sont, on va dire, modérément affectés
38:39par le risque de blocus du détroit d'Ormousse.
38:43Donc je pense que pour les marchés financiers,
38:45au final, ce n'est pas forcément si grave.
38:46Il faut se rappeler aussi qu'un certain nombre de secteurs,
38:49je pense au secteur pétrolier par exemple,
38:51profitent de la situation pour monter.
38:56Donc on n'est pas forcément dans une situation
38:58où pour les marchés, si on prend l'ensemble des résultats,
39:02que c'est forcément quelque chose de dramatique
39:05en termes de contribution aux bénéfices par action des indices.
39:08Des indices qui ont repris 4-5%
39:10depuis leur plus bas du mois de mars,
39:13leur plus bas annuel, bien sûr.
39:15Quand vous regardez la situation aujourd'hui sur les flux,
39:19on en a parlé il y a quelques instants,
39:20on a une belle reprise du côté de l'Europe
39:24avec David Benmussa,
39:26un marché européen qui, c'est vrai,
39:27a été très sollicité en début d'année.
39:29C'était une grosse conviction.
39:30Il y a eu un petit coup d'arrêt.
39:32Néanmoins, les différents acteurs pensent
39:34qu'il y a encore du potentiel sur l'Europe.
39:35Vous en faites partie, vous, aujourd'hui.
39:36Exactement.
39:37C'est-à-dire que sur l'Europe,
39:38on voit qu'il y a des très belles valeurs.
39:39C'est vrai que cette semaine aussi est assez importante
39:41parce qu'il y a beaucoup de résultats qui tombent.
39:43Et juste pour revenir un peu sur ces propos-là,
39:45je pense qu'il y a un sujet aussi
39:47qui inquiète tout le monde, c'est l'inflation.
39:49Qu'est-ce qui va se passer ?
39:50Comment les sociétés vont pouvoir transmettre
39:54cette inflation persistante ?
39:55Comment on va pouvoir le transmettre aux consommateurs ?
39:58Et c'est vrai que dans les marchés,
40:00ce que vous dites avec une visibilité faible,
40:03ce qui est important, c'est de regarder les sociétés
40:05en elles-mêmes et de voir quelles sont
40:08les entreprises solides, innovantes,
40:10qui peuvent justement un peu plus résister sur le marché.
40:13Et je pense qu'il y a aussi un aspect
40:14dont on parle un petit peu moins,
40:16qui sont les taux aussi.
40:17C'est vrai que sur le marché action,
40:19il y a des hauts et il y a des bas.
40:21Mais c'est vrai que sur le marché obligataire,
40:24avec les obligations françaises
40:26aux alentours de 3,7% aujourd'hui,
40:30il y a des questions à se poser.
40:31Est-ce que c'est des points d'entrée aussi ou pas ?
40:32Dans un portefeuille diversifié.
40:34Exactement.
40:34Sur la partie action, vous l'avez dit,
40:36c'est vrai que les résultats d'entreprises
40:37qui vont commencer à être publiés cette semaine,
40:41avec notamment le secteur bancaire aux États-Unis,
40:43mais aussi en Europe avec le luxe, par exemple, à Paris.
40:46Dans l'ensemble, les analystes s'attendent
40:48à des profits encore solides.
40:49En tout cas, ils n'ont pas revu à la baisse
40:51de façon drastique leurs attentes de bénéfices,
40:54Vincent Lequartier,
40:55dans le sens où, comme vous l'avez souligné,
40:57il y a un an, c'était le Liberation Day.
40:59Il y a cinq ans, c'était la guerre en Ukraine.
41:02Bref, il y a un petit peu l'image
41:02qu'au final, les entreprises peuvent traverser
41:04toutes les crises.
41:06D'abord, les marges bénéficiaires
41:08sont au plus haut depuis 2008.
41:10Donc, même si les entreprises
41:13n'arrivaient pas à retransmettre
41:14l'intégralité des hausses de prix
41:16qu'elles subissent,
41:17il faut garder en tête
41:19qu'on reste dans un niveau de profitabilité
41:22qui reste extrêmement élevé.
41:24Ça, c'est la première des choses.
41:25Deuxièmement, avec le conflit en Ukraine,
41:27il y a probablement beaucoup d'entreprises
41:29qui ont automatisé la répercussion
41:34ou qui ont garanti
41:36des prix énergétiques en amont.
41:39Donc, des deux côtés,
41:41il y a probablement une transmission
41:42des prix qui va être automatique
41:44ou une modération des prix énergétiques
41:46à l'entrée qui va être,
41:47elle aussi, automatisée.
41:48Donc, je ne suis pas certain
41:50qu'on ait forcément une angoisse à avoir.
41:52Au niveau sectoriel, évidemment,
41:54il peut y avoir des stress ponctuels,
41:56mais une fois encore,
41:57à l'échelle des indices,
41:59ce n'est pas forcément quelque chose
42:01de très inquiétant.
42:03Pas très inquiétant.
42:05Après, bien sûr,
42:05il y a des entreprises au cas par cas
42:07qui peuvent susciter de l'inquiétude.
42:10C'est vrai que le secteur technologique,
42:11une nouvelle fois,
42:11devrait afficher des profits épatants.
42:13Je voyais encore ce matin,
42:14rien que sur la partie technologique aux États-Unis,
42:16il y a une croissance des profits
42:17de plus de 20% qui est attendue.
42:18Donc, c'est vrai, forcément,
42:19ça va tirer l'ensemble du S&P 500,
42:21une nouvelle fois.
42:22Il y a plus de 80% des bénéfices par action
42:25du premier trimestre
42:26qui doivent venir du secteur de la techno
42:28pour le S&P 500.
42:30Donc, c'est absolument époustouflant.
42:33Donc, oui,
42:33il faut impérativement rester sur ce secteur.
42:35Alors, évidemment,
42:36c'est compliqué.
42:38On l'a vu,
42:38le secteur des softwares
42:41a complètement dévissé,
42:43avec en face de ça le hardware,
42:47donc la partie semi-conducteur.
42:48Donc, il y a énormément
42:50de discrimination boursière qui se passe.
42:52Mais quand on regarde
42:53sur la partie publication de résultats,
42:55on devrait encore avoir
42:56une excellente phase au premier trimestre.
42:59A noter que chez WeSave,
43:01Vincent Lecartier,
43:02dans vos portefeuilles,
43:03vous utilisez les ETF.
43:04Vous n'êtes pas sur des valeurs.
43:06Comment aujourd'hui,
43:07dans vos portefeuilles,
43:08vous exposez à ce marché
43:10de la technologie
43:11qui, comme vous l'avez souligné,
43:12aujourd'hui est indispensable
43:14ou en tout cas est prédominant
43:16sur les indices américains ?
43:18Alors, on a une position structurelle
43:20sur le Nasdaq dans nos allocations
43:22parce que je suis convaincu
43:23que la numérisation des économies
43:26est quelque chose de persistant
43:28et qui va se prolonger.
43:30Donc, je pense qu'il faut garder
43:31impérativement un biais techno
43:33dans les allocations d'actifs.
43:34Par contre, il faut se méfier
43:37des sets magnifiques,
43:39autrement dit,
43:39de la surpondération
43:40de certaines sociétés
43:41à l'intérieur des indices.
43:43C'est pour ça que vous pouvez
43:44contourner la chose
43:45en prenant des ETF équipondérés.
43:48Ça vous permet de neutraliser
43:50le poids de ces grands leaders.
43:52Par contre, évidemment,
43:53ça veut dire en contrepartie
43:54que vous acceptez
43:55de neutraliser aussi le poids
43:57du secteur de la techno
43:59dans vos allocations d'actifs.
44:00Donc, il faut réfléchir
44:01à ce genre de choses.
44:02Et dernier point,
44:03il y a une chose très importante
44:05depuis, on va dire, deux ans.
44:06C'est la question
44:07de l'exposition ou non au dollar
44:09dans vos actifs
44:11dès lors que vous êtes exposés
44:12sur les États-Unis.
44:13Il y a beaucoup de réflexions
44:14à avoir sur le fait
44:16d'être ou de ne pas être
44:17exposés au dollar.
44:18Pour notre part,
44:19on a eu un peu de chance.
44:20Juste avant le conflit,
44:21on avait remonté
44:22notre exposition
44:24sur deux choses,
44:25l'équipondération
44:26et le dollar.
44:27Donc, ça nous a protégés
44:28un petit peu dans les deux sens.
44:30Ces deux aspects-là
44:31nous ont un petit peu
44:32protégés dans la baisse.
44:33Donc, ça a permis
44:34de neutraliser un petit peu
44:35l'ampleur du décrochage
44:37sur nos portefeuilles.
44:38Et donc, la réflexion maintenant,
44:40c'est de savoir
44:40si on ne rebascule pas
44:42éventuellement dans notre sens.
44:43Dans le sens où,
44:44avant, vous étiez protégés,
44:45vous étiez edgés
44:46sur les devises,
44:47maintenant moins.
44:48Et maintenant, la réflexion,
44:48c'est de dire
44:49est-ce qu'il faut se protéger
44:49à nouveau ?
44:50Non, on n'était pas edgés
44:51sur les devises.
44:52On avait réexposé
44:53nos portefeuilles au dollar.
44:55Le dollar a joué son rôle
44:56de couverture
44:57pendant le décrochage
44:58des marchés.
44:59Donc, la question pour nous
45:00est éventuellement
45:01de rebasculer un peu plus
45:03sur des ETF protégés
45:05du risque de change
45:06dans l'idée
45:07que le dollar
45:09n'est plus
45:10forcément
45:11ultra recherché
45:12dans la phase suivante.
45:14Et donc,
45:15de savoir
45:15s'il faut ou pas
45:17rester exposé
45:17sur cette devise.
45:19Sur vos portefeuilles
45:20chez Nordé Asset Management,
45:22David Benbussat,
45:23comment vous avez traversé
45:23un petit peu
45:24cette volatilité ?
45:26Comment aujourd'hui,
45:26en tant que professionnel
45:28des marchés,
45:29on traverse des séances
45:30comme on l'a vu mercredi
45:31où les indices
45:32prennent 4-5%
45:33dès l'ouverture,
45:34tout va très vite
45:35et puis à l'inverse,
45:35début mars,
45:36quand ça baissait,
45:37tout se faisait
45:37également à l'ouverture.
45:38C'est vrai que c'est compliqué
45:39d'opérer dans des marchés
45:41aussi volatiles.
45:42C'est assez difficile
45:43mais ce qui est intéressant
45:44c'est qu'on voit un peu
45:45un retour de la gestion active.
45:46C'est-à-dire que c'est aussi
45:47quelque chose
45:48qui est important.
45:49Même chez Nordé Asset Management,
45:50on a de l'actif
45:50et du passif.
45:51On voit un peu
45:52un retour de la gestion active
45:54dans lequel
45:54le rôle du gérant
45:55dans la sélection de valeurs
45:57est vraiment important.
45:58On voit aussi un thème,
45:59je pense qu'il y a deux thèmes
46:00aussi qui sont
46:01assez intéressants,
46:03qui sont l'autonomie européenne
46:04et qui sont
46:05tout ce qui est IA.
46:07On parle beaucoup d'IA,
46:08vous en parliez,
46:10et tout ce qui est énergétique.
46:11Parce que tout ça
46:12est un petit peu lié,
46:12c'est-à-dire que
46:13l'efficacité énergétique,
46:15comment réduire un peu
46:16la dépendance au pétrole,
46:17c'est vraiment un thème
46:17assez central.
46:18Et on peut,
46:19effectivement,
46:19on a des belles valeurs
46:20pour investir
46:22avec ces deux thèmes
46:23qui sont l'autonomie européenne
46:25et qui sont aussi
46:27le climat.
46:28Et de ne pas opposer
46:29climat et IA,
46:30c'est assez important.
46:31Et donc,
46:31le rôle du gérant
46:32au jour le jour,
46:33c'est évidemment
46:34de regarder à long terme,
46:35mais de profiter
46:36dans une gestion active
46:37des opportunités,
46:38que ce soit sur les actions
46:39ou sur l'obligataire.
46:41Et c'est vrai que sur les actions,
46:42il y a eu des belles choses,
46:44à la fois sur les grandes valeurs,
46:45mais aussi sur les plus petites
46:46et moyennes valeurs
46:47dont on parle aussi
46:47un petit peu moins.
46:49Donc le secteur de l'énergie,
46:50vous l'aimez bien,
46:50le secteur de l'intelligence
46:51artificielle également,
46:52à travers quel segment ?
46:54Parce que c'est vrai que l'IA,
46:55aujourd'hui,
46:55c'est très large
46:56sur la partie actions.
46:57Alors, sur l'IA,
46:58si on prend un exemple,
46:59on parlait des puces.
47:00Aujourd'hui,
47:01si on peut relier les puces
47:02et l'efficacité énergétique,
47:04vous avez les puces générales
47:07qui sont ce qu'on appelle
47:08les GPU,
47:09qui sont les puces NVIDIA
47:10qui font un petit peu tout.
47:11Et il y a des puces
47:12qui s'appellent les puces ASIC,
47:13qui sont des puces
47:14très spécialisées
47:15et qui sont moins énergivores.
47:16Et donc,
47:17on en a parlé,
47:17notamment la semaine dernière,
47:19avec Broadcom,
47:19qui a fait un deal
47:22assez important
47:22avec Anthropic,
47:23donc Claude,
47:25pour justement sécuriser
47:26ces puces-là
47:26et pour essayer
47:27de réduire aussi
47:28la facture énergétique.
47:30Et donc,
47:30on peut profiter
47:31à la fois
47:31de ce vecteur IA,
47:33de cette croissance-là,
47:34et aussi de faire
47:35du bien,
47:36entre guillemets,
47:37au climat.
47:38Si on regarde après,
47:39il y a des fournisseurs
47:39de câbles,
47:40on a des leaders aussi
47:41français et européens,
47:43des gens comme Legrand,
47:45comme Schneider.
47:45Vous avez aussi
47:46des sociétés européennes
47:48sur les câbles
47:48qui s'appellent Prismian,
47:49qu'on a dans les portefeuilles,
47:51pour justement essayer
47:52de faire part
47:54un petit peu
47:55à tout ce qui se passe
47:56sur les pétrolières.
47:57Du côté des semi-conducteurs,
47:59c'est vrai qu'aujourd'hui,
48:00c'est un secteur
48:01qui est très présent,
48:02que ce soit
48:03dans les indices européens
48:04avec ASML,
48:05par exemple,
48:05ou aux États-Unis,
48:06avec Nvidia
48:07que vous avez cité.
48:08C'est un secteur
48:10que vous continuez
48:10toujours à surpondérer ?
48:12On est investi dessus
48:14et c'est vrai
48:14qu'à l'intérieur du secteur,
48:16on essaye de trouver
48:17un petit peu
48:17les alternatives
48:19à Nvidia
48:20et Lyon 1.
48:21Et donc,
48:22je vous parlais
48:22de Broadcom,
48:24mais il y a aussi
48:25tout cet écosystème
48:27autour des semi-conducteurs
48:29sur lequel
48:30vous avez
48:31des petites et moyennes valeurs
48:32assez intéressantes.
48:32Mais vous avez
48:34les résultats d'ASML
48:35qui vont effectivement sortir
48:36cette semaine
48:36et ça reste
48:37une des premières valeurs
48:39des portefeuilles
48:39sur les actions européennes.
48:41En effet,
48:41ça sera mercredi,
48:42les résultats d'ASML.
48:44Le secteur bancaire
48:45va donc publier
48:46ses résultats
48:46cette semaine
48:47aux Etats-Unis
48:48avec Vincent Lecartier
48:50une attention
48:50une nouvelle fois
48:51très forte
48:52sur le crédit privé.
48:53C'est vrai que c'est un sujet
48:54qui fait couler
48:55beaucoup d'encre
48:56depuis le début de l'année.
48:57Alors,
48:58il inquiète moins maintenant
48:59qu'il a pu inquiéter
49:00en début d'année
49:01avec aujourd'hui
49:03différentes institutions
49:04à commencer par la Fed
49:06qui essaye
49:06un petit peu
49:07de calmer le jeu.
49:08Est-ce que ça vous inquiète
49:09vous de cette partie
49:10non cotée
49:10sur le crédit privé ?
49:12Alors,
49:12je ne sais pas si la Fed
49:13essaye de calmer le jeu.
49:14Elle essaye en tout cas
49:14de bien maîtriser
49:16l'ampleur des risques.
49:18Je pense que c'est surtout ça
49:19ce qu'elle essaye
49:19de contrôler.
49:21Quand on regarde
49:22les actifs sous gestion,
49:24on était à 2300 milliards
49:27sous gestion
49:28fin 2025.
49:30Au premier trimestre,
49:32vous avez 20 milliards
49:32qui ont été rachetés,
49:3410 milliards
49:35qui ont été bel et bien
49:36satisfaits
49:37par les sociétés
49:38de dette privée
49:38et 10 milliards
49:39qui sont restés en suspens.
49:41Donc,
49:42si vous regardez
49:42sur le papier,
49:44les chiffres sont
49:45faibles,
49:46très maîtrisables,
49:47quand bien même
49:47vous reproduiriez
49:48le 20 milliards
49:50sur les trois prochains
49:52trimestres,
49:54donc c'est des records
49:54historiques
49:55de décollecte
49:56pour le secteur,
49:57vous arrivez au final
49:58à quelque chose
49:59qui tourne aux alentours
50:00de 4%
50:00de l'actif,
50:02sachant que les fonds
50:04d'aide privée
50:05limitent normalement
50:06à 5%
50:06les retraits.
50:08Ça veut dire que
50:08normalement,
50:09vous avez une adaptation
50:10entre l'ampleur
50:11des retraits
50:12et l'ampleur
50:13des retours
50:16sur investissement
50:17que vous êtes capable
50:18d'assurer
50:19à vos clients.
50:20Donc,
50:20en théorie,
50:21il n'y a pas
50:21de risque majeur.
50:22Évidemment,
50:23pour certains établissements,
50:24on l'a vu avec
50:25Bluehole Capital,
50:26par exemple,
50:27il y a des cas spécifiques
50:28où là,
50:29on va bien bien
50:30au-delà du 5%.
50:30Mais si on regarde
50:32le secteur
50:33de façon agrégée,
50:34les choses
50:35semblent maîtrisées.
50:36Par ailleurs,
50:37vous le soulignez,
50:38la Fed s'intéresse
50:40au sujet,
50:41donc il est très probable
50:42que si jamais
50:42elle détecte
50:43qu'il y a un risque
50:44systémique
50:45au travers
50:46de cette dette privée,
50:48elle interviendra
50:49en accordant
50:50des crédits additionnels,
50:51en faisant du
50:52quantitative easing,
50:53en baissant
50:53les taux d'intérêt.
50:54Elle sera proactive
50:55pour s'assurer
50:56que le risque financier
50:57reste maîtrisé.
50:58La grande question,
50:59c'est bien sûr
51:00l'imbrication
51:01des banques
51:01entre elles
51:02et puis avec le secteur
51:03également de l'assurance
51:04dans le sens
51:05où il y a eu
51:05beaucoup d'effets
51:06de levier
51:07sur cette classe
51:07d'actifs,
51:08Vincent.
51:08Oui,
51:08le private equity
51:09aussi qui pose
51:10un vrai sujet
51:11parce qu'à l'identique
51:14de la dette privée,
51:15vous êtes dans une situation
51:16où vous avez
51:16une problématique
51:17de liquidité.
51:18Quand il s'agit
51:19d'une banque,
51:20pour la plupart
51:21d'entre elles,
51:22les grandes banques
51:22en tout cas
51:22sont cotées en bourse,
51:24vous pouvez sortir,
51:24vous pouvez rentrer,
51:25ce n'est pas vraiment
51:26un sujet.
51:27Et la question
51:27des provisions
51:28qui sont prises
51:29par les établissements
51:30bancaires
51:32permet la plupart du temps
51:33de lisser
51:33les difficultés.
51:35On estime
51:36à 300 milliards
51:37de dollars
51:39l'exposition
51:40des banques
51:40sur la dette privée.
51:42Ça reste maîtrisable.
51:43Ça reste maîtrisable.
51:44Du côté des taux
51:45d'intérêt,
51:46la grande question,
51:47c'est est-ce que la Fed
51:48va baisser ses taux ?
51:49Pour l'instant,
51:49ce n'est pas le sujet.
51:50Vincent Lequartier,
51:51on l'a encore vu d'ailleurs
51:52avec les chiffres d'inflation
51:53qui ont été publiés hier.
51:55En tout cas,
51:55en Europe,
51:56le marché,
51:56à ce stade,
51:57anticipe des hausses de taux
51:59de la part de la BCE,
52:00ce qui a donc
52:00un impact
52:01sur le marché obligataire,
52:03sur la partie courte,
52:04mais également
52:04sur la partie longue.
52:06Aujourd'hui,
52:06vous pensez
52:07qu'il y a des opportunités,
52:08David Benmussa,
52:09sur ce marché obligataire ?
52:10Alors,
52:11c'est une bonne question.
52:12Aujourd'hui,
52:13ce qu'on voit,
52:13c'est que la plupart
52:14des investisseurs
52:15se mettent sur des durations
52:16courtes,
52:17parce qu'il y a effectivement
52:17ce risque-là.
52:18Et puis,
52:19il y a quand même
52:19une volatilité assez impressionnante
52:21sur l'obligataire.
52:21On est passé de 3,3
52:23à 3...
52:23On est monté quasiment
52:24à 3,9
52:25sur le 10 ans français.
52:29Après,
52:30aujourd'hui,
52:31je pense que le...
52:33Il y a énormément,
52:34toujours énormément
52:35d'argent dans le marché.
52:36Et donc,
52:37d'avoir des taux
52:38de 3,7,
52:39c'est assez intéressant.
52:40Quand la BCE
52:43va agir,
52:44on n'a pas trop
52:45de visibilité.
52:46Et ça va dépendre,
52:46tout est aussi un peu
52:47imbriqué avec l'inflation
52:48et ce qui se passe aujourd'hui,
52:49les chiffres qu'on va voir.
52:51Donc,
52:51aujourd'hui,
52:52les investisseurs
52:53se mettent plutôt
52:53sur des durations courtes
52:54pour se dire
52:55on profite du portage
52:56et on enlève
52:58la duration.
52:59Mais pour les...
53:00Peut-être,
53:00je ne peux pas dire
53:00les plus téméraires,
53:01mais ceux qui ont une vision
53:02en tout cas plus long terme,
53:03aujourd'hui,
53:04ce sont des taux
53:04assez intéressants.
53:05Que ça soit...
53:06Dans une logique de portage ?
53:07Plutôt dans une logique
53:09de portage.
53:10Donc,
53:10d'aller jusqu'à
53:11l'échéance...
53:12Exactement.
53:13À la fois sur les obligations
53:14d'État,
53:15mais aussi sur les obligations
53:16privées,
53:17où vous avez encore
53:18des écarts
53:19qui sont assez intéressants.
53:21On voit un petit peu
53:22moins de flux
53:23sur les obligations
53:25les moins bien notées,
53:26sur le high yield,
53:27mais ça reste aussi
53:29des sujets...
53:31Les investisseurs
53:32se posent des questions
53:33pour se dire
53:33est-ce que c'est le moment
53:34ou pas ?
53:34Et le timing
53:36d'investir sur l'obligataire
53:38est aussi assez compliqué
53:39comme les actions.
53:40D'autant plus
53:40qu'en début d'année,
53:41on se souvient
53:41qu'on avait des spreads
53:43qui étaient au plus bas.
53:44Là aussi,
53:44il y a eu un changement
53:46majeur depuis ce conflit
53:47en Iran.
53:47Il y a eu un changement
53:48de paradigme
53:49assez rapide
53:51avec aussi
53:52une baisse des volumes
53:53sur l'obligataire
53:54comme il y a eu
53:54sur les dernières semaines
53:56sur les actions.
53:57Sur la partie américaine,
53:58parce qu'on n'a pas encore
53:59eu l'occasion
53:59de parler de la partie
54:01américaine
54:01qui est quand même
54:01aujourd'hui incontournable.
54:03En tout cas,
54:03si on l'a pas en portefeuille,
54:04on ne peut pas ne pas
54:04la regarder.
54:05Comment vous,
54:06aujourd'hui,
54:07arbitrez la partie américaine
54:09dans vos portefeuilles
54:09chez Nordé Asset Management,
54:10David Benmussar ?
54:11Aujourd'hui,
54:12c'est vrai que
54:13quand on regarde
54:13les indices mondiaux,
54:14les Etats-Unis,
54:15c'est 70% du portefeuille.
54:16Ce qu'on voit
54:17depuis un certain
54:18nombre de temps,
54:20c'est que
54:20les investisseurs européens
54:21se reposent des questions
54:23pour essayer de réduire
54:24un petit peu
54:24et de se repositionner
54:25sur l'Europe.
54:26Mais que les Etats-Unis,
54:28dans un portefeuille
54:28diversifié,
54:29sont incontournables.
54:30Vous avez ce biais
54:32dont on a parlé
54:33qui sont les valeurs,
54:35les sept magnifiques
54:35qui captent
54:36à la fois les bénéfices
54:37et à la fois
54:38une portion importante
54:39de l'indice.
54:41Mais vous avez quand même
54:42des marchés
54:43assez liquides
54:44avec de très,
54:45très belles sociétés.
54:46Donc,
54:47on essaye de trouver
54:48les noms
54:48un petit peu de demain.
54:51Vous en avez trop dit là.
54:52Il faut au moins en dire
54:52que un.
54:53Non,
54:54je ne peux pas trop dire.
54:54Mais bon.
54:56Passons le quartier,
54:57les secteurs aujourd'hui.
54:58Après,
54:59cette période mouvementée
55:01en mars
55:01et puis à l'aube
55:01de ces résultats d'entreprise,
55:03est-ce que vous avez revu
55:04un petit peu
55:04votre approche sectorielle ?
55:06Alors,
55:06on ne travaille pas directement
55:07sur l'approche sectorielle.
55:09On fait attention
55:09quand on combine
55:10nos indices
55:11à la résultante.
55:13D'instinct,
55:14j'ai tendance à dire
55:14que la construction,
55:15reconstruction
55:17va devoir être importante
55:19dans les prochaines années.
55:20Je pense notamment
55:22à d'éventuels
55:23contournements
55:24du détroit d'Ormuz.
55:25Il va falloir probablement
55:27s'activer de ce côté-là.
55:28Le secteur de la défense aussi,
55:30mais pas forcément autant
55:32la partie missile
55:33qu'auparavant
55:33et peut-être un peu plus
55:34la partie drone.
55:35puisqu'on a vu
55:36que les deux derniers conflits
55:37ont changé un petit peu
55:38la nature
55:39des modalités de conflits.
55:44Je pense que
55:44de façon générale,
55:46on va continuer
55:47d'avoir
55:47tout ce qui est
55:48énergie alternative
55:50puisqu'on a bien compris
55:51que les énergies fossiles
55:52posaient problème.
55:53Donc,
55:54il va falloir essayer
55:55de réactiver
55:55la partie énergie alternative,
55:57donc les énergies nouvelles.
55:59Et derrière,
56:00il y a tous les...
56:01Ça veut dire
56:02les semi-conducteurs,
56:02enfin bref,
56:03vous avez...
56:03Ou les matières premières,
56:04vous avez un certain nombre
56:05de dérivés
56:06qui se cachent derrière
56:06cette thématique.
56:08On est au bout.
56:08Merci en tout cas
56:09à tous les deux.
56:10Nous a raccompagnés ce matin
56:11Vincent Lecartier,
56:12responsable de l'allocation
56:12d'actifs chez WeSave
56:13et David Benmussa,
56:14directeur exécutif France
56:15et Benelux
56:16de Nordea Asset Management.
56:189h58,
56:18dans 2 minutes,
56:19il sera 10h.
56:19Vous retrouvez comme tous les jours
56:21les experts
56:22avec Raphaël Legendre
56:24et puis à partir de 11h,
56:25tout pour investir
56:25avec Antoine Larigauderie.
56:27Le CAC 40,
56:28c'est donc 1%
56:28à 8176 points
56:30quand du côté de Wall Street,
56:32les contrats futurs
56:33sont en petite baisse.
56:34Ça sera bien sûr
56:34à confirmer
56:35à l'ouverture
56:36des marchés américains
56:37à 15h30
56:38avec Guillaume Sommerer.
56:39Mais donc,
56:40juste avant,
56:40vous retrouvez les experts
56:41avec Raphaël Legendre.
56:42Quel est le programme
56:42dans un instant, Raphaël ?
56:44Bonjour Étienne,
56:45bonjour à tous.
56:45On va évidemment parler
56:46de la crise en Iran.
56:47À 16h,
56:48normalement,
56:49les navires américains
56:50devraient bloquer complètement
56:52le détroit d'Ormouz.
56:53Avec quelles conséquences
56:53pour nous,
56:54Européens,
56:55faut-il s'habituer
56:56un pétrole au-delà
56:57des 100 dollars
56:58pour les mois à venir ?
56:59Ce sera le premier thème
57:00des débats aujourd'hui.
57:02On va parler un peu
57:03finances publiques.
57:04Il y a un sondage
57:05exclusif IFOP
57:06pour les actifs anonymes
57:07qui nous indique
57:08que les retraités
57:09seraient prêts
57:10à faire des efforts
57:11pour redresser les comptes
57:13et réduire les déficits.
57:14On va discuter ensemble.
57:15On va revenir sur
57:16la proposition de loi
57:17autour du 1er mai
57:18qui fait beaucoup de bruit
57:19du côté des syndicats,
57:20des syndicats
57:21qui sont reçus aujourd'hui
57:22par ministre du Travail
57:23Jean-Pierre Farandou.
57:25Et puis enfin,
57:25faut-il fusionner
57:26l'ERSA,
57:27la prime d'activité
57:28et les allocations
57:29logements
57:30en une allocation sociale
57:32unique,
57:32la fameuse ASU ?
57:33Un projet de loi
57:34devait être déposé
57:35mi-mai.
57:36On va voir que c'est
57:36un peu plus compliqué
57:37que ça.
57:38Voilà le programme
57:38des experts
57:3910h-11h.
57:40On se retrouve demain
57:41à partir de 9h
57:42pour Good Morning Market.
57:43Très bonne journée.
57:45Good Morning Market
57:46sur BFM Business.
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