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  • il y a 9 heures
Tous les jours, les informés débattent de l'actualité autour d'Agathe Lambret et Renaud Dély.

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00:00C'est parti !
00:30C'est parti !
01:00C'est parti !
01:32C'est parti !
01:59C'est parti !
02:29En tout cas, voici donc cette fusion, mais sans Pierre-Yves Bournazel.
02:33Donc on comprend qu'il s'est en quelque sorte sacrifié pour la cause,
02:36peut-être celle d'ailleurs d'Edouard Philippe, le patron de son parti,
02:39qui évidemment lorgne élection présidentielle de 2027.
02:42Alors, est-ce que cette fusion change le jeu ?
02:45Est-ce que de fait, ça redonne des chances à Rachida Dati de combler son retard
02:49d'une douzaine de points sur Emmanuel Grégoire ?
02:52Est-ce que ça change vraiment la donne pour Rachida Dati et Alix Gouillaguet ?
02:55C'est mieux comme ça que différemment.
02:58Ma réponse, effectivement, ça lui enlève une épine du pied.
03:04Et c'est vrai que Pierre-Yves Bournazel joue bien le coup, si je puis dire.
03:08C'est-à-dire que oui, effectivement, il y a eu de cesse pendant toute la campagne
03:11de taper, et vice-versa d'ailleurs, sur Rachida Dati.
03:15Il disait même que c'était un objet politique daté.
03:17Et puis, que c'était ni Dati, ni Grégoire.
03:22Mais à l'arrivée, c'est vrai qu'il a eu une grosse pression sur les épaules,
03:26notamment celle d'Edouard Philippe.
03:28Pourquoi il a eu cette pression-là ?
03:29Parce qu'Edouard Philippe ne voulait pas être celui qui faisait éventuellement basculer Paris,
03:35qui empêchait justement le candidat, la candidature de Rachida Dati
03:39de pouvoir éventuellement l'espérer.
03:41Parce qu'il a besoin du soutien de la droite en 2020 ?
03:45Et puis, parce que ce qui se joue à Paris, c'est aussi la survie du bloc central.
03:49C'est montrer que le bloc central peut s'entendre pour dégager un candidat commun.
03:53Voyez où je veux en venir, à 2027, où il va y avoir exactement la même petite musique.
03:58Donc, c'est mieux que ça se passe comme ça pour Rachida Dati.
04:01Après, ça ne résout pas ses problèmes.
04:03On sait très bien qu'en politique, la dynamique, c'est très important.
04:06Et celui qui, en ce moment, a la dynamique, c'est Emmanuel Grégoire, le candidat socialiste.
04:11En plus, lui, il peut dire, je suis droit dans mes bottes parce que je n'ai pas pactisé avec
04:16les insoumis,
04:16contrairement à ce qui se passe partout ailleurs, donc avec notamment Sofia Chikirou, malgré la main tendue.
04:22Donc, rien n'est joué, mais je dirais, avantage à Emmanuel Grégoire.
04:26Etienne Gérard, ce matin sur France Info, on a passé un reportage chez des électeurs de Pierre-Yves Bournazel
04:32qui étaient extrêmement déçus par sa décision d'hier.
04:35Il y avait notamment une de ses électrices qui disait qu'elle en voulait à Edouard Philippe
04:39de lui avoir mis la pression pour qu'il se retire.
04:42Et elle disait, moi qui avais envisagé de voter Edouard Philippe en 2027, je ne le ferais pas.
04:46Qu'est-ce que ça donne comme image de la politique, ce qu'il s'est passé à Paris ?
04:50C'est vrai que c'est assez surprenant de voir, un, un candidat qui a été très clair sur le
04:55fait qu'il ne fusionnerait pas
04:56et qui finalement fusionne, première surprise.
04:59Et deuxième surprise, et là, parce que sur des gens qui se renient, on l'a déjà vu.
05:03Ce que j'ai moins vu quand même, c'est un candidat fusionneur, mais pas candidat.
05:08Ça, de mémoire de journaliste, j'ai rarement, voire jamais vu ça.
05:13Ça va occulter un peu la dynamique Rachida Dati, forcément,
05:16parce que ça donnera un argument moral à ceux qui hésitent et qui ont voté Bournazel au premier tour
05:23et qui se diront, moi, je fais comme le candidat pour lequel j'ai voté.
05:27C'est-à-dire que moi, je ne choisis pas Rachida Dati.
05:31C'est un dernier coup de jarnac, finalement, contre Rachida Dati.
05:35Peut-être un peu de panache de la part de Pierre-Yves Bournazel,
05:38qui a peut-être, cela dit, négocié quelque chose pour accepter de se retirer personnellement.
05:45La politique est un peu plus sauve, quand même.
05:47Parce que s'il s'était renié totalement et qu'il avait fusionné en expliquant qu'il adorait Rachida Dati,
05:54on lui serait tenu plus.
05:55Pour lui, c'était pire.
05:56Voilà.
05:56Pour lui, et même pour une certaine idée de la politique,
06:01le fait qu'il se retire sauve un peu l'honneur.
06:04Et pour le reste, ce seront les électeurs qui choisiront si ça leur va ou pas, ce choix-là.
06:10Et d'ailleurs, il a eu une formule qui montre à quel point c'était douloureux pour lui,
06:12Pierre-Yves Bournazel, il l'a dit hier, qu'il soutenait la candidate de l'alternance.
06:15Mais ensuite, il a dit, le prochain maire de Paris, ou la prochaine maire de Paris,
06:18ce sera Emmanuel Grégoire ou Rachida Dati, ce sera aux Parisiens et aux Parisiennes de choisir.
06:23Donc, c'est vrai que ce n'était pas un soutien fervent, enthousiaste de Rachida Dati,
06:27qui, d'ailleurs, il faut le rappeler, elle l'avait qualifié Pierre-Yves Bournazel.
06:30Elle considérait qu'il incarnait physiquement la droite la plus bête du monde.
06:33Donc, ça illustre les relations entre eux.
06:36Juste un dernier point qui montre que c'est une fusion dans la douleur, on l'a bien compris,
06:40et donc sans le principal intéressé.
06:41Il y a une pépite dans le programme de Pierre-Yves Bournazel qu'il présentait au premier tour.
06:46Il défendait au effort le pari de la probité.
06:48Il voulait incarner l'intégrité, l'honnêteté.
06:50Et il y a dans le programme de Pierre-Yves Bournazel son engagement
06:54que tout membre de l'exécutif municipal parisien qui serait mis en cause par la justice,
07:00mis en examen ou ciblé par une information judiciaire,
07:04devrait être suspendu de ses fonctions.
07:05C'était un engagement de Pierre-Yves Bournazel.
07:07Et on sait que Rachel Hattie, elle sera jugée pour corruption et trafic d'influence au mois de septembre,
07:12puisqu'elle est accusée d'avoir perçu indument 900 000 euros de la part d'une filiale de Renault-Nissan.
07:17Donc, on voit qu'effectivement, la politique a ses raisons parfois que les programmes oublient.
07:23Et on va continuer de creuser dans ces grandes villes.
07:25À Marseille, on a un maire sortant socialiste, Benoît Payan,
07:28qui a refusé, lui, de céder aux sirènes de la France insoumise.
07:31Comme d'ailleurs, Emmanuel Grégoire, le candidat socialiste à Paris, a refusé de céder à Sofia Chiquirou.
07:37Eh bien, Benoît Payan, qui devance d'extrême justesse à peine un point,
07:41le candidat RN Franck Elisieux au premier tour des municipales,
07:44a donc refusé de céder à la main tendue de Sébastien Delogu.
07:49Il a déposé hier une liste qui est la même que celle qu'il défendait au premier tour,
07:55ce qui a suscité la réaction suivante de Manuel Bompard,
07:59le coordinateur national de la France insoumise, sur le plateau du 20h de France 2 hier soir.
08:04Benoît Payan, s'il devait confirmer sa décision,
08:08prendrait une décision d'une irresponsabilité absolue.
08:11Si nous voulons l'emporter à Marseille, nous avons besoin que l'ensemble des électrices et des électeurs
08:15qui se sont mobilisés sur des listes différentes au premier tour,
08:18celle de M. Payan et celle de M. Delogu,
08:20se mobilisent sur la liste de gauche au second tour de l'élection municipale.
08:24Et pour ça, il faut rassembler les listes.
08:26C'est la seule garantie pour battre l'extrême droite.
08:28Et j'appelle Benoît Payan ce soir à revenir à la raison.
08:31Alors, Benoît Payan ne changera pas d'avis.
08:32Il maintiendra évidemment sa liste en l'état ce soir.
08:35Donc, il est accusé d'être irresponsable par les insoumis.
08:39Benoît Payan est-il irresponsable de prendre ce risque ?
08:42Ou est-ce que la pression est désormais sur les insoumis,
08:45qui seraient irresponsables, pour reprendre ce terme,
08:48de maintenir leur candidat Sébastien Delogu,
08:50alors qu'il y a de fait une menace de victoire du Rassemblement national ?
08:54Irresponsable Benoît Payan, Alex ?
08:55Non mais moi, je trouve que c'est assez génial d'entendre Manuel Bompard,
08:59parce qu'il y a une manière d'inverser le récit.
09:03Enfin, là, sur Marseille,
09:08la gauche est censée faire un front républicain
09:10contre la menace du Rassemblement national,
09:13qui pourrait remporter la ville.
09:14En général, ça se passe toujours comme ça.
09:17Celui qui fait le front républicain, il se sacrifie pour la cause.
09:20Donc, il retire sa ligne.
09:23Donc, LFI aurait dû se désister.
09:24Donc, LFI, bien évidemment, aurait dû se désister.
09:27C'est comme ça que ça marche.
09:28Et là, ils sont en train d'expliquer qu'en fait,
09:32eh bien, c'est à Benoît Payan de fusionner.
09:36C'est-à-dire qu'on est en plein délire.
09:38Et c'est toute l'habileté, quand même, des insoumis
09:41qui multiplient effectivement les alliances avec le Parti Socialiste
09:46et qui, en même temps, font peser la charge sur les socialistes.
09:51La question qu'on se pose ce matin, effectivement,
09:53c'est, du coup, par conséquent, que va faire Sébastien Delogu ?
09:56Est-ce qu'il va retirer sa liste ?
09:59Et là, effectivement, il sera allé au bout du front républicain.
10:02Ou est-ce qu'il va, au contraire, la maintenir ?
10:04Ça lui donnera une poignée d'élus qui vont pouvoir rester au Conseil municipal.
10:09Mais avec, voilà, une inversion du récit
10:12qui est assez habile, en tout cas, de la part des insoumis.
10:15Vous êtes d'accord, Etienne Jara ?
10:17Oui, Benoît Payan a expliqué ses raisons.
10:20C'est des raisons qui sont en partie personnelles
10:23et dues à la façon de faire de la politique des insoumis et de Sébastien Delogu.
10:26Il a dit qu'on m'a insulté tous les jours pendant une campagne.
10:29Je ne fusionne pas avec ce camp politique dans notre jour.
10:33Chacun peut comprendre cette raison-là.
10:35Il prend son risque, d'une certaine façon,
10:37parce que c'est lui qui pourrait perdre l'élection,
10:40qui pourrait perdre son siège.
10:41La grammaire politique, Alix l'a rappelé,
10:44les régionales de 2015 et les régionales de 2020,
10:46vous êtes un parti qui ne peut pas gagner,
10:49mais qui peut faire perdre l'extrême droite.
10:51Alors, si vous pensez que c'est nécessaire,
10:53vous vous retirez.
10:54Le Parti Socialiste l'a fait deux fois,
10:56régionales 2015-2020.
10:58On verra si la France insoumise est capable du même effort.
11:01Il faut rappeler que ceci se produit lors des élections législatives.
11:03C'était le cas l'été 2024.
11:05C'est-à-dire qu'aux élections législatives,
11:07par définition, les candidats ne peuvent pas fusionner.
11:10En revanche, le Front républicain consiste,
11:11selon cette logique,
11:12à ce que celui qui est arrivé en troisième position
11:15se retire lorsqu'il y a un danger d'extrême droite
11:18en faveur de celui qui est arrivé en première ou en seconde position.
11:20Ça s'est produit dans des dizaines de cas au monde législatif.
11:23C'est vrai que ce serait la logique lors de ces municipales,
11:26parce que c'est très compliqué pour les insoumis,
11:28à la fois de dire qu'il y a un danger fasciste,
11:31je reprends leur terme,
11:32il faut faire barrage à ce danger fasciste,
11:33et de maintenir leur candidat.
11:35Et d'ailleurs, à force de répéter qu'il y a un danger fasciste à Marseille,
11:37je reprends encore une fois la terminologie des insoumis,
11:39une menace de l'extrême droite,
11:41c'est presque une façon implicite d'appeler à voter utile au second tour,
11:44c'est-à-dire Benoît Payan,
11:45puisque au second tour, ce qu'on sait,
11:47c'est que le maire, ce sera soit Franck Aguizio du Rassemblement National,
11:50soit Benoît Payan, le maire sortant.
11:52Un front antifasciste que Raphaël Glucksmann a qualifié
11:55de pseudo-front antifasciste,
11:57en expliquant que dans certains films,
11:58comme Toulouse, où c'était un candidat de droite qui était en jeu,
12:01ça n'avait aucun sens.
12:02Mais pas à Marseille, justement.
12:03Mais pas à Marseille, effectivement.
12:04Benoît Payan refuse cet accord avec les insoumis.
12:07Dans un instant, on va parler de la gauche,
12:10de ces unions qui fleurissent un peu partout en France,
12:12et notamment dans une autre grande ville, Lyon.
12:15Mais tout de suite, il est 9h18,
12:16et c'est l'Info en une minute avec Maureen Sunniar.
12:19Emmanuel Macron convoque un nouveau Conseil de sécurité et défense nationale,
12:23conseil consacré à la situation en Iran et au Moyen-Orient,
12:26alors que le président américain veut débloquer le détroit d'Hormuz,
12:30des trois stratégiques pour le commerce mondial.
12:32Par ailleurs, l'armée israélienne dit avoir lancé une vague de frappes
12:35à grande échelle en Iran et au Liban cette nuit.
12:38Des alliances à Clermont-Ferrand, Nantes, Brest, Limoges, Toulouse ou encore Avignon,
12:43alliances entre les socialistes et les insoumis,
12:45pour le second tour des élections municipales dimanche,
12:48mais ce n'est pas le cas à Marseille et à Paris.
12:50Il faut former des étudiants dans les disciplines
12:52où il y a de la demande, dit sur France Info,
12:56la déléguée générale de la Fédération hospitalière de France,
13:00fédération qui publie un baromètre ce matin.
13:03Les délais d'attente pour obtenir un rendez-vous
13:05chez un professionnel de santé se rallongent encore dans notre pays.
13:08En moyenne, compter deux mois ou plus pour un ophtalmologue,
13:11un ORL ou un gynécologue,
13:13trois mois pour un cardiologue.
13:15Et puis des étoiles pour 62 nouveaux établissements.
13:17Le guide Michelin vient de dévoiler de nouveau son palmarès,
13:22des meilleures tables en France distinguées.
13:23Un seul restaurant décroche une troisième étoile,
13:26les Morénières de Michel Arnoux en Savoie.
13:35Les informés avec Alex Bouillaguet,
13:43éditorialiste politique à France Info TV,
13:45et Étienne Gérard, directeur à la rédaction de l'Express.
13:48Renaud, dans d'autres villes,
13:50la gauche s'unit, et notamment à Lyon.
13:52Et oui, pas d'accord national avec la France Insoumise.
13:55C'était la ligne très clairement définie par Olivier Faure,
13:58le premier secrataire du Parc Socialiste.
14:00Pas d'accord national, certes, mais c'est le printemps,
14:02et donc les accords locaux fleurissent, eux, un peu partout dans le pays.
14:05À Lyon, vous le disiez,
14:06alors là, Lyon, c'est le maire sortant écologiste,
14:09Grégory Doucet, qui est à la conclusion de cet accord,
14:12mais il y aura donc une liste commune au second tour,
14:14avec des écologistes, des socialistes,
14:16et donc les Insoumis.
14:18C'est aussi le cas, par exemple, à Toulouse et Limoges,
14:21où là, ce sont les socialistes qui se rangent,
14:23derrière une tête de liste de la France Insoumise.
14:26Il y a aussi des accords dans l'autre sens,
14:29avec une tête de liste socialiste à Brest, à Nantes.
14:32Il y a aussi un accord à Avignon.
14:33Bref, un peu partout, donc, des accords locaux,
14:36qu'Olivier Faure assume parfaitement.
14:39Il considère que ce sont justement des accords liés à des intérêts locaux.
14:44Et puis, on se souvient qu'il avait mis deux conditions, Olivier Faure.
14:47Il fallait que les Insoumis, dans ces cas-là, se détachent,
14:51condamnent les propos de Jean-Luc Mélenchon,
14:53les récents propos qualifiés d'antisémites par le Parti socialiste,
14:56et puis aussi qu'il y ait un danger d'extrême droite.
14:59Ce n'est pas vraiment le cas dans ces villes-là.
15:01D'où cette réaction de Raphaël Glucksmann,
15:04le chef de file de Place Publique,
15:05qui était votre invité il y a quelques minutes.
15:07Tout cela manque singulièrement de clarté.
15:09On ne peut pas dire, il y a 15 jours,
15:12que Jean-Luc Mélenchon tient des propos antisémites,
15:15et ensuite, constituer avec lui et son parti,
15:19des pseudo-fronts antifascistes
15:21pour lutter contre la droite ou le centre-droit.
15:23Qui pense sincèrement qu'il y ait une menace fasciste
15:26au moment où nous parlons sur la ville de Toulouse, par exemple,
15:31quand M. Moudinck est candidat ?
15:33Nous refusons toutes ces fusions, sans exception.
15:39Etienne Girard, vous voyez la réaction.
15:40C'est remonté de Raphaël Glucksmann ce matin.
15:43Qu'est-ce qui s'est passé ?
15:44Ils sont redevenus LFI dépendants, les socialistes ?
15:47Comment vous l'expliquez ?
15:48Ils sont redevenus voulant gagner le second tour d'une élection.
15:53Et la vérité, c'est qu'il n'y a pas d'accord national.
15:57Le mot qu'il fallait retenir, c'était national.
15:59Sur le terrain, dans les villes, il y a un certain nombre d'endroits
16:02où seule une fusion du PS avec une liste arrivée en tête LFI
16:07peut permettre de gagner.
16:08Et il y a aussi des listes, par exemple à Brest, il y a d'autres endroits,
16:11où seule une fusion avec une liste LFI pour le candidat PS
16:15arrivé le premier de la gauche
16:17peut permettre de gagner ou de conserver la ville.
16:20Et la vérité, ce que ça veut dire,
16:21alors on peut condamner, c'est vrai,
16:23les critères d'Olivier Faure avant le premier tour
16:26ne correspondent pas aux critères de l'entre-deux-tours.
16:29C'est très vrai.
16:30Mais la vérité, c'est que...
16:31C'est-à-dire qu'avant, il avait dit quoi ?
16:32Condamner la violence ?
16:33Condamner les propos de Jean-Luc Mélenchon ?
16:34Et aujourd'hui...
16:35Et danger du rassemblement.
16:36Il avait expliqué que c'est le critère clé,
16:39c'était le danger de l'extrême droite.
16:41Et il y a un certain nombre de cas
16:42où il y a juste une liste de droite
16:44qui fait face à la gauche
16:46et le PS préfère s'allier avec les Insoumises.
16:49Ce que ça raconte,
16:50c'est la diabolisation de la France Insoumise
16:53qui reste moindre par rapport à la diabolisation,
16:56ne serait-ce que de la droite,
16:59vue du Parti Socialiste.
17:01Maintenant, ce qui va être intéressant de regarder,
17:02la réaction des électeurs.
17:04Que feront les électeurs de centre-gauche
17:06qui ont voté PS au premier tour des municipales
17:11et qui se retrouvent à devoir voter
17:13pour une liste PS LFI ?
17:16Voilà, ce sera le crash test.
17:18Ça nous donnera des enseignements
17:20sur le niveau aujourd'hui
17:22de diabolisation réelle
17:24de la France Insoumise.
17:25On a vu qu'au premier tour,
17:26ce n'était pas totalement ce qu'on avait pensé.
17:28On verra au second tour.
17:29J'ai confondu critères et conditions.
17:31Olivier Faure avait posé des conditions
17:33à la base pour nouer des alliances.
17:35Condamnation de la violence,
17:36condamnation des propositions...
17:37C'est quoi ? C'était du vent, Alex ?
17:39Oui, bien sûr, c'est du vent.
17:41C'est un double discours.
17:42C'est, voilà, pas d'accords nationaux,
17:44mais effectivement, c'est bizarre de dire
17:47pas d'accords nationaux sur une élection locale.
17:50Donc, en fait, c'est la porte ouverte
17:51à ce qui se passe en ce moment,
17:53c'est-à-dire aux négociations ville par ville.
17:55Et c'est vrai que ces espèces de pudeurs de gazelle
17:57à dire que ce front antifasciste
17:59qui est brandi à toutes les sauces,
18:01quand on regarde toute la liste,
18:02je le laisse sous les yeux,
18:03Toulouse, Nantes, Avignon, Brest,
18:05Clermont-Ferrand et j'en passe.
18:07Toulon, Jean-Luc Moudin,
18:09qui est maintenant considéré
18:10comme un dangereux fasciste.
18:11Je vous rappelle qu'il était aux Républicains
18:14et il s'en est éloigné justement
18:16parce qu'il trouvait qu'il y avait
18:17une droitisation du parti.
18:18À Avignon, c'est un journaliste d'hiver droite,
18:21Olivier Galzy, je pense que c'est pas
18:22une menace pour la République.
18:24À Nantes, c'est une alliance LR-Modem.
18:26Donc, vous voyez, il y a quand même pire
18:27comme fasciste.
18:31Et en revanche, là où il faut faire
18:32pour le coup un vrai front républicain,
18:35si on est à gauche,
18:36je pense à Nice notamment,
18:39où Éric Ciotti est en embuscade,
18:41peut décrocher la ville,
18:42et je rappelle que c'est un allié
18:44désormais de Marine Le Pen,
18:45et bien là, que vont faire
18:47les écologistes qui sont
18:48en troisième position ?
18:49Et bien, ils se maintiennent
18:50de même à Marseille,
18:52où là, effectivement,
18:53la menace RN, elle est réelle.
18:55Pourquoi ils font ça, en fait, à l'arrivée ?
18:57Et c'est là où je dis que
18:58pour les socialistes,
18:59c'est non seulement une impasse,
19:00mais ça mène à quelque chose
19:02qui est dangereux pour eux,
19:03c'est qu'ils sont en train
19:04de dire à Jean-Luc Mélenchon,
19:06c'est toi le grand gagnant
19:07de ces municipales,
19:09tu as fait cette percée,
19:10tu es, de fait,
19:11et tu vas continuer d'être
19:13le leader de la gauche,
19:14et qu'est-ce qui va se passer
19:15dans quelques mois ?
19:16Quand tout d'un coup,
19:16les socialistes vont dire
19:17mais au fait, nous,
19:18on va quand même présenter
19:19un candidat un petit peu
19:21de notre camp,
19:23donc dans quelques mois
19:24pour la présidentielle,
19:25on va dire, bah non,
19:26de fait,
19:27ce qui se joue
19:28dans l'entre-deux-tours
19:28de ces municipales,
19:29c'est la mécanique
19:30de la présidentielle,
19:31et c'est, de fait,
19:32le casting de la présidentielle.
19:34Est-ce que vous dites,
19:35est-ce que c'est vrai
19:36que Jean-Luc Mélenchon,
19:37c'est le grand gagnant
19:37des municipales ?
19:38Bien sûr.
19:38C'est ce que semble dire
19:39les socialistes à Jean-Luc Mélenchon.
19:39Parce que les socialistes
19:40sont en train de lui offrir
19:41la victoire.
19:41Mais dans les urnes, vraiment ?
19:42Dans les urnes, c'est faux.
19:44Parce que le rappel de l'Urmaine
19:44disait qu'il fallait arrêter
19:45de parler de percée de la LFI.
19:46Oui, c'est vrai,
19:47il n'y a pas de percée,
19:47c'est-à-dire qu'il y a un réalignement.
19:50L'illusion d'optique,
19:51c'est qu'en 2020,
19:51il y a six ans,
19:52aux élections municipales,
19:53les insoumis avaient présenté
19:54trois fois moins de listes.
19:56Ils étaient absents
19:57dans la plupart des grandes villes.
19:58Donc aujourd'hui,
19:59ils font un score fort
20:00dans un centre de grandes métropoles
20:02de plus de 100 000 habitants.
20:03Mais il y a un score
20:04qui est évidemment très nettement
20:05en deçà du résultat
20:06de Jean-Luc Mélenchon
20:07à la présidentielle 2022.
20:08Mais aussi en deçà
20:09du résultat de la liste insoumise
20:12aux européennes.
20:13C'est le cas à Paris-Lyon,
20:14c'est spectaculaire.
20:15Paris-Lyon-Marseille.
20:16C'est le plus comparable.
20:17Ils s'effondrent.
20:17C'est le cas aussi à Montpellier,
20:19à Nantes et dans plein d'autres villes.
20:20Donc il y a une illusion d'optique.
20:22Il y a en fait un réalignement.
20:23Ce qui était anormal,
20:24c'était que les insoumis
20:25soient aussi faibles
20:26lors des élections municipales
20:28alors qu'ils sont forts nationalement
20:29lorsque Jean-Luc Mélenchon
20:30est candidat à la présidentielle.
20:31C'est un peu la même chose
20:32qui se joue
20:32mais dans des villes plus petites
20:34pour ce qui est de
20:35l'implantation électorale locale
20:37du Rassemblement national.
20:38C'est une forme de réalignement.
20:39Mais là,
20:40avec ce que sont en train de faire
20:41les socialistes,
20:42ils offrent la victoire,
20:44une victoire,
20:45une illusion d'optique
20:45encore une fois
20:46à Jean-Luc Mélenchon
20:47puisqu'ils se remettent dans sa main
20:48et ça illustre quoi ?
20:49À la fois un cynisme terrible
20:51et puis une grande faiblesse
20:52de la direction du PS
20:53et des écologistes
20:54parce que Marine Tondelier
20:55qui brandit aussi
20:57à chaque fois le danger fasciste.
20:58Par exemple,
20:59c'est ce danger fasciste
21:00dont elle veut être absolument
21:01le barrage absolu
21:02qui la conduit
21:03à fusionner avec les insoumis
21:04à Strasbourg
21:05contre Catherine Trottmann,
21:07ancienne maire socialiste
21:08qui aspire à le redevenir
21:09social-démocrate modérée.
21:10Donc on voit bien
21:10que tout ça ne tient pas la route
21:12et c'est vrai que
21:13c'est une façon,
21:14me semble-t-il,
21:15je ne suis pas sûr d'abord
21:16que ça marche
21:16au deuxième tour
21:17dans ces villes-là
21:18pour ces fusions-là
21:19parce que ce n'est pas du tout sûr
21:20que ce soit gagnant électoralement
21:21et surtout ce qui est sûr
21:22c'est que c'est perdant
21:23pour la présidentielle de 2027.
21:25Et juste un tout petit détail
21:26pour essayer de comprendre
21:28si effectivement
21:28il y a une percée ou pas.
21:30Les socialistes
21:31sont arrivés en tête
21:32dans 80 villes
21:33de plus de 3500 habitants,
21:35les insoumis
21:36dans 5 villes.
21:37Donc il faut quand même relativiser.
21:38Relativiser.
21:39Merci beaucoup les informés.
21:40Merci Alex Bouillaguet,
21:41éditorialiste politique
21:41à France Info TV.
21:42Votre interview politique
21:44du lundi au jeudi
21:44à 7h40.
21:45Merci.
21:46Merci Etienne Gérard.
21:47à la guerre dans le bourbier iranien
21:51à aller courir l'acheter
21:53dans tous les bons kiosques de France.
21:55Dans tous les bons kiosques.
21:56Merci beaucoup Renaud.
21:56Merci à vous.
21:57Et les informés reviennent ce soir
21:59à 20h avec Victor Maté.
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