- il y a 1 jour
Tous les jours, les informés débattent de l'actualité autour d'Agathe Lambret et Renaud Dély.
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00:04Générique
00:06...
00:06Bienvenue dans Les Informés, votre rendez-vous de décryptage de l'actualité.
00:10Bonjour à ceux qui nous rejoignent.
00:12Bonjour Renaud et lui.
00:13Bonjour Anguette.
00:14Deux questions à la une ce matin.
00:16La mort de Quentin de Ranck est-elle un tournant pour la gauche ?
00:19Et puis, une internationale réactionnaire veut-elle profiter du climat politique en France ?
00:25La formule du Quai d'Orsay vise Washington et Rome.
00:29On la décrypte ce matin avec nos informés, Stéphanie Despierre, journaliste politique à LCP.
00:34Bonjour Stéphanie.
00:35Bonjour.
00:35Et Jean-Rémi Baudot, chef du service politique de France Info.
00:38Bonjour Jean-Rémi.
00:38Bonjour à tous.
00:39On commence avec cette question, Renaud.
00:42Après la mort de Quentin de Ranck, l'union est-elle possible ?
00:46Reste-elle possible à gauche ?
00:48Effectivement, après la mort de ce militant identitaire, Quentin de Ranck,
00:51le Parti Socialiste a confirmé qu'il n'y aura pas d'accord national avec la France insoumise
00:56lors des élections municipales, ni au premier tour, ce qui est déjà le cas, ni au second.
01:00Pas d'accord national donc.
01:01Et pourtant, la France insoumise, elle, a fait savoir par la voix de Manuel Bompard
01:05et de Mathilde Panot qu'elle proposera des accords, dit-elle, de rassemblement
01:08aux autres formations de gauche pour le second tour des élections municipales.
01:12Et en particulier lorsque les insoumis arriveront en tête au premier tour,
01:15ce qui devrait être un cas de figure rarissime à l'occasion de ces municipales.
01:19Alors, quelle doit être l'attitude des socialistes vis-à-vis des insoumis ?
01:24Voici la réponse de celui qui était votre invité il y a quelques minutes,
01:27Jérôme Gatch, député socialiste de l'Essonne et candidat à l'élection présidentielle.
01:30Moi, je pense qu'aujourd'hui, comme on ne peut pas faire confiance
01:33aux choix assumés qui sont faits par la France insoumise,
01:36comme on est en désaccord majeur sur cette brutalisation
01:39et cette conflictualisation du débat politique,
01:42sur cette remise en cause de principes essentiels dans la République,
01:45l'universalisme républicain, la laïcité,
01:49l'intransigeance dans la lutte contre le racisme et l'antisémitisme,
01:52c'est la raison pour laquelle il ne doit plus avoir
01:54le moindre contact politique, électoral, programmatique
01:57avec la France insoumise.
01:58Moi, je l'ai fait dès juillet 2024.
02:00Et dès juillet 2024, Jérôme Gatch avait été élu député de l'Essonne
02:04sans justement être investi par le nouveau Front populaire
02:07et d'ailleurs avec une candidate insoumise face à lui.
02:11Sauf que cette position extrêmement claire, défendue par d'autres,
02:14par exemple Raphaël Glucksmann ou François Hollande,
02:17ce n'est pas tout à fait celle du Parti Socialiste.
02:19Pierre Jouvet, numéro 2 du parti, a indiqué que dans de rares cas de figure,
02:22il pourrait y avoir une alliance au second tour
02:23avec Aléfi à condition, dit-il, que les candidats insoumis concernés
02:26clarifient leur position sur le rapport de leur mouvement à la violence,
02:29la violence politique.
02:30Et puis, on note que déjà, dans un certain nombre de villes,
02:33il y a des accords en gestation, voire qui vont se confirmer
02:37dès le premier tour avec le logo de la France insoumise
02:40et celui du Parti Socialiste sur le même bulletin,
02:44donc dans quelques villes.
02:46Alors, est-ce que le Parti Socialiste peut clarifier définitivement
02:49ses relations avec la France insoumise
02:51ou est-ce qu'il dépend tellement d'ailleurs du soutien de la France insoumise,
02:55notamment pour conquérir ou pour sauver un certain nombre de municipalités,
02:58que finalement, les socialistes et les insoumis restent de fait unis
03:02par la force des choses, par la force des rapports électoraux ?
03:05Le Parti Socialiste va-t-il saisir, ce moment, la mort de Quentin de Rang
03:10pour clarifier sa position vis-à-vis de LFI, Stéphanie ?
03:13Oui, il ne va rien se passer.
03:14Pour l'instant, ce n'est quand même pas très clair.
03:16On a vu qu'Olivier Faure avait utilisé moult précautions.
03:20Là, vous avez Pierre Jouvet qui dit qu'il y aura des rares rapprochements possibles.
03:24On sent bien que les socialistes sont très gênés.
03:26La question, on la dispose pour le premier tour,
03:28mais elle va surtout se poser au second tour des municipales
03:31à un moment de voir s'il faut des alliances entre des fusions de listes
03:36ou des retraits de listes.
03:37Alors ce matin, François Hollande disait, pas de fusion, que des retraits.
03:40La France Insoumise, elle, tend la main encore aux socialistes en disant,
03:44si on arrive en tête, on pourra proposer des accords de rassemblement.
03:47C'est peu probable, en effet, qu'ils arrivent en tête dans beaucoup de villes.
03:51C'est encore un peu difficile de savoir exactement ce que ça va changer
03:54parce que dans un certain nombre de villes, on sait déjà que la France Insoumise est là
03:57pour essayer de faire tomber le PS.
03:59Je rappelle que le PS tient un œuf des 20 plus grandes villes françaises, je crois.
04:03Donc voilà, pour l'instant, c'est assez difficile,
04:05mais vraiment le moment clé, c'est le premier tour,
04:08mais c'est surtout le second tour quand on aura les résultats
04:10et dans certaines villes, probablement des triangulaires, des quadrangulaires.
04:13Ce n'est pas clair la position du PS aujourd'hui, Jean-Rémi ?
04:16Ce n'est pas clair parce que c'est compliqué
04:17et que d'une certaine manière, on ouvre le capot
04:22et on regarde la mécanique politique
04:24et ce n'est jamais très glorieux, ce n'est jamais très beau
04:26et ça manque souvent de sincérité
04:27puisque si dans certaines villes, la France Insoumise
04:30effectivement tente de faire tomber les socialistes,
04:32comment expliquer que dans d'autres, ils se mettraient d'accord ?
04:35Il faut bien comprendre dans quel climat on est depuis une semaine
04:38et il faut bien comprendre la stratégie de la France Insoumise.
04:41Tout le week-end, Jean-Luc Mélenchon, à travers des tweets
04:45ou en tout cas les principaux cadres de la France Insoumise,
04:48Manuel Bompard, Mathilde Panot, Manon Aubry, ont été sur la ligne.
04:53Aucun regret, aucun remords.
04:55La France Insoumise n'y est pour rien.
04:57Il n'y a aucune responsabilité politique dans ce qui s'est passé
04:59et dans les liens que la France Insoumise peut avoir avec la jeune garde.
05:03L'idée est assez claire, c'est ne rien concéder,
05:05ne rien lâcher, ne jamais reculer.
05:07Ça, c'est une stratégie de Jean-Luc Mélenchon depuis très longtemps
05:09qu'on pourrait même faire remonter à sa jeunesse trotskiste
05:13et au lambertisme, etc., si on veut faire un petit peu d'archéologie de la gauche.
05:17Mais c'est une guerre d'opposition pour consolider la base Insoumise
05:21et pour évidemment aussi se montrer comme le dernier rempart face à l'extrême droite
05:26et dire que finalement, c'est un peu ce qu'a dit Jérôme Gach tout à l'heure,
05:31c'est-à-dire d'inverser l'accusation.
05:36La réalité, c'est aussi pour ça qu'au local,
05:40les socialistes ont souvent besoin des voix des Insoumis
05:43puisque en réalité, dans les villes, c'est souvent beaucoup plus apaisé
05:46que ce qu'on voit sur le débat national
05:48et c'est pour ça qu'aujourd'hui, les socialistes sont d'une certaine manière gênés
05:52et un peu dans un piège.
05:53Oui, parce qu'il y a beaucoup de villes
05:55où les forces de gauche ne sont pas très nombreuses
05:59donc elles ont l'habitude de se regrouper
06:01et Jérôme Gach le pointait, il y a des villes où dès le premier tour
06:04il y a des listes LFI, socialistes, communistes
06:06alors qu'Olivier Fort dit, la question ne se pose pas, il n'y a pas d'accord.
06:10Quand est-il, Renaud ?
06:11Le problème est double, c'est-à-dire qu'il y a un certain nombre de villes
06:13qui sont évoquées, Agen, York, Anthony, Chartres, quelques autres
06:16où il peut y avoir des rassemblements dès le premier tour
06:19avec ces deux logos LFI et socialistes notamment
06:21et puis le reste de la gauche d'ailleurs sur le même bulletin de vote
06:24il y a aussi des cas qui vont se poser au second tour
06:26on peut penser à des villes comme Toulouse ou Amiens
06:28que la gauche espère reconquérir
06:30mais pour laquelle elle a sans aucun doute besoin
06:32justement des électeurs insoumis
06:33donc peut-être d'un accord avec la France insoumise
06:35donc on voit qu'il y a deux logiques
06:37qui d'ailleurs, le PS est en quelque sorte à la croisée des chemins
06:39c'est pas nouveau mais ça s'est renforcé
06:41depuis la mort du militant nationaliste Quentin de Ranque
06:46soit il fait le choix, le Parti socialiste
06:49de calculs électoraux
06:50on va dire plutôt à court terme
06:52j'allais dire à courte vue
06:53mais en tout cas en vue des élections municipales
06:54pour essayer de sauver ou de conquérir de ci de là
06:56un certain nombre de municipalités
06:58dans ces cas-là ils ne rompent pas complètement avec les insoumis
07:01quitte à passer d'ailleurs des accords au second tour
07:03ça renvoie aussi dans l'histoire du socialisme
07:05à une période où les socialistes
07:07où la SFIO, ancêtre du PS, était devenue en quelque sorte
07:10un parti de baronnie locale dans les années 60
07:12où l'essentiel c'était de sauver ces fiefs locaux
07:15quitte à tirer un trait sur, en tout cas pour un certain temps
07:18sur la reconquête du pouvoir national
07:20soit les socialistes assument une rupture totale
07:23sur les principes, sur les valeurs
07:25sur les identités politiques avec les insoumis
07:27pas uniquement d'ailleurs à cause du drame de la semaine dernière
07:30mais globalement on connaît un certain nombre
07:32on va dire d'ambiguïté
07:34de dirigeants de la France insoumise
07:36vis-à-vis de l'antisémitisme
07:38vis-à-vis, alors ça de la brutalisation de la vie politique
07:40elle est totalement assumée, il n'y a pas d'ambiguïté
07:42etc.
07:43et dans ces cas-là les socialistes peuvent
07:45perdre des plumes en quelque sorte à l'occasion
07:47des élections locales, des élections municipales
07:50mais c'est peut-être la condition
07:53qu'ils devraient poser s'ils veulent que la gauche
07:55revienne un jour au pouvoir national
07:57donc on voit qu'il y a ces deux
08:00ces deux lignes qui continuent de s'affronter
08:02c'est celle que, la seconde, c'est celle que défendait
08:04Jérôme Gatch, le député socialiste de l'Essen
08:06il y a quelques minutes sur ce plateau
08:07lorsqu'il reprenait une formule célèbre
08:08maintenant rentrée dans l'histoire
08:10qui remonte à Michel Noir en 1987
08:13qui lui, Michel Noir, donc fustigeait
08:15les accords potentiels entre la droite
08:17et le Front National à l'époque
08:18et l'extrême droite, il avait eu cette formule
08:21il vaut mieux parfois perdre les élections
08:24que perdre son âme
08:25voilà, je pense que c'est tout l'enjeu
08:27auquel se heurtent aujourd'hui les socialistes
08:29Pourquoi Olivier Faure n'est pas plus clair
08:32et plus offensif Stéphanie Despierre ?
08:33Olivier Faure qui a même retiré un passage
08:36de son blog dans lequel il mettait sur le même plan
08:39la jeune garde, groupe antifasciste
08:42et des groupuscules d'extrême droite
08:44comme génération identitaire ou l'action française
08:47ça n'a pas plu
08:47Emmanuel Bonpart, Olivier Faure a supprimé le passage
08:49Oui, il parlait de compagnonnage
08:51et il comparait en effet les trois mouvements
08:54C'est-à-dire qu'il est sous emprise
08:55de la France insoumise Olivier Faure ?
08:56Peut-être pas, mais il sait compter
08:58et c'est comme l'expliquait Renaud
08:59l'EPS est pris dans des comptes électoraux
09:05dans des courants aussi historiques de la gauche
09:08qui s'affrontent
09:09et là Olivier Faure sait très bien
09:10qu'il y a un certain nombre de villes
09:12où de toute façon il ne peut pas
09:15rayer d'un trait de plume
09:17un accord ou un soutien
09:19ou des accords locaux
09:20avec la France insoumise
09:22et Olivier Faure a toujours oscillé
09:24c'est lui qui a été un grand artisan
09:26de la NUPES, puis du nouveau Front populaire
09:28on l'a vu au moment
09:29c'est pas la première crise
09:30entre la France insoumise et le Parti socialiste
09:32à chaque fois il essaye de ménager
09:34un peu la chèvre et le chou
09:36ça a été très violent
09:38au moment du budget
09:39au moment de la non-censure de François Bayrou
09:40par les socialistes
09:41là Olivier Faure s'est fait agonir
09:43par la France insoumise
09:44mais finalement quand arrivent les élections
09:46il sait que à certains endroits
09:49il ne peut pas se passer des insoumis
09:50Peut-être qu'Olivier Faure
09:52essaie de ménager aussi
09:53les électeurs socialistes
09:55qu'est-ce qu'ils en pensent Jean-Rémy ?
09:59Évidemment qu'il essaie de ménager
10:01ses électeurs
10:02les électeurs aussi de la France insoumise
10:05surtout qu'ils ne voudraient pas braquer
10:07En fait le piège s'est un peu refermé
10:09sur le Parti socialiste
10:10c'est-à-dire que pendant très longtemps
10:11cette jeune garde
10:12elle était évidemment connue
10:14alors on pourrait revenir sur la manière
10:15dont Jean-Luc Mélenchon
10:16l'a fait rentrer dans le jeu
10:17et d'une certaine manière
10:18l'a institutionnalisé
10:20en l'adoubant
10:21en faisant rentrer Raphaël Arnaud
10:23au Parlement
10:24mais de manière contrainte
10:27les socialistes ont dû accepter
10:28que la jeune garde
10:29fasse partie du périmètre
10:32et du paysage
10:33au moment du nouveau Front Populaire
10:34et ce qui était
10:36d'avoir des infréquentables
10:38qui sont un peu à la marge
10:39quand tout va bien
10:40on ferme un peu les yeux
10:41mais quand ça éclate au grand jour
10:43qu'ils sont effectivement infréquentables
10:45d'un coup pour eux c'est compliqué
10:46donc encore une fois
10:48je reviens à ce que je disais tout à l'heure
10:48sur le terrain
10:50sur les marchés
10:52dans la plupart des villes
10:53les gens qui sont
10:55une partie des socialistes
10:56et une partie des gens
10:57de la France insoumise
10:57une partie des écologistes
10:58je pense souvent des choses
10:59qui ne sont pas si éloignées
11:00il y a des lignes de fractures
11:02on le sait très bien
11:02sur la question de l'antisémitisme
11:03la question du 7 octobre
11:04etc. etc.
11:05mais sur des grands thèmes
11:07de société
11:08de vision de la société
11:10il y a des tas de choses
11:11sur lesquelles ils peuvent se retrouver
11:12je crois que Renaud n'est pas d'accord
11:14le 7 octobre et l'antisémitisme
11:15ce n'est pas un petit sujet
11:16ce n'est pas un petit sujet
11:17je n'ai pas d'accord
11:17sur l'aménagement de la voirie
11:18d'une commune
11:19ayant des accords sur l'antisémitisme
11:20à partir de là
11:21vous avez raison
11:21on choisit lorsqu'on fait la politique
11:23est-ce qu'on considère
11:24que la lutte contre l'antisémitisme
11:26est un sujet plus important
11:27que la propreté d'une commune
11:30ou pas
11:30là où je vous rejoins
11:32c'est qu'il y a un certain nombre
11:32d'élus visiblement
11:33qui considèrent que
11:34si on est d'accord
11:35sur la voirie
11:36ou la police municipale
11:37c'est plus important
11:38pour des raisons électorales
11:39raisons électorales
11:40pardon
11:40qu'on a évoquées à l'instant
11:41juste un dernier point
11:43ce qui est dramatique pour la gauche
11:44c'est que
11:45parce que Jean-Luc Mélenchon
11:46on reassume totalement
11:47et revendique son soutien
11:48à la jeune garde
11:48ce mouvement dont
11:49un certain nombre de militants
11:51sont soupçonnés
11:51accusés
11:52même pour certains
11:53en détention provisoire
11:54d'avoir tué
11:56ce militant nationaliste
11:57Quentin de Ranque
11:58parce qu'il assume
11:58qu'il revendique
12:00ce soutien
12:01et que les insoumis
12:04font mine d'être unitaires
12:05pour deux
12:05en faisant semblant
12:06de tendre la main
12:07aux socialistes
12:08alors qu'on sait
12:08que dans de nombreuses communes
12:09ils veulent les faire chuter
12:10par exemple à Paris
12:11ou à Marseille
12:12dans le même temps
12:13et bien
12:14ce désordre
12:16cette tension à gauche
12:18en quelque sorte
12:18efface ce qui s'est passé
12:20samedi à Lyon
12:21où on a eu une manifestation
12:22qui s'est déroulée
12:23grosso modo dans le calme
12:24avec un certain nombre
12:25d'incidents quand même
12:25de bras levés
12:26d'insultes homophobes
12:28ou racistes
12:29la manifestation
12:29de soutien à Quentin de Ranque
12:30enfin d'hommage à Quentin de Ranque
12:32mais surtout qui était conduite
12:32par d'authentiques fascistes
12:34c'est à dire qu'en tête de cortège
12:36tenant la banderole
12:37on reconnaissait
12:37des personnages éminemment connus
12:39comme Yvan Benedetti
12:40Alexandre Gabriac
12:42Fabrice Robert
12:42qui sont tous
12:43d'authentiques fascistes
12:45leaders
12:45de mouvements divers
12:46qui ont été
12:47l'œuvre française
12:48le bloc identitaire
12:49etc
12:49et donc on a eu
12:50pour la première fois
12:51une manifestation
12:53qui était conduite
12:54par des leaders fascistes
12:56dont certains assistants
12:56parlementaires
12:57d'ailleurs de députés
12:58à Rennes
12:58qui passent inaperçus
13:00ou se banalisent
13:00au regard
13:01du climat politique
13:02qu'impose
13:03en quelque sorte
13:04Jean-Luc Mélenchon
13:05à la gauche
13:05et au-delà de la gauche
13:06d'ailleurs
13:06ça je trouve que c'est un phénomène
13:08assez intéressant
13:09à relever
13:10Jean-Rémy
13:10c'est à dire que depuis quelques jours
13:11il faut bien comprendre
13:12que le débat a mis sur la table
13:14enfin dans le débat actuel
13:15il y a
13:15le rassemblement national
13:17l'extrême droite
13:17qui tente de se refaire
13:18une virginité
13:19à travers cette affaire
13:21et de l'autre côté
13:22la France insoumise
13:22qui est accusée
13:23mais ça veut dire
13:23qu'on n'entend plus
13:24que c'est de là
13:24et finalement ça installe le match
13:26le face à face
13:27entre le rassemblement national
13:28et la France insoumise
13:29Dans un instant
13:30les informés
13:31on va s'interroger
13:32sur cette internale
13:34internationale réactionnaire
13:35dont parle le ministre
13:36des affaires étrangères
13:38internationale
13:38qui chercherait
13:39à nous déstabiliser
13:40mais pour l'instant
13:41il est 9h20
13:41et c'est l'enfo
13:42en une minute
13:43avec Laura Dulieu
13:44L'eau commence à baisser
13:46mais la décrue
13:46va prendre du temps
13:47dans l'ouest de la France
13:48en proie à décrue record
13:50Maine et Loire
13:50Charente, Maritime
13:51et Loire Atlantique
13:52sont toujours en vigilance rouge
13:54Le Mexique en proie
13:55a une flambée de violence
13:56après la mort
13:57d'un chef de cartel
13:58la France appelle
13:59ses ressortissants
14:00dans 8 états du pays
14:01à se mettre à l'abri
14:02Le procureur de Bobigny
14:04appelle les parents
14:05des deux enfants
14:05toujours recherchés
14:06à les remettre
14:07rapidement aux autorités
14:08Samedi
14:09le troisième enfant
14:10à nourrisson de 6 semaines
14:11atteint d'une cardiopathie
14:12a été déposé
14:13à l'hôpital
14:14après le déclenchement
14:14d'une alerte enlèvement
14:15tous les trois
14:16devaient être pris en charge
14:18par l'aide sociale
14:18à l'enfance
14:19Les français consomment
14:21de plus en plus d'ecstasy
14:22c'est ce que révèle
14:23une étude
14:23de l'Observatoire français
14:24des drogues
14:25la quantité de cette drogue
14:27de synthèse
14:27a augmenté
14:27de près de 500%
14:29en 13 ans
14:30Aux Etats-Unis
14:30New York
14:31est immobilisé
14:32par une tempête de neige
14:33la mairie interdit
14:34tout déplacement
14:35entre hier soir et ce midi
14:36jusqu'à 70 cm
14:38sont attendus
14:39rien qu'aujourd'hui
14:45Les informés
14:47Renaud Delis
14:48Agathe Lambret
14:52Les informés
14:53Stéphanie Despierres
14:54journaliste politique
14:55à LCP
14:55et Jean-Rémi Baudot
14:57chef du service politique
14:58de France Info
14:59on passe à notre
15:00deuxième débat
15:00Renaud
15:02une internationale
15:03réactionnaire
15:03voudrait-elle profiter
15:04du climat politique
15:05en France ?
15:05C'est ce que pense
15:06le ministre des Affaires étrangères
15:07C'est l'accusation
15:08en effet de Jean-Noël Barraud
15:09pourquoi ?
15:10Parce que Washington
15:10a dénoncé
15:11je cite
15:12la violence d'extrême-gauche
15:13en hausse
15:13qui serait une menace
15:14pour la sécurité publique
15:15en particulier en France
15:16un message
15:17de l'administration Trump
15:18qui indique d'ailleurs
15:19qu'elle continuera
15:20de suivre de près
15:21l'affaire dont on vient
15:23de parler
15:23la mort du militant
15:24nationaliste
15:24Quentin Deranck
15:25et puis l'évolution
15:26de la situation politique
15:27en France
15:28c'est un message
15:28qui a été relayé
15:29par l'ambassadeur
15:30des Etats-Unis
15:31en France
15:32Charles Kouchner
15:33ce qui a valu
15:34donc cette condamnation
15:36hier
15:36du ministre
15:38des Affaires étrangères
15:38Jean-Noël Barraud
15:39Nous refusons
15:41toute instrumentalisation
15:43de ce drame
15:44qui endeuille
15:45une famille française
15:46à des fins politiques
15:47nous n'avons
15:49aucune leçon
15:50s'agissant
15:51de la violence
15:51en particulier
15:52à recevoir
15:53de l'international
15:54réactionnaire
15:54Et Jean-Noël Barraud
15:55a convoqué
15:56l'ambassadeur américain
15:58Charles Kouchner
15:58qui est le père
15:59du gendre
15:59de Donald Trump
16:00Jared Kouchner
16:01il le recevra
16:02ce soir
16:03alors pourquoi
16:05ce coup de colère
16:06du Quai d'Orsay
16:07est-il légitime ?
16:08Est-ce qu'il y a
16:08effectivement
16:09une internationale
16:10réactionnaire
16:10pour reprendre
16:11les termes
16:11de Jean-Noël Barraud
16:12qui cherche à profiter
16:13de la situation
16:13politique en France ?
16:15Est-ce que c'est le cas
16:16Jean-Rémi Boudot ?
16:17Est-ce que le ministre
16:18des Affaires étrangères
16:19a raison de taper
16:20du point sur la table ?
16:20On vous rappelle
16:21que cette expression
16:22d'international réactionnaire
16:23je crois que c'est
16:23Emmanuel Macron
16:24qui le premier
16:25l'utilise publiquement
16:26lors du discours
16:27aux ambassadeurs
16:28enfin sauf
16:28parce qu'il y ait eu
16:29d'autres utilisations avant
16:32mais le jeu
16:34des Etats-Unis
16:35de mettre de l'huile
16:36sur le feu
16:36il est connu
16:38il est documenté
16:39on voit que
16:39Donald Trump
16:39se plaît
16:40dès qu'il peut
16:41à venir chatouiller
16:43les Européens
16:44et la France en particulier
16:45je suis un peu plus
16:46perplexe sur la réponse
16:47apportée à l'Italie
16:48même si les Italiens
16:50aiment aussi parfois
16:51notamment Salvini
16:52et autres
16:52venir nous titiller
16:53aussi un petit peu
16:54il me semble que
16:55dans la réaction
16:55du président de la République
16:56ce week-end
16:57il y a un peu de fébrilité
16:58parce que
16:59quand il renvoie
17:00Georgia Meloni
17:01sur le côté
17:01les moutons seront bien gardés
17:03que chacun
17:04se plaît de ses affaires
17:05Georgia Meloni
17:07avait dit
17:07qu'elle avait qualifié
17:08la mort de Quentin de Rang
17:09de blessure
17:10pour l'Europe
17:10toute entière
17:11et Emmanuel Macron
17:12n'a pas apprécié
17:13non
17:13il n'a pas apprécié
17:13il dit en gros
17:15que c'est pas bien
17:16enfin je ne sais plus
17:16quelle est la formule exacte
17:17mais qu'en gros
17:17les commentaires
17:18chacun sait ça
17:18et les moutons seront bien gardés
17:19les moutons seront bien gardés
17:20je me souviens de cette partie
17:21de la France
17:21ce qui est peu diplomatique
17:23est-ce que c'est une ingérence
17:25en réalité
17:25j'en suis pas persuadé
17:26de la manière
17:27de la part de Georgia Meloni
17:31la question du climat
17:32de violence en Europe
17:33et de la violence politique
17:33elle est réelle
17:34et je nommais pas le fait
17:36que c'est une question aussi
17:37en Italie
17:38et notamment venant du camp
17:39de Georgia Meloni
17:40mais il faut bien comprendre
17:41que tout ça
17:41est dans un contexte
17:42entre la France et l'Italie
17:43dont on parle finalement
17:44assez peu
17:45mais avec des relations
17:46qui sont glaciales
17:47il devait y avoir
17:47dans quelques semaines
17:48un sommet bilatéral
17:49entre la France et l'Italie
17:51à Toulouse
17:51qui est finalement
17:53reporté
17:54après le G7
17:56c'est un vrai coup de froid
17:57sur nos relations
17:58tout le week-end
17:59la presse italienne
17:59n'a pas tellement parlé
18:00de cette affaire là
18:01mais a rappelé le fait
18:02qu'il n'y avait pas
18:03de responsable de haut rang
18:04donc ni le président de la République
18:05ni le Premier ministre
18:06à la clôture des JO
18:09italien
18:09donc on est dans
18:11une espèce de climat
18:11qui n'est pas très bon
18:12entre la France et l'Italie
18:13et je m'interroge un peu
18:14sur cette espèce
18:15de coup de sang
18:16d'Emmanuel Macron
18:18sachant que cette phrase
18:19de Georgia Meloni
18:20était plus de l'ordre
18:20peut-être quand même
18:21de la solidarité
18:22vis-à-vis d'une question
18:23comme ça
18:24que réellement
18:25un coup de canif
18:26Alors quand on se rappelle
18:27que Matteo Salvini
18:28avait soutenu
18:29le mouvement des JO
18:29on peut s'interroger
18:30sur la bonne foi
18:31de Georgia Meloni
18:32ce que se disent
18:33le président
18:34et le ministre des Affaires étrangères
18:35Renaud
18:35c'est peut-être que
18:36Georgia Meloni
18:37comme l'administration américaine
18:39ont un agenda politique
18:40et que cela n'est pas innocent
18:41d'insister sur ce drame
18:43C'est vrai qu'il ne faut pas être naïf
18:44c'est-à-dire que Georgia Meloni
18:45est une année de Donald Trump
18:46si elle a publié ce message
18:48c'est surtout pour
18:49justement pointer
18:50le danger extrême
18:51de l'extrême gauche
18:53à ses yeux
18:54et à l'inverse
18:55pour victimiser
18:56on va dire
18:57le camp nationaliste
18:58très clairement
18:58ce que fait aussi
18:59l'administration américaine
19:00on a vu dans le document
19:02de sécurité nationale américaine
19:04publié début décembre
19:05que
19:06la Maison Blanche
19:07considère que
19:08la civilisation européenne
19:09occidentale
19:10est en voie d'effacement
19:11et qu'elle entend
19:12s'est assumée
19:12par Donald Trump
19:13aider les partis
19:14qu'elle qualifie de nationalistes
19:15les partis d'extrême droite
19:16à remporter les élections
19:17un petit peu partout
19:17il y a évidemment
19:18une convergence idéologique
19:19entre Georgia Meloni
19:20Donald Trump
19:21et d'autres
19:22pour essayer
19:23de profiter de la situation
19:24de la dégradation
19:25des débats publics en France
19:25très clairement
19:26et juste un dernier point
19:27la semaine dernière
19:28Donald Trump a envoyé
19:29Marco Rubio
19:30le secrétaire d'état américain
19:32à Budapest
19:32au secours de Victor Orban
19:34le premier ministre hongrois
19:36qui est un de ses alliés
19:37mais qui est en difficulté
19:37dans les sondages
19:38on va dire
19:38avant les élections
19:39législatives en Hongrie
19:40qui sont prévues début avril
19:41et Marco Rubio
19:42a transi ce message
19:44publiquement
19:44il a dit très clairement
19:45à la tribune
19:46le président Trump
19:46donc à l'adresse
19:47de Victor Orban
19:48souhaite votre victoire
19:49parce que votre victoire
19:50ce serait notre victoire
19:52et en clair
19:52tout ce qui contribue
19:53à diviser ou à affaiblir l'Europe
19:54évidemment sert les desseins
19:55de l'administration Trump
19:57et cette sortie
19:59de Georgia Melloni
20:00et de l'administration américaine
20:01intervient
20:01Stéphanie Despierre
20:02au moment où Emmanuel Macron
20:03est assez affaibli
20:05sur la scène nationale
20:06et internationale
20:08c'est peut-être aussi
20:08plus facile
20:09de le viser
20:11c'est plus facile
20:12même si du côté des Etats-Unis
20:13c'est pas nouveau
20:13je vous rappelle
20:14qu'en août 2025
20:16l'ambassadeur américain
20:17avait déjà été convoqué
20:19parce que
20:19les Etats-Unis
20:20avaient fustigé
20:21l'absence d'action suffisante
20:22contre l'antisémitisme
20:23du gouvernement
20:24d'Emmanuel Macron
20:25je vous rappelle les tweets aussi
20:26le soutien de Donald Trump
20:28et de son entourage
20:28au moment du procès
20:29de Marine Le Pen
20:30donc là il n'y a rien de neuf
20:31et c'est aussi pour ça
20:32que le gouvernement français
20:34essaye de marquer le coup
20:35et de s'opposer
20:36et de convoquer à nouveau
20:39l'ambassadeur américain
20:40pour affirmer
20:42une sorte d'acte d'autorité
20:43et tenter en effet
20:44alors qu'Emmanuel Macron
20:45est affaibli
20:46et on le voit aussi en Europe
20:47parce que
20:47la relation franco-italienne
20:49est compliquée
20:50Georgia Melloni
20:51il se rapproche beaucoup
20:52du chancelier allemand
20:53il y a un couple
20:54italo-allemand
20:55qui est en train de se former
20:56il est en train de se former
20:56Emmanuel Macron lui
20:58paraît un peu hors-jeu
20:59paraît un peu isolé
21:00hors-jeu
21:01et c'est vrai que
21:01comme il ne peut pas
21:02se représenter en 2027
21:04ça donne beaucoup moins
21:05de poids à sa parole
21:06merci beaucoup les informés
21:07merci Stéphanie Despierres
21:08journalistes politiques
21:09à LCP
21:10merci Jean-Rémi Baudot
21:11chef du service politique
21:12de France Info
21:13et merci Renaud
21:14merci Agathe
21:15à demain
21:15et vous retrouvez
21:16les informés
21:17ce soir à 20h
21:18merci
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