- il y a 10 heures
Ce lundi 16 février, Florian Ielpo, responsable de la macroéconomie chez Lombard Odier IM, Alexandre Baradez, chef analyste chez IG, François Dossou, directeur de la Gestion Actions Listed Asset chez Sienna IM, David Benmussa, directeur exécutif France & Benelux de Nordea AM, Didier Borowski, responsable de la recherche sur les politiques macroéconomiques chez Amundi Investment Institute, et Gérald Grant, directeur délégué en charge de l'allocation d'actifs chez Fundesys, étaient les invités dans l'émission Good Morning Market, présentée par Étienne Bracq, sur BFM Business. Retrouvez l'émission du lundi au vendredi et réécoutez la en podcast.
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00:05L'actualité des marchés financiers continue sur BFM Business. Etienne Braque, ça va être très calme aujourd'hui.
00:10Puisque les marchés américains sont fermés pour fêter le President's Day quand les marchés en Chine ne sont pas ouverts
00:17tout au long de la semaine.
00:18Donc vous avez quand même en Europe des investisseurs qui vont se sentir un petit peu seuls aujourd'hui.
00:23Mais rassurez-vous, ça va accélérer dans la deuxième partie de la semaine puisque les résultats d'entreprises seront encore
00:29nombreux.
00:30Neuf sociétés du CAC 40 vont publier leurs résultats avec des poids lourds.
00:33Vous aurez notamment jeudi les résultats d'Airbus, vendredi les résultats d'Air Liquide, mercredi les résultats de Carrefour.
00:40Enfin bref, encore beaucoup de secteurs qui vont dévoiler leurs résultats du quatrième trimestre.
00:46Des résultats qui ne sont pas records ou presque, à quelques exceptions près.
00:50On se souvient notamment de Safran vendredi. Quand vous regardez l'Eurostox 600, d'après les données de LSI, on
00:56est sur un repli des bénéfices par action de l'ordre de 1%.
01:00Mais c'est mieux qu'attendu puisque le consensus s'attendait à moins 4.
01:03Il y a quand même un écart qui est toujours très grand, très flagrant entre la croissance des profits.
01:08Vous en parliez avec Wilfried Galland à l'instant en Europe et aux Etats-Unis puisque les bénéfices sont en
01:13hausse de plus de 10% en moyenne aux Etats-Unis au quatrième trimestre grâce bien sûr à un secteur.
01:18Aux Etats-Unis, 74% de publications, 74% de boîtes au-dessus des attentes.
01:23Grâce notamment au GAFAM qui tire encore et toujours bien sûr la croissance des profits aux Etats-Unis.
01:28Mais pas que. Quand vous regardez notamment le service de la communication, des services télécom, donc les opérateurs téléphoniques,
01:35on a également des très fortes croissances au quatrième trimestre.
01:37Et ça permet de contrebalancer les bénéfices par action qui sont en baisse dans le secteur de l'énergie.
01:42C'est vrai qu'on l'a encore vu la semaine dernière avec Total Energy, il y a une normalisation
01:46des profits dans le secteur pétrolier.
01:49Idem pour le service des biens discrétionnaires, donc c'est tout ce qui est non essentiel, les biens et les
01:54services non essentiels.
01:56Où là on l'a encore vu notamment dans le secteur du luxe, les profits records nous semblent assez loin.
02:00Pour animer les marchés si je puis dire, la croissance japonaise, enfin l'absence de croissance japonaise.
02:04Le Japon qui évite de peu quand même à la récession, on en parlera en début d'émission avec Florian
02:09Yelpo,
02:09puisque vous avez une croissance de 0,1% au quatrième trimestre au Japon par rapport au troisième trimestre.
02:16Pour rappel, c'était du rouge au T3, donc deux trimestres dans le rouge normalement ça fait récession.
02:20Mais là plus 0,1%. Sur l'ensemble de l'année, vous avez quand même une croissance de plus d
02:24'1% au Japon,
02:25parce qu'il y avait un début d'année qui était très dynamique.
02:27Les marchés actions n'ont pas réagi cette nuit, puisque le Nikkei lundi japonais a clôturé sur une baisse de
02:330,2%.
02:34Quand le 10 ans japonais de son côté était à 2,2%, tous les regards bien sûr sont désormais tournés
02:39vers le plan de relance de Sanae Takachi.
02:41Le CAC 40 qui ouvre à l'instant.
02:43En hausse de 0,14%, au-delà des 8300 points, 8 322 points.
02:47Société Générale, qui était l'une des plus fortes baisses vendredi, reprend 1,6%.
02:51C'est la plus forte hausse à l'ouverture, au-delà des 67 euros, 67,74 euros.
02:56LVMH ou encore BNP suivent le tir avec des gains de plus de 1%.
03:00A l'inverse, Michelin, ArcelorMittal et Safran ferment la marche.
03:03Safran qui perd 0,9%.
03:05Le titre a touché un record au-delà des 330 euros vendredi, après la publication de ses résultats et surtout
03:11de ses perspectives.
03:12Le baril de Bren se stabilise à 67 dollars.
03:14L'once d'or se stabilise à 5 000 dollars.
03:165 026 dollars pour une once d'or.
03:18Quand sur le front des taux, nous le verrons tout au long de l'émission,
03:22on a des marchés obligataires qui anticipent de plus en plus des baisses de taux d'ici à la fin
03:27du premier semestre aux Etats-Unis.
03:28Ce qui a un impact très clair sur le marché obligataire, notamment le 10 ans américain, qui était à 4
03:34,05 vendredi.
03:35C'est un plus bas du mois de décembre.
03:37Et donc le CAC 40 qui ouvre sur une hausse de 0,17% à 8 325 points.
03:42Nous sommes à moins de 100 points du plus haut touché.
03:44Donc là sur les taux américains, sur le consensus pour la Fed, on est quoi sur une baisse des taux
03:48en avril puis en juin ?
03:49Alors on le verra tout au long de l'émission, le consensus n'est pas très clair et surtout il
03:53est très volatile
03:53puisqu'on a eu des chiffres d'inflation vendredi, une des inflations qui est ressortie légèrement inférieure aux attentes.
04:00Donc désormais on a des analyses qui s'attendent à une baisse de taux au mois d'avril, mais c
04:03'est vraiment timide.
04:04Pour l'instant, le consensus se place plutôt sur une première baisse de taux au mois de juin ou au
04:08mois de juillet,
04:09c'est-à-dire la première ou la deuxième réunion de Kevin Warch.
04:12Au menu donc de Good Morning Market.
04:14Dans un instant, nous reviendrons notamment sur le Japon qui a donc déçu cette nuit avec une croissance totalement à
04:20tonne au quatrième trimestre.
04:21Les raisons, ça sera dans la première partie de l'émission.
04:25La tendance à la bourse de Paris positive, donc le CAC 40 qui continue de surperformer Wall Street,
04:29notamment la semaine dernière, plus 0,4% sur l'ensemble de la semaine quand les trois indices américains ont
04:35perdu plus de 1%.
04:37Et puis les nombreux résultats d'entreprises de ces derniers jours, comment les arbitrer, comment les regarder ?
04:41Nous reviendrons notamment sur le cas de Capgemini qui a clôturé sur un gain de plus de 5% vendredi,
04:47mais également sur l'ensemble des biens discrétionnaires avec, je le disais en préambule, des résultats records qui ne sont
04:53pas là.
04:54Ensuite, nous verrons que c'était une semaine historique pour les ETF en Europe.
04:58C'était la meilleure semaine depuis 2022 en termes de flux.
05:00De plus en plus d'investisseurs qui se délaissent les actions américaines pour revenir sur les actions européennes.
05:06Comment arbitrer son portefeuille dans ce contexte ?
05:08Éléments de réponse dans la deuxième partie de l'émission.
05:10Bonne émission à demain.
05:19Début de semaine dans le calme, plus 0,1% pour le CAC 40 à 8 323 points.
05:24Les éléments dans un instant avec Alexandre Baradez.
05:27Une grosse semaine qui nous attend encore en termes de publication d'entreprises.
05:31Neuf sociétés du CAC 40 vont publier leurs résultats avec notamment des poids lourds en fin de semaine.
05:36Société Générale, LVMH et Crédit Agricole sont donc les plus fortes hausses à l'ouverture.
05:40Alors qu'à l'inverse, les valeurs cycliques qui caracolaient en tête depuis le début de l'année font une
05:44petite pause.
05:45C'est à l'image notamment de ArcelorMittal qui est la plus forte baisse avec un recul de 1%
05:50à 51,58 euros.
05:52Tout de suite, comme promis, on va parler du Japon.
05:55Oui, il ne faut pas perdre de vue ce qui se passe au Japon.
05:58Et pour nous éclairer, aujourd'hui c'est Florian Yelpo qui nous accompagne depuis Genève en charge de la macroéconomie
06:03chez Lombardier IEM.
06:05Bonjour Florian, merci de nous accompagner ce matin.
06:07Dans un instant, nous reviendrons sur les minutes de la fête qui seront publiées mercredi,
06:11mais également sur l'industrie en Europe qui devrait montrer des signes de reprise ce matin.
06:16Mais juste avant, oui, le Japon à la une avec cette nuit une croissance qui a été annoncée de l
06:22'ordre de 0,1% au quatrième trimestre.
06:25Et le Japon qui évite de peu la récession.
06:29Oui, alors n'exagérons rien à la récession.
06:31Le Japon reste aujourd'hui plutôt une économie en forme de reprise, plutôt une économie qui se tient relativement bien.
06:37Ce qu'il faut lire dans ces chiffres-là, c'est un élément assez rassurant sur l'efficacité de la
06:42politique monétaire au Japon.
06:43C'est-à-dire, la Banque centrale du Japon lutte contre l'inflation maintenant depuis plusieurs trimestres.
06:47Elle a décidé de rehausser ses taux d'intérêt à court terme.
06:52Vous le savez, normalement, ça doit ralentir l'activité économique et ça doit ralentir l'activité économique par l'investissement.
06:58Et c'est exactement ce qui est en train de se produire.
07:00C'est-à-dire que, oui, on a une consommation globalement qui tourne autour de 1% de croissance annualisée.
07:07Ce n'est pas flamboyant, mais c'est à peu près la consommation qu'on a en Europe.
07:10Ce qui a le plus déçu, en fait, c'est justement l'investissement au Japon qu'on voyait bien plus
07:16fort qu'il n'est finalement.
07:18On peut lire dans ce chiffre-là le fait que, lorsque la Banque centrale relève ses taux d'intérêt,
07:23même s'ils sont encore aujourd'hui à des niveaux qui restent faibles,
07:26lorsqu'on les compare au reste des pays du G10,
07:29dans l'ensemble, on voit un ralentissement de la formation brute de capital fixe,
07:34c'est-à-dire de l'investissement global.
07:36Alors, est-ce qu'on doit s'en alarmer ?
07:37Non, les marchés financiers eux-mêmes ne s'en alarment pas.
07:40Là où c'est intéressant, par contre, c'est qu'on a douté pendant un certain temps
07:44que la Banque du Japon serait capable de relever ses taux et d'endiguer la progression de l'inflation.
07:49C'est peut-être ce qui est déjà en train de se passer aujourd'hui,
07:52avec un message positif pour les obligations japonaises à moyen terme.
07:56Avec bien sûr tous les regards qui sont tournés vers le plan de relance,
07:59qui a été voté au mois de décembre,
08:01qui va se mettre en place petit à petit dans les mois à venir.
08:04C'est l'une des raisons qui expliquent la non-réaction,
08:06comme vous l'avez souligné ce matin,
08:08des marchés actions, mais également des marchés obligataires à ces chiffres de croissance ?
08:13Alors, c'est l'un des amortisseurs qui protège aujourd'hui l'économie japonaise.
08:17Ajouter à cela, mine de rien, les effets positifs, multiplicateurs des grands investissements annoncés aux États-Unis,
08:26l'effet également bénéfique de la baisse globale des taux d'intérêt,
08:30l'effet positif d'un consommateur chinois qui, mine de rien, ne se porte pas si mal que ça.
08:35Il y a un certain nombre de signes positifs, signes faibles, positifs,
08:40qui peuvent soutenir à moyen terme la progression de l'économie japonaise.
08:43Le dernier élément, c'est que pour l'instant, le déflateur du PIB,
08:47qui est une mesure de l'inflation, a été publié à 3,4 % pour des taux courts qui sont
08:53en dessous de 1 %.
08:54On est encore face à une économie qui bénéficie de taux réels,
08:58vous savez, des taux en excès de l'inflation qui sont négatifs,
09:03qui dit taux réels négatifs, dit en général « bonne nouvelle pour l'économie ».
09:06Est-ce que ça en fait un cas d'investissement intéressant pour un investisseur action ?
09:11Aujourd'hui, le cas japonais, Florian Yelpau ?
09:14Alors, c'est un cas très intéressant en fait, au vu de ce qui se passe aujourd'hui,
09:18surtout pour des portefeuilles qui sont aujourd'hui très concentrés en actions américaines.
09:23Pourquoi est-ce que c'est intéressant ?
09:24C'est intéressant de point de vue.
09:25Un, tirer parti de la poursuite, de la reprise de l'activité économique au Japon,
09:30ça c'est le premier point, 50 % du chiffre d'affaires des grandes entreprises japonaises est domestique,
09:36donc vous avez une indexation très naturelle sur la santé de l'économie japonaise.
09:40Mais en plus, vous avez du Yen dans votre portefeuille,
09:42et le Yen, tout spécialement contre le dollar,
09:45c'est une devise qui tend à bien se comporter dans les mauvais moments.
09:49Donc, si vous êtes inquiet de la valorisation des grandes actions,
09:52des grands titres de la cote américaine,
09:55décalez un petit peu votre allocation,
09:57encouragez la rotation qui est en train de se produire en décalant votre portefeuille
10:01vers des actifs japonais,
10:02notamment les actions non couvertes contre le risque de change.
10:05C'est probablement une bonne idée aujourd'hui.
10:08Du côté des États-Unis, vendredi, on a eu des données d'inflation
10:11qui sont ressorties meilleures qu'anticipées.
10:132,4 % d'inflation au mois de janvier sur 12 mois,
10:16plus 0,2 % d'un mois à l'autre.
10:20Ça, eh bien, ça plaît au marché,
10:21notamment en ce qui concerne les anticipations de baisse de taux aux États-Unis.
10:25Et à ce sujet, Florian Guilpeau, on en saura peut-être un peu plus mercredi,
10:28puisque les minutes,
10:30donc c'est le compte-rendu de la dernière réunion de la politique de la Fed,
10:34seront publiées,
10:35ces minutes seront publiées mercredi.
10:38Oui, absolument.
10:40On est en fait dans,
10:42on continue d'être dans cet environnement qu'on appelle boucle d'or.
10:46Vous savez, boucle d'or avec les trois soupes,
10:48la soupe très chaude, la soupe très froide et la soupe tiède.
10:50Les marchés comme boucle d'or, ils aiment leur soupe tiède.
10:53Et les chiffres d'inflation qu'on a eu vendredi
10:56étaient l'un de ces multiples signes d'une soupe tiède,
10:59c'est-à-dire une activité économique,
11:01notamment aux États-Unis,
11:02qui se porte bien,
11:03sans pour autant générer de pression inflationniste,
11:06c'est-à-dire sans pour autant forcer la main de la réserve fédérale
11:09à ne pas baisser ses taux.
11:11Ça, c'est le grand enjeu,
11:12enfin l'un des grands enjeux de 2026,
11:15à la fois pour les marchés obligataires et les marchés actions.
11:17Donc tout ce qu'on a pour l'instant,
11:19c'est un faisceau de signaux qui sont cohérents,
11:23qui pointent justement vers cet environnement
11:25boucle d'or,
11:26une soupe exactement tiède,
11:28qui peut soutenir la côte tout au long de 2026,
11:32qui peut soutenir la progression des actions,
11:33notamment tout au long de 2026,
11:35mais également celle des obligations.
11:37Ce qu'on va découvrir dans les minutes,
11:38qui est particulièrement important,
11:40c'est qu'on a eu quelques rotations,
11:42on a eu quelques changements de membres votants
11:44au sein du collège des 12 votants
11:46de la réserve fédérale américaine.
11:49Ces votants seront encore là,
11:50normalement pour l'arrivée de Kevin Walsh,
11:52donc on pourrait en apprendre plus sur leurs intentions,
11:56leur façon de penser et les différents débats
11:59qui ont pu avoir eu lieu au terme du précédent meeting,
12:02durant le précédent meeting de la réserve fédérale américaine.
12:05Pour l'instant, encore une fois,
12:06il ne s'agit que d'un développement boucle d'or
12:09assez positif à moyen terme pour les marchés.
12:11Le consensus est très volatile ces dernières semaines
12:14sur l'hypothèse d'une première baisse de taux.
12:17Où est-ce que vous vous placez,
12:17vous, chez Lombard-Odieu-Yem, Florian Yelpau ?
12:20Nous, on continue à penser que le disque dur
12:23de la réserve fédérale américaine
12:25devrait l'amener à se retenir de baisser les taux
12:28lors de la première moitié de l'année
12:30pour ensuite engager deux baisses de taux
12:32dans la seconde partie de l'année.
12:34Mine de rien, le consensus de marché
12:35n'est pas si loin que ça.
12:36On est à une demi-baisse de taux de désaccord.
12:40Ce dont on a besoin,
12:41ce dont la Fed a besoin, justement,
12:43c'est d'apprendre à retravailler
12:46avec ce nouveau leader,
12:47qui est Kevin Warsh,
12:48à la tête de la réserve fédérale américaine.
12:50Et les marchés ont besoin de comprendre
12:51ce que ça change
12:52en termes de fonction de réaction
12:54de la réserve fédérale
12:55à l'environnement dans lequel on est aujourd'hui.
12:58Pour l'instant, rien ne semble indiquer
13:00que la réserve fédérale n'est pas
13:02à baisser ses taux en fin d'année,
13:04qui est une façon complexe de dire simplement
13:06normalement, on devrait voir des baisses de taux
13:08d'ici la fin de l'année.
13:09C'est une bonne nouvelle
13:10pour un grand nombre de marchés aujourd'hui.
13:12Et ça profite notamment aux 10 ans américains
13:14qui est sur des plus bas de décembre
13:15puisque nous étions à 4,05 vendredi.
13:17Merci beaucoup, Florent-Longelpo,
13:18en charge de la macroéconomie
13:19chez Lombard ou DIIM,
13:20en direct avec nous depuis Genève
13:22pour se projeter un petit peu
13:23sur la semaine qui s'annonce donc chargée
13:25notamment en termes de résultats d'entreprise.
13:28Aux États-Unis, il faudra suivre Walmart
13:29cette semaine quand à Paris,
13:30neuf sociétés du CAC 40
13:31vont publier leurs résultats annuels.
13:359h14, un coup d'œil sur la tendance du jour,
13:37un CAC 40 qui est en très légère hausse
13:38de 0,1%, 8 322 points,
13:41début de semaine dans le calme, oui.
13:43Il n'y aura pas de silence cet après-midi
13:44à Wall Street, President's Day,
13:46quand les marchés chinois sont fermés
13:47tout au long de la semaine
13:48pour célébrer le nouvel an.
13:51Pour nous éclairer ce matin,
13:52Alexandre Baradet, chef analyste d'IG.
13:54Bonjour Alexandre.
13:56Ça tient encore ce matin sur le CAC 40
13:59avec notamment un indice
14:00qui a très bien surperformé Wall Street
14:02la semaine dernière.
14:04Oui, effectivement.
14:05C'est vrai que le CAC 40,
14:06j'ai regardé la semaine dernière,
14:07lundi dernier,
14:08on était quasiment au même cours en fait.
14:09On avait démarré la semaine
14:11autour de 8300 points.
14:12Il y avait eu ce record ensuite
14:13assez bref,
14:14on a des 8400 points,
14:15quelques points au-dessus
14:16des records précédents
14:17et puis une petite vague
14:18à niveau de correction.
14:19C'est léger,
14:20mais on sent que l'impulsion à la hausse
14:22n'arrive pas à se faire.
14:23Et ce qui est, je trouve,
14:24toujours intéressant,
14:25c'est qu'on voit que après le record,
14:27alors que le CAC aurait pu garder
14:29ses points hauts,
14:30c'est un peu retombé
14:31parce qu'encore une fois,
14:33c'est toujours outre-Atlantique
14:34en ce moment qu'il faut regarder,
14:35surtout pour les principaux sujets.
14:36Mais on a vu que la volatilité
14:37sur les marchés américains
14:39est un petit peu remontée.
14:40Vous voyez,
14:40on a terminé la séance vendredi,
14:41la semaine vendredi,
14:42il y avait autour de 20 de volatilité
14:43sur le SPC100,
14:45c'est-à-dire le VIX,
14:45il y avait autour de 20.
14:46Et on avait une volatilité
14:47qui était un petit peu inférieure en Europe,
14:49mais qui était quand même
14:49plus élevée que précédemment.
14:50Et qu'est-ce qui a justifié
14:52que cette volatilité grimpe
14:53côté États-Unis ?
14:54Eh bien, on a vu une semaine
14:55assez morcelée en termes de data.
14:57C'est-à-dire qu'on avait vu
14:57des données assez moyennes
14:59en termes de vente au détail.
15:00On se souvient qu'il y avait eu
15:01des chiffres décevants
15:02sur les ventes au détail
15:03aux États-Unis.
15:05Les chiffres de l'emploi,
15:06eux, avaient été plutôt intéressants,
15:09plutôt résilients au milieu de semaine.
15:10Et puis à nouveau,
15:11jeudi, on a eu des chiffres
15:12sur les ventes de logements,
15:13par exemple,
15:14qui se sont à nouveau affaissés,
15:15marquant une vraie rupture
15:16par rapport au mois précédent.
15:17Et puis, il y a eu ce fameux rapport
15:19sur tout ce qui est chiffre d'inflation,
15:20donc en fin de semaine.
15:21Et on a vu que les marchés américains
15:23ne se sont pas vraiment enthousiasmés.
15:24C'est-à-dire que les chiffres d'inflation
15:25aux États-Unis sont sortis
15:27pour la partie CPI,
15:29notamment globale,
15:30un peu en dessous des attentes.
15:31Donc, c'était plutôt une bonne nouvelle.
15:32Mais on n'a pas vu de rallye
15:33très marquée des marchés.
15:34On a vu les indices rebondir
15:36un petit peu.
15:36Mais dans un environnement
15:38où la volatilité reste élevée,
15:39et les taux, effectivement,
15:40je crois que, Florian,
15:43juste avant, on a parlé,
15:45les taux américains
15:46sont un petit peu détendus.
15:47Mais on voit que ça n'a pas
15:47lifté les actifs à risque,
15:49si vous voulez.
15:49Et le marché américain n'en a pas profité.
15:51Et la lecture que j'en fais de ça,
15:52c'est pourquoi les taux longs américains
15:53sont un peu détendus
15:55et pourquoi les marchés actions
15:56n'ont pas beaucoup plus rebondi que ça.
15:58Parce que j'ai peut-être
15:59quelques interrogations
16:00sur la dynamique de consommation
16:01aux États-Unis.
16:02On se souvient de toutes les annonces
16:03du président américain
16:04depuis le début de l'année
16:05sur les cartes de crédit,
16:06sur le logement,
16:07sur les impôts qui vont être remboursés
16:09à une partie des Américains, etc.
16:10On sent bien qu'il a envie
16:11de booster un peu le moral des Américains.
16:14Mais je pense que le marché
16:15est un petit peu focalisé
16:16dans ce début d'année
16:16sur les questions de consommation.
16:18Alors, ça nous amène à quoi au CAC 40 ?
16:19Le CAC 40,
16:20il est aussi un peu tributaire
16:22dans ce qui se passe aux États-Unis.
16:23Donc, je dirais que
16:24tant qu'on est à nouveau
16:25sur les 1 400 points,
16:26les 1 420 points,
16:27il n'y a pas de raison
16:28de se précipiter trop fortement
16:29à la hausse pour l'instant.
16:31Et n'oublions pas aussi
16:31qu'en Europe,
16:32vous avez des indices
16:32qui ont beaucoup, beaucoup
16:33grimpé ces derniers mois.
16:34Je pense aux Mibes italiens,
16:36à l'Ibex espagnol.
16:37Et on a vu la semaine dernière
16:38quelques prises de gains,
16:39c'est léger,
16:39mais quelques prises de gains
16:40s'opéraient sur des indices
16:41qui ont beaucoup, beaucoup
16:42performé en Europe,
16:43notamment du sud de l'Europe
16:44parce que très, très largement
16:45pourvus en valeurs bancaires
16:47qui ont vraiment rallié
16:47depuis deux ans.
16:48Donc, je dirais qu'il y a aussi
16:49une forme un peu de flottement,
16:50quelques prises de gains
16:51qui s'observent sur l'Europe.
16:52Et je ne serais pas étonné
16:53que cette semaine,
16:53on poursuive un peu
16:54cette thématique-là
16:55d'un marché qui est toujours
16:56très proche des records,
16:57mais qui n'arrive pas franchement
16:59à prendre de l'avance
17:00par rapport au point haut récent.
17:01Merci beaucoup Alexandre.
17:03Alexandre Baradez
17:03qui nous a accompagné ce matin,
17:04chef analyste chez IG.
17:10Donc, notamment,
17:11on le disait en préambule,
17:12les minutes de la FED
17:13mercredi soir
17:14et de nombreux résultats
17:16d'entreprise encore d'ici là.
17:19Comme chaque matin,
17:20on regarde un petit peu
17:21ce qui se passe dans le capot
17:22dans les résultats d'entreprise
17:24avec aujourd'hui François Dossou,
17:25directeur de la gestion action
17:27chez Siena IM.
17:28Bonjour François.
17:29Bonjour Hélène.
17:30On va regarder un petit peu
17:30les résultats à froid
17:32parce que c'est vrai
17:32que la semaine dernière,
17:33il y a eu beaucoup
17:33de résultats d'entreprise.
17:35C'est vrai qu'il y a eu
17:36beaucoup de bruit,
17:37beaucoup de réaction,
17:37beaucoup de volatilité.
17:39Avec un petit peu de recul,
17:39on va se pencher
17:40sur le cas de Capgemini
17:41qui progresse ce matin
17:42de plus de 1%.
17:44Vous avez ST Microelectronics
17:45également qui reprend 20%
17:47depuis le début de l'année.
17:48Quand Siemens Energy,
17:49je regardais ce matin,
17:50c'est quand même le carton.
17:51Aujourd'hui, en Europe,
17:52plus 30%.
17:53Le titre gagne 150%
17:55en l'espace d'un an.
17:56Siemens Energy
17:57qui sort sur la vague
17:58de l'intelligence artificielle,
18:00mais pas que.
18:01C'est vrai qu'il y a
18:01une demande colossale aujourd'hui
18:03sur tous les équipements électriques.
18:05Oui, absolument.
18:05En fait, vous avez là
18:06un leader incontestable
18:08dans tout ce qui est
18:08transition énergétique.
18:09C'est tout ce qui est aussi
18:11alimentation des data centers.
18:13Ce qui est assez marquant,
18:15effectivement,
18:15vous l'avez dit la semaine dernière,
18:16les réactions étaient assez brutales.
18:18Elles étaient extrêmes.
18:20Et ce qu'on peut voir,
18:21c'est que ce n'était pas forcément
18:22pour les bonnes raisons.
18:23En fait, Siemens Energy,
18:24comme vous le dites,
18:24ça fait un an
18:25que le titre ne fait que progresser.
18:27Il faut rappeler qu'en 2024,
18:29il avait progressé aussi de 300%.
18:30Et donc, quand vous regardez
18:31sur 10 ans,
18:32en fait, sur 4 ans,
18:33le titre a fait plus
18:34que multiplié par 10.
18:35Et donc, là, aujourd'hui,
18:36ce qui se pose,
18:37c'est que c'est une question
18:37de valorisation.
18:39Et donc, pourquoi est-ce que nous,
18:40en termes de publication,
18:41celle qui nous a le plus,
18:43celle sur laquelle nous pensons,
18:44il y a plus d'upside,
18:45en fait,
18:46et de potentiel,
18:47c'est plutôt STMicroelectronics
18:48et du Capgemini.
18:49Alors, Capgemini,
18:50c'est l'opposé de Siemens Energy
18:52parce que Capgemini,
18:53c'est moins 30%
18:54depuis le début de l'année.
18:55On est dans un tout autre secteur.
18:56Absolument.
18:56Et malgré le fait...
18:57On passe les turbines aux puces.
18:58Oui, mais en fait,
18:59la question aujourd'hui,
19:01c'est en termes de potentiel,
19:02où est-ce que dans ce marché,
19:03tout à l'heure,
19:03Alexandre le disait,
19:04où est-ce que vous pouvez
19:05encore trouver des relais.
19:06Et donc, les publications,
19:08si vous voulez,
19:08elles n'ont pas été saluées
19:10comme il se devrait
19:11pour Capgemini
19:11puisque le titre
19:12n'a pris que 5%
19:13alors qu'il perdait 30%
19:15depuis le début de l'année.
19:16Et quand on regarde
19:17les chiffres,
19:17quelque part,
19:19si vous voulez,
19:19l'inquiétude par rapport à l'IA
19:21est une inquiétude
19:22que vous pouvez
19:23quand même relativiser
19:24parce qu'on se rend compte
19:25que le groupe,
19:27notamment sur la partie
19:29activité IA,
19:30a doublé son chiffre d'affaires
19:31et qu'il continue
19:32à surperformer ses pairs
19:33avec une valorisation
19:34qui reste relativement attractive.
19:36Donc, aujourd'hui,
19:37effectivement,
19:37en portefeuille,
19:38c'est vrai que vous avez
19:39le contraste
19:40entre des valeurs
19:41comme Siemens Energy
19:42sur lesquelles
19:43je pense qu'il y a
19:44une certaine bienveillance
19:45et surtout,
19:47parce que quand vous regardez
19:48le titre Siemens Energy,
19:49il est quand même valorisé
19:5025 fois l'EBIDA
19:53en 2026
19:53et donc,
19:54quand vous regardez
19:54en termes de PER,
19:55c'est encore plus impressionnant,
19:56c'est 40 fois
19:57les PER 2026.
19:58Donc, vous avez quand même
19:59peut-être un titre
20:01dont la publication
20:02a été saluée,
20:03un titre sur lequel
20:04les perspectives,
20:05il n'y a pas de doute,
20:06c'est le carnet de commandes,
20:07il était en progression
20:08de 34%,
20:09notamment sur tout
20:10ce qui est gaz,
20:12services gaziers,
20:13mais aussi sur la transmission
20:14réseau.
20:15Donc, tout va bien
20:16chez Siemens Energy.
20:17Le titre peut continuer
20:18à progresser,
20:19mais aujourd'hui,
20:19après une telle progression,
20:21c'est vrai que
20:21le potentiel est peut-être
20:22plus sur des secteurs
20:23sur lesquels,
20:24en fait,
20:24vous avez une sorte
20:25de présomption,
20:27de disruption
20:27par rapport à l'IA.
20:28Capgemini,
20:29est-ce que ce n'est pas
20:29quand même un petit peu
20:30un couteau qui tombe ?
20:31La semaine dernière,
20:31on est passé sous les 100 euros,
20:33le titre était au plus bas
20:34depuis 2020,
20:35depuis le crash Covid.
20:37Bon, c'est vrai
20:38que la publication
20:39a été saluée vendredi,
20:40le titre progresse encore
20:41ce matin.
20:43La direction a tenté
20:44de rassurer
20:44sur l'intelligence artificielle
20:45en disant que c'était
20:46plus une force
20:47qu'une faiblesse.
20:48Bon, néanmoins,
20:49on le voit encore aujourd'hui
20:49avec des sous-systèmes
20:50qui perdent plus de 3%.
20:51Les management
20:52ont beau rassuré,
20:54il y a quand même
20:54aujourd'hui pas mal
20:55de questions
20:56autour de l'IA
20:57et le marché
20:58jette un peu tout
20:59par la fenêtre
21:00et puis on verra
21:01dans 6 mois.
21:02Absolument,
21:02parce qu'en fait
21:03la question qui se pose
21:03aujourd'hui,
21:04c'est que le marché
21:04considère que sur ces valeurs,
21:06vous n'achetez plus
21:06les trimestres après trimestres,
21:08vous achetez plutôt
21:09des titres sur lesquels
21:10éventuellement la disruption
21:11fait disparaître
21:12une valeur terminale.
21:13Mais je pense que
21:14les résultats,
21:15il y a une différence
21:16quand même
21:16entre des sous-systèmes
21:17et c'est toute la difficulté
21:20du marché aujourd'hui,
21:20on fait l'amalgame
21:21entre les softwares,
21:22entre les logiciels
21:23et l'IT services.
21:25L'IT services,
21:25en fait,
21:26c'est des hommes
21:27qui sont censés
21:28mettre en place,
21:29développer l'IA.
21:30Effectivement,
21:31la problématique,
21:31c'est une problématique
21:32de coût,
21:34je pense que
21:35la disruption,
21:36elle ne sera pas
21:37forcément,
21:38elle ne sera pas totale
21:39et la grande difficulté
21:41aujourd'hui,
21:41c'est que le marché
21:42fait beaucoup d'amalgame
21:44alors qu'aujourd'hui,
21:45on peut être d'accord
21:46sur le fait
21:46que les business models
21:47vont être impactés,
21:48mais personne n'est capable
21:49de dire
21:49dans quelle proportion
21:50et que demain,
21:51de toutes les façons,
21:52il y aura forcément
21:53des survivants.
21:54On ne peut pas considérer
21:55que toutes les IT services
21:56sont logées
21:57à la même enseigne.
21:58Donc,
21:58quand je vois,
21:59on entend encore
22:00une croissance
22:00de 2 à 3%,
22:02c'est certes,
22:03c'est faible,
22:03mais quand je regarde
22:04chez Capgemini,
22:06le book to bill,
22:07les facturations,
22:08elles sont quand même,
22:09elles sont sur une moyenne
22:10de 5 ans,
22:11elles sont au-dessus
22:12de la moyenne
22:12des 5 dernières années.
22:13Donc,
22:14c'est vrai qu'on aime jouer
22:15à se faire peur,
22:16mais pour un titre
22:17comme Capgemini,
22:17moi je fais une différence
22:18entre Capgemini
22:19et Dassault Systèmes
22:20sur lesquels,
22:21en fait,
22:21il y a un peu plus
22:22de problèmes
22:22d'ordre stratégique
22:24alors que le business model
22:26de Capgemini
22:26va probablement être impacté,
22:28mais peut-être pas
22:29dans les proportions
22:30anticipées par le marché.
22:31Dans le secteur
22:32de la distribution,
22:33il faudra suivre
22:33les résultats de Carrefour
22:34demain,
22:35et surtout son plan stratégique
22:36qui sera présenté mercredi.
22:37À cette occasion,
22:38d'ailleurs,
22:39Alexandre Bompard,
22:39le PDG de Carrefour,
22:40sera l'invité
22:41d'Edwige Chevrillon.
22:42Quand vous regardez
22:43le secteur de la conso,
22:44en attendant les résultats
22:45de Carrefour,
22:46il y a un acteur important
22:47en Europe
22:48qui a publié
22:48la semaine dernière,
22:49c'est Aold Deleuze.
22:51Alors là,
22:51on est sur des marges
22:52qui sont bien plus importantes
22:53que Carrefour
22:54parce qu'il n'y a pas
22:55de Leclerc en face
22:56de Aold Deleuze.
22:56Nous avons 4% de marge,
22:58effectivement,
22:59tirée essentiellement
23:00par les Etats-Unis,
23:00mais comme disait tout à l'heure
23:02Alexandre
23:03dans son intervention,
23:05vous avez comme aujourd'hui
23:06la problématique
23:06du ralentissement
23:08de la consommation
23:09aux Etats-Unis.
23:09Aold Deleuze
23:10est très exposée
23:11aux Etats-Unis,
23:12en fait,
23:12où les marges
23:12sont un peu supérieures.
23:14Donc,
23:14le titre a aussi pris 11%
23:15et c'est bien
23:16la problématique
23:17des réactions
23:18dont je parlais tout à l'heure,
23:19c'est-à-dire que c'est un titre
23:20sur lequel,
23:21finalement,
23:21la marge est 4%.
23:22Et contrairement à Capgemini
23:24auquel on ne donne aucun crédit,
23:25en fait,
23:26pour des marges de 4%,
23:27le marché a salué
23:28le fait que ce soit
23:29un leader dans son secteur,
23:31ce soit un acteur incontournable
23:32qui parvient
23:33à préserver ses marges
23:35alors qu'on s'inquiétait
23:36notamment sur l'effet dollar
23:37parce que le titre
23:38est très exposé
23:39aux Etats-Unis.
23:40Donc,
23:40aujourd'hui,
23:41vous avez quand même
23:41un marché à deux vitesses
23:42avec une certaine complaisance
23:44sur des secteurs
23:45sur lesquels on considère
23:46qu'il n'y a pas d'inquiétude
23:47par rapport
23:48à la disruption de l'IA
23:49et donc beaucoup,
23:50beaucoup,
23:51beaucoup de méfiance
23:52et donc ça,
23:52c'est pour nous
23:53des opportunités
23:53à saisir
23:54parce qu'il faudra
23:55quand même faire le tri
23:57bien que Aold Deleuze
23:58soit un acteur incontournable,
24:01notamment,
24:01il est tiré par l'e-commerce,
24:03il a donc montré
24:04sa capacité
24:04à pouvoir intégrer
24:06le digital
24:07mais aussi l'IA
24:09aussi bien
24:09dans ses processus
24:10d'investissement
24:10pour ses relations
24:13avec ses clients.
24:15Aujourd'hui,
24:15c'est un bon élève
24:16donc les bons élèves
24:17sont bien valorisés
24:19en bourse.
24:20Quand je regarde
24:20Aold Deleuze,
24:21contrairement à Carrefour
24:22sur lequel nous pensons
24:23qu'il y a de l'upside,
24:25il y a du potentiel,
24:26Aold Deleuze,
24:26quand vous regardez,
24:27il est déjà,
24:27avec le bon de 11%
24:29la semaine dernière,
24:30il est déjà au-dessus
24:31de sa moyenne historique
24:32en valorisation
24:33sur les 10 dernières années.
24:34Donc,
24:35c'est un titre
24:35qui ne démérite pas,
24:36c'est un titre de qualité,
24:38un titre avec une marge
24:40opérationnelle supérieure
24:41à son secteur,
24:42avec une capacité
24:42à intégrer l'IA,
24:43mais c'est un titre
24:44qui aujourd'hui
24:45est bien valorisé
24:46au sein des valeurs
24:46de la distribution alimentaire.
24:49Walmart va également
24:50publier ses résultats.
24:51On a quand même
24:51un groupe aujourd'hui
24:52qui est au-delà
24:53des 1 000 milliards
24:54de capitalisation boursière.
24:56C'est bien là aussi
24:56le signe que ce secteur
24:57de la distribution
24:59retrouve de la traie en bourse.
25:01parce qu'on a quand même
25:02une croissance
25:02qui est présente,
25:04des marches
25:04qui sont préservées
25:05de trimestre
25:05en trimestre
25:06et puis surtout,
25:07l'IA,
25:08ça peut plutôt être
25:10un outil
25:11plutôt qu'aujourd'hui
25:13la confiance.
25:13C'est exactement
25:14le même cas,
25:15c'est-à-dire que vous êtes
25:15dans une situation
25:16où on surpaye
25:17aujourd'hui sa capacité
25:18à pouvoir montrer
25:19des gains de productivité
25:21à travers l'IA.
25:22Ceux qui étaient déjà
25:22sur l'IA,
25:23notamment dans le commerce,
25:24ils en profitent.
25:25Mais il faut quand même
25:26faire attention.
25:28Là, nous sommes sur une dynamique,
25:29nous sommes sur des questions
25:31de valorisation.
25:33Ça ne vous a pas échappé
25:34en fait que le titre,
25:34il n'arrête pas de battre
25:36des records historiques.
25:37Ça reste quand même
25:37de la distribution
25:38avec des marges
25:39qui n'ont rien à voir
25:39avec les secteurs
25:40qui sont censés être disruptés,
25:42qui eux,
25:43avaient peut-être
25:44des marges plus importantes
25:45mais qui vont d'abord
25:46être plus challengées
25:48dans l'avenir.
25:49Pour autant,
25:50il ne faut pas jeter le bébé
25:51avec l'eau du bain.
25:53Merci beaucoup.
25:53François Dessou
25:54nous a accompagné ce matin
25:55pour faire un focus
25:56sur Siemens Energy,
25:57Capgemini,
25:58STMicroelectronics
25:59et donc à All Deleuze.
26:00Très courte pause,
26:01on se retrouve
26:01dans la deuxième partie
26:02de l'émission.
26:03Nous parlerons notamment
26:04de cette semaine historique
26:06en Europe pour les ETF
26:07avec plus de 17 milliards
26:09de colloects
26:10sur la semaine
26:10qui s'est clôturée
26:11le 11 février.
26:13C'était la meilleure semaine
26:13depuis 2022
26:14pour l'Europe.
26:16Élément de réponse
26:16dans un instant
26:17avec Nordea Asset Management
26:18et puis ensuite,
26:19nous serons avec
26:20Gérald Grant
26:21de Fondesys
26:22et Didier Borowski
26:23de Amundi Invested.
26:25pour revenir notamment
26:26sur cette saison
26:27de publication
26:28avec des messages
26:28intéressants
26:29qui ont été véhiculés
26:30par les entreprises
26:31américaines
26:32mais aussi européennes.
26:33L'allocation
26:34qui bouge,
26:35vous l'avez vu,
26:35donc avec des actifs
26:37qui retournent en Europe
26:38qui à l'inverse
26:39sont de plus en plus
26:40diversifiés,
26:42notamment diversification
26:43vers l'Asie,
26:44diversification vers l'Europe,
26:45diversification vers les secteurs
26:47également.
26:47à l'image notamment,
26:48je le disais,
26:49il y a un instant,
26:49du secteur de la distribution.
26:51A tout de suite.
26:53BFM Business présente
26:56Good Morning Market
26:58Etienne Braque.
26:59Deuxième partie de l'émission.
27:00Dans un instant,
27:00nous parlerons des ETF.
27:01Juste avant,
27:02un petit coup d'œil
27:02sur la tendance
27:03à la Bourse de Paris.
27:04plus 0,2% pour le CAC 40
27:06à 8329 points.
27:08A noter que Wall Street
27:08sera fermée cet après-midi
27:10à l'occasion du President's Day
27:11quand les marchés en Chine
27:12seront fermés
27:13tout au long de la semaine
27:14en Chine continentale
27:15à l'occasion du nouvel an chinois.
27:18Le secteur des logiciels
27:19est toujours à la peine aujourd'hui.
27:20À l'image de Dassault Systèmes
27:21qui perd plus de 4%.
27:23On est sous les 17 euros désormais.
27:26À l'inverse,
27:26L'Oréal qui avait perdu 5% vendredi
27:28à l'occasion de ses résultats
27:29reprend 1,8%.
27:31C'est la plus forte hausse du CAC 40.
27:359h30, comme chaque lundi à 7h,
27:36nous parlons des ETF.
27:38Et aujourd'hui,
27:38c'est David Benmussa
27:40qui est avec nous,
27:40directeur exécutif France
27:42et Benelux de Nordea
27:43Asset Management.
27:43Bonjour David.
27:44Bonjour.
27:45Merci d'être avec nous ce matin
27:46pour faire un petit point
27:47sur cette classe d'actifs
27:48qui continue de prendre de l'ampleur.
27:50Je regardais les chiffres
27:51de LSI Group.
27:53Sur la semaine close,
27:54le 11 février,
27:55on a eu plus de 17 milliards de dollars
27:57sur les ETF Action Europe.
28:01C'est historique.
28:02Il faut revenir à 2022
28:03pour voir de tels flux.
28:05J'imagine que vous,
28:05chez Nordea,
28:06vous les voyez bien,
28:07ou si ces flux revenir,
28:08on a des investisseurs
28:09qui prennent un petit peu
28:10leur profit,
28:11qui se désengagent de Wall Street
28:12pour revenir sur l'Europe.
28:14Alors, c'est tout à fait clair
28:15de voir ça.
28:17C'est vrai que c'est historiquement,
28:18en général,
28:19c'était les ETF plutôt américains,
28:20USA,
28:21qui avaient le vent en poupe.
28:22Les globaux MSI World.
28:24Alors, ça, on peut en parler,
28:25mais c'est vrai que sur les US,
28:26que ce soit en janvier,
28:27que ce soit en février,
28:28c'est un peu le dernier de la classe.
28:30Donc, ça continue à collecter,
28:31mais pas grand-chose.
28:31Mais c'est vrai que ce qu'on voit,
28:32c'est un regain d'intérêt sur l'Europe,
28:35sur cette gestion-là,
28:37et puis aussi sur les actions internationales.
28:39Avec peut-être un petit billet aussi,
28:40c'est-à-dire que les investisseurs
28:42aujourd'hui qui investissaient
28:43plus sur les actions monde,
28:44sur le MSCI World,
28:46investissent un peu plus
28:47sur l'indice qui s'appelle
28:48le MSCI All Country,
28:49qui intègre aussi des émergents.
28:52L'Europe,
28:53qui aujourd'hui a des niveaux
28:54de valorisation moindres
28:56qu'aux États-Unis,
28:57on le voit aujourd'hui,
28:58l'euro-stock 600 doit se payer 15
28:59ou 16 fois les profits,
29:00là où le S&P 500
29:02se paye plus de 21 fois.
29:04Aujourd'hui,
29:05c'est quoi les raisons ?
29:06C'est réduire son exposition au méga cap ?
29:10C'est l'intelligence artificielle ?
29:11Quelle est votre lecture,
29:12vous, chez Nordéa,
29:14par rapport à tout cela ?
29:15Alors, je pense qu'il y a
29:16une prise de conscience
29:17que l'Europe,
29:18ce n'est pas fini, en fait.
29:19avec tout ce qui se passe
29:21dans le monde en géopolitique,
29:23les investisseurs se disent
29:24« En fait, notre marché domestique,
29:25l'Europe,
29:26c'est quand même assez intéressant.
29:28Il y a des valeurs exceptionnelles,
29:30que ce soit en grande valeur
29:31ou en petite valeur.
29:32Et puis,
29:33un peu en sous-jacent,
29:34et on le voit aussi sur les ETF,
29:35ce thème de l'autonomie européenne,
29:38qui est un thème qui revient.
29:39Alors, ce n'est pas uniquement
29:40la défense dont on a beaucoup parlé,
29:42c'est la défense,
29:43mais c'est aussi la réindustrialisation,
29:45c'est tout ce qui est
29:46l'efficacité énergétique
29:47qui revient au cœur des discussions
29:49et donc qui a un impact
29:50sur les flux,
29:52que ce soit en direct,
29:52sur les actions,
29:53et on le voit,
29:54ou sur les ETF ou sur les fonds.
29:58Dans ce contexte,
29:59Nordea s'est positionné
30:00l'année dernière
30:01sur ce marché des ETF,
30:02un marché qui est très profond,
30:04très grand également,
30:05mais très concurrentiel.
30:06Comment se distinguer
30:07face à des ETF qui sont déjà établis,
30:10des indices qui sont déjà établis ?
30:12Il faut essayer d'avoir débit
30:13et comment on se différencie ?
30:14Alors en fait,
30:15vous voyez que depuis
30:18quelques années,
30:19il y a ce qu'on appelle
30:19les ETF actifs,
30:21qui sont en fait du semi-actif
30:22ou du semi-passif,
30:23c'est un petit peu
30:24le meilleur des deux mondes,
30:25c'est-à-dire que vous avez
30:26l'enveloppe ETF
30:27qui vous permet d'avoir
30:28la transparence du portefeuille,
30:30la cotation
30:31que vous pouvez acheter
30:32et vendre
30:33en ce qu'on appelle
30:34en intraday,
30:35mais avec une gestion active
30:37à l'intérieur
30:37et aussi une tarification
30:40moindre
30:40que les fonds actifs.
30:42Donc ça, Nordea a lancé
30:44au mois de juin
30:45deux ETF
30:46avec toujours un biais,
30:47je vous rappelle Nordea,
30:49ce biais durabilité ESG
30:51qui caractérise
30:52les périls nordiques
30:53et donc toujours avec,
30:54que ce soit en action monde,
30:55en action Europe,
30:57ce biais,
30:58que ce soit climat
30:59ou que ce soit durabilité,
31:01assez important
31:01en ayant toujours
31:02un indice de référence
31:04qui soit un indice large
31:05donc du MSCI World
31:06ou du MSCI Old Country.
31:08Si on prend l'exemple
31:09d'un indice européen,
31:10ça donne quoi ?
31:10Quels sont par exemple
31:11les biais que vous allez prendre
31:12ou les choix
31:13que vos gérants
31:15vont prendre
31:15afin de s'éloigner
31:17de l'indice de base ?
31:18Alors, sur l'Europe,
31:19par rapport à ce que je vous disais
31:20sur le monde
31:21ou sur du MSCI Old Country,
31:23sur l'Europe,
31:24ce qui a été décidé de faire
31:25et ça a été lancé en octobre,
31:27c'était d'avoir un indice
31:28qui soit un indice climat
31:29et donc par rapport
31:30à un MSCI Europe
31:31dans lequel vous avez
31:32à peu près 400 valeurs,
31:33l'indice MSCI
31:34qui s'appelle
31:35Select Climat 500
31:36n'a que 107 valeurs
31:37et cet indice-là
31:39pour un investisseur,
31:39ce qui est important
31:40c'est de regarder
31:40d'abord l'indice
31:41que vous suivez
31:42et après la gestion active
31:43qu'on peut faire.
31:44Donc si je vous donne un exemple,
31:45sur les 107 valeurs
31:47qu'il y a sur cet indice-là,
31:49c'est à la fois
31:49des moyennes valeurs
31:50et des grandes valeurs
31:51et Nord et A
31:52n'en a que 94
31:53et à l'intérieur,
31:55il n'y a pas de billet de style
31:55donc si on prend le secteur
31:56par exemple de la santé,
31:58à l'intérieur,
31:58on va surpondérer
32:00une valeur,
32:01par exemple Novartis
32:03et on va sous-pondérer Roche
32:05pour avoir en fait
32:06pas de billet de style
32:07de secteur
32:08mais pour pouvoir bénéficier de ça
32:09et après,
32:10c'est un pari qu'on prend
32:11pour essayer de gagner
32:13à chaque fois
32:13quelques points de base
32:14pour qu'à la fin,
32:15vous fassiez une performance
32:16au-dessus de l'indice.
32:18Il y a des valeurs du coup
32:18qui ne rentrent pas
32:19dans les cases,
32:20qui ne rentrent pas
32:20dans les filtres.
32:21Typiquement,
32:22c'est quoi aujourd'hui
32:23le caractère discriminant ?
32:24Alors,
32:25ça dépend un petit peu
32:26des indices
32:27mais vous avez ce filtre
32:29sustainable durabilité
32:30qui est assez important.
32:31Donc,
32:31vous avez une exclusion
32:33automatique des valeurs
32:34par rapport à une liste
32:35de valeurs
32:35qui est définie
32:36et donc,
32:37en fait,
32:38vous avez ce biais-là
32:39dans lequel
32:40vous n'avez pas,
32:41il y a certaines valeurs
32:41qui ne sont pas
32:42dans l'indice.
32:45C'est quand même
32:45un pari audacieux
32:46dans le sens où
32:47l'ESG qui était en vogue
32:49il y a 4-5 ans
32:49a connu un coup d'arrêt
32:51l'an passé
32:51puisqu'il y a eu
32:52de la décollecte
32:53sur les produits
32:54ESG,
32:55sur les produits
32:55PAB,
32:56sur tout ce qui était
32:57accord de Paris.
32:58Vous,
32:59ça ne vous fait pas peur.
32:59Vous dites,
33:00il y a du potentiel,
33:01il y a de l'alpha,
33:02il y a quand même
33:02de la performance
33:03à faire
33:03parce qu'en fait,
33:04le but quand même
33:04de ce type de produit,
33:06c'est de battre
33:06son indice de référence.
33:08Alors,
33:08c'est effectivement
33:10extrêmement important
33:11de dire ça.
33:12Nordea reste
33:13et restera
33:13un acteur majeur
33:15de la durabilité
33:16de l'ESG.
33:17Et c'est vrai
33:17qu'on voit un peu
33:18une dualité,
33:19c'est-à-dire qu'au niveau
33:20institutionnel,
33:20vous avez des clients
33:21qui continuent à demander
33:23fortement de l'ESG
33:24et au niveau particulier,
33:26ça s'est un peu réduit.
33:28Mais vous avez
33:28une offre qui est importante,
33:29vous avez une offre aussi
33:30qui est labellisée,
33:31label ISR en France,
33:32notamment pour certains
33:33produits de Nordea.
33:34Et nous,
33:34on reste engagés là-dessus.
33:36Avec également
33:37une rotation
33:39qui s'est faite,
33:39on le disait,
33:40à destination de l'Europe
33:41mais aussi à destination
33:42des émergents.
33:44Ça,
33:44ça sera également
33:45un axe intéressant
33:46à suivre
33:46dans les prochaines semaines
33:48sur les indices mondiaux.
33:50Aujourd'hui,
33:51il y a un problème,
33:52c'est la surreprésentation
33:54des 7 magnifiques,
33:55la surreprésentation
33:56des Manifugues 7
33:57dans les MSCI World,
34:00sans les citer.
34:01Comment aujourd'hui
34:02on peut changer
34:02un petit peu cela ?
34:03Comment on peut essayer
34:04de se différencier,
34:05David Benmussat ?
34:06Alors,
34:06c'est une question
34:07de tous les jours,
34:08c'est vraiment
34:08la question la plus difficile.
34:10Mais c'est vrai que déjà,
34:11vous avez 70%
34:12des États-Unis
34:13dans le MSCI World.
34:15Dans le MSCI World,
34:16il n'y en a plus
34:16entre guillemets
34:17que 60.
34:18Donc,
34:19vous intégrez déjà
34:19des émergents.
34:20Et après,
34:21c'est à nous,
34:22en tant qu'investisseurs,
34:24de plus investir
34:25sur l'Europe.
34:26Ça,
34:26c'est clair.
34:27il y a un acte important
34:29qui est à la fois
34:30rechercher de la performance
34:31et puis investir,
34:32comme je vous disais,
34:33sur votre marché domestique,
34:34soutenir les entreprises
34:36françaises et européennes.
34:37Parce qu'on en reparlera
34:38dans un instant,
34:39c'est vrai qu'il y a pas mal
34:39d'interrogations aujourd'hui
34:40sur l'intelligence artificielle.
34:42J'imagine qu'aujourd'hui,
34:43des clients viennent vous voir
34:44en vous disant
34:44non,
34:45mais j'ai pas envie
34:45d'être trop exposé
34:46au Manifugues 7,
34:47à l'intelligence artificielle.
34:49Et en se pensant
34:50diversifier sur des indices mondiaux,
34:51au final,
34:51ils ne le sont pas tant que ça.
34:53Vous ne l'êtes pas du tout.
34:54Et c'est pour ça
34:54que c'est important
34:55de bien savoir
34:56ce que vous achetez.
34:57Mais aujourd'hui,
34:58vous avez quand même
34:58des gammes,
34:59que ce soit chez Nordea
35:00ou d'autres,
35:01des gammes extrêmement larges
35:02qui vous permettent
35:03de choisir
35:04sur quoi vous voulez investir.
35:06Et donc,
35:06vous avez effectivement
35:07des expertises
35:07qui sont plutôt,
35:09enfin,
35:09très européennes.
35:10Vous avez des petites
35:11et moyennes valeurs.
35:12Vous avez les émergents
35:12dans lesquels il y a aussi
35:13un potentiel important.
35:14Et puis,
35:15il y a toute la partie obligataire
35:16dont on ne sait pas le sujet,
35:17mais qui est aussi
35:18où il y a des opportunités dessus.
35:19Merci beaucoup David Benmussa
35:21de nous avoir expliqué
35:22un petit peu
35:22les possibilités
35:23de ces ETF actifs
35:24qui peuvent être bien pratiques
35:26en ce moment
35:26si on souhaite
35:27se décorréler
35:28de la classification
35:30de la composition
35:31des indices.
35:32Je vous rappelle
35:32que vous êtes
35:32directeur exécutif
35:33France et Benelix
35:34de Nordea Asset Management.
35:389h39,
35:39c'est l'heure du face-à-face.
35:40Vous avez l'habitude
35:41de ce rendez-vous.
35:42Deux acteurs de marché
35:43avec ce matin
35:44Didier Borowski,
35:44responsable de la recherche
35:45sur les politiques macroéconomiques
35:47chez Amundi Investment Institute.
35:49Bonjour Didier.
35:50Bonjour Étienne.
35:50Merci de nous accompagner
35:51ce matin en compagnie
35:52de Gérald Grand
35:53qui est directeur délégué
35:54en charge de l'allocation
35:55d'affichés
35:55Fundesys.
35:56Bonjour Gérald.
35:57Bonjour Étienne.
35:57Bonjour Didier.
35:58Bonjour à tous.
35:59Beaucoup de résultats
36:00d'entreprises
36:01avec notamment
36:02encore cette semaine
36:02je le disais en préambule
36:049 sociétés du CAC 40
36:05qui vont publier.
36:06La semaine dernière
36:06on en a eu 11.
36:07Quand on regarde du côté
36:08des Etats-Unis,
36:09Gérald,
36:1074% des entreprises
36:11du S&P 500
36:12ont déjà publié.
36:13Comme toujours,
36:14les Etats-Unis
36:15ont un coup d'avance.
36:15Ils ont aussi malheureusement
36:17un coup d'avance
36:17pour nous Européens
36:18sur la croissance des profits.
36:21Quand je regarde
36:21les données de Fac 7
36:22vendredi,
36:23en moyenne
36:24les entreprises du S&P 500
36:25ont vu croître
36:27leur profit
36:27de 12%
36:29au quatrième trimestre.
36:30On est sur le cinquième
36:31trimestre consécutif
36:33à croissance à deux chiffres.
36:34C'est impressionnant.
36:35Oui c'est impressionnant
36:36et puis en même temps
36:37c'est logique
36:38parce que lorsque l'on voit
36:39la composition sectorielle
36:40de la croissance bénéficiaire
36:42des entreprises du S&P 500,
36:43on voit que c'est quand même
36:45globalement toujours tiré
36:46par les mêmes valeurs,
36:47notamment les valeurs cycliques,
36:49que ce soit dans les matériaux
36:50de base,
36:50les financières,
36:51la technologie,
36:53les industries,
36:55bref des secteurs
36:56qui pèsent aussi
36:56assez lourd dans le S&P 500
36:58et qui du coup
36:59de facto
37:00tirent l'ensemble
37:01de l'indice.
37:01On y viendra peut-être
37:02d'ailleurs sur...
37:03Avec les GAFAM bien sûr.
37:04Oui oui.
37:04Sans les GAFAM
37:05on ne serait pas...
37:05Entre autres
37:06et d'ailleurs
37:06on parlera peut-être
37:07d'IA comme vous le disiez
37:09en préambule plus tard
37:10mais cette semaine
37:11il y a quand même
37:12des résultats importants
37:12qui sont un peu
37:13toujours scrutés.
37:15C'est Nvidia
37:15qui tombe le sauf erreur
37:17de ma part le 19.
37:18Donc on aura quand même
37:21quelque chose
37:22à suivre
37:22d'important
37:23pour le secteur.
37:25C'est intéressant
37:26de voir aujourd'hui
37:27Didier Borowski
37:28que la consommation
37:30discrétionnaire
37:30fait une pause.
37:31Ça c'est quand même
37:32bien le reflet
37:33de la normalisation
37:34de cette période Covid
37:35où on avait notamment
37:37une période de consommation
37:38qui était très forte
37:39aujourd'hui
37:40notamment dans ce secteur
37:41donc c'est tout ce qui est
37:42biens et services
37:43non essentiels
37:44ça se normalise
37:45mais du côté
37:47des Etats-Unis
37:47on a une croissance
37:48dans les secteurs
37:49des services
37:49qui est toujours là.
37:50C'est un petit peu paradoxal.
37:51Oui enfin je crois
37:52qu'il faut avoir en tête
37:54du côté de la consommation
37:55des ménages américains
37:56qu'elle est tirée
37:56par les ménages
37:57les plus riches
37:57et qui ont des revenus réels
37:59qui augmentent
38:00parce qu'il y a quand même
38:00une reprise en cas
38:01qui a été notée
38:02par la plupart des observateurs
38:03c'est en gros
38:04ce qu'on observe
38:05c'est que les capital gains
38:07la valorisation
38:08des actifs
38:09aux Etats-Unis
38:10et l'effet richesse induit
38:11génèrent de la consommation
38:13du côté des ménages
38:13les plus riches
38:14en revanche
38:14les ménages
38:15qui sont les moins formés
38:16qui n'arrivent pas
38:17à négocier
38:17des hausses de salaire réel
38:19qui n'ont pas de patrimoine
38:20quant à eux
38:20ont leur consommation
38:21qui est sous pression
38:22et donc ça donne
38:23des signaux
38:24qui peuvent être parfois
38:25contradictoires
38:25sur la consommation agrégée
38:26il faut avoir en tête
38:27qu'on a quand même
38:28une économie assez dual
38:29aux Etats-Unis
38:30et cette dualité
38:31s'est renforcée
38:31au cours des deux dernières années.
38:33Quand vous écoutez
38:33les entreprises
38:34d'un point de vue macroéconomique
38:36puisque vous suivez
38:37la macro
38:37chez Amundi Investment Institute
38:39quels sont les messages
38:40que vous retenez
38:41de la part des entreprises
38:42qu'elles soient européennes
38:44mais aussi américaines ?
38:45C'est qu'il y a du mieux
38:46du côté de l'Europe
38:47il y a du mieux à venir
38:48du côté de l'Europe
38:49nous ce qu'on observe
38:49et ce qu'on attend
38:50c'est une lente convergence
38:51des profits européens
38:53on voit qu'on a un rattrapage
38:54des profits du reste du monde
38:55vis-à-vis des profits
38:56des Etats-Unis
38:57qui devraient finir
38:58par sécréter
38:59et d'ailleurs on le voit déjà
39:00dans les allocations d'actifs
39:01je veux dire
39:02depuis l'année dernière
39:03le thème central
39:04c'est le grand rééquilibrage
39:05des portefeuilles
39:06c'est-à-dire que
39:07même si la dynamique
39:08des profits
39:09n'est pas aussi porteuse
39:10les valorisations
39:10étaient beaucoup moins élevées
39:12le risque de concentration
39:13est moins présent en Europe
39:14et il y a devant nous
39:15une phase graduelle
39:16de reprise économique
39:17tirée pour partie
39:18pour l'Allemagne
39:19mais aussi par le fait
39:21qu'on a finalement
39:22on est encore en deçà
39:23du potentiel de croissance
39:24du côté de nombreux pays
39:26de la zone euro
39:26donc je crois qu'il y a
39:27quelque chose
39:27assez constructif
39:28à avoir à l'esprit
39:30pour les deux prochaines années
39:31du côté de la zone euro
39:31c'était déjà le cas il y a un an
39:33avec notamment le plan de relance
39:34allemand
39:35avec notamment
39:36il y a un an
39:37beaucoup d'investisseurs
39:38avaient dit
39:39il faut pivoter les marchés
39:40les portefeuilles
39:42vers l'Europe
39:42c'est en Europe
39:43que la croissance
39:44va se faire
39:45bon là on le voit
39:46malheureusement
39:47les BPA au quatrième trimestre
39:48en Europe
39:49c'est zéro
39:50mais vous nous dites
39:52oui mais ça n'a pas empêché
39:53les marchés européens
39:54de plutôt bien performer
39:55dans certains segments
39:55on a vu les financières
39:56on a vu l'euro stock 600
39:57qui n'est pas loin
39:58de son plus haut historique
40:00enfin je veux dire
40:00on a quand même
40:00des éléments
40:01qui nous font penser
40:02qu'il y a des éléments
40:04de diversification
40:05vers l'Europe
40:05vers d'ailleurs
40:06les pays émergents
40:06et quand vous regardez
40:07l'année dernière
40:08par exemple
40:08en dépit de la dynamique
40:09des profits aux Etats-Unis
40:10vous avez des marchés émergents
40:12et des marchés européens
40:13qui ont fait mieux
40:13que les Max-Semen
40:14et donc je crois
40:15que ce n'est pas assez dit
40:16aujourd'hui
40:16c'est de dire
40:17qu'il y a un grand rééquilibrage
40:18des portefeuilles
40:19qui a commencé l'an dernier
40:20et qui est amené
40:20à se poursuivre
40:21parce que les investisseurs
40:22estiment qu'ils sont
40:23surexposés au dollar
40:24avec notamment
40:25aux actifs américains
40:26on le disait
40:26il y a quelques minutes
40:27les ETF
40:28là sur les premières séances
40:30du mois de février
40:31ont connu des séances
40:32historiques
40:32il faut revenir à 2022
40:33pour voir de tels flux
40:35Gérald Grant
40:35il y a un an
40:36je suis désolé
40:37mais les allocataires
40:38disaient il faut revenir
40:39sur l'Europe
40:39il y a un plan de relance
40:40qui va se mettre en place
40:41c'est l'arrivée
40:41du chancelier MERS
40:42l'Europe va se réarmer
40:44etc
40:44c'est un thème
40:46qui continue de se propager
40:47mais qui était déjà là
40:48auparavant
40:48c'est vrai
40:49il était là il y a un an
40:49mais souvenez-vous aussi
40:50qu'il y a un an
40:51en tout cas début 2025
40:52on attendait des résultats
40:54des croissances des bénéfices
40:55en Europe
40:55de l'ordre de 10 à 15%
40:57et on a fini
40:58tout juste à l'équilibre
40:59ou même un peu négatif
41:00donc la révision continue
41:02des bénéfices
41:02des sociétés européennes
41:03a quand même
41:05été peut-être
41:06un frein
41:06dans les réallocations
41:07même si effectivement
41:08le marché européen
41:09a très bien marché
41:10dans l'ensemble
41:11on a fait une vingtaine
41:11de pourcents en Europe
41:12mais les Etats-Unis
41:13ne sont pas en reste
41:14les Etats-Unis
41:15en gros ont sous-performé
41:17de décembre 2024
41:20à Liberation Day
41:21mais à partir de là
41:22c'est de nouveau
41:23les Etats-Unis
41:23qui en devise locale
41:25ont surperformé
41:25et c'est le point important
41:26c'est qu'il y a
41:27l'aspect effectivement
41:28euro-dollar
41:29qui a été néfaste
41:30pour l'investisseur européen
41:31qui n'avait pas la possibilité
41:32éventuellement de couvrir
41:33son allocation américaine
41:34mais grosso modo
41:35les Etats-Unis
41:36ne sont pas loin
41:36de la performance
41:37en devise locale
41:38de ce qu'a fait l'Europe
41:39et après
41:40quand on parlait de réallocation
41:41il faut faire attention
41:42à une chose
41:42c'est que
41:42se diversifier sur l'Europe
41:44c'est évidemment important
41:45parce que tout portefeuille
41:46mérite d'être diversifié
41:47mais il n'empêche
41:48que c'est poser aussi
41:49un acte de foi fort
41:50sur une reprise
41:52ou un minimum
41:53de reprise cyclique
41:54en Europe
41:54ne serait-ce qu'encore une fois
41:55par la composition
41:56des indices européens
41:57qui sont beaucoup plus cycliques
41:59que les Etats-Unis
42:00preuve en est
42:01c'est que sur trois ans
42:02la value aux Etats-Unis
42:03fait moins bien
42:04que la croissance
42:05et largement
42:05alors que c'est l'inverse
42:07en Europe
42:07les valeurs value
42:08font beaucoup mieux
42:09que les valeurs de croissance
42:10pourquoi ?
42:11parce qu'aux Etats-Unis
42:12il y a la tech
42:12et parce qu'en Europe
42:13il y a eu
42:14comme l'a dit Didier
42:14les financières
42:15qui l'année dernière
42:16en faisant quasiment
42:1770% de performance
42:19représentent à peu près
42:20la moitié
42:20de la contribution
42:21à la hausse
42:22d'un stock 600
42:23et ça c'est important
42:24de le noter
42:25parce qu'entre industriel
42:26et notamment défense
42:27et financière
42:28il n'est pas resté
42:29grand grand chose
42:30dans la hausse européenne
42:31ce qui ne veut pas dire
42:32qu'il ne faut pas y aller
42:32et dernier point
42:33et après je m'arrête
42:34sur les émergents
42:35il ne faut pas oublier
42:36là aussi
42:37il y a raison
42:38qui a eu des très bonnes performances
42:39parfois supérieures
42:40au Max 7 dans les émergents
42:41mais sur quoi ?
42:42là aussi
42:42en Asie du Sud-Est notamment
42:44sur des indices
42:45comme la Corée
42:46et Taïwan
42:46qui continuent en ce début de l'année
42:47qui sont de facto
42:49ultra pondérés
42:50en valeur technologique
42:51et notamment
42:51les semi-conducteurs
42:52donc autrement dit
42:53vous êtes investisseur européen
42:54vous vous dites
42:56allez je vais me diversifier
42:57dans les émergents
42:57parce que j'ai trop
42:59de tech américaine
43:00et bien
43:01c'est la même chose
43:02vous avez aussi des tech
43:03alors différente
43:04parce qu'il y a les semis
43:05qui marchent très bien
43:05mais vous avez aussi de la tech
43:07donc diversification certes
43:08mais peut-être pas autant
43:09qu'on ne pense
43:09la semaine dernière
43:10s'est tenu le sommet européen
43:12Didier Borowski
43:14est-ce qu'aujourd'hui
43:16les réformes ça y est
43:17vont s'accélérer
43:18l'union des marchés de capitaux
43:20on voit notamment
43:20Emmanuel Macron
43:21alors c'est pas gagné
43:22qui souhaite mettre en place
43:23des eurobonds
43:24est-ce que tout ça
43:24c'est des facteurs
43:26des éléments
43:26qui peuvent rendre
43:27un petit peu optimistes
43:29sur la croissance
43:30sur la dynamique de l'Europe
43:31ou est-ce que non
43:32on est sur des sujets
43:33qui vont encore prendre
43:33des années ?
43:34Je crois que la crise du Groenland
43:36a vraiment accéléré
43:37la donne
43:37puisque ce sommet
43:38qui a eu lieu
43:38la semaine dernière
43:39est un sommet
43:40qui a été convoqué
43:40dans l'urgence
43:41suite à la crise
43:42du Groenland
43:43et les chefs d'État européens
43:45sont convenus
43:46d'accélérer en effet
43:48plusieurs réformes importantes
43:49alors on parle
43:50de l'union des marchés
43:51des capitaux
43:51on parle également
43:52de tout ce qui a trait
43:53au 28ème régime
43:54pour les entreprises
43:55donc ça ça va venir
43:56très rapidement
43:57ce qui permettra quand même
43:58à avoir un même statut juridique
44:00et pouvoir s'enregistrer
44:02en ligne très rapidement
44:03pour les entreprises européennes
44:04dans n'importe quel État européen
44:05ça fait partie des éléments
44:06qui sont assez importants
44:08et puis il y a l'idée
44:10de mettre sur le devant
44:12de la scène
44:12évidemment toutes les réformes
44:14toutes les préconisations
44:15du marché Draghi
44:16du rapport Draghi
44:17sur la compétitivité
44:19alors évidemment
44:20il n'y a rien de nouveau
44:21suite à ce sommet
44:22en revanche
44:23il y a un engagement
44:24à ce que le sommet
44:25du mois de mars
44:26à l'issue du sommet
44:27du mois de mars
44:28il y a un agenda
44:28très clair
44:29sur la mise en œuvre
44:30des réformes
44:31donc je crois qu'on va avoir
44:32au mois de mars
44:33lors du conseil européen
44:34c'est en tout cas
44:35ce qui est annoncé
44:35des dates butoirs
44:36extrêmement claires
44:37ce qui était attendu
44:38sur un certain nombre
44:39de réformes
44:40qui sont attendues
44:41il y a aussi
44:41tout ce qui est les réformes
44:42les packages omnibus
44:43de simplification
44:45des réglementations
44:45là je crois qu'il y a
44:46unanimité au sein
44:47des européens
44:47pour aller plus vite
44:48en la matière
44:48ça va dans le bon sens
44:50on n'a pas encore de date
44:51et je pense qu'on aura
44:52des dates très claires
44:53sur les engagements
44:54des chefs d'État européens
44:54au mois de mars
44:55et que ce peut être
44:56un accélérateur
44:57assez important
44:59pour l'Europe
44:59dans les années qui viennent
45:01il ne faut pas s'attendre
45:02évidemment à un effet
45:03macroéconomique
45:03en 2026 ou 2027
45:05il s'agit de changer
45:06de modèle
45:06et d'avoir quelque chose
45:07qui tient la route
45:08à l'horizon des années
45:09fin des années 2020
45:10début des années 2030
45:11Vous le soulignez tout à l'heure
45:12depuis le début de l'année
45:13c'est le retour
45:13des valeurs cycliques
45:14enfin pas que depuis
45:15le début de l'année
45:15c'était déjà le cas
45:16en partie l'an passé
45:18est-ce qu'aujourd'hui
45:19quand vous regardez
45:20les niveaux de valorisation
45:21de ces valeurs cycliques
45:22certes on est toujours
45:23sur des niveaux bas
45:24mais est-ce que
45:24toutes ces nouvelles
45:25n'ont pas été déjà intégrées
45:27est-ce que c'est pas déjà
45:28dans les cours
45:28le marché est toujours
45:29dans l'anticipation
45:30quand on voit
45:31certaines valeurs minières
45:33ou des valeurs industrielles
45:34qui ont repris
45:3530-40%
45:35en l'espace de 6 mois
45:38bon il y a déjà
45:38beaucoup de nouvelles
45:39qui sont dans les cours
45:40Il paraît clair
45:41qu'il faut être
45:41extrêmement sélectif
45:42mais de notre point de vue
45:43la croissance
45:44qui reste résiliente
45:45cette légère reprise cyclique
45:47qu'on observe
45:47dans un certain nombre
45:48de pays de la zone euro
45:50la désinflation
45:51qui va se poursuivre
45:51et qui est à notre avis
45:52sous-estimée
45:53du côté de la zone euro
45:55ça appelle généralement
45:56des allocations
45:57qui sont toujours
45:58des allocations
45:59vers des actifs risqués
46:00alors ceci dit
46:01compte tenu des performances
46:02qu'on a enregistrées
46:02de la dynamique des profits
46:03il faut être prudent
46:04il faut être extrêmement sélectif
46:05etc
46:05ça va de soi
46:06mais de notre point de vue
46:07ça ne remet pas en cause
46:08la thèse que nous avions déjà
46:09l'an dernier
46:09qui est celle
46:10d'un grand rééquilibrage
46:11des portefeuilles
46:12qui va continuer de bénéficier
46:14il y a des valeurs décotées
46:15encore en Europe
46:15regardez les petites
46:16et moyennes capitalisations
46:17donc les petites
46:18et moyennes capitalisations
46:18sont moins sensibles au commerce
46:20elles sont moins sensibles
46:21à l'euro
46:21qui peut s'apprécier
46:24et elles peuvent bénéficier
46:25d'une reprise cyclique
46:26et qui plus est
46:27s'il y avait des baisses de taux
46:28de la banque centrale européenne
46:28ce qu'en mon avis
46:29on ne peut pas exclure cette année
46:30et bien ce serait un élément
46:31de soutien assez net
46:32donc je crois que tout
46:33n'est pas joué
46:34même s'il faut être
46:35particulièrement sélectif
46:35elles peuvent même profiter
46:36de ce dollar faible
46:37aujourd'hui une PME
46:39qui importe
46:39l'euro dollar à 20
46:41c'est profitable
46:42naturellement
46:42donc ça donne des éléments
46:44ou des segments de marché
46:45qui peuvent bénéficier
46:46de la reprise en cours
46:47mais il faut être extrêmement vigilant
46:49en effet
46:49comme vous l'avez mentionné
46:50il y a des entreprises
46:50qui ont déjà
46:54en méfiant sur l'intelligence artificielle
46:56quand on regarde
46:57la performance
46:57Gérald Grand
46:58de les S&P 500
47:00équipondérés
47:01on a un écart
47:02qui est historique
47:03avec le S&P 500
47:05c'est bien la preuve
47:05là aussi
47:06qu'en plus de se diversifier
47:08vers l'Europe
47:08on a des investisseurs
47:10qui se diversifient
47:11et qui mettent moins
47:12de grandes tech
47:13dans leur portefeuille
47:14oui c'est complètement vrai
47:15quand on regarde
47:15les grands indices
47:17européens et américains
47:18mais là on parle
47:18des Etats-Unis
47:19on est finalement
47:20assez proche
47:21des plus hauts
47:21alors dès qu'il y a
47:22une correction
47:23de 1,5-2
47:23il y a une amplification
47:25notamment médiatique
47:26des médias financiers
47:28qui disent
47:28oh là là
47:28ça y est
47:29ça se retourne
47:29etc
47:29ce que l'on note
47:31surtout
47:31c'est effectivement
47:32d'abord
47:33une dispersion
47:34ou plutôt
47:34une propagation
47:35de l'élargissement
47:36de la performance
47:37le S&P équipondéré
47:38donc grosso modo
47:390,2%
47:40sur chacun
47:41des titres
47:42du S&P
47:43cet indice
47:44est en avance
47:46de 4,2
47:474,5%
47:48depuis le début d'année
47:49par rapport au S&P
47:50classique
47:50c'est historique
47:52depuis 1992
47:52où on avait à cette époque
47:54à peu près le même écart
47:55donc ça signifie que
47:56dans le S&P 500
47:58il y a d'autres titres
47:59effectivement
48:00qui participent à la hausse
48:01et ça on le voit aussi
48:02dans la dispersion
48:03la dispersion
48:03c'est effectivement
48:04le nombre de titres
48:05plutôt la variation des titres
48:07au sein même de l'indice
48:08qui est revenu
48:08sur des plus hauts
48:09et ça c'est hyper important
48:10parce qu'on a l'impression
48:11qu'on a un calme plat
48:13sur le lac
48:14en surface
48:14alors qu'en dessous
48:15il se passe beaucoup de choses
48:16et ce beaucoup de choses
48:17c'est le signe aussi
48:18qu'effectivement
48:19les investisseurs
48:20commencent à faire tourner
48:22leur portefeuille
48:23c'est le signe aussi
48:24que les grosses capitalisations
48:25dont on parle sans arrêt
48:27donc les Max 7 notamment
48:28font un peu du surplace
48:29voire baissent
48:30alors qu'en dessous
48:31il se passe quand même des choses
48:32il y a des valeurs
48:33qui en profitent
48:34et ça c'est très important
48:35notamment dans
48:37le régime de marché
48:39mais aussi dans la façon
48:40de gérer
48:41parce qu'effectivement
48:42vous parliez des ETF
48:42qui continuent d'avoir
48:43beaucoup de flux
48:44il n'empêche qu'on rentre
48:45plutôt depuis quelques semaines
48:46dans un marché de sélectivité
48:48de sélection de gérants
48:50pour ce qui est de notre activité
48:51où on va aller chercher
48:52les gérants
48:52capables effectivement
48:53de se positionner
48:54non pas que sur de l'indiciel
48:56tiré par les 60%
48:59des valeurs les plus grosses
49:00ou 70%
49:01peu importe
49:01mais justement
49:02par les valeurs
49:04qui peuvent avoir été en retard
49:05et qui ont
49:07du pain
49:08qui en ont encore sous le pied
49:09pardon
49:10moins 0,3%
49:11depuis le début de l'année
49:12pour le S&P 500
49:13quand le S&P 500
49:14équipondéré
49:15est à plus 5
49:16un gap
49:17un écart tel
49:18de performance
49:19entre ces deux indices
49:20c'est historique
49:21aujourd'hui
49:22Gérald Grand
49:22dans vos analyses de recherche
49:24ça fait plus de 30 ans
49:25effectivement
49:25que ça ne s'était pas produit
49:26mais parce qu'effectivement
49:27le haut du baffet
49:28la tech
49:28ne fait pas grand chose
49:29Didier pardon
49:31pour aller dans le même sens
49:32il a encore progressé
49:33la semaine passée
49:34en dépit des corrections
49:35sur les valeurs de la tech
49:36ce qui nous dit quelque chose
49:37sur l'appétit pour le risque
49:38qui demeure dans le système
49:39donc je crois qu'il y a
49:40une résilience de l'économie mondiale
49:41qui est actée
49:42par tous les investisseurs
49:42mais il y a une volonté
49:44de se désensibiliser
49:45au secteur de la tech américaine
49:46donc pour revenir
49:47à ce qu'on a dit préalablement
49:48je pense qu'il y a des volontés
49:49d'être toujours exposé
49:50au secteur de la tech
49:51et on le voit
49:51du côté de certains marchés asiatiques
49:53en Corée, Taïwan, etc.
49:55donc attention à cet élément
49:56il y a en effet
49:56de la diversification
49:57qui est valable
49:58du côté de la cote américaine
50:00puisque personne en fait
50:01ne peut ignorer
50:02ce qui se passe
50:02sur l'intelligence artificielle
50:04Gérald Grand
50:04vos clients
50:05quand ils viennent vous voir
50:06en me disant
50:06bon je ne suis pas très à l'aise
50:08avec les valorisations
50:09de Microsoft
50:10de Nvidia
50:10enfin bref
50:10toutes les Manifect 7
50:11comment aujourd'hui
50:13je peux me diversifier
50:14on a parlé de l'Europe
50:15on a parlé du S&P 500
50:17équipondéré
50:17comment aujourd'hui
50:18être présent dans le marché
50:19tout en limitant
50:20sa prime de risque ?
50:22Déjà je pense
50:23qu'il ne faut pas jeter
50:24le bébé avec l'eau du bain
50:25dans la tech
50:26et dans l'IA
50:27tout n'est pas à jeter
50:28on a eu un narratif
50:29pendant deux ans
50:30où on achetait
50:31l'IA
50:31sur n'importe quelle
50:33information
50:33on est passé
50:35dans un régime
50:35où maintenant
50:36on regarde effectivement
50:37est-ce que l'IA
50:38va créer
50:40de la bottom line
50:41ou pas
50:42est-ce qu'il y aura
50:42des résultats
50:43sur les entreprises
50:43qui investissent autant
50:44et on est de nouveau
50:46passé dans un autre narratif
50:47qui rejoint aussi
50:48le précédent
50:48c'est quelles vont être
50:49les boîtes
50:50qui vont mourir
50:50à cause de l'IA
50:51c'est ce qui a en gros
50:52occupé le marché
50:53il y a 15 jours
50:53c'est à peu près ça
50:54donc aujourd'hui
50:55quand on a un client
50:56qui nous dit
50:57qu'est-ce que je peux faire
50:57en dehors de la tech américaine
50:59d'abord on lui dit
51:00c'est pas que la tech américaine
51:01qui est vendue
51:03ce sont certaines
51:05typologies de valeurs
51:06de la tech
51:06qui ont des problématiques
51:09plus conjoncturelles
51:10voire structurelles
51:11par rapport à l'IA
51:12qui arrive
51:12donc on peut continuer
51:14d'investir dans la tech
51:15en étant plus sélectif
51:16nous nous poussons
51:16auprès de nos clients
51:17depuis longtemps
51:18les semi-conducteurs
51:19et nous continuons
51:20alors grand bien
51:20nous en fait pour le moment
51:21en espérant que ça dure
51:22encore un peu
51:23l'important c'est
51:24la croissance des bénéfices
51:25et ce que l'on voit
51:25c'est que la croissance
51:26des bénéfices
51:27dans les semi-conducteurs
51:28elle est énorme
51:29on attend
51:30le consensus
51:30ça tend encore
51:31à 40 à 60%
51:33selon les zones
51:34dans les semi-conducteurs
51:36et en dehors de la tech
51:37il y a plein d'autres choses
51:38effectivement en Europe
51:39je suis d'accord
51:39il faut regarder
51:40le réveil cyclique
51:41et pourquoi pas
51:42continuer d'aller
51:43sur des valeurs financières
51:45qui peuvent bénéficier
51:46notamment de résultats
51:47qui sont finalement
51:48toujours les meilleurs
51:50dans le stock 600
51:51on peut regarder
51:52dans les thèmes
51:53les métaux
51:54alors oui
51:54il y a eu un coup de saumon
51:55il y a 15 jours
51:56dans les métaux
51:57au sens large
51:58mais que ce soit
51:58les métaux précieux
51:59ou les métaux industriels
52:00il y a des choses à faire
52:01parce que c'est évidemment
52:03et on ne va pas faire
52:03là-dessus des heures
52:05mais il y a toute une demande
52:06liée à l'électrification
52:08de l'économie
52:08liée à l'IA
52:09liée aux véhicules électriques
52:12qu'on y croit
52:12ou qu'on n'y croit pas
52:13il y a une demande
52:13qui est forte
52:14même si ce n'est pas
52:15l'unique demande
52:15donc tout ça
52:16sont des thèmes
52:17qui peuvent être intéressants
52:19à jouer dans une allocation
52:21et les émergents
52:22on peut peut-être
52:22aller en dehors de l'Asie
52:23il y a des choses à faire
52:24depuis le début d'année
52:25on parlait de l'Amérique latine
52:26à nos clients
52:27parce qu'il se passait
52:27des choses aussi politiquement
52:28il se trouve que l'Amérique latine
52:30est un des meilleurs marchés émergents
52:31on parle toujours
52:32de la Corée de Taïwan
52:32l'Amérique latine
52:33c'est plus ou moins
52:34entre 15 et 20%
52:34depuis le début d'année
52:35et puis l'Inde peut-être
52:36on verra ce qui retombe
52:38du déplacement d'Emmanuel Macron
52:39du côté de l'Inde
52:40il y aura peut-être
52:40des contrats également
52:41pour les entreprises européennes
52:43il nous reste à peine
52:44deux minutes
52:44Didier Borowski
52:45pour parler d'un sujet
52:46qui est un grand sujet
52:47en début d'année
52:48qui l'est moins
52:48le sujet de la Fed
52:49de la Banque centrale américaine
52:51mine de rien
52:52le marché obligataire
52:53c'est bien détendu
52:54on a un 10 ans américain
52:55qui est à 4,05
52:56on est sur des plus bas
52:57du mois de décembre
52:58les taux en Europe
52:59également le bound
53:00c'est bien détendu
53:01par rapport à ces niveaux
53:02il y a une quinzaine de jours
53:04comment vous anticipez
53:05vous les baisses de taux
53:06ce marché obligataire
53:07il y a une fébrilité
53:08assez grande en effet
53:09sur ce que la Réserve fédérale
53:10va faire
53:11mais je pense qu'il y a peut-être
53:11une surinterprétation
53:13des chiffres d'inflation
53:14qui sont sortis
53:15on va regarder ce que donne
53:15le déflateur de la consommation
53:16des ménages
53:17il n'est pas dit
53:17qu'il soit aussi faible
53:19que ce que l'indice
53:20des prix à la consommation
53:21alors c'est un peu technique
53:22mais pour la Réserve fédérale
53:23la métrique privilégiée
53:24pour l'inflation
53:25c'est le déflateur
53:26de la consommation des ménages
53:27dans les comptes nationaux
53:28alors c'est un peu technique
53:28mais encore un élément
53:29pour dire attention
53:30du côté des services
53:31ça ne se détend pas autant
53:32et donc on peut être surpris
53:33par les derniers chiffres d'inflation
53:35deuxièmement
53:35oui on anticipe
53:37et on l'avait en tête
53:37déjà en fin d'année dernière
53:38encore deux baisses de taux
53:39du côté de la Réserve fédérale
53:40ce scénario se trouve conforté
53:42par les dernières données macroéconomiques
53:43avec une difficulté quand même
53:44pour la Réserve fédérale
53:45c'est que la croissance économique
53:46reste quand même assez solide
53:48et même si on a un reflux
53:49de l'inflation
53:49on n'est quand même pas loin de 3%
53:50donc on est quand même
53:51très au-dessus
53:52de la cible de la Réserve fédérale
53:53mais il y a un nouveau
53:54chairman de la Réserve fédérale
53:55et il est probable
53:56qu'il vaille faire plaisir
53:57à Donald Trump
53:58et donc ça me dit
53:59pour deux baisses de taux d'intérêt
54:00je ne crois pas
54:01davantage que deux baisses
54:02de taux d'intérêt
54:03cette année
54:03compte tenu des fondamentaux américains
54:05milieu d'année
54:05plutôt fin d'année
54:06aujourd'hui toute la question
54:07c'est est-ce que c'est
54:08une baisse de taux
54:09dès le printemps
54:10début de l'été
54:11je crois pas avant juin-juillet
54:12pas avant juin-juillet
54:13pour la première baisse
54:14des taux d'intérêt
54:15ce serait les premières réunions
54:16de Kevin Warch
54:16oui dans les premières
54:18de toute façon
54:18il va falloir qu'il signe
54:19son début de mandat
54:21et il a quand même
54:22été mis en place
54:23et puis il est lui-même
54:24de toute façon
54:25par nature
54:26un peu plus de doviche
54:27que ses camarades
54:28à noter qu'il n'y aura pas
54:29de séance
54:30cet après-midi
54:31du côté de Wall Street
54:32puisque c'est le
54:33President's Day
54:33le marché obligataire
54:34est également fermé
54:35en ce lundi
54:36merci à tous les deux
54:37Didier Borowski
54:37donc responsable de la recherche
54:38sur les politiques macroéconomiques
54:40chez Amundi Investment Institute
54:41et Gérald Grand
54:42directeur délégué
54:43en charge
54:44de l'allocation d'actifs
54:45chez Fundesys
54:479h57
54:47dans 3 minutes
54:48il sera à 10h
54:48vous allez retrouver
54:49Raphaël Legendre
54:50et les experts
54:50comme chaque jour
54:51jusqu'à 11h
54:52suivi de tout pour investir
54:53avec Antoine Larigauderie
54:54quel est le programme
54:55dans un instant Raphaël ?
54:57Oui bonjour Étienne
54:58alors on va parler
54:58ras-le-bol fiscal
54:59est-ce que c'est le grand retour
55:00du ras-bol fiscal
55:01après ce sondage
55:03Toluna pour les échos
55:04et l'institut Paul Delouvier
55:05les Français veulent moins d'impôts
55:07quitte à avoir
55:07moins de services publics
55:10et puis on reviendra
55:10sur le coup de rabot
55:11aux aides à l'apprentissage
55:13est-ce que c'est le bon moment
55:14alors que le chômage
55:15des jeunes repart à la hausse ?
55:17On parlera aussi
55:18du voyage d'Emmanuel Macron
55:19en Inde
55:20quels enjeux
55:21sur l'IA
55:22sur la défense
55:23le président
55:24il sera de mardi à jeudi
55:26et puis on terminera
55:27sur la guerre commerciale
55:29faut-il augmenter
55:30les droits de douane
55:30face à la déferlante chinoise
55:32pour Emmanuel Comte
55:33dans l'opinion
55:34c'est non
55:35Voilà le programme
55:36les experts
55:3710h11h
55:37le CAC 40 étant
55:38très légère
55:39ce matin
55:39de 0,3%
55:41à noter
55:41Dassault Systèmes
55:42qui continue de perdre du terrain
55:43avec les craintes
55:44sur l'intelligence artificielle
55:45c'est de long
55:45à la plus forte baisse
55:46du CAC 40
55:47moins 6%
55:4816,73 euros
55:50Good Morning Market
55:52sur BFM Business
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