- il y a 11 heures
Ce mardi 28 avril, Christian Parisot, conseiller économique pour Aurel BGC et président d'Altaïr Economics, Paul Marcel, co-fondateur de l'Atelier des Options, François Dossou, directeur de la Gestion Actions Listed Assets chez Sienna IM, Romain Aumond, macroéconomiste et stratégiste chez Natixis Investment Managers, et Bertrand Puiffe, gérant action chez Fidelity International, étaient les invités dans l'émission Good Morning Market, présentée par Étienne Bracq, sur BFM Business. Retrouvez l'émission du lundi au vendredi et réécoutez la en podcast.
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00:06L'actualité des marchés financiers continue sur BFM Business. Etienne Braque, quelle est l'ambiance
00:10quelques minutes avant l'ouverture ? Prudente, ouverture prudente, on le verra dans un instant,
00:14avec une semaine qui s'annonce très chargée à partir de demain, avec pour rappel les GAFAM qui
00:19vont publier à partir de demain soir, la banque centrale américaine également demain soir et
00:23puis la BCE, ça sera jeudi. En attendant, vous avez eu la banque centrale du Japon qui s'est exprimée
00:28cette nuit, qui a laissé ses taux inchangés, mais ça s'est joué à peu de choses dans le sens
00:32sur les
00:32neuf membres votants, trois ont plaidé pour une hausse de taux, donc ça a notamment joué sur le Nikkei
00:37qui a perdu un peu plus d'un pour cent ce matin à la clôture et puis désormais les marchés
00:42se disent
00:42qu'à cette allure-là, eh bien la banque du Japon va relever ses taux lors de la prochaine réunion
00:46qui
00:47va se tenir au mois de juin, tout dépend bien sûr de l'inflation et donc des prix du pétrole.
00:51Le Brent est
00:51quand même à 110 dollars ce matin sur le contrat juin, 110 dollars c'est une première depuis trois
00:57semaines, alors qu'on était sous les 100 dollars il y a encore une dizaine de jours de cela, avec
01:01notamment un marché qui anticipe une demande plus forte à court terme et puis une offre qui sera
01:05peut-être contrainte avec l'Iran qui a de plus en plus de mal à exporter son pétrole. Parmi les
01:10valeurs à suivre ce matin, on a eu Air Liquide qui a publié ses résultats du premier trimestre. Pas
01:14d'inquiétude plus que ça sur les approvisionnements en hélium ? Oui, pour l'instant vous avez un groupe qui
01:19ne se montre pas inquiet. Alors il est en train de tenir sa réunion avec les analystes, il donnera peut
01:23-être
01:23un peu plus d'éléments mais ce matin, le groupe confiait que c'était gérable dans son communiqué. A ce
01:29titre, il confirme ses objectifs pour 2026 mais également pour 2027. Le chiffre était en ligne avec
01:34les attentes légèrement inférieures donc on verra l'ouverture, ça va peut-être peser un peu sur cette
01:38valeur qui tient quand même très bien dans des périodes agitées. Encore hier soir, ce titre Air Liquide
01:43était proche d'un record historique à 186 euros. Nexence aussi à suivre. Oui, Nexence qui a publié son chiffre
01:48d'affaires
01:49également avec là à l'inverse et bien une dynamique plus favorable grâce notamment à l'IA. C'est vrai
01:54que même dans le réseau électrique, on parle d'intelligence artificielle dans le sens où
01:58l'électrification de bande du câble et Nexence est positionnée sur ce segment avec une hausse
02:03également des prix qui a été pratiqué sur l'ensemble des activités et donc un chiffre d'affaires qui est
02:08ressorti au delà des attentes. Le titre est d'ailleurs en hausse de plus de 2% dans les premières
02:12secondes de cotation. Le CAC 40 qui ouvre à l'instant ? Moins 0,12% à l'ouverture, 8132
02:16points. L'Eurostock 50 de son côté est
02:18parfaitement stable. Ouverture prudente donc avant une semaine qui s'annonce agitée, une fin de semaine
02:23surtout. Saint-Gobain, Vinci et AXA sont les trois plus fortes hausses à l'ouverture alors que à l'inverse,
02:28Air Liquide justement perd un peu plus d'un pour cent. C'est la plus forte baisse à l'ouverture
02:32avec
02:32donc un chiffre d'affaires en ligne avec les attentes. 185 euros 26 pour ce titre Air Liquide. Autre titre
02:38à
02:38surveiller ce matin dans le SBF 120 cette fois, c'est Métropole TV. C'est la maison mère de M6.
02:43Vous avez un groupe qui a
02:44dévoilé ce matin son chiffre d'affaires en recul. Baisse des ventes de plus de 5%. Contexte publicitaire
02:50compliqué pour M6. Néanmoins, le groupe confirme ses objectifs pour cette année avec un EBITDA qui est
02:56ressorti stable sur les trois premiers mois de l'année grâce notamment à un nouveau programme de réduction
03:00de coûts. 12,80 euros pour ce titre M6. Et puis dans le SBF 120 a souligné Soitech dans le
03:06secteur
03:06des semi-conducteurs qui comme hier fait une petite pause après quand même un parcours qui fut
03:10extraordinaire x3 depuis le début de l'année. Au menu de Good Morning Market. Dans un instant Christian
03:15Parizeau nous accompagnera pour parler notamment de Cattle qui a levé 5 milliards de dollars cette
03:20nuit à la bourse de Hong Kong. Le groupe est déjà coté depuis quasiment un an à la bourse de
03:25Hong Kong
03:25et il a décidé ce matin et bien d'émettre des actions afin d'accélérer son développement. Pour
03:29rappeler c'est un groupe qui est spécialisé dans la production de batteries, un groupe chinois qui est
03:34d'ailleurs en train de s'implanter du côté de la Hongrie. À 9h16 en direct des marchés avec Paul
03:40Marcel. Nous reviendrons notamment sur Total Energy puisque ce matin vous avez l'un de ses
03:43concurrents qui a dévoilé ses résultats. C'est BP qui a publié des résultats largement au delà des
03:48attentes. D'ailleurs ce titre BP est en hausse de plus de 2% ce matin avec un résultat opérationnel
03:54largement porté par les activités de trading. Ça donne un avant-goût des résultats de Total
03:58Energy qui seront publiés demain à 8h. À 9h20 les valeurs qui font l'actu, Nexans, Nokia et
04:05également Air Liquide. Et puis en dernière partie d'émission nous reviendrons avec Bertrand Puiv de
04:10Fidelity et avec Romain Aumont de Natixis sur les grands sujets de marché, les banques centrales.
04:15Que faut-il attendre de la fête demain et de la BCE jeudi ? Élément de réponse dans 25 minutes.
04:19Bonne émission, à demain.
04:27C'est parti pour Good Morning Market et donc le CAC et Ronde qui ouvre sur une légère baisse de
04:310,3%.
04:328 117 points. L'Europe qui continue de s'éloigner de ses plus hauts historiques alors que hier soir du
04:36côté des
04:37Etats-Unis on avait encore un plus haut sur le S&P 500 ou encore sur le Nasdaq porté notamment
04:42par
04:42Nvidia qui a gagné plus de 4% hier soir à la clôture. Nvidia qui continue de s'installer au
04:48-delà des 5 000 milliards de
04:49capitalisation boursière. 5 260 milliards hier soir à la clôture. Vous avez déjà quasi 1 000 milliards d'écarts entre
04:56Nvidia qui est la première capitalisation et Alphabet qui est la deuxième. Du côté des valeurs à suivre ce matin,
05:02Total
05:02Energy gagne 0,7% à 77,37€ dans le sillage de la publication de BP qui gagne 2,5
05:08% ce matin à Londres.
05:10Nous parlerons de ce titre Total Energy dans quelques minutes avec Paul Marcel qui nous attend depuis l'atelier des
05:15options.
05:15Paul Marcel qui reviendra également sur les GAFAM qui vont publier leurs résultats demain. Dans ce contexte, il faudra notamment
05:20suivre Amazon d'un point de vue technique qui s'est repris d'une façon impressionnante depuis la fin du
05:25mois de mars.
05:27Mais juste avant on va revenir sur ce qui se passe du côté des Etats-Unis avec notamment la conférence
05:33de presse de
05:33Jerome Powell qui va se tenir demain. Ce sera la dernière conférence de presse normalement pour le président de la
05:38banque centrale
05:38américaine et puis OpenEI également qui peine à atteindre ses objectifs. Pour nous éclairer dans tout cela, c'est
05:44Christian Parizeau qui nous accompagne ce matin, conseiller économique pour Aurel BGC ainsi que président de Altair Economics.
05:52Bonjour Christian Parizeau, merci de nous accompagner ce matin pour revenir sur ces sujets chauds.
05:57Bon, commençons peut-être par l'intelligence artificielle, par OpenEI.
06:01Certes, l'IA porte Wall Street sur des records, mais on le voit encore ce matin dans le Wall Street
06:04Journal.
06:05C'est compliqué pour OpenEI qui se retrouve de plus en plus concurrencés, notamment par Claude d'Entropics.
06:11Oui, alors c'est intéressant parce qu'on voit qu'il y a quelques signaux faibles quand même qui apparaissent
06:16dans cette thématique autour de l'IA.
06:18Alors dans les signaux faibles, il y a ces difficultés naturellement d'OpenEI.
06:22Alors on va dire c'est la concurrence, ils se font face à la concurrence d'Entropics, ils se font
06:26face à la concurrence d'Alphabet avec son modèle Jiminy.
06:29Donc ça serait peut-être un problème purement OpenEI et puis finalement, c'est la concurrence qui veut ça.
06:36Mais ça montre d'une part que c'est compliqué, qu'on est dans un secteur dans lequel on peut
06:40avoir des perdants.
06:41Et on voit que OpenEI qui était jugé leader, véritablement le premier à offrir une offre d'intelligence artificielle, se
06:48trouve concurrencée aujourd'hui et en difficulté.
06:50Donc ça c'est un premier renseignement, ça se retourne très très vite dans ce secteur et on n'a
06:54pas forcément de position durable.
06:56Et puis d'autre part, et c'est ça qui est intéressant, c'est que ça va peut-être jouer
07:00sur les investissements que va réaliser OpenEI.
07:03Parce qu'une partie des levées de fonds qui sont prévues aujourd'hui sont sous condition qu'OpenEI réussisse à
07:09avoir un certain nombre d'abonnés, un certain nombre de chiffres d'affaires.
07:13Et donc sont sur des conditions de croissance de la société et a priori, d'après ce qu'a dit
07:19l'article du Wall Street Journal, la société serait très en deçà de ses objectifs.
07:23Alors certes, elle peut s'introduire en bourse, mais surtout on voit que ça sera beaucoup plus difficile aujourd'hui
07:29pour OpenEI de lever des fonds.
07:30Et on voit qu'on commence à avoir des informations, OpenEI a par exemple supprimé un investissement qu'ils devaient
07:37faire au Royaume-Uni dans un data center.
07:39Ils seront sûrement plus prudents dans leurs investissements à venir.
07:43Donc ça montre que, attention, c'est fluctuant, qu'on a eu beaucoup d'annonces, beaucoup de promesses d'investissement,
07:50mais ça peut varier.
07:51Donc ça, c'est un premier point, attention, pour tous ces acteurs, notamment des semi-conducteurs, qu'on a achetés
07:57massivement à des prix très élevés,
07:59parce qu'il peut y avoir quelques déceptions.
08:01Alors, ce n'est pas une remise en cause, c'est juste que ça sera peut-être plus long à
08:05avoir les investissements qu'on pouvait attendre.
08:07On a eu derrière ça aussi, ça montre à quel point on nous parle de boum de lia, de demandes
08:12très fortes,
08:12mais on voit aussi que certains acteurs n'arrivent pas forcément à aller aussi vite, à avoir le taux de
08:17croissance aussi rapide que ce qu'on pourrait avoir.
08:20On a eu aussi quelques signaux.
08:22On a vu dans ServiceNow, dans certaines publications, là aussi, on avait peut-être une certaine prudence de la part
08:30des clients.
08:31Ce que nous disait ServiceNow, c'est que certains veulent mettre en place lia, mais face aux incertitudes, face au
08:38temps de développement,
08:39on était prudent et il y avait certains contrats qui étaient retardés.
08:43Donc attention, ça va très bien, c'est un secteur qui est en forte croissance,
08:47mais ça ne va peut-être pas aussi vite que l'anticipe les investisseurs.
08:50En tout cas, c'est un signal à surveiller.
08:52Et puis pour le secteur des semi-conducteurs, qui est un peu les chouchous en ce moment sur la bourse,
08:57c'est aussi un signal qu'il peut y avoir quand même quelques nouvelles qui sont négatives.
09:00Alors je vous parlais de cette histoire de data center, d'investissement que ne réaliserait peut-être pas OpenAI,
09:06mais on a vu aussi, par exemple, à Virginie, aux États-Unis,
09:09qui a suspendu toutes les autorisations de construction de data center jusqu'en 2027,
09:15pour des raisons de problèmes d'électricité.
09:17On a aussi tous les fonds souverains du Golfe, qui sont en train de retarder leurs investissements.
09:23Je ne vous dis pas annuler, je dis juste retarder dans le temps,
09:26parce qu'on le voit, dans le Golfe, il va falloir reconstruire derrière.
09:29Leur priorité, ce sera de remettre en route, quand la guerre sera finie,
09:33leur capacité de raffinage et de production.
09:37Et donc, pour l'instant, l'investissement dans l'IA ne sera peut-être pas prioritaire.
09:40Elle sera toujours là, elle ne sera pas annulée, mais on ne sera peut-être pas sur des choses prioritaires.
09:45Donc tout ça, c'est des petits signaux faibles, je le reconnais.
09:49Le marché n'en tient pas compte pour le moment,
09:50mais ça montre qu'on pourrait avoir des taux de croissance qui seront là,
09:53mais peut-être pas aussi forts qu'attendus.
09:55Et quand on voit les niveaux de valorisation qu'on commence à atteindre sur quelques acteurs,
09:59du NVA, du SKNX, du Samsung, du Macron,
10:02qui n'ont pas déçu jusqu'à présent,
10:04mais qui pourraient quand même peut-être avoir quelques déceptions.
10:07Et surtout, ça montre que derrière les commandes qui ont été annoncées dans le passé,
10:11on peut avoir aussi des annulations de commandes.
10:13Et ça, ce n'est peut-être pas totalement intégré aujourd'hui dans les marchés
10:17et dans ce qu'attendent les marchés sur ce secteur.
10:19Donc c'est quand même quelques signaux qui nous invitent quand même
10:21à rester assez prudents sur cette thématique.
10:23Avec la séance d'hier, on a quand même un Asda Composite
10:26qui frôle les 20% de performance depuis la fin du mois de mars quand même.
10:30Christian Parizeau, c'est impressionnant.
10:31Et dans ce contexte, il faudra bien sûr suivre les résultats des GAFAM,
10:35puisque demain soir, vous aurez quatre GAFAM qui vont publier.
10:37En même temps, il y aura notamment Amazon, Meta, Alphabet,
10:41mais aussi Microsoft.
10:43Il n'y a qu'Apple qui va publier ses résultats jeudi soir.
10:45Donc en l'espace de 24 heures entre mercredi soir et jeudi soir,
10:50vous avez ces cinq GAFAM qui vont publier.
10:53Demain soir, il y aura également Jerome Powell
10:55qui va tenir sa dernière conférence de presse, si tout va bien.
10:59Si Kevin Walsh arrive à avoir un calendrier assez rapide
11:02devant les sénateurs américains.
11:04Qu'est-ce que vous attendez, vous, de cette conférence de presse
11:06de Jerome Powell, Christian Parizeau ?
11:08Oui, alors on n'attend pas grand-chose, il faut être honnête.
11:12Sur le fond, ça s'entend, c'est un exercice de communication,
11:15naturellement, pour M. Powell.
11:18Il ne va pas forcément donner beaucoup de directionnel
11:20sur ce que va faire la Banque Centrale américaine,
11:23puisque ça sera au futur président sur la réunion du mois de juin.
11:27En plus, en juin, on aura les prévisions économiques
11:29de la Banque Centrale qui seront révisées.
11:31Donc ça sera à lui de marquer véritablement un peu la tendance.
11:34Mais on aura forcément un Jerome Powell très prudent.
11:38Il sera prudent parce qu'on n'a pas de visibilité, clairement.
11:41Aujourd'hui, on n'a pas de visibilité sur l'impact
11:44que peut avoir cette guerre sur la croissance américaine.
11:47On a des signaux qui vont un peu dans tous les sens.
11:49Alors certes, d'un côté, on a des signaux de résilience
11:51de l'économie américaine.
11:52On le voit à travers certaines données d'enquête.
11:54Un marché du travail qui se maintient quand même.
11:57Et même si on prend des données un peu plus haute fréquence,
11:59on est même sur une accélération récemment
12:01sur les créations d'emplois, d'après les indicateurs d'ADP
12:04dont on va avoir la mise à jour aujourd'hui.
12:06Mais on voit que ça se maintient plutôt bien.
12:08Donc, le marché du travail se maintient.
12:11Il n'y a pas encore de retournement.
12:13Mais à l'inverse, on voit qu'il y a quand même
12:15des consommateurs qui souffrent.
12:16On l'a vu hier dans la publication de Domino's Pizza
12:20qui nous a indiqué que véritablement,
12:22il y avait une pression très forte sur ces clients
12:24qu'ils étaient obligés de mettre en place des promotions
12:26parce que la hausse des prix de l'énergie
12:28venait encore peser sur la consommation.
12:30Donc, on sent qu'il y a quand même des choses de fragilité
12:32dans l'économie américaine.
12:34Donc, ça veut dire quoi ?
12:34Ça veut dire que c'est très difficile pour la Banque Centrale
12:36parce que d'un côté, elle fait face à une inflation.
12:39Une inflation qui était déjà haute avant ce choc inflationniste.
12:42Donc, elle n'a pas beaucoup de marge de manœuvre sur l'inflation.
12:45Et puis de l'autre, elle a des signaux de fragilité
12:47quand même de l'économie américaine.
12:49Pas des signaux dramatiques, pas de retournement violent.
12:52Mais en tout cas, des signaux quand même
12:53qui pourraient plutôt aller vers le sens
12:56d'un ralentissement de la croissance
12:58dans les prochains trimestres.
12:59Donc, il va falloir jongler, il va falloir temporiser surtout
13:02et indiquer que finalement, le mieux, c'est de ne rien faire
13:06et en laissant la porte ouverte à tous les scénarios possibles.
13:10Donc, un discours peut-être pas très marquant
13:13au niveau du directionnel.
13:15Et surtout, qui va montrer que même si M. Watch arrive,
13:19il y a quand même au niveau du FOMC,
13:22au moins, on ne va pas dire, sur les 12 votants,
13:24au moins 10 qui sont prêts à ne rien faire
13:27dans les prochains trimestres, ce qui limitera quand même
13:30aussi en partie les anticipations de baisse des taux
13:33à très court terme.
13:33En tout cas, on sera sûrement sur un discours très prudent
13:36de la part de M. Powell à attendre demain soir.
13:40Domino's Pizza qui a perdu 9% hier à la clôture
13:42après la publication de ses résultats
13:43et surtout avec ce discours très prudent sur la consommation.
13:47Il faudra suivre aujourd'hui les résultats de Visa
13:49qui est également un très bon baromètre
13:50de la consommation aux États-Unis, mais bien sûr dans le monde.
13:53Un dernier mot, Christian Parizeau sur Cattle
13:55qui a levé 5 milliards de dollars ce matin
13:57à la bourse d'Hong Kong.
13:59Cattle, c'est un géant chinois spécialisé
14:01dans la fabrication de batteries,
14:03notamment pour véhicules électriques.
14:04Le groupe est rentré en bourse il y a quasiment un an,
14:06c'était en mai 2025, ils avaient levé 5 milliards
14:08et là, un an après, à nouveau 5 milliards
14:10et puis alors ça s'est fait en claquant des doigts.
14:12C'est vrai que le groupe n'a aucun mal à lever de l'argent.
14:16Oui, parce que ce qu'il faut bien comprendre,
14:18c'est qu'en Asie, il y a une thématique très forte
14:20qui ressort, c'est l'électrification.
14:23La Chine est très en avance, on le sait,
14:25dans les véhicules électriques, dans les batteries,
14:27mais surtout en Asie, on a compris
14:30qu'on ne peut plus dépendre comme on dépendait
14:32par le passé du pétrole du Moyen-Orient.
14:34Alors même si le détroit d'Hormuz se débloque,
14:36même si les choses venaient à revenir à la normale,
14:39ok, ça, ça serait du court terme.
14:41Mais en Asie, on commence à de plus en plus
14:42parler aussi d'électrification
14:44dans pas mal de pays,
14:45parce qu'il va falloir se désengager
14:48finalement de cette dépendance du Moyen-Orient.
14:51Et on sent que la thématique véhicule électrique
14:54est en train de rebondir,
14:55on l'a vu dans les ventes,
14:55même de véhicules électriques
14:57qui ont nettement rebondi en Europe
14:59dans les dernières immatriculations.
15:01Et en tout cas, c'est une thématique aujourd'hui
15:02qui n'est pas liée seulement à de la conjoncture,
15:04pas seulement liée au fait,
15:06on voit aujourd'hui qu'il va y avoir
15:07des politiques publiques
15:08qui vont être mises en place
15:09dans pas mal de pays émergents asiatiques,
15:11qui ont été lourdement affectés
15:13par des problèmes.
15:14Aujourd'hui, on commence à avoir même
15:16des réductions d'activité dans certains pays asiatiques
15:18parce qu'on a des problèmes
15:20de livraison de pétrole.
15:22Et donc, dans ces pays-là,
15:23ça va devenir une priorité
15:24d'aller vers l'électrification.
15:26Et donc, on a derrière un pétrole au plus haut,
15:29c'est surtout un signal très fort aujourd'hui
15:31que l'on a pour une reprise
15:33des ventes de véhicules électriques à attendre.
15:36Ce qui explique d'ailleurs
15:36que vous avez certains acteurs,
15:38y compris, alors je parlais des semi-conducteurs,
15:39on parle beaucoup des semi-conducteurs
15:41dédiés à l'intelligence artificielle,
15:43mais on a aussi peut-être
15:44aussi des acteurs des semi-conducteurs
15:46qui étaient très dépendants
15:47du secteur automobile,
15:48qui nous disent que là,
15:48c'est en train de se retourner,
15:50qu'il y a une demande
15:51qui est en train de reprendre
15:51de manière assez forte.
15:53Et donc, toute la thématique véhicule électrique
15:55est en train de reprendre en ce moment.
15:57Et c'est intéressant,
15:58ça montre qu'on change aussi
16:00et que c'est un accélérateur
16:01ce qui se passe au Moyen-Orient.
16:02Il y aura des conséquences à moyen terme.
16:04Et l'une des conséquences,
16:05c'est peut-être une vraie accélération
16:07dans l'électrification du parc automobile
16:09et notamment dans ces pays asiatiques
16:11qui ont été les plus touchés.
16:11Donc, c'est très intéressant
16:12de voir ce mouvement s'opérer.
16:14Et naturellement,
16:15ça s'opérera aussi en Europe.
16:16Mais on voit qu'il y a quand même,
16:17du côté de l'Asie,
16:18on a bien pris en compte cette thématique.
16:20On a bien pris en compte cette thématique
16:22au point même que Kattel a doublé
16:24depuis le mois de mai
16:25et son introduction en bourse
16:26à la bourse d'Hong Kong.
16:28Allez, il nous reste à peine une minute,
16:30Christian Parizeau.
16:31Une fois qu'on a balayé
16:32toutes ces actualités,
16:33ces grands sujets de marché,
16:35qu'est-ce que vous conseillez
16:36aujourd'hui à vos clients ?
16:37Comment vous essayez de synthétiser
16:38tout cela dans vos notes de recherche
16:40et de donner un petit peu de perspective
16:41dans un contexte où l'Europe
16:43est très en retard
16:43par rapport aux États-Unis ?
16:46Oui, alors,
16:47ce qui est certain,
16:48c'est qu'aujourd'hui,
16:49moi, je pense que sur,
16:50notamment,
16:51les valorisations aux États-Unis
16:53sur le secteur des semi-conducteurs,
16:54il y a un peu d'excès.
16:55Il faut rester particulièrement prudent.
16:57On reste exposés aux États-Unis
16:59parce que je pense
16:59qu'on restera sur une surperformance
17:01de la bourse américaine
17:02dans l'état actuel
17:02et vu les incertitudes
17:04et vu les perspectives
17:05qu'on a en Europe
17:05qui sont quand même
17:06largement réalisées à la baisse.
17:08Et sur l'Europe,
17:09il faut aller vraiment
17:09sur des secteurs
17:10qui me semblent assez défensifs.
17:12Alors, dans le défensif,
17:13il y a la défense,
17:14naturellement,
17:15qui me paraît toujours
17:16assez attrayant
17:17et qui me paraît intéressant.
17:19Et on va sur des secteurs
17:21les moins volatiles
17:22et surtout éviter
17:23le secteur industriel
17:24qui vont être pas mal perturbés
17:26par les chaînes d'approvisionnement
17:27dans les prochains mois
17:27parce que cette crise,
17:29elle aura des conséquences
17:30à moyen terme.
17:31Contrairement aux droits de douane,
17:32contrairement à ce qu'on a pu observer
17:33dans d'autres secteurs,
17:34là, on a quand même
17:35des conséquences à moyen terme
17:36qu'il faut bien prendre en compte,
17:37qu'il faut bien isoler
17:38et ça veut dire
17:39qu'il va falloir être très sélectif
17:40sur l'Europe
17:41dans les choix d'investissement
17:42tant sectoriels
17:43qu'au niveau des valeurs.
17:44Un marché qui est difficile,
17:45on le voit encore aujourd'hui,
17:46le secteur de la santé des soies
17:48avec notamment Novertis
17:50qui perd un peu plus de 3%
17:51et puis même Air Liquide,
17:52la valeur défensive par excellence,
17:54perd 3,5%
17:55après la publication
17:56de son chiffre d'affaires ce matin.
17:58181 euros,
17:59François Dessous
17:59nous parlera
18:00de cette publication
18:01de Air Liquide
18:02dans 5 minutes.
18:03Merci beaucoup Christian Parizeau,
18:04nous aura accompagné ce matin
18:05un conseiller économique
18:06pour Aurel BGC,
18:07président d'Altair Economics.
18:08À 9h18,
18:09tout de suite,
18:10on va rejoindre les équipes
18:11de l'Atelier des Options.
18:13L'Atelier des Options
18:14qui nous accompagne
18:15chaque mardi
18:16dans Good Morning Market
18:17et c'est Paul Marcel,
18:18son cofondateur,
18:18qui est avec nous.
18:19Bonjour Paul.
18:20Bon, le CAC 40
18:21perd du terrain ce matin,
18:220,18% de baisse,
18:248127 points
18:25avant les grands rendez-vous
18:26que nous évoquions précédemment
18:28avec Christian Parizeau.
18:30Oui, bonjour Etienne.
18:31Oui, écoutez,
18:32le CAC est en légère baisse,
18:33un petit peu plombé
18:34par Erlecky,
18:36qui est à moins 3% en ce moment.
18:38Le CAC 40 est en attente
18:39des publications de cette semaine,
18:41donc il y a énormément
18:42de news cette semaine,
18:44publications en France
18:45avec Total,
18:46Michelin,
18:46BNP,
18:47Crélery,
18:47Koch,
18:48Schneider,
18:48pour ne citer qu'eux,
18:49mais également 35%
18:51des sociétés du SP500
18:52qui vont également annoncer
18:53leurs résultats cette semaine,
18:54avec notamment de gros poids lourds
18:56comme des GAFAM.
18:57il y a bien entendu
18:58la FOMC meeting
18:59mercredi soir,
19:00le Fed Watch Tool
19:01du CME
19:01indique que le marché
19:02ne t'attend pas
19:03à un changement
19:03de politique monétaire
19:04de la Fed,
19:05et c'est vrai qu'avec le dernier jour
19:06de Powell,
19:07on ne va pas avoir
19:08de grosses surprises,
19:09mais il y a par contre
19:10la décision de Banque Centrale
19:11aussi qui peut venir
19:12impacter les marchés,
19:13donc voilà,
19:14cette semaine,
19:14il y a quand même
19:15de bonnes raisons
19:16pour que le marché
19:17puisse bouger.
19:19Alors,
19:19au niveau des options,
19:20le marché price un mouvement
19:21de plus ou moins
19:213,6%
19:22d'ici l'expiration
19:23du mois de mai,
19:24et d'un point de vue graphique,
19:26le CAC 40 a réintégré
19:27son fameux canal horizontal
19:29compris entre
19:29une résistance
19:30à 8259
19:32et un support
19:33à 7919,
19:34il reste un petit gap
19:35à combler à la baisse,
19:37laissé ouvert
19:38le mercredi 28 avril
19:39avec cette grosse
19:40sous-journée de hausse.
19:42Alors,
19:42pour l'instant,
19:43il n'y a pas de signe de force
19:44ni de faiblesse
19:44dans ce marché,
19:45donc jusqu'à preuve du contraire,
19:47on peut shorter
19:47la résistance
19:48à 8259
19:50et acheter le support
19:51à 7919.
19:53pour que la tendance haussière
19:54reprenne,
19:55il faudrait casser
19:56la résistance
19:57de 8259
19:59et dans ce cas-là,
19:59on aurait une cible
20:00à 8454.
20:02Les valeurs à suivre
20:03ce matin,
20:03BP du côté de la Bourse de Londres
20:05qui gagne 2,6%
20:06après la publication
20:07de ses résultats,
20:08résultat opérationnel
20:09qui a été multiplié par 2
20:11au premier trimestre
20:12par rapport au quatrième trimestre
20:13avec forcément
20:13des cours du pétrole
20:14qui ont bandit
20:15au mois de mars
20:15une activité de trading
20:16qui a gonflé le résultat.
20:18Ça donne un avant-goût
20:19des résultats
20:20de Total Energy
20:21qui seront publiés
20:22demain matin.
20:23Total Energy
20:23qui est en hausse ce matin,
20:25plus 1% à 77,66 euros,
20:27d'autant plus
20:27que le baril de Brent
20:28est à quasiment 110 dollars.
20:31Oui,
20:31donc Total bénéficie
20:32de la bonne nulle
20:34sur BP.
20:35Bon,
20:35tout le monde
20:35l'a bien compris
20:36que les résultats
20:37allaient être extraordinaires.
20:38La surprise
20:39pourra venir
20:40du fait
20:40qu'ils sont encore
20:41plus incroyables
20:42que ce qu'on avait anticipé.
20:44Total Energy
20:45avait déjà annoncé
20:45en février
20:46une autorisation
20:46de rachat d'action
20:47pour 2026
20:48comprise
20:49entre 3 et 6 milliards.
20:50Ce rachat d'action
20:51a été conditionné
20:52par un Brent
20:52entre 60 et 70 dollars
20:54du baril.
20:55Alors avec un Brent
20:55à 90 ou 100 dollars,
20:57on peut anticiper
20:57que le rachat d'action
20:58soit encore supérieur
20:59à ce qui était prévu,
21:00surtout que le conflit
21:01a l'air de vouloir
21:02durer davantage
21:03et le Brent
21:04risque de rester
21:05sur ses niveaux élevés
21:06encore plusieurs semaines.
21:07Alors du côté
21:08des options,
21:09le put-call ratio
21:10est de 0,85,
21:11c'est équilibré,
21:12donc il y a de la place
21:12pour une surprise
21:13à la hausse
21:13comme à la baisse.
21:14Le mouvement prévu
21:15par les market makers
21:16est de plus ou moins
21:175,5%
21:18d'ici l'expiration
21:19du mois de mai.
21:20Alors c'est un mouvement
21:21qui est relativement important
21:22pour Total.
21:23Il faut savoir
21:23que sur les 5 derniers earnings,
21:24Total n'a dépassé
21:25que deux fois
21:26le mouvement prévu
21:27dont statistiquement
21:27une explosion du titre
21:29à la hausse
21:29ou à la baisse
21:30est assez peu probable.
21:31Maintenant,
21:31d'un point de vue graphique,
21:32Total Energy
21:33est toujours dans
21:34une dynamique haussière
21:35de moyen terme,
21:35mais depuis quelques semaines,
21:37l'action aussi
21:37dans un canal horizontal
21:39compris entre une résistance
21:40à 79,42 euros
21:42et un support
21:43à 72,34 euros.
21:45Il faudra surveiller
21:46la cassure
21:46de la résistance
21:48de 79,42 euros
21:49pour avoir une cible
21:50à la hausse
21:50qui correspond
21:51à la duplication
21:52de ce canal,
21:52c'est-à-dire une cible
21:53située à 86,50 euros.
21:55Et en cas de cassure
21:56du support
21:57de 72,34 euros,
21:58la cible baissière
21:59par extension
22:00est située
22:00à 65,26 euros.
22:02Voilà pour les niveaux
22:02à avoir en tête
22:03sur ce titre,
22:04Total Energy,
22:05alors que le groupe
22:05va publier ses résultats
22:06demain matin
22:07avant l'ouverture
22:07du CAC 40.
22:08Et puis un dernier mot,
22:09Paul Marcel de Amazon,
22:10ça sera l'une des quatre
22:12GAFAM à publier
22:13demain soir
22:13après la clôture
22:14de Wall Street.
22:15Oui, alors Amazon
22:16étant dans une forme extraordinaire,
22:18depuis son point bas
22:19le vendredi 27 mars
22:20à son point haut
22:21au vendredi dernier,
22:22l'action a drapé
22:23de 32% pratiquement
22:24en ligne droite.
22:25Alors si on met
22:26le graphique de Amazon
22:27en bougie mensuelle,
22:28on peut voir
22:28une énorme bougie verte
22:29sur le mois d'avril
22:30qui englobe
22:31toutes les autres.
22:31C'est assez impressionnant.
22:33Alors au niveau des options,
22:34les market makers
22:34price un mouvement
22:35de plus ou moins 17%
22:36sur l'expiration
22:37du mois de mai.
22:38Le put call ratio
22:39est de 0,14.
22:41Alors attention,
22:41ça signifie que les opérateurs
22:42sont extrêmement optimistes
22:44sur la valeur,
22:46certainement trop optimistes.
22:47C'est pourquoi je ne m'attends
22:48pas à une explosion
22:49du titre à la hausse,
22:50comme on a pu le voir
22:51avec certaines valeurs
22:51comme Intel,
22:52par exemple,
22:52la semaine passée.
22:53D'un point de vue graphique,
22:55qu'il y a deux résistances
22:56à la hausse.
22:56Donc la première très proche
22:57à 265,20 dollars
22:59et la deuxième
23:00à 272,70 dollars.
23:03À la baisse,
23:04il faut savoir
23:04qu'il y a une petite vague
23:06de vols qui est possible
23:07et qui est en train
23:07de se mettre en place
23:08sur la valeur.
23:09Donc si cette configuration
23:10graphique baissière
23:11a été confirmée,
23:12le titre pourrait casser
23:13le support des 255,36 dollars
23:16pour allier très rapidement
23:18la prochaine cible à la baisse,
23:20à savoir les 238,34 dollars.
23:23261,12.
23:24Hier soir,
23:24à la clôture,
23:25une baisse de 1%
23:25pour ce titre Amazon
23:26qui est en effet
23:27passé en ligne droite
23:28de 200 dollars
23:29à la fin du mois de mars
23:30à plus de 260 hier.
23:32Merci beaucoup
23:33Paul Marcel,
23:33cofondateur de l'atelier
23:34des options
23:35pour faire un point
23:35sur le CAC 40
23:36qui est en très légère baisse
23:37sur Total Energy
23:38et enfin sur Amazon.
23:40À 9h23,
23:41comme chaque jour,
23:42on va parler de valeur
23:42avec encore aujourd'hui
23:44beaucoup de publications
23:45d'entreprises.
23:47Beaucoup de publications
23:48en entreprise,
23:48avec Novartis
23:49dans le secteur de la santé
23:50qui perd plus de 3%,
23:51idem pour Air Liquide
23:53quand donc à l'inverse,
23:54BP gagne un peu plus de 2%
23:55à la banque de Londres
23:56après ses résultats,
23:57plus 3% également
23:59pour Nexans
23:59dans le SBF 120,
24:00c'est l'une des plus fortes hausses
24:02de cet indice large parisien.
24:03Bonjour François Dossouf.
24:05Merci de nous accompagner
24:06ce matin.
24:07Vous êtes directeur
24:07de la gestion action
24:08de Sienna IM.
24:10Avec vous,
24:11on va revenir justement
24:12sur ces publications
24:13du matin,
24:14de ce mardi matin
24:15avec notamment Nexans
24:17ou encore Air Liquide.
24:18Bon, commençons quand même
24:19par Air Liquide,
24:20c'est la plus forte baisse
24:21de l'indice.
24:22Chiffre d'affaires en ligne
24:23avec les attentes.
24:24Bon, qu'est-ce qui fait
24:25que le marché est là,
24:26vend la nouvelle ce matin ?
24:27Oui, en fait,
24:28Air Liquide,
24:28il faut se rappeler
24:29qu'il avait pris quand même
24:3018% depuis le début de l'année.
24:31dans un contexte
24:32où les valeurs défensives
24:33avaient plutôt même
24:34sous-performé.
24:35Ça faisait partie
24:35d'une des valeurs défensives
24:37qui avait tiré son épingle du jeu.
24:39Bon, aujourd'hui,
24:39le marché,
24:40il y a un peu la nouvelle.
24:41Mais ce qui est important
24:42de savoir,
24:43c'est dans quelle mesure
24:43est-ce que les objectifs
24:46moyen-terme sont remis en cause.
24:47Quand nous regardons
24:48la publication,
24:49il est clair que,
24:51compte tenu du contexte
24:52aujourd'hui d'électrification
24:54et de la place de l'hydrogène
24:56dans le mix énergétique
24:59international,
25:00compte tenu du contexte
25:01international,
25:02c'est un titre qui continue
25:03à être bien orienté.
25:05Si je vois bien,
25:05le management a plutôt
25:07confirmé les objectifs
25:08d'amélioration de marge
25:09de 100 BP.
25:10C'était déjà le cas en 2025.
25:12Le management propose
25:13une augmentation
25:15du dividende de 12%.
25:16Donc, une valeur
25:17avec beaucoup de visibilité.
25:19Dans le contexte actuel
25:20qui est un contexte
25:21avec, on voit bien
25:22une tension au niveau
25:23des chaînes d'approvisionnement
25:24et c'est peut-être
25:25une des raisons
25:26pour lesquelles il faudra
25:27être un peu attentif
25:28sur le titre
25:28parce que le management
25:30même mentionne
25:31qu'il y a eu quand même
25:32quelques perturbations
25:33au niveau de l'approvisionnement
25:34sur l'hélium
25:35en provenance du Moyen-Orient.
25:37Donc,
25:38il faudrait être vigilant
25:40parce que,
25:41si vous voulez,
25:41là nous sommes sur un trimestre
25:43et la crise n'a commencé
25:44que sur la fin
25:45de la période du trimestre.
25:47Depuis lors,
25:48on n'a pas vu d'amélioration
25:49au niveau de l'approvisionnement.
25:50Donc,
25:50peut-être
25:51quelques soucis
25:52d'approvisionnement
25:53en perspective
25:54mais d'un point de vue
25:55pricing power,
25:56c'est un titre
25:57qui,
25:58aujourd'hui,
25:59du fait
26:00de la manière
26:00dont ces contrats
26:01sont libellés,
26:03qui garde
26:04un pricing power
26:06et qui est central
26:07notamment
26:08dans les enjeux
26:10de politique énergétique.
26:12Donc,
26:12vous êtes toujours optimiste
26:13sur ce titre ?
26:14Vous le gardez
26:14en fond de portefeuille ?
26:15Oui,
26:16d'autant plus
26:16que quand vous regardez
26:17sa valorisation
26:18par rapport
26:18à ses concurrents
26:19Linde
26:20et aux Etats-Unis
26:22Air Product,
26:23en fait,
26:23c'est un titre
26:23qui est quand même
26:24sous-valorisé
26:25et qui offre
26:25une visibilité
26:26qui,
26:27aujourd'hui,
26:28est un peu
26:28sous-valorisée
26:29sans doute
26:30du fait
26:31de sa présence
26:32dans des indices
26:32qui ne sont pas
26:33des indices
26:35qui sont mainstream
26:36et donc
26:37le titre,
26:38probablement,
26:39il pourrait continuer
26:40à riréter.
26:42Donc,
26:42nous avons un potentiel
26:43qui est supérieur
26:44à 10%,
26:4510-15%
26:46sur le titre.
26:48180 euros
26:48ce matin
26:49pour ce titre
26:50Air Liquide
26:50qui cède un peu plus
26:51de 3%
26:52mais qui reste en effet
26:52dans le verre
26:53depuis le début
26:53de l'année
26:54avec une performance
26:55de plus de 13%
26:56depuis le 1er janvier.
26:57Chiffre d'affaires
26:58donc en hausse
26:59de plus de 3%.
27:00Hors variation
27:01de change
27:01et d'énergie
27:02c'est légèrement
27:03inférieur
27:03aux attentes
27:04du marché.
27:05et à l'inverse
27:06il y a une publication
27:06qui est au-delà
27:08des attentes
27:08des analystes
27:09c'est Nexans
27:10avec là
27:11une très forte dynamique
27:12bien sûr
27:13sur l'électrification
27:14on en parle tous les jours
27:15sur ce plateau
27:15avec les renouvelables
27:16avec l'intelligence artificielle
27:18et le marché
27:19s'est focalisé
27:19notamment sur la croissance
27:20organique dans l'électrification
27:21qui est de quasiment 5%.
27:23Oui absolument
27:24et quand vous regardez
27:25en fait
27:25toutes les composantes
27:28sont bien en progression
27:29et quand vous regardez
27:30la transmission
27:30c'est 300 BP
27:31plus de croissance
27:32de plus que le consensus
27:33non je pense que
27:34c'est un titre
27:35qui doit rirréter
27:36parce qu'on oublie quand même
27:37que c'est un des deux leaders
27:39avec Prismian
27:40à pouvoir
27:41mener des contrats
27:43et des projets
27:44en haute mer
27:45de bout en bout
27:46à travers le câble
27:48et l'électrification
27:49donc c'est aussi
27:50un leader
27:51dans l'interconnexion
27:54des pays européens
27:55et aujourd'hui
27:57ce que je vois
27:57c'est qu'avec la confirmation
27:59des objectifs
28:00c'est un titre
28:01dont la guidance
28:02est totalement diresquée
28:03parce qu'en fait
28:04le titre a souffert
28:05notamment en fait
28:06du projet GSI
28:07Great Sea Interconnector
28:09qui était censé relier
28:11Cypres,
28:12Chypre,
28:13Israël et la Grèce
28:14qui est mis en suspens
28:15et qui est un peu
28:16mis entre parenthèses
28:18et aujourd'hui
28:18le groupe nous dit
28:19que dans ses prévisions
28:20il ne tient plus compte
28:21de ce projet
28:22qui donc devient
28:23de facto
28:24une option gratuite
28:25donc un titre
28:26qui est sous-valorisé
28:27qui a à peine payé
28:2810 fois
28:29l'EBIT
28:30sur 2026
28:31et en plus
28:32un titre
28:33qui annonce
28:33aujourd'hui
28:33une acquisition
28:34qui va lui permettre
28:35en fait
28:36d'augmenter
28:37son exposition
28:38aux Etats-Unis
28:39aujourd'hui
28:40qui est de 9%
28:41avec une cible
28:43à 20-25%
28:44une acquisition
28:44qui fait sens
28:45pour un titre
28:46qui est désendetté
28:47et qui va financer
28:49qui va financer
28:51en fait
28:51cette acquisition
28:52en partie
28:53avec du cash
28:54et de l'endettement
28:55mais ce n'est pas
28:56une inquiétude
28:56pour un titre
28:57qui lui
28:57est totalement désendetté
28:58et un titre
28:59qui est quasiment
28:59au plus haut historique
29:00on est à peine
29:013 euros
29:01du plus haut
29:02qui avait été touché
29:03ces dernières semaines
29:04143 euros
29:05à l'instant
29:06pour ce titre
29:06d'excellence
29:07qui gagne
29:074,5%
29:09il y a du potentiel
29:10un dernier mot
29:10de Nokia
29:12qui renaît
29:12un petit peu
29:13de ses cendres
29:13alors là c'est vrai
29:14qu'on est sur une recovery
29:17avec un titre
29:17qui a été chahuté
29:18on se souvient
29:19ça a été très compliqué
29:20ces dernières années
29:21pour Nokia
29:22et puis là
29:22l'intelligence artificielle
29:24fait que ce titre
29:24revient sur ses plus hauts
29:252010-2011
29:26à l'époque
29:27où le groupe
29:27avait perdu son leadership
29:29où il avait loupé
29:30le virage du smartphone
29:31c'était un thermomètre
29:32il faut se rappeler
29:32que c'était le thermomètre
29:33de l'économie européenne
29:35quand Nokia
29:35a publié
29:36en fait
29:37c'était encore plus important
29:38que la banque centrale européenne
29:39c'était attendu
29:40comme le Messie
29:42sinon ce qu'il faut noter
29:44quand même
29:44c'est qu'on est aujourd'hui
29:45dans un titre
29:46qui renaît de ses centres
29:48mais en fait
29:49peut-être que
29:50je ne vais pas revenir
29:50sur la publication
29:51qui a été vraiment
29:52très très bien
29:53vous avez 49% de croissance
29:55sur les activités
29:56AI, Data Center
29:57c'est pas ça le sujet
29:58le sujet c'est qu'en fait
29:59vous avez un titre
30:00aujourd'hui qui progresse
30:01en ligne droite
30:02ça fait fois deux
30:03depuis octobre
30:04oui absolument
30:04et donc vous commencez
30:06quand même à vous dire
30:06que quelque part
30:07en fait
30:08les anticipations
30:09des investisseurs
30:10sur tout ce qui est
30:11Data Center
30:12tout ce qu'il y a
30:13aujourd'hui
30:14commencent peut-être
30:15à avoir des valorisations
30:16qui commencent à être tendues
30:18donc il n'y a pas
30:19d'inquiétude sur le titre
30:20mais à court terme
30:21vous pouvez quand même
30:22vous considérer
30:23que c'est un titre
30:23qui aujourd'hui
30:25il faut se rappeler
30:26l'essentiel de l'activité
30:27ça reste quand même
30:28les mobiles infrastructures
30:29avec une croissance zéro
30:31donc le marché table
30:33beaucoup
30:33c'est une amélioration
30:34des marges
30:34qui viendraient en fait
30:35de la partie
30:36Data Center
30:37AI
30:37et en fait
30:39il occulte souvent
30:40le fait que
30:41quand vous changez d'activité
30:42quand vous renaissez
30:43de vos cendres
30:43quelque part
30:44vous devez aussi
30:45adapter votre outil
30:46de production
30:47vous devez aussi
30:48faire croître
30:49vos OPEX
30:50et probablement
30:51que les déceptions
30:52vont arriver
30:53au niveau des marges
30:55parce qu'en fait
30:55c'est des groupes
30:56qui doivent monter
30:57en puissance
30:57pour satisfaire
30:58une demande
30:59qui devient aujourd'hui
30:59pléogique
31:00donc vous êtes à l'écart
31:00aujourd'hui
31:01chez Sina
31:01nous sommes plutôt neutres
31:02nous avons plutôt allégé
31:04récemment en fait
31:05après le rallye sur le titre
31:06nous avons allégé
31:07nous sommes plutôt neutres
31:09sur le titre
31:09parce qu'effectivement
31:10nous voyons bien
31:11que nous sommes dans
31:11un marché de momentum
31:12sur lequel en fait
31:14vous pouvez encore
31:15vous laisser porter
31:16sur un titre
31:17mais aujourd'hui
31:17nous trouvons
31:18que la valorisation
31:18du titre
31:19commence à être
31:20un peu tendue
31:21comment vous exposez
31:22aujourd'hui
31:22à l'intelligence artificielle
31:23chez Sina IM
31:24François Dossou
31:25on l'a vu
31:26ces dernières semaines
31:27c'est compliqué
31:28pour le secteur
31:29des softwares
31:30oui
31:30qui se fait balotter
31:31à l'inverse
31:32il y a un mouvement
31:33très fort
31:33sur le secteur
31:34des semi-conducteurs
31:35l'indice de Philadelphie
31:36a quand même
31:36gagné quasiment 50%
31:38depuis le mois de mars
31:39c'est très violent
31:40absolument
31:41nous nous sommes à travers
31:42vous savez que
31:42les équipementiers
31:43les semi
31:45et notamment les semi
31:46nous aimons beaucoup
31:47des titres comme
31:48ST Myco Electronics
31:50donc nous sommes
31:51aujourd'hui très exposés
31:53aux semi-conducteurs
31:54mais nous pensons
31:55en fait que
31:56en fait l'approche
31:57la plus avance
31:57c'est une approche
31:58diversifiée
31:59à travers
31:59il faut des semi
32:01mais il faut aussi
32:02des data centers
32:02et donc
32:04en tant qu'investisseur
32:05européen
32:06vous avez des acteurs
32:07indirects
32:07nous parlions de Nokia
32:08tout à l'heure
32:09il faut des réseaux
32:09donc je pense que
32:11c'est un moment
32:11où il faut plutôt
32:12faire son marché
32:14il faut faire du stock picking
32:15et donc
32:16probablement que
32:17l'essentiel de la hausse
32:20sur ces thématiques
32:21il y a
32:22elle est probablement
32:22devant nous
32:23et qu'aujourd'hui
32:23elle est derrière nous
32:25et il faut être
32:26peut-être plus sélectif
32:28à travers des acteurs
32:28sur lesquels il y a encore
32:29de l'upside
32:30notamment
32:31vous pouvez regarder
32:32STM
32:33je pense qu'il y a encore
32:34malgré la hausse d'utilisation
32:35il y a encore du potentiel
32:36on était en déjeuner
32:39avec l'entreprise hier
32:40c'est vrai qu'aujourd'hui
32:41vous avez un titre
32:42qui en plus
32:43n'est pas chèrement valorisé
32:45mais en potentiel
32:46par rapport à ses concurrents
32:47nous avons donc
32:48beaucoup
32:49beaucoup
32:49d'alertes
32:50sur certaines valeurs
32:51qui commencent à être
32:52excessivement chères
32:53mais la tendance de fond
32:54c'est de continuer
32:55en fait
32:55à se laisser porter
32:56sur les types
32:57qui sont encore
32:57bon marché
32:58merci beaucoup
32:59François Dessaud
33:00nous a repartagé ce matin
33:01les convictions de Sienna IEM
33:02vous êtes le directeur
33:03de la gestion action
33:04dans un instant
33:06ça sera l'heure du face à face
33:07nous reviendrons
33:08sur cette semaine
33:08très chargée
33:09qui nous attend
33:10avec la Fed
33:11demain soir
33:12la BCE jeudi
33:13et puis surtout
33:13les GAFAM
33:14qui vont publer leurs résultats
33:15à partir de demain soir
33:16c'est Romain Haumont
33:17de Natixis
33:17qui nous rejoindra
33:18en compagnie de Bertrand Puiv
33:19de Fidelity
33:20tout de suite
33:28Deuxième partie
33:29de Good Morning Market
33:30dans un instant
33:30ce sera l'heure du face à face
33:31juste avant
33:32un petit coup d'oeil
33:32sur la séance
33:33en cours
33:33et un CAC 40
33:34qui est donc parfaitement stable
33:35à 8 140 points
33:37idem pour l'Eurostox 50
33:38à 5 864 points
33:40ST Micro Electronics
33:41continue de porter
33:43ce secteur
33:44des semi-conducteurs
33:45en Europe
33:46tout comme Soitex
33:47ces dernières semaines
33:48et ce TAC néanmoins
33:50qui perd un peu plus de 2%
33:51ce matin
33:522,8% à 106,40 euros
33:54alors qu'à l'inverse
33:55STM gagne 1,6%
33:56suivi de Total Energy
33:57qui gagne plus de 1%
33:58à 77 euros
33:59alors que le baril de Brent
34:00est à 109 dollars
34:01et puis surtout
34:02vous avez BP
34:02ce matin
34:03la Bourse de Londres
34:04qui gagne quasiment 3%
34:05avec un résultat opérationnel
34:06qui a été multiplié
34:07par deux au premier trimestre
34:09par rapport
34:09au quatrième trimestre 2025
34:11Vinci ou encore
34:12NJ et Saint-Gobain
34:13gagnent également
34:13plus d'un pour cent
34:14et puis du côté
34:16de la Bourse de Londres
34:17il faut également
34:18suivre ce matin
34:19ce qui se passe
34:20dans ce segment
34:21des fusions acquisitions
34:22avec notamment Shell
34:24qui débourse
34:25un peu plus de 16 milliards
34:26de dollars
34:26pour acheter
34:27la société canadienne
34:28Arc Resources
34:29qui est spécialisée
34:30dans l'extraction
34:31de gaz de schiste
34:32ainsi le groupe
34:33pense pouvoir
34:34diversifier
34:35ses importations
34:36en provenance
34:37du Moyen-Orient
34:40La microéconomie
34:41on en reparlera
34:41dans quelques minutes
34:42avec nos deux invités
34:43mais juste avant
34:44on va parler
34:45des banques centrales
34:46avec Romain Haumont
34:47macroéconomiste
34:47et stratégique
34:48chez Natix 6e
34:49bonjour Romain
34:49bonjour Etienne
34:50merci de nous accompagner
34:51ce matin
34:51en compagnie de Bertrand Puif
34:52qui est gérant action
34:53chez Fidelity International
34:54bonjour Bertrand Puif
34:55merci également
34:56de nous accompagner
34:57on parlera de ce secteur
34:58énergétique
34:59qui c'est vrai
35:00caracole en tête
35:01en Europe
35:02depuis le début de l'année
35:03juste avant
35:04Romain Haumont
35:04ce matin
35:04on a eu la banque centrale
35:05du Japon
35:06qui a laissé ses taux
35:07inchangés
35:08avec néanmoins
35:09trois voix
35:09dans le board
35:10qui ont voulu
35:11remonter les taux
35:12mais bon
35:12ils étaient en minorité
35:13sur les neuf
35:14néanmoins
35:14on a quand même
35:14trois voix
35:15pour une hausse de taux
35:17demain on aura la Fed
35:17et puis jeudi
35:18la BCE
35:19à quoi faut-il s'attendre
35:21avant ces réunions
35:22de banquiers centraux ?
35:24Alors on a une semaine
35:25assez chargée
35:25en effet
35:25du point de vue
35:26des réunions
35:27de politique monétaire
35:27on a la BOG
35:29la banque du Japon
35:29qui nous a en effet
35:30signalé qu'elle se tenait
35:31prête à agir
35:33en cas de tensions
35:34inflationnistes
35:35qui viendraient
35:35à se matérialiser
35:36de manière structurelle
35:36dans l'économie japonaise
35:37et ça finalement
35:38c'est dans notre scénario
35:39il y a des tensions
35:40il y a des tensions énergétiques
35:42on est déjà
35:42sur un marché de l'emploi
35:43très serré
35:44il y a des tensions
35:44endogènes
35:45dans l'économie japonaise
35:46et donc on a une banque du Japon
35:48qui dans notre scénario
35:50principal
35:50va relever ses taux
35:51à deux reprises
35:52sans doute
35:53au second semestre
35:54de l'année
35:54concernant la réserve fédérale
35:57donc on a la dernière
35:59conférence de presse
35:59de monsieur Powell
36:00mercredi
36:01on s'attend à avoir
36:02une réserve fédérale
36:04qui soit très orientée
36:06sur l'optionalité
36:07donc nous expliquer
36:08qu'il y aura
36:10et qu'il y aura
36:12une fonction de réaction
36:13qui dépendra finalement
36:14des développements
36:15au Moyen-Orient
36:16malheureusement
36:16nous ne savons pas
36:18ce qui va se passer
36:18au Moyen-Orient
36:19et les banquiers centraux
36:20non plus
36:20maintenant on sait
36:22que dans tous les cas
36:23il va y avoir des taux
36:24qui vont rester là
36:24où ils sont
36:25le marché s'attend encore
36:27à une baisse de taux
36:28finalement
36:30durant l'année
36:31nous on pense
36:31qu'il y en aura deux
36:33maintenant
36:33la question est de savoir
36:35est-ce que le curseur
36:37et le discours de monsieur Powell
36:38va continuer à être focalisé
36:39sur la dimension
36:40ralentissement de l'emploi
36:41ou est-ce qu'il va émettre
36:42des doutes
36:43quant à la dynamique
36:44de l'inflation
36:44pour nous
36:45c'est encore une fois
36:46le ralentissement
36:47du marché de l'emploi
36:48qui prime
36:48vis-à-vis
36:49de cette fonction
36:51de réaction
36:51de la réserve fédérale
36:52et on a jeudi
36:53madame Lagarde
36:55qui prendra la parole
36:56et pour le coup
36:57la banque centrale européenne
36:58elle
36:59on s'attend aussi
37:00à un maintien
37:01du statu quo monétaire
37:03maintenant je pense
37:04qu'on va avoir
37:05nécessairement
37:06un biais
37:07un petit peu restrictif
37:08dans la prise de parole
37:09de madame Lagarde
37:10étant donné que finalement
37:11la zone euro
37:12est vraiment exposée
37:13à l'heure actuelle
37:14aux tensions énergétiques
37:16et globalement
37:17ce que va nous dire
37:17la banque centrale européenne
37:18c'est qu'on a eu
37:20des enquêtes
37:21auprès des entreprises
37:23quant au financement
37:25ou à l'accès du financement
37:26qui est sorti lundi
37:27cette enquête
37:28qu'est-ce qu'elle nous dit
37:29elle nous explique
37:29que finalement
37:30on a déjà des conditions financières
37:32qui sont resserrées
37:32en zone euro
37:33au premier trimestre
37:34à cause justement
37:35des tensions
37:35qu'on a observées
37:36sur la courbe des taux
37:38et finalement
37:39on a surtout
37:40des entreprises
37:41qui nous expliquent
37:41qu'elles s'attendent
37:42finalement à augmenter
37:43petit à petit
37:44les prix de vente
37:45de leurs biens
37:46maintenant ça
37:47c'est une nouvelle
37:48madame Lagarde
37:49va sans doute le mentionner
37:49la seconde
37:51mais cette fois
37:51un petit peu plus bonne nouvelle
37:53on va dire
37:53c'est qu'on a finalement
37:54ces mêmes entreprises
37:55donc un panel
37:56de 10 000 entreprises
37:57de PME
37:59qui nous expliquent
38:00qu'elles ne s'attendent pas
38:01à avoir une augmentation
38:03de salaire
38:03de leurs travailleurs
38:05et donc finalement
38:06ça rend
38:07la spirale
38:09inflationniste
38:10la boucle
38:10prix-salaire
38:11moins probable
38:12et donc ça
38:14permettrait finalement
38:15à la BCE
38:16de jouer un petit peu
38:16la montre
38:17donc une pause
38:18en avril
38:19tout en conservant
38:20une optionnalité
38:21de hausse
38:22pour juin
38:24c'est vrai que Bertrand
38:25puis franchement
38:25les sociétés
38:26sont en train
38:26de publier leurs résultats
38:28la tendance est plus
38:29à réduire les coûts
38:30qu'à pouvoir
38:30augmenter
38:31les prix
38:33voilà
38:33après ce qui est positif
38:34c'est que jusqu'à présent
38:35on est au milieu
38:36de la séance
38:37enfin de la saison
38:38on va dire
38:38de résultats
38:40les publications
38:41ont plutôt été bonnes
38:41on a plus de
38:42on va dire
38:43autour de 60%
38:43des sociétés
38:44qui ont publié
38:45des chiffres
38:45au-dessus des attentes
38:46en particulier
38:47pas mal de sociétés
38:48américaines
38:49cependant
38:50c'est vrai qu'elles
38:51ne s'engagent pas trop
38:51sur effectivement
38:52ce qu'on appelle
38:53l'outlook
38:53sur les perspectives
38:54et le risque
38:55il va être plutôt
38:56on va dire
38:56dans les mois
38:58qui viennent
38:58parce qu'on peut avoir
38:59des profit warnings
39:00qui sont liés
39:02alors à la fois
39:03il y aura effectivement
39:04certaines entreprises
39:05qui vont être capables
39:06de répercuter
39:07la hausse
39:07des matières premières
39:09et leur base de coûts
39:09il y en a qui le seront
39:10beaucoup moins
39:11et puis il y en a qui vont avoir
39:13des problèmes d'approvisionnement
39:13on voit notamment
39:14en Asie
39:15mais ça ne va pas toucher
39:16que les sociétés asiatiques
39:17ça les touche un peu plus
39:18parce qu'elles sont plus sensibles
39:19effectivement
39:20à un certain nombre
39:21de produits
39:22et pas simplement le pétrole
39:22des dérivés du pétrole
39:23on parle du nafta
39:24notamment
39:24qui est un produit
39:26qui est quand même
39:26très important
39:27dans la chaîne de valeur
39:28donc des plastiques
39:30par exemple
39:30il y a pas mal de sociétés
39:32donc asiatiques
39:32qui ont fait déjà
39:33des profit warnings
39:34en disant
39:34nous n'avons pas assez
39:35de matières premières
39:36et donc on est obligé
39:37de réduire
39:38nos cadences de production
39:38on pense également
39:40aux sociétés
39:40enfin toutes les compagnies aériennes
39:43alors ça peut paraître
39:44anecdotique
39:44mais c'est un des premiers pays
39:45ça va sans doute continuer
39:46le Vietnam aujourd'hui
39:48a réduit considérablement
39:50le nombre de vols intérieurs
39:52parce qu'il n'y a pas suffisamment
39:53de kérosène
39:55et même si demain
39:56en fait le golfe se réouvre
39:58il va falloir plusieurs mois
39:59pour normaliser la situation
40:01donc il y a des sociétés
40:03qui vont effectivement
40:04bien s'en sortir
40:05parce qu'elles vont répercuter
40:06plus que l'inflation
40:06on pense par exemple
40:07aux opérateurs télécoms
40:08Utilities
40:09c'est ce qu'on a vu
40:10dans les années 70
40:11d'autres qui vont répercuter
40:12en ligne ou un peu moins
40:13et puis d'autres
40:14qui vont avoir
40:15un problème
40:17de production
40:18ou alors
40:19voilà
40:19les compagnies aériennes
40:20seront obligées d'annuler
40:21un certain nombre
40:22de leurs vols
40:23et donc là
40:23c'est de la perte
40:24de chiffre d'affaires
40:25donc ça c'est vrai
40:25que tout ça
40:26aujourd'hui
40:27s'il faut le prendre en compte
40:28et on va avoir
40:29et voilà
40:30on est persuadé
40:31qu'il va y avoir
40:31une très très forte
40:33plus-value
40:33à la sélection de valeur
40:35dans les semaines
40:36dans les mois qui viennent
40:36parce qu'il y a des sociétés
40:38inéluctablement
40:38on va se lever un jour
40:39il y aura un profit tourné
40:40important
40:41parce que voilà
40:43ils ne pourront pas
40:44soit effectivement
40:45répercuter les prix
40:46soit ils n'ont pas
40:47assez de matière première
40:48mais où est-ce qu'on trouve
40:48encore ce fameux
40:49pricing power
40:50c'est vrai que c'était un mot
40:51qui n'était pas à la mode
40:53mais presque il y a 2-3 ans
40:54et puis c'est vrai
40:55qu'aujourd'hui
40:55en dehors du secteur
40:56des semi-conducteurs
40:57c'est de plus en plus compliqué
40:59de trouver ce mot magique
41:01alors quand vous avez
41:02par exemple
41:02encore une fois
41:02quand on regarde
41:03les années 70
41:04on voit par exemple
41:05les opérateurs télécoms
41:06ont une tendance
41:07à pouvoir répercuter
41:08même plus que l'inflation
41:09et d'ailleurs
41:09c'est ce qu'on a vu
41:10sur les 2-3 dernières années
41:11les opérateurs télécoms
41:12qui étaient un secteur
41:13qui pendant 10 ans
41:13était vraiment
41:14sauf en France
41:15sauf en France
41:16alors en France
41:16il y a une problématique
41:17effectivement de consolidation
41:18et il y aura sans doute
41:19un rattrapage en France
41:20une fois qu'on aura consolidé
41:21mais en moyenne
41:22en Europe
41:23ou aux Etats-Unis
41:23les opérateurs télécoms
41:25ont augmenté
41:25plus que l'inflation
41:26leur prix
41:27donc leur marge augmente
41:29donc ça c'est le premier
41:30les utilities aussi
41:31parce que par exemple
41:32même quand les ménages
41:33sont sous pression
41:34c'est la dernière chose
41:35que vous allez aller
41:35effectivement réduire
41:37c'est votre facture énergétique
41:39en fait
41:39comme par exemple
41:40votre facture télécom
41:41donc c'est des choses
41:42qui sont quand même primordiales
41:43l'inflation alimentaire
41:44par contre aussi
41:45c'est quelque chose
41:46qu'il va falloir surveiller
41:47parce que le fait
41:48que tous ces fertilisants
41:4930% des fertilisants
41:50au niveau mondial
41:51sont fabriqués dans le Golfe
41:52et là pour le coup
41:53c'est difficile de rattraper
41:54quand vous avez raté
41:55la saison pour planter
41:56il faut attendre 6 mois
41:57pour pouvoir replanter
41:58donc là aussi
41:59il y a une inflation alimentaire
42:00embarquée
42:01et là pour le coup
42:02ce secteur là
42:03on sait le secteur alimentaire
42:04c'est très compliqué
42:05il y a une dimension
42:06très politique aussi
42:07dans beaucoup de pays
42:07comme en France
42:08les distributeurs
42:08vont avoir du mal
42:09à répercuter
42:10la totalité du prix de l'inflation
42:11ils vont prendre sur eux
42:12on va avoir des publicités
42:13de certains
42:14dont on ira le nom
42:15qui vont dire
42:15chez nous
42:16on ne répercute pas le prix
42:17sur les fruits et légumes
42:18venez chez nous
42:19etc
42:19donc voilà
42:20donc il y a une grosse différenciation
42:21après pour revenir
42:22à ce que vous disiez
42:23c'est vrai que
42:24tout cela se fait
42:25de manière parallèle
42:26à l'implémentation
42:27de l'intelligence artificielle
42:28dans beaucoup de sociétés
42:29et en particulier
42:30les sociétés
42:31de l'intelligence artificielle
42:32elles-mêmes
42:33aux Etats-Unis
42:33les grands donneurs d'ordre
42:35on a vu Google
42:36notamment
42:36qui annonçait
42:3710%
42:37de réduction
42:40de sa masse
42:41salariale
42:42et donc voilà
42:43ça ça va aussi
42:44supporter
42:45les marges
42:45de certains groupes
42:47mais encore une fois
42:48il va falloir faire
42:49la différence
42:49entre ceux qui sont capables
42:50d'implémenter
42:51ces mesures
42:52de réduction de coût
42:52rapidement
42:53et ceux pour lesquels
42:55ça mène beaucoup plus de temps
42:56beaucoup de portes ouvertes
42:57c'est vrai qu'on a
42:58des investisseurs
42:59des entreprises
42:59des banquiers centraux
43:00qui sont un peu perdus
43:01donc là cette semaine
43:02il ne faut pas s'attendre
43:02à des hausses de taux
43:03Romain Haumont
43:04au mois de juin
43:05pourquoi pas pour la BCE
43:06ou non ce n'est pas
43:07votre scénario principal ?
43:09Alors on continue à croire
43:10que finalement
43:11la BCE n'aura pas
43:12augmenté ses taux en juin
43:13dans la mesure où
43:14on a un champ d'offres
43:15qui est en effet négatif
43:16donc on a des tensions
43:17sur les prix
43:18maintenant la demande
43:19n'est absolument pas
43:20aussi forte
43:20qu'elle ne pouvait l'être
43:21en 2022
43:22on n'est pas dans le même
43:23contexte monétaire
43:24on n'est pas dans le même
43:24contexte de soutien budgétaire
43:26on n'est pas dans le même
43:28contexte de déséquilibre
43:29sur le marché de l'emploi
43:30et donc finalement
43:31le choc est aussi
43:32un choc de demande négatif
43:33et macroéconomiquement parlant
43:35qu'est-ce que ça signifie ?
43:36Ça signifie qu'il n'y a pas
43:36de tension endogène
43:38sur les prix
43:38qui se matérialisera
43:39donc on a le choc énergétique
43:41qui va sans doute
43:41se diffuser progressivement
43:43à l'alimentaire
43:44maintenant la question
43:45c'est de savoir
43:45est-ce qu'il va y avoir
43:46de l'inflation dans les biens
43:47et dans les services
43:48et donc ça
43:49c'est quelque chose
43:49qui nous laisse
43:50beaucoup plus circonspect
43:51dans la mesure où
43:51on pourrait voir
43:52un effet cliqué
43:53comme finalement
43:54sous M. Trichet
43:55qui avait fait
43:56une sorte d'erreur
43:57de politique monétaire
43:58somme toute
43:58où on avait
43:59l'inflation sous-jacente
44:01qui décélérait
44:01tandis qu'on avait
44:02des petites pressions
44:03sur l'inflation énergétique
44:06mais la Banque Centrale Européenne
44:08a appris de ses erreurs
44:09et nous considérons
44:10qu'il est encore
44:11une fois rationnel
44:11de la part
44:12de l'institution
44:13frankfortoise
44:14de se mettre
44:15dans une position
44:16d'attente
44:17de telle sorte
44:18à voir
44:18est-ce qu'il y a
44:19vraiment un impact
44:20de ce choc énergétique
44:22sur l'inflation
44:23sous-jacente
44:24les prix des matières premières
44:25continuent de grimper
44:26ce matin
44:27Bertrand Puif
44:28le baril de Bren
44:28tutoie les 110 dollars
44:30le WTI
44:30est également
44:31à des plus hauts
44:32de 4 semaines
44:34à 99 dollars
44:36bon alors
44:37c'est une bonne nouvelle
44:37pour les compagnies
44:38fétrolières
44:39on le voit ce matin
44:40avec la publication
44:41de BP
44:42qui voit son résultat opérationnel
44:44multiplié par 2
44:44au T1
44:45par rapport au T4
44:46on verra ce que ça donne
44:47demain pour Total Energy
44:49est-ce que tout ça
44:49c'est pas déjà
44:50dans les cours
44:51c'est vrai qu'on est
44:51sur un secteur
44:52qui a gagné
44:53quasiment 30%
44:54depuis le début de l'année
44:55alors c'est un secteur
44:57effectivement
44:57sur lequel aujourd'hui
44:58l'acheter dans son ensemble
44:59c'est pas un petit peu
45:00arrivé un peu
45:01à la fin de la guerre
45:02entre guillemets
45:05sans vouloir faire
45:07on cherche un certain nombre
45:08de valeurs
45:08on fait de la sélection
45:09de valeurs
45:09des segments
45:10qui vont être extrêmement
45:13favorables
45:14impactés favorablement
45:14par ce qui se passe
45:15sur le long terme
45:17exemple
45:18pour
45:19cette dépendance
45:20vis-à-vis du Golfe
45:21évidemment
45:21d'un point de vue politique
45:22on va pas l'accepter
45:23et donc il y a une pression
45:25qui est déjà en train
45:25de s'exercer
45:26sur un certain nombre
45:27de groupes pétroliers
45:28d'ailleurs un
45:28vous l'avez mentionné
45:29a fait une acquisition
45:30aux Etats-Unis
45:30justement pour dire
45:31on va se diversifier
45:32par rapport au Golfe
45:34donc il va y avoir
45:35on va dire une reprise
45:36des dépenses d'exploration
45:38c'est-à-dire qu'aujourd'hui
45:39on est de 2014
45:40jusqu'à 2024
45:41on a eu le cycle pétrolier
45:43qui n'a pas été forcément
45:46très porteur
45:48la relance des investissements
45:50depuis 2-3 ans
45:50s'est faite surtout
45:51sur les champs existants
45:52parce qu'il y avait
45:53en fait ce qu'on appelle
45:54la déplétion
45:55c'est-à-dire que
45:55les champs existants
45:56étaient en train de voir
45:57leur production baisser
45:58parce que les compagnies pétrolières
45:59pendant 10 ans
46:00poussées par le marché
46:01par les investisseurs
46:02ont investi dans les énergies renouvelables
46:03et beaucoup moins
46:04dans le renouvellement
46:05de leurs réserves
46:06et là en fait
46:07le deuxième moteur
46:08qui va s'allumer
46:08et là il y a des sociétés
46:09intéressantes à aller chercher
46:10qui n'ont pas encore
46:12vraiment capté
46:12tout ce potentiel
46:13boursièrement
46:14c'est des sociétés
46:15qui sont dans l'exploration
46:17et en particulier
46:18première on va dire
46:19le premier étage
46:20de l'exploration
46:21c'est la sismique
46:22les sociétés de sismique
46:23comme des Ridiens
46:24ou comme le leader mondial
46:25qui est une société norvégienne
46:26qui s'appelle TGS
46:27qui a fusionné
46:29avec son concurrent PGS
46:30donc c'est vraiment
46:31une mastodonte
46:31plus de 60% de part de marché
46:32donc vous faites d'abord
46:34effectivement des études sismiques
46:35pour savoir
46:35où est-ce qu'il faut forer
46:36et ensuite vous allez forer
46:38et puis c'est vraiment
46:38effectivement l'offshore
46:39qui va en bénéficier
46:40en particulier
46:41alors c'est vrai que
46:41dans cette acquisition
46:42un peu de chèvre
46:43et un peu
46:44pas forcément
46:46représentative
46:46de la vague d'investissement
46:48puisqu'on sait que le schiste
46:49est plutôt sur un plateau
46:51que sur une phase de croissance
46:53en tout cas
46:53c'est ce qu'on pense
46:54mais voilà
46:55tout ce qui est offshore
46:56devrait voir
46:57investissement
46:57dans l'offshore pétrolier
46:58devrait voir un boom
46:59et beaucoup de sociétés
47:01sont aujourd'hui encore
47:01enfin leur cours de bourse
47:02ne le reflètent pas
47:03car les sociétés pétrolières
47:05ont des dynamiques
47:06très fortes en ce moment
47:07mais c'est aussi irrégulier
47:09c'est vrai que ça dépend
47:10beaucoup
47:11des prix du pétrole
47:12mais aussi des revenus
47:13du trading
47:13là typiquement
47:14ce matin c'est le cas de BP
47:15ça devrait être le cas
47:17dans le cas
47:17de Total Energy
47:18comment aujourd'hui
47:19on arrive à modéliser
47:20un petit peu
47:21des modèles de croissance
47:22sur des valeurs pétrolières
47:23sachant que bien malin
47:25qui sait
47:26où sera le baril de pétrole
47:27le 31 décembre
47:28alors nous notre conviction
47:29chez FIITI
47:30c'est que même si la crise
47:30s'arrête demain
47:31les prix du pétrole
47:32auraient se stabiliser
47:33entre 80 et 85 dollars
47:34parce que c'est vrai
47:35qu'au-dessus de 100 dollars
47:36ça pose des problématiques
47:37inflationnistes
47:38voilà
47:38on a les banques centrales
47:40Trump également
47:40même n'est pas content
47:41même s'il a un soutien
47:42des compagnies pétrolières
47:42mais bon il y a le reste
47:43de l'économie quand même
47:44à gérer
47:44donc 80-85 dollars
47:46ça nous paraît
47:47un niveau qui est gérable
47:48qui ne va pas déchaîner
47:49les banques centrales
47:50dans un mouvement
47:51de hausse de taux
47:52qui va effectivement
47:54nuire au marché
47:55et aux investisseurs
47:56donc 80-85 dollars
47:58pour nous
47:59c'est à 3-5 ans
48:00le niveau
48:01sur lequel on va se stabiliser
48:03parce que
48:03les cours du pétrole
48:04vont de toute façon
48:05continuer à intégrer
48:07une certaine prime de risque
48:08géopolitique
48:08parce qu'à tout moment
48:09le marché va se dire
48:11que les choses
48:11peuvent se réembraser
48:12et puis il va falloir du temps
48:14par rapport à ce que je disais
48:16tout à l'heure
48:17pour pouvoir réduire
48:18cette dépendance
48:19au golf
48:19donc 80-85 dollars
48:21c'est un niveau
48:22qui va être suffisant
48:23pour
48:24même au cours actuel
48:25des sociétés pétrolières
48:26des majors
48:27pour justifier
48:28on va dire
48:29un bon momentum
48:30dans les prochaines années
48:30alors après
48:31elles ne vont pas faire 40%
48:32évidemment comme
48:32elles ont pu faire
48:33mais on peut continuer
48:35à avoir des sociétés
48:35comme ça
48:36qui en plus réinvestissent
48:36dans leur business
48:37parce que ça c'est très important
48:38quand elles investissaient
48:39dans les renouvelables
48:41elles avaient
48:42on va dire
48:42un business historique
48:43dans le pétrole
48:44qui générait 20%
48:45de retour sur investissement
48:46et on leur demandait
48:47d'investir dans quelque chose
48:47qui faisait moitié moins
48:4810-12%
48:49aujourd'hui
48:50elles réinvestissent
48:51dans un business
48:52qui fait 20%
48:53donc tout ça
48:53c'est positif
48:54tous ces cash flow
48:55qui vont être générés
48:56à 80-85
48:56qui vont être recyclés
48:58vont permettre
48:58d'améliorer le profil
48:59de production
49:00de beaucoup de majors
49:01et ça c'est pas forcément
49:02encore dans le prix
49:03mais bon
49:04on a fait une vague
49:04quand même
49:05d'appréciation importante
49:06sur les majors
49:06donc nous on est plutôt
49:07à revenir
49:08comme on le disait tout à l'heure
49:08sur les sociétés de service
49:10qui seront moins dépendantes
49:11des prix du pétrole
49:12parce que si demain
49:13on a un baril qui va à 80
49:14il y a peu de chances
49:15que les majors
49:15restent au cours actuel
49:16forcément
49:17par contre à 80-85
49:19ça ne changera pas
49:20les perspectives d'investissement
49:21dans le secteur
49:22et donc ce sera toujours favorable
49:23pour les services
49:24Romain Aumont
49:24chez Natix 6e
49:25quels sont les secteurs
49:26en ce moment
49:27qui vous intéressent
49:28sachant qu'on est en pleine
49:30saison de résultats
49:31d'entreprises
49:32et que pour l'instant
49:33une nouvelle fois
49:33les Etats-Unis
49:34plient le match
49:34pour l'instant
49:35vous avez un gros tiers
49:36des entreprises du S&P 500
49:37qui ont dévoilé
49:38le résultat
49:38et dans l'ensemble
49:40c'est au-delà des attentes
49:4181% des sociétés
49:43qui ont publié
49:43publient au-delà
49:44Absolument
49:45donc sur les deux
49:47dernières semaines
49:47on a 25% finalement
49:49de la capitalisation boursière
49:50américaine
49:51qui a publié
49:51cette semaine
49:52on est sur les 44%
49:53donc sur la majorité
49:54des entreprises
49:54maintenant nous
49:56notre billet
49:56il est toujours
49:57très orienté
49:58technologie
49:58dans la mesure
49:59où on est sûr
50:00qu'il y a du pricing power
50:01on est sûr que finalement
50:02les gains de productivité
50:04c'est avant tout
50:05ces entreprises
50:05qui vont être capables
50:06de les capter à moyen terme
50:08on va chercher aussi
50:09des secteurs à l'heure actuelle
50:11énergétiques
50:12un petit peu plus défensifs
50:13pour essayer
50:13d'absorber ce choc
50:15et notamment
50:16dans les marges
50:17on a ce biais
50:18qui reste quand même
50:19américain
50:20on ne va pas se mentir
50:21dans la mesure
50:22où en Europe
50:22qu'est-ce qu'on voit
50:23c'est qu'au premier trimestre
50:242026
50:25les earnings
50:26la croissance bénéficiaire
50:28des entreprises
50:28c'est grosso modo
50:29que le secteur énergétique
50:30quasiment qui l'explique
50:32donc on cherche toujours
50:33à s'exposer
50:34à des secteurs
50:35dont on attend
50:36une croissance bénéficiaire
50:37en hausse
50:38et donc c'est avant tout
50:39la technologie
50:40on peut aussi la trouver
50:41dans le monde émergent
50:42on peut parler du COSPI
50:43qui continue à battre
50:45des records
50:45parce qu'on a une forte exposition
50:47à cet aspect
50:48technologique
50:49on a quand même
50:50un Nasdaq là
50:50qui prend 20%
50:51depuis la fin du mois de mars
50:52en ligne droite
50:53c'est vrai qu'on a connu
50:55quasi aucune séance de baisse
50:56là sur ce mois d'avril
50:58vous êtes encore confiant
51:00là sur la capacité
51:01d'avoir de la performance
51:02sur des valeurs technologiques
51:04après des gains de 20%
51:05sachant que là
51:06c'est l'indice
51:06tout à l'heure
51:07on parlait d'Amazon
51:08Amazon ça a pris 30%
51:09depuis la fin du mois de mars
51:10c'est quand même
51:11difficilement tenable
51:12ça va pas pouvoir gagner
51:1330% tous les mois
51:14alors
51:15par rapport à la moyenne historique
51:17le PE
51:18est quand même
51:18le price earning
51:19est quand même
51:20assez bas
51:22nous on considère
51:22que le mouvement
51:23sur le Nasdaq
51:24il est principalement attribuable
51:25au fait qu'on ait eu
51:26une chape de plomb
51:27sur la fin de l'année dernière
51:28concernant
51:29certains doutes
51:30sur les bulles
51:31concernant des doutes
51:32quant à la capacité
51:33des entreprises
51:33à absorber
51:34les dépenses d'investissement
51:35qui sont quand même
51:38assez pharaoniques
51:38maintenant nous
51:39structurellement
51:40du point de vue macroéconomique
51:41encore une fois
51:42on s'attend à ce que le marché
51:43trie le bon grain
51:45de l'ivraie
51:45et qu'il constate
51:46que finalement
51:47les gains de productivité
51:48le choc d'offres positifs
51:50percolent dans l'économie
51:51et on va avoir
51:52des grands vainqueurs
51:53un monopole
51:54qui va se mettre en place
51:56donc monopole du côté américain
51:58mais on peut considérer
51:58un duopole possible
51:59avec des entreprises chinoises
52:01qui sont finalement concurrentes
52:02sur les mêmes types de marchés
52:03mais globalement
52:04on considère
52:06que ça n'est pas
52:06nécessairement trop haut
52:07et que ça peut continuer
52:08à monter
52:10Bertrand Puif
52:11vous êtes plus prudent
52:11c'est vrai qu'historiquement
52:13sur les valeurs technologiques
52:15il faut calmer un petit peu le jeu
52:17là j'imagine qu'après une hausse
52:18de 20% sur le Nasdaq
52:19vous êtes prudent
52:20sur les niveaux actuels
52:21voilà
52:22alors après c'est vrai
52:22qu'il y a la dynamique
52:23à court terme
52:24ou comme vous le disiez tout à l'heure
52:25certaines de ces sociétés
52:26qui sont d'ailleurs bien placées
52:27pour le faire
52:27implémentent des baisses de coûts
52:29liées à l'intelligence artificielle
52:30donc on a ce momentum
52:31qui est plutôt positif
52:32maintenant nous
52:33si on se projette
52:34effectivement à moyen terme
52:35on est un petit peu moins enthousiaste
52:36parce qu'on pense
52:37qu'il y a des goulots d'étranglement
52:38en particulier d'accès à l'énergie
52:39on voit que si
52:40on met en place
52:42ces programmes d'investissement
52:43de plusieurs milliers
52:44de milliards
52:44qui sont annoncés
52:45sur les 5 prochaines années
52:46par cet écosystème
52:48aux Etats-Unis
52:48on a un problème
52:49de génération d'énergie
52:50et on ne peut pas faire comme ça
52:52même une centrale au gaz
52:53il faut 2 à 3 ans
52:54pour la commissionner
52:55et le nucléaire
52:56je n'en parle pas
52:57donc il va y avoir
52:58quand même un goulot d'étranglement
52:58est-ce que
53:00politiquement
53:01sociétalement
53:01on va accepter
53:02aux Etats-Unis
53:02d'avoir
53:04plusieurs heures
53:04sans électricité
53:05parce qu'il faut alimenter
53:06les data centers
53:07de Microsoft
53:08ou de Google
53:08je ne suis pas vraiment sûr
53:09après il y a des solutions provisoires
53:11on voit Général Electric
53:12qui sont des turbines
53:13vu
53:14là encore une fois
53:15quand on regarde
53:15la taille des data centers
53:17quand on voit
53:18je sais qu'il y a
53:19effectivement des théories
53:20autour de faire
53:21des espèces de grosses batteries
53:23c'est très très compliqué
53:25honnêtement
53:25quand on met les chiffres
53:26bout à bout
53:27pour nous
53:27ça va être compliqué
53:28alors après
53:28la question effectivement
53:29c'est qu'on peut avoir encore
53:31un momentum
53:32pendant 6 mois
53:32pendant 1 an
53:33ou ça peut être
53:34dans 3 mois
53:34que ça s'arrête
53:35encore une fois
53:35voilà
53:36mais c'est un peu
53:37toute la problématique
53:38qu'on a eu aussi
53:39pour la bulle
53:39entre guillemets
53:40de l'internet
53:41dans les années 90
53:42où en 96
53:43on parlait déjà
53:44d'exubérance irrationnelle
53:45et puis si on sortait
53:46du marché
53:47on ratait quand même
53:48une période de hausse
53:49phénoménale
53:49jusqu'au pic du marché
53:50en 99
53:51donc c'est vrai que
53:52nous on ne passe pas
53:53qu'on est en 96
53:53on ne passe pas
53:54qu'on a 99
53:54la question c'est effectivement
53:56est-ce qu'on est en 98
53:57fin 98
53:58ou début 99
53:59voilà
53:59pour dire un petit peu
54:00pour donner un exemple
54:02après voilà
54:02je rappelle qu'à cette époque là
54:03Cisco première capitalisation mondiale
54:054% à l'époque
54:07du PIB américain
54:08ça paraissait complètement dingue
54:09aujourd'hui Nvidia
54:0916% du PIB américain
54:11une seule société
54:13Cisco
54:14quand ils sont
54:15donc le cours a baissé
54:16effectivement fortement
54:17quand la bulle
54:17s'est dégonflée
54:18en début 2000
54:20il a mis 15 ans
54:21pour récupérer
54:22son cours de bourse
54:23donc Nvidia
54:24pareil
54:25et ça ne voulait pas dire
54:25que l'internet
54:26ne s'est pas développé
54:26et là ça ne veut pas dire
54:27que l'intelligence artificielle
54:29ne se développera pas
54:30mais le cours de bourse
54:30d'Nvidia peut baisser
54:31et le dernier point
54:32c'est qu'effectivement
54:33optiquement
54:33ça ne paraît pas cher
54:34c'est vrai
54:34nous le risque qu'on voit
54:36c'est effectivement
54:36sur les earnings
54:37et donc
54:38qu'une société
54:39qui optiquement
54:39peut être à 25 ou 26 fois
54:41peut-être
54:42n'est qu'à 35 ou 40 fois
54:44on a eu un exemple
54:44dans un autre secteur
54:45récemment
54:45Nouveau Nordisk
54:46tout le monde pensait
54:47que ce n'était pas cher
54:48puis on s'est rendu compte
54:49que les profits
54:50étaient un petit peu
54:50surévalués
54:51de 30 ou 40%
54:51et que c'est moins
54:52la même histoire
54:53après
54:54comment aujourd'hui
54:55on diversifie son portefeuille
54:56comment aujourd'hui
54:57vous vous trouvez
54:57des pépites
54:58des valeurs
54:58des secteurs
54:59vous vous dites
54:59si demain ça crache
55:00sur l'intelligence artificielle
55:02je suis plus ou moins
55:03à l'abri
55:03sachant que le marché
55:04baissera dans son ensemble
55:05dans l'environnement
55:06qu'on a discuté
55:07où il n'y a quand même
55:07plus de chance
55:08qu'il y ait des pressions
55:08inflationnistes
55:09que le contraire
55:10nous on ne croit pas
55:11non plus à la récession
55:11donc ça veut dire
55:12que pour nous
55:12les taux longs
55:13devraient monter
55:14au moins
55:15ne pas baisser
55:16en tout cas
55:17et aux Etats-Unis
55:18avec ce biais
55:19peut-être un peu politique
55:19avec peut-être une baisse
55:20de taux
55:20avant les mid-termes
55:22donc on a une pontification
55:23de la courbe des taux
55:24nous on croit
55:24cette pontification
55:25de la courbe des taux
55:26qui est historiquement
55:27favorable à la value
55:28donc les secteurs value
55:29c'est vrai qu'il y en a
55:29certains qui ont bien marché
55:30comme l'énergie
55:31mais bon au sein de l'énergie
55:31on en a parlé
55:32il faut faire du stock picking
55:33mais on a d'autres secteurs
55:34effectivement les télécoms
55:35les utilities
55:36les financières
55:37on va revenir
55:37le marché à un moment donné
55:38va revenir sur les financières
55:39pas forcément que sur les banques
55:41aussi sur les assureurs
55:42qui aujourd'hui
55:43sont quand même
55:43sur les taux de dividendes
55:44à plus de 5%
55:46et on va se rendre compte
55:47qu'une fois qu'on aura écarté
55:48le risque de récession
55:49qui fait un peu peur aujourd'hui
55:50sur le segment bancaire
55:51par rapport aux créances douteuses
55:52etc
55:52on va revenir sur ce secteur
55:55pour lequel la pontification
55:58de la courbe des taux
55:58est favorable
55:59donc la value
56:00ça nous paraît être
56:01un endroit aujourd'hui
56:03où il faut revenir
56:04encore une fois
56:05je rappellerai
56:06qu'avec une base
56:06en 2012
56:07sur la value à 100
56:09on était descendu
56:10à 70 au plus bas
56:10on est toujours à moins 45
56:12Merci à tous les deux
56:13de nous avoir accompagnés
56:14ce matin
56:15Bertrand Puivre
56:15donc pour Fidelity International
56:16gérant action
56:17notamment sur un fond
56:18Europe Nordique
56:20et Romain Haumont
56:21macroéconomiste et stratégie
56:22chez Natixis IM
56:249h58
56:24dans 2 minutes
56:25il sera à 10h
56:25vous retrouvez les experts
56:26avec Ludovic de Sauté
56:28et puis on se retrouve
56:28à 11h
56:29pour tout pour investir
56:30la séance bien sûr
56:31c'est à suivre
56:31dans BFM Bourse
56:32à partir de 15h30
56:34avec Antoine Larigaudry
56:35pour l'instant
56:35le CAC 40
56:36parfaitement stable
56:378149 points
56:38très bonne journée
56:40Good Morning Market
56:41sur BFM Business
56:43pour l'instant
56:434h
56:435h
56:446h
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