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  • il y a 42 minutes
Les informés du jeudi 21 mai 2026

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News
Transcription
00:0620h, 21h, France Info, les informés, Victor Maté.
00:11Bonsoir et bienvenue sur France Info, à la radio et à la télé, c'est sur le canal 16 de
00:16la TNT.
00:16Les informés entièrement consacrés ce soir à ces annonces du gouvernement, de nouvelles aides,
00:22certaines reconduites pour aider les travailleurs à faire face à la hausse des prix des carburants
00:26en lien avec la crise, bien sûr, et la guerre au Moyen-Orient.
00:30Pour tout vous expliquer, pour analyser, décrypter, nous informer ce soir, Isabelle Moreau.
00:35Bonsoir Isabelle.
00:36Bonsoir Victor.
00:36Directrice de la rédaction de l'AEF, c'est l'agence spécialisée notamment en économie.
00:41Adrien Brachet, bonsoir.
00:42Bonsoir.
00:43Rédacteur en chef adjoint du service politique du Point.
00:46Bonsoir Quentin Calmet.
00:47Bonsoir Victor.
00:48Journaliste politique et parlementaire à Public Sénat également avec nous, Sébastien Schneegans.
00:52Bonsoir.
00:53Bonsoir.
00:53Journaliste politique à l'Express.
00:57Des décisions étaient à prendre.
00:59Nous les avons prises, a dit le Premier ministre Sébastien Lecornu.
01:02Une conférence de presse à Matignon avec beaucoup de ministres qui ont pris la parole à Tour de Rôles.
01:07Nous reviendrons sur la forme, il faut le dire, assez inédite de cette conférence de presse.
01:12Sur le fond, deux grandes annonces.
01:13Doublement de l'aide pour les grands rouleurs de 50 à 100 euros.
01:17Et puis doublement aussi du plafond de la prime carburant jusqu'à 600 euros.
01:21On écoute la ministre en charge de l'énergie, Maude Bréjean, et le ministre du Commerce, Serge Papin.
01:25Il y a un mois, le Premier ministre a annoncé la mise en place d'une aide pour les Français
01:31qui travaillent,
01:32qui sont dans une situation particulièrement modeste et qui roulent beaucoup.
01:37C'est des milliers de Français qui n'ont d'autre choix que de prendre leur voiture chaque jour.
01:41Ça concernait, vous vous en rappelez, 3 millions de Français.
01:45Le choix que nous faisons aujourd'hui, c'est de prolonger cette aide de 3 mois.
01:49Et cela donc représente un doublement de l'aide.
01:52Cette aide passera de 50 à 100 euros.
01:55Nous renforçons la prime carburant et nous la simplifions.
02:01Concrètement, donc, le plafond va passer de 300 euros à 600 euros.
02:07Les critères d'attribution seront supprimés.
02:10Par exemple, il n'est plus question de contraintes sur le cumul avec les autres primes
02:14ou de contraintes sur le lieu de résidence, ni de fournir des justificatifs.
02:19Nous faisons confiance aux entreprises volontaires
02:22pour savoir qui, parmi leurs salariés, a besoin de ce coup de pouce.
02:27Voilà les ministres Serge Papin et Maude Bréjon.
02:30Isabelle Moreau, je me tourne vers vous.
02:31Qu'est-ce qu'il faut comprendre après ces annonces ?
02:33L'État va continuer d'aider les Français qui travaillent,
02:36mais dit aussi aux entreprises, à vous maintenant, de mettre la main à la poche.
02:39Oui, tout à fait. Il y a des aides qui sont ponctuelles.
02:42On reviendra aussi tout à l'heure sur les aides qui ont été annoncées,
02:45celles qui vont être poursuivies pendant 3 mois.
02:46Vous le disiez, il y a ces deux types d'aides-là que vous avez soulignées.
02:49L'aide aux gros rouleurs.
02:50Alors celle-là, on la connaissait.
02:51C'est vrai qu'elle va doubler.
02:53Pour l'instant, elle n'est pas encore perçue
02:54puisque les personnes pouvaient juste savoir si elles étaient éligibles.
02:58Le Dichet, comme on dit, ouvre le 27 mai.
03:00Exactement. Donc à partir du 27 mai,
03:02les personnes vont pouvoir se déclarer
03:04et pouvoir percevoir ça dans les jours suivants.
03:06Après, ça devrait se passer.
03:09Et surtout, le prime carburant, qu'on connaît assez mal, finalement, dans les entreprises.
03:12Alors ça, c'est une annonce du gouvernement,
03:13mais en fait, ce n'est pas les sous de l'État qui vont être mis à contribution,
03:17c'est ceux des entreprises.
03:18Alors aujourd'hui, il y a énormément de contraintes.
03:21C'est-à-dire qu'il faut être dans des endroits
03:22où on n'est pas desservi par des services publics.
03:25Il ne fallait pas qu'il y ait d'autres aides en même temps
03:27qui soient proposées par les entreprises.
03:28Donc cette demande qui est faite aux entreprises...
03:31Là, on enlève des restrictions.
03:33Exactement. C'est pour tout le monde.
03:34Après, les entreprises vont-elles se ruer sur ce dispositif ?
03:38Rien n'est moins sûr.
03:39Aujourd'hui, il y en a beaucoup qui disent qu'elles ont du mal à boucler les fins de mois.
03:43Il y en a qui demandent à bénéficier d'un certain nombre de prêts.
03:47Donc est-ce qu'elles vont aller là-dessus ?
03:48Je ne sais pas. Donc il faudra voir.
03:50Surtout qu'aujourd'hui, il va y avoir bientôt l'augmentation du SMIC
03:54puisque avec l'augmentation de l'inflation,
03:56le SMIC va augmenter au 1er juin.
03:592,4% c'est bien le faire.
04:00Exactement.
04:01Donc moi, je sais qu'il y a pas mal de responsables patronaux,
04:04notamment le patron de la CPME,
04:07qui représente les petites et moyennes entreprises,
04:09qui déjà alertent en disant
04:10nous, on ne pourra pas tout faire.
04:11Alors ça, c'était avant l'annonce.
04:13Je pense que là, il va encore sortir...
04:16Enfin, dire que ça va être encore plus compliqué.
04:18Donc, difficulté quand même pour les entreprises.
04:20Et après l'annonce, écoutez ce qu'en dit justement
04:23sur cette mise à contribution des entreprises.
04:26Écoutez ce qu'en dit sur France Info,
04:27Jean-Mathieu de la Cour.
04:29C'est le président national de la Fédération des Très Petites Entreprises.
04:33À l'heure actuelle, la majorité des entreprises,
04:36les TPE, ont du mal à finir les fins de mois,
04:41à payer leurs charges, à payer les salaires.
04:44Donc, si vous voulez donner une prime,
04:47c'est jouer avec la vie de l'entreprise.
04:49Une petite entreprise ne peut pas contribuer et distribuer des primes
04:53si elle lutte déjà pour payer ses charges.
04:54Il faudra probablement alléger davantage les charges sociales,
04:58créer des mécanismes beaucoup plus simples pour aider les employeurs.
05:00La trésorerie d'une TPE, en règle générale,
05:04c'est deux à trois mois qu'ils ont d'avance.
05:06Donc, quand il y a une crise,
05:08il faut que les décisions soient prises rapidement
05:11et surtout de la simplification.
05:13Parce qu'administrativement,
05:15la plupart du temps,
05:16ils n'ont pas de service administratif comme dans les PME
05:19pour pouvoir gérer les dossiers d'aide,
05:21de demande d'aide.
05:23Et beaucoup de TPE,
05:25malheureusement, ne les touchent pas.
05:27On comprend bien, Adrien Brachet,
05:28que ça ne va pas être si simple de mettre en œuvre
05:30ces aides de la part des entreprises.
05:32On rappelle un plafond qui augmente,
05:34qui double même de 300 à 600 euros.
05:36Mais bien sûr, c'est, on va dire,
05:38les entreprises volontaires.
05:39Il n'y a aucune obligation de le faire.
05:40Exactement, il n'y a aucune baguette magique.
05:42C'est ce qu'on comprend
05:44et ce que l'on sait, en fait,
05:45depuis le début de cette crise,
05:46ni du côté des entreprises
05:47qui, comme ça a été très bien dit,
05:50ont des problèmes de trésorerie,
05:52des problèmes de charges
05:53qui font face aussi à l'inflation,
05:55qui ont leurs propres difficultés
05:58et qui ne vont pas forcément
05:59pouvoir mettre la main au pot.
06:01Et aussi, il n'y a pas de baguette magique
06:02du côté du gouvernement,
06:04dans une situation budgétaire et financière
06:06qui est compliquée.
06:07Sébastien Lecornu a plusieurs reprises
06:09au cours de son intervention,
06:12l'a rappelé.
06:13D'ailleurs, il s'est vraiment placé
06:15dans la continuité stratégique
06:16de ce qu'il avait fait
06:17depuis le début de la crise,
06:19c'est-à-dire en continuant à affirmer
06:20qu'il voulait se cantonner
06:21à des aides ciblées.
06:23Vous avez certains secteurs,
06:24en particulier,
06:26dont les aides vont être prolongées.
06:27Je pense au secteur de la pêche
06:30et au secteur de l'agriculture.
06:31Mais Sébastien Lecornu a bien insisté
06:34sur sa volonté de ne pas trop largement
06:40ouvrir les vannes des finances publiques.
06:42Donc, on voit bien que l'équilibre
06:44est très compliqué parce qu'en même temps,
06:45il y a une colère sociale potentielle
06:47qui monte.
06:48On sait que le sujet du pouvoir d'achat,
06:50c'est par nature un irritant
06:53et un sujet de préoccupation majeure des Français
06:55quand vous faites des enquêtes d'opinion.
06:57Je reprends cette expression de colère
06:58quand un calmait, justement,
07:00en annonçant cela,
07:01le gouvernement dit finalement
07:02aux salariés, aux travailleurs,
07:05si vous êtes mécontent,
07:06désormais, c'est votre patron
07:08qui ne vous aura pas donné de l'argent,
07:10ce n'est pas l'État.
07:10C'est ça.
07:11Le problème, c'est que vous risquez quand même,
07:13à force d'avoir créé une attente
07:15auprès de nos concitoyens,
07:16auprès des Français,
07:18vous risquez aussi un peu d'être déceptif
07:19parce qu'on n'a pas forcé
07:22le gouvernement et Sébastien Lecornu
07:24à dire que désormais,
07:25il allait falloir changer d'ampleur
07:26et d'échelle.
07:27C'est lui qui a promis cela.
07:29C'était même,
07:29j'ai vérifié la date
07:30parce que je trouvais ça surprenant,
07:32le 5 mai,
07:33en promettant en plus
07:34des annonces début de semaine suivante.
07:36Donc, en fait,
07:37on est dans l'attente depuis le 5 mai,
07:39donc on est le 21,
07:40depuis 15 jours,
07:41plus 15 jours,
07:42de ces nouvelles annonces
07:43de changement d'échelle.
07:44Et au final,
07:45le changement d'échelle,
07:46c'est plutôt de se tourner
07:47sur le patronat,
07:49vers le patronat,
07:49en disant,
07:50bon, à vous maintenant
07:51d'être responsable,
07:54d'aider vos salariés
07:55lorsque vous pouvez avec cette prime.
07:56Nous, on va tout faire
07:56pour la défiscaliser,
07:58mais c'est vous
07:58qui allez devoir la donner
07:59à vos salariés.
08:00Et en omettant aussi
08:02d'évoquer la douloureuse
08:03parce que sur les 6 milliards
08:05que va coûter cette crise
08:07de la guerre en Iran...
08:08Pour l'instant.
08:09Oui, pour l'instant,
08:10peut-être même plus,
08:11mais déjà sur les 6 milliards
08:12que va coûter la crise,
08:14on entend déjà
08:15que 2 milliards
08:16pourraient être faits
08:17sur les allégements de charges
08:18aux entreprises
08:19et donc rehausser
08:20le coût du travail.
08:21Un point qui a,
08:23comme par hasard,
08:23été soigneusement évité
08:25pendant cette conférence de presse.
08:26Les journalistes,
08:27ils sont allés
08:27à plusieurs reprises
08:28pour poser la question.
08:30Oui, voilà,
08:30les journalistes ont tenté
08:31de savoir
08:31où est-ce qu'on allait récupérer
08:32ces 6 milliards
08:34que va coûter la crise.
08:35Et à chaque fois,
08:36même le Premier ministre
08:36qui a dû en parler
08:37à un moment en disant,
08:38je vois que médiatiquement,
08:39le sujet prend,
08:41mais c'est pas maintenant,
08:42on va faire un comité
08:44associé parlementaire
08:46pour repousser
08:47la douloureuse
08:47à plus tard,
08:48mais les entreprises
08:48vont peut-être devoir
08:49passer une deuxième fois
08:51à la caisse,
08:51donc aider leurs salariés
08:52maintenant
08:53et peut-être plus tard aussi
08:55devoir revenir
08:55sur des allégements de charges
08:56donc payer aussi
08:57la douloureuse plus tard.
08:58Sébastien Schneegang,
08:59c'est ce qu'on a vraiment
08:59changé d'échelle
09:00comme l'avait promis
09:01le Premier ministre.
09:03On peut quand même le dire
09:04parce qu'on passe
09:04de 470,
09:06de mémoire,
09:07millions d'euros
09:08engagés par l'État
09:09à 710 millions d'euros.
09:12Ça fait plus d'un milliard
09:13en total
09:13parce que c'est 7,2 milliards
09:14en plus.
09:14Voilà, ce sont 710 en plus.
09:16Ce qu'il faut noter,
09:17c'est qu'il y a quand même
09:18un problème de communication
09:20politique pour le gouvernement
09:21qui doit faire comprendre
09:23ces mesures.
09:23Il y a un effort de pédagogie
09:25qui doit être fait
09:26et c'est ce qu'a essayé
09:27de faire le Premier ministre
09:28Sébastien Lecornu
09:29parce que ces mesures
09:30sont mal connues,
09:31y compris par les entreprises
09:35et il faut les faire connaître.
09:41Ce que je note,
09:41c'est qu'il y a un vrai
09:42changement de ton
09:43dans l'exécutif.
09:44C'est-à-dire qu'il y a deux mois,
09:46j'entendais le commissaire danois
09:48à l'énergie,
09:49Dan Jorgensen,
09:49qui disait
09:50même si la paix
09:51survenait demain,
09:53nous ne reviendrons pas
09:54à un avenir
09:55normal,
09:56nous ne reviendrons pas
09:56à la normale
09:57dans un avenir prévisible.
09:58Et en fait,
09:58c'est intéressant,
09:59c'est exactement ce que dit
09:59le gouvernement aujourd'hui,
10:01alors qu'on se souvient
10:01qu'il y a deux mois,
10:02un peu plus,
10:03le ministre de l'économie,
10:04Sébastien,
10:09s'était fait taper sur les doigts
10:10après avoir parlé
10:11de chocs pétroliers.
10:12Il avait dû rectifier
10:13en disant
10:13je parlais de la situation mondiale
10:15et pas française.
10:16les mots employés,
10:17la guerre va durer,
10:18on est dans une situation
10:19très compliquée,
10:20il n'y a pas de baguette magique,
10:22tranche avec la prudence
10:23des premiers mois
10:23de l'exécutif.
10:24On va revenir
10:25sur ce temps long.
10:27Un mot aussi,
10:28on parlait de Roland Lescure,
10:29le ministre de l'économie,
10:30qui a dit que notre économie,
10:32finalement,
10:32Isabelle Moreau était plus résiliente
10:33peut-être que d'autres pays européens.
10:35Est-ce qu'il a raison de dire ça ?
10:36Tout à fait.
10:37Quelque part,
10:38il n'a pas complètement tort.
10:39C'est vrai qu'on a un modèle social
10:40qui permet quand même
10:41effectivement
10:41de prévenir un peu
10:44ce type de crise.
10:45Il a rappelé aussi
10:46que l'inflation était à 2,5,
10:48elle était à 2,5,
10:49pardon, 2,2,
10:50en rappelant qu'elle a été
10:52bien supérieure
10:53au moment de la guerre
10:55en Ukraine.
10:57Elle était supérieure
10:57dans les autres pays européens.
10:58Exactement,
10:59qu'elle était plus importante
10:59en Espagne notamment,
11:00il a cité ça.
11:01Donc il s'est voulu
11:02quand même assez rassurant,
11:03j'ai trouvé,
11:04pour dire oui.
11:05Alors peut-être qu'effectivement
11:07l'épisode précédent
11:09lui a obligé
11:11à être un peu plus prudent
11:12que les autres fois.
11:13Mais oui,
11:13il s'est voulu plutôt rassurant
11:15en disant que c'était,
11:17effectivement,
11:17il y avait une augmentation
11:19du taux de chômage
11:21mais que ce n'était pas
11:21non plus catastrophique.
11:23Donc pour lui,
11:23il n'y a pas non plus d'urgence
11:25et pareil,
11:26il ne veut pas non plus
11:27alerter les Français.
11:27Puis on reviendra effectivement
11:28sur la posture
11:29du Premier ministre
11:31qui effectivement
11:32est un peu dans un rôle
11:33qui est assez classique,
11:35un peu de moine soldat
11:36mais je pense
11:36qu'on en parlera plus tard.
11:37Cette fameuse expression
11:38de moine soldat,
11:39Sébastien Lecornu
11:40qui a dit
11:41en tout début d'intervention,
11:43en tout début de conférence de presse
11:44avant de céder la parole
11:45aux autres ministres du gouvernement,
11:47nous n'avons jamais pensé
11:48que cette guerre
11:49pouvait être courte.
11:50On écoute le chef du gouvernement.
11:51Au fond,
11:52nous n'avons jamais pensé
11:54au regard des éléments
11:55de notre diplomatie,
11:57les éléments
11:57de notre renseignement militaire,
11:59les nombreux échanges
11:59que le président de la République
12:00pouvait avoir
12:01avec ses différents homologues,
12:03on n'a jamais considéré
12:04que cette guerre
12:04pouvait être courte.
12:06Force est de constater
12:07que d'une manière
12:08ou d'une autre,
12:10cette guerre,
12:11sous une forme
12:11ou sous une autre,
12:13cette guerre va durer.
12:13On avait un peu le sentiment
12:15Adrien Brachet
12:16au début de la guerre,
12:17fin février,
12:17début mars,
12:18que le gouvernement
12:19misait au contraire
12:20sur une résolution rapide
12:21du conflit.
12:21Alors certes,
12:22il y avait Donald Trump
12:22qui disait
12:23ça va durer 4, 5, 6 semaines
12:25et le gouvernement
12:26qui tardait à prendre
12:27des mesures sur le long terme
12:28justement en misant
12:29sur une résolution rapide.
12:31Je me rappelle
12:31d'un propos
12:33de Serge Papin,
12:34le ministre du Commerce
12:35qui s'est exprimé aujourd'hui
12:37et au début de la crise
12:38il avait dit
12:38on ne sait pas encore
12:39si cette crise
12:40sera une course de 100 mètres
12:41ou un marathon.
12:42Donc il y avait
12:43au début
12:44cette ambiance
12:45au gouvernement
12:45d'essayer de temporiser,
12:47de gagner du temps,
12:47d'essayer de mieux comprendre
12:49ce qu'il allait se passer.
12:50Là,
12:51avec cette longue
12:52conférence de presse,
12:53ce qui change
12:54c'est qu'il est acté
12:56devant les Français
12:57que cette crise
12:58va ouvertement durer.
13:01Oui parce que là
13:02les aides
13:02c'est juin,
13:03juillet,
13:03août
13:03et même septembre.
13:05Pour l'instant
13:05c'est posé sur 3 mois
13:07mais Sébastien Lecornu
13:08dit que ça va probablement
13:09durer même plus longtemps.
13:11Il dit
13:11le temps devient
13:12une arme des belligérants.
13:14Donc voilà,
13:15ce qui change vraiment,
13:17c'est-à-dire que la philosophie
13:18au fond,
13:18comme il l'a dit lui-même,
13:20reste la même
13:21dans les mesures,
13:21dans l'idée du ciblage
13:23des mesures.
13:23Mais là,
13:24ce qui change
13:24c'est quand même
13:25qu'il est vraiment acté
13:28à travers cette conférence
13:29de presse
13:30qu'on est face
13:31à une crise
13:32qui est,
13:33pour reprendre les mots
13:34de Serge Papin,
13:35qui est plus qu'un cent mètres.
13:36Quand t'a calmé,
13:37Sébastien Lecornu
13:38d'ailleurs a fait part
13:38de plusieurs scénarios
13:39en 10 ans,
13:40ça pouvait paraître surprenant.
13:41Celui-là,
13:41nous n'y croyons pas.
13:42Celui-là non plus d'ailleurs.
13:43On ne savait pas finalement
13:44quelle hypothèse
13:45il privilégiait.
13:46Scénario noir,
13:47une reprise du conflit
13:48avec une fermeture
13:50très prolongée
13:51du détroit d'Ormouz.
13:53Et puis,
13:53un scénario,
13:54est-il dit,
13:54plus optimiste.
13:56Et même là,
13:56si c'est optimiste,
13:57ce serait au mieux
13:59une forme,
13:59a-t-il dit,
14:00de retour à la normale
14:01entre l'été et l'automne.
14:02On peut penser bien sûr
14:03aux élections de mi-mandat
14:04aux Etats-Unis.
14:05Voilà,
14:05qui forcerait la main
14:06à Donald Trump
14:07s'il les perdait
14:08et le forcerait
14:09à arrêter le conflit.
14:11Mais effectivement,
14:13pour...
14:13Ou qu'il pousserait
14:13à arrêter le conflit
14:14avant ces fameuses élections,
14:15justement.
14:16Oui.
14:16Oui,
14:16alors en plus,
14:17avec une situation
14:18aux Etats-Unis,
14:18au bout d'un certain temps
14:19de guerre,
14:22le président doit forcément
14:23demander l'autorisation
14:25au Congrès
14:25pour engager des militaires.
14:27Donc,
14:27je pense qu'il y aura
14:28cette situation
14:29qui va aussi empêcher
14:30à un moment
14:31Donald Trump
14:31d'avoir les mains
14:32totalement libres
14:33dans le conflit.
14:34Mais je crois que,
14:35pour ce qui se joue
14:36en France,
14:36Sébastien Lecornu,
14:38en fait,
14:38gagner du temps,
14:39c'était votre expression,
14:40Adrien.
14:40Je crois que c'est
14:41ce qu'il a pu faire
14:42depuis le début,
14:43depuis son arrivée
14:43à Matinon.
14:44C'est à chaque fois
14:44essayer de gagner du temps.
14:45Temporiser à chaque fois.
14:47Rappelez-vous
14:47la situation
14:47dans laquelle
14:48il arrive à Matinon.
14:49Il doit adopter
14:50un budget
14:51et il n'est même pas sûr
14:52que son gouvernement
14:52va pouvoir passer l'hiver.
14:54Donc,
14:55à chaque fois,
14:55il a dû gérer
14:56les crises
14:57presque au jour le jour,
14:59au mois par mois.
14:59Et nous,
15:00au Parlement,
15:00on n'avait pas
15:01de feuilles de route
15:01ni d'idées très claires
15:03sur ce qui allait se passer
15:05jusqu'à la fin du quinquennat
15:06parce qu'on ne savait pas
15:07quelles étaient
15:07les marges de mal-oeuvre
15:08parce qu'il y en a
15:08très très peu
15:09sur le fait
15:10de faire passer des textes.
15:11Donc,
15:11je crois qu'il n'y avait
15:12pas cette notion
15:13du temps long
15:14ou de se projeter
15:16sur plusieurs mois
15:16et même la crise
15:18de l'antavirus
15:18a encore rajouté
15:20le fait qu'il a fallu
15:21s'occuper
15:22de cette situation sanitaire.
15:23C'est ce qui a aussi
15:23pu ralentir
15:24les nouvelles annonces
15:25qu'on attendait
15:26ces dernières semaines.
15:27Donc,
15:27on voit que
15:28c'est un gouvernement
15:29une situation politique
15:30qui fait qu'ils ne peuvent pas
15:32en fait se projeter
15:33à moyen terme
15:34et là,
15:34ils doivent le faire
15:35et ils y sont contraints
15:36par la crise des carburants.
15:38Sébastien Schneegrand.
15:38Oui,
15:39d'ailleurs,
15:39à plusieurs reprises,
15:40il a été dit
15:40qu'on subissait
15:41quelque part
15:41cette crise
15:42parce que ce sont
15:43évidemment
15:43des facteurs extérieurs
15:45qu'on ne maîtrise pas.
15:47On ne maîtrise pas
15:47le tempérament de Donald Trump,
15:48on ne maîtrise pas
15:50ce que font les Iraniens
15:51dans l'étroit d'Hormuz.
15:54On n'a pas fini
15:55de subir.
15:56On n'a pas fini
15:56de subir.
15:58Il faut noter
15:59qu'il a essayé
15:59d'être ni catastrophiste
16:01ni rassuriste.
16:02Il a essayé
16:02d'être le plus pédagogique
16:03possible.
16:05Sur l'estret
16:05qu'on a écouté,
16:06il faut quand même
16:06dire qu'il réécrit
16:07un peu l'histoire
16:08parce qu'effectivement,
16:09tout le monde
16:09au gouvernement
16:10disait
16:12qu'on pense
16:13que ça va être
16:13une crise
16:13plutôt conjoncturelle.
16:14Ça n'a rien à voir
16:15avec une crise structurelle
16:16comme on l'a connue
16:17avec le Covid
16:19ou comme la guerre en Ukraine
16:20qui est quelque part
16:21une guerre structurelle.
16:22Donc,
16:22il y a quand même
16:23une forme de réécriture
16:23de l'histoire
16:24et il est quand même
16:26assez prudent
16:27sur les délais.
16:28J'ai noté
16:28qu'il parle
16:29d'une forme
16:29de retour à la normale
16:31qui prend vraiment
16:31des pincettes
16:32entre l'été
16:33et l'automne
16:34et ça,
16:35c'est le scénario
16:35le plus optimiste.
16:36Donc,
16:36il est vraiment
16:37très prudent.
16:37En tout cas,
16:38Isabelle Moreau
16:39que c'est un changement
16:39de stratégie
16:40fini le fameux
16:41mois par mois.
16:42C'est-à-dire que maintenant,
16:43c'est un bloc
16:43au moins de trois mois
16:44ce qui va peut-être
16:45donner aussi un peu d'air
16:46au gouvernement.
16:47C'est-à-dire que
16:47là,
16:48on attendait à chaque fois
16:49il y aura des annonces
16:49ce sera quand
16:50la semaine prochaine.
16:51Peut-être,
16:51voilà,
16:52c'est vrai qu'effectivement
16:54ils temporisent beaucoup.
16:55Après,
16:56est-ce que les Français,
16:58parce que nous,
16:58on suit peut-être ça
16:59de manière plus précise,
17:01est-ce que les Français
17:02vont se retrouver
17:02dans les annonces
17:03entre ce qui a déjà
17:04été annoncé,
17:04ce qui va être prolongé,
17:05les nouveautés,
17:06qui y a droit.
17:08On connaît tous
17:08des personnes
17:09qui pourraient être
17:10éligibles à ces aides.
17:11Finalement,
17:11est-ce qu'elles savent
17:13où elles peuvent en bénéficier ?
17:14Je pense par exemple
17:15à la prime des gros rouleurs.
17:16On leur avait dit
17:17que c'est annoncé.
17:18Alors,
17:19elles disent
17:19mais oui,
17:20donc là,
17:21il y a un système
17:21où elles peuvent savoir
17:22si elles sont éligibles.
17:23Et là,
17:23pour le coup,
17:24c'est très restrictif
17:24par rapport à...
17:25Exactement.
17:27Donc,
17:27elle va doubler.
17:28Certes,
17:28c'est une belle annonce
17:29mais qui va y en profiter ?
17:30Les gens,
17:31est-ce qu'ils sont déjà
17:31allés voir
17:32s'ils pouvaient être éligibles ?
17:33Ensuite,
17:34il va falloir
17:34qu'ils déposent leur dossier.
17:36Ce n'est pas avant le mois de juin
17:37donc c'est quand même assez long
17:38et c'est vrai que...
17:39Revenu maximum,
17:401 500 euros
17:42pour recevoir cette aide.
17:43Il a dit aussi,
17:44il a employé des mots
17:45il ne faut pas emmerder
17:46les Français,
17:47il y a beaucoup de fatigue
17:48donc il y a le côté
17:48je vous comprends,
17:50je suis en phase avec vous
17:52donc ce côté un petit peu
17:54je sais que j'ai des contraintes,
17:56je ne peux pas faire autrement.
17:56Pour l'instant,
17:57ça lui a plutôt réussi
17:58parce qu'on en parlait tout à l'heure,
18:00il y a de la colère,
18:00certes,
18:01des Français
18:01mais on n'a pas du tout
18:03le phénomène
18:03qu'on avait connu
18:04avec les Gilets jaunes.
18:06Alors,
18:06la période n'est pas la même,
18:07elle est préélectorale
18:08donc chacun défend un peu
18:10ses pions
18:12un peu en guise
18:13d'avant-projet
18:14que ce soit à gauche
18:16ou à droite
18:16en disant
18:16il faudrait faire ci,
18:17il faudrait faire ça
18:18mais pour l'instant,
18:19les Français,
18:20alors peut-être aussi
18:20sont-ils lucides
18:22en se disant
18:22que si jamais
18:23il fait trop de promesses
18:24après,
18:25il y aura le retour de bâton
18:26et il va plus taxer les payes,
18:28enfin avoir recours
18:29davantage à l'impôt
18:30mais en tout cas,
18:31oui,
18:31les Français
18:32ne sont pas très en forme
18:34et ça c'est ce qu'il a dit,
18:35il y a beaucoup de fatigue
18:35mais pour le moment,
18:37on ne voit pas trop
18:38de choses monter
18:38il y a des blocages
18:40sur le périph'
18:40il y a des professions
18:42qui s'expriment
18:43mais ça pourrait être
18:45pire entre guillemets
18:46pour le gouvernement.
18:47Alors une réaction politique
18:48à ces annonces
18:49du gouvernement
18:49et de Sébastien Lecornus,
18:51celle de Thomas Ménager,
18:52député d'extrême droite,
18:53député Rassemblement National,
18:55il était tout à l'heure
18:55l'invité de France Info.
18:57On a encore
18:58une démonstration
18:59de leur déconnexion totale
19:01de la réalité
19:01avec des aides
19:03qui sont simplement
19:05du bricolage,
19:06du saupoudrage.
19:07Au final,
19:07une économie
19:08qui se dégrade
19:10chaque jour,
19:10des Français
19:11qui n'arrivent plus
19:12à boucler leur fin de mois
19:13et des aides
19:14qui sont totalement
19:15en décalage
19:16avec la réalité
19:17et les besoins
19:18des Français.
19:19Tous les pays européens
19:21autour de la France,
19:22ça soit l'Espagne,
19:23le Portugal,
19:23l'Italie,
19:24l'Allemagne,
19:25la Pologne,
19:26baissent les taxes.
19:27Ils se pensent plus
19:28intelligents que tous
19:29ces pays
19:29en continuant
19:30sur ces aides
19:31ciblées
19:32qui, au final,
19:33tapent à côté,
19:33ne sont pas à la hauteur
19:35de la situation
19:36et qui sont même
19:37parfois totalement
19:38à côté de la plaque
19:38comme le fait
19:39de demander aux entreprises,
19:40de donner la possibilité
19:41aux entreprises
19:41de faire des primes
19:43supplémentaires
19:43alors même que les entreprises
19:44elles-mêmes
19:45sont déjà à l'os.
19:45Andréa Brachet,
19:47l'URN reste droit
19:48on va dire
19:49dans sa stratégie.
19:51Ce n'est pas très surprenant
19:52le pouvoir d'achat
19:54est un thème
19:55que le Rassemblement National
19:56essaie de cultiver
19:57à chaque campagne électorale.
19:58Ils essaient d'en faire
19:59un marqueur
20:00parce qu'ils estiment
20:01que c'est notamment
20:01un thème
20:02qui parle particulièrement
20:03à leur électorat
20:04au sein de la France
20:05périurbaine
20:05qui est un électorat
20:06qui a besoin
20:08de prendre sa voiture
20:09pour aller travailler
20:10donc qui est très sensible
20:12au prix des carburants
20:13donc bien évidemment
20:15il y a une forme
20:16de manœuvre politique
20:18de la part du Rassemblement National
20:19depuis le début de la crise
20:20dès les premiers jours
20:22ce qui est assez intéressant
20:23c'est que le Rassemblement National
20:24n'a pas vraiment
20:27formulé de grosses critiques
20:29vis-à-vis d'Emmanuel Macron
20:29sur sa politique géopolitique
20:31sur ses choix diplomatiques
20:32ou géopolitiques
20:33dans le cadre de cette crise
20:34en revanche
20:35ils sont tout de suite allés
20:36sur la question des carburants
20:37et du pouvoir d'achat
20:38en estimant que c'était
20:39un marqueur
20:40auprès de leur électorat.
20:41En continuant
20:42quand un calmeur
20:42a demandé une baisse des taxes
20:44sur les carburants
20:45alors que le gouvernement
20:46Sébastien Lecornu
20:47dans toutes ses allocutions
20:49précédentes
20:50a fermé la porte immédiatement.
20:51Oui oui
20:51et puis
20:53là il y a clairement
20:54l'idée
20:55qu'il faudrait baisser
20:56ses taxes
20:58sur les carburants
20:59et le gouvernement
21:00dit mais regardez
21:01c'est ce qu'on a fait
21:01en 2022
21:02après la guerre
21:03en Ukraine
21:04et regardez comment
21:04quatre ans plus tard
21:06on n'arrête toujours pas
21:06à s'en remettre
21:08tellement ça a grévé
21:09les budgets
21:10et c'est Emmanuel Moulin
21:12qui lors de ses auditions
21:13devant les deux commissions
21:14des finances
21:15de l'Assemblée nationale
21:16et du Sénat
21:16il y a un matin
21:17a même fait ce méa culpa
21:19en disant
21:20qui va devenir le prochain
21:21gouverneur de la Banque de France
21:23et c'était un des petits moments
21:24où les parlementaires
21:25ont noté cette forme
21:27d'émancipation
21:27vis-à-vis de la présidence
21:29de la République
21:29qu'il venait de quitter
21:30où il était secrétaire général
21:31de l'Elysée
21:32mais même lui
21:33a reconnu
21:34que cette politique
21:35des chèques
21:35des boucliers énergétiques
21:37elle avait été
21:38on avait arrosé le sable
21:40ça avait été
21:41de l'argent de gaspiller
21:42puisque indifféremment
21:44vous aidez
21:45la personne
21:46qui va faire son plein
21:47pour un week-end en Normandie
21:48alors qu'elle a
21:49des très gros revenus
21:49et vous aidez
21:51de la même façon
21:51une personne
21:52qui a des revenus
21:52très modestes
21:53donc voilà
21:54là il y a un consensus
21:55quasi total
21:57sur l'échiquier politique
21:59hormis l'URN
22:00et à la gauche de la gauche
22:01pour dire qu'on ne peut plus
22:02retourner
22:02à cette tête généralisée
22:04et la baisse simple
22:05des taxes
22:05sur les carburants
22:06même si c'est parti
22:08continuer à le prôner
22:09et je crois que
22:10le gouvernement se dit
22:11que le message
22:12est plutôt bien passé
22:13auprès des français
22:14sur le fait
22:15qu'on était à l'os
22:15et qu'on avait
22:16un gros problème de déficit
22:17et qu'une dette
22:19énormissime
22:20et même lui
22:20il l'a dit
22:21nous mesurons
22:22aujourd'hui
22:22je mesure la pression
22:23Sébastien Lecornu a dit
22:24mais il y a aussi
22:25la défense de l'intérêt général
22:27et aussi des générations futures
22:28donc en essayant d'avoir
22:29un petit peu de ce discours
22:30qu'avait François Bayrou
22:31sur le poids de la dette
22:32en disant
22:33on ne peut pas faire
22:34ces aides massives
22:34à tous les français
22:35il faut qu'on continue
22:36à rester sur des dispositifs
22:38ciblés profession par profession
22:39ou pour les plus modestes
22:41je crois que
22:42voilà
22:42il mise sur le fait
22:43que la population générale
22:44ait entendu ce message
22:45sur l'état de nos finances publiques
22:47et aussi le fait
22:48qu'on subit
22:49une situation internationale
22:50que la France dénonce
22:51c'est-à-dire qu'Emmanuel Macron
22:53dans son position
22:54nous gérons une crise mondiale
22:55et pas interne
22:55a redit
22:56exactement
22:56Emmanuel Macron
22:57est critique
22:58de l'opération américaine
23:00et on le voit
23:01il y a même eu des tensions
23:01avec Donald Trump
23:03Donald Trump appelant
23:04les européens
23:05les français
23:05à s'engager davantage
23:06dans la guerre
23:06en Iran
23:07et la France disant
23:08ce n'est pas notre guerre
23:10on ne l'a pas déclenché
23:11on ne l'a pas voulu
23:12pourquoi est-ce qu'on irait
23:12maintenant aider
23:13les intérêts américains
23:14dans cette guerre
23:15qu'on n'a pas voulu
23:15donc les français entendent
23:16que le gouvernement
23:17subit aussi
23:18cette situation internationale
23:20qu'il ne veut pas
23:20et contre laquelle
23:21il lutte
23:22à l'échelle internationale
23:23Isabelle Moreau
23:24on entendait
23:24Thomas Ménager
23:25du Rassemblement National
23:26Extrême Droite
23:27qui joue aussi
23:27sur l'incompréhension
23:28peut-être de certains français
23:29qui voient ce qui se passe
23:30à l'étranger
23:31en Italie
23:31en Espagne
23:32on peut citer
23:32d'autres pays
23:33où il y a effectivement
23:34cette baisse des taxes
23:36Oui tout à fait
23:37et puis c'est toujours
23:38assez classique
23:39on compare parfois
23:40des choses qui sont
23:40un peu incomparables
23:41parce que je pense
23:42qu'on n'a pas tout à fait
23:43la même fiscalité
23:44d'un pays à l'autre
23:45même si on fait partie
23:45d'une même Europe
23:46et oui chacun
23:48mais en même temps
23:48c'est assez logique
23:49et classique
23:51le RN fait entendre sa voix
23:52il y a d'autres partis
23:54qui se sont exprimés
23:56aussi notamment
23:57le parti socialiste
23:57pour dire tout le mal
23:59entre guillemets
23:59qui pensaient de ces mesures
24:01donc alors là
24:03sur cet aspect-là
24:04le Premier ministre
24:05il sait qu'il est attendu
24:06il a annoncé
24:07un comité d'alerte
24:09des finances publiques
24:09pour le mois de juin
24:10donc maintenant
24:12il va s'atteler
24:12à la préparation
24:13du prochain budget
24:14le précédent a été
24:16très très compliqué
24:16celui d'avant aussi
24:17donc il va falloir
24:18qu'il trouve une majorité
24:19pour ce prochain budget
24:21et il a dit
24:22qu'il ne voulait pas
24:22du rabot à l'aveugle
24:23il veut du temps
24:24pour être cohérent
24:25et il doit
24:25il a annoncé aussi
24:27je reprends un peu mes notes
24:28c'est que les décisions
24:29des nouvelles économies
24:30qui ont été décidées
24:31en 2026
24:32doivent être en cohérence
24:33avec 2027
24:33donc là
24:34et puis annonce importante
24:35il l'a dit aussi
24:36pas de hausse d'impôt
24:37dans le prochain budget
24:38exactement
24:38donc en fait
24:39là c'est vraiment
24:39le nouveau chantier
24:40auquel il va s'atteler
24:41et celui-là
24:42est très très important
24:43et on va continuer
24:44à en parler
24:45on parlera notamment
24:46de cette absence
24:47de hausse d'impôt
24:48annoncée par Sébastien Lecornu
24:50tout à l'heure
24:50quand il s'est exprimé
24:51à propos de ce budget
24:532027
24:54ce sera dans la seconde partie
24:55des informés
24:56restez bien avec nous
24:57sur France Info
25:03Bientôt 20h30
25:04l'info c'est avec vous
25:05Stéphane Milhomme
25:05Et d'abord
25:06dix jours après
25:06cet incendie
25:07à Dessines
25:08près de Lyon
25:09et la mort
25:09de trois habitants
25:10le parquet
25:11annonce l'interpellation
25:12de deux mineurs
25:13et deux majeurs
25:14âgés de 16 à 18 ans
25:15ils doivent préciser
25:16leur rôle
25:17dans cet incendie criminel
25:18visant un immeuble
25:20il s'était déroulé
25:21au petit matin
25:22et les enquêteurs
25:23privilégient toujours
25:24la piste du règlement
25:25de compte
25:25sur fond de trafic de drogue
25:27continuer à soutenir
25:28l'économie
25:29tout en gardant
25:30un oeil sur les dépenses
25:31c'est la philosophie
25:32de Sébastien Lecornu
25:33avec plusieurs annonces
25:34autour du gouvernement
25:36le Premier ministre
25:37souhaite par exemple
25:38un nouvel effort
25:39de plus de 700 millions d'euros
25:41mesure qui reste ciblée
25:42mais elles vont s'étaler
25:43maintenant sur trois mois
25:45faute d'accords
25:45avec les belligérants
25:47au niveau mondial
25:48l'aide au carburant
25:50par exemple
25:50pour les gros rouleurs
25:51passera de 50 à 100 euros
25:53le plafond
25:54des primes carburant
25:55défiscalisé
25:56versé par les employeurs
25:57sera porté
25:58de 300 à 600 euros
25:59des aides
26:00à la trésorerie
26:01des taxis
26:01la poursuite des mesures
26:02aussi pour les agriculteurs
26:04et maintenant
26:04les professionnels
26:06du fluvial
26:06du côté des réactions
26:08il fallait
26:08cette reconduction
26:09de l'aide
26:10pour les agriculteurs
26:11par contre
26:12elle n'est pas du tout
26:12à la hauteur
26:13c'est l'avis du syndicat
26:14FNSEA
26:15et puis les taxis
26:16ne sont pas du tout satisfaits
26:18selon leur fédération nationale
26:19elle ne voit
26:20dans ses annonces
26:21qu'une avance
26:22de trésorerie
26:23et le gouvernement
26:24leur propose
26:24également des aides
26:255500 euros
26:26pour l'achat
26:27de voitures électriques
26:28la mère
26:30de deux jeunes
26:30enfants français
26:31retrouvés
26:32seuls au Portugal
26:33arrêtés
26:33avec son compagnon
26:34les gendarmes
26:35les ont interpellés
26:36à Fatima
26:37les deux jeunes
26:38de 4 et 5 ans
26:38avaient été retrouvés
26:39mardi soir
26:40en pleurs
26:41au bord de la route
26:41une enquête
26:42est ouverte
26:43à Colmar
26:43dans l'est de la France
26:45le conseil constitutionnel
26:47censure la suppression
26:48des zones
26:48à faible émission
26:50la mesure avait été retirée
26:51il y a quelques semaines
26:52dans un projet de loi
26:53de simplification économique
26:55ces aides à feu
26:56permettent
26:56dans une quarantaine
26:57d'agglomérations
26:58d'interdire aux véhicules
26:59les plus polluants
27:00de circuler
27:01la censure également
27:02ce soir
27:02de l'assouplissement
27:04des règles
27:04contre l'artificialisation
27:06des sols
27:07et puis la guerre
27:08en Ukraine
27:08et trois cheminots russes
27:09ont été tués
27:10par un drone ukrainien
27:11l'attaque s'est produite
27:12il y a quelques heures
27:13dans la zone frontalière
27:14de Briance
27:15que des frappes russes
27:16ont également visé
27:17le réseau ferroviaire ukrainien
27:19et à plusieurs reprises
27:21France Info
27:2420h
27:2421h
27:25France Info
27:26les informés
27:27avec ce soir
27:30dans le studio
27:30de France Info
27:31Isabelle Moreau
27:32journaliste et directrice
27:33de la rédaction
27:34de l'agence AEF
27:36spécialisée notamment
27:37en économie
27:38Adrien Bracher
27:38rédacteur en chef adjoint
27:40du service politique
27:41du Point
27:42Quentin Calmet
27:43journaliste politique
27:43et parlementaire
27:44à Public Sénat
27:45et Sébastien Hachnégans
27:47journaliste politique
27:48à l'Express
27:49nous continuons
27:50dans les informés
27:51de décrypter
27:52cette conférence de presse
27:53donnée en fin d'après-midi
27:54par le Premier ministre
27:56et une partie du gouvernement
27:57comment faire face
27:58dans la durée
27:58à la hausse
27:59des prix des carburants
28:00en lien évidemment
28:01avec la crise et la guerre
28:02au Moyen-Orient
28:04je voudrais qu'on revienne
28:04un peu sur la forme
28:06aussi de cette conférence
28:07de presse
28:08c'était assez inédit
28:09Adrien Bracher
28:10fini le perron de Matignon
28:12c'est là qu'on voyait
28:13Sébastien Lecornu
28:14depuis sa nomination
28:15au mois de septembre
28:17il a choisi donc
28:18une conférence de presse
28:19plus traditionnelle
28:20peut-être plus solennelle aussi
28:21oui changement de ton
28:23Sébastien Lecornu
28:24était jusque-là
28:25très pudique
28:26il limitait vraiment
28:27à quelques minutes
28:28ses interventions
28:29et là
28:30il a décidé
28:31de changer de style
28:33déjà j'ai été frappé
28:35par l'emploi
28:37régulièrement
28:37au cours
28:38de la conférence de presse
28:39de la première personne
28:40du singulier
28:41par Sébastien Lecornu
28:42alors c'était par petite touche
28:44il a bien rappelé
28:44il a bien dit
28:45ce gouvernement
28:46n'a pas d'agenda politique
28:47il ne s'agissait pas
28:48de propulser
28:49qui que ce soit
28:49mais par petite touche
28:51il a commencé
28:51à parler un petit peu de lui
28:52il a à plusieurs reprises
28:54appuyé sur le fait
28:56qu'il était issu
28:57d'une circonscription rurale
28:58donc il comprenait
28:59les français
29:00qui subissaient
29:01cette hausse du carburant
29:02il a parlé
29:04de son
29:05de son orientation
29:07séguiniste
29:08à une époque
29:09il a
29:10séguiniste pour les plus jeunes
29:11il faut préciser
29:12de Philippe Séguin
29:13pour se revendiquer
29:14d'une fibre sociale
29:15voilà c'est ce qu'il a dit
29:16il a fait des références
29:18au gaullisme aussi
29:19il a cité
29:21Georges Pompidou
29:21sur il faut arrêter
29:23d'emmerder les français
29:24donc par petite touche
29:25un peu en arrière-plan
29:27il a fait un peu
29:28son portrait déguisé
29:30son portrait politique
29:31donc c'est intéressant
29:32parce qu'il s'est
29:32un peu plus dévoilé
29:34que d'habitude
29:35ça faisait penser aussi
29:36d'une certaine manière
29:37en tout cas moi
29:37ça m'a fait penser
29:38aux conférences de presse
29:39que faisait Edouard Philippe
29:41pendant la crise Covid
29:43avec ses exercices
29:44de pédagogie
29:45avec pareil
29:46des diapositives
29:48des chiffres
29:49le temps
29:49de prendre le temps
29:51d'expliquer
29:52ça avait beaucoup bénéficié
29:53à l'époque
29:53à Edouard Philippe
29:54d'un point de vue
29:55de popularité
29:56alors qu'il sortait
29:56de moments quand même
29:58compliqués
29:58on se rappelle
29:59la réforme des retraites
29:59qui avait été un moment difficile
30:00les gilets jaunes
30:01ça lui avait redonné
30:02de l'oxygène
30:03ces exercices de pédagogie
30:04donc peut-être
30:05que Sébastien Lecornu
30:06espère en faire de même
30:07et si l'on remonte
30:08un peu moins loin
30:09dans le temps
30:09quand on calmait
30:11ça peut rappeler aussi
30:12la toute récente
30:14conférence de presse
30:15ou point en tout cas
30:16fait sur l'antavirus
30:17avec tous les épidémiologistes
30:19alors cette fois
30:19c'était les ministres
30:21qui étaient au rendez-vous
30:21et qui entouraient
30:22le chef du gouvernement
30:24qui ont pris la parole
30:25à tour de rôle
30:26qui sont revenus
30:27plusieurs fois
30:27c'était pas toujours facile
30:28de suivre la chorégraphie
30:29oui tout à fait
30:30et puis le terme transparence
30:32a été aussi utilisé
30:33à plusieurs reprises
30:34pendant la conférence
30:36c'est M. Lecornu qui a dit
30:37on va faire la transparence
30:38sur tout ce qui se passe
30:39et puis les ministres aussi
30:40qui ont repris ce terme
30:41de transparence
30:42en disant un peu
30:43bon ben voilà
30:44faire carte sur table
30:46et chacun
30:47dans leur portefeuille
30:48ministériel
30:48de dire un peu
30:49là où ils en étaient
30:50et montrer
30:51leurs mains
30:53et bon
30:53c'est là qu'on se dit
30:54chacun après évalue
30:56mais qu'ils n'ont pas
30:57beaucoup de cartes
30:57et qu'ils ne peuvent pas
30:58faire énormément non plus
30:59mais ils jouent
31:00ils la jouent franco
31:02et ils le disent
31:02voilà les marges de manœuvre
31:04dont on dispose
31:05jusqu'où on peut aller
31:06dans chacun
31:07de nos champs
31:09par particulier
31:10les transports
31:11la santé
31:12puisqu'il y a aussi
31:13des aides
31:13pour les aides à domicile
31:15la santé
31:16qui a parlé également
31:16donc l'idée
31:17d'avoir à la place
31:19des experts
31:19chacun des ministres
31:20qui dans son rayon d'action
31:22pouvait comme ça aussi
31:24faire la transparence
31:24sur là où il en était
31:25dans les négociations
31:26branche par branche
31:27et de ce qu'il pouvait faire
31:28comme nouvelle annonce
31:29dans cette crise des carburants
31:30ça a rappelé aussi
31:31cette séquence
31:32de la semaine dernière
31:33il y avait un côté
31:33très exposé finalement
31:35de plusieurs élèves
31:36on va dire
31:37oui ça m'a rappelé
31:38François Bayrou
31:40François Bayrou
31:40sur la dette
31:41qui faisait
31:42des très longues conférences
31:43de presse
31:43alors plus long que celle-ci
31:44qui faisait des vidéos
31:45ça a duré quand même
31:46plus d'une heure
31:47voilà
31:47qui faisait des vidéos
31:48on se rappelle
31:49pendant l'été
31:49sur son compte
31:51YouTube
31:52c'est la première fois
31:52de mémoire
31:53que Le Cornu
31:54se met en scène
31:54comme ça
31:55pas seul
31:56mais avec ses ministres
31:58et en fait
31:58le changement de décor
32:00à mon avis
32:00est censé incarner
32:02ce changement d'échelle
32:03sur lequel Le Cornu
32:05et le reste du gouvernement
32:06ont mis l'accent
32:06c'est-à-dire que
32:07on veut montrer
32:09que
32:10la crise va durer
32:11effectivement
32:11que
32:13tous les ministres
32:14sont engagés
32:15concernés
32:17et
32:18Le Cornu
32:18se met vraiment en scène
32:19et c'est assez singulier
32:20pour quelqu'un
32:20qui est assez taiseux
32:22assez discret
32:23qu'on appelait
32:24parfois
32:24le Grand Muet
32:25comme il vient
32:25de la Grande Muette
32:26le ministère des Armées
32:27donc c'est vraiment
32:28une nouveauté
32:29effectivement sur la forme
32:30Effectivement
32:31c'est la fin
32:31du moine soldat
32:32il s'ouvre un peu plus
32:33Adrien Brachet
32:34En tout cas
32:34c'est une tentative
32:36d'essayer
32:37d'éviter
32:38le
32:38comment dire
32:39le risque
32:39de devenir
32:40un gouvernement fantôme
32:41parce que
32:42plus on avance
32:43vers l'élection présidentielle
32:44plus en fait
32:46avec des visages
32:47même si le gouvernement
32:47est en place
32:48depuis des mois
32:49que certains français
32:49découvrent aujourd'hui
32:50il y a eu un tel
32:51mais même en fait
32:52depuis 2022
32:53il y a eu des tels
32:55changements ministériels
32:56successifs
32:57à l'éducation nationale
32:58à la santé
32:58à tant d'endroits
32:59que les français
32:59ont du mal
33:00à s'y retrouver
33:01donc ça n'arrange pas
33:02les choses
33:02et puis là
33:03il y a l'approche
33:04de la campagne présidentielle
33:06la situation
33:07de quasi blocage
33:08au Parlement
33:09qui fait que
33:10ce gouvernement
33:11donne quand même
33:12une forme d'impression
33:13d'impuissance
33:14le mois d'avril
33:15a été compliqué
33:16pour Sébastien Lecornu
33:17il y a eu
33:17toutes les crispations
33:18autour du 1er mai
33:20il y a eu
33:20les problèmes
33:22autour de l'assurance chômage
33:23aussi
33:23donc il a vécu
33:24un mois d'avril
33:25compliqué
33:26et donc il y a aussi
33:27une volonté
33:27de se remettre
33:28devant de la scène
33:29de montrer un gouvernement
33:30à l'action
33:31surtout avant un mois
33:33de juin
33:33et des prochains jours
33:35qui vont être marqués
33:36par une très forte
33:37actualité présidentielle
33:38on rentre dans une période
33:39où il va y avoir
33:39quasiment toutes les semaines
33:40des grands meetings
33:41présidentiels
33:42dans les prochaines heures
33:43Gabriel Attal
33:43va annoncer sa candidature
33:44à l'élection présidentielle
33:45il tiendra un meeting
33:46le 30 mai
33:47ensuite
33:48il va y avoir
33:48un meeting
33:49de Jean-Luc Mélenchon
33:51un meeting
33:51de Raphaël Glucksmann
33:52Bruno Retailleau
33:53Edouard Philippe
33:54donc on va rentrer
33:55dans un mois de juin
33:56qui va être extrêmement
33:57tourné vers l'élection
33:58présidentielle
33:59donc le gouvernement
34:00a besoin aussi
34:01de montrer
34:02qu'il existe encore
34:03Isabelle Moreau
34:04oui moi je partage
34:05ce qui vient d'être dit
34:06c'est vrai aussi
34:07que nous journalistes
34:08on n'est plus du tout
34:09habitués finalement
34:10au système
34:10des conférences de presse
34:11parce que depuis
34:13je crois le Covid
34:15les ministres
34:15ne font plus du tout
34:16de conférences de presse
34:17on a toujours
34:17des micros tendus
34:18donc je trouve
34:20que c'était plutôt bien
34:21donc moi je sais
34:22que nous on a un journaliste
34:23Quentin Châtelier
34:24qui était sur place
34:25et qui était content
34:26d'y aller
34:26après c'est vrai
34:27que dans les boucles
34:27il disait attention
34:28il n'y aura pas trop
34:29de questions et autres
34:29il ne faut pas non plus
34:31trop...
34:31il y en a eu quelques-unes
34:32tout à fait
34:33mais je trouve
34:34que c'est plutôt bien
34:35et si on pouvait
34:36renouer aussi
34:37avec cet exercice
34:38finalement des conférences
34:39de presse
34:39ce serait pas mal
34:40et ça permet aussi
34:41c'est ce que vous disiez
34:42tout à l'heure
34:43c'est qu'il y a des personnes
34:45qu'on ne connait pas forcément
34:46on ne connait pas
34:47ou leur nom
34:47ou on ne connait pas
34:48du tout leur visage
34:49et c'est vrai
34:49que ça a tellement tourné
34:50au niveau des gouvernements
34:51que parfois c'est bien
34:52d'incarner un peu des fonctions
34:53Allez revenons sur
34:54oui Quentin
34:55C'est très dur d'avoir
34:55les ministres à nos micros
34:56nous on a les questions
34:58au gouvernement
34:58tous les mercredis
34:59on envoie des...
35:02les ministres concernés
35:03par des dossiers chauds
35:04et là il y a une frilosité
35:05c'est même plus une frilosité
35:07c'est glacial
35:09il n'y a pas beaucoup
35:10de marge de manœuvre
35:10pour les ministres
35:11pour annoncer quoi que ce soit
35:12alors ils viennent
35:13lorsqu'ils ont des toutes petites victoires
35:15au Parlement
35:16quand ils arrivent à faire passer
35:17le texte sur les fraudes sociales
35:19ils parviennent à faire passer
35:20quelques petits textes
35:22qui arrivent au bout
35:23de la navette parlementaire
35:24mais sans ça
35:26on ne peut pas venir
35:27on n'aura pas de marge de manœuvre
35:28sur ce qu'on va pouvoir dire
35:29en fait à la presse
35:30donc c'est vrai que c'est bien
35:31si c'est bien sur le corps nu
35:33desserre un petit peu
35:34parce que je pense qu'il y a aussi
35:35la volonté de la part de Matignon
35:36de serrer la vis
35:37sur la communication du gouvernement
35:38pour faire aucune erreur
35:39de communication
35:40qui n'est pas des ministres
35:42qui s'avancent trop
35:42par rapport à ce qu'ils pourraient
35:43pouvoir dire et assumer ensuite
35:45parce qu'il y a très peu
35:46de marge de manœuvre politique
35:47mais c'est très bien
35:48si Sébastien Connu
35:48effectivement
35:49desserre un peu
35:50la communication politique
35:50et qu'on a un petit peu
35:52comme ça aussi
35:53accès à un peu plus d'épaisseur
35:54Oui ça s'était complètement perdu ça
35:56Bon je ne veux pas vous rendre jaloux
35:57Quentin Calmet
35:58mais Jean-Pierre Farandou
35:59le ministre du Travail
35:59il était tout à l'heure
36:00dans le studio de France Info
36:02il a accepté notre invitation
36:04il est revenu sur l'une des annonces
36:06de cette conférence de presse
36:07on en a parlé tout à l'heure
36:08c'est le doublement
36:08du plafond
36:09de cette prime carburant
36:11de 300 à 600 euros
36:12une aide que pourront
36:13verser les entreprises
36:14on écoute le ministre du Travail
36:16L'effort que fait le gouvernement
36:17d'abord il remonte le plafond
36:18de 300 à 600 euros
36:20surtout il fait l'effort
36:21de ne pas appliquer de charges
36:22ni sociales ni fiscales
36:23donc c'est une très bonne nouvelle
36:24et puis de simplifier le dispositif
36:26on fait complètement confiance
36:27aux entreprises
36:28sur les critères
36:28on leur fait confiance
36:29l'idée c'est bien sûr
36:30d'aider les salariés
36:31qui prennent leur voiture
36:32pour aller travailler
36:33donc l'application est très libre
36:34c'est le principe
36:35de responsabilité
36:36et de confiance
36:37et c'est la capacité
36:38des entreprises à le faire
36:39Effort du gouvernement
36:40ou effort des entreprises
36:41Isabelle Moreau ?
36:42C'est bien de faire confiance
36:43aux entreprises
36:43après
36:45entendons
36:45est-ce qu'elles vont entendre
36:46le message
36:47et est-ce qu'elles vont verser
36:48effectivement cette prime
36:49à leurs salariés
36:51il faut attendre
36:52je vais questionner
36:54pour l'instant
36:54enfin comment dire
36:55ils sont incapable de dire
36:56combien d'entreprises
36:57vont le faire
36:58et combien de salariés
36:58vont être touchés
36:59donc c'est vrai
37:00que c'est
37:00oui
37:01dans le papier des échos
37:02d'aujourd'hui
37:03qui avait senti
37:04venir
37:06il cite Serge Papin
37:08qui il y a 10 jours
37:09était reçu
37:09le ministre du commerce
37:10du pouvoir d'achat
37:12aussi
37:12c'est dans son portefeuille
37:13et il a dit
37:14sur BFM Business
37:15ça ne se sait pas
37:17il existe
37:18une prime carburante
37:19est fiscalisée
37:20donc même lui
37:21lorsqu'il en parle
37:21il y a 10 jours
37:22sur une chaîne spécialisée
37:23dans l'économie
37:24il rappelle aux entrepreneurs
37:25et au monde de l'entreprise
37:27qu'il y a bien cette prime
37:28qui existe
37:28c'est bien que
37:28même le gouvernement
37:29dit que cette prime
37:30elle est méconnue
37:31et il va falloir
37:32qu'il s'en empare rapidement
37:33le patronat
37:34si c'est possible
37:35les syndicats vont s'en emparer
37:39après effectivement
37:40est-ce qu'il y aura
37:41une annonce
37:42faite par les employeurs
37:44c'est pas sûr
37:45Adrien
37:45oui il y a une question
37:46de lisibilité
37:47de la décision politique
37:48c'est à dire
37:49qu'il y a parfois
37:49un tel entassement
37:51de dispositifs
37:52d'aide potentiels
37:53que les entreprises
37:54comme les français
37:55d'ailleurs à titre personnel
37:56ont parfois
37:57beaucoup de mal
37:58à s'y retrouver
37:58et à ne pas nécessairement
38:00voir le lien
38:01entre des annonces
38:02qui sont faites
38:03au niveau national
38:03et ce qui leur arrive
38:04eux au niveau
38:05micro au niveau
38:06de leur vie
38:07et puis sur les entreprises
38:10Sébastien Lecornu
38:11sait qu'il marche
38:11sur des oeufs
38:12ses relations
38:13avec le MEDEF
38:14ces derniers temps
38:15sont compliquées
38:16sur la question
38:16on en parlait tout à l'heure
38:17de l'allègement
38:18des charges
38:21donc il sait
38:22qu'il faut qu'il fasse
38:23attention à la moindre
38:24de ses déclarations
38:25et que c'est
38:26une situation
38:27qu'il va falloir
38:28à un moment
38:28ou à un autre
38:29apaiser
38:30il marche sur des oeufs
38:31il veut aussi marcher
38:31sur ses deux jambes
38:32entre le long terme
38:33et le court terme
38:34c'est ce qu'il a dit
38:34tout à l'heure
38:35Sébastien Lecornu
38:36on n'a pas fini
38:37de subir
38:37a dit le premier ministre
38:39il n'y a pas le choix
38:39de continuer
38:40on l'écoute
38:41à électrifier l'économie
38:43il faut qu'on marche
38:43sur nos deux jambes
38:44entre le court terme
38:45et le long terme
38:45on n'a pas d'autre choix
38:47que d'accélérer
38:48l'électrification du pays
38:50les hydrocarbures
38:50c'est une laisse
38:52c'est une laisse
38:53c'est une laisse
38:54étrangleuse
38:55on ne peut pas dire
38:56autre chose
38:57l'électrification
38:58l'électricité
38:59c'est notre liberté
39:00et ça on le doit
39:01aux grands anciens
39:01on le doit aussi
39:02aux décisions
39:03qu'on a prises récemment
39:05heureusement
39:05qu'on a signé
39:06ce décret
39:06sur la programmation
39:07pluriannuelle
39:08pour l'énergie
39:08parce que c'est ce qui
39:09va venir rénover
39:09notre parc nucléaire français
39:10et donner des perspectives
39:12sur les énergies renouvelables
39:13les hydrocarbures
39:14une laisse étrangleuse
39:15la formule est assez forte
39:16quand même Sébastien Schneegrand
39:17oui je l'avais noté
39:18d'ailleurs c'est assez rare
39:19qu'on entend Sébastien Lecornu
39:21utiliser des images
39:22aussi fortes que celles-ci
39:24c'est le signe
39:26qui veut aussi faire
39:27un exercice de pédagogie
39:29et envoyer des signaux
39:32politiques assez forts
39:33y compris sur le budget
39:35ce que ça dit
39:36c'est que
39:37pareil
39:37il veut reprendre
39:38des actions gaulliens
39:39et dire il y a le court terme
39:40mais le long terme
39:41on n'avigue pas à vue
39:43et on sait qu'il faut
39:45électrifier davantage
39:46que la France a des atouts
39:47avec le nucléaire
39:48c'était tout le sens
39:49de son message
39:50autre phrase
39:51autre formule
39:52du Premier ministre
39:53on paye cash
39:53notre dépendance au pétrole
39:55Isabelle Moreau
39:56il y a aussi l'idée
39:56en quelque sorte
39:57de réparer peut-être
39:58les errements
39:59au début de la guerre
40:00où finalement
40:00Sébastien Lecornu
40:02avait dit
40:03l'argent qui résultera
40:05des hausses de carburant
40:06servira à électrifier
40:07l'économie
40:08et beaucoup n'avaient pas compris
40:09en disant
40:09on préférait que ça serve
40:10à faire baisser
40:12le prix de l'essence
40:12oui tout à fait
40:13effectivement
40:14ça va être
40:14c'est un gros gros sujet
40:16pour lui
40:16alors c'est vrai aussi
40:17que l'électrification
40:18c'était pour justifier aussi
40:19la baisse générale
40:20de la fiscalité
40:21qui est quand même
40:22demandée par tout le monde
40:23donc il a bien rappelé
40:23et c'est vrai que
40:24la laisse étrangleuse
40:25c'est très imagé
40:26je pense que tout le monde
40:27a l'image un peu
40:29ou pas
40:29d'ailleurs
40:30de ce que ça peut représenter
40:31mais c'est vrai
40:32que ça va être
40:33un gros sujet
40:34et là-dessus
40:35il veut une forme
40:35de transparence totale
40:36c'est vrai qu'aujourd'hui
40:38on parle un petit peu moins
40:39des profits
40:39qui ont été faits
40:40par les entreprises
40:41alors c'est vrai que
40:41Total a été bien épinglé
40:43il avait été taxé
40:44de profiteurs
40:46de guerre
40:47alors lui
40:49lui pardon
40:49Patrick Pouyannet
40:50le patron de Total
40:51va être auditionné
40:52au mois de juin
40:53je crois que c'est le 16 juin
40:54à l'Assemblée
40:55pour expliquer
40:56un petit peu
40:57tout ce qui
40:58ce qui se passe
40:59chez lui
40:59parce que c'est vrai
41:00qu'il y en a plein qui disent
41:01ok
41:01pardon
41:02ok
41:02excusez-moi
41:04il a bloqué
41:05le prix des carburants
41:07mais combien ça lui a rapporté
41:08parce que finalement
41:10est-ce qu'il ne fait pas
41:11une concurrence déloyale
41:12par rapport aux autres
41:13qui ne peuvent pas
41:13maîtriser toute la chaîne
41:14donc c'est vrai que
41:15ces questions-là
41:16elles vont ressurgir
41:17et je pense que
41:18dans le débat actuel
41:19où on recherche
41:20effectivement de l'argent
41:21ça va revenir
41:22devant de la scène
41:23Quentin Calmet
41:24oui avec la difficulté
41:25encore une fois
41:26d'électrifier les usages
41:27quand on n'a pas
41:28de marge de manœuvre
41:29au Parlement
41:29qu'on n'a pas
41:29de marge de manœuvre
41:30budgétaire
41:31pour engager
41:32des grands investissements
41:33et aussi
41:34quand il y a une partie
41:35de la population
41:36qui ne se reconnaît pas
41:37dans le véhicule électrique
41:39qu'il faudrait acheter
41:40pour remplacer
41:41son vieux diesel
41:43ou même sa voiture
41:43à essence
41:44et aussi
41:45dans les pompes à chaleur
41:46voilà
41:46qui sont un investissement lourd
41:48et une forme aussi
41:50d'installation
41:51de chauffage
41:52qui ne plaît pas
41:53à tout le monde
41:53et qui est un peu
41:54la seule solution
41:55qu'on a
41:55pour remplacer
41:57le fuel
41:58et la grosse chaudière
41:59dans les maisons
42:01en France
42:01donc il y a
42:02cette difficulté
42:03de vouloir
42:04un grand
42:06choc
42:06d'électrification
42:07des usages
42:08aussi
42:08de faire passer
42:10le message
42:10que c'est les français
42:11qui doivent
42:12s'équiper
42:12et s'investir
42:13et aussi
42:14c'est ce qu'il a dit
42:14et c'est à ce moment-là
42:15qu'il a parlé
42:15du fait qu'il ne fallait pas
42:16emmerder les français
42:17aussi on ne va pas dire
42:18aux français
42:18comment il faut vivre
42:19c'est à ce moment-là
42:19aussi qu'il a eu
42:20cette expression
42:21parce qu'il a
42:23ce rapport au pays
42:24il ne veut pas avoir
42:26à dicter aux gens
42:27la façon
42:28dont ils doivent
42:28se comporter
42:29il a donné l'exemple
42:30des courses de voitures
42:32où certains avaient dit
42:32il faudrait interdire
42:33les courses de voitures
42:34ça envoie un signal terrible
42:35avec l'utilisation
42:36de ces véhicules
42:37à essence
42:37il dit
42:38hors de question
42:38je trouve ça vraiment
42:39pas du tout
42:40au niveau du rapport
42:41que je dois avoir
42:41avec les français
42:42donc il y a cette ambiguïté
42:43de cette électrification
42:44qui va forcément passer
42:45par un moment
42:46forcé
42:46ou d'inciter
42:48au changement
42:48des pratiques
42:49des usages
42:50dans les foyers
42:50et en même temps
42:51cette idée
42:51un peu de droite
42:52libérale
42:53de ne pas avoir
42:54à forcer non plus
42:55les français
42:55à changer leur pratique
42:56Sébastien Schneegrand
42:57je m'y lancerai juste
42:58là-dessus
42:59j'ai été assez frappé
43:00de voir que les ventes
43:01de voitures électriques
43:01ont explosé
43:03là ces derniers temps
43:04je crois que c'est 48%
43:06dans les 3 premiers mois
43:07de 2026
43:08ou en avril
43:10je ne vais pas dire de bêtises
43:10mais j'ai vu
43:11que les ventes
43:12de véhicules électriques
43:12en France
43:14ont largement augmenté
43:15donc je pense que
43:16les français
43:16on partait de très bas
43:17comment ?
43:18on partait très bas
43:19mais il y a quand même
43:20je pense que les français
43:22n'attendent pas le corps nu
43:23pour acheter des voitures électriques
43:25il y a eu aussi
43:26cette annonce
43:26Adrien Brachet
43:27on n'en a pas encore parlé
43:27ce soir
43:28ce bonus écologique
43:29pour les chauffeurs de taxi
43:30les taxis qui réclamaient
43:31des annonces
43:32ils avaient eu
43:34quelques mesures fiscales
43:35mais sans plaigner
43:37de ne pas être
43:38assez bien traités
43:38à partir du 1er octobre
43:40bonus écologique
43:41pour au moins 3 mois
43:42des aides à l'achat
43:42aussi jusqu'à
43:445500 euros
43:45ce n'était pas forcément
43:45attendu comme annonce
43:46en tout cas
43:47c'est une profession
43:48qui a une forte capacité
43:49de mobilisation
43:51on l'a vu
43:52déjà ces dernières années
43:53donc c'est une profession
43:55qui est toujours
43:55quand même regardée
43:56de très près
43:57par l'exécutif
43:59parce qu'ils ont
44:00une capacité de blocage
44:01ils sont en général
44:02très bien organisés
44:03donc il y avait aussi
44:05une volonté
44:05de répondre
44:06à ce secteur là
44:07comme c'est le cas
44:08d'ailleurs
44:08sur le secteur de la pêche
44:09ou sur le secteur
44:10de l'agriculture
44:11avec là aussi
44:11des aides reconduites
44:12avec des aides reconduites
44:13mais vraiment
44:14destinées à certains
44:15secteurs en particulier
44:17d'ailleurs par exemple
44:18sur le cas de l'agriculture
44:19c'est vrai au niveau national
44:20mais c'est vrai aussi
44:21au niveau européen
44:22parce que ça rajoute
44:22aussi un niveau de complexité
44:23c'est qu'une partie
44:24de la réponse
44:25passe par le niveau
44:26européen aussi
44:27il y a un plan
44:28notamment sur la question
44:29des engrais
44:30qui est élaboré
44:32au niveau européen
44:33dans l'idée
44:34d'avoir vraiment
44:35des approches sectorielles
44:36pour les secteurs
44:37qui souffrent le plus
44:38des aides aussi
44:39ce soir
44:39on ne l'a pas encore évoqué
44:40Isabelle Moreau
44:40non plus
44:41des mesures
44:41pour les aides à domicile
44:43pour les fonctionnaires
44:43il y a eu vraiment
44:44beaucoup de choses
44:45qui ont été annoncées
44:45ce soir
44:46oui on n'a pas pu
44:47tout balayer
44:47mais vous avez raison
44:48renforcement des indemnités
44:49kilométriques
44:50pour le secteur public
44:51c'est notamment
44:51les professeurs
44:52qui sont remplaçants
44:53dans la fonction publique
44:54de l'état
44:55il y a également
44:56la revalorisation
44:57de 20 centimes par litre
44:58pour les aides à domicile
44:59on en a beaucoup parlé
45:01de ces personnes
45:01qui parcourent
45:02les routes de France
45:03pour aider en général
45:04les personnes
45:04qui sont malades
45:06ou les personnes âgées
45:07il y a des aides aussi
45:08à l'allocation d'un véhicule électrique
45:09d'occasion
45:11pour ces aides à domicile
45:13oui effectivement
45:14ils ont essayé
45:14de cibler un certain nombre
45:15de professions
45:16qui jusqu'à présent
45:17ne l'étaient pas
45:18et qui avaient quand même
45:18fait entendre
45:19un certain nombre
45:19de critiques
45:20Quentin Calmet
45:21on l'a évoqué tout à l'heure
45:22dans la première partie
45:23de cette émission
45:24dans la première partie
45:25des informés
45:26pas de hausse des impôts
45:27a dit Sébastien Lecornu
45:29tout à l'heure
45:29en parlant
45:30de la préparation
45:31du prochain budget
45:332027
45:33voilà
45:34et donc
45:34on se dit
45:35où est-ce qu'on va pouvoir
45:36maintenant trouver
45:36des nouvelles ressources
45:38et donc
45:38voilà
45:39c'est toute la question
45:40et c'est pour ça
45:41que je pense
45:41que le gouvernement
45:44a fait en sorte
45:45de ne pas du tout
45:45aller sur
45:46tous ces sujets-là
45:47de où est-ce qu'on trouvait
45:48ces nouvelles ressources
45:50où est-ce qu'on coupait
45:51dans les dépenses
45:52parce que c'est abrasif
45:54c'est inflammable
45:55parce qu'on rappelle
45:56on l'a dit
45:57plus de 700 millions d'euros
45:59de nouvelles aides
46:00qui vont s'additionner
46:01aux 470 qui existent déjà
46:03voilà
46:03c'est ça
46:03donc ça c'est pour
46:05les aides directes
46:06et puis après
46:06vous avez
46:07tout ce qui a grévé
46:10aussi
46:11les comptes publics
46:12depuis le début
46:13de la crise
46:14qu'aussi
46:14le coût de la dette
46:15le remboursement de la dette
46:16qui aussi pèse très lourd
46:18qui participe
46:19à charger
46:19cette enveloppe
46:21de 6 milliards
46:22pour l'heure
46:23donc
46:23qui n'a pas été encore
46:25réactualisé
46:25mais qui était
46:27voilà
46:27l'estimation
46:28de ce que la crise
46:29allait coûter
46:29aux finances publiques
46:31donc notamment
46:32par la charge
46:32de la dette
46:33et donc on voit
46:34ça va être
46:35une équation
46:36extrêmement difficile
46:37vous le disiez
46:38ça fait deux budgets
46:39qu'on passe
46:40aux chausses-pieds
46:41on se demande
46:42comment on a réussi
46:42à avoir un budget
46:43l'année suivante
46:44et alors là
46:44en plus on est
46:45en élection présidentielle
46:46donc le moment
46:46où toutes les écuries
46:49se mettent
46:49en ordre de bataille
46:51et donc
46:52il n'y a plus
46:52de négociations possibles
46:53comme on avait vu
46:54l'année dernière
46:54parce que toutes les positions
46:56vont se radicaliser
46:56donc là
46:57la moindre petite
47:00source de financement
47:01qui va être annoncée
47:03ou dépense en moins
47:04ça va être une levée bouclier
47:07dans l'hémicycle
47:08de l'Assemblée nationale
47:09et dans celui du Sénat
47:10donc ils vont avancer
47:11très précautionneusement
47:12d'où le fait
47:13qu'ils aient cette idée
47:14d'avoir comme ça
47:15un comité
47:16sur la dette
47:17pour la fin du mois de juin
47:19on gagne encore
47:20un petit peu de temps
47:21renvoyé à la fin du mois de juin
47:22alors qu'au même moment
47:23nous on a eu cette semaine
47:24le rapporteur général du budget
47:25Jean-François Huisson
47:26qui a demandé
47:26déjà un budget rectificatif
47:29pour 2026
47:30en disant
47:30voilà
47:31la situation économique
47:32est trop faussée
47:33pour qu'on continue
47:34à exercer
47:35le budget actuel
47:37il faut déjà même
47:38revoir le budget 2026
47:40qu'on vient de réussir
47:40à faire passer
47:41en février
47:42donc on voit que
47:42les oppositions parlementaires
47:44elles ne vont pas être
47:45dociles et conciliantes
47:46dans cette situation
47:47de crise non plus
47:48Adrien Brachet
47:48on a le sentiment
47:49d'avoir vécu
47:50un feuilleton
47:51on va dire
47:51interminable
47:52avec le budget 2026
47:54on n'a encore rien vu
47:54avec celui de 2026
47:55il y a un vrai risque
47:56que ça soit une boucherie
47:57on peut le dire
47:58c'est-à-dire entre
47:59le mot est fort
47:59ben oui mais
48:00c'est-à-dire que
48:00d'un côté
48:01au vu des enjeux
48:02le mot n'est pas si fort
48:03que ça
48:04c'est-à-dire qu'il y a un risque
48:05que ça soit un budget
48:06qui se transforme en rafistolage
48:08et en rustine
48:08les unes après les autres
48:10beaucoup ont entendu parler
48:10de cette expression
48:11de budget Frankenstein
48:12voilà exactement
48:13ben là ça risque encore plus
48:15d'être budget Frankenstein
48:16avec une radicalisation
48:18des positions
48:18et surtout
48:19c'est-à-dire qu'en effet
48:20on se pose la question
48:21de savoir comment on va
48:22récupérer de l'argent
48:23comment on va pouvoir
48:25financer toutes ces nouvelles aides
48:26mais la difficulté
48:27c'est que comme le Parlement
48:28est bloqué
48:29en tout cas
48:29pour les réformes d'ampleur
48:31le gouvernement n'est pas en mesure
48:32de faire des grandes réformes
48:33structurelles
48:34qui permettraient
48:35de faire changer les équipes
48:36de faire évoluer les équipes
48:37donc toutes les réformes
48:38dont il va y avoir besoin
48:39on est obligé d'attendre
48:41l'élection présidentielle
48:42donc ce budget-là
48:43risque d'être quand même
48:45très compliqué
48:46très décevant
48:47et très court-termiste
48:48Isabelle Moreau
48:49oui et puis moi j'ajoute
48:50que dans les 6 milliards d'euros
48:51dont on parle
48:53dans la facture finalement
48:54coûte pour l'instant
48:55la crise au moyen
48:56exactement
48:56il y a quand même
48:57tous les aspects
48:58qui sont liés
48:59aux armées françaises
49:00en fait
49:00et notamment
49:01le porte-avions Charles de Gaulle
49:03donc on ne sait pas
49:04comment va évoluer la guerre
49:05est-ce qu'on va être obligé
49:07enfin la France
49:07va être obligée
49:08de déployer
49:09un certain nombre de troupes
49:10enfin tout ça
49:10est quand même
49:11très aléatoire
49:12donc
49:13peut-être une boucherie
49:14je le sais
49:15voilà
49:15mais je pense que
49:16ça va être effectivement
49:17très très compliqué
49:18pour le gouvernement
49:19ça c'est sûr
49:19Sébastien Schneegrin
49:20oui et ça a été
49:21assez peu dit
49:21mais pendant la conférence
49:22de presse
49:23le gouvernement a rappelé
49:23que en fait
49:24l'État perdait plutôt
49:25de l'argent
49:26pendant cette crise énergétique
49:26parce qu'on a beaucoup
49:29glosé sur l'État
49:29qui s'enrichit
49:30avec la TVA
49:32il n'y a pas de cagnotte
49:33répète sans cesse
49:34Sébastien Le Pen
49:35il n'y a pas de cagnotte
49:35et en fait
49:40de ce que rapporte réellement
49:42la hausse des prix à la pompe
49:44en fait il y a une hausse
49:46donc des recettes
49:47des recettes fiscales
49:48notamment des recettes de TVA
49:49mais il y a une baisse
49:50de le côté de la consommation
49:51donc finalement
49:52je ne sais plus qui dit ça
49:53je crois que c'est
49:54Maude Bréjon
49:54de la porte-parole du gouvernement
49:55qui expliquait très bien
49:56que en fait
49:57ça rapportait moins
49:58exactement
49:58ça rapportait moins
49:59et que l'État
50:00met la main en portefeuille
50:01et dépense plus
50:02qu'il ne reçoit d'argent
50:03sur le budget 2027
50:05effectivement
50:06tout le monde en parle déjà
50:07ça fait déjà
50:08la une est journaux
50:09et je pense que ce qu'a dit
50:10Adrien Brachet
50:11ça risque d'être une boucherie
50:11d'autant plus
50:13qu'il y a quand même
50:15comment dire
50:15si j'en crois
50:16le point
50:16et l'indiscret
50:17de cette semaine
50:20l'Élysée et Matignon
50:21ne sont pas tout à fait raccords
50:22sur le scénario
50:24sur comment ça va se dérouler
50:25visiblement
50:26l'Élysée croit plutôt
50:26aux ordonnances
50:27tandis que Matignon
50:28croit plutôt
50:29à une loi spéciale
50:30donc on n'est
50:31pas à l'abri
50:32effectivement d'une boucherie
50:33le retour de l'hypothèse
50:34des ordonnances
50:35Quentin Calmet
50:36Et un dernier mot
50:36sur les 6 milliards
50:37que va coûter la crise
50:39pour l'heure
50:40et que l'État
50:42va devoir financer
50:43les ministres
50:44le ministre des Comptes Publics
50:46le ministre des Économies
50:46était reçu fin avril
50:47par les commissions des finances
50:49à l'Assemblée Nationale
50:50et au Sénat
50:50et il promettait déjà
50:51à ce moment-là
50:51de faire des annonces
50:52sur les coupes budgétaires
50:53dans les quelques jours
50:55qui venaient
50:56et donc ça veut dire
50:56qu'on attend
50:57en fait ces annonces
50:58aussi
50:59là où on coupe
51:00dans les dépenses
51:01depuis déjà
51:02la fin du mois d'avril
51:03signe de la complexité
51:05de résoudre l'équation
51:07même maintenant
51:08et le fait que
51:09Sébastien Cornu
51:10renvoie au budget prochain
51:12en essayant de trouver
51:12une espèce de
51:13gagner du temps déjà
51:14et d'une cohérence
51:15avec le prochain budget
51:16et aussi le signe
51:17qui n'a pas du tout
51:18la solution à l'équation budgétaire
51:19Un mot sur la stratégie
51:20de communication
51:21du gouvernement
51:22Adrien Brachet
51:23cette conférence de presse
51:24on l'a dit
51:24très pédagogique aujourd'hui
51:26avec des mesures
51:27sur le long terme
51:27enfin au moins
51:28pour trois mois
51:29vous l'avez dit
51:30le mois de juin
51:30va être très politique
51:31avec un focus
51:33sur la présidentielle
51:35et tous ces meetings
51:36ça permet justement
51:37à Sébastien Lecornu
51:38et au gouvernement
51:39de dire
51:40bon bah pendant ce temps-là
51:41a priori
51:41on fera pas de grandes conférences
51:42comme ça
51:43et on fera peut-être
51:44moins d'annonces
51:44si on en a pas besoin
51:45ça on sait pas
51:46parce que tout dépendra
51:47de l'actualité
51:48parfois vous avez des actualités
51:49des crises
51:50on est maintenant habitué
51:52à vivre de crise en crise
51:53donc des crises
51:53qui imposent
51:54certains dispositifs
51:56ce qui est certain
51:57c'est qu'on va avoir
51:58un mois de juin
51:59extrêmement tourné
52:00vers l'élection présidentielle
52:01et que le gouvernement
52:03qui va essayer
52:05quand même
52:05de faire passer
52:06des textes
52:07à l'Assemblée nationale
52:08va essayer
52:09de montrer
52:10qu'il est quand même
52:11à l'action
52:12et que l'année
52:14qui vient
52:15n'est pas une année
52:16d'un point de vue législatif
52:17perdue
52:18et on rappelle
52:19ces deux annonces
52:20principales
52:21ce soir
52:22ces aides
52:22désormais
52:23une enveloppe
52:23supplémentaire
52:24de 710 millions d'euros
52:26et le doublement
52:26de l'aide
52:26pour les grands rouleurs
52:27de 50 à 100 euros
52:29doublement aussi
52:29du plafond
52:30de cette fameuse prime
52:31carburant
52:32dont on a parlé
52:32qui peut être versée
52:33par les entreprises
52:35jusqu'à 600 euros
52:36au lieu de 300
52:37précédemment
52:38Sébastien Schneegant
52:39à la une de l'Express
52:40cette semaine
52:41on en a parlé
52:42Ursula von der Leyen
52:43celle que les Européens
52:44aiment détester
52:44en quête
52:45sur la puissante
52:46présidente de la commission européenne
52:47à lire donc dans l'Express
52:49la une du point
52:50Adrien Brachet
52:50Brexit
52:5110 ans après
52:52la gueule de bois
52:53tout comprendre
52:54dans un grand dossier
52:55avec des reportages
52:56des analyses
52:57tout comprendre
52:57aux conséquences
52:59de cette décision
52:59il y a déjà 10 ans
53:01c'est en 2016
53:02effectivement
53:03cela ne nous rajeunit pas
53:04merci Isabelle Moreau
53:05d'avoir été avec nous
53:06ce soir
53:07merci Quentin Calmet
53:09journaliste à Public Sénat
53:11les informés
53:11qui reviennent
53:12bien évidemment
53:13demain matin
53:14à 9h
53:15sur France Info
53:15très bonne soirée à tous
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