- il y a 11 heures
Ce lundi 25 mai, Eric Delannoy, président-fondateur de Tenzing Conseil, Olivier Malteste, directeur des investissements chez Yomoni, Julien Leegenhoek, fondateur de Taranis, Jeremy Tubiana, responsable du développement ETF France & Benelux chez BNP Paribas Asset Management, et Romain Daubry, co-fondateur de l'Atelier des Options, étaient les invités dans l'émission Good Morning Market, présentée par Nicolas Pagniez sur BFM Business. Retrouvez l'émission du lundi au vendredi et réécoutez la en podcast.
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00:01BFM Business, l'info éco.
00:048h30, le journal avec Léo Dumas.
00:06Et à la une, il y a quelque chose d'assez solide sur la table avec l'Iran.
00:10C'est Marco Rubio qui l'a dit ce matin à la fois sur la capacité des Iraniens à rouvrir
00:15le détroit d'Hormuz
00:16mais aussi sur celle à s'engager dans des négociations sur le nucléaire.
00:19Le chef de la diplomatie américaine dit qu'il y aura peut-être des nouvelles dès aujourd'hui
00:24et qu'il faut être confiant alors que la bonne foi semble désormais régner de chaque côté,
00:29nous dit l'analyste Ulrich Bounas ce matin sur BFM Business.
00:33On a quand même le sentiment qu'il y a un protocole d'accord qui est en train de se
00:36mettre en place.
00:36Il y a eu cet appel de vendredi où l'ensemble des pays de la région qui sont vraiment impliqués
00:40dans cette négociation
00:42ne souhaitent véritablement pas que la guerre reprenne.
00:44Donc il est probable qu'on arrive à un protocole d'accord pour résoudre le plus urgent,
00:48la rouvrir le détroit d'Hormuz contre probablement le lever de sanctions, etc.
00:52En revanche, sur le fond des choses, et c'est d'ailleurs ce qu'a dit Marco Rubio,
00:55notamment le nucléaire qui est normalement censé être le cœur du sujet,
00:57on voit que les positions sont encore extrêmement lointaines entre Téhéran et Washington
01:02et ça va probablement prendre énormément de temps pour arriver peut-être à un accord sur le nucléaire.
01:06Et en attendant, les marchés ce matin croient à la percée diplomatique,
01:10ça se voit sur les cours du pétrole qui perdent plus de 5% à 97 dollars le baril de
01:15Brent.
01:16Les compagnies pétrolières publiques indiennes, elles, annoncent quand même relever les prix de l'essence et du diesel
01:22et c'est la quatrième fois en 10 jours dans le pays qui s'approvisionne en temps normal à 50
01:27% via le détroit d'Hormuz.
01:29Hormuz où ça s'accélère, il y a 33 navires autorisés à passer sous supervision de l'Iran sur la
01:34journée d'hier,
01:35selon les autorités du pays,
01:37ce qui devrait porter à une grosse centaine le nombre de bateaux qui ont franchi le détroit la semaine dernière,
01:43contre une cinquantaine en moyenne hebdomadaire depuis le début du conflit.
01:47Et puis dans l'actualité en France, Sébastien Lecornu va retravailler le projet de loi sur l'allocation de solidarité
01:52unifiée
01:53qui vise à fusionner certaines prestations sociales.
01:56Le texte vient en fait d'être retiré de l'ordre du jour après des observations du Conseil d'État
02:02qui poussent donc le gouvernement à reprendre des éléments avec les partis prenants.
02:078h33, Annalisa Capellini, qu'est-ce qu'il faut retenir dans l'actualité internationale vue par la presse ?
02:16Tout le monde sait ce qu'on lit dans le Financial Times qui raconte que les républicains les plus intransigeants
02:22pensent que Donald Trump fait trop de concessions dans ses négociations avec l'Iran.
02:26L'AFT nous raconte cette nouvelle division interne au sein du parti républicain
02:30avec des faucons qui exigent la capitulation totale de Téhéran.
02:34Quelques noms, il y a l'Instagram et Ted Cruz notamment.
02:37L'Instagram qui dit, cité par le Financial Times,
02:41que si les autres pays de la région perçoivent qu'un accord avec l'Iran
02:44permet au régime de survivre et de devenir plus puissant,
02:47on aura finalement jeté de l'huile sur le feu sur tous les autres conflits,
02:51y compris le Liban et l'Irak.
02:53Malgré ces opinions contraires d'une partie de la droite américaine,
02:57il y a quand même quelques signaux que la stratégie de Donald Trump
03:00fonctionne pour débloquer le détroit d'Hormuz.
03:0233 navires ont traversé le détroit ces dernières 24 heures
03:05et selon les infos de Bloomberg, un super pétrolier, Eagle Verona,
03:08a quitté le Golfe Persique, a franchi la ligne de blocus américaine
03:13pour rentrer dans la mer d'Arabie.
03:15Il transporte 2 millions de barils de pétrole brut,
03:18c'est du pétrole irakien qui va aller en Chine.
03:20Le pétrolier qui a chargé sa cargaison juste avant le début de la guerre,
03:24le 28 février, donc quelques heures avant l'attaque américaine,
03:26et qui se dirige donc vers le port de Ningbo,
03:29où son arrivée est prévue le 12 juin.
03:31La presse internationale qui analyse aussi l'autre grand conflit, c'est l'Ukraine.
03:34Oui, Zé Guardian notamment qui se concentre sur Vladimir Poutine,
03:37Vladimir Poutine qui paye au prix fort l'impat sur le terrain en ce moment.
03:40L'opinion publique en Russie se retourne contre le président,
03:44c'est ce qu'on lit en une du Guardian aujourd'hui.
03:46Le président de plus en plus isolé est quand même déterminé
03:49à poursuivre la guerre en Ukraine, malgré l'économie en difficulté,
03:53malgré les difficultés sur le terrain.
03:55Il faut dire que les craintes d'un coup d'État sont exagérées,
03:57selon le Guardian, mais c'est vrai que Poutine
04:00rentrent dans la période la plus difficile de son long règne.
04:04Le continent européen, lui, subit en même temps de plein fouet
04:07tous les revirements de Donald Trump en matière de politique de défense.
04:09Il avait annoncé vendredi qu'il enverrait 5000 troupes supplémentaires en Pologne,
04:14après avoir annoncé quelques jours auparavant
04:16qu'il en retirait tout autant d'Allemagne.
04:19Et en Allemagne, on lit dans les pages du Wall Street Journal aujourd'hui,
04:21que certains hommes politiques allemands partagent la vie de Donald Trump.
04:24Il est temps, finalement, que les troupes américaines se retirent.
04:28C'est une nouvelle saluée comme une avancée, une très bonne nouvelle.
04:31Ces partis sont l'AFD, Zilinke, le parti de gauche,
04:35et même une certaine partie du SPD, le parti social-démocrate,
04:39qui pensent que pour le bien de la souveraineté allemande,
04:42il ne faudrait finalement pas avoir de troupes étrangères sur le sol allemand,
04:46c'est-à-dire sur le Wall Street Journal.
04:48Merci beaucoup, Annalisa Cappellini, la Bourse.
04:54Nicolas Pagnes, ouverture des marchés dans 25 minutes.
04:57Qu'est-ce qu'on attend ?
04:57On attend toujours un des marchés européens orientés à la hausse,
05:00à l'ouverture, avec un CAC 40 aux alentours des 8 160 points,
05:05un DAX, lui, aux alentours des 25 180 points,
05:09donc en progression par rapport à leur cours de clôture vendredi,
05:11toujours porté par le recul des cours du pétrole,
05:15avec un Brent qu'on voit à l'heure actuelle aux alentours des 95 dollars,
05:18un WTI que l'on voit aux alentours des 91 dollars.
05:21C'est d'ailleurs ces espoirs d'accord entre les Etats-Unis et l'Iran
05:25qui animent les marchés à l'heure actuelle.
05:27On voit que les bourses au Moyen-Orient ont toutes clôturées dans le vert
05:31hier dimanche où elles étaient ouvertes.
05:33On voit que les marchés asiatiques évoluent dans le vert également à l'heure actuelle,
05:37en tout cas pour ceux qui sont ouverts,
05:38notamment la bourse de Tokyo,
05:40où le Nikkei progresse de 3% à 65 158 points.
05:44Le Nikkei qui a d'ailleurs atteint un nouveau plus haut historique,
05:46dépassant pour la première fois les 65 000 points.
05:49Du côté des opérations à suivre,
05:50on a Delivery Hero,
05:52le conseil d'administration d'Uber,
05:53qui s'est réuni pour discuter d'un relèvement de son offre.
05:57Uber Technology a en réalité envoyé une offre dès samedi.
06:03C'est l'histoire du géant américain
06:05qui tente de racheter un concurrent dix fois plus petit que lui.
06:07Uber Technology a fait une première offre ce week-end,
06:10une offre auprès du service allemand de livraison de repas Delivery Hero,
06:14une offre de 10 milliards d'euros qui correspondait à peu près à 33 euros par action.
06:19C'était une décote d'un peu moins de 2% par rapport au dernier cours de clôture en Allemagne
06:24vendredi.
06:25Uber se laisse ensuite la possibilité d'augmenter cette offre,
06:28de passer à 11,5 milliards d'euros,
06:30puisque la première offre n'a pas été acceptée par les actionnaires de Delivery Hero.
06:35Et effectivement, Delivery Hero étudie cette opportunité,
06:40sachant que ça se passe en deux temps.
06:41Il y a d'abord les offres aux actionnaires majoritaires de Delivery Hero,
06:45et ensuite l'OPA pour celles et ceux qui possèdent des titres Delivery Hero.
06:49On rappelle que Uber possédait 7% de Delivery Hero
06:52et a fait monter sa participation jusqu'à 19,5%
06:55avant de proposer de racheter l'intégralité du capital.
06:58Merci beaucoup.
06:59Le Club de la Bourse, c'est Éric Delanois,
07:01le président fondateur de Tenzing Conseil,
07:02et Olivier Maltès, directeur des investissements de YouMoney,
07:05qui vont nous rejoindre.
07:06Vous ne bougez pas.
07:11L'ouverture des marchés financiers, c'est dans un peu plus de 20 minutes.
07:14On en parle ce matin avec Éric Delanois.
07:16Bonjour, président fondateur de Tenzing Conseil.
07:18À côté de vous, Olivier Maltès.
07:20Bonjour, vous êtes directeur des investissements chez YouMoney.
07:22On est toujours évidemment avec Nicolas Pagnez.
07:25En un mot, parce qu'on vient d'en parler, Nicolas,
07:26mais là, les marchés, ils pricent un accord.
07:28Les marchés achètent totalement l'idée d'un accord entre les États-Unis et l'Iran.
07:33Alors, ce n'est pas la première fois qu'ils achètent cet accord
07:36sur fond de rumeurs alimentés par l'Iran ou les États-Unis,
07:39mais on voit quand même le CAC 40 ou le DAX
07:42qui vont tous les deux ouvrir, selon les contrats futurs, dans le vert.
07:44En tout cas, c'est ce qu'on voit à l'heure actuelle.
07:46On voit des cours du pétrole qui reculent,
07:48que ce soit sur le Brent ou le WTI.
07:50On voit des indices au Moyen-Orient qui ont clôturé dans le vert hier.
07:53Et on voit des indices asiatiques pour ceux qui sont ouverts aujourd'hui,
07:55puisque à Hong Kong et à Séoul, ils sont fermés pour cause de jours fériés.
07:59On voit notamment le Nikkei à Tokyo qui progresse de près de 3%
08:03et qui a dépassé un seuil historique de 65 000 points.
08:06Olivier Maltès, ce qu'on disait la semaine dernière,
08:08c'est que globalement, quand on regarde les marchés actions,
08:10on n'a pas eu de stress monumental.
08:12Les indices se tiennent, on a des records toujours aux États-Unis.
08:14Ça a été plus compliqué sur les taux.
08:16Comment vous regardez ça ?
08:17Vous dites les marchés actions surnagent dans un univers de tech
08:21où tout va bien.
08:22Ils n'arrivent pas à regarder vraiment les vrais risques.
08:25Comment vous regardez la situation ?
08:26Il y a de ça.
08:27Et puis, il y a aussi le fait que les investisseurs en actions,
08:29par nature, ils sont plutôt optimistes.
08:30Sinon, on fait autre chose que d'investir en actions.
08:32Donc, ça, ça joue toujours.
08:33Dès qu'on a une bonne nouvelle,
08:34les marchés actions ont tendance à s'y rattacher.
08:36Donc, ça, c'est sûr.
08:37Et donc, comme à chaque fois, là, tout le week-end,
08:39on a d'abord cru que c'était vraiment imminent.
08:41Et puis, on recule un petit peu.
08:43Et en fonction de la personne aux États-Unis qui discute,
08:45c'est soit ça avance, soit on prend notre temps.
08:47Donc, globalement, les marchés ont vraiment envie d'acheter ça.
08:51Et c'est vrai que, par contre, les taux sont beaucoup plus vigilants sur ce qui se passe,
08:55ressentent beaucoup plus les risques d'inflation,
08:57ressentent tous ces marchés-là.
08:59Même si on n'a pas vu...
09:00Alors, on a vu des taux montés.
09:01On a vu des taux dépassés des bornes.
09:034, 5 ans, 10 ans US.
09:04Et puis, les 5% sur le 30 ans.
09:05Et on est toujours au-dessus des 5% ce matin sur le 30 ans américain.
09:09Néanmoins, il n'y a pas eu ce qu'on aurait pu voir.
09:10C'est-à-dire vraiment un emballement et une accélération vraiment très forte sur les taux.
09:14Donc, les taux remontés sont arrivés sur des niveaux qui commencent à être relativement inquiétants,
09:18notamment pour l'administration Trump et pour le déficit américain.
09:21Néanmoins, on n'a pas vu, comme on l'avait vu l'année dernière sur les droits de douane,
09:23une accélération vraiment massive sur les taux.
09:25On a eu une ou deux journées où les taux ont beaucoup bougé,
09:27mais c'est resté relativement au stable.
09:29Ce qui fait que c'est une inquiétude pour les marchés actions,
09:31des niveaux de taux relativement importants.
09:33Mais tant que les marchés de taux ne craquaient pas,
09:35il n'y avait pas de raison vraiment de s'affoler.
09:37Et d'un autre côté, on a un retour vraiment sur la tech,
09:39avec des résultats qui sont très bons,
09:44et tout ça fait qu'on a une ambiance relativement positive quand même pour les marchés actions.
09:47Juste sur les taux quand même, Éric Delanois, pas d'emballement,
09:51mais quand on tape les 3,80 sur l'OAT à 10 ans sur la France, ça fait un peu
09:55mal quand même.
09:56Oui, la tension sur les taux, elle provoque quand même un phénomène qu'on voit assez mal,
10:00c'est que la prime d'achat des actions, c'est-à-dire que cette prime à l'achat des
10:03actions,
10:03est en train de s'éroder.
10:04Ça veut dire que les arbitrages avec le temps, si ça continue comme ça,
10:07les arbitrages avec le temps risquent d'être en défaveur des actions versus les obligations,
10:11ce qui sont des chocs assez traditionnels.
10:13Mais aujourd'hui, on ne voit pas encore ce basculement,
10:16mais on a cette érosion de la prime d'achat qui est en train de se faire.
10:20Moi, ce qui m'inquiète beaucoup plus, c'est que ce que l'on voit,
10:22c'est qu'on voit bien que les marchés achètent toujours le discours dominant de Trump,
10:27et qu'en gros, c'est lui qui fait l'agenda.
10:30Si c'est lui qui fait l'agenda, ça veut dire que par ailleurs,
10:33les marchés européens risquent d'être systématiquement sous-cotés par rapport au marché américain,
10:38parce que c'est aux Etats-Unis que se fait l'agenda des marchés.
10:41Et ça, c'est un vrai problème.
10:42Je voudrais ajouter par ailleurs que ce que l'on voit là,
10:45qui sont des amplifications systématiquement des hausses et des baisses,
10:48profite à quelques-uns.
10:50Et j'espère qu'un jour, on aura des enquêtes qui se feront beaucoup plus sérieuses
10:54sur le fait de dédélicer majeur dans lequel Trump est impliqué.
10:57Il y en a déjà quelques-unes à l'heure actuelle, mais pas suffisamment sérieuses.
11:01Il ne s'est pas gagné parce qu'il a négocié un accord avec le fisc pour ne pas être
11:05embêté.
11:05C'est dramatique pour la démocratie américaine.
11:08Sur les taux, on est quand même redescendu, Nicolas.
11:10On a eu un bon petit coup de fièvre la semaine dernière.
11:12Alors, on a eu effectivement un coup de fièvre la semaine dernière.
11:14On est redescendu sur le 10 ans US.
11:16On est descendu sous les 4,5%, à 49% très exactement.
11:19Et le 30 ans US, on est revenu aux alentours de 5%, à 5,08%.
11:23Donc, c'est vrai que la question qu'on peut se poser, Olivier, c'est qu'il y a une
11:27détente,
11:27mais on est quand même sur des taux qui nous disent, attention, on est attentiste aujourd'hui sur la situation.
11:32On attend ce qui se passe du côté du conflit en Iran,
11:35mais on attend aussi peut-être de voir ce que va faire Kevin Warch à la tête de la Fed
11:38depuis qu'il est président, depuis vendredi.
11:40Oui, alors on attend de voir, effectivement, il y a ce côté Fed.
11:43Il y a le côté inflation aussi.
11:44Toujours, les marchés de taux font très attention à ça parce que, de toute façon,
11:48même si on rouvrait complètement le détroit d'Hormuz, ce qui n'est pas encore évident à ce stade,
11:52il y a quand même toujours un problème de surplus, de pétrole qu'il va falloir trouver
11:57et les bateaux, il va falloir qu'ils repassent et ça prend toujours du temps.
12:00Il y a un décalage de temps entre vraiment le blocage effectif et l'anticipation de marché globalement.
12:05Et puis, il y a Kevin Warch, effectivement, qui, lui, est plutôt tendance à vouloir faire baisser
12:10peut-être les taux, mais en tout cas, surtout le déficit et le bilan de la Fed.
12:13Et donc, normalement, sur des marchés de taux qui pourraient être un peu agités,
12:16on attend de la Fed qu'elle puisse acheter des obligations, notamment longues,
12:19pour pouvoir ralentir cette hausse de taux.
12:21S'il veut vraiment enclencher, et ça, c'est vraiment quelque chose dont il semble toujours très, très attaché,
12:26s'il veut vraiment enclencher une baisse significative du bilan de la Fed,
12:30ça signifie qu'on n'aura pas ce soutien potentiellement sur le marché de taux, sur le marché obligataire.
12:35C'est aussi ça que les marchés vont faire.
12:36C'est ce qu'il a dit, mais est-ce qu'il peut le faire vraiment, là, de continuer à
12:38baisser le bilan de la Fed ?
12:39Ce qu'on voit, c'est qu'il a infléchi un petit peu son discours au niveau des taux,
12:43parce qu'il fait plutôt partie des gens qui ont plutôt tendance à vouloir faire très attention à l'inflation
12:48et donc pas forcément vouloir baisser les taux comme l'aurait voulu le président américain.
12:51Là, sur cette partie-là, il a plutôt infléchi ça, notamment parce qu'il veut baisser ce bilan.
12:55Il dit que le fait de baisser le bilan de la Fed globalement a un impact qui fait qu'on
12:59peut baisser les taux
13:00pour justement gérer l'équilibre globalement sur le niveau de la dette américaine.
13:04Eric, comment vous regardez l'arrivée de Kevin Warsh ?
13:07La bonne nouvelle, c'est qu'on reste quand même sur quelqu'un qui a à cœur l'indépendance de
13:12la Fed.
13:12C'est quand même le principal risque, qu'on ait quelqu'un qui soit totalement dévolu au désidérata de Donald
13:18Trump.
13:18Maintenant, c'est aussi une bonne nouvelle le fait qu'il y ait une tendance plutôt à la baisse des
13:23taux
13:23dans l'état d'esprit des Américains, alors qu'on voit bien qu'avec la hausse inflationniste,
13:28on aurait tendance à vouloir augmenter les taux, ce qui serait une erreur majeure,
13:32puisqu'on sait très bien que sur les chocs de coût, la baisse des taux, qui est un outil de
13:35régulation monétaire de la demande,
13:37ne fonctionne pas bien.
13:39Et donc, on est beaucoup plus sur des mesures structurelles à mettre en place,
13:42qui prennent du temps bien plus que l'ouverture du 3 d'Hormuz, qu'on a fait d'ailleurs en
13:472022,
13:49notamment les changements d'approvisionnement, etc., on va dire se désensibiliser au coût.
13:54Mais il est clair qu'aujourd'hui, la hausse des taux devra être très modérée pour ancrer les anticipations
14:00et éviter que l'inflation ne s'installe, mais ne pourra pas être importante,
14:04parce qu'elle risquerait de peser considérablement sur une demande qui est déjà à tonnes.
14:09Donc le fait que Timmy Mouache arrive avec cet état d'esprit où il y a toujours une pression à
14:13la baisse
14:13sur les taux de Donald Trump, mais que lui, il y résiste pour cause de pression à la baisse des
14:17taux...
14:17C'est une sorte d'équilibre, quoi.
14:18Pardon ?
14:18C'est une sorte d'équilibre entre les deux.
14:20Et de toute façon, les banques centrales, ce sont des équilibres.
14:22Et donc moi, je n'attends pas de la BCE, par exemple, qu'elle augmente drastiquement ses taux,
14:26parce qu'on aurait là un problème sur la demande européenne de manière considérable.
14:30On est toujours, Nicolas, sur une anticipation pour les marchés de trois hausses de taux sur l'année, du côté
14:35BCE ?
14:35Du côté BCE, il me semble que c'est toujours le cas.
14:38D'ailleurs, à noter pour la BCE que Martine Corcher, un membre du conseil des gouverneurs de la BCE,
14:42s'est exprimé ce week-end.
14:43Il dit qu'il anticipe une inflation plus élevée que prévu.
14:46Il laisse entendre que la BCE penche de plus en plus vers une hausse d'intérêt dès le mois prochain.
14:51Est-ce que ça correspond à ce que...
14:53On verra s'il y a les flemmes.
14:54Il peut y avoir des hausses.
14:55Parce que si on ne fait pas de hausses de taux, la BCE risque d'ancrer les anticipations sur le
14:59fait que l'inflation va durer.
15:00Et c'est bien ça le problème.
15:02Donc elle risque d'augmentation.
15:04Je fais le pari qu'elle fera des augmentations de taux relativement faibles,
15:07à la fois pour prendre en compte ses anticipations et pour ne pas casser la demande européenne qui est déjà
15:11très à tonne.
15:12Mais même 0,25, ce n'est pas très bon pour notre économie, non ?
15:15Non, mais c'est ce que price les marchés aujourd'hui.
15:17On est plutôt à 80% de mémoire.
15:19On était à 90 à 80% de hausse de 25 points de base sur la prochaine réunion.
15:23Et ce qu'on voit dans le discours, globalement, des banquiers centraux européens,
15:26c'est de dire que la Banque centrale est en train de basculer sur le scénario un peu défavorable,
15:31vraiment sur une inflation qui resterait.
15:33Et donc, de notre côté, Christine Lagarde avait bien prévenu,
15:36on peut monter les taux, même si c'est de manière transitoire, pour les rebaisser ensuite.
15:39Mais elle veut vraiment donner le signal qu'elle ne laissera pas l'inflation.
15:43Donc, tous les deux, vous dites 0,25, on est bon là pour la réunion de juin ?
15:46On sait que l'outil de la politique monétaire n'est pas très adapté pour les chocs de coût.
15:51C'est bien le problème.
15:52Et pourquoi on bouge les taux, alors, du coup ?
15:55Pourquoi on bouge les taux, du coup ?
15:56Parce qu'après, il y a les anticipations.
15:58Enfin, je veux dire, si on ne bouge pas les taux,
16:00on donne le signal aux investisseurs qu'on va laisser filer l'inflation.
16:03Et qu'à partir d'un certain moment, il faut que les institutions prennent acte
16:07que l'inflation est là et qu'elle va durer,
16:08tout en faisant en sorte de faire attention à ce que la demande ne soit pas complètement totale.
16:12Mais c'est des équilibres qui sont incroyablement délicats, surtout en ce moment.
16:16Ça veut dire qu'on anticipe que ce n'est pas une inflation temporaire
16:19liée à une hausse des coûts du pétrole, qu'on va d'ailleurs reculer ce matin,
16:23mais qu'on s'attend à ce que ça dure dans le temps, notamment en Europe,
16:26et qu'on ait des effets de second tour, par exemple ?
16:28On évoquait tout à l'heure les problématiques de durée,
16:31de réinstallation d'un fonctionnement normal sur les chaînes d'approvisionnement, etc.
16:34On voit bien que le pétrole irrigue l'ensemble de l'économie par rapport aux besoins primaires.
16:38Donc, le pétrole arrive sur l'ensemble des productions.
16:40Et qu'à ce titre-là, comme toutes les industries vont être touchées dans le temps,
16:44la hausse des taux qu'il y a eu sur le pétrole va toucher les besoins primaires,
16:48les besoins secondaires, etc. pendant un long moment.
16:49Avant qu'il y ait une mise en normalité de ce phénomène-là, ça va prendre six mois.
16:55Il y a deux choses sur le prix du pétrole.
16:57C'est qu'effectivement, si le détroit d'Hormuz rouvrait aujourd'hui ou demain,
17:01le pétrole continuerait de baisser.
17:03Néanmoins, on va avoir une prime de risque qui va rester plus importante.
17:05Ce qui est sûr, parce que c'est la première fois,
17:07et on ne pensait pas que c'était possible que le détroit d'Hormuz allait être bloqué.
17:10Donc ça, c'est une prime de risque qui va s'installer sur les marchés.
17:12Les Iraniens sont en capacité de bloquer l'approvisionnement du pétrole.
17:15Ils l'ont fait, ils pourraient le refaire.
17:17Et la deuxième chose, c'est qu'on va falloir...
17:18Donc on va par descendre ?
17:19On va redescendre, mais on ne reviendra pas sur des pétroles à 60,
17:22en tout cas avant certains temps, à mon avis.
17:23Et la deuxième chose, c'est qu'il va falloir aussi reconstituer des stocks
17:26qui, en fonction des zones, ont déjà été impactés
17:29pour venir essayer de contrer l'impact économique de la hausse du prix du pétrole
17:34et être capable de fournir du pétrole aux économies.
17:36Donc ces deux effets-là, de toute façon, vont venir maintenir un prix du pétrole relativement haut,
17:41donc en dessous évidemment des 100 dollars,
17:43et on va revenir sur quelque chose d'un peu plus normal,
17:45mais néanmoins plus haut que ce qui était prévu pour l'économie,
17:47et donc va freiner mécaniquement aussi l'économie au global.
17:51Il nous reste 4 minutes, je voudrais qu'on dise un mot de la France.
17:53Alors nous, dans un cocktail compliqué, croissance molle, déficit, hausse des taux,
17:56ça c'est pas terrible.
17:58Le Medef veut relancer l'idée d'une TVA sociale pour essayer de libérer un peu le travail.
18:03Ça, Eric Delanois, ça vous paraît une bonne idée ?
18:05Le retour d'une bonne vieille idée ou pas ?
18:07La bonne idée, c'est qu'on retourne sur une politique de l'offre
18:09et qu'on ne détricote pas ce qui a été fait au premier quinquennat,
18:12qui a montré qu'on pouvait booster la croissance et qu'on pouvait booster l'emploi
18:16en favorisant la fiscalité des entreprises.
18:18Donc la bonne idée, c'est comment on fait pour pouvoir continuer à baisser la fiscalité des entreprises.
18:23Comment par contre on reporte le déficit de ressources qu'il y aura pour le modèle social français ?
18:28Là est la question.
18:29Donc la TVA sociale, c'est une potentielle bonne idée
18:31parce que le champ, l'assiette est considérablement large
18:35et donc on peut fortement baisser les cotisations sociales pour une faible hausse de la TVA.
18:39Je rappelle qu'un point de TVA sur le taux majeur, ça représente 8 milliards d'euros par an.
18:45Donc ce n'est pas rien.
18:47En revanche, le problème que ça pose, c'est un problème de justice sociale
18:50puisque une TVA sociale, contrairement à ce que l'on pense, n'est pas sociale du tout.
18:54Oui, c'est parce que c'est sur tous les produits.
18:55C'est sur tous les produits, ça taxe la dépense et donc ça taxe majoritairement les plus modestes.
19:01C'est quoi le favori ?
19:02Je pense qu'on est aujourd'hui dans un paysage fiscal qui est tellement compliqué
19:05qu'on ne peut que jouer sur les différents leviers.
19:08En 2018, Emmanuel Macron avait baissé les cotisations sociales
19:11contre un échange de la hausse de la CSG.
19:13C'était plutôt une très bonne idée, ça a été la première logique de politique de l'autre.
19:17Je pense qu'il faut potentiellement combiner les deux,
19:19ne pas toucher au taux réduit, toucher au taux de TVA normal potentiellement.
19:24Ça veut dire qu'effectivement, on n'est pas sur les biens essentiels,
19:26mais on verra que ce n'est pas magique en termes de recettes fiscales.
19:31Mais en revanche, continuer à regarder, finalement, quand on regarde les dépenses de santé
19:34et les dépenses de retraite, on est à 65% des dépenses.
19:38Et donc, il va falloir qu'on continue à regarder comment on ne fait pas
19:40en sorte d'augmenter les retraites, notamment des plus aisées.
19:43Parce que, n'oublions pas que la dernière augmentation des retraites
19:46s'est traduit à 75% par des livrets qui ont été augmentés.
19:49Pas par la consommation, mais par de l'argent qui dort.
19:52Et donc, à ce titre-là, augmenter les retraites des plus aisées n'a aucun sens.
19:56Donc, il faut séparer les catégories de retraite.
19:58C'est ce que propose de MNF.
19:59Exactement, il faut que je compare les choses et jouer en levier sur l'ensemble de ces catégories de recettes.
20:03Est-ce que le marché price, le fait que la France va probablement voir filer ses déficits,
20:07parce que ça, c'est bien, mais j'ai peur qu'on fasse rien, en fait.
20:11Moi aussi.
20:13Bon, et qu'en fait, le déficit court jusqu'à 5-7, nous disait le FMI directement.
20:17Est-ce que les marchés ont le bon prix, là, sur l'OAT ?
20:19Moi, ce que je trouve intéressant de regarder, c'est qu'on a vu les taux monter globalement partout la
20:22semaine dernière.
20:23On a vu des taux français qui ont touché les 4% sur le 10 ans.
20:26Mais ce qu'on voit, et ce qu'il faut regarder aussi, c'est que l'écart de taux entre
20:30la France et l'Allemagne a grandi pendant cette période-là.
20:33C'est-à-dire qu'on était plutôt revenu sur du 60 points de base, 0,6% d'écart.
20:36On est repassé à 0,8%.
20:38Et donc, ce qu'on voit, c'est que les marchés, dès que les taux montent,
20:41pricent vraiment le risque spécifique, plutôt France, avec un déficit important.
20:45Et donc, vont écarter vraiment.
20:47On rentre, du coup, dans une spirale qui est beaucoup plus compliquée,
20:49parce qu'on a des coûts de plus en plus importants pour financer notre dette.
20:53On n'arrive pas, du coup, à soutenir l'économie.
20:55On a eu les indicateurs de service, des indicateurs d'achat avancés la semaine dernière,
20:58qui sont au plus bas niveau depuis fin 2020, donc depuis le Covid.
21:02Donc, on voit que les services ralentissent fortement en France,
21:04ou en tout cas, les professionnels anticipent un ralentissement des services relativement importants.
21:08Donc, on est dans une situation qui peut être relativement compliquée.
21:10Donc, ça ferait du bien que les taux, effectivement, rebaisent,
21:12parce qu'on voit bien que c'est aussi une problématique
21:15qui vient rajouter la crise dans la crise.
21:17Des taux d'intérêt trop élevés, ça fait un financement de la dette
21:19qui est de plus en plus compliqué et qui est pénalisé de plus en plus par les marchés.
21:22Donc, on rentre dans une spirale un peu infernale, potentiellement.
21:25Merci beaucoup à tous les deux, Éric Delanois et Olivier Maltès,
21:27de nous avoir accompagnés dans le Club de la Bourse,
21:29dans un instant, l'ouverture des marchés financiers européens
21:31avec Nicolas Pagnès. C'est toujours du vert ?
21:33C'est toujours du vert pour le moment sur les contrats futures, oui.
21:35Alors, on voit ça, il foute dans un instant.
21:37Vous ne bougez pas sur AMC.
21:38Là, je vous dis à demain. Bonne journée.
21:48Bonjour à toutes et à tous et bienvenue dans Good Morning Market.
21:50Nous sommes ensemble en direct sur BFM Business jusqu'à 9h30
21:54afin de commenter les marchés européens à l'ouverture des marchés
21:58qui sont pour l'instant attendus dans le vert sur fond de recul du prix du pétrole
22:03en lien avec des espoirs, toujours d'accord entre Washington et Téhéran,
22:08notamment sur la réouverture du détroit d'Hormuz.
22:11Nous en parlerons dans un instant.
22:13A noter tout de même que les bourses au Moyen-Orient
22:16achetaient la nouvelle hier.
22:18Elles ont toutes clôturées dans le vert.
22:20Et on voit le Nikkei, notamment en Asie, porté aussi par ses espoirs d'accord
22:26puisqu'on voit le Nikkei qui progresse de près de 3% à 65 158 points
22:32au-dessus des 65 000 points qu'il a dépassés pour la première fois en séance aujourd'hui.
22:38Et on commence tout de suite avec le flash de Léo Dumas.
22:42Good Morning Market, le journal.
22:45Et elle a eu donc ses espoirs de paix au Moyen-Orient
22:49avec un accord peut-être dès aujourd'hui.
22:51C'est Marco Rubio qui l'a dit ce matin,
22:53le chef de la diplomatie américaine
22:54qui s'exprimait il y a quelques heures devant la presse.
22:56Écoutez-le.
22:59C'est encore en cours.
23:01On en saura peut-être plus aujourd'hui.
23:02Pour le moment, on a une proposition solide
23:04sur la question de l'ouverture du détroit d'Hormuz
23:06et pour la suite des négociations sur le nucléaire.
23:09Écoutez, le président ne va pas conclure un mauvais accord.
23:11Je suis très confiant.
23:12Nous devrions tous être très confiants.
23:14Soit nous aurons un accord satisfaisant,
23:16soit nous devrons recourir à d'autres méthodes
23:18et on préférerait un accord.
23:24Voilà, il faut être confiant, dit Marco Rubio,
23:27même s'il n'y a pas d'urgence,
23:28avait rappelé Donald Trump plutôt hier soir.
23:31Le président américain qui assure
23:32qu'il ne signera qu'un bon accord
23:34et qu'en attendant, son blocus dans le détroit d'Hormuz
23:37reste en vigueur.
23:38Le détroit d'Hormuz où il y a de plus en plus de mouvements.
23:4133 navires ont été autorisés à passer
23:43sous supervision de l'Iran sur la journée d'hier,
23:46selon les autorités du pays,
23:47ce qui devrait porter le total à une grosse centaine de bateaux
23:50la semaine dernière,
23:51contre une cinquantaine en moyenne depuis le début du conflit.
23:55Dans ce contexte, repli marqué sur les cours du pétrole,
23:58ce matin, il perd plus de 5%,
23:5997 dollars pour le baril de Brent.
24:01Le WTI retombe à 90 dollars.
24:04Et malgré ça, les compagnies pétrolières indiennes annoncent
24:08qu'elles relèvent les prix de l'essence et du diesel
24:10pour la quatrième fois en 10 jours seulement dans le pays
24:13qui s'approvisionne en temps normal à plus de 50%
24:16via le détroit d'Hormuz.
24:18Le gros chiffre de la matinée, 6%,
24:20c'est la croissance à Singapour sur le seul premier trimestre.
24:24La cité-État qui est portée par la demande en puce
24:27pour l'intelligence artificielle,
24:29de quoi largement compenser les effets de la guerre en Iran.
24:33Et puis ce week-end,
24:34la Chine a envoyé une femme et deux hommes dans l'espace.
24:37Ils sont arrivés ce matin dans une des stations spatiales chinoises.
24:40Objectif, préparer le terrain à l'envoi d'humains
24:43par Pékin sur la Lune d'ici 4 ans.
24:48Léo Dumas, le CAC 40 à 9h01 qui ouvre dans le vert,
24:52plus 0,89% à 8187 poids.
24:56Vous êtes toujours en direct sur BFM Business
24:59jusqu'à 9h30 dans Good Morning Market.
25:01Et ensuite à 9h30, vous retrouverez Raphaël Legendre
25:04dans Les Experts.
25:05Raphaël Legendre qui est avec nous en plateau.
25:06Bonjour Raphaël.
25:07Bonjour Nicolas.
25:08Au menu des experts aujourd'hui, Raphaël,
25:09qu'on retrouve donc à 9h30 sur BFM Business.
25:11Oui, aujourd'hui, on va poser une question
25:13explosive.
25:14Pourquoi les Français ont-ils toujours le sentiment
25:17de travailler beaucoup pour finalement toucher
25:20si peu la question du pouvoir d'achat
25:23qui sera évidemment centrale lors de la campagne présidentielle ?
25:27Gabriel Attal en a parlé ce week-end.
25:31Patrick Martin en a parlé dans le Figaro ce week-end également.
25:35Alors comment rapprocher le net du brut ?
25:38Ce sera une grande question.
25:39Le premier débat des experts ce matin.
25:41Faut-il instaurer une TVA sociale comme le propose le MEDEF ?
25:46On verra ce qu'en pensent mes experts.
25:48Et puis l'allocation sociale unique est-elle déjà mortenée ?
25:52C'est un serpent de mer depuis 2017.
25:55On l'attend selon la tribune.
25:57Dimanche, le Premier ministre l'aurait écarté de la présentation du Conseil des ministres.
26:02Et puis enfin, il y a ce dirige-t-on vers une job apocalypse ?
26:07Bref, on parlera beaucoup.
26:09Travail, emploi, pouvoir d'achat ce matin dans les experts.
26:12Rendez-vous à 9h30.
26:13Il est 9h02 sur BFM Business.
26:15Vous êtes toujours dans Good Morning Market avec un CAC 40 qui progresse de près de 1%,
26:19à 0,96% à 8193 points.
26:23On voit que le DAX de son côté progresse de plus de 1%, à 1,18% à 25177 points.
26:30Et on voit que l'Eurostox 50, lui, progresse de 1,08% à 6084 points.
26:37Si on revient sur le CAC 40, les plus fortes hausses du jour sont signées.
26:40Safran, plus 3,58%.
26:42Accor, plus 2,79%.
26:44Saint-Gobain, plus 2,74%.
26:48Stellantis, Schneider Electric, Airbus, Société Générale, ArcelorMittal.
26:51On voit deux valeurs qui reculent pour le moment sur le CAC 40.
26:53Il s'agit de Total Energy et de Sanofi.
26:56Le CAC 40 qui a ouvert dans le verre, dans le sillage des marchés asiatiques
27:00et dans le sillage des marchés au Moyen-Orient dimanche,
27:03porté par ces espoirs d'accords entre l'Iran et les États-Unis.
27:06Ce n'est pas la première fois que les marchés anticipent un accord.
27:09Mais ils achètent encore une fois la nouvelle.
27:11On voit notamment le cours du Brent ou du WTI reculer à l'heure actuelle.
27:16Les contrats futurs sur le WTI donnent un baril à 91 dollars.
27:20Les contrats futurs sur le Brent donnent un baril à 95 dollars.
27:24On reviendra bien sûr dans Good Morning Market sur ce sujet.
27:27On reviendra sur des valeurs technologiques que vous connaissez bien.
27:31Samsung, Skynyx ou encore Nvidia.
27:33On fera un focus sur les ETF avec Jérémy Tubiana de BNP Paribas.
27:39Et puis on reviendra bien sûr sur la tendance du CAC 40 à l'ouverture.
27:42On se retrouve tout de suite dans Good Morning Market.
27:51Vous êtes toujours en direct sur BFM Business dans Good Morning Market avec un CAC 40 qui a ouvert dans
27:56le vert.
27:57Plus 0,92% à 8190 points.
28:00Le DAX qui de son côté progresse de 1,11% à 25165 points.
28:05C'est d'ailleurs une tendance globale en Europe avec l'Eurostock 50 qui progresse de 1,06% à
28:116083 points.
28:12Et on commence tout de suite cette émission avec la première partie en portefeuille.
28:18Et nous avons le plaisir de retrouver à distance Julien Le Guénouc, fondateur de Taranis, qui est avec nous dans
28:24cette rubrique en portefeuille.
28:26Bonjour Julien.
28:28On va revenir sur plusieurs valeurs ensemble.
28:30Des valeurs qu'on évoque, qu'on commente beaucoup dans Good Morning Market et notamment Samsung.
28:36Alors l'actualité de Samsung la semaine dernière, c'était les craintes d'une grève.
28:38Notamment en lien avec la redistribution des profits, super profits des grandes entreprises de la tech.
28:46En l'occurrence, on parle de Samsung, mais ça pourra concerner d'autres entreprises demain.
28:49On voit que Samsung, c'est plus 30% sur un mois, plus 125% depuis le début de l
28:55'année.
28:55Julien, quelle analyse vous faites d'une valeur comme celle-là ?
28:59Bonjour, merci pour l'opportunité d'échanger.
29:02C'est un titre qui est dans la veine de tous les vainqueurs de l'AI.
29:06Avec notamment un goulet d'étranglement très fort sur la mémoire, qui est le deuxième, voire le premier budget pour
29:12les data centers, juste après les GPU, CPU.
29:15Donc effectivement, ils en bénéficient très largement.
29:18Il y avait un risque de grève.
29:19Ils ont réussi à trouver un accord in extremis.
29:22Probablement que la façon dont les revenus ont été partagés par les employés de SK Hynix et l'entreprise a
29:29donné des idées au syndicat de Samsung Electronics.
29:34Mais bon, un accord a pu être trouvé.
29:37Effectivement, les chiffres sont fracassants pour Samsung Electronics.
29:43Le titre reste extrêmement peu cher avec un PE à 7 fois 7 pour un taux de croissance du chiffre
29:50d'affaires de 100%.
29:51C'est la partie mémoire, c'est le DRAM qui continue d'exploser avec des hausses de prix, des capacités
29:56de production qui sont contraintes et des innovations, notamment le HBM, les puces de mémoire RAM à haute bande passante,
30:04qui ont plus de demandes que d'offres.
30:06Alors, Julien, pour bien comprendre ce que vous nous dites, plus 125% depuis le début de l'année, Samsung
30:11qui dépasse 1000 milliards de dollars de capitalisation.
30:15Et vous nous dites, c'est encore peu cher à l'heure actuelle.
30:19Oui, c'est très peu cher.
30:20Alors, il y a une défiance de la part de beaucoup d'investisseurs sur ce type de titres parce que
30:26justement, les marges sont extrêmement fluctuantes.
30:28Par exemple, en 2023, les marges étaient de 5%.
30:32Elles sont attendues à 40% cette année.
30:35L'extrême majorité des profits vient justement de ces puces de mémoire.
30:38La grande difficulté, c'est que la demande peut être extrêmement volatile.
30:42C'est une boîte extrêmement cyclique.
30:44Donc, toute variation des prix ou de la demande se répercute plus que proportionnellement dans le chiffre d'affaires d
30:52'une part et encore plus dans les profits.
30:54Ce qui fait que ce sont des boîtes avec une visibilité généralement assez faible.
30:58Et le grand débat du marché, c'est est-ce que ce n'est pas en train de changer des
31:02marges à 40% ?
31:03Je pense que même Louis Vuitton en rêverait.
31:06C'est plus.
31:08Donc, la question, c'est est-ce que c'est soutenable ?
31:10Et justement, ils sont en train de changer les contrats avec des contrats de long terme,
31:14un peu comme ce qu'on voit dans des sociétés liées au pétrole.
31:18Et à mon sens, cela devrait permettre à la société de continuer de surperformer.
31:24Un mot de SKNX, un deuxième valeur en portefeuille aujourd'hui dans Good Morning Market.
31:28SKNX, c'est plus 50% sur un mois.
31:30C'est presque plus 200% depuis le début de l'année, plus 186%.
31:34Très exactement.
31:34Quelle analyse vous faites, Julien, de cette deuxième grande capitalisation à Séoul qui tire aussi la cote ?
31:44C'est son petit frère.
31:46Ça fait partie un peu de ces grandes entreprises coréennes, les fameux Chaebol,
31:50qui sont des conglomérats qui ont réussi à dominer la tech généralement.
31:57Et c'est un peu la même histoire.
31:59Ce sont aussi les puces de mémoire qui permettent de tirer.
32:02Là, le PE est encore plus faible.
32:04Samsung est quand même plus diversifié.
32:06SK Hynix, c'est vraiment un purplay mémoire, mémoire only.
32:10Donc, on l'apprécie aussi.
32:12C'est comme Micron.
32:13Toute la supply chain continue de faire très, très bien.
32:17Dans un portefeuille, nous, on en a assez largement.
32:19Mais on a aussi d'autres titres de mémoire comme Nvidia ou Landmark ou Lumentum sur la Photonics.
32:25Landmark, c'est à Taïwan.
32:27En fait, les CAPEX, j'ai eu l'occasion d'en parler sur votre antenne.
32:32Les CAPEX continuent d'être énormes.
32:34On a encore vu que les résultats d'NVIDIA, donc a priori, pas de changement.
32:38Tout ça parce que les applications, notamment chez Anthropik, OpenAI, XAI et Gemini,
32:43les applications pour entreprises continuent d'être très largement adoptées.
32:46La demande de la part des consommateurs pour ces solutions AI est gigantesque.
32:52Et donc, toute la supply chain suit.
32:54La mémoire en fait partie au même titre que les GPU ou la Photonics.
32:58Donc, si je comprends bien tant que les Esperscaler et Nvidia,
33:01mais on y reviendra dans un instant,
33:02continuent à dépenser, à augmenter leur CAPEX,
33:06ça bénéficie à des sociétés comme SKINX.
33:09Donc là aussi, non seulement c'est une société mise en avant en portefeuille aujourd'hui,
33:14mais c'est une société sur laquelle vous voyez un cours de bourse continuer à progresser, Julien.
33:19Tout à fait, oui.
33:20Je pense que ça va continuer à progresser parce que la demande est capacité contrainte
33:25et puis en plus, les applications pour les entreprises sont là.
33:29Oui, c'est effectivement notre vue.
33:31On est très positif sur l'ensemble de la supply chain.
33:35Un mot de Nvidia, Julien.
33:38Alors là, pour le coup, si on regarde sur les mêmes horizons de temps,
33:41sur un mois ou depuis le début de l'année,
33:43c'est moins impressionnant, mais la valeur est beaucoup plus grosse.
33:47Moins zéro, soit 59% sur un mois pour Nvidia,
33:50le titre qui recule depuis la publication de ses résultats.
33:53On est à plus 14% depuis le début de l'année.
33:56Si on regarde sur un an, on est à plus 60%.
33:59Quelle analyse vous faites du titre ?
34:02C'est vrai que depuis la publication de ses résultats mercredi soir,
34:04le titre recule modérément, mais un petit peu.
34:07Et on a beaucoup d'analyses qui nous disent que c'est une habitude chez Nvidia
34:11de voir quelques prises de bénéfices sur le titre après chaque publication.
34:16Oui, c'est un petit peu la règle qui avait été,
34:19et qui est peut-être toujours d'actualité sur Apple,
34:21« by the rumor, sell the news ».
34:22Effectivement, Nvidia, large cap, semble avoir la même règle.
34:27Bon, je pense qu'il faut regarder AMD pour comprendre un peu le futur d'Nvidia,
34:31parce que AMD, c'est le numéro 2.
34:33Nvidia a fait des très bons résultats,
34:35qui ont battu à peu près sur toutes les metrics.
34:38Alors, pas tant que ça sur les chiffres d'affaires en data center,
34:41qui n'ont battu que, entre guillemets, de 3% des attentes.
34:46Mais bon, tout va bien, Madame la Marquise.
34:48On a un PE de 24,4 pour 84% de croissance des IPS.
34:53Donc, c'est un PEG inférieur à 0,3.
34:55C'était le cas d'AMD.
34:57C'était le cas d'AMD avant que tout d'un coup, il se réveille,
34:59il double, et maintenant, on est quasiment à un PEG de 1.
35:01Donc, mon scénario central, c'est qu'il y aura un rattrapage pour Nvidia.
35:05Est-ce que ça, maintenant, dans 3 mois, dans 6 mois,
35:07ça, ça fait partie des incertitudes du marché ?
35:10Mais en termes de risk-reward, c'est pour moi le meilleur titre aujourd'hui aux Etats-Unis,
35:15dans la tech, j'entends.
35:16Avec quand même une question, Julien, alors qu'on pose régulièrement,
35:20mais que je repose encore une fois aujourd'hui,
35:23que ce soit les résultats des GAFAM, des Hyperscalers,
35:26que ce soit les résultats de Nvidia,
35:27à chaque fois, on se dit, les résultats sont tellement impressionnants,
35:30comment est-ce qu'ils vont pouvoir faire encore plus, encore mieux ?
35:32Si je comprends bien, vous, vous n'êtes pas inquiet sur la trajectoire
35:35de ces titres aujourd'hui.
35:37Alors, on reste dans l'industrie des semi-conducteurs,
35:39donc c'est très cyclique, très volatile.
35:43Le cours de bourse peut ne pas refléter les fondamentaux
35:46pendant une période plus ou moins longue.
35:48Donc, ça, c'est un petit peu la partie disclaimer
35:50que je viens de vous dire.
35:51Mais si on prend vraiment ce que raconte l'industrie,
35:56effectivement, je ne vois aucun ralentissement.
35:58Je crois qu'on n'a pas encore atteint la moitié du cycle
36:01dans les dépenses de CAPEX pour l'AI.
36:04Donc, a priori, sauf accident de marché,
36:08deuxième disclaimer,
36:09ça devrait effectivement continuer à surperformer assez fortement.
36:15Merci, Julien Léguenouk,
36:17de nous avoir accompagnés dans Good Morning Market.
36:19Je rappelle que vous êtes fondateur de Taranis.
36:20On se quitte sur un CAC 40 en progression de 1%
36:23à 8195 points exactement.
36:26On voit le DAX, plus 1% également,
36:28à 25140 points.
36:30Et c'est tout de suite le focus du jour.
36:35Le focus du jour, c'est un focus ETF
36:37avec Jérémy Tubiana,
36:39qui nous accompagne sur le plateau de Good Morning Market,
36:40est responsable du développement ETF France et Benelux
36:43chez BNP Paribas Asset Management.
36:45Bonjour, Jérémy.
36:46Bonjour.
36:46On échange sur un marché qui semble acheter
36:50les espoirs d'un accord entre l'Iran et les États-Unis.
36:55Alors, on va en parler,
36:56mais plutôt sous le prisme ETF.
36:58On va commencer tout d'abord par la collecte.
37:00Qu'est-ce que vous constatez en matière de flux,
37:02en matière de collecte sur les ETF, Jérémy ?
37:05Alors, l'année dernière a été une année record
37:07en termes de collecte.
37:08Et cette année, encore, au même niveau
37:11que l'année dernière, on est déjà au-dessus.
37:13Donc, en fait, on s'attend à ce que les investisseurs
37:15continuent à investir sur les ETF
37:18et donc, notamment, sur les marchés actions
37:20qui représentent à peu près 75% de la collecte
37:23depuis le début de l'année.
37:23D'accord.
37:24C'est vraiment intéressant de voir
37:25que dans ce contexte très volatile,
37:27les investisseurs continuent à rentrer sur les marchés
37:29et notamment sur les marchés actions.
37:32Ce qu'il faut regarder dans le détail,
37:34si on regarde un peu plus précisément,
37:35on voit de la collecte sur les actions Monde
37:38et à la différence des années précédentes
37:40où on voyait plutôt les actions américaines
37:41qui tiraient aussi les flux,
37:43on voit plutôt depuis le début de l'année
37:44de la collecte sur les pays émergents
37:46et sur l'Europe.
37:47D'accord.
37:48Alors, on a l'impression que la tendance
37:49depuis quelques semaines est en train de changer.
37:52On revoit de l'intérêt des investisseurs
37:53pour les actions américaines.
37:56Notamment, peut-être,
37:57depuis la publication des résultats
37:58il y a une dizaine de jours.
38:00Effectivement.
38:00Donc, voilà.
38:01Et on voit depuis quelques jours,
38:03quelques semaines,
38:04un regain d'intérêt pour les actions américaines.
38:07Mais si on regarde depuis le début de l'année,
38:09principale collecte, actions, donc 75%,
38:12Monde, émergente et européenne, pardon,
38:16et enfin américaine.
38:17D'accord.
38:17Côté obligataire, il y a un point intéressant,
38:19c'est qu'on reste dans un contexte volatil,
38:22comme je disais,
38:22notamment de grosses tensions sur les taux.
38:24Et on voit que côté obligataire,
38:26les investisseurs privilégient vraiment
38:27les investissements très court terme,
38:29très volatils,
38:30des équivalents monétaires
38:31qui ont émergé depuis un an
38:34sous le format ETF.
38:35Est-ce qu'on voit sur les thématiques
38:38des évolutions,
38:40est-ce qu'on retrouve par exemple
38:42la thématique du conflit en Iran
38:45ou des espoirs d'accord,
38:46comme on le voit ce matin,
38:48sur les différents ETF thématiques
38:51que vous pouvez analyser ?
38:52Alors, là aussi,
38:53c'est intéressant de voir
38:54qu'avant 2025,
38:58on avait peu d'intérêt pour les thématiques,
39:00on voyait surtout les principales expositions collectées.
39:03D'accord, c'était du MSCI World,
39:04mais on ne se posait pas la question.
39:05Exactement.
39:06Parfois avec un peu de granularité,
39:08mais les thématiques étaient un peu délaissées.
39:09Et là, avec la guerre en Iran notamment,
39:13on a vu un regain d'intérêt pour les thématiques,
39:15notamment autour de la thématique défense.
39:17D'accord.
39:17Qui a représenté quasiment l'essentiel de la collecte
39:20l'année dernière.
39:20Et cette année, c'est un peu la même chose.
39:22On a à peu près 60% des flux sur des ETF
39:25qui couvrent la thématique défense.
39:27D'accord.
39:27Et ensuite, on voit toujours un retour d'intérêt également
39:31sur la thématique plutôt intelligence artificielle, tech.
39:35mais globalement, les thématiques qui sortent du lot,
39:38c'est défense principalement et intelligence artificielle également.
39:42Si on fait le lien avec ce que vous nous disiez avant,
39:44où on était plus sur Europe et marché émergent en début d'année,
39:47et ensuite on retourne vers les États-Unis et la tech à l'heure actuelle,
39:49ça veut dire qu'on investissait dans des valeurs de défense en Europe
39:52et sur les pays émergents via des ETF ?
39:54Alors, on a vu beaucoup de flux sur les actions européennes
39:57au travers de la thématique défense.
39:59Il y a deux façons d'investir sur la thématique défense.
40:02La thématique défense monde et la thématique défense Europe.
40:06Et il y a eu beaucoup d'ETF qui ont été lancés,
40:08notamment chez BNP Paribas & Management.
40:09On a lancé un ETF défense éligible au PEA
40:12qui va privilégier effectivement les actions de la zone euro
40:15ou européenne pour d'autres ETF.
40:17Et là, on voit évidemment la thématique intelligence artificielle
40:20revenir en force.
40:20On en parlait également beaucoup sur les marchés actions
40:24et ça, la collecte revient sur ces...
40:27Est-ce qu'elle était partie d'ailleurs sur les ETF ?
40:29On voyait que beaucoup de clients se posaient la question
40:33de la cherté de cette thématique-là,
40:34notamment à travers l'indice Nasdaq de manière plus générale.
40:37On avait vu pas mal de sorties
40:39et je confirme que depuis quelques semaines,
40:41on revoit des flux positifs sur la thématique tech de manière générale
40:46et notamment sur la thématique, sur l'indice un ETF Nasdaq par exemple,
40:49où on revoit beaucoup d'investisseurs se repositionner sur ce segment-là.
40:54Il y avait des questions autour de la concentration aussi,
40:56mais du coup, si je comprends bien, les inquiétudes sont levées.
41:00Les inquiétudes sont levées parce qu'il n'y a plus que le Nasdaq.
41:04On peut faire des ETF plus diversifiés
41:05qui permettent d'investir sur la thématique tech,
41:07tech américaine d'ailleurs, mais on a aussi des intérêts...
41:10On a vu l'émergence d'ETF tech sur la zone émergente ou tech chinoise.
41:14D'accord.
41:15Donc effectivement, on voit des investisseurs revenir sur ce segment-là.
41:20Un mot, peut-être des innovations en matière d'ETF.
41:24On voit les ETF actifs monter en puissance en Europe progressivement.
41:30Ces ETF qui permettent une gestion active à l'intérieur d'une enveloppe ETF.
41:34Alors aujourd'hui, on voit la collecte des ETF actifs reprenant à peu près 8% de la collecte globale.
41:41C'est au-dessus de la collecte de l'année dernière, donc au niveau des ETF actifs.
41:45L'année dernière était aussi une année record pour les ETF actifs.
41:47Donc là, on a dépassé les niveaux pareils de ceux de l'année dernière.
41:51Donc on est vraiment sur une tendance positive,
41:53expliquée par le fait qu'il y a de plus en plus de lancements sur des ETF actifs.
41:58En Europe, évidemment, aux US, on sait que c'est un grand, grand succès pour différentes raisons.
42:03Mais c'est un grand succès aux Etats-Unis.
42:05Donc on voit l'émergence d'ETF actifs en Europe.
42:07Les investisseurs cherchent plus de granularité,
42:11qu'ils soient des investisseurs professionnels, donc institutionnels, ou des clients particuliers.
42:16Le fait de faire une simple allocation, MSCI World, S&P 500, ça ne suffit plus.
42:20Les investisseurs recherchent un peu plus de granularité dans les allocations
42:23et cherchent des expositions qui vont chercher à surperformer les marchés.
42:28Et d'ailleurs, quand on parle d'ETF actifs, il y a différentes approches.
42:30Il y a les ETF actifs que vous évoquiez, qui vont chercher à surperformer
42:34au travers d'une gestion discrétionnaire ou quantitative.
42:38Mais on voit aussi l'émergence d'ETF actifs sous format buffer,
42:44donc avec protection en capital.
42:46Et ça, c'est un gros sujet qui se développe.
42:48Des ETF qu'on qualifie dans l'industrie classique de produits structurés,
42:54c'est des alternatives aux produits structurés,
42:56puisque c'est un format ETF, il y a une protection à la baisse,
42:59et on a tout l'intérêt et l'avantage de l'ETF,
43:01puisque c'est un produit liquide avec les frais d'un ETF.
43:04Et donc, on voit ce type d'ETF se développer,
43:07notamment là encore dans un contexte de marché volatil,
43:09où les investisseurs vont chercher peut-être à se protéger aussi à la baisse.
43:13Donc, c'est ce qu'on appelle les ETF buffered, par exemple.
43:15Et ça veut dire quoi ?
43:16Ça veut dire qu'on mélange plusieurs ETFs sur des options, sur des obligations ?
43:20On intègre des options dans la constitution de l'ETF.
43:23Donc, l'ETF reste un fonds, c'est-à-dire un fonds qui va intégrer des options
43:27pour justement limiter la baisse de l'ETF en cas de baisse des marchés.
43:31À l'inverse, à la hausse, la hausse va être capée à un certain niveau
43:36qui va être définie par la méthodologie de l'ETF.
43:38Et donc, quand on parle d'ETF actif, c'est aussi ce type d'ETF
43:42que l'on voit beaucoup se développer en Europe.
43:44Un mot sur les ETF actifs au global.
43:46Vous nous disiez tout à l'heure que justement, on avait des thématiques
43:49qui permettaient une plus grande granularité.
43:51Qu'est-ce qu'un ETF actif apporte de plus que la granularité
43:55d'un ETF thématique n'apporte pas ?
43:56En fait, la particularité d'un ETF actif, c'est qu'on va privilégier
44:02l'expertise de gestion d'une société de gestion
44:05et une méthodologie dans la construction de l'ETF un peu plus réactive.
44:11D'accord. C'est un OPC-VM en ETF ?
44:13Exactement. De toute façon, un ETF, c'est un OPC.
44:15Donc ça, on parle d'ETF, d'ETP, mais un ETF pur,
44:20Exchange Credit Fund, c'est un fonds, un OPC.
44:22Sauf qu'on va mettre effectivement la gestion d'un OPC classique
44:27sous un format ETF, donc liquide, qu'on va pouvoir acheter
44:31et vendre en continu.
44:32Donc l'objectif de cet ETF actif, c'est d'utiliser la technicité
44:36d'une expertise de gestion, d'une société de gestion,
44:39pour chercher à surperformer un marché.
44:42Et là, on voit de la demande sur ce type d'exposition,
44:45aussi bien sur les ETF actifs actions qu'obligataires.
44:48Merci beaucoup, Jérémy Tubiana, de nous avoir accompagné
44:50dans Good Morning Market.
44:51Je rappelle que vous êtes responsable du développement ETF France
44:54et Benelux chez BNP Paribas Asset Management.
44:57Le CAC 40, qui est toujours aux alentours des 1%, à 8195 points.
45:01On fait le point tout de suite en direct au Desmarchés.
45:05En direct au Desmarchés, c'est avec Romain Dobry,
45:07cofondateur de l'atelier des options.
45:09Je le disais, il y a un instant, le CAC 40, plus 1%, à 8196 points.
45:14Le DAX, plus 0,93%, à 25120 points.
45:18L'Eurostock 50, plus 1%, à 6079 points.
45:22Romain, vous suivez les marchés tous les jours.
45:25Comment est-ce que vous analysez cette ouverture sur le CAC 40 à l'heure actuelle ?
45:29Bonjour Nicolas, comme une nouvelle annonce saluée par les opérateurs
45:34d'un éventuel accord entre l'Iran et les Etats-Unis.
45:38Ce qu'on peut dire et ce qu'on peut noter,
45:39c'est que la différence de comportement entre les marchés américains et les marchés européens.
45:43À Wall Street, on forme systématiquement et sur chaque annonce,
45:46deux nouveaux plus hauts historiques sur les grands indices,
45:49ou en tout cas le Nasdaq et le S&P.
45:51On est dopé à l'IA et ça fonctionne très bien.
45:53On a enregistré 8 semaines de hausse d'affilée.
45:56Les marchés futurs américains sont en hausse
45:58et c'est probablement sur un gap haussier pour l'instant,
46:01avec des marchés qui seront fermés à Wall Street pour Memorial Day,
46:03il faut le dire, aujourd'hui.
46:04En Europe, c'est différent.
46:05On salue effectivement chaque annonce,
46:07mais on dégonfle dans la foulée immédiatement.
46:10Et en fait, c'est plus un marché bloqué
46:11dans les zones de congestion latérales auxquelles on assiste en Europe,
46:15avec une accélération haussière au moment des annonces.
46:17Et puis un dégonflement dans la foulée,
46:18c'est plutôt du trading range et de la spéculation,
46:21donc des comportements très différents.
46:23Ce qu'on peut dire aussi en termes de comportement,
46:24c'est qu'on a des ratios put-call qui sont maintenant,
46:26sur les grands indices, tous assez optimistes.
46:29Donc, crudence, ça ne signifie pas que le marché va baisser nécessairement,
46:32mais ça veut dire qu'en cas de mauvaise nouvelle,
46:34en cas de déception, les opérateurs ne sont plus protégés.
46:36Et ça, c'est le cas, que ce soit sur l'Eurostoxx ou sur le S&P,
46:39où on est quand même maintenant très optimiste.
46:40Donc, un élément à surveiller.
46:42En termes d'intérêt sur l'Eurostoxx,
46:44la semaine dernière, on a progressé de plus de 3%.
46:47La position ouverte sur les futurs,
46:48le nombre de contrats futurs n'a pas évolué.
46:51C'est-à-dire qu'on a rebondi sans soutien.
46:52Alors, est-ce que les annonces du jour vont permettre de décanter la situation ?
46:56C'est l'enjeu du jour,
46:58puisqu'on s'attaque sur l'Eurostoxx 50 à une résistance majeure.
47:02C'est le niveau des 6073 points.
47:04On est légèrement au-dessus pour le moment.
47:06Et on entre dans une zone de prix qui est extrêmement importante,
47:09puisque c'est le gap baissier qu'on avait laissé ouvert le 2 mars dernier,
47:13au moment de l'annonce du conflit dans le détroit d'Hormuz,
47:15avec ce gap baissier qui avait été laissé ouvert à 6113 sur l'Eurostoxx.
47:21Donc, la zone 6073, 6113, si on prend l'Eurostoxx,
47:25est un niveau extrêmement important à réintégrer et à déborder sur plusieurs clôtures
47:29pour réactiver la dynamique haussière sur l'indice Eurostoxx qui est en panne
47:33depuis ses annonces, et donc depuis plus de deux mois maintenant,
47:37avec, dans ces cas-là, au-delà de ce niveau de 6073,
47:40une cible qui est située à 6344 points.
47:43Dans l'indice 40, c'est moins fort.
47:46On ouvre avec un gap baissier cette semaine.
47:47Ça, c'est un bon signal. Donc, le pied de ce gap est à conserver.
47:50Mais on n'a pas débordé ce plafond de verre qui est 8259 points,
47:54qui permettrait d'aller rallier des extensions complémentaires 8357.
47:59Puis, pourquoi pas, 8624, les tops précédents.
48:02Premier niveau d'alerte à Paris, c'est 8082 points.
48:05Donc, on est toujours assez mitigé.
48:06On attend pour l'instant la confirmation de cette annonce.
48:09Attention aussi à un adage boursier qui est de vendre la nouvelle,
48:12à la tentation de vendre la nouvelle, en tout cas sur les indices américains
48:14qui ont beaucoup, beaucoup payé de choses.
48:17Il va falloir absorber les conséquences du blocage du détroit
48:20qui a quand même été beaucoup plus long qu'attendu.
48:22Avec notamment un Dow Jones.
48:24Alors, ce n'est peut-être pas forcément l'indice le plus suivi,
48:27mais avec un Dow Jones qui a, lui, touché un nouveau record vendredi, Romain.
48:31Donc, ça veut dire que pour l'instant, d'ailleurs,
48:33on voit des contrats futurs qui laissent entrevoir des marchés américains
48:37en hausse à l'ouverture.
48:39On est loin de l'ouverture, mais on le regarde quand même
48:41dans ce contexte un peu global.
48:42Attention à l'excès d'optimisme, c'est ce que vous nous dites.
48:46Oui, ça s'est envisagé à l'excès d'optimisme, exactement.
48:48Ce n'est pas euphorie, on ne peut pas parler de ce comportement-là,
48:51mais effectivement, beaucoup de choses payées,
48:53beaucoup de choses anticipées, et puis des conséquences à venir.
48:55Et encore une fois, ce ratio put-call, toujours intéressant,
48:57qui nous permet de mesurer l'état d'esprit des opérateurs,
49:00qui nous indique qu'à Wall Street, on est largement optimiste
49:02depuis plusieurs jours, plusieurs séances maintenant.
49:05Par ailleurs, on constate aussi un momentum qui est un peu moins fort.
49:07Alors, effectivement, sur son news flow,
49:09encore un gap haussier potentiel à Wall Street,
49:11mais qui est moins suivi, avec des volumes qui sont un peu moins forts.
49:14Et puis un intérêt sur les futures n'accompagne plus vraiment le mouvement.
49:18On commence à être un peu prudent et un peu topiche,
49:21malgré les plus hauts symboliques,
49:23dans un contexte où on a encore une fois payé beaucoup de choses,
49:25et on n'a plus beaucoup de news flow, en tout cas du côté des publications.
49:28Même si on a encore quelques publications intéressantes cette semaine,
49:30il y aura notamment Salesforce.
49:32Merci beaucoup, Romain, de nous avoir accompagné dans Good Morning Market.
49:36Je rappelle que vous êtes cofondateur de l'atelier des options.
49:40On se quitte sur un CAC 40 aux alentours des 1% à l'heure actuelle,
49:45que vous pourrez suivre tout au long de la journée,
49:47et notamment sur BFM Business en direct cet après-midi.
49:52En attendant, il est 9h30.
49:53Dans un instant, en direct, toujours sur BFM Business,
49:55vous retrouverez Les Experts avec Raphaël Legendre.
49:59Et quant à moi, je vous dis à demain.
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