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  • il y a 2 mois
Mardi 4 novembre 2025, retrouvez Stéphane Deo (Senior Portfolio Manager chez Eleva Capital et membre de l'Éco à venir), Xavier de Buhren (Directeur des investissements, Otea Capital) et Benoit Peloille (CIO, Natixis Wealth Management) dans SMART BOURSE, une émission présentée par Grégoire Favet.

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Transcription
00:00Musique
00:00On vous invite avec nous chaque soir pour décrypter les mouvements de la planète marché.
00:13Xavier Duburen est avec nous ce soir, directeur des investissements d'OTA Capital.
00:17Bonsoir Xavier.
00:18Bonsoir Grégoire.
00:19Stéphane Déo à nos côtés, gérant senior chez Eleva Capital.
00:21Bonsoir Stéphane.
00:22Bonsoir Grégoire.
00:23Et Benoît Pelloyle nous accompagne également, le directeur des investissements de Natixis Wealth Management.
00:27Bonsoir Benoît.
00:28Bonsoir Grégoire.
00:28Bonsoir Grégoire, le narratif du jour visiblement vise à faire porter la responsabilité de cette séance négative à Palantir qui n'a pas déçu mais qui inquiète visiblement à travers une valorisation stratosphérique qui était déjà bien flaguée par l'ensemble du marché et qui ne posait pas de problème jusqu'à hier soir visible.
00:49Effectivement c'est assez caractéristique de l'environnement des marchés qui baignent dans un optimisme particulièrement important.
00:59Parce que si on regarde au final on a la macro, bon il n'y a pas spécialement de dégradation particulière, de toute façon on n'a plus de chiffres depuis le shutdown donc même sur le point négatif qui était l'emploi on n'a pas forcément de nouveaux chiffres.
01:09Quand on regarde des soft data, ce n'est pas spécialement de dégradation supplémentaire. On a des chiffres d'inflation qui confortent plutôt la Fed dans les baisses de taux donc sur le volet macro ça plaît plutôt à l'optimisme.
01:19La géopolitique ça va un peu mieux avec l'accord entre la Chine et les Etats-Unis. Et puis quand on regarde les résultats de société ça se passe bien.
01:24On a des bons résultats et donc c'est à ce moment-là où on a effectivement des mouvements qui interpellent et on se rend compte que les valorisations peuvent soulever quelques questions.
01:34Donc c'est un peu caractéristique des environnements un peu d'euphorie qu'on a généralement sur les marchés.
01:39Il faut y prêter attention parce que quand on regarde dans le détail, aux Etats-Unis on a une prime de risque sur le marché d'action qui est à zéro,
01:46qui est même quasiment négative quand on regarde en fonction des différentes mesures.
01:49Quand on regarde les valorisations dans leur ensemble, on valorise une croissance des profits qui est quand même très significative.
01:55Aujourd'hui sur le niveau de valorisation actuel, alors peu importe les métriques, on est sur des niveaux très élevés,
02:00mais on valorise dans l'ensemble du marché américain une croissance des profits qui serait autour de 25%.
02:05Si on regarde les chiffres là sur le trimestre, on est plutôt à 12.
02:08Les analyses dans le consensus, ils attendent 8-10 dans les 12 prochains mois.
02:13Et nous dans le cadre du scénario macro où la croissance américaine perd quasiment un point quand même en 2025 par rapport à l'année dernière,
02:20on est plutôt autour de 5-6% de croissance des profits.
02:22Donc on a du mal à justifier ces 25 prêts par le marché.
02:26Donc ça fait quand même pas mal.
02:27Il y a cette problématique de la concentration autour des valeurs des techs qui explique quasiment 80% de la perte des actions américaines.
02:33Et puis on commence, et effectivement, pas l'entier révélateur de ça, d'avoir un price action qui montre une forme de fragilité.
02:41Je regardais des données quantitatives, mais en 2025, on a eu plus d'une centaine de mouvements sur des entreprises,
02:49cotés de plus de 100 milliards de capitalisation, parce qu'on parle de mastodonte assez important dans la tête.
02:55Plusieurs trillions de dollars.
02:55Voilà, et même de façon plus générale, c'est une année record en termes de mouvements inhabituels.
03:01C'est Meryl qui calculait ça, où on n'a jamais eu autant de mouvements de plus de 2-3 écarts-types sur une même journée de la part de certaines valeurs.
03:10Donc on voit qu'il y a une certaine nervosité.
03:13Tout le monde veut participer à l'optimisme, tout le monde veut en profiter,
03:15mais on se tient quand même prêt à fuir à la première mauvaise veuille.
03:19Qu'est-ce qui explique ce que vous décrivez parfaitement du marché ?
03:22Est-ce que la présence du retail, massive, de plus en plus massive, explique ces mouvements qu'on peut juger parfois un peu extravagants ?
03:33Palantir, j'imagine, c'est une des boîtes qui est le plus détenue ou jouée par le retail aujourd'hui sur le marché américain, forcément.
03:39Probablement, ça a peut-être tendance à accentuer cette problématique, mais ce n'est pas un phénomène nouveau.
03:45Ces phénomènes d'euphorie sur les marchés sont caractéristiques des fins de cycle.
03:49On l'a vécu en 2000 avec l'éclatement de la bulle TMT.
03:52La principale difficulté, c'est d'essayer de savoir où on en est et s'il est encore bon d'en profiter ou s'il faut essayer de se protéger.
03:59On a fait un petit exercice de valorisation un peu amusant.
04:02On a essayé de valoriser jusqu'où fallait cette bulle.
04:04C'est très compliqué.
04:06Donc avec l'idée qu'elle n'a pas encore atteint son climax.
04:08C'est ça.
04:09Si on essaie de regarder, est-ce qu'il y a encore du potentiel aujourd'hui si on répète un scénario de bulle type 2000 ?
04:14Donc on met la prime de risque à peu près au niveau de ce qu'on a vécu fin 1999.
04:18On intègre là-dedans une croissance des profits qui était valorisée à l'époque.
04:21Donc là, ce n'était pas 25, c'était 35%.
04:23Et bien, ça donne un S&P qui a 8000 points.
04:25Donc, il y a grosso modo, il y a un peu plus de 15% encore de potentiel si on rejoue le scénario de 2000.
04:31Bon, c'était plus sérieusement le scénario.
04:33Non, mais ça donne déjà un repère.
04:34Donc, évidemment, tout le monde cherche à en profiter.
04:36Il y a un peu de cupidité là-dedans.
04:38Plus sérieusement, on pense que le scénario qui se profile quand même malgré tout,
04:41c'est qu'à un moment, on a une respiration par une correction, en l'occurrence,
04:44qu'on se rende compte que les valorisations sont relativement élevées.
04:47L'économie américaine est en train de freiner.
04:50Le fait d'avoir possiblement un poil plus d'inflation persistante à cause de la thématique des barrières douanières,
04:56c'est de nature à accentuer ce freinage.
04:58Et c'est plus une correction de l'ordre de 15% quand on valorise ça, qui se profile.
05:02Si on intègre même un scénario d'un freinage un peu plus appuyé, sans forcément voir un passage en récession sur un trimestre,
05:11on a bien 20-25% à perdre sur les niveaux actuels.
05:14Donc, il y a effectivement une tentation très forte des prises de bénéfices, des mouvements qui montrent une certaine fragilité.
05:20Et la volonté d'être un peu raisonnable face à cela, c'est de, encore une fois, on appuie le message depuis le début de l'année,
05:26d'avoir autre chose que de la tech américaine, d'avoir diversifié son portefeuille et d'essayer de garder la tête froide par rapport à ça.
05:33Bon, Stéphane, le cas à Palantir, aujourd'hui, c'est quoi ?
05:36C'est un des premiers canaris dans la mine de l'IA ?
05:41C'est une logique de prise de profit qui paraît légitime ?
05:45Palantir, c'est, je ne sais pas, plus 400% en un an, plus 2000% en trois ans.
05:49Enfin, bon, bref, ceux qui sont rentrés, même ne serait-ce qu'il y a six mois, ont gagné déjà beaucoup d'argent dessus.
05:56Et au-delà de Palantir, moi, ce que je note dans les marchés globaux, c'est qu'encore une fois,
05:59beaucoup des grands trades gagnants de 2025 semblent se retourner, en tout cas, se déboucler.
06:05Le dollar monte un petit peu depuis deux mois, l'or s'est dégonflé sous les 4 000 dollars,
06:11la sphère crypto ne s'est jamais vraiment totalement remise du coup du 10 octobre et de Trump qui a fait vaciller un peu l'édifice.
06:18Tout ça ayant été les grands trades gagnants de 2025.
06:23Moi, je pense qu'il y a deux histoires sur Palantir.
06:25La première histoire, c'est ce que vous dites, c'est une respiration de marché.
06:28C'est-à-dire que je ne pense pas qu'il y ait une bulle.
06:32Pourquoi ? Parce que si vous regardez Nvidia, par exemple, le PE d'Nvidia, c'est-à-dire la valorisation, a baissé depuis trois ans.
06:37En fait, le marché avait raison de payer très, très cher Nvidia parce que les bénéfices ont progressé plus vite que la performance boursière.
06:46Donc, on n'est pas du tout sur une situation à la 99 ou 2000 où on mettait des valorisations insensées sur tout ce qui bougeait.
06:55Après, il y a quelques exceptions, Palantir en fait partie.
07:00Mais on a vu une très, très belle performance.
07:04Je ne serais pas étonné que beaucoup de gérants veuillent prendre leurs bénéfices.
07:09On est à un gros mois de la fin de l'année parce que la fin de l'année, c'est mi-décembre.
07:14Est-ce que vous allez prendre des gros risques quand vous avez fait une bonne année ?
07:17Peut-être pas. Et donc, on peut très bien avoir une respiration de marché.
07:20Ça, c'est un problème purement technique de court terme.
07:24Il y a un deuxième sujet qui me fait un peu peur.
07:26On parle beaucoup de bulles sur le marché.
07:28Action. Pour moi, ce n'est pas une bulle spéculative.
07:31C'est plus une bulle industrielle.
07:34Je m'explique.
07:35Si vous regardez les hyperscalers,
07:39les hyperscalers, c'est Amazon, c'est Microsoft, Google, etc.
07:43Ils ont prévu entre 400 et 500 milliards d'investissement dans l'IA.
07:49Alors, c'est gentil.
07:50Ça me fait plaisir.
07:51C'est beaucoup d'argent.
07:52Mais 400, 500 milliards, ça veut dire que vous devez faire au moins autant,
07:56si ce n'est plus, en chiffre d'affaires pour rentabiliser ça.
08:00Moi, je veux bien.
08:01Mais pour vous donner un ordre de grandeur,
08:03on estime le marché mondial du software,
08:07c'est-à-dire des programmes informatiques, à 700 milliards.
08:09Donc, pour sortir un chiffre d'affaires suffisamment élevé
08:14pour rentabiliser tous ces investissements,
08:16moi, je suis un tout petit peu dubitatif, pour le dire poliment.
08:20Et donc là, par contre, moi, j'ai l'impression qu'il y a une bulle d'investissement
08:24qui est beaucoup trop élevée.
08:26Et c'est là où Palantir est vraiment le caillou dans la chaussure.
08:29Un peu avancé, oui, c'est ça.
08:30Si Palantir dit, au fait, on n'arrive pas à faire autant de bénéfices qu'attendus,
08:35ça prouve que ces paris qu'on est en train de faire
08:37sont probablement un petit peu trop osés.
08:40Et ça, ça peut être un vrai sujet à moyen terme.
08:43C'est-à-dire le marché qui dit, mais attendez,
08:44vous dépensez des dizaines, des centaines, des milliards,
08:47et on ne va jamais avoir une rentabilité décente avec ce genre de choses.
08:51À moyen terme, qu'est-ce que ça veut dire, Stéphane ?
08:53Il y a beaucoup de roadmaps qui convergent vers 2030
08:55dans toutes ces dimensions technologiques.
08:58Il y a un point de rendez-vous fixé dans les plans de développement
09:02autour de 2030, peut-être.
09:04Mais j'imagine que le marché va quand même s'interroger avant
09:07pour savoir si on est bien sur la trajectoire 2030
09:11ou si on a déjà dérivé au point de ne pas tenir la trajectoire 2030.
09:16Ça veut dire plusieurs choses.
09:18Ça veut dire qu'à un moment donné, moi, ce qui me fait très, très peur,
09:21c'est qu'après Palantir, on est un hyperscaler qui dit,
09:24mais attendez, je vous ai annoncé 100 milliards en amassissement,
09:27je choisis ce que vous voulez, en gros, ils sont tous à 100 ou 150 milliards.
09:31Grosso modo, oui.
09:32Et qu'ils vous disent, mais en fait, ça, c'était les prévisions,
09:34on n'a pas vraiment passé les ordres.
09:36Et là, d'un coup, vous allez vous dire, mais attendez, finalement,
09:39ça veut dire beaucoup moins de chiffres d'affaires pour Nvidia,
09:41ça veut dire beaucoup moins de chiffres d'affaires pour beaucoup de gens.
09:43Et là, vous changez complètement la donne.
09:45À ce stade ?
09:46Et là, on n'y est pas encore.
09:48On n'y est pas du tout.
09:49Parce qu'une des dernières communications de Nvidia,
09:52c'était à leur conférence la semaine dernière.
09:54Ils étaient hyper optimistes.
09:55D'habitude, ils guident sur le trimestre,
09:57comme toutes les boîtes à peu près raisonneurs.
09:59Là, ils donnent une visibilité jusqu'à fin 26,
10:01avec un chiffre d'affaires embarqué de 500 milliards.
10:04Ça a l'air d'être de la commande ferme,
10:05quand ils écoutent le management.
10:07Donc, ça veut dire qu'on n'y est pas du tout.
10:08Et c'est pour ça, je pense qu'il y a les deux premiers emblèmes.
10:12Il y a le problème...
10:12Donc, c'est bien à moyen terme, ce n'est pas là...
10:14Non, ce n'est pas demain matin.
10:15Toutes choses égales par ailleurs, ce n'est pas demain matin.
10:16On peut avoir une correction,
10:18vous l'avez dit, pour des raisons techniques.
10:20Ça, c'est le premier sujet.
10:21Mais ça pose vraiment le problème, pour moi,
10:24de la trajectoire plus à moyen terme.
10:27Après, ça veut dire qu'on aura surinvesti,
10:29comme on l'avait fait pendant la période d'OTCOM,
10:30et on se retrouve avec beaucoup trop d'infrastructures.
10:33Et c'est super,
10:33parce qu'on avait construit un internet qui était beaucoup trop gros.
10:36Et ça a permis de...
10:38Démocratiser à vitesse grand V.
10:40C'était la conclusion qu'on avait hier en cadeau.
10:43Il faut faire attention quand on est investisseur,
10:45mais pour l'économie, ce n'est pas forcément une mauvaise nouvelle.
10:48La bulle qui craque, c'est les prix de la technologie qui s'effondrent.
10:51Et donc, c'est une massification,
10:53vitesse grand V de la technologie.
10:55Bon, Xavier, vos commentaires et analyses sur cette dimension IA
10:59qui est plus que centrale,
11:01qui porte tout, à la fois les marchés
11:03et la macroéconomie également désormais.
11:06Oui, peut-être plusieurs chiffres à rappeler,
11:08assez intéressants.
11:09Stéphane en a parlé,
11:10mais c'est 375 milliards de capex d'investissement
11:14qui vont être dépensés par les hyperscalers.
11:16Donc, effectivement, Google, Microsoft, Oracle, Meta...
11:21Amazon.
11:22Exactement.
11:23Et justement, Amazon,
11:25c'est sur ces 375 milliards,
11:27c'est 125 milliards de dollars.
11:29Juste pour donner un chiffre,
11:30quand on convertit ça en euros,
11:31ça fait à peu près 100 milliards d'euros.
11:33C'est la capitalisation boursière d'Air Liquide,
11:37créée en 1902,
11:38il y a plus de 120 ans.
11:39120 ans d'investissement,
11:41120 ans de développement.
11:43Et voilà, Amazon...
11:43Ils n'avaient qu'à faire de l'IA.
11:47Et puis, une autre marque quand même,
11:50on fait souvent des parallèles
11:52par rapport à la bulle de la tech, etc.
11:56Il faut savoir que c'est Hyperscalers
11:58qui font ces programmes d'investissement.
12:00Aujourd'hui, on a des bilans quand même très sains,
12:01à une génération de trésorerie
12:03qui leur permet,
12:04à hauteur de 70% aujourd'hui,
12:06de pouvoir financer.
12:08Ça, c'est une grosse différence
12:09avec ce qui s'est passé dans les années 2000
12:11où il y avait 12 IPOs par jour
12:13quand ce n'était pas 20 le lundi.
12:16Et tout ça, c'était autant de dettes
12:17qui étaient levées pour financer ces investissements.
12:20Donc, c'est quand même
12:21une différence assez fondamentale.
12:25Et puis, quand on prend,
12:26on fait l'exercice de prendre
12:27les plus grandes sociétés des années 2000,
12:30la valorisation des plus grandes sociétés
12:32des années 2000
12:32par rapport à ces grands Hyperscalers
12:35qui font ces investissements
12:38et qui font ce marché de la tech aujourd'hui.
12:40En 2000, c'était 52 fois les bénéfices.
12:43Aujourd'hui, on est plutôt à 27.
12:45Donc, il y a quand même...
12:46Les GAFAM, en tant qu'elle,
12:47atteignent pas des PE stratosémiques.
12:49Et en termes de santé financière,
12:52ça permet ces développements.
12:54Toute la question,
12:55non, mais c'est comme dans ces grandes révolutions
12:58technologiques, industrielles, etc.
13:01C'est des montants d'investissement
13:02qui sont énormes.
13:03Il y avait une comparaison
13:04qui était faite par Goldman
13:05avec les montants qui avaient été investis
13:07dans les chemins de fer anglais.
13:09Et en fait, remis à la valeur d'aujourd'hui,
13:11c'est plus important
13:12que ce qui est dépensé aujourd'hui.
13:14Donc, voilà.
13:15Donc, il y a des tendances.
13:17Et puis, il y a un marché adressable.
13:19Et comme tout,
13:19il y a forcément beaucoup d'investissements.
13:21Il y en a qui vont avoir des retours sur investissement
13:26qui vont être favorables.
13:30Et d'ailleurs, les retours en equity
13:33qu'on observe sur les premiers investissements
13:35qui ont été faits par ces hyperscalers
13:37ces dernières années
13:38sont aux alentours de 26-27%.
13:42Et en moyenne, on est plutôt à 17%.
13:44Donc, c'est rentable.
13:46C'est pour l'instant des investissements rentables.
13:48Donc, toute la question maintenant va être
13:49est-ce que ces sociétés
13:53vont encore avoir la capacité
13:56à financer à hauteur de 70%
13:58ces investissements ?
13:59Alors, elles génèrent un cashflow monstrueux.
14:01Mais face à ça,
14:02ce sont des capex monstrueux.
14:03C'est-à-dire qu'à un moment,
14:05entre le cashflow et les capex,
14:07comment le marché arbitre,
14:08enfin, comment le marché juge la chose ?
14:10Eh bien, justement,
14:10c'est quelque chose
14:11qui est vraiment très surveillé aujourd'hui.
14:14C'est dans quelle mesure
14:16ces sociétés-là
14:17font appel au marché
14:18pour financer ses prochains investissements
14:20et ses prochains capex.
14:22Et on le voit d'ailleurs,
14:23toutes les émissions
14:24depuis le début de l'année,
14:25il y a 140 milliards de dollars
14:27qui ont été élevés
14:28pour financer de l'IA directement.
14:30Parle de dette ?
14:31Ou indirectement,
14:32sur de la dette.
14:33Donc, voilà,
14:34toute la question,
14:34ça va être dans quelle mesure,
14:35ça, ça prend de l'ampleur ou pas.
14:38Et conclusion de ça,
14:42le risque envoie encore la chandelle ?
14:45La preuve,
14:46c'est qu'il y a des gens
14:47qui sont prêts à financer ça.
14:51Donc, c'est à surveiller.
14:52Mais pour l'instant,
14:53ça s'est fait de façon
14:54« mesurée »
14:56parce que ces sociétés-là
14:57avaient les moyens de le faire.
14:58et il y a une croissance
15:02et des carnets de commandes.
15:04On l'a vu sur les publications
15:06de Amazon et de Google
15:09que toute la partie cloud,
15:11il y a des carnets de commandes énormes.
15:14Donc, voilà.
15:15Donc, c'est vraiment...
15:16Et je rejoins ce qui a été dit
15:17par Stéphane et Benoît,
15:19le marché à 25 séances de la fin
15:23après des performances
15:24comme on a connues aujourd'hui.
15:26Il y a besoin de souffler.
15:27C'est un acte de gestion
15:28de prendre ses profits.
15:29C'est-à-dire, tranquille.
15:32Et quand on voit effectivement
15:33ces niveaux de valorisation,
15:35Palantir,
15:35c'est 299 fois le price earning
15:38de 2025.
15:39Il y a un moment...
15:40Bon, on ne prend pas trop de risques
15:42à prendre des profits aujourd'hui.
15:43D'ailleurs, le marché,
15:44il ne baisse pas tellement...
15:45Non, c'est pour ça.
15:47Je restais mesuré.
15:48J'essayais de rester mesuré
15:49dans mon propos.
15:50Après, il y a quelques éléments techniques
15:53sur le marché américain
15:55qui montrent quand même
15:56qu'on peut avoir
15:57quelques signes.
15:59Notamment,
16:00il y a aujourd'hui
16:01plus de titres
16:02qui traitent
16:03sur leurs plus bas
16:04depuis un an
16:05que l'inverse,
16:06que titres qui traitent
16:07sur les plus hauts.
16:07Ça, c'est quand même
16:08des éléments...
16:09La participation,
16:10la largeur de la participation
16:12est très faible.
16:13On a une divergence
16:14qui est la plus marquée.
16:15On a eu une tentative
16:16d'élargissement
16:17de la participation.
16:18On commence à y croire
16:19et ça, c'est vachement...
16:20Et dernier point
16:21d'un point de vue technique,
16:23aujourd'hui,
16:23le S&P 500
16:24est depuis plus de 4 mois
16:26au-dessus de sa moyenne mobile
16:2750 jours.
16:29Ça ne s'est jamais vu.
16:30Donc, voilà,
16:31il y a quelques signaux
16:32de surachat
16:33et de divergence
16:34qui militent
16:35pour une prise de profit.
16:36Bon, mais c'est vrai
16:36que sur la solidité
16:37de ces hyperscalers,
16:38on le rappelait hier
16:39en plateau,
16:40alors ça a été
16:41un mauvais virage
16:42pour Meta,
16:42celui du Metaverse.
16:43Ça leur a coûté
16:4440, 50 milliards
16:46de dollars
16:47de capi
16:48et puis, on va dire,
16:49un désert boursier
16:50pendant au moins
16:5112, 18 mois.
16:53Mais ça n'a jamais
16:54remis en cause
16:55la viabilité
16:55de l'entreprise
16:56qui peut perdre
16:5740 milliards comme ça
16:58et rester une entreprise
17:00majeure,
17:00monstrueuse
17:01et centrale.
17:02C'est ça, justement,
17:04l'accord de rappel
17:05qui fait la différence
17:06avec ce qu'on avait vu en 2000.
17:07C'est qu'on parle
17:08de sociétés
17:08qui sont d'ores et déjà
17:09extrêmement rentables,
17:10très solides, etc.
17:12Mais effectivement,
17:13c'est plus un risque
17:14de déception
17:14au-delà des problématiques
17:15qu'on voit de dynamiques
17:16qui peuvent rappeler
17:17des dynamiques de bulle.
17:18On le voit d'ailleurs
17:19dans ces CAPEX.
17:20Ils sont complètement
17:21circulaires.
17:22Nvidia met de l'argent
17:23chez OpenAI
17:24pour que OpenAI
17:25achète des puces,
17:26etc.
17:27Donc ça,
17:27c'est des mécaniques
17:28qui soulèvent
17:30des vraies problématiques.
17:33La tech a aujourd'hui
17:34un rôle qui est macro
17:35dans l'économie américaine.
17:37On parle des montants
17:38400 milliards
17:39de dépenses
17:40de CAPEX
17:41cette année.
17:42C'est 40%
17:45de ce qu'on a créé
17:45en PIB
17:46aux États-Unis
17:46cette année.
17:48Donc il y a
17:49un rôle macro
17:50et c'est pour ça
17:50qu'un risque
17:51de déception
17:52et pas forcément
17:53un risque
17:53d'éclatement
17:53comme on a pu le connaître,
17:55un risque de déception
17:55est à surveiller
17:56parce que les conséquences
17:57peuvent être extrêmement
17:57importantes
17:58d'un point de vue
17:58strictement macro
17:59de par le rôle
18:01que jouent ces sociétés
18:02aujourd'hui
18:02dans l'économie américaine.
18:04Encore une fois,
18:05il est réel ce risque.
18:06OpenAI,
18:06les deals
18:07des dernières années,
18:08c'est 1 400 milliards
18:08de dollars
18:09pour une société
18:10qui génère
18:1013 milliards
18:11de revenus
18:11pour l'instant
18:12et dont le fondateur
18:13n'est pas très intéressé
18:14immédiatement
18:14à la rentabilité
18:15et ne prévoit pas
18:16vraiment qu'elle soit
18:16rentable avant 2030.
18:18Donc il y a quand même
18:19vraiment ce sujet
18:19de déception,
18:20il n'est pas du tout
18:21à prendre à la légère
18:21dans un contexte
18:23de valorisation pareil
18:24et dans un poids
18:25représenté aussi important.
18:28Encore une fois,
18:29la tech a indirectement
18:31un rôle à travers
18:31la génération
18:32d'effets richesses
18:32pour l'économie américaine,
18:33c'est-à-dire que
18:35cette excellente
18:36performance boursière,
18:37ces valorisations
18:38profitent aux catégories
18:39les plus aisées
18:40de l'économie américaine.
18:42Aujourd'hui,
18:42le top 10
18:43des ménages
18:44du plus riche
18:45aux Etats-Unis
18:45représente la moitié
18:46de la consommation.
18:47Donc un simple risque
18:48de déception
18:49à cause de problématiques
18:50de valo...
18:50C'est un soutien macro
18:51tout de suite.
18:52Exactement.
18:53Et l'autre problématique
18:54sur ce secteur de la tech
18:55et effectivement,
18:55c'est la vraie nouveauté
18:57qui peut-être appellera
18:59un changement de statut
19:00et de perception
19:01de la part des marchés.
19:02La tech,
19:03historiquement,
19:03c'est un secteur
19:04plutôt proche
19:04de l'industriel
19:05avec un bêta élevé,
19:06beaucoup de volatilité.
19:07Ça s'est transformé
19:08avec les big tech américaines
19:09en secteur de grande qualité,
19:11croissance,
19:12visibilité, etc.
19:14Et là,
19:14on est en train
19:15d'écorner justement
19:15ce statut très qualité
19:17avec des émissions
19:18de dette importantes.
19:19Au final,
19:19sur Ensemble d'Atech,
19:20ça va être 200 milliards
19:21de levées de dette cette année.
19:22C'est trois fois
19:23ce qu'on a vécu
19:24ces dernières années.
19:25Et ça,
19:26quand on regarde
19:27la problématique
19:27des hyperscalers,
19:29ça change le statut boursier
19:30puisque ça devient
19:31des sociétés
19:32très intenses
19:32d'un point de vue
19:33capitalistique,
19:34ce qui était une de leurs forces
19:35c'était d'être plutôt
19:35assez light, etc.,
19:36des sociétés de services,
19:38ça ressemble de plus en plus
19:39à des sociétés
19:40plus traditionnelles
19:40avec une infrastructure
19:41très lourde à financer,
19:42etc.
19:43Et donc ça,
19:44à l'avenir,
19:44ça ne justifie plus
19:45tout à fait les mêmes
19:45valorisations
19:46ni les mêmes perceptions
19:47de la part des marchés financiers.
19:49Donc ça,
19:49c'est vraiment
19:49un risque important
19:51à survivre.
19:51Ce sont nos nouveaux services
19:53aux collectivités, quoi.
19:54Exactement.
19:56Le point...
19:57Effectivement,
19:57c'est au goût de la logique.
19:59Ce qu'on sent
20:00sur les superscalers,
20:01c'est les utilities à venir.
20:03Mais attention,
20:04la prise de conscience
20:05en termes de valorisation
20:06peut être douloureuse.
20:07Il y a quand même
20:08des signes de ça.
20:09Si au regard d'Oracle,
20:10le CDS d'Oracle
20:11remonte assez significativement.
20:13Il y a quand même
20:14une perception
20:14en termes de qualité
20:16qui est en train
20:16de se dégrader.
20:17Oui.
20:18Ça...
20:19Oui,
20:19le sujet macro,
20:21c'est...
20:22Enfin,
20:23l'IA prend une place
20:24importante
20:24dans la macro-américaine.
20:26C'est un régime soutenable.
20:27Ça permet pour l'instant
20:29de compenser
20:30la faiblesse
20:32ou l'anticipation
20:33d'une faiblesse
20:33de la consommation
20:34aux Etats-Unis,
20:35par exemple,
20:36Stéphane ?
20:37Faiblesse de la consommation
20:39aux Etats-Unis,
20:39vous ne l'aviez pas ?
20:40Il faut vite le dire.
20:41D'accord.
20:42Il n'y en a pas.
20:43Il y en a.
20:43Pour l'instant,
20:44il n'y en a pas.
20:44D'accord.
20:45Je rappelle qu'avec
20:46les baisses d'impôts
20:47de Donald Trump...
20:48Alors,
20:48c'est un sujet,
20:49je suis désolé,
20:50un petit peu technique,
20:50mais normalement,
20:51quand on baisse les impôts,
20:52on paye moins d'impôts.
20:53C'est assez logique
20:54jusque-là.
20:56Ce n'est pas ce qui se passe
20:57en ce moment.
20:57Donc,
20:58il a baissé les impôts,
20:59mais pour des raisons techniques,
21:00on continue à les collecter.
21:02Donc,
21:02les ménages américains
21:03vont recevoir un chèque
21:04pour rembourser
21:05le trop perçu
21:06au début de l'année prochaine.
21:08Et alors là,
21:09il ne va pas falloir être...
21:11se mettre en face
21:12de la consommation américaine.
21:13D'accord.
21:13Donc,
21:13non,
21:14je pense que ça tient.
21:15Il y a une effet richesse,
21:17vous l'avez dit,
21:17qui est monstrueux,
21:19qui est pharaonique.
21:20Les ménages américains
21:21n'ont jamais été aussi riches.
21:22Donc,
21:23moi,
21:23j'ai un petit peu du mal
21:24à être pessimiste
21:25sur la consommation américaine.
21:26Je comprends.
21:27Au-delà,
21:28pour diversifier un peu les sujets,
21:30attends,
21:30je reviens,
21:31mais juste au-delà de l'IA,
21:32dans la saison de publication,
21:34qu'est-ce qu'on retient d'autre,
21:36Xavier ?
21:37C'est très très fort
21:38et c'est canon aux Etats-Unis.
21:39D'accord.
21:40Encore une fois,
21:41il y a une dynamique de croissance
21:42qui a été très forte.
21:44Il y a un ratio
21:44que nous,
21:45on aime bien suivre,
21:46c'est le ratio
21:47de publication supérieure
21:48aux attentes
21:49par rapport à celles
21:50qui sont inférieures.
21:51Le ratio,
21:51c'est 64%
21:52des entreprises
21:53du S&P 500
21:54qui ont pour l'instant publié
21:55son retrait des attentes.
21:57Et celles qu'on ratait,
21:57c'est 10%.
21:59Ça ne s'est jamais vu
22:00en dehors du Covid
22:00qui était des périodes
22:03de publication
22:03plutôt anormales.
22:07Et en gros,
22:08quand on lise tout ça,
22:09c'est 6% de croissance
22:10avec des marges
22:11aux alentours de 12%.
22:12et sur un an,
22:16la croissance des bénéfices
22:17par action
22:17du marché américain
22:18est aux alentours
22:18de 15%.
22:19Et ça,
22:19c'est forcément très déformé
22:21par la bulle de profit
22:22qui entoure
22:23les grandes valeurs
22:24technologiques.
22:25Forcément,
22:26d'ailleurs,
22:26on le voit
22:27dans ce qui n'a pas marché
22:30dans le marché américain,
22:32toute la partie value
22:33et la partie small cap
22:35qui ne sont qu'en hausse
22:36de 10% en dollars.
22:38Donc,
22:38on est quasiment
22:39négatif
22:41si on applique
22:42le taux de change.
22:44On voit bien
22:44que c'est des secteurs
22:46qui n'ont pas vraiment
22:46participé
22:47à cette croissance-là.
22:51Stéphane ?
22:51Je ne suis pas tout à fait d'accord
22:53si je peux me permettre.
22:54Moi,
22:55je me souviens
22:55de Greenspan
22:56si vous vous souvenez
22:57à la fin des années 90
22:58qui ne montait pas les taux
22:59parce qu'il disait
23:00la croissance potentielle
23:01a beaucoup progressé.
23:03Alors,
23:03la croissance potentielle
23:04c'est un truc d'économiste
23:05on ne sait jamais la mesurer
23:06surtout en temps réel
23:07et lui,
23:08il disait
23:08si la croissance potentielle
23:10est beaucoup plus élevée
23:11donc on peut croître
23:12sans inflation
23:13c'était son argument
23:15parce que les marges
23:16des entreprises
23:16ont beaucoup progressé.
23:18Si les marges
23:18des entreprises
23:19progressent
23:20c'est forcément
23:20que vous faites
23:21des gains de productivité
23:22donc vous améliorez
23:23votre effet.
23:26Et là,
23:26on est exactement
23:26en train de voir ça.
23:28Donc,
23:29quand vous parlez
23:29aux économistes
23:30ils ont des modèles
23:30très compliqués
23:31qui marchent
23:33ou qui ne marchent pas
23:34d'ailleurs
23:34mais peu importe.
23:35Ils ne voient rien.
23:36si,
23:37très bien
23:37mais dix ans après.
23:38Oui,
23:39c'est ça.
23:39Je ne suis pas
23:41la fonction
23:41de l'économiste
23:42d'anticiper.
23:43Oui,
23:43j'avais expliqué
23:43le cas.
23:44Sauf que moi
23:45je suis sur les marchés
23:46et moi ce que je vois
23:48c'est qu'en fait
23:49il y a l'IA
23:50un peu fashion
23:52dans les réseaux sociaux
23:53etc.
23:54Il y a plein de choses
23:55qui se passent
23:56sous le radar
23:57sur la logistique
23:58par exemple
23:59où l'IA permet
24:00de faire des gains
24:01de productivité
24:02monstrueux
24:02sur la distribution
24:03d'énergie
24:03où ça permet
24:05d'économiser
24:06beaucoup d'énergie
24:06parce qu'on optimise
24:08plein de choses
24:09il y a beaucoup
24:10de secteurs
24:11et c'est déjà une réalité
24:12pour des boîtes
24:12que vous suivez
24:13que vous écoutez
24:14qui en parlent
24:15c'est des gens
24:15complètement
24:16et puis
24:16il y a l'exemple
24:17d'Amazon
24:18qui a licencié
24:2020 000
24:20il y a plus d'un million
24:22d'employés
24:22chez Amazon
24:23moi je suis prêt
24:24à vous parier
24:25que d'ici 4-5 ans
24:26il y en aura
24:26beaucoup moins
24:27donc ça
24:28c'est des gains
24:29de productivité
24:29aussi
24:30et ça
24:31je pense que
24:32c'est un élément
24:32qu'on a tendance
24:33à sous-estimer
24:34et si ma théorie
24:37parce que c'est juste
24:38une théorie
24:38pour l'instant
24:39dites une thèse
24:40une thèse
24:41ça fait plus chic
24:42ma thèse
24:43n'est-ce pas
24:44cher ami
24:44c'est que
24:45la productivité
24:46s'améliore
24:46donc la tendance
24:47s'améliore
24:48c'est plus du tout
24:49du tout la même histoire
24:50parce que ça veut dire
24:50que vous avez un PIB
24:51beaucoup plus élevé
24:52c'est le pari
24:54parce que
24:54un des points
24:55de l'année
24:56capex de l'IA
24:57c'est qu'une des grandes différences
24:58peut-être par rapport
24:58à l'époque TMT
25:00c'est que là
25:01vous avez quand même
25:01deux hyperpuissances
25:02politiques
25:03qui soutiennent
25:05ce développement
25:05c'est-à-dire que
25:06c'est une ligne de combat
25:07technologique
25:08entre les Etats-Unis
25:09et la Chine
25:09et que donc
25:10le politique
25:12pousse
25:12un site
25:13et participe
25:14même
25:14puisqu'on voit
25:15l'état américain
25:15prendre des participations
25:17se rémunérer
25:18sur les ventes de puces
25:19Nvidia
25:19il y a
25:20un soutien
25:22de la puissance
25:22publique et politique
25:23derrière ce mouvement
25:24oui mais les approches
25:26sont vraiment différentes
25:27et opposées
25:27entre les Etats-Unis
25:28et la Chine
25:29en Chine
25:30ce n'est pas du tout
25:31les mêmes montants
25:32qui sont dépensés
25:33qu'aux Etats-Unis
25:35ils ont beaucoup moins
25:35d'adaptation
25:36vous avez des systèmes
25:37d'intelligence artificielle
25:38qui sont ouverts
25:39en Chine
25:40quand elles sont plutôt
25:40en environnement
25:41clos aux Etats-Unis
25:42donc c'est
25:43deux stratégies différentes
25:44c'est hyper intéressant
25:45parce qu'il y a un moment
25:46on va voir qui a raison
25:47est-ce que c'est la Chine
25:49qui a dit
25:49on peut faire ça
25:50pour beaucoup moins cher
25:51ou est-ce que
25:52effectivement
25:52pour les usages
25:53qu'on en aura
25:54pas besoin d'acheter
25:55de la puissance
25:55c'est un moment
25:57de stocker de la puissance
25:58qui est très intéressant
25:59pour ça
26:00Benoît
26:01ce qui est très frappant
26:03effectivement
26:04c'est l'accélération franche
26:06des gains de productivité
26:07aux US
26:07depuis
26:08il y a effectivement
26:10la problématique technologique
26:12mais il y a aussi
26:12probablement
26:13la façon
26:14dont on a géré
26:14la pandémie
26:16aussi
26:16aux Etats-Unis
26:17on a laissé les entreprises
26:18virer tout le monde
26:19et qu'elles ont ensuite
26:20justement fait des efforts
26:21de productivité
26:22qui sont en plus
26:23permis par
26:24une automatisation
26:25plus prononcée qu'ailleurs
26:26et on voit vraiment
26:27que cette déformation
26:28de la valeur ajoutée
26:29très forte aux Etats-Unis
26:30en faveur des profits
26:31elle vient
26:31elle est soutenue
26:32par cette dynamique
26:33de productivité
26:34ce qui la rend rassurante
26:35fondamentalement
26:35à long terme
26:36par rapport
26:36aux autres pays
26:37donc ça c'est vraiment
26:38un élément frappant
26:39c'est pas uniquement
26:39lié à la tech
26:40il y a probablement
26:40la façon dont on a
26:41après il y a un bémol
26:44c'est que c'est aussi
26:44cette espèce
26:46notamment sur les marges
26:47cette espèce
26:48de rente Covid aussi
26:48c'est à dire que
26:49on a des marges
26:51qui ont été
26:51très largement protégées
26:52par l'épargne
26:53par les chèques
26:54qui ont été faits
26:54aux ménages
26:55c'est pour ça que là-dessus
26:56je mettrai un petit bémol
26:57parce qu'on ne sait pas
26:58là actuellement
26:59comment les droits de douane
27:01un peu plus élevés
27:02vont se répercuter
27:03à travers
27:04les marges des entreprises
27:05ou de façon bien tangible
27:07seront transmises
27:07aux consommateurs
27:08à quel effet
27:08ce sera sur la situation
27:09le sujet n'est pas
27:09complètement clarifié encore
27:11non et justement
27:12en termes de valorisation
27:12cette génération de profits
27:14un peu inhabituelle
27:15qu'on voit généralement
27:16dans les phases
27:16et la dernière fois
27:17on avait vu ça
27:17c'était justement
27:18dans l'euphorie
27:18qui précédait la bulle TMT
27:19d'avoir autant de profits
27:21rapportés aux PIB
27:22on voit qu'elle n'est pas
27:24forcément soutenable
27:25elle va être questionnée
27:26justement avec cette capacité
27:27est-ce que les entreprises
27:28vont avoir la même capacité
27:29à retransmettre
27:30les hausses de prix
27:31qu'elles n'ont pu faire
27:32pendant la pandémie
27:33c'est pas si évident
27:34donc ça c'est effectivement
27:35un vrai chou
27:36mais à long terme
27:37cette génération
27:37de gains de productivité
27:40fait une vraie différence
27:41en faveur des Etats-Unis
27:41on évoquait hier
27:43d'ailleurs au passage
27:44Robert Solow
27:44prix Nobel 87
27:46alors on voit des ordinateurs
27:48partout
27:48sauf dans les statistiques
27:49de productivité
27:50il dit ça en 87
27:515 ans après
27:52la productivité explose
27:54c'est-à-dire qu'il y a
27:54cette phase
27:55un peu dans l'oeil
27:56de cyclone
27:57effectivement on voit rien
27:58et puis ensuite
27:59ça y est
27:59y compris dans des chiffres
28:00un peu plus macro
28:01les choses
28:02les choses deviennent visibles
28:04à quoi se prépare la Fed
28:07alors déjà
28:09est-ce que Jérôme Poel
28:10maîtrise encore son bord
28:11puisque là on a des dissidences
28:12des deux côtés
28:13ce qui est assez nouveau
28:15quand même
28:15dans l'univers
28:16de la réserve fédérale américaine
28:17et puis
28:18en préannonçant
28:21et en ayant confirmé
28:23d'ailleurs
28:23la fin de la réduction
28:25du bilan
28:26qui a été
28:26une politique de réduction
28:27du bilan
28:28qui est venue après
28:28une politique d'expansion
28:29du bilan massive
28:31est-ce que ça veut dire
28:32que la gestion du bilan
28:33revient un outil central
28:34de gestion des risques
28:36pour une banque centrale
28:38comme la Fed
28:38et pourquoi ?
28:39Alors sur le premier point
28:40oui j'ai un peu l'impression
28:41qu'il a perdu
28:42la maîtrise du board
28:43ça je pense
28:44que c'est incontestable
28:45après
28:46vous avez la Fed
28:48mais je vous rappelle
28:49que la banque d'Angleterre
28:51a eu un vote
28:52une fois où il y avait
28:53une personne
28:53pour la hausse de taux
28:54une personne
28:55pour la baisse de taux
28:55et des gens neutres
28:57donc après
28:58c'est incontestable
28:59c'est incontestable
29:00d'habitude
29:00ce genre de split
29:01de plaisanterie
29:02bon là
29:03la Fed s'y met
29:04certes
29:05ça c'est pas un drame
29:07pour moi
29:07l'indépendance
29:08c'est une autre histoire
29:09je pense que l'histoire
29:10de la fin du QT
29:11alors je suis désolé
29:12c'est un petit peu technique
29:13mais ça vaut le coup
29:14de revenir sur ça
29:15parce que c'est très important
29:17donc
29:17la Fed a décidé
29:18de deux choses
29:19la première chose
29:20c'est baisser
29:21les taux d'intérêt
29:21alors là
29:22la probabilité
29:23du marché
29:24c'était 99%
29:25donc le marché
29:26était sûr
29:26qu'ils allaient baisser
29:27ils ont baissé
29:28donc on dit
29:29d'accord
29:29c'est fait
29:30enfin pas aucun intérêt
29:32mais aucune surprise
29:33par contre
29:35le QT
29:36donc c'est la réduction
29:37de la taille du bilan
29:38on n'était pas sûr
29:40qu'ils annonceraient
29:40la fin du QT
29:41donc ils ont annoncé
29:42la fin du QT
29:43alors moi je suis un petit peu
29:45rentré dans les chiffres
29:46j'aime bien les chiffres
29:47vous avez quelque part
29:49dans un recoin
29:49du site web
29:51de la Fed
29:52les SOMA
29:52c'est le portefeuille
29:55de la Fed
29:56tous les très juristes
29:58qui le possèdent
29:59vous avez un magnifique
30:00fichier Excel
30:01de 1100 pages
30:02etc
30:03bref
30:03vous pouvez calculer
30:05les tombées
30:06c'est à dire
30:06les très juristes
30:07qui arrivent à échéance
30:08donc si un très juriste
30:10arrive à échéance
30:11la Fed va recevoir
30:13un milliard
30:14par exemple
30:15il faut bien
30:16qu'ils réinvestissent
30:17ce milliard
30:17sinon leur bilan
30:19se réduit petit à petit
30:20avec la disparition
30:21des très juristes
30:22tout ça pour vous dire
30:24qu'en moyenne
30:25l'année prochaine
30:26il va falloir
30:26qu'ils achètent
30:2757 milliards
30:28de très juristes
30:29tous les mois
30:30ça c'est les tombées
30:32c'est les tombées
30:32auxquelles ils vont faire face
30:33ils vont être occupés
30:34de réinvestir
30:35pour éviter justement
30:36de continuer
30:37de réduire leur bilan
30:37c'est ça
30:38c'est à dire qu'ils ont
30:39ils ont 4000 milliards
30:40enfin un peu plus
30:41donc le programme
30:41d'émission du trésor
30:42est couvert
30:42à 75%
30:44non non
30:45mais ils ont
30:46sur la partie longue
30:47donc ils ont un bazooka
30:50pour maintenir
30:51les taux longs
30:53à un niveau bas
30:53et Bessinthe
30:54qui est le directeur
30:56du trésor
30:56secrétaire d'état
30:58au trésor
30:58pardon
30:58est obsédé
31:01par les taux longs
31:02pourquoi
31:02pour les mortgages
31:04parce que quand vous empruntez
31:05pour des mortgages
31:06vous pouvez laisser
31:07les faits dans son fiche
31:08c'est pas ça
31:08qui compte
31:09c'est les taux longs
31:10là ils ont un instrument
31:11merveilleux
31:12pour maintenir les taux longs
31:13à un niveau bas
31:14stable
31:15et pour continuer
31:16à les faire baisser
31:17et donc
31:19moi je pense
31:19qu'effectivement
31:20cette histoire de cutie
31:22elle est un peu passée
31:23enfin on a
31:24un peu trop vite
31:26je pense qu'il y a
31:27vraiment un instrument
31:28de politique
31:28ça veut dire quoi
31:294-10 sur le 10 américain
31:31ça veut dire qu'on va
31:31les voir plus bas
31:32beaucoup plus bas
31:33ça veut dire que
31:34une fois de plus
31:35je vais me moquer
31:36des économistes
31:36bon je l'ai été
31:37pendant quelques décennies
31:38donc je peux me permettre
31:39on a des beaux modèles
31:41fondamentaux
31:42qui nous dit
31:42que le trésorisme
31:43c'est plutôt du 5%
31:44là on est en dessous
31:45de 4
31:46enfin pas aujourd'hui
31:46on est repassé au-dessus
31:47mais on va rester
31:48au niveau de 4
31:49donc on est
31:50un gros point
31:52au-dessous
31:52de là où on devrait être
31:53si on essaie vraiment
31:55faire le marché
31:56ça s'appelle du contrôle
31:57de la courbe des taux
31:57c'est très intéressant
31:59d'autant plus
32:00qu'il y a une phrase
32:01de Jérôme Poel
32:01qui était passée
32:02un peu inaperçue
32:02c'est qu'en plus
32:03ils vont faire grossir
32:05la partie de papier
32:06un peu plus court
32:06en termes de maturité
32:07dans le bilan de la Fed
32:08ce qui est un reflet
32:09de fiscal dominance
32:10justement
32:11parce que
32:12le trésor est mis sur du cours
32:14exactement
32:14et donc on a un bilan de la Fed
32:16qui va être de plus en plus adapté
32:17c'est pour ça que j'évoque
32:20le fait de fiscal dominance
32:21parce que ça facilite
32:22justement
32:22la tâche
32:24pour se financer
32:25pour l'état américain
32:27donc oui en fait
32:27le bilan de la Fed
32:29est de plus en plus
32:30instrumentalisé
32:31pour permettre
32:31à l'état américain
32:32de s'endetter
32:33donc ça c'est un sujet
32:34qui est assez nouveau
32:34c'est plus
32:35au-delà de mettre
32:37Stephen Miran
32:37au bord de la Fed
32:38je pense que c'est
32:38effectivement
32:39beaucoup plus efficace
32:40en termes de logique
32:41de pilotage des taux
32:43et je rejoins complètement
32:43Stephen
32:44si on combine ça
32:45à un freinage de l'économie
32:46parce que malgré tout
32:47même si on n'a plus les chiffres
32:48depuis trois semaines
32:48on a quand même
32:49un marché de l'emploi
32:50qui se dégrade
32:50quand on fait
32:53des exercices fondamentaux
32:55nous on est plutôt
32:56effectivement autour de
32:563,5
32:573,6
32:57sur le disant américain
32:58il y a un potentiel
32:59à le faire baisser
32:59donc oui effectivement
33:01et c'est pour ça
33:02que les problématiques
33:02de liquidité
33:03qu'on a vu récemment
33:03sur les marchés
33:05sont assez
33:06enfin
33:06sur les marchés monétaires
33:08là cette fois
33:09il existe des instruments
33:10pour éviter le dérapage
33:12pour éviter que ça se passe mal
33:13mais la contrepartie
33:14c'est de faciliter la tâche
33:15au gouvernement américain
33:16pour continuer de s'endetter
33:17donc effectivement
33:18ça va être un sujet
33:19très important
33:19et qui peut être
33:20instrumentalisé justement
33:21par l'administration américaine
33:22bon
33:22et c'est juste la Fed
33:24ou c'est toutes les banques centrales
33:25qui vont repenser
33:26leur politique de bilan
33:28la BCE
33:28la Banque d'Angleterre
33:30oh non
33:30la BCE
33:31ils sont sérieux
33:31ils ne vont pas faire ça
33:32ah oui
33:32on va continuer
33:34de réduire le bilan
33:35de la BCE
33:35au rythme auquel on le fait
33:36pour l'instant
33:38la BCE réduit son bilan
33:39plus rapidement
33:39que la Fed
33:41jusqu'où on ira
33:43je ne sais pas
33:43non mais plaisanterie
33:44mis à part
33:45je pense qu'il y a une
33:46je peux me tromper
33:48mais la façon
33:49dont ça a été présenté
33:50je pense qu'il y a
33:51une vraie instrumentalisation
33:52et une vraie volonté
33:54d'utiliser
33:55par la Fed
33:56le bilan
33:57pour
33:57pour manipuler
33:59enfin manipuler
34:00ce n'est pas le terme
34:00mais
34:00sur les taux longs
34:02alors que la BCE
34:03n'est pas du tout
34:03dans cette logique là
34:04pour l'instant
34:05Maestro
34:06Scott Besant
34:07pour dire les choses
34:09simplement
34:09cet aspect de liquidité
34:11oui parce que c'est
34:11de la liquidité
34:12derrière quand même
34:12qu'on met dans le marché
34:15elle peut se retrouver
34:16sur les taux longs
34:17elle peut se retrouver
34:18ailleurs aussi
34:18à un moment
34:19enfin c'est pas neutre
34:20j'imagine
34:21quand on est investisseur
34:22et quand on gère
34:23des portefeuilles d'actifs
34:24bien sûr
34:25alors la contrepartie
34:26de ces émissions
34:29de monnaie
34:30ça se reflète
34:32sur le cours de l'or
34:32parce qu'un des réflexes
34:35pour les investisseurs
34:36c'est essayer
34:36de ne pas acheter
34:38des actifs
34:41qu'on peut imprimer
34:42et donc
34:43ça c'est une des raisons
34:44pour lesquelles
34:45il y en a plein d'autres
34:45mais sur l'or
34:47et pourquoi l'or
34:47a connu
34:4825% de hausse
34:50en 2024
34:51et plus de 30%
34:53en euros
34:54aujourd'hui
34:55c'est que ça devient
34:56un actif
34:57stratégique
34:58un actif
34:59géopolitique
35:00c'est aussi un actif
35:01que vous ne pouvez pas saisir
35:03alors on a vu
35:03une explosion
35:04des achats
35:05d'or
35:06des banques centrales
35:07depuis la guerre
35:08en Ukraine
35:08et le gel des avoirs
35:10donc ça convainc
35:11pas mal de choses
35:11mais une des choses
35:12c'est un moyen
35:13de préserver
35:14enfin
35:14c'est un moyen
35:15de se préserver
35:16de dévaluation
35:17etc
35:18et ce que ça veut dire
35:19c'est que les investisseurs
35:19aujourd'hui
35:20doutent de la capacité
35:21des principales économies
35:24finalement
35:24à préserver
35:25la valeur
35:26de leur manière
35:27après il y a
35:28pas mal d'outils
35:29qui permettent aussi
35:30de piloter un peu ça
35:31mais voilà
35:32ce qu'on peut
35:33ce qu'on peut en dire
35:34en gardant ça
35:35dans notre angle là
35:35bon il nous reste
35:36deux minutes
35:36petit tour de table
35:37rapide là
35:38qu'est-ce qu'il est
35:39de bon ton
35:39de faire
35:40pour cette fin d'année
35:42sur les marchés
35:43cristalliser la performance
35:44déjà c'est un peu
35:45le message commun
35:46j'ai l'impression
35:47Xavier oui
35:48oui il faut être raisonnable
35:49on atteint des niveaux
35:50de valorisation
35:51qui sont assez tendus
35:52la performance est bonne
35:53ça permet de
35:54aussi de garder
35:55des liquidités
35:56quand il y aura
35:57une correction de marché
35:58pour pouvoir
35:58ne pas hésiter
36:00surtout à réinvestir
36:01quand il y a des
36:02quand il y a des opportunités
36:04avec des baisses de marché
36:05couvrir les
36:06plantes de feuilles
36:07et les performances
36:08oui alors sur les indicateurs
36:11techniques
36:12je n'ai pas les mêmes
36:12que Xavier
36:13mais c'est la même histoire
36:14il y a pas mal de choses
36:15un peu bizarres
36:16inquiétantes
36:16je ne sais pas comment
36:17on le dit
36:17qui sont en train
36:18de se passer
36:18donc on est plutôt
36:19en train d'alléger
36:20le budget de risque
36:21et puis on avait couvert
36:23le risque dollar
36:24pour enlever
36:26toute la couverture
36:26ah oui
36:27si la Fed
36:28baisse un petit peu
36:29moins les taux
36:30mais relance l'économie
36:31avec les taux longs
36:32le dollar a moins
36:33de raison de baisser
36:34c'est plus de croissance
36:36moins de baisse
36:36des Fed Fund
36:37c'est positif
36:39pour le dollar
36:39ça c'est un vrai changement
36:40par rapport à ce qu'on a vécu
36:42pendant toute l'année
36:42c'est très clair
36:43ça fait deux mois
36:43encore une fois
36:44que le dollar sera fermé
36:45tranquillement
36:45gentiment
36:46la question
36:47dans ce genre de configuration
36:48participer à l'euphorie
36:50ou regarder le train passer
36:51il faut être un peu
36:52un peu à mi-chemin
36:54effectivement
36:54budget de risque modéré
36:56surtout appuyer
36:57la diversification
36:57faire autre chose
36:58que les quelques boîtes
37:00américaines
37:01qui tirent l'économie américaine
37:02surtout que ça paye
37:03ailleurs dans le monde
37:04exactement
37:04c'est ce que j'allais dire
37:05le rente a rarement
37:06aussi bien performé
37:06par rapport aux US
37:07cette année au final
37:08les émergents
37:09il y avait cette année
37:10énormément de choses à faire
37:11même si les grosses valeurs de tech
37:13trustent les headlines
37:15il y avait beaucoup d'autres choses
37:16à faire sur les marchés
37:17et c'est probablement encore le cas
37:18merci beaucoup messieurs
37:19merci d'avoir été les invités
37:20de Ménette Marché ce soir
37:21Benoît Pellois
37:22le directeur des investissements
37:23de Natixis Wealth Management
37:25Xavier De Buren
37:26directeur des investissements
37:27d'OTA Capital
37:28et Stéphane Deo
37:29gérant chez Eleva Capital
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