- il y a 9 heures
Ce lundi 9 mars, Florian Ielpo, responsable de la macroéconomie chez Lombard Odier IM, Alexandre Baradez, chef analyste chez IG, Céline Bourban, vendeuse d'actions institutionnels chez Portzamparc BNP Paribas, Benoit Sorel, directeur de métier ETF et Indiciel chez Amundi, Véronique Riches-Flores, économiste chez RichesFlores Research, et Pierre-Alexis Dumont, directeur des investissements chez Sycomore Asset Management, étaient les invités dans l'émission Good Morning Market, présentée par Étienne Bracq, sur BFM Business. Retrouvez l'émission du lundi au vendredi et réécoutez la en podcast.
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00:06L'actualité des marchés financiers, c'est sur BFM Business. Etienne Braque, dans un instant, l'ouverture des marchés européens.
00:12Ça va tanguer sur fonds de pétrole qui est très fortement... Enfin, il y en a eu un pic très
00:17important quand même cette nuit.
00:18Avec un baril de pétrole qui a tutoyé les 120 dollars, on était sur une hausse de plus de 25%.
00:23Désormais, c'est une hausse de 16% pour le Brent à 107 dollars quand le WTI est à 103
00:29dollars.
00:29Le baril de pétrole qui a pris plus de 60% en l'espace de 8 jours.
00:34C'est très impressionnant. Même lors de la guerre en Ukraine, on n'avait pas assisté à une hausse aussi
00:39rapide pour le baril de Brent.
00:42Il faut dire que depuis ce week-end, la donne a changé.
00:45Il y a une semaine, le marché a essayé de relativiser en se disant que pour l'instant, les installations
00:48pétrolières ne sont pas touchées.
00:50C'est désormais plus le cas puisque vous avez des drones qui ont survolé certains champs pétroliers aux Émirats Arabes
00:56Unis.
00:56Vous avez également certains champs et également des installations pétrolières qui ont été touchées du côté de l'Iram.
01:03Quand dans le détroit d'Hormuz, la situation est toujours paralysée.
01:07Vous avez plus de 200 tankers qui sont bloqués dans ce cul-de-sac, qui ne peuvent pas sortir.
01:12Et ça, c'est également un sujet puisque en dehors du pétrole que vous pouvez acheter,
01:16parce que c'est certes entre guillemets que 20% qui est bloqué,
01:19vous êtes un petit peu en rupture de tankers.
01:22C'est-à-dire qu'aujourd'hui, c'est très compliqué pour certains industriels de trouver des tankers, de les
01:27réacheminer.
01:28Et donc, en plus de ce pétrole à 100 dollars, vous avez des coûts du fret qui explosent.
01:32Et ça, ça fait peur au marché.
01:33Avec le gaz aussi, qui est monté de quasiment entre 20 et 30% à l'ouverture.
01:37Oui, les cours du gaz qui ont doublé en l'espace d'une semaine également,
01:40puisqu'il y a une dizaine de jours, on était à environ 30 euros le mégawatt-heure.
01:43Et ce matin, nous sommes largement au-delà des 60 euros.
01:46Les cours du gaz, le fameux TTF qui est très volatile, qu'il faut prendre avec du recul,
01:49parce qu'on peut autant assister à des hausses de 20-30% comme des baisses de 20 à 30%,
01:53même en temps normal.
01:54Vous avez des mouvements qui sont très importants sur ce type d'actifs.
01:58On attend donc un CAC 40 dans quelques instants.
02:00A priori, en baisse, sachant qu'on a aussi des inquiétudes du côté des marchés américains
02:05sur le crédit privé, avec des demandes de sorties de capitaux qui ne peuvent pas être réalisées.
02:10Et BlackRock qui a perdu 7% vendredi à la clôture,
02:13car l'un des plus grands gestionnaires d'actifs, qui est donc BlackRock,
02:16a dû limiter les retraits sur l'un de ces fonds de dette privée.
02:20Pour rappel, le marché de la dette privée dans le monde, c'est 3 000 milliards de dollars.
02:23Ce n'est pas un marché qui est liquide.
02:25Ce n'est pas comme des actions que vous pouvez acheter tous les jours.
02:28Là, vous êtes sur des actifs qui ne sont pas liquides.
02:31Il s'agit en fait de fonds dans lesquels vous avez des dettes,
02:34des dettes d'entreprise.
02:36Et puis ensuite, avec les intérêts, ils redistribuent tout cela sous forme de coupons à leurs actionnaires.
02:41Des actionnaires qui veulent sortir par rapport aux craintes sur l'intelligence artificielle,
02:45par rapport aux craintes géopolitiques.
02:47Mais le problème, c'est qu'ils ne peuvent pas le faire comme ils le souhaitent.
02:49Et pour éviter tout mouvement de panique,
02:52puisque bien sûr, le but, ce n'est pas de vendre tout le papier pour restituer tout au client
02:55en l'espace de quelques heures.
02:56Ils ont décidé de bloquer les retraits sur Saint-Affont,
02:58comme l'a fait Blackstone il y a une semaine.
03:00Désormais, c'est BlackRock.
03:01Et ça, c'est un sujet à suivre de très près.
03:03Et qu'est-ce que ça donne l'ouverture des marchés européens ?
03:05Moins 2,5% pour le CAC 40,
03:07qui revient sous les 7 800 points.
03:097 793 points.
03:11Sur des niveaux du mois de septembre.
03:13Moins 1,7% pour l'Eurostock 50,
03:16qui fait donc beaucoup mieux que le CAC 40.
03:18Du côté du DAX à Francfort,
03:19on est sur une baisse de plus de 2% également,
03:22avec les valeurs cycliques qui sont forcément impactées.
03:25Vous avez notamment des valeurs comme
03:27Le Grand, Schneider Electric, Safran,
03:30Effage ou encore Bouygues,
03:31qui lâchent plus de 3% à l'ouverture.
03:33Unibail, Rodemco, Westfield est la plus forte baisse à l'ouverture.
03:36Moins 4,7% à 93,20€.
03:39Pourquoi ?
03:40Parce que c'était l'une des plus belles performances depuis le début de l'année.
03:42Et puis surtout parce que le marché obligataire continue de grimper.
03:44En l'espace d'une semaine,
03:46le 10 ans français est passé de 3,2% à 3,6%.
03:49On prend quand même 10 points de base depuis 8 heures sur le 10 ans français.
03:53Pour la simple et bonne raison que le marché,
03:55quand il regarde le prix du pétrole,
03:56quand il regarde le marché du gaz,
03:57quand vous regardez également ce matin
03:59ce qui se passe sur les cours du maïs,
04:02qui sont sur des plus hauts de 9 mois,
04:03le soja qui est sur des plus hauts de 3 ans,
04:05le fer qui est sur des plus hauts de 5 semaines,
04:07vous dites ça y est, c'est le retour de l'inflation.
04:09Alors que depuis des semaines,
04:10on disait ça y est, il n'y a plus d'inflation en zone euro.
04:12Alors c'est trop tôt pour dire si c'est de l'inflation
04:14à la définition de Jean-Marc Daniel
04:16ou si c'est un choc de prix.
04:17Tout dépend bien sûr de la durée du conflit.
04:19Et ça pour l'instant, c'est le gros point d'interrogation.
04:21Et c'est bien sûr l'inconnu dans cette équation
04:24qui changera tout pour les prochains mois.
04:25Mais quand même sur les taux,
04:26on était retourné en dessous des 4%,
04:28notamment pour le taux US à 10 ans.
04:31On revient sur des niveaux élevés.
04:33Il y a eu une très belle détente au mois de février
04:35avec le marché qui a anticipé très largement
04:37des baisses de taux, notamment aux Etats-Unis.
04:39Et là, vous avez le retour de bâton qui est très violent
04:41avec un 10 ans américain
04:42qui a pris quand même quasiment 30 points de base
04:44en l'espace d'une semaine
04:45puisque nous sommes en effet à 4,2%.
04:47Du côté des devises,
04:49on a un euro-dollar qui revient sur la barre des 1,15,
04:521,1562,
04:53alors que là aussi, nous étions proches des 1,19
04:55il y a une dizaine de jours.
04:56Ce qui est quand même une mauvaise nouvelle pour l'Europe
04:58puisque en plus de payer son dollar, son baril de pétrole
05:01au-delà des 100 euros,
05:02vous avez une devise qui est un peu plus faible
05:04qu'il y a une dizaine de jours.
05:06Donc c'est un petit peu la double peine.
05:08A noter que Total Energy est la seule hausse
05:10pour l'instant du CAC 40.
05:11Le titre se octroie une hausse de 1,4% à 68,95 euros.
05:15Et donc le CAC 40 qui est sur une baisse de plus de 2%,
05:18moins 2,2%, 7 817 points.
05:21On n'est toujours pas sur des mouvements de panique.
05:23Ça peut paraître impressionnant.
05:24Mais par rapport à un pétrole qui a quand même pris 20%,
05:27les 2% font quand même relativiser.
05:30Souvenez-vous, lors de la période du Covid,
05:31on avait des séances qui étaient suspendues.
05:33Il faut attendre plusieurs minutes.
05:35Là, 2%, ça va.
05:36Et quand vous regardez du côté de Wall Street la semaine dernière,
05:38tout s'est très très bien passé.
05:40Moins 1% pour le Nasdaq,
05:41moins 2% pour le S&P 500 la semaine passée.
05:45Notez cette semaine l'intelligence artificielle
05:47qui sera encore au menu
05:49avec notamment la publication demain de Oracle
05:51et jeudi la publication de Adobe.
05:53Au menu de Good Money Market.
05:54Justement, dans un instant, on va revenir sur cette hausse
05:57assez vertigineuse quand même du pétrole
05:59avec un baril de Brenne qui a pris donc plus de 20% au cours de la nuit.
06:02Nous sommes désormais sur une hausse de 15%.
06:05Pourquoi ?
06:05Élément de réponse dans un instant avec Florian Yelpo
06:07qui nous attend depuis Lombard, Rodier, IEM.
06:09Nous reviendrons avec Alexandre Baradez
06:11sur les niveaux techniques à suivre à la Bourse de Paris
06:13sachant que le CAC 40,
06:14qui était il y a une dizaine de jours sur un record historique quasiment à 8600 points,
06:18se retrouve ce matin à 700 points plus bas.
06:19Et maintenant, quels sont les niveaux à suivre à 7 816 points ?
06:23Élément de réponse donc tout au long de cette émission.
06:26Nous reviendrons sur les valeurs à suivre
06:28et puis sur le marché des ETF comme chaque lundi
06:30avec les équipes d'Amundi
06:32qui vont vous apporter des chiffres très frais sur les flux.
06:34Et vous allez voir qu'il y a eu un gros retournement de tendance
06:36la semaine dernière par rapport à janvier et février.
06:39Il y avait un début d'année qui était très fort sur les marchés européens
06:42et là, ça s'est bien calmé.
06:43Vous verrez cela dans un instant.
06:44A tout de suite.
06:45Bonne émission.
06:45C'est parti pour Good Morning Market
06:55et donc le CAC 40 qui débute la semaine dans le rouge
06:57avec une baisse de plus de 2%,
06:592,6% de baisse pour le CAC 40
07:02qui repasse sous les 7 800 points
07:04sur des plus bas de septembre-octobre
07:06à 7 781 points,
07:08moins 2,8% pour l'Eurostoxx 50.
07:10Total Energy est donc la seule hausse ce matin à signaler.
07:14Plus 0,85% à 68,58 euros.
07:17A l'inverse, AsselorMittal, Accor, Unibail ou encore Société Générale
07:21ferment la marche avec des baisses comprises entre 4 et 6%.
07:25Nous reviendrons bien sûr dans un instant avec Alexandre Baradès
07:28sur les niveaux à suivre à la Bourse de Paris
07:29et ensuite avec les équipes de Ports-en-Pars.
07:32Nous parlerons des small et mid-cap
07:33et plus précisément de Valneva, Planisware
07:35ou encore Gialivans.
07:37Mais juste avant, pour nous éclairer ce matin,
07:39c'est Florian Hielpo qui nous attend depuis Lombard-Rodier-IM.
07:43Bonjour Florian, vous êtes en charge de la macroéconomie
07:45chez Lombard-Rodier-IM
07:46et vous allez nous aider à regarder d'un peu plus près
07:49ce qui se passe sur le marché du pétrole
07:50avec cette nuit une hausse spectaculaire
07:52de plus de 20% pour le baril de Brent.
07:55On se retrouve à nouveau au-delà des 100$
07:57comme c'était le cas en 2022 lors de la guerre en Ukraine.
08:00Qu'est-ce qui a changé entre vendredi et aujourd'hui
08:03pour que d'un seul coup on se retrouve avec une hausse de 20% ?
08:06Florian.
08:07Bonjour Etienne, bonjour à tous
08:09et merci de me recevoir.
08:10Ce qui se passe, c'est que le conflit s'étend progressivement,
08:14qu'on a globalement de la peine à comprendre
08:16comment est-ce qu'on va trouver une fin rapide à cette situation
08:19et un certain nombre d'acteurs du monde pétrolier de la zone
08:25ont annoncé réduire la cadence de leur production de barils de pétrole.
08:29Ça c'est le premier élément.
08:31Le deuxième élément, c'est qu'il y a également une forme de contagion,
08:34c'est-à-dire que toujours garder en tête le pétrole
08:39est quelque part la mère de toutes les matières premières,
08:42c'est-à-dire que pour produire un grand nombre de matières premières,
08:45on a besoin de pétrole.
08:47Donc vous avez une espèce d'effet boule de neige
08:49qui est en train de se mettre en place
08:50et cet effet boule de neige est en train de se répandre
08:53et on en connaît les conséquences au niveau de l'économie.
08:55Le pétrole est une forme de taxe qu'on n'a pas votée
08:58et qui aurait un impact à la fois sur les producteurs
09:01et les consommateurs en termes de progression des prix.
09:04Voilà la situation à ce matin.
09:06On a besoin d'avoir une désescalation de la situation
09:09pour qu'on puisse commencer à se dire
09:12dans l'ensemble, le goulot de l'étranglement va se desserrer.
09:15On a un meeting du G7 aujourd'hui
09:16pour discuter la relâche des réserves stratégiques.
09:19Pour l'instant, il n'en est pas question.
09:21En effet, les informations du Financial Times
09:23qui évoquent que le G7 pourrait libérer
09:26l'équivalent de 400 millions de barils par jour
09:28afin d'amener un petit peu d'offres sur ce marché
09:31et dégonfler un petit peu les prix.
09:33107 dollars à l'instant pour le Brent,
09:35102 dollars pour le WTI.
09:37Intéressant de voir que l'once d'or ne s'envole pas.
09:40Ce n'est plus une valeur refuge.
09:42Ces dernières heures, cette once d'or,
09:45nous sommes à 5100 dollars pour l'once.
09:48Quelles sont les valeurs refuge en ce moment, Florian Yelpo ?
09:51Pour l'instant, la valeur refuge principale, c'est le cash.
09:55C'est-à-dire que globalement, les obligations souffrent
09:57parce que la reformation d'une prime inflation
10:00et la remontée des taux réels également
10:02qui vient avec cette prime d'inflation
10:04font que la performance des obligations est négative.
10:08On a les actions qui elles-mêmes ont une performance qui est négative.
10:11Alors effectivement, les Etats-Unis,
10:13les actions américaines tiennent mieux
10:14que les actions européennes ou les actions asiatiques
10:17dans leur globalité, notamment le Japon.
10:20Ça répond simplement à une logique de dépendance énergétique.
10:25L'or souffre.
10:26L'impact du prix du pétrole sur le prix de l'or,
10:29il est assez faible en ligne directe,
10:32contrairement aux autres matières premières.
10:33Donc aujourd'hui, vous avez deux endroits où vous trouvez de la protection.
10:36Je le disais, le cash, en Europe, il reste encore 2%.
10:39Aux Etats-Unis, il ne reste plus de 3%.
10:41En Suisse, on est à 0%,
10:43donc c'est difficile de trouver de la performance dans le cash.
10:45Par contre, pensez que être investi en matière première,
10:49c'est un élément qui peut aider une allocation
10:51selon le format dans lequel vous êtes investi.
10:53Ça peut vous permettre justement de traverser ce type de choc
10:57avec un peu plus de résilience.
10:59En tout cas, pour le moment, les actifs classiques sont tenus en échec
11:03pour des raisons différentes, la croissance d'un côté et l'inflation de l'autre.
11:07Wall Street tient très bien.
11:09La semaine passée, le S&P 500 a perdu seulement 2% en dollars, bien sûr.
11:13Le Nasdaq, moins 1,3%.
11:15Comment expliquer cette très belle résilience des actifs américains ?
11:20Certes, les Etats-Unis vont peut-être moins souffrir que l'Europe et l'Asie
11:24de cette remontée des matières premières,
11:25mais le WTI est quand même à 100 dollars.
11:27Si demain, choc de prix doit y avoir,
11:29il sera également présent aux Etats-Unis, Florian.
11:33Comme les pénuries sont plutôt localisées,
11:36le prix des matières premières est global.
11:38C'est-à-dire qu'à la pompe,
11:40les Américains ont déjà commencé à sentir la morsure de la progression des prix.
11:44Ça, c'est une évidence.
11:46Dire que les actions américaines tiennent bien,
11:48c'est peut-être un peu aller loin.
11:49Elles tiennent mieux que le reste des marchés.
11:52Ça correspond aussi à un détricotage de surpondérations
11:55qu'on a vues dans les marchés au préalable des événements d'Iran.
12:01Très clairement, c'est-à-dire surpondérations en actions européennes,
12:04en actions émergentes de la part d'acteurs américains.
12:08Ces flux-là ont été rapatriés et ça a aussi aidé à soutenir la côte.
12:12Maintenant, il faut raison garder.
12:14L'une des raisons pour lesquelles on est tous globalement optimistes
12:17vis-à-vis du cycle américain cette année,
12:19ce sont les investissements en infrastructures de l'IA.
12:22J'insiste sur infrastructures.
12:25Ces infrastructures, on l'a bien connue avec l'Ukraine,
12:28sont vulnérables à la progression des prix des matières premières dans leur globalité.
12:32Et on pourrait observer un renchérissement justement de ces projets CAPEX
12:36qui ont pu faire peur au marché avant la crise iranienne.
12:39Elles devraient néanmoins continuer à faire peur au marché après la crise iranienne
12:44si leur coût se met à progresser de 10, 20, 30 % selon les matières premières qui sont utilisées.
12:49Donc, attention aux amalgames, attention aux raccourcis dans l'investissement.
12:53La première réaction, c'est plutôt un détricotage des positions antérieures à la guerre en Iran.
12:58Maintenant, voyons voir cette semaine comment tiennent les actions américaines.
13:02Oui, elles sont plus liquides.
13:03Oui, elles ont ce côté qualité en partie qui est une bonne défense
13:08dans ce type d'environnement un petit peu difficile.
13:11Maintenant, leur cyclicalité peut revenir.
13:14Pourquoi ?
13:15Parce qu'une partie de cette côte est très exposée implicitement au coût des matières premières,
13:19notamment, je le disais, au travers des projets de l'IA, d'infrastructures, d'investissements en infrastructures.
13:24Et à ce sujet, d'ailleurs, il faudra suivre la publication demain de Oracle et jeudi d'Adobe.
13:29Bien sûr, deux grands acteurs qui sont importants et qui pèsent très lourd dans cet univers de l'intelligence artificielle.
13:36Pour terminer, Florian Hielpo, quelle est votre stratégie aujourd'hui chez Lombard au DIM
13:40après une baisse de 10 % sur les grands indices européens en l'espace de six séances ?
13:44Est-ce qu'on commence à rattraper certains titres, un peu de « buy the deep »
13:47ou est-ce qu'à l'inverse, vous restez très prudents parce que c'est vrai que la situation est
13:51mouvante
13:52et comme on peut le voir encore ce matin, ça bouge très vite sur les matières premières ?
13:56Pour l'instant, on prend le choc pour ce qu'il est.
13:59C'est-à-dire un choc qui reste d'un choc de court terme.
14:02Et ces chocs de géopolitique sont extrêmement difficiles à anticiper.
14:06Pour le moment, on tient bon dans notre positionnement.
14:09Et on attend de voir cette semaine comment, disons, à la fois le « price action »,
14:13c'est-à-dire l'évolution des marchés, va se faire.
14:16Et puis, on a nos yeux rivés, évidemment, sur le prix du pétrole.
14:20Aujourd'hui, on ne pense pas que cet événement-là, s'il reste temporaire, puisse générer une récession.
14:28On est en train de réouvrir quelque part des valorisations plus attractives qu'avant.
14:33Gardez en tête que si les États européens se mettent à intervenir, ils vont le faire au travers de la
14:38dette.
14:38Donc, ça pénalisera peut-être davantage les obligations que les actions.
14:42Il y a encore un nombre d'incertitudes à régler dans cette situation-là,
14:48qui, pour l'instant, nous mettent plutôt en position d'attentisme qu'en position défensive.
14:53Avec les taux qui continuent de progresser ce matin, le 2 ans français prend 15 points de base à 2
14:58,60.
14:58Quand le 10 ans prend 10 points de base à 3,62,
15:02l'écart de taux entre la France et l'Allemagne continue de s'écarter.
15:06Nous sommes ce matin à 70 points entre le 10 ans français et le 10 ans allemand.
15:10Merci beaucoup, Florian Elpo nous a accompagnés ce matin.
15:12Vous êtes en charge de la macroéconomie chez l'Ombarodier IEM en direct depuis Genève.
15:169h16, tout de suite, on va jeter un coup d'œil à la séance du jour.
15:21Du rouge vif ce matin, les 40 valeurs du CAC 40 sont dans le rouge.
15:24Total Energy était l'une des seules valeurs à être dans le vert.
15:27Et puis, elle vient de basculer très légèrement.
15:29Moins 2,7% pour le CAC 40 qui perd donc plus de 200 points par rapport à son niveau
15:34de clôture de vendredi.
15:357 775 points.
15:37Bonjour Alexandre Baradez, merci d'être avec nous ce matin.
15:39Bonjour Achille.
15:40Bon, quel retour là !
15:41Moins 2,7% pour le CAC 40.
15:43Moins 3%, ça y est, pour l'Eurostox 50.
15:46Ça y est, on a perdu 10% sur les grands indices en l'espace de six séances.
15:51Oui, on a perdu 10%, effectivement.
15:53On voit donc un CAC 40 qui retrouve des niveaux qu'on n'ait pas vus depuis septembre.
15:56Si on regarde du côté des États-Unis, également ce matin, on voit que le VIX, l'indice de volatilité
16:02du SP500, le plus gros indice américain, cette volatilité progresse d'àuprès de 17-18% ce matin, aux autour
16:08de 34.
16:09Donc, c'est des niveaux de volatilité qu'on n'ait pas vus depuis avril 2025, c'est-à-dire
16:13depuis l'épisode des taxes douanières, de la mise en place des taxes douanières par Donald Trump l'année dernière.
16:18Donc, c'est ça, actuellement, qu'on a comme niveau de nervosité sur les marchés américains et qu'on a
16:23aussi, du coup, sur les marchés européens.
16:27Évidemment, ça tourne quand même beaucoup autour de la thématique pétrole avec ce baril qui est remonté presque, pas tout
16:32à fait, mais en direction des 120 dollars pour le baril américain.
16:35Je rappelle que ces niveaux-là, ce n'est qu'on n'est pas observé depuis l'invasion de l
16:40'Ukraine, en fait, tout simplement, en 2022.
16:42On était monté un peu au-dessus, on était arrivés dans des zones à 128 dollars le baril.
16:46Au sommet des prix du baril américain post-invasion de l'Ukraine, c'était 128 dollars pour le baril américain.
16:52Donc, vous voyez que cette nuit, on s'est rapproché des 117-118 dollars, donc on n'est pas très,
16:56très loin de cette zone de prix.
16:58Ça, évidemment, ça stresse l'ensemble du marché, l'instabilité dans la zone.
17:03Et puis aussi, de ne pas perdre de vue, quand même un peu les éléments macro.
17:06C'est vrai que Florian en a parlé un petit peu avant moi.
17:08On a tous vu, en fin de semaine dernière, ce rapport sur l'emploi américain qui était assez moyen,
17:13une destruction d'emplois, donc, qui ont été observées.
17:16Et puis, on a également eu des chiffres, et c'est là que je vais en venir, sur les ventes
17:19au détail.
17:20Vous avez vu que les ventes au détail se sont repliées aux États-Unis.
17:24Ça, c'était le chiffre de janvier, moins 0,2%, mais après les chiffres de décembre,
17:27qui montraient déjà une absence de progression dans les ventes au détail.
17:30Donc, ça fait deux mois consécutifs qu'on a des chiffres, et je rappelle, les ventes au détail,
17:33c'est donc un marqueur de la consommation américaine.
17:36Là, ça fait deux mois consécutifs qu'on n'a, simplement, pas de progression des ventes au détail aux États
17:40-Unis.
17:41Et ça, c'était avant le choc qu'on a actuellement sur la partie énergie.
17:46Donc, les questions aux États-Unis de affordability, donc de coût de la vie aux États-Unis,
17:51en période, en année de demi-terme, vont se poser.
17:55Et voilà, je pense que c'est tous ces éléments-là que le marché surveille.
17:58Il y a à la fois les éléments liés au Proche-Orient, mais aussi des éléments d'ordre macroéconomique
18:01qu'on voit aux États-Unis, et qui n'ont malheureusement pas pu donner une petite bouffée d'oxygène au
18:06marché.
18:06Ça bouge, évidemment, la baisse partout au Japon, dans tous les pays, les pays asiatiques ou autres.
18:10Donc, c'est global, c'est l'Iran, évidemment, dans la zone qui fait bouger les marchés.
18:14Mais il y a aussi des éléments d'ordre macroéconomique, autour des consommateurs, notamment aux États-Unis.
18:19Je pense que le marché a noté.
18:22Le CAC 40, ce matin, revient sur un plus bas du mois de septembre.
18:25On est à la porte des 7800 points.
18:27D'un point de vue technique, comment vous regardez un petit peu la correction qui s'est opérée ces derniers
18:32jours ?
18:32Après une baisse de 10%, on a des niveaux qui sont désormais bien identifiés.
18:38Oui, alors, il y a plusieurs manières d'approcher la chose, si vous voulez.
18:42Pour rebondir, ce qu'on disait dans l'intervention précédente avec vous,
18:45c'est que je pense que les trous d'air assez importants qu'on a actuellement sur l'Europe,
18:48pour des investisseurs de moyen terme, sont plutôt de belles opportunités de revenir sur des valeurs moins chères,
18:54des indices qui ont pas mal progressé, qu'on peut acheter aujourd'hui 10%, moins cher,
18:58mais parfois un peu moins, sous les sommets qu'on a marqués il y a quelques semaines.
19:04Donc, d'un point de vue de l'investisseur, ces énormes trous d'air sont plutôt des opportunités.
19:08Après, pour celui qui veut attraper le bonhomme, celui qui se dit,
19:10voilà, est-ce que c'est le point basse qu'il faut y aller ?
19:12Ça, on n'a jamais la réponse définitive à ça.
19:15Moi, je pense, si vous voulez, mon sentiment, c'est que le côté États-Unis,
19:18ce que nous voyons, n'est pas encore terminé.
19:19Je pense que la vague de volatilité, je disais tout à l'heure que le VIX a 34-35,
19:23cette volatilité qui grimpe beaucoup, c'est une volatilité qu'on peut retrouver
19:27même à des 40-45 dans ce genre de situation.
19:30Donc, j'ai l'impression qu'il y a encore un peu de place pour que les marchés américains
19:33corrigent un peu plus.
19:34Et si on regarde toujours un peu ce phénomène de corrélation,
19:37ça veut dire que l'Europe peut corriger aussi un petit peu.
19:39Mais je pense, par contre, qu'avoir des stratégies de « buy the deep »,
19:42vous savez ce fameux terme anglo-saxon, d'acheter les creux,
19:45je pense que sur l'Europe, des creux de 10% et plus,
19:47c'est des niveaux qui sont, pour un investisseur, j'insiste bien,
19:50quelqu'un qui a de la patience et de la longueur de temps devant lui,
19:53c'est des niveaux qui sont plutôt intéressants.
19:55Mais considérer qu'à 7800, c'est le point bas,
19:58je dirais qu'aujourd'hui, on n'a pas suffisamment d'éléments
20:01par rapport à des niveaux techniques sur les marchés américains
20:03et même techniques en Europe pour considérer que l'ensemble de la correction
20:07soit déjà terminée en Europe.
20:08Donc, c'est un bon point d'entrée moyen de terme
20:09et il y a peut-être encore un peu de potentiel à la baisse à court terme.
20:12En l'espace de 10 jours, même pas, le CAC 40 aura perdu 900 points.
20:16A l'inverse, l'once d'or ne décolle pas.
20:19On est toujours sur cette barre des 5100 dollars.
20:225133 dollars ce matin pour l'once qui perd un peu plus d'un pour cent.
20:26Alors qu'à l'inverse, le bitcoin, depuis quelques jours,
20:28est un petit peu le refuge.
20:29C'est vrai que le bitcoin avait perdu 50% depuis l'automne dernier.
20:34Comment vous regardez ces autres classes d'actifs,
20:36si on sort un petit peu de la bourse ?
20:38C'est vrai que l'or, on voit que depuis le début du gros stress
20:41sur les marchés et sur les marchés actions,
20:42l'or n'a pas réellement progressé.
20:44Mais on rappelle que l'once d'or dont on parle,
20:47c'est principalement libéré en dollars.
20:49Donc on observe que le dollar a joué un rôle de valeur refuge,
20:52comme c'est assez souvent local lors des crises géopolitiques,
20:54même si une partie de cette crise géopolitique émane des Etats-Unis.
20:59Israël et Etats-Unis qui ont lancé cette intervention en Iran.
21:02Mais malgré tout, dans les phases de stress géopolitique,
21:05même si une partie émane des Etats-Unis,
21:07le dollar joue habituellement ce rôle de valeur refuge.
21:09Et vous avez vu que l'euro par rapport au dollar, par exemple,
21:11a pas mal baissé depuis quelques jours.
21:13C'est plus lié à la force de l'or et à la valeur refuge de l'or
21:15qu'à la faiblesse de l'euro.
21:17Et donc sur l'or, il y a aussi une mécanique comme ça qui joue.
21:19Le fait que le dollar se renforce,
21:21ça ne donne pas beaucoup de relais pour que l'or s'apprécie.
21:25Et puis il y a un autre facteur qui est que l'once d'or
21:27avait aussi beaucoup grimpé en tant que les marchés actions.
21:29C'est-à-dire à la fois ce qui est un actif de couverture,
21:32grimpé alors que les marchés actions, en Europe et aux Etats-Unis,
21:35battaient des records.
21:36Donc les deux montées de conserve.
21:38Donc à un moment donné, certains peuvent aussi considérer
21:40que comme l'actif de valeur refuge et les actions ont beaucoup grimpé,
21:43le jour où les actions baissent un petit peu,
21:45certains peuvent être tentés aussi de vendre un petit peu,
21:46même si ça paraît un peu paradoxal,
21:48mais de vendre un actif un peu de couverture
21:50qui avait déjà beaucoup grimpé.
21:52Donc je pense que ça, ça explique une partie des mouvements
21:55qu'on observe actuellement sur l'or.
21:57Ça pourrait corriger encore un peu plus d'ailleurs
21:58dans les jours qui viennent.
22:00Parce qu'encore une fois, l'once d'or avait déjà beaucoup progressé,
22:04incluant déjà beaucoup de thématiques de couverture.
22:06Si vous voulez donc, à un moment donné, quand le risque est présent,
22:09l'once d'or, il a déjà beaucoup progressé,
22:10il n'y a plus forcément de catalyseurs haussiers très fortement sur l'or à court terme.
22:15Et il y a aussi peut-être, je m'arrête là-dessus,
22:16des stratégies un peu d'arbitrage.
22:18Vous l'avez très bien souligné,
22:19quand l'once d'or grimpait à des niveaux records,
22:21on voyait que le bitcoin, lui, ne trouvait aucun relais auprès des investisseurs.
22:26Et il est possible que des stratégies qu'on appelle de long short,
22:29de short long.
22:30C'est-à-dire que ceux qui avaient beaucoup joué, par exemple, long gold,
22:32donc long or, et short bitcoin, c'est-à-dire bitcoin à la vente,
22:34puis à un moment donné, quand il commence à vendre un phénomène peu d'arbitre flux,
22:37un certain attrait aux yeux d'investisseurs,
22:39parce que l'actif, lui, a pour le coup beaucoup corrigé,
22:41plus de 50% de baisse sur le bitcoin dans quelques mois.
22:44Donc il y a aussi des stratégies comme ça, un peu d'arbitrage d'un actif à l'autre,
22:46qui peuvent jouer et expliquer le fait que le bitcoin est un peu plus résilient,
22:49même s'il reste assez bas, mais que l'or depuis quelques jours.
22:53En effet, le bitcoin qui avait commencé à baisser dès vendredi
22:55reprend en quelques couleurs ce matin,
22:57plus 2% en dollars, au-delà des 67 470 dollars.
23:02Merci beaucoup Alexandre Baradez de nous avoir accompagné ce matin,
23:04chef analyste d'IG.
23:06Tout de suite, on va faire un focus sur les small et mid-cap.
23:10Avec les équipes de Porzampar,
23:12on va sortir un petit peu de la situation,
23:14bien sûr, des marchés très volatiles,
23:16de la baisse importante ce matin,
23:18et de l'Iran, on en reparlera bien sûr dans quelques minutes
23:20avec les équipes d'Amundi, juste avant,
23:22un focus donc sur les petites et moyennes valeurs,
23:24avec Céline Bourban,
23:25qui est vendeur actions institutionnelles chez Porzampar.
23:28Bonjour Céline, merci d'être avec nous ce matin
23:30pour revenir brièvement sur votre liste de valeurs favorites,
23:35la liste de Porzampar qui a été publiée il y a quelques jours.
23:38Parmi les valeurs que vous souhaitez souligner ce matin,
23:40Valneva, Planisware et également G.L.Events.
23:43Commençons peut-être par G.L.Events
23:45qui a publié ses résultats la semaine passée,
23:47avec une année 2026 qui s'annonce riche en événements pour G.L.
23:52Mais c'est exactement ça, effectivement.
23:54Donc G.L.Events, juste pour préciser,
23:55effectivement on a sorti notre liste i5,
23:57G.L.Events ne fait pas partie de notre liste i5,
23:59c'est Valneva, mais G.L.Events a tout de même un beau potentiel.
24:04En fait, la publication a été très bien reçue,
24:07malgré effectivement une ouverture ce matin qui n'est pas...
24:09Ils suivent le CAC 40 malheureusement.
24:12Mais la croissance, en fait, effectivement,
24:13une belle croissance avec une performance opérationnelle
24:15qui était légèrement supérieure à ce qu'on attendait,
24:18en croissance de près de 90 points.
24:20Donc il y a effectivement la division live
24:22qui montre effectivement une solide profitabilité.
24:25et la marche était haute du fait des JO de Paris de 2024.
24:29Mais la division a quand même bénéficié d'une excellente dynamique
24:32en France, mais aussi en Amérique du Sud et au Japon.
24:35Donc sur les autres divisions, il y a effectivement...
24:37Alors Exhibition, en fait, s'en sort plutôt pas mal
24:39avec un effet biennal plutôt positif et de nombreux salons.
24:43Bon, alors à noter tout de même que la contribution de la Chine
24:46demeure quand même compliquée,
24:47ce qui a pesé bien évidemment sur la marge de la division.
24:50Mais cette moindre performance a été compensée
24:52par une belle amélioration de la profitabilité chez Venius,
24:55dont la marge a progressé de 130 points de base.
24:58Donc les perspectives, comme vous dites, effectivement,
25:00sont favorables.
25:01La dynamique devrait rester très bonne en 2026,
25:03avec un pape de croissance embarquée qui est solide.
25:06Donc il y a bien sûr le second volet de facturation
25:08sur les JO Milan-Cortina de 2026,
25:10mais on a également le contrat sur les JO Asiatiques d'Aechina Goya.
25:14Il y a le positionnement sur la FIFA,
25:15l'intégration du Stade de France aussi
25:17et la finalisation du M&A avec FIMALAC.
25:20Donc globalement, la croissance top line
25:22à périmètre échange constant devrait être supérieure à 8%.
25:24Nous, on reste positif sur la valeur.
25:26Ils sont peu exposés, en fait, au Moyen-Orient.
25:29Donc quelque part, c'est intéressant dans le contexte actuel.
25:32Il y a noté également un très bel effort des endettements
25:34qui permet au groupe d'atterrir sur un leverage 1,8
25:37en termes de dette financière nette sur EBITDA.
25:41Donc nous, on reste logiquement positif sur la valeur
25:43et il y a encore un beau potentiel à explorer,
25:46environ 12-13%.
25:47On a un prix objectif à 36.
25:49Et nous sommes ce matin à 31,25 euros pour JellyVers,
25:52en baisse de 3%.
25:54Un mot de Valneva qui va publier ses résultats la semaine prochaine.
25:57Valneva qui est dans votre liste de valeurs favorites.
25:59Alors le groupe va publier ses résultats dans une semaine,
26:02mais dans une biothèque, ce n'est pas le plus important.
26:04Ce qui compte, bien sûr, c'est la recherche
26:05et les étapes de phase 1, 2, 3.
26:07D'ailleurs, il y aura une phase à surveiller pour la maladie de Lyme.
26:10Mais c'est tout à fait ça, Etienne.
26:12Effectivement, donc les résultats,
26:13effectivement, nous, ce qui va compter le plus d'avantages,
26:15en fait, ce sont les résultats de clinique de phase 3
26:17qui vont être déterminants sur la maladie de Lyme.
26:20Et ils sont donc attendus au cours du premier semestre 2026.
26:22On n'a pas de date précise, mais ce sera au cours du premier semestre.
26:25Et l'étape est importante,
26:26car l'essentiel de notre valorisation sur le titre
26:29pèse quand même 74%.
26:31Donc, le succès de ces résultats cliniques
26:34sera finalement décisif.
26:35Si c'est positif,
26:37Valneva pourrait obtenir une autorisation de mise sur le marché
26:39dès le premier semestre 2027
26:41avec un lancement commercial dans la foulée.
26:44Alors, pour rappel, la maladie de Lyme,
26:45c'est un vrai problème de santé publique aux USA
26:47et le vaccin serait l'unique existant sur le marché.
26:50Donc, Pfizer s'attend apparemment
26:52à un véritable produit blockbuster en cas de validation.
26:55Donc, pour 2026,
26:57au niveau des résultats de Valneva,
26:58le vaccin Ichiro qui est pour l'encéphalie japonaise
27:00restera la locomotive,
27:02mais l'approbation du vaccin
27:04pour la maladie de Lyme
27:07pourrait propulser la société
27:08du fait d'une baisse des dépenses,
27:10mais également de la perception
27:11de nouvelles sources de revenus.
27:12Alors, dans les sources de revenus à attendre,
27:13il y aurait le milestone
27:16143 millions attendu en 2027,
27:17mais qui pourrait être complété,
27:18effectivement, de 100 millions également,
27:21qui seront conditionnés, bien évidemment,
27:22à des déclencheurs au niveau des ventes.
27:24Sur les royalties,
27:25on sera entre 14 et 22%.
27:27On débutera à 14%
27:29et ça grimpera progressivement à 22%,
27:31selon le niveau de vente également.
27:32Et au niveau des dépenses,
27:33elles sont attendues en baisse également,
27:35vu qu'il y a la fin du développement
27:36du vaccin Zika
27:37et la fin de l'étude de phase 3
27:38sur la maladie de Lyme,
27:40à laquelle Valneva a participé à 40%.
27:43À noter, oui, également,
27:44on s'attendait,
27:45enfin, ils ont également arrêté
27:47la commercialisation aux États-Unis
27:49du vaccin X-Chic,
27:51mais l'annonce, en fait,
27:52donc là, c'était pour le chikungunya,
27:54mais l'annonce, en fait, récente,
27:56là, on vient d'apprendre ce matin
27:57le remaniement au sein de la FDA,
27:58c'est-à-dire que le directeur,
28:00qui était assez controversé,
28:01sera remplacé fin avril,
28:03en raison, effectivement,
28:04de décisions qu'il avait prises
28:05qui étaient plutôt controversées
28:06et dont Valneva avait souffert,
28:08et raison pour laquelle
28:08ils avaient jeté l'éponge
28:09sur le marché américain.
28:10Donc, si jamais des reprises
28:12de discussions sont prises
28:13avec la FDA,
28:14alors, bien évidemment,
28:15rien ne garantit,
28:16mais ça représenterait
28:17un upside supplémentaire
28:18pour la société.
28:19Nous, en attendant,
28:20on se base sur les résultats,
28:21on attend, de toute façon,
28:22les résultats sur la maladie de Lyme,
28:25et la société, en attendant,
28:26a publié un chiffre d'affaires
28:28confortable de 174 millions,
28:30la précédente publication,
28:31et la situation de Trézot
28:32est plutôt confortable,
28:33avec une visibilité
28:34jusqu'au lancement du vaccin
28:36qui serait au deuxième trimestre 2027.
28:38Donc, voilà,
28:39donc, si tout se passe bien,
28:39la société pourrait atteindre
28:40le break-even en 2028,
28:42et nous, on a un prix objectif
28:43à 6,4,
28:44la valeur fait partie
28:45de notre high five
28:46du mois de mars.
28:47Oui, ce qui fait un objectif
28:47très ambitieux,
28:48puisque nous sommes ce matin
28:49à 4,45 euros
28:51pour Valneva,
28:52en baisse de 2,7%.
28:54Il nous reste à peine
28:55une minute,
28:56mais quand même,
28:56pour parler de Planisware,
28:58c'est l'une des plus fortes baisses
28:59depuis le début de l'année,
29:00dans ce segment
29:00des small et mid-cap,
29:01on est quand même
29:02sur un repli de 30%,
29:03le titre est même repassé
29:04sous son cours d'IPO.
29:06Oui, tout à fait,
29:08il y a eu des craintes,
29:09je crois que le marché
29:10a beaucoup réagi,
29:11des craintes, en fait,
29:11sur l'intelligence artificielle
29:12qui pourraient impacter,
29:14et puis des chiffres
29:14qui étaient finalement
29:16un petit peu moins bons
29:17qu'expérés,
29:18mais parce qu'effectivement,
29:19les clients étaient
29:19dans l'attentisme, en fait.
29:21Mais là,
29:21les signatures reprennent,
29:22et nous, pour 2026,
29:23on s'attendait,
29:24bon, on s'attend quand même
29:25à une belle croissance,
29:26le management, de son côté,
29:27reste plus mesuré,
29:28ils sont très prudents,
29:29ils attendent une croissance
29:30top-line attendue de 10%,
29:31mais on croit comprendre,
29:33en fait,
29:33qu'ils sont prudents
29:33parce qu'ils ne veulent
29:34surtout pas reproduire,
29:36en fait,
29:36un sales warning,
29:37donc ils vont y aller
29:38progressivement,
29:39ils sont prudents,
29:40donc pour 2026,
29:41dans l'immédiat,
29:41mais nous,
29:42on pense, en fait,
29:42que le potentiel est important,
29:44surtout que la valeur
29:44est complètement sous-évaluée.
29:47La profitabilité,
29:47en fait,
29:48devrait rester solide,
29:49ils ont un modèle
29:50qui est quand même intéressant
29:51avec 80% de revenus récurrents,
29:53une trésorerie nette
29:54qui est largement positive,
29:55et un taux d'attrition
29:57qui est très limité
29:58à moins de 2%,
29:59qui illustre bien
30:00le coût de sortie
30:00pour toute entreprise
30:01qui souhaite changer de logiciel.
30:02Donc, on pourrait débattre
30:03sur l'éventuel risque
30:04de l'intelligence artificielle
30:05et d'autres solutions
30:06qui pourraient éventuellement
30:07concurrencer le modèle
30:08orchestrat à plus long terme
30:09dédié aux petites entreprises,
30:11mais honnêtement,
30:11à ce prix-là actuellement,
30:12le titre est vraiment
30:13sous-évalué.
30:14Donc, nous,
30:15on a un prix objectif
30:16à 25 euros
30:17et un beau potentiel
30:18encore à attendre.
30:19Merci beaucoup,
30:20Céline Bourbon
30:21de nous avoir accompagnés
30:21ce matin
30:22pour faire un focus
30:22sur trois valeurs
30:23que vous suivez
30:24dans cet univers
30:24des small mid-cap,
30:25Planisware,
30:26Valneva,
30:27et donc G.L.E.V.E.V.E.N.
30:28à noter bien sûr
30:29qu'il ne s'agit pas
30:29de recommandations
30:31mais d'illustrations
30:32de valeurs
30:32que vous suivez
30:33chez Porzampar,
30:35bien sûr,
30:35qui est spécialisé
30:36sur la couverture
30:37de ces ETI,
30:38de ces PME cotés.
30:40Très courte pause,
30:40on se retrouve dans un instant.
30:42Nous ferons un point
30:43sur le marché des ETF
30:45avec vous allez le voir
30:45des données très intéressantes
30:47sur la semaine passée
30:48avec bien sûr
30:49l'Europe qui a souffert,
30:51le CAC 40
30:51ou encore l'Eurostox
30:52qui ont perdu
30:53plus de 8%
30:54alors qu'à l'inverse,
30:55les marchés américains
30:56ont bien tenu.
30:57Comment ça s'est traduit
30:58dans les flux ?
30:58Éléments de réponse
30:59dans un instant
31:00avec les équipes d'Amundi
31:01et puis dans une dizaine
31:02de minutes,
31:02nous serons avec
31:03Véronique Rich-Fleurès
31:04et Pierre-Alexis Dumont
31:05de Sycomore Asset Management
31:07pour comprendre
31:08un petit peu
31:08pourquoi le pétrole
31:09a pu prendre comme ça
31:1025% en l'espace d'une nuit
31:12sur des plus hautes 2022
31:13au-delà des 115 dollars.
31:15Est-ce qu'aujourd'hui,
31:16il faut craindre
31:16un retour de l'inflation
31:17en Europe ?
31:18Éléments de réponse
31:18dans la deuxième partie
31:19de l'émission.
31:20A tout de suite.
31:22UFM Business présente
31:25Good Morning Market
31:27Étienne Braque.
31:28Deuxième partie de l'émission
31:29et donc le CAC 40
31:30qui perd désormais
31:3110% à l'espace d'une séance,
31:32moins 8% la semaine passée,
31:34moins 2,5% ce matin,
31:367 796 points.
31:38On s'éloigne des 8 600 points
31:39qui avaient été touchés
31:40à la fin du mois de février.
31:42Les 40 valeurs
31:43du lundi CAC 40
31:43sont dans le rouge.
31:45ArcelorMittal,
31:46Airbus ou encore Safran
31:47sont les trois plus fortes baisses.
31:48Airbus et Safran
31:49qui perdent plus de 4%.
31:50Arcelor est à moins 7.
31:51L'once d'or
31:52est sur une petite baisse
31:54de 1%
31:55à 5 105 dollars
31:56pour une once d'or
31:57quand les cours du pétrole
31:58sont donc en très forte hausse
31:59depuis ce matin
32:00avec en séance
32:02le Brent qui a pris
32:03plus de 20%.
32:03On est désormais
32:04sur une hausse
32:04de 15% à 106 dollars,
32:06103 dollars
32:07pour le WTI.
32:08Deux références
32:09qui sont sur des plus hauts
32:10de 2022
32:11quand les taux
32:12également progressent
32:13très fortement
32:13avec un 10 ans français
32:15qui est au-delà
32:15des 3,6%
32:16quand le 10 ans américain
32:18est à 4,2%.
32:19Le marché qui craint
32:20un retour de l'inflation
32:20nous évoquerons
32:22tout cela
32:22dans quelques minutes
32:23dans le face-à-face
32:24mais juste avant
32:24on va faire un point
32:25sur le marché des ETF.
32:28Puisqu'en effet
32:28les ETF
32:29sont des très bons
32:30baromètres
32:31de ce qui se passe
32:32actuellement
32:32sur les marchés
32:33et pour décrypter tout cela
32:34c'est Benoît Sorel
32:35qui nous accompagne ce matin
32:36directeur du métier
32:37ETF indiciel
32:38chez Amundi.
32:39Bonjour Benoît.
32:40Bonjour Etienne.
32:40Merci d'être avec nous
32:41ce matin en plateau
32:42dans une actualité
32:43qui est à nouveau
32:44très riche
32:44comme la semaine passée
32:45des indices européens
32:47que ce soit à Paris
32:47à Francfort
32:48ou encore à Londres
32:49qui perdent
32:49de l'ordre de 2%.
32:50C'était également
32:51le cas la semaine passée
32:53après une performance
32:54qui fut quand même
32:55très honorable
32:55il ne faut pas l'oublier
32:56sur janvier
32:57sur février
32:58et puis là
32:58depuis le début
32:59du mois de mars
33:00donc depuis lundi dernier
33:01gros retournement
33:02de tendance.
33:03Oui merci de l'enfer
33:04parce qu'au départ
33:04j'étais là pour commenter
33:05février
33:06ce qui était un peu désuet
33:07déjà la semaine dernière
33:08et encore plus ce matin
33:09mais juste en deux minutes
33:11même pas.
33:13Petit rappel
33:142025
33:15était la plus grosse
33:16année de tous les temps
33:16par rapport à 2024
33:17en hausse de 30%
33:18sur la collecte d'ETF.
33:20janvier
33:20plus gros mois
33:21de tous les temps
33:21février
33:22plus gros mois
33:22de tous les temps
33:22tout est pour le mieux
33:24dans le meilleur des mondes
33:26où ça s'est un petit peu
33:27arrêté la semaine dernière
33:28à titre de comparaison
33:31on avait depuis le début
33:32de l'année
33:32à peu près 10 milliards
33:33d'euros de flux
33:34par semaine
33:35sur les ETF
33:36on est à 4 milliards
33:37la semaine dernière
33:39donc tout ETF
33:40confondu
33:41tout ETF
33:42européen
33:42confondu
33:43en Europe
33:44donc là
33:45d'un seul coup
33:46on voit des
33:47ça se voit d'ailleurs
33:47sur ce plateau
33:48des investisseurs
33:49qui se posent des questions
33:50sur le conflit
33:50sur l'inflation
33:51sur les matières premières
33:53et donc du coup
33:53ils lèvent le pied
33:54sur l'Europe
33:54mais est-ce que
33:55à l'inverse
33:56ils se renforcent
33:57sur l'Amérique
33:58sur l'Asie
33:58que vous observez ?
34:00je parle des ETF
34:01domiciliers en Europe
34:01donc que ce soit
34:02une exposition américaine
34:03une exposition or
34:04une exposition au Japon
34:04une exposition au Europe
34:05donc d'un point de vue exposition
34:07c'est sur toutes les expositions
34:09mais vous avez entièrement raison
34:10c'est-à-dire qu'on a vu
34:11des volumes accrus
34:12lundi et mardi
34:13où on a eu pas mal de volumes
34:14un peu dans tous les sens
34:15pour être honnête
34:15il n'y avait pas de direction
34:16très claire
34:17il y avait plutôt
34:18un retour sur l'or
34:19dans les directions
34:20un peu plus nettes
34:21il y avait plutôt
34:22un retour sur l'or
34:23lundi-mardi
34:23qui s'est calmé
34:24dès mercredi
34:25avec ce que vous disiez
34:26tout à l'heure
34:26le dollar qui s'apprécie
34:28les risques d'inflation
34:29les risques de remontée
34:30des taux
34:30qui viennent modérer
34:31le côté valeur refuge
34:33sur l'or
34:35il y avait des ventes
34:36assez massives
34:36notamment sur la Corée
34:37qui est très dépendante
34:39du Moyen-Orient
34:39pour son approvisionnement
34:40en énergie
34:42qui se sont un peu calmés
34:43à partir de mercredi
34:45donc il y a eu vraiment
34:47j'allais dire panique
34:48mais non
34:48une tension
34:49lundi-mardi
34:50qui s'est calmée
34:51à partir de mercredi
34:51où on se disait
34:53que finalement
34:53il y avait essentiellement
34:54un choc pétrolier
34:56et donc un choc pétrolier
34:57avec un Brent à 90
35:00la volatilité remontait
35:02les indicateurs
35:02de volatilité
35:03remontaient autour
35:04de 30%
35:04mais pour rappel
35:06en avril l'an dernier
35:07on était à 50-55
35:08donc on était
35:09dans une tension modérée
35:11mais tout ça était vrai
35:13jusqu'au café de ce matin
35:13où le Brent de 90
35:15s'est passé à 120
35:16et donc je suis très curieux
35:17de revoir les marchés
35:18en rentrant au bureau
35:18comment ça se passe
35:19sur les indices américains
35:22ce sont des indices
35:23qui ont sous-performé
35:24en début d'année
35:24par rapport à l'Asie
35:25par rapport à l'Europe
35:27et là depuis une semaine
35:28ils tiennent plutôt bien
35:29si on regarde
35:30en données hebdomadaires
35:31en dollars
35:31le S&P 500
35:32a perdu 2%
35:33la semaine passée
35:34le Nasdaq composite
35:36de l'ordre de 1,2%
35:38très belle résilience
35:39quand même
35:39oui mais en fait
35:40tout est vu aujourd'hui
35:41par le prisme du pétrole
35:43ce qui est assez normal
35:45quand on a des chocs
35:45aussi importants
35:46sur des matières premières
35:48aussi importantes
35:48dans l'économie
35:49et les Etats-Unis
35:50sont exportateurs nets
35:52d'énergie
35:53donc forcément
35:54quand on a le prisme
35:55du pétrole
35:56le dollar qui s'apprécie
35:57les Etats-Unis
35:58exportateurs nets
35:59ils sont finalement
36:00relativement protégés
36:03à leur échelle
36:04du choc
36:05qui tape
36:08tous les marchés financiers
36:09aujourd'hui
36:10et relativement
36:11vous avez en effet
36:12les Etats-Unis
36:12qui sont à moins 2
36:13l'Europe qui est à moins 5
36:14moins 7
36:14et des pays
36:15comme le Japon
36:16comme la Corée
36:17qui sont plus directement impactés
36:19et sectoriellement
36:19ça donne quoi
36:20depuis le début de l'année
36:22les marchés
36:23étaient à nouveau retournés
36:24sur les secteurs
36:26défensifs
36:26sur les secteurs
36:27des matières premières
36:28les utilities
36:29un petit peu comme en 2025
36:31là est-ce que vous constatez
36:32un changement de tendance
36:33alors sur ces secteurs-là
36:36ça continue
36:36puisque forcément
36:37ce sont les secteurs défensifs
36:38et le secteur de l'énergie
36:39le secteur des utilities
36:41le secteur de la défense
36:43sont forcément porteurs
36:45dans l'environnement actuel
36:47la différence
36:48c'est qu'on avait plutôt
36:49d'autres secteurs
36:50plus cycliques
36:51type financière
36:52type industriel
36:53qui étaient eux
36:55plutôt en faveur
36:56en janvier-février
36:57et qui sont forcément
36:59plutôt en défaveur
37:00depuis la semaine dernière
37:02donc là le mot de la fin
37:03si on doit retenir un petit peu
37:04ce qui s'est passé
37:04sur le marché
37:05en une semaine
37:06c'est un marché
37:08qui se dérisque
37:09de l'Asie et de l'Europe
37:10et qui reste plutôt
37:11note sur les Etats-Unis
37:12alors j'arrivais plutôt
37:14avec un mot de la fin
37:14relativement positif
37:16à savoir qu'il n'y a pas
37:17de drame géopolitique
37:18qui est pressé
37:19par les marchés financiers
37:20il n'y a pas de
37:20de conflit global
37:22qui est pressé
37:22il y a un choc pétrolier
37:23qui est pressé
37:25après la grande incertitude
37:26c'est que ce choc pétrolier
37:27une nouvelle fois
37:27a été pressé à 90
37:29vendredi
37:29et il est pressé à 115
37:30ce matin
37:31donc c'est ce qu'on va voir
37:32il faudrait revenir
37:33tous les vendredis en fait
37:34et bien on en parlera
37:35bien sûr avec plaisir
37:36dans les prochaines semaines
37:37pour voir un petit peu
37:37l'évolution de ces marchés
37:39mouvants
37:39merci Benoît Sorel
37:40de nous avoir accompagné
37:41ce matin
37:42je rappelle que vous êtes
37:42directeur du métier ETF
37:43indiciel chez Amundi
37:45pour faire un petit point
37:45sur les flux
37:46et donc l'Europe
37:47qui était en forte baisse
37:48la semaine passée
37:48continue de très nettement
37:50sous-performer
37:51moins 2,6%
37:52pour le CAC 40
37:53moins 2,7%
37:54pour l'Eurostock 50
37:57à 9h40
37:58c'est l'heure du face-à-face
37:59comme chaque jour
38:00à 7h
38:01dans Good Burning Market
38:02avec ce matin
38:02Véronique Riche-Flores
38:03qui est en plateau
38:04économique
38:04chez Riche-Flores Research
38:06bonjour Véronique
38:07bonjour
38:08merci d'être avec nous
38:09en plateau ce matin
38:10avec Pierre-Alexis Dumont
38:11qui est directeur
38:12des investissements
38:12chez Sycomore
38:13Asset Management
38:13bonjour Pierre-Alexis
38:14bonjour
38:15merci à tous les deux
38:16d'être là
38:17avec donc un CAC 40
38:18qui revient sur des plus bas
38:19du mois de septembre
38:20les 40 valeurs du CAC 40
38:21sont dans le rouge
38:22le pétrole a donc gagné
38:23quasiment 20%
38:24cette nuit
38:25on a tutoyé les 115-120 dollars
38:26sur le Brent
38:28Véronique Riche-Flores
38:29avec d'un seul coup
38:30le marché
38:30qui craint un nouveau
38:32comme c'était le cas
38:32il y a 4 ans
38:33en 2022
38:34un retour de l'inflation
38:36et oui forcément
38:38de toute façon
38:38il y aura
38:39un impact
38:40sur les prix
38:41quasi immédiat
38:42il est déjà
38:43perceptible
38:44à la pompe
38:46après tout dépend
38:47du temps
38:49durant lequel
38:50les pressions haussières
38:52sur le pétrole
38:53restent en place
38:54sachant que
38:55les niveaux actuels
38:56peuvent également
38:57continuer à être dépassés
38:59ça fait partie
39:01des interrogations
39:02et puis
39:03plus vous
39:04durez
39:05vous maintenez
39:06des cours
39:06sur ces niveaux là
39:07plus l'impact
39:08sur les prix
39:09sera important
39:10c'est important
39:11c'est crucial
39:12le pétrole
39:13bien évidemment
39:13on n'arrête pas
39:14d'en parler
39:14et tout le monde
39:15le sait d'ailleurs
39:16ce qu'il va falloir
39:17commencer à regarder
39:18d'assez près
39:19ce sont les autres
39:19matières premières
39:20et je pense notamment
39:21au soft
39:22les matières premières
39:24agricoles
39:25parce que finalement
39:25au-delà du conflit
39:27immédiat
39:28ça fait un moment
39:29qu'on voit
39:29des tensions
39:30d'abord sur les précieux
39:31puis sur les métaux
39:33industriels
39:34dans leur globalité
39:35maintenant vous avez
39:35ce choc pétrolier
39:37traditionnellement
39:38les distorsions
39:39entre les grands groupes
39:40de matières premières
39:41ne durent jamais
39:42très longtemps
39:42on pouvait d'ailleurs
39:44c'était notre opinion
39:45à nous
39:46redouter des hausses
39:47de prix du pétrole
39:48dans la foulée
39:48de ce qu'on avait
39:49observé ces derniers mois
39:50sur les prix
39:51des autres matières premières
39:52aujourd'hui
39:53une autre question
39:53ce sont effectivement
39:55les matières premières
39:56agricoles
39:57donc il y a potentiellement
39:59effectivement
39:59dans les tuyaux
40:00des effets
40:02des risques
40:03de choc
40:03plus large
40:05qui vont forcément
40:06se retrouver
40:06sur les prix
40:07est-ce que ça veut dire
40:08une inflation durable
40:11tout va dépendre
40:12effectivement
40:12de la capacité
40:13des entreprises
40:14et des consommateurs
40:16à absorber ce choc
40:17vous avez
40:18et si vous regardez
40:18par le passé
40:19les différents événements
40:21ou épisodes
40:23de tensions
40:25ponctuels
40:25sur les prix
40:26des matières premières
40:27je pense
40:27à la première guerre
40:29du Golfe
40:29à la seconde
40:30finalement vous pouvez avoir
40:31des réactions
40:32très différentes
40:32sur l'inflation
40:33en fonction précisément
40:35de la capacité
40:35des ménages
40:37à aborder ce choc
40:39alors ça
40:39ça va dépendre de quoi
40:40la politique fiscale
40:41aux Etats-Unis
40:42on a un vaste plan
40:44de soutien fiscal
40:46qui peut transformer
40:48effectivement
40:49ce choc de prix
40:50en inflation
40:51plus durable
40:52en Europe
40:53on n'est pas du tout
40:54dans cette configuration-là
40:55et par ailleurs
40:56vous avez
40:57les pressions
40:58de l'IA
40:59sur les créations
41:00d'emplois
41:00qui pressurisent
41:01également
41:02les hausses de salaire
41:03qui font qu'il n'y a pas
41:04beaucoup de place
41:05potentiellement
41:06pour que ce choc
41:08inflationniste
41:08se transforme
41:09en une inflation durable
41:10et c'est toute la question
41:12notamment sur les marchés
41:13de taux d'intérêt
41:14et les anticipations
41:15des marchés
41:16sur l'inflation
41:17à plus long terme
41:17qui pour l'instant
41:18ne bougent pas beaucoup
41:19et qui normalement
41:21auraient dû remonter
41:22beaucoup plus significativement
41:24au vu du choc de prix
41:25du pétrole
41:26qu'on a déjà observé
41:27vous voyez un petit peu
41:28la difficulté
41:29donc effectivement
41:30aujourd'hui
41:31pour la plupart
41:32des observateurs
41:33et les marchés
41:33nous sommes dans une guerre
41:35encore éclair
41:36même si on avait compris
41:37que ce n'est pas une question
41:38de trois jours
41:39mais plutôt de quelques semaines
41:41et toute la question
41:42va être sur ce diagnostic-là
41:44si on passe
41:45à un scénario
41:46de guerre plus durable
41:47alors effectivement
41:48on aura des prix
41:49durablement plus élevés
41:50sur les matières premières
41:52et sans doute
41:52un risque d'inflation
41:53beaucoup plus lent
41:55avec des
41:55plus persistantes
41:57avec des répercussions
41:58sur les taux d'intérêt
41:59plus massifs
41:59et cette crainte
42:00elle se voit notamment
42:01sur les taux courts
42:02mais également
42:02sur les taux longs
42:03avec un 10 ans français
42:04qui revient ce matin
42:05à 3,6%
42:07quand le 10 ans américain
42:08est à 4,2%
42:10Pierre-Alexis Dumont
42:11c'est quand même
42:11un gros virement
42:12par rapport au mois de février
42:13où on avait une détente
42:14très nette
42:15des taux
42:16avec le marché
42:17qui commençait à anticiper
42:18très largement
42:19des baisses de taux
42:19notamment aux Etats-Unis
42:20On peut dire
42:21que ça a pris
42:22les marchés à revers
42:24puisqu'on avait en effet
42:25des détentes de taux
42:27on avait plutôt
42:29des investisseurs
42:30qui souhaitaient diversifier
42:32leurs actifs
42:33hors des Etats-Unis
42:33et là on voit
42:34un retour massif
42:36vers la valeur refuge dollar
42:37vers les actifs américains
42:39qui sont quand même
42:40moins sensibles
42:41globalement
42:42au conflit
42:44et j'ai envie de dire
42:45que là
42:45on a vécu
42:47une semaine
42:48en deux étapes
42:48la première étape
42:49a été
42:49le conflit
42:50avec finalement
42:51peu d'exposition directe
42:53des économies
42:53et tant que
42:54le détroit d'Ormouse
42:57était jugé
42:58comme navigable
42:59on considérait
43:01qu'il y allait avoir
43:01assez peu
43:02de disruptions
43:03sur l'économie mondiale
43:05à part un choc inflationniste
43:07mais qui devait rester
43:08conjoncturel
43:08puisqu'on était parti
43:10sur une hypothèse
43:11de guerre éclair
43:11là
43:12depuis que le détroit d'Ormouse
43:13est bloqué
43:15on voit bien
43:16le deuxième étage
43:19de la fusée
43:20où là
43:20on a
43:21les impacts
43:22sur le prix du pétrole
43:24bien évidemment
43:24sur
43:25les
43:26soft commodities
43:27qui sont
43:28un point clé
43:29puisque là
43:30on parle du blé
43:31donc de la nourriture
43:33puisque la zone
43:34est largement
43:35importateur
43:36de ces soft commodities
43:38et on a aussi
43:40les prix de durée
43:41donc un certain
43:42nombre de choses
43:43et donc
43:43dans ce contexte-là
43:45on rentre
43:46dans des marchés
43:46qui vont commencer
43:47à
43:48un, monter
43:49la prime de risque
43:50et deux
43:50se poser la question
43:52du temps
43:53et de la durée
43:54d'impact
43:56sur le détroit d'Ormouse
43:57qui est quand même
43:58à mon avis
43:58le point clé
43:59aujourd'hui
44:00d'attention des marchés
44:02sachant qu'en dehors
44:03des craintes
44:03sur l'intelligence
44:04artificielle
44:05le marché était
44:05un petit peu
44:06dans le meilleur
44:06des mondes
44:07c'est vrai que
44:07le début d'année
44:08avait très bien commencé
44:10avec des attentes
44:11qui étaient
44:13plutôt bonnes
44:14en ce qui concerne
44:14les résultats
44:15d'entreprise
44:16une baisse de l'inflation
44:17une baisse des taux
44:19un pétrole
44:19qui était pas cher
44:20on était à 60 dollars
44:21en début d'année
44:21là il y a un gros
44:22revirement de situation
44:23comment vous l'arbitrez
44:24dans vos portefeuilles
44:25chez Cipro ?
44:26Alors c'est clairement
44:28un challenge
44:29assez fort
44:29pour les investisseurs
44:31on en discutait
44:32d'ailleurs
44:32avant l'émission
44:33puisqu'il est clair
44:34que la diversification
44:35ne fonctionne pas
44:36vous avez les taux
44:37qui montent
44:37et les actions
44:39et les actifs risqués
44:40globalement d'ailleurs
44:41qui baissent
44:41donc la recherche
44:45de valeurs refuge
44:45dans ce contexte là
44:46est quand même
44:47relativement compliqué
44:48ça c'est le premier point
44:50le deuxième point
44:50c'est que ça peut
44:52s'arrêter à tout moment
44:53on connaît maintenant
44:54monsieur Trump
44:55donc si le jour
44:56où il dit
44:57on arrête
44:57on arrête
44:58vous avez tout de suite
44:59des anticipations
45:00que le détroit d'Hormuz
45:00va se réouvrir
45:01et donc tout de suite
45:02vous avez évidemment
45:05l'effet inverse
45:05de ce qu'on connaît
45:07donc on a des effets flash
45:09qui sont assez compliqués
45:11à arbitrer
45:12quand vous avez des visions
45:13des visions moyen long terme
45:15donc ça
45:16il est clair
45:17que c'est un challenge
45:20donc qu'est-ce que nous
45:21on a fait
45:22on a déjà arbitré
45:23un certain nombre
45:24de conditions
45:25qui étaient des conditions fortes
45:26on s'était positionné
45:27sur l'Asie
45:28qu'on a eu tendance
45:29à réduire un peu
45:29puisque c'est une zone
45:31qui est relativement sensible
45:35aux importations
45:36du prix de l'énergie
45:37on a un peu arbitré
45:39aussi certaines positions
45:40en Europe
45:41et on a cherché
45:42certaines valeurs refuge
45:43sans beaucoup
45:45beaucoup diminuer
45:47nos investissements
45:48sur les actifs risqués
45:49donc à la marge
45:50il n'y a pas eu
45:50de grand
45:50non il n'y a pas eu
45:52tout simplement
45:53alors pour plusieurs raisons
45:54la première raison importante
45:57c'est que ça peut s'arrêter
45:58du jour au lendemain
45:58donc vous avez là
46:00des effets
46:02clairement
46:02qui sont
46:05pas souhaitables
46:06si vous arbitrez
46:07massivement
46:08hors du risque
46:08et le lendemain
46:09on dit
46:10on arrête la guerre
46:11vous vous retrouvez
46:12dans une situation
46:15relativement inconfortable
46:17le deuxième
46:17c'est qu'on a pris aussi
46:20alors c'est peut-être
46:21la force de l'habitude
46:21il faut s'en méfier
46:23mais l'enseignement
46:25des certains chocs
46:26des événements passés
46:27où finalement
46:28ces chocs ont été
46:29d'assez courte durée
46:30sur les marchés financiers
46:31avec une capacité
46:32d'adaptation des économies
46:33qui a été assez forte
46:34donc là clairement
46:35pour l'instant
46:36on a plutôt tendance
46:39à arbitrer
46:39à se positionner
46:40sur des actifs refuge
46:41qui sont plus attractifs
46:42dans le contexte actuel
46:44plutôt que
46:45d'arbitrer massivement
46:48nos expositions
46:48aux actifs risqués
46:49pour le monde
46:49Le galant aux Etats-Unis
46:51retrouve les 3 dollars
46:52c'est une première
46:53depuis 2022
46:54Véronique Richlorez
46:55c'est pas neutre
46:55quand même
46:56on était légèrement
46:57en deçà des 2 dollars
46:58en début d'année
46:59donc on a eu une hausse
47:00de plus de 60%
47:01des prix à la pompe
47:01aux Etats-Unis
47:02alors pendant un moment
47:03c'était un facteur
47:05qui rassurait
47:06en disant
47:06Donald Trump
47:07il va revenir à la réalité
47:08à l'approche des mid-terms
47:09etc
47:09et là cette nuit
47:10il dit non
47:10mais c'est le prix
47:11à payer pour la paix
47:11oui
47:14pour le Nobel
47:15non pardon
47:17non non
47:18c'est naturellement
47:19pas neutre
47:20on connaît
47:21la sensibilité
47:22de l'économie américaine
47:24et des consommateurs
47:25en particulier
47:26aux hausses
47:28de prix du pétrole
47:29quand bien même
47:30leur consommation
47:32ou leur exposition
47:33directe
47:33a plutôt baissé
47:34ces dernières années
47:35comme partout
47:36et donc
47:37c'est un élément
47:39particulièrement important
47:40et d'ailleurs au-delà
47:41des Etats-Unis
47:42la question qui se pose
47:43parce qu'on voit bien
47:44qu'il y a potentiellement
47:45beaucoup de volatilité
47:46que les prix du pétrole
47:47pourraient retomber
47:48globalement
47:48assez rapidement
47:49avec quand même
47:51une sorte de conviction
47:52on va dire
47:52que les prix du pétrole
47:54ne vont pas revenir
47:54à 60 dollars
47:55et que le point d'équilibre
47:57post cette guerre en Iran
48:00même s'il s'agit
48:01d'une guerre
48:01relativement courte
48:02il est probablement
48:04plus à 60 dollars
48:05il est probablement
48:06davantage au-dessus
48:07de 80 dollars
48:08et ça ça change
48:09beaucoup
48:0920 dollars
48:10mais de rien
48:11sur l'économie mondiale
48:13et l'économie américaine
48:14ou d'autres
48:15en particulier
48:16mais c'est loin
48:18d'être neutre
48:19et notamment
48:20sur le point d'équilibre
48:21des taux d'intérêt
48:21on revient à cette question
48:22des anticipations
48:23d'inflation
48:24donc aux Etats-Unis
48:25oui
48:26c'est d'autant plus
48:28une situation difficile
48:30pour les ménages modestes
48:32encore une fois
48:33qui sont vraiment pas
48:34gâtés ces derniers temps
48:36parce que ce sont
48:38beaucoup
48:39eux
48:40qui auront du mal
48:41à absorber ce choc
48:43et ce sont probablement
48:44même si on n'a pas
48:45de statistiques détaillées
48:46là-dessus
48:46les plus exposés
48:47au choc
48:48de prix du pétrole
48:49parce que ce ne sont pas
48:49eux qui ont acheté
48:50des Tesla électriques
48:51donc voilà
48:53et des marges de manœuvre
48:54pour les Etats
48:55qui sont quand même
48:55plus limitées qu'en 2022
48:57c'est-à-dire qu'aujourd'hui
48:59d'un point de vue budgétaire
49:00ça va être très compliqué
49:01de refaire à nouveau
49:02des chèques énergie
49:03de refaire des baisses de prix
49:06sur l'électricité
49:07sur le gaz
49:08sur les prix à la pompe
49:10alors pour l'instant
49:11c'est bien trop tôt
49:11on ne connaît pas la durée
49:12du conflit
49:12si dans un mois c'est fini
49:13ce n'est pas la même chose
49:14que si on en parle encore
49:15dans six mois
49:16mais en tout cas à chaud
49:17quand vous regardez
49:18la situation budgétaire
49:19de la France
49:20ou même d'autres pays
49:20en Europe
49:21ou même aux Etats-Unis
49:21on n'est plus du tout
49:23dans la même situation
49:23plus du tout
49:24dans la même situation
49:25et je pense qu'on a tiré
49:26un certain nombre de leçons aussi
49:27parce qu'on se souvient
49:28à quel point
49:28il a été difficile
49:29de sortir
49:30de mettre fin
49:31à ces mécanismes
49:33de prévention
49:35ou de limitation du choc
49:36donc effectivement
49:37je pense qu'aujourd'hui
49:38c'est plus
49:40en tout cas
49:40c'est pas
49:43c'est pas du tout
49:44à l'ordre du jour
49:45on va plutôt réfléchir
49:46à débloquer
49:49des réserves stratégiques
49:50mais enfin là c'est pareil
49:51attention
49:52attention à l'effet psychologique
49:54parce que quand on annonce
49:56puiser dans des réserves stratégiques
49:57en général
49:58ça a un contre-coup
49:59sur la psychologie
50:01des agents économiques
50:02qui n'est pas forcément
50:03très bon
50:04au moment
50:05où tout le monde
50:05est quand même inquiet
50:06donc oui
50:08je pense qu'on va
50:08de toute façon
50:09il faut se préparer
50:10à avoir des prix
50:11de l'énergie
50:12beaucoup plus élevés
50:13au moins temporairement
50:14et sans qu'on ait
50:17beaucoup de solutions
50:18d'aides
50:19pour limiter
50:20ce choc
50:21actualité oblige
50:22bien sûr
50:22les marchés
50:23sont focus
50:23sur ce sujet
50:24de l'Iran
50:25sur ce sujet
50:26géopolitique
50:26mais il y a quand même
50:28d'autres sujets
50:28en dessous
50:29de la table
50:30il y a notamment
50:30Pierre-Alexis Dumont
50:32le sujet de l'intelligence
50:33artificielle
50:34on aura des publications
50:34intéressantes cette semaine
50:36Adobe Oracle
50:37et puis le sujet
50:37de la dette privée
50:38c'est deux sujets
50:39qui sont bien sûr
50:40liés
50:41oui alors c'est des sujets
50:42liés
50:43sur la partie
50:44de l'intelligence
50:45artificielle
50:46pour l'instant
50:47force est de constater
50:48que les investissements
50:50continuent
50:50et ont même tendance
50:51à s'accélérer
50:52alors il est clair
50:53que dans un contexte
50:55de dose de prime
50:56de risque
50:56et de prudence
50:58on pourrait avoir
51:00des baisses
51:01mais là
51:01j'ai l'impression
51:02que cette thématique là
51:03elle reste très forte
51:05et c'est un soutien
51:07assez fort aujourd'hui
51:07à l'économie mondiale
51:09il faut le dire
51:10ça c'est le premier point
51:12le deuxième point
51:13par contre
51:14le crédit privé
51:16où vous avez
51:17évidemment
51:18eu une hausse
51:19assez forte
51:20de cette classe d'actifs
51:22maintenant c'est
51:22je crois
51:231,8 trillion de dollars
51:25au niveau mondial
51:26avec
51:28des concentrations sectorielles
51:30notamment
51:30sur la partie software
51:32qui peuvent poser
51:33le sujet
51:34puisque
51:34l'IA
51:35notamment
51:36via
51:38son intelligence
51:39de codage
51:40va sans doute
51:40pouvoir
51:41disrupter
51:42un certain nombre
51:43de software
51:44sur lequel
51:44évidemment
51:45les agences
51:46étaient positionnées
51:47puisque vous aviez
51:48une récurrence
51:50de revenus
51:51et de la visibilité
51:52qui était très attractif
51:54sur ces points là
51:56donc
51:56c'est clairement
51:57un point
51:57à surveiller
51:58voilà
51:59pour nous
52:02ça ne peut pas
52:04disons
52:05engendrer
52:06une crise
52:07systémique
52:08telle que
52:08les subprimes
52:09mais par contre
52:09si vous
52:10accumulez
52:12les signaux
52:13faibles
52:13on parle
52:15du pétrole
52:16à 100 dollars
52:19d'emplois
52:19qui ont tendance
52:20à
52:20de chiffres d'emplois
52:21aux Etats-Unis
52:22qui ont tendance
52:23à être
52:24plus mauvais
52:24que prévu
52:25plus
52:25le crédit
52:26clairement
52:27vous avez
52:28un contexte financier
52:29qui contrairement
52:30à ce que vous disiez
52:31en début d'année
52:31est en train
52:32de changer
52:33donc avec des niveaux
52:34de prime de risque
52:34qui vont être
52:35supérieurs
52:36et donc un peu plus
52:37de prudence
52:37à court terme
52:38sur les marchés
52:39BlackRock a perdu 7%
52:41Véronique Riche-Flores
52:42vendredi
52:42car ils sont en train
52:43de restreindre
52:44les retraits
52:45sur l'un des fonds
52:46d'aide privée
52:47qu'ils commercialisent
52:48il y a une semaine
52:49c'était Blackstone
52:50bref c'est un petit peu
52:51tout le secteur
52:51qui serre un petit peu
52:52les fesses
52:52par rapport
52:53au crédit privé
52:54avec en plus
52:55la remontée
52:55du marché obligataire
52:56c'est pas le duo gagnant
52:58la remontée
52:59des taux d'intérêt
53:00obligataire
53:01vous voulez dire
53:01mais non non
53:04c'est un contexte financier
53:06qui commence à se crisper
53:07et la partie du crédit privé
53:10ça fait quand même
53:11un an et demi
53:12qu'on n'est pas très confortable
53:13avec cette partie du marché
53:14même si on est tous
53:15à constater que ça tient
53:17ça tient un petit peu
53:17miraculeusement
53:18mais que l'accumulation
53:20des risques est là
53:21donc je pense
53:22qu'ici il y a vraiment
53:23une partie
53:24qui est très exposée
53:25aux effets cumulatifs
53:27de ce qu'on vit
53:28par ailleurs en Iran
53:28et qui va certainement
53:31d'ailleurs
53:32susciter
53:33l'extrême prudence
53:35notamment
53:35des banquiers centraux
53:36donc c'est là
53:38je pense qu'effectivement
53:39ce conflit
53:39ouvre des brèches
53:40un petit peu partout
53:41avec des banques centrales
53:42certainement très vigilantes
53:44par rapport
53:44au risque
53:45de
53:48de crispation
53:50voire davantage
53:50financier
53:51donc oui
53:52aux Etats-Unis
53:53comme en Europe
53:54d'ailleurs
53:54Et vous dites quoi
53:55à vos clients
53:55dans ce contexte
53:56où le pétrole
53:57est au-delà
53:57des 100 dollars
53:58où l'Europe
53:59a perdu 10%
54:00en l'espace
54:01de 10 jours
54:02où il y a des inquiétudes
54:03sur l'IA
54:03sur le crédit privé
54:04D'abord
54:05on a envie de dire
54:06de faire le gros dos
54:06faire le gros dos
54:08parce que même
54:08si vous regardez
54:11le CAC 40
54:12les indices
54:13ont pris quand même
54:14un gros coup
54:15derrière les oreilles
54:16finalement
54:17les tendances longues
54:18enfin les tendances
54:18à un peu plus long terme
54:19elles restent
54:21résolument
54:21bien orientées
54:22donc on n'a pas envie
54:24et ça c'est ce qui vient
54:25d'être dit
54:26donc d'être très agressif
54:29parce qu'effectivement
54:30ce conflit
54:31peut quand même
54:31se résoudre
54:33dans un temps
54:34relativement restreint
54:36avec moins
54:37alors sans se résoudre
54:38complètement
54:38la situation en Iran
54:39certainement
54:40et dans beaucoup
54:40de pays du Golfe
54:41risque de rester
54:42tendu
54:43compliqué
54:43etc
54:44mais au moins
54:45avec moins
54:45de ramifications
54:46internationales
54:47et l'autre
54:48grande leçon
54:49par contre
54:50là on avise
54:51nos clients
54:52c'est qu'on était
54:53nous
54:53de longue date
54:54depuis le printemps
54:55de l'année dernière
54:56très engagés
54:57sur les pays émergents
54:59avec des histoires
55:00matière première
55:01très solide
55:02prix de matière première
55:04anticipation
55:05de baisse des taux
55:06baisse du dollar
55:07etc
55:07qui constitue
55:09un contexte
55:10éminemment porteur
55:11pour cet ensemble
55:12de classes d'actifs
55:13là aujourd'hui
55:14ça devient
55:15extrêmement compliqué
55:17risqué
55:18il ne faut pas oublier
55:19que le monde émergent
55:19ce n'est pas l'indice MSCI
55:21c'est une multitude
55:22de cas
55:23et dont beaucoup souffrent
55:25et vont souffrir
55:26de ce qui se passe aujourd'hui
55:27et on aura l'occasion
55:27d'en parler avec vous
55:28notamment
55:29merci beaucoup
55:29Véronique Riche-Flores
55:30de nous avoir accompagné
55:31ce matin
55:31économie chez Riche-Flores
55:33Research
55:33et à Pierre-Alexis Dumont
55:34qui est directeur
55:35des investissements
55:35chez Sycomore Asset Management
55:379h58
55:38le CAC 47
55:39donc 2,7%
55:40idem pour l'Eurostoxx 50
55:42dans un instant
55:43vous retrouvez
55:43Raphaël Legendre
55:44avec les experts
55:45jusqu'à 10h
55:46à 11h
55:47et puis ensuite
55:47bien sûr
55:48vous retrouvez
55:48tout pour investir
55:49avec Antoine Arigodry
55:49quel est le programme
55:50dans un instant
55:51Raphaël ?
55:51Sans surprise Etienne
55:52on va parler évidemment
55:54de ce choc pétrolier
55:55dans la nuit
55:56plus 25%
55:57sur le prix du baril
55:58même si ça se calme
55:59un peu ce matin
55:59on va décrypter
56:00avec les experts
56:01les conséquences
56:02de cette nouvelle crise
56:04qui risque de durer
56:05avec la guerre
56:06en Iran
56:07on va revenir
56:08sur ce chiffre
56:09choc aussi
56:1161 459 patrons
56:13se sont retrouvés
56:14au chômage
56:14en 2025
56:15ce sont les derniers chiffres
56:17publiés par l'Observatoire
56:19de l'emploi
56:19des entrepreneurs
56:20et puis
56:21on terminera
56:22par les municipales
56:23la stratégie
56:24avant les idées
56:25on n'a pas parlé
56:25des idées
56:26dans cette campagne
56:26des municipales
56:27je vous rappelle
56:28qu'on vote dimanche
56:29pour le premier tour
56:31mais où sont les idées
56:32ce sera le dernier thème
56:33à tout de suite
56:33voilà le programme
56:34des experts
56:3410h11h
56:35très bonne journée
56:37Good Morning Market
56:38sur BFM Business
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