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Ce vendredi 27 mars, Hélène Baudchon, cheffe économiste adjointe chez BNP Paribas, Alexandre Baradez, chef analyste chez IG, Pierre Laurent, responsable de la recherche de EuroLand Corporate, Dominique Ceolin, Président Directeur Général d'ABC Arbitrage, François Monnier, directeur de la rédaction d'Investir, et Guillaume Gérino, directeur de la gestion de Carlton Sélection, étaient les invités dans l'émission Good Morning Market, présentée par Étienne Bracq, sur BFM Business. Retrouvez l'émission du lundi au vendredi et réécoutez la en podcast.

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00:01bfm business présente good morning market l'actualité des marchés financés c'est sur
00:07bfm business dans un instant l'ouverture en europe une ouverture sur un baril de brent et
00:12tienne bras qui a bien bien bien monté avec notamment donald trump qui à nouveau menacé
00:16hier l'iran même si après la clôture de wall street aux alentours de 21h il a donné quelques
00:20jours supplémentaires de négociations en tout cas vous avez toujours beaucoup de volatilité que
00:25ce soit sur le marché obligataire le pétrole mais également les indices actions le 10 ans français
00:30et ce matin à 3,83 donc on revient sur les plus hauts de lundi et donc sur les plus
00:34hauts de 2008 du côté
00:36du 10 ans allemand on est au delà des 3% avec forcément dès que le pétrole grimpe des retours
00:42de crainte concernant un pic d'inflation et donc à court terme des banques centrales qui seraient
00:46moins accommodantes vous venez d'entendre marc furentino en tout cas factuellement vous allez
00:50faire peur au marché non mais c'est ce qu'il dit c'est juste factuel le 10 ans français
00:54et ce
00:54matin à 3,83 chacun fera ce qu'il veut de cette information mais en tout cas ça monte ce
00:59matin
00:59du côté du baril de pétrole donc on est sur des plus hauts de 10 jours le dollar qui se
01:05reprend et
01:06puis hier soir wall street qui a donc baissé après ces menaces de donald trump.2% pour le nasdaq
01:11qui
01:11est désormais en zone de correction c'est à dire une baisse de 10% alors autant les indices européens
01:16perdent 10% depuis leur plus haut du mois de février là on perd 10% depuis les plus hauts
01:20du mois d'octobre
01:21donc le nasdaq continue de surperformer les indices européens mais il perd 10% sous le poids notamment de
01:27meta qui a cédé hier 7% alphabet la maison mère de youtube et de google moins 3% avec
01:32nous en
01:33parlions hier matin un jury américain mercredi qui a décidé d'infliger une amende à ces groupes avec
01:38notamment une plaignante qui eh bien faisait état d'une certaine forme de dépression à cause des réseaux
01:44sociaux et donc ça relance le débat sur le côté social des réseaux sociaux et à court terme le
01:50marché qui a vendu la nouvelle méta est sur des plus bas de 10 mois parmi les valeurs à suivre
01:53on
01:54commence avec perdon ricard cette opération qui a été confirmée et que le propriétaire a confirmé
01:58des négociations confirmé en vue d'une fusion avec le propriétaire de jack daniels hier le titre a
02:03clôturé sur une baisse de 5% car bloomberg avait donné l'exclusivité de cette information et donc
02:09perdon ricard était en forte baisse quand à l'inverse bon forman a clôturé sur une hausse de
02:1310% on parle d'une fusion entre deux groupes qui ont une taille assez importante vous avez quand
02:18même perdon ricard qui pèse 15 milliards en bourse alors certes on a un titre qui a été
02:23divisé par quasiment quatre sur les trois dernières années mais c'est 15 milliards et de
02:27l'autre côté bon forman qui pèse 12 milliards de dollars deux familles qui sont très présentes au
02:32capital la famille perno à 15% quand la famille aujourd'hui bon possède un peu plus de 50%
02:37de son
02:37groupe ça serait une opération avec des portefeuilles très complémentaires puisque jack daniels est
02:42aujourd'hui un whisky américain et perno ricard ne possède pas de whisky américain et puis surtout
02:46ça sera un moyen et bien de se diversifier avec un marché chinois qui est toujours plombé et qui
02:51devrait encore l'être dans ces prochaines années et puis surtout être présent dans la tequila dans
02:56les alcools blancs puisque aujourd'hui c'est cette tendance qui est forte depuis la fin notamment du cognac
03:01chez perno ricard en termes de tendance juste avant de donner l'ouverture on suivra aussi lvmh
03:05oui lvmh ouverture d'une enquête ce matin en italie en ce qui concerne une éventuelle mise sur le
03:11marché un peu précoce sur des produits dans le secteur du parfum de la cosmétique il faut
03:17rester très prudent par rapport à cette information en tout cas l'italie a ouvert une enquête le cas
03:22qui ouvre 7000 733 points c'est une hausse de 0 18% perno ricard est de long à la
03:27plus forte hausse
03:28après une baisse de 5% hier le titre prend 3,6% à 62 euros 12 suivi d'eussi
03:34leur luxe otica plus 0 8% à
03:35195 euros sanofi capgemini ou encore air liquide sont les plus fortes hausses à l'ouverture à
03:41l'inverse saint-gobain est micro électronique c'est total énergie ferme la marge du côté des valeurs à
03:47suivre edenred qui a plongé de 17 là le titre a été divisé par quatre également un petit peu comme
03:53perno ricard et là aussi c'est l'italie comme pour lvmh avec là l'autorité de la concurrence en
03:58italie qui a ouvert une enquête en ce qui concerne les commissions les délais de paiement et un éventuel
04:04abus de position dominante en italie en ce qui concerne edenred le problème c'est que le marché
04:09devenu de plus en plus frileux sur ces sujets car ce n'est pas la première fois que edenred est
04:13sous le
04:14coût d'enquête ça a été le cas en italie l'année dernière mais aussi au brésil en france et
04:19c'est
04:19ce qui a notamment plombé ce titre qui est sorti du cac 40 en décembre dernier au menu de good
04:24money
04:24market dans un instant nous allons revenir sur les chiffres donc de déficit public avec un déficit
04:29public qui est un peu moins important qu'anticipé l'an dernier mais qui est toujours au delà des 5
04:34%
04:34les prévisions de croissance également de l'ocde qui rejoignent qui rejoignent les prévisions de
04:38croissance des autres institutions à savoir un peu plus de croissance un peu plus d'inflation et un peu
04:43moins de croissance le patron d'abc arbitrage sera avec nous à 9h30 pour revenir sur ses résultats il
04:49nous parlera également de la très forte volatilité des indices mais également des devises des sous
04:55jacents bref depuis le début de ce mois il ya énormément de volatilité sur les marchés éclairage
04:59dans un peu moins d'une demi heure et puis en dernière une partie d'émission avec françois
05:03monnier et daniel guillaume girino nous reviendrons notamment sur pernaud ricard qui donc prend un peu plus
05:08de 3% ce matin à l'ouverture avec le groupe qui confirme être en discussion avec l'américain
05:14bourgne formand bonne émission bourgne
05:16c'est parti pour good morning market et donc le cac 40 qui ouvre parfaitement stable après avoir
05:28cédé 1% hier tous les détails sur la séance dans quelques minutes avec alexandre baradez qui
05:33nous attend depuis ig et puis dans une quinzaine de minutes nous serons avec pierre laurent le
05:37responsable de la recherche de euroland corporate pour revenir sur les small et mid cap qui ont fait
05:41l'actualité ces dernières heures nous parlerons notamment de ntech de reworld media ou encore de
05:46abc arbitrage le patron d'abc arbitrage sera d'ailleurs avec nous à 9h30 pour revenir sur
05:51ces résultats qu'il a publié cette semaine juste avant à faire un petit point sur les prévisions
05:56économiques de l'ocde mais également revenir sur ces chiffres de déficit public annoncé ce matin par la
06:01france bonjour hélène bottchon merci d'être avec nous ce matin vous êtes chef économiste adjoint de
06:07bnp paris bas dans un instant nous parlerons de la france et également du marché obligataire qui
06:12continue de grimper ce matin puisque le 10 ans français est au delà des 3,8% 3,83 juste
06:18avant
06:18revenons sur les annonces de l'ocde qui a mis à jour ces prévisions comme l'insee comme la banque
06:24de
06:24france comme la bce la semaine dernière que faut-il retenir aujourd'hui et bien de ces prévisions quand
06:31vous faites le récapitatulatif alors je dirais que le bonjour à tous que je dirais que le premier
06:37message moi que je retiens c'est que le choc énergétique actuel il apparaît gérable absorbable avec
06:44un impact limité sur la croissance et l'inflation alors sous l'hypothèse très importante que la flambée
06:50actuelle des prix de l'énergie elle reste temporaire c'est notamment ce que nous disent actuellement les
06:56marchés à terme alors à tort ou à raison nous verrons bien mais en tout cas c'est l'hypothèse
07:00centrale
07:01technique qui est retenue par la banque de france notamment parce qu'il faut bien faire une
07:05hypothèse d'évolution des prix du pétrole et donc l'hypothèse technique c'est celle ci que nous
07:11disent les marchés à terme et pour citer un chiffre et donc se fixer les idées l'hypothèse de la
07:16banque
07:16de france c'est que après un pic à 90 dollars le baril au deuxième trimestre de cette année le
07:22prix
07:22du pétrole retomberait à 70 dollars au tournant 2026 2027 et sous cette hypothèse la croissance française
07:30en particulier serait bon négativement impacté mais seulement à hauteur de 0,1 point de pourcentage en
07:372026 et moins 0,2 point de pourcentage en 2027 et du côté de l'inflation bon l'impact est
07:43positif un
07:45petit peu plus important d'ailleurs plus 0,4 point d'inflation en 2026 d'après la banque de france
07:51et
07:51donc pour l'inflation française mais ces ordres de ces ordres de grandeur sont relativement limités ceci étant dit
07:58évidemment il y a énormément d'incertitudes d'autres scénarios alternatifs sont élaborés et même sous le
08:06scénario le plus défavorable retenu par la banque de france en fait la croissance française resterait
08:13positive faiblement positive mais positive tout de même à 0,3% cette année en 2026 donc une fois
08:20encore je ne peux que rappeler l'ampleur des incertitudes le choc est important mais ce qui
08:26se dégage dans leur ensemble de ces prévisions banque de france ince et comme ocde c'est à mes yeux
08:31à ce
08:32stade au moment où on se parle une certaine résistance de la croissance française à ce choc le conflit va
08:38rentrer dans sa quatrième semaine demain à ce stade comment vous jugez l'impact pour les entreprises pour
08:45les ménages c'est un petit peu le même son de cloche que ce que je viens de dire on
08:51a encore très peu de
08:52données mais la réaction immédiate sur la base des enquêtes de confiance donc que l'on a eu pour le
08:57mois de mars que ce soit auprès des entreprises comme auprès des ménages français mais cette réaction
09:01immédiate elle est plutôt encourageante dans le sens où la détérioration à chaud en quelque sorte de
09:08ces enquêtes de la confiance des ménages du climat des affaires cette détérioration à chaud elle est bien
09:13plus limitée qu'en mars 2022 à la suite de l'invasion russe en ukraine donc c'est un premier
09:20point de départ on va dire un petit peu encourageant alors deux bémols que je que j'apporterai à votre
09:27attention le premier c'est effectivement c'est le point de départ de ces enquêtes aujourd'hui le niveau
09:33des enquêtes que ce soit les pmi comme les enquêtes ince ce niveau est plus bas aujourd'hui qu'il
09:38ne l'était
09:38au printemps 2022 à l'époque on était encore en phase de rebond post-covid et ça avait porté les
09:44enquêtes à des
09:45niveaux très élevés le deuxième bémol j'en reparle c'est l'incertitude évidemment sur la suite du conflit et
09:51l'ampleur de ces
09:52répercussions et donc par défaut en scénario central il faut quand même s'attendre à ce que les enquêtes continuent
09:58de se dégrader
09:58dans les tout prochains mois mais il ya aussi deux points positifs un peu plus favorable aujourd'hui à
10:04souligner par rapport à 2022 le contexte actuel est moins inflationniste le point de départ de
10:12l'inflation française en particulier est vraiment particulièrement bas souvenez-vous on était en
10:17février 2026 à 1% en glissement annuel pour donner un chiffre rond et d'après l'insee l'inflation
10:23française remonterait à 2,1% en mai de cette année donc c'est un choc significatif un plus un
10:30point mais on resterait sur un rythme d'inflation quand même très très confortable et l'autre point
10:36positif c'est que voilà le choc intervient quand même dans une dynamique conjoncturelle qui était à
10:41l'amélioration donc nous ça nous permet de considérer que voilà ça fournit des capacités d'absorption et de
10:47résistance le marché obligataire continue de grimper ce matin hélène beau de chon le 10 ans français est à
10:523,8% sur des plus hauts de 2008 2011 le boon de le 10 ans allemand est désormais à
10:583 10 c'est à dire au
11:00delà de son niveau de lundi et également sur des niveaux de 2008 aujourd'hui comment vous regardez
11:05l'évolution de ce marché obligataire quel est l'impact notamment pour les finances publiques alors
11:10certes ce matin la france a annoncé que le déficit public était pas de 5,4 mais de 5,1
11:15% en 2025 mais
11:17cette remontée des taux est loin d'être négligeable pour les finances publiques c'est clairement quelque chose
11:21qu'on surveille de près pas seulement pour les finances publiques mais dans ce que ça nous raconte de
11:27l'ampleur de l'ampleur du choc la perception des marchés du risque inflationniste de l'évolution des
11:32taux directeurs du côté des banques centrales mais une fois encore voilà la situation est redoutablement
11:39incertaine d'un côté il est vrai que les taux d'intérêt pourraient continuer de monter parce que
11:44toutes ces toutes ces questions d'ampleur et de répercussion du choc ça dépend voilà de sa durée et de
11:49à quel
11:50niveau les prix du pétrole et les taux d'intérêt restent effectivement s'il reste à des niveaux élevés
11:55pendant longtemps les implications et les répercussions économiques sont importantes aussi mais on peut
12:01imaginer aussi un scénario de détente je sais qu'à aujourd'hui c'est plus ça relève plus de l
12:07'espoir que
12:07d'un scénario qui a une certaine une certaine probabilité mais voilà les taux d'intérêt effectivement
12:14peuvent continuer de grimper en même temps que les prix du pétrole mais on peut imaginer aussi une
12:19situation de détente on peut avoir ce petit espoir au regard des discussions alors a priori je les
12:25mets entre guillemets parce que effectivement les iraniens disent qu'elles n'ont pas lieu les
12:29américains disent qu'elles ont lieu mais peut-être qu'il ya des discussions pour trouver une issue et si
12:34effectivement ces discussions débouchent on peut imaginer quand même une détente sensible sur les
12:39prix du pétrole et les taux d'intérêt et vous l'avez dit le déficit public français pour 2025 nous
12:45a
12:45réservé une petite enfin une bonne petite bonne surprise non une bonne surprise il est moins important
12:50que prévu d'après les la première estimation de l'insee donc il ressort à 5,1% du PIB
12:57au lieu
12:57d'une cible à 5,4% du gouvernement l'amélioration par rapport à 2024 est sensible on était à
13:045,8 en
13:052024 donc le point de départ ce point de départ moins défavorable je dirais donne quand même un
13:11peu de marge de manoeuvre pour encaisser le choc énergétique sans remettre en cause l'objectif
13:17actuel pour 2025 qui est à 5% et un dernier point quand même à garder à l'esprit c
13:23'est que des taux
13:24d'intérêt plus élevés donc à supposer effectivement qu'ils se maintiennent à ce niveau des taux d'intérêt
13:29plus élevés ne joueront pas à la hausse dès 2025 sur la charge de la dette française et donc sur
13:35le
13:35déficit français parce qu'on a une maturité moyenne relativement élevée de la dette française donc le
13:40temps que ça se renouvelle ça ne se fera pas immédiatement aux conditions de taux actuel donc
13:46à ce stade voilà pas d'inquiétude majeure à avoir en termes d'impact sur les finances publiques
13:51françaises du choc en cours 3,84 à l'instant pour le 10 ans français quand le 2 ans de
13:57son côté se
13:58rapproche des 3% merci beaucoup Hélène Beauchon chef économiste adjointe de BNP Paribas pour revenir à chaud
14:03sur ces données de l'INSEE en ce qui concerne le déficit public et sur les dernières prévisions des
14:08différentes institutions à savoir l'OCDE la banque de france ou encore l'INSEE 9h14 tout de suite on
14:13jette un coup d'oeil à la séance du jour et après avoir cédé 1% hier le cac 40
14:19est stable quelques
14:20minutes après l'ouverture à 7 763 points bonjour alexandre baradez merci de nous accompagner ce
14:25matin vous êtes chef analyste d'IG le pétrole repart une nouvelle fois de l'avant on tutoie les 110
14:31dollars sur le
14:31baril de brent et puis le marché obligataire qui continue de grimper avec donc le bund le 10 ans
14:38allemand qui est à 3,1% même lundi en début de semaine quand il y avait un petit mouvement
14:42de
14:42panique on n'était pas sur ces niveaux effectivement bonjour à tous bonjour etienne c'est vrai que
14:47l'événement qui a marqué la soirée hier c'était la déclaration de Donald Trump de repousser
14:52finalement l'ultimatum s'engager à ne pas frapper donc les installations liées à l'énergie donc en Iran
14:57notamment donc on a repoussé ce délai au mois d'avril c'est un petit effet sur le marché temporairement
15:01pendant quelques minutes les indices ont rebondi et puis on voit que ça a du mal à tenir parce que
15:05le marché considère que ses ultimatums à répétition qui sont pas répétés ou qui donne une vision un peu
15:09trop flou de la situation ne sont pas suffisants on voit que sur les taux ça les a pas détendu
15:13le
15:13pétrole très légèrement mais ça repartit ensuite et puis c'est vrai vous l'avez dit votre intervenante
15:18précédente a dit c'est les taux qui se redressent pas mal c'est vrai qu'on a aussi un
15:21peu oublié mais du côté du
15:22Japon par exemple on a le niveau de taux à 10 ans le plus élevé depuis 1999 si vous prenez
15:28les taux
15:29américains on était avant l'intervention militaire en Iran dans la zone des 390 on est à 4,45 ce
15:34matin ça équivaut à l'équivalent enfin c'est l'équivalent donc de deux hausses de taux en
15:39termes d'effet j'ai envie de dire sur le taux 10 ans c'est comme si la Fed avait
15:42relevé à deux reprises
15:44son taux de 25 points de base nous ramenant finalement à des niveaux de 4,45 quasiment 4,50 donc
15:49c'est là qu'on voit
15:50qu'effectivement la situation reste reste tendue les indices américains par exemple sont retombés
15:56hier sur leur plus bas niveau leur plus bas niveau parce que c'est pas des corrections énormes mais
16:00par exemple le sp500 il est revenu sur le niveau de septembre donc on est sur un plus bas de
16:04cinq
16:04six mois pour les marchés américains pareil pour le nasdaq également et on a une volatilité pour
16:09autant qui n'est pas gigantesque c'est ça qu'on note parce que vous voyez par exemple le nasdaq
16:15est entré
16:15en territoire de correction c'est la correction c'est ce qui définit 10% de baisse donc à partir
16:19du moment où
16:19vous baissez de 10% depuis le sommet vous êtes en correction si vous atteignez les 20% de baisse
16:24c'est ce qu'on appelle le bear market donc pour l'instant on est qu'au stade de la
16:27correction sur
16:27le nasdaq et le sp500 lui qui est le plus gros indice américain n'a même pas encore atteint les
16:3210% de correction et on a une volatilité donc qui reste assez limitée on est à 27 de volatilité
16:37ce
16:37matin vous voyez c'est pas gigantesque je rappelle que par exemple quand trump avait relevé les tarifs
16:41douaniers l'année dernière la volatilité était montée à quasiment à 60 vous voyez et quand tout va bien dans
16:46le
16:46marché la volatilité c'est plutôt entre 10 et 15 donc oui car entre 25 et 30 c'est pas
16:51des
16:51niveaux de panique non plus du marché mais on voit que le marché allège comme ça progressivement vend
16:56progressivement et pour l'instant je vois pas de situation en même temps de changer ça c'est à ce
17:00qui me fait dire ça c'est qu'on a vu hier encore une fois les déclarations de trump qui
17:03a un oeil
17:04rivé si on le sait tous sur ses écrans ils voient les cours du pétrole ils voient le niveau des
17:07indices donc
17:08de temps en temps ils balancent comme ça des messages pour essayer de faire un petit peu retomber la
17:11pression sur les marchés mais peut-être que les marchés dans toute cette séquence de depuis
17:15l'été l'invention en iran commence à voir un peu le jeu d'outre en pain à savoir je
17:19déclare beaucoup
17:19de choses il ya quinze jours presque trois semaines il disait que le conflit sera réglé en quelques
17:23jours on y est maintenant depuis depuis quatre semaines donc on le marché s'habitue finalement
17:27à à ses déclarations il peut être un petit peu moins sensible était très sensible à ça lundi
17:32dernier mais hier c'est un peu de pétard mouillé la tentative de trump d'apaiser un peu les choses
17:36le marché n'a pas mordu à l'hameçon et donc une volatilité qui reste relativement élevé ce matin
17:41Donald Trump qui a dit hier que le conflit pourrait durer quatre à six semaines bon ça fera quatre
17:44semaines demain donc ça peut autant se terminer ce week-end que dans deux semaines si on suit son
17:49calendrier il ya toujours pas de panique généralisée sur les marchés alexandre baradez sur l'ensemble de
17:55la semaine le cac 40 est positif il gagne 1,3% après avoir perdu 3% la semaine dernière
18:00néanmoins
18:01c'est vrai que cette remontée des taux est quand même assez frappante inquiétante peut-être je ne sais
18:06pas quand vous regardez un 10 ans français à 3 à 8 c'est pas anodin quand même on est
18:10sur une
18:10remontée de 60 points l'espace d'un mois effectivement c'est pas anodin puis vous êtes tous les taux
18:15de la
18:15zone euro qui grimpe ça vous parlez du 10 ans français nous avons aussi des mouvements sur le 10 ans
18:18italien sur le 10 ans grec sur le 10 ans espagnol donc tous les taux de la zone euro se
18:22redresse les
18:22taux allemands un peu moins que les autres là c'est vraiment la valeur refuge le bund mais vous parliez
18:27effectivement des marchés des marchés européens sur la semaine qui sont plutôt stables mais ne pas
18:30oublier que les marchés européens avaient baissé deux fois plus vite que les marchés américains depuis le début
18:35de l'intervention quand on était à nous aux alentours de 11 12% de baisse le sp500 était à
18:40moins 6% on
18:40voyait toujours ce côté un peu valeur refuge américaine qui fait que ça baisse mais ça baisse
18:44moins vite qu'en europe et puis en europe évidemment le sujet énergie qui frappe des pays comme l'allemagne
18:48de plein fouet vous avez vu hier les prévisions de croissance probablement de l'allemagne sont
18:52révisées je ne sais plus qui a sorti cette estimation de 0,5% c'est pas la bundesbank enfin
18:57je vais vérifier
18:57la source mais des estimations de croissance qui ont été abaissées pour l'allemagne pour cette année
19:01alors qu'on était sur des prévisions plus proches de 1% et puis c'est christian lagarde également hier
19:06qui a eu ses propos indiquant que le marché potentiellement sous-estimait les effets un peu plus durables de cette
19:12crise
19:13c'est vrai que le marché s'attend à comme vous l'avez dit à chaque instant à ce que
19:16ça s'arrête
19:17Trump a eu cette capacité à entretenir comme c'est un espèce de suspense et un espèce de baguette
19:21où du lendemain il dirait je veux que ça s'arrête et ça s'arrête le marché a voulu y
19:25croire au début
19:26quand il disait que ça allait durer quelques jours et puis effectivement c'est la quatrième semaine de conflit
19:30et donc si ça durait 2-3 semaines de plus
19:34la question et cette crise nagarde à soulever hier c'est la question des effets
19:37c'est-à-dire est-ce que c'est les effets en termes d'impact sur l'économie, sur le
19:40moral des consommateurs
19:41sur les entreprises aussi et puis le temps qu'il faudra en fait
19:43même si le conflit s'arrête pour que tous ces navires puissent repasser des droits dormus
19:47donc il y a toujours cet effet un peu d'embouteillage
19:49des choses qu'on avait connues un peu pendant le Covid
19:51même si là c'est à beaucoup moins d'échelle, beaucoup moins de grande échelle que le Covid
19:54mais il y avait quand même besoin d'avoir une phase ensuite
19:56un peu de fluidification de toute cette partie de blocage des droits
20:00et c'est sûr que même si des négociations commencent à s'ouvrir
20:04il y aura le temps de la logistique, le temps de la supply chain
20:07qui sera un petit peu différente
20:08donc voilà c'est pour ça que je considère, alors attention je ne vais pas faire trop long
20:11mais sur les indices européens on est quand même sur des zones
20:13qui me semblent assez opportunes d'un point de vue moyen terme
20:15des trous d'air comme ça de 10 à 15% sur les gros indices
20:18c'est plutôt des opportunités pour les investisseurs patients
20:21mais sans avoir peur effectivement et garder un peu d'équité s'il y a besoin
20:24parce que si on a un trou d'air de 5, 6, 7% de plus
20:27ce qui n'est vraiment pas impossible dans le contexte actuel
20:29dans ce cas-là, essayer de garder un peu de liquidité
20:31pour des points qui seraient un peu plus bas
20:32mais d'un point de vue de l'investisseur
20:34je pense quand même qu'il y a des secteurs qui étaient un peu en surchauffe
20:36qui sont un peu détendus maintenant
20:38celui qui est patient sur des horizons de 1, 2 ans
20:40il peut trouver déjà des points d'entrée par contre relativement intéressants
20:42sur les indices européens actuellement
20:44un 0,3% pour le CAC 40
20:467 747 points
20:47l'indice qui perd 9,4% depuis le début du mois
20:51et un peu plus de 5% depuis le début de l'année
20:53Alexandre Barraza est chef analyste d'IG
20:56pour faire un point sur la tendance en cours à la Bourse de Paris
20:58nous reparlerons des valeurs qui font l'actualité
21:01dans un instant avec Pierre Laurent de Euroland Corporate
21:03à noter que Pernod Ricard gagne 3,5% à 62,02 euros
21:07François Monnier, le directeur de la rédaction d'Investir
21:10reviendra sur cette actualité avec cette nuit
21:11le groupe qui a confirmé des discussions avec l'américain
21:14Brown Forman
21:15c'est le groupe qui détient notamment la marque Jack Daniels
21:189h20, tout de suite on fait un point justement
21:20sur les small et mid-cap
21:23et les valeurs qui font l'actualité aujourd'hui
21:25avec donc Pierre Laurent
21:26le responsable de la recherche de Euroland Corporate
21:28bonjour Pierre
21:29bonjour Etienne
21:30merci d'être avec nous ce matin
21:31pour revenir sur les small et mid-cap
21:34qui font l'actualité
21:35avec notamment Reworld Media
21:37qui a publié ses résultats
21:39un groupe qui était notamment très apprécié
21:43il y a quelques temps en bourse
21:44et depuis c'est un peu plus compliqué
21:46et là les résultats malheureusement
21:48n'ont pas réussi à convaincre les investisseurs
21:49tout à fait
21:50alors Reworld Media
21:52comme vous l'avez dit
21:52c'est l'un des principaux groupes médias français
21:55qui détient des marques
21:58et des titres de presse plutôt renommés
21:59je peux notamment citer
22:01Marie France
22:02ou encore Gradia
22:04ou encore Sciences et Vie
22:04alors Reworld Media n'est pas seulement
22:07un éditeur de presse
22:09mais c'est vraiment un groupe
22:10qui a su faire sa mue
22:11vers le marketing digital
22:13et qui a su transformer ses audiences
22:16en vraiment des actifs technologiques
22:18et des actifs monétisables
22:19alors il y a trois raisons
22:20pour lesquelles je parle de Reworld aujourd'hui
22:23la première vous l'avez dite
22:24c'est que les résultats annuels
22:26sont tombés cette semaine
22:27dans un environnement plutôt contraint
22:29ces résultats sont bons
22:31le chiffre d'affaires a été stable
22:32à 530 millions d'euros
22:33la marge d'Ebida
22:35elle a bien progressé
22:36mais surtout le point intéressant
22:37de la publication
22:38c'est celui de la génération de cash
22:41puisque Reworld a dégagé
22:43un flux de trésorerie libre
22:44de 32 millions d'euros
22:45ce qui permet au groupe
22:46de se désendetter
22:48après une politique de M&A
22:51et de croissance externe
22:52assez agressive ces dernières années
22:54le deuxième élément
22:55malgré ce contexte
22:57un petit peu compliqué
22:58sur la publicité digitale
23:00on a un nouveau catalyseur de croissance
23:02qui se présente à Reworld
23:04ça c'est celui du GEO
23:06en fait c'est le SEO
23:07qui est appliqué à l'IA générative
23:09et qui consiste à être correctement référencé
23:11au sein de ces modèles de langage
23:14Reworld là-dedans
23:15est le média le plus consulté
23:17par les modèles de langage
23:18et donc a la possibilité
23:20de monétiser ce positionnement
23:22auprès des marques
23:23et de les aider à elles aussi
23:25travailler à leur référencement
23:27Le titre vient de très loin
23:28nous sommes ce matin à 1,50€
23:30le titre était au-delà
23:31des 7€ en 2021
23:33il a perdu donc
23:34un peu plus de 80% depuis
23:37on est repassé sous les 100 millions d'euros
23:39également de capitalisation boursière
23:41est-ce que vous pensez
23:42qu'un point bas a été touché
23:44ou non en raison encore là
23:45comme ça a été confirmé
23:46d'un chiffre d'affaires stable
23:48d'un marché publicitaire déprimé
23:49vous restez prudent ?
23:51Non je pense qu'un point bas a été touché
23:53justement c'était mon dernier point
23:55on ne peut pas évoquer ReWorld
23:57sans parler de la valorisation
23:59aujourd'hui on est sur une capitalisation
24:01de 90 millions d'euros
24:02si vous rajoutez les 80 millions d'euros
24:04de dette nette du groupe
24:05on arrive sur une valeur d'entreprise
24:07d'environ 170 millions d'euros
24:09si vous divisez ces 170 millions d'euros
24:11par le flux de trésorerie libre
24:13généré par la société
24:14on arrive sur un multiple de valorisation
24:16qui est inférieur à 5 fois
24:18ce qui est à la fois
24:20un point d'entrée très intéressant
24:21pour un investisseur boursier
24:23mais aussi un multiple qui représente
24:25une des cotes relatives
24:26par rapport au secteur
24:27qui ne se justifie pas
24:29au regard de ce que j'évoque
24:31notamment sur le prochain catalyseur de croissance
24:34qui va être celui de l'IA
24:35Autre groupe qui a publié ses résultats
24:37cette semaine il s'agit de Ntech
24:39alors là à l'inverse
24:40ça se passe très bien en bourse
24:41il faut dire que le groupe est positionné
24:43sur des marchés qui attirent les investisseurs
24:45en ce moment
24:45à savoir le secteur de l'énergie
24:48et plus précisément
24:49la transition énergétique
24:51et c'est vrai qu'avec l'envolée en ce moment
24:53des prix du gaz
24:55du pétrole
24:55et probablement de l'électricité
24:57et bien c'est un groupe
24:58qui retrouve de l'attrait
25:00Exactement
25:00comme vous l'avez dit
25:01le contexte est un peu perturbé
25:03donc on va s'intéresser
25:04à des valeurs
25:05qui vont nous amener
25:06un petit peu
25:07d'indépendance énergétique
25:08un peu de souveraineté
25:09et c'est pourquoi
25:11Ntech est une valeur à évoquer
25:13alors pour rappeler un peu
25:14ce que fait Ntech
25:15c'est une PME bretonne
25:16qui capitalise environ
25:17150 millions d'euros
25:18et qui développe
25:21et conçoit
25:22principalement
25:23des systèmes
25:24de stockage d'électricité
25:25pour les énergies renouvelables
25:26et qui aussi construit
25:28et met en service
25:31des centrales photovoltaïques
25:33de petite échelle
25:34alors comme vous l'avez dit
25:35qui dit transition énergétique
25:37dit développement
25:37des énergies renouvelables
25:38ces énergies renouvelables
25:40sont par nature intermittentes
25:42cette intermittence
25:43peut être partiellement paliée
25:45par des systèmes
25:46de stockage par batterie
25:46qu'on appelle des baisses
25:47et ça c'est vraiment
25:48le cœur de métier
25:50d'Ntech
25:51la société a également
25:53publié ses résultats
25:54annuels cette semaine
25:55ils sont effectivement
25:57très bons
25:57on a enfin un décollage
25:59avec une vraie dynamique
26:00commerciale
26:01croissance de plus de 60%
26:03chiffre d'affaires
26:03de 76 millions d'euros
26:05marge débit de dapositive
26:06et surtout
26:07pour la première fois
26:08un résultat net positif
26:10donc on a vraiment
26:11un point d'inflexion
26:13finalement
26:14dans l'histoire du groupe
26:15un peu un changement
26:16de cap symbolique
26:17et ce qu'il faut retenir
26:19aussi de la publication
26:20c'est que
26:22Ntech
26:23a parlé d'un carnet
26:25de commandes
26:26de 150 millions d'euros
26:28notamment auprès
26:29de grands donneurs d'ordre
26:30alors je peux citer
26:31EFA
26:31je peux citer Total
26:32je peux citer EDF
26:33donc ça crédibilise
26:34quand même
26:35vraiment concrètement
26:36son objectif
26:39de chiffre d'affaires
26:39en 2026
26:40de 130 millions d'euros
26:41qui implique
26:42de nouveau
26:43une belle croissance
26:43et qui crédibilise aussi
26:45finalement la tendance
26:46de croissance rentable
26:47à long terme
26:48de la société
26:49c'est un groupe
26:49qui est rentré en bourse
26:50en 2021
26:51donc c'est une IPO
26:52assez récente
26:53et depuis le titre
26:54gagne plus de 40%
26:559,62 euros
26:56pour ce titre
26:57Ntech
26:57E-N-T-E-C-H
27:01SA
27:01ils ont dit SA
27:02à la fin
27:03voilà pour ce titre
27:04Ntech
27:05un dernier mot
27:05de ABC Arbitrage
27:06Dominique Séolin
27:07sera avec nous
27:08dans 5 minutes
27:09ABC Arbitrage
27:10qui a publié
27:11ses résultats
27:11mardi
27:12qu'est-ce que vous retenez
27:13des résultats
27:14d'ABC Arbitrage
27:16ils ont été sanctionnés
27:17le titre a perdu 15%
27:18depuis ses résultats
27:19oui
27:19ils ont été sanctionnés
27:21alors
27:22dans ce contexte
27:23on parle beaucoup
27:24de volatilité
27:25dans le contexte
27:26géopolitique actuel
27:27et je pense que
27:28les investisseurs
27:29dans un tel environnement
27:30ont besoin de protéger
27:31leur portefeuille
27:32et finalement
27:33on pense qu'ABC Arbitrage
27:35est un des meilleurs
27:36moyens de le faire
27:36pourquoi ?
27:37parce qu'ABC Arbitrage
27:38est une société
27:39d'investissement
27:40qui exploite
27:42des stratégies
27:42sophistiquées
27:44et propriétaires
27:44d'arbitrage
27:45c'est-à-dire
27:45qu'il tire parti
27:47concrètement
27:48des inefficiences
27:49de prix
27:50qui peuvent exister
27:51sur les marchés
27:51et plus la volatilité
27:53est importante
27:54comme c'est le cas
27:54actuellement
27:55plus ces inefficiences
27:57de prix sont nombreuses
27:58et plus finalement
27:58le terrain de jeu
27:59d'ABC est grand
28:01alors les résultats
28:02annuels ont été
28:03plutôt bons
28:04alors qu'ils ont
28:04comme vous l'avez dit
28:05été sanctionnés
28:06on a un résultat net
28:07de 25 millions d'euros
28:08qui est en hausse
28:09par rapport à la base
28:09normalisée de 2024
28:10on a surtout
28:12une rentabilité
28:13des capitaux propres
28:13de 15%
28:14c'est en ligne
28:16avec la moyenne
28:1730 ans du groupe
28:18et c'est un niveau
28:19absolu
28:19qui est quand même
28:20très impressionnant
28:21et enfin
28:22on a aussi
28:22une composante
28:24retour à l'actionnaire
28:25puisque
28:25un dividende
28:26de 34 centimes
28:27va être voté
28:28ce qui représente
28:30au cours actuel
28:31environ un rendement
28:32entre 6,5 et 7%
28:33donc comme je l'ai dit
28:35acheter arbitrage
28:36je pense que c'est
28:37vraiment détenir
28:38une espèce de couverture
28:39rémunérée
28:40contre la volatilité
28:42des marchés
28:43et il y a deux éléments
28:44additionnels
28:45à prendre en compte
28:46sur le cas d'investissement
28:47le premier
28:48c'est que
28:49ABC arbitrage
28:50a indiqué
28:52avoir un rythme
28:53d'activité
28:5440%
28:55supérieur
28:56au 20 mars
28:56à la moyenne
28:57mensuelle
28:58de 2025
28:59donc je n'ai pas
29:00de boule de cristal
29:01mais on peut penser
29:02que le S1
29:02sera relativement bon
29:04et le deuxième élément
29:05à plus long terme
29:05c'est celui du plan stratégique
29:07qui a été annoncé
29:07à horizon 2028
29:09organisé autour
29:10de trois axes
29:11la diversification
29:12des revenus
29:13la croissance
29:14également
29:15des encours
29:16sous gestion
29:17puisqu'un ABC
29:18investi pour compte propre
29:19mais aussi pour compte de tiers
29:20et le troisième élément
29:22c'est la générosité
29:23dans le retour à l'actionnaire
29:24puisqu'un dividende minimum
29:26de 30% annuel
29:27a été décidé
29:28avec un taux de distribution
29:29de 60%
29:30ben voilà
29:31vous avez planté le décor
29:32si ABC arbitrage
29:33vous intéresse
29:33restez avec nous
29:34Dominique Séolin
29:35son président sera avec nous
29:37dans 5 minutes
29:38merci beaucoup
29:38Pierre Laurent
29:39responsable de la recherche
29:40de Euroland Corporate
29:41très courte pause
29:42dans un instant
29:43donc le patron d'ABC arbitrage
29:44et puis dans 10 minutes
29:45nous serons en plateau
29:46avec François Meunier
29:47d'Investir
29:48et Guillaume Girineau
29:48de Carlton Selection
29:49nous reviendrons sur
29:50Pernod Ricard
29:51qui gagne un peu plus de 3%
29:52après avoir perdu 5% hier
29:54le groupe qui confirme
29:55tenir des discussions
29:56avec l'américain
29:57Buon Forman
29:58le propriétaire de la marque
29:58de whisky
29:59Jacques Daniels
30:00le CAC 40
30:00qui était stable à l'ouverture
30:02c'est désormais 0,4%
30:047 734 points
30:06alors que le marché obligataire
30:07continue de grimper
30:083,85% pour le 10 ans français
30:093,1% pour le 10 ans allemand
30:12et puis du côté des cours
30:14du pétrole
30:14le baril de Bren
30:15continue de grimper
30:17puisque nous sommes
30:17encore ce matin
30:18au-delà des 110 dollars
30:19quelle volatilité
30:20quand même sur
30:21ce baril de Bren
30:22à tout de suite
30:29Deuxième partie
30:30de Good Morning Market
30:31le CAC 40
30:31c'est donc 0,4%
30:33à 7 738 points
30:34moins 0,5%
30:35pour l'Eurostox
30:365 ans
30:37beaucoup de confusion
30:38encore et toujours
30:39sur les marchés
30:40après de nouvelles menaces
30:41hier de Donald Trump
30:42même si après la clôture
30:42il a donné un donné supplémentaire
30:44un délai supplémentaire
30:45avec Téhéran
30:47pour aboutir
30:48à un accord
30:49néanmoins
30:49le marché obligataire
30:50continue de grimper
30:51ce matin
30:51idem pour les matières premières
30:53avec donc un baril de pétrole
30:55qui frôle désormais
30:56les 110 dollars
30:56quand sur les taux longs
30:58notamment les taux 10 ans
30:59nous sommes sur des plus hauts
31:00de 2008-2009
31:02que ce soit en Allemagne
31:03en Italie
31:03mais également en France
31:04le dollar continue de se renforcer
31:06notamment face à l'euro
31:07nous sommes sous les 1,16
31:08à 1,15
31:11et comme chaque vendredi
31:12à 9h30
31:13c'est un dirigeant d'entreprise
31:14qui nous accompagne
31:15et ce matin
31:16c'est le président directeur général
31:17de l'ABC Arbitrage
31:18Dominique Céolinde
31:19bonjour Dominique Céolinde
31:20bonjour Etienne
31:20merci d'être avec nous
31:21pour revenir notamment
31:22sur vos résultats
31:23qui ont été publiés
31:25mardi
31:25alors bon
31:26j'espère que vous allez réussir
31:28à assurer un petit peu
31:29vos investisseurs
31:30puisque vous avez perdu
31:3015% en bourse
31:32depuis mardi
31:33on en reparlera
31:33dans un instant
31:34juste avant
31:35ABC Arbitrage
31:36est-ce qu'on peut revenir
31:37un petit peu
31:37sur vos métiers
31:38pour rappel vous êtes une small cap
31:39c'est 300 millions
31:40de capitalisation boursière
31:41c'est ça
31:41donc le métier d'ABC Arbitrage
31:43est d'apporter de la liquidité
31:45au marché
31:46c'est-à-dire en fait
31:47de se placer dans les carnets d'ordre
31:48à l'achat et à la vente
31:49sur une centaine de places
31:50de cotation
31:51à travers le monde
31:51avec notre filiale asiatique
31:53on travaille quasiment
31:5424h sur 24
31:55et bien sûr
31:56nous fournissons cette liquidité
31:57et quand nous fournissons
31:58cette liquidité
31:59donc quand on est acheté
31:59ou vendu
32:00on va se couvrir
32:01immédiatement en face
32:02pour éviter de prendre
32:03tout risque directionnel
32:04typiquement ça peut être
32:06acheter un titre
32:07sur une place de marché
32:08à Paris
32:08et le revendre à Londres
32:10quand on a des écarts
32:11de prix sur une même valeur
32:12une double cotation
32:13ou des ADR
32:14c'est la version universitaire
32:16et parfaitement propre
32:17de l'arbitrage
32:18au sens strict
32:18et effectivement
32:19on essaye de faire ça aussi
32:20mais ça va des choses
32:21beaucoup plus
32:22parfois statistiques
32:23où on va acheter
32:25ou vendre
32:26des paniers de valeur
32:27et se couvrir avec des indices
32:28par exemple
32:28pour effectivement
32:30capter des écarts
32:31de cotation
32:32qui sont statistiquement
32:33en tout cas
32:34considérés comme valables
32:35pour nous
32:36et une opportunité
32:37pour abaisser l'arbitrage
32:37pour cela
32:38vous traitez
32:383 milliards
32:39d'informations par jour
32:40quelles sont ces informations
32:42en dehors des tweets
32:43de Donald Trump
32:44alors en fait
32:45on reçoit
32:46à chaque instant
32:47de manière en temps réel
32:48des indices à jour
32:49des carnets d'ordre
32:49donc les intérêts acheteurs
32:51les intérêts vendeurs
32:52et comme nous
32:53nous cherchons
32:53à apporter cette liquidité
32:54et à se couvrir
32:55nous devons modifier
32:56en conséquence
32:57l'ensemble des ordres
32:58que nous plaçons
32:58sur les marchés
32:59forcément
33:00ce business
33:01aujourd'hui
33:01votre métier
33:02profite de la volatilité
33:03sur les marchés
33:04alors cette volatilité
33:05en 2025
33:05parce que là
33:06vous avez publié
33:07vos résultats 2025
33:07elle était présente
33:08on se souvient notamment
33:09du Liberation Day
33:10et puis après
33:10il y a eu des phases
33:11un peu plus FOMO
33:12où le marché
33:13se courait un petit peu
33:14après
33:15et ça pour vous
33:16ça a été un peu plus difficile
33:17pour découper
33:19parce que pour reprendre
33:20votre phrase
33:20elle est tout à fait correcte
33:21pour découper l'année
33:22on a eu un premier semestre
33:24pour faire très rapide
33:24un premier semestre
33:25tout à fait positif
33:26et un deuxième semestre
33:27qui est commencé
33:28beaucoup plus calme
33:28effectivement
33:29vous avez raison
33:29et en même temps
33:30c'est la vie
33:30des marchés financiers
33:32il faut se souvenir
33:33que historiquement
33:33sur 40 ans
33:34si on découpe
33:35à peu près
33:36la zone de volatilité
33:37en trois zones différentes
33:38la zone inférieure à 15
33:40pour le VIX
33:40qui est l'indice de la peur
33:41la zone 15
33:4318-20
33:43et la zone au-dessus de 20
33:45en fait
33:45les marchés sur 40 ans
33:47sont répartis à peu près
33:47à 33%
33:48sur chacune des zones
33:49et donc nous avons l'habitude
33:51d'avoir des zones
33:51plutôt favorables
33:52et puis des zones moins favorables
33:53c'est la vie des marchés
33:54et sur ce début d'année
33:56le premier trimestre
33:57va se clôturer
33:58la semaine prochaine
33:59bon j'imagine
34:00que le mois de mars
34:00est un mois de mars
34:01très dynamique
34:02depuis même mi-février
34:03depuis le début de l'année
34:04on sent un regain
34:05de volatilité globalement
34:06qui existe
34:07sur ce premier trimestre
34:08donc ça nous permet
34:09effectivement à nous
34:10de fonctionner
34:11parfaitement
34:12dans nos métiers
34:12d'apporteurs de liquidités
34:14et effectivement
34:15nous avons un rythme d'activité
34:16qui se situe
34:17à 40%
34:18au-dessus
34:18de l'année 2025
34:20déjà
34:20même si on n'est que
34:21au premier trimestre
34:22l'année va être encore longue
34:23et qu'on s'attend évidemment
34:24à des trimestres
34:26ou des mois
34:26plus calmes
34:27dans le futur
34:27Est-ce que vous le voyez
34:28plus particulièrement
34:29sur certaines classes d'actifs
34:31certains types
34:33de produits
34:33des places financières
34:34quel est votre regard
34:36sur les marchés
34:37depuis que
34:38le conflit en Iran
34:39a débuté
34:40ça va faire
34:40un mois demain
34:41Oui
34:42c'est une bonne question
34:43donc ABC Arbitrage
34:44est principalement
34:45très majoritairement
34:46travail en equity
34:47donc sur les actions
34:48donc on regarde
34:49évidemment le reste
34:49vous avez évidemment
34:50vu sûrement
34:53la volatilité
34:54sur la partie taux
34:55qui est vraiment violente
34:57et qui est la principale inquiétude
34:58je pense qu'il faut avoir
34:59ce niveau des taux
35:00sur les mois à venir
35:02par ailleurs
35:03effectivement
35:04toute la partie dette
35:04est aussi un sujet
35:06d'inquiétude
35:07on a vu le sujet
35:08des dettes privées
35:08mais qui n'est que
35:09la partie émergée
35:10de l'iceberg
35:10globalement
35:11les dettes mondiales
35:12ont maintenant
35:12dépassé
35:13les 340 000 milliards
35:14en hausse
35:15de plus de 50%
35:16en 10 ans
35:16donc c'est vraiment
35:17un sujet
35:17de préoccupation
35:19et qui probablement
35:20va générer
35:21un regain de volatilité
35:23y compris
35:23sur les actions
35:24vous avez publié
35:25un résultat
35:26de 25 millions d'euros
35:27sur l'exercice 2025
35:29résultat net
35:30vous visez
35:31100 millions d'euros
35:32sur les 3 prochaines années
35:33comment l'intelligence artificielle
35:35peut vous aider ?
35:37Alors l'intelligence artificielle
35:37va nous aider
35:38sur deux dimensions différentes
35:40ce que chez nous
35:40on peut appeler aussi
35:41la transformation des métiers
35:43mais ça c'est vrai
35:43dans toute industrie
35:44chaque métier
35:45peut gagner en productivité
35:46gagner en efficacité
35:47et en valeur ajoutée
35:48dans son quotidien
35:50et par ailleurs
35:51l'intelligence artificielle
35:52au sens large
35:53alors c'est un vaste sujet
35:54on a peu de temps
35:54je vais faire très court
35:55mais clairement
35:56ça fait des années
35:57que nous travaillons
35:58chez ABC Arbitrage
35:59c'est structurel
35:59c'est même culturel
36:01sur la donnée
36:02sur la data
36:03et la data
36:04c'est la source même
36:05qui va permettre
36:05de développer
36:06des intelligences artificielles
36:07complémentaires
36:08sur nos modèles
36:08on compte bien bénéficier
36:10aussi de ces développements
36:11dans les années à venir
36:11Alors l'intelligence artificielle
36:13ça va vous rendre plus fort
36:14mais ça va rendre
36:14vos concurrents aussi plus forts
36:16ça va peut-être aussi
36:17avoir un impact
36:17sur aujourd'hui
36:19justement
36:20une meilleure efficience
36:21peut-être des marchés
36:22peut-être moins d'opportunités
36:23pour vous
36:24s'il y a plus d'efficience
36:25sur le marché
36:25comment vous regardez
36:26tout cela
36:27sachant que ça rebat les cartes
36:28l'intelligence artificielle
36:29pour vous comme aujourd'hui
36:30pour tous les métiers
36:31c'est une très bonne remarque
36:33globalement
36:33j'aimerais quand même
36:34commencer par dire
36:35que dans toute industrie
36:36et dans tout temps qui passe
36:38il y a une meilleure efficience
36:40une meilleure compréhension
36:41des concurrents
36:42une meilleure compréhension
36:43des investisseurs
36:44sur les marchés
36:46donc ABC Arbitrage
36:47n'y échappe pas
36:47et nous avons effectivement
36:48cette nécessité
36:49d'être en innovation permanente
36:51et pour prendre des images
36:53un peu simplistes
36:53un peu caricaturales
36:55des marges qui étaient
36:56de 0,10% il y a 10 ans
36:57sont peut-être aujourd'hui
36:58de 0,03%
37:00donc c'est tout à fait naturel
37:02d'avoir cette évolution
37:03la question de l'intelligence artificielle
37:05est une question
37:05d'accélération du phénomène
37:06donc c'est une excellente réflexion
37:08que vous avez
37:08et je pense que nous avons
37:10les moyens
37:11en interne évidemment
37:12mais aussi
37:13en s'appuyant
37:14sur des logiciels
37:15ou sur des outils extérieurs
37:17pour faire évoluer
37:18nos modèles
37:19et donc accompagner
37:20cette accélération
37:21de la compétition
37:22le titre a perdu quasiment
37:2315%
37:24ABC Arbitrage
37:24depuis vos résultats
37:25mardi
37:25est-ce que c'est ce qui inquiète
37:27c'est pas aussi
37:27le fait de recourir à la dette
37:2920 à 30 millions d'euros
37:30avec aujourd'hui
37:31une marche obligataire
37:32qui remonte
37:32forcément
37:33ça aura un impact
37:34et puis peut-être
37:35sur un dividende
37:36qui sera moins généreux
37:37en tout cas
37:38en taux de distribution
37:39que les années précédentes
37:40oui alors
37:40la dette a été
37:41une question
37:42qui a été posée
37:43de savoir si
37:43ABC Arbitrage
37:44pourrait recourir à la dette
37:45en cas de besoin
37:47complémentaire d'investissement
37:48on a répondu oui
37:49mais ce n'est pas encore fait
37:50je rappelle qu'ABC Arbitrage
37:51a zéro dette
37:52donc 20 millions d'euros
37:53sur presque 200 millions
37:55d'euros de fonds propres
37:56je pense qu'on n'est pas
37:57dans une zone d'inquiétude
37:58voilà c'est gérable
37:59donc je vous propose
38:00de mettre ce sujet là
38:01de côté
38:01en termes d'inquiétude
38:03en particulier
38:03et puis sur le dividende
38:05avec le 30 centimes minimum
38:06que nous nous versons
38:07ça fait plus de 30 ans
38:08que nous versons
38:09un rendement
38:09entre 6 et 8%
38:10là aussi je pense
38:11que les actionnaires
38:12qui nous connaissent bien
38:13ont tous les moyens
38:14et tous les outils
38:14pour être en confiance
38:15avec ABC Arbitrage
38:16il nous reste à peine une minute
38:17un mot quand même
38:18sur la diversification
38:20sur l'asset management
38:21aujourd'hui vous souhaitez
38:23faire profiter
38:24votre technologie
38:25vos capacités
38:26sur les arbitrages
38:28pour des professionnels
38:29pas pour le retail
38:29mais pour des professionnels
38:30tout à fait
38:31ce sont des produits
38:31à destination d'investisseurs
38:32professionnels
38:33et clairement
38:34c'est un des points
38:35de déception
38:36du plan stratégique précédent
38:38et donc nous avons fait évoluer
38:39un de nos produits
38:40qui permet aujourd'hui
38:41d'avoir de la confiance
38:42de l'optimisme
38:43dans une collecte complémentaire
38:44puisque le produit par exemple
38:45approche les 8% de rentabilité
38:47depuis le début de l'année
38:48dans un marché pourtant
38:49particulièrement difficile
38:50pour les investisseurs
38:51donc je pense que
38:52c'est un bon
38:53un bon fer de lance
38:54pour lancer
38:55le plan stratégique
38:56Momentum 2028
38:57sur cette dimension
38:58de collecte
38:59sur des clients extérieurs
39:00merci beaucoup
39:01Dominique Solin
39:02nous a accompagné ce matin
39:03vous êtes président
39:03directeur général
39:04de ABC Arbitrage
39:04pour revenir sur vos résultats
39:06annuels qui ont été publiés
39:06mardi
39:074,93€
39:08pour le titre ce matin
39:09qui est sur des plus bas
39:10de février 2025
39:119h40
39:12tout de suite
39:12c'est l'heure du face à face
39:15Vous avez l'habitude
39:16de ce rendez-vous
39:16deux acteurs de marché
39:18avec ce matin
39:18en plateau
39:19Guillaume Girineau
39:20le directeur de la gestion
39:21de Carlton Selection
39:21et François Monnier
39:22le directeur de la rédaction
39:24d'Investir
39:24merci messieurs
39:25d'être présents
39:26François
39:27je vais commencer avec vous
39:28sur Pernod Ricard
39:29c'est quand même
39:30la surprise de la nuit
39:31le groupe confirme
39:32des discussions
39:33avec son concurrent
39:34américain
39:35Buon Forman
39:36c'est le propriétaire
39:37de la marque de whisky
39:37Jack Daniels
39:38alors l'info est futée
39:39hier par Bloomberg
39:40le titre avait fait
39:41moins 5
39:41Pernod
39:42et là on est sur
39:42plus 3%
39:43comment vous regardez
39:44cette opération
39:45sachant que Pernod Ricard
39:46n'a cessé de décevoir
39:47ses investisseurs
39:48puisque le titre
39:49a quasiment été divisé
39:50par 4
39:50depuis ses plus hauts
39:52de l'après Covid
39:53oui c'est vrai
39:54que Pernod Ricard
39:55c'est une longue
39:55descente aux enfers
39:57en 2023
39:58ça valait plus de 210 euros
39:59là on est à 60 euros
40:01donc ça a perdu 70%
40:04on a d'abord
40:05une défiance
40:06vis-à-vis de la stratégie
40:07opérationnelle
40:09on était dans une logique
40:10de dire
40:11on va augmenter les prix
40:12on va aller sur du premium
40:14et finalement
40:15on a vu que la hausse des prix
40:17a généré plutôt
40:18une baisse des volumes
40:19et donc
40:20il y a une impasse
40:21opérationnelle
40:22cet impasse opérationnel
40:23pose des questions
40:24sur le maintien du dividende
40:25sur la solidité du bilan
40:27et surtout
40:28quand est-ce qu'il y aurait
40:29à nouveau un retour
40:30à la croissance
40:31des volumes
40:32ou un changement
40:33de stratégie opérationnelle
40:34et là
40:35Alexandre Ricard
40:36la direction
40:37propose
40:38plutôt une fuite en avant
40:40c'est-à-dire de dire
40:41on va doubler quasiment
40:42de taille
40:43on va fusionner
40:45un mariage entre égaux
40:47éventuellement
40:47avec l'américain
40:49et ça
40:50bien sûr
40:51ça inquiète les investisseurs
40:51parce qu'il faut voir aussi
40:52que cet américain
40:53il est mieux valorisé
40:54que Bernard Ricard
40:55Bernard Ricard
40:56ça avait des multiples
40:57historiques
40:57de plus de 20 fois
40:58les bénéfices
40:59là on est tombé
41:00à 10 fois les bénéfices
41:01du fait
41:01de la défiance
41:03vis-à-vis de la stratégie
41:04et d'une panne de croissance
41:05qui nuit à la rentabilité
41:06et vous avez un acteur américain
41:09qui est aussi
41:09en décroissance
41:11qui rencontre aussi
41:12des problèmes
41:12donc vous avez
41:13deux sociétés
41:14deux actifs
41:14qui sont en difficulté
41:16mais l'américain
41:17a une valorisation
41:1750% supérieure
41:19ils ont des PER
41:20ratio cours sur bénéfice
41:21de 15 fois
41:21quand le français
41:22est à 10 fois
41:23et donc résultat
41:24pour les investisseurs
41:26le match
41:27il est fait d'avance
41:28vous avez eu
41:29l'américain
41:29qui a gagné hier
41:30dans la nuit
41:3110%
41:32et vous avez le français
41:33qui a perdu 6%
41:35et qui a prend 3 ce matin
41:36et qui reprend 3 ce matin
41:38mais qui
41:39si on somme les deux séances
41:40vous êtes en baisse
41:42si vous regardez depuis le début de l'année
41:43vous êtes en baisse
41:43si vous regardez depuis un an
41:44vous êtes en baisse
41:44si vous regardez depuis 3 ans
41:45vous êtes aussi en baisse
41:46le problème de Pernod Ricard
41:47c'est la dette également
41:48on a une dette
41:49c'est 3,5
41:50quasiment 4 fois
41:50il y a une dette
41:51et surtout ça prend
41:52au dépourvu des investisseurs
41:53parce que les investisseurs
41:54pensaient qu'il y aurait
41:55plutôt un recentrage
41:57comme l'a fait Diageo
41:58Diageo rencontre aussi
41:59une difficulté
42:00il y a une difficulté
42:01dans le monde
42:02des spiritueux
42:04mais Diageo
42:05c'est plutôt dit
42:05on va se recentrer
42:06sur nos marques fortes
42:07sur nos produits phares
42:10et c'est comme ça
42:11qu'on va pouvoir traverser la crise
42:12et là vous avez une stratégie
42:14totalement opposée
42:15qui est de dire
42:16non on va faire une course à la taille
42:17il faut être très très gros
42:19il faut être puissant
42:20il faut être présent partout
42:22et notamment aux Etats-Unis
42:23et pour l'instant
42:24il y a plutôt une méfiance
42:25des investisseurs
42:26et donc il va falloir
42:27éclaircir tout ça
42:28rassurer sur le dividende
42:30parce que finalement
42:31quand vous achetez du Pernod Ricard
42:32il n'y a plus que le dividende
42:33qui vous protège
42:34puisque vous ne voyez pas vraiment
42:35les perspectives de redressement
42:37à court terme
42:38de la croissance
42:39et donc si vous mettez en danger
42:40le dividende
42:41et bien là bien sûr
42:42il y aura encore des dégâts
42:44et ce qu'on voit
42:44c'est que tous les analystes
42:45sont en train de revoir
42:46à la baisse
42:46leurs objectifs de cours
42:48on a Deutsche Bank
42:49qui a enlevé 9 euros
42:50on a Odo
42:51qui a réduit de 20%
42:52son objectif de cours
42:53donc il y a une méfiance
42:55la direction va devoir
42:56mieux communiquer
42:57et surtout rassurer
42:58trouver les mots
42:59et pas que des mots
43:00il faut aussi des chiffres en face
43:01pour rassurer la communauté financière
43:03en tout cas les entreprises discutent
43:05le marché des fusions acquisitions
43:06n'est pas au point mort
43:07on se souvient
43:07Guillaume Girineau
43:08qu'en début de semaine
43:09c'était l'espagnol Putsch
43:10qui discutait avec l'américain
43:11Estée Lauder
43:12là c'est Pernod Ricard
43:13avec donc la maison mère
43:15de Jack Daniels
43:16Buenforman
43:18c'est une bonne nouvelle quand même
43:19malgré les incertitudes
43:20et l'Iran
43:20et tout le bruit
43:21qui peut y avoir
43:22on a quand même
43:23une activité émenée
43:25il y a quand même
43:25une forte activité émenée
43:27ça c'est sûr
43:27et c'est plutôt une bonne chose
43:28c'est bon signe
43:29ça veut dire que
43:30le marché se reforme un petit peu
43:32qu'il y a toujours
43:32des opportunités
43:33que les sociétés
43:36cherchent aussi
43:36des relais de croissance
43:37avec d'autres partenaires
43:38et pour revenir sur Pernod Ricard
43:40c'est vrai
43:40ce que François disait
43:41est totalement vrai
43:44c'est aussi
43:44il y a un facteur
43:45qui est négatif
43:45c'est que ça fait partie
43:46de la conso discrétionnaire
43:48de la conso cyclique
43:48qui est en train de souffrir
43:49donc il y a du flux passif
43:51qui est en train
43:51de se retirer
43:52donc forcément
43:53là c'est
43:55un frein
43:56encore plus
43:56pour ce type de valeur
43:58un euro qui était très fort
43:59donc qui a impacté négativement
44:00les résultats
44:01ça va de mieux en mieux
44:02puisque l'euro
44:03est en train de s'affaiblir
44:04face au dollar
44:04et une consommation chinoise
44:06qui était très importante
44:07pour la société
44:08donc comme François le disait
44:10c'est vrai que là
44:10il y a beaucoup de mauvaises nouvelles
44:11qui sont dans les cours
44:12qui sont pricées
44:13et peut-être que si
44:14on a un regain
44:16de la conso cyclique
44:16et de la conso discrétionnaire
44:17surtout
44:18si le conflit en Iran
44:19s'atténue
44:20alors dans ce cas là
44:21c'est ce type de valeur
44:22qui pourra en profiter
44:23en attendant
44:24ça reste compliqué
44:25que ce soit pour Pernod Ricard
44:26pour Émile Cointreau
44:27pour Bonne Forman
44:28pour Diageo
44:28c'est vrai que c'est une industrie
44:29qui aujourd'hui
44:31est un petit peu
44:32pas dans une impasse
44:33mais qui a du mal
44:34à voir le bout du tunnel
44:35le CAC 40
44:35c'est donc 0,3%
44:37on était à moins 1
44:37hier soir à la clôture
44:39le Nasdaq a perdu 2%
44:40hier soir
44:42avec François Monnier
44:43un marché qui vient
44:44un petit peu au rythme
44:44des déclarations
44:45de Donald Trump
44:46ça fait quasiment un mois
44:47que c'est le cas
44:48sur ce conflit
44:48en Iran
44:49et aujourd'hui
44:50c'est vrai que c'est quand même
44:51compliqué
44:51à court terme
44:53d'essayer de voir
44:53le bout de ce conflit
44:55oui absolument
44:55on a quasiment
44:584 semaines de guerre
44:59et on a eu là
45:013 ultimatums
45:02en moins d'une semaine
45:02un ultimatum
45:04de dire
45:05si on n'arrive pas
45:06à un cessez-le-feu
45:08au bout de 2 jours
45:09et bien
45:09on bombarde
45:10les infrastructures électriques
45:12puis un ultimatum
45:13qui est passé
45:13de 2 jours
45:14à 5 jours
45:14et là maintenant
45:15dernier ultimatum
45:16lié aux déclarations
45:18de Donald Trump
45:18cette nuit
45:19on passe à 9 jours
45:20d'ultimatum
45:21jusqu'au 6 avril
45:2220h
45:23heure de Washington
45:24donc évidemment
45:25ça nourrit des scénarios
45:27et on essaie
45:28de naviguer
45:29à vue
45:30même si on est rassuré
45:31par les statistiques
45:32depuis la seconde guerre mondiale
45:34on le sait
45:34qu'un choc géopolitique
45:36ça coûte au marché
45:38à peu près
45:387 à 8%
45:40de baisse
45:40les 7 à 8%
45:41on les a eus
45:43pas tout à fait
45:44aux Etats-Unis
45:45on les a légèrement dépassés
45:47en Europe
45:47donc on est
45:48sur un territoire
45:49plutôt connu
45:50mais il reste
45:51quand même
45:52beaucoup d'inconnus
45:53parce que Donald Trump
45:54c'est l'art du deal
45:56on l'a vu
45:56avec l'OTAN
45:58il a tordu
45:59le bras
46:00aux membres de l'OTAN
46:01pour qu'ils augmentent
46:02leurs dépenses
46:02on l'a vu
46:03avec les tarifs
46:04douaniers
46:05mais là
46:06il n'est pas vraiment
46:07tout seul à négocier
46:08il faut se mettre d'accord
46:09avec Israël d'un côté
46:10et avec l'Iran
46:11de l'autre
46:11donc c'est pas parce que lui
46:12il veut la paix
46:13que les autres
46:14même s'ils y ont intérêt
46:17acceptent rapidement
46:18donc ça crée de l'incertitude
46:19ça crée de la volatilité
46:21et donc on navigue
46:22un petit peu à vue
46:23et on essaie d'établir
46:23des scénarios
46:24des scénarios
46:25bah justement
46:26quels sont les scénarios
46:26de car le temps de sélection
46:27Guillaume Gérineau
46:28après une baisse de 9%
46:30du CAC 40
46:31quasiment la même chose
46:32de l'Eurostock 50
46:33depuis le début du mois
46:33alors il y a deux scénarios
46:35principaux
46:36le premier
46:36c'est résolution du conflit
46:37dans le timing
46:38de la Maison Blanche
46:39c'est à dire 4 à 6 semaines
46:40comme vous le disiez
46:41Etienne
46:41on est dans la quatrième semaine
46:43à partir de lundi
46:44donc là
46:44on rentre vraiment dans le timing
46:45il faut que ça s'arrête
46:46d'ici deux semaines
46:47ça c'est le premier scénario
46:48le deuxième scénario
46:49c'est un enlisement
46:49et une aggravation du conflit
46:51le premier scénario
46:52nous on le price
46:53à peu près à 90%
46:55on pense que c'est
46:55le scénario principal
46:56dans lequel
46:57le marché obligataire américain
46:59rappelle Trump à l'ordre
47:00comme ça a été le cas
47:01l'année dernière
47:02dans le Liberation Day
47:03comme ça a été le cas aussi
47:05en début de semaine
47:06lundi
47:07quand le 10 ans
47:08est passé à 4,50
47:09donc on pense
47:10qu'il y a beaucoup de paramètres
47:11de marché
47:12qui vont rappeler Trump
47:13à la table des négociations
47:14avec l'Iran
47:15et qui va le forcer
47:16à trouver un accord
47:17donc l'accord le plus probable
47:18nous pensons
47:19c'est que les Etats-Unis
47:21récupèrent l'uranium
47:22et qu'ils disent
47:22ok pour toutes les autres
47:25demandes iraniennes
47:26dont la reconstruction
47:27du détroit d'Hormuz
47:29qui se fera sûrement
47:30via des taxes
47:31sur les bateaux
47:32donc là
47:32ce serait à peu près
47:332 millions par bateau
47:34nous on a calculé
47:35ça fait
47:352 millions par bateau
47:36ça ferait un baril
47:37qui monte de 1 dollar
47:39sachant que c'est 20%
47:40parce que ce serait pris
47:41sur le prix du baril
47:42ça ferait 1 dollar de plus
47:45par baril
47:46c'est 20%
47:47du trafic mondial
47:48donc sur le marché mondial
47:50cet impact
47:51de la reconstruction
47:51des détruits d'Hormuz
47:52c'est 20 cents
47:53donc ce serait pas énorme
47:55pour le marché
47:56à absorber
47:57en plus de ça
47:58on aurait un flux
47:58qui repart
47:59donc un pétrole
48:01qui rebaisse
48:02des taux qui rebassent
48:02et des actions
48:03qui remontent
48:03nous on pense que
48:04sur les 2 prochaines semaines
48:05le conflit devrait se résoudre
48:08et que là
48:08on va repasser
48:09en mode risk-on
48:10et que le marché
48:11va reprendre
48:11dans le cas
48:12où on n'aurait
48:13pas de résolution
48:14les 10% de chances
48:15qu'on n'ait pas
48:16de résolution de conflit
48:17là c'est un scénario
48:18totalement différent
48:19on aurait des taux obligataires
48:20qui continueraient de monter
48:22surtout le marché
48:23aux US et en Europe
48:24surtout en Europe
48:25puisqu'on est plus dépendant
48:26de l'énergie
48:27et du pétrole
48:27du Moyen-Orient
48:28que le sont les Etats-Unis
48:30qui sont quasiment
48:30autodépendants
48:31et des actions
48:32qui continueraient de baisser
48:33puisque forcément
48:34des anticipations de croissance
48:35qui rebaissent
48:36des coûts
48:37des intrants
48:37qui sont plus élevés
48:39donc ça serait mauvais
48:40pour les actions
48:40mais ce scénario-là
48:41on pense qu'il est à 10%
48:42puisque personne n'a vraiment
48:44intérêt à ce que
48:45le conflit dure
48:45l'Iran n'a pas intérêt
48:47les Etats-Unis n'ont pas intérêt
48:48la Chine non plus
48:49les pays du Golfe non plus
48:50et aujourd'hui
48:51on voit qu'il y a
48:52vraiment une possibilité
48:53de victoire militaire
48:54des Etats-Unis sur l'Iran
48:55et d'une victoire aussi
48:56un petit peu diplomatique
48:57de l'Iran
48:58sur le reste du monde
48:59puisqu'ils ont quand même
49:00réussi à tenir
49:01face à Israël
49:02et face aux Etats-Unis
49:03et même si les têtes
49:05de régime ont été coupées
49:07le régime je pense
49:08peut rester quand même
49:08en place
49:09pendant quelques temps
49:10Le baril de pétrole
49:11continue de grimper ce matin
49:12110 dollars pour le Brent
49:13plus 80% depuis
49:14les débuts de l'année
49:15avoir l'impact
49:16sur les entreprises
49:17c'est la fin du trimestre
49:18la semaine prochaine
49:19les premiers résultats
49:19trimestriels
49:20vont commencer à être publiés
49:23d'ici une quinzaine de jours
49:25comment vous arbitrez
49:25les portefeuilles
49:26aujourd'hui ?
49:27Alors déjà
49:28si on regarde
49:28sur le pétrole
49:30c'est le spot
49:31qui bouge beaucoup
49:31mais si on regarde
49:32les forward 3-5 ans
49:33ça n'a quasiment pas bougé
49:34donc ça veut dire
49:34que le marché sait
49:35qu'on n'aura pas
49:36un pétrole plus haut
49:37durablement
49:39donc pour un investisseur
49:40action
49:40ou un investisseur obligataire
49:42qu'est-ce que ça veut dire ?
49:42C'est-à-dire que les conditions
49:43n'ont pas changé
49:44et donc que le creux
49:45qu'on est en train de vivre
49:46est temporaire
49:47donc nous on est plutôt
49:48à rajouter
49:49de l'exposition action
49:51notamment américaine
49:52puisqu'on pense
49:52que c'est là
49:53où la baisse
49:53est la moins justifiée
49:54par rapport à l'Europe
49:56rajouter de l'exposition
49:57américaine sur les actions
49:58pendant ces phases de baisse
49:59même s'il y a plus
50:00de volatilité à court terme
50:01et que ça peut faire
50:02un petit peu bouger
50:03les portefeuilles
50:04on pense que c'est des points
50:04d'entrée qui sont
50:05extrêmement intéressants
50:06sur un horizon de placement
50:07de 6 mois, 8 mois, 1 an
50:09et sur l'obligataire
50:10alors là c'est presque
50:13un fricol
50:13parce que là
50:14vous avez 3 hausses et demi
50:15de taux qui sont pricées
50:16en zone euro
50:17une demi-hausse
50:18aux Etats-Unis
50:19et nous on pense
50:19qu'on n'aura absolument pas
50:21ces 3 hausses et demi
50:21en zone euro
50:23on est plutôt à penser
50:24qu'il n'y aura pas de hausse
50:25en zone euro
50:27et aux Etats-Unis
50:27qu'il y aura des baisses
50:28en tout cas le marché obligataire
50:29lui on est beaucoup moins convaincu
50:30le 10 ans français
50:31ce matin à 3,86
50:32donc on revient quand même
50:33sur des plus hauts de 2009
50:34ça vous inquiète
50:35François Monnier
50:36quand vous voyez
50:37ces taux longs
50:39revenir sur des plus hauts
50:40pas de 20 ans
50:41mais en tout cas
50:42de plus de 15 ans
50:42bien sûr que ça inquiète
50:44ça inquiète pour deux raisons
50:45la première
50:46c'est inquiétant
50:47parce que ça veut dire
50:47que le discours
50:48de la Banque Centrale Européenne
50:49n'a pas fonctionné
50:50alors qu'ils ont plutôt
50:51tapé du poing sur la table
50:52en disant
50:53attention on est prêt
50:53à augmenter les taux
50:54à durcir les taux à court terme
50:55donc généralement
50:56si ce discours là
50:57avait été efficace
50:58avait été rassurant
51:00et bien on aurait dû se dire
51:01finalement
51:02si la Banque Centrale
51:03est prête à durcir le ton
51:05ça va calmer l'inflation
51:07et donc on aurait dû avoir
51:07les taux à long terme
51:09qui baissent
51:09et c'est l'inverse
51:10notamment depuis hier
51:11exactement
51:11ça veut dire qu'on accorde
51:12une prime de risque
51:13ça veut dire qu'on pense
51:14peut-être que le traitement
51:15proposé par Christine Lagarde
51:17n'est pas forcément le bon
51:17et donc ça bien sûr
51:19ça rentre dans une zone
51:20d'incertitude
51:20et donc la hausse des taux
51:21long
51:22ça veut dire quoi ?
51:23ça veut dire plus de charges
51:24financières pour les états
51:25et ça ce scénario là
51:26il est pris quand même
51:27relativement au sérieux
51:28parce qu'il y a quand même
51:28quelque chose d'assez intéressant
51:30depuis l'ouverture de ce conflit
51:32c'est que ce conflit
51:33ne ressemble pas vraiment
51:33à la guerre en Ukraine
51:34souvenez-vous
51:35des clachements de la guerre
51:36en Ukraine
51:36février 2022
51:37et bien tous les groupes
51:38de défense
51:39d'armement
51:40ont fortement monté en bourse
51:41et là qu'est-ce qu'on voit
51:42depuis le début de ce conflit
51:44les groupes d'armement
51:45baissent en bourse
51:46alors qu'on consomme
51:47des munitions
51:48des drones
51:49les avions comme jamais
51:50des bateaux etc
51:51on a une baisse
51:52comment on peut l'expliquer ?
51:54on l'explique
51:55de la façon suivante
51:55c'est que ces charges financières
51:57qui progressent
51:58ce taux à 10 ans
51:58qui monte
51:59et bien ça va empêcher
52:00les états
52:01à financer
52:02des programmes
52:03de réarmement
52:04à tenir leurs objectifs
52:05sur l'OTAN
52:06en 2030
52:07voire au-delà
52:08et donc finalement
52:09on se dit
52:09il n'y aura pas forcément
52:11la puissance financière
52:13pour alimenter
52:13les besoins
52:14d'armement
52:15et c'est
52:17concrètement
52:17ça se passe
52:18par des prises de bénéfices
52:19sur les groupes d'armement
52:20et ça c'est un phénomène
52:21qui est nouveau
52:22et ça c'est aussi
52:23un message
52:24qu'envoie le marché
52:25qui est toujours
52:26dans l'anticipation
52:27c'est-à-dire qu'il a
52:27très largement
52:28attention
52:28au taux à 10 ans
52:29absolument
52:30et on le voit
52:31au taux à 10 ans
52:32en français
52:32allemand
52:33américain
52:33enfin partout
52:34mais cette guerre
52:35elle est plus récessionniste
52:37qu'inflationniste
52:37parce que
52:39le problème
52:39c'est sur l'inflation
52:40c'est l'inflation corps
52:41là c'est de l'inflation
52:43qui est externe
52:44c'est un phénomène exogène
52:46donc on ne prend pas
52:47de décision monétaire
52:48sur des phénomènes exogènes
52:49avant qu'il y ait
52:49des effets de second tour
52:50mais les effets de second tour
52:51ils se font sur quoi ?
52:52sur les boucles prix-salaire
52:53pour l'instant
52:54les salaires sont en décélération
52:55en zone euro
52:56prix-profit
52:57et pareil
52:58les profits
52:59comme on l'a vu
53:00avec une croissance
53:00qui ralentit
53:01ils ne vont pas forcément
53:02être extrêmement bons
53:03en zone euro
53:04et sur les Etats-Unis
53:05là la Fed
53:06elle est coincée
53:07entre deux choses
53:07entre une inflation
53:08qui remonte
53:09sachant que
53:10comme on l'a dit
53:10les Etats-Unis
53:12sont moins dépendants
53:13du pétrole
53:14du pétrole du Moyen-Orient
53:16que la zone euro
53:16ou que l'Asie par exemple
53:17mais par contre
53:18ils ont un vrai problème
53:19au niveau du marché de l'emploi
53:21il y a des révisions de l'emploi
53:22qui sont extrêmement mauvaises
53:23la durée moyenne du chômage
53:25c'est 25 semaines
53:26c'est plus haut depuis 4 ans
53:27et donc là
53:28eux ils se sont vraiment
53:29pris en étau
53:29entre une inflation
53:31qui remonte temporairement
53:32et qui pour l'instant
53:33est de l'inflation exogène
53:34et n'est pas de l'inflation
53:35corps
53:36donc collante
53:36on va dire
53:37qui peut perdurer
53:38et un marché de l'emploi
53:40qui ralentit fortement
53:41c'est pour ça que nous
53:41on ne voit pas
53:41de hausse de taux massive
53:43en attendant
53:44les indices américains
53:45tiennent très bien
53:46alors certes
53:46le Nasdaq a perdu 2% hier
53:47mais c'est surtout
53:48à cause de Métal
53:49qui a perdu 7%
53:50à la clôture
53:51vous conseillez quoi
53:52aujourd'hui
53:53dans votre domaine
53:55d'investir
53:56François Meunier ?
53:57Nous ce qu'on pense
53:58c'est que dans une période
53:59de conflit
53:59de stress comme ça
54:00il faut éviter d'abord
54:01le maximum d'arbitrage
54:02parce que c'est souvent
54:03dans ces moments-là
54:03qu'on fait le plus d'erreurs
54:05ça c'est le premier point
54:06le deuxième conseil
54:09qu'on donne
54:09c'est de ne pas rajouter
54:10du risque au risque
54:11autrement dit
54:11là on est dans un conflit
54:13avec une visibilité
54:14qui reste faible
54:15même si on pense
54:16que le pire
54:17n'est pas certain
54:18loin de là
54:19mais on a quand même
54:20nous réduit
54:21la poche banque
54:22la poche financière
54:24parce que
54:24au-delà de cette crise
54:26liée
54:28au choc énergétique
54:29on a quand même
54:30un vrai sujet
54:30sur les dettes
54:32des entreprises privées
54:33les fonds de dette privée
54:35le crédit privé
54:36il y a eu quand même
54:37beaucoup de signaux
54:38d'alerte
54:38sur des fonds
54:39qui n'arrivent pas
54:40à rendre d'argent
54:41aux épargnants etc
54:42et ça on le sait
54:43les banques
54:44ont prêté à ces fonds
54:45pour financer
54:46ces entreprises
54:47qui sont en difficulté
54:48si on a moins de croissance
54:50parce que nous
54:50on ne croit pas non plus
54:52comme Guillaume
54:52à un choc
54:53vraiment inflationniste
54:54une inflation
54:55de deuxième tour
54:56etc
54:57en revanche
54:57ça peut avoir un impact
54:58sur la croissance
54:59donc c'est plutôt
55:00un phénomène
55:01de ralentissement
55:02voire pas forcément
55:03récessif
55:04mais la croissance
55:05est déjà molle
55:05elle peut être encore
55:06plus molle
55:07et donc ça veut dire
55:08plus de risque
55:08de défaillance
55:09des entreprises
55:10et donc le crédit privé
55:12va être très challengé
55:14si vous me permettez
55:15l'expression
55:15et ça il faut réduire
55:16les financières
55:17je pense aujourd'hui
55:18et les industries
55:18l'industrie
55:20là pour moi
55:20le meilleur conseil
55:22à donner
55:22c'est d'acheter
55:23du Technip Energy
55:23Technip Energy
55:24c'est un acteur
55:25qui travaille beaucoup
55:25avec le Qatar
55:26c'est un acteur
55:26qui aide les pays
55:28les états
55:29les entreprises
55:30à installer
55:30des infrastructures
55:31énergétiques
55:32et on sait
55:32qu'il y a des entreprises
55:33des infrastructures
55:34énergétiques
55:34qui ont été bombardées
55:35qui ont été attaquées
55:36et donc il va falloir
55:37reconstruire
55:37et donc on a
55:38des entreprises
55:39qui ont des bilans
55:40extrêmement sains
55:41et des beaux projets
55:43des beaux carnets de commandes
55:44et bien sûr
55:45de nouvelles commandes
55:47à attendre
55:47le mot de la fin
55:48Guillaume Gérineau
55:48les secteurs
55:49les valeurs
55:49que vous aimez bien
55:50en ce moment
55:50en portefeuille
55:51alors sur les secteurs
55:52dans le cadre
55:53justement du premier scénario
55:54qui est le scénario central
55:55d'une résolution du conflit
55:56je pense qu'il faut être
55:58enfin nous pensons
55:58qu'il faut être
55:59sur de la console discrétionnaire
56:01qui a extrêmement souffert
56:02sur de la technologie
56:03qui là aussi a souffert
56:05alors qu'en réalité
56:06les fondamentaux
56:07restent extrêmement bons
56:08ça c'était plutôt
56:09des phénomènes
56:09de concentration
56:10encore une fois
56:10dû aux flux passifs
56:12qui sortaient
56:12aux couvertures
56:13de la plupart
56:14des hedge funds
56:14et là
56:16on est un petit peu
56:18en désaccord
56:19c'est plutôt
56:19sur les financières
56:20puisque nous
56:20on voit une pontification
56:21de la courbe des taux
56:22avec des taux courts
56:23qui rebaissent rapidement
56:25donc un effet mécanique
56:26positif
56:27sur les bancaires
56:28surtout en Europe
56:29par contre
56:30on rejoint totalement
56:31ce que disait François
56:32sur le crédit privé
56:33nous on n'est absolument pas
56:34ni sur le crédit privé
56:35ni sur le private equity
56:36on reste sur des titres
56:38et des valeurs
56:39qui sont extrêmement liquides
56:40donc pour jouer un rebond
56:42sur les actions
56:43on serait sur de la console
56:45discrétionnaire
56:45sur des financières
56:46et sur de la tech
56:47et sur l'obligataire
56:48on resterait
56:49et on reste
56:50sur de l'investment grade
56:51plutôt court terme
56:520,3 ans
56:53senior
56:53merci à tous les deux
56:55nous a raccompagné ce matin
56:56Guillaume Girineau
56:57le directeur de la gestion
56:57de Carlton Sélection
56:58et François Monnier
56:59le directeur de la rédaction
57:00d'Investir
57:01à noter que sur le non-côté
57:02il faut également su de très près
57:03ce qui se passe dans l'immobilier
57:04puisque hier soir
57:05UBS a suspendu
57:06les retraits
57:07de son fonds immobilier
57:08UBS Eurovinst
57:09pour une période
57:10allant jusqu'à 36 mois
57:129h58
57:13dans 2 minutes
57:13il sera 10h
57:14les experts avec Raphaël Lejean
57:16quel est le programme Raphaël ?
57:17Cher Etienne
57:18on va décrypter
57:19la livraison de l'INSEE
57:21de ce matin
57:21les comptes nationaux 2025
57:23ont été publiés
57:25vous allez voir que derrière
57:26une bonne nouvelle
57:27qui est un déficit
57:29meilleur que prévu
57:30et bien
57:30il y en a quelques-unes
57:32moins encourageantes
57:33c'est toujours plus
57:34d'impôts
57:35et de dépenses
57:36on va revenir aussi
57:38sur la réunion du corps
57:39le conseil d'orientation
57:40des retraites
57:41qui s'est tenu hier
57:42avec cette question
57:43pourquoi les français
57:44ont-ils tant de mal
57:45à accepter un allongement
57:46de la durée
57:47du travail
57:48et puis on reviendra
57:49sur les dernières prévisions
57:50de l'OCDE aussi
57:53quelles leçons ont tirées
57:54et puis on touchera
57:55un petit mot de l'IA
57:56avec une nouvelle technologie
57:58qui pourrait tout changer
57:59voilà le programme
58:00des experts
58:0110h
58:0111h
58:0211h
58:02tout pour investir
58:03à la masterclass
58:04avec Christopher Dembic
58:05cet après-midi
58:06vous suivez bien sûr
58:06la séance américaine
58:07avec Antoine Larigauderie
58:09dans BFM Bourse
58:10et puis demain
58:10à 10h
58:11suivez depuis
58:13le CSE
58:15le top AFEP
58:16qui sera présenté
58:17par Sandro Agandouin
58:17et Emmanuel Lechypre
58:18ils recevront notamment
58:19Jean-Paul Hagon
58:20le président du conseil d'administration
58:21de L'Oréal
58:22Florent Ménégo
58:22de Michelin
58:23ou encore Alexandre Bompard
58:24de Carrefour
58:2510h
58:2612h
58:26donc demain samedi
58:28pour ce top AFEP
58:28très bonne journée
58:30Good Morning Market
58:32sur BFM Business
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