Passer au playerPasser au contenu principal
  • il y a 10 minutes
Ce mercredi 11 mars, Fabien Bossy, chef économiste France chez Société Générale CIB, Matthieu Ceronne, trader et fondateur de Galileo Trading, Alain du Brusle, directeur général délégué de Claresco Finance, Alain Krief, responsable de la gestion obligataire chez Edmond de Rothschild Asset Management, Claudia Panseri, responsable de la stratégie d'investissement de la banque privée UBS France, et Alexandre Baradez, chef analyste chez IG, étaient les invités dans l'émission Good Morning Market, présentée par Étienne Bracq, sur BFM Business. Retrouvez l'émission du lundi au vendredi et réécoutez la en podcast.

Catégorie

📺
TV
Transcription
00:06L'actualité des marchés financiers, c'est sur BFM Business. Dans un instant, l'ouverture en Europe. Etienne Braque, qu
00:11'est la tendance ce matin ?
00:12Petite baisse en vue pour les grands indices européens après avoir clôturé sur une très belle hausse hier soir.
00:17L'Eurostock 50 a quand même gagné 2,7%, le CAC 41,8% quand Wall Street a terminé stable
00:24prudence en vue avec désormais 3 navires qui ont été touchés dans le détroit d'Hormuz.
00:29Notamment des bateaux qui transportent du sable, des minéraux, des minéraux.
00:35Donc c'est sûr que ça incite un petit peu à la prudence.
00:37Même si on en parlait il y a un instant, les cours du pétrole ne s'emballent pas.
00:40Loin de là, on est à 89 dollars pour le Brent, 85 dollars pour le WTI quand l'once d
00:46'or tient le cap des 5200 dollars sur le front des taux.
00:50Néanmoins, on a une petite remontée après la belle détente d'hier, 3,5% pour le disant français quand
00:56le Bund est à 2,84.
00:57Des résultats d'entreprises aussi à digérer, notamment ceux de Rheinmetall.
01:01Oui, Rheinmetall, c'est une valeur à suivre à l'ouverture à Francfort après des résultats extraordinaires en 2025.
01:07Un chiffre d'affaires qui a progressé de 30% et pour cette année, le groupe prévoit une croissance de
01:11ses ventes de 40 à 45%.
01:13C'est bien au-delà des attentes. Contrairement à d'autres groupes de défense, Rheinmetall est sur un temps plus
01:18court dans le sens où ils fondent l'armement.
01:20Donc vous avez des délais de rélivraison qui sont plus courts que sur d'autres types d'appareils ou d
01:26'autres types de munitions.
01:27Avec notamment le groupe qui dit très clairement qu'au vu des tensions en Iran, ça va demander forcément plus
01:34de demandes à court terme,
01:35notamment de la part des Etats-Unis puisque les Etats-Unis sont des clients de Rheinmetall.
01:40Le titre qui était hier au-delà des 1 600 euros, il a été multiplié par 10 quasiment en l
01:45'espace de 4 ans.
01:46On a Inditex également qui a publié ses résultats ce matin.
01:49C'est la maison mère de Zara. C'est la plus grande capitalisation à Madrid.
01:53C'est plus de 120 milliards de capitalisation avec là aussi des résultats au-delà des attentes.
01:57Le titre était en hausse en préouverture car en plus d'avoir annoncé des résultats trimestriels au-delà des attentes,
02:03il y a un discours qui est quand même prudent mais confiant pour 2026 avec des ventes qui sont au
02:08rendez-vous sur les premières semaines de l'année.
02:10Hier soir on a eu Oracle.
02:11Oracle qui était là aussi en hausse décidément. En ce moment les publications sont applaudies.
02:15Le titre était en hausse de près de 10% en après-bourse.
02:19Alors en dehors des résultats, il y avait surtout une attente concernant l'endettement.
02:23Et d'ailleurs à ce titre, Larry Ellison, le cofondateur de Oracle a dit « On a levé 30 milliards
02:27en février et on ne prévoit pas de lever de l'argent cette année en plus de ce qui a
02:32été fait ».
02:33Donc ça c'est quand même une certaine forme de soulagement pour Wall Street, pour les actionnaires,
02:37dans le sens où le titre a perdu 50% depuis septembre car c'est un groupe qui avait annoncé
02:41en septembre devoir lever beaucoup de capitaux pour construire des data centers.
02:46C'est un métier qui est très capitalistique.
02:48Et là visiblement ils ont trouvé d'autres solutions.
02:50Ils demandent surtout maintenant aux clients d'acheter des puces ou soit de pré-payer en avant sur le carnet
02:56de commandes.
02:56Et donc ça apporte un peu de cash à court terme, un peu plus de visibilité.
03:00Le CAC 40 qui ouvre à l'instant ?
03:01En baisse de 0,8%.
03:03On repasse sous les 8000 points, 7990 points pour le CAC 40, moins 0,8% également pour l'Eurostox
03:0950 qui est à 5787 points.
03:11A noter ce matin les valeurs du secteur auto qui sont en baisse à l'image notamment de Stellantis avec
03:19notamment Stellantis qui annonce aujourd'hui lever 5 milliards d'euros.
03:23C'était prévu lors des résultats annuels qui ont été publiés il y a quelques jours sous forme d'obligations
03:28hybrides.
03:285,97€ pour le groupe suivi de Kering, Safran et Airbus.
03:33A l'inverse vous avez seulement 3 valeurs dans le vert à l'ouverture.
03:36Il s'agit de Publicis, Pernod Ricard ou encore Euronext.
03:39Élis a publié ses résultats ce matin.
03:41Nous en reparlerons dans un quart d'heure avec Alain Dubrul.
03:44Le titre gagne un peu plus de 5%.
03:46Nous sommes dans le secteur de la blanchisserie.
03:47Un groupe qui annonce ce matin un dividende en hausse et surtout un programme de rachet action aux 500 millions
03:52d'euros.
03:53Ça plaît au marché.
03:53Le titre est à 26,42€.
03:56Et puis du côté de Inditex à Madrid, il faudra suivre ce titre dans un instant.
04:02Plus 4,7%.
04:03Ça va très vite décidément.
04:05Pour ce titre, Inditex à Madrid au-delà des 54€ pour la maison mère de Zara.
04:10Et donc le marché qui souffle un petit peu après la belle hausse d'hier.
04:13Moins 0,8%, 7993 points.
04:16Au menu de Good Money Market.
04:17Dans un instant, nous reviendrons sur l'inflation en Allemagne qui est ressortie à 2% en février.
04:21Oui, mais et maintenant avec l'envolée des matières premières.
04:23Nous verrons cela dans un instant avec les équipes de Société Générale.
04:26CIB, Alain Dubrul sera également avec nous d'ici une dizaine de minutes pour revenir sur les grandes publications de
04:31ce matin.
04:32Notamment RheinMetal et Inditex.
04:34Les niveaux techniques assurent.
04:36Et puis le marché obligataire également.
04:37Comment elle réagit depuis une dizaine de jours et le conflit en Iran.
04:41Vous allez voir que là aussi, il y a beaucoup de volatilité sur ce marché obligataire.
04:45Même si ça y est, les entreprises commencent à nouveau à revenir.
04:48Avec donc typiquement Stellantis qui va émettre 5 milliards de dettes.
04:51Et puis vous avez HSBC également qui commence à nouveau à lever des capitaux.
04:55Bonne émission à demain.
05:04Et le CAC 40 qui est donc sur une baisse de 0,8% sous les 8000 points, 7991 points.
05:11Les indices européens qui sont prudents ce matin avec donc 3 navires commerciaux qui ont été touchés cette nuit dans
05:16le détroit d'Hormuz.
05:17Et puis vous avez également des drones qui sont tombés près de l'aéroport de Dubaï.
05:214 blessés sont déclarés ce matin au 12ème jour donc de cette guerre.
05:26Du côté du pétrole, nous sommes à 89 dollars pour le Bren, 85 dollars pour le WTI.
05:31Quand sur le front des devises, l'euro dollar tient la barre des 1,16, 1,16, 17.
05:36Dans quelques minutes, nous reviendrons sur la publication de Rheinmetall qui est vendue dans les premières minutes de cotation.
05:41Le titre cède un peu plus de 3% sous les 1600 euros à Francfort.
05:46A l'inverse, donc ça se passe bien pour Inditex, la maison mère de Zara qui gagne plus de 4
05:49% à Madrid au-delà des 54 euros.
05:52Les plus fortes hausses ce matin à la Bourse de Paris, publicistes Alès et Renaud.
05:58Dans un instant, nous regarderons en détail la séance du jour avec Mathieu Serron.
06:01Juste avant, un petit focus macroéconomique avec Fabien Bossy qui nous accompagne ce matin,
06:06chef économiste franc chez Société Générale CIB.
06:08Bonjour Fabien Bossy, merci de nous accompagner ce matin afin de revenir à chaud sur les différentes statistiques qui ont
06:15pu être publiées ces dernières heures.
06:17A commencer notamment par l'inflation en Allemagne qui est confirmée à 2% sur la période de février.
06:24Oui, alors effectivement, l'inflation allemande a été confirmée à 2% en février.
06:29Ça va de pair, c'est en ligne grosso modo avec le chiffre européen qui était à 1,9%
06:34sur la même période.
06:35Pour rappel, la BCE a une cible d'inflation proche mais en dessous de 2%.
06:42En pratique, 1,9%, c'est l'idéal pour la BCE.
06:48Malheureusement, ce chiffre est évidemment daté.
06:51Maintenant, on sait que l'inflation va monter en mars dans la foulée de la hausse des prix du pétrole
06:57et de la hausse des prix de l'essence.
06:59Alors, le chiffre exact de mars, ça dépendra des mouvements journaliers sur le marché pétrolier.
07:08Mais le mouvement sera à la hausse et assez nettement à la hausse.
07:12Après, pour la BCE, la question principale, ce ne sera pas vraiment le chiffre de mars lui-même.
07:17Ce sera quelle implication à moyen terme sur les perspectives d'inflation si c'est un choc temporaire.
07:23Le mot est un petit peu maudit maintenant chez les banquiers centraux depuis l'expérience de 2022.
07:29Mais ça reste vrai.
07:31Si le choc est temporaire, il n'y a pas de raison d'y réagir.
07:34Mais si le choc est assez important et s'il prend part dans une économie où l'activité est assez
07:41dynamique,
07:42on peut craindre des effets de second tour.
07:43Et c'est ça qui pourrait amener la BCE à s'en inquiéter.
07:47Dans un contexte de très forte volatilité des matières premières, il est bien sûr compliqué de faire des projections, des
07:52prévisions d'inflation pour cette année.
07:54Néanmoins, quand vous regardez un petit peu dans le rétroviseur, dans quelles conditions sont rentrés les principaux pays européens dans
08:00cette crise,
08:01comment vous regardez notamment l'industrie en Allemagne, les niveaux d'inflation ou encore de croissance ?
08:07Alors effectivement, j'ai dit qu'un choc d'inflation, c'est particulièrement dangereux lorsque l'économie est déjà proche
08:14de son potentiel,
08:15lorsqu'elle est déjà en train d'aller à un bon rythme, parce que grosso modo vous mettez un nouveau
08:20coup d'accélérateur,
08:21et là le risque c'est que le cycle des dépenses s'accélère et qu'on ait une inflation qui
08:27accélère encore plus que ce que ne l'indiqueraient les cours du pétrole.
08:32Dans le cas allemand, on espère, tous les prévisionnistes espèrent, une accélération assez nette de la croissance en 2026,
08:39grâce au stimulus fiscal qui est massif, on parle de plus d'un point de PIB de dépense supplémentaire en
08:472026,
08:47ça va se transmettre à l'activité, mais c'est vrai que pour l'instant, on reste toujours un peu
08:53sur notre faim,
08:54ça fait plusieurs mois que le stimulus allemand est un peu l'arlésienne des données économiques,
09:01et on a eu des données industrielles allemandes ce lundi, qui ont été plutôt décevantes,
09:06avec des commandes industrielles qui ont fortement baissé de presque 11% sur le mois,
09:11mais c'est des données particulièrement volatiles, donc on ne va pas trop s'en formaliser,
09:14ce qui est un peu plus embêtant, c'est la production industrielle qui était attendue en hausse sur le mois
09:19de janvier,
09:20et qui finalement recule légèrement de 0,5%.
09:24Malheureusement, on reste sur l'image d'une industrie allemande qui a probablement passé sa phase de déclin,
09:31mais est donc plutôt encore dans une phase de stagnation, ça patine,
09:34et on n'a pas encore d'accélération nette, les effets du stimulus fiscal, en tout cas sur le secteur
09:40industriel,
09:41restent limités, et dans ce contexte-là, un choc sur les prix de l'énergie,
09:46c'est effectivement quelque chose d'un petit peu inquiétant, en tout cas à suivre,
09:50pour l'instant, les prévisionnistes restent optimistes, et on se classe dedans,
09:56mais c'est vrai que pour l'instant, l'industrie allemande n'était pas aussi dynamique que ce qu'on
10:00aurait pu espérer.
10:01Voilà pour le cas de l'Allemagne.
10:03En France, cette fois, ce matin, le gouverneur de la Banque de France, François Villeroy de Gallo,
10:08a estimé qu'au vu du contexte, il fallait s'attendre à un petit peu plus d'inflation et un
10:11peu moins de croissance.
10:13Ça tombe mal, car on était plutôt mieux partis ces dernières semaines,
10:17bien partis, c'est peut-être un peu trop s'emballer,
10:18mais mieux partis dans le sens où on avait un déficit commercial qui commençait à se réduire,
10:23sous l'effet notamment d'un euro qui se reprenait et de matières premières qui étaient relativement basses.
10:30Oui, alors effectivement, la France, peut-être de façon assez étonnante,
10:34alors que tout le monde attendait une accélération en Allemagne et était un petit peu plus prudent en France,
10:40ce qu'on a vu, c'est un début d'année plutôt positif pour la France,
10:43avec une hausse de la production industrielle, notamment en janvier,
10:48et qui fait suite à une bonne dynamique dans le secteur industriel français tout au long du second semestre de
10:54l'année précédente.
10:55Et ça, ça se traduit effectivement dans des chiffres de commerce plutôt rassurants,
11:00avec des exportations en hausse et un déficit commercial qui continue de se réduire,
11:05et continue de se réduire, à tel point que si on prend le compte courant,
11:08qui ont en quelque sorte la balance commerciale élargie, c'est la véritable balance des paiements,
11:15eh bien on était en surplus en décembre et en janvier.
11:19Donc quelque chose de plutôt positif.
11:22Et d'ailleurs, hier soir, la Banque de France a publié son enquête de conjoncture
11:27qui a été menée dans les tout derniers jours, avec une bonne partie qui a été menée après le déclenchement
11:31du conflit,
11:32et ça montre des industriels qui restaient encore assez optimistes pour les perspectives.
11:36Alors, il est beaucoup trop tôt pour qu'ils aient eu le temps de se faire une bonne idée du
11:40choc,
11:41mais pour l'instant, le début d'année était bon en France.
11:43Alors, un petit bémol sur ce chiffre de déficit commercial.
11:47Un déficit commercial qui se réduit, c'est bien lorsque ça reflète une bonne tenue des exportations.
11:54C'est un peu moins encourageant lorsque ça reflète aussi une certaine atonie des importations,
11:59parce que les importations, c'est une bonne partie qui va être consommée, qui va être investie.
12:05Et ça reflète probablement encore une certaine atonie de la demande intérieure française.
12:12Ça fait plusieurs années maintenant que la croissance française est avant tout tirée,
12:17en plus de la demande publique, par la demande extérieure,
12:20avec la consommation des ménages, l'investissement des entreprises qui patinent un petit peu.
12:25Et pour l'instant, on reste un peu sur notre faim de ce côté-là.
12:28Et la baisse du déficit commercial est un signal un petit peu ambivalent de ce point de vue-là.
12:35Donc, un début d'année plutôt rassurant pour l'économie française,
12:40avec toujours une petite faiblesse à craindre du côté de la demande intérieure.
12:43Mais la hausse des prix du pétrole arrive et on ne va pas pouvoir y échapper.
12:48Encore une fois, les résultats de l'enquête de la Banque de France étaient rassurants,
12:51mais il est beaucoup trop tôt pour avoir une idée de l'impact du choc.
12:57Effectivement, l'impact est assez évident.
12:59C'est haussé sur l'inflation et baissé sur l'activité.
13:02Savoir de quelle ampleur, ça va dépendre avant tout.
13:05Je pense que tout le monde le rappelle, mais malheureusement, c'est l'évidence.
13:09C'est que tout va dépendre de la durée de ce choc,
13:13autant que de l'amplitude sur les mouvements de prix.
13:16Et bien sûr, du prix du baril de pétrole qui est à 89 dollars ce matin.
13:20Merci beaucoup, Fabien Bossi nous a raccompagné,
13:22chef économiste France de Société Générale CIB,
13:25pour revenir sur cette inflation en Allemagne
13:27et sur les différents indicateurs macroéconomiques de ces dernières heures,
13:31que ce soit du côté de l'Allemagne, mais également du côté de la France.
13:359h13, tout de suite, on va se jeter sur la séance du jour.
13:38Jeter un coup d'œil plutôt sur la séance du jour.
13:41Avec un CAC 40 qui résiste plutôt bien ce matin.
13:45Moins 0,6%, 8 06 points, moins 0,8% pour l'Eurostox 50 à 5 788 points.
13:54Des marchés européens qui digèrent plutôt bien les dernières annonces,
13:57à savoir trois cargos qui ont été touchés ces dernières heures dans le détroit d'Ormousse,
14:02dont un cargo qui est en feu.
14:04Des cours du pétrole qui se stabilisent à 89 dollars,
14:07avec des membres du G7 qui doivent se réunir cet après-midi.
14:10Et avec notamment l'Agence internationale de l'énergie
14:12qui pourrait probablement, d'après le Wall Street Journal,
14:15débloquer les stocks stratégiques.
14:17Bonjour Mathieu Serron, merci d'être avec nous ce matin.
14:19Vous êtes trader et fondateur de Galileo Trading.
14:22Petite pause en effet pour le CAC 40 après la belle hausse d'hier soir,
14:25notamment pour l'Eurostox 50.
14:27Oui, et globalement, on a des marchés qui continuent d'évoluer nerveusement
14:31au gré des déclarations concernant la situation en Iran.
14:35avec, et c'est à souligner, des pivots importants
14:38qui ont été testés en début de semaine, testés et validés.
14:42Je pense notamment aux 7800 sur le CAC,
14:44à une zone 6550-6600 sur le SP500,
14:48aux 24000 sur le Nasdaq,
14:50et une zone autour des 23000 sur le DAX.
14:53Donc malgré un contexte un peu compliqué,
14:57malgré un repli en cours,
14:58on n'a pas véritablement de changement en ce qui concerne la tendance de fonds.
15:02Les tendances de fonds sur les indices actions restent haussières.
15:06On aurait un warning un peu plus sérieux sous les niveaux que je viens de mentionner.
15:10C'est pour ça que moi, dans ce contexte-là, je continue,
15:14et à l'instar de ce que je vous disais la semaine dernière,
15:16je continue d'acheter de belles valeurs dans une logique d'investissement,
15:20de belles valeurs dans des bonnes thématiques.
15:23Je pense notamment au secteur de l'énergie, à l'hardware, à la robotique.
15:27La semaine dernière, par exemple, je vous parlais d'Angie,
15:29en ce qui concerne l'hardware.
15:34Aux États-Unis, vous avez par exemple Micron, Tesla pour la robotique.
15:39Donc je continue un petit peu de faire mes courses,
15:41en étant bien évidemment prudent et en répartissant les niveaux d'entrée.
15:46Et à court terme, bien évidemment, on a un billet qui est baissier,
15:48on a un warning qui est allumé depuis un certain temps.
15:50Et je cherche à profiter de la volatilité actuelle,
15:55parce qu'au cours de la séance, on a de beaux écarts,
15:57en vendant sur des rebonds.
16:01Donc je vends systématiquement sur des rebonds,
16:04en prenant comme pivot à court terme, à très court terme,
16:07sur le cas qu'on pourrait prendre la zone autour des 8100, 8120,
16:10qui a été testée hier.
16:12Et sinon, au-dessus, on a une zone importante autour des 8250.
16:17Donc on peut considérer ces niveaux-là comme des pivots à court terme.
16:21Considérant que tant qu'on est en dessous,
16:23on reste dans une zone d'attraction baissière.
16:26Et au-dessus de ces niveaux-là, on aurait alors une amélioration.
16:30Du côté des valeurs, dans un instant avec Alain Dubreuil,
16:33nous reviendrons sur Rheinmetall,
16:34qui perd un peu plus de 4% après la publication de ses résultats.
16:37A l'inverse, Inditex prend plus de 4% à Madrid.
16:40Du côté de Wall Street, hier soir, Mathieu Searle,
16:42les trois indices américains ont clôturé stable ou presque.
16:46Il faudra bien sûr suivre Oracle,
16:47qui a dévoilé ses résultats en après-bourse.
16:49Le titre était en forte hausse.
16:51Du côté du VIX, le fameux indice de la peur,
16:53on est revenu au-delà des 30 points en début de semaine.
16:56Désormais, nous sommes à 25 points.
16:58Ça montre quand même que, malgré des indices américains
17:01qui tiennent plutôt bien, qui sont relativement stables,
17:04il y a une volatilité qui est présente.
17:06Alors, il y a une volatilité qui est présente à court terme.
17:09Et c'est là ce qu'il est intéressant de remarquer.
17:12Donc, c'est vrai qu'avant le début du conflit en Iran,
17:16on avait un VIX et même une volatilité, on va dire,
17:18implicite générale qui se situe autour de 15-20,
17:23selon les indices.
17:24Là, on s'est plutôt installé autour des 25-30,
17:27donc dans une phase, on va dire, de stress.
17:29Pas de stress à outrance non plus, mais dans une phase de stress.
17:33Et je disais une phase de stress à court terme,
17:35parce que quand on prend, il y a des différences de volatilité
17:39selon les échéances.
17:40Et c'est ça qui est intéressant à remarquer,
17:41c'est que quand on prend des échéances proches,
17:43par exemple, prenons la prochaine, celle de mars,
17:46donc du 20 mars, on a une volatilité implicite.
17:49Si on prend, par exemple, le CAC,
17:50et je regardais encore ce matin,
17:52on a une volatilité implicite autour des 28, voire 30.
17:57Donc, on a un stress qui est fort sur l'échéance à venir.
18:02En revanche, quand on regarde l'échéance suivante,
18:04et c'est là où c'est intéressant,
18:06et on peut en tirer quelques conclusions,
18:07et on peut mettre en place des stratégies
18:08par rapport à cette perception-là,
18:10quand on regarde l'échéance suivante,
18:13par exemple celle du mois d'avril,
18:14on a une volatilité implicite autour des 20.
18:17Donc, on a des marchés qui intègrent
18:20ce que martèle Donald Trump depuis quelque temps,
18:23d'un conflit qui, selon lui,
18:26pourrait, devrait se résoudre à court terme.
18:28Donc, on a des marchés qui sont nerveux à court terme,
18:33et ce qui est matérialisé par une volatilité implicite forte,
18:36mais un peu, voire beaucoup moins sur l'échéance suivante,
18:40donc sur les échéances suivantes,
18:42et à commencer par celles du mois d'avril,
18:44d'où une volatilité implicite un petit peu plus faible.
18:46Et ce qui fait que, eh bien, ça, ça va être à surveiller de près,
18:50voir si justement la volatilité implicite se met à augmenter,
18:53si jamais le conflit n'est pas réglé d'ici la fin du mois,
18:57si la volatilité implicite se met à monter sur l'échéance suivante.
19:01Et stratégiquement, il y a justement des choses à mettre en place dans un contexte-là.
19:05Quand on veut capter une volatilité forte à court terme,
19:07et moins élevée à moyen long terme,
19:10on a des stratégies qu'on appelle calendar spread,
19:12où on joue sur deux échéances suivantes,
19:13qui consistent à vendre des options sur une échéance proche,
19:17donc à vendre des primes élevées,
19:19des volatilités élevées, et donc des primes élevées,
19:21et en se couvrant et en profitant de volatilités plus faibles
19:24sur des échéances suivantes pour acheter les options.
19:26Donc il y a des choses à faire dans ce sens-là,
19:28mais la différence de volatilité implicite
19:32entre l'échéance proche et l'échéance suivante
19:34en dit long sur la perception qu'ont les opérateurs de la situation.
19:39En un mot, pour résumer, à 8000 points,
19:40vous êtes confiant, vous estimez que la hausse d'hier,
19:43c'était un petit peu trop vite, un peu trop fort.
19:46Oui, je considère qu'il est trop tôt encore
19:47pour envisager une reprise solide et durable,
19:51et c'est pour ça que moi, dans cet esprit-là,
19:53c'est oui, quand on a des trous d'air,
19:54oui, quand on a des phases de stress,
19:56j'en profite pour acheter,
19:57mais dans une logique d'investissement à moyen terme, on va dire,
20:00mais sur du court terme, je continue de vendre.
20:02Si on remonte, par exemple, là, on est actuellement autour des 8000 points,
20:06si on remonte dans la zone des 8100, 8120,
20:08je vais continuer à vendre pour justement capter des écarts
20:12entre 0,7 et 1%,
20:13considérant qu'à court terme, la volatilité va rester élevée,
20:17mais après, la difficulté, la particularité de cette phase-là,
20:20c'est qu'on a des marchés qui évoluent au gré des déclarations
20:24des uns et des autres,
20:25donc en ce moment, on regarde presque autant
20:26les graphiques boursiers que les termes de l'échéance.
20:29Merci beaucoup, Mathieu Serron nous a accompagné ce matin,
20:32trader et fondateur de Galiléo Trading,
20:33et Yoncle CAC 40 qui remet en jeu les 8000 points,
20:36on est sur le fil de cette barre symbolique,
20:388004 points,
20:39moins 0,7%,
20:41moins 0,9% pour l'Eurostox 50,
20:43à 5786 points,
20:45nous reparlerons bien sûr de ce contexte de marché
20:47dans une dizaine de minutes avec Claudia Pansieri
20:49de UBS France et Alexandre Baradez
20:51de IG. Juste avant, à 9h20,
20:53on va revenir sur les grandes publications du jour.
20:57Car oui, la saison des résultats trimestriels
20:59n'est pas totalement finie en Europe.
21:01Preuve en est, vous avez Inditex
21:03ou encore Rheinmetall qui ont publié ce matin.
21:06Pour revenir sur ces grandes publications,
21:08c'est Alain Dubrul qui est avec nous par téléphone,
21:10directeur général délégué de Claresco Finance.
21:12Bonjour Alain Dubrul.
21:13Encore une fois, beaucoup de volatilité
21:15à l'occasion de ces résultats,
21:16avec d'un côté Inditex qui prend plus de 4%
21:19et à l'inverse Rheinmetall qui perd 4%.
21:21Commençons peut-être par Rheinmetall,
21:23c'était la publication la plus attendue.
21:25C'est bien sûr un groupe de défense allemand
21:28qui pèse plus de 75 milliards
21:29à la bourse de Francfort,
21:31qui a annoncé ce matin des ventes en hausse
21:33de 30% sur l'exercice 2025
21:35et qui prévoit une croissance de ces ventes
21:37de 40-45% pour cette année.
21:39Mais visiblement, ça ne suffit pas au marché.
21:42Oui, bonjour Étienne.
21:43Sur Rheinmetall, les résultats sont un peu en dessous
21:45des attentes, notamment le résultat d'exploitation
21:48à 1,84 milliard, on entendait 1,92,
21:51soit 18,5% de marge d'exploitation,
21:54c'est un peu en bas de fourchette.
21:56Alors il y a deux grandes activités dans Rheinmetall,
21:58celle de munitions notamment,
22:00qui ont beaucoup, beaucoup cru,
22:01où la marge est à 29%.
22:03Donc là, ça profite à plein,
22:06malheureusement, de la guerre en cours.
22:07Et des effets d'échelle sur la production
22:10qui se traduit dans une amélioration
22:12de la rentabilité.
22:13Mais en revanche, la division véhicule
22:16est à 11,7 alors qu'on en est 12,3.
22:18Il faut rappeler que dans cette partie-là,
22:20on est sur des programmes
22:22où la montée en puissance,
22:23même si les commandes sont là,
22:25prend plus de temps.
22:25Enfin, on n'est pas chez Airbus ou dans le Rafale,
22:27mais néanmoins, ce sont des cycles
22:29qui sont plus longs.
22:31Et donc, quelque part,
22:32ça prend plus de temps aussi.
22:33Donc voilà, donc la chute à vers un peu en dessous,
22:35enfin plutôt surtout des marges légèrement en dessous,
22:36notamment à cause de la division véhicule.
22:38Maintenant, quand on...
22:39Donc ça crée un peu de déception sur le cours,
22:41c'est pas illogique.
22:42Maintenant, rappelons que
22:43le carnet de commandes aujourd'hui
22:45est déjà à 64 milliards
22:49contre 47 milliards l'année d'avant.
22:50Donc le plus beau est devant nous malgré tout.
22:53La société, pour l'année 2026,
22:55vise un chiffre d'affaires entre 14 et 14,5.
22:57Le consensus est plutôt vers 14 quelque chose.
22:59Donc il y a encore des bonnes surprises à attendre,
23:01probablement du côté du chiffre d'affaires.
23:03Du côté des marges,
23:04on a plus de prudence
23:05puisqu'il guide vers 19%,
23:07ce qui est à peu près ce que le consensus s'attend,
23:09mais plutôt en partie basse.
23:11Le point le plus important, en fait,
23:12dans Rheinmetall,
23:13ça reste quand même l'évolution du carnet de commandes.
23:15Rappelons que c'est une société
23:17qui vise 14 milliards de chiffre d'affaires en 2026,
23:20mais sur la fin de la décennie,
23:21on pourrait être à 30, voire à 40 milliards,
23:23alors qu'on vient de moins de 10 milliards
23:25d'il y a 2-3 ans.
23:27Et les ambitions du carnet de commandes à moyen terme,
23:29ça pourrait être plus de 135 milliards.
23:32Donc le point le plus important à regarder,
23:34quand même, c'est l'évolution du carnet de commandes
23:35qui, malheureusement, on pourrait dire,
23:37quand on a eu la conjoncture,
23:38est amené à beaucoup évoluer à la hausse.
23:40Est-ce qu'à 1 580 euros,
23:41toutes les bonnes nouvelles sont dans les cours ?
23:43Parce que c'est vrai que c'est quand même un titre
23:44qui se paye plus de 40 fois les profits attendus en 2026,
23:47on est sur un exercice décalé.
23:49C'est un titre qui a beaucoup progressé.
23:51Alors certes, depuis le début de l'année,
23:52il ne fait rien,
23:52mais on est sur une hausse de 30% depuis un an,
23:54ça fait x10 en 4 ans.
23:56Oui, mais en même temps,
23:57l'environnement a complètement changé.
23:59Si on regarde la valorisation
24:01de l'ensemble du secteur défense,
24:03aujourd'hui, Rheinmetall est juste en ligne avec le secteur.
24:07Il se trouve d'ailleurs qu'il a plutôt sous-performé
24:09depuis le début de l'année.
24:10Si on compare par exemple à des valeurs
24:12comme Excel Technologies,
24:14qui est spécisée dans les drones maritimes,
24:15à une époque où on pourrait peut-être miner
24:17le détoit d'Hormuz,
24:17vous voyez les perspectives que ça laisse,
24:19et beaucoup d'autres sociétés aussi
24:21dans les drones, etc.
24:23Donc globalement,
24:24le secteur de la défense reste très dynamique.
24:27Rheinmetall était un peu la valeur unique
24:29qu'on pouvait détenir dans le secteur.
24:30Maintenant, ça s'élargit un petit peu.
24:32Je pense qu'elle est aussi un peu pénalisée par ça,
24:34par le fait que le secteur s'élargit,
24:36et que comme la guerre et les conflits durent,
24:39malheureusement,
24:40il y a plus d'autres sociétés.
24:41Donc peut-être les investisseurs
24:43gardent Rheinmetall en portefeuille,
24:44mais ils commencent à aller un petit peu au-delà,
24:46parce que le secteur de la défense
24:47devient un grand secteur.
24:48Mais en termes de valorisation,
24:50on est sur des niveaux tout à fait
24:52dans la moyenne du secteur maintenant,
24:54et les perspectives de croissance de la société
24:56restent quand même très élevées.
24:57Exaille Technologie,
24:58qui est la plus forte hausse ce matin du SBF 120,
25:01suivie de ELIS.
25:02Alors là, si on sort de ce contexte
25:03de groupe de défense,
25:05ELIS a publié ses résultats ce matin.
25:084,8% de progression au-delà des 26 euros,
25:11avec notamment un programme de rachat d'action
25:13de 500 millions d'euros qui a été annoncé.
25:16Voilà, alors ELIS, c'est une histoire de cash.
25:18C'est une société qui s'occupe
25:21de vêtements professionnels,
25:22traitement du linge dans les hôtels.
25:24Alors c'est parfois perçu comme cyclique,
25:26parce qu'il y a le tourisme, etc.
25:28Mais en réalité, le gros du métier,
25:29c'est du B2B.
25:30Et en réalité, cette société,
25:32depuis 30 ans, sa marge EBITDA,
25:34qu'ils vendent ou qu'ils neigent,
25:35a été entre 33 et 35%.
25:37Donc c'est vous dire à quel point
25:38ce n'est pas si volatile que ça.
25:40Et donc c'est une machine à cash,
25:41et cette société,
25:42qui a longtemps été détenue par du private equity,
25:44a fini par ce côté.
25:46Et dans un premier temps,
25:47la bourse, elle trouvait
25:48qu'il y avait beaucoup de dettes, etc.
25:49Que le métier n'était pas très sexy.
25:52Ils ont fait deux acquisitions
25:53qui ont été assez performantes,
25:54mais qui ont du coup augmenté l'endettement.
25:57Et puis ce qu'on voit depuis quelques années,
25:58c'est que finalement,
25:59cette société, comme depuis 20 ans,
26:01elle délivre avec des croissances organiques,
26:04entre moins low single digit,
26:05mais des marges très élevées.
26:07et les niveaux d'endettement
26:09sont revenus à moins de 2,5 fois.
26:12Les obligations sont devenues investment grade.
26:14Et le marché apprécie de plus en plus
26:17le côté cash flow, en fait.
26:19Ce qui se traduit par un dividende
26:20qui n'est pas nul.
26:21Et puis surtout, typiquement,
26:23là, ils ont annoncé un rachat d'actions
26:25qui pourrait aller jusqu'à 500 millions d'euros,
26:27ce qui est quand même très important.
26:28Et cette société, finalement,
26:30elle est métronomique.
26:31Et dans un environnement
26:32comme celui qu'on a en ce moment,
26:33c'est finalement assez défensif.
26:36Alors, pour mémoire,
26:39ils ont une partie quand même,
26:40les laveries, ça consomme pas mal d'énergie.
26:43Dans le passé, il y a eu des petits débats
26:45quand les prix du gaz augmentaient,
26:47comme c'était le cas depuis une semaine.
26:48Mais maintenant, ils ont des contrats long terme.
26:51Ils achètent à 3 ans par tiers renouvelés.
26:54Donc, je dirais, quand on voit les prix du gaz
26:55à 1 an ou 2 ans,
26:57ils n'ont pas vraiment enflé pour l'instant.
26:58Donc, c'est un petit point quand même
27:00à garder en tête.
27:00Mais c'est marginal par rapport au business
27:03qui se déroule bien.
27:04Donc, résultat tout à fait en ligne.
27:06Bonne visibilité sur le cash.
27:08Et pour le 2026,
27:10un chiffre d'affaires peut-être un peu prudent,
27:12mais très confiant sur la marge.
27:13Et puis, surtout, ce qui est important,
27:14c'est ce cash flow
27:16qui continue de se délivrer
27:17et qui va se recycler,
27:18notamment via des rachats d'actions.
27:19Donc, c'est tout à fait bon pour un titre
27:20dont la valorisation reste toujours,
27:22franchement, très basse, à mon avis.
27:2526,14 euros à l'instant pour Élise
27:27qui se dit par ailleurs
27:29pas affectée par ce qui se passe au Moyen-Orient
27:31dans le sens où ils ne sont pas présents
27:32là-bas géographiquement.
27:34Un dernier mot de Inditex,
27:35c'est la maison mère de Zara.
27:37C'est la plus grosse capitalisation à Madrid,
27:39avec là aussi un groupe
27:40qui se montre confiant pour cette année.
27:42Oui, des résultats qui étaient globalement
27:44tout à fait en ligne,
27:45un petit peu meilleurs en marge.
27:48Et surtout, ils ont délivré au T4
27:51une croissance organique de 9%,
27:52qui dans le contexte actuel est quand même pas mal.
27:55Et les indications sur les ventes
27:57depuis le 1er février,
27:58parce qu'il y a aussi un exercice décalé,
28:01d'entre le 1er février et le 8 mars,
28:02les ventes étaient en hausse organique de 9%,
28:04ce qui est plutôt impressionnant
28:06dans le contexte actuel.
28:08Donc, de titre qui avait été un peu pénalisé
28:11au 2e et 3e trimestre de l'année dernière
28:14par des ventes un petit peu moins dynamiques,
28:17là, à toutes les chances de retrouver son statut
28:19et progresse déjà pas mal ce matin,
28:21c'est tout à fait légitime.
28:23Avec Inditex qui est à 54 euros plus 3% à Madrid.
28:26Merci beaucoup.
28:27Alain Djibrul nous a accompagné ce matin
28:29pour revenir à chaud sur ces trois publications
28:31qui ont donc éclairé un petit peu
28:34l'ouverture des marchés européens.
28:36Inditex, Raimétal et Hélice.
28:38Très courte pause, on se retrouve dans un instant.
28:40Il sera 9h30.
28:41Nous ferons un point sur le marché obligataire
28:42qui, comme le marché action
28:43et le marché des matières premières,
28:44est très volatile ces derniers temps.
28:46Après une détente,
28:47hier, sur les taux lourds et sur les taux courts,
28:49on repart de l'avant
28:50sur les grandes références européennes.
28:52Éclairage avec Alain Crier
28:53de Edmond Rothschild Asset Management.
28:55Et puis ensuite, c'est Claudia Panseri
28:56et Alexandre Baradez
28:58qui nous rejoindront pour revenir
28:59notamment sur ce contexte géopolitique
29:02qui est toujours très trouble ce matin
29:03avec donc ce matin
29:05trois cargos qui ont été touchés
29:07dans le détroit d'Ormouz.
29:09Mais le marché ne panique pas.
29:10Loin de là, le baril de pétrole
29:12reste sous les 90 dollars
29:13quand le CAC 40 réduit ses pertes.
29:15On est légèrement au-delà des 8 000 points.
29:17Moins 0,5%,
29:18moins 0,8%
29:20pour l'Eurostock 50.
29:21A tout de suite.
29:23L'UFM Business présente
29:26Good Morning Market
29:28Etienne Brun.
29:29Deuxième partie Good Morning Market.
29:30Dans un instant, nous parlerons
29:31du marché obligataire.
29:32Juste avant, un petit coup d'œil
29:33à la séance du jour.
29:34Le CAC 40 qui tient de peu
29:35les 8 000 points.
29:358 500 points, c'est une baisse
29:37de 0,6%.
29:38Le marché qui revient
29:39sur les valeurs défensives.
29:41Pernod Ricard et Veolia
29:42sont les deux plus fortes hausses
29:43alors qu'à l'inverse,
29:44le secteur automobile,
29:45les valeurs du luxe
29:46ou encore l'immobilier,
29:47baisse, Kering, Unibuy
29:49et Dassault Systèmes et Airbus
29:51sont les plus fortes baisses.
29:52Mais bon, on est vraiment
29:53sur des baisses modestes
29:53par rapport à ce qu'on a pu voir
29:54ces derniers jours.
29:55On parle de baisses
29:56de l'ordre de 1 à 1,5%.
29:58L'Anse d'Or tient la barre
29:59des 5 200 dollars
30:00quand les cours du pétrole
30:01sont en très légère hausse.
30:02Plus 1% pour le WTI
30:04et le Bren.
30:0589 dollars pour le Bren.
30:0686 dollars pour le WTI.
30:08Un dernier mot,
30:09des cours du gaz en Europe
30:11qui là aussi se stabilisent.
30:12Nous sommes à 49 euros
30:13le mégawatt-heure pour le TTF.
30:17Comme chaque mercredi à 9h30,
30:19un focus sur le marché obligataire
30:20avec ce matin en plateau
30:22Alain Kriyev.
30:22Bonjour Alain.
30:23Merci d'être avec nous ce matin.
30:25Vous êtes responsable
30:25de la gestion obligataire
30:27chez Edmond Rothschild
30:28Asset Management.
30:29C'est vrai que depuis
30:30une dizaine de jours maintenant,
30:32il y a beaucoup de volatilité
30:33sur les marchés actions.
30:34On en parle tous les jours
30:34dans cette émission.
30:35Mais aussi sur le marché obligataire.
30:37Les taux longs
30:38qui s'étaient bien détendus
30:39en Europe
30:40mais aussi aux Etats-Unis
30:41en février
30:41avec les anticipations
30:42de baisse de taux.
30:43Et puis là,
30:43depuis le début du mois,
30:45on a quand même une remontée
30:46qui a été assez forte.
30:47Même très forte
30:48et même très forte
30:49plus en Europe
30:50qu'aux Etats-Unis.
30:52Étonnamment,
30:52on va dire.
30:53Tout à fait.
30:55Et ça veut dire quoi
30:56pour nous l'interprétation
30:57et avant tout
30:58un message,
30:59une peur de l'inflation
31:00plutôt qu'une peur
31:01de la récession.
31:02Parce qu'a priori,
31:03les taux souverains
31:04devraient protéger
31:06si jamais l'économie
31:08venait à aller
31:08un peu plus mal,
31:09notamment en termes
31:10de croissance.
31:11Là aujourd'hui,
31:12le principal problème,
31:13bien sûr,
31:13c'est l'inflation
31:14et on le comprend
31:15avec les prix de l'énergie.
31:16Et c'était notamment
31:17le cas lundi
31:18quand le baril de pétrole
31:19était au-delà
31:19des 100 dollars.
31:21Ensuite,
31:21il est redescendu
31:22d'une façon impressionnante.
31:23On a perdu 30% lundi
31:24entre les plus hauts
31:25et les plus bas niveaux
31:26de la séance.
31:27Donc le marché obligataire
31:28s'est à nouveau détendu.
31:30Ce qui est assez frappant,
31:31c'est qu'on a une réaction
31:32qui est très forte
31:33que ce soit sur les taux longs
31:34mais également sur les taux courts.
31:36Ça montre bien
31:36cette préoccupation
31:37de l'inflation.
31:38Tout à fait.
31:39C'est surtout d'ailleurs
31:40sur les taux courts.
31:40D'ailleurs,
31:41puisqu'on a un aplatissement
31:42on va dire
31:42de la courbe des taux.
31:44Donc les taux courts
31:45par rapport aux anticipations
31:47notamment de baisse des taux
31:48côté américain
31:50sont revus
31:53voire reportés
31:54en tout cas.
31:54Et côté Europe
31:56où on n'attendait plus rien
31:57le marché a commencé
31:58après essayer
31:59à anticiper
32:01une à deux
32:03remontées des taux.
32:04Et aujourd'hui
32:04on a eu quelques déclarations
32:06en disant
32:06que c'était important
32:08de lutter contre l'inflation
32:09etc.
32:09Donc on a des messages encore
32:11qui font un peu peur
32:12pour l'inflation.
32:13Et donc on voit encore
32:14une fois ce matin
32:15à l'ouverture
32:16les taux courts
32:17européens
32:18remonter.
32:19Notamment Joachim Négel
32:20qui est membre de la BCE
32:21qui a estimé
32:22que la BCE
32:22devrait faire ce qu'il faut
32:23si demain
32:24il y a de l'inflation.
32:25On a un 10 ans français
32:26qui revient
32:27sur les 3,5%.
32:29L'écart de taux
32:30sur le 10 ans
32:30entre la France
32:31et l'Allemagne
32:31est toujours au-delà
32:32des 60 points de base.
32:34Assez impressionnant
32:35de voir que
32:35le marché obligataire
32:36dans ce contexte
32:37n'a pas joué
32:37son rôle de valeur refuge.
32:39Habituellement
32:39c'est le cas
32:40quand il y a un petit peu
32:40de stress
32:41on vend les actions
32:42retournent sur le marché
32:42obligataire.
32:43Là au vu du contexte
32:44ça n'a pas été le cas.
32:45Exactement.
32:45Dès qu'il y a de l'inflation
32:46en fait
32:46comme on l'a connu
32:47en 2022
32:49c'est un vrai problème
32:50ça ne fait pas du tout
32:51valeur refuge.
32:53J'allais dire
32:53finalement
32:53aujourd'hui
32:54la valeur refuge
32:54c'est plutôt
32:55finalement sur le crédit
32:57quand on regarde
32:58les primes de risque crédit
32:59elles sont relativement stables.
33:01On a eu quand même
33:02deux jours
33:03véritablement d'agitation
33:04sur les primes de risque crédit
33:05qui sont vendredi
33:06et plutôt lundi
33:07et aujourd'hui
33:08ça reste très calme
33:09ça reste sur des niveaux
33:10tout à fait acceptables
33:11et on voit encore
33:13lors des émissions
33:13je crois que vous en avez parlé
33:14l'émission Stellantis
33:16qui s'est déroulée hier
33:17avec un appétit très fort
33:19des investisseurs
33:19pour aller chercher
33:20de la prime de risque crédit
33:22plus que d'aller
33:24j'allais dire
33:26se mettre en face
33:27des taux européens.
33:28Donc pour faire simple
33:29une fois de plus
33:30les investisseurs
33:31préfèrent prêter de l'argent
33:32à des entreprises
33:33qu'à des états.
33:34C'est un petit peu
33:34la tendance qui se confirme
33:35sur les sept dernières séances.
33:37Exactement.
33:38Alors ça ne veut pas dire
33:39qu'on n'a pas d'agitation
33:40ça ne veut pas dire
33:40qu'on n'a pas d'impact
33:41dans divers secteurs
33:43forcément liés au pétrole
33:44notamment la chimie
33:46ou notamment
33:46les airlines
33:48le transport aérien
33:50mais ça reste
33:52très très ordonné
33:53ça reste très calme
33:55et d'autres secteurs
33:56sont quasiment
33:57inchangés.
33:58Comment réagit le HILD ?
34:00Le secteur à haut rendement
34:01ce sont les entreprises
34:02qui n'ont pas
34:03les meilleurs bilans
34:04on descend un petit peu
34:06en notation
34:06c'est vrai qu'il y avait
34:07beaucoup d'appétit
34:08sur le HILD
34:09parce que comme les taux
34:10ont été un petit peu
34:10comprimés
34:11c'est une classe d'actifs
34:11sur laquelle il y a
34:12toujours du rendement
34:13mais c'est aussi
34:14une classe d'actifs
34:15qui est plus sensible
34:16à une éventuelle
34:17remontée des taux
34:18mais aussi à l'inflation.
34:19Alors à l'inflation
34:20surtout à la baisse
34:22de la croissance
34:23et c'est un peu
34:23ce qui est anticipé
34:24alors comment ils réagissent ?
34:25Pour l'instant
34:26on a une sorte
34:26de décompression
34:27c'est à dire que
34:28plus vous descendez
34:28dans l'échelle de rating
34:29plus vous allez bas
34:30en échelle de rating
34:32plus les primes
34:33de risque au crédit
34:34augmentent.
34:35A titre d'exemple
34:36on a aujourd'hui
34:37sur la partie investissement
34:39ce qu'on appelle
34:39investment grade
34:41des rendements
34:42de l'ordre de 3,5
34:43quand vous descendez
34:44d'un cran
34:44sur du WB
34:45vous avez plutôt
34:464,5%
34:47et quand vous descendez
34:48encore d'un cran
34:49aujourd'hui
34:49vous avez plus
34:50pratiquement du 6,8%
34:52Sur quelle échéance
34:53pour donner un peu
34:53un ordre d'idée ?
34:54En général
34:54c'est du 5-7 ans
34:55donc il ne faut pas
34:56aller chercher très loin
34:57donc vous voyez que
34:58vous avez quand même
34:59une augmentation
35:00des rendements totaux
35:01notamment grâce
35:02aux primes de risque au crédit
35:03mais aussi grâce
35:04à la remontée
35:05des taux d'Etat
35:06qui vous donne
35:07beaucoup de rendements
35:07en fait
35:08à court terme
35:09court moyen terme
35:10Les marchés étaient
35:11dans l'incertitude
35:12la semaine dernière
35:13ils le sont toujours
35:14néanmoins
35:14vous avez souligné
35:15Stellantis
35:16il y a également
35:16HSBC
35:17qui a à nouveau
35:18émis de la dette
35:19ça reprend un petit peu
35:21l'appétit est là
35:22c'est vrai que sur Stellantis
35:23il y avait presque
35:244 fois la demande
35:26est-ce qu'aujourd'hui
35:27au vu du contexte
35:28il y a des opportunités
35:29est-ce qu'il y a des fenêtres
35:30de tir là
35:31sur ce marché du crédit
35:32Alors justement
35:33sur les bas ratings
35:34on n'attend pas beaucoup
35:35en fait
35:37étant donné que la croissance
35:38reste pour l'instant
35:39en tout cas anticipée
35:40à des bons niveaux
35:41on n'attend pas
35:41beaucoup de défauts
35:42à partir de là
35:43il nous semble
35:44particulièrement intéressant
35:45d'aller chercher
35:45justement cette opportunité
35:47d'acheter
35:48du high yield
35:49vous en avez parlé
35:49du haut rendement
35:51sur des rendements
35:52de 6-7%
35:53alors que
35:55finalement
35:56quand on regarde
35:57le taux de distress
35:57c'est-à-dire que le taux
35:58de compagnie en détresse
36:01éventuellement
36:02qui ferait l'objet
36:03éventuel d'un défaut
36:05ça reste très très faible
36:07on est en dessous
36:07des 4,8%
36:08donc bien dans
36:10pour l'instant
36:10j'ai envie de vous dire
36:11pour l'instant bien sûr
36:12donc ça veut dire
36:13que vous êtes quand même
36:13assez confiant
36:14sur le scénario macroéconomique
36:16à moyen
36:16à long terme
36:17tout à fait
36:18ça va dépendre
36:18bien entendu
36:19et je crois que vous l'avez souligné
36:20de la durée
36:23j'allais dire
36:25du détroit d'Hormuz
36:26qui reste bloqué
36:27donc de l'approvisionnement
36:28en pétrole
36:28parce que
36:28c'est le principal
36:30impact économique
36:31pour l'instant
36:31donc après
36:33ça a beaucoup d'autres impacts
36:34c'est-à-dire
36:34sur le secteur de la chimie
36:36comme on l'a dit
36:37sur les échanges
36:38de façon générale
36:39sur plein de matières
36:40premières aussi
36:41mais de façon générale
36:43pour l'instant
36:43on n'a que des anticipations
36:44si ça ne devait pas durer
36:48on reviendrait
36:49très rapidement
36:49à la normale
36:50et donc en effet
36:51il faut peut-être profiter
36:52de ces opportunités
36:53d'investissement
36:54sur des entreprises
36:55qui quand même
36:56génèrent
36:58des cash flows
37:00récurrents
37:01donc
37:01dans un marché
37:03certes plus volatile
37:04mais avec une prévisibilité
37:06qui quand même
37:06reste très bonne
37:07et on oublie une chose
37:08aujourd'hui
37:09parce qu'il y a une semaine
37:10c'était plutôt
37:11un problème
37:11sur les softwares
37:13le marché
37:14s'est complètement
37:16défocalisé
37:17j'allais dire
37:17du problème
37:18de l'IA aujourd'hui
37:19pour ne parler plus
37:20que d'inflation
37:21et du problème
37:22de pétrole
37:22néanmoins le problème
37:23le problème est toujours là
37:23mais le problème est toujours là
37:25il est relégué au second plan
37:26il y a toujours des interrogations
37:27et d'ailleurs il faudra suivre
37:28demain la publication
37:29de Adobe
37:30qui est perçue par la bourse
37:31aujourd'hui
37:32comme l'un des perdants
37:33de l'IA
37:34merci beaucoup Alain Creev
37:35de nous avoir accompagné ce matin
37:36je rappelle que vous êtes responsable
37:37de la gestion obligataire
37:38chez Edmond Rothschild
37:39Asset Management
37:409h40
37:40tout de suite
37:41c'est l'heure du face à face
37:43deux acteurs de marché
37:44comme chaque matin
37:45à 7h
37:46dans Good Morning Market
37:47avec ce matin
37:48en plateau
37:49Claudia Panseri
37:50responsable de la stratégie
37:51d'investissement
37:52de la banque privée
37:52d'UBS en France
37:53bonjour Claudia
37:54merci d'être avec nous ce matin
37:56avec Alexandre Baradès
37:57le chef analyste d'IG
37:58bonjour Alain Creev
37:59bon ça bouge encore ce matin
38:00du côté de l'Iran
38:01les médias américains
38:02estiment qu'il y a aujourd'hui
38:04quasiment 6 000 mines en stock
38:06le détroit d'Ormouz
38:07est probablement miné
38:08tout l'enjeu maintenant
38:09ça sera d'aller
38:10déminer tout cela
38:11néanmoins les marchés
38:12restent calmes
38:12autant lundi y paniquer
38:14parce que le baril de pétrole
38:15était au-delà des 100 dollars
38:16ce matin on est à 89 dollars
38:17pour le Brent
38:18le CAC 47,08%
38:19quand l'Eurostock
38:20perd un peu plus d'un pour cent
38:22petite baisse
38:23après la très belle séance d'hier
38:24il ne faut pas l'oublier
38:24oui mais ça se fait
38:26une question
38:26sur la teneur du rebond
38:29que nous avons eu
38:30après les premières déclarations
38:31de Donald Trump
38:31indiquant que la guerre
38:32était presque terminée
38:33on voit qu'il y a
38:34un engouffrement comme ça
38:35aussi des marchés
38:36peut-être beaucoup
38:37d'éléments techniques
38:37là-dedans aussi
38:38dans ce rallye
38:39mais les bases
38:40ne semblent pas très solides
38:41à très court terme
38:42en tout cas
38:42vous parliez d'un baril
38:43qui effectivement
38:44n'est plus autour des 120
38:45qui est autour de 85-80 dollars
38:47on rappelle qu'avant
38:48le début de cette crise
38:49on oscillait plutôt
38:50vers les 60 dollars
38:50donc on a quand même
38:51un prix du baril
38:52qui est à grosso modo
38:5250% à peu près
38:54entre 40-50%
38:55au-delà de ce qu'il était
38:56précédemment
38:57vous avez quelques déclarations
38:58qui commencent à arriver
38:59un petit peu ce matin
39:00c'est Ville au Roi de Gallo
39:00pour la Banque de France
39:01qui commence à parler
39:02d'un risque pour la croissance
39:04et d'un risque pour l'inflation
39:04même s'il estime
39:05qu'en France
39:06on est quand même
39:06plutôt préservé
39:07parce que l'inflation
39:07est restée basse
39:09mais moi le sentiment
39:10c'est que
39:11on a du mal
39:12à adhérer
39:13au propos de Trump
39:14sur la durée du conflit
39:15le sentiment
39:16c'est que
39:16d'ailleurs c'est un peu
39:17ce qu'il avait dit au départ
39:184 à 6 semaines
39:19donc on passe
39:20d'un délai
39:21qui était d'un mois
39:21à un mois et demi
39:22à quelques jours
39:23ou quelques semaines
39:24ce qui semble un peu
39:25exagéré malgré tout
39:26et puis peut-être
39:27que le marché
39:27va commencer aussi
39:28à comprendre
39:28qu'il y a un peu
39:29de communication
39:31destinée au marché
39:32uniquement
39:32et que si c'est perçu
39:34comme une forme
39:34un peu de manipulation
39:35de marché
39:35mais que le fond
39:36ne suit pas
39:36c'est-à-dire que
39:37sur le terrain
39:37on ne voit pas
39:37d'apaisement
39:38et l'actualité
39:39ce matin
39:39nous montre bien
39:40que 3 bateaux
39:41ont été touchés
39:41par des projectiles
39:42dans les 3 dormous
39:43que des débris
39:43tombent encore
39:44proche de l'aéroport
39:45de Dubaï
39:46donc tous ces éléments-là
39:47selon moi
39:48ne peuvent pas
39:49catalyser des mouvements
39:50de hausse
39:51poursuivis sur le marché
39:52et je pense que
39:53la volatilité
39:54qui est retompée
39:55on parle du VIX
39:55pour la partie américaine
39:56autour de 25
39:57je pense qu'on peut
39:58dans les jours qui viennent
39:59retrouver une volatilité
40:00entre 30 et 40
40:05Alors les barils
40:06de pétrole
40:07que ce soit sur le Brent
40:08et le WTI
40:08ne s'emballent pas également
40:09parce qu'il y a également
40:10des informations
40:11selon lesquelles
40:12l'agence internationale
40:12de l'énergie
40:13pourrait annoncer
40:14aujourd'hui
40:15lever un petit peu
40:17des stocks
40:18concernant les réserves
40:19stratégiques
40:20bien sûr
40:20ça serait un bol d'air
40:21à court terme
40:22à court terme
40:23en fait je pense
40:24qu'aujourd'hui
40:25on oublie
40:26que les intérêts géopolitiques
40:27des Etats-Unis
40:28d'Israël
40:29et de l'Iran
40:30sont très différents
40:31on pourrait avoir
40:32les Etats-Unis
40:32qui disent
40:33en fait pour nous
40:34cette guerre est terminée
40:35et le conflit continuait
40:37et le 2-3 d'Hermouz
40:38restait fermé
40:38pendant encore
40:39quelques semaines
40:40donc j'ai l'impression
40:41en fait
40:41et on le voit très bien
40:42parce qu'on a une science
40:44lundi
40:44avec des marchés
40:46qui baissent
40:46et puis qui remontent
40:47que personne
40:48ne sait exactement
40:49combien de temps
40:49ce conflit va durer
40:50et plus le conflit dure
40:52et plus l'impact
40:53macroéconomique
40:54va être très important
40:55sur certaines régions
40:56on oublie souvent
40:58que malheureusement
40:59les régions
41:00qui sont plus impactées
41:01c'est l'Europe
41:02car il n'y a pas
41:03d'indépendance énergétique
41:05et il y a
41:06au contraire
41:07aux Etats-Unis
41:07une capacité
41:08à pouvoir
41:09rester
41:10ou faire face
41:11à ce conflit
41:12pendant une période
41:13beaucoup plus longue
41:14les Etats-Unis
41:15aujourd'hui
41:15produisent plus de pétrole
41:17de ce qu'ils consomment
41:18donc en plus
41:19du pétrole élevé
41:20impacte à moi
41:21les Etats-Unis
41:22qui est l'Europe
41:23et de l'autre côté
41:24en Chine
41:25au Japon
41:26les réserves
41:26le montant des réserves
41:27est très très élevé
41:28donc ils peuvent faire face
41:30à un conflit
41:31qui dure pendant 6 mois
41:33alors que nous
41:34avons seulement
41:3561 jours
41:35des réserves
41:36et donc à 2 mois
41:37du conflit
41:38on commencera
41:39à avoir les effets
41:40sur la croissance
41:40et l'inflation
41:41Néanmoins
41:42aux Etats-Unis
41:43le prix à la pompe remonte
41:44on a tutoyé
41:44les 3 dollars
41:45en début de semaine
41:46pour le galon
41:48certes les Etats-Unis
41:49produisent de pétrole
41:49mais le pétrole
41:50il monte quand même
41:51Oui
41:51le prix du pétrole
41:52monte quand même
41:53mais je dirais
41:53l'impact sur la croissance
41:54est inférieur
41:55compte tenu
41:56qu'il y a des relances
41:57budgétaires
41:57à des baisses de taux
41:58qui vont arriver
41:59j'ai écouté tout à l'heure
42:01c'est comme les marchés
42:02réagissent par rapport
42:03à la hausse
42:04ou les attentes
42:05à des hausses
42:06de l'inflation
42:07les banques centrales
42:08on a entendu encore
42:09la BCE ce matin
42:10dire
42:11on va revoir
42:12nos scénarios
42:13par rapport
42:14au scénario
42:14des croissances
42:15d'inflation
42:16certaines banques centrales
42:17je ne dis pas
42:18toutes les banques centrales
42:19mais ils feront
42:20abstraction
42:20d'une hausse temporaire
42:22de l'inflation
42:23si la croissance
42:24devait être impactée
42:25donc aux Etats-Unis
42:27il y a plus de flexibilité
42:28qu'en Europe
42:29car la banque centrale américaine
42:31a un bandage
42:32qui est focalisé
42:33et sur l'inflation
42:34et sur la croissance
42:35donc si on arrive
42:36à avoir un galon
42:37qui monte
42:38avec un consommateur
42:39qui est impacté
42:40la banque centrale américaine
42:41baissera les taux
42:42même si l'inflation
42:43est à la hausse
42:44à court terme
42:44donc vous êtes confiante
42:45toujours dans la capacité
42:46de la Fed
42:47à baisser ses taux
42:47comme attendu par le marché
42:49à la fin du semestre ?
42:50Oui seulement
42:51que le marché
42:52a effacé les baisses
42:52des taux
42:53de la banque centrale américaine
42:55donc nous sommes
42:56toujours confiants
42:57autant plus
42:59que la semaine dernière
42:59on a eu les chiffres
43:00de l'emploi
43:01qui sont assez faibles
43:02élément très important
43:03pour la banque centrale
43:04alors que le marché
43:06a effacé
43:07une baisse et demie
43:07et on voit
43:08la partie courte
43:09de la courte des taux
43:10s'étendre un peu
43:10donc ce sera
43:11encore plus intéressant
43:13aujourd'hui
43:13de regarder
43:13le marché obligataire
43:15comme marché
43:16qui peut effectivement
43:18protéger
43:18en cas
43:19des conflits prolongés
43:20Les taux ce matin
43:21remontent un petit peu
43:22que ce soit sur les taux courts
43:23mais également les taux longs
43:24en Europe
43:24le 10 ans français
43:25prend 6 points de base
43:27à 3,50
43:27quand le 2 ans
43:28prend 7 points de base
43:29à 2,41
43:30parce que c'est vrai
43:31que la Fed a peut-être
43:32plus de marge de manœuvre
43:33que la BCE
43:33c'est ça un petit peu
43:34le message Alexandre Baradez ?
43:35Oui elle a plus de marge de manœuvre
43:36c'est vrai qu'il y a aussi
43:37dans cette résilience
43:38des marchés
43:38qu'on observe
43:39depuis le début du conflit
43:40il y a quand même toujours
43:40cet aspect valeur-refuge
43:41des valeurs américaines
43:42même si
43:43comme ce fut le cas
43:44par exemple
43:45pendant la crise des suprêmes
43:46la crise émanait des Etats-Unis
43:47et on se souvient
43:48qu'au plus fort
43:48de la faillite de Lehman Brothers
43:50dans les semaines
43:51qui avaient suivi
43:51le dollar s'appréciait
43:53à ce moment-là
43:53alors même que la crise
43:54était américaine
43:54donc là sabote les Etats-Unis
43:55qui sont à l'origine
43:56du mouvement militaire
43:57on voit que le dollar
43:58joue le rôle de valeur-refuge
43:59et que les valeurs américaines
44:00du coup sont un peu moins vendues
44:01effectivement
44:01vous l'avez dit
44:01que la partie européenne
44:02parce qu'aussi
44:03les entreprises européennes
44:04ont des marges bénéficiaires
44:05moins fortes
44:06que la partie américaine
44:06des croissances bénéficiaires
44:07moins fortes
44:08que la partie américaine
44:08donc c'est ça
44:09que les investisseurs
44:10cherchent côté Etats-Unis
44:13en revanche
44:13pour rebondir
44:13sur ce que vous disiez
44:14sur le potentiel
44:16de baisse de taux
44:16est là
44:17mais la question
44:17c'est est-ce que
44:18si les baisses de taux
44:19arrivent parce que
44:19la croissance ralentit
44:21impactée par des prix d'énergie
44:22un peu plus élevés
44:23et des consommateurs
44:24qui étaient déjà
44:25un peu fébriles quand même
44:25on a des datas
44:26sur les ventes au détail
44:27qui étaient assez moyennes
44:28en décembre et en janvier
44:29deux mois consécutifs
44:30où les ventes au détail
44:31n'ont pas progressé
44:31aux Etats-Unis
44:32si la banque centrale américaine
44:33baisse ses taux
44:34parce que le marché
44:35de l'emploi se dégrade
44:35et que le consommateur
44:36est plus fragile
44:37est-ce que le message
44:38qu'elle enverra au marché
44:39à ce moment-là
44:39ne sera pas d'être
44:40un peu behind the curve
44:41c'est-à-dire on baisse les taux
44:42parce que oui
44:43on voit que l'économie
44:43finalement performant bien
44:45que ce qu'on avait pu anticiper
44:46et dans ce cas-là
44:47il est possible
44:48que les premières baisses
44:49de taux de la Fed
44:49si elles soient annoncées
44:50comme telles
44:50et si elles arrivent
44:51dans un contexte un peu chahutés
44:52peuvent être perçues
44:53un peu négativement
44:54par le marché
44:54après je ne pense pas
44:55qu'on soit au début
44:56d'une crise majeure
44:57avec 30 ou 40% de baisse
44:58sur les indices
44:59ce n'est pas le sentiment
45:00mais j'ai quand même
45:00par contre le sentiment
45:01qu'il y a quand même
45:02de la complaisance
45:02sur les marchés américains
45:03parce qu'on a beau dire
45:04oui la croissance
45:05est un peu meilleure
45:06il y a du potentiel
45:07effectivement fiscal
45:09le refunding
45:10des impôts hauts
45:11qui va bénéficier
45:11aux consommateurs
45:12mais quand vous avez
45:13un SP500
45:13qui a rallié de 50%
45:15l'année dernière
45:16depuis les points bas d'avril
45:17et qui ne corrige
45:18que de 6%
45:19depuis son sommet
45:20sur tout cet épisode
45:21de crise
45:22alors il y a eu déjà
45:22un peu de consolidation avant
45:23mais seulement 6%
45:25de drawdown
45:26depuis le top historique
45:28ça paraît quand même
45:29très peu
45:29un peu complaisant
45:31et les valorisations
45:34du SP500 aujourd'hui
45:35si on parle de la cherté
45:36les sommets
45:37je rappelle qu'on a touché
45:38sur des gros repères
45:39post-Covid
45:40quand c'est vraiment l'euphorie
45:41c'était 23 fois les bénéfices
45:42on a revu
45:43les bénéfices anticipés
45:44on a revu ces 23 fois
45:45les bénéfices
45:45il y a quelques mois de cela
45:46et là on est redescendu
45:47seulement 21 fois les bénéfices
45:49on rappelle que les moyennes
45:50sur une dizaine d'années
45:51de valorisation du SP500
45:53c'est plutôt 19
45:54et sur 30 ans
45:54c'est plutôt 17
45:55donc pour moi
45:57le terrain de jeu
45:58il est un peu là
45:58dans les semaines qui arrivent
45:59c'est-à-dire
46:0021 fois les bénéfices
46:01je trouve ça trop cher
46:02par rapport au niveau
46:03des taux de la Fed
46:03par rapport aux signaux
46:04qu'envoient les consommateurs
46:05américains
46:05par rapport à l'incertitude
46:07de mid-term
46:07également
46:07on sait que historiquement
46:08les années de mid-term
46:09il y a des drawdown
46:10c'est-à-dire des variations
46:11par rapport aux sommets
46:12qui sont plus importantes
46:13que celles qu'on a traversées
46:14depuis le début de l'année
46:14donc pour moi
46:15ce marché peut lâcher
46:16facilement un 10%
46:17on peut avoir un SP500
46:19qui depuis le sommet
46:20lâche 10 à 15%
46:21donc au total
46:22et là on va dans
46:22des niveaux de valorisation
46:23un peu en dessous
46:24de 20 fois les bénéfices
46:25et je trouve ça correspond
46:25un peu plus
46:26à la situation
46:27à la fois monétaire
46:29domestique des Etats-Unis
46:30Claudia Pensieri
46:31vous êtes responsable
46:32de la stratégie d'investissement
46:33de la banque privée
46:33d'UBS en France
46:34est-ce que vous êtes
46:35aujourd'hui sereine
46:37à l'aise
46:38avec les niveaux de valorisation
46:39que vient de soulever
46:41Alexandre Baradez
46:41sur le S&P 500
46:43après force est de constater
46:44que là les résultats
46:44d'entreprise
46:45étaient au rendez-vous
46:46aux Etats-Unis
46:47une nouvelle fois
46:47alors nous ne sommes
46:49jamais sereins
46:49parce qu'en fait
46:50la volatilité
46:51est toujours sur le marché
46:52et donc on a des portefeuilles
46:53qui sont je dirais
46:55aujourd'hui
46:56soucisement diversifiés
46:57pour faire face
46:58à la volatilité
46:59qu'on a vu depuis
47:00maintenant nos 10 jours
47:01alors là où je ne suis pas d'accord
47:03c'est sur la valorisation
47:04des marchés
47:05autant les marchés
47:06sont chers
47:07autant un marché
47:08ne corrige pas
47:08des 15%
47:09à cause de la valorisation
47:10donc il faut toujours
47:12quelque chose
47:13qui arrive
47:13pour pouvoir
47:15impacter le marché
47:16et donc
47:17éventuellement
47:18avoir une correction
47:18de cet ordre là
47:19quand on regarde
47:20le marché
47:21et on enlève
47:22les grosses capitalisations
47:24boursières
47:24qui ont désormais
47:25déjà corrigé
47:26la valorisation des marchés
47:27est à 19,3
47:28donc on est légère
47:30en prime
47:31par rapport
47:31à la moyenne historique
47:32je ne regarde pas
47:33la moyenne historique
47:33sur tant de temps
47:34parce que le marché
47:35a complètement changé
47:36donc il n'y avait pas
47:37autant d'acteurs technologiques
47:38les valorisations sont chères
47:40mais ne sont pas extrêmes
47:41et sont moins chères
47:42par rapport à ce qu'on a eu
47:43le mois de janvier
47:43là où je suis
47:45je pense
47:46où je suis
47:48plus inquiète
47:49c'est effectivement
47:51quel impact
47:52de cette hausse
47:53du prix du pétrole
47:53sur la croissance
47:55macroéconomique
47:56globale
47:57en fait
47:57on voit
47:58nous avons fait
47:58des simulations
47:59on voit
48:00que les Etats-Unis
48:01sont peu impactés
48:02en fait
48:02si le prix du pétrole
48:03devait rester
48:04à 120 dollars
48:05le baril
48:06pendant plus de 3 mois
48:07et le gaz
48:08augmenté
48:09des 250%
48:10donc on arrive
48:11sur un scénario
48:11type 2022
48:12la croissance
48:14aux Etats-Unis
48:15est faiblement impactée
48:16autant la croissance
48:17mondiale
48:18à l'Europe
48:19à l'Asie
48:19certains pays
48:20là où on emporte
48:21le prix du pétrole
48:22est plus impactée
48:22la chose qui est
48:24plus inquiétante
48:25c'est l'évolution
48:25de l'inflation
48:26parce que
48:28chaque fois
48:28qu'on a ce genre
48:29de choc
48:30on peut avoir
48:31entre 150
48:32et 300 points bas
48:33de hausse
48:34de l'inflation
48:35et si le prix du pétrole
48:36augmente
48:36à 120
48:37avec un gaz
48:38à 250
48:39on peut avoir
48:40une inflation
48:40qui dépasse
48:41les 5%
48:41donc il y aurait
48:42effectivement
48:43une incapacité
48:44des certaines banques
48:45centrales
48:45d'intervenir
48:46le temps
48:47d'intervention
48:48des banques
48:48centrales
48:49s'est fait
48:49en deux temps
48:50les banques
48:51centrales
48:51voient le choc
48:52d'inflation
48:54le marché
48:55le marché
48:56obligataire
48:57corrige
48:58mais puis
48:58les banques
48:59centrales
48:59voient l'impact
49:00sur la croissance
49:00et donc
49:01baissent les taux
49:02et quand l'impact
49:03sur la croissance
49:03est visible
49:04le marché
49:05corrige
49:05c'est pas une question
49:06pour moi
49:06des valorisations
49:07c'est une question
49:08de voir
49:09à quel moment
49:10on aura
49:11les premiers éléments
49:12qui nous indiquent
49:13qu'il y a un impact
49:13sur la croissance
49:14et là on peut avoir
49:15une correction
49:15des marchés
49:16je suis d'accord
49:17c'est d'alors
49:18des 10-10%
49:20mais ce sera
49:21en fonction
49:21du niveau
49:23auquel
49:23le prix du pétrole
49:24reste
49:25pendant quelle période
49:26donc il y a
49:27beaucoup de paramètres
49:28à prendre
49:28en considération
49:29et le marché
49:29en fait
49:30aujourd'hui
49:31ne sait pas
49:32quand le marché
49:33baisse
49:33le lundi
49:35de manière
49:36assez violente
49:37à prendre
49:37en considération
49:38que le prix
49:39du pétrole
49:39dépasse
49:40les 100 dollars
49:40le baril
49:41et que ce conflit
49:42va durer
49:42pendant très longtemps
49:43quand il est rembonnaie
49:44le jour après
49:45c'est parce qu'on a
49:46un commentaire
49:47que cette guerre
49:48durent très peu
49:48et le prix
49:49de béril baisse
49:50voilà
49:50il y a l'Iran
49:51bien sûr
49:52il y a l'intelligence
49:53artificielle
49:53on verra Adobe demain
49:54il y a Oracle
49:55qui a rassuré hier
49:56et puis il y a surtout
49:57le crédit privé
49:58avec des informations
49:59encore ce matin
50:00du FT
50:02qui évoque
50:02que JP Morgan
50:03a dû déprécier
50:04ses portefeuilles
50:05de dettes privées
50:06parce qu'ils étaient
50:06exposés au secteur
50:07des softwares
50:08ça c'est un sujet
50:10quand même
50:10qu'il faut surveiller de près
50:11Blackstone
50:12BlackRock
50:12Blue Oil
50:13ces dernières semaines
50:13ont soit bloqué
50:14soit restreint
50:15les retraits
50:16oui parce que ces thèmes
50:17de liquidité
50:17on les a retrouvés
50:19dans d'autres phases
50:21pré-crise
50:21on va dire
50:23c'est le cas au subprime
50:24par exemple
50:25il y a un petit peu
50:25à avoir la bulle internet
50:26aussi
50:26où généralement
50:27quand il y a un peu
50:27de tension
50:28dans certains secteurs
50:29vous avez une liquidité
50:30qui est moins bonne
50:31sur les fonds
50:32les fonds de dettes privées
50:33notamment
50:33on voit que c'est le sujet
50:34du marché actuellement
50:37et quand
50:37je vais revenir un peu
50:38sur la valorisation
50:39mais quand vous avez
50:39des valorisations
50:40pour moi au-delà
50:41de 20 fois les bénéfices
50:42entre 20 et 23 fois
50:43les bénéfices
50:43c'est que vous avez
50:44quand même un horizon
50:45parce que
50:45là on parle de la micro
50:47mais on a souvent tendance
50:48à dire
50:49les marchés
50:49c'est pas la macro
50:50moi je tomberais ça
50:51en disant que
50:52les marchés
50:53c'est pas la macro
50:54à l'instant T
50:55mais quand la macro
50:56se rappelle au marché
50:59c'est parce que
50:59la micro
51:00commence à être impactée
51:01derrière
51:01si vous avez effectivement
51:02des consommateurs
51:03qui sont un peu plus crispés
51:04qui avaient déjà
51:04on le disait
51:05un moral un peu moins bon
51:06depuis quelques mois
51:07dans les enquêtes
51:07alors c'est pas le top 20%
51:08des américains
51:09c'est plus le bas du cas
51:10qui est impacté
51:11mais si ça commence
51:13à toucher la consommation
51:13qui est comme la colonne vertébrale
51:14de l'économie américaine
51:15c'est là qu'on voit
51:16que les dépenses
51:16sont un peu moins importantes
51:17et que du coup
51:18les marges aussi des entreprises
51:19peuvent être un peu moins importantes
51:20pour venir à votre thématique
51:22effectivement
51:22Oracle a rassuré
51:23ça c'est
51:24on est à 10% d'hausses
51:25après market pour Oracle
51:26parce que
51:26chiffre d'affaires pour l'année
51:27anticipé à 67 milliards
51:29et des dépenses
51:31du CAPEX
51:31toujours autour de 50 milliards
51:32mais c'est la première
51:33c'est que le communiqué
51:35c'est que c'est la première fois
51:36en 15 ans
51:37qu'on a 20% de hausse
51:38du chiffre d'affaires
51:39et des bénéfices par action
51:40ça ça rassure un peu
51:41mais je dirais qu'actuellement
51:42le marché
51:42me semble-t-il
51:43est beaucoup plus focalisé
51:44désormais un peu moins
51:45sur ce thème
51:45IAC-APEX
51:46qui était déjà un sujet
51:47que l'observait
51:47mais comme il y a la partie Iran
51:49qui vient se greffer à tout ça
51:50on a un sujet
51:52qui est sûrement
51:53en train de basculer
51:53sur les questions d'inflation
51:55les questions de politique monétaire
51:56les questions
51:56d'impact consommateur
51:58et qui peuvent du coup
52:00faire que le marché
52:00je ne dis pas que ça intéresse
52:02moins au CAPEX
52:02ça reste un vrai sujet
52:03mais je pense que
52:05Oracle selon moi
52:06ne sera pas suffisant
52:06pour que le Nasdaq
52:08qui a lâché un peu plus
52:09que le SP500
52:10vous l'avez dit
52:10il y a des grosses CAP
52:11comme Microsoft
52:12qui ont déjà pas mal baissé
52:13mais d'autres ont beaucoup
52:14moins baissé aussi
52:15c'est vrai que dans le groupe
52:15des 7 magnifiques
52:16c'est très disparate
52:17vous en avez qui ont
52:17Microsoft typiquement
52:18qui a énormément baissé
52:2030% depuis le sommet
52:21et puis vous avez des entreprises
52:22comme Apple
52:22comme Alphabet
52:23qui restent normalement
52:23assez proches de leur sommet
52:25donc c'est pas parce que
52:26certains ont déjà
52:27beaucoup corrigé
52:27que tout le groupe
52:28des 7 magnifiques
52:29selon moi
52:29a fini de consolider
52:31ce groupe
52:31encore je pense
52:33corrigé
52:33de 5-10%
52:34c'est pour ça que je
52:35j'ai eu sur ces ratios
52:355-10%
52:36pour moi
52:37le mouvement de correction
52:38du Nasdaq
52:39et des 7 magnifiques
52:40malgré le fait
52:40que le racion
52:41n'est pas complètement terminé
52:42un dernier mot quand même
52:42sur le crédit privé
52:43Claudia Panséry
52:44c'est un marché très large
52:453000 milliards
52:45aujourd'hui de dollars
52:47dans le monde
52:47forcément dans un portefeuille
52:49de 3000 milliards
52:49il y a des entreprises
52:50qui font défaut
52:51c'est le jeu
52:51c'est comme sur toute classe
52:55inquiète quand vous voyez
52:56certains fonds qui sont
52:56obligés de bloquer
52:57la liquidité
52:58ou non au final
52:59c'est normal
52:59dans le sens où
52:59on est sur des actifs
53:00qui ne sont pas liquides
53:01nous on a réduit
53:02notre exposition
53:03à la dette privée
53:04depuis septembre
53:04l'année dernière
53:05donc on n'a pas
53:05des expositions
53:06qui sont très élevées
53:07on favorise
53:08des investissements
53:10dans des actifs alternatifs
53:11mais pas plus
53:13sur le private equity
53:14que sur la dette privée
53:15ce n'est pas un marché
53:16sur la dette privée
53:17ça dépend
53:17il y a des segments
53:18qui sont différents
53:19la partie qui est touchée
53:20aujourd'hui
53:20n'est pas très importante
53:22elle représente
53:23entre 350 et 50%
53:25sur les 3000 milliards
53:27que vous citiez
53:27donc c'est vraiment
53:29une partie toute petite
53:30mais il faut faire attention
53:31parce qu'il y a une sorte
53:32d'effet contagion
53:33dans le sens
53:34que dès que vous avez
53:35des financements
53:36qui ne se font pas
53:37des défauts qui arrivent
53:38à l'esprit
53:39ils commencent à s'allargir
53:40donc ça
53:41ça va impacter aussi
53:42la partie je dirais cotée
53:44donc on est plus prudent
53:45plus prudent
53:46depuis septembre dernier
53:48sur la partie
53:49d'état privé
53:50sur la partie à hyde
53:51quand l'esprit
53:52maintenant
53:52c'est son allergie
53:53un tout petit peu
53:54mais c'était très rassuré
53:55il y a seulement
53:55une dizaine de jours
53:56et on fait très attention
53:57on est très très sélectif
54:00et du coup
54:00c'est quelque chose
54:01que je suis en train
54:02d'écrire un papier
54:03sur lequel dire
54:04attention
54:05soyez sélectif
54:06sur les opérations
54:06que vous faites
54:07attention
54:09aussi
54:09au segment
54:10au secteur
54:11que vous allez acheter
54:12il y a ça
54:13secteur
54:13on va vous parler
54:14du secteur software
54:14on voit très bien
54:16la rentabilité
54:17elle baisse
54:18les marges sont en baisse
54:18donc la rentabilité
54:20sur un investissement privé
54:21en général
54:22est super élevé
54:23on va chercher du portage
54:24sur cette partie là
54:25pourrait être décevante
54:26je parle des 6
54:28à 2 ans à venir
54:29donc il faut faire attention
54:31Merci à tous les deux
54:32de nous raccompagner ce matin
54:33Claudia Panseri
54:34donc responsable
54:35de la stratégie d'investissement
54:36de la banque privée
54:37UBS en France
54:37et Alexandre Baradez
54:38chef journaliste
54:39d'IG
54:40le CAC 40 en petite baisse
54:41après avoir gagné
54:421,8% hier
54:43c'est un repli de 0,9%
54:45à la porte des 8000 points
54:477981 points
54:48les cours du pétrole
54:49se stabilisent
54:50légèrement en deçà
54:51des 90 dollars
54:5289 dollars pour le Brent
54:5385 dollars pour le WTI
54:56avec donc depuis ce matin
54:58ces informations de presse
54:59qui évoque que l'agence internationale
55:00de l'énergie
55:01pourrait à court terme
55:02débloquer des stocks stratégiques
55:05afin de mettre un petit peu
55:06d'offres sur le marché
55:07ça permet aux marchés obligataires
55:09et surtout aux marchés pétroliers
55:11d'être stables
55:12malgré donc l'attaque ce matin
55:14de 3 bateaux
55:15dans le détroit d'Hormuz
55:179h57
55:18dans un instant
55:18il sera 10h
55:19vous retrouvez Raphaël Legendre
55:20et les experts
55:21j'imagine que vous allez revenir
55:22sur les nombreuses tensions
55:23de ces dernières heures
55:24bah oui effectivement
55:25la guerre encore
55:26et toujours
55:27chère Etienne
55:28avec cette note
55:29du conseil d'analyse économique
55:31sur l'industrie
55:31de la défense
55:32qui sera présentée
55:32par Emmanuel Auriol
55:33présente avec nous
55:34sur le plateau des experts
55:35on va revenir évidemment
55:36aussi sur le yo-yo
55:38des marchés pétroliers
55:39pour essayer de décrypter
55:40cette crise
55:41il y a un autre marché
55:44qui flambe
55:44c'est celui des taxes
55:46et oui les taxes
55:46qui ont rapporté
55:47qui ont augmenté
55:48cette fois plus vite
55:49l'année dernière
55:50que la croissance
55:51du PIB
55:52on en parlera également
55:54sur le plateau des experts
55:55on viendra sur la négo
55:56sur les contrats courts
55:58et puis quand même
55:58une bonne nouvelle
55:59Yann Lequin
56:00qui secoue
56:01les levées de fonds
56:02sur le vieux continent
56:03avec un milliard
56:04pour sa start-up
56:06un espoir
56:07pour la nouvelle donne française
56:10voilà le programme
56:10les experts
56:1110h-11h
56:1211h tout pour investir
56:13avec Antoine Larigauderie
56:14et puis bien sûr
56:14l'ouverture de Wall Street
56:15c'est à suivre dans BFM Bourse
56:17avec Guillaume Sommerer
56:18à partir de 15h30
56:20avec donc un titre oracle
56:21qui est attendu
56:22très forte hausse
56:23après la publication
56:23de ses résultats hier soir
56:24très bonne journée
56:26Good Morning Market
56:28sur BFM Business
Commentaires

Recommandations