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  • il y a 2 jours
Ce jeudi 2 avril, les dernières déclarations du patron de l'AIE (Agence internationale de l'énergie) sur la crise énergétique actuelle, et la question des aides ciblées prévues par l'État pour faire face à la flambée des prix des carburants, dont le "surplus fiscal", ont été abordées par Pierre-Henri de Menthon, directeur de la rédaction de Challenges, Gaël Sliman, président d'Odoxa, et Christian Saint-Étienne, économiste et auteur de "Trump et nous, comment sauver la France et l’Europe", dans l'émission Les Experts, présentée par Raphaël Legendre sur BFM Business. Retrouvez l'émission du lundi au vendredi et réécoutez la en podcast.

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Transcription
00:00Odile Jacob. On va commencer par les dernières déclarations du patron de l'AIE, de l'Agence internationale pour l
00:07'énergie, le docteur Fatih Birol, qui tire une nouvelle fois la sonnette d'alarme.
00:12C'est la deuxième fois en une dizaine de jours qu'il monte au créneau avec une parole qui fait
00:18du bruit.
00:19La perte de pétrole en avril sera deux fois supérieure à celle de mars, a-t-il indiqué dans un
00:27podcast hier ? On va l'écouter tout de suite.
00:30Vous savez, nous avons eu plusieurs crises énergétiques malheureusement, mais si l'on considère les deux dernières décennies, trois crises
00:38majeures se dégagent.
00:40Les crises pétrolières de 1973 et 1979 et celles de 2022. Lors des crises de 1973 et 1979, nous avons
00:50perdu à chaque fois environ 5 millions de barils de pétrole par jour.
00:54Aujourd'hui, en l'état actuel des choses, nous en perdons 12 millions par jour.
01:00Concernant le gaz naturel, lorsque la Russie a réduit ses approvisionnements, nous avons perdu environ 75 milliards de mètres cubes
01:08de gaz.
01:09Or, les pertes actuelles sont supérieures, ce qui signifie que la crise actuelle est plus importante que ces trois crises
01:16combinées.
01:18– Bon, une parole hyper anxiogène, enfin c'est du carburant, si vous me passez l'expression, pour pousser tout
01:24le monde à la pompe et avoir des pénuries.
01:26Là, ce qu'il dit le docteur Birol, qu'est-ce que vous en pensez ?
01:29– Alors, deux commentaires sur le docteur Birol. Il est un peu connu depuis plusieurs années pour faire des déclarations
01:37incendiaires.
01:39Donc, il faut se calmer quand il parle. Le deuxième élément, c'est qu'effectivement, on a temporairement perdu 12
01:48millions de barils de production par jour
01:50qui ne passent plus par le détroit d'Hormuz. Alors, ce qu'on peut dire, c'est qu'il y
01:57a quand même plusieurs centaines de millions de barils toujours dans les réserves stratégiques.
02:03La raison, le point clé de sa déclaration, c'est quelque chose d'ailleurs dont j'ai pris conscience il
02:10y a quelques jours,
02:13c'est qu'effectivement, quand on analyse le marché du pétrole, il faut savoir qu'il y a à peu
02:18près six semaines entre le moment où le pétrole sort du puits
02:21et le moment où il arrive en Europe. C'est pour cela qu'il dit, à juste titre, que les
02:26problèmes seront en avril,
02:28alors que la guerre a commencé il y a un mois, c'est dû à ce délai.
02:31– Je rappelle qu'on est entré dans la cinquième semaine de conflit et donc effectivement on y arrive.
02:35– Les restrictions sont devant nous, c'est-à-dire en avril et en mai.
02:40– Mais le point fondamental, quand il parle d'une crise comparable à celle de 73, 79, ainsi de suite,
02:49le point fondamental, c'est que c'est la durée de la guerre.
02:54Donc, pour l'instant, ce qu'on sait, c'est que les capacités de production n'ont pas été trop
03:01abîmées,
03:02tant que les États-Unis n'interviennent pas sur Karg, qui est le point de sortie du pétrole de l
03:10'Iran,
03:11on peut penser que l'Iran ne va pas massacrer les capacités de production du Koweït.
03:16– Il parle d'une quarantaine d'infrastructures qui ont été touchées quand même.
03:20– Alors, apparemment, il y a non seulement le pétrole,
03:24mais il y a aussi les capacités de liquéfaction de gaz qui sont clés.
03:29Sur les 12 trains de liquéfaction du Qatar, apparemment, il n'y en a que deux qui ont été touchées.
03:36Donc, si effectivement on pouvait trouver une solution sous trois semaines,
03:42ça ne veut pas dire que la crise se termine.
03:44du compte tenu des délais, c'est en avril-mai qu'on va avoir un peu de restrictions.
03:48– Bon, Donald Trump a répété encore deux à trois semaines et c'est terminé, débrouillez-moi.
03:52– Mais en revanche, si effectivement on avait une solution dans trois semaines,
03:56les anticipations, elles, changeraient totalement.
03:59– Pierre-Henri, on ne vit plus tout à fait dans le même monde
04:04que lors des chocs pétroliers de 1973 et 1979, non plus l'économie française.
04:10– Le monde a beaucoup changé.
04:11– Il était beaucoup plus dépendant au pétrole à l'époque.
04:13– Il y a, par exemple, la première puissance mondiale, économique mondiale,
04:17est devenue autosuffisante.
04:19C'est quand même un tournant majeur.
04:22Les États-Unis, donc l'impact, il est quand même un énorme pied dans le lac.
04:27Il y a des répercussions sur les produits raffinés, puis sur l'économie, puis sur les taux, etc.
04:33Donc le pétrole, effectivement, engendre, maintenant on peut le dire,
04:36on est passé d'un choc à une crise.
04:39Après, est-ce qu'il y aura un krach ? On en est moins sûr, puisqu'effectivement, le monde a
04:45changé.
04:45Ce qu'il faut aussi dire, c'est sur le prix du pétrole, il y a effectivement, c'est un
04:50marché,
04:50donc il y a une offre, une demande.
04:53Mais c'est aussi, comme sur tout marché, il y a des aspects d'anticipation et de spéculation.
04:59– Oui, bien sûr.
05:00– Bon, cette déclaration, elle est tonitruante.
05:03L'AIE, on avait déjà fait une du même style il y a quelques jours.
05:06– Dizaine de jours, oui.
05:07Christine Lagarde, dans les colonnes de notre confrère The Economist, était aussi assez alarmante.
05:13Donc laissant présager, peut-être, alors que tout le monde anticipait jusqu'à il y a quelques semaines,
05:18une baisse des taux en Europe, peut-être une hausse des taux.
05:22C'est la même chose aux Etats-Unis.
05:23– Si, c'est le marché maintenant, deux à trois de taux la année.
05:25– Ces impacts-là sont peut-être ceux qui font encore plus peur que là, tout de suite,
05:31le prix à la pompe qui est lié, encore une fois, à beaucoup.
05:35Par exemple, on parlait des 40 installations, il y a des raffineries en Arabie Saoudite
05:41ou au Koweït qui fabriquent du kérosène.
05:43Donc du coup, le prix du kérosène a explosé, beaucoup plus que celui du prix à la pompe.
05:49La même chose pour le diesel, on a encore des raffineries en Europe pour l'essence.
05:55On en a moins pour ses autres produits.
05:56Donc il y a énormément de facteurs.
05:59Et effectivement, je connaissais un peu de réputation, moins bien que Christian,
06:03qui est très très bien informé.
06:05Mais ce personnage, qui a l'habitude de faire des déclarations un peu tonitriantes,
06:11ça me fait un peu penser à la déclaration du patron d'EasyJet,
06:14qui dès le début du conflit a dit « vite vite, prenez vos billets pour cet été ».
06:20– Chaque crise est une opportunité.
06:22– Chaque crise est une opportunité.
06:23– Je ne sais pas quelle est l'opportunité pour l'AIEJ de faire ça,
06:26mais il faut un peu se méfier.
06:27– Donc c'est un coup de com', selon vous, ces déclarations à la mist ?
06:32Il parle beaucoup de l'Asie en réalité, parce qu'il précise après quand même.
06:36– D'une manière générale, c'est toujours plus facile de prédire le pire que le meilleur.
06:42On a moins de chances de se faire taper de plus.
06:43– Raphaël, vous avez raison sur le fait que cette crise est beaucoup plus grave
06:48pour l'Asie que pour l'Europe pour l'instant.
06:51À la fois sur le pétrole, 75% du pétrole qui passe par Hormuz va vers l'Asie.
07:00Mais ce qu'on découvre maintenant, selon ce que vient de dire Pierre-Henri,
07:05c'est-à-dire les vagues successives, c'est que 15% des engrais mondiaux
07:12passent aussi par Hormuz, que ça va avoir un impact sur les récoltes de riz en Asie.
07:19Donc on pourrait même imaginer dans les vagues successives
07:23qu'il y ait des problèmes d'approvisionnement alimentaire en Asie,
07:27si la crise devait durer.
07:29Donc tout est question de la durée de la crise en réalité.
07:32Si effectivement ça se calme d'ici trois semaines,
07:37les anticipations vont tout de suite se corriger.
07:39Maintenant, si ça devait durer trois mois, ça change complètement la d'eux.
07:42– Bon, en tout cas, moi je rappelle que c'est 12% je crois du pétrole français,
07:48de la consommation française qui vient du Moyen-Orient,
07:50et 3% pour le gaz uniquement.
07:53– Et pour compléter ce que vous-même...
07:54– Pas de risque de pénurie en tout cas pour l'instant.
07:56– C'est qu'il faut moitié moins de pétrole pour une unité de PIB
08:02aujourd'hui qu'à 40 ans.
08:03– Accessoirement aussi, c'est vrai que nos voitures consomment moins
08:06aujourd'hui d'essence que dans les années 70.
08:09– Oui, on a prouvé en 22 lors du dernier choc de ce type,
08:14c'était l'invasion de l'Ukraine,
08:16on a prouvé qu'en France en tout cas,
08:18on est capable d'avoir une politique d'urgence de sobriété.
08:21Donc il y a des trucs qui marchent.
08:23Effectivement le gouvernement est en train de préparer un certain nombre de choses.
08:27– Vous voyez, j'ai déjà mis mon pull...
08:29– Oui, le col roulé à la Bruno Le Maire, exactement.
08:32– Les caisses sont vides, mais il y a quand même des moyens de parer,
08:37en tout cas dans l'urgence...
08:38– Et puis on a des surplus de production d'électricité en France,
08:42donc c'est le moment où on va passer à la voiture électrique.
08:44– Alors c'est très bien d'entendre ces paroles rassurantes,
08:47parce que c'est ce que nos concitoyens notamment ont besoin d'entendre.
08:51– On parlera de notre baromètre économique tout à l'heure,
08:54on a encore le moral vraiment au fond du trou.
08:57Il y a quand même un paramètre qui, moi, m'inquiète,
08:59alors je ne le dis pas trop fort pour ne pas que les auditeurs entendent
09:03et que ça panique tout le monde,
09:04mais c'est que cette crise, elle vient s'ajouter à toutes les autres,
09:09notamment chez nous, que vous l'avez dit l'un et l'autre,
09:13au-delà du prix à la pompe qui énerve les gens.
09:14Alors bon, ça c'est un irritant très profond.
09:17Le prix à la pompe, et on en reparlera dans un instant,
09:20et le sentiment que soit on accentue ce prix à la pompe,
09:23ce qui n'est pas le cas là,
09:25soit en tout cas qu'on ne fait rien,
09:26ou qu'on se fait du beurre sur le dos des...
09:29– Oui, au pire c'est qu'on profite de la crise, quoi.
09:31– Et on profite de la crise, et de la taxe.
09:33– Ça, ça peut être un irritant important.
09:36On en reparlera sans doute tout à l'heure,
09:37mais on a eu un mouvement des gilets jaunes
09:39qui était avec un prix à la pompe bien plus bas
09:41que celui que nous avons aujourd'hui,
09:43parce que les Français avaient, pas le sentiment,
09:46avaient entendu qu'on leur disait
09:47« Le gouvernement a décidé de vous taper pour la taxe carbone
09:51et pour la transition énergétique,
09:53et ça n'a pas plu du tout. »
09:54Donc il y a ce premier risque,
09:55puis il y a un deuxième risque,
09:57qui est celui que vous évoquiez tout à l'heure,
09:58sur les conséquences en chaîne,
10:00c'est ce que disait Pierre-Henri il y a un instant,
10:03dans un pays, en plus, comme la France,
10:05qui n'a aucune marge de manœuvre,
10:07en termes budgétaires, en termes de...
10:10– C'est la question de déficit.
10:11– Et à quelques mois des fêtes de Noël,
10:13c'est-à-dire de l'élection présidentielle,
10:15où chaque candidat doit promettre tout et n'importe quoi
10:18pour se faire réélire.
10:20Donc tout ça intervient dans un climat qui est anxiogène,
10:22sachant en plus que...
10:26Je parle avec beaucoup d'humilité de ces sujets
10:28par rapport à vous, messieurs,
10:30mais on a eu la Russie,
10:33qui est aussi un pays producteur d'énergie.
10:35On a le Venezuela,
10:37qui a été tapé récemment avec le kidnapping de Maduro.
10:41D'ailleurs, on ne sait pas du tout ce qu'il devient,
10:42ça n'intéresse plus personne.
10:43On est complètement passé à autre chose.
10:46Et maintenant, on a l'Iran.
10:47Et après quoi ?
10:49Après Cuba ?
10:50Donc on vit dans un monde, quand même,
10:54infiniment plus angoissant pour nous tous,
10:56pour nos concitoyens,
10:58mais aussi pour les citoyens du monde entier,
11:00avec un président des États-Unis
11:02qui semble ne plus avoir guère de boussole.
11:04Et donc, on est quand même dans cette inquiétude collective
11:08que notre ami de l'AIE renforce.
11:11Oui, et une actualité complètement écrasée par Donald Trump.
11:14On en parlera dans la seconde partie de l'émission
11:16en faisant le bilan de la guerre commerciale.
11:19Mais c'est vrai qu'il reste au centre de la copie.
11:21On va quand même revenir en France
11:23et au gouvernement français,
11:25qui essaye tant bien que mal
11:26de tenir bon face aux demandes pressantes
11:30des parlementaires et désormais des syndicats
11:32pour faire un geste,
11:35pour faire soit des baisses de taxes,
11:37soit des aides ciblées.
11:39Pierre-Henri de Menton, vous citiez tout à l'heure
11:41les alternatives possibles.
11:43Là, le réflexe pour l'instant automatique,
11:45c'est de se tourner vers l'État nounou,
11:48vers l'État guichet,
11:50alors qu'il y a d'autres solutions qui existent.
11:52Bien sûr.
11:53Alors, il y a des solutions qui existent.
11:54Il y en a une,
11:56c'est Total Energy qui a plafonné ces...
12:00Blocage des prix, mais du coup...
12:01Blocage des prix, ça va durer jusqu'au 7 avril.
12:03C'est là qu'on a des pénuries maintenant.
12:05C'est des 900 stations où il y a des manques partiels,
12:08ce sont des stations totales.
12:09Voilà.
12:09Alors après, il y a toutes sortes de dispositifs possibles
12:13sur, effectivement,
12:15on entend parler,
12:16ça devrait être annoncé, je pense,
12:17dans quelques jours,
12:19de systèmes peut-être, par exemple,
12:21pousser effectivement à l'utilisation
12:23de véhicules électriques,
12:26notamment pour le personnel soignant,
12:28on entend parler de ça,
12:31une campagne quand même
12:32peut-être de communication
12:34assez bien ciblée,
12:35qui soit un tout petit peu rassurante,
12:37voilà, sur peut-être que Christian Saint-Étienne
12:40pourrait y participer,
12:41en nous disant, voilà,
12:43il passe semé à l'électrique.
12:44Peut-être, c'est mieux que ce soit Christian Saint-Étienne
12:46que l'AIE, visiblement.
12:49Donc, il peut se passer des choses.
12:51Et puis, les gens ont des réflexes quand même
12:52de bon sens.
12:53Ce qui est certain,
12:54c'est que dans les effets ricochets,
12:56celui qui est très rapide,
12:57c'est effectivement la hausse des taux d'intérêt.
13:00Et on sait que chaque point
13:01de hausse des taux d'intérêt,
13:03la France a un gros, gros programme
13:05d'émissions obligataires.
13:06Sur les vieux emprunts,
13:07ça n'a pas d'impact.
13:08Sur les nouveaux,
13:08ça a un impact direct.
13:11Et ça va coûter.
13:13Bonne chance.
13:14Là, le gouvernement est en train
13:15de commencer à travailler
13:17sur le prochain budget.
13:18Bonne chance.
13:19Parce que c'est le consommateur
13:21et le contribuable vont passer à la caisse.
13:23Le poste de dépense,
13:25là, ça va passer à la caisse.
13:27Quelque part,
13:28ça retombera à ce que le consommateur
13:31pourrait éventuellement gagner.
13:33C'est le contribuable qui le paiera.
13:34Donc, l'équation,
13:35elle est extrêmement compliquée.
13:36Je pense que nos concitoyens,
13:39par rapport à 2022
13:41et par rapport au Covid,
13:43les deux moments où on a eu
13:46un État hyper providence...
13:49On peut rajouter les gilets jaunes,
13:50parce qu'il y a eu des beaux chèques aussi.
13:52Non, mais justement,
13:52je voulais en parler après.
13:53Les deux fois où il s'est passé
13:55un événement exogène,
13:56on ne peut pas dire que les gilets jaunes
13:58c'était tant exogène que ça.
13:59Le gouvernement,
14:00l'État n'y pouvait rien,
14:02ni le Covid,
14:03ni la guerre en Russie.
14:04Les autres pays ont été
14:06soit pas généreux du tout,
14:08soit beaucoup moins généreux
14:09que la France,
14:10dans les distributions
14:11qui ont été faites,
14:12en chèques énergie,
14:13dans tout ce qui a été fait pour...
14:15Dans le Covid,
14:15on a été à peu près
14:16dans la moyenne européenne.
14:18Non, non, non.
14:21Sur le Covid,
14:23sur les entreprises,
14:24sur les aides aux entreprises
14:26pour le chômage partiel,
14:28on a été très forts quand même.
14:30Mais bon,
14:31donc on ne peut plus l'être
14:32et nos concitoyens
14:33l'ont très bien compris.
14:34Il n'y a pas de doute là-dessus,
14:35ils le savent.
14:36Non, mais ça,
14:36c'est quand même une nouveauté
14:37parce que,
14:39vous avez raison Raphaël,
14:40d'habitude,
14:40on se tourne vers l'État,
14:41on dit bon,
14:42des sous, des sous, des sous.
14:44Là, on a compris.
14:45C'est pas vlovien.
14:45Mais oui,
14:46mais on a compris,
14:47mais le mais,
14:49c'est qui a été aidé,
14:50là,
14:52certaines professions ciblées
14:53et le gouvernement a eu raison,
14:54à la fois d'un point de vue,
14:56là c'est moi qui m'exprime,
14:57en termes de justice.
14:59Transport, agriculture, pêche.
15:00Voilà, pêche, agriculture, transport,
15:02bon, c'était difficile
15:04de ne pas faire quelque chose.
15:06Mais le problème,
15:07vous l'avez évoqué d'un mot,
15:08c'est tous ces travailleurs
15:09qui ne sont pas des gens,
15:10qui n'ont pas le choix d'alternative,
15:12vous aussi compagne
15:12pour aller venir soigner des gens,
15:16comment faites-vous ?
15:18Et ce qui m'inquiète,
15:19c'est ce qui commence à monter
15:21aujourd'hui dans l'opinion,
15:21je l'évoquais tout à l'heure,
15:23c'est l'idée du gouvernement
15:24qui se fait du beurre
15:26sur notre dos.
15:28Et donc ça,
15:29alors faux,
15:30oui et non.
15:31Non, c'est techniquement faux.
15:32Parce que, pour le coup,
15:34le prix à la pompe,
15:35enfin, on va laisser
15:36Chris, on reprendra là-dessus,
15:37mais faux ou vrai,
15:39vous voyez, moi-même...
15:40Non, mais justement,
15:40c'est important que...
15:41Je laisse terminer Gaël
15:42et puis on va y venir.
15:44Moi-même,
15:45qui en sait peut-être
15:46un peu plus
15:46et qu'il y a un peu plus
15:47que la moyenne des gens
15:51qui subissent les événements,
15:54pour moi,
15:55oui, le gouvernement
15:55va gagner de l'argent
15:56à partir du moment...
15:57Mais Christian va me démentir.
15:58À partir du moment
15:59où les taxes représentent
16:01un gros volant
16:01du prix à la pompe
16:03et que le prix à la pompe
16:05augmentant,
16:05à moins de mettre en place
16:07des TIPP flottantes
16:08ou des tas de systèmes
16:09comme ça a été fait
16:09par le passé
16:10pour redonner
16:11au consommateur
16:12ce qu'il a perdu,
16:14si, il est gagnant.
16:15Christian,
16:15vous allez nous expliquer
16:16pourquoi il ne serait pas gagnant.
16:18Alors, d'abord,
16:20les assises sont fixes
16:21et puis,
16:23effectivement,
16:23la TVA sur le prix
16:25qui augmente
16:26rapporte un peu plus.
16:28Mais comme l'a dit
16:29Pierre-Henri...
16:31Vous le passez d'une seconde,
16:32c'est très important.
16:33C'est-à-dire que
16:34l'écrasante majorité
16:36des taxes
16:36sur l'essence
16:38sont assises
16:39sur le litre
16:40et non pas
16:41sur le montant
16:42de l'essence.
16:43C'est tant de centimes
16:44par litre
16:45que le pétrole
16:47soit à 80 ou à 120.
16:50C'est le même montant.
16:51C'est la même recette.
16:52Et vous avez
16:52une petite partie
16:53de TVA,
16:54Elle pèse combien ?
16:55Je ne sais pas.
16:56Et c'est une écrasante minorité,
16:58en fait.
17:00En instantané,
17:03le passage
17:04du prix de l'essence
17:06à 2
17:07ou le gasoil
17:08à 2 vins,
17:10ça peut rapporter
17:11peut-être 8 centimes.
17:13Mais comme l'a dit
17:13Pierre-Henri,
17:14il y a des ajustements
17:15de comportement
17:17qui font que les gens
17:18consomment moins.
17:19Et donc,
17:20ça réduit
17:20à peu près
17:21de 4 à 5.
17:22Donc,
17:22peut-être que l'État,
17:24à l'instant,
17:25gagne peut-être
17:263 centimes.
17:27Si ce n'est qu'avec
17:29le ralentissement
17:30de l'économie,
17:31on a le recul
17:32sur les 40 dernières années,
17:34le ralentissement
17:35de l'économie
17:36fait que vous allez avoir
17:37plus de chômeurs,
17:38donc plus de prestations
17:39qui vont être versées.
17:41Surtout,
17:42compte tenu
17:43de tout ce qu'on vient
17:44de dire depuis
17:45un quart d'heure,
17:47les bénéfices
17:48des entreprises
17:49vont baisser.
17:50Et là,
17:50c'est très puissant
17:52en termes de perte
17:53de recettes.
17:54Donc,
17:54sur les 40 dernières années,
17:56dans les premières semaines,
17:58l'État a peut-être
17:59un petit plus,
18:00mais sur les mois
18:01qui suivent,
18:01un gros moins.
18:03Donc,
18:03in fine,
18:04l'État n'est pas gagnant.
18:06Et malheureusement,
18:07et ça,
18:08j'en veux à la classe politique
18:09totalement tarée...
18:10Laurent Gauquier
18:11viendrait dire encore hier
18:122 à 3 milliards
18:13de surplus de recettes.
18:14Non, non,
18:15mais justement,
18:15j'en veux à la classe politique
18:16de ne pas faire
18:17le travail de pédagogie
18:18qu'on fait dans cette émission
18:20et d'instiller
18:22cette idée monstrueuse
18:23et effectivement,
18:24Odoxa relève
18:26que c'est extrêmement dangereux
18:29que cette idée prospère,
18:30qu'il y aurait des profiteurs
18:32et donc,
18:34alors qu'en France,
18:35notamment avec Total,
18:37on a une limite
18:38à 2 euros
18:40pour l'essence,
18:41le problème,
18:42c'est les indépendants
18:43qui doivent faire
18:4440% des distributeurs.
18:46Eux,
18:46ils n'ont pas
18:47la capacité de Total.
18:48Il faut rappeler
18:48que Total
18:50gagne 15 milliards par an
18:51mais à 99%
18:53hors de France.
18:54C'est-à-dire que
18:55quand il bloque
18:56le prix
18:57des...
18:58Il perd de l'argent en France.
18:58Voilà.
18:59Il le fait grâce au profit
19:00qu'il fait hors de France.
19:02Mais le petit indépendant
19:04de Clermont-Ferrand
19:05à la sortie de la ville,
19:06lui,
19:06il n'a pas les 15 milliards
19:07hors de France
19:08donc il est obligé
19:10de répercuter.
19:11Et donc,
19:12il ne faut pas,
19:13il faut vraiment
19:14faire de la pédagogie
19:15pour dire à priori,
19:16jusqu'ici,
19:17il n'y a pas de profiteurs.
19:18Mais néanmoins,
19:20il y a quatre professions
19:21qui perdent.
19:22Ce sont les agriculteurs,
19:23les transporteurs,
19:24les pêcheurs
19:25et les infirmières.
19:26Mais les infirmières,
19:28comme Gaël peut le confirmer,
19:31l'assurance maladie,
19:33elle connaît
19:33toutes les infirmières
19:35qui font du déplacement physique.
19:37Elles ont même
19:38leur téléphone,
19:39elles ont leur compte bancaire
19:40et on a déjà fait
19:42des calculs
19:42pour cibler
19:44ces quatre professions
19:45en les aidant.
19:45C'est 40 millions d'euros
19:46par mois,
19:47donc il faut sortir
19:49les 40 millions d'euros
19:49par mois,
19:50c'est clair.
19:50Tout à fait,
19:51j'ai une valeur
19:54effectivement symbolique
19:55ou épidermique
19:56qui est très forte
19:56sur le prix à la pompe.
19:58Ça a remplacé,
20:00avant c'était
20:00la baguette de pain,
20:02c'était le pain.
20:03Sous l'ancien régime,
20:04il y avait une taxe
20:04qui s'appelait le piquet
20:06dans le sud de la France.
20:07Et effectivement,
20:09l'État prenait
20:10de l'argent
20:10sur le pain
20:11et ça rendait fou
20:13les gens
20:13dès qu'il y avait
20:14une pénurie.
20:15Donc c'est
20:17extrêmement inflammable,
20:18sans mauvais jeu de mots.
20:20L'autre chose,
20:21c'est qu'il y a
20:21un double effet
20:22qui se coule
20:23puisque,
20:23alors là,
20:24bon,
20:24c'est moins répandu
20:25mais ça commence
20:26quand même à gagner.
20:27C'est l'histoire
20:28du magot,
20:29c'est-à-dire que
20:29on s'est rendu compte
20:30qu'en 2025,
20:32finalement,
20:32le déficit budgétaire
20:33était moins important
20:35que prévu.
20:35Pourquoi ?
20:36Parce que l'impôt
20:37et les recettes fiscales
20:39se sont révélées
20:39meilleures qu'attendues,
20:41notamment sur
20:42l'impôt sur les sociétés
20:44et l'impôt sur le revenu.
20:44La TVA,
20:45c'est toujours
20:46très compliqué.
20:46Et parce qu'on a rajouté
20:47une bonne couche d'impôt
20:48supplémentaire à nouveau.
20:49Mais la rentabilité
20:50de l'impôt
20:51est meilleure.
20:52Donc du coup,
20:53effectivement,
20:54c'est du pain béni
20:55pour toute la cagnotte,
20:58tous les populistes
20:59qui pullulent
21:00dans notre classe politique
21:02en ce moment,
21:03c'est du pain béni.
21:04Et donc,
21:05il faut faire
21:06très attention.
21:07Effectivement,
21:07il y a un effort
21:08de pédagogie
21:08et je suis tout à fait d'accord.
21:10Et alors,
21:10je ciblerais particulièrement,
21:12si j'étais impolitique,
21:13les routiers,
21:14puisque eux,
21:15ils ont un pouvoir
21:16de nuisance gigantesque.
21:17Je vous rappelle,
21:18tout le monde a oublié,
21:19c'était sous le gouvernement
21:21socialiste
21:21de Pierre Berré-Gauvois,
21:23je crois,
21:23au début des années 90,
21:24où on a quand même
21:25envoyé l'armée
21:26pour déloger
21:28les barrages routiers.
21:29Donc ça,
21:30c'est quelque chose
21:30qui,
21:31au début d'une campagne
21:32présidentielle,
21:32peut tout bouleverser.
21:34Mais ils ont pensé
21:35à eux,
21:35quand même,
21:36routiers,
21:37pêcheurs,
21:37agriculteurs,
21:38trois catégories
21:39qui,
21:39c'est très juste
21:40et légitime.
21:41Non mais sur les routiers,
21:42on arrive sur un secteur
21:42qui est déjà
21:43en énorme crise.
21:45Mais pour le coup,
21:46ils font partie
21:46de ceux qui sont ciblés
21:48parce qu'ils savent bien
21:49qu'au-delà du caractère juste
21:50qu'il y en a à les aider,
21:51il y a aussi un problème
21:52qui est qu'ils peuvent,
21:53et ils ont déjà fait
21:55des blocages du pays.
21:56Mais il n'y a pas
21:56que les populistes
21:59qui...
21:59Non,
21:59j'ai dit qu'ils pullulent
22:00partout.
22:02Donc il y en a
22:03dans tous les partis.
22:03Mais même notre Premier Ministre,
22:05finalement,
22:06entretient...
22:06Mais alors c'est vrai,
22:07il entretient...
22:08Excellente transition,
22:09j'allais vous poser la question.
22:10Est-ce que vous avez été...
22:11Alors ça fait dix jours,
22:12quinze jours
22:13que Maud Bréjon,
22:15porte-parole du gouvernement
22:15et beaucoup de ministres
22:16essaient d'expliquer
22:17qu'il n'y a pas
22:18de cagnotes,
22:19qu'il n'y a pas
22:20de profiteurs de crise
22:21et on a ce communiqué
22:23de Matignon à l'AFP
22:24hier,
22:25quatre heures du matin
22:26qui tombe
22:26et Sébastien Lecornu
22:27qui nous parle
22:28de surplus fiscal.
22:30Ça vous a surpris,
22:30Gail Slimane ?
22:31Bah oui.
22:32C'est une erreur,
22:33une grave erreur politique.
22:34C'est même
22:34à la limite de la faute.
22:36C'est au minimum
22:36une erreur,
22:38voire une faute
22:39parce que quand vous commencez
22:40à rentrer dans ce débat,
22:42c'est très...
22:43Et puis,
22:43les solutions
22:44qu'il envisage
22:45pour comment réaffecter
22:47ce qu'on gagne en trop
22:49ou en surplus...
22:51Pour accélérer
22:52l'électrification.
22:53Ça veut dire
22:54qu'on a 5,1%
22:56de déficit
22:56au lieu de 5,3%.
22:57On n'est pas
22:58en surplus du tout.
23:00C'est Jospin
23:01qui avait fait la même...
23:02Oui,
23:02Jospin avait dit pareil
23:03la cagnotte...
23:04C'était la cagnotte fiscale.
23:07Et donc,
23:08c'est une faute politique
23:09parce qu'en plus,
23:10si on déroule
23:11l'ensemble de la faute,
23:12on a...
23:13Je traduis en langage
23:15pour les gens
23:16clairs,
23:16c'est comme ça
23:18qu'ils vont le comprendre.
23:19On a fait plus de fric
23:21sur votre dos
23:21que ce qu'on avait prévu,
23:23mais rassurez...
23:24Donc,
23:24je le reconnais,
23:25mais rassurez-vous,
23:27vous qui travaillez
23:28à 20 kilomètres
23:28de la grande ville
23:30qui galérait en voiture
23:31pour venir bosser
23:32tous les jours
23:33et qui vous faites
23:34déjà tondre
23:35au moment
23:35où vous faites
23:35le plein d'essence,
23:37rassurez-vous,
23:38on va mettre en place
23:39des systèmes
23:40de chèque énergie
23:41sur l'électricité
23:42pour favoriser l'électricité
23:43pour que le bobo urbain
23:45et notamment parisien
23:46puisse s'acheter
23:47sa voiture électrique
23:48en la payant moins cher.
23:51Il n'y a pas que le pays
23:52qu'on va électrifier,
23:53il y a le débat aussi.
23:54Là, si vous voulez,
23:55je ne dis pas
23:55que c'est ce qui va se passer,
23:58mais la traduction
23:59que vont en retirer
24:00une bonne partie
24:01de nos concitoyens,
24:02c'est celle-là.
24:03Et donc,
24:03il commet une double faute
24:04comme on dit
24:05en service,
24:06au tennis.
24:07Première faute,
24:08première balle de service,
24:10cette histoire
24:10de cagnotte,
24:11de surplus.
24:12Et deuxième erreur,
24:13comment on va l'affecter ?
24:15La cagnotte,
24:16pour le coup,
24:16c'est un piège tendu
24:16des oppositions.
24:17Ce n'est pas le gouvernement
24:19qui explique matin
24:21et soir.
24:23Bon, alors,
24:23rassurons-nous,
24:24Donald Trump
24:25va tout nous régler
24:26dans les 15 jours,
24:26j'ai entendu cette nuit.
24:28Voilà.
24:28Un dernier point,
24:29Christian Saint-Etienne,
24:30est-ce que le véritable risque
24:32du côté des surplus,
24:33ils ne seront peut-être
24:33pas fiscaux,
24:34mais sociaux ?
24:35C'est-à-dire que cette crise,
24:36elle est très inflationniste
24:38et les aides sociales
24:39sont indexées
24:40sur l'inflation.
24:41Donc,
24:42est-ce que le risque,
24:42il n'est pas,
24:43dans le prochain budget,
24:44d'avoir des dépenses
24:45qui explosent à nouveau ?
24:4660% de la hausse
24:47des dépenses publiques,
24:48les dépenses sociales.
24:48Je rappelle,
24:49en 2025.
24:50Non,
24:51mais c'est effectivement
24:52un risque.
24:53C'est un peu provoque
24:54parce que les aides sociales
24:55sont aussi adressées
24:57à ceux qui en ont
24:58le plus besoin
24:58et les plus modestes.
24:59C'est aussi
25:00une part importante
25:02du déficit.
25:02c'est 26 points de PIB,
25:03donc c'est à peu près
25:05la moitié
25:05de la dépense publique.
25:07Donc,
25:07c'est absolument considérable.
25:09Si on devait
25:10effectivement indexer,
25:11ça serait catastrophique.
25:13Alors,
25:13néanmoins,
25:14il ne faut pas paniquer.
25:15C'est pour ça
25:16qu'on a relevé
25:17la déclaration inflammatoire
25:20du patron
25:21du directeur général
25:22de l'Agence internationale
25:23de l'énergie.
25:26Il y a quand même
25:27si la crise
25:29devait effectivement
25:30cesser,
25:31personne n'a de boule
25:31de cristal,
25:33on va observer
25:34ce qui va se passer
25:35dans les semaines
25:35qui viennent,
25:36mais on a
25:36une chance
25:38qui est que
25:39les négociations
25:40salariales
25:41pour 2026
25:42sont déjà passées
25:44et que si la crise
25:46ne dure pas,
25:47on ne devrait pas
25:47avoir de rebond
25:49sur les salaires.
25:50Il faut rappeler
25:51que l'économie française
25:53est à plus de 70%
25:55une économie de service,
25:56que dans les services,
25:5870% du coût de revient
25:59c'est les salaires.
26:01Donc,
26:01s'il n'y a pas
26:03de rebond
26:03sur les salaires
26:04au printemps
26:05en lien
26:05avec ce qui se passe
26:07actuellement
26:07et si au mois de juin,
26:09pour l'essentiel,
26:10la crise
26:11dans laquelle nous sommes
26:12devait être
26:13derrière nous,
26:14on pourrait éviter
26:16un rebond
26:17trop fort
26:18de l'inflation.
26:19Mais néanmoins
26:19se posera
26:20la question
26:22pourquoi
26:23faudrait-il
26:25nécessairement
26:26indexer
26:27complètement
26:27à la fois
26:29les retraites
26:30mais également
26:31les prestations
26:34sociales
26:34comme
26:36les allocations
26:37logements
26:38et autres
26:38dans la mesure
26:40
26:40le coût
26:42pour l'économie
26:43française
26:44est un coût
26:44réel
26:45donc
26:46on ne voit pas
26:47pourquoi
26:47les salariés
26:48qui travaillent
26:49du fait
26:50que les
26:51négociations
26:52salariales
26:53soient derrière nous
26:54n'auraient pas
26:55un retour
26:57sur une compensation
26:58sur la hausse
26:59d'inflation
27:00et pourquoi
27:00il faudrait le donner
27:01aux gens
27:01qui ne travaillent pas
27:02donc
27:03il y a une vraie
27:04réflexion
27:05de politique
27:05économique
27:06mais malheureusement
27:07comme l'a dit
27:08Gaël
27:09on arrive
27:10à la période
27:10Père Noël
27:11ça fait
27:12une quinzaine d'années
27:13que j'avais écrit
27:16qu'effectivement
27:17les élections
27:18présidentielles
27:19en France
27:19c'est l'élection
27:20d'un Père Noël
27:21impuissant
27:22Père Noël
27:23avant l'élection
27:23impuissant
27:24une fois élu
27:25donc on arrive
27:26à Noël
27:27au Noël
27:28présidentiel
27:28et là
27:29on peut craindre
27:29le pire
27:29en 2022
27:30ça a coûté
27:3110 milliards
27:31d'euros
27:31de chaque carburant
27:33je dis ça
27:33je dis rien
27:34voilà pour la conclusion
27:35de cette première partie
27:37on va justement
27:38revenir
27:39dans une minute
27:40sur le bilan
27:41de 10 ans
27:41de macronisme
27:4310 ans
27:43peu ou prou
27:43ça fait 10 ans
27:44que En Marche
27:46a été créé
27:469 ans bientôt
27:47qu'Emmanuel Macron
27:48est à l'Elysée
27:49on a le sondage
27:50Odoxa
27:51exclusif
27:52à JP Challenge
27:53BFM Business
27:53sur la vie des français
27:55le bilan
27:56au bout de 10 ans
27:57de macronisme
27:57et vous verrez
27:58c'est assez sévère
27:58mais sont-ils lucides
27:59à tout de suite
28:03les experts
28:04débats et controverses
28:06sur BFM Business
28:10rendez-vous sur BFM Business
28:12luxe, auto, bâtiment, aéronautique
28:15les industries de pointe
28:16répondent à des enjeux
28:17de performance
28:18de durabilité
28:18et de sécurité
28:19elles exigent
28:20de leurs partenaires
28:21un niveau de qualité
28:22et de leurs partenaires
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