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  • il y a 12 heures
Mardi 3 mars 2026, retrouvez Anthony Morlet-Lavidalie (Économiste, pôle Macroéconomie-Conjoncture, Rexecode et membre de BSI Economics), Céline Piquemal-Prade (Présidente, Piquemal Houghton Investments) et Gilles Etcheberrigaray (Cofondateur, président et directeur des investissements, Elkano Asset management) dans SMART BOURSE, une émission présentée par Grégoire Favet.

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Transcription
00:10Comme tous les soins dans Planète Marché, trois experts, deux experts et une experte en plateau.
00:14On est ravis d'accueillir Stéline Picmal Prat. Bonsoir Stéline.
00:17Bonsoir Fabrice.
00:18Vous êtes présidente de Picmal Autumn Investments et vous allez nous parler de l'or ce soir, une fois de
00:23plus.
00:24Peut-être.
00:24Peut-être, mais entre autres.
00:26A vos côtés, Anthony Morley-Lavidali. Bonjour Anthony.
00:28Bonjour Fabrice.
00:29Économiste chez Rex Econ, membre de BSI Economics.
00:32Toi bien, Anthony, vous êtes prêts pour commenter cette journée sanglante sur la bourse.
00:36Enfin, Gilles Etchéberigay. Bonsoir Gilles.
00:39Bonsoir.
00:40Vous êtes président, directeur des investissements chez Elcano Asset Management.
00:44Elcano, on rappelle pourquoi ce nom ?
00:47Le navigateur, promis d'avoir fait le tour du monde à la voile en ramenant l'expédition de Magellan à
00:53bon port.
00:54Excessoirement, il était basque.
00:55Bon, voilà. Comme vous, Gilles, amateur de rugby.
00:58Mais, on a fait déjà, on en a parlé un petit peu avant l'émission.
01:02Ce n'est pas le sujet parce qu'aujourd'hui, évidemment, on a beaucoup de choses sur la table.
01:06Avec ces marchés qui continuent à flancher.
01:09Céline, je me tourne vers vous.
01:10C'est vrai qu'on a vu une première salve hier.
01:12On avait parlé des gagnants, des perdants.
01:14On a l'impression qu'aujourd'hui, tout le monde est perdant avec des baisses assez sensibles sur les grands
01:18indices mondiaux.
01:19Alors, ça semble finalement assez logique que tout le monde soit perdant parce que dans un premier temps, quand vous
01:26avez une panique de marché, vous allez sortir ce que vous pouvez sortir.
01:32Donc, les actions sont liquides.
01:34Oui.
01:35Donc, elles ont tendance à beaucoup plus chuter que le reste parce qu'elles ont la capacité de vous donner
01:40du cash assez rapidement si vous en avez besoin.
01:42C'est-à-dire qu'on s'en débarrasse.
01:43Voilà.
01:43On a vraiment l'impression que là, on jette tout par-dessus bord.
01:45Et vous jetez tout par-dessus bord.
01:47Et puis, vous pouvez aussi vendre ce qui avait bien, ce qui avait enregistré des bonnes performances.
01:54Donc, les premières séances auxquelles nous assistons depuis hier ne sont pas forcément les plus importantes.
02:00Il va falloir qu'on attende un petit peu, peut-être de faire le bilan, la fin de la semaine
02:03pour se dire, véritablement, qu'est-ce qui joue son rôle de bouée de sauvetage par rapport au reste ?
02:08Donc, pour l'instant, on est dans une panique.
02:11On sort tout par-dessus bord.
02:14On cherche tous à avoir des espérons du cash, sachant que le niveau de cash, globalement, est au plus bas
02:19historique de la part des investisseurs.
02:21Et qu'on est rentré dans cette crise avec un niveau d'optimisme inégalé.
02:26Et un niveau de dette pris par les investisseurs également inégalé depuis 2000.
02:31Avec des effets de levier.
02:32Donc, on a des ingrédients toxiques en place.
02:35On arrive également dans cette crise avec des niveaux de valorisation sur le marché d'action américain,
02:40qui représente à peu près deux tiers du marché d'action mondial, au plus haut, depuis 1929.
02:46Donc, on a beaucoup d'ingrédients compliqués à intégrer dans l'équation actuelle.
02:51Mais ce qui va être intéressant, effectivement, c'est de se poser la question de ce qu'il faut faire
02:54ensuite.
02:56Donc, dans un premier temps, pour l'instant, pas grand-chose, parce que tout dégringole en même temps.
03:01Est-ce qu'on participe au mouvement ? C'est la question un peu tarte à la crème.
03:03Mais est-ce que nous aussi, on peut faire comme les grands institutionnels, sauf qu'ils peuvent ?
03:08On jette tout par-dessus bord, on attend que ça se tasse.
03:09Alors, ça dépend de ce que vous avez dans votre assiette, j'ai envie de dire.
03:13Si vous êtes sur des actifs qui sont effectivement extrêmement chers,
03:16c'est peut-être pas la peine d'attendre que vous ayez une baisse de 50% pour sortir.
03:21Donc, si vous avez des actifs, peut-être, de sociétés qui sont déjà extrêmement chers,
03:26qui ont très bien performé, qui sont potentiellement riches, il faut se poser des questions.
03:30Voilà. Mais, si vous êtes sur des actifs qui sont peu détenus, peu chers,
03:34et sur lesquels on a un environnement qui peut être positif,
03:38ça ne me semble pas du tout être le bon moment pour le faire.
03:41À mon sens, il y a une rotation qui a commencé sur les actions depuis un an,
03:46et je ne pense pas que la crise actuelle remette en question la rotation vers de nouveaux horizons.
03:54Donc, je pense que ça, c'est quand même un message que je voudrais faire passer aujourd'hui.
03:58Ne changez pas de cap en raison du mouvement d'aujourd'hui.
04:05Parce que la rotation va continuer.
04:07On va en parler dans un instant, on va continuer notre rotation sur la table avec réaction d'Anthony.
04:13Céline vient de parler de panique. Est-ce que vous êtes d'accord ?
04:16Alors, le mot est peut-être un tout petit peu fort, au sens où, évidemment, on voit un recul des
04:19indices,
04:20mais, au fond, c'est juste normal. Compte tenu de l'ampleur du choc, ça aurait été difficile de voir
04:24les marchés passer complètement au travers.
04:27Je pense qu'il y a une forme d'attentisme et on pourra aller plus bas.
04:29C'est ça, le vrai sujet. C'est qu'en réalité, on n'a pas forcément épuisé toute la baisse.
04:32Ça dépend beaucoup de ce qui se passe d'un point de vue géopolitique.
04:34Et là, on voit bien les gros sujets.
04:36C'est d'une part, est-ce que le détroit d'Hormuz va rester bloqué plus longtemps que prévu ?
04:40Et là, c'est un vrai sujet.
04:41On voit notamment que ça pose de grosses difficultés à la Chine.
04:44Quand on regarde un peu le prix des tankers, là, désormais, qui font le trajet entre Chine et Moyen-Orient,
04:48on est quasiment au plus haut historique, au même niveau que 2022, à 2400 à peu près dollars le trajet
04:53par jour.
04:54Donc, c'est colossal.
04:55Et puis, il faudra survivre d'autres détroits, typiquement, Babel Mendeb.
04:59Tout ce qui se joue dans la zone va devenir quand même assez déterminant,
05:01puisqu'il y a beaucoup de marchandises qui transitent.
05:04Et je pense qu'on n'est pas complètement au bout de nos surprises.
05:07Il faut avoir en tête que le marché va repricer tout un tas de scénarios.
05:10Par exemple, une croissance un peu plus faible.
05:12On sait qu'environ 10 dollars de plus sur le baril de pétrole, sur la croissance mondiale,
05:16c'est moins 0,1, moins 0,2% de croissance sur l'année qui vient.
05:20Donc, si on prend 20 dollars, on peut vite faire les calculs.
05:22On a entre 0,2 et 0,4% de croissance en moins.
05:26Et puis, un peu plus d'inflation.
05:27Donc, tout ce qu'on jouait sur la désinflation, sur les taux, etc.,
05:29il faut quand même repricer.
05:30Le marché est en train de le faire.
05:32Mais il se pose évidemment beaucoup de questions sur les points d'atterrissage.
05:34Donc, je pense qu'à ce stade, il y a toujours un peu d'attentisme
05:36pour voir exactement comment on se positionne.
05:38Donc, c'est loin d'être simple.
05:39C'est toujours facile de dire qu'il y a de l'incertitude.
05:41Mais je crois que là, on est vraiment dans une période où, bien malin,
05:44celui qui est capable de dire où on sera dans 2-3 jours.
05:47Gilles, quant à vous, la fin du début ou le début de la fin ?
05:51Alors, il faut noter que la différence fondamentale par rapport à hier,
05:55c'est que le marché du monde a pris conscience
05:57d'un changement de stratégie des Iraniens.
06:01Si on revient en printemps,
06:02on avait eu un échange de missiles avec Israël.
06:05C'est ça qui n'existe plus.
06:06Et en fait, la stratégie de survie du pouvoir iranien est très claire.
06:10C'est de saccager l'économie mondiale pour faire reculer Trump.
06:13Donc, aujourd'hui, c'est la prise de conscience.
06:14Ils sont attaqués à les trois, je dirais,
06:17les trois forces économiques de la région
06:19qui sont le détroit d'Hormuz,
06:22les usines de gaz liquéfiées au Qatar,
06:24et Dubaï, à Dabit, qui sont les aéroports de transit
06:27avec des dizaines de milliers de gens
06:29qui sont coincés partout dans le monde.
06:31Donc, il y a vraiment une stratégie
06:32de faire le plus de dégâts possibles sur les marchés financiers.
06:34Et je pense que c'est ce dont on a pris conscience hier.
06:38Parce que c'est TACO,
06:40Trump always chicken out,
06:41c'est la seule façon dont on a vu
06:43que Trump a reculer Groenland ou ailleurs.
06:45C'est l'argent.
06:46C'est l'argent, c'est les marchés financiers américains,
06:47la remontée des toits américains et la baisse des marchés.
06:49Et donc, il y a une stratégie aujourd'hui délibérée
06:52du pouvoir iranien
06:54de s'attaquer à ça.
06:56Ils n'envoient pratiquement pas de missiles sur Israël
06:58de temps en temps, par rapport à ce qui a été fait en avril.
07:00Ils se concentrent sur essayer
07:01de faire le plus de dégâts possibles.
07:03Sur les points névralgiques de l'économie, finalement.
07:05Qui sont localisés localement.
07:06Donc, effectivement, on regarde ce qui se passe
07:08dans le détroit de Suez.
07:10Mais en tout cas, c'est une stratégie aujourd'hui
07:11qui est pas délibérée
07:12de faire reculer les Américains.
07:14Parce que si les Américains arrêtent,
07:16les Israéliens arrêteront.
07:17À travers ce qui a apparu depuis un an et demi,
07:22la seule façon de faire reculer Trump
07:23dans ses décisions qui étaient les marchés.
07:26Alors pourtant, le président américain,
07:27pour l'instant, il clame
07:28qu'on ira aussi loin que nécessaire.
07:30Il disait ça également le 3 mars ou le 3 avril,
07:35juste après, en disant que les tarifs
07:38c'était la plus belle chose et tout ça.
07:40Et 15 jours après ou 3 semaines après,
07:42on a vu le retournement
07:43quand le taux américain, le 30 ans,
07:46s'est approché de 5%.
07:47Donc voilà, il disait la même chose.
07:49Ils étaient préencaissés.
07:51Et il y a un moment, ils ont arrêté.
07:52Ils ont fait un retournement en fin avril
07:55sur les droits de douane
07:57et sur le déficit américain aussi,
07:59donc le doge.
08:00Quand ce fameux taux, 10 ans,
08:02se sont notamment tendus à l'extrême.
08:04C'est surtout 30 ans en fait.
08:06Le Trésor, le Bessent, surveille 30 ans
08:09parce que tous les marchés hypothécaires américains
08:11dépendent totalement du 30 ans.
08:12Et un des objectifs avoués
08:14de l'administration américaine aujourd'hui,
08:15c'est de refaire démarrer
08:16le marché immobilier américain,
08:19qui est depuis deux ans et est en panne,
08:21en faisant baisser les taux
08:22et en remettant une bulle spéculative.
08:24Je pense que pour ce code Bessent,
08:26c'est vraiment la façon de redémarrer
08:27aujourd'hui l'économie américaine
08:28qui marche sur deux...
08:30Enfin, qui a un cylindre.
08:31Il y a le cylindre d'AI qui fonctionne,
08:33mais que le cylindre, je dirais,
08:34tout ce qui est sensible aux taux,
08:35immobilier, automobile,
08:36est franchement en panne.
08:38L'AI masque tout ça,
08:39mais eux, ils en sont conscients.
08:40Et je pense qu'il y a vraiment une stratégie
08:41de faire baisser le 30 ans.
08:43Et le 30 ans, c'est la valeur qui surveille.
08:45Et là, il y a la bonté.
08:46Et je pense que les Iraniens
08:47en ont pris conscience
08:48et ils essaient de faire pression
08:51sur l'économie américaine
08:51avec cette arme-là.
08:53Et je pense que c'est ce dont a pris conscience
08:56le monde financier hier.
08:58Et voilà, c'est pour ça que hier,
08:59on avait les marchés américains en hausse
09:01et le reste,
09:01et en disant même pas mal,
09:03et ce matin, tout le monde part à la baisse.
09:05Sur ce plateau, Pierre-Yves Dugas,
09:07hier, notre correspondant américain
09:08nous disait, justement,
09:09il faut faire attention
09:10que ce conflit ne dure pas trop,
09:12notamment pour Trump.
09:12Si c'est quelques jours,
09:13quelques semaines, ça va.
09:14Si c'est plus long,
09:15c'est là où on serait réellement pénalisé
09:17ou finalement,
09:19ce qu'encipe le marché,
09:20ça pourrait se concrétiser encore plus.
09:23C'est une pique même.
09:24Alors, pénalisé, oui,
09:26mais quoi qu'il, de toute façon,
09:28et pour rebondir sur ce que disait Gilles à l'instant,
09:32nous sommes en train de rentrer
09:34quand même dans une nouvelle ère.
09:35Là, on est tous en train de parler
09:37du comportement d'un dirigeant,
09:39d'un pays démocratique,
09:42du comportement d'un leader
09:43qui devrait avoir un comportement rationnel
09:45et qui est extrêmement compliqué
09:47à déchiffrer chaque matin au réveil.
09:50Donc, on est dans un environnement
09:52qui est beaucoup plus risqué
09:55que ce qu'on pouvait anticiper
09:58il y a un ou deux ans.
09:59Donc, c'est une nouvelle donne,
10:02c'est un nouvel environnement
10:03auquel il faut faire face aujourd'hui.
10:06Voilà.
10:06Mais donc, maintenant,
10:07il faut l'intégrer
10:08et il faut réfléchir avec.
10:10Il ne faut pas aller contre,
10:11mais il faut le penser
10:12et l'intégrer dans son raisonnement.
10:14Donc, il y a quand même plusieurs conséquences.
10:16La première, c'est qu'on parlait tout à l'heure,
10:17effectivement,
10:20de l'or,
10:21du dollar,
10:22des devises.
10:22Mais on est clairement
10:23dans un environnement
10:24où vous vous dites
10:26quand je suis un dirigeant
10:27d'un pays émergent,
10:28peut-être que demain matin,
10:29je vais me réveiller
10:29et on va me dire
10:30que je suis devenu l'ennemi numéro 1
10:31de Donald Trump.
10:32Et peut-être que du coup,
10:33il ne faut vraiment pas
10:35que j'ai des devises américaines
10:37au sein de mes réserves
10:38parce que peut-être
10:39que ça vaudrait zéro.
10:40Donc, on a déjà
10:41un point de bascule
10:42puisque aujourd'hui,
10:43vous avez moins
10:44d'obligations américaines
10:47dans les réserves internationales
10:49que d'or.
10:50Mais cette tendance,
10:51à mon sens,
10:51va continuer de se croiser.
10:54Donc, on est à 25%
10:56à peu près pour chaque.
10:57Mais cette tendance,
10:58elle risque encore
10:59de s'accélérer
11:00parce qu'on a eu le Venezuela.
11:02Maintenant,
11:02on parle de l'Iran.
11:04On voit qu'on est
11:05dans un environnement
11:06quand même compliqué.
11:06Juste une question technique
11:07sur ce chiffre.
11:08Ça s'est croisé aussi
11:08parce qu'il y a un effet prix
11:09sur l'or
11:11ou on le mesure
11:12en lingot constant,
11:13j'allais dire.
11:14Non, non,
11:14il y a un effet prix.
11:15C'est un effet prix
11:16qui prend le prix
11:16de 12 en deux ans.
11:17Mais il faut avoir en tête
11:18qu'on était monté
11:20avec l'or
11:21qui représentait
11:23plus de 60%
11:25des réserves
11:26de change internationales.
11:27Donc, on est à 25%.
11:28On est quand même bas.
11:29Et ce qui est compliqué,
11:31ce qu'il faut avoir
11:31également en tête,
11:32c'est que le pourcentage
11:33est plus élevé
11:34dans les pays développés
11:35que dans les pays émergents.
11:36Paradoxalement,
11:36alors que c'est eux
11:37qui sont le plus à risque,
11:39enfin émergents,
11:40les pays qui potentiellement
11:41pourraient être confrontés
11:42à un problème
11:43avec M. Trump.
11:44Il faut dire que les réserves d'or,
11:45on les a quand même
11:45depuis longtemps,
11:46on les a constitués
11:46Voilà, c'est ça,
11:47on les a constitués
11:47alors qu'eux ne l'avaient pas constitué.
11:49Donc, on est vraiment
11:49dans une course suite de ce côté.
11:51Et pourtant, leur baisse,
11:52alors juste une petite parenthèse,
11:53c'est leur baisse en ce moment.
11:55Pourquoi ?
11:55Parce qu'il y a prise de bénéfice,
11:56il y a un peu le sauf qui peut.
11:58Donc, on pourrait se dire
11:59tiens, c'est la valeur refuge.
12:00D'ailleurs, ça avait un petit peu monté hier.
12:01Là, ça a perdu 3%.
12:04Finalement, un petit peu moins.
12:05Enfin, on est quand même
12:05à plus de 20%
12:07depuis le début de l'année.
12:08On avait monté beaucoup,
12:09on avait monté de façon très forte,
12:11très vite.
12:12Donc, on est un peu
12:13dans une phase de digestion.
12:14Mais je n'ai pas d'inquiétude
12:16sur le fait que l'or retrouve
12:18son statut de valeur refuge
12:19à mon sens au cours des prochains mois.
12:22Sachant que,
12:22on en parlait tout à l'heure
12:23avec l'évolution
12:24sur les 10 ans américains,
12:25on voit bien
12:27que quand vous constituez
12:28un portefeuille aujourd'hui,
12:29si vous êtes une caisse de retraite
12:31ou un institutionnel,
12:32vous voulez diversifier
12:34vos investissements.
12:35Et aujourd'hui,
12:36vous avez une corrélation
12:36très forte
12:37entre les marchés obligataires
12:38et les marchés actions.
12:39Puisqu'on le sait,
12:41on nous avait des États
12:43qui sont très endettés,
12:44que ce soit les États américains
12:46ou les autres pays développés.
12:47Donc, ce n'est pas évident
12:48d'avoir une diversification
12:50de portefeuille
12:51en allant chercher l'obligataire.
12:53Donc, la diversification,
12:54elle se fait notamment
12:55par les métaux précieux,
12:56ce qu'on avait connus
12:57dans les années 70.
12:59Donc, pour l'instant,
13:00je pense qu'on a encore,
13:01et quand je regarde
13:02la pondération de l'or
13:03ou des métaux précieux
13:04dans les fonds de pension,
13:06on est à 1 ou 2 %.
13:09Donc, quand on dit
13:10tout le monde a de l'or,
13:11j'ai envie de dire,
13:11non, je ne crois pas complètement.
13:13Non, ça pourrait continuer.
13:14Ça pourrait continuer
13:15par la demande
13:16des banques centrales
13:16et par la demande
13:17des institutionnels
13:18qui cherchent une diversification
13:19en dehors
13:21simplement de la poche obligataire
13:23qui devrait faire ce frein
13:25mais qu'elle ne fait plus.
13:26On l'avait déjà constaté
13:27lors des précédentes crises
13:28au cours des derniers mois.
13:29Anthony a parlé
13:32bien sûr de l'or
13:33mais il y a aussi
13:34le pétrole
13:35le pétrole qui inquiète
13:36alors certains disent
13:37voilà, peut-être demain
13:38le pétrole à 100 dollars
13:39si ça se crispe
13:41avec ce détroit d'Ormos
13:42complètement paralysé
13:43aujourd'hui
13:4320% de la consommation mondiale
13:46dans les tankers
13:48et bien sûr
13:49on se pose derrière
13:50la question du retour
13:51de l'inflation
13:51on sait très bien
13:52que c'est un des principaux drivers
13:53et d'ailleurs
13:53cette désinflation
13:54les chiffres en témoignent aujourd'hui
13:55c'était aussi le fait
13:56qu'on ait ce barré
13:57qui avait énormément baissé
13:59tout au long de l'année dernière.
14:00Complètement
14:01c'est à la fois
14:01ce qui a drivé la désinflation
14:03c'est à la fois
14:03la baisse des prix énergétiques
14:05et puis au passage
14:05ça avait soutenu la croissance
14:06même en France
14:07c'est ce qui a permis
14:08d'avoir une croissance
14:09plus résidente que prévu
14:10il faut avoir en tête
14:11qu'un choc sur les prix énergétiques
14:12parce que d'ailleurs
14:13c'est pas que le pétrole
14:13on a aussi le gaz
14:14et nous européens
14:15on va être quand même
14:15massivement concernés
14:16par ce problème
14:18d'une part
14:18c'est un effet récessif
14:19un peu à l'échelle globale
14:20mais c'est surtout
14:21un transfert quand même
14:22important
14:22des importateurs
14:24vers les producteurs
14:25et donc on voit bien
14:25qu'il y a deux zones
14:26qui sont très pénalisées
14:27aujourd'hui
14:27c'est plutôt l'Asie
14:28on voit bien avec l'Inde
14:29et la Chine
14:30qui commencent à se poser
14:30de sérieuses questions
14:31sur leur approvisionnement
14:32en pétrole
14:33même si la Chine
14:33avait constitué
14:34d'importantes réserves
14:35évidemment tout le monde
14:36se tourne vers la Russie
14:37donc là on a un des grands gagnants
14:38c'est que même l'Europe
14:39finit par se dire
14:40est-ce qu'on ne pourrait pas
14:42réouvrir potentiellement
14:42quelques gazoducs
14:43pour remplir les caisses
14:44parce qu'en plus
14:45on est à des niveaux
14:46historiquement bas
14:47on est parti d'un point
14:48sur les réserves
14:49où on a attaqué l'hiver
14:50avec seulement 80%
14:51de nos réserves remplies
14:52alors que l'année précédente
14:532023 était plutôt
14:54autour de 100%
14:56malheureusement
14:56on a mal anticipé
14:57on a mal joué le coup
14:58donc ça c'est un vrai sujet
14:59et l'Europe va se retrouver
15:00elle aussi prise en étau
15:01puisque notamment
15:02quand on parlait des actions
15:03je pense qu'il y aura
15:03une discrimination importante
15:04en fonction des zones
15:05et on risque d'avoir
15:06quand même des entreprises
15:07européennes qui vont souffrir
15:08plus qu'ailleurs
15:09a fortiori qu'aux Etats-Unis
15:11donc là il y a des vrais sujets
15:12et sur la trajectoire
15:13de l'inflation
15:14évidemment le premier canal
15:15à surveiller
15:15ça sera les prix à la production
15:16c'est là où on verra
15:17très rapidement
15:18les premiers signes
15:20de tensions éventuelles
15:21mais il est certain
15:22que ça va mordre
15:22et on sait bien
15:23alors il y a deux points
15:24il y a d'une part
15:25les effets prix
15:25c'est-à-dire évidemment
15:26si tout le monde
15:26s'approvisionne plus cher
15:27à la fin ça va rentrer
15:29dans les prix à la production
15:30et ça va se transmettre
15:31ensuite aux consommateurs
15:32ou à l'entreprise
15:33qui achète
15:33et puis il y a le risque
15:34de pénurie quand même
15:35sur les volumes
15:35alors là c'est un autre monde
15:36parce que c'est un effet
15:37récessif absolument majeur
15:38et ça si on rentre
15:40dans cette voie-là
15:40là pour le coup
15:42on aura des effets négatifs
15:43même sur les marchés
15:43beaucoup plus importants
15:44donc il faut dissocier
15:45l'effet volume
15:46l'effet prix
15:47l'effet prix
15:47on va l'encaisser
15:48mais ça sera plus d'inflation
15:49l'effet volume
15:50là c'est encore
15:50un autre changement de monde
15:51pour l'instant on n'y est pas
15:52on espère qu'on n'en prendra pas le chemin
15:54mais c'est quand même
15:55un risque à ce stade
15:57Gilles
15:57c'est étonnant
15:58cette séquence
15:58parce qu'en même temps
16:00on avait déjà
16:00ces bruits de bottes
16:01qui couraient depuis quelques semaines
16:03mais on est toujours
16:04en ce cas quand la bourse réagit
16:05on est toujours un peu sidéré
16:06c'était ce qui s'était passé
16:08il y a 4 ans
16:09avec l'invasion de l'Ukraine
16:11par la Russie
16:11avec ces marchés
16:12qui réagissent de façon épidermique
16:14et puis on anticipe
16:14complètement un changement de paradis
16:16tout à coup
16:16oui mais là
16:17c'est ce que je disais tout à l'heure
16:18c'est à dire qu'on a eu Maduro
16:19ça s'est passé
16:20ça a été digéré sans problème
16:21on voyait ce qui s'était passé
16:23au printemps dernier
16:24ça n'avait pas posé
16:25de problème majeur
16:26je veux dire
16:26ce qui a surpris
16:27c'est le changement de stratégie
16:29mais pour revenir sur le
16:31changement de régime
16:32non stratégie
16:33la stratégie de survie
16:34du régime iranien
16:35a changé
16:36et ça c'était la surprise
16:38qui n'était pas anticipée
16:39et c'est là aujourd'hui
16:40ce qu'on paie aujourd'hui
16:41mais pour revenir sur le gaz
16:43effectivement en Europe
16:44je veux dire heureusement
16:44on voit le temps printanier dehors
16:47l'hiver a été particulièrement froid en Europe
16:48c'est pour ça aussi
16:49qu'on avait les réserves
16:50qui étaient au plus bas
16:51donc si jamais ce temps se maintient
16:53ça risque de soulager
16:54enfin ça va soulager
16:55la demande
16:56même si l'interruption
16:57sera éventuelle
16:58difficile à gérer
16:58Vous craignez un retour de l'inflation ?
17:01Si le prix de l'énergie
17:03recommençait à pointer vers le...
17:05C'est une question d'équilibre
17:06je pense que
17:07les hausses de prix de l'énergie
17:08en tout cas dans les pays développés
17:09sont plus récessives
17:10qu'inflationnistes
17:11parce qu'en fait
17:12c'est une taxe
17:13sur la consommation
17:14sur la consommation d'énergie
17:15au profit des pays producteurs
17:18qui en l'occurrence
17:18achètent essentiellement
17:19des matériaux limitaires
17:21donc je pense que le risque
17:22c'est que si ça dure trop longtemps
17:24et que si les prix montent fort
17:25on a une récession
17:26qui n'était pas anticipée
17:27puisqu'en début
17:27on est quand même parti
17:28au début d'année
17:29sur une vision
17:30d'une accélération
17:31un peu inflationniste
17:32de la croissance mondiale
17:32c'est pour ça qu'on a eu
17:33la rotation
17:33on a parlé tout à l'heure
17:34là les industriels
17:38les cycliques
17:39ça va être compliqué
17:39si les prix de l'énergie
17:41restent à ce niveau
17:41on avait un retour
17:42de la chimie européenne
17:43tout ça
17:43c'est des choses
17:43qui risquent d'être interrompues
17:46si jamais
17:46on a ce problème
17:47de prix de l'énergie
17:48qui se maintient
17:49à des taux élevés
17:50donc je dirais
17:51que le risque majeur
17:53de cette séquence
17:54au delà du fait
17:55qu'il va falloir baisser
17:56un prix pour le détroit d'Hormuz
17:58il faut voir qu'aujourd'hui
17:59les américains
18:00attaquent les bases navales
18:01iraniennes
18:02et c'est de maintenir
18:03le détroit d'Hormuz
18:04ouvert
18:04ils pourraient le sécuriser
18:05alors après on est plutôt
18:06dans les jeux de stratégie
18:07on va
18:08ils pourraient le sécuriser
18:09entièrement avec leur flotte
18:10alors le problème
18:11c'est que
18:12les iraniens ont deux moyens
18:13de fermer le détroit d'Hormuz
18:15c'est des mines
18:16et des missiles
18:18anti-marins
18:21les missiles anti-marins
18:22sont en surface
18:22donc ils sont en train
18:23de les chasser
18:23ils chassent aussi
18:24les sous-marins
18:25et là ils ont coulé
18:26un certain nombre de sous-marins
18:27après s'il y en a un
18:28qui s'échappe
18:28et qui met des mines
18:29voilà le mal est fait
18:31en fait le problème
18:31c'est que
18:32c'est un peu comme
18:32les ukrainiens
18:33dans la mer Noire
18:34aujourd'hui
18:34le principal ennemi
18:37des marines marchands du monde
18:38c'est les assureurs
18:39c'est pas des
18:39voilà parce qu'à partir du moment
18:40où il n'y a plus de primes
18:41d'assurance possible
18:42les gens n'envoient pas
18:43leur bateau
18:44donc à partir du moment
18:46où les assureurs
18:46ont dit
18:47aujourd'hui
18:47on dit qu'il n'y aurait
18:48plus d'assurance
18:49sur le détroit d'Hormuz
18:50de facto
18:50ça arrête le trafic maritime
18:51juste qu'on montre
18:53que ce soit possible
18:54donc voilà
18:55je pense qu'il y a
18:56les américains
18:57en particulier
18:57qui essaient de maintenir
18:58ouvert le détroit d'Hormuz
18:59en attaquant
19:00parce que ça fait deux jours
19:01qu'ils attaquent
19:01les bases navales
19:04iraniennes
19:04pour les empêcher
19:06de fermer
19:08effectivement
19:08mais aujourd'hui
19:09ça a été fermé
19:09par les assureurs
19:11très bien
19:11les assureurs
19:12que les mots là
19:15oui
19:15parce que c'est ce qui compte
19:16pour les arbateurs
19:19c'est bien de le repréciser
19:21c'est les rouages
19:22de l'économie
19:22en direct
19:24tout à l'heure
19:25vous nous avez parlé
19:25de rotation
19:27est-ce que c'est un mouvement
19:28tactique
19:28ou pour vous
19:29ça avait l'air
19:29d'un mouvement
19:29plus fondamental
19:30et qui ne serait pas
19:31remis en question
19:32expliquez-nous
19:33je pense qu'effectivement
19:34vous avez des rotations
19:35qui ont lieu
19:36à peu près tous les 10 ans
19:37sur les marchés actions
19:38on parlait tout à l'heure
19:39de ce qui s'est passé
19:41en 2008
19:42mais avant
19:43vous avez eu 2000
19:44en 2000
19:45on avait une rotation
19:46on a été sorti
19:47des valeurs de la technologie
19:48à la faveur
19:49de la baisse
19:50des marchés
19:51en mars
19:51puis après
19:52on avait eu déjà
19:53une crise géopolitique
19:54avec les attentats
19:55du 11 septembre
19:57début
19:58septembre 2001
19:59et à ce moment là
20:00on était obnubilé
20:01effectivement
20:02par ce
20:03ce nuage
20:04d'incertitude
20:05qui pesait sur les Etats-Unis
20:06qui nous entraînait
20:07en guerre
20:08avec
20:09Bush
20:09qui entraîne
20:11une guerre
20:11en Moyen-Orient
20:12et
20:12l'élément important
20:14en 2000
20:15finalement
20:15c'était l'entrée
20:16de la Chine
20:16dans l'OMC
20:17et c'était
20:18la construction
20:19d'un nouveau
20:21leader industriel
20:23mondial
20:24qui était
20:24le leader chinois
20:25et malgré
20:27l'entrée
20:27l'entrée
20:29en guerre
20:29à partir des attentats
20:33les sociétés
20:34cycliques
20:35si on les appelle
20:36comme ça
20:36qui profitaient
20:37du boom
20:38émergent
20:38se sont très bien
20:39comportées
20:40entre 2000
20:41et 2008
20:42avec la fin
20:43de la bulle internet
20:44avec la fin
20:44de la bulle internet
20:45et on a eu
20:46une rotation
20:47et donc
20:47à l'époque
20:48tous ceux
20:48qui ont profité
20:49des baisses de marché
20:50pour racheter
20:51des sociétés
20:52technologiques
20:52n'en ont aucun cas
20:54profité
20:55il fallait racheter
20:56des valeurs technologiques
20:56en 2010-2011
20:59aujourd'hui
20:59à mon sens
21:00on est dans un environnement
21:01qui n'est pas si éloigné
21:02que celui
21:02que nous avions connu
21:03à l'époque
21:04on arrive dans cette crise
21:05avec des valeurs technologiques
21:07qui sont surdétenues
21:08survalorisées
21:08qui représentent des poids
21:10considérables
21:11dans les indices
21:11supérieurs à 40%
21:13on est au-dessus de 2000
21:13et dans le même temps
21:15on voit bien
21:16qu'on parle aujourd'hui
21:16de souveraineté
21:17on parle d'autonomie
21:19énergétique
21:19on a des soucis
21:21qui sont très très différents
21:23de ceux qu'on avait
21:24il y a quelques années
21:25et pour répondre
21:26à ce souci
21:27d'indépendance énergétique
21:28il faut construire
21:31des panneaux
21:32des usines
21:34de production
21:35d'électricité
21:35renouvelable
21:36il faut transmettre
21:37cette électricité
21:38il faut construire
21:40une industrie
21:41de la défense
21:42qu'on n'avait pas
21:42il faut relocaliser
21:44nos industries en local
21:45ce qu'on n'avait pas fait
21:45par le passé
21:46etc
21:46et on est dans
21:47un nouvel environnement
21:48parce que vu l'internet
21:48on aura une revanche
21:49de la vieille économie
21:51et que finalement
21:51on aurait un peu
21:53après cet emballement
21:54sur l'IA
21:55comme on a eu
21:56l'emballement
21:56sur l'internet
21:57on se fait dans
21:58cette nouvelle séquence
21:59pour vous ?
21:59j'en suis convaincue
22:01je pense qu'effectivement
22:02et on le sent
22:03quand on parle
22:04aux entreprises
22:05on voit qu'on a
22:06des sociétés
22:07qui sont peu détenues
22:08peu valorisées
22:10et qui profitent
22:12d'un momentum
22:12qui leur est favorable
22:13je ne dis pas
22:14que c'est l'ensemble
22:15des sociétés
22:15peut-être pas
22:16les sociétés
22:17de pétrochimie
22:18dont vous parliez tout à l'heure
22:18mais il y a des sociétés
22:20qui vont se retrouver
22:21bien positionnées
22:22j'ai à de multiples reprises
22:24parlé de Total Energy
22:26sur des plateaux
22:27au cours des derniers mois
22:28je pense qu'une société
22:30comme Total
22:31a des atouts
22:32dans ses mains
22:32il est difficile
22:33aujourd'hui
22:34de rentrer
22:36sur le marché
22:36de l'énergie
22:37si vous êtes
22:37un nouvel entrant
22:38vous avez des barrières
22:39à l'entrée
22:39à mon sens
22:40aussi importantes
22:40que celles que vous avez
22:41si vous voulez faire
22:42un système d'exploitation
22:43pour les ordinateurs
22:44que vous voulez concurrencer
22:45Microsoft
22:46ce sont des barrières à l'entrée
22:47qu'on avait peut-être
22:48sous-estimées
22:49et quand vous avez
22:49un coupon de 6 ou 7%
22:50ça me semble être intéressant
22:52un petit peu moins
22:53parce que Total
22:54a bien grand payé
22:55parce que ça a un petit peu monté
22:55mais quand même
22:56donc on est en train
22:57de retrouver le goût
22:59le goût des actifs réels
23:01messieurs
23:01vous souscrivez
23:02à cette rotation
23:02je suis un petit peu
23:03plus prudent
23:04en quelque sorte
23:05pour plusieurs raisons
23:07d'une part
23:07je pense que la tech
23:08d'aujourd'hui
23:09c'est quand même
23:09elle qui fait les gains
23:10de productivité
23:10notamment aux Etats-Unis
23:11elle ne déçoit pas encore
23:13il serait qu'il y a un risque
23:13si ça déçoit
23:14là très clairement
23:15ces niveaux de valorisation
23:17seront plus justifiés
23:18mais aujourd'hui
23:19quand on regarde
23:19à quel point
23:20ça a une force déterminante
23:21dans la productivité américaine
23:23ça me semble difficile
23:24de faire sans
23:25et sur les discours
23:26de souveraineté
23:26ce qui est malheureux
23:27et j'espère que
23:28je me tromperai
23:29mais c'est que c'est beaucoup
23:30dans les discours
23:30et dans les paroles
23:31notamment en Europe
23:31et la concrétisation
23:33elle met quand même du temps
23:34à se matérialiser
23:36et si on est dans
23:37un nouveau choc énergétique
23:38que l'on est en train
23:39de vivre aujourd'hui
23:40et que les prix de l'énergie
23:41notamment en Europe
23:41bondissent
23:42j'ai beaucoup de difficultés
23:44à penser
23:44qu'on sera en capacité
23:46de refaire de l'industrie
23:47sur le territoire
23:47même celle qui est
23:49que jugée stratégique
23:50souveraine
23:51peu importe comment
23:51on les définit
23:53donc je suis un petit peu
23:53plus prudent
23:54et même on le voit
23:55aux Etats-Unis
23:55par exemple
23:56sur la réindustrialisation
23:57on voit bien
23:57qu'il y a un grand nombre
23:58de projets désormais
23:59qui sont annulés
24:00enfin qui étaient annoncés
24:00et qui sont en train
24:01de s'annuler progressivement
24:02alors ça touche beaucoup
24:03tout ce qui était green
24:04tech etc
24:05mais quand même
24:06on voit bien
24:07que les projets
24:08se focalisent uniquement
24:09sur les sujets stratégiques
24:11type semi-conducteurs
24:12toutes ces industries
24:14qui vont être
24:15cruciales
24:15notamment pour les secteurs
24:16porteurs aux Etats-Unis
24:17mais on n'est pas en train
24:18de parler d'une réindustrialisation
24:19de l'ensemble
24:20de la base productive américaine
24:22donc voilà
24:23l'industrie
24:23dans le monde occidental
24:24je suis plus prudent
24:26parce que je pense
24:26que la Chine restera
24:27quand même toujours
24:28aujourd'hui
24:29l'endroit
24:30où va progresser
24:31l'industrie
24:32et va continuer
24:32de gagner des parts
24:33ça va continuer
24:34à être l'usine
24:34de l'atelier du monde
24:35finalement
24:35mais malheureusement
24:36c'est le rouleau
24:36compresseur chinois
24:37on ne peut pas faire
24:37grand chose
24:38face à un niveau
24:39des prix qu'ils nous proposent
24:39sur la rotation
24:40justement on voit
24:41quand même
24:41depuis quelques mois
24:42que c'est vrai
24:42que toutes les valeurs
24:44IA étaient un peu
24:45à la peine
24:46on a eu une première
24:47secousse en novembre
24:48avec bulle
24:49pas bulle
24:49en tout cas on voit
24:50que boursièrement
24:51c'est vrai que ça se passe
24:52un petit peu moins bien
24:53donc ça plaide quand même
24:54pour la théorie
24:55qui est plus qu'une théorie
24:56de la recomposition
24:58des portefeuilles
24:59des secteurs
24:59on a même vu des pays
25:01aussi les émergents
25:02ont été les grands gagnants
25:03jusqu'à maintenant
25:03de cette grande rotation
25:05est-ce que ça va se poursuivre
25:06selon vous Anthony ?
25:07Mais que ça rende un petit peu
25:08j'allais dire de terrain
25:09c'est pas illogique
25:10je veux dire
25:10on ne peut pas avoir
25:11des trajectoires
25:12linéairement croissantes
25:13surtout sur ce type de pente
25:15la question c'est
25:15est-ce que dans l'économie réelle
25:17on va quand même voir
25:17des effets
25:18quand même assez massifs
25:20et rapidement
25:21parce que ce que jouent
25:21quand même les investisseurs
25:22c'est que ça se matérialise
25:23par plus de croissance
25:24plus de productivité
25:25donc si on a des exceptions
25:26là oui
25:26on pourra quand même
25:29pour l'instant sincèrement
25:30c'est difficile de faire ça
25:31enfin quand on voit
25:32la capacité notamment
25:33des hyperscalers
25:34d'une part prendre
25:35des parts de marché
25:35et ce qu'ils arrivent
25:36à délivrer jour après jour
25:38c'est assez impressionnant
25:39et je crois que la poche
25:41de croissance
25:41elle est toujours là
25:42pour l'instant
25:42je dis bien pour l'instant
25:43puisqu'on sait bien
25:44que sur les marchés
25:45tout bouge très vite
25:46et puis avec des valorisations
25:47peut-être tendues
25:48à un moment
25:48qui sont très tendues
25:49ça on ne peut pas le nier
25:50aux valorisations de 2000
25:52de 2007
25:53donc ça a commencé à être
25:54est-ce que ça ne serait pas
25:56Gilles Létincelle
25:57justement qu'il fallait
25:57pour souffler
25:59qu'il y ait cette respiration
26:00dans les marchés
26:01peut-être que dans les marchés
26:02un signe noir
26:03un espèce d'événement exogène
26:04alors ça c'est un événement exogène
26:06mais je veux dire
26:06pour revenir à les tendances avant
26:07il y a deux choses
26:08un dans l'IA
26:09on voyait comme une divergence
26:10déjà avant
26:11entre les hyperscalers
26:12qui commençaient à souffrir
26:13très souvent
26:14parce que les 600 milliards de dollars
26:15de clients
26:17la rentabilité n'est pas là
26:19pour le moment
26:19clairement
26:19et là on commence
26:21à se poser des questions
26:21des cash flow
26:22qui deviennent négatifs
26:23si on tient compte
26:25des titres
26:26enfin des salaires
26:26enfin des actions payées en salaire
26:29donc on a des hyperscalers
26:30qui divergeaient
26:31on avait
26:32et quand on parle des émergents
26:33c'est la Corée
26:33c'est Inix
26:34et Samsung
26:35et on avait
26:36les fabricants
26:37de pêles et pioches
26:39qui continuaient
26:39à percer en bourse
26:40à travers
26:41les semi-conducteurs
26:42la Corée
26:42et ainsi de suite
26:43le problème c'est que
26:44ces fabricants
26:44ils ne sont que 5 clients
26:45ou 6 clients
26:46ça veut dire que
26:47si ces clients décident
26:47d'arrêter de faire
26:48600 milliards de dollars
26:49qui
26:50j'ai quelques doutes
26:51sur la rentabilité
26:52à l'arrivée
26:52de tout ça
26:54ça veut dire
26:55que c'était quand même
26:56très fragile
26:56et pour la rotation
26:58on parlait de 2000
26:59tout à l'heure
27:00moi je me souviens
27:00j'étais déjà gérant
27:02à l'époque
27:02on a eu effectivement
27:05mars 2000
27:06mars 2002
27:07où il y avait eu
27:07le revenu
27:08et ça
27:08mais à partir du moment
27:10où la guerre en Irak
27:11s'est présentée
27:12et même on a eu
27:13WorldCom
27:13et des choses comme ça
27:14on a vu tout le marché partir
27:15et en fait
27:16ma crainte
27:17c'est que
27:18l'ajustement à la baisse
27:20de l'AI
27:21est tellement important
27:22la place est tellement
27:23important des indices
27:2338% du SP500
27:25que de toute façon
27:26ça emportera tout
27:26sur son passage
27:27aujourd'hui on est
27:28dans la partie
27:28je dirais
27:292000-2002
27:31où la value
27:31qu'on a
27:32ce qu'on appelait
27:33à l'époque
27:33la hold economy
27:35est revenue
27:36je me souviens
27:36j'avais vu des slides
27:37où on mettait Cisco
27:38contre 25 valeurs
27:39qu'on peut mettre
27:40Nvidia
27:40contre 25 valeurs
27:42voilà
27:42je revois les mêmes slides
27:4425 ans après
27:47mais
27:47je veux dire
27:48si on se souvient bien
27:49de l'époque
27:49effectivement après
27:50on a eu le rebond
27:51des industriels
27:52de l'Europe
27:52du dollar
27:53et tout ça
27:53mais dans un premier temps
27:55là justement
27:55la baisse de l'internet
27:57et de l'IA
27:57ont fini par emporter
27:58tout le marché
27:59parce que
28:01le poids était trop important
28:02alors le poids était important
28:03mais je rejoins Anthony
28:04il n'y avait quand même
28:04pas beaucoup de bénéfices
28:07de résultats en face
28:08là c'est quand même
28:09des boîtes qui du jour au lendemain
28:10si elles arrêtent
28:11en se visitant le massif
28:12elles sont quand même
28:12hyper produits
28:13il y a 5 millions de dollars
28:14avec 6 clients
28:15si les 6 clients arrêtent
28:17je ne vois pas
28:17où on peut valoriser
28:185 millions de dollars
28:19avec 6 clients
28:22aujourd'hui
28:22c'est ça le problème
28:23ce n'est pas Google
28:24ce n'est pas Microsoft
28:26c'est la première valeur mondiale
28:27et l'industrie la plus cyclique
28:29de la planète
28:30avec 6 à 7 clients
28:31est-ce qu'ils pourraient même
28:33en scénario catastrophe
28:34pour aller dans votre sens
28:36on sait qu'aujourd'hui
28:36il y a beaucoup d'ETF
28:37qui sont composés
28:38qui vont suivre exactement
28:41donc c'est vrai
28:42que s'il y avait
28:43une traque par valeur
28:44c'est les foro 1K américains
28:46je veux dire
28:46si on regarde
28:47les foro 1K américains
28:48NVIDIA
28:49c'est 8%
28:49je crois 7%
28:50des foro 1K
28:51tout le monde
28:51oui c'est la retraite
28:52des américains
28:53ça aura un vrai problème
28:54sur la consommation américaine
28:55puisqu'en plus
28:5650%
28:57de la consommation
28:58des ménages américains
28:59est faite par les 10%
29:00les plus riches
29:00et eux c'est eux
29:01qui en bénéficient
29:02donc c'est
29:03enfin s'il y a un problème
29:04boursier
29:05par rapport à l'AI
29:06c'est pas tellement
29:07enfin ça sera
29:08la valorisation de l'AI
29:09mais c'est surtout
29:09l'effet de richesse
29:09aujourd'hui
29:10je veux dire
29:10le patrimoine des américains
29:11est totalement différent
29:12du patrimoine des européens
29:13ou des japonais
29:14ça tire même la consommation
29:15oui ça tire la consommation
29:1650% de la consommation
29:17est faite par les 10%
29:18les plus riches
29:18les autres ils sont
29:19en souffrance
29:20c'est pour ça que
29:20Trump va pouvoir en perdre
29:21en tout cas sur le congrès
29:23les limites de terme
29:24en novembre
29:25parce que
29:26parce que
29:2790% des américains
29:27ou 80% sont en souffrance
29:29par rapport à l'inflation
29:29et à l'absence
29:30de croissance salariale
29:31c'est ceux qui consomment
29:32c'est ceux qui ont
29:33de l'AI
29:34voilà
29:34et même pas de l'immobilier
29:35parce que l'immobilier
29:36est aussi un peu en panne
29:37en tout cas
29:38dans tout le sud
29:39des Etats-Unis
29:39donc voilà
29:41avoir la première valeur mondiale
29:43et Core Waves
29:44qui est financée intégralement
29:45par David Veïda
29:46c'est son sixième client
29:48c'est quand même
29:48une bombe à retardement
29:50sauf que pour l'instant
29:51ça tient
29:51et les résultats sont là
29:52on verra le prochain trimestre
29:53Céline vous disiez tout à l'heure
29:55vous allez revendre dans un instant
29:56effectivement on ne modifie pas
29:57son allocation
29:58l'idée c'est de garder le cap
29:59dans la tempête
30:00et en même temps
30:01vous vous dites
30:01voilà il y a peut-être des gens
30:02qui vont souffrir
30:03attention
30:04et prendre ses bénéfices
30:05sur peut-être ce qui a le plus monté
30:06Effectivement
30:07parce que pour rebondir
30:08sur ce que disait Gilles
30:10en 2000
30:10on a connu
30:11un krach spectaculaire
30:14sur le Nasdaq
30:15mais si vous aviez été investi
30:16sur la Chine
30:18vous auriez eu
30:19le début
30:20d'une performance positive
30:21pendant la baisse du Nasdaq
30:22en 2000
30:23et ensuite
30:24vous auriez continué
30:25à en bénéficier
30:26parce que la Chine
30:27a été un des meilleurs marchés
30:28entre 2000 et 2008
30:29donc effectivement
30:30vous allez forcément
30:31avoir une secousse
30:32c'est ce que je disais tout à l'heure
30:33je disais dans une panique
30:33de toute façon
30:34tout le monde va baisser
30:34ça c'est ce qu'on est en train
30:35de vivre en ce moment
30:36mais ce qui est intéressant
30:37c'est de dégager
30:39le bon grain de livret
30:40et de se dire
30:40ok le jour où ça va repartir
30:42où est-ce que ça va repartir
30:43et psychologiquement
30:44les investisseurs
30:45ont tendance
30:45à vouloir aller chercher
30:47les valeurs
30:47qu'on vient performer avant
30:48donc le conseil
30:50pour rebondir
30:50ce que disait Gilles
30:51c'est
30:51n'allez pas chercher
30:53du Nvidia qui baisse
30:54aller chercher
30:55les nouveaux leaders
30:56du monde de demain
30:57qui vont vous entraîner
30:59vers la nouvelle croissance
31:00qui va émerger
31:01à partir de 2027
31:03et c'est ça
31:04qui est compliqué
31:05à faire dans nos métiers
31:05c'est d'aller chercher
31:06ce qui va se passer derrière
31:07et donc c'est pour ça
31:08que je disais tout à l'heure
31:09il y a une rotation
31:10qui est en train de se jouer
31:11d'un point de vue sectoriel
31:12mais il y a une rotation
31:13également géographique
31:15parce que
31:16une des choses
31:17qui me fait peur
31:19aujourd'hui
31:19c'est que je n'ai jamais vu
31:20le marché américain
31:21aussi important
31:23en poids
31:24sur les marchés actions
31:24on est à 63%
31:29d'un tracker monde
31:32sur les Etats-Unis
31:33donc voilà
31:34donc quand vous investissez
31:35sur les actions internationales
31:36vous êtes automatiquement
31:37pour les deux tiers
31:38sur le marché américain
31:39ce qui veut dire
31:40que vous êtes à peu près
31:40pour 20%
31:41directement sur
31:4210 valeurs
31:43de technologies américaines
31:45dont vous savez
31:45qu'elles sont trop chères
31:46et dont vous savez
31:47qu'elles sont à risque
31:48parce que comme le disait Gilles
31:49fort justement tout à l'heure
31:50elles sont très dépendantes
31:52de quelques clients
31:53qui pourraient tousser un jour
31:54donc vous vous retrouvez
31:55avec un risque
31:56qui est très élevé
31:57en ayant un tracker
32:00mais on peut avoir
32:01une rotation
32:02parce que les Etats-Unis
32:03c'est à peu près
32:0320% du PIB mondial
32:0460% c'est beaucoup
32:06mais il y a d'autres pays
32:07comme par exemple
32:08la Chine
32:09dont on n'a pas encore parlé
32:10aujourd'hui
32:11mais qui a eu un comportement
32:12à mon avis
32:13extrêmement intéressant
32:14ce matin
32:15parce que le marché chinois
32:16a plutôt bien résisté
32:17comparé à ce qui s'est passé
32:19sur la Corée du Sud
32:20mais enfin par rapport
32:22à ce qui s'est passé
32:22sur la Corée du Sud
32:23on n'est pas vraiment
32:24dans les mêmes mouvements
32:25mais la Corée c'est pareil
32:26qu'on parlait de l'or
32:27ou d'Atvidien
32:28mais ça a pris 60%
32:29c'est l'an dernier
32:29tout à fait
32:30mais ce qui est intéressant
32:31c'est que c'est tiré
32:31par quelques valeurs de technologie
32:33et la Chine
32:34c'est un gros marché
32:35qui ne pèse que 3%
32:36moins les indices mondiaux
32:37alors que c'est 20%
32:38du PIB mondial
32:39et on le disait tout à l'heure
32:40c'est un rouleau compresseur
32:41et c'est un leader
32:42sur la réindustrialisation mondiale
32:44si vous voulez devenir
32:45autonome
32:46de point de vue énergétique
32:48vous devez acheter
32:49des panneaux solaires chinois
32:49si vous voulez
32:52passer à des voitures électriques
32:54vous achetez des voitures chinoises
32:55donc il va y avoir
32:56des bénéfices
32:57qui vont finir par arriver
32:58de ce côté du monde
33:00dans un marché
33:01qui est détesté
33:02peu cher
33:03totalement sous-détenu
33:04et auquel personne ne s'intéresse
33:06il a été réinvesti un petit peu
33:07quand même l'an dernier
33:07c'est 3% du marché mondial
33:09donc on ne peut pas dire
33:10que ce soit
33:11les plus en tout cas
33:11les plus tôt vers l'Europe
33:11Anthony
33:12je vais être volontairement
33:12un peu contrarian
33:13parce que sinon
33:13c'est pas amusant
33:14je vois deux points
33:16qui me font relativiser
33:17un petit peu
33:18ce qui a été dit
33:19c'est d'une part
33:19l'IA c'est une course
33:21et pour l'instant
33:21les leaders
33:22ne veulent absolument pas décélérer
33:24parce que
33:24c'est trop coûteux
33:25d'être largué aujourd'hui
33:26vous savez
33:27c'est vraiment chaque jour
33:28j'allais dire que Dieu fait
33:29il faut absolument
33:30être à la frontière technologique
33:32donc j'ai du mal
33:33pour l'instant
33:34à anticiper un ralentissement
33:35on n'est pas du tout
33:35sur des moments de consolidation
33:37c'est au contraire
33:38il faut absolument
33:39ne pas décrocher de la frontière
33:40donc on voit que tous les géants
33:42s'affrontent de manière évergue
33:43donc je pense que ça va continuer de tirer
33:46et il faut avoir en tête aussi
33:47que le rendement du capital
33:49aux Etats-Unis
33:50c'est quelque chose
33:51d'absolument
33:52j'allais dire
33:53fabuleux
33:54par rapport à ce qu'on fait en Europe
33:55on le maltraite quand même
33:55bien comme il faut
33:57quand vous êtes investi aux Etats-Unis
33:58vous avez un rendement du capital
33:59et en Chine
33:59le problème c'est que vous n'avez pas de bénéfice
34:00vous avez beaucoup de sociétés
34:01qui ne sont pas bénéficiaires
34:02par exemple
34:03sur les industriels
34:04on arrive à peu près à mesurer
34:05qu'on a 30% des sociétés
34:06qui ont un résultat net négatif
34:07quand on parle des panneaux solaires
34:09je suis assez d'accord
34:10pour dire qu'à terme probablement
34:11d'une part ils dominent déjà le marché
34:12ils finiront par faire des bénéfices
34:14mais à l'heure où on se parle
34:15la plupart sont quand même
34:16défitaires
34:16parce qu'ils se font une guerre des prix
34:18en interne
34:18pour l'instant c'est le dumping
34:19donc c'est dur
34:20c'est toujours possible
34:21de s'investir sur la Chine
34:22mais ce que je veux dire par là
34:23c'est qu'il faut être prudent
34:24sur quand même
34:25la constitution
34:25c'est un marché très particulier
34:27où les règles du jeu
34:28sont peu transparentes
34:30où on a des
34:30effectivement
34:31c'est à la fois un leader mondial
34:32industriel
34:32et qui génère très peu de bénéfices
34:34donc c'est paradoxal
34:35donc quand même
34:36on a un petit peu de prudence
34:37sur la Chine
34:38la Chine c'est le seul pays communiste
34:40qui a inventé
34:40la concurrence pure et parfaite
34:41micro-économiquement parlant
34:42les profits à zéro
34:43voire qui s'autodétruit presque
34:45pour partie
34:46on est sur un marché
34:47micro-économiquement pur
34:49où les profits sont à zéro
34:50c'est ce que la théorie
34:51micro-économique montre
34:51c'est en intercommuniste
34:53d'un côté
34:53avec les entreprises
34:56à part les entreprises publiques
34:57et d'un autre côté
34:58une concurrence pure et parfaite
35:00telle qu'on l'envisageait
35:01il y a quelques années
35:01c'est dur de bouter les Etats-Unis
35:02pour moi dans ce cadre là
35:03c'est pour ça que
35:04le profit c'est comme
35:05beaucoup de profits monopolistiques
35:07c'est vrai
35:07c'est pas
35:08c'est vrai
35:10mais ça va dans le sens d'Antony
35:10parce que quand il dit
35:11finalement
35:12cette course
35:13un petit peu à l'IA
35:14on sait bien que
35:15le winner takes it all
35:16c'est à dire le premier
35:17il va peut-être rafler
35:18l'ensemble du marché
35:19sauf ce qu'on voit ce matin
35:20c'est en Chine
35:20sur Edge
35:21enfin sur un nouveau modèle
35:22de LLM
35:23enfin de
35:24je veux dire
35:25il est possible
35:25que les 600 milliards de dollars
35:26soient investis pour rien
35:27je veux dire c'est aussi
35:28non mais il y en aura forcément
35:29qui seront investis pour rien
35:30comme dans la course à internet
35:32pour se nuire
35:33il y a 25 ans
35:33puisque presque tout le monde
35:35sauf Anthony
35:35peut-être
35:35t'es un peu trop jeune
35:37mais a connu ça
35:38c'était
35:38on nous proposait
35:39des choses extraordinaires
35:40oui mais aujourd'hui
35:40la différence c'est
35:41qu'on faisait du logiciel
35:42et les grands
35:43les hyperscalers
35:44faisant du logiciel
35:45ils savaient faire de
35:46là il faut gérer du dur
35:47qui va peut-être servir à rien
35:48je veux dire
35:49dans
35:50après l'internet
35:51on a eu des tas
35:51pour ceux qui se souviennent
35:52de Global Crossing
35:53des choses comme ça
35:53on a inventé dans la fibre
35:55qui n'a pas servi
35:56parce qu'on avait
35:57anticipé
35:57et aujourd'hui
35:58le risque c'est qu'on voit
36:00ce matin des modèles
36:00je ne sais plus
36:01qui sortent sur éventuellement
36:03au téléphone ou au PC
36:04que les datacenters
36:05ne servent à rien
36:05et c'est 600 milliards de dollars
36:06de datacenters
36:07600 milliards de dollars
36:08c'est l'économie
36:08c'est beaucoup
36:10c'est 10% de PNB français
36:13ça ne peut servir à rien
36:14et donc ça veut dire
36:15que derrière
36:16les hyperscalers
36:17derrière ça va être
36:18des amortissements
36:18on a vu quand même
36:19Meta
36:20changer de nom
36:21pour s'appeler Metaverse
36:22et à l'époque
36:23c'était 30 milliards de dollars
36:24on a comme divisé par deux
36:25le titre Facebook
36:25qui s'appelait Facebook
36:26et devait Meta
36:27pour juste 30 milliards de dollars
36:29qui n'ont servi à rien
36:29parce que Meta
36:31Metaverse
36:31je ne crois pas
36:32j'ai regardé
36:33ça fait longtemps que j'ai regardé
36:33ça ne m'a jamais beaucoup intéressé
36:34mais ça n'existait
36:35c'est vrai que l'IA
36:36avait l'air de plus passionné
36:37que le casque
36:38que Metaverse
36:39que les NFP
36:40comme ça
36:40on peut donner
36:41voilà
36:41donc le risque aujourd'hui
36:43le problème
36:43ce n'est pas la course à l'IA
36:45l'IA est là pour exister
36:46l'engagement d'elle fonctionne
36:48c'est le fait
36:49qu'on mette 600 milliards
36:49dans le dur
36:51dont la rentabilité
36:52n'est pas du tout assurée
36:52et même s'il y a un vainqueur
36:54si c'est Google
36:54peut-être que fera
36:55les 200 milliards
36:56de Facebook
36:56dans le dur
36:58voilà
36:58c'est des choses
36:59qu'ils ne faisaient pas
37:00c'est des gens
37:00qui avaient des free cash flow
37:01qui étaient énormes
37:02parce qu'ils faisaient
37:03des logiciels
37:04qui derrière étaient dépliqués
37:05là ils vont gérer
37:10des CPUs
37:11enfin des semi-conducteurs
37:12qui se déprécient
37:13au bout de 4-5 ans
37:14alors que chez certains
37:15c'est 10 ans de dépréciation
37:16c'est un autre problème
37:17comptable
37:18voilà
37:19qu'ils n'arrivent pas
37:19à gagner de l'argent
37:20alors qu'ils mettent
37:20la dépréciation à 10 ans
37:21ça c'est Coreways
37:22et donc tous les 5 ans
37:23normalement il faut changer
37:24refaire tout son data
37:25il faut réinvestir
37:26en plus de l'obligataire
37:27maintenant puisqu'ils s'endettent
37:28et là aussi
37:29on sait que toute grande crise
37:30je parle soit de contrôle
37:31Céline
37:31c'est vrai que ça part
37:32souvent du crédit
37:33là on est quand même
37:35sur des boîtes
37:35qui ont encore du cash flow
37:36qui ne sont pas trop endettées
37:37en tout cas moins
37:38que ce qu'il y avait
37:38on a vu
37:39et c'était intéressant
37:40ça m'a rappelé
37:40ce qui s'est passé
37:41quand les taux d'intérêt
37:42étaient négatifs
37:43et on avait
37:46une émission obligataire
37:47négative
37:47ça s'entend
37:49c'est l'Autriche
37:49voilà c'est vrai
37:50que c'est l'Autriche
37:50je suis en train de
37:51et là on a eu la même chose
37:53avec des sociétés technologiques
37:54qui émettent à 100 ans
37:56voilà
37:57donc je pense qu'on va
37:57beaucoup en reparler
37:59de cette émission obligataire
38:01à 100 ans
38:01parce qu'il faut quand même
38:02la technologie
38:04enfin on n'est pas si vieux que ça
38:05mais on a quand même vu
38:06beaucoup de changements
38:09Kodak
38:09pour vous ça fait partie
38:10des signaux faibles
38:11finalement
38:11quand on arrive à
38:12peut-être
38:12ces aberrations économiques
38:14on arrive à des aberrations
38:15on se dit
38:15là c'est le moment
38:16oui
38:17et alors il y a un signal
38:19on en a parlé tout à l'heure
38:20assez brièvement
38:21c'est la génération
38:22de trésorerie disponible
38:24de cash flow
38:25quand vous avez
38:26un plongeon
38:27de votre génération
38:28de cash
38:30derrière
38:30c'est très mauvais
38:32vous avez des problèmes
38:34surtout si vous commencez
38:35à avoir des revenus
38:36qui sont un peu tangents
38:37et sachant que vous avez
38:39des revenus
38:39qui sont on va dire
38:40pour un gros tiers
38:41dépendant de la publicité
38:42si jamais vous avez
38:44un ralentissement économique
38:45je ne vois pas exactement
38:46comment est-ce que vous allez
38:48faire avec votre génération
38:49ce n'est pas tout à fait
38:49ce qu'on a observé
38:50pour l'instant
38:50il continue de mettre de l'argent
38:51non en fait
38:53ce qui compte
38:53c'est la pente
38:54c'est la baisse
38:55la baisse de la génération
38:57de trésorerie disponible
38:58depuis deux trimestres
39:01vous avez une baisse
39:02de génération
39:02de trésorerie disponible
39:04c'est une baisse
39:06qui doit être
39:06à peu près de 66%
39:09depuis deux trimestres
39:09c'est spectaculaire
39:10bon on va vérifier
39:11et la dernière fois
39:12qu'on a eu ça
39:13c'était fin 99
39:16bon et bien sûr
39:17c'est zogure
39:18assez funeste
39:19on va terminer
39:20cette planète marché
39:23en tout cas
39:23un grand merci
39:24à nos trois experts
39:25j'espère qu'on n'a pas
39:25déprimé tout le monde
39:26tout à fait
39:26merci à Gilles
39:28Etchéberigay
39:29et Cano Asset Management
39:31Anthony Morley
39:32de la Vidalie
39:32merci
39:33de Rex & Code
39:34et puis Céline Picmalprat
39:35de Picmal
39:36Autumn Investments
39:37merci à tous les trois
39:38on continue dans un instant
39:39on va reparler
39:40de la souveraineté technologique
39:42à tout de suite
39:42à tout de suite
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