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  • il y a 7 semaines
Ce lundi 11 mai, Wilfrid Galand, directeur général adjoint de Montpensier-Arbevel, Kevin Thozet, membre du comité d’investissement de Carmignac, Julien Fauvel, gérant actions chez Talence Patrival, Jacques Lemoisson, fondateur de GATE Capital Management, et Alexandre Baradez, chef analyste chez IG, étaient les invités dans l'émission Good Morning Market, présentée par Étienne Bracq, sur BFM Business. Retrouvez l'émission du lundi au vendredi et réécoutez la en podcast.

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Transcription
00:00BFM Business, l'info écho.
00:03Le bifor de la séance boursière avec Etienne Braque, c'est juste après le 3 minutes info de Léo Dumas.
00:08Et le gouvernement qui va enfin détailler cette semaine ses 6 milliards d'euros d'économie.
00:12Quatre sont attendus sur le budget de l'État, les deux autres sur celui de la sécurité sociale.
00:17Ouh là, le coup de rabot devrait affecter les entreprises.
00:20Les informations de BFM Business avec Caroline Morisseau.
00:24Le gouvernement envisage bel et bien de tailler dans les allégements de cotisations patronales.
00:29Nous confirme une source.
00:30Alors que l'inflation et la hausse du SMIC vont alourdir la facture,
00:34ces exonérations pourraient soit être désindexées, soit être à nouveau rabotées.
00:39Pour un montant total d'un milliard et demi d'euros, soit les trois quarts des économies prévues sur le
00:44budget de la sécu.
00:45Quant au budget de l'État, si la défense, la justice et l'intérieur devraient être épargnés,
00:50le gouvernement risque de frapper fort sur la culture, les agences et opérateurs de l'État.
00:55Des subventions vont être réduites, nous dit un député au cœur des discussions.
00:59Même chose en ce qui concerne l'éducation nationale, où les efforts ont d'ailleurs déjà commencé, souligne cette même
01:05source.
01:05Les fermetures de classes pour la rentrée 2026 sont nettement plus importantes que prévues.
01:10Selon un député PS, Bercy s'est en revanche engagé à ne pas toucher aux concessions obtenues par les socialistes
01:16dans le dernier budget.
01:17Pas question donc à ce stade de revenir sur le restaurant universitaire à 1 euro ou sur la hausse de
01:23la prime d'activité.
01:25Et de nouvelles aides devraient être annoncées dans les prochaines heures.
01:28Les agriculteurs en réclament.
01:30Ils sont quelques dizaines à manifester ce matin près de la raffinerie de Faisin au sud de Lyon.
01:358h32 à suivre aujourd'hui au Sénat.
01:37L'adoption probable du projet de loi de lutte contre la fraude fiscale et sociale.
01:41Il doit rapidement faire entrer un milliard et demi d'euros dans les caisses de l'État
01:45via notamment la suspension des allocations chômage
01:48lorsque France travaille à des indices sérieux de manœuvres frauduleuses.
01:53La situation au Moyen-Orient, 73ème jour de guerre ce matin.
01:56Et Donald Trump qui juge inacceptable la dernière contre-proposition des Iraniens.
02:02Alors si selon le Wall Street Journal, elle contient bien une réouverture progressive du détroit d'Hormuz.
02:07Il n'y a pas d'engagement ferme sur le nucléaire.
02:10Elle contient en plus des exigences sur la levée des sanctions.
02:13Une impasse qui fait redécoller le pétrole ce matin à 105 dollars, le baril de Brent.
02:18Et puis l'actualité des entreprises, ça avance dans la succession d'Armani.
02:22La maison envisage de céder une participation de 15% en trois parts égales
02:27selon la presse italienne entre L'Oréal, LVMH et Essilor Luxottica.
02:31Les trois entreprises désignées par Giorgio Armani dans son testament.
02:35Merci Léo Dumas.
02:378h33.
02:38Mathilde Chaminade, quelles sont les unes de la presse internationale ce matin ?
02:41Ce matin, on lit dans le New York Times que ce sont les puissances moyennes
02:46qui ont le plus à craindre de la rencontre entre Donald Trump et Xi Jinping cette semaine.
02:51La Pologne est en partenariat avec la Corée du Sud, l'Australie avec le Japon,
02:55le Canada enverra de l'uranium en Inde, l'Inde désarme au Vietnam
02:58et le Brésil construira des avions pour les Émirats Arabes Unis.
03:02Tous ces accords ont été conclus ces dernières semaines
03:05en anticipation de la rencontre entre le président Donald Trump et le président Xi Jinping
03:09pour réduire le plus possible la dépendance aux Américains ou aux Chinois.
03:14Quelle que soit l'issue de la rencontre entre les deux puissances,
03:18les puissances moyennes ne font plus confiance aux deux superpouvoirs.
03:22Et puis la Nouvelle-Zélande non plus n'a plus confiance dans une résolution rapide du conflit en Iran.
03:28Dans Bloomberg ce matin, on peut lire le détail du plan en quatre phases
03:32du gouvernement néo-zélandais pour rationner les carburants.
03:35Une nouvelle étape de franchie, même si la ministre des Finances, Nicolas Willis,
03:39estime que les rationnements ne s'appliqueront qu'en cas de perturbations très prolongées
03:44de l'approvisionnement en carburant.
03:46Le plan en est pour l'instant à sa phase 1.
03:48Les Néo-Zélandais sont encouragés à économiser de l'énergie volontairement.
03:52En phase 4, le gouvernement prévoit un accès prioritaire aux carburants
03:56pour certaines professions, comme les enseignants ou le corps médical,
04:00ainsi que des limites sur les transactions à la pompe.
04:03Et puis l'antavirus fait peur à la Repubblica,
04:06alors que les quatre passagers italiens du MV Andius ont été rapatriés dans le week-end.
04:11Ils ont été placés sous surveillance et n'ont pour le moment aucun symptôme observé.
04:16Le quotidien italien félicite le protocole de sécurité appliqué
04:20depuis l'arrivée des passagers à Tenerife
04:22et appelle à une vigilance maximale aux frontières
04:26et notamment dans les transports et aux aéroports
04:29afin d'empêcher la propagation du virus.
04:31Nous y revoilà, peut-on lire dans le quotidien italien.
04:34Merci beaucoup Mathilde Chaminade.
04:36On retrouve Étienne Braque.
04:41Étienne, que se profile-t-il sur les marchés
04:44à moins d'une demi-heure de l'ouverture des marchés européens ?
04:48Moins 0,25% pour le 440 en préouverture
04:51quand, à l'inverse, la Bourse de Londres est très légèrement dans le vert.
04:54Nous le verrons tout à l'heure à 9h.
04:55Les valeurs pétrolières devraient surperformer à l'ouverture,
04:58ce qui est donc favorable à la Bourse de Londres
05:00et à l'inverse défavorable aux valeurs cycliques et industrielles.
05:03Le baril de pétrole gagne quasiment 4% ce matin.
05:06On est à 104 dollars pour un baril de Bren,
05:07101 dollars pour le WTI, le baril américain,
05:11avec des nouvelles négociations qui ont une nouvelle fois capoté ce week-end
05:14entre l'Iran et les États-Unis.
05:16Et puis, vous avez beaucoup d'opérateurs
05:18qui ne vont pas prendre beaucoup d'initiatives en ce début de semaine,
05:20qui vont attendre de voir un petit peu ce qui va se passer en milieu de semaine
05:23avec la venue de Donald Trump en Chine,
05:26puisqu'il va rencontrer son homologue Xi Jinping.
05:28Mercredi également, vous aurez les résultats de Tencent ou encore d'Alibaba,
05:32deux géants chinois de la technologie
05:34qui, souvenez-vous, avaient secoué les marchés ces derniers mois
05:37avec leurs annonces autour de l'intelligence artificielle.
05:40Bref, un contexte qui n'incite pas beaucoup à prendre des initiatives,
05:42d'autant plus que, comme Mathilde le soulignait,
05:44on a quand même de plus en plus de cas d'antavirus,
05:46que ce soit en France, en Italie,
05:48et même désormais un cas qui a été électé aux États-Unis.
05:51Et ça, bien sûr, ça ravive de mauvais souvenirs pour les investisseurs.
05:55Dans un instant, avec vous, Étienne Braque,
05:57le Bifor de la séance boursière,
05:59nos deux experts qui nous rejoignent,
06:00Wilfried Galland, directeur général adjoint de Montpensier-Arbevel,
06:04et Kevin Tozé, membre du comité d'investissement de Carmignac.
06:07C'est dans un tout petit instant, à tout de suite.
06:10Good morning market, le club de la bourse.
06:148h38 sur BFM Business,
06:16le Bifor de la séance boursière avec nos deux invités.
06:19Bonjour Wilfried Galland.
06:20Bonjour.
06:21Directeur général adjoint de Montpensier-Arbevel,
06:23Kevin Tozé, à vos côtés,
06:25membre du comité d'investissement de Carmignac.
06:27Bienvenue.
06:28Merci.
06:28Étienne Braque, avec nous toujours pour nous accompagner
06:30dans ce Bifor, un peu moins de 30 minutes,
06:32de l'ouverture des marchés parisiens.
06:34Good morning market, vous serez aux manettes à partir de 9h.
06:38Étienne, peut-être pour commencer,
06:39allez, l'actu de la semaine, la valeur du jour.
06:41Kevin Tozé, qu'est-ce que vous regardez particulièrement aujourd'hui ?
06:46Aujourd'hui, je pense qu'on va regarder quand même
06:47le secteur de la santé notamment,
06:50avec tout ce flot de nouvelles,
06:53lié à ce potentiel nouveau virus,
06:57après 6 ans après l'anniversaire du Covid.
07:00Antavirus, le Premier ministre qui tiendra une nouvelle réunion
07:03cet après-midi.
07:05On a un cas confirmé en France,
07:07une Française qui a été rapatriée,
07:10testée positive,
07:11et 22 cas contacts,
07:13c'est ce que dit ce matin le gouvernement.
07:17On voit quand même que c'est un phénomène,
07:19encore petit, mais qu'il va falloir surveiller.
07:22Oui, oui, alors c'est sûr,
07:24on va dire la probabilité qu'on ait quelque chose
07:27de la même échelle que du Covid,
07:28je ne suis pas épidémiologiste,
07:30mais enfin bon.
07:31Pas encore, pas encore, Kevin.
07:32On va enregistrer ce passage,
07:33c'est toujours bien, ça va servir.
07:35On en parle dans 15 jours.
07:36Certains indicateurs qu'on a beaucoup regardés
07:38avec Wilfried,
07:39il y a des tasse,
07:39il vient du R0,
07:40le nombre de contacts,
07:43qui, en tout cas,
07:44le nombre de contacts
07:46qui peuvent recevoir,
07:48en tout cas,
07:48sont exposés à ce virus-là.
07:50On est plutôt sur un R021,
07:51donc voilà,
07:52ça veut dire que si j'avais le virus
07:53et que je le touchais
07:54ou je parlais d'à Wilfried de très près,
07:55c'est lui qui serait touché
07:57et pas forcément vous, Erwan,
07:59ni Étienne.
08:00Donc, sur cette base-là,
08:02on est moins inquiet
08:03que ce qu'on a pu l'être
08:04il y a six ans de ça.
08:05Pour autant,
08:06les taux de mortalité
08:06qui sont absolument élevés.
08:09Et puis,
08:11les règles de confinement,
08:12vous parlez de cas contacts en France
08:14qui sont mis à l'isolement
08:15pendant 45 jours,
08:16je crois que ce n'est pas tout à fait
08:17la même chose outre-Atlantique,
08:19a forcerie avec une administration
08:20qui est quand même
08:21bien plus sceptique
08:22à l'endroit de...
08:24Je ne sais pas si c'est un rapport,
08:25mais mon chauffeur Uber,
08:26cette nuit,
08:27quand je suis arrivé,
08:27avait une vitre.
08:28Vous savez,
08:28la vitre qu'on mettait
08:30pendant le Covid
08:30entre le chauffeur et le passager.
08:33Est-ce que déjà,
08:33on est en train de se préparer ?
08:35Ça s'appelle le délit de sale gueule.
08:36Je ne sais pas,
08:37peut-être, peut-être.
08:38Qu'est-ce que vous regardez,
08:39Wilfried ?
08:40Alors, il y a effectivement
08:40ce secteur-là.
08:42Je pense que,
08:44plus globalement,
08:45moi aujourd'hui,
08:46je trouve que ce qui est
08:47très intéressant,
08:48c'est de regarder l'évolution
08:49des valeurs liées
08:50à tout ce qui est
08:51le secteur pétrolier.
08:52Parce qu'on voit
08:53qu'on a toujours quand même
08:55ce sujet d'Hormuz
08:58qui reste extrêmement prégnant
08:59et sur lequel on a
09:01un vrai sujet
09:03de capacité supplémentaire.
09:04Est-ce que les Américains
09:05qui ont été
09:07jusqu'à présent
09:09la soupape de sécurité
09:10du système énergétique mondial,
09:12est-ce qu'ils vont continuer
09:14à faire,
09:15à avoir ce rôle ?
09:16C'est-à-dire,
09:17est-ce qu'on va avoir
09:18une augmentation
09:19de la production américaine
09:21ou est-ce que,
09:23avec,
09:23on parlait là du virus
09:24tout à l'heure,
09:27avec les leçons de l'histoire,
09:29les producteurs
09:30de pétrole américains
09:31vont se dire,
09:31non, non,
09:32moi,
09:32ce que je veux d'abord,
09:33c'est le retour à l'actionnaire,
09:35augmenter la rentabilité,
09:36certainement pas
09:36augmenter la production,
09:37ce qui peut avoir
09:38un impact sur,
09:39on en parlait déjà
09:40un peu ce matin,
09:41sur de potentielles pénuries.
09:42Oui, Etienne,
09:43vous nous en parlez ce matin.
09:44Et ça,
09:45ça peut être un vrai sujet.
09:46Oui,
09:46les Américains qui vont faire
09:47moins d'essence,
09:48plus de kérosène.
09:49Oui,
09:49des raffineries
09:50de l'État-Unis
09:51mais aussi en Europe,
09:52en Asie,
09:52qui réorganisent un petit peu
09:55leurs exportations,
09:56leurs flux,
09:56c'est-à-dire produire
09:57moins d'essence
09:58pour se focaliser
09:59sur le diesel
09:59et puis également,
10:00bien sûr,
10:01sur le kérosène
10:02puisque c'est plus rentable
10:03de raffiner du kérosène
10:04que raffiner de l'essence
10:05et ça a des conséquences
10:06sur les contrats à terme
10:08puisque vous avez également
10:09des contrats à terme
10:09sur les prix de l'essence
10:11puisque nous sommes ce matin
10:12sur des plus hauts de 2022
10:14sur ces fameux prix de l'essence
10:16à 3,50 dollars,
10:18sachant que ce ne sont pas
10:19les prix à la pompe,
10:20ce sont les prix
10:20sur les marchés financiers.
10:22Les prix à la pompe aux Etats-Unis,
10:23c'est plutôt 4,50 dollars le galant.
10:25On est sur d'autres...
10:27Et encore,
10:28ça c'est plutôt
10:29dans les Etats
10:30les plus ruraux,
10:32on ne parle pas de la Californie
10:32qui est plutôt à 6 dollars.
10:34On va regarder aussi
10:35la Chine cette semaine,
10:37bien sûr,
10:37on ne pourra pas y échapper.
10:39Etienne Braque,
10:39on le raconte depuis ce matin
10:40l'ouverture de
10:41Good Morning Business,
10:42la visite d'Etat
10:43de Donald Trump
10:44confirmée
10:45dès mercredi
10:46à Pékin.
10:47Il va rencontrer
10:48son homologue chinois
10:49Xi Jinping.
10:50Il y a beaucoup de sujets,
10:52ils ont deux jours,
10:52alors les sujets
10:54ont été préparés,
10:55probablement,
10:55en amont par les équipes,
10:57c'est sûr même.
10:59Mais il y a quand même
11:00beaucoup de points de tension,
11:01est-ce que tout va être abordé
11:02ou pas ?
11:03Pour l'instant,
11:04on ne sait pas,
11:04mais il y a l'Iran,
11:06il y a le pétrole,
11:09il y a beaucoup
11:09de...
11:10les exportations,
11:11les semi-conducteurs,
11:12l'intelligence artificielle.
11:14On va surveiller ça
11:15de très près,
11:16Wilfried ?
11:16Qu'est-ce que vous en attendez ?
11:17On va d'autant plus
11:18surveiller ça de très près
11:19qu'il y a eu hier
11:21un rapport de Rodium Group,
11:22qui est un cabinet de conseil,
11:24qui a fait pas mal de bruit,
11:25disant que les pays occidentaux
11:29avaient très peu de temps
11:30pour réagir à la puissance
11:32industrielle chinoise
11:33qui allait se déverser
11:34dans des secteurs
11:36extrêmement stratégiques
11:37pour les chaînes de valeur
11:38et qui,
11:39grâce à des aides d'État,
11:41en fait,
11:42voulaient assurer
11:43leur domination,
11:44et on l'a vu
11:44sur déjà un certain nombre
11:45de points,
11:46en particulier
11:47liés aux terres rares,
11:48mais pas que,
11:49assurer leur domination
11:50sur des secteurs entiers
11:52et permettant,
11:53effectivement,
11:53d'avoir,
11:53vis-à-vis
11:55des pays occidentaux,
11:56des effets de levier
11:57tels que,
11:58d'un point de vue géopolitique,
12:00la Chine pouvait se permettre
12:01énormément de choses.
12:02Donc,
12:03là-dessus,
12:03on voit qu'on va avoir
12:04un sujet très important
12:05là-dessus,
12:05et le deuxième sujet,
12:06bien sûr,
12:07et je pense que Kevin
12:08en parlera également,
12:09c'est tout ce qui est
12:10autour de l'intelligence
12:10artificielle.
12:11On va avoir cette semaine
12:12des résultats d'Alibaba
12:13et de Tencent,
12:14je crois,
12:15et donc,
12:16on va avoir un sujet
12:17qui est un sujet
12:19américano-chinois
12:21autour de ces méga-modèles,
12:23voire de ces systèmes
12:25agentiques
12:25où on voit
12:26qu'on peut avoir
12:27des impacts systémiques
12:29sur les économies
12:30en général,
12:31et ça n'est plus
12:32uniquement des sujets
12:34macroéconomiques
12:35basiques
12:36sur l'augmentation
12:37de la productivité,
12:38on est véritablement
12:38sur comment est-ce qu'on est,
12:40est-ce qu'on est
12:41une force de croissance,
12:43est-ce qu'on est une force
12:43de stabilité
12:44ou d'instabilité ?
12:45Et ça,
12:45effectivement,
12:46les Chinois
12:46s'attachent beaucoup
12:47à cette notion
12:47de stabilité,
12:48on va voir comment
12:48est-ce que Donald Trump
12:50qui se définit lui-même
12:51comme un génie très stable
12:54va rebondir
12:55sur ce sujet-là.
12:56Kevin Tosé.
12:57Oui,
12:57c'est quand même historique
12:58ce qui se passe cette semaine,
12:59ça fait quoi,
13:00dix ans qu'il n'y a pas eu
13:00une visite d'État.
13:01Huit ans,
13:02c'était Donald Trump
13:02d'ailleurs le dernier
13:03à y être allé
13:04lors de son précédent mandat.
13:05J'avais été en Chine.
13:07Oui,
13:07je ne suis pas
13:08dans les tractations,
13:09mais voilà,
13:10ce qu'on peut essayer
13:11de dessiner,
13:12c'est qu'on est,
13:12côté américain,
13:14quand même,
13:14sans doute une volonté
13:15de voir la Chine
13:17s'engager
13:17à acheter davantage
13:18de produits
13:20issus de l'agriculture,
13:21davantage
13:23de machines outils
13:24ou de machinerie
13:25également.
13:26Et ça,
13:26on va dire,
13:27dans une année électorale
13:28aux États-Unis,
13:29on regarde là aussi
13:31les sites de probabilité
13:32ou les sondages,
13:34M. Trump a quand même
13:34très faible chance
13:35de l'emporter.
13:36Donc s'ils vont éviter
13:37une vague bleue,
13:37il faut quand même
13:38qu'ils fassent
13:38tout ce qu'ils puissent
13:40de son côté.
13:42Peut-être moins de tarifs aussi,
13:44c'est une forme de levier.
13:46Et puis de l'autre,
13:46eh bien voilà,
13:47la capacité
13:48ou la possibilité
13:48pour la Chine
13:49d'exporter
13:50sans condition,
13:51sans restriction,
13:52davantage
13:53de cartes graphiques
13:54et de cartes graphiques
13:56évoluées notamment.
13:57Et puis peut-être
13:57certaines concessions
13:59sur Taïwan.
14:00Pour rejoindre
14:01ce que disait Wilfried,
14:02il y a quand même
14:03là deux modèles
14:04qui s'affrontent.
14:05On a quand même
14:05le modèle
14:06d'intelligence artificielle
14:07on va dire à l'américaine.
14:09Donc voilà,
14:10couvert par
14:11des grandes entreprises
14:13et puis le modèle chinois
14:14plutôt dans le domaine public.
14:16Et là aussi,
14:17c'est aussi un levier
14:18parce que ce qui fait
14:19la force des Etats-Unis
14:19aujourd'hui,
14:20c'est sans doute pas,
14:21on dépit de ce que dit
14:21M. Trump,
14:22la grande visibilité,
14:23la grande stabilité
14:24que lui apporte,
14:26ça tient sans doute
14:27à son avance technologique
14:30notamment liée
14:31à l'intelligence artificielle.
14:32Et je crois que c'est
14:32un peu la pierre
14:33d'achoppement de tout ça.
14:34C'est-à-dire que c'est ça
14:34qui porte beaucoup
14:36les flux d'investissement.
14:37C'est ça qui fait
14:38que le dollar
14:38se tient bien aussi
14:39parce que nous investisseurs
14:41et j'espère vos auditeurs aussi
14:42ont plutôt envie
14:43d'acheter ces actions américaines
14:44qui ont des taux de croissance
14:46à deux voire trois chiffres
14:48pour certaines d'entre elles.
14:49Et donc,
14:49c'est toute la pierre d'achoppement
14:51de ce système-là
14:51je crois
14:52qui se joue.
14:53Et donc là,
14:54des vraies tensions
14:55et des vraies oppositions potentielles.
14:56D'un mot sur la guerre commerciale
14:58parce que c'est vrai
14:58qu'ils se sont quand même
14:59attaqués,
15:00Pékin et Washington,
15:02à coup de surtaxe douanière réciproque.
15:05Là,
15:06il n'y va pas en vainqueur.
15:07En tout cas,
15:08il n'y va pas en force.
15:08Donald Trump,
15:09la semaine dernière,
15:10le tribunal de commerce
15:11international des Etats-Unis
15:12a invalidé
15:13la taxe de 10%
15:14qu'il avait mis en place
15:15sur les importations
15:17et qu'il avait imposé
15:17à tous les pays.
15:19Encore une fois,
15:19c'est un revers
15:20pour le président américain
15:21au moment où il y a
15:22cette semaine très importante
15:23et ce déplacement,
15:24Wilfried.
15:25Oui,
15:26là,
15:26on a l'impression
15:27qu'il va effectivement
15:27de victoire en victoire
15:30pour prendre ses termes.
15:32C'est so much winning.
15:34Je pense que
15:35le véritable sujet
15:36de Donald Trump,
15:37c'est comment
15:39je continue
15:40à être
15:41le centre d'attention
15:42du monde
15:43et comment je continue
15:44à imprimer mon narratif.
15:46Et effectivement,
15:47il est en train
15:47de changer
15:48d'un narratif
15:50qui était basé sur
15:51si vous n'êtes pas content,
15:53je vous mets des droits de douane
15:54à un narratif
15:56de puissance
15:59quasi militaire
16:01de la part des Etats-Unis
16:02en disant
16:02si vous n'êtes pas avec moi,
16:05vous êtes contre moi
16:06et si vous êtes contre moi,
16:07ça veut dire que
16:07l'appareil militaro-industriel
16:09américain
16:10sera contre vous.
16:11On va voir
16:12comment est-ce que
16:12par rapport
16:13à la deuxième puissance mondiale,
16:15comment est-ce que
16:16les rapports
16:16vont s'établir
16:19à un moment
16:20effectivement
16:20où le parti républicain,
16:22plutôt que Donald Trump,
16:23c'est le parti républicain
16:25qui est en difficulté.
16:26Je suis persuadé
16:28que l'intérêt unique
16:29de Donald Trump,
16:30c'est Donald Trump.
16:30Ce n'est pas le parti républicain.
16:32Donc perdre les élections,
16:34c'est un problème pour lui,
16:36mais le Congrès
16:37ne l'a jamais empêché
16:37de faire quoi que ce soit.
16:38Donc je pense
16:40qu'il voudra absolument
16:42continuer à montrer
16:43que lui-même,
16:44Donald Trump,
16:45est aux commandes
16:46et qu'il est capable
16:47par ses leviers
16:48qui sont aujourd'hui
16:49pas ses leviers
16:49de chef de l'armée,
16:52être régulièrement
16:54celui qui dicte
16:55le tempo
16:57de la stratégie mondiale.
16:58Kevin Tosé.
16:59C'est vrai que pour prendre
16:59un parallèle
17:00qu'il utilise lui-même,
17:01il aime se comparer
17:03à un super joueur de poker.
17:04Il joue en quatre dimensions,
17:06quelque chose comme ça.
17:07Il a toujours
17:07toutes les cartes en main.
17:09Et on l'a vu
17:10l'été dernier,
17:11c'est-à-dire que quand même
17:12sur le volet
17:13des négociations tarifaires,
17:15Wilfried parlait
17:16des terres rares
17:17tout à l'heure,
17:17on a vu que
17:18les atouts,
17:19ils n'étaient pas forcément
17:20dans la poche
17:21des autorités américaines.
17:22Et sans doute
17:22que dans ce qui va se discuter
17:24cette semaine,
17:25il y a aussi
17:25ce volet des terres rares.
17:26Wilfried l'a mentionné
17:27encore une fois,
17:29on parle de ce chef de guerre,
17:31on va dire
17:32un chef de guerre
17:33ou un général sans armée
17:34ou avec une armée
17:35diminuée,
17:36c'est quand même
17:37pas tout à fait le même.
17:38Et il y a quand même
17:38de ce qu'on peut lire,
17:40entendre,
17:40écouter,
17:41beaucoup du stock
17:42d'armement
17:43militaire américain
17:44qui a été utilisé
17:45pendant le conflit iranien,
17:47pour refaire
17:47ce stock d'armement-là,
17:48il faut l'accès
17:49à ces fameuses terres rares,
17:51à ces fameux aimants
17:53également
17:53qui sont quasiment
17:55exclusivement
17:55produits en Chine.
17:57Et ce sera un volet
17:58important de la négociation.
17:59Etienne Braque,
18:00on le voit en tout cas
18:01depuis ce matin,
18:01vous nous le racontez,
18:02les marchés,
18:03ils en attendent beaucoup
18:04de ce rendez-vous
18:05cette semaine.
18:06Oui, il y a énormément
18:06d'attentisme avant
18:07ce rendez-vous
18:08avec l'enjeu des terres rares,
18:09l'enjeu également
18:10des semi-conducteurs.
18:11Typiquement, pour rappel,
18:13Nvidia ne peut pas
18:13exporter ses dernières
18:14cartes graphiques
18:15sur le sol chinois
18:16parce que les autorités
18:17américaines ne le souhaitent pas.
18:19On le voit bien quand même
18:20que la Chine aujourd'hui
18:20arrive à trouver
18:21d'autres moyens.
18:22Il faudrait que ses propres puces
18:23avec notamment
18:24ses propres modèles
18:25d'intelligence artificielle.
18:27Et alors,
18:28c'est assez frappant
18:29de voir que malgré
18:30les grands sujets
18:31que ce soit sur la Chine,
18:33sur l'Iran, etc.,
18:34Wall Street est sur
18:35des plus hauts historiques.
18:36Le Nasdaq a quand même
18:37gagné 4,5%
18:38la semaine dernière.
18:39L'Asie encore ce matin
18:40à Séoul a touché
18:41des plus hauts historiques.
18:42Il n'y a que l'IA,
18:43en ce moment,
18:44qui passionne les investisseurs
18:45et qui les fait acheter
18:46ce type de valeur.
18:47Il y a le pétrole.
18:48Il y a le pétrole, oui.
18:49Et le pétrole,
18:50deux secteurs qui surperforment
18:51très clairement
18:52depuis le début de l'année
18:54avec notamment,
18:55aujourd'hui,
18:56des pénuries de mémoire RAM
18:58qui propulsent des acteurs
19:00comme SKINX
19:01ou encore Samsung
19:02sur des plus hauts historiques
19:03et à l'inverse,
19:04qui pénalisent
19:05certains acteurs.
19:06Typiquement,
19:06l'exemple du jour,
19:07c'est Nintendo
19:07qui a perdu jusqu'à 10%
19:09cette nuit
19:09au cours de la séance
19:10car le groupe
19:10provoie à la baisse
19:11ses objectifs
19:12à cause notamment
19:12de l'envolée
19:13de certains semi-conducteurs
19:15et ces fameuses mémoires RAM
19:16qui ont vu leur prix
19:17plus que doublé
19:18sur ces tous derniers mois.
19:20Ce sont des puces
19:21qui sont très utilisées
19:22pour faire fonctionner
19:23l'intelligence artificielle.
19:25Elles sont utilisées
19:25notamment pour les cartes graphiques.
19:27L'IA,
19:28c'est le sujet des marchés
19:28en ce moment,
19:29clairement.
19:30Quand on regarde aussi
19:31l'emploi,
19:32c'est le sujet de l'emploi
19:33aux États-Unis.
19:34Attention,
19:35comment vous regardez ça,
19:36Kevin Tozet ?
19:37Oui,
19:38c'est-à-dire que
19:40l'IA,
19:42ça bénéficie
19:42beaucoup plus
19:43aux actions américaines
19:44que ça bénéficie
19:45à l'économie américaine.
19:46C'est ça.
19:47C'est beaucoup
19:47en point de PIB.
19:49On essaie de mesurer
19:50l'impact de l'IA
19:51sur la croissance américaine.
19:54On va dire
19:54sur 2% de croissance
19:55aux États-Unis,
19:56il y en a 1,5%
19:57qui vient
19:58de l'intelligence artificielle.
20:00Le problème,
20:00c'est qu'il y a quand même,
20:00je crois qu'Étienne
20:01le souligne très bien,
20:02il y a quand même
20:03beaucoup de pièces
20:04qui sont utilisées
20:04ou beaucoup d'intrants
20:05qui sont importées.
20:06Donc ça n'impacte pas
20:07directement,
20:07au moins directement,
20:08l'économie américaine
20:09que ça n'impacte
20:09les marchés d'action américains.
20:10Ça, c'est un premier point.
20:12Le deuxième,
20:13c'est sur l'emploi
20:14et sur le rapport d'emploi
20:15qu'on a eu vendredi dernier.
20:17Je crois qu'il y a quand même
20:17des bonnes nouvelles
20:19qui se dessinent.
20:20C'est-à-dire que
20:21ce qu'on a pu voir
20:21sur les précédents rapports
20:23de l'emploi,
20:23c'est que la quasi-totalité
20:25des emplois créés aux États-Unis
20:27était dans le secteur de la santé,
20:28dans le secteur social.
20:30Et aujourd'hui,
20:31on a quand même
20:31une forme d'élargissement,
20:33on va dire.
20:33C'est moins de la moitié
20:34des emplois créés
20:35qui sont sur ce secteur
20:36de la santé.
20:36Donc c'est quand même
20:37plutôt une bonne nouvelle
20:37pour l'économie américaine
20:39puisque le secteur de la santé,
20:40par construction,
20:40c'est un secteur
20:41qui est non cyclique.
20:41Donc ça donne
20:42une bonne indication d'eux.
20:44Après, pour autant,
20:44est-ce qu'on a une surchauffe
20:45de l'économie américaine ?
20:46Je ne crois pas.
20:47Il y en avait
20:48et pour les accommodants
20:49et pour les restrictifs
20:50dans ce rapport de l'emploi.
20:51On voit quand même
20:53le taux de salaire
20:55horaire moyen
20:56qui réduit,
20:57qu'il se tasse un petit peu.
20:58Wilfried Galland,
20:58un mot là-dessus ?
21:00Oui, je pense que
21:02la clé pour éviter
21:03la récession,
21:04c'est l'emploi américain.
21:05Et en fait,
21:06les marchés,
21:08l'inflation,
21:08ça ne les intéresse pas tellement.
21:10Ce qui les intéresse,
21:11c'est les probabilités
21:12de récession.
21:13Et ce qu'on voit,
21:14c'est que la consommation
21:15tient aux Etats-Unis,
21:16même si le moral
21:17des consommateurs
21:18baisse un peu,
21:19mais la consommation tient.
21:20Et elle tient
21:21parce que le marché
21:21de l'emploi est bon.
21:23Et en revanche,
21:24on voit quand même,
21:25on a deux signaux
21:26contradictoires
21:27et je terminerai là-dessus.
21:28Le signal un peu négatif,
21:29c'est une baisse
21:30de la participation
21:31au marché de l'emploi.
21:32Donc ça veut dire
21:32qu'effectivement,
21:32on a moins de volonté
21:35véritablement d'aller
21:36vers l'emploi.
21:37Et côté positif,
21:39c'est qu'on a une remontée
21:39du travail temporaire
21:40aux Etats-Unis
21:41depuis six mois.
21:42Et ça,
21:42c'est un signal avancé
21:43qui est là aussi
21:43quand même très positif.
21:44D'un mot,
21:45Kevin Tosé,
21:45qu'est-ce qu'on fait
21:46aujourd'hui en portefeuille ?
21:49Aujourd'hui dans un portefeuille,
21:50je crois qu'il faut avoir
21:51des actions.
21:52Si je regarde les ponts phares
21:53qu'on peut gérer,
21:54on est plutôt au niveau
21:55de la fourchette,
21:55autour de 45%
21:56d'exposition nette
21:57à ces marchés d'action
21:58avec, on va dire
21:59comme grande dynamique,
22:00le secteur technologique
22:02toujours et puis de l'autre,
22:04les marchés émergents.
22:05Et je crois qu'à l'inverse,
22:06ce qu'il ne faut pas faire
22:06dans un portefeuille,
22:07puisque quand on fait
22:07de la gestion active,
22:08c'est aussi important
22:08ce qu'on fait
22:09que ce qu'on ne fait pas,
22:10je crois qu'il ne faut pas
22:10acheter des obligations
22:12et des obligations
22:13longues gouvernementales.
22:15Pourquoi ?
22:15Parce que,
22:16dans le contexte qu'on peut voir,
22:17le principal risque
22:18c'est une remontée
22:20des taux longues
22:20parce que c'est là
22:21qu'il y a un peu le nexus,
22:23le point d'achoppement
22:24de l'investissement
22:24dans l'intelligence artificielle
22:26parce que des taux d'intérêt,
22:27ça veut dire
22:27un coût capital plus élevé,
22:28des déficits qui sont
22:29toujours importants
22:30aux Etats-Unis,
22:31en France,
22:32au Royaume-Uni,
22:33au Japon.
22:34Donc c'est un peu
22:34ce point d'achoppement.
22:35Donc j'achèterai des actions
22:36et je vendrai des taux d'intérêt.
22:38Kevin Tozé,
22:38membre du comité d'investissement
22:40de Carmignac,
22:40Wilfried Galland,
22:41directeur général adjoint
22:42de Montpensier Arbevel.
22:43Merci messieurs
22:43pour ce B4,
22:45merci d'avoir été avec nous
22:46pour ce briefing boursier.
22:48La séance bien sûr
22:49est à suivre en direct.
22:50Vous restez avec nous,
22:51le direct reprend
22:52dans moins de 5 minutes
22:55avec l'ouverture des marchés
22:56dans Good Morning Market,
22:58Etienne Braque aux commandes
22:59et tout au long
22:59de l'après-midi
23:00sur BFM Business
23:00dans BFM Bourse
23:01de 15h30 à 18h
23:02autour de Guillaume Sommerer,
23:04Antoine Larigauderie.
23:04Bonne journée à tous.
23:07BFM Business présente
23:10Good Morning Market
23:12Etienne Braque.
23:138h59 dans une poignée de secondes,
23:15il sera 9h,
23:15l'ouverture des marchés européens.
23:17Nous verrons cela
23:17dans un instant.
23:18Le CAC 40 est attendu
23:19en petite baisse.
23:20Dans quelques minutes,
23:21toute l'info éco
23:22avec Léo Dumas
23:23et puis ensuite
23:23avec Julien Fauvel
23:25de Talence Patrivale,
23:26nous parlerons
23:26des convictions
23:27de la maison de gestion
23:28avec notamment
23:29Voyageurs du Monde,
23:30Thermador,
23:31Exome ou encore Obé.
23:33Dans une dizaine de minutes,
23:34Jacques Lemoisson
23:35nous accompagnera
23:35depuis Genève
23:37pour revenir
23:37sur cette très attendue
23:39rencontre
23:40entre Xi Jinping
23:41et Donald Trump
23:42à partir de mercredi
23:43et puis en dernière partie
23:45d'émission
23:45juste avant 2h30,
23:46vous retrouverez
23:46Alexandre Baradès
23:47pour faire un point technique
23:48sur la séance
23:49alors que le CAC 40
23:50plafonne
23:50et que Wall Street
23:51a encore touché
23:52des records
23:52vendredi soir
23:54à la clôture.
23:54Mais en attendant,
23:55il est 9h
23:56et c'est toute l'info
23:56avec Léo Dumas.
23:58Good Morning Market
24:00Le Journal
24:0373ème jour de guerre
24:04ce matin,
24:04c'est l'impasse
24:05dans les négociations
24:06entre Washington et Téhéran.
24:07La dernière contre-proposition
24:09des Iraniens
24:10a particulièrement agacé
24:11Donald Trump
24:12qui écrit
24:12« Je n'aime pas ça »
24:14sur son réseau social.
24:15Alors on voit
24:16les derniers éléments
24:17depuis Washington.
24:18Axel Monnier
24:18pour BFM Business.
24:20Alors dans un premier message,
24:22Donald Trump
24:22avait déjà accusé l'Iran,
24:24je cite,
24:24de jouer avec les Américains
24:26et avait menacé
24:27bientôt fini de rire.
24:29Il s'est montré
24:29bien plus clair
24:30dans un message
24:31un peu plus tard
24:31toujours sur son réseau social
24:33« Truth »
24:33dans lequel il dit
24:34avoir étudié
24:35la contre-proposition iranienne
24:36au plan de paix américain
24:38et sa réponse
24:39est sans appel
24:40totalement inacceptable.
24:41En fait,
24:42c'est exactement
24:42de la même manière
24:43qu'il avait réagi
24:44il y a un peu plus de deux semaines
24:45à une première contre-offre iranienne
24:48inacceptable
24:48déjà à l'époque.
24:50Alors que va-t-il se passer ?
24:51Donald Trump
24:51est-il prêt à reprendre
24:52les attaques
24:53contre Téhéran ?
24:54Son allié israélien
24:56l'y pousse.
24:57Toutes les capacités militaires
24:58sont déployées
24:59dans la région
25:00pour l'armée américaine
25:01et elle est prête
25:02à attaquer.
25:02Et puis,
25:03il y a ce cessez-le-feu
25:04qui,
25:04il faut bien le dire,
25:05depuis quelques jours
25:06semble tenir seulement
25:07à un fil.
25:08Oui,
25:08mais on sait aussi
25:09que l'administration Trump
25:10n'est pas prête
25:11à reprendre le conflit,
25:13qu'elle a en tout cas
25:13envie d'essayer
25:14de sortir de cette guerre.
25:16Et d'ailleurs,
25:16l'ambassadeur des États-Unis
25:17auprès de l'ONU
25:18ne dit pas autre chose
25:19ce dimanche soir
25:20quand il dit
25:20que le président américain,
25:22je cite,
25:22veut donner toutes ses chances
25:24à la diplomatie.
25:25Et pour peser sur Téhéran,
25:26Donald Trump
25:27mise sur Xi Jinping.
25:29Le président américain
25:30entend faire pression
25:31sur son homologue
25:32ont indiqué des responsables
25:33ces dernières heures
25:34à deux jours.
25:35Maintenant,
25:36de son arrivée
25:36en visite d'État à Pékin,
25:37les dirigeants
25:38des deux premières puissances mondiales
25:39qui aborderont aussi
25:41les droits de douane,
25:41les minéraux critiques
25:42et l'IA notamment.
25:44Autant de questions
25:44qui commenceront à être traitées
25:46dès demain à Séoul
25:47dans le cadre
25:48de réunions préparatoires
25:49entre délégations américaines
25:51et chinoises.
25:52En France,
25:53le gouvernement
25:53va enfin détailler
25:54cette semaine
25:55ces 6 milliards d'euros
25:56d'économies
25:56et selon nos informations,
25:57il envisage bel et bien
25:59de tailler
25:59dans les allègements
26:00de cotisations
26:01alors que l'inflation
26:02et la hausse du SMIC
26:03vont alourdir la facture.
26:04Ces exonérations
26:05pourraient soit
26:06être désindexées,
26:07soit à nouveau rabotées
26:09pour un montant total
26:10d'un milliard et demi d'euros.
26:11Et puis,
26:11l'actualité des entreprises
26:13et ça avance
26:14dans la succession d'Armani.
26:15La maison envisage finalement
26:16de céder une participation
26:17de 15%
26:18en trois parts égales,
26:19une pour L'Oréal,
26:20une autre pour LVMH
26:22et enfin pour Essilor,
26:24les trois désignées
26:25par Giorgio Armani
26:26dans son testament.
26:27Et on verra bien sûr
26:28la réaction en bourse
26:30de LVMH
26:30mais également
26:31de Essilor Luxottica.
26:32Merci beaucoup Léo Dumas
26:33pour ce rappel
26:35des titres
26:35à 9h03.
26:37Dans un instant,
26:37nous verrons
26:37que le CAC 40
26:38est dans le vert,
26:39moins 0,5%
26:40sous les 8100 points.
26:42Good Morning Market
26:43pour rappel désormais
26:44c'est 8h30,
26:459h30
26:46et puis ensuite
26:46à 9h30,
26:47vous retrouvez
26:47les experts
26:48avec Raphaël Legendre.
26:50Raphaël,
26:50quel sera le programme
26:51tout à l'heure
26:52à 9h30
26:53avec vos experts ?
26:54Bonjour Etienne,
26:54bonjour à tous
26:55au programme.
26:55Aujourd'hui,
26:56on va parler budget.
26:57Comment éviter le chaos ?
27:00Est-ce qu'il faudra
27:01un collectif budgétaire
27:02dès 2026
27:04pour corriger les chiffres
27:05quand la croissance
27:06est en baisse,
27:07que l'inflation
27:08est en hausse ?
27:10Et puis,
27:10faudra-t-il
27:11une loi spéciale
27:12en 2027
27:13en attendant la présidentielle ?
27:16Ce sera le premier thème
27:17des débats ce matin.
27:18On reviendra aussi
27:19sur les droits de douane.
27:20Vous savez que jeudi dernier,
27:21le tribunal
27:22de commerce international
27:23des Etats-Unis
27:24a invalidé
27:25le tarif douanier
27:26de 10%
27:26de Donald Trump.
27:27Alors,
27:28on n'y comprend plus rien
27:29aujourd'hui
27:29dans cette guerre commerciale.
27:31Où en sommes-nous ?
27:31On fera le point
27:32avec mes experts.
27:33On reviendra
27:34sur la dernière note
27:35du Haut-Commissariat
27:36au plan également
27:37sur tous les enjeux
27:39de la baisse
27:40de la natalité.
27:41Et puis enfin,
27:42faut-il croire
27:43les apôtres
27:44de la job apocalypse ?
27:46L'IA va-t-il
27:47détruire
27:48des millions d'emplois ?
27:49Ce sera le dernier thème
27:51des experts
27:52ce matin.
27:53Nouvelle horaire,
27:54retenez bien,
27:559h30,
27:5510h30.
27:58Et en attendant,
27:59à 9h04,
28:00c'est la séance
28:00en cours
28:01avec aujourd'hui
28:02un CAC 40
28:03qui débute la semaine
28:04dans le rouge,
28:05moins 0,5%,
28:068074 points
28:07quand l'Eurostock 57,
28:090,1%.
28:11ST Microelectronics,
28:12Essilor Luxottica
28:13et Total Energy
28:14sont les trois
28:14plus fortes hausses
28:15à l'ouverture
28:16avec donc Essilor
28:16qui prend 0,8%
28:18au-delà des 172 euros.
28:20Le titre profite
28:20de ces informations
28:21de la Republica
28:22selon lesquelles
28:23Armani donnerait
28:24donc dans un premier temps
28:255% de son capital
28:26à l'Oréal,
28:27LVMH et Essilor.
28:29Une première session
28:30d'action
28:31avant une deuxième partie
28:33qui pourrait intervenir
28:34entre 2028 et 2030.
28:36Selon la presse italienne,
28:37l'objectif serait
28:38de faire monter
28:39les enchères
28:40avec bien sûr
28:41Armani
28:42qui pour l'instant
28:42n'est pas coté
28:43mais qui intéresse
28:44ces trois groupes
28:45avec déjà des licences
28:46qui sont distribuées
28:47que ce soit
28:47chez L'Oréal
28:48mais également
28:49chez Essilor.
28:50Luxottica,
28:51à l'inverse,
28:51Renault,
28:52Eurofins et Eiffage
28:53ferment la marche,
28:54moins 2,9%
28:55pour Renault
28:55à 27,77 euros.
28:57Eurofins cède 1,7
28:58à 58,32
28:59quand Eiffage
29:00perd un peu plus
29:00d'un pour cent
29:01à 137,55 euros.
29:04Avec ce matin,
29:05des cours du pétrole
29:06qui remontent
29:07plus 4%
29:08pour le baril de Brent
29:09au-delà des 104 dollars
29:11quand le WTI
29:12est à 99 dollars.
29:14Sur les taux longs,
29:14ça se stabilise,
29:153,64 pour le 10 en français.
29:17Le Bund est toujours
29:18sur le fil des 3%
29:19à 3,02.
29:20L'euro-dollar
29:21s'échange toujours
29:22au-delà des 1,17
29:23à 1,1766.
29:25Et donc le CAC qui rentre
29:26qui ouvre dans le rouge
29:27moins 0,5%
29:29à 8 070 points
29:30avant donc
29:31cette réunion
29:32qui va se tenir
29:33mercredi
29:34entre Donald Trump
29:35et Xi Jinping.
29:36Donald Trump
29:37qui va faire
29:37un déplacement en Chine.
29:39Nous en parlerons
29:40dans une dizaine de minutes
29:41avec Jacques Lemoisson
29:42qui nous attend
29:43depuis Genève.
29:44Mais juste avant,
29:44nous allons parler de valeur
29:45dans quelques instants.
29:46Il sera question
29:47d'Eobé,
29:48de Voyageurs du Monde
29:49avec notamment
29:49Voyageurs du Monde
29:50qui cède un peu plus de 10%
29:52depuis le début de la guerre
29:54en Iran.
29:54Dans quelle mesure
29:55Voyageurs du Monde
29:56est exposé au conflit
29:57au Moyen-Orient ?
29:58Élément de réponse
29:59dans un instant
29:59avec Julien Fauvel.
30:01Et puis est-ce qu'il faut encore
30:02se concentrer
30:02sur ce secteur du tourisme
30:03sachant qu'il y a
30:04de nouvelles inquiétudes
30:05avec donc ce Antavirus
30:06et un cas
30:07qui a été répertorié
30:09aujourd'hui en France.
30:10Tous les éléments,
30:11ça sera bien sûr
30:11dans un instant
30:12en portefeuille.
30:13A tout de suite.
30:16BFM Business présente
30:18Good Morning Market
30:20Etienne Braque.
30:21Deuxième partie
30:22du Good Morning Market
30:23jusqu'à 9h30
30:24et puis donc ensuite
30:24vous retrouvez
30:25les experts
30:25avec Raphaël Legendre.
30:27À 9h08,
30:28comme promis,
30:28nous allons parler
30:29de valeur ce matin
30:30avec Julien Fauvel.
30:33Puisque pour débuter
30:34cette deuxième demi-heure
30:35comme chaque jour
30:36aux alentours de 9h08,
30:37nous allons parler
30:38de valeur,
30:39de conviction
30:40et ce matin
30:40les convictions
30:41de Talence Patrivale.
30:42Bonjour Julien Fauvel,
30:44merci de nous accompagner
30:45ce matin.
30:45Vous êtes gérant action,
30:47vous allez nous partager
30:47aujourd'hui
30:48les smalls et big caps
30:50qui vous intéressent
30:51dans ce monde
30:51où c'est vrai
30:53les smalls et big caps
30:54essayent de trouver
30:55leur place.
30:55Ce n'est pas évident
30:56en termes de volatilité,
30:58en termes également
30:58de liquidité
30:59et puis surtout
31:00en termes de conviction,
31:02notamment des grandes maisons.
31:03Aujourd'hui,
31:04on va regarder avec vous
31:05voyageurs du monde,
31:06Thermador,
31:06Exaom,
31:07mais également Obé.
31:08Commençons peut-être
31:09par le secteur du voyage.
31:11Alors bon,
31:11on verra comment
31:12va évoluer
31:13ce antavirus.
31:14En attendant,
31:15ce secteur du voyage,
31:16aujourd'hui,
31:16il est déjà sous pression.
31:18Alors les compagnies aériennes,
31:19c'est à part bien sûr
31:19avec ces sujets de kérosène,
31:20mais par rapport
31:21aux interrogations
31:22sur le Moyen-Orient,
31:24sur la conjoncture,
31:25sur la consommation.
31:26Effectivement,
31:27Étienne,
31:27le secteur est très sensible
31:29depuis l'ouverture du conflit
31:31et toutes ses annonces
31:34à Hormuz,
31:35on va dire.
31:35Donc le secteur
31:36à travers les loisirs
31:37sur le périmètre zone euro
31:39baisse de 15%
31:40depuis le début de l'année.
31:42On voit que,
31:42comme je le disais,
31:43très sensible.
31:44Donc depuis la semaine dernière,
31:45il a pu reprendre 5%
31:46avec un fort bêta.
31:49Voyageurs du monde,
31:50effectivement,
31:50qui a une conviction
31:51pour moi à l'achat
31:52et de plus en plus
31:53dans ce contexte,
31:54qui baisse
31:55d'un peu plus
31:56que le secteur,
31:57en moins 18%.
31:58Je rebondis quand même
31:59sur ce que vous disiez,
32:00malgré un côté
32:01plus résilient globalement
32:03depuis quelques mois
32:04des small et mid-cap,
32:05le compartiment
32:07luxe,
32:08expérientiel
32:09et voyage et loisirs
32:10a plutôt été sanctionné.
32:12Alors donc,
32:12une idée en dessous
32:13d'un milliard de capilles
32:14avec Voyageurs du monde,
32:16620 précisément
32:17pour à peu près
32:19785 millions
32:20d'euros
32:21de chiffre d'affaires
32:21en 2025.
32:23Donc j'ai pu voir
32:24le management
32:25très récemment
32:26et vous amener
32:27quelques chiffres frais,
32:29si je puis dire.
32:29Donc le voyage
32:31sur mesure,
32:32qui est le gros compartiment
32:33chez Voyageurs du Monde,
32:34un peu plus
32:34de la moitié des ventes,
32:36a baissé depuis un an
32:38à fin mars
32:38de 18%,
32:39enfin sur le mois de mars.
32:41Donc une baisse
32:42assez importante,
32:44un stress assez important
32:45de la part
32:45de leur clientèle,
32:47qui je précise
32:48est une clientèle
32:48plutôt premium
32:49chez Voyageurs du Monde
32:51et en particulier
32:51le sur mesure.
32:53Et quand on actualise
32:54ces chiffres
32:54à fin avril,
32:55on est plutôt
32:56sur une tendance
32:57tout en restant
32:58baissière,
32:59tout en restant orienté
33:00à la baisse
33:00qui est plutôt
33:01à moins 10%.
33:02Donc plutôt
33:03moins de baisse
33:05par rapport à mars.
33:07Donc moi,
33:07je fais l'hypothèse
33:07que le pic,
33:09si vous voulez,
33:09d'attentisme
33:10de la part des clients
33:11est plutôt derrière nous.
33:13Et un peu
33:14à l'image
33:14du conflit
33:16en Ukraine
33:17et de l'invasion
33:17en Ukraine,
33:18ça avait pris
33:18quelques mois
33:19pour se résorber
33:20et retrouver
33:21un rythme normal.
33:22Alors la situation
33:23n'est pas tout à fait
33:24similaire.
33:24On parle beaucoup
33:25de stress kérosène,
33:27de modification
33:28de plan de vol,
33:29donc ça,
33:29ça va leur coûter.
33:30Mais ils sont
33:31plutôt confiants.
33:32Quand vous avez
33:32rencontré la direction
33:33ces derniers jours,
33:34à l'approche
33:35d'Alperodécival,
33:36qui est une grosse période,
33:37le troisième trimestre
33:37est un trimestre crucial
33:38pour le secteur du tourisme,
33:40ils sont plutôt confiants.
33:41Et j'ai senti
33:42le management
33:43plutôt confiant,
33:44en tout cas plus confiant
33:45que plutôt
33:45à l'occasion
33:46des résultats annuels.
33:49Et donc,
33:50je vous disais,
33:50une érosion de marge
33:51qui devrait rester limitée,
33:53je pars du principe
33:54qu'ils vont tenir
33:55leur marge brute
33:56d'environ 32%
33:57cette année.
33:59Et ce qui,
34:00en revanche,
34:01est à surveiller,
34:01c'est la partie
34:04attentisme global,
34:05vraiment,
34:06et on va le voir
34:07ces prochaines semaines.
34:10D'un point de vue
34:10plus fondamental,
34:11ça reste une boîte
34:12très bien gérée.
34:13Moi,
34:14ce que j'apprécie
34:14particulièrement,
34:15c'est le côté
34:18gain de part de marché
34:19dans des phases de stress,
34:20soit en déroulant
34:22de l'organique,
34:23il y a beaucoup de place,
34:24je rappelle que
34:25leur client,
34:26c'est deux tiers
34:27de Français,
34:28donc dans un marché
34:29du luxe expérientiel
34:30très mondial,
34:32il y a beaucoup
34:33de choses à faire
34:34et d'un point de vue
34:35M&A,
34:36le management
34:37pourrait être
34:37plus opportuniste
34:38et profiter
34:39de tensions
34:41par rapport
34:41aux valorisations.
34:42Voilà,
34:42donc pour ce titre
34:43voyageurs du monde,
34:44139 euros ce matin,
34:45c'est une légère hausse
34:46de 0,4%.
34:47Si on change de secteur
34:49pour se tourner
34:50vers le secteur
34:50technologique
34:51avec les ESN,
34:52les entreprises
34:53de services numériques,
34:54en ce moment,
34:55vous aimez bien
34:55O.B.,
34:56il faut dire
34:56que la croissance
34:57du groupe
34:57est tirée
34:57par l'intégration
34:59de Solutech.
35:00Exactement,
35:01donc après
35:01quelques années
35:02où le management
35:03qui était assez
35:04réputé
35:05pour faire des acquisitions
35:08après précisément
35:09six ans,
35:09ils ont réalisé
35:10une acquisition
35:11Solutech en 2025,
35:12très bonne complémentarité
35:15en France
35:15et le management
35:16confirme dérouler
35:18les synergies,
35:20notamment en matière
35:21de marge,
35:21ça devrait être
35:23un driver important
35:25de la marge
35:26cette année,
35:27donc le management
35:28communique sur une marge
35:29opérationnelle
35:30entre 9 et 9,5%,
35:32donc on va dire
35:33un point de marge
35:34gagné en un an
35:35et en partie
35:36grâce à cette acquisition,
35:37donc très favorable
35:39mais c'est aussi
35:40grâce à un momentum
35:41de croissance
35:42qui se révèle
35:44plus fort qu'attendu,
35:45sur le premier trimestre,
35:47Aubay a réalisé
35:4810,6% de croissance
35:51organique,
35:51donc c'est supérieur
35:53à leurs objectifs
35:56et au consensus,
35:58j'ai pu là aussi
35:59m'entretenir
36:00avec le management
36:01récemment
36:01qui voit toujours
36:02ces mêmes voyants
36:03au vert
36:04sur le deuxième trimestre,
36:06donc par rapport
36:07à un objectif annuel
36:09qui est entre 3 et 5%
36:10de croissance
36:12cumulée
36:12avec des effets
36:13calendaires
36:13qui vont être
36:15plus favorables
36:16en 2026.
36:17Et l'intelligence
36:18artificielle aujourd'hui,
36:19comment ?
36:19A la fois c'est un booster
36:21parce que les entreprises
36:22ont besoin d'être accompagnées
36:23et d'un autre côté,
36:24dans quelle mesure
36:25c'est aussi un frein
36:26dans le sens où
36:27vous avez le prix
36:28de certains logiciels
36:29qui sont obligés
36:31d'être revus à la baisse ?
36:32C'est de la concurrence
36:33supplémentaire,
36:34l'IA,
36:34pour certaines boîtes
36:35de software.
36:36Alors effectivement,
36:37c'est un sujet
36:38qui fait débat
36:38et qui explique
36:40la baisse du secteur
36:41globalement.
36:42Aubay doit être encore
36:43à moins 10%
36:44depuis le début de l'année,
36:45on a plutôt été
36:45à moins 20%
36:47il y a quelques semaines
36:48et donc ça va continuer
36:50de faire débat
36:51probablement.
36:52Moi, je pars du principe
36:53que le management
36:54est expérimenté,
36:55plus d'une vingtaine
36:56d'années d'expérience
36:57avec,
36:59qui a connu plusieurs cycles
37:00par le passé
37:01et qui a toujours
37:02cette position
37:04d'être adaptable
37:05et flexible
37:06par rapport
37:07à leurs clients.
37:08D'ailleurs,
37:09une proximité client
37:10qui est assez forte
37:10dans la banque
37:12et la finance,
37:14c'est à peu près
37:14plus de 40%
37:15de leur chiffre d'affaires,
37:16donc des secteurs
37:18structurellement
37:19en besoin
37:20de transformation
37:21et d'investissement
37:23digitaux.
37:24Et donc,
37:25ils sont adaptables,
37:27ils prennent les outils,
37:28ils sont plutôt agnostiques
37:30et ils le déploient
37:30chez leurs clients
37:31et ça se passe
37:32plutôt pas mal.
37:32Il nous reste une minute,
37:33on aura l'occasion
37:34de reparler de valeur
37:35lors d'une prochaine émission.
37:36Julien Fauvel
37:37à choisir
37:38entre Thermador
37:39et Exaom,
37:40laquelle vous avez envie
37:40de mettre en avant
37:41ce matin
37:41dans le secteur du bâtiment ?
37:42Plutôt une valeur cyclique,
37:44plus cyclique,
37:45donc Exaom,
37:46là aussi,
37:47qui devrait doubler
37:47son bénéfice par action
37:49cette année
37:49et qui devrait profiter
37:51du redressement
37:52du marché résidentiel
37:53privé français,
37:54donc juste,
37:56vous le savez,
37:56depuis 4 ans,
37:57c'est difficile,
37:58mais on peut dire
37:59qu'on devrait en 2026
38:01arriver à 100 000
38:02logements privés,
38:04ça va rester 25%
38:06en dessous
38:06de la moyenne
38:0710 ans,
38:08donc des besoins
38:10structurels
38:10et Exaom
38:12devrait en profiter.
38:14L'ex-Maison France
38:15Confort,
38:1532,70 euros
38:16ce matin
38:17pour ce titre Exaom,
38:18on est dans
38:18les petites capitalisations
38:19boursières
38:20avec 230 millions
38:21de market cap.
38:22Merci beaucoup
38:22Julien Fauvel
38:23qui nous a raccompagné
38:23ce matin
38:24pour nous partager
38:25vos convictions,
38:26les valeurs
38:26que vous aimez bien
38:27aujourd'hui
38:27en portefeuille
38:28chez Talence
38:29Patrivoile
38:29avec donc
38:31aujourd'hui Exaom,
38:32voyageur du monde
38:33et enfin
38:33Obé.
38:349h16 comme promis,
38:35on va rejoindre
38:36Jacques Lemoisson
38:37depuis Genève.
38:39Bonjour Jacques Lemoisson,
38:41merci de nous accompagner
38:41depuis Genève,
38:42fondateur de Gay Capital Management
38:44avec vous dans un instant,
38:45on va revenir sur cette réunion
38:46très attendue
38:47en milieu de semaine
38:48avec donc
38:49cette rencontre
38:50historique
38:51entre Donald Trump
38:52et Xi Jinping.
38:54Bon, en attendant,
38:54sur les marchés américains,
38:56vendredi,
38:56tout allait bien,
38:57plus 4,6%
38:58sur l'ensemble
38:59de la semaine
38:59pour le Nasdaq Composite,
39:00sixième semaine consécutive
39:02dans le vert,
39:03plus haut pour le S&P 500
39:04également
39:06avec l'intelligence artificielle
39:07qui tire encore et toujours
39:08les indices américains.
39:11Bonjour Étienne,
39:12merci de me recevoir.
39:14Je dirais qu'il y a
39:15quelques petites choses
39:17qui sont intéressantes
39:17à noter sur vendredi.
39:19On a eu principalement
39:20les actions
39:20qui étaient en hausse
39:21également
39:22finissant une belle semaine.
39:23On a eu la volatilité aussi
39:25qui a fini en hausse
39:26et toutes les commodities,
39:27matières premières,
39:28ont fini en hausse également.
39:30Donc,
39:30c'est pas pour ça
39:31que je parle
39:32dans ma note
39:34le Global Macro Insight
39:35de bunker market.
39:36C'est-à-dire qu'on a
39:37des marchés
39:37qui sont sur les plus hauts,
39:39mais c'est un peu
39:40un faux mot,
39:41un fear of missing out
39:42sous anxiolytique.
39:44Donc,
39:44en gros,
39:44les gens achètent le marché
39:46parce qu'ils n'ont pas le choix
39:47et il y a des indicateurs techniques
39:49qui ont été cassés,
39:50mais en même temps,
39:51il y a un achat
39:52de protection
39:53qui commence à arriver.
39:55Comment aujourd'hui
39:56cette rencontre
39:57Trump-XI
39:58peut changer un petit peu
39:59la vision
40:00de ces marchés ?
40:01Comment vous percevez
40:01cette réunion
40:03qui va se tenir ?
40:04Pour moi,
40:05la rencontre Xi Jinping,
40:06ce n'est pas seulement
40:07un sommet diplomatique.
40:08C'est un test
40:09de réalité
40:10entre une Amérique
40:11qui price le marché,
40:12encore,
40:12on le voit encore
40:13dans les marchés,
40:14et une Chine
40:15qui le fabrique.
40:17Trump arrive
40:18avec Wall Street,
40:19le dollar,
40:19les sanctions,
40:20les menaces tarifaires
40:21et une promesse
40:22d'un deal,
40:23en tout cas,
40:24avec l'Iran.
40:25Et Xi arrive
40:26avec les robots,
40:27les batteries,
40:27les terres rares,
40:28les ports,
40:29les réseaux électriques,
40:30les capacités industrielles,
40:32les chaînes d'approvisionnement.
40:33Donc en fait,
40:33pour moi,
40:33le vrai découplage,
40:34ce n'est pas entre
40:35États-Unis et Chine,
40:36le vrai découplage,
40:37c'est entre les marchés
40:38occidentaux
40:38et la réalité physique.
40:40Il y a d'un côté
40:41Wall Street
40:42qui price une histoire
40:43et Pékin
40:44qui industrialise
40:45une trajectoire.
40:46Et en ce qui concerne
40:47l'Iran,
40:48on voit aussi
40:48que le marché
40:49anticipe très clairement
40:50une désescalade
40:51depuis des semaines.
40:51Encore,
40:52ce week-end,
40:53Donald Trump
40:53a fait un tweet
40:54en majuscule
40:55en disant que l'Iran
40:56n'était pas gentil.
40:57Bon,
40:57le marché pétrolier
40:58ce matin prend 4,
40:59que ce soit sur le WTI
41:00mais également sur le pétrole.
41:01Mais là,
41:01sur les futurs américains,
41:02ça ne branche pas
41:03à Wall Street.
41:04Non,
41:05tout à fait.
41:05Mais c'est pour ça
41:06que c'est intéressant,
41:07on a cette dichotomie
41:07entre un marché
41:09qui price la paix
41:09comme un enfant
41:10qui price Noël.
41:11Il y a beaucoup d'émotions
41:12et pas de due diligence.
41:14Et puis Hormuz,
41:15ce n'est pas une headline,
41:16c'est une artère physique.
41:17Donc en fait,
41:18les tanqueurs ne passent pas
41:19parce qu'un algorithme
41:20a lu deal possible.
41:22Le pétrole ne traite pas
41:23les intentions,
41:24il traite les navires,
41:25les assurances,
41:26les missiles,
41:27les raffineries,
41:28les détroits
41:28et les primes de risque.
41:29Les actions
41:30price le récit
41:31pour l'instant.
41:32Et à un moment,
41:33il va y avoir
41:33un recouplage.
41:34Avec un rapport de force
41:36qui est toujours très fort
41:36entre l'Iran
41:37et les Etats-Unis,
41:38un rapport de force
41:39qui est sûrement
41:40plus important
41:41qu'est-ce qu'est anticipé
41:42le marché
41:43au début du mois de mars ?
41:45Oui, nous,
41:45on le symbolise
41:46avec les 4 M en fait.
41:48Donc il y a M comme munitions.
41:50Donc évidemment,
41:50on a vu que les Etats-Unis
41:52et même une partie
41:52parfois Israël
41:53avaient été en manque
41:55de munitions.
41:57Monnaie,
41:58chaque jour,
41:58coûte énormément cher
41:59aux Etats-Unis,
42:00bien sûr à l'Iran aussi.
42:03Et les treasuries
42:04et le dictat américain
42:05ne sont pas vraiment
42:06à la fête,
42:07on va dire.
42:08Il y a les mid-terms également.
42:10Et il y a eu MBS
42:11qui,
42:13à une seule annonce,
42:14a décrété que
42:15l'Arabie saoudite
42:17ne serait pas
42:17le porte-avions
42:18des Etats-Unis.
42:19Il a changé d'avis
42:21parce qu'il y a un énorme accord
42:22sur les livraisons d'armes.
42:23Mais in fine,
42:24le projet Freedom
42:26de Trump
42:27est tombé à l'eau
42:27juste parce que MBS
42:28a dit non.
42:29Donc,
42:30les Iraniens ont le temps,
42:31les Américains n'ont pas le temps.
42:33Et pendant ce temps,
42:34on a sur le 30 ans
42:36américain
42:36un taux qui flirte
42:38toujours avec les 5%
42:39et puis surtout
42:40le 10 ans américain
42:41qui est toujours
42:41à 4,4%.
42:43Alors bon,
42:43on peut se dire tant mieux,
42:44il n'y a pas de panique
42:44sur le marché obligataire.
42:45En attendant,
42:46la situation ne se détend pas
42:47sur les taux longs.
42:49Non,
42:49ça ne se détend pas
42:50et c'est ça qui nous inquiète
42:51le plus en fait.
42:52C'est qu'à un moment,
42:53le marché obligataire
42:53peut commencer vraiment
42:54à s'énerver devant cette guerre
42:57qui n'en est pas une
42:57et il y a beaucoup de raisons
42:59pourquoi Trump
42:59ne prend pas de guerre.
43:00sinon il devrait être retourné
43:02devant le Congrès.
43:04Et on a noté
43:05un truc intéressant,
43:06c'est Gunnlach
43:06qui est l'un des grands traders
43:09et gérants de hedge funds
43:11obligataires aux Etats-Unis
43:12a dit simplement
43:15attendez,
43:15ne regardez pas seulement
43:16la duration
43:16mais les Etats-Unis
43:17pourraient ne pas faire défaut
43:18sur la dette principale
43:20mais réduire les coupons.
43:22C'est ce qu'il a avancé,
43:23c'est son mantra
43:26mais on commence à avoir
43:27des petites rhétoriques
43:28en effet où l'actif
43:30soi-disant sans risque
43:31que seraient
43:32les traders américains
43:35ne le sont plus.
43:36Nous c'est ce qu'on considère,
43:38ils ne le sont plus.
43:38Maintenant le marché,
43:39le price encore,
43:40c'est pour ça que le 10 ans
43:41tient encore à 4,40
43:42mais si on casse 4,45,
43:444,50,
43:45je pense que
43:45la rhétorique va changer.
43:47Avec des marchés américains
43:48qui, on l'a dit en préambule,
43:49sont encore et toujours tirés
43:50par l'intelligence artificielle.
43:53Si on enlève la performance
43:54des 7 magnifiques
43:55et de certaines
43:56de l'arrière au semi-conducteur,
43:57on n'est pas du tout
43:58sur des plus hauts historiques,
43:59notamment pour le S&P 500.
44:01Absolument,
44:02mais c'est pour ça
44:03qu'en fait l'IA,
44:04c'est intéressant,
44:05est vendu comme
44:05un logiciel à marge infinie.
44:08En fait,
44:09ça devient une industrie lourde
44:10qui consomme
44:11du capital,
44:12de l'électricité,
44:13du cuivre,
44:14du crédit,
44:15du refroidissement
44:16et de la patience
44:17et on voit en effet
44:18que tout,
44:18l'énorme cash flow
44:20disponible
44:21des hyperscalers
44:22sont en train de fondre
44:23comme neige au soleil
44:24et que les CAPEX
44:26sont en train
44:27de remplacer
44:27les buybacks
44:28et les rachats d'actions.
44:29Donc,
44:29on a un problème
44:30de multiple
44:30à terme
44:31qui va arriver
44:32si on n'a pas
44:33une monétisation
44:34de cette IA.
44:34Donc,
44:35pour nous,
44:35il ne faut pas shorter
44:36l'IA,
44:37il faut shorter
44:38la stupidité financière
44:39qui se colle dessus.
44:41Il nous reste deux minutes,
44:42Jacques Plamoisson,
44:43mais aujourd'hui,
44:44comment vous,
44:44avec votre fonds
44:45chez Gai Capital Management,
44:46vous arrivez à vous positionner
44:47dans ce marché
44:48parce qu'il faut rester investi
44:49et en même temps,
44:50je comprends votre prudence,
44:51mais comment ça se traduit
44:52en termes d'allocations ?
44:55Alors,
44:56en termes d'allocations,
44:58moi,
44:58je préfère posséder
44:59les rails physiques
45:00de l'IA
45:00plutôt que les illusions financières.
45:02Donc,
45:03très clairement,
45:04on va chercher plutôt
45:05l'infrastructure,
45:06en fait,
45:06qui est liée à l'IA.
45:08La diversification,
45:09ce n'est pas une décoration.
45:11Donc,
45:11très clairement,
45:12nous,
45:12la Chine est également
45:14un axe de diversification énorme.
45:16On reste short
45:17sur les treasuries,
45:18on reste très long
45:19sur les commodities,
45:20sur les matières premières
45:20parce que,
45:21comme je le disais,
45:23Hormuz ne va pas se rouvrir
45:24parce que les algorithmes
45:27ont décidé
45:28que Trump avait dit
45:29que c'était ouvert
45:29et donc c'est ouvert,
45:30c'est fermé,
45:31point final.
45:32Et on l'a vu,
45:33le PDG de Haynes
45:34a très clairement dit
45:35que les consommateurs américains
45:36commençaient à souffrir.
45:37On voit les chiffres de défauts
45:39commencer à monter aussi
45:40aux Etats-Unis.
45:41Donc,
45:41très clairement,
45:42pour nous,
45:42on a encore quelques,
45:44je dirais,
45:45lignes encore
45:46sur l'IA,
45:47mais l'infrastructure IA,
45:48sur les énergies vertes,
45:49beaucoup sur la Chine encore,
45:51l'action chinoise,
45:52massivement,
45:53décarbonisation AI,
45:55robotique en Chine.
45:56Et puis,
45:56par contre,
45:57on reste short
45:57sur les dettes étatiques
45:59et sur,
46:00et on est toujours long
46:01sur les commodities.
46:02Merci beaucoup,
46:03Jacques Lemoisson,
46:03nous a raccompagné ce matin
46:04depuis Genève,
46:06fondateur de Gay Capital Management
46:07pour dresser un petit peu
46:08les grandes lignes
46:09de cette rencontre
46:10qui va se tenir
46:10à partir de mercredi en Chine
46:13avec donc le déplacement
46:14de Donald Trump.
46:159h24,
46:16dans 6 minutes,
46:17vous retrouvez
46:18les experts
46:18avec Raphaël Legendre
46:19à 9h30,
46:20juste avant,
46:20petit détour du côté
46:21de la salle des marchés d'IG
46:22pour suivre la séance en cours
46:24avec un CAC 40
46:24qui est sur une note prudente
46:26pour débuter cette semaine.
46:28Prudente,
46:29oui,
46:29moins 0,57%,
46:308 066 points,
46:32moins 0,2%
46:33pour l'Eurostox 50
46:34avec un baril de pétrole
46:35ce matin
46:36qui prend plus de 3%.
46:37Bonjour Alexandre Baradez,
46:39chef analyste d'IG,
46:40oui,
46:40le pétrole qui monte ce matin
46:41et puis forcément
46:42les valeurs cycliques
46:43qui sous-performent.
46:45Oui,
46:46bonjour Théane,
46:46bonjour à tous.
46:47Effectivement,
46:47on a un paysage du CAC 40
46:49en termes de valeurs
46:49qui est assez lisible,
46:50les valeurs qui montent,
46:51valeurs de la défense,
46:52les valeurs,
46:53donc tout ce qui est pétrole également,
46:55donc énergie, défense
46:56et puis en dessous,
46:57vous avez les valeurs
46:57qui sous-performent,
46:59consommation discrétionnaire,
47:00quelques industries,
47:01on voit un petit peu d'autos là-dedans,
47:02la construction aussi
47:03avec FH par exemple
47:04parce que comme les taux
47:05se retournent un petit peu ce matin
47:06avec ce pétrole qui grimpe,
47:08ça passe aussi un peu
47:08sur les valeurs sensibles
47:09à la question des taux.
47:10Donc,
47:11je veux dire encore une fois
47:11que le CAC 40,
47:12quand on désoe un peu l'indice
47:14en dehors de l'intraday,
47:15on a un CAC qui est à sa place en fait.
47:17Si vous regardez
47:18par rapport au record historique
47:19touché avant ces événements en Iran
47:21et le plus bas
47:22qu'on a touché au mois de mars,
47:24on est équidistance actuellement
47:25de ces deux points,
47:26c'est-à-dire la distance égale
47:27du sommet
47:27et du point bas
47:29de tout ce cycle
47:29lié à l'Iran.
47:30Donc,
47:31le CAC est vraiment
47:31une zone assez médiane,
47:33on va dire,
47:34il attend les bonnes nouvelles.
47:35Alors,
47:35parmi ces bonnes nouvelles,
47:36qu'est-ce qu'on pourrait avoir ?
47:37C'est vrai que ce n'est pas forcément
47:37l'Iran qu'on peut regarder,
47:39même si on espérait tous
47:40que ça se calme.
47:40Peut-être du côté de l'Asie,
47:42cette rencontre,
47:43ce sommet entre le président américain
47:45et le président chinois
47:46cette semaine,
47:47imaginons que la réunion,
47:49que ce sommet se passe plutôt bien.
47:51Si la situation commerciale
47:53va se détendre un peu
47:54entre les deux pays,
47:55je ne sais pas,
47:55en parlant peut-être
47:55un peu de semi-conducteurs,
47:56de choses comme ça,
47:58indirectement,
47:59je pense qu'on pourrait voir
47:59le CAC 40,
48:00des valeurs du luxe par exemple,
48:01ce genre de choses,
48:03aller un peu mieux
48:03parce que si la Chine
48:04a une situation commerciale
48:05qui se détend que les États-Unis,
48:06ça veut dire que sa dynamique
48:08intérieure peut être
48:09un peu meilleure
48:09et du coup,
48:10ça favoriserait
48:11les valeurs européennes
48:12exportatrices,
48:13je pense au luxe
48:13et à d'autres valeurs
48:14comme les constructeurs auto
48:15par exemple.
48:16C'est de ce côté-là
48:16qu'il faut quand même regarder
48:17même s'il n'y a pas
48:18d'anticipation
48:20par rapport à cette réunion,
48:21mais ce genre d'événement
48:22pourrait avoir
48:23quand même des conséquences
48:24positives
48:24si ça se passe bien
48:25sur le CAC 40.
48:26Mais c'est vrai que pour l'instant,
48:27on voit que les marchés européens
48:27sont plutôt bien placés
48:28par rapport aux risques iraniens.
48:30En revanche,
48:30c'est vrai que côté États-Unis,
48:31j'ai entendu votre intervenant précédent
48:33on parle effectivement
48:34un petit peu du niveau obligataire
48:35ou autre.
48:36C'est vrai qu'on est quand même
48:36assez stupéfaits
48:37de ce qui se passe
48:37aux États-Unis
48:38où on a l'impression
48:39qu'en fait,
48:39une bonne saison de résultat,
48:41c'est un peu la carte
48:42d'immunité totale
48:43contre tout le reste.
48:45En gros,
48:45on a eu une bonne saison de résultat,
48:46une très bonne,
48:47donc on n'est pas sensible
48:48au pétrole,
48:49on n'est pas sensible,
48:50même cette nuit par exemple,
48:51Donald Trump qui rejette
48:52en bloc le plan iranien.
48:54Alors on sait que Trump,
48:55aujourd'hui,
48:55peut dire l'inverse,
48:56mais la réalité de ce matin,
48:58c'est qu'on a un pétrole américain
48:59qui a refait une incursion
49:00cette nuit
49:00au-delà des 100 dollars.
49:01On a pour l'instant
49:02une situation
49:03qui est totalement paralysée
49:04en termes de négociations
49:05et vous voyez que la réaction
49:06des futurs américains
49:07ce matin,
49:08elle est complètement mutique.
49:10Il y a ce sentiment
49:11que le marché américain
49:13ne craint rien
49:14en termes d'actions
49:14et on a par exemple
49:17demain les chiffres
49:18d'inflation aux États-Unis.
49:20Si l'inflation sort en ligne
49:21avec le consensus,
49:22ce sera 3,7% d'inflation
49:24aux États-Unis.
49:253,7%,
49:25il faut revenir quasiment
49:27trois ans en arrière,
49:27deux ans et demi,
49:28trois ans,
49:28pour toi un tel niveau
49:29d'inflation.
49:30Quand vous regardez
49:30les anticipations
49:31par exemple de baisse de taux,
49:33ce que Price et Marché
49:34aujourd'hui
49:34en termes de baisse de taux
49:36de la Fed
49:36anticipait cette année,
49:38j'ai regardé
49:38la réunion de décembre
49:39donc les anticipations
49:41pour la dernière réunion
49:42de l'année,
49:42on a seulement à ce stade
49:446% de probabilité
49:45d'avoir une baisse de taux
49:46de la Fed cette année.
49:48Vous voyez,
49:48et donc on peut dire
49:48oui mais c'est pas grave
49:49l'économie qu'on pose avec,
49:51on rappelle que les questions
49:52liées au crédit privé
49:53aux États-Unis,
49:54ces problématiques
49:55arrivent aussi
49:56parce que la liquidité
49:56est un peu moins bonne
49:57parce que les taux
49:58sont élevés également
49:59et puis ce pétrole
50:00qui reste élevé,
50:00ça maintient les taux élevés
50:02et si la Fed
50:03ne revient pas
50:04à un cycle
50:05de baisse de taux,
50:06on risque de se maintenir
50:07sur ce niveau de taux
50:07quelque temps encore.
50:08Et oui,
50:09c'est là que je trouve
50:09que le marché d'action
50:10avec une volatilité
50:11à 16 ou 17
50:12côté des États-Unis
50:12est quand même
50:14particulièrement
50:15peu sensible
50:16parce que la saison
50:17de résultats
50:17était bonne
50:18mais on rappelle aussi
50:18que la saison
50:19des résultats
50:19aux États-Unis,
50:20elle a concerné
50:21une grande partie
50:21du trimestre
50:22qui n'était pas encore
50:23concernée par la guerre
50:24en Iran.
50:24Donc oui,
50:25les projections
50:25de croissance bénéficiaire
50:26pour le T2,
50:27pour le T3,
50:27quand on voit
50:28que le pétrole
50:28est toujours
50:29sur ce niveau-là
50:29et que les consommateurs
50:30américains
50:31ont des niveaux
50:32de confiance
50:32qui atteignent
50:32les plus bas historiques
50:33actuellement
50:34selon les allures
50:34d'unité de mesure,
50:35on se dit
50:36qu'il y a quand même
50:36un petit peu
50:38de complaisance
50:39côté États-Unis.
50:40Moins 0,6%
50:42pour le CAC 40
50:43à 8 065 points.
50:44Il faut prendre en compte
50:44bien sûr
50:44les effets de dividendes.
50:45Le mois de mai
50:46est un mois très riche
50:47en dividendes
50:48et forcément
50:49ça a un impact
50:49sur ce CAC 40
50:52qui ne prend pas
50:53en compte
50:54les dividendes.
50:55Merci beaucoup
50:56Alexandre Baradez
50:57qui nous aura accompagné
50:57ce matin.
50:58L'inflation américaine
50:59en ligne de mire
50:59et puis dans les résultats
51:00d'entreprise,
51:01on aura également
51:01l'âgement d'en parler.
51:02Il y aura les résultats
51:03de Nvidia
51:04la semaine dernière
51:04qui est bien sûr
51:05la grande technologie
51:06qui n'a pas encore dévoilé
51:07ses trimestriels.
51:09Dans un instant,
51:09il sera 9h30.
51:10Vous retrouvez les experts
51:119h30, 10h30.
51:12La séance a suivi bien sûr
51:13tout pour investir
51:1411h Antoine Larigauderie
51:15et BFM Bourse
51:16à partir de 15h30
51:17avec Guillaume Sommerer.
51:18Très bonne journée.
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