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  • il y a 1 jour
Ce lundi 27 avril, Florian Ielpo, en charge de la macroéconomie chez Lombard Odier IM, Andrea Tueni, sales trader chez Saxo Banque, Julien Leegenhoek, fondateur de Taranis, Olivier Malteste, directeur des investissements chez Yomoni, et Pierre Sabatier, économiste et fondateur de PrimeView, étaient les invités dans l'émission Good Morning Market, présentée par Étienne Bracq, sur BFM Business. Retrouvez l'émission du lundi au vendredi et réécoutez la en podcast.

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Transcription
00:06L'actualité des marchés financiers sur BFM Business. Dans un instant, l'ouverture. Quelle est l'ambiance, Etienne Braque ?
00:11Une ambiance prudente sur les marchés européens ce matin, dans le sens où ce lundi va être calme, en tout
00:18cas d'un point de vue de l'agenda.
00:19Mais ça va s'accélérer à partir de mercredi, avec notamment, on en parlait donc ce matin, la commission bancaire
00:26du Sénat
00:27qui devrait voter en faveur du profil de Kevin Walsh, puisque Tom Tillis, qui bataillait depuis des semaines
00:32pour laisser Jerome Powell de côté par rapport aux travaux rénovations de la Fed, a réussi à avoir gain de
00:39cause.
00:39Donc Tom Tillis va pouvoir voter pour le profil de Kevin Walsh et donc, normalement, ça passe.
00:45Ça va encore se jouer à une voix, parce qu'il y a quand même une très très courte majorité
00:48de la part des Républicains
00:49dans cette commission bancaire du Sénat. Et puis ensuite, deuxième volet, on n'a pas encore de date,
00:53dans les prochaines semaines, au Sénat américain, pour valider son profil.
00:58Donc ça devrait être la dernière réunion de Jerome Powell ce mercredi.
01:02Vous aurez également la BCE, qui va se réunir, avec une réunion ce jeudi.
01:07Et puis il y aura également la Banque d'Angleterre ou encore la Banque du Japon.
01:09Bref, toutes les grandes banques centrales du monde vont prendre la parole cette semaine,
01:12à un moment où ils ne savent pas trop où ils vont en ce qui concerne leur prévision d'inflation.
01:16Donc ça, c'est pour l'agenda Banque centrale. Et on va avoir tout un tas de résultats de GAFAM.
01:19Oui, les GAFAM, l'entièreté des GAFAM, donc les cinq GAFAM, qui vont publier mercredi et jeudi,
01:25avec Microsoft, Alphabet, Meta, qui vont publier mercredi soir.
01:30Et puis vous aurez Apple jeudi soir. Donc ça sera vraiment un grand moment,
01:33d'autant plus que les indices américains sont sur des plus hauts historiques.
01:36Nvidia a touché les 5 000 milliards de capitalisation boursière vendredi soir,
01:40à la clôture pour la première fois depuis octobre dernier,
01:43quand l'ensemble des valeurs tech, et notamment la partie semi-conducteurs,
01:46gagnent quand même 35% depuis le début du mois.
01:49L'indice semi-conducteur de Philadelphie gagne même quasiment 50% depuis son plus bas du mois de mars.
01:55Donc on est vraiment sur un rallye impressionnant.
01:57Tout l'enjeu, c'est de voir quelles sont les nouvelles qui sont déjà anticipées,
02:00sachant que le marché s'attend déjà à des résultats extraordinaires.
02:03Et qu'est-ce qu'il faudra de plus pour continuer ce rallye,
02:06sachant qu'un indice ne peut pas gagner 35% tous les mois.
02:09Au bout d'un moment, il va falloir une pause ou au moins une correction.
02:12Ça booste du côté des semi-conducteurs.
02:14On était avec Jean-Marc Chéry il y a quelques instants d'Esté Microelectronics.
02:18Il disait qu'on est vraiment sur un point bas qu'on a atteint.
02:21Désormais, son carrière de commande est ultra plein de la part d'Apple, de la part d'Amazon.
02:28Désormais, c'est Data Center et Spatial.
02:30Et ça se voit en bourse.
02:31Le titre Esté Microelectronics gagne 85% depuis le début de l'année.
02:34C'est la plus forte hausse du CAC 40.
02:36Quand vous regardez Soitec, qui a quand même connu un parcours très compliqué ces 2-3 dernières années,
02:41là le titre a carrément fait x2 en l'espace de 3 semaines et x5 depuis le début de l
02:45'année.
02:46Donc c'est vraiment l'ensemble de ces valeurs liées aux semi-conducteurs qui sont recherchées en ce moment.
02:51Le CAC 40 qui ouvre à l'instant ?
02:52Stable, parfaitement stable.
02:540,01% de progression, donc autant dire nul.
02:578158 points.
02:58Même chose du côté de l'Eurostoxx 50.
03:00On va parler d'STM, c'est encore ce matin la plus forte hausse du CAC 40.
03:04Plus 0,8% à 43,72, 8 de Capgemini.
03:08Et Cylor Luxottica, qui gagne 0,5%.
03:12Un titre qui avait été malmené la semaine dernière à l'occasion de la publication de son chiffre d'affaires.
03:17D'ailleurs, vous aurez encore beaucoup de publications de chiffre d'affaires cette semaine dans le CAC 40.
03:20Il y en a eu 16 la semaine dernière et on aura 11 cette semaine avec des grands noms,
03:24tels que Airbus ou encore Schneider Electric qui vont publier en milieu de semaine.
03:28Les cours du pétrole sont toujours au-delà des 100 dollars,
03:31notamment en ce qui concerne le baril de Brent, 107 dollars pour le baril de Brent
03:35quand sur le front du gaz, nous sommes toujours à 45 euros le mégawatt-heure en Europe.
03:39L'euro dollar est à 1,1731 quand sur le marché obligataire,
03:44le 10 ans allemand est toujours sur le fil des 3%,
03:47quand le 10 ans français est à 3,66.
03:50Du côté du SBF 120, l'actualité des entreprises est dominée ce matin par Forvia.
03:54C'est de loin la plus forte hausse, plus 3,4% au-delà des 10 euros,
03:58avec le groupe qui a annoncé ce matin vendre son activité intérieure,
04:03habillage intérieur de voiture au fonds américain Apollo.
04:06C'est une transaction à plus de 2 milliards de dollars
04:09qui était un petit peu dans les cours, sachant que ça avait fuité la semaine dernière
04:12par la presse anglo-saxonne.
04:14En tout cas, le groupe annonce ce matin que c'est scellé
04:16et donc cette opération à plus de 2 milliards de dollars
04:18profite à la valeur qui gagne donc plus de 3%.
04:21Au menu de Good Morning Market.
04:22Dans un instant, Florian Elpo reviendra sur cette semaine très chargée
04:26qui attend les marchés américains.
04:27C'est certes une semaine de 4 jours pour la Bourse de Paris
04:31puisqu'il n'y aura pas de séance vendredi 1er mai,
04:33mais il y aura donc les GAFAM à surveiller ainsi que les banques centrales.
04:37André Latueni nous accompagnera dans une dizaine de minutes.
04:40Il nous dira quels sont les niveaux clés à surveiller en Europe,
04:42sachant que les niveaux en Europe ne sont toujours pas sur des plus hauts,
04:45contrairement à l'Asie ce matin et à Wall Street vendredi.
04:48En portefeuille, Julien Léguenouk depuis Genève.
04:51Nous reviendrons sur l'envolée, donc des valeurs de semi-conducteurs
04:55avec un Nasdaq qui gagne quand même 15% depuis le début du mois.
04:59Pour l'instant, c'est le meilleur mois de l'indice Nasdaq depuis avril 2020.
05:04Focus du jour sur le marché des ETF avec un match entre la gestion passive
05:08et la gestion active.
05:10Et puis en dernière partie d'émission, avec Pierre Sabatier de PrimeView,
05:14nous reviendrons sur les scénarios macro de cette année,
05:17sachant qu'à tour de bras la semaine dernière,
05:19que ce soit l'Allemagne ou encore l'Italie,
05:21ont revu à la baisse leurs prévisions de croissance pour 2026.
05:26BFM Business présente
05:28Good Morning Market
05:30Etienne Braque.
05:31C'est parti pour Good Morning Market, 9h05.
05:33Et donc les marchés en Europe qui ouvrent sur une note prudente,
05:35plus 0,2% pour le CAC 40, plus 0,15% pour l'Eurostox 50.
05:40Et si leur Luxottica, ArcelorMittal ou encore Safran mènent la danse,
05:43trois titres qui gagnent plus de 1% à l'ouverture,
05:45alors qu'à l'inverse, les valeurs défensives cèdent très légèrement du terrain.
05:50Avec des informations, nous en reparlerons dans un instant avec Florian Elpro,
05:53de Axios, qui évoque que Téhéran a envoyé une nouvelle proposition à Washington
05:59pour essayer de résoudre le conflit en Iran.
06:02Une note qui contiendrait un compromis afin de réouvrir le détroit d'Hormuz.
06:07En tout cas, ce matin, vous avez un baril de pétrole
06:09qui reste prudent face à cette information,
06:11au point même que le Brent gagne plus de 2%.
06:13Au-delà des 107 dollars, l'once d'or se stabilise de son côté à 4729 dollars.
06:20Comme promis, c'est donc Florian Elpo qui nous accompagne
06:23ce matin depuis Genève, depuis l'ombard au DIEIM.
06:26Vous êtes en charge de la macroéconomie, Florian.
06:28Merci d'être avec nous.
06:29Nous accordez quelques minutes pour se pencher un petit peu
06:33sur l'agenda de la semaine.
06:34Dans un instant, nous parlerons des banquiers centraux,
06:36mais également des GAFA, mais puis aussi des résultats au sens large,
06:39dans le sens où vous avez quand même un tiers du S&P 500
06:41qui va dévoiler ses trimestriels dans les cinq prochaines séances.
06:45Juste avant, comment vous regardez la situation au Moyen-Orient ?
06:49C'est vrai que pour les marchés, c'est moins le sujet.
06:51Le sujet à court terme, c'est l'intelligence artificielle, les GAFAM.
06:55Néanmoins, quand vous regardez ces informations d'Axios d'hier soir,
06:59comment vous regardez ce conflit et puis surtout vos scénarios
07:02chez l'ombard au DIEIM sur la réouverture du détroit d'Hormuz ?
07:07Bonjour Étienne, bonjour à tous et merci de me recevoir.
07:10Effectivement, le statu quo se poursuit.
07:12Ce qui se passe depuis le week-end, c'est cette proposition de terme
07:16de cesser le feu envoyée par l'Iran à la Maison-Blanche
07:20qui a été reçue assez froidement.
07:22Peu de commentaires formulés à ce sujet.
07:25Ce qu'on a pu lire entre les lignes, c'est que l'offre propose beaucoup,
07:29mais ce n'est pas suffisant.
07:31Notamment, l'offre laisserait de côté les discussions autour du nucléaire.
07:36On n'est pas du tout en train d'avancer.
07:38Ce à quoi on peut s'attendre, très légitimement,
07:42c'est une poursuite du statu quo.
07:43Le statu quo, quel est-il ?
07:45C'est le statu quo que le marché anticipe,
07:47c'est-à-dire aujourd'hui une résolution à court ou moyen terme
07:50de la situation et l'atteinte assez rapide d'un cessez-le-feu.
07:54Il faut se souvenir qu'on entre dans la neuvième semaine consécutive
07:57de blocage du détroit d'Hormuz.
07:59Ça veut dire qu'à peu près en moyenne,
08:02on peut chiffrer le dommage à environ 4 000 bateaux
08:06qui n'ont pas pu traverser le détroit d'Hormuz.
08:09C'est un choc pour le marché énergétique significatif
08:13et qui continue.
08:15C'est-à-dire qu'on n'a pas encore aujourd'hui d'horizon,
08:19de résolution de cette situation.
08:21Mais comme vous le savez, aujourd'hui, on a toujours
08:23une petite nouvelle incrémentale.
08:25Qu'est-ce que ça change pour nous ?
08:26Pour l'instant, pas grand-chose.
08:27Pourquoi ?
08:28Parce que dans l'ensemble, ça continue de peser sur les valeurs européennes.
08:30On le lit dans le marché.
08:31Le marché l'a très bien compris.
08:33Et c'est aussi une incitation pour les marchés
08:35à regarder par-delà le détroit d'Hormuz.
08:38Et qu'est-ce qu'il y a par-delà le détroit d'Hormuz ?
08:39Eh bien, en fait, il y a l'IA, il y a la technologie,
08:42il y a les semi-conducteurs qui continuent à caracoler
08:44et les investisseurs s'en réjouissent et profitent finalement de cette nouvelle tendance.
08:49En tout cas, la remontée des prix du pétrole,
08:52on est quand même depuis le jeu des derniers au-delà des 100 dollars,
08:54a un impact très clair sur les prix à la pompe en Europe,
08:58mais aussi aux États-Unis.
09:00Typiquement, ce matin, le galon sur les contrats à terme à New York
09:04est sur les plus hauts de 2022.
09:064,50 dollars pour un galon,
09:08ce qui forcément va se répercuter sur les données d'inflation.
09:11Des données d'inflation qui seront évoquées demain du côté de la Fed
09:16à partir de mercredi du côté de la BCE,
09:18dans le sens où c'est deux jours de réunion
09:20et la Fed va prendre la parole mercredi, la BCE jeudi.
09:23Qu'est-ce que vous attendez chez l'embarodier IEM
09:25de ces deux banques centrales, Florian Lelpeau ?
09:28Alors déjà, il faut se rappeler qu'effectivement,
09:30le prix du galon est très élevé aux États-Unis,
09:32mais si vous regardez les surveys des consommateurs,
09:36donc les enquêtes menées auprès des consommateurs, pardon,
09:38au sujet de leurs anticipations d'inflation qui ont été publiées
09:42vendredi dernier, on a plutôt vu une décrue, en fait,
09:45d'une inflation anticipée de 4,8 à 4,7.
09:48Vous me direz, ce n'est pas grand-chose,
09:49mais en tout cas, le consommateur américain s'inquiète marginalement moins
09:52ou semble avoir trouvé un niveau maximum d'inquiétude
09:55vis-à-vis de cette situation.
09:57Côté Fed, ce à quoi on s'attend, c'est la poursuite,
10:00simplement, la poursuite naturelle de ce qui a été engagé
10:05par Jérôme Powell jusqu'à présent.
10:06C'est-à-dire, il ne s'agit pas d'un choc stagflationniste,
10:10il ne s'agit que d'un choc inflationniste qui vient de l'offre.
10:13On sait ces chocs de courte durée, on reste vigilant.
10:16Pour le moment, on garde les taux inchangés.
10:18Ça, c'est pour l'instant le mantra dominant côté Fed.
10:22Ce n'est pas nécessairement quelque chose de négatif pour les marchés,
10:24mais il faut bien le comprendre. Côté BCE, la situation est un petit peu différente.
10:29Pourquoi ? Parce qu'en fait, ce choc énergétique,
10:32il vient appuyer précisément là où l'Europe a mal.
10:35L'Europe, elle a mal à son cœur.
10:37Et le cœur, c'est quoi ?
10:39Principalement, c'est l'Allemagne et la France, ils ont caricature.
10:41Et le mélange de ces deux pays est un mélange qui souffre beaucoup
10:45de ce choc énergétique.
10:47On l'a lu la semaine passée avec l'enquête IFO,
10:49qui est un indicateur avancé pour l'économie allemande.
10:52Donc, le message, il est assez clair.
10:53Pas de stagflation côté États-Unis, stagflation côté Europe,
10:57mais une stagflation qui touche surtout le cœur
10:59et beaucoup moins les nations plus récentes,
11:02plus récemment arrivées dans l'Union européenne et dans la zone euro.
11:05Et ça, la BCE va devoir gérer ce grand écart entre les nouveaux et les anciens.
11:10Et nous aurons l'occasion de reparler de ce sujet dans une demi-heure
11:14avec Pierre Sabatier, économiste et fondateur de PrimeView,
11:16et Olivier Maltès, le directeur des investissements de YouMoney.
11:19Juste avant de retrouver Andréa Thueny, qui nous attend chez Saxo Bank,
11:22un dernier mot, Florian Elpeau, sur les GAFAM,
11:25avec donc ces grandes, majeures technologiques
11:29qui vont publier leurs résultats mercredi et jeudi.
11:32Il sera bien sûr probablement de résultats nouveaux records,
11:36mais surtout d'intelligence artificielle,
11:38avec pour rappel des géants qui ont promis
11:41plus de 600 milliards d'investissements cette année.
11:44Alors, il faut bien comprendre que la saison qu'on est en train de traverser,
11:49la saison des résultats qu'on traverse actuellement
11:50est d'une nature très différente de la précédente saison des résultats.
11:54La précédente saison des résultats, on parlait de dépenser de l'argent
11:58et le marché a assez mal réagi, si vous vous en souvenez comme moi,
12:01à la nouvelle.
12:02Cette nouvelle saison, c'est plutôt comment est-ce qu'on gagne de l'argent dans l'IA.
12:06Et ça, le marché y est très sensible.
12:09Maintenant, il ne faut pas se voler la face.
12:11On a une impression dans le marché de reprises rapides,
12:15de scénarios médians,
12:17de scénarios dans lesquels finalement les choses n'iraient pas si mal que ça.
12:21En fait, il faut bien comprendre que cette médiété,
12:24ce scénario médian qu'on a atteint,
12:26il reflète la combinaison de deux extrêmes.
12:29C'est-à-dire qu'on a un extrême négatif côté macro,
12:31avec le prix du pétrole, vous l'aviez rappelé abondamment.
12:33Et puis de l'autre côté, on a un extrême positif
12:35qui est justement la dynamique côté semi-conducteur
12:38qui représente 50% de marché de la tech aux États-Unis
12:41et également une grande partie de ce qu'on trouve aux émergents.
12:44Donc vous voyez, on a deux extrêmes
12:46qui, moyennisés, nous donnent une impression de normalité.
12:50Bien sûr, quel est le danger dans tout ça ?
12:52Eh bien, c'est la déception
12:53parce que les attentes sont très élevées du côté des GAFAM, justement.
12:56Donc on reste positif, en tout cas de notre côté,
13:00vis-à-vis de cette saison.
13:01On pense qu'il y a encore des bonnes choses à découvrir.
13:03Simplement, il faut comprendre que le risque,
13:05l'angle mort des marchés aujourd'hui,
13:07c'est la déception côté GAFAM.
13:08Et nous ferons un focus sur ces fameux GAFAM
13:10dans à peine cinq minutes avec Julien Le Gnu,
13:13qui est comme vous, à Genève depuis Taranis.
13:15Il nous décryptera les attentes du marché
13:18en ce qui concerne ces géants technologiques.
13:21Merci beaucoup de nous avoir accompagnés ce matin.
13:23Florian Hielpau en charge de la macroéconomie
13:25chez Lombard-Rodier IM.
13:269h13.
13:27Tout de suite, on va filer du côté de la salle des marchés de Saxo
13:30pour suivre la séance en cours.
13:34Séance en cours et un début de semaine dans le calme,
13:37en tout cas sur une note prudente.
13:38Plus 0,26% pour le CAC qui rentre à 8179 points,
13:42plus 0,2% pour l'Eurostox 50
13:44quand le DAX à Francfort est également très légèrement dans le vert.
13:47Bonjour André Atuéni.
13:48Merci de nous accorder également quelques minutes ce matin.
13:51Bonjour.
13:51Sales Trader chez Saxo Bank.
13:53Début de semaine dans le calme, en effet,
13:54avant beaucoup d'actualités,
13:57que ce soit sur le plan des banques centrales,
13:59mais également sur le parti micro-entreprise.
14:05Oui, c'est vrai que la semaine ne va peut-être pas être aussi calme
14:07que ce début de séance et ce début de semaine sur le CAC.
14:11Alors, en effet, on a encore de l'actualité sur la géopolitique
14:14avec des réunions qui ont avorté ce week-end,
14:16mais des informations peut-être un peu plus positives ce matin
14:20avec peut-être une nouvelle proposition
14:22qui a été envoyée par l'Iran aux États-Unis
14:24pour rouvrir le détroit d'Ormuz.
14:25Donc bon, d'une manière générale,
14:27on sent quand même que le marché s'est un petit peu détourné
14:29de cette question géopolitique.
14:30On le voit, on a des cours du pétrole qui sont encore assez élevés,
14:32mais pour autant, on a des indices qui tiennent,
14:35qui affichent une certaine complaisance
14:37par rapport à cette question géopolitique
14:38et surtout, au-delà d'une complaisance,
14:39qui ont l'air d'anticiper une issue favorable
14:42sans avoir une idée très précise du timing,
14:44mais qui restent quand même assez optimistes
14:46sur, encore une fois, une issue positive à ce conflit.
14:49Et donc, du coup, pas une reprise de la guerre
14:52comme on a pu l'avoir il y a quelques semaines.
14:53Donc ça, c'est un petit peu ce qu'on retient
14:55sur la partie géopolitique.
14:56Après, comme vous l'avez dit,
14:57c'est une semaine qui va être extrêmement chargée.
14:59On a trois grandes banques centrales
15:00qui vont s'exprimer cette semaine.
15:03On a évidemment la Fed, la Banque Centrale Européenne,
15:05mais aussi la BOJ, donc la Banque du Japon.
15:07Donc ça, c'est évidemment des rendez-vous
15:08qui sont attendus dans un contexte
15:10où on a parlé d'une hausse des prix énergétiques
15:12et peut-être d'une reprise de l'inflation.
15:14C'est évidemment important d'avoir
15:17l'explication de la Fed
15:19et de la Banque Centrale Européenne
15:20sur, justement, cette situation économique, macroéconomique.
15:23Et avoir une idée un peu plus précise
15:25des projections qu'on pourrait faire
15:27en matière de politique de taux.
15:29Pour le moment, le marché a l'air
15:30de retirer un petit peu ses anticipations
15:33autour d'une éventuelle reprise
15:35à la hausse des taux.
15:37Et donc, du coup, on continue d'anticiper
15:39peut-être des baisses de taux
15:40du côté de ces deux banques centrales.
15:41Il faudrait avoir cette confirmation.
15:42On aura aussi de la macroéconomie
15:44avec notamment l'inflation,
15:46l'indiscore PC aux États-Unis
15:47qui aura évidemment son importance là aussi
15:49dans cette anticipation de politique monétaire.
15:51Et puis, peut-être l'information
15:53la plus importante de la semaine
15:54et peut-être celle qui va prendre le plus de poids,
15:56c'est la microéconomie
15:57avec les résultats des entreprises,
15:59notamment les résultats des entreprises de la tech.
16:015 sur 7 des grosses entreprises de la tech
16:03vont publier cette semaine
16:04entre mercredi et jeudi.
16:06Et peut-être que ça va avoir davantage de poids
16:08que, en tout cas, la géopolitique,
16:10ça c'est sûr.
16:10Et que ça va évidemment driver
16:11la performance des marchés
16:13tout au long de la semaine.
16:14D'un point de vue technique,
16:14sur le CAC,
16:15alors on a toujours un petit retard,
16:16évidemment, par rapport aux indices américains.
16:18L'absence, on va dire,
16:19de secteurs technologiques forts
16:20continue de peser dans l'indice.
16:22On voit l'indice américain
16:23qui performe fort.
16:24Sur le CAC,
16:24on est toujours un petit peu en retrait
16:25parce qu'on n'a pas ce moteur de la tech
16:27qui a bien drivé la performance
16:28des indices américains
16:29depuis ce cessez-le-feu.
16:32Et donc, du coup,
16:33on est toujours en dessous de ce niveau.
16:35C'est un petit peu un niveau pivot,
16:36en dessous de 8 250.
16:37On manque un petit peu de carburant à la hausse.
16:39Le vrai niveau, c'est 8 259.
16:41C'est vraiment une résistance,
16:42là, aujourd'hui, qui est importante.
16:43C'était un support, encore une fois,
16:44la semaine dernière.
16:48On a du potentiel de hausse,
16:50on a un peu plus de carburant
16:51et on peut aller viser des niveaux
16:52tels que 8 340 ou 8 425.
16:55Et puis, à la baisse, en revanche,
16:57on est là sur un niveau de support 8 160.
16:59On s'en éloigne un petit peu,
17:00mais on n'est pas très loin
17:01de ce niveau de support.
17:02On a 8 100 comme support très, très court terme.
17:05Et sinon, on a 8 030
17:06qui est aussi à surveiller
17:08comme niveau de support.
17:09Et donc, pour le moment,
17:10on est dans une configuration technique
17:11assez neutre sur le CAC.
17:13Encore une fois, on a besoin de ce carburant
17:16pour aller franchir certains niveaux.
17:17Et puis, on a toujours ce gap ouvert
17:19entre 8 400 et quelques
17:20et 8 550 à peu près,
17:22qui va être important à franchir
17:25pour complètement effacer
17:26le mouvement de baisse
17:27qu'on a connu autour de l'actualité,
17:28au cœur de cette actualité géopolitique
17:30qu'on a eu il y a quelques semaines.
17:32Qu'est-ce que vous surveillez
17:33en termes de classe d'actifs,
17:34d'indices de sous-jacents
17:35en ce moment,
17:36André Atuéni ?
17:38Je ne sais pas,
17:38on a par exemple l'indice
17:39de Philadelphie des semi-conducteurs
17:41qui enchaîne 18 séances dans le vert.
17:44C'est-à-dire que concrètement,
17:44il n'a pas baissé
17:45sur l'ensemble du mois d'avril.
17:47On est quand même sur une hausse
17:47de plus de 30 %
17:48depuis le début du mois.
17:50On a quand même des valeurs,
17:51des indices
17:52qui affichent des parcours
17:54spectaculaires ces dernières semaines.
17:58C'est vrai que la technologie
17:59est vraiment au cœur encore une fois
18:00du rebond qu'on a connu
18:01sur les marchés américains.
18:02Mais c'est vrai qu'au sein
18:03de ce secteur de la technologie,
18:04on parle beaucoup
18:05d'intelligence artificielle, etc.
18:06Mais on en avait parlé déjà
18:08depuis l'année dernière
18:08de cette sélectivité
18:09qui allait être importante
18:10en 2026 sur l'intelligence artificielle.
18:12Et le parcours aujourd'hui
18:13des semi-conducteurs
18:14qu'on peut opposer
18:15au parcours du secteur des logiciels,
18:17là, c'est vraiment
18:20le témoignage, on va dire,
18:21de cette sélectivité
18:22qui va être très, très importante
18:23dans l'intelligence artificielle.
18:25On a évidemment
18:26les semi-conducteurs
18:27qui tirent la cote vers le haut,
18:28qui tirent le secteur vers le haut.
18:29Et puis, d'un autre côté,
18:30on a plutôt le secteur
18:31des softwares, des logiciels
18:32qui, lui, est à la peine
18:34depuis le début de l'année,
18:35qui est un peu plus en souffrance
18:36et qui, du coup,
18:38vient rééquilibrer
18:38un petit peu les choses.
18:39Mais c'est vrai que,
18:39d'une manière générale,
18:40cette performance qu'on observe
18:41sur les semi-conducteurs,
18:42c'est vraiment le moteur,
18:44on va dire, du rebond
18:44qu'on a vu sur les marchés américains.
18:46Donc, il faut voir
18:47si on continue d'avoir
18:48ce décalage sectoriel,
18:49enfin, intersectoriel
18:51au sein de la tech.
18:54Et c'est évidemment
18:56quelque chose qu'on surveille.
18:57Après, on surveille
18:57de manière générale.
18:58Ce qu'on surveille aujourd'hui,
18:59c'est les résultats
19:00d'entreprise.
19:01Et c'est vrai qu'on a eu,
19:02pour le moment,
19:02une performance
19:03qui est plutôt correcte.
19:04On a eu une surprise
19:04au-delà des 10%
19:05sur les résultats
19:06sur les entreprises du S&P
19:08qui ont publié.
19:08Mais c'est vrai que,
19:09cette semaine,
19:10à la fois sur le S&P,
19:11mais aussi sur le CAC,
19:11on a une accélération
19:12de la publication des résultats.
19:14Et c'est vraiment
19:14la microéconomie
19:15qui nous a permis
19:16de sortir petit à petit
19:18de la géopolitique
19:19qui a été le catalyseur principal
19:20pendant plusieurs semaines.
19:21Et c'est grâce, justement,
19:23au lancement
19:24de cette saison
19:24de publication de résultats,
19:26grâce aussi, évidemment,
19:27au CAC, le feuille qu'il y a eu,
19:28on a pu sortir un petit peu
19:29de ce catalyseur
19:30et se concentrer sur...
19:31revenir un petit peu
19:32sur l'économie réelle
19:33et se concentrer
19:33sur des vrais fondamentaux.
19:35Donc, évidemment,
19:35que cette saison de résultats,
19:36elle va être particulièrement suivie.
19:37Et c'est là, encore une fois,
19:39ce qui fait la richesse
19:39de cette semaine
19:40avec à la fois
19:41de la macroéconomie
19:41des banques centrales
19:42et de la microéconomie,
19:43des gros résultats
19:44qui vont être publiés
19:45et notamment dans le secteur
19:46de la tech.
19:46Et on va voir, justement,
19:47ça va être la mise à l'épreuve,
19:48on va dire,
19:49une mise à l'épreuve
19:49pour le secteur de la tech.
19:50Est-ce que les résultats
19:51vont permettre de continuer
19:52de driver la performance
19:53et donc, du coup,
19:54de tirer les indices vers le haut
19:55ou, au contraire,
19:55est-ce qu'on va avoir
19:56des déceptions ?
19:57Et là, on pourrait avoir
19:57un petit peu plus de difficultés
19:58du côté des indices
19:59pour maintenir, on va dire,
20:01cette performance.
20:02Mais ce qui est sûr,
20:03c'est que quand on est
20:04dans un environnement
20:07géopolitique très incertain,
20:08on a en effet
20:09un manque de visibilité
20:10sur la macroéconomie.
20:11C'est le cas aujourd'hui.
20:12On est un petit peu
20:12dans un brouillard macroéconomique.
20:14Mais quand on a
20:15un petit peu plus de sécurité,
20:17quand on écarte un petit peu
20:18cette prime de risque géopolitique,
20:19qu'on commence à avoir
20:20un peu plus de visibilité
20:21sur le plan macroéconomique,
20:22il y a beaucoup de carburant
20:23dans le marché.
20:24Et c'est vrai que le biais haussier
20:25peut-être est bien parti
20:27peut-être pour dominer
20:28à condition qu'on ait,
20:29évidemment, encore une fois,
20:30des garanties
20:31sur le plan géopolitique.
20:32Merci beaucoup, Andréa Thueny.
20:34Nous a accompagné ce matin
20:35depuis la salle des marchés
20:35de Saxo Bank.
20:36Très courte pause.
20:37On se retrouve dans un instant.
20:38Nous serons depuis Genève
20:40avec Julien Léguenouk.
20:41C'est le fondateur de Taramis,
20:43une maison de gestion
20:44qui regarde de près
20:45ce qui se passe
20:46sur les valeurs au spatial,
20:48à l'intelligence artificielle
20:49et puis bien sûr
20:50aux valeurs technologiques.
20:51Nous reviendrons
20:52sur cette semaine cruciale
20:53avec donc la publication
20:54des résultats des GAFAM
20:56mercredi et jeudi.
20:57Et puis ensuite,
20:58nous parlerons bien sûr
20:59de la situation en macro
21:00avec Pierre Sabatier,
21:01de PrimeView
21:02et Olivier Maltest
21:03qui reviendront bien sûr
21:04sur les prévisions de croissance,
21:06mais également d'inflation
21:07dans leur modèle réciproque
21:08sachant que les banques centrales
21:10vont comme vous l'avez souligné
21:11se réunir cette semaine
21:13que ce soit du côté du Japon,
21:14de Londres,
21:15de Francfort
21:16ou encore bien sûr
21:16du côté de New York
21:18avec la Fed.
21:18On se retrouve dans un instant.
21:19A tout de suite.
21:21BFM Business présente
21:23Good Morning Market
21:26Etienne Braque
21:27Un petit coup d'œil
21:28sur la séance en cours
21:29et un CAC 40
21:30qui gagne 0,3%
21:318 180 points
21:33et si leur luxe
21:33Sotica reprend des couleurs
21:34après avoir été malmené
21:35la semaine dernière
21:36188 euros
21:371,3%
21:39Idem pour Eurofins
21:40qui a perdu plus de 10%
21:41la semaine dernière
21:42à l'occasion
21:43de son chiffre d'affaires
21:44trimestriel
21:4562,66 euros
21:47Kering, Accor
21:48ou encore Schneider Electric
21:49gagne également
21:50près de 1%
21:51Schneider Electric
21:51qui va publier ses résultats
21:52cette semaine
21:53ça sera une nouvelle
21:54grosse semaine
21:54en termes de publication
21:55vous aurez Schneider Electric
21:56le secteur bancaire
21:57ou encore Airbus
21:58qui vont publier leurs résultats
21:59à partir de demain
22:01du côté du SBF 120
22:03Forvia gagne 1,3%
22:05l'équipement anti-automobile
22:06qui a annoncé CD
22:07ce matin
22:07sa partie
22:08équipement intérieur
22:10au fonds américain
22:11Apollo
22:11pour plus de 2 milliards de dollars
22:13ça profite à la valeur
22:14c'est l'une des plus fortes hausses
22:15du SBF 120
22:16et puis à l'inverse
22:17Soitech
22:17qui a connu un parcours
22:18spectaculaire
22:19depuis le début de l'année
22:20fait une petite pause
22:20moins 3,7%
22:22à 108,40 euros
22:24avant donc
22:25les banques centrales
22:26et la réunion
22:27de la Fed
22:28qui bien sûr
22:28ne se tient pas
22:29à New York
22:30mais à Washington
22:31tout de suite
22:31on va faire un point
22:32sur les résultats
22:33des GAFAM
22:35les GAFAM
22:36qui sont attendus
22:37au tournant
22:37cette semaine
22:38puisqu'ils vont publier
22:39leurs résultats
22:40mercredi soir
22:40après la clôture
22:41ainsi que jeudi
22:42jeudi soir
22:43ça sera le cas
22:44d'Apple
22:44bonjour
22:45Julien Leguenouk
22:46merci de nous accompagner
22:47ce matin
22:47vous êtes le fondateur
22:48de Taranis
22:49maison de gestion
22:50qui suit bien sûr
22:51de près ce qui se passe
22:52du côté des valeurs
22:53technologiques
22:54américaines
22:55qu'attendez-vous
22:56de ces résultats
22:56des GAFAM
22:57sachant qu'on a déjà eu
22:59un avant-goût
22:59ces dernières semaines
23:00avec les acteurs
23:01des semi-conducteurs
23:01que ce soit
23:02les SKINX
23:03ASML
23:04ou encore
23:04TSMC
23:06oui bonjour
23:07merci pour l'invitation
23:08alors
23:09gros rendez-vous
23:11il y a eu les CAPEX
23:12qui ont été en forte hausse
23:13en début d'année
23:14on en avait parlé
23:15là c'est un petit peu
23:16le moment de voir
23:17si jamais
23:19les publications
23:20sont aux attentes
23:21et a priori
23:22je pense que ce sera le cas
23:23car notamment
23:24les premières boîtes
23:25qui ont publié
23:26ont été en ce sens
23:29maintenant je m'attends aussi
23:30à ce que le cloud
23:32soit nettement supérieur
23:33à ce qui a été
23:34pour l'instant
23:35l'année dernière
23:36et j'espère supérieur
23:38au consensus
23:39avec notamment
23:40des drivers
23:41tels que les dépenses
23:42de Anthropik
23:43ou les autres LLM
23:46pour rappel
23:47les GAFAM
23:47ont annoncé
23:48en février
23:49à l'occasion
23:50de leurs résultats annuels
23:51l'intention
23:52de dépenser
23:52plus de 600 milliards
23:54pour investir massivement
23:55dans l'intelligence
23:56artificielle
23:57j'imagine que là
23:58tous les analystes
23:59mais aussi les gérants
24:00comme vous
24:00attendent de voir
24:01où est-ce que nous en sommes
24:02dans ces fameux
24:03600 milliards de CAPEX
24:06Oui
24:07celui qui pourrait
24:08surprendre le plus
24:09à la hausse
24:09c'est Microsoft
24:10qui a annoncé
24:11une hausse cette année
24:11seulement de 7%
24:13supérieure
24:13à ce qui a été fait
24:15en 2025
24:16pour l'année 2026
24:18sachant que
24:19Amazon a déjà revu
24:20ses CAPEX
24:21à la hausse
24:22de 36%
24:23Google
24:24enfin le Fabet
24:24de 51%
24:26et Meta
24:27de 13%
24:28donc celui qui pourrait
24:29surprendre
24:30ça pourrait être Microsoft
24:30surtout que
24:32ce qui se passe
24:32avec OpenAI
24:33qui est aujourd'hui
24:34leur bras armé
24:35dans l'intelligence artificielle
24:37même s'ils ont le leur
24:38par ailleurs
24:40ils sont quand même
24:41un petit peu en retard
24:41donc peut-être que
24:43je pense qu'il y aura
24:44une surprise
24:44de ce côté-là
24:45d'autant plus
24:46que le cloud
24:47comme je vous le disais
24:47en préambule
24:48est en réaccélération
24:50on avait une croissance
24:51du cloud
24:52chez Amazon
24:53de 20%
24:55en 2025
24:56attendu
24:56à 25%
24:57en 2026
24:59pour Microsoft Azure
25:0134%
25:01l'année dernière
25:0237-38%
25:03pour le consensus
25:04pardon
25:05cette année
25:06pour l'année
25:06et Google Cloud
25:09était à 35%
25:10en 2025
25:11attendu
25:11à 46%
25:12donc vu que c'est
25:13l'activité la plus
25:13profitable
25:14pour toutes ces boîtes
25:15elles ont la capacité
25:16de augmenter les CAPEX
25:18elles ont la capacité
25:19de augmenter les CAPEX
25:20et ça profite notamment
25:21au secteur du semi-conducteur
25:23avec notamment
25:24l'indice de Philadelphie
25:25qui est sur des plus hauts
25:26historiques
25:27bien entendu
25:27mais surtout
25:28qui a enchaîné
25:29ce mois-ci
25:3018 séances consécutives
25:32dans le vert
25:32est-ce que vous comprenez
25:33vous aujourd'hui
25:34les investisseurs
25:34et vous faites peut-être
25:35la même chose
25:35de concentrer
25:36leurs investissements
25:38aujourd'hui à court terme
25:39sur les grandes valeurs
25:40de semi-conducteurs
25:41les NVIDIA
25:42d'ailleurs la capitalisation
25:43a franchi
25:44les 5000 milliards
25:45vendredi soir
25:46Intel
25:46plus 20% vendredi
25:47à la clôture
25:48après les résultats
25:49SKINX
25:50qui a fait
25:50plus que x2
25:51depuis le début de l'année
25:52bref
25:53est-ce que pour vous
25:53vous comprenez
25:54l'engouement
25:55de ces valeurs
25:56de semi-conducteurs
25:57depuis ces dernières semaines
26:01je dirais
26:02que ça fait le parallèle
26:02avec ce qu'on voit
26:03dans les LLM
26:04quand on voit
26:04Anthropik
26:05qui atteint
26:0611 milliards
26:07de chiffres annuels
26:09en revenus récurrents
26:10en avril
26:11on est sur des niveaux
26:12de x10 par rapport
26:13à l'année dernière
26:13ça se voit
26:14sur tous les
26:16les plaies
26:16les purs plaies
26:17de l'intelligence artificielle
26:18et 50%
26:19de ce chiffre d'affaires
26:21va dans le cloud
26:22et derrière
26:23il y a des data centers
26:24il y a des puces
26:26de chez NVIDIA
26:26ou de mémoire
26:27donc tout ça
26:28est arrivé
26:28par l'intelligence artificielle
26:30et donc oui
26:31nous on pense
26:32que ça peut continuer
26:33alors vous avez cité
26:34NVIDIA Intel
26:35qui ont très bien marché
26:36mais il y a également
26:37beaucoup d'autres titres
26:38un peu partout
26:38sur la planète
26:39à Taïwan
26:40en Corée
26:41au Japon
26:42en Europe aussi
26:43donc c'est toute la supply chain
26:45qui continue d'exploser
26:46et on pense
26:47que ça va durer
26:48notamment parce qu'il y a
26:50des capacités
26:51qui sont contraintes
26:52alors peut-être
26:53par ce qui s'est passé
26:54et ce qui se passe encore
26:55en Iran
26:56mais également
26:57avec des goulets
26:58d'étranglement
26:58dans diverses industries
26:59que ce soit
27:00la mémoire
27:01ou chez TSMC
27:02Mais la bourse
27:04est toujours dans l'anticipation
27:05est-ce qu'après des hausses
27:06de 90% depuis le début de l'année
27:08sur SKNX
27:09quand vous voyez également
27:11certaines valeurs
27:12qui ont repris 20-30%
27:13en l'espace de 3 semaines
27:15toutes ces nouvelles
27:16ne sont peut-être pas déjà
27:17dans les cours
27:18sachant qu'à la fin
27:19il faut un acheteur
27:19finalement
27:19une fois que tous les
27:20gérants de portefeuille
27:21auront ces valeurs
27:23en portefeuille
27:24ils ne pourront plus l'acheter
27:24non ?
27:26Eh bien écoutez
27:27c'est effectivement
27:29la question qu'on se pose
27:31ce qu'on voit
27:31c'est que les fonds
27:32sont plutôt
27:32underweight NVIDIA
27:34ce qui semble surprenant
27:35mais c'est ce qu'on observe
27:38et ce n'est pas le seul
27:39je crois qu'il y a
27:40beaucoup de gens
27:41qui ont très très peur
27:42que ce soit une bulle
27:43et si on pose la question
27:45je pense
27:46à des gens dans la rue
27:48ils vous diront plus
27:49que l'intelligence artificielle
27:50est une bulle
27:50plutôt que l'intelligence artificielle
27:52est au début du cycle
27:54alors on ne sait pas très bien
27:55où est le milieu du cycle
27:56ça c'est effectivement
27:57la question d'anticipation
27:58des marchés
27:59mais on pense qu'on n'y est pas encore
28:01donc qu'il y a encore de la place
28:02Un dernier mot
28:03sur les plans de licenciement
28:05qui ont été annoncés
28:05la semaine dernière
28:06par Meta
28:0710% des effectifs
28:08quand Microsoft
28:09ouvre le premier plan de départ
28:11depuis la création de la société
28:12Microsoft a quand même 51 ans
28:14comment vous percevez ces nouvelles ?
28:16Est-ce que ce sont des signaux faibles
28:17ou est-ce que à l'inverse
28:18c'est l'intelligence artificielle
28:21qui permet aujourd'hui
28:21de faire des gains de productivité
28:23dans ses propres sociétés ?
28:26C'est absolument ahurissant
28:28on a des sociétés
28:28qui ont des marges
28:29plus élevées que jamais
28:30on a des sociétés
28:31qui ont une croissance
28:32qui réaccélère
28:33quelle est la réponse ?
28:35Ils licencient
28:35c'est pas du tout
28:36censé se passer comme ça
28:38donc évidemment
28:39c'est lié au CAPEX
28:40donc vu qu'ils augmentent
28:41les dépenses
28:43je voulais déjà citer une fois
28:44ce chiffre
28:45je rappelle qu'Amazon
28:46a eu des marges
28:47très proches de zéro
28:48de 2010-11 à 2015-16
28:52parce qu'ils ont investi
28:53dans le cloud
28:53je ne sais pas
28:54donc l'infrastructure
28:55qui fait d'aujourd'hui
28:56le leader mondial dans le cloud
28:57je ne sais pas
28:58combien de temps
28:59va durer ce cycle
29:00d'investissement dans l'AI
29:01mais il est tellement énorme
29:03que même s'il y a plus de profits
29:04même s'il y a une accélération
29:05de la croissance
29:06les entreprises
29:08du fait notamment
29:09de la pression des marchés
29:10se retrouvent obligées
29:11de licencier
29:11et ça c'est quelque chose
29:13de nouveau
29:14et effectivement
29:15pour moi
29:16c'est un signal
29:16assez positif
29:17c'est d'ailleurs
29:18ce qu'ont dit
29:18d'autres investisseurs
29:20comme le célèbre André Senn
29:21ou John Sennuang
29:22le CEO d'Nvidia
29:24mais effectivement
29:25ce n'est pas une bonne nouvelle
29:27pour tout le monde
29:27ce n'est pas une bonne nouvelle
29:28pour tout le monde
29:29et surtout
29:29ça envoie un mauvais message
29:31pour le secteur des softwares
29:32qui la semaine dernière
29:33a encore souffert
29:34pour rappel
29:35IBM ou encore
29:36ServiceNow
29:37ont perdu entre 7 et 18%
29:39après la publication
29:40de leurs résultats
29:41SAP a rebondi un petit peu
29:43vendredi
29:43mais c'est vrai
29:44que ça reste compliqué
29:44pour ce secteur de logiciels
29:45la dernière fois
29:46sur ce plateau
29:47Julien Léguenouk
29:48vous étiez à l'écart
29:48vous restez toujours
29:49à l'écart des softwares
29:51alors oui
29:52il y a eu trois sociétés
29:53qui ont publié
29:54trois majeurs
29:55SAP
29:56IBM
29:59et ServiceNow
30:00et les trois
30:01n'ont pas eu
30:01de réaccélération
30:02des softwares
30:04des pure software AI
30:06alors certes
30:07le trimestre
30:08était relativement positif
30:10pour l'ensemble
30:10la guidance
30:11est un peu poussive
30:13mais surtout
30:14on ne voit pas
30:14d'accélération
30:15on voit de l'accélération
30:16chez Anthropik
30:16on voit plein de start-up
30:18qui existent
30:18et qui sont en train
30:20de rafler la mise
30:21dans l'intelligence artificielle
30:22mais on ne voit pas
30:23de gains
30:26terriblement
30:28positifs
30:28au sein
30:29de ces sociétés cotées
30:30donc si vous voulez
30:31l'intelligence artificielle
30:33ne forme pas
30:33être chez eux
30:34l'intelligence gagnante
30:35alors on voit
30:36ServiceNow
30:36effectivement
30:37il y a quand même
30:38une très forte croissance
30:39on parle de 80
30:40ou 130%
30:41de croissance ironiaire
30:42du fait
30:44d'acquisitions
30:45ou de petites structures
30:46mais c'est tout petit
30:47à l'échelle de la société
30:48donc quelque part
30:49il faut tout redémarrer
30:50depuis le début
30:51et l'existant
30:52du passage de l'existant
30:53au nouveau
30:53ça arrive de prendre du temps
30:55et ça ne marche même pas
30:56dans l'anticipation
30:57comme vous dites
30:58donc en temps
30:59on reste à l'écart
31:00mais les valorisations
31:01commencent à être très très basses
31:03et ça sera bien sûr
31:04à suivre dans les prochaines semaines
31:05s'il y a un retournement
31:06de ce segment des softwares
31:08qui avait tenté un rebond
31:09au mois de mars
31:09et qui a été en grande partie
31:11avorté
31:11Julien Legonouc
31:12depuis Genève ce matin
31:13vous êtes fondateur
31:14de Taranis
31:15pour faire un point
31:15sur les GAFAM
31:16qui vont publier
31:17tout au long de la semaine
31:189h32
31:19tout de suite
31:19on fait un point
31:20sur les ETF
31:21sur les trackers
31:23comme chaque lundi
31:24et ce matin
31:25c'est Olivier Malteste
31:26en plateau
31:26directeur des investissements
31:27de Yomoni
31:28bonjour Olivier
31:28bonjour Etienne
31:29merci de nous accompagner
31:30en plateau
31:31dans un instant
31:32c'est Pierre Sabatier
31:33qui nous rejoindra
31:33économiste et fondateur
31:35de PrimeView
31:35nous parlerons d'allocations
31:36mais également
31:37des grands sujets chauds
31:38de marché
31:38juste avant
31:39si on veut faire un petit peu
31:40un point là
31:41sur les flux
31:41sur les ETF
31:42sur cette classe d'actifs
31:43bon on a bien sûr
31:45des flux toujours très positifs
31:46sur Wall Street
31:46dans le sens où
31:47on en parlait à l'instant
31:48on a bon nombre
31:49de valeurs
31:50et d'indices
31:50qui sont sur des plus hauts
31:51historiques
31:52donc forcément
31:52ça attire des flux
31:53ça attire les flux
31:54et le mois d'avril
31:55a encore des flux
31:56fortement positifs
31:57sur les ETF au global
31:58on est à presque 30 milliards
31:59sur les clauses
32:01jeudi soir dernier
32:02en termes de collecte
32:03mars avait marqué
32:04un ralentissement
32:05donc on avait des flux
32:06positifs toujours
32:07mais qui avaient vraiment
32:07ralenti par rapport
32:08à ce qu'on avait pu observer
32:09depuis le début de l'année
32:10puisqu'on était à peu près
32:1010 milliards de collecte
32:12là on voit que les flux
32:13sont bien revenus sur avril
32:14avec aussi l'appétit
32:15pour le risque
32:15on l'a vu
32:16qui est revenu
32:16avec le marché
32:17qui est un peu sorti
32:18de la crainte
32:19liée au conflit
32:20et qui a voulu passer
32:21un petit peu
32:22sur le côté positif
32:22de ce conflit
32:23ce qui est intéressant
32:24de noter sur les flux
32:25actions
32:25donc environ 20 milliards
32:26pour l'instant de collecte
32:27sur les flux actions
32:28donc c'est toujours
32:28les actions
32:29qui drainent la collecte
32:30sur le marché des ETF
32:31on a toujours les marchés globaux
32:33les indices qui sont vraiment globaux
32:35et des marchés développés
32:36les Etats-Unis reviennent fort
32:37avec pratiquement 3 milliards
32:39de collecte spécifiquement
32:41sur les actions américaines
32:42ce qui n'était pas le cas
32:43sur les mois précédents
32:44on sait que les flux
32:45ont été relativement faibles
32:46sur les actions américaines
32:47depuis le début de l'année
32:48on a même eu des moments
32:49de décollecte
32:50globalement via les ETF
32:51sur les actions américaines
32:52et ce qui est surprenant
32:53c'est que jusqu'à présent
32:55les flux sur les actions
32:56européennes étaient toujours positifs
32:57étaient toujours très très forts
32:58c'était surtout émergent
33:00et actions européennes
33:01ce qu'on voyait comme flux
33:02et là on est en décollecte
33:03globalement pour l'instant
33:04sur le mois d'avril
33:05sur les actions européennes
33:06et sur les actions de la zone euro
33:08avec environ
33:08si on fait la somme des deux
33:09un peu plus de 2 milliards et demi
33:11de décollecte via ETF
33:12sur les actions européennes
33:13donc on voit que le vent
33:15semble avoir tourné
33:15alors ça se voit sur les performances
33:17notamment sur la semaine dernière
33:18tirée par les valeurs de la tech
33:19mais on le voit aussi
33:21sur les flux
33:21avec un retour
33:23vers vraiment les actions américaines
33:24ce qu'on observe
33:25assez fréquemment
33:26et qu'on n'observait plus
33:27depuis plusieurs mois
33:28par rapport aux actions européennes
33:30donc ça c'est à noter
33:30sur le mois d'avril
33:31pour l'instant
33:32il reste une semaine
33:33mais pour l'instant
33:34c'est la tendance certainement
33:35qui se confirmera
33:36sur le mois d'avril
33:37sur les flux des ETF
33:38notamment sur le côté actions
33:39et ces flux font forcément
33:41ou en tout cas participent
33:42grandement à la performance
33:43typiquement le Nasdaq
33:44gagne quand même 15%
33:45depuis le début du mois d'avril
33:47c'est le meilleur mois
33:47pour le Nasdaq
33:48depuis avril 2020
33:50à l'inverse
33:50les indices européens
33:51ont du mal
33:52à retrouver leur plus haut
33:53bon c'est vrai
33:54qu'en début d'année
33:55comme souvent
33:56il y avait beaucoup
33:57d'enthousiasme
33:58d'espoir sur l'Europe
33:59vous étiez même avec nous
34:01en plateau
34:01pour nous dire
34:01ça y est
34:02c'est le retour des flux
34:02en Europe etc
34:03et puis l'Iran a vraiment
34:05été un point de bascule
34:06oui il y a eu le point de bascule
34:07et quand on regarde là
34:08les thématiques
34:08qu'on portait
34:09depuis avril
34:11il y a vraiment
34:12tout ce qui est dividende
34:12donc on voit quand même
34:13que c'est plutôt
34:14des choses qui sont
34:15plutôt à faible risque
34:16cette recherche
34:18de stratégie
34:18sur les dividendes
34:19et on voit évidemment
34:20la tech
34:20qui est revenue
34:21très très fort
34:22et ça aussi
34:22c'est la nouveauté
34:23puisque depuis octobre dernier
34:25les performances
34:26sur les valeurs technologiques
34:27étaient plutôt négatives
34:28et c'est vrai
34:29que c'est pas la première année
34:30qu'on observe
34:31un début d'année
34:31très très fort
34:32sur les actions européennes
34:33au détriment
34:34des actions américaines
34:35et ensuite
34:36un balancement
34:37qui revient
34:37est-ce que
34:38on verra
34:39est-ce que ça va se perdurer
34:40est-ce que ce sera encore
34:41une année en 2026
34:42qui sera favorable
34:43plutôt aux actions américaines
34:44plutôt qu'aux actions européennes
34:46on verra
34:46mais c'est vrai que ce mouvement
34:47de début d'année
34:48très fort sur l'Europe
34:48ça devient un peu
34:50une habitude désormais
34:51et là on a vu vraiment
34:53ce basculement
34:53et même le mois de mars
34:54moi j'avais été surpris
34:55sur le mois de mars
34:56parce que les actions américaines
34:57avaient quand même
34:57beaucoup mieux résisté
34:58au conflit
34:59que les actions européennes
35:00c'est assez logique
35:01moins de dépendance énergétique
35:03que l'Europe
35:03évidemment
35:04néanmoins les flux
35:05étaient restés très très forts
35:06sur les actions européennes
35:07et c'est au moment du rebond
35:08où il y a ce changement de flux
35:10sur le marché des ETF
35:12globalement
35:12c'est intéressant de le doter
35:14voilà donc pour les flux
35:15de ces trackers
35:16de ces indices
35:18avec quand même
35:19un bon panorama
35:19de ce qui se passe
35:20aujourd'hui
35:21sur le marché
35:22alors les ETF
35:23ils ont été pris
35:25un petit peu
35:25à partie
35:26la semaine dernière
35:27par différentes
35:28maisons de gestion
35:29parisiennes
35:30BDL
35:30Carmignac
35:31Siam
35:31Comgest
35:45Edmond
35:46donner du sens
35:47à votre investissement
35:47c'est peut-être mieux
35:48au final de nous confier
35:49notre argent
35:50ou de passer par des six caves
35:51des fonds
35:52plutôt que par des ETF
35:54Oui alors c'est assez intéressant
35:55alors il faut remettre
35:56un petit peu dans le contexte
35:57de ce combat
35:58qui est un petit peu récurrent
35:59toujours entre gestion
36:00indicielle
36:01et gestion dite active
36:03l'idée c'est que lorsqu'on regarde
36:04les flux
36:05il faut remonter
36:06au dernier trimestre
36:07de 2021
36:07pour voir des flux
36:08en gestion active
36:09en Europe
36:09sur les actions
36:10supérieurs aux flux
36:12de la gestion
36:12indicielle
36:13encore en Europe
36:14donc il faut vraiment remonter
36:15à vraiment dernier trimestre
36:162021
36:17où là les flux
36:17ont été positifs
36:18supérieurs
36:19sur la gestion active
36:20par rapport à la gestion
36:21indicielle
36:22sur les ETF
36:22et depuis
36:23donc ça fait 17 trimestres
36:24les flux sont supérieurs
36:26sur la gestion
36:26sur la gestion
36:27indicielle
36:28par rapport à la gestion
36:29active en Europe
36:30et sur ces 17 trimestres
36:32il n'y en a que 2
36:33qui ont des flux positifs
36:34sur la gestion active
36:35donc on voit
36:36ce vrai mouvement
36:37de décollecte
36:37sur les actions
36:38globalement en Europe
36:39sur la gestion active
36:40donc c'est intéressant
36:41dans ce livre blanc
36:42c'est qu'il y a une tentative
36:44de mesure en fait
36:44de ce qu'est vraiment
36:45la gestion active
36:46donc avec un indice
36:47un actif cher
36:48ils appellent ça
36:49l'actif cher
36:49donc ils mesurent en fait
36:50l'écart
36:52entre la composition
36:53du portefeuille
36:53en gestion active
36:54par rapport à l'indice
36:55de référence
36:56et donc en fait
36:56ils vont de 0 à 100%
36:58100% c'est
36:59un portefeuille
36:59qui n'a rien à voir
37:01avec le benchmark
37:02de référence
37:02et 0%
37:03c'est vraiment
37:03de la gestion
37:04purement indicielle
37:05et ce qu'ils montrent
37:06dans cette étude
37:07c'est qu'à partir du moment
37:08où globalement
37:09vous avez un fonds
37:11qui est vendu
37:11globalement
37:11dans plusieurs pays
37:12donc ça aussi
37:13c'est un facteur
37:13qui est important
37:14il faut qu'il soit
37:14pour eux vendu
37:15dans plusieurs pays
37:15et qu'il y ait en même temps
37:17un degré
37:18d'éloignement
37:19par rapport à son indice
37:20de référence
37:21supérieur à 70%
37:22vous arrivez
37:23dans leur étude
37:24à avoir une surperformance
37:25par rapport aux indices
37:26et cette surperformance
37:27elle est d'environ
37:280,7% annuel
37:30en moyenne
37:30donc c'est une surperformance
37:31qui est relativement faible
37:32mais en tout cas
37:32c'est cette mesure-là
37:33et donc ils font
37:34vraiment
37:35l'élément important
37:36de dire
37:37il y a de la gestion active
37:39et gestion active
37:39donc il y a la gestion active
37:40qui est vraiment
37:40très benchmarkée
37:41qui prend très peu de paris
37:42et celle-ci pour eux
37:43effectivement
37:44elle ne crée pas
37:45de surperformance
37:45par contre
37:46lorsque vous avez
37:46de la gestion réellement active
37:48il y a une surperformance
37:49qu'on peut observer
37:50sur les marchés
37:52avec des contraintes
37:53également
37:53qui font que
37:53certains gérants actifs
37:54ne peuvent pas suivre
37:55totalement un ETF
37:56il y a des ETF dans lesquels
37:58il y a 15-20% parfois
37:59d'une ligne
38:00un gérant ne peut pas avoir
38:0115% en portefeuille
38:03d'une entreprise
38:05et puis il y a
38:05d'autres arguments
38:06la souveraineté
38:07le fait que les IPO
38:08ne participent pas
38:09également aux ETF
38:11que les ETF
38:12ne participent pas aux IPO
38:13oui alors c'est vrai
38:13c'est vrai que les ETF
38:14participent uniquement
38:15aux investissements
38:16dans les indices
38:16qui sont déjà créés
38:17donc en IPO
38:18alors il y a
38:18l'augmentation de capital
38:19les augmentations de capital
38:20en général sont prises en compte
38:21dans les indices
38:21donc là il y a des investissements
38:22sur l'IPO c'est vrai
38:24après il faudrait regarder
38:25dans l'investissement
38:25vraiment de la gestion actif
38:26le part que représentent
38:28ces investissements
38:29en IPO
38:29par rapport au reste
38:30le marché
38:31et globalement
38:32surtout du marché de secondaire
38:33il y a des questions
38:34de souveraineté
38:34avec l'idée aussi
38:36de dire qu'il y a un problème
38:37dans la gestion indicielle
38:38globalement
38:38qui est dominé
38:39par les indices
38:40qui sont essentiellement américains
38:41et par les grandes maisons américaines
38:43on pense tous évidemment
38:44à BlackRock
38:45par iShares
38:46on pense à Vanguard
38:47on pense à State Street
38:48on pense à Invesco
38:49donc des gros acteurs
38:50sur le marché émergent
38:51sur les marchés américains
38:52et donc il y aurait un risque
38:53de souveraineté
38:54au niveau de l'Europe
38:55ce qui est intéressant de noter
38:56moi j'ai regardé un petit peu
38:57il y a la Banque de France
38:58qui sort un rapport
38:59globalement
39:00sur la détention
39:01des actions du CAC 40
39:03par les non-français
39:05et globalement
39:06on voit qu'effectivement
39:07à 2024
39:08fin 2024
39:08on était à 50%
39:10détenu par des non-français
39:11sur les actions du CAC 40
39:12mais ce qui est important
39:13de noter
39:13donc c'est quelque chose
39:14qui monte
39:14c'est que la part
39:15des américains
39:16a tendance plutôt à baisser
39:17c'est la part
39:17des autres pays européens
39:19en investissement
39:20sur le CAC 40
39:20qui a tendance à monter
39:21donc si on regarde
39:22vraiment juste sur le CAC 40
39:23évidemment
39:23c'est pas une analyse exhaustive
39:25on a l'impression
39:26qu'effectivement
39:26de plus en plus
39:27d'étrangers
39:28détiennent les actions françaises
39:30néanmoins
39:31c'est pas forcément
39:31les américains
39:32le poids serait plutôt
39:33en train de descendre
39:34en vue des performances
39:35donc il y a plusieurs éléments
39:36intéressants
39:37dans ce rapport
39:38qu'il faut creuser un peu plus
39:40et puis étudier évidemment
39:41mais c'est
39:42la gestion active
39:43et la gestion initiale
39:44de toute façon
39:44ce sont des choses
39:45qui sont plutôt complémentaires
39:46on voit progressivement
39:47la part de la gestion initiale
39:49monte au vu des performances
39:50et c'est le marché
39:51c'est les particuliers
39:52et les institutionnels
39:53qui progressivement
39:54vont plutôt en gestion initiale
39:55qu'en gestion active
39:56ça c'est factuel
39:57Merci beaucoup
39:58Olivier Maltest
39:59vous restez avec nous
39:59puisque désormais
40:00on va continuer à parler
40:01des marchés au sens large
40:02de l'actualité
40:03qui est très chaude
40:04et surtout importante
40:06en ce moment
40:06avec les banquiers centraux
40:07les GAFAM
40:07et puis bien sûr
40:08l'Iran qui reste
40:09sur les devants de la scène
40:11avec Pierre Sabatier
40:12qui vient de nous rejoindre
40:13économiste et fondateur
40:14de PrimeView
40:15bonjour Pierre Sabatier
40:16bonjour messieurs
40:17et Olivier Maltest
40:18donc en plateau
40:19le directeur des investissements
40:20de YouMoney
40:21avec donc un baril de pétrole
40:23qui est toujours au-delà
40:24des 100 dollars
40:25encore et toujours
40:25Pierre Sabatier
40:26il faut dire qu'on a
40:27une prime de risque
40:28qui est toujours présente
40:29même quand
40:30pas très grosse
40:31quand même
40:31prime de risque
40:32en tout cas sur les marchés
40:33actions relativement
40:34c'est ce que j'allais dire
40:34la prime de risque
40:35est présente
40:36sur les matières premières
40:37mais par contre
40:38elle ne l'est pas
40:39ou d'une façon
40:39assez modeste
40:40sur les indices actions
40:41on en parlait précédemment
40:42avec donc Wall Street
40:44qui est sur des records
40:45historiques
40:46avec un rallye
40:47qui est juste impressionnant
40:48le Nasdaq gagne 15%
40:49depuis le début de l'année
40:51c'est plus un sujet
40:52aujourd'hui
40:52pour le marché actions
40:53cette guerre en Iran
40:54en tout cas
40:55c'est le pari
40:55que les investisseurs font
40:56c'est que globalement
40:58l'impact sur l'économie réelle
40:59sera suffisamment ténu
41:00en tout cas
41:01pour la partie
41:02des entreprises
41:03les plus sensibles à cela
41:04je rappelle que là
41:05vous parlez
41:05des indices américains
41:07les indices européens
41:08l'Europe étant un petit peu
41:09à côté
41:10mais sur l'économie américaine
41:12c'est presque l'économie
41:13la moins touchée
41:13par ce conflit
41:14en termes de conséquences réelles
41:15sur l'économie réelle
41:16je rappelle quand même
41:17que les Etats-Unis
41:17sont des exportateurs nets
41:18de matières premières
41:20énergétaires
41:20enfin de pétrole
41:21concrètement
41:21ça veut dire concrètement
41:22que lorsque les prix du pétrole
41:24sont élevés
41:24alors certains me diront
41:25oui mais ils importent
41:26quand même
41:26à certaines tipologies
41:27mais globalement
41:28ça veut dire
41:28qu'il y a une forme
41:29de compensation
41:30à l'augmentation
41:30de ces prix du pétrole
41:31ça va certes
41:33prendre un petit peu de marge
41:34sur les entreprises américaines
41:35mais ça sera compensé
41:36par plus de profits
41:37générés par d'autres
41:37donc globalement
41:38on est un peu
41:38sur un jeu à somme nulle
41:39aux Etats-Unis
41:40et puis surtout
41:41je rappelle que le plus 15%
41:43fait suite quand même
41:44à une période
41:45qui a été plus difficile
41:46pour le Nasdaq
41:47au cours des derniers mois
41:48et donc j'ai presque envie
41:49de vous dire attention
41:50on est effectivement
41:51en valeur absolue
41:51sur les plus hauts
41:52mais la dynamique des marchés
41:54y compris des marchés américains
41:55n'est plus la même
41:55depuis déjà quelques mois
41:56on est plutôt
41:57alors qu'on était sur un marché
41:58clairement directionnel haussier
41:59c'est-à-dire qu'il y avait
42:00une asymétrie
42:01toutes les phases de haus
42:01supplantées les phases de baisse
42:03aujourd'hui
42:03l'augmentation récente
42:05du S&P 500
42:06ne fait que compenser
42:07la baisse qui a précédé
42:08donc pour le moment
42:09il est encore un peu tôt
42:09pour savoir si on re-rentre
42:11dans un marché directionnel haussier
42:13notamment aux Etats-Unis
42:13donc ce qu'on appelle
42:15littéralement un bull market
42:15ce qui a été la caractéristique
42:17des marchés américains
42:17pendant de longues années
42:19suivi aussi par les marchés européens
42:20ou si on s'installe
42:21dans un marché
42:22que nous on appelait
42:23un marché de wave market
42:24c'est-à-dire un marché
42:24dans lequel in fine
42:26on ne sait pas trop
42:27où on va atérirer
42:29à la fin
42:29un peu plus en haut
42:30un peu plus en bas
42:31donc un peu plus en haut
42:31c'est un bull market
42:32un peu plus en bas
42:32c'est un bear market
42:33aujourd'hui clairement
42:34les investisseurs hésitent
42:35et se servent finalement
42:36des nouvelles de prétexte
42:37pour in fine se repositionner
42:39lorsqu'on a baissé
42:40d'une dizaine de pourcents
42:41mais aussi vendre
42:42lorsqu'on a remonté de 10%
42:43pour l'instant
42:43on est un peu dans cet entre-deux
42:44et donc c'est ce qu'on appelle
42:46un wave market
42:46c'est-à-dire un marché
42:47d'incertitude
42:48où les phases de haus
42:49sont relativement équivalentes
42:50aux phases de baisse
42:51qui ont précédé
42:52et donc on arrive
42:53avec des points d'atterrissage
42:54qui sont les mêmes
42:55que précédemment
42:56pour l'instant c'est trop tôt
42:56pour dire
42:57est-ce qu'on est reparti
42:58pour un tour
42:58alors je crois que cette semaine
43:00pourrait nous permettre
43:00d'avoir un petit plus
43:01à travers notamment
43:02les publications de résultats
43:04de quelques gros leaders
43:05notamment aux Etats-Unis
43:05les GAFAM
43:07mais pour l'instant
43:08c'est encore un peu tôt
43:08donc attention
43:09on n'a pas à surestimer
43:10on est en fait neutre
43:12sur les marchés d'action
43:13clairement aujourd'hui
43:13parce que la prime de régio politique
43:15fait que
43:15on n'est pas très noir
43:17globalement vu quand même
43:18les perspectives
43:19en termes de conjoncture internationale
43:20on pourrait être
43:21plus prudent que cela
43:22mais on estime
43:24que les forces positives
43:24équilibrent
43:25les forces négatives
43:25à ce stade
43:26les risques
43:27équilibrent les opportunités
43:28donc sur les marchés d'action
43:30y compris américains
43:31on est plutôt sur ce qu'on appelle
43:31un wave market
43:32et là historiquement parlant
43:33il faut savoir
43:34que sur un siècle et demi
43:35quand vous faites de l'analyse comportementale
43:36des marchés
43:37sur très très longue période
43:38que ce soit aux Etats-Unis
43:38au Japon ou en Europe
43:40et bien le wave market
43:41c'est 43% du temps
43:42depuis un siècle et demi
43:43c'est-à-dire que les gens
43:44en fait pensent
43:44qu'il n'y a que deux statuts
43:45sur les marchés
43:46sur les indices
43:47soit ça monte
43:48soit ça baisse
43:48la réalité c'est que
43:49dans 43% du temps
43:50ça oscille
43:51parce qu'in fine
43:52on n'est pas vraiment convaincu
43:53sur l'atterrissage final
43:54on est probablement
43:55alors qu'on vient de sortir
43:56d'un directionnel haussier
43:57quand même
43:57qui a duré un petit moment
43:59on est encore
44:00selon nous
44:01à ce stade
44:01dans un wave market
44:02donc grosso modo
44:03ça veut dire que
44:03lorsqu'on baisse de 7-8-8%
44:05on considère les conditions de marché
44:06comme finalement
44:08relativement intéressantes
44:09pour revenir sur ceci
44:10mais lorsqu'on connaît
44:11en fait une phase de hausse
44:13sur des indices généraux
44:13de 8 à 10%
44:14on va avoir tendance
44:15à revenir à la neutralité
44:16Comment vous placez
44:17dans ce contexte
44:18Olivier Maltès
44:18sachant que le mois de mars
44:19a été riche en enseignements
44:21l'un des enseignements
44:22c'était qu'il ne fallait pas
44:23être sous-investi
44:24parce que sinon
44:24là on a loupé
44:25une grande partie du rebond
44:27Oui sur le rebond
44:28sur le mois d'avril
44:29alors nous
44:30on est sur les profils
44:31qui sont les plus risqués
44:32on est toujours
44:33de toute façon
44:34à 100% en action
44:35ça c'est sûr
44:35on a renforcé
44:37le côté action américaine
44:38ce que je rejoins
44:38tout à fait
44:39ce qui vient d'être dit
44:40sur le côté
44:40les Etats-Unis
44:42sont le pays
44:43le mieux
44:43le mieux exposé
44:45le mieux orienté
44:45structurellement
44:46pour ce type
44:47de situation
44:48avec la crainte
44:49sur l'indicateur de confiance
44:50et sur la confiance
44:51des consommateurs
44:51qui pourraient venir peser
44:52mais pour l'instant
44:53tout se passe bien
44:54globalement sur ce niveau-là
44:55même si on est au plus bas
44:56sur les indicateurs de confiance
44:58notamment du Michigan
44:58plus bas historique
44:59donc c'est des niveaux
45:01vraiment très très bas
45:02et pour l'instant
45:03ça tient
45:04sur les profils diversifiés
45:05nous on est passé
45:06sous-pondéré globalement
45:08au moment du conflit
45:09et sur la deuxième semaine
45:10du conflit
45:11avec une réaction
45:12où on pensait
45:13que le conflit
45:13allait durer un peu plus
45:14que ce que le marché
45:14avait initialement
45:17estimé globalement
45:18et on a évidemment
45:18sur les profils diversifiés
45:20raté une petite partie
45:21du rebond
45:22néanmoins compensé
45:23par notre surexposition
45:24aux actions américaines
45:25qui tiennent bien
45:25et pour l'instant
45:26on attend
45:26on est plutôt en phase d'attente
45:27la semaine va être
45:28très intéressante
45:29puisqu'il y a
45:29toute la réunion
45:30des banques centrales
45:31sur lesquelles
45:31on n'attend pas
45:32d'évolution sur les taux
45:33mais plus sur le discours
45:34c'est la dernière
45:35de Jérôme Povalos
45:36ça va être relativement intéressant
45:39de voir la manière
45:40dont il va donner
45:41un petit peu des perspectives
45:42et il va beaucoup être interrogé
45:44sur la suite
45:45de son mandat à la Fed
45:46est-ce qu'il va rester à la Fed
45:47ou est-ce qu'il va partir
45:48et puis il y a la publication
45:50évidemment des GAFAM
45:51cette semaine
45:52où là
45:53ce qui va être intéressant
45:54c'est qu'il y a effectivement
45:55un retour par rapport
45:56à une baisse
45:57qu'on a observé
45:58depuis le mois d'octobre dernier
45:59globalement
46:00sur les valeurs technologiques
46:01et ce doute
46:02sur le montant
46:03des investissements
46:03et là on l'a vu
46:04le marché a été aussi
46:06très tiré
46:06par tout ce qui était
46:07semi-conducteur
46:08le marché des semi-conducteurs
46:10lui attend une augmentation
46:11et une confirmation
46:11des dépenses très importantes
46:13et c'est ce qui va être regardé
46:14il va y avoir la partie
46:15résultat évidemment
46:16mais il va y avoir
46:16la partie vraiment investissement
46:18est-ce que les entreprises
46:18vont continuer à investir
46:19deux fois plus
46:20que ce qui était précédemment
46:21anticipé
46:22et ce qu'on avait
46:22en termes de volume
46:23c'est vraiment ça
46:24qui va aussi conduire le marché
46:26et donc la semaine
46:26il y a plein de niveaux
46:28entre les résultats
46:29d'entreprise
46:29entre les banques centrales
46:31on va avoir une semaine
46:31particulièrement riche
46:32en enseignement
46:33et qui va permettre
46:34peut-être d'y voir
46:35un petit peu plus clair
46:35et évidemment toujours
46:36le conflit en Iran
46:37parce que même si là
46:38le marché ne regarde pas
46:39si on avait des mauvaises nouvelles
46:40et on peut toujours
46:41avoir des mauvaises nouvelles
46:42la situation est toujours
46:42très tendue
46:43les américains
46:44ne sont pas revenus
46:44à la table
46:45le week-end dernier
46:46parce que les billets d'avion
46:46sont trop chers
46:47d'après Donald Trump
46:48mais en tout cas
46:49on peut avoir
46:50des mauvaises surprises
46:51on peut avoir
46:51des mauvaises nouvelles
46:52qui peuvent aussi
46:53venir perturber
46:54les semi-conducteurs
46:55puisque globalement
46:56c'est quand même
46:56le commerce mondial
46:57qui est aussi
46:58très impacté
46:59que peuvent faire
46:59les banques centrales
47:00face à la remontée
47:02des prix de l'énergie
47:03cette semaine
47:04on aura la BCE
47:05la FED
47:05la Banque d'Angleterre
47:06la Banque du Japon
47:07statu quo attendu partout
47:09et le marché
47:10s'est un petit peu calmé
47:11sur les anticipations
47:12de hausse de taux
47:13de la BCE
47:14aujourd'hui
47:14à raison
47:15à raison selon nous
47:16parce qu'il ne faut pas
47:16considérer
47:17et c'est souvent
47:18le modèle de prévision
47:19le plus partagé
47:19c'est la prolongation
47:20de ce qu'on a connu
47:21de manière récente
47:21et les gens considèrent
47:23qu'aujourd'hui
47:23ce conflit en Iran
47:24est une forme de reproduction
47:25de celui qu'on a connu
47:26entre la Russie et l'Ukraine
47:27en 2022
47:27pour nous c'est une erreur majeure
47:29parce que nous ne sommes plus
47:30en 2022
47:30vous l'évoquiez juste avant
47:31en fait
47:32les indices de confiance
47:32aux Etats-Unis
47:33sont très mal orientés
47:35alors certes
47:36vous me direz
47:36que l'économie américaine
47:37continue d'avancer
47:37mais il ne faut pas être dupe
47:38c'est-à-dire que
47:39si elle continue d'avancer
47:40c'est uniquement
47:40parce qu'elle est entraînée
47:42par quelques locomotives
47:42qui investissent
47:43comme des bêtes
47:44650 millions de dollars
47:45en 2026
47:46pour les 5 plus grosses
47:47valeurs américaines
47:47c'est plus que le PIB suisse
47:49la Suisse
47:49c'est pas un petit pays
47:50confidentiel
47:51pour avoir une idée
47:52en fait des montants
47:52et donc quand vous
47:54êtes en phase d'investissement
47:55bien naturellement
47:55vous créez de la richesse
47:56c'est vraiment comptable
47:57c'est de la comptabilité nationale
47:58donc tout ça
47:59masque quand même
48:00une économie qui est plus fragile
48:01des agents privés
48:01qui sont plus fragiles
48:02qu'en 2022
48:03qui ont été moins épargnés
48:04parce qu'il faut avoir
48:05quand même qu'à l'époque
48:06on arrivait avec des ménages
48:07qui avaient une surépargne
48:08associée à la gestion
48:10de l'accès sanitaire passé
48:11et donc vous avez
48:12des agents privés européens
48:13qui sont plus fragiles
48:13des agents privés américains
48:15qui sont plus fragiles
48:15ce qui fait que
48:16concrètement
48:17l'augmentation des prix
48:18d'amateurs premières
48:18s'y a eu un contenu
48:19inflationniste en 2022
48:20pour nous elle a essentiellement
48:22un contenu récessionniste
48:23aujourd'hui
48:23c'est-à-dire que
48:24pour bien comprendre
48:25c'est que
48:25ceux qui ont supporté
48:27l'augmentation des prix
48:28en 2022
48:28c'était les ménages
48:29parce qu'ils avaient
48:29les moyens de le faire
48:30et donc les entreprises
48:31avaient répercuté
48:32l'augmentation des coûts
48:33de production
48:33dans les prix de vente finaux
48:35c'est pour ça qu'on a eu
48:36en fait ce cycle
48:36de quelques mois
48:37quelques trimestres
48:38mais qui n'a pas duré
48:39finalement très longtemps
48:39aujourd'hui clairement
48:41chaque hausse des prix
48:41du carburant
48:42entraîne quoi ?
48:43Eh bien l'altération
48:44de la consommation des ménages
48:45et de tout le reste
48:46pour vous donner une image
48:47relativement simple
48:48d'une certaine manière
48:49si les carburants
48:50ont continué d'augmenter
48:51les agents privés
48:52les ménages partiront
48:53au lieu de partir
48:5310 jours en vacances
48:54ils partiront plus que 9
48:55et dans ces cas-là
48:56ils consommeront
48:56un jour de moins
48:58en tout cas ils dépenseront
48:59un jour de moins
49:00pour aller au restaurant
49:00et déjeuner et dîner
49:02en fait le midi et le soir
49:04ils donneront en fait
49:05un jour de moins
49:06un jour de moins
49:06l'inflation d'une partie
49:09en fait des produits consommés
49:11entraînera la déflation
49:12des autres
49:12et donc naturellement
49:13et donc parce qu'aujourd'hui
49:15il n'y a plus de pricing power
49:16pour les entreprises
49:16au niveau général
49:17pour répercuter
49:18dans les prix de vente finaux
49:19l'augmentation des coûts
49:20de production de 100
49:21sont donc les entreprises
49:22qui payent
49:22à travers en fait
49:23une ponction sur les marges
49:24donc les banques centrales
49:26évidemment commettraient
49:27selon nous
49:27une erreur de politique monétaire
49:29attention c'est déjà arrivé
49:302008 en Europe
49:31notamment par un ancien
49:32par un président
49:33de la banque centrale
49:34européenne que vous connaissez
49:35il était français d'ailleurs
49:35a continué d'augmenter ses taux
49:37alors que le monde
49:38s'effondrait concrètement
49:38ça peut arriver
49:39les erreurs de politique monétaire
49:40mais considérer aujourd'hui
49:41parce qu'en 2022
49:42on a eu une pression inflationniste
49:44une inflation de second tour
49:45certes qui n'a pas duré longtemps
49:46mais qui était là
49:46et qui a poussé
49:47à l'augmentation des taux
49:48reproduire le même schéma
49:49aujourd'hui serait dangereux
49:50et là pour le coup
49:51il faudrait beaucoup plus prudents
49:52surtout les actifs
49:53obligataires
49:53mais surtout
49:54action en premier chef
49:55parce que les entreprises
49:56auraient bien du mal
49:57à le supporter
49:57donc à aujourd'hui
49:59les banques centrales
49:59la seule chose qu'elles peuvent faire
50:00c'est pour l'instant
50:01attendre
50:02le calme des vieilles troupes
50:03il faut qu'elles diffusent
50:04une forme de sagesse
50:05s'associent justement
50:05à pas de précipitation
50:06mais le chemin derrière
50:08pour nous il est quasi évident
50:09ça sera la baisse des taux
50:10même à Reza en fait
50:11fin d'année
50:12dans des proportions
50:13que les gens probablement
50:14sous-estiment
50:15puisque les agents privés
50:16je rappelle qu'une économie
50:17c'est pas fait de martiens
50:18ou pas de commerce international
50:19une économie c'est
50:20deux tiers de ménages
50:21un tiers
50:22une vingtaine de pourcents
50:24d'investissement
50:24et 15 à 25% d'État
50:26donc le plus important
50:27c'est les ménages
50:28quand les ménages
50:28sont aujourd'hui
50:30en situation de vulnérabilité
50:31il faut les aider
50:31et la banque centrale le sait
50:32et je pense qu'en gros
50:34elle suivra
50:34alors d'autant plus
50:35qu'avec le changement
50:36de présidence
50:36donc de la Fed
50:38il paraît évident
50:39alors vous avez vu
50:40peut-être ce week-end
50:41qu'on fait vraiment
50:42du deal partout
50:43aux Etats-Unis
50:44je sais pas si vous vous souvenez
50:45il y avait un républicain
50:46qui voulait pas voter
50:46pour le poulain
50:47de Donald Trump
50:48tant que l'enquête
50:50sur Jérôme Powell
50:52sur des frais
50:54associés en fait
50:55à la rénovation
50:55de la Fed
50:57soit pas bloquée
50:59soit pas éteinte
51:00et bien bizarrement
51:01hier en fait
51:01elle l'a été
51:02donc ce qui fait
51:03qu'aujourd'hui
51:03il n'y a plus de frein
51:04à ce que le poulain
51:05de Donald Trump arrive
51:06et clairement
51:06dans son discours
51:07lui il est plutôt baissier taux
51:08et globalement
51:09au-delà en fait
51:10de la relation
51:11politique budgétaire
51:12politique monétaire
51:13en réalité
51:14c'est véritablement
51:14ce dont ont besoin
51:15les Etats-Unis
51:15aujourd'hui
51:16en tout cas
51:17le fait que les marchés
51:19anticipent
51:20une remontée
51:21des taux
51:21notamment en Europe
51:22crée des opportunités
51:24peut-être pour vous
51:24sur le marché
51:26obligataire
51:26Olivier Malteste
51:27dans le sens où
51:28depuis le mois de février
51:29que ce soit sur la partie longue
51:30et sur la partie courte
51:31on a des rendements
51:32qui ont progressé
51:34Oui et puis
51:34ce qui est intéressant
51:35c'est de noter
51:36c'est que la semaine dernière
51:36le discours de Christine Lagarde
51:38s'est un petit peu
51:38infléchi quand même
51:39lorsqu'elle a parlé
51:41à Berlin
51:42globalement
51:42sur le côté
51:43ils prendront leur temps
51:44alors elle avait eu
51:45un discours
51:46très différent
51:47de la Fed
51:48alors qu'au terme
51:49d'inflation
51:49le niveau
51:50n'était pas du tout
51:51le même
51:52elle avait vraiment
51:53eu un discours
51:53en disant
51:53s'il faut même
51:54temporairement
51:54on montra les tours
51:55on sera ultra réactifs
51:56on ne revivra pas
51:57un scénario
51:58à la 2022
51:59quitte à les baisser
52:00relativement
52:01ensuite
52:01et là elle a quand même
52:02commencé à infléchir
52:03et d'ailleurs
52:03les minutes
52:05le compte-rendu
52:06de la politique monétaire
52:07montrait quand même
52:07qu'au sein de la BCE
52:08ça avait été quand même
52:09beaucoup plus discuté
52:10que le discours
52:11de Christine Lagarde
52:11donc potentiellement
52:13là personne ne s'attend
52:14à une montée des taux
52:14sur cette prochaine réunion
52:15la réunion ensuite
52:17du mois de juin
52:17potentiellement oui
52:18une montée des taux
52:19de 25 points de base
52:20moi ce que je trouve
52:21assez intéressant
52:21par rapport à ce qu'a été dit
52:22c'est que c'est vrai
52:22qu'on compare beaucoup
52:23et le premier réflexe
52:24c'était de comparer
52:25par rapport à 2022
52:25parce que début d'une guerre
52:27choc énergétique
52:28alors les situations
52:29n'étaient pas les mêmes
52:29en termes de banque centrale
52:30en termes de taux
52:31et ainsi de suite
52:31mais c'était le premier réflexe
52:33et moi plus les mois
52:34plus les semaines passent
52:35globalement
52:36et plus je vois
52:36que le marché
52:36est particulièrement résilient
52:38je pense de plus en plus
52:39à 2025
52:39sur lequel on a tous été
52:42économistes
52:42de se dire
52:43de toute façon
52:44la hausse des droits de douane
52:45n'est pas bonne
52:45en termes économiques
52:46et donc beaucoup
52:47d'investisseurs institutionnels
52:48se sont un petit peu
52:51réfrénés au moment
52:51où il y a eu le rebond
52:52en disant
52:52mais on ne prend pas du tout
52:53en compte l'impact économique
52:54parce que même s'il y a négociation
52:55même si ça baisse
52:56par rapport au premier taux
52:58globalement c'est quand même
52:58bien supérieur
52:59par rapport à ce qu'on avait avant
53:00et là c'est pareil
53:01un pétrole
53:02et des chocs énergétiques
53:03qui restent
53:04et qui surtout perdurent
53:05parce qu'à côté du niveau
53:06c'est vraiment le temps
53:06pendant lequel ça perdure
53:07c'est quelque chose
53:08qui n'est pas bon
53:08pour l'économie globalement
53:09mais néanmoins
53:10les marchés progressivement
53:11ont l'air de ne peu s'en soucier
53:13et donc potentiellement
53:14pour être surpris
53:15si on s'attache vraiment
53:16de manière trop importante
53:17à l'impact économique
53:18et à la réalité économique
53:19et après je vous rejoins
53:20tout à fait sur le fait
53:21que la vraie situation
53:22c'est qu'en 2022
53:23les entreprises
53:24ont pu faire profiter
53:25ont pu impacter
53:26leur prix globalement
53:27de tous les impacts énergétiques
53:29là avec une consommation
53:30qui est un peu plus basse
53:31avec un niveau croissance
53:33qui est un peu plus bas globalement
53:34et puis une confiance
53:35des consommateurs
53:35qui est plus basse aussi
53:37il va certainement
53:38falloir prendre un petit peu
53:38sur les marges
53:39pour arriver à contenir
53:40à continuer à vendre
53:41ces produits
53:42donc la situation
53:43est tout à fait différente
53:44et d'où d'ailleurs
53:45peut-être
53:45j'ai écouté tout à l'heure
53:46une firme de reflux
53:48sur les actions européennes
53:49plutôt récentes
53:50parce que la réalité
53:50tout de même
53:51c'est que les entreprises européennes
53:52sont un plus sensible
53:53au monde extérieur
53:54que les autres
53:54c'est-à-dire que nous sommes
53:55un des continents
53:56en fait les plus ouverts
53:56au reste du monde
53:57en termes de sensibilité
53:58de nos entreprises
53:59au marché extérieur
54:01on n'est effectivement
54:02pas producteur en fait
54:03de matières premières
54:04on consomme ce qui vient d'ailleurs
54:05donc là en l'occurrence
54:05on est plutôt sur
54:07ce jeu qui est de dire
54:08on se rapatrie plutôt
54:09sur les actions américaines
54:10et les entreprises américaines
54:11et d'ailleurs surtout
54:12toujours sur les mêmes
54:13c'est les gros gros dossiers
54:15qui sont très désensibilisés
54:17par rapport à cette question
54:18du prix des matières premières
54:19leur matière première
54:20à eux c'est les datas
54:21pour l'instant
54:21il n'y a pas d'inflation
54:22sur le prix des datas
54:23donc là globalement
54:24elles sont prémunisées
54:24et donc on a plutôt
54:26en fait cet arbitrage
54:27favorable aux entreprises
54:29qui sont les plus protégées
54:30au niveau mondial
54:31de ce choc-là
54:32et c'est une des raisons
54:33pour lesquelles
54:33l'arbitrage paraît assez évident
54:34entre les actions américaines
54:36versus les actions européennes
54:38reviendra dans la danse
54:38un jour
54:39l'effet change
54:40parce qu'effectivement
54:41il ne faut pas oublier
54:412025
54:42et les gens l'ont un peu pris
54:43malheureusement
54:44leur bonne exposition
54:46à certaines classes d'actifs
54:47a pu être mangée
54:47par l'effet change
54:48qui peut évoluer dans le temps
54:49et pour nous ce n'est pas le sujet
54:50en fait du moment
54:51donc pour l'instant
54:52l'arbitrage favorable
54:52plutôt aux actions américaines
54:53versus au reste du monde
54:55paraît plutôt judicieux
54:57Vous l'accompagnez ?
54:59Vous êtes dans le concept
54:59Oui bien sûr
55:00en sachant qu'attention
55:02il faut avoir deux dimensions
55:04dans l'allocation
55:04c'est quelle exposition globale
55:06au marché actions
55:07dans un premier temps
55:08et ensuite sur quelle typologie
55:09d'actions
55:09vous l'avez compris
55:10dans l'environnement actuel
55:11on est plutôt neutre
55:12c'est-à-dire qu'on va plutôt
55:13là être benchmarké
55:14en termes d'expos
55:15c'est-à-dire ni plus ni moins
55:16on accompagne en fait le mouvement
55:17par contre
55:18à l'intérieur de ce sly
55:19on est plutôt exposé
55:21sur les équitiables
55:21Il nous reste une minute
55:22Pierre Sabatier
55:23Je suis trop long
55:23j'ai bien compris
55:24Non pas du tout
55:25Merci
55:25C'est juste pour vous dire
55:26qu'il vous reste une minute
55:27pour répondre à une question
55:28pas simple
55:29Est-ce que l'Allemagne
55:30a raison de sabrer
55:31ses prévisions de croissance
55:33de 1 à 0,5 ?
55:36Vous avez 4 heures
55:37Est-ce qu'on va se retrouver
55:37sur ce plateau
55:38à nouveau parler de récession
55:39comme c'était le cas
55:40l'an dernier ?
55:41L'économie allemande
55:42est en très grande difficulté
55:43pour deux raisons
55:44Un, ce qui l'a sauvé
55:45aujourd'hui
55:45la met en difficulté
55:46sa spécialisation productive
55:47le fait qu'elle est
55:48finalement
55:48c'est un pays qui a vieilli
55:50bien avant les autres pays européens
55:51un peu comme le Japon
55:52dans les années 90
55:53elle a commencé à vieillir
55:54dans les années 2000
55:54Elle a très bien su gérer le virage
55:56en prenant vraiment
55:57en mettant le paquet
55:58en termes de spécialisation productive
56:00sur
56:00je vais exporter
56:01au reste du monde
56:02ce que je suis en capacité
56:03de produire
56:03Pour vous donner une idée
56:04en 2000
56:05les exportations allemandes
56:07ça pèse 30%
56:07de la richesse créée
56:08c'est monté il y a quelques années
56:09à 48%
56:1048 points de PIB
56:11c'est absolument colossal
56:12je rappelle quand même
56:13que les exports aux Etats-Unis
56:14ça pèse 12 points de PIB
56:15donc on n'est pas du tout
56:16sur le même degré de sensibilité
56:17et donc il est évident
56:18que dans le jeu
56:19du commerce international
56:20qui se referme
56:21on est face à une
56:22recontinentalisation des échanges
56:23qui a déjà débuté depuis 10 ans
56:24c'est un des premiers leviers
56:26de mise en difficulté
56:27des Allemands
56:27alors vous me direz
56:28il suffit de revenir
56:29sur sa demande interne
56:30sauf que l'Allemagne
56:31continue de vieillir
56:31et ils sont dans une deuxième phase
56:33de vieillissement
56:33ce qui fait que la croissance
56:34potentielle allemande
56:35juste intrinsèque
56:36au regard de leur ADN démographique
56:37elle est aussi ténue
56:38ça veut dire que pour le coup
56:39vous avez vraiment deux verrous
56:40qui sont la demande interne d'une part
56:42la demande externe d'autre part
56:43et là vous êtes vraiment à risque
56:44et c'est la raison pour laquelle
56:45il est probable que Christine Lagarde
56:47adoucisse son discours
56:48parce que du coup
56:49le seul levier
56:50dont dispose l'Allemagne
56:51à court terme
56:52c'est pour le coup
56:52le déficit public
56:53ce qu'il a annoncé l'année dernière
56:55avec un plan de relance budgétaire
56:56qui permettrait justement
56:57de dans ce moment difficile
56:58essayer d'amoindrir le mal
57:00pour le coup
57:01il est plus facile
57:01de faire du déficit public
57:02quand les taux sont faibles
57:03que quand les taux sont hauts
57:04et c'est aussi une des raisons
57:05pour lesquelles
57:05de manière assez surprenante
57:06pour une fois
57:07l'Allemagne va plutôt être
57:08dans le cas de celui
57:09qui va prôner une baisse des taux
57:11parce que pour finalement
57:12sauver l'Allemagne
57:14de la récession
57:14et elle aura bien du mal
57:15en fait à s'en sauver
57:16il faudra pour le coup
57:17que faire du keynesianisme
57:19et accepter pour une fois
57:20de faire du déficit public
57:22c'est le chemin
57:22qui a été acté l'année dernière
57:24encore faut-il le réaliser maintenant
57:25et donc pour le coup
57:26on n'est pas à l'abri
57:27effectivement d'une Allemagne
57:28qui en tout cas
57:28il est peu probable
57:29que l'Allemagne redevienne
57:30la locomotive de l'économie européenne
57:32pas dans les trimestres à venir
57:33mais dans les années à venir
57:34mais dans tous les cas
57:35cette excuse de l'Iran
57:36ce n'est pas la seule raison
57:38on est sur des raisons
57:39qui sont bien plus nombreuses
57:41j'ai là aussi pas le temps
57:43de vous l'expliquer
57:43mais globalement
57:44l'Iran n'est pas
57:44qu'un conflit géopolitique
57:45c'est qu'un conflit économique
57:47c'est la troisième pierre
57:48du combat entre les Etats-Unis
57:49et la Chine
57:50sachez aussi
57:50que si Donald Trump
57:51fait durer la mécanique
57:53c'est parce que la Chine
57:53est mise en difficulté
57:54bien plus que les Etats-Unis
57:56à travers ce conflit
57:57c'est-à-dire qu'il ne faut pas oublier
57:58que le prix est une chose
57:59mais l'approvisionnement
58:00en est une autre
58:00et aujourd'hui
58:02ceux qui sont les plus approvisionnés
58:03par le pétrole
58:04qui est issu de cette région-là
58:05ce ne sont pas les Etats-Unis
58:06ce sont les pays asiatiques
58:08et naturellement
58:08quand on veut gagner la course
58:09soit vous allez plus vite
58:12soit vous faites trébucher
58:13vos concurrents
58:14et globalement
58:15c'est probablement
58:15ce qu'on constate aujourd'hui
58:16donc non
58:16ce n'est pas la seule raison
58:17Pierre Sabatier
58:18pour PrimeView
58:19Olivier Maltès
58:20pour YouMoney
58:209h59
58:21dans quelques secondes
58:22allez
58:22dans 10 secondes
58:23il sera 10h
58:23vous allez retrouver les experts
58:2511h tout pour investir
58:26et puis la séance
58:26est bien sûr à suivre
58:27dans BFM Bourse
58:28à partir de 15h30
58:29très bonne journée
58:31Good Morning Market
58:33sur BFM Business
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