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  • il y a 13 heures
Ce jeudi 7 mai, le moral des Français face aux répercussions de la guerre au Moyen-Orient ainsi que les bénéfices de la crise sur l'écologie ont été abordés par Gaël Sliman, président d'Odoxa, Pierre-Henri de Menthon, directeur de la rédaction de Challenges, et Christian Saint-Étienne, économiste et auteur de "Trump et nous" (ed. Odile Jacob), dans l'émission Les Experts, présentée par Raphaël Legendre sur BFM Business. Retrouvez l'émission du lundi au vendredi et réécoutez la en podcast.

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Transcription
00:02Et j'ai le plaisir d'accueillir Pierre-Henri de Menton sur le plateau.
00:06Bonjour Pierre-Henri, directeur de la rédaction de Challenges,
00:08à vos côtés Gaëlle Slimane, bonjour Raphaël, président d'Odoxa.
00:12Et puis Christian Saint-Etienne, bonjour Christian,
00:15économiste, auteur de Trump et nous,
00:17comment sauver la France et l'Europe aux éditions Odile Jacob.
00:21Alors on va commencer Gaëlle, tout de suite avec vous.
00:23On est le premier jeudi du mois et comme tous les premiers jeudis du mois,
00:27vous avez sondé pour Challenges, pour BFM Business avec AJP,
00:32le moral des Français.
00:34Alors on imagine qu'en pleine crise, évidemment, le moral n'est pas au meilleur.
00:38Le moral est très mauvais, vous avez raison de rappeler le contexte,
00:41on est en pleine crise avec cette guerre au Moyen-Orient, cette guerre en Iran,
00:46mais pour les curieux qui ont regardé sur notre site internet ou sur celui de Challenges,
00:51la courbe de notre indice de morale économique, puisqu'on suit ça tous les mois,
00:54on fait un indice un petit peu à la manière de l'INSEE,
00:56on verra qu'en réalité, le moral, il est très bas depuis très longtemps
01:00et il est même scotché au plus bas depuis quasiment deux ans,
01:06depuis la dissolution.
01:07Les Français estiment qu'on n'a plus aucune manette pour gouverner le pays,
01:10qu'il n'y a plus aucune politique possible
01:12et donc le moral est très très bas.
01:14Et effectivement, ça s'est encore aggravé ces derniers mois
01:17avec la guerre en Iran et avec ses conséquences
01:20et donc on est sur des indices qui sont stratosphériquement négatifs
01:24et il y a un élément qui est important,
01:27c'est les conséquences de cette situation économique,
01:30de cette guerre au Moyen-Orient sur l'énergie,
01:33les prix de l'énergie, sa disponibilité
01:35et c'est ce qu'on a souhaité investiguer avec Challenges ce mois-ci,
01:39en creusant cette question en particulier,
01:41parce que c'est un des facteurs d'explication
01:43de ce moral encore plus bas que d'habitude.
01:45Alors là, les résultats sont spectaculaires
01:47en termes de retournement de tendance sur les questions environnementales.
01:52Oui, mais comme les Français,
01:56comme dirait Emmanuel Macron,
01:57sont peut-être des gaulois réfractaires
01:59mais avec une pensée complexe,
02:01en réalité, c'est juste une demande de pause
02:04parce qu'on est en pleine situation de dérive des prix,
02:10les prix à la pompe flambe, sans mauvais jeu de mots.
02:14Et donc, on a une question qu'on pose de manière récurrente.
02:18Vous l'avez dit, c'est un peu l'arbitrage
02:20entre fin du mois et fin du monde,
02:22à savoir, est-ce qu'on doit poursuivre
02:25les politiques environnementales
02:26de lutte contre le réchauffement climatique,
02:28d'investissement dans ce domaine,
02:30no matter what,
02:31peu importe les conséquences sur...
02:33que par ailleurs, il y a une crise économique,
02:35que ce soit compliqué pour le pouvoir d'achat des Français,
02:38ou bien, est-ce qu'on doit
02:41suspendre ces politiques pendant un temps
02:43et mettre l'accent sur le pouvoir d'achat
02:45et les aspects...
02:47C'est plutôt ce qu'ils nous disent, là ?
02:48Et aujourd'hui, 6 Français sur 10 nous disent
02:49non, stop, pitié, pause.
02:51Là, on met en pause ces politiques environnementales
02:53et on fait en sorte qu'on ne soit plus étranglé
02:56par notamment les prix à la pompe
02:57et la hausse des prix de l'énergie.
03:00C'était l'inverse depuis 5 ans, hein ?
03:01Voilà, c'est un renversement.
03:03On était à 60-40, un peu plus même,
03:06il y a 5 ans,
03:07et ça s'est retourné aujourd'hui.
03:09Et puis, on l'a décliné,
03:10mais je ne vais pas faire de tunnel,
03:12sur les différentes sources d'énergie,
03:13le regard des Français a pas mal changé aussi.
03:15On va revenir notamment sur l'Ukraine.
03:17Moi, j'étais surpris que depuis 5 ans,
03:18en réalité,
03:1960% des Français
03:22demandent de donner la priorité
03:25aux questions environnementales.
03:27La crise inflationniste,
03:28Pierre-Henri de Menton,
03:29on la connaît quand même depuis,
03:30notamment, la guerre en Ukraine.
03:32Bien, d'ailleurs,
03:33de manière bien plus violente
03:34que l'inflation qu'on peut connaître aujourd'hui.
03:37Comment vous lisez ces résultats-là ?
03:39Alors, il y a effectivement
03:40une demande de pause.
03:42Moi, il y a quelque chose
03:42qui me frappe beaucoup,
03:43vous venez de le mentionner,
03:45c'est le nucléaire.
03:46Il y a eu un retournement
03:47qui est aussi,
03:48ça ne date pas de ce sondage-là,
03:51mais il n'y a pas si longtemps,
03:54on fermait la centrale de Faisaline.
03:57Aujourd'hui, il y a un retournement
03:59presque excessif,
04:01presque excessif,
04:03donc pour le nucléaire,
04:05le tout nucléaire.
04:06Alors, effectivement,
04:07le prix de l'électricité
04:08n'a jamais été aussi bas,
04:09on est en surproduction,
04:11le prix de l'électricité
04:12même négatif sur les marchés.
04:15Mais, il y a eu une loi
04:17qui s'appelle,
04:18très techno,
04:19qui s'appelle la PPE,
04:24où on maintient,
04:25et c'est du bon sens,
04:26une forme de mix énergétique.
04:28C'est-à-dire qu'on ne peut pas
04:29être basculé sur une seule énergie.
04:33Et ça, l'opinion publique
04:35est en train de tellement basculer
04:36pour le nucléaire
04:37que c'est de moins en moins admis.
04:39Et j'ai peur que ça soit un sujet
04:42dans la campagne présidentielle
04:44où, effectivement,
04:46on va avoir,
04:47l'énergie va quand même être
04:48un des thèmes de la campagne.
04:51Avec une chose qui est intéressante
04:53dans le sondage quand même,
04:54c'est que les Français
04:54sont quand même divisés
04:55sur ces sujets.
04:57Vous prenez les femmes,
04:58elles sont beaucoup plus
04:59pour les renouvelables
05:00que les hommes.
05:01Vous prenez les jeunes,
05:02c'est pareil.
05:03Donc, il y a un vrai,
05:04des vraies divergences
05:06à l'intérieur de l'opinion
05:07sur ces sujets.
05:08Il y a aussi des divergences,
05:09Gaël,
05:09entre ville et campagne.
05:11Entre ville et campagne.
05:12Mais le résultat
05:13auquel Pierre-Henri fait allusion,
05:15je ne l'ai pas évoqué tout à l'heure
05:16quand je disais
05:17que les Français
05:17sont un peuple complexe.
05:19Là, ils demandent une pause
05:20parce qu'ils sont étranglés.
05:21Mais globalement,
05:22quand ils se projettent
05:23sur le temps long,
05:24ils ont beau adorer le nucléaire,
05:26ils nous disent quand même
05:27à 53% contre 46
05:29qu'à l'avenir,
05:30il vaut mieux privilégier
05:32les sources d'énergie renouvelables
05:33plutôt que le nucléaire.
05:35Oui, ils ne deviennent pas
05:35climato-sceptiques non plus,
05:37climato-sceptiques.
05:39Ils sont très attentifs
05:40aux questions environnementales.
05:42C'est juste là, en ce moment,
05:44légère pause, please.
05:45Et effectivement,
05:46Pierre-Henri le disait,
05:47la société est un peu divisée
05:48sur ces sujets.
05:49Les femmes, les jeunes,
05:51les villes, les campagnes
05:52n'ont pas les mêmes perceptions.
05:53Une société fragmentée.
05:54Christian Saint-Etienne,
05:55est-ce que le moral des Français,
05:56je vais qu'on revienne,
05:58on ira sur l'environnement après,
05:59mais sur le moral des Français
06:00qui évidemment est au plus bas
06:01et on a vu en avril
06:03le moral des ménages
06:04et la consommation
06:05qui était vraiment très mauvais
06:07du fait de la crise,
06:08est-ce qu'il n'est pas indexé
06:09sur l'inflation très directement ?
06:11D'abord et avant tout ?
06:13Je pense que la clé principale,
06:14c'est celle qui a été mentionnée
06:16par Gaël,
06:17c'est-à-dire la dissolution.
06:18Je pense que les Français,
06:19en fait,
06:20sont très lucides.
06:21Voilà,
06:22ils sont plus lucides
06:23que pessimistes.
06:24S'ils se rendent bien compte
06:25qu'effectivement,
06:25plus personne ne gouverne.
06:27On a bien vu,
06:28les deux automnes,
06:29pour faire passer des lois de finances
06:32qui étaient,
06:32tout le monde savait
06:34que ça ne répondait pas
06:35aux grands défis du pays.
06:37Donc,
06:37les Français ont vu tout ça
06:39et ils sont inquiets
06:40sur le moyen terme.
06:42Alors,
06:42sur l'aspect
06:45de basculement
06:46sur le nucléaire,
06:48alors,
06:49moi,
06:50je vais prendre un autre angle,
06:51indépendamment de ce que pensent
06:52les Français.
06:54Moi,
06:54je suis pro-nucléaire,
06:56mais jusqu'à un certain point.
06:58C'est-à-dire que,
07:00en fait,
07:01étrangement,
07:02Hollande avait sorti
07:03de son chapeau
07:04l'idée qu'il ne fallait pas
07:05plus de 50% de nucléaire.
07:06Mais moi,
07:07dans une analyse stratégique
07:08que je fais depuis pas mal de temps,
07:10je pense qu'il ne faut pas non plus
07:11avoir beaucoup plus
07:12que 50% de nucléaire.
07:14Pourquoi ?
07:14Ce n'est pas nécessairement
07:16pour faire que du renouvelable,
07:18mais on a besoin du nucléaire
07:21comme système de base.
07:23On l'a vu en Espagne,
07:25s'ils se sont plantés,
07:26c'est parce qu'ils n'arrivaient pas
07:28à gérer un système de renouvelables.
07:30Et ce qu'on ne dit pas,
07:31c'est que si le système a redémarré,
07:33c'est que c'est les Français
07:34qui ont envoyé du nucléaire.
07:35On ne le dit pas.
07:37Parce que si les Français
07:38n'avaient pas envoyé du nucléaire,
07:40l'Espagne aurait peut-être
07:41été bloquée plusieurs semaines.
07:43Donc,
07:43on a vraiment besoin
07:45d'une énergie de base.
07:46Mais,
07:48il ne faut pas avoir
07:49trop de nucléaire non plus.
07:50Pourquoi ?
07:51Ça va vous sembler très loin,
07:52mais c'est pour des raisons
07:53militaires et stratégiques.
07:54C'est-à-dire que je pense
07:56que ce sont dans les guerres futures
07:57qui semblaient improbables
07:59jusqu'ici,
08:00des cibles potentielles idéales
08:03quand vous voulez frapper un pays.
08:05Donc,
08:05je pense que 50% de nucléaire,
08:07c'est un maximum.
08:08Ce que vous nous dites,
08:09c'est que c'est une forme
08:10d'affaiblissement
08:11d'avoir trop de réacteurs nucléaires.
08:13Ça peut être une forme de faiblesse
08:15dans une guerre future.
08:17Donc,
08:17ça semble très très loin,
08:19mais c'est mon raisonnement.
08:20Donc,
08:20on a 54 réacteurs aujourd'hui
08:22ou 56,
08:22je ne sais plus,
08:23qu'on en ait 56
08:24ou 60,
08:2570.
08:26Voilà,
08:26mais pas trop nucléaire
08:28pour cette raison-là.
08:28Ça change grand-chose.
08:30Sur le basculement des Français,
08:33là aussi,
08:34j'aurai une autre analyse.
08:36Effectivement,
08:37il y a 6-7 ans,
08:39en gros,
08:40en 2019,
08:41c'est le moment
08:42où on passe le Green Deal
08:43au niveau européen.
08:45C'est le moment
08:46où l'idée verte,
08:51par la décroissance,
08:52est à son maximum
08:54d'influence
08:55en Europe et en France.
08:57Alors,
08:58on a vu déjà
08:59depuis trois ans
09:00le début
09:01du détricotage
09:03du Green Deal
09:04qui s'accélère
09:05depuis les dernières élections européennes.
09:08Mais,
09:09ce que je pense,
09:11les Français
09:12n'ont peut-être pas
09:14les modèles en tête
09:15pour le dire
09:15de cette façon-là,
09:16mais ce qu'on a fait
09:18jusqu'ici,
09:19c'était une lutte
09:21contre les émissions de gaz
09:22à effet de serre
09:23par la réglementation.
09:24Et ce que les Français
09:26sont en train de dire,
09:27c'est qu'ils préfèreraient
09:28qu'on le fasse
09:28par de la croissance verte,
09:30c'est-à-dire
09:31en remettant
09:32de l'industrie
09:33qui fonctionne
09:34à l'électricité.
09:35Si on a un excès
09:37de l'électricité,
09:38c'est d'ailleurs
09:38parce qu'on a tellement
09:39désindustrialisé
09:40qu'il n'y a pas
09:40la demande.
09:41Donc,
09:42je pense que
09:42même s'ils ne l'expriment
09:44pas de cette façon,
09:46les Français
09:47ne tournent pas
09:48contre le climat.
09:49D'ailleurs,
09:49ils achètent
09:49de plus en plus
09:50de voitures électriques.
09:51Mais,
09:51je pense qu'ils demandent
09:53à nouveau
09:54de la croissance,
09:54mais une croissance verte,
09:56propre et écologique.
09:57C'est très intéressant.
09:58C'était le propos
09:59de mon éditorial
09:59ce matin
10:00dans la matinale
10:01de Good Morning Business.
10:02Est-ce qu'on n'est pas
10:03en train
10:03de sortir
10:05la lutte
10:06contre le réchauffement climatique
10:07des mains
10:08des politiques
10:09qui,
10:09en termes de planification,
10:11ont plutôt échoué
10:12puisqu'on détricote,
10:13ce qu'on a fait avant,
10:14sans véritablement avancer,
10:15on a fermé,
10:16fait ce nine,
10:17on revient sur le nucléaire,
10:18pour le mettre
10:19dans les mains
10:20du marché ?
10:21Est-ce que la crise
10:21du Moyen-Orient
10:22n'est pas finalement
10:23l'équivalent
10:24d'une taxe carbone
10:25que les politiques
10:25n'ont pas réussi
10:26à mettre en place
10:27en 2018 ?
10:29Puisqu'on voit
10:30une baisse de 11%
10:31de la consommation
10:33des carburants
10:34au mois d'avril
10:35et une augmentation
10:37de 48%
10:38des ventes
10:39de véhicules électriques
10:40neufs
10:40depuis le début
10:41de l'année,
10:42plus 69%
10:43au mois de mars.
10:45Cette crise
10:46n'est-elle pas
10:46une opportunité
10:48majeure
10:48pour avancer
10:49dans la lutte
10:51contre le réchauffement
10:52climatique
10:53par les prix de marché,
10:54par les faits prix,
10:55pas par les décisions ?
10:56Sur les prix de marché,
10:58juste un point,
10:59c'est qu'il y a
11:00un marché du carbone
11:02qui existe,
11:02il a été mis au point
11:03par l'Europe,
11:04et juste pour signaler,
11:05donc ça c'est le rêve,
11:06c'est-à-dire que
11:07c'est tous les grands économistes,
11:08notamment Jean-Tirole,
11:09ont poussé
11:10à l'établissement
11:12de ce prix de marché,
11:13donc on paye,
11:14vous savez,
11:15un malus
11:16quand on pollue
11:16des droits pollués,
11:18etc.
11:18Ce marché,
11:19il est en train de...
11:20Il ne marche plus en fait,
11:21c'est un gros problème,
11:23notamment en raison du...
11:25C'est un peu technique,
11:26le gouvernement allemand
11:27a mis des bâtons
11:28dans les roues,
11:28tout ce qu'il pouvait,
11:30pour défendre
11:31son industrie.
11:32Et puis des niveaux de prix,
11:32on a une taxe carbone
11:33de 46 euros,
11:35me semble-t-il,
11:36par tonne en France,
11:36Donc ce rêve
11:37du marché
11:38qui régule,
11:40il est très très difficile
11:41à mettre.
11:42Après,
11:43les Français,
11:44ils votent effectivement
11:45à la pompe,
11:47etc.
11:47Et il y a un décalage
11:49incroyable,
11:49encore,
11:50excusez-moi Christian,
11:52entre les économistes
11:53et la réalité des choses.
11:55Parce que là,
11:55j'ai vu
11:56le cercle des économistes
11:57à nommer son meilleur
11:59jeune économiste
12:00de l'année,
12:01il y a quelques semaines,
12:02qui est un type
12:03très très brillant
12:04qui travaille sur
12:04un campus américain
12:05et qui était allé
12:06à la radio
12:07en disant
12:07effectivement,
12:08c'est une chance
12:08formidable
12:09et il faudrait même
12:11un litre
12:12à 4 euros
12:14pour résoudre
12:15les problèmes
12:15de la planète.
12:16Donc on est,
12:17c'est pour moi
12:18un échafaudage
12:19un peu intellectuel
12:20et théorique.
12:21Il ne faut pas qu'il aille,
12:22l'économiste en question,
12:24dire ça sur les chaînes
12:25américaines
12:26parce que ça ferait
12:26un galon d'essence
12:27à 16 dollars
12:28et à ce moment-là,
12:30je pense qu'il ne sort
12:31pas vivant du studio
12:33d'une télé américaine.
12:35Le prix de l'essence,
12:36justement,
12:36c'est le sujet
12:37d'une publication
12:38par Bercy
12:39hier
12:41sur les marges.
12:42On a beaucoup parlé
12:43des marges
12:44des distributeurs
12:46ces dernières semaines,
12:48évidemment,
12:48ces derniers mois.
12:49Les stations-service
12:50s'en sont-elles mis
12:52plein les poches,
12:53finalement,
12:54Christian Saint-Etienne ?
12:56Apparemment,
12:56d'après l'étude
12:57gouvernementale,
12:58ce n'est pas le cas,
12:59d'autant plus que,
13:01paradoxalement,
13:02par un effet
13:03de boomerang
13:04étrange
13:05de la politique,
13:05le fait que Total
13:07ait plafonné
13:08ses prix
13:08et ça a eu
13:09un impact
13:10sur les prix
13:11des autres.
13:13Mais apparemment,
13:15les marges
13:15n'ont pas progressé.
13:16Alors,
13:16il faut quand même
13:17se méfier,
13:18je ne veux pas dire
13:19de sottises,
13:21Pierre,
13:22peut-être tu l'as
13:22à l'esprit,
13:23c'est 60%
13:24d'indépendants
13:26dans la distribution
13:29à la pompe.
13:30Or,
13:30ce sont des indépendants
13:32qui ont des marges
13:36qui leur permettent
13:36à peine
13:37de rembourser
13:38l'achat de la pompe,
13:40l'achat du pétrole,
13:41ainsi de suite.
13:42On a dû déjà
13:44sur les 30 dernières années
13:45diviser par deux
13:46le nombre de stations
13:47de services.
13:47Donc,
13:48si on les étrangle
13:49et que les stations
13:50de services disparaissent,
13:51après,
13:52les Français vont hurler
13:53pour qu'on réouvre
13:54des stations de services.
13:55Donc,
13:56si on veut
13:56que les indépendants
13:57survivent,
13:58il faut qu'il y ait des marges.
14:00Mais apparemment,
14:00en plus,
14:00ils ne les ont pas.
14:01Mais ce qu'on voit,
14:01c'est que ces marges
14:02ont un peu baissé
14:02en réalité.
14:03Il y a un effet
14:05d'optique
14:06parce que si elle baisse,
14:07c'est parce qu'il y a eu
14:07l'opération Total Énergie.
14:09C'est vraiment total.
14:10Donc,
14:11Total a permis
14:12de faire baisser.
14:14Et c'est d'ailleurs
14:15très intéressant
14:16du point de vue
14:16de la théorie économique
14:17parce que voilà
14:18un acteur 100% privé
14:20qui mène
14:21une politique publique.
14:23Et il le présente,
14:23d'ailleurs,
14:24le patron de Total
14:25le présente
14:26comme une alternative
14:27à la taxe.
14:28Donc,
14:28à une décision...
14:28Si vous me taxez,
14:29j'arrête de plafonner
14:30les prix.
14:31C'est ce qu'a prévenu
14:32Patrick Pouyonnais.
14:33Il faut juste rappeler
14:34parce qu'on le sait ici
14:36que Total fait 90%
14:38de ses bénéfices
14:39hors de France
14:39et que c'est grâce
14:40aux bénéfices hors de France
14:41qu'il peut plafonner
14:42en France.
14:43Les Français,
14:43ils pensent quoi ?
14:44Qui profite de la crise ?
14:45Qui sont les profiteurs
14:47de crise ?
14:48Les Français,
14:48ils pensent surtout
14:49qu'ils ne supportent pas
14:51de voir défiler
14:52leur argent
14:53à la pompe.
14:54Parce que
14:54quand on y réfléchit,
14:56ça ne pèse pas
14:57si lourd que ça
14:58dans le pouvoir d'achat
14:59des gens...
15:00De plus en plus,
15:01là, pour le coup.
15:02mais ce n'est pas
15:04le sujet qui passe...
15:04Il y a 6 millions de rouleurs,
15:06c'est ça.
15:06Ce qui est terrible,
15:07c'est la vision.
15:09C'est une des rares fois
15:10où vous voyez votre argent
15:11comme si vous le brûliez,
15:12comme si on vous le brûlait
15:13sous le...
15:13C'est une question
15:14de présentation, en fait.
15:15Quand vous voyez
15:15les prix à la pompe,
15:16surtout qu'il y a des prix ronds,
15:17donc 2 euros,
15:182,20 euros,
15:19ce n'est pas la même chose.
15:20Donc,
15:21ça crée des effets.
15:22Donc, les Français,
15:22un,
15:23ils ne supportent pas
15:24de voir les prix
15:24de l'essence flamber.
15:26Quand ça arrive,
15:26parce que c'est un facteur exogène,
15:28ils ne vont pas se mettre
15:29dans la rue
15:29et se transformer
15:30en gilets jaunes.
15:31Même si les prix à la pompe
15:33au moment des gilets jaunes
15:34étaient plus bas
15:34qu'ils ne le sont aujourd'hui
15:36ou qu'ils ne l'étaient
15:37au plus haut
15:37de ces dernières semaines.
15:41Mais ils sont très sensibles
15:43au fait que les hommes politiques
15:44les surtaxent.
15:45Voilà.
15:45Donc, ça,
15:46c'est le premier élément.
15:46Et puis,
15:46le deuxième élément
15:47sur le rapport des Français
15:48à tout cela,
15:49c'est qu'on l'avait sondé
15:51dans un précédent baromètre,
15:53ils ne comprennent pas
15:53pourquoi,
15:54enfin, ils ne comprennent pas,
15:55ils auraient voulu,
15:56parce que je pense
15:56qu'ils le comprennent,
15:57ils auraient voulu
15:58qu'on fasse ce que l'Espagne a fait.
15:59Oui.
16:00C'est-à-dire qu'à un moment donné,
16:01au lieu de cibler
16:02telle ou telle catégorie
16:04que par ailleurs
16:04ils jugeaient légitime
16:05de devoir protéger,
16:07eh bien,
16:08les pêcheurs,
16:08vous savez,
16:09les agriculteurs,
16:10eh bien que l'État
16:10aille encore plus loin
16:11et faire ce qu'a fait
16:12le gouvernement espagnol,
16:13c'est-à-dire,
16:14disent,
16:15moi,
16:15je ne m'engraisserai pas
16:17sur votre dos
16:18et je baisserai
16:21les taxes
16:22et notamment la TVA
16:23sur l'essence.
16:25Sauf que c'est une mesure
16:26que nous n'avons plus
16:28les moyens de prendre
16:28aujourd'hui.
16:29L'Espagne est moins endettée
16:30que nous.
16:31On attend quand même,
16:32il devrait y avoir
16:33des annonces
16:33en début de l'année prochaine.
16:34Le Premier ministre a annoncé
16:35qu'il fallait changer d'ampleur.
16:37A-t-il raison ?
16:38Et a-t-il les moyens
16:38de le faire ?
16:38Il y a une étude
16:40publiée par le FMI hier
16:41qui calcule l'effort
16:44en matière de finances publiques
16:46qui a été fait
16:47là depuis quelques semaines
16:50pour contrer
16:51les effets inflationnistes
16:53de la crise.
16:55La moyenne en Europe,
16:57c'est 0,2% du PIB,
16:59ce qui est quand même important,
17:00avec effectivement
17:01des champions
17:02qui sont l'Espagne,
17:04la Grèce,
17:04entre parenthèses,
17:05c'est des pays
17:06qui étaient au bord
17:07de la faillite
17:07il y a quelques années.
17:09Et donc c'est 0,2%.
17:10Et la France,
17:11elle est à 0,02%.
17:13Donc on fait 10 fois moins
17:14que la moyenne européenne.
17:16Donc il n'y a sans doute
17:17pas beaucoup de marge de manœuvre.
17:19Il y en a quand même
17:19sans doute un tout petit peu.
17:21Voilà.
17:22Mais effectivement,
17:24il n'y a pas eu
17:24puisqu'on a encore une fois
17:26un acteur privé
17:28qui a fait le job.
17:29Mais il y a des effets induits.
17:30L'État a fait une délégation
17:31de services publics
17:33avec Total.
17:35Mais il y a des effets induits.
17:37L'État est actionnaire
17:37de Total
17:38à hauteur de 1,3%
17:39si je ne dis pas de bêtises.
17:41Et donc devrait toucher
17:42quelques centaines
17:42de millions d'euros
17:43de dividendes
17:44de la part de Total
17:45dû aux meilleurs résultats
17:46qui peut-être pourraient servir.
17:48Après, il y a un effet volume.
17:49On ne sait pas
17:50s'ils perdent vraiment
17:52de l'argent
17:52avec cette histoire totale.
17:54Et l'autre chose,
17:55si vous voulez,
17:55c'est qu'il y a des effets
17:56induits très directs.
17:58Par exemple,
17:59vous regardez
17:59ce qu'ont fait beaucoup de Français
18:01les prix des TGV actuellement.
18:04bon,
18:04les capacités
18:06étant
18:08ils ont
18:08un taux de remplissage
18:10à 110%.
18:11Donc le vrai profiteur
18:13de la crise,
18:14c'est peut-être
18:14la SNCF.
18:15Il faudrait peut-être
18:15les taxer.
18:17On va en parler
18:17à Jean Castex.
18:19Non, mais j'aime bien
18:20cette notion de DSP
18:22qui n'est pas une délégation
18:23de services publics,
18:23mais au fond,
18:24une délégation
18:24de services politiques.
18:25Oui,
18:26c'est un peu ça.
18:27C'est un peu ça.
18:28Il a raison,
18:29Patrick Pouyanné,
18:29de sortir là sur
18:30soit c'est la taxe,
18:31soit c'est le plafonnement,
18:32mais je ne peux pas faire les deux.
18:33L'élément central,
18:34c'est ce que j'ai rappelé
18:35tout à l'heure,
18:35c'est que les profits
18:36de Total,
18:37ils se font hors de France.
18:39On devrait se féliciter
18:40d'avoir un acteur
18:42massif comme Total
18:43qui est très admiré
18:44par les Américains.
18:46Les Américains rêvent
18:47de mettre la main
18:47sur Total.
18:49Total a mis
18:51une double cotation
18:52aux Etats-Unis.
18:56Les grands investisseurs
18:57américains,
18:58je crois,
18:59sont déjà
18:59à plus de 40%
19:00de l'actionnariat
19:01de Total.
19:03On devrait se féliciter
19:05plutôt que de cogner
19:06en permanence
19:06sur l'entreprise.
19:08Je précise
19:08que je ne connais
19:09personne chez Total.
19:10Je réfléchis juste
19:11sur le plan stratégique.
19:12La question,
19:13c'est au-delà de ça,
19:15est-ce qu'on a eu
19:17une politique cohérente ?
19:18Parce qu'on rappelle toujours,
19:19on le dit sans arrêt,
19:22on est plus intelligent
19:23sur BFM Business,
19:24mais quand vous écoutez
19:25l'ensemble des radios,
19:26c'est toujours la crise
19:27du Moyen-Orient.
19:28Non,
19:28non.
19:28c'est que la France
19:30a fermé
19:31quatre grandes raffineries
19:32sur les 15 dernières années.
19:33C'est bien rappelé, oui.
19:34L'Europe a fermé
19:36des tas de raffineries
19:37parce qu'on pensait
19:40que c'était moins cher
19:41d'importer directement
19:42de l'essence
19:43du Moyen-Orient,
19:44du kérosène
19:46pour les avions
19:46du Moyen-Orient,
19:47de l'aluminium
19:49du Moyen-Orient.
19:50On est passé
19:52pas loin
19:53il y a quelques années
19:54de fermer carrément Dunkerque
19:56qui est la grande
19:57dernière production
19:59d'aluminium
20:00en Europe.
20:01Au lieu de doubler Dunkerque,
20:04on s'est dit
20:04on va aller le chercher là-bas.
20:06Eh bien,
20:06on réapprend
20:07ce qu'on avait déjà.
20:09Alors,
20:09c'est ça qui m'inquiète
20:10et que je trouve désolant,
20:13c'est qu'il faut chaque fois
20:14une baffe
20:15pour qu'on se dise
20:16qu'il y a un problème.
20:17Donc,
20:18quand on n'a pas eu
20:19de masques
20:19et de produits en 2020,
20:21on s'est dit
20:21qu'est-ce qui se passe ?
20:22En fait,
20:23derrière,
20:23plus rien.
20:24Puisqu'on avait dit
20:25on va payer plus cher
20:26les médicaments
20:27produits en Europe.
20:28Même Macron
20:29avait fait
20:29une commission
20:30sur ce point
20:31qui avait dit
20:32oui,
20:32on peut payer
20:32un peu plus cher
20:33les médicaments
20:34produits en Europe.
20:34Je crois que les Allemands
20:35ont commencé à le faire.
20:36Ici,
20:37c'est pas possible.
20:37Rien n'est possible
20:38en France.
20:39Donc,
20:40moi,
20:41j'appelle
20:41un retour
20:42de la réflexion stratégique.
20:43C'est-à-dire
20:44parce que des baffes
20:45comme le Covid
20:46et comme ce qui se passe
20:48au Moyen-Orient,
20:49il va y en avoir
20:49des tonnes
20:50dans les années qui viennent.
20:51Est-ce qu'on va attendre
20:52à chaque fois
20:52la nouvelle baffe
20:53pour essayer
20:53de bouger un peu ?
20:54Oui,
20:55puisque vous dites
20:55que le raffinage
20:56du carburant,
20:57c'est la même chose
20:58sur les terres rares.
20:59On a exactement
21:00le même problème.
21:00On avait la moitié
21:01de la production européenne
21:02en France
21:03il y a 30 ans.
21:04Aussi,
21:04Ron Poulin
21:05qui était actionnaire
21:06pour pouvoir privatiser
21:08et quelques patrons
21:10pour s'en foutre
21:10plein les poches.
21:11Voilà,
21:12non,
21:12c'est complètement délirant.
21:15On a un État
21:16tatillon et impuissant.
21:18Moi,
21:18j'appelle en retour
21:19un État stratège
21:20qui travaille
21:21avec les filières
21:22et qui réfléchisse.
21:23Il ne faut pas
21:23trop quand même
21:24se jeter de la sonde.
21:26Il y a pire ailleurs.
21:28On parlait de l'Allemagne.
21:29Le modèle allemand,
21:30ça a été quand même
21:31mis sous dépendance
21:32complète du gaz russe.
21:34Ah non,
21:34mais nous,
21:36on pourrait faire mieux.
21:36Les exportations dépendant
21:37que des achats
21:38de la Chine.
21:39Donc,
21:40on a vu
21:40ce que ça a donné.
21:41Et là,
21:41on a un chancelier
21:44qui est au plus bas
21:44dans les sondages.
21:45Comme d'ailleurs
21:47le Premier ministre britannique
21:48qui,
21:49à mon avis,
21:49ne va pas tenir très longtemps.
21:51Donc,
21:52ce moral en berne,
21:53cette défiance,
21:54etc.,
21:54alors c'est un sport national
21:56en France.
21:57On est quelque part
21:59entre l'Afghanistan.
22:00Ce que je disais,
22:00c'est qu'on pourrait faire
22:01tellement mieux.
22:01Oui,
22:02mais voilà,
22:04on a aussi,
22:05regardant un tout petit peu
22:06ce qui se passe
22:06à l'extérieur,
22:07et on parlait
22:08des Américains
22:10et de Total Energy.
22:11L'essentiel du gaz
22:13qu'on apporte,
22:13du fameux GNL
22:14qu'on apporte aux Etats-Unis,
22:15il est produit
22:16par Total Energy
22:17aux Etats-Unis,
22:18qui est le premier producteur,
22:19le premier exportateur américain.
22:21Donc,
22:22voilà,
22:22on est quand même
22:23assez agile.
22:24L'essentiel du GNL
22:26que l'on importe,
22:27c'est Total
22:27qui le produit
22:28aux Etats-Unis.
22:29C'est une des raisons
22:30pour lesquelles
22:30effectivement,
22:32les Américains
22:33s'intéressent beaucoup
22:33à Total,
22:34c'est qu'ils ont investi
22:36massivement
22:37dans le gaz
22:39aux Etats-Unis.
22:40Donc,
22:40voilà,
22:41ils avaient fait
22:42la même chose
22:43au Qatar
22:43et donc,
22:46effectivement,
22:47ces fameux
22:48profits délirants
22:50de Total Energy,
22:51ils proviennent aussi
22:52du fait que
22:54le gaz,
22:55il ne coûte pas cher
22:55du tout
22:56à produire
22:57aux Etats-Unis
22:58et il coûte très cher
22:59à acheter aux Européens
23:00parce que ce n'est pas
23:01un marché mondialisé
23:02comme celui
23:02du pétrole.
23:04Ils le perçoivent,
23:05ça,
23:05en un moment.
23:05Alors,
23:06Total a réussi
23:07un très joli
23:08coup de communication.
23:09Je ne sais pas
23:09où ils en sont
23:10sur les marges,
23:11s'ils ont dû faire
23:11des sacrifices,
23:13mais vous l'avez rappelé
23:15l'un et l'autre.
23:15Je crois qu'ils ont
23:16engrangé quelques centaines
23:17de milliers
23:17de contrats électriques
23:18grâce à ça
23:19car vous avez
23:19une ristourne supplémentaire
23:21si vous prenez
23:22un contrat électrique.
23:24En termes d'image,
23:25c'est bien,
23:25mais c'est surtout
23:26que Total a un vrai sujet
23:28stratégique sur
23:29évitons les baffes
23:31pour reprendre
23:32les termes de Christian
23:33parce qu'à chaque fois
23:34qu'ils annoncent
23:35des super profits,
23:36derrière,
23:36il y a une polémique
23:37politique qui s'enchaîne
23:39avec des demandes
23:40de certains partis politiques
23:42de taxer
23:43et surtaxer encore
23:44les super profits de Total.
23:46Donc là,
23:47ils achètent
23:47à bas prix malgré tout
23:49et peut-être même
23:50ça ne leur coûte pas si cher
23:52ou ça leur a rapporté
23:53cette opération
23:54mais ils achètent
23:55à bas prix
23:55quelques points d'image
23:56dans l'opinion
23:58sachant que ce que dit
23:59Patrick Pouyanné
24:00peut s'entendre
24:00pour les Français.
24:01C'est-à-dire,
24:02on veut bien
24:02une baffe mais pas deux,
24:04on veut bien
24:07la taxe
24:08mais à ce moment-là
24:10on ne fait pas
24:10le blocage des prix
24:11ou alors on bloque le prix
24:12mais dans ce cas-là
24:13pas de taxe.
24:14Donc c'est plutôt habile
24:15en termes de communication.
24:16Mais oui,
24:17c'est habile,
24:18c'est-à-dire qu'il est
24:18Patrick Pouyanné
24:19qui devient champion
24:20du pouvoir d'achat
24:21et prend la place
24:22de Michel-Édouard Leclerc.
24:23C'est quand même...
24:24Quel retournement !
24:25Petit lucré !
24:26Allez,
24:27on va se quitter
24:28pour une très courte pause.
24:29On va se retrouver
24:30dans une minute.
24:31On va parler,
24:32on va continuer
24:32dans les clashs
24:33et dans les baffes.
24:34Cette fois-ci,
24:35c'est entre Matignon
24:36et le MEDEF.
24:37C'est un coup de courrier
24:39qui circule
24:39dans la presse.
24:41À Matignon,
24:42on estime
24:42que le patronat
24:43est hors sol.
24:44Rien que ça,
24:45on va voir pourquoi.
24:45Et puis,
24:46on reviendra
24:46sur l'emploi des jeunes.
24:48Cinq ministres
24:49annoncent un plan
24:50aujourd'hui
24:51pour renforcer
24:51le taux d'emploi des jeunes.
24:52On va voir
24:53ce qu'en pensent
24:53les experts.
24:54À tout de suite.
24:54on va voir
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