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  • il y a 1 semaine
Mercredi 25 mars 2026, retrouvez Bertrand Merveille (Directeur général, BDL Capital Management), Marc Terras (Responsable de la gestion en architecture ouverte, Rothschild & Co Asset Management), Baptiste Sierra (Directeur associé, Groupe Forward) et Florian Bravo (Directeur de l'allocation d'actifs, Synalp) dans SMART PATRIMOINE, une émission présentée par Nicolas Pagniez.

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Transcription
00:08Bonjour à toutes et à tous et bienvenue dans Smart Patrimoine.
00:10Smart Patrimoine, l'émission qui vous accompagne dans la compréhension et le décryptage des tendances,
00:15mais aussi des actualités du secteur de la gestion de patrimoine.
00:18Une émission que vous pouvez retrouver tous les jours sur Bsmart4Change,
00:21sur les réseaux sociaux de Bsmart4Change.
00:24Et bien sûr, vous pouvez nous écouter en podcast sur toutes les plateformes de podcast.
00:28Aujourd'hui, une émission spéciale sur l'investissement en Europe et notamment sur les marchés actions européens.
00:35Nous commencerons avec un patrimoine thématique où nous nous demanderons quelle stratégie avoir sur les marchés actions européens en ce
00:41début d'année 2026.
00:42Nous aurons le plaisir d'accueillir pour cela Bertrand Merveille, le directeur général de BDL Capital Management.
00:47Nous enchaînerons ensuite avec enjeu patrimoine, un enjeu patrimoine où nous nous demanderons
00:50quels sont les arbitrages que l'on peut avoir à réaliser en ce début d'année lorsque l'on veut
00:54investir en Europe.
00:55Une question que nous poserons à Marc Terrasse, le responsable de la gestion en architecture ouverte chez Rothschild & Co.
01:00Asset Management.
01:01Mais aussi à Baptiste Sierra, le directeur associé du groupe Forward.
01:04Et puis enfin, dans la dernière partie de l'émission, dans l'œil de l'expert, nous ferons un focus
01:08sur les Nordics,
01:09un des moteurs de performance européens avec qui nous traiterons ce sujet,
01:14avec Florian Bravo, le directeur de l'allocation d'actifs de Sinal.
01:17On se retrouve tout de suite sur le plateau de Smart Patrimoine.
01:25Quelle stratégie sur les marchés actions européens ?
01:27Voilà le sujet qui va nous animer à présent.
01:29Et pour en parler, nous avons le plaisir d'accueillir sur le plateau de Smart Patrimoine, Bertrand Merveille.
01:32Bonjour Bertrand.
01:33Bonjour Nicolas.
01:34Merci d'être avec nous.
01:35Vous êtes le directeur général de BDL Capital Management.
01:37On peut peut-être repréciser rapidement l'activité de BDL Capital Management
01:41qui apprécie quand même particulièrement l'investissement européen, Bertrand.
01:45Alors, on apprécie deux choses. On investit les actions et effectivement l'Europe. On va avoir l'occasion d'y
01:50revenir.
01:51Donc BDL, on a fêté les 20 ans de l'entreprise l'année dernière en 2025.
01:55Spécialiste actions, c'est la seule classe d'actifs que nous traitons chez BDL.
01:59On gère autour de 4 milliards d'euros d'actifs aujourd'hui.
02:01On a une très belle dynamique de croissance qui est soutenue sans doute par des assez bonnes performances sur notre
02:08gamme de produits.
02:09et puis sur tout un travail d'animation commerciale que nous faisons sur le terrain auprès des banques privées, auprès
02:14des clients institutionnels
02:15et évidemment auprès des conseillers en gestion de patrimoine.
02:17Et vous avez des convictions assez fortes sur les actions européennes qui d'ailleurs vous ont plutôt donné raison sur
02:22l'année 2025.
02:24Comment est-ce que vous regardez cette thématique d'investissement actions européennes en ce début d'année 2025 ?
02:29Alors c'est vrai que 2025, on a été très convaincus chez BDL du potentiel des actions européennes.
02:35Il y avait un certain nombre de critères qui étaient réunis, qui nous laissaient entendre qu'il y avait vraiment
02:39beaucoup de potentiel.
02:41Il y avait une baisse des taux qui était déjà engagée, une inflation plutôt jugulée.
02:46Et puis des niveaux de valorisation très bas après une année 2024 un petit peu plus difficile sur la classe
02:52d'actifs.
02:52Bien sûr.
02:54Évidemment, les investisseurs ont pu en profiter à travers les investissements par exemple chez BDL et d'une manière générale
03:00sur les actions européennes.
03:01Début 2026, on était dans un environnement un peu difficile, un peu plus difficile notamment sur les valorisations.
03:08D'accord.
03:08Il fallait être plus attentif sans doute sur la partie valorisation et le momentum économique restait favorable.
03:13On voit bien que depuis les choses ont un petit peu changé.
03:16Bien sûr.
03:17Mais nous on reste assez convaincus de l'intérêt de la classe d'actifs actions européennes pour un certain nombre
03:23de raisons et on pourra peut-être y revenir.
03:25Justement, on peut en parler parce que c'est vrai que quand on regarde l'investissement en Europe ou sur
03:30les marchés actions européens aujourd'hui,
03:31on voit que d'un côté il y a ce sujet de dépense publique et ces plans d'investissement qui
03:35peuvent porter la thématique.
03:36De l'autre, il y a un sujet de dépendance énergétique en lien direct avec les tensions géopolitiques qu'on
03:43peut voir et à l'heure actuelle le conflit au Moyen-Orient.
03:47Est-ce que ça change les scénarios d'investissement sur les actions européennes ?
03:50Alors moi je pense que c'est toujours important de se rappeler qu'en Europe, on a des très grandes
03:54entreprises de taille mondiale
03:55qui sont tout à fait capables, beaucoup plus que nos gouvernements, de s'adapter à des environnements plus difficiles.
04:01Elles l'ont montré au cours des différentes crises qu'on a pu avoir ces dernières années.
04:06Donc nous on fait très confiance en fait aux chefs d'entreprise pour s'adapter.
04:09Chez BPL, c'est vraiment notre message.
04:11On est proche des entreprises, on est proche des management pour essayer d'identifier chez eux leur capacité justement à
04:17adapter leur business.
04:18Et là c'est vrai que ces dernières semaines, il y a un certain nombre de nouvelles questions qui se
04:21posent sur l'énergie, sur le prix du gaz.
04:24Mais on voit bien nous au contact des entreprises qu'elles sont déjà en train de s'adapter.
04:28D'accord.
04:28Finalement, on n'est pas plus inquiets que ça.
04:31Dans toutes les crises, il y a aussi une partie opportunité dont il faut être capable de se saisir.
04:37Bien sûr.
04:37Et c'est vrai que c'est le bénéfice de la gestion active.
04:40Donc nous on promoue beaucoup la gestion active.
04:42Dans ces environnements plus difficiles, on voit aussi des opportunités d'achat.
04:45Est-ce que ça veut dire qu'on change de secteur, de thématique d'investissement ?
04:49Est-ce que c'est trop tôt peut-être pour remettre en cause des scénarios d'investissement à l'heure
04:53actuelle ?
04:53Alors dans ce type de situation, il faut respecter ses process.
04:56Je pense que ça c'est très important.
04:58Garder la tête froide, respecter ses process, mettre à jour les modèles.
05:01Nous c'est notre façon de travailler un peu fondamentale.
05:03Donc il n'y a pas forcément des secteurs qu'il faut à tout prix éviter ou à tout prix
05:07privilégier.
05:08Nous en ce moment, on n'a pas par exemple de défense dans le portefeuille.
05:11C'est un secteur qui a beaucoup fonctionné et l'année dernière et cette année.
05:14Ça ne nous empêche pas d'avoir des bonnes performances.
05:16Ça veut dire qu'il faut être capable de s'adapter et d'aller tirer des bénéfices et du potentiel
05:21de tous les secteurs.
05:22Je vais reprendre un deuxième exemple.
05:24L'année dernière, on a été bien exposé sur le secteur bancaire.
05:26On en a bien profité.
05:27Là, on n'est plus du tout exposé à ce secteur.
05:30On a plutôt bien timé.
05:31Mais on voit bien que dans chacun des secteurs, il y a du potentiel.
05:34Et l'avantage qu'on a aussi chez BDL avec le fonds BDL Rempart, c'est la stratégie long short
05:38et coûté.
05:38On est capable d'aller tirer profit finalement et sur les longs et sur les shorts.
05:42Donc l'environnement est assez propice.
05:44On est dans une émission qui s'appelle Smart Patrimoine.
05:46On est regardé par beaucoup de conseillers en gestion de patrimoine.
05:49Quelle stratégie de BDL Capital Management vis-à-vis des conseillers en gestion de patrimoine ?
05:53Alors nous, on est persuadé que le marché des conseillers en gestion de patrimoine est très profond et va être
05:58de plus en plus profond.
05:59Donc c'est un marché sur lequel on investit beaucoup.
06:02D'ailleurs, les partenaires nous le rendent bien parce qu'on a une très belle croissance et en 2025 et
06:07en ce début d'année 2026.
06:08Donc on essaye d'avoir cette proximité avec tout ce marché qui est un peu original parce qu'il se
06:13concentre par le haut.
06:14Il y a des grandes plateformes qui sont en train de naître, plusieurs milliards, parfois 10, 20, 30 milliards.
06:21Donc il faut nouer des partenariats avec ce type de grandes plateformes.
06:23Mais il faut aussi être capable d'adresser tous les CGP partout en France puisque c'est une population qui
06:29grandit.
06:29Donc il y a de plus en plus de CGP.
06:31Donc la dynamique est très forte.
06:33Donc nous, on va sur le terrain partout en France pour essayer de porter la bonne parole.
06:38Et ça ne fonctionne plutôt pas trop mal.
06:39Et ça veut dire que leurs clients ont aussi des convictions sur les marchés européens, si je comprends bien.
06:43S'il y a cette entente entre BDL Capital Management et les conseillers en gestion de patrimoine ?
06:48Écoutez, nous en tout cas, on motive nos partenaires et donc les épargnants européens et français d'être investis en
06:52actions.
06:53On voit qu'il y a un appétit quand même pour les actions qui est un peu plus important qu
06:57'auparavant.
06:58Nous, on prône la gestion active.
07:00Et à travers des fonds comme ceux de BDL, que ce soit BDL Rempart ou BDL Conviction,
07:05les Européens et les Français peuvent accéder à une bonne gestion de conviction en action.
07:09Merci Bertrand Merveille de nous avoir accompagné dans la première partie de l'émission.
07:12Je rappelle que vous êtes directeur général de BDL Capital Management.
07:15Et quant à nous, on se retrouve tout de suite dans Enjeu patrimoine.
07:23Et nous enchaînons à présent avec Enjeu patrimoine.
07:25Un enjeu patrimoine consacré aux arbitrages que l'on peut vouloir réaliser dans sa stratégie patrimoniale
07:30si l'on veut investir en Europe et notamment sur les marchés actions européens.
07:35Pour en parler, nous avons le plaisir d'accueillir sur le plateau de Smart Patrimoine, Marc Terrasse.
07:39Bonjour Marc.
07:39Bonjour.
07:40Merci d'être avec nous.
07:41Vous êtes responsable de la gestion en architecture ouverte chez Rothschild & Co.
07:44Asset Management.
07:45On reviendra sur cette notion d'architecture ouverte dans un instant.
07:48On a le plaisir d'accueillir également Baptiste Sierra.
07:50Bonjour Baptiste.
07:50Bonjour.
07:51Merci d'être avec nous.
07:52Vous êtes directeur associé du groupe Forward.
07:54On peut peut-être commencer avec vous.
07:55Tiens d'ailleurs Baptiste, rapidement sur le groupe Forward.
07:57Vous avez deux activités.
07:58Une activité d'accompagnement en gestion de patrimoine.
08:00Donc côté particulier ou en tout cas grande fortune.
08:03Mais aussi accompagnement côté institutionnel.
08:06Est-ce que les stratégies sont les mêmes quand on accompagne des institutionnels ou des clients privés ?
08:11Alors oui, effectivement, comme vous le soulignez, on a deux activités qui s'adressent à deux typologies de clients totalement
08:16différentes.
08:17Qui ont des contraintes mais aussi des objectifs qui diffèrent.
08:20Et donc, les stratégies en tant que telles sont peu ou prou les mêmes.
08:24Par contre, ce qui va différer, c'est la construction de portefeuille que l'on va amener derrière ça.
08:29On ne construit pas un portefeuille de la même manière.
08:31Pourquoi ? Parce que ça réagit, enfin les clients qui soient institutionnels ou particuliers ne réagissent pas de la même
08:35manière à la volatilité ou à l'horizon de placement ?
08:38Oui, exactement.
08:39Et puis notamment les investisseurs institutionnels ont des contraintes beaucoup plus fortes que les investisseurs particuliers.
08:44Que ce soit des contraintes en termes d'exposition, en termes de zones géographiques.
08:48Également en termes de concentration sectorielle.
08:49Qui ne s'appliquent pas forcément de la même façon sur les investisseurs particuliers.
08:53Si on fait lien avec le thème aujourd'hui, investir en Europe, est-ce que ça veut dire que quand
08:56on est un investisseur institutionnel,
08:57on a potentiellement envie d'avoir un peu plus d'investissement en Europe que si on est investisseur particulier ?
09:02Oui, complètement et à deux titres.
09:06Le premier élément, c'est la réglementation qui pousse quelque part, qui incite les investisseurs institutionnels à augmenter leur exposition,
09:14en tout cas à privilégier les actions européennes au détriment des actifs internationaux.
09:18D'accord.
09:19Il y a notamment des mécanismes qui permettent d'alléger le coût en capital des actifs risqués.
09:25Le deuxième élément qui est plus en lien avec l'actualité, c'est la volatilité induite par le risque géopolitique
09:33sur les devises.
09:34Et puisque les passifs des investisseurs institutionnels sont en Europe, forcément, le coût de la couverture du change a tendance
09:39à augmenter.
09:41C'est quelque chose qui incite également plutôt à favoriser les actifs domestiques.
09:44D'accord.
09:45On y reviendra dans un instant.
09:46Juste avant, Marc Terrasse, vous êtes responsable de la gestion en architecture ouverte chez Rothschild & Co. Asset Management.
09:51Une architecture ouverte, ça veut dire que vous sélectionnez des fonds, quels que soient les fonds qui vous plaisent ou
09:58qui correspondent à vos convictions, à votre stratégie à l'heure actuelle.
10:00C'est ça.
10:01On a une approche très fondamentale qui consiste par une analyse très macroéconomique, également des valorisations et des flux partout
10:06dans le monde sur tous les actifs.
10:08Et ensuite, pour illustrer nos idées d'investissement, on a une équipe d'analystes qui sont spécialisés dans la détection
10:13et la sélection des meilleurs fonds.
10:15En tout cas, ceux qui illustrent le mieux et avec une surperformance récurrente au sein de leur groupe de comparable.
10:21D'accord.
10:21Donc, on utilise ces fonds, effectivement, pour illustrer nos idées d'investissement.
10:24Donc, de manière flexible, active, très opportuniste également.
10:29Ce qui convient tout à fait au marché qu'on a actuellement et à la volatilité à laquelle on a
10:32affaire depuis quelques années.
10:34Justement, qui correspondent à vos idées d'investissement.
10:35Vos idées d'investissement en ce mois de mars 2026, elles ont beaucoup évolué par rapport à celles que vous
10:40aviez en janvier 2026 ?
10:42On est tous dans une situation, je dirais, assez attentiste.
10:46Donc, ça ne veut pas dire qu'on ne fait rien, évidemment, dans les portefeuilles.
10:49Mais aujourd'hui, on est dans une phase, une première phase d'une tendance qui peut soit, effectivement, aller vers
10:59un débouclage de la situation.
11:01Parce qu'on est en train de, je dirais, d'aller vers une situation stagflationniste.
11:05Donc, avec une augmentation de l'inflation, en tout cas de l'anticipation d'inflation.
11:10Avec une croissance stable ou une croissance qui diminue légèrement.
11:13Donc, une situation de stagflation de laquelle on peut sortir, si on a un débouclage de la situation rapide dans
11:17l'étroit d'Hormuz.
11:18Au contraire, aller vers une récession.
11:21Ce qui, effectivement, en termes d'allocation d'actifs et de gestion, passe par deux routes totalement différentes.
11:27Quand on accompagne des clients privés avec ce prisme de volonté d'investir sur le sol européen, sur les marchés
11:34actions européens.
11:35Est-ce qu'on regarde un peu différemment la situation européenne aujourd'hui qu'il y a quelques mois ?
11:40Dans le sens où l'année 2025 a été marquée par une surperformance des marchés actions européens vis-à-vis
11:45de leurs homologues américains.
11:47Est-ce que les scénarios changent pour cette année 2026 sur le temps long quand on fait de l'allocation
11:53patrimoniale ?
11:54Sur le temps long, non, pas forcément.
11:58Dans le sens où ce qui nous a amené à privilégier les actions européennes en 2025 et début 2026, c
12:05'était une situation de sous-valorisation par rapport aux Etats-Unis.
12:09Ça permettait également d'éviter le risque dollar pour des investisseurs qui cherchent des engagés de ce risque dollar.
12:15Et puis on avait des fondamentaux qui étaient toujours assez solides, donc une croissance qui était relativement résiliente, une politique
12:21monétaire de la Banque Centrale qui était attractive, en tout cas accommodante.
12:26Et puis effectivement des perspectives, notamment en termes d'investissement avec le plan allemand de relance et de défense, qui
12:36pouvaient ramener un petit peu plus de croissance sur la zone européenne,
12:39qui nous amenaient à être surpondérés sur l'Europe par rapport aux Etats-Unis, qui eux, au contraire, faisaient l
12:45'objet d'une concentration historiquement élevée,
12:48avec 10% de la capitalisation du S&P, qui représente 40%, et des valorisations qui étaient nettement plus élevées.
12:56Et là il y a quand même une partie de ce que vous nous dites qui est toujours vrai aujourd
12:58'hui, le plan de relance est toujours réel, la valorisation c'est toujours un sujet,
13:02que tout n'est pas remis en cause.
13:03Non, tout n'est pas remis en cause, simplement si on va dans cette stagflation qu'on y reste et
13:08qu'on s'y dure longtemps...
13:09Et sur le continent européen, la stagflation dont vous parlez ?
13:11Alors oui, enfin exactement, même au niveau mondial, aux Etats-Unis d'ailleurs ou en Europe, effectivement on aura une
13:17révision bénéficiaire,
13:18enfin des marges pardon, également des bénéfices, et selon toute probabilité, une baisse des PE qui pourra effectivement être assez
13:25violente sur le territoire européen,
13:27avec une composition sectorielle, peut-être qu'on y reviendra un petit peu plus tard, mais qui peut handicaper l
13:31'Europe par rapport aux Etats-Unis,
13:32qui dans des phases de remue, on va dire de volatilité sur les marchés, sont souvent, notamment avec leurs composants
13:39de dollars, une zone de sécurité.
13:42Baptiste Sierra, des fondamentaux qui ne changent pas sur les marchés européens, on entend quand même des anticipations de hausse
13:49de taux de la BCE à venir,
13:51ce qui n'était pas forcément des discours, des messages attendus par le marché ces derniers mois, est-ce que
13:56ça change les convictions qu'on a sur les marchés européens aujourd'hui ?
14:00Effectivement, comme le disait Marc, je pense qu'il est un peu tôt pour complètement modifier ses convictions,
14:06même si on voit que dans les anticipations, effectivement, vous le soulignez, on est passé en début d'année d
14:09'une anticipation de une à deux baisses de taux
14:11de la part de la BCE à aujourd'hui potentiellement trois hausses des taux, donc on est quand même sur
14:16un scénario qui est diamétralement opposé.
14:19Pour autant, à ce stade, on est quand même sur un marché des investisseurs, mais aussi des politiques,
14:25qui essayent de s'approprier, de digérer les nombreuses informations que nous avons pu avoir et d'essayer d'en
14:31modéliser les impacts.
14:33Et c'est vrai qu'à ce stade-là, il me semble un peu prématuré de complètement modifier le scénario.
14:39Par contre, si ce scénario...
14:41Donc on reste positif sur l'Europe, si je comprends bien ?
14:43Oui, en tout cas, à mon sens, c'est quand même important de rester investi et de ne pas céder
14:48quelque part à la panique,
14:49qui est quelque part logique et humaine lorsqu'on a des phases de volatilité aussi importantes sur les marchés,
14:55avec une recorrélation aussi des classes d'actifs, c'est-à-dire qu'on n'a plus d'endroits où
14:59se cacher.
15:01Et lorsqu'on ajoute à cela la cause, qui est quand même assez violente,
15:06je comprends que ce soit tout à fait humain de vouloir se désengager du marché.
15:12Oui, Marc Terrasse, vous vouliez réagir ?
15:13Oui, je voulais ajouter en fait que, effectivement, comme vous dites, sur la situation aujourd'hui du pétrole,
15:19on n'est pas en situation de pénurie, donc on a un petit peu de temps devant nous.
15:22Et rappeler aussi que sur le conflit qu'on a eu en Ukraine, les marchés ont mis cinq semaines,
15:26avant d'imaginer qu'effectivement on pouvait s'inscrire dans une disruption durable
15:31qui allait amener de l'inflation et donc une hausse des taux.
15:33Et c'est à ce moment-là en fait que les marchés ont tous baissé de manière violente,
15:37aussi bien les actions que les obligations.
15:38Aujourd'hui, sur cette recorrelation, on est dans cette première phase d'anticipation, de stagflation,
15:43c'est-à-dire qu'on a une hausse des anticipations d'inflation, de ralentissement économique,
15:47et dans ce cadre-là, tout se recorrel, on a une baisse des actions et des obligations.
15:51Effectivement, ce sont des phases qui ne sont pas forcément durables,
15:53on doit en sortir d'un côté ou de l'autre, mais avec des classes d'actifs qui surperforment les
15:56autres.
15:57Quand on est investisseur long terme, le sujet de la dépendance énergétique européenne,
16:02c'est un sujet qui doit quand même rester dans un coin de tête aussi, Baptiste Sierra ?
16:06Oui, complètement, et même indépendamment de la dépendance énergétique,
16:10il y a aussi la dépendance numérique, la dépendance également sur le plan militaire.
16:13Je pense que le conflit en Ukraine l'a particulièrement prouvé,
16:17et ça c'est quelque chose dont non seulement les investisseurs,
16:20mais également les politiques européennes se sont quand même plutôt bien emparés ces dernières années.
16:26Alors, on reste en Europe, donc il y a effectivement beaucoup d'inertie,
16:30on aimerait toujours que cela aille plus vite, mais Marc le mentionnait tout à l'heure,
16:34le plan de relance allemand qui axe notamment une grosse partie des défenses sur la défense va en ce sens
16:39-là.
16:40Sur la dépendance énergétique, pour revenir sur votre question,
16:43c'est quelque chose qui, mine de rien, prendra beaucoup plus de temps.
16:47On le voit, on est quand même toujours dépendant des Américains sur le plan du gaz.
16:52On a électrifié une grosse partie de notre économie,
16:54mais pour autant, on a encore, à titre d'exemple, 10 millions des Français qui chauffent leur maison au gaz.
17:03Donc, c'est quelque chose qui est crucial, mais qui prendra du temps.
17:06Dernière question, chacun, effectivement, on n'est pas rentré dans le détail des secteurs.
17:11Vous avez tous les deux beaucoup évoqué ce plan allemand.
17:14Marc Terrasse, est-ce que ça veut dire que les secteurs sur lesquels on a une idée
17:18ou une conviction d'investissement en 2026,
17:20c'est ceux qui dépendent directement de la dépense publique souveraine ou européenne ?
17:27Alors, en tout état de cause, ce qui est assez intéressant aujourd'hui,
17:31c'est qu'on a, effectivement, au niveau sectoriel,
17:34des préférences qui, à la fois, fonctionnent bien sur l'entrée en stagflation, d'une part,
17:40et d'autre part, qui répondent effectivement au phénomène que vous indiquez,
17:43à savoir qu'on est plutôt investi sur la défense aujourd'hui et sur l'énergie.
17:48Et ça, ce sont deux secteurs qui nous semblent assez résilients,
17:51contrairement sur des phases de volatilité ou d'entrée en stagflation,
17:54à des secteurs dits défensifs, comme les staples ou les télécommunications
17:58ou encore les utilities, qui ne surperforment pas de manière systématique.
18:02On l'a vu même dans le passé, sur toutes les phases de stagflation,
18:04on a plutôt eu une contre-performance de ces secteurs-là.
18:07Les industriels, ça dépend, et tout ce qui est valeurs technologiques et bancaires
18:10sont plutôt des valeurs qui ont tendance à souffrir.
18:12Donc, en fait, sur cette première phase, on aurait plutôt tendance,
18:15d'un point de vue sectoriel, à être effectivement sûr de l'énergie et la défense.
18:19Puis on verra comment, effectivement, le marché réagit déjà à cette crise
18:23qu'on est en train d'intégrer, parce qu'aujourd'hui, on a uniquement des données
18:26jusqu'à fin février, mais pour l'instant, on n'a pas encore eu les premiers impacts
18:29au niveau macroéconomique.
18:30Et en fonction de ça, on pourra, je dirais, transformer les portefeuilles
18:33et se positionner sur des valeurs différentes.
18:36Si, par exemple, on sort par le haut, effectivement, de cette crise
18:40et on sort par le haut et à court terme, effectivement, un repositionnement
18:43sur des valeurs industrielles, sur la cyclicité, sur des valeurs technologiques,
18:47évidemment, des banques qui ont beaucoup souffert sur ce début de crise
18:51pourront être assez attractives.
18:53Baptiste Sierra, même question.
18:54Oui, je pense qu'effectivement, dès lors qu'on aura plus de réponses,
18:58il faudra être extrêmement réactif.
19:01Et quelque part, l'optimiste qui, il y a en moins, veut croire qu'on trouvera
19:06une résolution positive.
19:08Je pense que les derniers échanges et les dernières informations
19:11qu'on attendent plutôt vers ce scénario, même s'il faut rester prudent.
19:15Et c'est vrai qu'en cas de scénario positif, il faudra être capable
19:19de se positionner sur les secteurs qui vont profiter du cycle.
19:22Ça a déjà été mentionné, notamment les bancaires et les secteurs industriels.
19:27Merci Baptiste Sierra, merci Marc Terrasse de nous avoir accompagné
19:30dans Enjeux Patrimoine.
19:31On se retrouve tout de suite dans L'Oeil de l'Expert.
19:37Et nous enchaînons à présent avec L'Oeil de l'Expert,
19:39où nous avons le plaisir de retrouver en plateau Florian Bravo.
19:42Bonjour Florian.
19:43Bonjour Écola.
19:43Merci d'être avec nous.
19:45Vous êtes directeur de l'allocation d'actifs chez Sinal.
19:47On va se demander un petit peu comment vous regardez ce marché européen,
19:51les convictions que vous pouvez avoir.
19:52Et surtout, on va faire un focus aussi sur les Nordics,
19:54qui constitue un des moteurs de performance en Europe aujourd'hui.
19:58Première question assez large,
20:00comment est-ce que vous regardez le marché européen,
20:01le biais européen à l'heure actuelle,
20:04quand on veut investir sur les marchés actions ?
20:07Il faut considérer que nous,
20:09nous avons, avec nos conseillers en gestion de patrimoine
20:12et tous les clients, forcément, on n'a pas un biais.
20:15On ne peut pas avoir un biais.
20:16Il y a plusieurs objectifs.
20:18L'Europe est présente historiquement,
20:21et de toute façon, ce sera toujours le cas,
20:22beaucoup plus au niveau obligataire.
20:24Il faut aussi en être conscient.
20:26D'accord.
20:27Puisque c'est déjà beaucoup de présence dans les fonds en euros,
20:29qui souffrent, qui vont souffrir cette année.
20:32D'accord.
20:34Voilà une première conviction.
20:36Nos amis assureurs, malheureusement, de fonds généraux,
20:39vont quand même avoir deux ou trois sujets malheureux à traiter.
20:43Qui plus est, si les taux continuent à augmenter,
20:45forcément, il y aura des moins-values latentes.
20:47Il va falloir les amortir.
20:48Ce n'est pas forcément un bon signal.
20:49Alors même que, pardon, mais les fonds en euros,
20:50on en voit encore des bonus, c'est à l'heure actuelle.
20:52Donc, il va y avoir un petit sujet.
20:54La réalité du bonus, vous le savez,
20:55c'est qu'il a pris sur ceux qui, malheureusement,
20:58ont fait tous les efforts dans un premier temps
21:00et qui, malheureusement, ne sont pas payés dans le temps.
21:03Donc, tout ça, c'est une histoire quand même à repenser éventuellement.
21:07Mais enfin, pour être clair,
21:09on a les taux qui sont très présents en Europe.
21:11On a parfois quand même des petites et moyennes sociétés,
21:16mais c'est très, très rare.
21:17En fait, il faut être très clair par rapport à notre clientèle retail.
21:20Et après, ce sont plutôt des fonds large cap qu'on peut avoir,
21:23soit complètement français, soit européen.
21:26Et maintenant, depuis, on va dire,
21:28allez, 18 mois que je suis rentré en fonction,
21:31une grosse, grosse, grosse thématique
21:32sur tout ce qui est Europe du Nord.
21:34D'accord.
21:35que je privilégie depuis maintenant,
21:38oui, à peu près 16-18 mois.
21:40Et tant aussi au niveau obligataire, d'ailleurs,
21:43puisque j'ai un peu plus que confiance
21:44sur tout ce qui est taux cours, acte, monnaie.
21:47Je suis beaucoup plus tranquille.
21:48Plus de confiance sur l'Europe du Nord à l'heure actuelle ?
21:50Bien plus, oui.
21:52Déjà, il n'y a pas de problème énergétique.
21:53Enfin, il y a moins de problèmes énergétiques.
21:55D'accord, déjà, il y a moins de sujets
21:56de dépendance énergétique sur l'Europe du Nord.
21:58C'est curieux, comme le Brésil, d'ailleurs,
21:59au niveau émergent, ou le Venezuela,
22:01même si ce n'est pas forcément le cas.
22:03Donc, nous, on est plutôt...
22:04On essaie d'orienter nos conseillers
22:06à plutôt se dire, bon, diversifiez.
22:08De toute façon, on a d'autres fonds
22:10qui sont internationaux.
22:11Alors, on peut nommer des membres,
22:13type Rothschild, type Carmignac, etc.,
22:16où je fais un peu de tout.
22:17Mais, clairement, à l'intérieur,
22:18je vais me retrouver avec les grands de l'économie
22:22et ou les bons.
22:24Donc, clairement, on a ça.
22:25Et puis, nous, clairement,
22:27pour être plus tranquille
22:29sur cette classe d'actifs
22:31et aussi sur la typologie,
22:34parce que l'Europe, pour nous,
22:36n'est pas forcément l'endroit
22:38où on fait créer le plus de valeur,
22:39historiquement parlant.
22:40On privilégie plutôt
22:41tout ce qui est gestion alternative
22:42et des longs shorts.
22:43D'accord.
22:44plutôt, donc, avec de bons représentants français,
22:47pour le coup,
22:48comme BDL, par exemple, etc.
22:50Donc, voilà.
22:51Donc, oui, l'Europe.
22:53Plutôt du SMID, quand même,
22:55si on fait de l'Europe thématique,
22:56parce qu'il y a tellement de retard
22:58qu'on peut éventuellement revenir dessus.
23:01C'est une mauvaise nouvelle, quand même,
23:02l'augmentation des taux courts
23:04pour ce type d'allocation.
23:06Donc, il faut faire quand même attention.
23:08Et nous, plutôt, Europe du Nord.
23:10Quand on dit Smolimid et Europe du Nord,
23:13on mélange les deux
23:14ou c'est deux thématiques différentes ?
23:16En fait, ce qui est juste assez intéressant,
23:18c'est qu'on peut faire les deux.
23:18D'accord.
23:19Donc, les SMID, pourquoi ?
23:20Parce que, en fait,
23:22les pays nordiques,
23:22via leur fonds souverain,
23:23rachètent énormément de brevets.
23:25Ces brevets, contrairement à en France,
23:26ne sont pas mis,
23:27ou certains pays d'Europe
23:28ne sont pas mis dans des cartons,
23:29en disant que c'est un vieux trésor de guerre,
23:31un jour, il faudra lui donner une valeur
23:34s'il y a une OPA ou un truc comme ça.
23:38Donc, là, c'est différent.
23:39On achète un brevet,
23:40on crée les ingénieurs,
23:41on crée les qualités et les sites
23:44pour pouvoir exploiter le brevet.
23:46On prend des thématiques
23:47qui sont beaucoup tout ce qui est le bois
23:51et tout ce qui est duplication,
23:54tout ce qui est aussi eau,
23:56tout ce qui est végétaux, etc.
23:58et on développe,
23:59on développe,
23:59on développe,
24:00on développe
24:00et on devient leader
24:01avec des pépites
24:02parce qu'il n'y a pas que la bière
24:07en Europe du Nord.
24:08Il y a quand même
24:09des grosses pépites,
24:10des industries absolument merveilleuses
24:12et surtout des individus
24:14qui, clairement,
24:16travaillent beaucoup plus que nous.
24:18et on a nécessité
24:20d'avoir une croissance
24:20aussi assez performante
24:21et ils ont le bonheur
24:23entre guillemets
24:24d'avoir un peu moins
24:24d'inflation que nous.
24:25Donc, tout ça,
24:25ça aide beaucoup en définitive.
24:27Quand on a vu
24:28des marchés européens
24:29au sens large
24:30surperformer les marchés
24:32américains en 2025,
24:33est-ce que ça a été vrai
24:34pour l'Europe du Nord également ?
24:36Est-ce qu'on a retrouvé
24:36les mêmes...
24:37Oui, c'était supérieur.
24:38C'était supérieur encore, oui.
24:39C'était supérieur, voilà.
24:40Donc, que ce soit sur les large
24:41ou les SMID.
24:43Et c'est une conviction
24:44qui reste pour 2026 ?
24:45Oui.
24:46Alors, nous, clairement,
24:47on est assez...
24:48Enfin, il y a trois choses.
24:51Les taux, c'est pas très bon
24:52pour, malheureusement,
24:53on va dire, le court terme.
24:54Donc, quitte à réaliser
24:55un investissement aujourd'hui,
24:56si on veut une thématique européenne,
24:58je le redis,
24:59soit des longs shorts,
25:00on n'est plus tranquille là-dessus,
25:02soit plutôt l'Europe du Nord.
25:03Si on veut faire de l'Europe,
25:05plutôt du SMID,
25:07et plutôt, alors, pour le coup,
25:08on va aller sur du MID
25:09que du SMOL.
25:10Parce que là,
25:11les incidences avec les taux courts,
25:13c'est trop important.
25:14Et il y a peu ou pas de...
25:17En fait, on le voit,
25:18ça n'a même pas augmenté
25:18de 20 bips en Europe du Nord,
25:22alors que, bon,
25:22chez nous, on a quand même pris
25:23déjà 50, 60, 70.
25:25Ça commence à faire beaucoup
25:26en trois semaines.
25:28Et c'est pas fini.
25:29Rapidement, les émergents,
25:30ça reste une stratégie également ?
25:32Oui, alors, les émergents,
25:33on est un peu plus sélectifs.
25:34L'année dernière,
25:35on était très chine,
25:39essentiellement Chine
25:40et une restée érudite
25:42à l'Inde.
25:42Et on a demandé
25:43à nos conseillers
25:45en gestion de patrimoine
25:45de plutôt se positionner
25:47sur la partie
25:48Amérique latine
25:49pour tout un tas de raisons.
25:51Parce que, bon,
25:51déjà, il y a une lutte
25:52de l'inflation qui est importante,
25:53que leur monnaie est en train
25:54de se revaloriser
25:55par rapport au dollar.
25:56Là, on voit l'incidence
25:57du dollar qui s'est apprécié
25:59sur les trois dernières semaines
26:00n'a pas beaucoup d'impact
26:02parce qu'il y a tellement
26:03d'efforts qui sont faits,
26:04contrairement en France,
26:04par exemple,
26:05pour faire en sorte
26:06de lutter contre l'inflation,
26:08de lutter contre la gabegie,
26:09de lutter contre
26:10les dépenses inutiles,
26:11que clairement,
26:12ça fonctionne très bien.
26:13En plus,
26:13qu'on le veuille ou non,
26:15au Brésil,
26:17en Argentine,
26:18un peu au Pérou,
26:20toute cette zone-là,
26:21elle bénéficie quand même
26:23de tout ce qui est
26:24matière première,
26:25qui a plutôt fonctionné.
26:26Alors, moins bien aujourd'hui
26:27avec l'or, etc.
26:28Mais là, on parle de l'or
26:30en tant que valeur,
26:30pas forcément d'extraction.
26:31Donc, les minières
26:32ont quand même un peu décalé.
26:33Il faut aussi le dire,
26:35tout ce qui est cuprifère
26:36et orifère.
26:37Mais nous,
26:38on est très, très, très...
26:39Enfin, si on a à privilégier,
26:42on ira plutôt
26:42sur l'Amérique latine.
26:43Merci, Florian.
26:44Bravo de nous avoir accompagnés
26:45dans la dernière partie
26:46de Smart Patrimoine.
26:47Et je vous dis à très vite
26:47sur Be Smart for Change.
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