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  • il y a 1 semaine
Tous les matins, les informés débattent de l'actualité autour d'Agathe Lambret et Renaud Dély.

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00:01Générique
00:06Bonjour et bienvenue, si vous nous retrouvez vous êtes dans les informés et nous allons décrypter ensemble l'actualité jusqu
00:12'à 9h30.
00:13Bonjour Renaud Deligne.
00:14Bonjour Aga.
00:14Deux sujets à la une ce matin.
00:16Le Liban exclut du cessez-le-feu et bombardé massivement hier par Israël.
00:22Que peut faire la France ?
00:23Et puis conséquence de ce cessez-le-feu fragile,
00:27les nouvelles aides promises par le gouvernement pourraient rester sur l'étagère.
00:31C'est ce qu'annonce Roland Lescure, le ministre de l'économie sur France Info ce matin.
00:35L'exécutif peut-il en rester là pour nous éclairer ce matin nos informés ?
00:40Valérie Gatte, journaliste à RFI.
00:42Bonjour Valérie.
00:43Bonjour Agathe.
00:44Henri Vernet, éditorialiste à Radio Orient, France 24 et France Info TV.
00:48Bonjour Henri.
00:49Bonjour.
00:49Et Nicolas Teilhard, journaliste à la rédaction internationale de Radio France.
00:53Bonjour Nicolas.
00:53Bonjour.
00:54Renaud, on commence avec cette première question.
00:56Emmanuel Macron peut-il venir en aide au Liban ?
00:59Alors qu'au lendemain du cessez-le-feu conclu pour deux semaines entre les Etats-Unis et l'Iran,
01:03eh bien hier Israël a intensifié ses opérations militaires au Liban.
01:07C'est plus important de série de frappes depuis le début de son intervention,
01:11en particulier à Beyrouth, mais aussi dans la vallée de la Baïka et dans le sud du pays.
01:14Au total, un bilan de 182 morts et 890 blessés selon les autorités libanaises.
01:21Donald Trump a affirmé que le Liban ne faisait pas partie de l'accord de cessez-le-feu que les
01:26Etats-Unis ont conclu avec l'Iran.
01:28C'est aussi la position de l'ambassadeur d'Israël en France, Joshua Zarka, qui était invité de France Info
01:34ce matin.
01:35Nous l'avons dit d'une façon très claire, il n'a clu pas le Liban.
01:38Nous l'avons dit, le président Trump l'a dit, le cessez-le-feu inclut seulement l'Iran.
01:42C'est lui qui a décidé, c'est le Hezbollah qui a initié cette guerre, qui malheureusement a lieu sur
01:46le territoire libanais.
01:48Sauf que d'une part, l'Iran, notamment par la voix de son ambassadeur en France, dit l'inverse,
01:52dit que l'accord conclu entre les Etats-Unis et l'Iran inclut la situation au Liban aussi.
01:59C'est aussi d'ailleurs la position du médiateur pakistanais.
02:02On sait que le Pakistan a joué le rôle de médiateur dans ces discussions.
02:04Et c'est aussi la volonté d'Emmanuel Macron, qui hier, à l'occasion d'un conseil de défense,
02:09a fait savoir, et répéter, et les autorités françaises le répètent,
02:12qu'ils souhaitent absolument que ce cessez-le-feu inclue pleinement le Liban.
02:15Alors, pourquoi ces deux versions ? Pourquoi Israël continue-t-elle de bombarder le Liban ?
02:22Est-ce qu'un cessez-le-feu qui semble aussi fragile et aussi flou peut tenir ?
02:27Et d'ailleurs, à quoi pourront bien ressembler les discussions qui sont censées commencer demain au Pakistan,
02:32oui, demain, vendredi, entre les Américains et les Iraniens ?
02:36Alors, d'abord, Nicolas Teilhard, pourquoi ces deux versions sur le Liban ?
02:39Est-ce que le Liban fait partie de l'accord de cessez-le-feu, comme l'affirme le médiateur pakistanais
02:44et l'Iran ?
02:45C'est un vrai point de friction.
02:46Et ça a été d'ailleurs l'objet d'une guerre de communication dès l'annonce du cessez-le-feu,
02:51parce que le Premier ministre pakistanais, qui est le pays médiateur dans ce dossier,
02:55a évoqué le fait que le Liban faisait partie de cet accord.
03:00Les Iraniens l'ont aussitôt réclamé.
03:03Et sur ce point, alors que les Israéliens s'y opposent, on comprend rapidement pourquoi,
03:07mais les Américains ont tergiversé et pas sur ce point seulement.
03:11D'ailleurs, on a vu une version américaine qui a évolué au fil de la journée,
03:16peut-être tout simplement parce que l'administration Trump, pendant la nuit,
03:19a compris au vu des premières réactions qu'il y avait se diffusé le sentiment,
03:25alors pas qu'il se faisait berner, mais pas loin,
03:27et que ces négociations partaient plutôt à l'avantage de l'Iran.
03:31Il y a une guerre de communication, évidemment, depuis le début à la fois de cette guerre,
03:35mais aussi de l'annonce du cessez-le-feu.
03:38Et ça fait partie des enjeux majeurs avant le début de réelles négociations,
03:42et peut-être même pendant ces négociations, s'il y a le début de bien au Pakistan samedi.
03:47Est-ce qu'il faut dissocier les deux théâtres, ou est-ce que c'est un seul et même ensemble
03:52?
03:52Henri Vernet, le Liban, c'est le symbole de la précarité de cette trêve, de la fragilité du cessez-le
03:57-feu ?
03:58Oui, complètement.
03:59Mais d'ailleurs, le symbole aussi, c'est que tout simplement, il n'y a pas de papier en bonne
04:02et due forme.
04:02En gros, chacun présente son plan de cessez-le-feu,
04:05c'est-à-dire 10 revendications, et qui sont quand même maximalistes de la part de l'Iran,
04:09et 15 points de la part des États-Unis.
04:11Donc allez vous y retrouver avec, en effet, ce sera du Liban.
04:13La version enfarcie et en anglais n'est pas la même.
04:16En plus, tout cela est extrêmement évolutif et extrêmement impressionniste.
04:19Et donc, en effet, ce qui est très clair, c'est qu'en tout cas,
04:22aux yeux du principal protagoniste dans la région, c'est-à-dire Israël,
04:26ben non, il n'en fait pas partie.
04:27Et donc, pour parler de manière assez crue, c'est-à-dire un petit peu comme ils le font,
04:31et comme le mène Netanyahou, il s'agit pour Israël de vouloir terminer le boulot,
04:35c'est-à-dire vraiment ce qui vise l'éradication du Hezbollah,
04:39même si cela paraît en réalité totalement impossible,
04:41tant qu'il reste un petit peu de marge de manœuvre.
04:44Et d'ailleurs, on l'avait vu, ces dernières semaines,
04:46il y avait également une espèce de même concurrence, le mot est assez cynique,
04:50en Iran même, c'est-à-dire que les bombardements israéliens
04:53étaient à la fois plus ciblés et plus intensifs au fil des dernières semaines,
04:58parce qu'ils se rendaient bien compte que Donald Trump n'était pas prêt
05:00à tenir aussi longtemps que l'aurait souhaité Netanyahou sur cette guerre en Iran.
05:04Là, se reproduit la même chose vis-à-vis du Liban,
05:06et c'est totalement dramatique, parce que quand on est fait,
05:09vous avez cité le bilan de cette nuit,
05:11mais c'est totalement effarant, je veux dire, y compris sur Beyrouth.
05:14Là, on est vraiment au-delà de ce qu'on pouvait désigner
05:17comme le fief du Hezbollah, et c'est vraiment la population civile.
05:22Et d'ailleurs, j'entendais sur l'antenne voisine de France Inter,
05:25ce matin, Jean-Noël Barraud,
05:26qui a repris le terme de riposte disproportionné,
05:30alors qu'il s'est refusé il y a encore quelques semaines.
05:32Voilà, et ce n'est pas un hasard.
05:34Alors, qu'est-ce que peut faire la France là-dedans ?
05:38Emmanuel Macron, hier, a dit, à l'occasion d'un conseil de défense,
05:41il faut que ce cessez-le-feu inclue le Liban.
05:43Bien sûr.
05:44Et résultat, quelques heures plus tard,
05:46des frappes d'une ampleur incroyable sur le Liban.
05:49De toute façon, Netanyahou se moque complètement de ce que dit Emmanuel Macron,
05:52mais même de manière générale,
05:53les Européens ou les Occidentaux tout juste écoutent-ils Trump,
05:56et encore, pas toujours, on vient de le voir.
05:59Alors néanmoins, la France n'est pas forcément que le magistère de la parole.
06:02C'est vrai que, d'abord, c'est un des rares pays qui parle un peu à tout le monde
06:05dans la région,
06:06y compris, elle le faisait il y a quelques mois avec le Hezbollah,
06:09ça lui donne une position.
06:10Et également, c'est elle qui était en pointe pour ce...
06:12Aujourd'hui, il n'est plus à l'ordre du jour.
06:14Mais pour ce désarmement du Hezbollah,
06:16la France était quand même assez engagée pour faciliter ce processus
06:19avec un gouvernement libanais.
06:21Et ça, c'est important,
06:22qui pour la première fois était vraiment résolu sur ce terrain-là.
06:25Pendant très longtemps,
06:26les autorités libanaises se tenaient un petit peu avec prudence par rapport à ça,
06:29parce que le Hezbollah est extrêmement puissant.
06:30Là, vraiment, il y avait tous les ingrédients.
06:32Et ce qu'on voit aujourd'hui, c'est vraiment, c'est le...
06:34Comment dire ?
06:35C'est un petit peu la négation de tout cela, quoi.
06:37Qui a l'écartement aujourd'hui, Nicolas Teilhard,
06:40notamment sur le Liban ?
06:41Est-ce que c'est Donald Trump ?
06:42Ou est-ce que la France peut vraiment jouer un rôle ?
06:45Alors, la France, elle peut avoir un rôle de soutien,
06:48au moins diplomatique et même symbolique.
06:51Très clairement, la clé, elle est à Washington.
06:53Est-ce que les Américains pencheront pour laisser Benjamin Netanyahou agir à sa guise ?
06:59Ou est-ce que le cessez-le-feu est trop important à leurs yeux ?
07:02Et les gains potentiels sur d'autres questions,
07:05à commencer par celle du nucléaire,
07:08imposeront un arrêt des hostilités ?
07:10Ça, on est incapable d'y répondre aujourd'hui,
07:12mais ce sera clairement, c'est ce qui est au centre des discussions des prochains jours.
07:16Pour revenir au décalage qu'on a,
07:19c'est aussi une question de calendrier
07:20qui n'est pas du tout le même pour Benjamin Netanyahou et pour Donald Trump.
07:24Côté Trump, plus la guerre dure, plus elle est coûteuse
07:26en termes de coûts financiers, de coûts humains, de coûts militaires,
07:30de coûts en termes d'opinion publique à l'intérieur pour Benjamin Netanyahou.
07:35La guerre qui est soutenue, en tout cas face à l'Iran,
07:38par une majorité d'Israéliens,
07:41elle empêche d'une certaine manière le débat politique
07:44d'avoir lieu à quelques mois des élections,
07:46elle favorise ses ambitions politiques et stratégiques.
07:50Donc là-dessus, il y a une divergence qui est très claire
07:52et qu'on retrouve ici.
07:53Valérie Gass, vous avez l'habitude,
07:56vous avez suivi longuement le président Macron
07:58dans tous les pays du monde.
08:00Quel rôle il a joué depuis le début de cette guerre ?
08:02Il a essayé d'avoir un rôle, notamment sur une mission
08:05pour libérer les bétrois d'armes.
08:08Oui, il a pris position, on en a beaucoup parlé,
08:09déjà très rapidement, en rapatriant les forces maritimes
08:13dans la région et en marquant que la France
08:16voulait aussi venir en soutien des pays
08:19avec lesquels elle avait des accords de défense.
08:22Oui, il a fait entendre toujours cette voix.
08:24Et d'ailleurs, dès le début, il a parlé du Liban.
08:25C'est une préoccupation française,
08:27c'est une préoccupation d'Emmanuel Macron.
08:29C'est un pays sur lequel, qu'il ne veut pas abandonner,
08:32ni par le discours, ni par les actes.
08:33Alors, à quels peuvent être les actes, peut-être, maintenant ?
08:35Une des questions et une des justifications,
08:38la justification de l'opération israélienne
08:40et de la volonté de poursuivre, malgré cesser le feu,
08:44c'est le désarmement du Hezbollah.
08:45Alors, est-ce qu'il pourrait y avoir une initiative ?
08:48Est-ce que la France pourrait faire une proposition ?
08:50Emmanuel Macron, de temps en temps,
08:52tente des choses de cet ordre-là,
08:54puisque c'est la question clé
08:55et que les Israéliens reprochent au gouvernement libanais
08:59de ne pas avoir mené cette opération à bien.
09:02Et donc, ça justifie la poursuite de cette opération,
09:05quoi qu'il en soit de l'Iran
09:06et quoi qu'il en soit du cesser le feu.
09:07Et c'est vrai que là, on voit les différences
09:10entre les objectifs américains et les objectifs israéliens.
09:12La France se retrouve en milieu avec la parole,
09:15mais peut-être aussi essayer de trouver quelque chose
09:17qui se traduise dans des actes.
09:18Et sauf que ça pose un problème de stratégie israélienne,
09:21parce que quand le Hezbollah est entré en guerre
09:22au nom de la mort d'Ali Khamenei,
09:25c'était tout début mars,
09:26la population libanaise, dans sa grande majorité,
09:28était hostile à cette entrée en guerre
09:30et reprochait au Hezbollah d'entraîner le Liban dans la guerre
09:33six semaines plus tard.
09:35Si vous demandez à des Libanais aujourd'hui
09:36quelle est sa priorité,
09:38c'est d'abord de repousser l'invasion
09:41ou l'annexion israélienne dans le sud du pays,
09:43les bombardements, parce que ça fait six semaines
09:45qu'on vit au son des bombardements.
09:47Donc, il y a aussi, du point de vue stratégique,
09:49un vrai questionnement sur l'efficacité
09:51de ce que met en place Israël depuis six semaines.
09:54Et l'attitude de Benjamin Netanyahou
09:56qui continue et qui même amplifie ses frappes sur le Liban,
09:59c'est un problème pour Donald Trump
10:00qui, comme le disait Nicolas tout à l'heure,
10:02lui veut arrêter la guerre
10:03pour des raisons économiques, politiques, stratégiques,
10:06alors que Benjamin Netanyahou y a intérêt,
10:08y compris personnellement d'ailleurs,
10:09pour sa survie politique,
10:11à ce que la guerre continue,
10:13indépendamment évidemment des questions
10:14de sécurité d'Israël qui sont essentielles.
10:17C'est un problème pour Donald Trump.
10:20C'est évidemment une menace
10:21sur la pérennité de ce cessez-le-feu
10:24qui semble extrêmement fragile
10:26et avec des conditions extrêmement floues.
10:28On verra encore une fois
10:29comment pourront se dérouler ces discussions
10:31si elles commencent au Pakistan
10:33avec des listes de courses, si j'ose dire,
10:35qui sont aussi contradictoires.
10:37Et puis, c'est de fait un camouflet pour la France
10:39parce que c'est vrai qu'Emmanuel Macron
10:41s'implique personnellement pour le Liban
10:44depuis des années,
10:45au nom aussi d'une toute une histoire
10:46de relations entre la France et le Liban.
10:49Et c'est sûr qu'on voit bien
10:50et d'ailleurs l'ambassadeur d'Israël en France
10:52le disait ce matin sur Antenne de France Info
10:54à quel point les relations
10:54entre la France et Israël sont détériorées.
10:56Il y a ce reproche fait par Benyamin Zanio
10:58à la France d'avoir reconnu l'État de Palestine
11:00et au-delà, cette détérioration,
11:02elle fait que la voix d'Emmanuel Macron
11:04semble peser bien faiblement.
11:06C'est vrai que, rendons l'escurre,
11:07le rappelait tout à l'heure
11:08il y a quelques minutes sur ce plateau,
11:09la France parle encore à tout le monde
11:10dans la région
11:11et c'est un des rares acteurs à le faire.
11:12Le problème, c'est qu'il y a de moins en moins
11:13de monde qui écoute la France.
11:15Oui, mais c'est une initiative
11:16parce que vous disiez tout à l'heure
11:17pourquoi pas une initiative
11:18et en effet, de la part de la France
11:20pour essayer d'intervenir un temps soit peu
11:22alors évidemment, sans force vraiment puissante
11:24parce qu'on n'a pas les moyens
11:25néanmoins, initiative, il y a eu
11:27simplement, elle a été avortée à cause de la guerre
11:29qui était de réunir à Paris
11:32le Liban et plusieurs pays de la région
11:34pour justement travailler
11:36sur ce désarmement du Hezbollah
11:37qui passe par un renforcement considérable
11:40de l'armée libanaise
11:41qui était les forces officielles
11:42qui aujourd'hui a des moyens inférieurs
11:44à ceux de la milice
11:45simplement, ça veut dire qu'il faut fournir des armes
11:47il faut les équiper, il faut les entraîner
11:49donc tout cela, ça demande un peu de temps
11:51cette réunion, elle aurait dû intervenir début mars
11:53pour l'instant, évidemment
11:54elle est totalement obérée par la guerre actuelle
11:56néanmoins, la France n'a pas totalement renoncé
11:58à ce projet
11:58Mais on voit que Benjamin Netanyahou
11:59de fait, n'en veut pas en fait
12:02Exactement, il n'en veut pas
12:03mais Netanyahou, mais Trump non plus
12:04Pourquoi ?
12:05Une des raisons, c'est qu'ils craignent
12:06que si un jour, on équipait réellement
12:08quand je dis on, c'est assez général
12:09il ne s'agit pas de la France en particulier
12:11mais avec des armes importantes
12:12pour une armée libanaise
12:14en réalité, la grande crainte des Israéliens et des Américains
12:16c'est que ces armes finalement
12:16se retrouvent dans les mains du Hezbollah
12:18et que donc le cycle infernal continue
12:20mais à force de se regarder comme ça
12:21et de temporiser finalement
12:24dans ce pays, on n'arrivera jamais à rien
12:25c'est totalement dramatique
12:26Et Joshua Zarka, l'ambassadeur d'Israël en France
12:29mettait en cause aussi ce matin
12:31sur France Info
12:31les institutions internationales
12:33il leur disait mais qu'ils fassent le travail
12:34au lieu de pointer les dérives israéliennes
12:36qu'ils s'occupent de désarmer le Hezbollah
12:38Le conflit entre les autorités israéliennes
12:40et les Nations Unies
12:41maintenant depuis deux ans
12:43est assez profond
12:45il y a une dernière particularité
12:47dans ce dossier quand même
12:48c'est que côté américain
12:49c'est J.D. Vance
12:50qui va être chargé de mener des négociations
12:52c'est sans doute l'homme
12:53dans toute l'administration Trump
12:54et à la Maison Blanche
12:56dans le cercle restreint
12:57autour du président américain
12:58qui était le plus hostile
12:59à une intervention extérieure
13:01mais qui devra en même temps
13:02porter, j'allais dire
13:03dans ces négociations
13:04la crédibilité américaine
13:06parce que les Etats-Unis
13:07ne vont pas pouvoir sortir de ce conflit
13:09en ayant l'impression d'obtenir
13:10moins que ce que la situation était
13:13au déclenchement du conflit
13:14J.D. Vance
13:15le vice-président des Etats-Unis
13:18merci pour cet éclairage
13:20sur ce sujet
13:20Nicolas Teilhard
13:21journaliste à la rédaction internationale
13:24de Radio France
13:24je vous libère
13:25dans un instant
13:25on va parler du gouvernement
13:27va-t-il remettre la main
13:29à la poche
13:29pour aider les Français
13:30mais pour l'instant
13:31il est 9h19
13:32et c'est l'info
13:32en une minute
13:33avec Maureen Sunial
13:34les frappes israéliennes
13:36se poursuivent au Liban
13:37encore ce matin
13:38hier
13:38elles ont fait au moins
13:39182 morts
13:40Israël considère
13:41que le Liban
13:41ne fait pas partie
13:42de l'accord conclu
13:43avec les Etats-Unis
13:44et l'Iran
13:45et d'y cibler les membres
13:46du Hezbollah
13:47milice pro-iranienne
13:48ce matin
13:49le ministre des Affaires étrangères
13:50dénonce des attaques
13:51intolérables
13:52qui fragilisent le cessez-le-feu
13:53et cette guerre
13:54a des répercussions mondiales
13:56notamment économiques
13:57le ministre de l'économie
13:58français estime
13:59sur France Info
14:00que le coût
14:00pour les finances publiques
14:01pourrait atteindre
14:02quasiment 5 milliards d'euros
14:04si ce conflit
14:05dure toute l'année
14:06un ancien entraîneur
14:07de foot de Caen
14:08interpellé
14:09et placé en garde à vue
14:10l'homme de 29 ans
14:11est accusé de viol
14:12par plusieurs joueuses
14:13la saison dernière
14:14la campagne
14:15de déclaration de revenus
14:16débute aujourd'hui
14:17déclaration
14:17pour les revenus 2025
14:19qui pourra être
14:20qui pourra être
14:21soumise sur internet
14:22jusqu'au 4 juin prochain
14:23au plus tard
14:24et puis un pic de chaleur
14:25précoce
14:26Météo France
14:27enregistre des températures
14:28jusqu'à 14 degrés
14:29au-dessus des normales
14:31des températures
14:31parfois dignes
14:32d'un mois de juillet
14:33plus de 29 degrés
14:34à Auré
14:35dans le Morbihan hier
14:39France Info
14:42Les informés
14:43Renaud Delis
14:44Agathe Lambret
14:48Les informés
14:49avec Valérie Gage
14:50journaliste à RFI
14:51Henri Vernet
14:52éditorialiste
14:52pour Radio Orient
14:53en France 24
14:54notamment
14:55Renaud
14:55on passe à notre
14:57deuxième débat
14:58est-ce que le gouvernement
14:59a enterré ses aides
15:01maintenant qu'il a se cessé le feu ?
15:02Je me souviens
15:02que Sébastien Lecornu
15:03la semaine dernière
15:03avait évoqué
15:04l'hypothèse
15:05de présenter
15:05en ce début de semaine
15:06de nouvelles aides
15:08sectorielles
15:08peut-être
15:09pour étendre
15:09les premières
15:10qui ont été dévoilées
15:11il y a une dizaine de jours
15:13voire aussi des aides
15:14pour ceux qu'on appelle
15:15les gros rouleurs
15:16il évoquait
15:16le Premier ministre
15:17les Français
15:17qui ont besoin
15:18de leurs voitures
15:19pour aller travailler
15:20tous les jours
15:20et des Français
15:21aux revenus modestes
15:23on s'attendait donc
15:23à un certain nombre
15:24d'annonces
15:25depuis ce début de semaine
15:27et puis finalement
15:28bah non
15:29rien
15:29c'est d'ailleurs
15:30ce qu'il a confirmé
15:31il y a quelques minutes
15:31sur ce plateau
15:32le ministre de l'économie
15:33et des finances
15:34qui était votre invité
15:34Roland Lescure
15:36si ça ne dure pas
15:37je peux vous dire
15:37on sera prêt
15:39à mettre en place
15:40des aides
15:40qui resteront
15:42économes du délire public
15:43parce que c'est mon devoir
15:44ma responsabilité
15:45ciblées sur ceux
15:46qu'on n'en a le plus besoin
15:47vous les avez préparées
15:47déjà ces aides
15:48mais bien sûr
15:49on est prêt
15:51ça pourrait être quoi
15:52non non non
15:52je ne vais pas rentrer
15:53dans le détail
15:54parce que
15:54on verra
15:55bah oui je sais
15:55mais je comprends
15:56mais aujourd'hui
15:57moi ce que je souhaite
15:58c'est qu'on puisse
15:59adapter la réponse de l'état
16:00à la situation réelle
16:02sur le terrain
16:03alors pour les plus anciens
16:05d'entre nous
16:05je ne parle pas pour vous
16:07Henri Vernet
16:07je parle pour moi bien sûr
16:08ça rappelle un très très vieux sketch
16:10de Pierre Dac
16:10il peut le dire
16:11il peut le dire
16:13mais il ne le dit pas
16:14voilà donc rassurez-vous
16:15les aides sont prêtes
16:16etc
16:16mais on voit bien
16:17que le gouvernement
16:18n'a aucune intention
16:19de les débloquer
16:22parce que la situation
16:23s'améliore
16:24même si on l'a dit
16:24à l'instant
16:25c'est extrêmement fragile
16:26parce que donc
16:27le prix des carburants
16:28devrait rebaisser
16:29hier sur l'antenne de France Info
16:30Olivier Gantois
16:31le président de l'Union française
16:32des industries pétrolières
16:33évoquait une baisse
16:34dans les tout prochains jours
16:35de 5 à 10 centimes
16:37par litre
16:38ce qui évidemment
16:38ne correspond pas
16:39à la flambée
16:40des prix des carburants
16:40depuis plus d'un mois
16:41est-ce que le gouvernement
16:42peut continuer comme ça
16:44de gagner du temps
16:45et de refuser
16:46de mettre la main
16:47à la poche ?
16:47Roland L'Escore
16:48l'a confirmé
16:48cette baisse de 5 à 10 centimes
16:50à court terme
16:51même s'il dit
16:51il faut que ce soit plus
16:53Valérie Gasse
16:53il va voir les distributeurs
16:55cet après-midi
16:56la carte du moment
16:58du gouvernement
16:59c'est les distributeurs
17:00c'est deux
17:02qui l'attendent
17:03une espèce de répit
17:05dans cette colère
17:07qui monte
17:08sur le prix
17:08des carburants
17:09et qui vont en effet
17:10être censés répercuter
17:13la bonne nouvelle
17:14du cessez-le-feu
17:15rapidement
17:15et la baisse
17:16du prix du baril
17:18alors il faudra
17:19quelques jours
17:19on évalue
17:20la fin de semaine
17:20début de semaine prochaine
17:22pour que ça
17:22se traduise à la pompe
17:23mais c'est reculer
17:25pour mieux sauter
17:25parce que cette situation
17:26elle ne va pas s'améliorer
17:29durablement
17:29et progressivement
17:30voilà
17:31à partir de maintenant
17:32on voit très bien
17:33on en a discuté
17:34dans la partie d'avant
17:34que ce cessez-le-feu
17:36il est encore
17:36en pointillé
17:38et qu'il peut y avoir
17:38un retour de bâton
17:40que les marchés
17:40peuvent encore réagir
17:41donc voilà
17:43mais le gouvernement
17:44se dit que mieux vaut
17:44garder encore
17:45des choses à dégainer
17:46à sortir
17:47petit à petit
17:48et s'adapte
17:49au fil de l'eau
17:50à la situation
17:50à la situation
17:52sur le terrain
17:52donc voilà
17:53tout est dans les mains
17:54et d'ailleurs
17:55je crois que Roland Lescure
17:56voit cet après-midi
17:57les distributeurs
17:58mettre la pression
17:59pour que ça se traduise bien
18:00on verra ce que ça donne
18:01et à combien
18:02en effet on descend
18:035, 10 centimes
18:04alors que le prix
18:06du sans-plomb
18:06était d'augmenter
18:0730 centimes
18:08en quelques semaines
18:09donc voilà
18:10c'est une stratégie
18:12de communication
18:13avant tout
18:13on voit avec des aléas
18:14qui peuvent un petit peu
18:16à un moment
18:17pénaliser le gouvernement
18:17et des allers-retours
18:18parce que le gouvernement
18:19avait promis
18:19de nouvelles aides
18:20qui devaient être annoncées
18:21en début de semaine
18:22Henri Vernet
18:23notamment
18:24pour les infirmiers libéraux
18:25qui ont besoin de leur voiture
18:26pour aller travailler
18:27est-ce que l'exécutif
18:28peut vraiment s'exonérer
18:29de ces nouvelles aides
18:30quand on voit la fragilité
18:31de se cesser le feu ?
18:32Oui
18:33avec la fragilité
18:34en effet ça paraît difficile
18:35parce que là
18:35en quelque sorte
18:36il a quand même vu
18:36hier en tout cas
18:37sa stratégie plutôt confortée
18:39c'est-à-dire
18:39sa stratégie
18:40c'était jouer la montre
18:41en se disant que
18:42de toute façon
18:42Trump justement
18:43n'allait pas tenir
18:44si longtemps que cela
18:45et donc pouvait desserrer
18:46l'étau guerrier
18:47et deuxième stratégie
18:49en effet
18:49lâcher le moins possible
18:50pour ne pas obéir
18:51des finances publiques
18:52qui sont quand même
18:52enfin dont on a assez dit
18:53à quel point le déficit
18:55est abyssal
18:55et donc on ne peut plus
18:56jouer avec ça
18:56comme ça avait été le cas
18:57en 2022
18:58au moment du choc pétrolier
19:00à la guerre de l'Ukraine
19:01alors il y avait donc vraiment
19:02des aides très ciblées
19:03les transporteurs routiers
19:05agriculteurs et pêcheurs
19:06et en effet
19:07comme vous l'avez dit
19:08les infirmiers
19:09les gros rouleurs
19:09les aides-soignants
19:11infirmiers libéraux
19:12alors est-ce que réellement
19:14il peut temporiser
19:15je pense que d'un autre côté
19:17enfin c'est pas évident
19:18parce qu'il y a quand même
19:19aussi cette grogne
19:19qui commence à monter
19:20que si ça ne se traduit pas
19:22par une baisse
19:23et c'est pour ça
19:24que la réunion cet après-midi
19:25avec les distributeurs
19:26sera très importante
19:27si ça ne se traduit pas
19:28vraiment dans les jours prochains
19:29ben non
19:29cette situation ne sera pas tenable
19:31et quitte à allonger
19:32un autre chèque
19:33alors en effet
19:33avec des formules
19:35assez alambiquées
19:35qui sont prévues
19:36comme par exemple
19:37de favoriser
19:38de financer quasiment
19:39des prêts
19:40de voitures
19:40des locations de voitures électriques
19:42en remplacement
19:43enfin des idées comme ça
19:44qui sont dans les tiroirs
19:46néanmoins
19:46tout cela
19:47ce ne sera pas forcément efficace
19:49si la pression
19:51si les prix
19:51ne baissent pas assez vite
19:53et une chose quand même
19:54qui est surveillée
19:55alors là pour le coup
19:55ce n'est pas Bercy
19:56c'est plutôt le ministère de l'Intérieur
19:57ce qu'on surveille beaucoup
19:58c'est un peu les mouvements de grogne
19:59alors évidemment
20:00chez les professionnels
20:01c'est le cas chez les pêcheurs
20:02notamment
20:02puis les routiers
20:03on l'avait déjà vu
20:03il y a une quinzaine de jours
20:04mais également
20:06dans ces secteurs
20:07les plus touchés
20:07dans les français
20:08qui sont le plus affectés
20:09dans les secteurs
20:09péri-ruraux
20:11où là il y a un phénomène
20:12quand même
20:12de gilet jaune
20:13sait-on jamais
20:14et donc il y a une grosse attention
20:15là-dessus
20:16est-ce qu'il n'y a pas
20:16des mouvements qui se créent
20:17on regarde un petit peu
20:18du côté des rassemblements
20:20qui pourraient se créer
20:21Et c'est tout le problème
20:22que pose cette stratégie
20:23de communication du gouvernement
20:24puisqu'on a quand même compris
20:25qu'il ne veut pas
20:25mettre la main à la poche
20:26et sortir de l'argent
20:27qu'il n'a largement pas
20:28d'ailleurs
20:28les caisses sont vides
20:29répète le ministre
20:30Oui, là où le ministre
20:30communique beaucoup
20:31c'est sur le coût de la crise
20:32si ça dure toute l'année
20:33ça sera plus de 5 milliards d'euros
20:34etc.
20:35Donc pour bien participer
20:364,8 milliards
20:36Voilà, participer évidemment
20:37de cette pédagogie
20:38où on n'a pas d'argent
20:39mais le risque de cette stratégie
20:42qui consiste à implorer
20:43les distributeurs
20:44de faire un geste
20:44mais à ne pas agir soi-même
20:45c'est presque une incitation
20:47indirecte à se mobiliser
20:48pour les corporations
20:49ou les catégories
20:50qui souffrent de la crise
20:51et de l'envol des prix
20:53des carburants
20:53c'est-à-dire que si demain
20:55les routiers, les agriculteurs
20:58les infirmiers, etc.
20:59bloquent
20:59et puis les rouleurs en général
21:02les automobilistes en général
21:03là l'addition pourrait être
21:05beaucoup plus lourde
21:05pour le gouvernement
21:06donc c'est politiquement
21:07très risqué
21:07C'est possible
21:08La question étant de savoir
21:09quand l'état d'esprit
21:10des français bascule
21:11là la responsabilité
21:12c'est la guerre
21:13c'est le blocage
21:14et à un moment
21:15est-ce que ça ne va pas devenir
21:16c'est le gouvernement
21:16qui ne fait rien pour nous
21:17donc c'est une évaluation
21:19très fine du moment
21:20où il faut y aller
21:22Merci beaucoup
21:23les informés
21:24Merci Valérie Gage
21:25journaliste RFI
21:27Merci Henri Vernet
21:28éditorialiste
21:29pour Radio Orient France 24
21:30et France Info TV
21:32Merci Renaud
21:33Les informés reviennent ce soir
21:34à 20h avec Victor Mettet
21:36Sous-titrage Société Radio-Canada
21:38Merci à mes Tipeurs
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