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  • il y a 1 semaine
Tous les jours, les informés débattent de l'actualité autour d'Agathe Lambret et Renaud Dély.

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00:01Générique
00:07Heureuse de vous retrouver, vous êtes dans Les Informés et nous sommes ensemble jusqu'à 9h30 pour décrypter l'actualité.
00:12Bonjour Renaud Dely.
00:13Bonjour Yann.
00:14A la une, aujourd'hui une longue soirée de règlement de compte au Parti Socialiste.
00:18Hier, Olivier Faure a-t-il sauvé sa peau ou seulement gagné du temps ?
00:22Il s'explique ce matin sur France Info, c'est trop facile de me coller sur le dos les alliances
00:27avec LFI, ça gaste-t-il.
00:29Et puis, choc pétrolier, le mot est lâché par le ministre de l'Economie.
00:34Quelles conséquences en France ? Le gouvernement peut-il s'en tenir à des aides ciblées ?
00:39Pour tout comprendre, nos informés ce matin, Henri Vernet, éditorialiste à Radio Orient, France 24 et France Info.
00:45Bonjour Henri.
00:46Et Stéphanie Despierre, journaliste politique à LCP. Bonjour Stéphanie.
00:49Bonjour.
00:50On commence donc Renaud avec notre premier débat, Parti Socialiste, LFI, rupture ou pas rupture ?
00:57En tout cas, une réunion houleuse hier, vous le disiez hier soir, du Bureau national du Parti Socialiste
01:02pour tirer les enseignements des élections municipales avec un grand nombre d'opposants à Olivier Faure au sein du parti
01:07qui lui reprochent d'avoir de fait validé un très grand nombre d'alliances entre les socialistes et les insoumis,
01:13contrairement à ses engagements antérieurs au premier tour des municipales.
01:17Et puis il y a notamment d'ailleurs l'un des alliés essentiels d'Olivier Faure au sein du Parti
01:24Socialiste, Boris Vallaud,
01:25le président du groupe socialiste à l'Assemblée nationale, qui critique fortement cette stratégie d'Olivier Faure,
01:31le patron du PS, qui s'est expliqué il y a quelques minutes sur ce plateau et qui se défend
01:36en ces termes.
01:37Qu'il s'agisse d'amis de Boris Vallaud ou des amis de François Hollande et les autres,
01:42ce sont eux qui ont essentiellement fait ces accords de second tour avec la France insoumise.
01:47Et venir me les coller sur le dos derrière, en expliquant que c'est moi qui serai à l'origine
01:51de tout cela,
01:52moi ce que j'ai fait, c'est que j'ai fait ce que doit faire tout premier secrétaire.
01:55Quand il y a des hommes, des femmes qui sont au combat, qui se battent contre la droite ou l
02:01'extrême droite,
02:02je les soutiens et je les comprends. Parce que la droite et la gauche, ce n'est pas la même
02:06chose.
02:07Sauf qu'avant le premier tour des élections municipales, Olivier Faure ne disait pas cela.
02:10Le bureau national avait adopté à l'unanimité une motion, une résolution dénonçant les propos complotistes
02:17et conspirationnistes et antisémites de Jean-Luc Mélenchon.
02:20Et Olivier Faure avait indiqué qu'il n'y aurait pas d'accord national avec la France insoumise, certes,
02:25mais que les socialistes pourraient rassembler dans la clarté, à deux conditions,
02:29dès lors qu'il y aurait un danger de victoire de l'extrême droite
02:32et que les candidats insoumis dénonceraient les propos de Jean-Luc Mélenchon.
02:36Aucun ne l'a fait et pour autant il y a eu des dizaines d'accords avec les insoumis,
02:39y compris dans des vides où il n'y avait pas du tout de menaces de l'extrême droite.
02:44Alors est-ce qu'Olivier Faure a changé de stratégie d'un tour à l'autre ?
02:47Est-ce qu'effectivement ça explique la contestation dont il est l'objet ?
02:50Est-ce qu'il peut encore rester à la tête du Parti Socialiste
02:53au regard des oppositions internes qui montent au sein du PS ?
02:57Stéphanie Despierre, est-ce qu'il peut rester dans ces conditions, Olivier Faure ?
03:00Ça va être de plus en plus compliqué, mais on a toujours des surprises au Parti Socialiste.
03:05En permanence il y a des courants, des tendances, moi je le vois bien au sein du groupe à l
03:09'Assemblée Nationale.
03:10Ils ne sont pas toujours très raccords, vous avez un porte-parole du groupe qui dit
03:13« Ah non mais moi je parle en mon nom et pas au nom du groupe ».
03:15Donc il n'est pas exclu qu'Olivier Faure, qui connaît très bien son parti socialiste,
03:20arrive à surnager dans ce moment-là.
03:23Après c'est sûr que la fronde elle est très importante.
03:25quand vous avez Boris Vallaud qui l'avait soutenu finalement au précédent congrès,
03:29qui monte au créneau pour dénoncer le manque de clarté de la ligne.
03:33Évidemment la pression pour l'instant est très très forte sur Olivier Faure.
03:36Henri Vernet, est-ce qu'il peut s'en sortir comme ça Olivier Faure en disant
03:39« Oh c'est trop facile de me coller sur le dos les alliances avec LFI,
03:43il y a des gens qui n'ont que ça à faire que de faire des congrès ».
03:45C'est ce qu'il nous a dit à propos de ces caméras socialistes, c'est sympathique.
03:49Sur les congrès.
03:50Moi j'ai quand même l'impression que la question de son maintien se pose depuis des années à Olivier
03:53Faure,
03:54pratiquement depuis qu'il a pris le parti.
03:55Il y avait déjà vraiment cette équation qui était fortement posée avant le dernier congrès.
04:01Après quand il dénonce l'hypocrisie, il n'a pas complètement tort.
04:04Alors bien sûr qu'il y a eu un changement peut-être moins de stratégie que de discours.
04:09Il y avait un discours sur les valeurs qui était porté haut et fort sur ce qu'a décrit Renaud
04:13Deli à l'instant.
04:14Mais après la stratégie elle se heurte aux réalités, les réalités du premier tour.
04:18Et là qu'est-ce qu'on voit ?
04:19On redécouvre en quelque sorte que le PS est un parti de féodalité.
04:23C'est-à-dire comme tout parti qui est fortement implanté territorialement, et ce qui fait d'ailleurs sa force,
04:27pourquoi les LR et le PS ont survécu à la vague Macron de 2017 ?
04:32C'est justement grâce à cette implantation territoriale.
04:35Et qui dit force territoriale dit féodalité.
04:37Et donc en gros ils ont fait un petit peu ce qu'ils voulaient.
04:39L'hypocrisie quand il parle quand même des amis de Boris Vallaud et de François Hollande,
04:43il n'a pas tort.
04:44Je veux dire à Clermont-Ferrand pour Vallaud, à Tulle et à Brest pour les amis de Hollande.
04:49C'est quand même ce qui s'est passé.
04:50Des accords ont été passés.
04:51Et en plus en effet des accords perdants.
04:54La dernière chose d'hypocrisie, c'est également qu'après tout le bilan électoral,
04:58et c'est ça qui est dramatique pour lui et pour son parti de manière générale,
05:01le bilan électoral de dimanche soir, il n'est quand même pas mauvais du tout pour le PS.
05:05En réalité en termes de villes conservées malgré tout et même conquises.
05:10Et c'est derrière ça qu'il s'abrite d'ailleurs.
05:11Il a demandé une étude et il dit on a gagné plus de villes qu'on en a perdu.
05:15Mais à raison parce que ça reste la force.
05:16Et finalement le problème c'est moins une question d'hommes et de choix de dirigeants que de lignes.
05:22Désormais comment vont-ils se positionner de manière assez cohérente et retrouver un crédit ?
05:27Parce que là où en revanche je comprends les charges contre lui au sein de son parti,
05:30c'est vrai qu'il a abîmé le crédit qu'avait quand même retrouvé le PS aux yeux des électeurs.
05:35Pour le coup à la fois de la famille de gauche et même au-delà depuis janvier
05:38quand ils ont joué vraiment le rôle d'un parti de gouvernement.
05:41Abîmé le PS Renaud ?
05:42Alors d'abord le premier qui est quand même très lourdement abîmé c'est Olivier Faure.
05:45Avec une défense moi que j'ai trouvée assez étonnante.
05:48Parce que je rejoins Henri Vernet lorsqu'il évoque le fait qu'il y ait des hypocrites entre guillemets
05:54un peu dans tous les courants du PS en l'occurrence.
05:56Et effectivement des amis de Boris Vallaud ou de François Hollande
05:59ont aussi cédé à la tentation de l'alliance avec les insoumis.
06:01comme de très nombreux amis d'Olivier Faure.
06:03Mais quand il dit c'est trop facile, je le cite Olivier Faure,
06:06de me coller sur le dos ses accords,
06:08le problème c'est que c'est lui le chef normalement.
06:10C'est-à-dire que le fait qu'il soit de fait responsable de la stratégie du parti
06:13ça semble lui échapper.
06:15Pourquoi est-ce qu'on lui colle comme il le dit ses accords ?
06:18C'est parce qu'il n'avait pas défini de ligne
06:19ou au contraire qu'il avait semblé en définir une
06:21qu'il a totalement piétinée quelques jours plus tard.
06:23Et qu'il a endossé totalement ses accords dans l'entre-deux-tours.
06:26Absolument, absolument.
06:26Il a dit les accords locaux.
06:28Absolument, absolument.
06:29Donc il n'avait pas trop le choix.
06:31C'est la ligne, il n'avait en même temps pas trop le choix.
06:33Parce qu'il ne dit pas d'accord national.
06:35Mais en fait un accord national, il n'aurait probablement pas réussi
06:38peut-être à faire respecter sur le terrain.
06:40Parce qu'il y a des accords locaux qui auraient fonctionné.
06:42Parce que dans plein de villes, les socialistes, les insoumis,
06:45les écologistes gouvernaient ensemble.
06:46Donc déjà il y avait ce problème.
06:48Et puis comme il a changé, il a eu des propos très clairs
06:51avant le premier tour, ensuite au milieu il dit
06:55finalement ok pour des accords locaux.
06:56Le dimanche soir, il sort immédiatement après le second tour
06:59et il pilonne Jean-Luc Mélenchon et la France insoumise.
07:02C'est aussi ça que les Français ont du mal à comprendre.
07:05Pour le coup, il tente de jouer un peu sur tous les tableaux et la nuance.
07:08Mais dans ses déclarations, il n'y avait pas vraiment de nuance.
07:10Je trouve qu'elle est symptomatique cette phrase-là.
07:11C'est trop facile qu'on me colle sur le dos des accords
07:14d'abord qu'il avait totalement validés
07:16et qui ne sont pas forcément les miens.
07:17Mais juste, encore une fois, ça donne un sentiment d'irresponsabilité.
07:21Qu'on colle au chef, entre guillemets, des faits
07:24dont il n'est pas forcément directement responsable.
07:26Et c'est justement parce qu'il est le chef
07:26quand on exerce des responsabilités,
07:28quelle que soit la profession qu'on exerce
07:30ou la tête d'un parti.
07:31Et sauf qu'encore une fois,
07:32mais comme vient de le dire très bien Stéphanie Depierre,
07:34il a fait et validé l'inverse
07:36de ce qu'il avait dit quelques jours plus tôt.
07:38Cette résolution dénonçant les propos complotistes
07:40et antisémites de Jean-Luc Mélenchon,
07:41le fait que les socialistes pouvaient rassembler
07:43au cas par cas, dans la clarté,
07:45c'était l'expression d'Olivier Faure,
07:46à deux conditions,
07:47qu'il y ait un danger de victoire d'extrême droite.
07:49Ce n'était pas le cas,
07:50ni de Brest à Toulouse,
07:52en passant par Strasbourg, par exemple,
07:54ou ailleurs.
07:55C'est l'exemple de Strasbourg.
07:56À Strasbourg, il a quand même suspendu
07:57d'un tweet Catherine Trottmatt
07:58parce qu'elle était coupable
07:59de s'être alliée avec une petite liste horizon
08:01pendant que de son côté,
08:03effectivement, de leur côté,
08:04les écologistes et les insoumis s'alliés.
08:07Donc, il y a ce tête-à-queux
08:08qui est absolument incompréhensible
08:10et il fallait aussi,
08:11je le rappelle,
08:11que les candidats insoumis
08:12dénoncent les propos de Jean-Luc Mélenchon
08:14pour que les socialistes
08:15aient l'autorisation de s'allier avec eux.
08:17Aucun ne l'a fait, évidemment.
08:18François Picman n'a pas dénoncé à Toulouse
08:20ce qu'avait dit Jean-Luc Mélenchon.
08:21Donc, il a fait l'inverse
08:22et aujourd'hui, il s'étonne qu'on lui retrouve.
08:23– Olivier Faure a dit que lui-même,
08:25s'il était habitant de Toulouse,
08:26il voterait François Picman.
08:27– Et quand tout le monde,
08:28il a raison Olivier Faure sur un point
08:29quand il évoque les hypocrisies
08:30de certains autres socialistes,
08:32mais il y a participé aussi.
08:33Il a revendiqué sur ce plateau
08:34il y a quelques minutes des succès
08:35à Amiens, à Pau,
08:37précisément de socialistes
08:38qui ont refusé de s'allier avec les insoumis.
08:40On le sait, les faits sont là
08:43numériquement, arithmétiquement.
08:44Il y a des cas de figure, effectivement,
08:46où l'Alliance a fonctionné,
08:47c'est toujours Nantes,
08:48mais majoritairement,
08:49elle n'a pas fonctionné.
08:51Elle a provoqué plus de défaites pour la gauche
08:53qu'elle n'a provoqué de victoires,
08:54de conquêtes
08:55ou même de sauvegarde de villes.
08:57Et lui-même l'a reconnu implicitement
08:58parce qu'il a dit tout à l'heure,
08:59il a dit fort sur ce plateau,
09:00c'était une défense qui était assez étonnante,
09:02mais quand on fait l'addition des voix,
09:04on voit bien que le total gauche,
09:05au deuxième tour,
09:05il est là, il est présent.
09:06Le problème de ces alliances,
09:08c'est qu'elles ont suscité
09:09une surmobilisation, a-t-il dit,
09:11d'électeurs du centre de la droite
09:12de l'État.
09:12Arithmétiquement, ce n'est pas faux.
09:13Oui, c'est bien la preuve
09:15que ce sont des alliances perdantes.
09:16Parce qu'effectivement,
09:17quand on fait une alliance,
09:18il ne faut pas exclure l'hypothèse
09:19que des gens qui ne sont pas d'accord
09:21aillent voter.
09:21C'est ce qui s'est passé à Toulouse,
09:25à Limoges, etc.
09:25C'est justement une question
09:27de dynamique électorale.
09:28On l'a vu d'ailleurs à Paris,
09:30Emmanuel Grégoire l'emporte
09:31aussi largement avec une dynamique
09:33spectaculaire, précisément
09:35parce qu'il a refusé l'alliance
09:36avec Sophia Chiquet.
09:37Mais juste sur le cas,
09:38sur ce que vous décrivez
09:39sur le fonctionnement interne des partis,
09:41notamment en citant en effet LFI
09:42où là, aucune alliance locale,
09:44alors que normalement,
09:45en effet, ça va être soumis,
09:46comme vous l'avez rappelé,
09:47au fait de clarifier les choses,
09:49à la fois non seulement
09:50sur les propos à côté de ce
09:50anti-sémite,
09:51mais également sur le rapport
09:52à la violence.
09:53Bien sûr, vous avez raison.
09:54Voilà le rapport avec
09:54le jeune gars, le mouvement antifa,
09:56exactement.
09:57Eh bien, ça, en effet,
09:58nul ne l'a fait sur le terrain,
09:59mais c'est la différence
10:00entre un parti, disons,
10:01un fonctionnement assez pyramidal
10:03avec un leader qui écrase tout
10:04et Jean-Luc Mélenchon
10:05qui écrase tout de tout son poids,
10:07de tout son nombre,
10:08et au contraire, encore une fois,
10:09un parti de baronnie,
10:11de féodalité locale
10:12qui est le PS depuis très longtemps
10:13où finalement, la parole du chef,
10:15surtout si c'est un premier secrétaire
10:16qui, de toute façon,
10:17n'a pas vraiment fait acte d'autorité
10:19depuis assez longtemps,
10:21qui n'est pas conçu comme cela
10:22depuis sa présence au parti,
10:24c'est à cela que tient beaucoup
10:27la différence.
10:28– Ça, je vous rejoins,
10:28effectivement,
10:29LFI est une maison bien tenue
10:30au regard du plan socialiste.
10:33– C'est pas très démocratique,
10:34mais bon.
10:34– Juste, si je comprends bien,
10:36là, la clarification,
10:37c'est pas pour demain.
10:38Quand on écoute Olivier Faure ce matin,
10:40il va rien faire.
10:40– Dans les équilibres internes du PS
10:41qui est quand même un tout petit parti
10:42avec très peu de militants,
10:43c'est pas ça qui…
10:44Voilà, je parle du parti,
10:47la position qui est importante,
10:48c'est celle de Boris Vallaud.
10:49Parce que pour fonctionner,
10:51pour qu'il maintienne une majorité
10:52pour gouverner le parti,
10:53durablement, Olivier Faure,
10:54il a besoin de Boris Vallaud.
10:55– Il a besoin de Boris Vallaud.
10:56– Mais qu'est-ce qui va se passer
10:56aux prochaines élections ?
10:58Alliance ou pas ?
10:59– En tout cas, il faudrait lire
11:00Jean-Luc Mélenchon aussi,
11:01qui a quand même écrit sur son blog.
11:03– Ah oui, il a dit
11:03« Si vous ne me soutenez pas
11:04à la présidentielle, c'est ça ? »
11:05– Oui, et puis il a dénoncé
11:07Olivier Faure et Marine Tondelier,
11:09d'ailleurs, leurs impostures nocives.
11:12Olivier Faure nous trahit
11:13après que nous lui avons fait élire
11:14député à deux reprises.
11:15Il a ruiné à un quart d'heure
11:17ce qu'il avait reçu en héritage
11:18même quand c'était peu.
11:19Il a fustigé l'orientation erratique,
11:21les déclarations insultantes,
11:22les échecs permanents
11:23de Marine Tondelier à Hénin-Beaumont.
11:2520 ans d'échecs face aux RN
11:27qui l'ont signalé
11:28à l'attention du Guinness Book
11:30des losers, etc.
11:31Donc c'est assez étonnant
11:33que certains responsables socialistes
11:35ne semblent pas fermer la porte
11:37ou regretter des alliances
11:38avec quelqu'un,
11:38comme Jean-Luc Mélenchon,
11:39qui les insulte à longueur
11:40de tribunes ou de colonnes.
11:42Il y a une dimension presque,
11:44j'allais dire presque masochiste,
11:45en fait quand on peut s'interroger,
11:47de continuer de tendre la main
11:48à quelqu'un qui vous crache dessus
11:49en permanence.
11:50– Et c'est Jean-Luc Mélenchon
11:51qui se permet de dire aujourd'hui
11:53« Si vous ne soutenez pas
11:54à la présidentielle,
11:54il n'y aura pas d'accord entre nous »
11:56au législatif.
11:56– Mais c'est ce qu'il recherche.
11:57Lui ce qu'il veut c'est vraiment
11:59installer ce match des extrêmes
12:00lui face à Bardella ou Marine Le Pen
12:02et en gros dans sa stratégie-là
12:04il n'a pas vraiment besoin
12:05des autres au contraire.
12:06Il faut qu'il se singularise
12:07par cette radicalité,
12:09par ce le bruit et la fureur
12:11comme il le fait depuis le début.
12:12– Dans un instant les informés
12:14est-on en route
12:15pour un nouveau choc pétrolier ?
12:17C'est ce que dit en tout cas
12:18le ministre de l'économie.
12:19Mais pour l'instant il est 9h18
12:21et c'est l'info en une minute
12:22avec Maureen Suignard.
12:23– Le ministère iranien
12:25des affaires étrangères
12:26dément tout pour parler
12:27avec les Etats-Unis.
12:28Le président américain
12:29affirme pourtant de nouveau
12:31qu'il y a des discussions en cours.
12:33Il a même présenté un plan de paix,
12:34une base pour des discussions.
12:36Téhéran assure de son côté
12:37que les navires considérés
12:39comme non-hostiles
12:39peuvent circuler
12:40dans le détroit d'Hormuz.
12:42Et à l'instant
12:42le transporteur maritime chinois
12:44Costco annonce une reprise
12:46des réservations de fret
12:47vers certains pays du Golfe.
12:49En Europe, un drone
12:51en provenance de Russie
12:52a heurté la cheminée
12:53d'une centrale électrique
12:54en Estonie ce matin.
12:56Incident sans conséquence
12:57pour le réseau
12:57annonce le service estonien
12:59de sécurité intérieure.
13:01Le maire de Cannes,
13:02David Lissnard,
13:03quitte le parti Les Républicains.
13:04Il dénonce un choix
13:05truqué pour la présidentielle.
13:07Hier, le bureau politique
13:08du parti a acté
13:09que ce seront les militants
13:10qui choisiront
13:11le mode de désignation
13:12du candidat.
13:13Ils devront trancher
13:14le mois prochain,
13:15désigner directement
13:15le président du parti,
13:16Bruno Retailleau,
13:17ou bien organiser une primaire.
13:19Et puis l'entreprise
13:20OpenAI va fermer
13:21son application Sora,
13:23son réseau social
13:23de vidéos courtes
13:25généré par l'intelligence
13:26artificielle lancée
13:27il y a six mois.
13:28Malgré l'engouement
13:29suscité par ce nouvel outil,
13:30le créateur de ChatGPT
13:32préfère y mettre un terme
13:33pour se recentrer
13:34sur les outils professionnels.
13:38France Info
13:42Les informés
13:43Renaud Dely
13:44Agathe Lambret
13:48Les informés
13:49avec Stéphanie Despierre,
13:50journaliste politique
13:51à LCP
13:52Henri Vernet
13:53éditorialiste
13:55Radio-Orient
13:56France 24
13:56et France Info TV
13:57Renaud,
13:58les propos alarmistes
14:00du ministre de l'Economie.
14:01Depuis un mois
14:02et le début de la guerre
14:03au Moyen-Orient,
14:03le gouvernement
14:04s'employait
14:05à ne pas
14:06aggraver dans les mots
14:07la situation
14:07qu'on connaît,
14:08c'est-à-dire l'envol
14:09en particulier
14:09des prix des carburants
14:11liés en particulier
14:13au blocage
14:13du détroit d'Hormuz.
14:15Et puis,
14:16effectivement,
14:17hier,
14:17le ministre de l'Economie
14:19Roland Lescure
14:20a lâché
14:21l'expression
14:22que beaucoup redoutent,
14:23celle de
14:23choc pétrolier,
14:25une crise qui donc
14:26pourrait être durable
14:27selon les propos
14:29du ministre de l'Economie
14:29et des Finances
14:30hier devant la commission
14:31des finances de l'Assemblée.
14:32L'hypothèse
14:33d'une crise passagère
14:34n'est malheureusement
14:35désormais plus
14:36d'actualité.
14:37Avec la crise,
14:38ce sont 15 à 20%
14:40du pétrole,
14:4120% du gaz
14:42naturel liquéfié
14:43au niveau mondial
14:44qui n'arrive plus
14:45sur les marchés.
14:46Cette situation
14:47constitue
14:48un nouveau
14:49choc pétrolier
14:50et si ce choc énergétique
14:52persiste,
14:53au-delà de quelques semaines,
14:54la crise pourrait
14:56se diffuser
14:56plus largement
14:57à l'économie
14:58et être
14:58au fond
14:59d'une nature
15:00plus systémique.
15:01Avec des conséquences
15:02en matière de retour
15:03de l'inflation
15:04d'une part,
15:05de ralentissement
15:06de la croissance
15:06d'autre part
15:07et puis évidemment
15:07il y a cette question
15:08du prix des carburants.
15:10Alors on sait que
15:10les oppositions
15:11réclament des gestes
15:12d'hier au gouvernement
15:13depuis déjà plusieurs semaines.
15:14Le RN, lui,
15:15voudrait une baisse
15:16des taxes.
15:17Olivier Faure,
15:18le Parti Socialiste,
15:19avait évoqué
15:20un chèque carburant,
15:22un chèque énergie.
15:23Du côté de Matignon,
15:25on refuse pour l'instant
15:26du côté de l'exécutif
15:26tout geste supplémentaire,
15:28même si Sébastien Lecornu
15:29a fait savoir hier
15:29que le gouvernement
15:31travaillait à l'hypothèse
15:32d'être ciblée
15:33de mesures en faveur
15:34des gros rouleurs,
15:36c'est-à-dire celles et ceux
15:36qui ont besoin
15:37de leur voiture
15:37pour travailler.
15:39Et puis il a rappelé aussi
15:40de premières mesures prises
15:41comme le fait de jouer
15:42avec les stocks stratégiques
15:43d'hydrocarbures,
15:44sauf que ces mesures-là
15:45semblent insuffisantes
15:45au regard de cette crise
15:46qui est donc un choc pétrolier
15:48selon Roland Lescure.
15:49Qu'est-ce que ça change
15:50si cette crise devient durable
15:52et s'amplifie ?
15:53Et que peut faire l'exécutif ?
15:56Henri Vernet,
15:57pourquoi ces mots
15:59de Roland Lescure
16:00hier,
16:01choc pétrolier ?
16:02Parce que c'est bien
16:03ce qui se passe.
16:03En réalité,
16:04ce choc pétrolier,
16:04ça ne se décrète pas,
16:05c'est comme une croissance,
16:07on ne le décrète pas,
16:07mais il est là.
16:08Et en réalité,
16:09il vient faire ce constat.
16:10Évidemment,
16:10dans sa bouche,
16:11c'est d'autant plus marquant
16:12que, rappelez-vous,
16:12au tout début,
16:14il était même considéré,
16:15je crois que lui-même le dit,
16:16comme « rassuriste »,
16:18c'est-à-dire quelqu'un
16:18qui avait un discours
16:19presque lénifiant
16:20par rapport à une réalité
16:21qui déjà explosait
16:21à la figure de tout le monde
16:22en disant « non, non,
16:23mais ça ne sera un problème
16:25que si vraiment ça dure ».
16:26Et là,
16:26c'est vrai qu'il a changé
16:27peu à peu
16:27de tout de discours
16:30en parlant de choc pétrolier.
16:31Évidemment,
16:32il y a aussi un choc psychologique
16:33parce que c'est vrai
16:33que les mots sont forts.
16:34Ça nous ramène,
16:35en tout cas pour les plus anciens
16:36d'entre nous,
16:37à la difficulté de choc
16:38vraiment rude
16:39des années 70
16:40à deux reprises
16:41où vraiment,
16:42on a découvert
16:43ce que c'était
16:43qu'un monde
16:44sans énergie fossile,
16:45c'est-à-dire
16:45avec des circulations alternées,
16:47des gens qui roulaient...
16:47Enfin, c'était vraiment
16:49pour le coup
16:49et à l'époque,
16:50c'était très dépendant
16:51de ces énergies-là.
16:53Aujourd'hui,
16:53il y a ce choc
16:54dans la mesure
16:54où les prix vont
16:56durablement augmenter,
16:57visiblement,
16:58parce que même
16:58si la guerre s'arrêtait,
16:59là, on entend parler
17:00de nouveau
17:01de tentatives de négociation,
17:02même si avec Trump,
17:03c'est trois ou quelque chose
17:04différent dans la journée,
17:05mais même dans ce cas-là,
17:06même si ça diminuait,
17:07les installations pétrolières
17:09et de raffineries
17:10sont tellement dévastées
17:11qu'il faudra,
17:12il y aura du temps
17:13pour remettre tout cela en place.
17:14Donc, il en parle
17:15parce que d'abord,
17:16s'est également pris en compte
17:18dans beaucoup de pays voisins
17:20de la France.
17:20Les experts l'ont déjà dit,
17:21mais également maintenant
17:22des pays voisins
17:23qui prennent des mesures
17:24comme l'Italie,
17:25comme le Portugal,
17:25comme l'Espagne.
17:26Et donc,
17:27tout son travail aujourd'hui
17:28à Roland-Lescure,
17:29c'est d'expliquer finalement
17:30en réalité
17:31comment le gouvernement
17:32ne peut pratiquement rien faire.
17:34Parce que c'est ça le problème,
17:35c'est que ce pays
17:36est tellement en difficulté budgétaire
17:38et de finances publiques
17:40que la marge de manœuvre,
17:42autant elle avait existé
17:43au temps du Covid,
17:44puis au temps de 2022,
17:45donc là le choc le plus récent
17:47après le gaz russe
17:49suite à l'invasion de l'Ukraine,
17:51autant il y avait encore
17:52de l'argent dans la caisse,
17:53autant là les caisses sont vides.
17:55Et donc,
17:55à part des mesures ultra-ciblées
17:56qui ne contenteront évidemment
17:58ni les partis
17:59qui en demandent beaucoup plus,
18:01ni surtout les Français
18:02confrontés à cela,
18:03les marges de manœuvre
18:04sont extrêmement réduites.
18:05C'est ça qui est frappant,
18:06le décalage Stéphanie Despierre
18:08entre les propos du ministre
18:09de l'économie hier
18:09qui parle de chèques pétroliers
18:11et le Premier ministre
18:12à l'Assemblée
18:12qui dit
18:13« Ah non, non, non,
18:13mais il n'y aura aucune aide globale,
18:16aucun chèque global,
18:17les caisses sont vides ».
18:18C'est vrai que c'est assez étonnant
18:19d'entendre Roland Lescure
18:20parler de chocs pétroliers
18:21alors qu'en fait
18:21on arrive à un moment
18:22où le gouvernement,
18:22je pense jusque-là,
18:23a retenu son souffle.
18:24Il s'est dit
18:24« Si ça dure quelques semaines,
18:26l'économie française
18:26qui ne se portait pas trop mal
18:28par rapport aux autres pays européens
18:29pourra amortir la chose
18:31et on n'aura pas besoin
18:32d'ouvrir les cordons de la bourse ».
18:33Sauf que là,
18:34vous avez Roland Lescure
18:35qui dit
18:35« Le choc pétrolier est là,
18:36donc ça veut dire
18:37que ça va durer
18:38et là l'économie française
18:39a un problème
18:40et en même temps
18:41Sébastien Lecornu
18:42qui ne veut pas ouvrir
18:43les cordons de la bourse
18:43parce qu'en fait
18:44le bouclier énergétique
18:44ça a coûté des milliards d'euros.
18:4770 milliards.
18:48Comme le disait Henri Vernet,
18:49les caisses sont vides
18:50donc le gouvernement
18:52essaye de gagner du temps.
18:54Le problème,
18:55c'est que jusque-là,
18:56évidemment,
18:57ce que les Français voient
18:58c'est le prix à la pompe
18:59qui s'envole
18:59mais jusque-là
19:01l'augmentation des prix du pétrole
19:03n'avait pas totalement infusé
19:04dans l'économie française
19:05et là je pense que c'est le cas.
19:07C'est-à-dire que
19:08les prix et la production
19:09dans l'industrie
19:09ça coûte beaucoup plus cher.
19:11Vous avez les agriculteurs
19:12qui remplissent leur cuve
19:14et le prix a doublé
19:15donc là ça a un impact énorme.
19:17Enfin voilà.
19:17Les transporteurs, les pêcheurs.
19:19Les pêcheurs.
19:19Donc là l'impact
19:20est en train de se faire
19:21de manière plus globale
19:22sur l'économie
19:22et jusqu'à quand
19:23le gouvernement va pouvoir
19:25politiquement
19:25ne pas faire des mesures
19:27c'est toute la question
19:28parce que pour l'instant
19:29il essaye de faire
19:29des mesures sectorielles
19:30donc il parle de
19:32report de paiement
19:33de cotisation
19:34pour les agriculteurs
19:35pour les pêcheurs
19:37report de cotisation sociale.
19:38Il y a des mesures
19:39qui ont été prises.
19:39Clairement,
19:40beaucoup disent
19:41que ce n'est pas suffisant
19:41et d'ailleurs
19:42la porte-parole du gouvernement
19:43Renaud Delis
19:44Maude Bréjon
19:45était sur France Info hier
19:46et on lui a demandé
19:47mais vous allez tenir
19:47combien de temps comme ça
19:48combien de temps ça va durer
19:49elle n'en savait rien.
19:50Alors qu'elle est aussi
19:51ministre de l'énergie
19:52et elle avait l'air
19:56quand même
19:56de reconnaître
19:58que ça allait être
19:58difficile de tenir
19:59comme ça longtemps.
20:00On a l'impression
20:00en tout cas
20:01ça peut se comprendre
20:02au regard de la conjoncture
20:03qui est fluctuante
20:04et d'abord d'ailleurs
20:04de la situation militaire
20:05et géopolitique
20:06dans le Golfe
20:07qu'il est tout autant
20:07que le gouvernement
20:08navigue à vue
20:09en quelque sorte
20:09mais on peut voir
20:11après ses propos
20:12de Roland Lescure
20:13c'est vrai qu'il y a
20:13un décalage entre
20:13les propos de Roland Lescure
20:14et ceux de Sébastien Lecorn
20:16non pas sur le constat
20:17mais on voit bien
20:18que les réponses actuelles
20:19avancées par Sébastien Lecornu
20:20semblent insuffisantes
20:21au regard de la situation
20:22catastrophique
20:23et durablement difficile
20:25que décrit Roland Lescure
20:27là il y a très clairement
20:28un gap
20:28donc on peut imaginer
20:30maintenant que le gouvernement
20:31n'échappera pas
20:31à des mesures ciblées
20:32davantage plus précises
20:34en direction de ceux
20:36qui ont besoin
20:37effectivement
20:37soit de carburant
20:39pour travailler
20:40pour la baisse
20:41des taxes globales
20:43réclamées par exemple
20:45par Marine Le Pen
20:46et de l'Assemblée Nationale
20:47non seulement financièrement
20:49vous l'avez dit
20:49la France ne peut pas le faire
20:51c'est impossible
20:52les caisses sont vides
20:53les pertes seraient trop considérables
20:54et puis d'autre part
20:55ça pose quand même
20:55deux autres problèmes
20:56d'abord
20:57mais ça à toute mesure
20:58va dans ce sens là
20:59c'est quand même
20:59renforcer notre dépendance
21:00aux énergies fossiles
21:01et puis ensuite
21:02c'est profondément injuste
21:03pourquoi baisser les taxes
21:05sur l'ensemble des carburants
21:06pour un privilégié
21:08qui roule en SUV diesel
21:10comme Henri Vernet
21:11par exemple
21:12non je plaisante
21:13plaisanter totalement
21:14oui mais est-ce que
21:14l'Etat s'est injuste
21:16comme moi
21:16parce que certains disent
21:18oui mais l'Etat
21:18il gagne de l'argent
21:19avec cette crise
21:20oui mais le fait
21:21est que les taxes
21:22on ne peut pas baisser
21:24les taxes pour tout le monde
21:24la croissance va ralentir
21:25il n'y a pas de raison
21:26encore une fois
21:27qu'un privilégié
21:28comme moi
21:29Henri rassurez-vous
21:31qui roule en SUV diesel
21:32bénéficie d'une baisse
21:33des prix de l'essence
21:34en revanche
21:34il y a toutes les
21:36toutes les raisons
21:37pour que les secteurs
21:38qui sont frappés
21:39d'une part
21:39et puis les français
21:41qui eux dépendent
21:42de la voiture
21:42absolument pour se déplacer
21:43et qui ont des revenus modestes
21:45eux bénéficient
21:46effectivement d'être ciblés
21:48merci beaucoup
21:48un mot ?
21:49oui c'est d'autant plus frappant
21:50cette impuissance relative
21:51du gouvernement
21:52que parmi les mesures
21:53les actions
21:55qu'évoquent
21:55Rondon L'Escure
21:56il évoque l'action diplomatique
21:57de la France
21:58pour qu'elle aide
21:59d'une part
22:00à faire circuler
22:01un peu le détroit d'Ormus
22:02et à dénouer la crise
22:04donc on voit
22:04à quel point
22:05tout ça est aléatoire
22:06et les français
22:06je ne suis pas sûr
22:06qu'ils soient très
22:07à l'écoute
22:08d'une telle mesure
22:08merci les informés
22:10merci Henri Vernet
22:11éditeur réaliste
22:11Radeo Orion France 24
22:13et France Info TV
22:14merci Stéphanie Despierre
22:15journaliste politique
22:15à LCP
22:16merci Renaud
22:17merci Agathe
22:17les informés
22:18sont de retour
22:18ce soir à 20h
22:19merci car
22:19merci
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