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  • il y a 14 heures
Les informés du soir du 20 mai

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00:0720h, 21h, France Info, les informés, Victor Maté.
00:12Bonsoir et bienvenue sur France Info, à la radio et à la télé sur le canal 16 de la TNT.
00:17C'est parti pour une heure de décryptage et d'analyse de l'actualité avec à la une ce soir,
00:22accords commerciaux et influences géopolitiques, la visite de Vladimir Poutine en Chine,
00:27le président russe qui met en avant des liens sans précédent avec Pékin une semaine après la venue de Donald
00:32Trump.
00:32La progression de l'épidémie d'Ebola en République démocratique du Congo risque de propagation locale,
00:38mais pas mondiale, dit l'Organisation mondiale de la santé.
00:41Comment aider au mieux les autorités politiques et sanitaires sur place ? On en parle dans Les Informés.
00:46Emmanuel Moulin, futur gouverneur de la Banque de France, la gauche et l'ERN,
00:50continuent de dénoncer une nomination politique pour se proche d'Emmanuel Macron.
00:54Après le Conseil constitutionnel, après la Cour des Comptes,
00:57est-ce que certains appellent la République des copains ?
01:00Et puis après Paris et Marseille, Brest et maintenant Nancy,
01:03de nombreux maires de grandes villes appellent à annuler les concerts de Patrick Bruel.
01:08À Paris, Emmanuel Grégoire appelle le chanteur accusé de viol à mettre sa carrière entre parenthèses.
01:13Nos informés de ce mercredi.
01:15Bonsoir Elisabeth Pinault.
01:16Bonsoir Victor.
01:17Grand reporter de l'agence Reuters, correspondante pour Matignon et l'Elysée.
01:21Bonsoir Richard Verli.
01:22Bonsoir.
01:23Correspondant France et Europe pour le média suisse Blic avec nous.
01:26Également ce soir Patricia Lémonière.
01:28Bonsoir Patricia, grand reporter spécialiste des questions internationales.
01:32Et François Reynard.
01:33Bonsoir.
01:33Bonsoir Victor.
01:34Journaliste et chroniqueur au Nouvel Obs.
01:37Quel bilan pour la rencontre entre Vladimir Poutine et Xi Jinping à Pékin.
01:43Les présidents russes et chinois qui ont tenu à afficher leur complicité.
01:46Relations inébranlables inventées Xi Jinping.
01:49Lien sans précédent renchéri Vladimir Poutine.
01:52Les relations russes et chinoises ont atteint un niveau sans précédent et continuent de se développer.
02:00Nos relations sont autonomes et ne dépendent pas de la situation mondiale actuelle.
02:04Elles constituent un exemple de la manière dont les pays et les peuples devraient aujourd'hui construire leurs relations.
02:13Vladimir Poutine depuis Pékin.
02:15Patricia Lémonière, elle est si solide que ça cette relation entre chinois et russes ?
02:19Oui, elle est solide. Elle est solide, elle date de très longtemps, puisque je crois que c'est en plus
02:25la 40ème fois que les deux dirigeants se rencontrent.
02:27Donc c'est quand même pas mal.
02:30Elle est solide parce que je crois que les deux hommes partagent une même vision du monde, d'un monde
02:35illibéral et d'une bonne dictature pour diriger son pays.
02:39Donc là, ils ont une vision assez similaire.
02:41Elle n'est pas égalitaire, effectivement, on le sait.
02:46puisque l'Empire chinois, on peut dire, n'a cessé de se développer sur un plan économique, sur un plan
02:51militaire.
02:52C'est le deuxième budget militaire au monde, donc bien loin devant la Russie.
02:57Elle n'est pas égalitaire parce que la Russie est en ce moment en difficulté sur le front ukrainien et
03:02en difficulté sur un plan économique.
03:04Donc elle avait bien besoin de passer des contrats avec la Russie.
03:11Et Vladimir Poutine, j'ai envie de dire, rentre un peu à Moscou, un peu comme le président Trump est
03:17rentré à Washington, avec pas grand-chose dans sa besace.
03:20Plus d'accords commerciaux quand même, peut-être ?
03:23Je dirais pas grand-chose dans sa besace.
03:25Pas grand-chose dans sa besace.
03:26Quelques accords.
03:29Oui, il y a une grande différence tout de même.
03:31C'est que la Russie n'a pas les compagnies commerciales des Etats-Unis.
03:36La Russie n'est pas un empire commercial.
03:38La Russie n'a pas une empreinte dans la mondialisation comme les Etats-Unis.
03:42Autrement dit, il en va du besoin du marché américain d'être connecté au marché chinois,
03:48d'entrer sur le marché chinois pour les compagnies américaines,
03:52justement pour contrebalancer les importations chinoises aux Etats-Unis.
03:56Dans le cas de la Russie, c'est complètement différent.
03:58C'est un partenariat qui est largement énergétique.
04:00La Russie vend de l'énergie et c'est dérivé.
04:03Un point c'est tout.
04:05Donc je crois que ce qui est important surtout,
04:07moi les deux choses qui m'ont frappé d'abord, c'est que la gestuelle était différente.
04:12On voyait qu'avec Vladimir Poutine, Xi Jinping est à son aise.
04:18C'est un partenariat, Patricia l'a dit, qui date.
04:20Les deux hommes se connaissent.
04:22Ils ont les mêmes codes, ils ont les mêmes repères.
04:24Et l'autre élément, c'est que de toute façon, de la part de Vladimir Poutine,
04:27il n'y a aucune mauvaise surprise à attendre pour Xi Jinping.
04:30Vladimir Poutine ne tente pas de contrer l'ascension chinoise.
04:34D'ailleurs, il ne pourrait pas s'y opposer.
04:35Alors qu'avec Trump, il y avait ce risque, il y a toujours ce risque,
04:39que Trump mette un pied en travers du détroit de Taïwan ou autre.
04:42Donc je crois que, de toute façon, pour Vladimir Poutine, c'est une visite réussie.
04:46Et pour Xi Jinping, c'est deux visites qui confirment presque l'impression
04:50qu'il est aujourd'hui l'homme le plus puissant du monde.
04:53François Reynard.
04:53Ah bah oui, je rebondis là-dessus, parce qu'effectivement, il me semble que dans la séquence,
05:05avec les trois, la visite de Trump d'abord, puis de Poutine, et de Xi Jinping,
05:10il y a un vainqueur qui est Xi Jinping, parce que c'est l'homme qui, effectivement,
05:14il met son pays au centre du monde, ce qui est le propre de la Chine,
05:17de ce que les Chinois pensent d'eux, Zhonguo, le pays qui est au centre du monde.
05:20Donc là, c'est lui qui accueille, et on va chez lui, et il y a un perdant qui est
05:24Trump,
05:24parce que les gestes n'étaient pas les mêmes, comme vous l'aviez dit,
05:27mais le cérémonial était exactement le même.
05:30Il y a la BBC qui a fait un montage, où on voit, il y a les mêmes enfants qui
05:33aient
05:33des drapeaux, les mêmes choses, etc.
05:36Et donc, pour Trump, c'est évidemment humiliant, puisque ça le place, il est censé,
05:39il se prend pour l'homme le plus puissant du monde, et ça le place au niveau de Poutine.
05:43Trump lui-même, il a dit, comme toujours, il y a un déni de réalité absolue,
05:47là cet après-midi, il a dit, je crois que mes cérémonies were topping,
05:51c'était au-dessus, on les a battues.
05:54Non, c'était exactement les mêmes.
05:55Et donc, de la part de Xi Jinping, effectivement, c'est le pays au centre,
05:58c'est le pays qui est pacifique, etc.
06:01Et donc, c'est une grande réussite, malgré le fait que je dis ça en sachant
06:04que Xi Jinping, c'est un grand dictateur.
06:06Mais je pense que pour moi, c'était ravageur.
06:09C'est un coup de plus sur la tête de l'Occident, c'est clair.
06:11Patricia Lémonière, je vous voyais réagir aux propos de François Hénard.
06:14Non, non, je disais simplement qu'effectivement, sur un plan protocolaire,
06:17on a une visite d'État, et on a une visite qui n'est pas une visite d'État, quand
06:21même.
06:21Il est allé dans des endroits, comme d'ailleurs le président chinois lui a dit,
06:25très très peu de gens ont pénétré dans ce jardin avec toutes ses fleurs.
06:28Un privilège.
06:29C'est un privilège.
06:30Donc bon, mais ça n'est pas important.
06:32Ce qui est important, c'est que ce que le président chinois envoie au monde entier,
06:37en particulier au Sud, mais aussi aux autres pays asiatiques et à l'Europe,
06:42eh bien le fait que tout le monde vient lui demander un service quelconque.
06:47Alors le président américain, je suis entièrement d'accord, effectivement,
06:50l'Amérique reste la première puissance économique au monde.
06:54Et la Chine, on avait dit que la Chine allait la rattraper, voire même la dépasser.
06:58On en est encore loin.
06:59L'Amérique reste la première puissance économique mondiale, la première puissance militaire.
07:05Néanmoins, Donald Trump avait besoin de Xi Jinping.
07:09Donc il était quand même demandeur, malgré tout, pas seulement sur l'Iran.
07:13Et Vladimir Poutine était aussi demandeur.
07:15Donc on avait deux hommes qui étaient en position.
07:17L'un, on dira un vassal.
07:19Je ne crois pas.
07:20Poutine n'est pas encore totalement un vassal.
07:23Il est en voie de vassalisation.
07:25Et Donald Trump, lui, partage maintenant le monde, en tout cas, j'ai envie de dire.
07:32En tout cas, c'est comme ça que le président Xi Jinping l'a finalement accueilli.
07:37Et dans ses réceptions, je crois qu'il y a aussi, chez le président chinois, une volonté par rapport à
07:43son peuple.
07:44Parce que la Chine ne se porte pas aussi bien qu'on aimerait l'affirmer.
07:49Il y a des révoltes, il y en a plus de 5000 par an, mais là, elle gonfle avec les
07:54difficultés économiques aujourd'hui.
07:56Alors effectivement, le président chinois affirme à son peuple, je suis tout puissant.
08:00Et quant aux révoltes, il s'est les maté depuis longtemps.
08:02Elisabeth Pinault, Patricia Lémonière évoquait l'Europe, la France, les Européens dans leur ensemble.
08:08Une nouvelle fois, si je puis dire, grand absent de dossiers.
08:11Il regarde tout ça en spectateur.
08:12Oui, bien sûr.
08:13Et ce qu'on note aussi de ces deux visites importantes, c'est aucune avancée, aucun progrès sur les deux
08:19conflits qui intéressent le monde.
08:21Et comment ? C'est combien ?
08:23C'est bien sûr la crise au Moyen-Orient.
08:26Tout le monde a intérêt, qu'elle soit courte, mais finalement, Xi Jinping n'a rien fait pour que ça
08:32soit le cas.
08:33Et puis l'Ukraine, bien sûr, premier problème pour les Européens.
08:38On sait les messages qui ont été passés à Xi Jinping, Emmanuel Macron, bien sûr, qu'il a reçu, qu
08:44'il est allé le voir.
08:45Sur la von der Leyen, le président de la Commission européenne qui y est allé, ainsi que le chancelier Maers.
08:50Et tout le monde, évidemment, a passé le message, essayé de parler à la Russie, de convaincre la Russie, d
08:56'arrêter ce conflit et rien du tout.
08:59Et on voit bien que sur le plan de ces deux guerres qui bouleversent le monde, l'économie du monde,
09:08aucune avancée.
09:09Sur le Moyen-Orient, justement, Xi Jinping a appelé à une fin rapide du conflit.
09:14Je le cite, une reprise des hostilités serait inopportune et poursuivre les négociations plus essentielles que jamais.
09:19Qui peut peser, Richard Verdi, dans ce dossier ?
09:22La Russie, par exemple, peut jouer un rôle par rapport à l'Iran ?
09:25La Russie joue déjà un rôle, de toute manière, depuis le début, la Russie est en contact avec l'Iran.
09:30Et je dirais tellement en contact qu'il est presque prouvé, maintenant, en tout cas, vu le nombre des informations
09:35qu'on a eues,
09:36que via la mer Caspienne, notamment, des livraisons d'un certain nombre de matériels sensibles, sans doute de matériels militaires,
09:42sont parvenus vers l'Iran en provenance de la Russie.
09:44Alors, est-ce que les deux Russes et Chinois n'ont pas parlé de l'Iran, ou en tout cas
09:49n'ont pas accouché de quoi que ce soit ?
09:50Est-ce que quelque chose n'est pas en train de se tramer en Chine ? Moi, je n'en
09:53suis pas si sûr.
09:54Je pense que, attendons quand même de voir ce qui se passe dans les jours suivants,
09:58le vice-président américain, le vice-président, pas Donald Trump,
10:01J.D. Vance, a dit qu'il y avait des progrès qui sont en train d'être réalisés dans les
10:05négociations
10:06qui ont lieu, qui ont toujours lieu, entre l'Iran et les Etats-Unis.
10:09Et il est tout à fait possible qu'à un moment donné, on s'aperçoive que la Chine aura joué
10:13un rôle clé.
10:14La Chine a continué, elle aussi, d'approvisionner l'Iran.
10:17La Chine ne lâchera pas l'Iran.
10:18C'est un allié bien avant la République islamique.
10:22C'est un allié presque millénaire de la Chine sur les routes de la soie.
10:26Et donc, la force de la Chine, quand même, dans ce monde où Donald Trump nous domine tous
10:34par son blabla et son spectacle médiatique permanent,
10:37c'est que Xi Jinping ne parle pas.
10:39Il parle très peu, mais ça ne veut pas dire que la diplomatie chinoise n'est pas à l'œuvre.
10:43François Reinhardt ?
10:44Oui, dans la tradition chinoise, il ne faut pas avoir une victoire.
10:48Il faut avoir une non-défaite.
10:49Le fait que les autres s'épuisent, c'est la grande tradition chinoise.
10:54C'est millénaire, là aussi.
10:57Et puis, je voulais dire, pour rebondir sur ce que disait Patricia Alémonière,
10:59sur le fait qu'il n'y ait pas grand-chose dans la besace de Poutine,
11:02effectivement, il y allait avec l'idée qu'il voulait un nouveau pipeline,
11:05un nouveau gazoduc, plus exactement, pardon, entre la Sibérie et la Chine.
11:08Le fameux force de Sibérie.
11:10Voilà, force de Sibérie 2.
11:11Et en fait, sauf si ça sort, mais apparemment, il revient sans rien.
11:15Et là, parce que la Chine se méfie du fait de devoir quelque chose à la Russie,
11:19c'est-à-dire d'être dépendante de son gaz et de son pétrole.
11:22Et donc, ça veut dire que la Chine, de fait, dans toute la séquence
11:26depuis que Trump est arrivé aux commandes, la Chine joue ses cartes très bien.
11:30Elle joue les cartes de la puissance rassurante avec laquelle on peut traiter
11:34et qui ne fait pas la guerre, etc.
11:36C'est redoutable pour nous, encore une fois,
11:38parce que la Chine cherche à écraser le monde, c'est évident.
11:41On pouvait s'attendre, justement, Patricia, à ce que Poutine profite de ce sommet
11:45pour essayer de mettre en avant son projet de gazoduc ?
11:49En tout cas, il l'espérait, parce qu'il a besoin d'argent pour poursuivre, effectivement, cette guerre.
11:55On rappelle, ça relierait les plus grosses cartes naturelles de Chine et de Sibérie.
11:59Effectivement, et ça serait...
12:00Mais la Chine poursuit deux choses, effectivement, comme vous le dites.
12:05L'idée de ne pas être à une puissance déstabilisante
12:09et surtout l'idée de ne pas se lier à un pays et de ne pas entrer en dépendance.
12:14Et la Chine, regardez quand même, a toujours regardé ce deuxième gazoduc
12:18comme une mise en dépendance, parce que ça ferait à peu près 40%
12:21de son acheminement, dans ce cas-là, qui deviendrait de Russie.
12:24Et elle traîne les pieds parce que cette mise en dépendance
12:27est à l'encontre, finalement, de cette politique.
12:30Mais je dirais, moi, qu'aujourd'hui,
12:31que ces deux rencontres, c'est une opportunité stratégique pour Pékin extraordinaire.
12:36Qu'est-ce qu'apparaît la Chine ?
12:37Une puissance stabilisatrice, puissance raisonnable,
12:41qui ne veut pas s'impliquer, comme vous le disiez très justement,
12:43activement dans la guerre, mais qui agit par des relais subtils
12:47qui sont le Pakistan ou autres.
12:49Et surtout, moi, ce que je trouve, c'est qu'aujourd'hui,
12:54dans sa rencontre et dans les déclarations qu'il a faites
12:57à l'occasion de cette visite de Vladimir Poutine,
13:00le président chinois a tapé très fortement sur Donald Trump,
13:04d'une façon pas directe, à la chinoise.
13:06Il a parlé d'un monde qu'il était contre la jungle
13:10qui se déployait partout.
13:12Sans citer le président américain.
13:13Sans jamais citer le président américain.
13:15Il a parti, il a défendu, il faut qu'on se batte
13:18pour défendre les acquis de la Seconde Guerre mondiale,
13:20soi-disant l'équilibre, l'ordre et les grandes institutions internationales
13:24contre tous ceux qui veulent les casser.
13:26Qui indiquait-il ?
13:27Et bien, Trump, dans son discours, apparaît comme le fauteur de trouble
13:31et lui, comme l'homme de la raison,
13:33l'homme de la raison qui mène une autre guerre
13:36qui est économique et qui nous menace au premier point.
13:39Pour revenir, Richard Verli, au conflit au Moyen-Orient,
13:42est-ce que la Russie, par exemple,
13:44a intérêt à ce que ce conflit s'arrête ?
13:47Elle en tire profit actuellement, économiquement ?
13:50Oui, évidemment, parce que la Russie a du pétrole avant.
13:52Et géopolitiquement, on peut dire, en éclipsant ce qui se passe en Ukraine.
13:55La grande victoire de la Russie serait, ne nous le cachons pas,
13:59le jour où les Européens vont revenir frapper à sa porte,
14:02pour des raisons énergétiques.
14:03En ce moment, on commence à murmurer que peut-être
14:06on aurait un envoyé spécial nommé Angela Merkel
14:09ou Mario Draghi qui rediscuterait avec la Russie.
14:12Ça, ce serait une énorme victoire pour Vladimir Poutine.
14:15Après, est-ce que son intérêt, ce n'est pas quand même que...
14:18C'est surtout que le régime iranien tienne.
14:19Ne l'oublions pas, il y a des alliances dans, je dirais,
14:23cette partie obscure du monde,
14:25cette partie illibérale et totalitaire du monde.
14:27Et avoir un Iran qui, éventuellement,
14:30parce que ça pourrait arriver,
14:32vire au chaos sur son flanc sud,
14:34ce serait une très mauvaise nouvelle pour la Russie.
14:37Donc, avoir un régime iranien qui tient,
14:39avec lequel elle garde des contacts,
14:41et qui continue, même s'il est isolé,
14:44de jouer son rôle dans la région,
14:46à la fois de stabilisateur, mais aussi d'instrument,
14:49ça convient très bien à la Russie.
14:51Par contre, une chose est sûre,
14:52c'est que la Russie n'est pas en mesure seule
14:54de sauver les Iraniens.
14:55Et donc, tous ceux qui ont des alliances avec la Russie
14:57ont compris, ça va du Mali jusqu'à la Syrie
15:02de Bachar el-Assad.
15:03Quand vous êtes allié à la Russie,
15:05ça peut vous être utile, mais ça ne vous sauvera pas.
15:07Vous vouliez compléter, Patricia ?
15:09Non, non, je suis entièrement...
15:11Effectivement, la Russie, mais même la Chine, pour l'instant.
15:14Parce que, regardez, les alliés de la Chine,
15:16le Venezuela, était un allié,
15:18était un grand marché pour la...
15:21Eh bien, la Chine a fait défaut.
15:23Mais la Chine n'a jamais prétendu défendre ses alliés.
15:26Elle a toujours eu une autre politique
15:28qui est beaucoup plus d'assistance,
15:30d'assistance économique,
15:31de win-win, comme ils disent,
15:33et pas du tout de défense,
15:34qui était plutôt la politique russe.
15:36François ?
15:37Oui, moi, ce qui me rend malade dans cette histoire,
15:38avec ce triomphe de fait de la Chine,
15:40c'est que la place de puissance stabilisatrice, pacifique,
15:44elle devrait appartenir à l'Europe.
15:46C'est-à-dire que si on avait une Europe unie et forte,
15:48parce que nous, on devrait être ça,
15:50c'est-à-dire un continent qui est fiable,
15:52qui défend la paix, qui défend des valeurs,
15:55et qui défend les valeurs à l'intérieur aussi.
15:56Parce que là où on s'étrangle,
15:57c'est Xi Jinping qui donne des leçons
15:59sur il ne faut pas de la loi de la jungle, etc.
16:01Et qui met ses opposants,
16:03il suffit de passer un feu rouge
16:05qui ne va pas vous trouver en taule.
16:07Dans une dictature totalitaire,
16:08technologique qui est épouvantable,
16:10Trump, il est en train d'amener les États-Unis vers ça,
16:12et nous, pourquoi on n'arrive pas à faire une Europe
16:14qui dise que c'est nous qui représentons les valeurs
16:17et on est le paradis sur Terre ?
16:18On est unis, on est le paradis sur Terre,
16:20on devrait l'être.
16:21Et pour vous compléter, je dirais, regardez,
16:22tous les Européens sont allés,
16:24l'un après l'autre, en Chine,
16:27tous, avec Sanchez,
16:30Stermer, Steymer, tous,
16:33Macron, le chancelier Merckx,
16:34tous, ils y vont, mais ils n'y vont pas
16:36comme en Européen,
16:37ils y vont pour défendre leurs petits intérêts nationaux.
16:40C'est une bêtise, une bêtise absolue.
16:43Tous ensemble, on est 450 millions.
16:47Alors évidemment, les Chinois,
16:48ils sont 1,2 milliard, 1,3 milliard, c'est plus,
16:50mais on a une puissance économique
16:51qui pourrait nous placer comme la première puissance du monde
16:54si on était unis.
16:54Il faut arrêter avec cette idée
16:56que la France est au centre du monde
16:57et qu'elle peut tout.
16:58C'est une idée stupide
16:59qui nous fait couler, cette idée-là.
17:01Sur la force de l'Europe et de la France,
17:04Elisabeth Pinault.
17:06Je crois que François Renard
17:07t'a un peu tout dit.
17:08Il manque un président de l'Europe
17:10à qui on peut téléphoner,
17:11comme dirait Churchill qui disait ça.
17:14Kissinger ?
17:17A qui téléphoner en Europe
17:19pour avoir une voix unique
17:20qui défende tout le continent
17:22et pas seulement l'intérêt des pays un par un.
17:25Je le disais,
17:26Ursula von der Leyen y est allée
17:27pour la Commission européenne,
17:29pour évidemment,
17:30elle est allée en Chine,
17:32pour essentiellement parler commerce,
17:35bien sûr,
17:36parce que l'Europe se fait envahir
17:37par les produits chinois.
17:38C'est un des principaux problèmes
17:40ces derniers mois
17:41et ça pose des problèmes économiques
17:44en cascade à tout le continent.
17:45Allez, on va parler
17:46dans les prochaines minutes
17:46de la solidarité européenne,
17:48mais cette fois dans le domaine sanitaire
17:50avec l'épidémie d'Ebola
17:51en Afrique centrale,
17:53plus particulièrement
17:53en République démocratique du Congo.
17:56Près de 150 morts.
17:57Pour l'instant,
17:57une alerte sanitaire internationale
17:59a été déclenchée dimanche
18:00par l'Organisation mondiale de la santé.
18:02Le directeur général de l'OMS
18:04qui a tenu ce matin
18:05une conférence de presse.
18:09L'OMS estime que le risque épidémique
18:11est élevé au niveau national et régional,
18:14mais faible à l'échelle mondiale.
18:17Voilà, le directeur général de l'OMS
18:19qui estime aussi que l'épidémie
18:20est probablement apparue
18:22il y a plusieurs mois.
18:23Voilà ce qu'il dit,
18:24Patricia Alemonière.
18:25Comment se fait-il
18:25qu'elle ne soit révélée qu'aujourd'hui ?
18:28Alors, elle a commencé à être révélée
18:30il y a quand même quelques semaines,
18:31mais ce que j'ai envie de dire,
18:32c'est qu'elle s'est déclenchée
18:34dans une partie du monde
18:35qui est en but à deux choses principalement,
18:39à un conflit interne
18:40avec des rébellions
18:42et des luttes très violentes
18:43et très fortes
18:44avec de très nombreux massacres
18:46qui s'y perpètrent,
18:48et aussi par une défaillance complète
18:50du système de santé.
18:52Cette défaillance à cause
18:54de la situation sécuritaire,
18:56mais aussi à cause
18:57d'un manque d'investissement,
18:59d'un départ des ONG,
19:00d'une chute des financements
19:03dans le monde entier
19:04pour tout ce qui est
19:05structure sanitaire.
19:06Donc, pas d'alerte.
19:07On va y revenir
19:08sur ce manque d'aide économique
19:10et sanitaire.
19:10Il y a un sentiment
19:11de répétition.
19:13Malheureusement,
19:13Richard Verley,
19:14on se souvient
19:15des plus de 11 000 morts.
19:17C'était, il y a 10 ans,
19:18la plus grave épidémie
19:19d'Ebola à l'époque.
19:20Oui, il y a des pays,
19:22sans dire qu'ils sont maudits,
19:23qui ont quand même
19:24sur le dos
19:25un très très lourd fardeau.
19:26Et c'est le cas du Congo,
19:28de cet immense Congo
19:29qui est en proie
19:30à une guerre que,
19:31je le rappelle,
19:32Donald Trump prétendait
19:33avoir réglée.
19:34Ne l'oublions pas.
19:35C'est une de ces guerres
19:36que Donald Trump a réglées
19:38à Washington,
19:39avec les signatures,
19:40etc.
19:41Or, la guerre continue,
19:43les hostilités continuent,
19:44mais surtout,
19:45ce sont des populations
19:46qui sont livrées
19:47en pâture
19:49à la fois
19:50aux exploiteurs
19:51de mines de terres rares,
19:52et la Chine n'est pas
19:53très loin derrière,
19:53il faut quand même le dire,
19:55et donc sans accès sanitaire.
19:58Après,
19:58ce qui est en train
19:59de se passer également,
20:00c'est que dans ce genre
20:01de situation,
20:02vous avez rétention
20:03d'informations,
20:04souvent des autorités
20:06provinciales,
20:06parce que Kinshasa
20:08ne veut pas
20:08que le Congo
20:09soit présenté
20:10comme le pays
20:11où il y a
20:12sans arrêt
20:12des épidémies,
20:13donc vous avez
20:14ce problème
20:15de rétention d'informations
20:15et vous avez
20:16un problème
20:16beaucoup plus grave
20:17qui est le fait
20:18que l'OMS,
20:19l'Organisation Mondiale
20:20de la Santé
20:20basée à Genève,
20:21est une organisation
20:24considérablement affaiblie
20:24par le retrait américain,
20:26par la décision
20:27de Donald Trump
20:27de retirer ses budgets,
20:29et donc on se retrouve
20:30maintenant,
20:30et c'est le cas
20:31de l'OMS,
20:32c'est le cas
20:32d'autres organisations,
20:33avec ces instances
20:35multilatérales
20:35dont le premier rôle
20:36était quand même
20:37l'alerte et l'assistance,
20:39j'allais dire
20:39alerte et première urgence,
20:41et bien,
20:41vu la politique
20:43des Etats-Unis
20:43et un certain nombre
20:44de pays
20:45qui les suivent,
20:46et ces organisations
20:47ne sont plus en mesure
20:48de donner l'alerte
20:48au bon moment,
20:50quelquefois,
20:50et plus en mesure
20:51d'apporter les soins
20:52d'urgence
20:53qui sont immédiatement
20:54nécessaires,
20:54c'est donc très grave.
20:56François Reynard,
20:56cette épidémie d'Ebola,
20:57elle va s'accompagner
20:58comme les précédentes
20:59d'une crise
21:00à la fois sanitaire,
21:01humanitaire,
21:02politique,
21:02c'est le cocktail
21:04inévitable ?
21:05Alors d'abord,
21:06je suis tout à fait d'accord
21:07avec ce qui vient d'être dit,
21:08ce qu'il faut rappeler,
21:08c'est que le Congo,
21:09effectivement,
21:10il a tous ces malheurs
21:10dont vous parlez,
21:15du monde,
21:15le Congo,
21:16et la terre
21:17est évidemment
21:18totalement fertile,
21:19etc.,
21:19ça devrait être un pays
21:20richissime,
21:21qu'il n'est pas à cause
21:21de ces malheurs,
21:22ce qu'on doit rajouter là-dessus,
21:23vous parliez effectivement
21:24dans les catastrophes,
21:25il y a la catastrophe
21:26géopolitique aussi,
21:27si je puis dire,
21:28c'est-à-dire que se mêle à ça
21:29l'histoire des Etats-Unis
21:30contre l'OMS,
21:31alors donc,
21:31comme le disait Richard Verdi,
21:33les Etats-Unis ont quitté
21:34l'OMS sur une simple décision,
21:36sur un caprice de Trump,
21:37ça ne sert à rien,
21:38ces trucs-là,
21:38c'est l'ONU,
21:38etc.,
21:39ils ont quitté l'OMS,
21:40à cause du fait
21:41qu'ils aient quitté l'OMS
21:43et qu'ils soient désengagés
21:45de l'aide en Afrique,
21:46il y a effectivement
21:46des niveaux d'alerte
21:47qui ne sont pas donnés,
21:49et le résultat de ça,
21:50c'est quoi ?
21:50La semaine dernière,
21:51ou hier,
21:51ou aujourd'hui,
21:52je ne sais plus,
21:53M. Rubio,
21:53le secrétaire d'Etat américain,
21:54qui dit,
21:55je crois que l'OMS,
21:56c'est scandaleux,
21:56l'OMS a tardé à prévenir,
21:58il a tardé à prévenir
21:59parce qu'ils n'ont plus
22:00les structures
22:01avec l'argent
22:02que tu as retiré toi,
22:03c'est irréel,
22:04c'est-à-dire qu'on ajoute
22:05la polémique au cynisme,
22:07mais bon,
22:07mais en tout cas,
22:08ça ne règle pas
22:08la question du Congo,
22:09et effectivement,
22:10bien évidemment,
22:10il faut se souvenir
22:11dans les épidémies,
22:11on a tous le Covid en tête,
22:13il faut se souvenir
22:13dans les épidémies,
22:14notre devoir de solidarité
22:15est absolu,
22:16d'abord pour aider les gens
22:17qui sont souffrants là-bas,
22:19et parce que ça nous aide
22:20nous aussi,
22:20on le sait très bien,
22:21on vient d'avoir peur
22:22de l'antavirus,
22:23alors celui-là,
22:23visiblement,
22:25je ne sais pas,
22:25pour l'instant,
22:25on n'en parle plus,
22:26mais en tout cas,
22:33j'ai prévenu,
22:34là, bien sûr,
22:35il faut,
22:37pour l'instant,
22:38ce que j'ai compris
22:38de ce que disait l'OMS,
22:40c'est un virus qui,
22:41enfin,
22:42Ebola est contenu
22:43plutôt en Afrique,
22:44il y a peu de risques
22:45que ça s'étende
22:45au monde entier,
22:46c'est ce que dit l'OMS,
22:47on espère qu'elle a raison,
22:50et il y a, bien sûr,
22:52une vigilance,
22:53particulièrement en Europe,
22:54je crois qu'il y a un cas
22:55qui est arrivé à Berlin,
22:56qui est contenu,
22:58en France,
22:59les autorités ont réagi
23:01assez vite,
23:01c'est comme ça
23:02depuis le départ,
23:03le gouvernement
23:03de Sébastien Lecornu
23:04ne veut pas être pris
23:05en défaut de communication,
23:06ils veulent être très transparents,
23:07et il y a eu un message,
23:09notamment,
23:09à propos de Mayotte,
23:10notre département
23:12de l'Océan Indien,
23:13qui a sur son sol...
23:15Avec des premières mesures
23:16de précaution là-bas.
23:17Exactement,
23:17parce qu'il y a sur son sol
23:18beaucoup d'étrangers,
23:19il y a 330 000 habitants
23:21sur cette petite île,
23:23et dont quasiment
23:25la moitié de clandestins
23:26et beaucoup d'étrangers,
23:27venant parfois
23:28de la région des Grands Lacs,
23:29d'où la vigilance,
23:30sachant que,
23:31en ce qui concerne Mayotte,
23:33l'île est encore
23:34très affectée
23:35par le passage du cyclone
23:36il y a un an et demi,
23:39l'électricité est rationnée,
23:41je crois que l'eau
23:41est rationnée également,
23:43donc c'est une île
23:44qui a énormément
23:44de difficultés,
23:45et s'il y avait
23:46des cas de virus,
23:48Ebola,
23:48comme on sait,
23:49en plus,
23:49comme ce virus est grave,
23:51c'est une mortalité
23:51quasi certaine,
23:53et ça demande
23:54des moyens sanitaires
23:56immenses,
23:57donc c'est un souci
23:58particulier,
23:59et le gouvernement
24:00de Sébastien Lecournu
24:01a fait savoir
24:02qu'il était vigilant.
24:03Et d'ailleurs,
24:03la députée Lyot
24:04de Mayotte,
24:05Estelle Youssoufa,
24:05disait tout à l'heure
24:06sur France Info,
24:07elle dénonçait
24:08l'impuissance
24:08des autorités françaises
24:10qui veulent,
24:10selon elle,
24:11minimiser le risque
24:12d'importation
24:12de ce virus Ebola.
24:14Est-ce que vous avez
24:14le sentiment,
24:15Elisabeth,
24:15que le gouvernement
24:16minimise ce risque
24:17à Mayotte ?
24:18Je n'ai pas ce sentiment,
24:19mais je ne le sais pas.
24:21En tout cas,
24:21on peut croire,
24:22en tout cas,
24:22cette députée
24:23est très active
24:24à l'Assemblée Nationale.
24:26C'est vrai que
24:26c'est quand même
24:27intéressant de voir
24:28qu'elle a cette voix,
24:30quand même,
24:30cette île a eu
24:31tellement de malheurs
24:31depuis quelques mois,
24:33quelques années,
24:34que c'est bien
24:34d'avoir une voix
24:35puissante
24:35à l'Assemblée Nationale
24:36et c'est le cas
24:37de cette députée.
24:37Je crois qu'elle fait partie
24:38du groupe Lyot maintenant.
24:39Exactement.
24:40Et elle est,
24:42voilà,
24:42elle sonne la sonnette
24:44d'alarme en permanence,
24:45mais je pense qu'il y a de quoi
24:46parce que c'est vraiment
24:46une île qui manque de tout.
24:47Et on le disait,
24:48la RDC,
24:49elle,
24:49fait partie des autres
24:50les moins bien équipés
24:51en infrastructures sanitaires,
24:52en personnels soignants
24:54et en médicaments,
24:55d'où la nécessité
24:56d'une aide
24:57des pays du Nord,
24:57c'est ce qu'explique
24:58sur France Info.
24:59Le professeur Christophe Rapp,
25:00infectiologue
25:00à l'hôpital américain de Paris,
25:03il s'est rendu
25:03plusieurs fois sur place.
25:05Il faut mettre en place
25:06des centres d'isolement,
25:07donc c'est construire
25:08des factos,
25:10des structures hospitalières
25:11avec des secteurs d'isolement.
25:12Il faut ensuite apporter
25:13des tests diagnostiques,
25:15du matériel de perfusion,
25:17des équipements
25:18de protection individuelle
25:19qui manquent crûment en Afrique
25:21avec les masques,
25:23les lunettes de protection,
25:25les Kazakhs
25:25et ces tenues
25:26que l'on voit souvent
25:27dans les médias
25:28dites de cosmonautes
25:29et former les personnels.
25:31Et donc là,
25:31il y a un challenge
25:32à être capable
25:33de faire ça très rapidement,
25:34d'où l'aide extérieure
25:35des grandes ONG
25:37et des pays du Nord
25:38qui doivent venir
25:39sur le terrain
25:40aider les collègues africains.
25:42Quand on parle
25:42des pays du Nord,
25:43Patricia Alémonière,
25:44on parle encore
25:44des Américains
25:45ou pas aujourd'hui ?
25:46Non, je crois
25:47que les Américains,
25:48on a compris
25:48qu'ils s'étaient retirés
25:50de toutes les grandes agences.
25:52Ils ont retiré
25:53totalement leurs fonds.
25:54L'USA n'existe quasiment plus.
25:57Donc,
25:57ce sont des ressources
25:59au niveau financement.
26:00L'OMS
26:01est très handicapé.
26:02Par exemple,
26:02en 1994,
26:03lors d'une précédente épidémie,
26:06les OMS
26:06avaient décidé
26:07de mettre en place
26:08des structures d'urgence.
26:09Ces structures d'urgence,
26:10il n'y a plus de moyens
26:10de les financer.
26:12Donc,
26:12à partir du moment
26:13où on n'a plus
26:13de moyens de les financer,
26:14on n'a plus de moyens
26:14de lancer des alertes,
26:15d'où les retards,
26:16hormis les retards
26:17que l'on a évoqués
26:18qui sont dus
26:19à cette zone de conflit.
26:20Mais quand on parle
26:21que les pays du Nord
26:22doivent acheminer de l'aide,
26:23mais il faut savoir
26:24que rouler dans cette zone,
26:27on doit passer
26:28d'un checkpoint
26:28à un autre checkpoint.
26:29c'est hyper dangereux,
26:31c'est hyper difficile.
26:32Là, en plus,
26:33il faut effectivement
26:34des volontaires
26:36pour y aller
26:36et on manque d'hommes,
26:38on manque d'argent
26:39et c'est donc
26:40tout ça très compliqué.
26:41Richard Verley.
26:42Oui, on en revient
26:43toujours un peu
26:44à Donald Trump
26:44mais rappelons quand même
26:46que dans cette géopolitique mondiale
26:48vue par Washington aujourd'hui,
26:50l'Afrique n'existe pas.
26:51C'est ça, en réalité,
26:52le drame
26:53qu'on est en train de voir.
26:54C'est que pour le pays
26:56le plus puissant de la planète
26:57et un pays qui tout de même
26:58a un devoir
26:59et une responsabilité,
27:00en tout cas,
27:01il en avait
27:01jusqu'à l'arrivée
27:02de Donald Trump au pouvoir,
27:04eh bien aujourd'hui,
27:04ce continent est livré
27:06aux prédateurs en tout genre
27:07et ça ne pose aucun problème
27:09à l'administration américaine actuelle.
27:11Là, pour le coup,
27:12sur ce sujet de l'Afrique,
27:14on manque vraiment
27:15d'une ambition
27:15et d'une initiative européenne
27:17mais la difficulté,
27:18c'est que c'est extrêmement compliqué
27:20pour des raisons stratégiques
27:21évidentes, militaires,
27:22on voit ce qui se passe au Sahel
27:23mais il est certain
27:24que c'est le grand vide
27:26de la politique européenne actuelle
27:28alors que ce continent
27:29est laissé à la merci
27:31des ambitions chinoises,
27:33véritablement de l'oubli américain
27:35et des militaires,
27:37des milices russes.
27:37Ambitions chinoises
27:38sur le plan économique,
27:39est-ce que la Chine
27:40peut apporter
27:41une quelconque aide sanitaire ?
27:43Peut-être,
27:43mais je pense que la Chine
27:44a sans doute peur aussi
27:45mais ils ne le disent pas,
27:46les Chinois,
27:47parce qu'il y a
27:48dans toute cette zone
27:49des ressortissants chinois,
27:52qu'ils appartiennent
27:53aux officines gouvernementales
27:54ou bien à des entreprises privées
27:57et je pense qu'ils ne peuvent
27:59sans doute pas
27:59rentrer en Chine facilement.
28:01Les Chinois ont quand même
28:02gardé du Covid
28:04une peur bien ancrée
28:06et à mon avis,
28:08ce n'est pas facile
28:08si vous êtes chinois
28:09de sortir du Congo aujourd'hui.
28:10François Lamart.
28:11Oui, je vais dans ce sens-là
28:12mais effectivement,
28:13c'est très intéressant
28:13de savoir ce que va faire la Chine
28:14parce que la Chine
28:15qui se prend comme le bloc 1
28:16qui se prend et qui est de fait
28:18ou quasi la première puissance mondiale
28:20et qui effectivement
28:21fait du business avec l'Afrique,
28:23la stratégie de la Chine,
28:24on n'est pas des néocolonialistes,
28:26on fait du business avec vous,
28:27c'est tout,
28:27on signe des chèques
28:28et on fait des usines
28:29et on fait du commerce
28:30et on s'en va
28:31mais il faut aller aussi
28:32avec le fait de,
28:33s'ils veulent aider ces pays,
28:35est-ce qu'ils seront capables
28:35effectivement de les aider
28:36sur le plan humanitaire ?
28:37Encore un mot sur le sujet,
28:38Patricia,
28:41et si elle peut y gagner quelque chose
28:43mais elle ne fait pas d'humanitaire la Chine.
28:45Allez, la seconde partie des informés
28:46dans un instant,
28:47déjà 20h32 sur France Info.
28:54Et l'info, c'est avec vous Stéphane Milhomme.
28:56L'armée américaine dit avoir à raisonner
28:58un pétrolier battant pavillon iranien
29:00dans le golfe d'Omane.
29:01Une annonce il y a maintenant quelques minutes
29:03après deux mois de conflit
29:04et toujours la recherche d'un accord.
29:06Les Américains précisent avoir détourné
29:0991 navires au total
29:10pour imposer le respect
29:12de son blocus des ports iraniens.
29:14Une annonce alors que l'Iran
29:16a su réexaminer
29:17une nouvelle proposition américaine
29:19pour un accord
29:20après la visite d'un médiateur pakistanais.
29:22Dans tous les cas,
29:23les Iraniens répètent
29:24qu'ils promettent
29:25en cas de retour de la force
29:26une réponse musclée
29:28et qui s'étendra
29:29bien au-delà du Moyen-Orient.
29:31La justice américaine
29:32inculpe l'ex-président cubain,
29:34Raoul Castro,
29:35dans une affaire remontant
29:36à 1996
29:38quand il ne dirigeait pas
29:39l'île des Caraïbes.
29:40Deux avions civils
29:41pilotés par des opposants
29:42à son frère,
29:43Fidel Castro,
29:44avait alors été abattu.
29:45Raoul Castro,
29:4694 ans aujourd'hui,
29:48est accusé d'avoir mené
29:49un complot
29:50avec d'autres
29:51en vue d'assassiner
29:52des Américains.
29:53Il était alors
29:53ministre de la Défense.
29:56120 personnes
29:56ont été interpellées
29:58hier à Lyon
29:58et sa région.
29:59C'est le bilan
30:00de cette vaste opération
30:01de la justice
30:01contre le narcotrafic.
30:03policiers et gendarmes
30:04ont également
30:05saisi 107 kilos
30:06de drogue,
30:07en majorité du cannabis,
30:0840 000 euros
30:09en liquide,
30:10également des armes.
30:11Le parquet de Lyon
30:12entendait identifier
30:12des commanditaires,
30:14des nourrices,
30:14des ravitailleurs
30:15et des usagers revendeurs
30:17sur l'ensemble
30:17de ce territoire lyonnais.
30:19Nice jouera
30:20à huis clos
30:21son barrage retour
30:22contre Saint-Étienne.
30:23C'est la ligue
30:24de foot professionnelle
30:25qu'il annonce.
30:26Ce sera vendredi 29 mai.
30:28Conséquence de l'envahissement
30:29du terrain
30:30et des dégradations
30:31lors de la 34ème
30:32journée de Ligue 1.
30:32C'était alors
30:33contre la Lanterne Rouge-Messe.
30:35Une sanction
30:35de deux matchs
30:37à huis clos
30:37pour les Nuitssois.
30:38Et puis,
30:39ces bonnes nouvelles
30:40côté météo.
30:41Météo France
30:41confirme dès demain
30:42un épisode
30:43de forte chaleur
30:44sur la France
30:45de façon marquée
30:46sur le sud-ouest.
30:47Les prévisionnistes
30:48nous promettent par exemple
30:4830 degrés
30:49pour la première fois
30:50de l'année
30:51dans plusieurs villes
30:52comme Bordeaux,
30:52Biarritz
30:53ou encore
30:53Agen,
30:54Hoche et Toulouse.
30:57France Info
31:0020h, 21h
31:01France Info
31:02Les informés
31:03Victor Maté
31:05Avec ce soir
31:06Elisabeth Pinault
31:06grand reporter
31:07de l'agence Reuters
31:08correspondante
31:09pour Matignon
31:09et l'Elysée
31:10Patricia Lémonière
31:12grand reporter
31:13elle aussi
31:13est spécialiste
31:14des questions
31:15internationales
31:15Richard Verly
31:16correspondant
31:17France et Europe
31:18pour le média
31:18suisse Blic
31:19et François Reynard
31:20journaliste
31:20et chroniqueur
31:21au Nouvel Obs
31:22parlons maintenant
31:24d'Emmanuel Moulin
31:25l'ex-secrétaire général
31:26de l'Elysée
31:27qui va donc
31:28devenir le prochain
31:29gouverneur
31:29de la Banque de France
31:30les commissions des finances
31:31de l'Assemblée nationale
31:33et du Sénat
31:33ont validé sa nomination
31:34certes plus de votes
31:36contre 58
31:37que de pour
31:3752
31:38mais pas suffisant
31:39pour un blocage
31:40qui nécessitait
31:403 cinquièmes
31:41des suffrages
31:42Emmanuel Moulin
31:43qui a défendu
31:44sa candidature
31:44face aux critiques
31:45sur sa proximité
31:46avec Emmanuel Macron
31:48Devant vous
31:48un homme libre
31:49un homme du service public
31:51qui sert l'Etat
31:51depuis 30 ans
31:52et qui s'engage
31:53à exercer ses fonctions
31:54en toute indépendance
31:55en toute impartialité
31:57tant à l'égard
31:58du pouvoir exécutif
31:59que des intérêts privés
32:01Emmanuel Moulin
32:02un homme libre
32:03voilà ce qu'il dit
32:04absolument pas
32:05lui répond le député
32:06insoumis
32:06et président
32:07de la commission
32:07des finances
32:08Eric Coquerel
32:09Moi j'ai tendance
32:10à penser
32:10qu'il sera surtout fidèle
32:11à ceux
32:12qu'il a servi
32:13pendant des années
32:14même si ceux-ci
32:15ont quitté le pouvoir
32:16peut-être en espérant
32:17le retrouver un jour
32:18mais c'est aujourd'hui
32:20vrai pour le conseil
32:21constitutionnel
32:22c'est vrai
32:23pour la cour des comptes
32:24c'est vrai
32:26pour désormais
32:26la banque de France
32:27ça fait quand même
32:28beaucoup comme bilan
32:29j'allais dire
32:30antidémocratique
32:31du macronisme
32:31Alors à qui donnait raison
32:33Elisabeth Pinault
32:34est-ce que c'est une illustration
32:35de ce que l'on appelle
32:36couramment
32:37un peu grossièrement
32:37la république
32:38des copains
32:39précisons qu'Eric Coquerel
32:40qui évoquait aussi
32:41les nominations
32:42d'Amélie de Montchalin
32:43c'était à la cour des comptes
32:44et de Richard Ferrand
32:45au conseil constitutionnel
32:46deux très proches aussi
32:47du président de la république
32:48Moi j'ai passé la journée
32:50à l'assemblée
32:51et même depuis plusieurs jours
32:52sans mauvais jeu de mots
32:53ça a beaucoup mouliné
32:54autour de cette nomination
32:56et
32:57C'était pas gagné
32:58on va dire
32:58C'était pas gagné
32:59absolument
32:59la semaine dernière
33:00on vous disait
33:00ce sera très juste
33:01même des sénateurs LR
33:03vous disiez
33:04ce sera très juste
33:05et en effet
33:05ça a été
33:06à quelques voix près
33:076 voix près je crois
33:09grâce à cette règle
33:11des deux tiers
33:11parce qu'une majorité
33:13par exemple
33:13des députés
33:15de la commission des finances
33:16parce que c'est
33:16les commissions des finances
33:17qui votaient
33:18a voté contre
33:19la nomination
33:20d'Emmanuel Moulin
33:21bref
33:21il est quand même
33:22il s'en sort
33:23donc il y a eu des tractations
33:24pendant 8 jours
33:25il y a des soupçons
33:26de tractations
33:27entre l'Elysée
33:28des échanges de postes
33:30des échanges de postes
33:30et les sénateurs
33:31tout le monde dément
33:33on verra
33:33on en saura sans doute
33:34plus dans quelques jours
33:35expliquons
33:35que ce serait en échange
33:36en échange
33:37de la nomination
33:37d'un sénateur LR
33:39M. Buffet
33:40comme défenseur des droits
33:42ce qui
33:43voilà
33:43donc contre
33:44cette nomination
33:46il y aurait eu
33:47un peu de menses
33:47félicites
33:48de la part
33:48de certains sénateurs
33:50LR
33:50voilà pour
33:51l'histoire du vote
33:52très serré
33:52qui rappelle celui
33:53de Richard Ferrand
33:54au conseil constitutionnel
33:55c'était une voix près
33:57à l'époque
33:57c'était grâce
33:58à l'abstention
33:58du rassemblement national
33:59qui cette fois
34:00a voté contre
34:00comme l'ensemble
34:01de la gauche
34:02et puis on a entendu
34:04ça ressemblait un peu
34:04à la campagne électorale
34:05on a entendu
34:06beaucoup de cris d'orfraie
34:08contre cette nomination
34:10fait du prince
34:11à un an
34:12de l'élection présidentielle
34:13les critiques
34:14les plus virulentes
34:14venant du rassemblement national
34:16qui a voté contre
34:17donc
34:17et de la France insoumise
34:18avec Éric Coquerel
34:19le président
34:19de la commission des finances
34:20qui dit qu'en effet
34:22Emmanuel Macron
34:23veut placer ces gens
34:25avant
34:27les échéances
34:28et puis que ce sont
34:28ses amis
34:28ses proches
34:29bon moi j'ai pas mal
34:30d'expérience
34:30je suis là depuis la fin
34:31de Jacques Chirac
34:32c'est quelque chose
34:32je crois que j'ai entendu
34:33absolument à chaque fin
34:34de présidence
34:35mais
34:35est-ce que vous avez le sentiment
34:37ou l'impression
34:37qu'il y a plus de nominations
34:39que d'habitude
34:39je ne crois pas
34:40pour tout vous dire
34:41parce qu'on a vu
34:42même François Hollande
34:43nommer
34:43Pierre-René Lemas
34:45la caisse des dépôts
34:45et consignations
34:46nommer Laurent Fabius
34:47au conseil constitutionnel
34:48Jacques Chirac
34:48nommé Jean-Louis Debré
34:50au conseil constitutionnel
34:51pour embêter
34:52Nicolas Sarkozy
34:53qui arrivait au pouvoir
34:54quelques temps après
34:54bon
34:55mais là le contexte
34:56est différent
34:57parce que l'année prochaine
34:59cette élection présidentielle
35:00peut déboucher
35:02éventuellement
35:02sur une victoire
35:03du rassemblement national
35:04ce qui pourrait
35:06changer beaucoup de choses
35:07et ébranler
35:09les institutions
35:09c'est en tout cas
35:10sans doute
35:11la crainte
35:12en tout cas
35:13Emmanuel Macron
35:14essaye de prévenir tout cela
35:15On sait notamment
35:16François Reynard
35:17que Pierre Moscovici
35:18avait décidé de quitter
35:18la cour des comptes
35:19assez tôt
35:20on va dire justement
35:21pour que son successeur
35:22puisse être nommé
35:23par Emmanuel Macron
35:24et pas par quelqu'un d'autre
35:26l'année prochaine
35:27par le nouveau président
35:28ou la nouvelle présidence
35:29ce que l'on entend beaucoup
35:30effectivement
35:31c'est que ces nominations
35:32seraient des garde-fous
35:33en cas de victoire
35:33des extrêmes l'an prochain
35:35Alors évidemment
35:35on comprend que ça mécontente
35:37le rassemblement national
35:38puisqu'il se voit déjà au pouvoir
35:39ou éventuellement
35:40M. Coquerel
35:41pour LFI
35:42qui se voit déjà au pouvoir
35:42mais pour les gens
35:43qui ne sont ni de ce côté-là
35:44ni de l'autre
35:45peut-être qu'on
35:46voilà
35:47on peut penser aussi
35:48que comme
35:48comme vous le disiez
35:50que ça peut être plus rassurant
35:51puisque ça ferait éventuellement
35:53des contre-pouvoirs
35:54ce qu'il faut dire aussi
35:55c'est que
35:56c'est sûr que c'est choquant
35:57parce que c'est la séquence
35:59qui est choquante
35:59c'est Mme de Montchernin
36:00Richard Ferrand
36:01ça fait beaucoup
36:02alors effectivement
36:03comme le disait Elisabeth
36:04qui connaît ça comme sa poche
36:05c'est pas nouveau
36:06c'est une tradition républicaine
36:07ensuite
36:08de fait
36:08ça a été fait selon les règles
36:10puisque là
36:10M. Coquerel disait
36:12il n'y a pas de démocratie
36:12là la démocratie
36:13il y a une constitution
36:14la constitution elle dit
36:15il faut faire comme ça
36:16le président de la République
36:17un pouvoir de nomination
36:17bon voilà
36:18donc tout ça a été
36:18à respecter les règles
36:20et puis l'autre chose
36:21qu'il faut avoir aussi en tête
36:22moi ce qui me choque
36:22infiniment plus
36:24en tant que républicain
36:25en tant que démocrate
36:26c'est les grands commis de l'État
36:28qui passent au privé
36:29et qui servent le privé après
36:30enfin l'exemple le plus catastrophique
36:32c'était François Fillon
36:33l'homme qui était premier ministre
36:34et qui après
36:35va faire du commerce avec Moscou
36:36c'est juste hallucinant quoi
36:38là on n'est pas dans ce cas-là
36:39on peut estimer
36:40on peut espérer en tout cas
36:41que ces gens-là
36:42auront une conduite républicaine
36:44c'est-à-dire
36:44ils ne feront pas de blocage
36:46ils serviront la démocratie
36:47de quelques côtés
36:49quand il y a la démocratie
36:49ce qu'on peut espérer
36:50Est-ce que Richard Verli
36:51en est forcément inféodé
36:53à celui qui vous nomme ?
36:54Il y avait cette phrase
36:54de Robert Badinter
36:56à l'époque
36:56lorsqu'il a été nommé
36:57à la tête du conseil constitutionnel
36:59par François Mitterrand
37:00en disant
37:00dès à présent envers vous
37:01j'ai un devoir d'ingratitude
37:04Mais la phrase est belle
37:05elle est juste
37:06et il faut espérer
37:07qu'Emmanuel Moulin
37:08l'a appris par cœur
37:09je pense
37:11écoutez
37:11vu de l'étranger
37:13c'est quand même
37:14ça fait beaucoup
37:15quand même
37:16mais comme l'a dit Elisabeth
37:18c'est pas nouveau
37:19et ça correspond
37:20à cette verticalité
37:21de la République française
37:23dont on dit beaucoup
37:24qu'elle est une monarchie républicaine
37:26donc on recase
37:26les principaux princes
37:27de la cour
37:28en quelque sorte
37:29mais c'est vrai
37:30qu'avoir quelqu'un
37:32nommé dans ces conditions
37:33à la tête
37:34de la Banque de France
37:35je dirais
37:35la seule indulgence
37:37que je trouverais
37:38c'est pas très gentil
37:39pour l'institution
37:39et pour Emmanuel Moulin
37:40c'est qu'au fond
37:41la Banque de France
37:42ne sert plus à grand chose
37:43puisque tout se décide
37:44à Francfort
37:44tout se décide
37:46à la Banque Centrale Européenne
37:47le taux du livret A Richard
37:48il y a beaucoup de gens qui en ont
37:49donc au fond
37:50c'est beaucoup d'émotions
37:51beaucoup de densité politique
37:53sur un poste
37:54qui reste je crois
37:55très confortable
37:56statutairement important
37:58la Banque de France
37:59fait notamment
37:59des analyses économiques
38:00très suivies
38:01mais le vrai
38:02la vraie décision monétaire
38:04elle est prise à Francfort
38:05bon officiellement
38:06c'est tout de même
38:07la définition
38:08de la politique monétaire française
38:09et la supervision bancaire
38:11dont a en charge
38:12le gouverneur
38:13de la Banque de France
38:14Elisabeth Pinault
38:15je ne sais pas
38:15si vous voulez apporter une contradiction
38:17mais c'est un poste regardé
38:18quand même
38:19par les marchés
38:20oui bien sûr
38:21d'ailleurs nous à Rutteur
38:22aujourd'hui
38:22c'était un urgent
38:23très important
38:24il fallait l'avoir en premier
38:25parce que c'est regardé
38:27dans le monde entier
38:28en effet ça fait bouger les marchés
38:29tout ce que dit
38:29la Banque de France
38:30dans ce que disait
38:31jusqu'à aujourd'hui
38:33monsieur Vélroy de Gallo
38:35fait du rouge sur le fil
38:36et peut faire bouger
38:37les marchés
38:38donc d'accord
38:39tout se décide à Francfort
38:40mais néanmoins
38:41le gouverneur
38:42de la Banque de France
38:42a encore son importance
38:43dans ce cadre-là
38:45Elisabeth
38:45peut-être que ça rassure les marchés
38:47parce que justement
38:47les marchés n'aiment pas
38:48les marchés n'aiment pas
38:49qu'il y ait un extrême
38:50qui passe d'un côté ou de l'autre
38:51donc c'est une manière de dire
38:52lui il sera là
38:53pour essayer
38:54d'autant que le CV
38:55on n'en a pas parlé
38:56mais le CV d'Emmanuel Moulin
38:57est à peu près irréprochable
38:58en plus il a travaillé
38:59avec tout le monde
38:59il a travaillé avec Nicolas Sarkozy
39:01il a travaillé
39:03il a été directeur de gabinet
39:04de Gabriel Attal
39:05lorsqu'il était à Matignon
39:06il a travaillé avec Bruno Le Maire
39:07il a travaillé
39:08comme secrétaire général
39:09de l'Elysée
39:09il a remplacé
39:10à l'Elysée
39:12il a travaillé dans le privé
39:13il a un CV
39:15il sait de quoi il parle
39:16et d'ailleurs
39:16toutes les oppositions
39:18étaient d'accord
39:18personne n'a remis en cause
39:19la compétence
39:20d'Emmanuel Moulin
39:21cela dit
39:22si son nom avait été refusé
39:24aujourd'hui
39:24il y avait quand même
39:25d'autres noms
39:26par exemple Benoît Coeuré
39:27qui s'occupe de l'autorité
39:28de concurrence
39:28je crois
39:29qu'il a aussi
39:29un très beau CV
39:32Pédigré
39:32et qui aussi
39:34avait les compétences
39:35et certains m'ont dit
39:36peut-être davantage
39:37d'indépendance
39:38qu'Emmanuel Moulin
39:38qui est vraiment
39:39l'homme d'Emmanuel Macron
39:41lui justement
39:41a mis en avant
39:42son indépendance
39:43Emmanuel Moulin
39:44il a répété
39:45durant toutes les auditions
39:46en disant
39:46voilà j'ai travaillé
39:47pour tout le monde
39:48et donc je ne suis pas
39:49il a été auditionné
39:50sa liberté de penser
39:51il a dit répété
39:52durant 8 jours
39:53il a passé des coups de fil
39:54à tout le monde
39:54il a fait la campagne
39:56il n'a pas volé son élection
39:57Patricia Alemania
39:58ce que j'aimerais
39:59c'est qu'effectivement
40:00tous
40:01aujourd'hui
40:02aux yeux de l'étranger
40:03on a
40:04Conseil constitutionnel
40:05Cour des comptes
40:06Banque de France
40:07bientôt peut-être
40:08l'autorité de la concurrence
40:10les droits de l'homme
40:12enfin
40:13on va voir
40:14sans parler de la valse
40:16défenseur des droits
40:17excusez-moi
40:17la valse au niveau
40:19des préfectures
40:19qui est des nominations
40:20qui vont être faites
40:22les ambassadeurs
40:23donc effectivement
40:23les postes à la culture
40:26Versailles va être aussi nommé
40:28donc au vu de l'étranger
40:30effectivement on donne un peu
40:31l'impression d'avoir eu
40:33la fin de règne d'un monarque
40:35qui distribue effectivement
40:37ses cadeaux
40:38à ses amis
40:39mais bon vous l'avez dit
40:40ça s'est fait
40:41beaucoup
40:42ça se pratique quand même
40:44un peu moins
40:45si vous me le permettez
40:46à l'étranger
40:46c'est une pratique
40:47qui est quand même
40:48très française
40:49c'est très vertical
40:50mais ça donne
40:51pas aux Etats-Unis
40:52alors aux Etats-Unis
40:53c'est un niveau vertigineux
40:55c'est l'union de son beau-frère
40:56sa belle-soeur
40:57son cousin
40:58alors aux Etats-Unis
40:59il y a les nominations
41:00d'ambassadeur
41:00mais aux Etats-Unis
41:01il y a quelque chose
41:02après chaque président
41:04tout le monde valse
41:05et on change complètement
41:07on change complètement
41:08sauf si on veut reprendre
41:09sauf la cour suprême
41:10sauf la cour suprême
41:11où là où Trump avait
41:13à vie
41:13voilà
41:13c'est à vie
41:14et il avait reproché à Biden
41:17de ne pas respecter un délai
41:18etc
41:19parce que le délai
41:20c'est qu'un président
41:20ne doit pas nommer
41:21dans sa dernière année
41:22quelqu'un à la cour suprême
41:23et évidemment
41:23Trump a passé son temps
41:24à faire ça
41:25jusqu'à la dernière minute
41:26de son premier mandat
41:27il nommait des gens
41:28mais surtout aux Etats-Unis
41:29tout le monde part
41:30après un président
41:30en tout cas pour revenir en France
41:32tout cet épisode
41:33donne évidemment de l'eau au moulin
41:34à ceux qui veulent changer les règles
41:36je mets bien les blagues
41:36sur moulin ce soir
41:38pardon
41:38ah oui pardon
41:39je le fais malgré moi
41:40voyez-vous
41:42et bien
41:43ça donne de l'eau au moulin
41:44je répète
41:45mon jeu de mots
41:46à tous ceux
41:47qui veulent changer les règles
41:48par exemple
41:48la France Insoumise
41:49Éric Coquerel a dit aujourd'hui
41:50cette règle des deux
41:51des trois cinquièmes
41:53ça devrait être
41:54une règle majoritaire
41:55on sait que le Rassemblement National
41:56veut remettre en cause
41:58beaucoup d'institutions
41:59à commencer par le Conseil Constitutionnel
42:01donc
42:02ils pourront s'appuyer
42:03sur la fin
42:05des années Macron
42:06pour
42:06s'ils arrivent au pouvoir
42:08pour dire
42:09il faut changer
42:09finalement
42:10entre les nominations
42:11et les critiques
42:12chacun est dans son rôle
42:13la campagne a commencé
42:15et ces deux camps
42:16ont justement
42:17un candidat
42:19désigné
42:19ou presque
42:19Jean-Luc Mélochon d'un côté
42:20Gendarme Bardella
42:22ou Marine Le Pen
42:23de l'autre
42:23alors que tous les autres
42:24sont encore
42:25en train de
42:26se regarder
42:27les uns les autres
42:28alors évidemment
42:28ils sont déjà en campagne
42:29il y a autre chose
42:30que j'ai lu dans ce journal
42:31je ne sais pas si c'est vrai ou pas
42:32mais il y avait l'hypothèse
42:33que Macron faisait ça aussi
42:34parce qu'il préparait
42:35l'élection
42:36de 2027 plus 5
42:37c'est ce que l'on essaie
42:38entendre
42:41pour le coup
42:43si c'était le cas
42:43ce serait très immoral
42:45parce que là
42:45dans son idée
42:47à lui
42:47Macron
42:48je place des gens de valeur
42:49pour défendre
42:50la stabilité de la France
42:51c'est ça qu'il doit dire
42:53dans sa tête
42:53ce qu'il voudrait dire aussi
42:54il faudrait que ces personnalités-là
42:57restent 5 ans
42:58c'est très long en politique
43:00on voit ça
43:01mais je pense que c'est
43:02du jus de crâne
43:03d'observateurs
43:04les derniers sujets
43:05ce soir
43:05dans les informés
43:06il était déjà visé
43:07par 4 enquêtes
43:08pour viol
43:09en France
43:10une enquête judiciaire
43:10en Belgique
43:11pour agression sexuelle
43:12en attendant les décisions
43:13de justice
43:14Patrick Bruel
43:14va-t-il annuler
43:15ses prochains concerts
43:16c'est ce que lui demandent
43:17les maires de Brest
43:18Nancy-Marseille
43:19ou encore Paris
43:20Emmanuel Grégoire
43:21qui était ce matin
43:21chez nos confrères
43:22de France 2
43:23la présomption d'innocence
43:24doit être garantie
43:25mais y compris
43:26pour la sérénité
43:26de sa défense
43:27je pense qu'effectivement
43:29il devrait se retirer
43:30il devrait mettre
43:30entre parenthèses
43:31sa carrière
43:31on ne peut pas
43:33avoir une telle multiplication
43:34des affaires
43:35sans que ça suscite
43:36de prendre des interrogations
43:37de mettre sa carrière
43:38entre parenthèses
43:39le temps que la justice
43:40soit rendue
43:41dit le maire de Paris
43:42est-ce que c'est le choix
43:44que doit faire
43:44Patrick Bruel
43:45selon vous
43:46Richard Verdi
43:46je vous vois embêté
43:47par cette question
43:48ce qui est certain
43:49c'est que l'onde de choc
43:51dépasse les frontières
43:52de la France
43:53en l'occurrence
43:53dans des pays francophones
43:54je pense à la Suisse
43:55la Belgique
43:55en Suisse
43:56on en parle en Suisse
43:57oui bien sûr
43:58il y a cette onde de choc
43:59l'affaire Bruel
44:01toute la question est posée
44:03il y a eu des plaintes
44:04d'ailleurs qui ont été déposées
44:05il y a eu une pétition
44:06en Suisse également
44:07donc on voit bien
44:08que c'est une vague
44:09en France
44:09la pétition
44:10pour l'annulation
44:11de ces concerts
44:11réunit plus de 25 000 signatures
44:13je pense que c'est une vague
44:15très importante
44:17et effectivement
44:17on se pose la question
44:18de l'annulation
44:19de ces concerts
44:20après moi je suis
44:21extrêmement gêné
44:22par le fait
44:24qu'un politique
44:25un maire
44:26interpelle
44:27un artiste
44:28pour lui demander
44:30sur la foi
44:31de sa conscience
44:31d'interrompre sa carrière
44:32je pense que
44:33il faut quand même
44:34distinguer les rôles
44:34le maire de Paris
44:35il est maire de Paris
44:36je ne comprends pas trop
44:37pourquoi il s'est embarqué
44:39dans cette histoire
44:39à donner en quelque sorte
44:41une leçon de moralité
44:42à Patrick Bruel
44:43Elisabeth Pinot
44:44même Baud Bréjon
44:45la porte-parole du gouvernement
44:46a fait son commentaire
44:47aujourd'hui
44:48bon alors
44:49moi j'ai connu
44:50la Bruelmania
44:52quand j'étais jeune
44:53là on tombe de haut
44:54je n'avais pas entendu parler
44:57de ce penchant
44:58qu'on entend
44:59chez de nombreuses
45:01victimes présumées
45:02en tout cas
45:02il y a beaucoup de témoignages
45:03c'est le nombre
45:04évidemment qui surprend
45:05alors sa défense à lui
45:06si je comprends bien
45:07c'est
45:08présomption d'innocence
45:10et il y a du monde
45:11qui va le dire
45:12présomption d'innocence
45:12et en disant
45:13qu'il n'a jamais
45:14forcé une relation sexuelle
45:15et que la justice
45:17tranchera
45:18et qu'il collaborera
45:20avec la justice
45:20et puis parallèlement
45:22on voit bien
45:23que beaucoup de monde
45:23va à ses concerts
45:24et en tout cas
45:26au théâtre en ce moment
45:27et que sa tournée
45:28est toujours valable
45:30elle allait être annulée
45:31je crois au Québec
45:31donc vous le disiez
45:32trois concerts annulés
45:33au mois de décembre
45:34exactement
45:34donc ça va au-delà
45:36des frontières de la France
45:37c'est vrai que Patrick Bruel
45:38c'est quand même
45:39une figure importante
45:41du monde
45:42du monde artistique
45:44on le connait
45:45depuis très longtemps
45:45depuis des dizaines d'années
45:46il a 67 ans
45:50quand la Bruelmania
45:51a éclaté
45:52il en avait 42 moins
45:53donc on tombe de haut
45:56je crois
45:56François Reynard
45:57tournure très politique
45:58pour cette affaire
45:59la présidente
45:59de l'Assemblée Nationale
46:00il y a une brode pivet
46:01chez le confrère
46:02de France Inter
46:03ce matin a donné son avis
46:04aussi disant
46:04qu'il faut certes
46:05attendre la justice
46:06mais que personnellement
46:07par exemple
46:07elle ne se rendrait pas
46:08à un concert de Patrick Bruel
46:09aujourd'hui
46:09bah oui
46:10moi je ne suis pas d'accord
46:11avec ce que disait
46:11mon ami Richard Verly
46:13parce que je pense
46:13qu'un politique
46:14peut avoir un point de vue
46:15moral sur les choses
46:15il ne s'agit pas
46:16d'interférer dans la justice
46:17alors là effectivement
46:18on est tous d'accord
46:19je pense
46:20sur présomption d'innocence
46:22évidemment
46:22on n'a aucune envie
46:23qu'un homme soit lynché
46:24sans que la justice
46:25dise qu'il était coupable
46:26donc ça on est d'accord
46:26avec ça
46:27mais défense de la parole
46:28des victimes aussi
46:29enfin des victimes présumées
46:31pour l'instant
46:31mais en tout cas
46:32défense de leur parole
46:32parce que
46:33ce qu'il faut voir
46:33là on est sur un plateau
46:35c'est toute la question
46:35est-ce qu'il doit continuer
46:36à se produire
46:37en attendant les décisions
46:38en tout cas
46:39je voulais dire ça
46:40avant déjà
46:41je vois sur les réseaux sociaux
46:42parce que là
46:43on est sur un plateau
46:44où on est entre gens
46:46les filles qui disent
46:48il m'a violée etc
46:49elles se prennent
46:50des torrents d'insultes
46:51c'est monstrueux
46:52c'est-à-dire que
46:53les filles elles ont du courage
46:54quand même
46:55de dire ce qui m'est arrivé
46:56et c'est ouais
46:57t'essaies de te faire valoir
46:58tu veux du fric etc
46:59plus des carriels d'insultes
47:00que je vous épargne
47:01mais ça quand même
47:03soutien total
47:04c'est courageux
47:04de la part des femmes
47:05qui disent
47:06voilà il m'est arrivé ça etc
47:07ensuite la justice tranchera
47:09mais je pense que
47:10en attendant que la justice tranche
47:12il est raisonnable
47:13que Patrick Bruel
47:14dise ce que disent
47:15les politiques dans ces cas-là
47:16je me retire
47:17pour préparer ma défense
47:19etc
47:19c'est-à-dire pour apaiser
47:21les choses quoi
47:21et après
47:22voilà
47:23après la justice tranchera
47:24et après on dira
47:25est-ce qu'il est coupable
47:26ou est-ce qu'il ne l'est pas
47:27mais effectivement
47:28quand on voit
47:29la somme de témoignages
47:30et toute cette chose
47:31moi je suis absolument
47:32comme Elisabeth
47:33j'avais jamais entendu
47:33cette rumeur-là
47:34mais là on n'entend
47:35que des choses
47:36sur
47:36ouais mais quand il était
47:38il y a
47:39un médecin de Toulouse
47:40qui s'appelle Baptiste Beaulieu
47:41qui est très bien
47:41qui a un blog
47:41qui est très suivi
47:42qui suit des livres
47:45il est très en pointe
47:46sur les violences sexuelles
47:47et il a recueilli
47:48des témoignages
47:49et tous les témoignages
47:50y compris des gens
47:52qui disent
47:52moi j'étais stagiaire
47:53on disait
47:54il y a Patrick Bruel
47:54qui vient à l'interview
47:55il ne faut pas rester
47:56dans la même pièce
47:57avec lui etc
47:57enfin c'est terrible
47:59mais on tombe des nus
48:01c'était comme
48:02dans un autre genre
48:03à l'affaire Strauss-Kahn
48:03on se disait
48:04mais quoi
48:04c'est ce respectable
48:05ministre des finances etc
48:06puis plus comment
48:07on découvrait une autre
48:08facette de la personnalité
48:09là il y a un côté comme ça
48:11pardonnez-moi François
48:13pardonnez-moi François
48:14dans l'affaire Strauss-Kahn
48:16il me semble
48:17qu'une grande partie
48:18de l'agente journalistique française
48:20était quand même au courant
48:21qu'il y avait un problème
48:22avec Louis Strauss-Kahn
48:24on n'a pas découvert ça
48:25le jour où s'est passée
48:26l'affaire du Sofitel
48:28il y en a eu un livre
48:29écrit Richard
48:30non non Richard
48:31mais c'est exactement
48:32la même chose
48:32c'est-à-dire que là
48:33dans l'agente journalistique
48:34c'est sûr
48:35moi comme journaliste
48:35j'entendais parler de ça
48:36mais pour la plupart des gens
48:38ils ne s'en rendaient pas compte
48:38et là
48:39moi je ne suis pas
48:39dans les milieux du showbiz
48:40et donc je ne savais pas
48:42ce qu'ils se racontaient
48:42dans les milieux du showbiz
48:43c'est ça que je voulais dire
48:44mais quant à Patrie Bruel
48:44est-ce que vraiment
48:46le fait de se produire
48:48dans des concerts
48:49ou via un public
48:49est une offense
48:50faite aux femmes
48:52qui
48:52eu égard à ce qu'elles ont vécu
48:54portent plainte
48:55la justice fait son travail
48:56la justice est complètement
48:58capable de faire son travail
48:59en quoi un concert
49:00de Patrie Bruel
49:01s'il décide de maintenir
49:02ses concerts
49:03et cette décision lui appartient
49:04contrevient au travail
49:06de la justice
49:06c'est toute la question
49:07justement de la présomption
49:08d'innocence
49:09l'un des maires de Grandeville
49:10que j'évoquais tout à l'heure
49:11disait par décence
49:12il devrait justement
49:13renoncer
49:14Patricia Alemonia
49:15la France
49:16c'est une position
49:17quand même très particulière
49:18on a effectivement
49:19cette notion
49:19de la présomption d'innocence
49:21on a aussi une autre notion
49:22qui est très ancrée en France
49:23c'est la séparation
49:25qui est en train de changer
49:26de la vie privée
49:27et de la vie publique
49:28qui a d'ailleurs marqué
49:29tous nos hommes politiques
49:30grosso modo
49:31en vie privée
49:31ils faisaient un peu ce qu'ils voulaient
49:32et en vie publique
49:33ils devaient être irrépochables
49:35on a des tas de choses
49:36qui sont comme ça
49:37et en France en plus
49:38le débat est immédiatement médiatique
49:41si on compare avec les autres pays européens
49:44il y a beaucoup plus de réserves
49:45sur un plan médiatique
49:46il est médiatique
49:48d'abord on parle du tribunal médiatique en France
49:50il devient politique
49:51tous les hommes politiques s'expriment
49:53vous voyez beaucoup moins ça
49:55dans les autres pays européens
49:57donc on a une spécificité française
49:59le débat devient passionné en France
50:01tout le monde s'en empare
50:02tout le monde a son avis
50:03la preuve on en parle
50:04autour de cette table
50:06et il y a eu des histoires très fortes
50:08souvenez-vous en Espagne
50:10autour du football féminin
50:11souvenez-vous l'affaire
50:12Tillin Berman
50:13du groupe Rammstein
50:14du groupe Métal
50:17aussi ça a été
50:18mais en même temps
50:19il y avait une réserve
50:21sur la présomption d'innocence
50:22beaucoup plus forte
50:23et une réserve médiatique
50:25que nous ne voyons pas en France
50:27des pays sont très avancés
50:28l'Espagne
50:29les pays nordiques
50:30nous en France
50:31on est encore
50:32dans une forme
50:32on a bougé
50:33sur le plan du droit
50:34puisque maintenant
50:35le consentement
50:36est inscrit dans la loi
50:37depuis 2025
50:38mais on a encore
50:39quelque chose
50:39de très volcanique
50:40et de très politique
50:42pour traiter de ces affaires-là
50:43on est complètement différent
50:45des autres à ce niveau-là
50:46c'est la chute du Nikon
50:48on pense à Bertrand Contat
50:50personne ne s'imaginait
50:51qu'il pouvait tuer une femme
50:52on pense à Pierre Palmat
50:54par exemple
50:55qui est l'humoriste
50:56ce sont des cas très différents
50:57à chaque fois
50:57bien sûr ça n'a rien à voir
50:58mais je veux dire
50:59la chute du Nikon
50:59Depardieu
51:00Depardieu bien entendu
51:01voilà
51:02tous ces exemples
51:03qui montrent
51:03il y a une figure publique
51:04et puis
51:07une autre facette
51:09Depardieu c'est un bon exemple
51:10parce que là
51:11je pense que
51:12quand il est accusé
51:13de choses qui sont
51:14assez comparables
51:14les accusations
51:15qui tombent sur
51:16Patrick Bruel
51:17et quand le président
51:18de la République
51:19disait
51:19mais l'ESSEE
51:19c'est un grand artiste
51:20etc
51:20c'était une faute politique
51:22dans ce sens-là
51:23c'était une faute politique
51:24donc là
51:24Emmanuel Grégoire
51:25il ne dit pas
51:25il ne dit pas
51:26Patrick Bruel
51:27est coupable
51:28etc
51:28il ne s'avance pas là-dessus
51:29il dit
51:29il faut qu'il se retire
51:30le temps d'eux
51:31Richard
51:32quand il donne un concert
51:34imagine ce que c'est
51:34pour une fille
51:35si tentée
51:36que ces filles
51:37qui disent
51:37qu'elles ont été violées
51:38ont été violées
51:39encore une fois
51:39je marche sur des oeuvres
51:40je ne suis pas juge
51:41je n'ai pas le dossier
51:43mais pour elle
51:44c'est une offense
51:44c'est terrible
51:45c'est-à-dire que
51:46tu as subi ça
51:47d'un homme
51:47et tu te dis
51:48il est en train
51:48de chanter
51:50devant des milliers
51:51de gens
51:51qui l'applaudissent
51:52c'est formidable
51:53il y avait eu l'affaire
51:54avec Bertrand Cantat
51:55il y avait eu l'histoire
51:56de la une des unoccupatives
51:57je crois
51:57qui avait fait scandale
51:58moi je le comprends
52:01on ne peut pas mettre
52:01en valeur
52:02des gens
52:02qui sont accusés
52:03de choses
52:03qui sont d'un ordre
52:04criminel
52:04encore une fois
52:06Richard
52:06un dernier mot
52:07oui
52:07je pense que
52:09le départ de la conversation
52:10c'était Emmanuel Grégoire
52:12qui en appelle
52:12à la conscience
52:13de Patrick Bruel
52:14ma première remarque
52:15c'était de dire
52:16je ne pense pas
52:16que le rôle des politiques
52:17soit d'appeler les artistes
52:18à faire appel
52:19à leur conscience
52:20et enfin
52:20on peut voir aussi
52:21les choses
52:22autrement
52:23lorsque Patrick Bruel
52:24fait un concert
52:24ça peut être aussi
52:25l'occasion aux collectifs
52:26de victimes
52:27de se déplacer
52:28de se présenter
52:29devant le concert
52:29de manifester
52:30de faire connaître
52:31leur point de vue
52:31oui mais alors du coup
52:32on rentre dans un truc
52:33qui sera conflictuel
52:34et compliqué alors
52:35bon et on poursuivra
52:36le débat une autre fois
52:37parce que c'est déjà
52:38la fin des informés
52:39donc le débat
52:39est bien passionnant
52:40effectivement Patricia
52:42ça vous donne raison
52:43débat passionné
52:44sur ce sujet
52:44ce soir
52:45François Reynard
52:45vous donne encore
52:46la parole
52:47pour nous donner
52:47la une du Nouvelle Obs
52:48cette semaine
52:49c'est quelque chose
52:49absolument passionnant
52:50c'est sur les OQTF
52:51le scandale des OQTF
52:52c'est quoi le scandale des OQTF
52:53c'est qu'il y a énormément
52:54de gens qui sont touchés
52:55par ces obligations
52:56de quitter le territoire
52:57et qui sont des gens
52:58intégrés
52:58qui travaillent etc
52:59et donc le scandale
53:00c'est que ça dépossède
53:02l'économie française
53:03de gens de talent
53:05qui sont voilà
53:05donc c'est une réponse
53:08à l'extrême droite
53:10sur une autre histoire
53:11de l'immigration
53:11à lire dans l'Obs
53:12l'histoire du monde
53:13passe par Paris
53:14vie et destin
53:15des exilés dans la capitale
53:16je l'ai fait chez Flammarion
53:17ça c'est le titre
53:18de votre livre
53:18François
53:19vous êtes tous des grands écrivains
53:20à Patricia Lémonière
53:21géopolitique du Sahel
53:23aux presses universitaires
53:24de France
53:24Richard Verli
53:25c'est Amérique
53:26qui nous déteste
53:27Elisabeth Pinault
53:28le vestiaire des politiques
53:29cela remonte un peu
53:30une dizaine d'années
53:31mais toujours à lire
53:32et toujours d'actualité
53:34merci à tous
53:35d'être venus ce soir
53:36dans les informés
53:36qui reviennent
53:37demain matin
53:38bien évidemment à 9h
53:39sur France Info
53:40très bonne soirée à tous
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