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  • il y a 1 semaine
Tous les jours, les informés débattent de l'actualité autour d'Agathe Lambret et Renaud Dély.

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00:01Générique
00:07Bonjour à tous ceux qui nous rejoignent, vous êtes dans Les Informés et c'est parti pour une demi-heure
00:12de décryptage de l'actualité.
00:13Bonjour Renaud Delis.
00:14Bonjour Agathe.
00:15Choc ou pas choc pétrolier, le gouvernement fait peur, puis rétropédale.
00:19Est-ce de la fébrilité, une volonté de ne pas inquiéter ?
00:23Peut-on parler ou non de choc pétrolier ?
00:26Et puis des mères sortant huées, humiliées et filmées sur les réseaux sociaux.
00:31Pourquoi tant de violences ? Est-ce spécifique à la France ?
00:34Pour nous éclairer ce matin, nos informés, Alexandra Saviana, grand reporter à l'Express.
00:38Bonjour Alexandra.
00:39Bonjour Agathe.
00:40Et Myriam Ancawa, présentatrice de l'émission Tout est politique, vendredi, samedi, dimanche, 18h-20h sur France Info TV.
00:46Bonjour Myriam.
00:46Bonjour à tous.
00:47On commence donc, Renaud, avec le gouvernement qui s'en mêle un peu dans cette histoire de choc pétrolier.
00:55Un peu, en effet. On en parlait ici même hier matin. Roland Lescure, le ministre de l'économie et des
00:59finances, mardi avant-hier, d'un ton grave,
01:02la mine sombre devant la commission des finances de l'Assemblée, avait évoqué le fait que nous étions désormais, selon
01:07lui, en face d'un choc pétrolier
01:09qui aurait des conséquences durables, avec un retour de l'inflation, une chute de la croissance.
01:15Et puis hier, marche arrière, toutes au sortir du Conseil des ministres, le même Roland Lescure s'est invité au
01:22point de presse, au compte-rendu de son conseil des ministres,
01:23pour qu'on l'avait mal compris. Non, non, quand il parlait de choc pétrolier, il ne parlait pas du
01:27tout de la France.
01:28Écoutons Roland Lescure.
01:29Je regrette d'avoir utilisé ce terme. Il s'appliquait à la situation internationale et en aucun cas à la
01:36situation française.
01:37La France, elle est mieux préparée, elle est moins exposée, je l'ai dit tout à l'heure, à la
01:42fois que ses voisins européens,
01:43et a fortiori évidemment que les pays asiatiques qui sont directement concernés.
01:48Donc ce terme de choc, il est valable dans un certain nombre de pays asiatiques, oui, où on a des
01:52mesures de rationnement.
01:55Évidemment, et j'allais dire heureusement, on n'en est pas là en France.
01:58– On n'en est pas là en France, rassurez-vous, nous ne risquons rien, ou presque.
02:02Il en fait peut-être d'ailleurs un petit peu trop dans l'autre sens, Roland Lescure.
02:05On rappelle un petit peu le fameux nuage de Tchernobyl qui était supposé s'arrêter aux frontières françaises.
02:09Difficile d'imaginer que si la crise dure dans une économie mondialisée, la France ne soit pas elle aussi touchée.
02:14Elle l'est déjà d'ailleurs par l'envol des prix des carburants.
02:17Mais pourquoi un tel cafouillage, pourquoi une telle boulette de Roland Lescure ?
02:21C'est vrai que son propos jurait avec Sébastien Lecornu qui essaye de se montrer plutôt rassurant.
02:25Et puis est-ce que face à cette crise, à sa durée, à son ampleur,
02:29le gouvernement pourra se contenter d'écarter pour l'instant toutes mesures massives
02:34pour secourir les Français en général, les automilistes en particulier ?
02:38On sait que du côté de l'exécutif, on commence à songer à des mesures en faveur des gros rouleurs,
02:43un dispositif qui pourrait leur permettre d'alléger la facture.
02:46Comment vous expliquez ce qui s'est passé, ce rétro-pédalage du ministre de l'Économie,
02:51Miriam Mankawa ? Est-ce que c'est une boulette ? Et pourquoi c'est une boulette ?
02:54C'est une boulette parce qu'on est dans un moment où la moindre parole, la moindre expression
03:01provoque une fébrilité, notamment sur les marchés.
03:04Quand vous voyez le poids des mots de Donald Trump sur la volatilité des marchés,
03:09il faut bien mesurer que l'incertitude d'aujourd'hui, c'est ça qui fait qu'on est dans une
03:13variation gigantesque
03:15des prix du pétrole et des prix du gaz.
03:17Donc vous prononcez le mot de choc, forcément ça va avoir un effet réel sur l'économie
03:21parce que s'il y a un choc pétrolier, les gens n'ont plus confiance
03:24et si les gens n'ont plus confiance, il n'y a plus de croissance.
03:27C'est ça, la confiance et la croissance sont liées puisque vous avez confiance, vous consommez,
03:32vous n'avez pas confiance, vous arrêtez de consommer.
03:34Donc effectivement, c'est une faute.
03:35C'est une faute, pourquoi ? Parce qu'en plus, il n'y a vraiment pas de choc pour le
03:38moment.
03:39J'ai regardé vraiment la définition par rapport au choc de 1973 après la guerre de Kippour
03:44et au choc de 1979, on est à 70% d'augmentation du prix du pétrole en 1973,
03:5160% pour après la révolution islamique en Iran en 1979
03:54et surtout ce qui fait un choc, ce n'est pas seulement l'explosion des prix,
04:00c'est d'où vient cette explosion.
04:02On est dans une crise de la circulation du pétrole, pas dans une crise de la production
04:07et c'est la durée de la fameuse crise.
04:10Donc effectivement, on pourrait entrer dans un choc.
04:13Il y a déjà, et Renaud Delis l'a très bien dit, des effets sur l'économie.
04:18Mais il faut attendre.
04:19Si ça s'installe, d'ailleurs le gouverneur de la Banque de France a trois scénarios,
04:22un optimiste, un moyen et un beaucoup plus compliqué.
04:25Si ça s'installe, oui, le mot de choc pourrait être prononcé.
04:28Mais le dire maintenant, c'est encore plus aggraver le problème.
04:32Donc à mon avis, effectivement, quand on dit « je regrette », c'est vraiment que c'était une boulette.
04:36C'est trop tôt pour parler de choc, Dimir Amankawa.
04:39Alexandra, on a aussi un gouvernement pour qui il paraît peut-être un peu trop tôt d'agir, non ?
04:44Qu'est-ce qui se passe ?
04:45Sébastien Chenu, encore le vice-président du Rassemblement National,
04:47nous disait qu'il y a plein de pays où tout un tas de mesures sont prises
04:51et en France, le gouvernement ne fait pas grand-chose.
04:53Il y a une volonté de montrer du sérieux budgétaire.
04:58Toujours, on se souvient de 2022, des chèques qui avaient été faits justement
05:03pour limiter la hausse, l'impact sur le consommateur.
05:06Aujourd'hui, à l'inverse, effectivement, les pays européens prennent des mesures,
05:10des mesures assez concrètes et assez globales.
05:13À titre d'exemple, en Espagne, on a des baisses de la TVA,
05:17on en a aussi au Portugal ou encore en Italie.
05:20Donc la proposition du Rassemblement National ?
05:23Une variante, en fait.
05:25En Espagne, on a baisse de la TVA et augmentation du nombre de barils.
05:28On a 12 jours de la consommation nationale qui ont été mis sur le marché
05:32justement pour répondre à la demande.
05:34Au Portugal, c'est une baisse de 3,55 centimes par litre d'essence
05:40de la taxe nationale de la TVA sur l'essence.
05:44Et ensuite, on a des blocages de prix.
05:46Par exemple, en Allemagne, le gouvernement a décidé de limiter à une fois par jour
05:51la hausse des prix dans les stations d'essence.
05:54En Hongrie et en Autriche, c'est trois fois par semaine.
05:58Donc les stations d'essence ne peuvent changer leur prix que trois fois par semaine.
06:01Effectivement, on a des pays européens qui décident d'agir.
06:04Mais la vraie question, c'est la marge de manœuvre budgétaire du gouvernement.
06:08Et le gouvernement français, manifestement, estime qu'aujourd'hui, c'est très compliqué d'agir.
06:12Il y a la marge de manœuvre.
06:13Et il y a aussi le fait que Sébastien Lecornu, il assume de dire la baisse de la TVA,
06:17ça n'a pas marché, ça a été essayé en Pologne en 2022 et les prix n'ont pas baissé.
06:21Il y a des cas où ça ne fonctionne pas, effectivement.
06:22Il y en a d'autres où ça peut avoir un effet.
06:24Mais surtout, la France n'a pas les moyens.
06:25C'est-à-dire que la grosse différence par rapport à l'Espagne, à l'Italie, à d'autres pays,
06:28c'est que la France n'a pas réduit ses déficits.
06:31La situation des finances publiques est calamiteuse en France.
06:35Une dette qui dépasse aujourd'hui 118% du PIB, donc c'est quand même considérable.
06:40Et donc la France, de toute façon, les cas sont vides, on le sait,
06:43donc n'aurait pas les moyens de mettre en œuvre cette mesure
06:45qui coûterait des dizaines de milliards d'euros, quand même.
06:49Et puis l'opposition a beau jeu de dire qu'il suffirait de faire ça,
06:52sauf qu'il y a une légère contradiction, c'est toujours plus facile,
06:54plus confortable d'être dans l'opposition, de dire qu'il suffirait de baisser les taxes,
06:58la TVA, etc., tout en continuant, par exemple, de s'opposer aux reports
07:02de l'âge de départ en retraite, à toute économie sur les postes
07:08dans la fonction publique, etc., etc.
07:10Donc il y a un discours, qui est en particulier celui du Rassemblement National,
07:13qui est vraiment « on rase gratis ».
07:14C'est-à-dire que si jamais on veut effectivement pouvoir prendre
07:17une mesure aussi coûteuse, il faut dans le même temps,
07:20où il aurait fallu au préalable défendre un certain nombre de mesures d'économie
07:23visant à rétablir les finances publiques.
07:25Les oppositions, en règle générale, font exactement l'inverse de ça.
07:28Ensuite, pour ce qui est du cas Roland Lesqueur,
07:30je pense qu'il y a boulette et reboulette.
07:31C'est-à-dire qu'il y a évidemment boulette, comme vous le disiez,
07:33notamment avec l'impact sur les marchés, d'annoncer que les temps vont être durs,
07:36que le choc pétrolier est là, que ça va être terrible.
07:39Il y avait boulette politique par rapport à la ligne tenue par l'exécutif,
07:41et en particulier Sébastien Lecornu jusque-là,
07:43et puis par rapport à cet impact sur les marchés.
07:45Mais je pense que de se corriger hier en disant
07:47« non, non, ce n'est pas ce que je voulais dire, la France est à l'abri,
07:49il n'y a pas de choc pétrolier, etc. »,
07:51c'est reboulette pour les Français.
07:52C'est-à-dire que c'est inaudible auprès de la population,
07:56quand on entend maintenant le ministre de l'Économie,
07:58« non, non, il n'y a pas de conséquences en France,
07:59ce n'est pas ce que je voulais dire, tout va bien »,
08:01c'est les mêmes gens qui vont aller faire le plein demain
08:03et qui vont constater que s'il y a quand même des conséquences
08:05et qu'il y a un souci.
08:06Donc je pense que c'est un débat qui est totalement hors sol
08:09par rapport à ce que ressentent une bonne partie des Français,
08:12en tout cas ceux qui ont besoin de leur voiture,
08:15ne serait-ce que pour aller travailler,
08:16quand ils entendent le ministre leur expliquer hier
08:18« non, non, finalement, je m'étais trompé, tout va bien en France, on est à l'abri ».
08:20C'est quand même plus facile d'être dans l'opposition,
08:22les oppositions, elles boivent du petit lait,
08:23la Miramankawa, ça peut les renforcer,
08:25et notamment le Rassemblement National, cette situation ?
08:28Oui, alors, oui et non, parce qu'effectivement,
08:29réclamer davantage de mesures comme nos voisins européens,
08:32les Français comprennent très bien que si les caisses sont vides,
08:34c'est aggraver le problème.
08:35Donc je crois que la question des déficits
08:38est très installée maintenant dans le débat.
08:42Effectivement, toute la question maintenant,
08:43c'est de savoir si on peut réussir à avoir
08:45une petite union nationale dans cette crise
08:47pour aider ceux qui en ont le plus besoin.
08:50Et donc, les aides ciblées, ça, on y vient,
08:53les agriculteurs qui remplissent leur cuve de gazole,
08:57les gros rouleurs qui ont besoin,
09:00effectivement, toutes les entreprises de camions, etc.,
09:03qui ont besoin, effectivement, d'aides ciblées,
09:05on va voir si on est capable de les faire, ces aides ciblées.
09:07En fait, c'est un peu une usine à gaz
09:09de réussir à faire du sur-mesure
09:11en matière de prix d'énergie.
09:14Donc, il serait bon qu'on puisse, au contraire,
09:17sortir du fait que les autres donnent,
09:19on n'a plus les moyens, c'est la faute acquis.
09:22Effectivement, voilà, il y a eu beaucoup de crises,
09:24on a les déficits qu'on a, maintenant, il faut absolument
09:27qu'on arrive à aider ceux qui en ont besoin.
09:31On ne pourra pas faire autrement, de toute façon.
09:32Quand vous voyez tous les reportages
09:33sur les entreprises routières,
09:37sur les agriculteurs en particulier,
09:39vous voyez vraiment qu'il y a un énorme sujet.
09:41Et ça va s'étendre.
09:42Quand vous vous faites une entreprise de plastique,
09:44par exemple, c'est la même chose.
09:46Quand vous avez des engrais,
09:47ça vient des pays du Golfe,
09:48c'est la même chose.
09:49Donc, effectivement, ça peut devenir systémique.
09:52Moi, je peux le dire sans être dans un effet de cascade.
09:56Vous ne vous doutez pas de produire un effet terrible sur le marché ?
09:58Que celui du patron de Bercy.
10:00Mais, non, non, j'en rassure tout le monde.
10:03Mais, effectivement, la question maintenant,
10:06c'est réussir à aider ceux qui en ont le plus besoin
10:08dans les contraintes budgétaires actuelles.
10:10Alexandra Taviana ?
10:12Oui, ça avait été reproché, justement,
10:13au moment du Quoi qu'il en coûte,
10:14au moment du chèque énergie,
10:16le manque de ciblage, justement, de ces aides.
10:18C'était des montants qui avaient coûté
10:21plus de 20 milliards d'euros à l'État.
10:22Et donc, ça, c'était évidemment en réaction,
10:25on s'en rappelle, au Gilet jaune,
10:27qui avait démarré partie à cause d'une crise du carburant
10:30et des 80 km heure.
10:33Mais, aujourd'hui, on est plus de 10 ans après les Gilets jaunes.
10:37On est aussi en fin de mandat d'Emmanuel Macron,
10:39où il veut aussi sécuriser son héritage.
10:41Il ne veut pas rester non plus avec l'idée
10:43qu'il a complètement cramé la caisse, entre guillemets.
10:46Donc, il y a aussi cette réflexion politique-là.
10:48Et, en face, on a les oppositions
10:49qui, au contraire, se préparent à 2027
10:51et qui, donc, ont aussi intérêt à parler aux consommateurs
10:55et à essayer, justement, de favoriser leur portefeuille.
10:59Des dispositifs ciblés, des aides sectorales, etc.,
11:01c'est plus compliqué à mettre en œuvre, bien sûr,
11:02parce qu'il faut, justement, cibler précisément
11:04ceux auxquels ça s'adresse,
11:06y compris la distribution, ensuite, de ces aides,
11:08la façon de la verser, etc.
11:10C'est plus compliqué qu'une aide globale.
11:13Mais c'est beaucoup plus juste, aussi.
11:15C'est-à-dire qu'une baisse des taxes, par exemple,
11:16c'est une mesure qui est fondamentalement injuste.
11:18Elle profite à tous, quel que soit son niveau de revenu,
11:20quelle que soit sa dépendance à l'automobile.
11:23Depuis, les salariés modestes qui ont absolument besoin
11:26de recourir de leur automobile tous les jours
11:30pour aller travailler,
11:30jusqu'aux privilégiés qui roulent en SUV
11:33juste le week-end pour rejoindre leur résidence secondaire.
11:35Donc, cette mesure-là est non seulement trop coûteuse
11:39au regard des tailles et des différences publiques
11:40qu'on a parlé, mais en plus, elle est injuste socialement.
11:42Mais trouver des dispositifs plus justes socialement,
11:44c'est plus compliqué, évidemment.
11:46Mais c'est sûr que le gouvernement va devoir s'y mettre,
11:48et il s'y attelle.
11:49Et juste un dernier point,
11:50c'est vrai que la France a quand même relativement des atouts,
11:53au regard de certains, de nos pays voisins.
11:55Sur ce point-là, on peut rejoindre Roland Descure.
11:57C'est le fait qu'on est moins dépendant,
11:59notamment grâce au nucléaire,
12:00et aussi grâce à une avancée quand même
12:02en termes d'énergie renouvelable,
12:03même si certains la jugent insuffisante,
12:05mais elle est réelle ces dernières années.
12:06Mais en tout cas, grâce au nucléaire,
12:07la France est moins dépendante des énergies fossiles
12:09et donc de cette crise pétrolière
12:11qu'un certain nombre de nos voisins.
12:12Exactement.
12:13Et donc, cette crise n'a pas les mêmes conséquences en France
12:15que dans ces autres pays qui ont pris plus de mesures.
12:17Et le gouvernement explique
12:18que les situations ne sont pas comparables.
12:19Les Français sont moins frappés
12:21sur certains aspects qu'en Italie ou qu'en Espagne.
12:25En tout cas, au-delà de tout ça,
12:26il y a aussi une question de long terme,
12:28qui est de combien de temps
12:29cette crise au Moyen-Orient va durer.
12:31Et est-ce qu'on va réussir à régler la question
12:34du blocage du détroit d'Hormuz,
12:37qui est donc instrumentalisé par l'Iran
12:39dans cette guerre pour faire pression
12:41sur les États-Unis et les États du Golfe ?
12:43Le problème, c'est qu'aujourd'hui,
12:45l'Iran a changé toute sa politique pendant très longtemps.
12:48Les États du Golfe ont bénéficié d'un statu quo
12:51parce que l'Iran ne s'attaquait pas au détroit d'Hormuz.
12:53Désormais, ils sont réduits justement
12:56à pouvoir faire pression et on-off
12:58en permanence sur le détroit.
12:59Et dans les mois, voire peut-être dans les années à venir,
13:02ça pourrait poser question.
13:03Est-ce qu'on va avoir un Iran
13:04qui serait prêt à faire on-off sur le détroit
13:06s'ils n'obtiennent pas ce qu'ils veulent ?
13:10Et puis, d'un mot, les pays non-hostiles
13:12qui vont repasser, ils commencent à repasser,
13:14les bateaux dans le détroit d'Hormuz,
13:15c'est principalement les cargos chinois.
13:17Et ça, ça va avoir aussi des effets.
13:19Ça va avoir des gros effets normalement
13:21si on ouvre ce détroit au moins
13:23à tous les pays d'Asie, Corée du Nord.
13:26Enfin, il y a pas mal de pays qui vont repasser.
13:28Et donc, on verra forcément un effet sur les marchés.
13:30Et donc, ça profite à tous,
13:31même si peut-être que les bateaux français
13:33seront sur la liste des bateaux hostiles
13:34qui seront bloqués.
13:35Dans un instant, un sujet qui inquiète
13:38dans une démocratie,
13:39ces violences contre des élus,
13:41des maires sortants,
13:42est-ce que c'est spécifique à la France ?
13:45On pose la question dans un instant,
13:46mais pour l'instant, il est 9h19
13:47et c'est l'Info en une minute
13:49avec Maureen Sunia.
13:51C'est la piste d'un double féminicide
13:53qui est privilégié après la découverte
13:55de corps de deux femmes au Portugal,
13:57deux femmes qui avaient disparu en Aveyron
13:59la semaine dernière.
14:00Il s'agit de la compagne
14:01et de l'ancienne compagne de Cédric Prison.
14:03Il a été arrêté alors qu'il se trouvait
14:05avec ses deux enfants.
14:06Son fils de 12 ans affirme que son père
14:09est l'auteur du double meurtre.
14:11Face à la flambée des prix des carburants,
14:13le gouvernement autorise les distributeurs
14:14à vendre du gazole moins résistant au froid,
14:18mesure qui est publiée ce matin
14:19au journal officiel.
14:20Au Moyen-Orient, les frappes se poursuivent.
14:22L'interception d'un missile iranien
14:24a fait deux morts et trois blessés
14:25à Abu Dhabi, aux Émirats.
14:27C'est une information que France Info
14:29vous dévoile ce matin.
14:30Une affaire de corruption à Marseille.
14:31Une policière d'une vingtaine d'années
14:33est soupçonnée d'avoir vendu
14:34des informations au grand banditisme,
14:36des informations confidentielles
14:38extraites de fichiers de police.
14:39Elle a pu toucher plus de 10 000 euros
14:41en quatre mois.
14:42La policière a été suspendue.
14:44Et puis rendez-vous à 21h ce soir
14:46pour suivre le match de l'équipe de France
14:47de football face au Brésil.
14:49Un match de préparation
14:50à deux mois et demi du Mondial.
14:54France Info
14:58Les informés, Renaud Dely, Agathe Lambret.
15:04Les informés avec Miriam Mankawa,
15:06présentatrice de Tout est politique
15:08sur France Info TV,
15:09et Alexandra Saviana,
15:10grand reporter à l'Express.
15:11Notre deuxième débat, Renaud,
15:14c'est violence en France
15:15depuis les municipales.
15:18Pourquoi tant de tensions
15:19sur ces élections ?
15:20Alors la campagne municipale
15:21a été très tendue
15:22dans certaines villes du pays,
15:24on l'avait vu.
15:24Et puis c'est vrai que dimanche soir,
15:26on a noté des incidents
15:27lors de la proclamation des résultats,
15:29l'annonce des résultats,
15:30avec parfois d'ailleurs
15:31des mères sortants
15:32qui ont même dû être accompagnées
15:33par la police municipale.
15:35Et puis des injures,
15:36des menaces,
15:36parfois des bousculades.
15:38Donc ces tensions,
15:39on les a notamment notées
15:42à Mante-la-Jolie,
15:43au Blanc-Ménil,
15:43mais aussi à Saint-Denis,
15:45Vaud-en-Velin, Creil.
15:46Dans ce contexte,
15:46le ministre de l'Intérieur,
15:47Laurent Nunez,
15:47est intervenu hier
15:48à l'Assemblée nationale
15:49pour dire à la fois
15:50son inquiétude,
15:51sa vigilance
15:52par rapport à ce climat
15:53de tension
15:53qui parfois débouche
15:54sur des violences.
15:55Et puis d'ailleurs aussi
15:56pour pointer explicitement
15:57la responsabilité
15:59à ses yeux
16:00de la France insoumise.
16:01Laurent Nunez.
16:02Les images que nous avons vues
16:03ont légitimement choquées.
16:05Je les condamne fermement.
16:06Nous enregistrons
16:07au ministère de l'Intérieur
16:07à date de plus de 120 faits
16:10judiciarisés
16:10dans le cadre de cette campagne.
16:11C'est beaucoup plus
16:12que les autres années.
16:13Les communes
16:14dans lesquelles ces faits
16:15ont eu lieu,
16:16ce sont souvent d'ailleurs
16:17des communes
16:18de la France insoumise.
16:18On a entendu un maire,
16:20un maire,
16:20s'en prendre très directement
16:22aux agents territoriaux.
16:23Je peux vous garantir,
16:24monsieur le député,
16:25c'est que les préfets
16:26de la République
16:26seront attentifs
16:27à l'application des lois
16:28partout sur le territoire
16:29de la République.
16:30Dans toutes les communes
16:32et y compris les communes
16:33de la France insoumise.
16:34Alors Laurent Nunes
16:35fait allusion
16:35au propos du nouveau maire
16:36insoumis de Saint-Denis,
16:38Bagabayaoko,
16:39qui a expliqué,
16:40je le cite,
16:40que les agents
16:41sont avant tout
16:42au service d'une politique publique,
16:44que certains auront
16:44à un moment donné
16:45des difficultés
16:45à porter à un projet
16:46qu'ils ont combattu
16:47et qu'il ne sera pas possible
16:48de pouvoir rester
16:49dans un service
16:50de tranquillité publique
16:51en ayant l'ambition
16:53de porter une option politique
16:54qui a été battue
16:55dans les urnes.
16:55Fin de citation,
16:56on sait que le maire
16:56de Saint-Denis d'ailleurs
16:57veut entamer
16:58un désarmement progressif
17:00de la police municipale
17:01et c'est au cœur
17:01de cette controverse.
17:03Pourquoi un climat
17:04donc aussi tendu ?
17:05Est-ce qu'on peut incriminer
17:06la France insoumise
17:07comme le fait
17:08le ministre de l'Intérieur
17:08Laurent Nunes ?
17:09Et puis est-ce que d'ailleurs
17:10ce climat,
17:10c'est une spécificité française
17:13ces derniers mois
17:14et ces dernières semaines
17:14ou est-ce qu'on retrouve
17:15le même type de climat
17:17brutal voire violent
17:18ailleurs ?
17:19Le nouveau maire
17:21de Saint-Denis
17:21à la FI
17:21Bali Bagayoko
17:23pour ne pas écorcher son nom
17:24Alexandra Saviana
17:26ces violences
17:27elles disent quoi
17:29de l'état du pays ?
17:30Est-ce qu'elles sont
17:31spécifiques à la France
17:32ou finalement
17:33les dernières élections
17:34à l'étranger
17:35c'était pareil ?
17:36Il y a une brutalisation globale
17:39du discours politique
17:41en France et ailleurs
17:43notamment en Europe
17:44à titre d'exemple
17:46le plus marquant
17:47c'est la tentative d'assassinat
17:49contre Robert Fico
17:50le Premier ministre slovaque
17:51en 2024
17:52il y a aussi
17:54des statistiques
17:55sur la violence politique
17:56en Allemagne
17:56qui sont alarmantes
17:58et pour vous donner
17:59un exemple bien concret
18:01pendant les dernières élections
18:02européennes
18:03il avait été passé
18:04des consignes
18:05notamment en Allemagne
18:07sur le fait
18:07de coller des affiches
18:10en plein jour
18:10et non pas la nuit
18:11pour éviter les agressions
18:13sur les militants
18:14donc on assiste
18:15Donc un climat de tension
18:16très fort aussi
18:17un vrai fort climat de tension
18:19et il y avait aussi
18:21au-delà des élections
18:22beaucoup d'émeutes
18:24notamment d'extrême droite
18:26au Royaume-Uni
18:26en 2024-2025
18:28donc on assiste vraiment
18:30à une tension
18:31de la société civile
18:32et du fait politique
18:33un peu sur tout
18:34le continent européen
18:35qui rappelle
18:37même si on n'en est pas là
18:38le niveau de tension
18:39et de polarisation
18:40aux Etats-Unis
18:41qui sont vraiment
18:42un cas extrême
18:43en réalité
18:44Miriam Mankawa
18:45pourquoi le ministre
18:45de l'Intérieur
18:46met en cause
18:46les mairies
18:48gagnées par la France
18:49insoumise
18:49est-ce que c'est vrai ?
18:50Parce qu'il faut reconnaître
18:51que là où il y a eu
18:52toutes ces images
18:53qui sont choquantes
18:54vraiment choquantes
18:55moi je suis frappée
18:56par ces moments
18:59de foule menaçante
19:00il y a quelque chose
19:01de très particulier
19:02la violence contre les élus
19:04elle n'est pas nouvelle
19:05ni à la France
19:06ni à l'Europe
19:07on peut prendre plein d'exemples
19:09il y a des permanences
19:10qui ont été saccagées
19:11pendant les gilets jaunes
19:12on a voulu marcher
19:13sur l'Elysée
19:14pendant le Covid
19:15on se souvient
19:16du mouvement anti-vax
19:16donc c'est pas nouveau
19:17mais là il y a un truc
19:18très nouveau
19:18et ça ça me fait peur
19:20moi je trouve ça
19:21très très particulier
19:23on est dans un moment
19:24de victoire
19:24on est dans un moment
19:26où un maire a gagné
19:27un conseil municipal
19:29absolument
19:29un conseil municipal
19:30s'installe
19:32et un sortant
19:33passe la main
19:34pour dire
19:35voilà les résultats
19:36je m'en vais
19:37alors il peut y avoir
19:38des différences
19:39au Blanc-Ménil
19:40le maire sortant
19:41dénonce des irrégularités
19:42c'est vrai
19:42mais
19:44qu'est-ce qui se passe
19:45pourquoi
19:46ce climat
19:47presque d'intimidation
19:49en tout cas
19:49quelque chose
19:50qui n'est pas
19:51qui n'est pas sain
19:52qui n'est pas
19:53qui n'est pas normal
19:53qui n'est pas du tout apaisé
19:55il y a presque
19:55l'envie de manifester
19:57je ne dirais pas la curée
19:58mais une espèce
19:59de revanche
20:00qui doit se manifester
20:01les urnes ont parlé
20:02une victoire est actée
20:03un sortant s'en va
20:05et il y a ces images
20:06qui sont inquiétantes
20:07alors est-ce que c'est
20:08la France insoumise
20:09il n'y a pas de volonté
20:11manifeste
20:11d'inciter à la violence
20:13dans les discours
20:14en tout cas
20:14dans ces endroits-là
20:16de responsables
20:17insoumis
20:18mais il y a quelque chose
20:18qui se produit
20:19qui est pour moi
20:20d'une nature différente
20:21de tout ce qu'on a pu voir
20:24précédemment
20:24que le climat soit inquiétant
20:27et puisse justement
20:28susciter une forme
20:29de vigilance démocratique
20:30j'en conviens
20:31après je pense d'abord
20:31qu'il ne faut pas généraliser
20:32et ensuite que
20:33ce n'est pas seulement
20:34de la faute de la France
20:36insoumise
20:36c'est-à-dire qu'on voit
20:37qu'il y a
20:37on va dire
20:38des formes de formation
20:40extrémiste ou radicale
20:41qui se nourrissent
20:42les unes les autres
20:43il y a un qui participe
20:44de ce climat de tension
20:45par exemple
20:46on évoquait
20:46Bali Bagayoko
20:48le nouveau maire
20:48insoumis
20:49de Saint-Denis
20:50il faut rappeler
20:51que lui aussi
20:51a été victime
20:52d'attaques racistes
20:53y compris dans la foulée
20:54de son élection
20:54de façon absolument
20:56insupportable
20:57même chose sur ses propos
20:59lorsqu'il dit
21:00qu'un certain nombre
21:00de fonctionnaires municipaux
21:01s'ils ne sont pas d'accord
21:03et donc appartient
21:04alors c'est pas tout à fait
21:05ce qu'il dit
21:05il dit si jamais
21:06ils se mettent
21:07contre l'application
21:08de la politique municipale
21:09en particulier d'ailleurs
21:10il évoque la tranquillité publique
21:11donc le désarmement
21:11de la politique municipale
21:12évidemment il faudra
21:14songer à les changer
21:15d'abord il faut savoir
21:15que les fonctionnaires municipaux
21:16sont protégés par leur statut
21:17ensuite ça ça arrive
21:18très souvent dans plein d'autres villes
21:19la différence c'est que lui
21:21il le dit
21:21lui il le dit ouvertement
21:23et après il ne faut pas
21:24généraliser non plus
21:25je ne trouve pas
21:26que ses propos
21:28justifient forcément
21:28la réaction précise
21:30du ministre de l'Intérieur
21:31ensuite c'est vrai
21:32qu'il y a
21:33ce climat est globalement
21:34inquiétant
21:35et la différence aussi
21:36c'est que Jean-Luc Mélenchon
21:37lui quasiment l'assume
21:38lui aussi dans ses propos
21:39quand il parle de
21:40tout conflictualisé
21:41il contribue à brutaliser
21:43la vie politique
21:44celui qui le lui a reproché
21:45d'ailleurs avec le plus de vigueur
21:47c'était Olivier Faure
21:48le premier secrétaire du PS
21:49bon vous me direz
21:50Olivier Faure
21:51voilà
21:51souvent
21:52il change un peu
21:54lundi, mardi etc
21:56bon mais en tout cas
21:56lui il a attaqué
21:57très violemment
21:58c'est le cas de le dire
21:59cette brutalisation
22:00de la vie politique
22:00qui est quand même cautionnée
22:02souvent par Jean-Luc Mélenchon
22:03lui-même
22:04je ne parle pas forcément
22:05Olivier Faure
22:05qui a fermement condamné
22:07ce violence hier
22:08et qui a même parlé
22:08de hooliganisme
22:09dans les mairies
22:11merci beaucoup
22:12les informés
22:13merci Alexandra Saviana
22:14grand reporter à l'Express
22:15vous avez la une de l'Express
22:16oui alors
22:16les bonnes feuilles
22:17de Kremlin confidentiel
22:19une enquête de Vincent Jauvert
22:20passionnante
22:21sur la manière dont
22:22Vladimir Poutine
22:23a bâti sa fortune
22:24à l'ombre de son pouvoir
22:25précipitez-vous
22:26dans les bions kiosques
22:27merci
22:28Myriam Ancawa
22:29je rappelle votre émission
22:30tout est politique
22:31vendredi, samedi, dimanche
22:3218h-20h
22:33sur France Info TV
22:34merci Renaud
22:35merci Agathe
22:36les informés reviennent
22:37ce soir à 20h
22:38avec Victor Maté
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