- il y a 20 heures
Mercredi 1 avril 2026, retrouvez Benoit Vesco (Président, Delubac Asset Management), Benoit Peloille (CIO, Natixis Wealth Management) et François Chaulet (Président, Montségur Finance) dans SMART BOURSE, une émission présentée par Grégoire Favet.
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00:06Générique
00:103 invités avec nous chaque soir pour décrypter les mouvements de la planète marché.
00:14François Cholet est avec nous, le président de Bonsigur Finance.
00:16Bonsoir François.
00:17Bonsoir.
00:17A vos côtés, Benoît Vesco, le président de De Lubac, Asset Management.
00:21Bonsoir Benoît.
00:22Bonsoir Grégoire.
00:22Et Benoît Pelloyal qui est également en notre compagnie ce soir,
00:25le directeur des investissements de Natixis Wealth Management.
00:28Bonsoir Benoît.
00:29Bonsoir Grégoire.
00:30Benoît Pelloyal, je commence avec vous.
00:32Et ce rebond effectivement de quelques heures qui a débuté hier assez massivement sur le marché américain,
00:38qui se propageait à l'Asie au cours de la nuit et ce matin pour se réverber en Europe également
00:45au moment où on se parle.
00:46Qu'est-ce qui inspire ce rebond de la part des investisseurs et des marchés Benoît ?
00:52Alors à mon sens ce qui inspire ce rebond c'est surtout le soulagement en réalité
00:58c'est probablement de voir que les scénarios les plus sombres autour de ce conflit sont peut-être pas les
01:04plus probables en tout cas.
01:07C'est notamment l'hypothèse d'une fermeture ad vitam aeternam de ce détroit.
01:10On voit que c'est dans l'intérêt de personne, notamment celui des Iraniens.
01:15Donc il y a vraiment un effet de soulagement et qui vient à mon sens surtout de ce qui vient
01:19du côté iranien.
01:21C'est-à-dire que Trump a montré sa volonté de sortir rapidement du conflit.
01:25Il y avait cette dimension conflit existentiel pour le régime iranien, donc cette idée qu'il pourrait aller jusqu'au
01:30bout.
01:32Et ça c'était je pense un point de très grande incertitude pour les marchés.
01:35Le fait que l'Iran fasse savoir qu'effectivement il ne souhaite pas aller beaucoup plus loin dans le conflit,
01:40il souhaite en sortir également.
01:41Je pense que c'est un vrai point de soulagement pour les marchés et qui est probablement aussi amplifié par
01:44tout un tas de phénomènes aussi techniques sur le marché.
01:47Il y avait un positionnement qui était particulièrement négatif en termes d'anticipation.
01:51Oui, au terme d'un mois de guerre, quand même beaucoup d'investisseurs sophistiqués ou plus ou moins sophistiqués s
01:56'étaient libérés du poids des actions et du risque.
01:58Exactement, donc il y a eu repondération de tout un tas de portefeuilles et donc cet effet de soulagement il
02:03est un peu amplifié par ses effets techniques.
02:06Maintenant, est-ce que ça veut dire que c'est la fin des problèmes ? Absolument pas.
02:10En tout cas, il y a le soulagement d'écarter probablement les scénarios les plus négatifs.
02:15Maintenant, la grande question, et il y a beaucoup de questions en réalité, déjà aussi que va faire Israël dans
02:20la poursuite de ce conflit,
02:21parce que les poursuites des objectifs sont vraisemblablement assez différents des Etats-Unis, même si on peine à savoir quels
02:26sont exactement les objectifs.
02:27Mais surtout, la question essentielle pour les marchés, c'est ce qui se passe autour du Détroit.
02:32Et pour l'instant, ce qui se passe autour du Détroit n'a à peu près rien, le trafic maritime
02:36est toujours interrompu.
02:38Et l'idée que véhiculait Trump hier, sur laquelle il revient aujourd'hui, était de dire qu'il y avait
02:43la possibilité que les Américains quittent le conflit,
02:45en tout cas mettent fin au conflit peu important, une réouverture du Détroit d'Hormuz, c'est une incertitude très
02:51importante.
02:51Parce que s'ils font ça, si on se place dans cette situation-là, ça veut même dire que l
02:56'Iran se retrouve quasiment renforcé dans sa mainmise, justement, sur ce Détroit.
03:00Parce que si les Américains s'en échappent, se sortent de cette situation, est-ce que, même si on a
03:05une coalition internationale sans la force de frappe des Etats-Unis,
03:08suffirait à faire suffisamment de pression sur les Iraniens pour le réouvrir complètement ?
03:13Même si on veut le sécuriser complètement à travers une force internationale, ça implique entre-temps une escalade, vraisemblablement.
03:19Donc il y a vraiment ce point d'incertitude qui reste très très important pour les marchés,
03:22qui laisse quand même à penser que le monde, après ce conflit, ne sera plus tout à fait pareil dans
03:27le Détroit.
03:27Et qu'il faut probablement s'attendre à ce que, c'était déjà un point chaud avant le déclenchement du
03:32conflit,
03:32il y a des chances que ça soit un point encore plus chaud après, qui reste problématique,
03:36et qui, dans le court terme, continue de polluer pas mal les marchés,
03:40parce que c'est le principal levier aussi du côté iranien.
03:42Ils n'ont que peu de raisons d'aller dans le sens de négociations faciles,
03:47puisque c'est leur principal élément de négociation.
03:49Maintenant, il faut aussi garder en tête, je pense que ce que les marchés voient également,
03:53c'est que ce n'est pas dans leur intérêt non plus de le fermer complètement.
03:55Donc, il y a la voie pour des négociations, ça ne va pas être simple,
03:58c'est probablement encore une situation avec beaucoup d'incertitude et pas mal de volatilité,
04:02mais il y a quand même matière à accepter ce soulagement de la part des marchés,
04:06il ne repose pas sur rien et sur quand même des choses qui sont un peu plus rationnelles.
04:10extrêmes, peu justifiées, effectivement, ce rebond de soulagement de la part des marchés,
04:15quand bien même les conséquences à court terme et à moyen-long terme ne sont pas encore bien identifiées,
04:20ou en tout cas ne sont pas encore complètement définies.
04:24Comment vous voyez, alors avant de parler des conséquences de moyen-long terme,
04:28Benoît Vesco, comment vous, on regarde des éléments qu'on a tous,
04:33et qui peuvent changer d'une heure à l'autre, évidemment avec Donald Trump,
04:36mais qu'est-ce que vous comprenez à la manière dont ce conflit pourrait se terminer,
04:41et est-ce qu'il faut effectivement, est-ce que le marché a bien déconnecté
04:44la situation militaire et les opérations américaines dans le Golfe
04:48de la situation du détroit d'Hormuz ?
04:51Oui, alors c'est pas simple, vous l'avez dit, ça,
04:53on fluctue suivant les commentaires de Donald Trump, jour après jour,
04:58mais on a quand même le sentiment depuis quelques jours qu'il essaye de trouver une porte de sortie,
05:03donc c'est aussi ça qui, petit à petit, rassure un peu les marchés,
05:06parce qu'un conflit qui se prolonge, qui se durcit, c'est vraiment pas le bon scénario,
05:11bon, pour l'ensemble de la croissance mondiale, en fait.
05:15Donc ça, c'est un premier point.
05:18Effectivement, il est capable de tout,
05:19donc de capituler en race campagne en disant qu'il a gagné, c'est possible.
05:25Ce serait sûrement pas une victoire géopolitique,
05:28mais à la limite, pour les marchés, ce qui va importer là,
05:31il y a toujours un côté un peu très pragmatique des marchés,
05:35c'est est-ce que le détroit refonctionne,
05:37ou est-ce qu'il est toujours fermé ?
05:39Donc c'est ça le sujet.
05:41Est-ce qu'il refonctionne avec un péage iranien ?
05:44Tout est possible, on vient de l'évoquer.
05:46Mais à la limite, pourquoi pas ?
05:49On laisserait faire ça.
05:50Donald Trump, ce qu'on appelait à un temps la communauté internationale,
05:54le bloc occidental,
05:56pourrait laisser effectivement un détroit d'hormouze à péage ?
05:59On peut tout contrôler l'Iran.
06:01À l'heure actuelle, on peut tout imaginer.
06:03On peut tout imaginer.
06:04Après, effectivement,
06:06on ne revient pas à l'instant d'avant comme ça.
06:09et de toute façon,
06:11le marché s'est mis dans la perspective
06:12que ça va durer quelques mois
06:13parce que de toute façon,
06:15les infrastructures sont touchées,
06:19les chaînes d'approvisionnement sont touchées
06:20et donc il faudra quelques mois,
06:22plusieurs mois,
06:23pour que tout ça se remette en fonctionnement normal.
06:27Donc c'est clair que ce sujet-là,
06:30il est vraiment essentiel pour les marchés.
06:32Un, la durée
06:33et deux, des perspectives sur la remise en conformité
06:37de l'ensemble de la croissance
06:38et du fonctionnement des chaînes mondiales.
06:41Quelques mois,
06:42mais là aussi, on pourrait y revenir, Benoît,
06:43quelques mois pour la durée de ce conflit,
06:47si c'est une hypothèse aujourd'hui évaluée par le marché,
06:50si on tient compte de la diffusion
06:53des effets macroéconomiques,
06:55que ce soit sur les prix,
06:56que ce soit sur l'activité,
06:58ça veut dire quand même que l'année de 2026,
07:00elle est réglée, entre guillemets.
07:02On n'aura pas les 3% de croissance mondiale
07:04qu'on pouvait anticiper en début d'année
07:07et qui semblait être un consensus d'ailleurs assez solide.
07:10Moi, je me souviens très bien des discussions de marché
07:12qu'on avait en début d'année.
07:13C'était pour notamment indiquer
07:15qu'il y avait des risques dans les marchés,
07:16mais que le risque macroéconomique
07:18n'était peut-être pas, sans doute pas,
07:20le premier risque au début de l'année 2026.
07:23Oui, tout à fait.
07:24Les événements qu'on a vécu depuis le début mars
07:27remettent en cause ce scénario de croissance mondiale.
07:29Et de toute façon,
07:30c'est déjà qu'il y a un impact négatif
07:31sur la croissance mondiale.
07:32Est-ce qu'il est très fort ?
07:33Est-ce qu'il est modéré ?
07:34Pour le moment, à l'heure actuelle,
07:36il semble plutôt modéré et gérable.
07:38Mais évidemment, on n'a pas encore la fin de l'histoire.
07:42Donc ça, c'est vrai que ça sera le sujet.
07:45Après, souvent,
07:48dans la période électorale mid-terme aux États-Unis,
07:51le scénario moyen,
07:53c'est des marchés compliqués
07:55jusqu'au moment des élections
07:57pour avoir un espèce d'effet soulagement
07:59en fin d'année.
08:00Donc ça nous donne encore un peu de temps,
08:02entre guillemets,
08:03je ne dis pas pour rattraper l'année,
08:04mais au moins avoir un peu de souffle d'ici là,
08:08puisque je pense que l'indicateur majeur de Donald Trump,
08:11c'est quand même cette échéance-là
08:14qui doit sûrement lui donner un certain timing
08:16et une nécessité, à un moment donné,
08:18de sortir de l'ordinaire.
08:19Et d'ailleurs, on le disait en début d'année,
08:21les années d'élection de mi-mandat aux États-Unis
08:22ne sont pas forcément des années négatives
08:24du point de vue des marchés,
08:25mais c'est des années où on passe souvent
08:27par un trou d'air, un drawdown,
08:29de l'ordre de 15 à 18%, je crois, de mémoire.
08:32Voilà, donc ça fait quand même une marge de baisse
08:35qu'on est peut-être en train d'encaisser en ce moment.
08:39François, votre évaluation de la situation,
08:42est-ce qu'il y a déjà un certain nombre
08:43de points de non-retour qui ont été franchis
08:45dans ce conflit ?
08:46Quand je dis points de non-retour,
08:47du point de vue des marchés,
08:48du point de vue des conséquences économiques,
08:51et à l'inverse, est-ce qu'il y a une partie du choc
08:53qui est encore réversible
08:55et qui peut permettre de conserver en partie
08:57certains scénarios macro ou de marché
09:00qu'on avait pour 2026 ?
09:01Alors, première certitude,
09:03c'est que Trump a gagné ce conflit,
09:05puisque de toute façon,
09:06quoi qu'il arrive, il aura gagné.
09:08Si c'est lui qui le dit, il a gagné.
09:09Il organisera le scénario pour dire qu'il a gagné.
09:12Et s'il gagne le conflit
09:13sans ayant réglé le problème d'Hormuz,
09:17en fait, c'est peut-être pas un problème pour lui,
09:20ça risque de rester un problème pour nous.
09:21Donc ça, c'est la première chose,
09:23c'est qu'il ne faut pas se tromper,
09:25on est, nous, bien plus concernés que lui
09:27par ce qui passe au travers de ce détroit,
09:30même s'il ne faut pas oublier
09:31que l'essence et le gaz aux Etats-Unis
09:35subissent aussi, malgré tout,
09:37si c'est un pays exportateur,
09:39des difficultés,
09:40ils n'ont pas le même problème sur le gaz,
09:41mais sur le pétrole.
09:42Ils ont du mal à raffiner leur pétrole,
09:44ils sont obligés d'importer du pétrole
09:46pour le raffiner dans leur raffinerie,
09:48et le distiller et le mettre ensuite à la pompe.
09:50On a du bon mot sur le fait que Trump a gagné,
09:52la question, c'est le timing.
09:54Le scénario qui paraît le plus positif, favorable,
09:58serait effectivement qu'il tienne son calendrier
10:01et qu'à l'issue d'une à deux semaines supplémentaires
10:04qu'il a pu annoncer de négociations,
10:08on ait une solution qui répond dans l'ensemble de ses critères
10:11et qui, pourquoi pas, dans le meilleur des scénarios,
10:14réouvrirait rapidement le détroit d'Hormuz,
10:16auquel cas, je pense,
10:18que la croissance sera peu affectée, finalement,
10:21et qu'on retrouvera assez vite les métriques
10:24qui étaient ceux qu'on était dans l'espoir d'avoir
10:28au titre de l'exercice 2026,
10:30et donc, probablement,
10:32des points bas qui ont été faits
10:35et des opportunités qui ont été créées dans cette période.
10:37– Mais ça, c'est si on a une réouverture
10:39et un retour de la fluidité à Hormuz,
10:42c'est le scénario rose, presque.
10:43– Ah ouais, j'entends.
10:44– C'est peut-être pas notre scénario central.
10:46Le scénario central, aujourd'hui,
10:47c'est quand même de voir qu'il n'a pas forcément fini de taper,
10:52à l'image de ce qu'il est en train de mobiliser comme troupe,
10:55et le dernier portavion témoigne encore
10:58du fait qu'il a l'intention de ramener
11:00sur des théâtres d'opération des militaires,
11:04peut-être que pendant les négociations,
11:05on peut retrouver des points un peu supplémentaires de conflits.
11:11C'est souvent le cas,
11:14préalablement, à la conclusion de négociations,
11:16on a une intensification des conflits,
11:17et ça, ce ne serait pas de nature très rassurante pour les marchés,
11:20et ça pourrait continuer à appuyer un petit peu sur les indices.
11:23C'est peut-être ce qui nous retient le plus, aujourd'hui,
11:26de vraiment réinvestir massivement sur les marchés risqués,
11:31qu'ils soient d'ailleurs sur les crédits ou sur les actions,
11:33Benoît est plus un spécialiste du marché obligataire qu'en moi,
11:36mais on était à l'école ensemble,
11:38on ne peut pas parler,
11:39mais objectivement, on a cette idée-là,
11:43que globalement, là, on pourrait aller taper un peu plus fort,
11:46et ce ne serait pas forcément très favorable.
11:48En revanche, on a effectivement les mid-termes,
11:52et même avant les mid-termes,
11:53il y a un calendrier qui va au début de l'été,
11:56moi, je rappelle le 4 juillet,
11:57c'est les 250 ans,
11:59et donc, je pense que c'est une date anniversaire
12:02qui va être largement préparée dans le narratif,
12:06dans le marketing,
12:08et les grands succès de l'administration Trump,
12:11préalablement à ce fameux 4 juillet 2026,
12:13qui sera une étape marquante de l'histoire américaine,
12:16et donc, je pense que si on a un peu de patience,
12:20quelques mois,
12:21ce qui est a priori abordable pour l'investisseur
12:23qui vient sur des fonds actions
12:25avec un horizon d'investissement de 5 ans,
12:27quelques mois, finalement, c'est peu de choses,
12:29et cette période a quand même ouvert
12:31des opportunités assez significatives,
12:35notamment aux Etats-Unis,
12:36puisque, a priori, je pense qu'on aura aux Etats-Unis
12:40certains segments de marché,
12:42et notamment les valeurs technologiques,
12:43qui ont subi une correction extrêmement forte,
12:46une compression des multiples assez historique,
12:50on est passé d'à peu près 30 fois les résultats à venir
12:52à un peu moins de 20 fois,
12:54c'est quand même pas rien,
12:55et un peu moins de 20, ça,
12:57les résultats à venir pour des croissances de bénéfices
12:59qui seront peu impactées par ces événements
13:02et qui seront, a priori, largement en moyenne au-dessus de 20,
13:05parce que c'est un secteur qui est en pleine croissance,
13:07objectivement, c'est pas des ratios de valorisation très inquiétants.
13:10Donc, malgré tout,
13:12même dans cette période d'extrétude,
13:13l'investisseur un peu long,
13:14c'est-à-dire dans la durée d'investissement recommandée,
13:17trouve des points d'entrée,
13:18y compris en Europe,
13:19et aux Etats-Unis,
13:21peut-être que sur les valeurs technologiques,
13:23notamment,
13:23on a des points d'entrée
13:25avec un peu de vigilance, peut-être, sur le choix,
13:27mais globalement, dans l'ensemble,
13:29on a des points d'entrée.
13:30– Débat, alors, Benoît,
13:33qui est le plus affecté par ce choc, peut-être,
13:36sur le plan macroéconomique
13:37et du point de vue du marché, effectivement,
13:39ou est-ce qu'on a envie d'imaginer,
13:42se repositionner,
13:43une fois que la situation sera peut-être un peu plus claire
13:46et qu'on aura un peu plus d'arguments
13:49pour aller vraiment reprendre du risque,
13:52est-ce que c'est sur les valeurs technologiques américaines
13:55qui baissaient depuis le mois d'octobre
13:56et qui commençaient à susciter une forme de défiance,
13:59quand même, de la part des investisseurs ?
14:00Est-ce que la valo,
14:01la baisse de plusieurs points de valorisation,
14:03fait oublier,
14:04ou en tout cas remise le débat qu'on avait
14:06sur le risque de bullia,
14:08le problème des retours sur investissement,
14:10des capex, etc.
14:12Ou, à l'inverse,
14:13est-ce qu'on peut trouver des opportunités en Europe
14:16à travers des thématiques
14:18qui étaient celles bien en place, là aussi,
14:20avant le conflit dans le Golfe,
14:22le thème des infrastructures,
14:23de la défense,
14:25de la souveraineté,
14:27de l'industrie, etc.
14:29Tant qu'on reste dans ce scénario
14:30d'un conflit
14:32qui n'a pas vocation à s'éterniser,
14:34encore une fois,
14:34c'est vraiment un paramètre très très important,
14:37des rééquilibrages de portefeuilles
14:39peuvent s'entendre,
14:40effectivement,
14:40quand on voit que la prime des valeurs technologiques
14:42est quasiment retombée à presque rien
14:43par rapport au reste du marché,
14:45je peux comprendre que dans des portefeuilles,
14:47si on avait beaucoup joué l'Europe,
14:49etc.,
14:49qu'on procède à des rééquilibrages,
14:52ça s'entend très très bien maintenant.
14:53Que la valo du Nasdaq soit quasiment équivalente
14:55à celle du S&P 500,
14:56ça n'arrive pas tous les jours ?
14:58Exactement.
14:58Maintenant,
15:00plus fondamentalement,
15:01je sais que le marché a surtout joué
15:02jusqu'à présent
15:03le risque macroéconomique assez évident,
15:05c'est-à-dire
15:05l'Europe est plus dépendante de l'énergie,
15:08donc ça souffre plus, etc.
15:10Mais en réalité,
15:10nous,
15:10ce qui nous préoccupe plus fondamentalement,
15:12et d'autant plus,
15:13si on se place dans un conflit
15:14relativement limité dans le temps,
15:16c'est que ce choc,
15:17finalement,
15:18parce qu'il aura un impact
15:19sur la croissance
15:19et sur la situation
15:20d'avant le conflit,
15:21l'impact,
15:22il est peut-être plus négatif
15:23aux Etats-Unis
15:24qu'en zone euro,
15:25en réalité.
15:26La zone euro souffrirait
15:27si le conflit
15:29vraiment s'éternise.
15:30En revanche,
15:30aux Etats-Unis,
15:31il n'y a peut-être pas besoin
15:32d'un conflit qui s'éternise
15:33pour faire des dégâts
15:33parce que la situation
15:34de l'économie américaine
15:35était,
15:36contrairement à l'Europe,
15:37très différente,
15:37dans la mesure où c'était une économie
15:38qui n'avait pas encore fait son freinage,
15:40l'amorcer son freinage,
15:41alors qu'en Europe,
15:41on se stabilise,
15:42on avait même un début de reprise
15:44très timide.
15:44C'était deux scénarios
15:45un peu à front renversé.
15:47On voyait cette reprise cyclique,
15:48ce vent cyclique porteur
15:50pour l'Europe
15:51avec une réaccélération
15:52des économies.
15:53A l'inverse,
15:54on pouvait dessiner
15:56un scénario de ralentissement,
15:57en tout cas,
15:58sur quelques trimestres
15:59de l'économie américaine.
16:00Exactement.
16:00Et si on se place
16:01dans cette situation,
16:02ce qui vient de se produire
16:03vient appuyer
16:05sur les points d'inquiétude
16:07qu'on avait avant le conflit,
16:09c'est-à-dire qu'une économie
16:10qui est censée être appelée
16:11à freiner,
16:11mais surtout une persistance
16:13de l'inflation
16:13plus matérielle
16:14qu'en Europe
16:15où on a regagné
16:16la maîtrise de l'inflation.
16:17Et ça, c'est très important.
16:18Il faut bien avoir en tête
16:20que le sujet principal
16:21aux États-Unis,
16:22c'est l'affordability crisis,
16:24donc cette crise
16:25de pouvoir d'achat
16:26et que justement,
16:27et c'est important
16:28notamment dans l'éventuelle réponse
16:30et de posture
16:30de la Banque centrale,
16:31ce qui est important,
16:32c'est les anticipations
16:34d'inflation
16:34de la part des ménages.
16:36Elles auraient peut-être
16:37tendance à être
16:37un peu plus volatiles
16:38aux États-Unis.
16:39Dans une économie,
16:40on n'a pas fondamentalement
16:41renoué avec la maîtrise
16:42de l'inflation.
16:42Et l'autre élément
16:44qui implique
16:45cette prudence
16:46plus fondamentale
16:46en réalité
16:47et qui nous a incité
16:48à garder notre positionnement
16:49quand même plutôt pro-européen
16:50malgré les difficultés,
16:52c'est effectivement
16:53ce qui se passe
16:54autour du crédit
16:55aux États-Unis
16:56parce que
16:57dans une économie
16:58qui n'a pas regagné
16:59la maîtrise de l'inflation,
17:00elle n'a pas pu baisser
17:01suffisamment les taux
17:02et ce qui vient de se passer,
17:04est de nature,
17:04a encore raréfié
17:06l'air respirable
17:07pour tout un tas d'entreprises.
17:09Donc cette problématique
17:09du crédit
17:10qui est devenue
17:11assez lancinante,
17:12notamment le crédit privé
17:14et beaucoup aux États-Unis,
17:15beaucoup plus qu'en Europe,
17:16elle est probablement
17:18nettement accentuée
17:18par ce qui vient de se passer
17:19parce que
17:20cette tension
17:21qu'on a eue sur les taux,
17:22même si elle n'est pas majeure,
17:23elle s'ajoute déjà
17:24à des taux
17:25qui n'étaient pas ajustés
17:26aux États-Unis
17:26et a eu tendance
17:28à dégrader
17:29les conditions de financement
17:30ce qui est un sujet
17:31extrêmement important
17:31aux États-Unis,
17:32probablement plus important
17:33qu'en Europe.
17:33Donc effectivement,
17:34des réajustements
17:35de portefeuille,
17:36on le fait,
17:37on entend très bien ça,
17:38mais pour l'instant,
17:39on n'a pas changé fondamentalement,
17:41on est toujours resté
17:41plutôt pro-Europe
17:42qu'aux États-Unis,
17:43quitte à subir un petit peu
17:44ce qui va nous se passer.
17:45Je comprends.
17:45Je rajoute au chapitre
17:47des fragilités
17:48ou vulnérabilités
17:49de l'économie américaine
17:50la question de la consommation
17:51et d'un consommateur,
17:53d'une consommation
17:54toujours plus concentrée
17:55vers le haut de la pyramide
17:58et un consommateur
18:00qui est de plus en plus sensible
18:02aux effets de marché.
18:03Les actions représentent
18:0525% du patrimoine net
18:07des ménages américains
18:08aujourd'hui
18:09qui est un chiffre
18:10historiquement élevé.
18:11Donc une baisse du marché
18:11d'action,
18:12ça peut tout de suite
18:13se traduire par moins
18:14de consommation.
18:14Exactement.
18:15Et c'est pour ça
18:15qu'on était particulièrement
18:16préoccupés sur la semaine
18:17qui vient de s'écouler
18:18où justement les marchés
18:19américains ont en fait
18:20commencé à ne plus être
18:21épargnés du reste,
18:22ont commencé vraiment
18:23à souffrir.
18:24Et effectivement,
18:24c'est très important
18:25parce que le rôle joué
18:26par les marchés
18:27à travers les effets richesses
18:28dans la consommation
18:29des États-Unis
18:29est extrêmement important
18:30du fait de ce poids.
18:32C'est quasiment
18:32ces ménages les plus riches
18:34qui détiennent les actifs
18:35et qui tiennent
18:35la consommation américaine.
18:37Donc ça,
18:37c'est un sujet central
18:38mais aussi encore une fois
18:39sur les anticipations
18:39de baisse de taux
18:40parce que si le marché
18:41américain en est là
18:42aujourd'hui,
18:42c'est parce qu'on anticipait
18:44une politique monétaire
18:45qui allait continuer
18:45de s'ajuster.
18:46On peut légitimement penser
18:48que ce ne sera pas vraiment
18:48le cas cette année
18:49et donc la problématique
18:50des marchés à action
18:51elle redevient centrale
18:52pour la macro américaine.
18:54Benoît Vesco,
18:55sur les effets
18:56un peu macro
18:57et de marché
18:59déjà à attendre
19:00de ce choc,
19:01de cette guerre
19:02du Golfe
19:03et puis oui,
19:04sur la manière
19:04dont les banques centrales
19:05peuvent répondre
19:06ou non
19:07à cette situation.
19:09Oui,
19:09et je compléterai
19:10peut-être les propos
19:11de François et Benoît
19:11sur les opportunités
19:12des marchés
19:13parce qu'à chaque crise
19:14ces opportunités,
19:15alors c'est facile
19:15de le dire après coup,
19:16c'est toujours difficile
19:17de le vivre au moment
19:19mais sur les marchés
19:20obligataires,
19:20on retrouve les marchés
19:22obligataires comme
19:22les banques centrales
19:23se sont tout de suite
19:24mis dans ces scénarios
19:25de hausse de l'inflation
19:27à court terme
19:27et donc on a retrouvé
19:29des rendements
19:29sur des parties
19:30courtes obligataires
19:31les 2-5 ans en moyenne
19:33assez attractifs
19:34quand on regarde
19:34des émetteurs privés
19:36notés triple B
19:36donc notation moyenne
19:37dans l'ensemble
19:39des entreprises
19:41échéance 3-5 ans
19:42on va se rapprocher
19:43en ce moment
19:43des 4%
19:45ce qui redevient
19:46quand même
19:46des choses assez attractives
19:47parce qu'on reste
19:48sur des émetteurs
19:49de qualité
19:49pas vraiment
19:50de risque de défaut
19:52et si on a
19:53un horizon de placement
19:54relativement court
19:553 ans et quelques
19:57tout de suite
19:57on a quand même
19:58un rendement
19:59qui est quand même
19:59vraiment intéressant
20:00donc ça,
20:01ça fait partie
20:02de ces opportunités
20:02qu'il faut quand même
20:03regarder
20:03c'est jamais facile
20:05mais quand on a
20:06des liquidités
20:07par qu'est-ce
20:07dur court terme
20:09regarder ces sujets-là
20:10peut être intéressant
20:12voilà
20:12et ça c'est
20:13complètement inhérent
20:14au discours
20:15des banques centrales
20:17qui n'a pas été simple
20:18parce que les banques centrales
20:20alors
20:20elles n'ont que des coups
20:21à prendre
20:21généralement
20:22dans ce genre de situation
20:23c'est faux
20:24choc exogène
20:25donc pas encore
20:26d'effet de second tour
20:27la banque centrale européenne
20:29alors son mandat est simple
20:30l'avantage c'est que
20:30je regarde l'inflation
20:32et que l'inflation
20:33donc choc exogène
20:34l'inflation va monter
20:35avant d'attendre
20:37des effets de second tour
20:38je commence à réagir
20:39alors
20:40les banques centrales
20:40elles ont deux armes
20:41elles ont l'arme
20:42des taux directeurs
20:42bien entendu
20:43mais elles sont aussi
20:43l'arme de la communication
20:44bon c'est cette première
20:45qu'elle utilise évidemment
20:47et puis elle a même fait
20:48un petit peu de rétro-pédalage
20:49après coup
20:50pour essayer de temporiser
20:51un peu les choses
20:52mais évidemment
20:54elle est tout de suite
20:55en vigilance
20:56puisque quand on regarde
20:56les marchés obligataires
20:57on a vite vu
20:59ces anticipations inflationnistes
21:00tout de suite monter
21:02de 40-50 points de base
21:04et il fallait qu'elle réagisse
21:05pour essayer de casser
21:06ce mouvement là
21:08cette dynamique
21:08ça c'est essentiel pour elle
21:10d'accord
21:10est-ce qu'il faudra
21:11qu'elle aille jusqu'à une montée
21:12des taux directeurs
21:14là je serais plus réservé
21:15parce que
21:16on est vraiment dans une phase
21:17de choc exogène
21:18on voit pas d'effet de second tour
21:19pour le moment
21:19c'est vrai que c'est trop tôt
21:20mais les chiffres de cette semaine
21:22ne montrent rien
21:23non
21:24on capture pas encore
21:25la totalité
21:26de ce qui s'est joué en mars
21:27notamment sur l'énergie
21:28et puis
21:29moi je rappelle toujours
21:30cette période
21:32où Jean-Claude Trichet
21:33était 2008
21:34monte ses taux directeurs
21:35d'un quart de point
21:36pour ensuite
21:37à toute vitesse
21:37les rebaisser
21:38puisqu'on sait
21:39ce qui s'est passé
21:39ensuite en 2008
21:40et les remonter
21:40deux fois en 2011
21:41je rappelle aussi
21:42deux hauts en 2011
21:44et septembre
21:44tout à fait
21:45crise de zone euro
21:45en 2011
21:46même scénario
21:47donc on peut imaginer
21:48qu'ils ont quand même
21:49ce scénario là
21:49en tête
21:50et qu'ils vont d'abord
21:51utiliser l'arme de la communication
21:52d'autant que c'est intéressant
21:54ce que vous décrivez là
21:55effectivement
21:55et dès les premières heures
21:56du conflit
21:57le marché
21:58les banques centrales
21:58se sont focalisées
21:59sur l'aspect inflationniste
22:01potentiel
22:02depuis le début de la semaine
22:03on voit des taux longs
22:05souverains
22:05qui ont plutôt tendance
22:06à baisser
22:07quand le pétrole
22:09lui baisse un peu
22:10mais reste quand même
22:11autour de 100 dollars
22:12oui alors après
22:13il y a un élément
22:15technique classique
22:16si le pétrole
22:17se bloque
22:18à même 120 dollars
22:20pendant un an
22:21dans un an
22:21il n'y a plus de hausse
22:22des prix de l'énergie
22:24donc il y a aussi
22:25ce phénomène là
22:25alors il n'est pas sympathique
22:26parce qu'il y a quand même
22:27une perte de pouvoir d'achat
22:28et une ponction
22:29sur le consommateur
22:31mais il y a aussi
22:31ce phénomène là
22:33donc ça c'est logique
22:34qu'à un moment donné
22:35une fois qu'on a acté
22:36sur les marchés obligataires
22:36un certain nombre
22:37de mauvaises nouvelles
22:38sur les hausses de prix
22:39on temporise
22:40et puis parallèlement
22:42des banques centrales
22:43qui ont un discours
22:43peut-être un tout petit peu
22:45moins faucon
22:46depuis quelques jours
22:47oui oui
22:48en tout cas des prises de parole
22:49plus équilibrées
22:51y compris au sein
22:51de la banque centrale européenne
22:52un ville-roi de galop
22:53s'est exprimé
22:54effectivement
22:54avec une parole
22:56plus ouverte
22:57plus équilibrée
22:58sur la réaction
23:01possible
23:01de la banque centrale européenne
23:02à l'occasion
23:03de la prochaine réunion
23:04du 30 avril
23:05le fait que les taulons
23:07se mettent à baisser
23:08là depuis le début
23:08de la semaine
23:09ça nous dit quelque chose
23:10ou pas
23:11François ?
23:12ça nous dit
23:13que ce sera un peu plus facile
23:15peut-être que s'il continue
23:16à monter comme ça
23:17parce que sincèrement
23:18on atteignait des niveaux
23:21assez douloureux
23:22si on passe les 3%
23:24allègrement
23:25sur l'autoréférence allemand
23:26à 10 ans
23:26ça va commencer
23:27à se sentir
23:29notamment sur les pays
23:31comme la France
23:31qui ont tangenté
23:32les 3,80
23:33donc ces 80 points de base
23:35d'écart
23:35nous font de plus en plus mal
23:37chaque jour qui passe
23:39dans les autres points
23:40de vigilance
23:41donc Alain André
23:41et juste pour le remettre
23:44devant nos yeux
23:45on arrive aujourd'hui
23:47en avril
23:47et c'est pas une blague
23:49on est bien dans la publication
23:50des résultats du premier trimestre
23:51ça va commencer
23:51ça va commencer
23:52et quand on regarde
23:54ce qui a été anticipé
23:56depuis le début de l'année
23:57dans ce scénario
23:58qu'on citait
23:58qui était très favorable
24:00j'ai pas vu encore
24:01de correction
24:02sur les attentes
24:03de profit
24:03pour 2026
24:04et c'est peut-être
24:05les boîtes commencent
24:07à peine à communiquer
24:08voilà
24:08alors c'est peut-être
24:09l'autre point de vigilance
24:10en dehors de ce que
24:12je citais tout à l'heure
24:13à savoir
24:14une intensification
24:16de l'effort
24:18et des combats
24:18c'est effectivement
24:20le deuxième point de vigilance
24:21qui me paraît important
24:21attention
24:22on va avoir des publications
24:23qui risquent d'être
24:24un peu plus prudentes
24:26ne serait-ce que par
24:27prudence des dirigeants
24:29et pour éviter
24:30les mauvaises surprises
24:31de la part
24:32des dirigeants d'entreprise
24:33que nous allons rencontrer
24:34à l'occasion de ces publications
24:35donc c'est 14%
24:36on attend quoi aux US
24:3714%
24:38c'est ça
24:3814-15%
24:40ça n'a pas beaucoup varié
24:41ils vont être
24:43challenging
24:44peut-être pas forcément
24:45aux US
24:46parce que c'est bien retiré
24:47quand même
24:47par la tech
24:49qui doit avoir
24:50ses profits
24:51de 30-40-50%
24:52mais côté européen
24:52en tout cas
24:53moi je suis un peu plus vigilant
24:55puisque c'est mon terrain de jeu
24:57le plus proche
24:58donc c'est vrai
24:59que c'est celui
24:59qu'on regarde le plus
25:00pour l'instant
25:00ça n'a pas corrigé non plus
25:01et donc les ambitions
25:02étaient assez fortes
25:03sur 2026
25:04parce qu'en vérité
25:05on avait recalé 2025
25:08sur 2026 et 2027
25:09Dès ce trimestre-là
25:10on pourrait avoir
25:11un ajustement important
25:12ou est-ce que c'est un ajustement
25:13qui va prendre du temps ?
25:14Tout va dépendre
25:15de la communication
25:15qui sera faite
25:16par les dirigeants
25:17et on a vu
25:18des communications
25:19extrêmement violentes
25:20à l'occasion
25:21des publications précédentes
25:22je pense au secteur auto
25:23par exemple
25:24qui a passé des provisions
25:25extrêmement élevées
25:26on pourrait avoir
25:28là aussi
25:28des dirigeants
25:29qui mettent un petit peu
25:31de sécurité
25:32dans leur communication
25:33Si vous êtes amené
25:34à communiquer
25:34que le détroit d'Hormuz
25:35est toujours fermé
25:36je ne vois pas bien
25:37ce que vous pouvez raconter
25:38Voilà
25:38donc c'est peut-être
25:39l'autre point de vigilance
25:40puisqu'on rentre
25:40dans cette période-là
25:41ça me paraît
25:42quelque chose d'intéressant
25:43à regarder
25:47Les chaînes de valeurs
25:48les chaînes d'approvisionnement
25:49ont été tellement choquées
25:51depuis 5 ans maintenant
25:52entre le Covid
25:54l'Ukraine
25:55les tarifs
25:57est-ce qu'il y a quand même
25:58une forme de résilience
25:59qui s'est installée
26:00ou est-ce qu'on sous-estime encore
26:02les imbrications
26:04de ces chaînes d'approvisionnement
26:05et de ces chaînes de valeurs
26:07telles qu'elles existent
26:07depuis plusieurs années
26:09et dizaines d'années maintenant
26:10Peut-être que c'est là
26:12la vraie similitude
26:14avec 2025
26:14il y a un an
26:16on parlait de tarifs
26:17on avait des impacts
26:18qui étaient absolument colossaux
26:20quasi au quotidien aussi
26:22puisqu'on avait
26:23des errements de communication
26:26assez importants
26:27et on a quand même subi
26:28une hausse de tarifs
26:29de 2,5 à 15%
26:31à cette période-là
26:32qui a quand même
26:32bien impacté les marchés
26:34et aussi d'ailleurs
26:34les valeurs américaines
26:35qui avaient été
26:36fortement décotées
26:37à cette occasion
26:38et puis
26:39l'exercice a repris son cours
26:41assez rapidement
26:42la stabilité
26:43a laissé la place
26:44aux entreprises
26:44pour délivrer
26:45et ce qui a été délivré
26:47malgré un contexte
26:48de krach
26:49sur le dollar
26:50pour les européens
26:51malgré le contexte
26:53des tarifs
26:53a été quand même
26:54extrêmement solide
26:55puisqu'on a maintenu
26:56et les activités
26:58et grosso modo
26:59les marges
27:00par rapport à un pic
27:01que nous avions connu
27:02l'exercice précédent
27:042026
27:05est-ce qu'on pourrait
27:06la question qu'on se pose
27:07c'est est-ce qu'on peut avoir
27:08le même scénario
27:09et je pense
27:10et c'est ce que je disais
27:10un petit peu en introduction
27:11que si le conflit
27:12se résout
27:13dans les délais
27:14qui ont été annoncés
27:16je pense qu'on peut
27:17faire confiance
27:17en vérité
27:18aux entreprises
27:19pour montrer
27:20leur capacité
27:20de résilience
27:21dans ce contexte
27:21et de délivrer
27:22une bonne partie
27:23de ce qui a été
27:24promis en début d'année
27:26le vrai sujet
27:27c'est que là encore
27:28on dépend
27:28d'un contexte
27:29et des données externes
27:30qui ne nous appartiennent pas
27:31qu'on ne maîtrise pas
27:34mais à ce stade
27:35en tout cas
27:35pour moi
27:36il n'y a pas de vision
27:37négative
27:38simplement
27:40le risque
27:40de surcroît
27:41de volatilité
27:42est toujours présent
27:43parce que
27:44vous avez toujours
27:45de l'attention
27:46avant
27:47la sortie
27:48d'un résultat
27:49de négociation
27:50face à
27:50alors Benoît
27:51non mais
27:52effectivement
27:53je voulais réagir
27:55sur le sujet
27:56parce que
27:56comme l'économie américaine
27:57comme le macro
27:58les résultats
27:59des entreprises
27:59on a l'impression
28:00qu'ils sont totalement
28:00insubmersibles
28:01peu importe les chocs
28:02tout se passe toujours bien
28:03et je pense que
28:04la multiplication
28:05comme ça
28:05des chocs
28:06à un moment
28:06va se traduire
28:08quand même
28:08assez concrètement
28:10et déjà
28:11on avait beaucoup de doutes
28:11sur le consensus
28:12des profits américains
28:13à 15%
28:14vu la situation
28:16il faudrait quand même
28:16que ça s'améliore
28:17très très vite
28:18pour qu'il y ait un impact
28:19très négligeable
28:21en réalité
28:21là
28:22d'un point de vue macro
28:23il faut très vite
28:24qu'on revienne
28:24à un prix moyen du baril
28:25entre 75 et 80
28:27que en gros
28:27ça reste la moyenne
28:28sur 2026
28:29pour que l'impact macro
28:30soit négligeable
28:31et donc sur les profits
28:32on n'ait pas trop de doutes
28:32si on reste quand même
28:34dans un prix du baril
28:35un peu plus tendu
28:36et il ne faut pas
28:36qu'il soit tendu
28:37nettement plus
28:38mais nous on a fait
28:39les calculs
28:40sur un prix moyen
28:41du baril
28:41à 90 dollars
28:42sur l'ensemble de l'année
28:44l'impact sur les profits
28:45va être très significatif
28:47ça implique pour nous
28:48une croissance
28:49aux Etats-Unis
28:50qui est amputée
28:51de 0,4
28:52et une croissance européenne
28:53qui est amputée
28:54de 0,8
28:54si on fait ça
28:55sur l'ensemble de l'année
28:56ça implique des profits
28:57d'une croissance
28:58alors encore une fois
28:59c'est quantitatif
29:00c'est très théorique
29:00mais ça fait tomber
29:02quand même la croissance
29:03des profits aux Etats-Unis
29:03entre 3 et 4%
29:04on passe de 15 dans le consensus
29:06à seulement 3-4%
29:07donc c'est quand même
29:08très significatif
29:08parce que là
29:09il n'y a plus
29:11la capacité de transmettre
29:12les hausses de coûts
29:13dans les prix finaux
29:15exactement
29:16le choc logistique
29:17Covid
29:18en fait il n'y a pas
29:19de réponse budgétaire
29:20est-ce qu'il y a un métisme possible
29:21de la part des entreprises
29:23les comportements
29:24qui ont été très bien documentés
29:25pendant la période inflationniste
29:27de gridflation
29:28d'inflation par les marges
29:29on parlait même
29:30de certains passagers
29:31clandestins
29:31un peu de l'inflation
29:32qui en profitait
29:33pour reconstituer
29:34des marges
29:34parfois très faibles
29:35historiquement
29:35en se disant
29:36bah tiens
29:37tout le monde monte les prix
29:38il n'y a pas de raison
29:39que j'en profite pas aussi un peu
29:40enfin cette période-là
29:41elle est révolue
29:42je doute qu'il y a encore
29:43cette possibilité
29:43parce que déjà
29:44on était dans une économie
29:45qui repartait très très fort
29:47là c'est pas le cas
29:48elle est plutôt en train
29:48de ralentir
29:49qui était stimulée
29:49par des chèques
29:50donc là en plus
29:51il n'y a pas de réponse budgétaire
29:52et c'est tant mieux
29:52enfin il n'y a pas de l'austérité budgétaire
29:54non plus
29:54exactement
29:55il y a quand même de l'épargne
29:57il y a encore
29:58ici et là
29:59des soutiens
30:00mais à mon sens
30:00la capacité à transmettre
30:02les hausses de prix
30:03elle est bien moindre
30:04qu'à cette époque
30:05et donc
30:06ça fait longtemps
30:06où on dit que justement
30:07l'impact des tarifs
30:08on ne le voit pas
30:08parce que les entreprises
30:10le compressent dans leurs marges
30:11un moment ou un autre
30:13elles n'auront pas d'autre choix
30:14donc
30:15ça risque de se voir
30:16un moment ou un autre
30:17en fait
30:17ça ne sera pas gratuit
30:18et donc si effectivement
30:19on est dans un scénario
30:20qui n'est pas un scénario extrême
30:2190 dollars le baril sur 2026
30:24ce qui vient de se passer
30:24on peut tout à fait l'envisager
30:26l'impact sur les profils
30:27est quand même assez significatif
30:29donc oui
30:29on s'attend à un discours
30:30quand même assez
30:30un peu plus prudent
30:31sur la situation
30:32François
30:33je partage l'avis
30:34il y a un sujet
30:35c'est que les paris américaines
30:36elle est vraiment résorbée
30:37cette fois-ci
30:38elle est fondue
30:39on est revenu à zéro
30:40mais
30:41Trump arrive avec ses chèques
30:43n'oubliez pas
30:44qu'on arrive dans la période
30:45où il va commencer
30:46à distribuer
30:46à compter
30:47les chèques de liberté
30:48exactement
30:49et donc on va avoir
30:50là aussi
30:51une réaction peut-être
30:52du consommateur américain
30:53à ces montants
30:55qui seront redistribués
30:57en tout cas
30:58d'un point de vue
30:58du timing
30:59ça me paraît assez juste
31:00donc on va rembourser
31:01les tarifs aux entreprises
31:02qu'ils ont payés
31:03on va utiliser
31:04les mêmes revenus
31:06et recettes des tarifs
31:07pour faire des chèques
31:08aux américains
31:09et puis
31:09on utilisera toujours
31:10ces mêmes tarifs
31:11pour se désendetter
31:11enfin
31:12ça fait beaucoup d'objectifs
31:14pour une seule cagnotte
31:16quand même
31:17non non mais
31:17oui effectivement
31:18mais c'est significatif
31:20quand les ménages
31:21notamment les plus modestes
31:22reçoivent des chèques
31:23dans leur boîte à lettres
31:24c'est pas quelque chose
31:26ça c'est consommé
31:26il n'y a pas d'impact
31:27ça a vraiment l'impact
31:28sur les ménages
31:29les plus contraints
31:30oui oui
31:30sur le comportement
31:31des entreprises
31:32Benoît je voyais
31:33à Caissé
31:33où effectivement
31:34il n'y a plus la place
31:35pour transmettre
31:37et diffuser
31:37parce que la hausse
31:38des coûts des intrants
31:39ça va très vite
31:40dans les enquêtes de mars
31:41là on a eu des enquêtes
31:41PMI je crois
31:42ou ISM
31:43cet après-midi
31:43pour les Etats-Unis
31:44les prix payés
31:46se sont déjà envolés
31:47quand les prix facturés
31:48eux
31:48bon ils n'ont pas encore bougé
31:50oui alors
31:51la difficulté
31:52c'est qu'en plus
31:52on va avoir sûrement
31:53des
31:53on rentre effectivement
31:55dans la période des résultats
31:55et des communications
31:57aux entreprises
31:57on n'aura pas forcément
31:58des messages clairs
32:00secteur par secteur
32:01ils sont comme nous
32:03on vit jour après jour
32:04suivant les commentaires
32:05de Trump
32:06donc je ne suis pas sûr
32:08qu'il puisse avoir
32:08des visions claires
32:10à nous adresser
32:11pour l'année
32:12donc ça ce sera
32:13une difficulté
32:14donc on rentre vraiment
32:14dans une période
32:15entre deux
32:17il faudra au moins
32:18un deuxième trimestre
32:19de publication
32:19pour qu'on
32:20il faudra encore un peu de temps
32:21il voit un peu plus clair
32:22entreprise par entreprise
32:23tout à fait
32:23et là où je rejoins
32:24les commentaires de François
32:26c'est que
32:27Trump n'hésitera pas
32:29à lâcher du lest
32:31budgétairement
32:31ça lui posera
32:32zéro problème
32:34toujours pareil
32:35période électorale
32:36il faut qu'il gagne
32:37peu importe
32:38ce que ça coûte
32:40et ça correspond bien
32:41à un scénario
32:42de soulagement
32:43des marchés
32:43plutôt en fin d'année
32:45et qui repart
32:46sur des nouvelles perspectives
32:48dans ces cas-là
32:49alors
32:50c'est pas tout rose
32:51ce scénario-là
32:51parce qu'on reporte
32:52les problèmes
32:53on les reporte
32:54en 2027
32:55ou peut-être plus tard
32:56mais en fait
32:56on ne fait qu'accumuler
32:57les difficultés
32:58et les reporter
32:59à un autre moment
33:00mais ce qui fait que
33:01on a tous tendance
33:02à raisonner en année civile
33:03il vaut mieux
33:04un choc exogène
33:05en début d'année
33:05qu'en fin d'année
33:08l'année n'est pas terminée
33:09boursièrement parlant
33:10en fait
33:10donc c'est pour ça que
33:12histoire de calendrier
33:13quoi
33:13oui alors ça peut paraître
33:14complètement
33:17immatérielle
33:17et psychologique
33:18mais en fait
33:19l'année n'est pas terminée
33:21boursièrement
33:21et elle peut bien se terminer
33:23malgré tout
33:23étonnamment
33:24parce qu'en fait
33:26je dirais
33:27le soutien budgétaire
33:30qu'on imagine
33:32du gouvernement Trump
33:33il est toujours possible
33:35après
33:36on a toujours en tête
33:37qu'à un moment donné
33:40qu'est-ce qui se passera
33:40quel sera l'impact
33:41quel sera le déclencheur
33:42je ne l'ai pas encore
33:43mais à un moment donné
33:44les banques centrales
33:45rentreront dans un cycle
33:46de hausse de taux
33:48est-ce que c'est
33:48est-ce que c'est aujourd'hui
33:49parce que la guerre dure
33:51a priori
33:52ça n'a pas l'air d'être
33:53le cas pour le moment
33:53est-ce que c'est en 2027
33:55ou en 2028
33:55je ne sais pas encore
33:57mais ce sera le déclencheur
33:59et la réalité
34:00des difficultés budgétaires
34:02des déséquilibres budgétaires
34:03là à ce moment-là
34:04on l'a
34:04les prochains mouvements
34:05un peu fondamentaux
34:07des banques centrales
34:07vous dites
34:08je mets de côté
34:09les chocs
34:10qui nécessitent
34:10d'intervenir
34:11pour des questions
34:11de stabilité de prix
34:12etc
34:13mais les prochains mouvements
34:14fondamentaux
34:14le sens de l'histoire
34:15c'est quand même
34:16plutôt que les taux
34:16soient toujours
34:17un peu plus tiltés
34:18à la hausse
34:19oui
34:19les grandes crises
34:20ou les grands mouvements
34:21de baisse
34:21ont toujours été déclenchés
34:22par des mouvements
34:23de hausse des taux directeurs
34:24pourquoi ?
34:25parce qu'ils révélaient
34:26des déséquilibres
34:27souvent avec
34:28une concomitance
34:29des hausses
34:29de prix du pétrole
34:30aussi
34:31tout à fait
34:32donc voilà
34:33et pour le moment
34:35est-ce qu'on l'a tout de suite
34:36est-ce qu'on l'a dans un ou deux ans
34:37on n'a pas la réponse encore
34:40je voulais qu'on dise
34:40un mot de l'Asie aussi
34:41peut-être Benoît Pelloy
34:42alors pas forcément
34:43parce que tout le monde
34:44est investi en Asie
34:45c'est pas ce que je veux dire
34:45mais dans le scénario 2026
34:48un c'était quand même
34:49une source de croissance économique
34:51non négligeable
34:52et deux c'était
34:55un terrain de diversification
34:56pour les investisseurs
34:58ou pour des allocations
35:00globales
35:01je comprends que
35:02l'histoire européenne
35:03l'histoire américaine
35:04peuvent se poursuivre
35:06chacune à leur manière
35:08est-ce que l'histoire asiatique
35:09elle a été profondément abîmée
35:11là quand même
35:12elle a été en partie abîmée
35:14probablement
35:14et parce que
35:15effectivement
35:15alors nous
35:16on parle de l'impact macro
35:18concernant l'Europe
35:19il est encore plus important
35:20pour les pays
35:20là on parle de vraies disruptions
35:22on parle de rationnement
35:24on parle de
35:26de poche de pénurie
35:27ici et là
35:27dans certains pays
35:28déjà
35:29exactement
35:29et d'ailleurs
35:30enfin justement
35:31on peut voir un peu
35:33cette difficulté
35:34beaucoup ont été surpris
35:35que le dollar rebondisse
35:36finalement pas tant que ça
35:37en fait
35:38on s'aperçoit que c'est parce que
35:39notamment les détenteurs
35:40de créanciers étrangers
35:42ont justement
35:43plutôt vendu
35:44des trisorises
35:45parce que
35:45justement
35:45ils ont besoin de cash
35:47et il y a quand même
35:47quelques problèmes
35:48et c'est pas mal
35:48de pays d'Asie
35:51nous l'Asie
35:51on l'a traité
35:52vraiment
35:52encore une fois
35:53l'objectif dans l'allocation
35:55c'était de faire autre chose
35:57que uniquement
35:57des Etats-Unis
36:00essentiellement
36:00de revenir sur
36:01un coeur Europe
36:02et l'Asie était traitée
36:03un peu comme une diversification
36:04à cette stratégie
36:05j'avoue que c'est effectivement
36:06un peu moins vrai aujourd'hui
36:07vu ce qui s'est passé
36:08les dégâts causés
36:09par cette crise énergétique
36:10sont peut-être
36:11un peu plus douloureux
36:12en Asie
36:13notamment la dépendance
36:14vis-à-vis du gaz
36:14parce qu'on parle beaucoup
36:15du pétrole
36:15mais la dépendance
36:16vis-à-vis du gaz
36:16elle est plus importante
36:19et donc
36:20effectivement
36:21j'ai envie de dire
36:22on se concentre
36:22un peu plus
36:23sur l'Europe
36:23dans les portefeuilles
36:24et effectivement
36:25cette histoire
36:26de diversification
36:26elle est peut-être
36:27un peu mise en stand-by
36:27vu ce qui vient de se passer
36:29François
36:29si on dit un mot
36:31à nouveau
36:31de l'Europe
36:32à travers
36:33ce qui peut
36:35être utilisé
36:36comme une nouvelle
36:36piqûre de rappel
36:37de nos dépendances
36:39à l'énergie
36:40à différentes formes
36:42d'énergie
36:43notamment
36:43alors pourtant
36:44l'histoire récente
36:45n'a pas été avare
36:46en matière de piqûres de rappel
36:47toujours pas de pétrole
36:48toujours pas de gaz
36:49toujours pas de pétrole
36:50il n'y a rien de nouveau
36:51la guerre
36:52russo-ukrainienne
36:53elle se poursuit
36:54et désormais
36:55le détroit d'Hormuz
36:56est bloqué
36:57est-ce que
36:58si on cherche
36:59des sources d'opportunités
37:00est-ce qu'il a
37:01une vraie opportunité
37:02d'une
37:03je ne sais pas
37:03d'aller plus loin
37:04dans l'Europe de l'énergie
37:05en tout cas
37:06dans les dépenses
37:06d'investissement
37:07pour nous rendre
37:08plus autonomes
37:10plus résilients
37:11face à ces crises énergétiques
37:13alors
37:15on applaudirait tous
37:16les mesures
37:17du plan de raillie
37:18sur l'Europe
37:20je crois que là
37:21clairement
37:21on sera ravis
37:22et je pense que
37:23de toute façon
37:24la quantification
37:25Gona et les taux longs
37:26qui ont trouvé
37:27des points hauts
37:28récemment
37:28ne sont pas de nature
37:30à être retournés
37:30tout simplement
37:31parce qu'il va falloir
37:32investir massivement
37:33et qu'on va avoir
37:34un peu plus de concurrence
37:36dans les émissions
37:37obligataires
37:38souveraines
37:38que ce soit en Europe
37:40mais aussi en concurrence
37:41avec les refinancements américains
37:43et toutes les émissions
37:46souveraines par le monde
37:47puisqu'y compris au Japon
37:48aujourd'hui
37:48on a des taux
37:49qui sont intéressants
37:51pour les épargnants
37:51japonais
37:52donc on a un contexte
37:54un peu différent
37:54et je ne pense pas
37:56qu'on ait à ce stade
37:58de terminer le mouvement
37:59haussier
38:00sur les taux longs
38:01souverains
38:02de par cette volonté
38:04d'investissement
38:06et cette concurrence
38:07qui va être accrue
38:08sur les émissions
38:09maintenant
38:10est-ce que c'est
38:11une période
38:12pour les investisseurs
38:14extrêmement compliquée
38:16je suis les avis
38:17de Benoît
38:18on trouve des opportunités
38:19nous avions du cash
38:20dans les portefeuilles
38:20il a été mis
38:21en crédit
38:23plutôt
38:24court
38:24investment grade
38:25à 2-3 ans
38:26on récupère quand même
38:27une marge de rémunération
38:29qui me paraît intelligente
38:32on a pas mal
38:33refondé
38:34nos allocations
38:35dans cette période-là
38:36même sur les parties
38:37d'ailleurs risquées
38:38les produits
38:39de type high yield
38:41européens
38:41on avait des fonds
38:43qui avaient des échéances
38:43plutôt courtes
38:44avec lesquelles
38:45on était maintenant
38:46confortables
38:47mais on avait fait
38:47l'essentiel
38:48du chemin espéré
38:49au départ
38:50aujourd'hui
38:50on peut reprendre
38:51un peu de maturité
38:53donc on les a fait évoluer
38:54un petit peu
38:55dans les allocations
38:56il y avait beaucoup de choses
38:57à faire sur cette partie-là
38:58et je trouve que c'était
38:59des opportunités
38:59en tout cas
39:01dans un contexte
39:01où on n'imagine pas
39:02l'inflation exploser
39:03ou un taux de défaut
39:04exploser de manière considérable
39:06et puis sur la partie action
39:09bon c'est des années
39:10pas simples
39:11mais c'est des années
39:12dans lesquelles
39:12on fait notre travail
39:14et puis finalement
39:15si les indices patinent un peu
39:16et qu'on arrive à faire
39:17de la gestion discrétionnaire
39:19et à travailler correctement
39:20à l'intérieur de cela
39:21on va se faire éjouir
39:22parce que c'est ce qui fait
39:23que nos maisons
39:24ont des chances
39:24de rester là
39:25face aux grands fabricants
39:27et donc
39:28nous c'est plutôt
39:29des périodes
39:29qui sont
39:31un peu de stress
39:32effectivement
39:32mais c'est pas
39:33des moments révélateurs
39:34pour la gestion active
39:35oui
39:35et puis c'est des moments
39:35où on arrive à sortir du lot
39:37en vérité
39:37donc c'est des choses
39:39qui durent depuis maintenant
39:403-4 ans
39:41on a un régime de marché
39:41qui nous est favorable
39:43depuis maintenant
39:44plusieurs exercices
39:46c'est pas simple
39:47notamment sur les valeurs
39:48de croissance
39:49mais pour le coup
39:50on a des marchés
39:51qui s'arbitrent très vite
39:52on a des marchés
39:54qui sont assez algorithmés
39:56donc c'est vrai
39:57que la gestion traditionnelle
39:58buy and hold
39:59est un peu mise en difficulté
40:01nous avons fait beaucoup
40:02évoluer nos modèles de gestion
40:04on est beaucoup plus souples
40:05et agiles aujourd'hui
40:05avec des taux de rotation
40:06qui ont été quasiment
40:07multipliés par 10
40:08sur nos fonds
40:09donc c'est vrai
40:10que ça nous permet
40:10de capter un peu plus
40:11d'alpha dans ces périodes
40:12donc c'est pas des périodes
40:14difficiles
40:15où nous oui
40:16parce qu'il faut travailler
40:17et agir
40:18c'est plus sportif
40:19mais c'est là
40:21où la valeur
40:21peut vraiment s'exprimer
40:22dans un contexte de marché
40:23c'est peut-être
40:24le dernier point
40:25sur lequel je voudrais conclure
40:26qui n'a pas vraiment changé
40:27le marché
40:27ça fait maintenant
40:28plusieurs années
40:29qu'il corrige
40:30tout au fil
40:31des trimestres
40:32des gros excès
40:33et d'une manière
40:33très violente
40:34on l'a vu sur le software
40:35on l'a vu sur le luxe
40:36il y a 2-3 ans
40:37sans remettre en question
40:39deux choses
40:39ni la tendance de fonds
40:41ni l'attractivité
40:42pour l'épargne
40:43et je crois
40:45qu'on peut dire
40:45encore aujourd'hui
40:46que malgré ce qui se passe
40:48l'épargne continue
40:49à venir s'investir
40:50aux Etats-Unis
40:51les particuliers
40:52continuent leur mouvement
40:53d'achat
40:54quoi qu'il arrive
40:55il y a des ETF
40:57notamment
40:58il y a des ETF
41:00la gestion active
41:01dans de la perche
41:02non non
41:02la gestion active
41:03n'est pour le coup
41:04qui était en difficulté
41:06beaucoup
41:06l'exercice
41:07ça fait maintenant
41:08deux trimestres
41:10qu'on a des flux
41:11qui redeviennent
41:11positifs
41:12sur la gestion active
41:13bon
41:13Benoît Vesco
41:14vous avez le mot de la fin
41:15mais point très intéressant
41:16débat François
41:17c'est un environnement
41:18plus sportif
41:19un régime de volatilité
41:20différent
41:21peut-être structurel
41:22d'ailleurs
41:22qui est en train
41:22de s'installer
41:23mais
41:24c'est un environnement
41:25dans lequel
41:26la gestion active
41:28a des chances
41:30qu'elle n'a pas
41:31dans d'autres
41:32environnements
41:32plus calmes
41:33on est sortis
41:34de ce monde
41:34ultra polarisé
41:35qu'on a vécu
41:362024-2025
41:37ultra polarisé
41:39géographiquement
41:39et sectoriellement
41:40parce que c'était
41:41les US
41:42et quelques valeurs
41:42donc on revient
41:44vers des schémas
41:44beaucoup plus classiques
41:45et beaucoup plus diversifiés
41:47ça ça nous va bien
41:49la crise actuelle
41:50elle renforce
41:52certaines thématiques
41:52autour de
41:53qui avaient été mis en exergue
41:54par l'intelligence artificielle
41:55autour de l'énergie
41:56production d'énergie propre
41:57efficacité énergétique
41:59transport d'énergie
41:59tout ça
42:00ça reste complètement vrai
42:01et validé
42:03souveraineté aussi
42:04attention peut-être aussi
42:05aux fausses bonnes idées
42:06sur la défense
42:07parce que quand on voit
42:08que la première puissance militaire
42:09est quand même mise en difficulté
42:11par une production
42:12de drones à bas coût
42:14bon
42:15il faudra se poser des questions
42:16sur cette industrie
42:17et qui devra se renouveler
42:18quand même
42:18intéressant
42:19très intéressant
42:20secteur de la défense
42:21qui a plutôt eu tendance
42:22à baisser
42:22alors peut-être
42:23des profits à prendre
42:24quand même
42:24c'est un secteur
42:25qui a beaucoup rallié
42:27depuis plusieurs mois
42:27et plusieurs trimestres
42:28mais depuis le début du conflit
42:29c'est un secteur
42:30qui ne défend pas
42:32entre guillemets
42:32sur les marchés
42:33pour le coup
42:34merci beaucoup messieurs
42:35d'avoir été les invités
42:35de Planète Marché
42:36ce soir
42:36Benoît Vesco
42:37de Lubac Asset Management
42:38François Cholet
42:39Montségur Finance
42:40et Benoît Pelloual
42:41Natixis Wealth Management
42:43Merci d'avoir regardé cette vidéo !
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