- il y a 10 heures
Ce lundi 20 avril, Florian Ielpo, responsable de la macroéconomie chez Lombard Odier IM, Alexandre Baradez, chef analyste chez IG, Laurent Chaudeurge, membre du comité d'investissement chez BDL Capital Management, Damien Ledda, directeur de la gestion de Galilee AM, et Roland Kaloyan, responsable de la Stratégie Actions Européennes chez Société Générale CIB, étaient les invités dans l'émission Good Morning Market, présentée par Étienne Bracq, sur BFM Business. Retrouvez l'émission du lundi au vendredi et réécoutez la en podcast.
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00:07dans quelques instants avec vous etienne braquet on va déjà évidemment revenir sur ces cours du
00:12pétrole très volatiles ça bouge depuis le début du week end oui avec un cours du pétrole qui avait
00:17clôturé en baisse de près de 10% vendredi en ce qui concerne notamment le brent c'est la référence
00:22et là qui reprend 5% ce matin alors on est passé de vendredi un très fort enthousiasme avec l
00:28'iran
00:29qui annonçait la réouverture du détroit d'hormuz à ce matin une ambiance qui est beaucoup plus prudente
00:34dans le sens où vous avez l'armée américaine qui a lancé des tirs sur un bateau battant pavillon iranien
00:42à porte-conteneurs un cessez le feu qui pour rappel doit prendre fin ce mercredi et des négociations
00:48qui sont très incertaines dans le sens où la maison blanche confirme que du divin va partir dans les
00:53prochaines heures au pakistan pour rencontrer une délégation iranienne mais l'iran de son côté
00:58dit non mais nous on n'a pas envie de participer à ces négociations bref c'est un petit peu
01:01le flou
01:02et donc forcément une prime de risque se rajoute ce matin d'autant plus qu'après une baisse de 10
01:06%
01:07la hausse était forcément assez facile sur ses cours du pétrole 95 dollars donc pour le brent quand le
01:12wti et ce matin à 87 dollars sur l'asie ce matin on avait les yeux sur sk nx oui
01:19sk nx qui a encore
01:20pris 3% ce matin plus 70% depuis le début de l'année si vous mettez cette capitalisation en
01:25euros ça fait
01:26quand même quasiment 500 milliards c'est un acteur qui fabrique des fameuses mémoires ram qui sont
01:31utilisés pour faire tourner l'intelligence artificielle et cette nuit ils ont annoncé la production de
01:36mémoire ram de 192 giga une mémoire ram qui est notamment indispensable pour nvidia ça tombe bien
01:42parce que nvidia sera client de ces fameuses cartes ram de sk nix donc le titre était en forte hausse
01:47a
01:47porté l'indice de la sud corée de la corée du sud et a également porté le japon avec notamment
01:54le nikkei qui a
01:55clôturé sur un gain de 0,6% ce matin quand sur les futurs américains on est sur une baisse
02:01certes mais
02:01une baisse très mesurée puisqu'on perd à peine 0,6 0,7% sur le s&p 500 et
02:06sur le nasdaq le nasdaq qui a
02:08quand même enchaîné vendredi une treizième séance consécutive dans le vert ce qui n'est pas arrivé
02:13désormais depuis 1992 depuis la fin du mois de mars vous avez des indices américains qui ont pris entre 12
02:20et
02:2016% donc on est sur un rallye qui est totalement monstrueux impressionnant c'est vrai que vous avez
02:25quand même un contre-pied qui est énorme sur ces indices américains quand en europe on va le voir
02:30dans quelques instants à l'ouverture l'ambiance n'est pas du tout la même et bien justement c'est
02:34l'ouverture et la tendance non pas du tout la tendance l'ouverture elle est rouge oui moins 1,3
02:41% pour
02:42le cac 40 idem pour l'euro stocks 50 c'est vrai qu'à paris et même en europe on
02:47a assez peu de valeurs
02:47technologiques donc c'est vrai que vous avez quand même beaucoup de mal à vendre du rêve avec l'ia
02:52quand
02:52vous avez 4 5 valeurs dans un indice qui sont liés à l'intelligence artificielle 8 317 points pour le
02:58cac 40 quand l'euro stocks 50 est à 5 974 points du côté du dax à francfort vous avez
03:03une baisse de
03:031,5% à l'ouverture c'est à dire quand même une baisse maîtrisée faut pas oublier que le
03:08cac 40 avait
03:09gagné plus de 2% vendredi au fixings donc là il rend un peu plus de 1,2% total
03:14énergie qui était
03:14l'une des plus fortes baisse vendredi et la plus forte hausse ce matin 2,6% de progression au
03:19delà
03:19des 75 euros avec donc un baril de pétrole qui monte les valeurs défensives également qui était en
03:24repli vendredi mène la danse orange euronext engie ou encore carrefour sont les rares hausses ce matin à
03:30l'ouverture et puis à l'inverse les valeurs cycliques et toutes les valeurs liées aux loisirs qui avaient
03:34profité de l'annonce de l'iran vendredi sont en baisse pour faire simple tout ce qui a monté
03:38vendredi baisse ce matin et tout ce qui a baissé vendredi monte ce matin harcelor mittal et si l'or
03:43sengoba ou encore lvmh typiquement c'est plus de 2% ce matin à l'ouverture air france k lm
03:49et la plus
03:49forte baisse du usb f 120 moins 4% pour la compagnie à 10 euros et 11 centimes suivi de
03:55eramet ou encore v4 l'once d'or fait une petite pause également moins 1,5% pour l'once
04:00à 4805 dollars
04:03quand sur le front des devises l'euro dollar s'échange à 1 17 67 au programme de good morning
04:07market etienne
04:08dans un instant nous serons à genève avec les équipes de l'ombarodier yem et plus précisément
04:13en florian yelpo qui nous donnera un petit peu ses éclairages par rapport à la situation en asie
04:17la très forte volatilité des matières premières et puis surtout une semaine importante qui s'ouvre
04:20avec demain l'audition de kevin warch qui sera probablement le futur président de la banque centrale
04:25américaine kevin warch qui sera auditionné par les sénateurs américains ce mardi que alexandre
04:32baradez sera également avec nous depuis ig il donnera un petit peu sa lecture technique des différents
04:37indices boursiers qui ouvrent donc en baisse de plus de 1% ce matin en europe bdl capital
04:42management laurent chauder je nous parlera des dernières publications d'entreprise et puis
04:46les convictions de sa maison de gestion à 9h30 nous parlerons des etf avec des flux qui sont encore
04:51et toujours très fort sur cette classe d'actifs nous verrons cela notamment avec et bien les équipes de
04:57galilée asset management
05:02bfm business présente
05:04good morning market
05:06etienne braque
05:08c'est parti pour good morning market et donc des indices européens qui ouvrent en baisse de
05:12l'ordre de 1% ce matin moins 1 08 à l'instant pour le cac 40 à 8 334
05:17points moins 1 2 pour l'euro
05:19stock 50 quand le dax à francfort perd 1,4% avec donc des cours du pétrole qui remontent ce
05:24matin
05:25ça profite certes à total énergie mais à l'inverse les valeurs cycliques sont en bas du tableau avec des
05:29baisse de plus de 2% du côté du sbf 120 veridien est la plus forte hausse avec cette forte
05:35hausse des matières premières plus 9% à
05:37132 euros suivi de soitech qui continue son envolée encore et toujours décidément c'est toujours aussi violent sur cette
05:44valeur qui est désormais
05:45au delà des 103 euros 103 euros 95 plus 6% avec donc un engouement toujours très fort autour de
05:51l'IA de l'intelligence artificielle et ce matin
05:53SKNX qui a fait des annonces en ce qui concerne les mémoires rames
05:58Une situation qui est toujours fragile au Moyen-Orient, au Proche-Orient pour analyser tout cela ce matin c'est
06:05Florian Yelpo qui nous accompagne depuis Genève en charge de la macroéconomie chez Lombard Odier IM
06:10Bonjour Florian, preuve de cette fébrilité ce matin sur les marchés les cours du pétrole sont en forte hausse
06:17idem pour les cours du gaz, des matières premières qui s'étaient repliées vendredi et qui là ce matin sont
06:23en hausse
06:24une prime de risque qui se rajoute car c'est vrai que le cessez-le-feu qui doit prendre fin
06:29ce mercredi est très flou
06:31et puis surtout on a beaucoup d'allers-retours notamment de la part de Donald Trump encore ce week-end
06:36en ce qui concerne l'Iran
06:39Bonjour Etienne, bonjour à tous, merci de me recevoir
06:42Effectivement, ce qu'on peut dire à ce stade c'est que ce samedi une dizaine de vaisseaux ont traversé
06:48le Détroit
06:48donc c'était plutôt perçu comme une bonne nouvelle
06:51alors que ce dimanche aucun vaisseau n'est parvenu à traverser le Détroit
06:56plus l'un des vaisseaux iraniens a été arraisonné par l'amérienne américaine
07:00vous le voyez, on est à nouveau de retour dans cette espèce d'ambiance de blocage du Détroit
07:05qui est pourtant si critique pour l'Europe, si critique pour l'Asie dans sa globalité
07:10le point à retenir c'est que la lecture du marché est probablement la bonne
07:15c'est-à-dire, vous avez vu la progression du VIX ce matin, on est à 17%
07:21c'est-à-dire un niveau qui est totalement cohérent avec un marché plutôt, disons
07:27en tout cas qui ne montre pas de signe de panique
07:30et ça c'est le point à retenir
07:32même si on a des contretemps, le marché continue d'anticiper un scénario de résolution à court ou moyen terme
07:40et ça c'est l'élément particulier pour comprendre ce qui se passe
07:44et pour ensuite se positionner vis-à-vis de ce risque-là
07:47aujourd'hui dans l'ensemble il y a un consensus
07:50que nous avons tous intérêt à la résolution de ce conflit
07:53et l'Iran et les Etats-Unis et le reste du monde
07:56et ça c'est l'un des leviers qui semble animer encore aujourd'hui le marché
08:01on a effectivement un repli des valeurs en Europe
08:04un petit repli également du côté asiatique
08:07ce que je trouve intéressant c'est que le marché
08:09s'est progressivement mis à préférer des valeurs de plus long terme
08:12c'est-à-dire justement les valeurs de la technologie, les valeurs de la croissance
08:15à des valeurs qui peuvent être exposées justement
08:17à ces chocs de consommation de court terme qui viennent avec le pétrole
08:21Des valeurs technologiques qui vont faire l'actualité cette semaine
08:24avec notamment Tesla qui va publier ses résultats mercredi
08:27jeudi vous aurez Intel et puis la semaine prochaine les GAFAM
08:31des résultats qui sont attendus au tournant
08:34dans le sens où Florian Elpo
08:36le Nasdaq a quand même enchaîné vendredi
08:38une 13ème séance dans le vert
08:40le Nasdaq Composite a gagné 7% la semaine dernière
08:43on est à plus de 15% de gains depuis le début du mois d'avril
08:48avec aujourd'hui toutes les bonnes nouvelles qui sont anticipées
08:51on ne va pas avoir un indice qui va monter comme ça
08:54pendant 20, 30, 40 séances continues
08:58Difficile à dire
08:59il faut quand même reconnaître que côté S&P, côté Nasdaq
09:03c'est un peu une espèce de retour de boucle d'or
09:05vous savez ce scénario boucle d'or
09:07la soupe pas trop chaude, la soupe pas trop froide
09:09exactement tiède comme les marchés l'aime
09:10peut-être qu'en Europe il y a des doutes
09:13peut-être qu'en Asie il y a également quelques doutes qui persillent
09:15justement avec ce problème pétrolier
09:18par contre côté Etats-Unis
09:20dans l'ensemble ce qui était cher a connu
09:23ce qu'on appelle un de-rating significatif
09:25c'est-à-dire une baisse des multiples
09:27depuis le début de l'année
09:28très clairement le principal problème qu'on avait aux Etats-Unis
09:31c'était la valorisation
09:33et en partie il a été réglé
09:35on a aujourd'hui des PE forward
09:37qui naviguent entre 17 et 18
09:40alors qu'on était à 21, 22, 23 l'an passé
09:44donc si vous voulez l'impression de cherté
09:46qu'on avait l'an passé
09:47a été en partie résorbée justement
09:49par cette crise pétrolière
09:50ça explique l'engouement
09:52en plus de ça
09:53ce sont des valeurs de long terme
09:54c'est-à-dire ce sont des valeurs
09:55pour lesquelles on va pas spécialement prendre en compte
09:57ce qui se passe au cours des 6 prochains mois
09:59mais plutôt ce qui se passe au cours des 10 prochaines années
10:02et cette thématique de l'IA
10:03c'est vraisemblablement la thématique des 10 prochaines années
10:07Comment on arbitre un portefeuille aujourd'hui ?
10:09Florian Lelpot quand on a des indices comme ça
10:10qui reprennent 15% en ligne droite
10:13les prises de bénéfices sont forcément assez tentantes
10:16mais dans le même temps
10:17on le voit bien ce matin sur les indices européens
10:19que l'Europe peut être un piège
10:21en tout cas à court terme
10:23c'est le marché qui est le plus vulnérable aux mauvaises nouvelles
10:28Clairement la tendance du début d'année
10:30a été profondément modifiée par la crise pétrolière
10:34c'est-à-dire que depuis le début de l'année
10:35on avait l'Europe qui surperformait les Etats-Unis
10:38l'Asie qui surperformait l'Europe
10:41et ces cartes-là ont été rebattues
10:44elles ont été rebattues à l'aune de deux facteurs
10:47le premier de ces facteurs c'est évidemment la crise pétrolière
10:50mais le deuxième c'est la saison des résultats
10:52qui est en train de se produire sous nos yeux
10:54où on retrouve des similarités avec la mi-année de l'an passé
11:00c'est-à-dire les Etats-Unis, les entreprises américaines
11:03qui surprennent bien plus positivement
11:06que ne surprennent les entreprises européennes
11:08on n'a pas eu beaucoup de publications européennes
11:10mais les 13 publications qu'on a eues pour les grands indices européens
11:14dans l'ensemble viennent plutôt avec une mini déception
11:18alors qu'aux Etats-Unis on a une surprise des profits de l'ordre de 10%
11:22en dépit de cibles qui étaient déjà plutôt ambitieuses
11:27avant le début de la saison
11:28donc si vous voulez en termes de positionnement
11:30on continue à s'exposer à ce rallye action simplement
11:34à la place d'être très exposé à l'Europe et à l'Asie
11:38on va commencer à préférer un peu plus les Etats-Unis
11:41ou du moins un portefeuille plus équilibré
11:43que ce qu'on avait depuis le début de l'année
11:45Donc ça ne vous fait pas peur de prendre le train en marche
11:47vous êtes déjà dans ce train
11:48mais après 13 hausses consécutives et des hausses de 10-15%
11:52depuis le début du mois
11:54pour vous ce n'est pas un frein Florian Elpo
11:56sur les indices américains ?
11:58Alexandre Baradez en parlera probablement bien mieux que moi
12:01mais en termes techniques si vous voulez
12:03on a cassé des plus hauts justement sur l'USNP et le Nasdaq
12:07il y a l'information d'une tendance qui est en cours
12:09et le momentum de cette tendance a l'air assez puissant
12:12je serais curieux d'écouter ce qu'Alexandre en pense
12:15nous ce qu'on pense aujourd'hui c'est que dans l'ensemble
12:17la macro ça va, l'inflation on devrait avoir globalement 0,3-0,4% d'inflation en plus
12:23des banques centrales qui restent on hold
12:25donc qui ne font pas monter leur taux
12:27ça c'est globalement une bonne nouvelle
12:29et en plus de ça on a un retour de l'appétit pour le risque
12:33alors que justement il y a un mois il était en berne
12:36tout ça ce sont des facteurs particulièrement intéressants
12:38dans un contexte de valorisation
12:40qui ont été revus massivement à la baisse
12:42depuis le début de l'année
12:44quand je dis massivement je parle bien sûr des multiples
12:47Alexandre sera avec nous, Alexandre Baradez dans un instant depuis IG
12:51dernière question sur Kevin Walsh
12:52qui sera auditionné demain
12:54devant les sénateurs américains
12:57Kevin Walsh qui est censé
12:58remplacer Jerome Powell dans à peine un mois
13:01puisque pour rappel le mandat de Jerome Powell
13:03prend fin le 15 mai
13:06Absolument, alors cette audition ce sera l'occasion de découvrir le positionnement officiel
13:11évidemment de Kevin Walsh, en tout cas les théories qui peuplent son esprit
13:14avant son entrée en fonction
13:16tout banquier central arrive avec des idées
13:18et est confronté à une économie sous-jacente
13:20et doit faire face à l'exigence du terrain
13:24simplement ce qui est particulier avec Kevin Walsh
13:27c'est potentiellement la tentative de collusion
13:30quelque part, double collusion
13:31collusion avec l'exécutif
13:33il est le candidat de Donald Trump
13:35et collusion avec le trésor américain
13:38il est vu comme travaillant main dans la main
13:40avec Scott Bessent
13:41le patron du trésor américain
13:43ça ce sont des premières dans l'ensemble
13:45on n'a pas encore vu
13:46depuis disons l'ère de la politique monétaire moderne
13:49de candidats qui affichent ces préférences là
13:52on sera curieux d'écouter ce qu'il a à dire
13:54et comment il va défendre sa position demain
13:56Merci beaucoup Florian Yelpo
13:58nous aura accompagné ce matin depuis Genève
14:00je rappelle que vous êtes en charge
14:01de la macroéconomie chez Lombard-Rodier IM
14:049h14, on va faire un petit détour
14:05du côté de la salle des marchés d'IG
14:08Où nous attend donc Alexandre Baradet ce matin
14:11chef analyste du broker IG
14:13avec un CAC 40 qui perd donc 1%
14:16dans les premières minutes de cotation
14:17moins 1,15% pour l'Eurostock 50
14:20pour rappel ces deux indices avaient gagné plus de 2% vendredi
14:23donc ce matin Alexandre
14:26le CAC 40 rend la moitié des gains gagnés vendredi
14:29avec donc un pétrole qui gagne plus de 5%
14:31et puis on en parlait en préambule avec Florian
14:33beaucoup de questions sur la géopolitique
14:36sur l'Iran
14:36avec malheureusement pour l'instant
14:38des réponses qui sont absentes
14:41Oui bonjour Thierry, bonjour à tous
14:42c'est vrai que pour l'instant la géopolitique occulte tout le reste
14:45on voit très bien que les énormes mouvements de marché
14:48sont exclusivement liés à ce qu'on attend sur l'issue de ce conflit géopolitique
14:52sur les mouvements du pétrole
14:53sur ce que ça implique au niveau des taux également
14:55et finalement oui la saison des résultats a commencé en Europe
14:58aux Etats-Unis
14:59ça fait un peu bouger les marchés à la marge
15:01mais on voit très bien que ce sont les anticipations
15:02par rapport à la géopolitique qui dirigent tout
15:05et c'est vrai qu'une nouvelle fois ce week-end
15:07ça ressemble exactement à ce qu'on a eu la semaine dernière
15:09souvenez-vous
15:10tension à nouveau pendant le week-end
15:11on a un marché qui ouvre en baisse sur des gros gaps
15:14donc ces gaps c'est des trous de cotation importants entre la clôture du vendredi et le lundi
15:18on avait exactement la même chose le week-end dernier
15:19et puis courant de la semaine
15:21des informations, des retournements de situation sont intervenus
15:24avec le marché qui s'est envolé
15:26vous l'avez dit
15:27on est quasiment sur des 15% de rallye sur les marchés américains
15:29sur des indices comme le Nasdaq par exemple
15:31depuis les points basse qui est absolument phénoménal
15:33mais la question qui est derrière tout ça
15:35c'est qu'on voit qu'effectivement à très court terme
15:37les algos, les traders réagissent au flot d'informations
15:41ce que font les banques centrales et ce qu'on essaie nous aussi de faire
15:44c'est de lire un peu à travers tout ça
15:45et de voir que oui, in fine
15:47chacun veut parvenir, notamment les Etats-Unis
15:49à une solution géopolitique la plus rapide
15:52pour éviter que les prix d'énergie
15:54pèsent sur l'économie, pèsent sur les consommateurs
15:55et face à ça vous avez forcément l'Iran
15:57qui va chercher à tirer le maximum des négociations
16:00peut-être des levées de sanctions, ce genre de choses
16:01et on voit que dès qu'il y a des points de friction
16:04tout repart, le détroit se referme
16:06on tire sur des navires
16:07donc la question c'est quel est l'impact de tout ça
16:10ça fait déjà deux mois maintenant que ça a commencé
16:12quasiment deux mois
16:13quel impact sur les consommateurs
16:14quel impact sur l'inflation dans les mois qui arrivent
16:19on voit que les banques centrales
16:20effectivement la BCE ne se presse pas pour l'instant
16:22tant mieux d'ailleurs
16:23on a vu que les dernières déclarations de la BCE
16:24étaient un peu plus hésitantes par rapport à avril
16:26on sent qu'on n'a pas une volonté farouche
16:28et tant mieux de bouger les taux en avril
16:30mais la question de fond c'est quand même
16:32l'empreinte de tout ça d'un point de vue macroéconomique
16:34et c'est là que moi je suis un petit peu plus circonspect
16:37sur la puissance des rallies qu'on a observé ces dix derniers jours
16:40grosso modo sur les marchés
16:41parce que comment se comportent les consommateurs dans cette phase là
16:45comment se comportent les entreprises
16:47qu'est-ce qu'elles anticipent comme changement dans leur activité
16:49dans leur prévision de coût par exemple
16:51dans leur prévision d'embauche
16:52c'est ça qu'on essaie d'évaluer en fait
16:54l'impact économique réel de cette situation
16:56le jour le jour ça tout le monde le voit
16:58on suit les grosses lignes
16:59mais l'impact concret sur l'économie
17:01c'est un peu plus délicat
17:02même si on est quand même aux Etats-Unis
17:03c'est ça il faut le rappeler
17:04pas mal de révisions à la baisse ces dernières semaines
17:06des prévisions de croissance
17:07alors c'est pas par les institutions officielles
17:10type FMI, OSCE ou autres
17:12c'est par des modèles de prévision
17:13qui sont propres à la réserve fédérale par exemple
17:15vous avez la Fed Atlantin
17:16qui est un modèle qui actualise en permanence
17:18son anticipation de croissance économique
17:21et on voit que tout au long du premier trimestre
17:23et notamment après l'église d'intervention militaire
17:25les prévisions de croissance
17:26de cette antenne régionale de la Fed
17:28ont été révisées à la baisse
17:29donc ça se trouve quand même des questions
17:31sur d'un côté l'appétit des marchés
17:33pour les actifs à risque, les actions ou autres
17:35et de l'autre côté une macro
17:36qui semble quand même très tiède
17:38aux Etats-Unis en ce début d'année
17:40Quand vous regardez d'un point de vue technique
17:42les indices américains
17:43qui sont donc sur des plus hauts
17:45avec donc une treizième séance dans le vert
17:47vendredi pour le Nasdaq
17:48du côté du S&P 500
17:50on n'en est pas très loin
17:51il y a eu une petite pause
17:51mais on est quand même sur une série inédite aussi
17:54vous dites ça peut continuer d'aller plus haut
17:57ou non là on commence à quand même toucher
18:00pas des résistances d'un point de vue technique
18:01mais en tout cas psychologique
18:03un petit peu de frénésie
18:05Moi j'ai un dossier au niveau des valorisations
18:06si vous voulez
18:07c'est vrai que les marchés peuvent varier très fortement
18:08mais ce qui est toujours important de regarder
18:09c'est combien valent les marchés
18:11d'un point de vue du ratio court
18:12par rapport aux bénéfices
18:13et ce qu'on voit
18:14il y a un pattern
18:15comme c'est une sorte de configuration
18:16qui se dessine depuis quelques années
18:17qui est que dès qu'il y a un stress de marché
18:19on se souvient des droits de douane
18:20il y a à peu près un an
18:21là récemment avec la question géopolitique
18:24on voit que les marchés corrigent
18:25donc intègrent une notion de risque
18:27risque pour l'économie
18:28des risques pour les entreprises
18:28mais derrière vous avez des mécanismes d'achat
18:30extrêmement violents qui se mettent en place
18:32et qui du coup font que les détentes de valorisation
18:34que vous avez eues pendant quelques semaines
18:35ou quelques mois
18:36sont assez vite récupérées
18:37si vous prenez les multiples de valorisation du SP500
18:40prenez le ratio court-bénéfice
18:42pas le bénéfice anticipé
18:43mais le ratio court-bénéfice tout court
18:44de cette correction
18:46donc à 10% vous avez sur l'ASP500
18:47aujourd'hui les multiples de valorisation
18:49je ne dis pas que sont revenues pile au même niveau
18:51ce n'est pas tout à fait le cas
18:52mais les multiples de valorisation
18:53court-bénéfice sont revenues
18:54sur des niveaux hauts
18:56d'un point de vue des métriques historiques
18:57pour le SP500
18:58c'est-à-dire que les investisseurs
18:59ont considéré que le 10%
19:01c'était vraiment déjà la perte de solde
19:02alors qu'on pouvait se dire
19:03dans un contexte comme celui-ci
19:0510, 15, 20% de d'hésitation
19:07pendant quelques semaines ou quelques mois
19:09ça n'aurait rien eu de fou
19:10par rapport à ce que valaient déjà les marchés
19:12avant ce conflit
19:13donc si vous voulez moi
19:14c'est plus la question des valorisations
19:15qui me pose un petit problème
19:16que le fait que le marché rebondit
19:18les algos font leur job
19:19ok
19:19mais la valorisation fait que
19:22les investisseurs tout de suite
19:23remettent les actions
19:24chères
19:24presque là où elles étaient aussi chères
19:26avant tous ces événements-là
19:27alors même qu'on n'est pas encore
19:28en capacité de mesurer
19:29concrètement sur l'économie
19:30les effets
19:31et c'est ça que je trouve
19:32un peu étonnant
19:32cette volonté des investisseurs
19:34de se ruer
19:35sur le moindre creux de marché
19:36alors même qu'on n'a pas encore
19:38ou qu'on commence à avoir
19:39quelques petits effets
19:39mais qui pour l'instant
19:40sont plutôt négatifs
19:41sur l'économie
19:41mais on n'a pas le plein tableau
19:43de tout ça
19:43et donc je trouve que
19:44certains investisseurs
19:45sont un peu au-delà
19:46vont un peu au-devant
19:47de ce qu'il faudrait faire
19:50le marché a toujours raison
19:51on dit
19:52le marché a toujours raison
19:53jusqu'à ce qu'il ait tort
19:54est-ce qu'on a raison
19:55de payer les multiples
19:55de valorisation actuelle ou pas
19:56moi je ne suis pas
19:58tout à fait convaincu de ça
19:58et c'est dans ce contexte
20:00que les entreprises
20:00vont encore publier
20:01leurs résultats cette semaine
20:0316 sociétés du CAC 40
20:04vont publier leurs chiffres d'affaires
20:05quand du côté des Etats-Unis
20:06il faudra assurer qu'attention
20:08Tesla mercredi
20:09ou encore Intel jeudi soir
20:11merci beaucoup
20:12Alexandre Baradez
20:12nous a raccompagné ce matin
20:13nous allons continuer
20:14justement à parler
20:15de ces résultats d'entreprise
20:16avec BDL Capital Management
20:18qui va nous partager
20:19ses convictions
20:20et Laurent Chauder
20:21Jean Plateau
20:22membre du comité d'investissement
20:23de BDL Capital Management
20:25bonjour Laurent
20:25bonjour Etienne
20:26merci d'être avec nous
20:27ce matin en plateau
20:28pour nous parler
20:29de vos convictions
20:30et puis surtout
20:31un petit peu
20:31de votre état d'esprit
20:32sachant que nous sommes
20:33en plein dans cette saison
20:35de résultats d'entreprise
20:36ça a commencé un petit peu
20:37en Europe et aux Etats-Unis
20:38la semaine dernière
20:39qu'est-ce que vous attendez
20:41qu'est-ce que vous voyez
20:42pour l'instant
20:42de ces résultats ?
20:44Alors ça reste encore
20:46au début sur l'Europe
20:47je pense que nous
20:48ce qu'on va attendre
20:48c'est de savoir
20:49si les entreprises
20:50nous disent
20:51qu'elles ont commencé
20:51ou pas à avoir
20:52un impact
20:53du conflit au Moyen-Orient
20:54sur l'économie
20:56on commence à voir
20:57certaines sociétés
20:58qui nous disent
20:59prudence
20:59sur le deuxième trimestre
21:00je vais voir comment ça se passe
21:01j'ai commencé à avoir
21:02des retards
21:04de commandes clients
21:05etc.
21:05qui sont un petit peu
21:06dans l'attentisme
21:06donc je pense que ça va être
21:07le sujet principal
21:08est-ce que les objectifs annuels
21:10sont remis en cause
21:10ou pas
21:11à cause du conflit au Moyen-Orient
21:12sachant que la semaine dernière
21:14le luxe
21:15n'a pas donné
21:16très bonne impression
21:17on se souvient quand même
21:18que certaines valeurs
21:19ont perdu à 10%
21:20en l'espace
21:21d'une séance
21:22le secteur du luxe
21:23qui était très présent
21:24dans les portefeuilles
21:25il y a 4-5 ans
21:26et puis c'est vrai
21:26qu'aujourd'hui
21:26il est boudé
21:27c'est pas que tout le monde
21:28n'en veut plus
21:30mais presque
21:30comment vous regardez
21:31ce secteur du luxe
21:32est-ce que ça vous donne
21:34envie
21:34après des baisses
21:35de 30, 40, 50%
21:36depuis 2023 ?
21:38Alors c'est vrai que nous
21:39on n'a pas d'investissement
21:40dans le luxe
21:40et on n'en a pas eu
21:41ces dernières années
21:42au départ
21:43il y avait un sujet
21:43de valorisation
21:44après l'enthousiasme
21:45très fort
21:46et donc il n'y avait pas
21:47beaucoup de marge de sécurité
21:48et puis on a vu
21:49ce qui s'est passé
21:49les dernières années
21:50en fait ce ralentissement
21:52et aujourd'hui
21:52en fait le problème
21:54je pense c'est que le secteur
21:55est un petit peu
21:55en phase de transition
21:56on l'a vu
21:57sur les résultats récents
22:00concernant les volumes
22:00il n'y a pas vraiment
22:01de reprise
22:02alors il y a
22:02certains segments
22:04où le luxe en tire
22:05notamment le hard luxury
22:07ou le très haut de gamme
22:08mais pour le reste
22:10c'est un peu animique
22:10et sur les prix
22:11on voit bien
22:12que l'industrie
22:13a été trop gourmande
22:15sur les prix
22:15les dernières années
22:16et aujourd'hui
22:17il n'y a plus
22:17d'effet prix possible
22:19donc les volumes
22:20sont un peu ralentis
22:21les prix ne peuvent plus monter
22:22donc le moteur
22:23de croissance historique
22:24est un peu ralenti
22:26et en fait
22:27je pense que
22:27quand je dis une transition
22:28c'est que l'industrie
22:30s'est beaucoup démocratisé
22:31ces dernières années
22:31et ce qu'était le luxe
22:33il y a 20 ans
22:33est devenu
22:34le très haut de gamme
22:35aujourd'hui
22:35mais le reste
22:36est devenu
22:37trop démocratique
22:38et donc il n'y a plus
22:38de pricing power
22:39et les valorisations
22:41ont baissé
22:41mais comme les profits
22:42ont baissé aussi
22:43ce n'est pas non plus
22:44très décoté
22:45si vous prenez LVMH
22:46qui est un petit peu
22:46l'emblème du secteur
22:48on doit être autour
22:48de 20 à 22 fois
22:49les bénéfices
22:50ce qui est finalement
22:50plus ou moins la moyenne
22:51sur 25 ans
22:52sachant que ce sont
22:53des valeurs de croissance
22:54qui aujourd'hui
22:54si je grossis le trait
22:55n'ont plus de croissance
22:56exactement
22:57donc forcément
22:58le marché ne souhaite plus
22:59payer le même prix
23:00ce type de valeur
23:01il y a moins de croissance
23:02il y a moins de pricing power
23:03donc toute chose est égale
23:05par ailleurs
23:05le PER que vous êtes prêt
23:06à payer
23:06devrait être plus faible
23:07que ce que vous avez payé historiquement
23:08Dans un instant
23:09nous parlerons de SAP
23:10qui va publier
23:11ses résultats jeudi
23:12il y a également
23:13Essilor ou encore L'Oréal
23:15qui vont publier
23:15leurs résultats mercredi
23:17juste avant quand même
23:17peut-être être un mot
23:18de Diageo
23:19si on reste dans ce secteur
23:21de la consommation discrétionnaire
23:22là aussi c'est compliqué
23:24pour ce segment des spiritueux
23:25on l'a encore vu
23:25la semaine dernière
23:26avec Pernod Ricard
23:27Alors ça reste compliqué
23:29ça reste compliqué
23:29notamment sur les volumes
23:31le secteur a un problème
23:33depuis 2-3 ans
23:34qui est un problème de stock
23:35à la sortie du Covid
23:36les distributeurs avaient
23:37beaucoup commandé
23:39et finalement
23:40il y a eu moins de ventes
23:41que prévu
23:42donc l'industrie doit digérer
23:43ses stocks
23:44bon un avantage
23:45dans cette industrie
23:45c'est que vos stocks vieillissent
23:47quand ils sont vieillis
23:48ils prennent de la valeur
23:49si vous voulez faire un whisky
23:51de 15 ans d'âge
23:52au bout de 10 ans
23:53la 11e année
23:54vous approchez des 15 ans
23:55donc ça prend de la valeur
23:56mais cela dit
23:57il y a un problème de stock
23:57à purger
23:58alors Diageo
23:59c'est un bon exemple
24:00c'est l'emblème un petit peu
24:01du secteur
24:02un peu comme LVMH pour le luxe
24:03c'est une participation
24:04qu'on a prise
24:05il y a quelques mois
24:05une des différences
24:06entre Diageo et LVMH
24:08c'est que justement
24:08aujourd'hui
24:09on paye à peu près
24:1013 fois les bénéfices
24:10sur Diageo
24:11contre 20 fois historiquement
24:13donc on est à 40%
24:14des cotes
24:14ça reflète
24:16certaines tendances
24:17sur le Spiritus
24:18qui sont moins bonnes
24:18qu'avant
24:18mais il ne faut pas oublier
24:20que Diageo
24:21c'est de le numéro 1 mondial
24:23c'est 10 millions
24:23de points de vente
24:24dans le monde
24:25c'est je crois
24:2593 bouteilles vendues
24:27par minute
24:28c'est 30 à 40%
24:29des top 20
24:30des marques mondiales
24:31c'est Johnny Walker
24:33c'est Smirnoff
24:34c'est Dan Julio
24:35dans la tequila
24:36c'est vraiment
24:36un très beau portefeuille
24:37la Guinness aussi
24:38la Guinness évidemment
24:39et un nouveau management
24:40qui est en train
24:41de réduire les coûts
24:42de vendre certains actifs
24:43on voit qu'ils ont vendu
24:43leur franchise
24:44de cricket en Inde
24:45à quasiment 2 milliards
24:46et d'ailleurs
24:47je pense que c'est
24:48une tendance de l'industrie
24:49on le voit avec Pernaut
24:50et Brandt Forman
24:51leur discussion
24:52quand vous avez une industrie
24:53dont les volumes ralentissent
24:54vous arrêtez de parler
24:56en valeur
24:57et en part de marché
24:58en volume
24:58et vous commencez
24:59à vous concentrer
25:00vraiment sur le mix prix
25:02le premium
25:03et aller sur des marques
25:03plus premium
25:04et la consolidation
25:05on l'a vu avec la bière
25:06sur les 20 dernières années
25:08la bière
25:08plutôt que les spiritueux
25:09a eu un problème de croissance
25:11et vous avez commencé
25:12à avoir une très forte consolidation
25:13et aujourd'hui
25:14vous avez les deux premiers acteurs
25:15dans la bière
25:16qui possèdent à peu près
25:1640% du marché
25:17on va voir probablement
25:19plus de ça
25:20dans la partie spiritueux
25:21à la fois des consolidations
25:22entre acteurs
25:23et aussi probablement
25:24des sorties
25:25on le voit déjà
25:25de marques plus locales
25:27pour se reconcentrer
25:28sur un portefeuille
25:29moins gros
25:30Diageo a 200 marques
25:31aujourd'hui
25:32je crois que le top 10
25:33fait 70% d'archives d'affaires
25:34donc ils ont de quoi
25:35élaguer certaines petites marques
25:37un titre qui est sur des plus bas
25:38de 15 ans
25:39à la bourse de Londres
25:39mais pour vous
25:40c'est une conviction
25:41et vous croyez
25:42notamment à la nouvelle direction
25:43qui est arrivée l'an passé
25:44afin de redresser la barre
25:46autre conviction
25:47aujourd'hui
25:47c'est SAP
25:49un titre qui a été malmené
25:50aussi
25:51à la bourse de Francfort
25:52par contre
25:53cette fois
25:53dans le sens où le marché
25:55pense que SAP
25:55va être l'un des perdants
25:56de l'IA
25:57bon on aura des éléments
25:58de réponses jeudi
25:58avec ces résultats
26:00en attendant
26:01SAP c'était quand même
26:02une success story
26:03à la bourse de Francfort
26:03c'était même la plus grande
26:04capitalisation à un moment
26:05en Europe
26:06exactement
26:07comme quoi le marché
26:08change rapidement
26:09et parfois
26:10diamétralement
26:11de perception
26:11c'est un dossier
26:13c'est une participation
26:13qu'on a prise
26:14assez récemment
26:15il y a à peu près
26:16un petit peu
26:16un mois à peu près
26:17donc dans ce cœur
26:19du débat
26:19entre les gagnants
26:20et les perdants
26:21de l'IA
26:21et nous notre analyse
26:22sur le secteur
26:23des logiciels
26:23c'était de dire
26:24il y a des fonctionnalités
26:26qui sont effectivement
26:27très fragilisées par l'IA
26:28par exemple si votre logiciel
26:29c'est essentiellement
26:30une interface graphique jolie
26:32on a vu qu'Entropic
26:33avec Cloud
26:33pourra faire aussi bien
26:34plus vite
26:35beaucoup moins cher
26:35si vous collectez
26:37des données publiques
26:37pareil l'IA va faire
26:39beaucoup mieux
26:39et en revanche
26:40il y a d'autres fonctionnalités
26:41qui sont beaucoup plus protégées
26:43et SAP a pas mal
26:44de ses fonctionnalités
26:45par exemple
26:46les données privées
26:47des entreprises
26:49dans lesquelles
26:49il est le client
26:51deuxièmement
26:51il faut bien voir
26:52que SAP
26:53c'est pas juste un logiciel
26:54c'est la colonne vertébrale
26:55de toute l'entreprise
26:56dans laquelle il est
26:57c'est-à-dire qu'il va
26:58des factures
26:59de l'achat
27:00aux ressources humaines
27:01au système
27:02de relations clients
27:03et il y a des statistiques
27:05qui vous montrent
27:05que si SAP s'arrête
27:07en une heure
27:08ou en deux heures
27:08vos usines s'arrêtent
27:09en quatre heures
27:10votre CRM s'arrête
27:11et en huit heures
27:12vous ne pouvez juste
27:12plus travailler du tout
27:13donc il y a une sorte
27:14d'ancrage
27:15au sein de l'entreprise
27:16qui pour nous
27:17est la barrière
27:17la plus forte de SAP
27:19pour se protéger
27:20par rapport à l'IA
27:20voire de redevenir
27:22un gagnant
27:22au sens où c'est lui
27:23qui va intégrer l'IA
27:24dans toutes ses fonctionnalités
27:26et devenir plus fort
27:27finalement
27:27vis-à-vis de ses clients
27:28On aura l'occasion
27:29de reparler ultérieurement
27:31de notre stock exchange
27:32ou encore Canal+,
27:33qui sont deux dossiers
27:34là aussi
27:35où vous avez
27:35de fortes convictions
27:36mais peut-être un mot
27:37et l'actualité l'exige
27:38d'Alstom
27:39le titre a quand même perdu
27:4030% vendredi à la clôture
27:42ce matin
27:43il reprend difficilement
27:442%
27:44à 16,98€
27:47Alstom
27:47qui montre bien
27:48qu'un industriel
27:49ne doit pas
27:49que se contenter
27:50d'avoir un carnet de commande
27:51il faut aussi
27:52derrière délivrer
27:53et ça va où le bas blesse
27:54C'est la tristesse d'Alstom
27:56effectivement
27:56ils ont un carnet de commande
27:57de plus de 100 milliards
27:59c'est 5-6 ans
28:00de chiffre d'affaires
28:01mais au-delà d'Alstom
28:02c'est je pense
28:04l'industrie du rail
28:04qui est très compliquée
28:06c'est un secteur
28:07sur lequel on n'est pas investi
28:09ça montre que
28:10la croissance
28:10ne veut pas dire
28:11la rentabilité
28:12c'est vrai que les gens
28:13s'enthousiasent
28:13parce que
28:14avec l'ESG
28:15etc
28:16probablement que la croissance
28:17du rail va être
28:17plutôt de 4-5%
28:18sur les prochaines années
28:20versus 1-2%
28:21sur les 10 dernières années
28:22mais c'est une industrie
28:23très compliquée
28:23parce que déjà
28:24vos clients
28:24vos donneurs d'ordre
28:26sont des gouvernements
28:27ils sont très sophistiqués
28:28ils font des appels d'offres
28:29donc c'est vraiment
28:30au plus offrant
28:31et le moteur principal
28:33c'est le prix
28:35deuxièmement
28:35c'est la complexité
28:37vous avez un carnet d'ordre
28:38de 100 milliards
28:38mais vous avez 60 endroits
28:39différents
28:40sur lesquels vous fabriquez
28:41vos trains
28:41vous n'avez quasiment
28:43aucune capacité
28:44d'industrialiser
28:44parce que chaque état
28:45chaque pays
28:46veut son propre train
28:47avec ses fonctionnalités
28:49et puis l'autre gros problème
28:50de cette industrie
28:51c'est que
28:51vous avez des délais
28:53de livraison
28:53de 5 à 7 ans
28:54donc quand vous signez
28:55au départ
28:55vous avez des clauses
28:56d'indexation sur vos prix
28:57mais si jamais
28:58les prix sont très différents
28:59ou si les clauses
29:00sont mal ficelées
29:00probablement une partie
29:01des problèmes
29:02qui ont eu lieu
29:02et qui ont eu
29:03avec Bombardier
29:04vous avez rapidement
29:06des problèmes de rentabilité
29:07et quand vous voyez
29:08cette industrie
29:09c'est ironique
29:10parce qu'en même temps
29:11elle est complexe
29:12il y a très peu d'acteurs
29:13donc on pourrait se dire
29:13c'est très rentable
29:14et ça ne l'est pas du tout
29:15et d'ailleurs
29:15même les meilleurs
29:17Siemens Mobility
29:18par exemple
29:18arrivent péniblement
29:19à faire 7-8% de marge
29:21donc c'est très compliqué
29:22une belle industrie industrielle
29:23vous pouvez avoir
29:24des acteurs leaders
29:24qui font 20-25% de marge
29:26donc on voit bien
29:26que le rail
29:27c'est compliqué pour l'actionnaire
29:28et ce titre
29:29qui reprend donc
29:302% ce matin
29:31après avoir baissé
29:33de près de 30%
29:34vendredi
29:35avec un avertissement
29:36sur résultat d'ampleur
29:37sachant que c'est une nouvelle direction
29:38qui est arrivée
29:38Martin Sion
29:39donc peut-être qu'il a voulu
29:41un petit peu
29:41probablement que c'est le cas aussi
29:42tout à fait
29:43donner la couleur
29:44afin d'annoncer
29:45probablement de futures
29:46bonnes nouvelles
29:47dans les trimestres à venir
29:49merci beaucoup Laurent Chauder
29:50je nous ai accompagné
29:51ce matin en plateau
29:51membre du comité d'investissement
29:53de BDL Capital Management
29:54pour nous partager
29:55vos convictions
29:56de vos portefeuilles
29:57en ce moment
29:58très courte pause
29:59on se retrouve dans un instant
30:00avec les équipes
30:01de Galilée Asset Management
30:02Damien Leda
30:03plus particulièrement
30:04et puis Roland Caloyan
30:05de Société Générale
30:06CIB nous accompagnera également
30:07nous verrons que les flux
30:09sur les ETF
30:10sont toujours très forts
30:11ces dernières semaines
30:12et puis comment arbitrer
30:13son portefeuille
30:14face à une telle volatilité
30:15notamment sur les matières premières
30:17moins 10% pour le pétrole
30:19vendredi
30:19plus 5% ce matin
30:20pour le Brent
30:21à 94 dollars
30:22et donc pareil cocher
30:23le CAC 40
30:24qui avait gagné 2% vendredi
30:25perd un peu plus d'un pourcent
30:26ce matin
30:27à 8330 points
30:28à tout de suite
30:37deuxième partie
30:37de Good Morning Market
30:38dans un instant
30:39nous parlerons des ETF
30:40et des flux
30:41qui sont toujours très forts
30:42sur cette pèse d'actifs
30:43juste avant un petit détour
30:44sur la séance du jour
30:45et donc le CAC 40
30:46qui perd un peu plus d'un pourcent
30:47après avoir gagné 2% vendredi
30:508330 points
30:51pour l'indice parisien
30:52quand l'Eurostock 50
30:53perd 1,3%
30:55à 5978 points
30:56Total Energy
30:57la plus forte hausse du CAC 40
30:58avec donc des cours du pétrole
30:59qui prennent plus de 5% ce matin
31:0274,94 euros
31:03pour la major
31:04suivi de Orange
31:05Engie Carrefour
31:05ou encore Euronext
31:06donc on est vraiment
31:07sur des marchés
31:08qui reviennent
31:09sur des valeurs défensives
31:10alors qu'à l'inverse
31:11ils vendent les valeurs
31:12cycliques
31:13qui avaient bien fonctionné vendredi
31:14avec donc l'Iran
31:15qui avait annoncé
31:16la réouverture du détroit d'Hormuz
31:18ArcelorMittal
31:18Saint-Gobain
31:19sont les deux plus fortes baisses
31:20du CAC 40
31:21deux titres qui cèdent
31:22un peu plus de 3%
31:23Air France KLM
31:24prend de plein fouet
31:25la hausse de plus de 5%
31:26des cours du pétrole
31:27moins 3,7%
31:28pour la compagnie
31:29à 10,14 euros
31:30et puis
31:31du côté du SBF 120
31:32toujours à souligner
31:33Exel Technologies
31:34forcément
31:35qui profite du contexte
31:36plus 4%
31:37ou encore Véridien
31:38qui est de loin
31:39la plus forte hausse
31:40du SBF 120
31:41avec un gain
31:42de 11,9%
31:46comme promis
31:46nous parlons
31:47du marché des ETF
31:48comme chaque lundi
31:49dans Good Morning Market
31:50avec ce matin
31:51Damien Leda
31:52le directeur de la gestion
31:53de Galilée Asset Management
31:54bonjour Damien
31:55bonjour Etienne
31:56bon qu'est-ce que vous constatez
31:57là sur ce marché
31:57des ETF
31:58avec certes
31:59des indices européens
32:01qui font une petite pause
32:02qui sous-performe
32:02notamment Wall Street
32:03qui est vraiment
32:04sur un petit nuage
32:05avec donc un Nasdaq Composite
32:06qui a clôturé
32:07pour la 13ème fois consécutive
32:09sur un record vendredi
32:11ça donne quoi
32:11sur les flux
32:12comment vous voyez
32:13un petit peu
32:13l'argent circuler
32:15sur cette classe d'actifs
32:16sur les ETF
32:16et bien sur les flux
32:18toujours très positifs
32:19depuis le début de l'année
32:20malgré la volatilité ambiante
32:22alors si on regarde
32:23sur la semaine écoulée
32:24pour les flux d'ETF
32:25domiciliers en Europe
32:26donc les ETF
32:27USIT
32:28on a eu plus
32:295 milliards d'euros
32:30de collecte
32:31toutes classes d'actifs
32:32confondues
32:33à ajouter
32:34aux 113 milliards d'euros
32:35déjà collectés
32:36depuis le début de l'année
32:37donc c'est à peu près
32:385% de la collecte totale
32:40ce qui est une semaine
32:41un petit peu en deçà
32:42de ce qu'on a eu
32:43depuis le début de l'année
32:44en moyenne
32:45Néanmoins ces flux
32:46restent positifs
32:47tirés par quelle zone géographique
32:48quels sont les secteurs
32:49en ce moment
32:49qui attirent les investisseurs
32:51d'une part en termes
32:51de classe d'actifs
32:52c'est toujours les actions
32:53qui drainent
32:54la majeure partie des flux
32:55on a eu 88 milliards
32:57de collecte
32:57depuis le début de l'année
32:58sur les actions
32:59loin devant
33:00les marchés obligataires
33:01qui sont à 24 milliards
33:02et les matières premières
33:04sont aussi
33:0413 ans de ça
33:051,6 milliard seulement
33:06sur les actions
33:08sur cette période là
33:10on a les flux
33:11sur le world
33:12qui sont
33:12les plus intéressants
33:14donc on a eu
33:15plus 2,3 milliards
33:16sur la semaine passée
33:17au global
33:1840 milliards
33:19depuis le début de l'année
33:19donc les ETF
33:20MSCI World
33:21pour ne pas les nommer
33:22qui drainent
33:23une grande partie
33:24de ces flux là
33:25ensuite par zone géographique
33:26plus précise
33:27on a dans l'ordre
33:28l'Europe
33:29qui collecte
33:30quand même pas mal
33:31600 millions d'euros
33:32sur la semaine passée
33:34les US
33:35juste derrière
33:35500 millions d'euros
33:37et puis on a
33:37les émergents
33:38et la Chine
33:39qui collectent
33:40300 millions d'euros
33:42cumulés
33:42à noter quand même
33:43des sorties
33:44depuis le début de l'année
33:45sur la Chine
33:46pour un peu plus
33:46d'un milliard
33:47donc les investisseurs
33:48qui vont se reporter
33:49sur d'autres zones géographiques
33:50d'autres pays émergents
33:51mais des investisseurs
33:53qui rachètent
33:53ce qui a sous-performé
33:55typiquement de l'Europe
33:56et des émergents
33:58deux zones géographiques
33:59qui ont été vendues
34:01au mois de mars
34:01lors des premières semaines
34:02du coup
34:03ont été vendues
34:03donc il y a un phénomène
34:04de buy the deep
34:05qui s'explique aussi
34:06par des fondamentaux
34:07et des croissances bénéficiaires
34:08qui sont assez intéressantes
34:10dans les pays émergents
34:11notamment
34:12en Europe
34:12ça risque d'être révisé
34:14à la baisse
34:14significativement
34:15mais les investisseurs
34:17se positionnent aussi
34:18sur d'autres segments
34:19d'autres ETF
34:20un petit peu plus
34:21plus atypiques
34:23notamment les ETF
34:24Smart Beta
34:25donc dans le Smart Beta
34:26vous avez des facteurs
34:27de style
34:28les ETF plutôt
34:29à connotation value
34:31qui vont s'intéresser
34:32aux valeurs décotées
34:33mais aussi
34:33au style growth
34:34ou au style qualité
34:35ces ETF là
34:38on dit factoriel
34:40ont collecté
34:40500 millions d'euros
34:41sur la semaine
34:4217 milliards
34:43depuis le début de l'année
34:45nettement devant
34:45les ETF sectoriels
34:46ou les ETF thématiques
34:48qui sont un petit peu
34:48en deçà
34:49Comment vous vous placez
34:50aujourd'hui
34:50chez Galilée Asset Management
34:52sachant que vous êtes
34:53une maison
34:53qui utilisait
34:54ces outils
34:55ces ETF
34:55mais vous n'utilisez pas
34:56que des ETF
34:57pour construire
34:58votre allocation
34:59face à Wall Street
35:00qui enchaîne
35:01des plus hauts
35:01face à des indices
35:03européens
35:04qui sous-performent
35:05encore et toujours
35:05et puis bon nombre
35:06d'analyses
35:06que ce soit sur ce plateau
35:07ou dans leurs notes
35:08respectives
35:09qui estiment que
35:10l'Europe sera
35:11structuellement
35:12en retard
35:13à cause de ce conflit
35:14en Iran
35:14Je pense qu'il faut être
35:16plutôt agnostique
35:17en termes d'outils
35:18les ETF
35:19sont tous indiqués
35:20pour certaines régions
35:21certains styles de marché
35:23les gestions actives
35:24peuvent l'être aussi
35:25si on prend l'exemple
35:26de la classe d'actifs
35:27obligataires
35:28il y a des ETF
35:29obligataires
35:30qui se développent
35:31alors qui ont pour mission
35:32de traquer
35:33des indices obligataires
35:35sur le souverain
35:36ou sur le crédit
35:37mais avec certaines limites
35:38donc la gestion active
35:40peut avoir
35:40là une valeur ajoutée
35:42significative
35:42sur la partie action
35:44c'est un petit peu
35:45plus mitigé
35:46sur les large cap
35:47c'est souvent très difficile
35:48de battre les indices
35:49pour les gestions actives
35:50pour des questions
35:51de pondération
35:52aussi dans les indices
35:53certaines valeurs
35:54peuvent être pondérées
35:55largement au-delà
35:56des 10%
35:56de l'actif
35:58ce qui n'est pas possible
35:59pour des fonds
36:00qui ont des règles
36:01des contraintes réglementaires
36:02donc mécaniquement
36:03si ces valeurs-là
36:04performent bien
36:05les gérants
36:06vont être en retard
36:07parce qu'ils en ont
36:07moins dans leur portefeuille
36:08tout simplement
36:09par contre
36:10sur certains segments
36:10ça peut avoir
36:11tout son sens
36:12les ETF sont moins développés
36:14sur les segments
36:14des small cap
36:15par exemple
36:16notamment européennes
36:17ou françaises
36:18donc des investisseurs
36:19qui souhaitent s'exposer
36:19à cette classe d'actifs
36:20peuvent utiliser
36:21des fonds actifs
36:22avec des gérants physiques
36:23et une stratégie fondamentale
36:25qui a tout son sens
36:25c'est typiquement
36:26ce que vous faites
36:27vous aujourd'hui ?
36:28oui alors
36:29on mixe les deux
36:30effectivement
36:31entre des ETF
36:33cœur de portefeuille
36:35sur des zones géographiques
36:37du S&P 500
36:38du Nasdaq
36:38et puis on peut également
36:40tilter les portefeuilles
36:41à certains moments
36:42avec des ETF
36:44plus spécifiques
36:45sectoriellement
36:46ou thématiques
36:47notamment des thématiques
36:48de la cybersécurité
36:50qui nous paraissent
36:50assez intéressantes
36:51en ce moment
36:51ou du cycle de l'eau
36:52et donc composer
36:53un portefeuille
36:54qui peut être
36:54un petit peu plus robuste
36:56dans la volatilité actuelle
36:57et surtout
36:58allonger son horizon
36:59d'investissement
37:00ça c'est clair
37:00vous restez avec nous
37:01Damien Loda
37:02puisque Roland Calouillant
37:03vient de nous rejoindre
37:03pour le face-à-face
37:06avec donc
37:07toujours avec nous
37:08en plateau
37:08Damien Loda
37:09directeur de la gestion
37:10de Galilée Asset Management
37:12décidément
37:13et Roland Calouillant
37:14de Société Générale
37:15CIB
37:16responsable de la stratégie
37:17Action Européenne
37:18bienvenue Roland
37:19merci de nous avoir
37:20rejoint
37:20puisqu'on va élargir
37:22un petit peu plus
37:22le débat
37:23sortir un petit peu
37:24de ce focus
37:25des ETF
37:25de ces produits indiciels
37:26pour parler des grands
37:27sujets de marché
37:28et puis également
37:29d'allocations
37:30de portefeuilles
37:31comment aujourd'hui
37:32notamment chez
37:33Galilée Asset Management
37:34vous vous exposez
37:35au marché Action
37:36que ce soit en termes
37:37de zones géographiques
37:38mais également
37:38en termes sectoriels
37:40Roland Calouillant
37:41les indices européens
37:42ne sont pas sur des records
37:43contrairement à Wall Street
37:45qui enchaîne
37:45les plus hauts
37:46au contraire
37:47on a encore
37:47des sous-performances
37:48depuis le début
37:49du mois d'avril
37:51même si l'Europe
37:52est allée à 3-4%
37:53de ses plus hauts
37:54touchés au mois de février
37:55pour vous
37:55est-ce que c'est justifié
37:57ce retard de l'Europe
37:58par rapport aux Etats-Unis ?
38:01Alors quand on regarde
38:01déjà historiquement
38:02à chaque fois
38:03qu'on a eu une crise
38:05énergétique
38:06on en a un petit peu
38:07regardé
38:07celle-ci est
38:08un petit peu plus longue
38:09que d'autres
38:10mais des fois
38:10ça a duré quelques jours
38:12quelques semaines
38:13le marché américain
38:14quasi systématiquement
38:15fait mieux que le marché européen
38:16donc ça c'est effectivement
38:17quelque chose à avoir en tête
38:19dès qu'on touche
38:20à la problématique énergétique
38:21et c'est plutôt rationnel
38:22j'ai envie de dire
38:22étant donné qu'on a
38:23une dépendance en Europe
38:24sur la partie énergie
38:26et en particulier
38:27sur la partie
38:29pétrole, gaz
38:30donc voilà
38:31c'est avec cet angle-là
38:32qu'on peut comprendre
38:34que
38:35effectivement
38:36la performance
38:37qu'on a
38:38depuis le mois
38:40de mars
38:41cumulée avec
38:42le début d'avril
38:43les indices européens
38:45sont plutôt en retard
38:45par rapport aux indices américains
38:46même si c'est une crise énergétique
38:48qui notamment sur le gaz
38:49pour l'instant
38:50est maîtrisée
38:50sur les cours
38:51encore ce matin
38:51on est à 45 euros
38:53le mégawatt-heure
38:54on est bien loin
38:54des niveaux touchés
38:55en 2022
38:56lors de la guerre
38:57en Ukraine
38:57en Europe
38:58on ne parle pas encore
38:59de pénurie
39:00comment vous abordez
39:01la saison
39:01des résultats d'entreprise
39:02notamment pour la partie
39:03industrielle
39:04qui sera bien sûr
39:06la plus exposée
39:07à cette hausse
39:08des prix de l'énergie
39:10alors
39:10pour l'instant
39:11c'est vrai qu'on a
39:12commencé à avoir des résultats
39:13on a je crois
39:14moins de 3%
39:15du stock 600
39:17des 600 plus grandes valeurs
39:18européennes
39:18qui ont publié
39:19donc c'est un petit peu tôt
39:19pour avoir des conclusions
39:21mais effectivement
39:22on va se pencher
39:24sur les résultats
39:25du T1
39:25je pense que
39:26les problématiques
39:27de hausse des coûts
39:29on les verra surtout
39:29sur le deuxième trimestre
39:33sur les entreprises européennes
39:35il faut voir
39:35combien de temps
39:36le conflit va durer
39:37et si la hausse
39:38des prix énergétiques
39:39va pas durer
39:40moi ce que je constate
39:41c'est que les attentes
39:42ne sont quand même
39:42pas très élevés
39:43pour le T1
39:44globalement
39:46au niveau des actions européennes
39:48et commencent vraiment
39:49à monter en puissance
39:50au T2
39:51T3
39:51T4
39:51donc pour moi
39:52le risque est plutôt
39:53sur les trimestres à venir
39:55que sur celui-ci
39:57alors ce qui est intéressant
39:58et ce qui est important aussi
39:59c'est que
39:59oui ils vont publier
40:00les résultats du T1
40:01les entreprises
40:01du premier trimestre
40:03mais elles peuvent aussi
40:04donner des guidance
40:05sur le reste de l'année
40:06et effectivement
40:07pousser les analystes
40:08à revoir à la baisse
40:09et ça sera quand même
40:10pas un bon signal
40:10sachant qu'en début d'année
40:11les entreprises
40:12sont historiquement prudentes
40:13c'est pas au premier trimestre
40:14qu'on revoit là-haut
40:15ces objectifs
40:15d'autant plus
40:16dans le contexte actuel
40:18oui c'est vrai
40:19mais les attentes
40:19on a commencé l'année
40:20avec des attentes
40:21encore relativement importantes
40:23j'ai envie de dire
40:23avec des attentes
40:24de croissance
40:25au niveau européen
40:26à plus de 10%
40:27cette année
40:28ce qui est pas mal
40:29je vous rappelle
40:29que sur les trois dernières années
40:30on a quasiment pas eu de croissance
40:32alors un petit peu
40:33au-dessus de zéro
40:34un petit peu en dessous
40:35au niveau européen
40:37actuellement
40:37on est à 11%
40:38le consensus
40:38est en 11%
40:39nous à l'Ostégi
40:40on est plutôt
40:41sur une thèse
40:43à 8%
40:43cette année
40:44sachant qu'il faut
40:46prendre en compte
40:46que ce soit au niveau
40:47du consensus
40:47comme au niveau
40:48de nos chiffres
40:49qu'il y a un secteur
40:50qui est en train
40:50de voir des révisions
40:52fortes à la hausse
40:53d'ailleurs
40:54c'est un des seuls secteurs
40:55le seul secteur en Europe
40:57c'est évidemment
40:57le secteur pétrolier
40:59et ça évidemment
40:59ça vient compenser aussi
41:00et masquer la baisse
41:01qu'on peut voir
41:02qu'on verra
41:02dans les prochains mois
41:06les prochaines semaines
41:06sur les autres secteurs
41:07notamment en termes
41:08de performance
41:08ça explique la bonne performance
41:10de certains indices européens
41:11depuis le début de l'année
41:11à commencer notamment
41:12par la bourse de Londres
41:14chez Galilée Asset Management
41:15comment vous abordez
41:16cette saison de résultats
41:17Damien Ledin ?
41:19effectivement
41:19comme le disait Roland
41:20avec des risques
41:22de révision baissière
41:23à venir
41:23au cours de l'année
41:25si on regarde froidement
41:26les valorisations
41:28alors sur les marchés américains
41:29on a effectivement
41:30le S&P 500
41:31qui a franchi
41:31les 7000 points
41:33ce qu'ils n'avaient pas réussi
41:34à faire à plusieurs reprises
41:35depuis le début de l'année
41:36et puis cette fois
41:36ça y est
41:37c'est passé
41:387150 points
41:40néanmoins
41:40ce qu'il faut avoir
41:41en tête
41:41c'est que 40%
41:43encore des valeurs
41:43du S&P 500
41:44sont en baisse
41:45depuis le début de l'année
41:46donc certains secteurs
41:47ont tiré
41:48les indices
41:49et notamment
41:50les 7 magnifiques
41:51qui étaient très en retard
41:52depuis le début de l'année
41:53là elles ont bondi
41:54de 12%
41:55et aussi contribué
41:56à la hausse de l'indice
41:57si on regarde
41:58les valorisations
41:59depuis le début de l'année
42:00on a quand même perdu
42:012 à 3 tours de PE
42:02sur le S&P 500
42:03on était à 23 fois
42:04en début d'année
42:05sur des multiples
42:06qu'on considérait
42:07comme topiche
42:07on ne pouvait pas
42:08aller beaucoup plus haut
42:09aujourd'hui on l'est
42:10plutôt à 20-21 fois
42:12avec la hausse récente
42:13c'est un petit peu remonté
42:13tout ça pour une croissance
42:15bénéficiaire
42:15attendue
42:16encore de 15%
42:17avec peut-être
42:18un peu moins de révision
42:19baissière attendue
42:20qu'en Europe
42:21potentiellement
42:22ou dans les pays émergents
42:23donc pour nous
42:24les marchés américains
42:25malgré la rotation
42:26qui se fait
42:27en faveur d'autres zones
42:28géographiques
42:29depuis certains mois
42:29aujourd'hui ils sont quand même
42:30plus attractifs
42:31qu'ils ne l'étaient
42:32il y a encore 3 mois
42:33donc ça c'est plutôt intéressant
42:34et c'est plutôt de bonne augure
42:35pour la suite
42:36parce qu'on va avoir
42:36les deux moteurs
42:37de performance
42:38qui se rallument
42:38la croissance bénéficiaire
42:40plus un petit peu
42:41d'inflation des multiples
42:42à nouveau
42:42si jamais le marché
42:43veut revenir
42:44sur un sentiment
42:44plus positif
42:45et remettre 23 fois
42:46les profits
42:46sur l'indice
42:47pourquoi pas
42:47la hausse a été très forte
42:49de ces indices américains
42:50depuis la fin du mois de mars
42:52le début du mois d'avril
42:53sachant que ces indices
42:54n'avaient pas baissé
42:55tant que ça
42:55au mois de mars
42:56c'est vrai qu'ils avaient
42:57surperformé
42:58les émergents
42:59mais également l'Europe
43:00qu'est-ce qui a fait
43:00que d'un seul coup
43:01la fin mars
43:02tout le monde se réveille
43:02en se disant
43:02en fait il faut acheter
43:03des actions américaines
43:04disons qu'on constate
43:06quand même depuis plusieurs mois
43:07un changement de leadership
43:08dans les marchés
43:09ce sont bien les émergents
43:10l'Europe
43:10le Japon
43:11qui ont surperformé
43:12les marchés américains
43:13jusqu'à très récemment encore
43:15et malgré leur baisse
43:16plus prononcée
43:17sur Mars
43:19là le conflit
43:20a quand même changé
43:21un petit peu la donne
43:21c'est-à-dire que des pays émergents
43:23comme l'Inde
43:24ou comme la Chine
43:24peuvent être impactés
43:25l'Europe peut être impactée aussi
43:27les Etats-Unis
43:27beaucoup moins
43:28donc les investisseurs
43:29sont en train de se dire
43:29finalement le safe haven
43:31des Etats-Unis
43:32redevient un petit peu pertinent
43:34et on va revoir
43:35un petit peu ce phénomène
43:36de réallocation des actifs
43:37envers d'autres zones géographiques
43:39néanmoins
43:40comme on l'a vu
43:40avec les ETF tout à l'heure
43:42les flux restent encore là
43:43pour l'Europe
43:44et les pays émergents
43:45mais peut-être
43:46un petit peu moindre
43:46que ce qu'il n'aurait été
43:47si le conflit
43:48n'avait pas eu lieu
43:49quand on s'expose
43:50aux actions américaines
43:51on ne peut pas s'exposer
43:52uniquement à la thématique
43:54IA
43:54sauf que le problème
43:55des indices
43:55c'est que c'est parfois
43:56un petit peu le piège
43:57notamment sur le S&P 500
43:59ou sur le Nasdaq 100
44:00c'est vrai que ce sont
44:01des indices
44:01qui sont très concentrés
44:02sur la thématique IA
44:04comment aujourd'hui
44:05chez Galiléa M
44:06Damien Ledin
44:07on s'expose aux actions américaines
44:08tout en mesurant son risque ?
44:10Alors plusieurs façons de faire
44:11on peut
44:12si on reste dans le domaine
44:13des ETF
44:14dans les instruments ETF
44:15on peut utiliser
44:16des ETF équipondérés
44:17donc là on va neutraliser
44:19l'effet pondération
44:20des grosses capitalisations
44:21ou de certains secteurs
44:23du software
44:24un petit peu trop prononcé
44:25notamment
44:27donc ça
44:27ça peut être un bon moyen
44:28de le faire
44:28sur le Nasdaq
44:29sur le S&P 500
44:30sur le MSCI World
44:32on peut également
44:33se positionner
44:34sur des thématiques
44:35plus précises
44:36donc par exemple
44:37nous on met en avant
44:38le cycle de l'eau
44:39thématique fonds de portefeuille
44:41aujourd'hui
44:42dans un environnement
44:43qui reste très volatile
44:45avec des valorisations raisonnables
44:47on est aux alentours
44:47de 18-19 fois
44:48les profits
44:49sur ces sociétés-là
44:50on va retrouver
44:51du utilities
44:51qui a le vent en poupain
44:52depuis un certain nombre
44:54de mois maintenant
44:55des sociétés industrielles
44:56mais il faut faire
44:57un petit peu attention
44:57aux révisions bénéficiaires
44:59peut-être à la baisse
45:00mais au moins
45:00on a une thématique
45:01au long cours
45:02avec des méga tendances
45:03qui sont évidemment
45:05très puissantes
45:05pour les dix prochaines années
45:06et assez peu volatiles
45:08d'un point de vue boursier
45:09donc fonds de portefeuille
45:10via cette thématique
45:10pour être un petit peu
45:11plus offensif
45:12sans jouer l'IA
45:13ou de manière indirecte
45:14on peut aller chercher
45:15la cybersécurité par exemple
45:16qui est une thématique
45:18qui nous paraît
45:18assez attractive aujourd'hui
45:20du point de vue
45:21de nos outils
45:21de nos indicateurs
45:23pourquoi ?
45:23parce que c'est une thématique
45:24qui est un petit peu passée
45:25sous les radars
45:26depuis un an ou deux ans
45:27on en parlait beaucoup
45:28précédemment
45:29aujourd'hui
45:30il y a une recrudescence
45:32des attaques
45:34liées aux agents
45:35IA notamment
45:35qui devient de plus en plus
45:37perfectionnée
45:37donc c'est des dépenses
45:38sur lesquelles
45:39on va difficilement pouvoir couper
45:40du point de vue
45:41des entreprises
45:42à noter quand même
45:43que le de-rating
45:45de la thématique
45:46est en partie expliqué
45:48par le fait
45:48que l'IA
45:49peut remplacer
45:50certaines fonctionnalités
45:51de certains softwares
45:52de cybersécurité
45:53néanmoins
45:53des questions
45:54de sécurité
45:55des données
45:56critiques
45:56que peuvent avoir
45:57les entreprises
45:57et certains acteurs
45:59peuvent quand même
46:00avoir des barrières
46:01à l'entrée
46:01suffisamment robustes
46:02pour résister
46:02à cette charge-là
46:03donc cybersécurité
46:05intéressant aujourd'hui
46:0622 fois les profits
46:07croissance bénéficiaire
46:07plus de 20% par an
46:09sur les trois prochaines années
46:10avec un risque de révision
46:11qui nous paraît assez limité
46:12la cybersécurité
46:13les utilities
46:14l'eau
46:15c'est des sujets
46:15qui vous intéressent
46:16chez Société Générale
46:18CIB
46:18Roland Caloyant
46:19oui on est plutôt en phase
46:21sur ces thématiques-là
46:22au niveau global
46:23au niveau européen
46:25j'ai envie de mettre
46:25une thématique
46:27en fait on essaye
46:28de sortir du débat
46:30est-ce qu'on va avoir
46:32une escalade
46:33ou est-ce qu'on va avoir
46:36un cessez-le-feu
46:36et un accord
46:37pour sortir de cette thématique-là
46:40on prend un peu de recul
46:41et on se dit
46:41est-ce qu'il n'y a pas
46:43une thématique
46:44qui va trouver
46:44son catalyseur
46:47dans le début
46:48du conflit
46:49et en fait
46:50il y en a un
46:51qui pour nous ressort
46:52c'est la thématique
46:52de la souveraineté
46:53l'indépendance
46:54de l'autonomie de l'Europe
46:56alors une fois
46:57qu'on a dit ça
46:57qu'est-ce qu'on met dedans
46:58parce que ça ne représente
46:59pas forcément un secteur
47:00on va mettre de la défense
47:02on va mettre de l'énergie
47:03parce qu'on disait tout à l'heure
47:04effectivement
47:04la dépendance énergétique
47:05de l'Europe
47:06c'est quand même
47:06un point important
47:08la technologie aussi
47:09on a parlé beaucoup
47:10de la technologie américaine
47:11mais il faut aussi
47:12que l'Europe
47:12et on le voit
47:13à chaque fois
47:14on parle du cloud souverain
47:15on parle de data center
47:16c'est des thématiques
47:18quand même
47:19assez fortes
47:20quand on parle au niveau
47:21avec un angle souveraineté
47:22voilà
47:23donc c'est tous ces secteurs-là
47:25tous ces valeurs-là
47:26qu'on va identifier
47:27comme étant très importantes
47:28pour la souveraineté européenne
47:29et pourquoi je le mentionne
47:31parce que finalement
47:31mis bout à bout
47:33ces secteurs
47:34et ces valeurs-là
47:35on a quand même
47:37une thématique
47:37qui a très bien fait
47:38avant la guerre
47:39depuis le début de l'année
47:40et qui continue
47:41à surperformer
47:42à mieux résister
47:44que les indices européens
47:45depuis le début de la guerre
47:47avec une performance
47:48qui avoisine
47:49les 20%
47:49depuis le début de l'année
47:50et est-ce que les résultats
47:51à la fin sont là
47:52parce que c'est vrai
47:52qu'en bourse
47:53on achète la croissance future
47:54c'est vrai que le secteur
47:55des énergies vertes
47:57c'est un secteur
47:57qui a déçu
47:58ces dernières années
47:59qui a pris de plein fouet
48:00la remontée des taux
48:02avec certains projets
48:02qui du jour au lendemain
48:03n'étaient plus viables
48:04donc c'est vrai
48:05qu'il y a pas mal de valeurs
48:05qui se sont retrouvées
48:06massacrées en bourse
48:07le secteur de la défense
48:08qui au mois de mars
48:09a fait un mois plutôt timide
48:11qui n'a pas vraiment profité
48:12de ce regain de tension
48:13géopolitique
48:14là vous pensez
48:14qu'il n'est pas trop tard
48:16ou plutôt que le moment
48:16est opportun
48:17sur ces secteurs ?
48:18Oui mais après
48:19il faut évidemment
48:20arriver avec une approche
48:21assez diversifiée
48:22pas forcément tout mettre
48:23sur la défense
48:24ou que sur l'énergie
48:25pour revenir sur
48:27les valeurs de transition
48:28à l'énergie
48:30évidemment
48:31il y a eu le Green Deal
48:31en décembre 2019
48:32l'annonce
48:332020 a été une très bonne année
48:35pour ces valeurs-là
48:362020-2021
48:37et puis suivi aussi
48:39par l'AIRE
48:40mis en place
48:41par Joe Biden
48:43et effectivement
48:44depuis ça a été
48:45quand même très compliqué
48:46sur ces valeurs
48:47dites transition énergétique
48:48ce qui est intéressant
48:49c'est qu'aujourd'hui
48:50il y a un regain d'intérêt
48:51sur ces valeurs-là
48:51non pas avec un angle
48:53de transition
48:55de carbone
48:56de réduire le carbone
48:57mais ce que je disais
48:58plus sur un angle
48:59de souveraineté
48:59autonomie
49:00donc effectivement
49:01là aussi
49:01il y a un appétit
49:02qui revient
49:03sur ces valeurs-là
49:05et je rajouterai aussi
49:06un autre bloc
49:06qui est lié
49:07évidemment
49:08c'est tout ce qui est lié
49:09à l'électrification
49:09que ça soit
49:10vous mentionnez tout à l'heure
49:11au niveau des utilities
49:12mais que ça soit
49:13aussi au niveau
49:14des voitures
49:15on a une performance
49:17très bonne
49:17quand on regarde
49:18un petit peu
49:18les semi-conducteurs
49:19les voitures électriques
49:21ceux qui sont
49:22vraiment spécialisés
49:23je parle
49:24on trouvera évidemment
49:25beaucoup plus
49:25en Asie
49:26et aux Etats-Unis
49:27les batteries
49:28quand on regarde
49:29un petit peu
49:30un indice
49:30qui va capturer
49:31tout ça
49:31c'est aussi
49:33délivre une performance
49:34très très bien
49:35en 2026
49:36et puis vous avez
49:36une conviction
49:37également sur l'Allemagne
49:38alors quand on regarde
49:39le DAX à Francfort
49:40depuis le début de l'année
49:41il est stable
49:41c'est vrai qu'il a pas mal baissé
49:43depuis le début du mois de mars
49:44mais il a fait un bon mois de février
49:45et un bon mois de janvier
49:46donc on revient à la case départ
49:48sur le DAX
49:50quand le MDAX
49:51donc c'est le DAX
49:53des moyennes valeurs
49:54c'est des moyennes valeurs
49:55les valeurs moyennes
49:56c'est plus dans ce sens là
49:57allemande
49:57est à plus 13
49:58donc ça montre quand même
50:00qu'il y a toujours
50:00un attrait
50:02sur le Mittenstein
50:03sur les PME
50:04les ETI allemandes
50:06nous on reste convaincu
50:07qu'effectivement
50:08l'Allemagne
50:09c'est une histoire
50:09pour les prochaines années
50:11il y a eu un tournant
50:12effectivement
50:13annoncé en 2025
50:15avec ce plan d'infrastructure
50:17ce plan de relance
50:18de 500 milliards
50:19sur les 12 prochaines années
50:21et puis nous
50:22ce qui nous plaît aussi
50:23c'est j'ai envie de dire
50:24la politique de l'offre
50:25qui a été mise en place
50:26avec des baisses
50:26de taux d'imposition
50:28une subvention
50:29une partie du prix de l'énergie
50:30en Allemagne
50:31des fonds
50:32qui vont investir
50:34dans les
50:35dans les
50:36start-up
50:38sur la partie
50:38digitale aussi
50:39donc voilà
50:40donc il y a des choses
50:41qui sont en train
50:41d'être mises en place
50:42en Allemagne
50:44ça va porter ses fruits
50:45on estime que ça va porter
50:46ses fruits
50:47dans les prochaines années
50:48donc pour nous
50:49ça reste effectivement
50:49une thématique très forte
50:50mais à court terme
50:51avec la crise énergétique
50:52on le sait
50:53le talent d'achat de l'Allemagne
50:54c'est l'énergie
50:55donc c'est encore une fois
50:57assez rationnel
50:57de voir
50:58effectivement
50:59plutôt les indices
51:00allemands
51:01être en souffrance
51:02depuis le début
51:03du début
51:04de la guerre
51:05mais nous
51:06on reste très constructif
51:07sur cette thématique
51:08le CAC 40
51:09gagne 1,5%
51:10depuis le début de l'année
51:11le DAX fait zéro
51:12bon on n'a quand même pas
51:13une énorme différence
51:14entre ces deux indices
51:16la croissance en Allemagne
51:17qui risque d'être amputée
51:18notamment par
51:19les prix de l'énergie
51:21et puis
51:22dans le même temps
51:23peut-être des secteurs
51:24aussi qui sont en difficulté
51:25on parle beaucoup
51:26de l'automobile
51:26c'est vrai que c'est un grand
51:27secteur en Allemagne
51:28qui forcément là souffre
51:29à court terme
51:30vous vous restez toujours
51:31à l'écart
51:32là sur le secteur auto
51:33oui on reste à l'écart
51:34sur le secteur automobile
51:35et c'est intéressant aussi
51:36de se dire que
51:37finalement
51:38ce qui se passe
51:39en Allemagne
51:40c'est aussi
51:41c'est de transformer
51:42un peu l'économie
51:43on voit que
51:44les industries
51:45qui ont tiré
51:46l'économie allemande
51:46pendant des années
51:47l'automobile
51:48la chimie
51:48sont quand même
51:49beaucoup plus sous
51:50pression
51:51donc ce qu'on peut voir
51:52aussi
51:52c'est ce qu'on appelle
51:54en économie
51:55une courbe en casse
51:55cette fameuse courbe en casse
51:56c'est à dire
51:57avec certains secteurs
51:57qui vont vraiment
51:58commencer à émerger
51:59en Allemagne
52:01et d'autres
52:01qui vont continuer
52:02effectivement
52:02à être sous pression
52:06donc voilà
52:06pour répondre à la question
52:07on n'est pas forcément
52:09très fan
52:11du secteur automobile
52:12actuellement
52:13même si effectivement
52:13les valorisations
52:14sont très basses
52:15sur cette partie européenne
52:17Damien Leda
52:18vous trouvez un petit peu
52:18votre marché
52:19parce que bon
52:20vous sous-exposez
52:21l'Europe
52:22mais vous êtes quand même
52:22présent sur la zone
52:23on est quand même présent
52:24oui tout à fait
52:25dans les portefeuilles
52:26on garde une dominante
52:27US
52:27peut-être un peu moindre
52:28que l'année dernière
52:30ou les deux prochaines années
52:31mais on va chercher
52:32de l'Europe toujours
52:33évidemment
52:33on va chercher des émergents
52:35également
52:35si on veut un petit peu
52:37s'exposer
52:37à cette région
52:38qui est quand même
52:40sous-valorisée encore
52:42on peut citer
52:43notamment le Brésil
52:43en Amérique latine
52:44le Brésil
52:45qui peut être intéressant
52:46pour se positionner
52:47via des ETF
52:48qui est un marché
52:49sous-détenu
52:50par les investisseurs
52:51et qui aujourd'hui
52:52a eu un alignement
52:53de certains critères positifs
52:55assez notables
52:56des baisses de taux
52:57d'intérêt significatives
52:58une croissance bénéficiaire
53:00très robuste
53:0135% attendu cette année
53:02eu égard à la flambée
53:04des matières premières
53:04et dans un monde
53:05où on a besoin
53:06de matières premières
53:07c'est une économie
53:08qui va tirer son épingle du jeu
53:09donc le Brésil
53:10ça nous paraît
53:10assez intéressant
53:11et sur l'Europe
53:12alors en stock picking
53:13il y a toujours des choses à faire
53:14on trouve
53:15des belles opportunités
53:17sur les anciennes
53:18valeurs stars
53:19des années 2020
53:20le segment dit
53:21qualité-croissance
53:22qui a beaucoup baissé
53:23en multiples de valorisation
53:24aujourd'hui
53:26on trouve des sociétés
53:26dans le secteur de la santé
53:27dans le secteur industriel
53:28dans le secteur de la technologie
53:30même si on en a assez peu
53:31en Europe
53:31qui nous paraissent encore
53:32assez attractives
53:34aujourd'hui
53:35pour constituer
53:35un portefeuille
53:36diversifié
53:37sur la partie ETF
53:38on peut se positionner
53:39maintenant que les marchés
53:40ont quand même remonté
53:41sur des ETF
53:42dits qualité
53:42donc des sociétés
53:43qui ont des très bons fondamentaux
53:45peu de dettes
53:45fort ROE
53:46notamment
53:47au cas où on aurait
53:48un peu de baisse
53:49un peu de recul de marché
53:50c'est des ETF
53:51qui en général
53:51offrent un petit amortisseur
53:53ROE
53:54c'est les rendements
53:55sur capitaux investis
53:56le spatial
53:57quand vous regardez
53:58Elon Musk
53:59qui va mettre en bourse
54:00Starlink
54:01ces derniers jours
54:02Amazon
54:02qui rachète
54:03pour plus de 11 milliards
54:04de dollars
54:05Global Star
54:05ça vous donne envie
54:06ce secteur du spatial
54:07avec plein de petites pépites
54:09c'est le cas de le dire
54:10du côté de Wall Street
54:11qui connaissent des parcours
54:13depuis le début de l'année
54:13mais qui sont juste
54:14impressionnants
54:15oui alors c'est une thématique
54:16qui est dans le top 3
54:18chez nous
54:18depuis 2-3 ans maintenant
54:20les performances sont
54:21spectaculaires
54:21ce qui est intéressant
54:22tout de même
54:23c'est qu'il y a une thématique
54:23qui est assez diversifiée
54:24on retrouve des sociétés
54:26plutôt à connotation technologique
54:27d'autres industrielles
54:29et puis on va retrouver
54:31de la défense plus classique
54:32du Airbus
54:32du Thalès
54:33du Boeing
54:33Lockheed Martin
54:34et compagnie
54:35donc ça reste bien diversifié
54:37les valorisations sont
54:38un petit peu tendues maintenant
54:40quand même
54:40malgré tout
54:41avec cette performance boursière
54:44il y a de la croissance bénéficiaire
54:45et puis il y a un vivier de sociétés
54:46comme vous le dites
54:47qui arrive
54:48qui va encore donner
54:50des opportunités
54:50pour les prochaines années
54:51aux investisseurs
54:52qui souhaitent encore rentrer
54:53on va peut-être
54:53attendre un recul
54:54si possible
54:55pour se positionner
54:56et bien sûr
54:56il faudra suivre
54:57l'IPO
54:58du groupe
54:59d'Elon Musk
55:00Starlink
55:01qui doit rentrer
55:02dans
55:04SpaceX
55:05voilà
55:05SpaceX
55:06et dans SpaceX
55:07il y a Starlink
55:08qui doit rentrer en bourse
55:09donc à partir du mois de juin
55:10ça serait l'une des plus
55:11des plus grosses introductions
55:12de ces dernières années
55:14aux Etats-Unis
55:15mais également au niveau mondial
55:16merci en tout cas
55:16à tous les deux
55:17de nous accompagner ce matin
55:18Damien Leda
55:19donc directeur de la gestion
55:21de Galilée Asset Management
55:22et Roland Caloyan
55:23responsable de la stratégie
55:24action européenne
55:24chez Société Générale
55:25CIB
55:269h57
55:27dans 3 minutes
55:27il sera à 10h
55:28vous allez retrouver
55:29les experts
55:29avec Raphaël Legendre
55:30jusqu'à 11h
55:31quel est le programme
55:32dans un instant Raphaël ?
55:33Bonjour Etienne
55:34bonjour à tous
55:34aujourd'hui dans les experts
55:35on va revenir sur le déjeuner du jour
55:38c'est la rencontre
55:39entre Jordan Barthela
55:40et les membres du bureau
55:41du Medef
55:42le RN est-il devenu
55:45pro-business
55:46ce sera le premier thème
55:47du jour
55:48aujourd'hui
55:48on reviendra sur
55:50la simplification bancaire
55:52on n'en parle pas beaucoup
55:53mais Bruxelles vient de lancer
55:55un projet de simplification
55:57réglementaire
55:57sur les banques européennes
56:00une réponse
56:00à la déréglementation
56:02américaine
56:03on va voir ce qu'en pensent
56:04les experts du jour
56:05et puis que retenir
56:06des assemblées générales
56:07de printemps
56:07du FMI
56:08et de la Banque mondiale
56:09qui se sont clôturées
56:10en fin de semaine dernière
56:11et enfin
56:11l'intelligence artificielle
56:14va-t-elle vraiment
56:15changer les métiers ?
56:17OpenAI a publié
56:18vendredi
56:19un rapport sur l'évolution
56:20des métiers
56:21sous l'IA
56:22vous verrez
56:22il y a quelques surprises
56:23voilà pour le programme
56:24voilà le programme
56:25des experts
56:2510h-11h
56:26le CAC 40
56:27c'est donc un peu plus
56:28d'un pour cent
56:28après avoir gagné
56:292% vendredi
56:30et pour cause
56:31les cours du pétrole
56:32remontent ce matin
56:33après avoir baissé
56:34de 10% vendredi
56:35le baril de Brent
56:35reprend un peu plus
56:36de 5%
56:37au-delà des 95 dollars
56:38avec donc une issue
56:39incertaine
56:40concernant le cessez-le-feu
56:42qui doit prendre fin
56:42en milieu de semaine
56:44et dans le même temps
56:45également
56:46ce soir
56:47normalement
56:47des délégations
56:48américaines et iraniennes
56:50qui doivent se rencontrer
56:50même si l'Iran
56:51est pour l'instant
56:52pas du tout prêt
56:53à rencontrer
56:54GD Evans
56:55et sa délégation
56:56ça sera bien sûr
56:57à suivre tout au long
56:58de la journée
56:58sur BFM Business
56:59et notamment
57:00en BFM Bourse
57:01avec l'ouverture
57:01de Wall Street
57:02à partir de 15h30
57:02très bonne journée
57:05Good Morning Market
57:06sur BFM Business
57:071
57:081
57:091
57:091
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