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  • il y a 5 semaines
Air&Défense, c’est l’émission qui décrypte les grands enjeux industriels de L'aéronautique, du spatial et de la défense...trois secteurs au coeur des stratégies économiques mondiales. Réarmement, souveraineté, innovation… comment conserver une supériorité technologique et garantir la sécurité de tous dans un monde de plus en plus complexe ?

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Transcription
00:02BFM Business avec la Tribune et R&Cosmos présente
00:08R&Défense, Jean-Baptiste Huet.
00:12Bienvenue dans R&Défense.
00:14L'actualisation de la loi de programmation militaire va-t-elle enfin nous rendre au moins vulnérables ?
00:19On va poser la question à notre invité cette semaine qui est Cédric Perrin,
00:22le sénateur LR du territoire de Belfort et c'est aussi, c'est pour ça qu'on l'habite,
00:25le président de la Commission des Affaires étrangères, de la Défense et des Forces armées au Sénat.
00:32Quelles sont les ambitions de la Turquie dans le secteur de la Défense ?
00:36Quelle est la place là-bas des industriels français ?
00:39On verra tout ça dans le décryptage avec Léo Barnier.
00:42Enfin, le vampire se réveille.
00:45Le constructeur de camions suédois Scania va livrer une centaine de 4x4 militaires.
00:50Vampire, c'est leur nom.
00:51À l'armée terre, on ira soulever le capot dans l'usine d'Angers avec Nathan Cocampo.
01:01Cédric Perrin, bonjour.
01:02Bonjour.
01:03Vous êtes le sénateur du territoire de Belfort et vous êtes aussi le président de la Commission des Affaires étrangères,
01:07de la Défense et des Forces armées au Sénat.
01:09Merci beaucoup d'être avec nous.
01:11À mes côtés, comme chaque semaine, pour vous interroger,
01:13Michel Cabirol, rédacteur en chef à la tribune du pôle aérospatial Défense et Transport.
01:18Bonjour Michel.
01:18Bonjour Jean-Baptiste.
01:19Cédric Perrin, vous planchez depuis maintenant plusieurs jours, plusieurs semaines,
01:23sur l'actualisation de la loi de programmation militaire qui prévoit 36 milliards de plus.
01:29Question simple, finalement.
01:31Est-ce qu'elle nous prépare correctement à nous défendre dans les années qui viennent, cette actualisation de la LPM
01:36?
01:37Écoutez, cette actualisation de la LPM est pour objectif de rapporter à la Défense 36 milliards d'euros supplémentaires,
01:44ce qui est une somme très importante, évidemment, mais qui ne permet pas d'augmenter les moyens de la Défense,
01:49ce qui permet essentiellement de sécuriser ou, j'allais dire, de sanctuariser la loi de programmation militaire précédente,
01:54celle de 2023, dont le Sénat avait très largement dit qu'elle était sous-financée et qu'elle ne permettrait
01:59pas,
02:00compte tenu des moyens qui lui étaient alloués, c'est-à-dire 400 milliards plus 13 milliards,
02:04mais qui étaient des recettes incertaines, 400 milliards plus 13 milliards,
02:07d'assurer, en tout cas, le niveau qu'on espérait obtenir en 2030.
02:12Donc, il y a une actualisation aujourd'hui, ce qui tente à démontrer que le Sénat avait raison à l
02:16'époque,
02:17et donc cette actualisation ne permet malheureusement pas d'augmenter les moyens suffisamment,
02:22car je rappelle que depuis 2023, il s'est passé un certain nombre de choses en Ukraine, au Moyen-Orient,
02:26et sur l'ensemble de la planète, qui ne nous incitent pas nécessairement à la confiance.
02:30– Une actualisation qui ne tire pas suffisamment les leçons de ce qui s'est passé justement ces dernières années,
02:35vous le dites, en Ukraine, on le voit en ce qui se passe au Moyen-Orient avec des…
02:39– L'exécutif lui-même ne cesse de tirer la sonnette d'alarme depuis maintenant un an.
02:45Il y a un tweet du Premier ministre d'actuel, qui était ministre des Armées, en février 2025,
02:51qui dit que le modèle d'armée n'est pas correct, qu'il nous manque une trentaine de rafales,
02:56qu'il nous manque trois frégates, et que le modèle de la marine date de 2013,
03:02donc il est ancien, et que sur le terrestre, il y a aussi un certain nombre de besoins.
03:07Vous avez ensuite le Président de la République et le Premier ministre des Armées le 12 et le 13 juillet,
03:11qui expliquent dans un discours à La Nation qu'il faut entre 90 et 700 milliards d'euros pour la
03:15défense.
03:15Vous avez ensuite une revue nationale stratégique, qui quand même est travaillée par l'ensemble du gouvernement,
03:20et notamment par le SGDSN, qui dépend du Premier ministre, que le chef d'état-major reprend en septembre,
03:26et ensuite devant les maires en novembre, et qui explique que potentiellement il peut y avoir un choc majeur à
03:33l'est de l'Europe,
03:34qui nous amènerait à une confrontation et donc à des besoins nouveaux.
03:37Et là on se retrouve avec une loi de programmation militaire, certes en augmentation, et ça je ne le nie
03:41pas,
03:42mais qui n'est pas en adéquation, ou en tout cas avec les menaces auxquelles on fait référence depuis un
03:47an.
03:47Et donc je pense qu'il faut en tirer les conséquences et essayer de faire de cette loi de programmation
03:51militaire
03:52une loi de programmation qui soit en cohérence avec la menace.
03:56C'est ce que le CERA, c'est ce que je proposerais de faire au Sénat.
03:59D'accord. Et donc du coup, ce qu'on peut dire aujourd'hui, si on vous écoute bien,
04:05c'est en fait une recapitalisation de la loi de programmation militaire,
04:09et on est toujours dans la réparation, puisqu'il y a très peu de nouveaux programmes
04:13et très peu d'augmentation du format capacitaire des armées.
04:18Ça c'était le premier point. Et deuxième point, finalement,
04:21les 13 milliards de recettes extra-budgétaires, elles existent vraiment ou pas ?
04:24C'est une bonne question. C'est une question que j'ai posée au Conseil des finances publiques
04:28pas plus tard que mardi, qui peine à répondre.
04:32Si on était à 413 réellement, quand on explique qu'on met 36 milliards de plus,
04:37pour moi, je ne suis pas très fort en maths, mais ça fait 449.
04:39Or aujourd'hui, on a un budget de 436.
04:42Ça veut dire que si les 13 milliards existent réellement,
04:44l'augmentation n'est pas de 36, mais de 23.
04:46Donc voilà, je vous laisse faire les calculs et chercher.
04:48Mais la réalité, c'est qu'aujourd'hui, la loi de programmation militaire
04:51telle qu'elle nous est présentée en actualisation, c'est 436 milliards.
04:55Et je rappelle que le Sénat avait demandé en 23,
04:57mais Michel Cabirol est très bien informé, et c'est bien,
05:00le Sénat avait demandé en 23 430 milliards pour arriver à faire le joint.
05:05Bercy voulait 370 milliards, et le président de la République
05:08avait, semble-t-il, tranché à 400 milliards, plus 13 milliards,
05:11pour faire bonne figure, et voilà où on était.
05:15Aujourd'hui, on voit bien qu'avec 436 milliards,
05:17on donne raison au Sénat qui, il y a 23 ans,
05:20expliquait que la loi de programmation était sous-financée.
05:21Donc il ne faut pas jeter le bébé avec l'eau du bain,
05:25que les choses soient très claires.
05:26On était à 30 milliards d'euros en 2018,
05:28on est à 57,3 aujourd'hui,
05:29on sera sans doute à peu plus de 63 l'année prochaine.
05:32Il y a un effort considérable de la nation
05:34qui a été fait pour sa défense, et c'est une évidence.
05:37Mais c'est insuffisant au regard de ce qui se passe à l'étranger.
05:40C'est insuffisant au regard de ce que font les Allemands aujourd'hui,
05:43qui vont avoir un budget de la défense de 160 milliards en 2030.
05:46Évidemment, nos moyens de défense financiers,
05:48leurs déficits ne sont pas les mêmes.
05:49Mais la Grande-Bretagne, qui part de très loin, certes,
05:51mais qui met des sommes assez importantes aujourd'hui
05:54pour reconquérir sa défense.
05:55La Pologne et l'ensemble des pays européens
05:57qui, aujourd'hui, recherchent une défense plus efficace.
06:00Et puis, tout simplement,
06:02nos amis d'en face qui nous regardent.
06:04Je pense que nos budgets sont observés de très près
06:07par un certain nombre d'observateurs,
06:09en Russie notamment.
06:10Et quand on dit,
06:12on ne peut pas mettre plus d'argent,
06:14on est tout nu, mais on ne peut pas mettre plus d'argent,
06:16je pense que c'est une histoire, aujourd'hui,
06:18de priorité nationale.
06:20et il faut que chacun comprenne que si une guerre devait intervenir
06:23à l'est de l'Europe, entre peut-être la Russie et les pays baltes,
06:26et je ne sais quels autres pays encore,
06:29le coût économique pour la France serait bien, bien plus important
06:32que ce que nous demandons, en plus,
06:35pour la loi de programmation militaire au Sénat,
06:38dans les jours qui viennent.
06:38Est-ce qu'on est toujours dans la réparation
06:41ou pas des lourds désinvestissements
06:43qui ont été faits dans les années 2000 ?
06:46Non, je ne pense pas que la loi de réparation
06:47a été mise en œuvre en 2018
06:50et qu'elle a permis d'augmenter significativement les budgets
06:52avec une moyenne de l'ordre de 1,8 milliard par an
06:54tous les ans.
06:55Donc, aujourd'hui, les matériels nouveaux arrivent dans les forces.
06:58On ne peut pas dire que, bien évidemment,
07:00ce soit encore de la réparation.
07:01On commence petit à petit à gagner en volume,
07:04mais de manière insuffisante à notre goût.
07:06Et je rappelle qu'en 2023,
07:07il y a un certain nombre de programmes
07:08de massification de nos armées
07:10qui ont été reportés à post-2030
07:13pour des raisons budgétaires.
07:15Et donc, moi, tout ça, je veux juste dire
07:17que c'est une histoire de cohérence.
07:20Une fois de plus, on ne peut pas dire
07:21que la menace est potentiellement là
07:25d'ici un an ou deux
07:26et repousser les acquisitions
07:28de gros volumes de matériel à post-2030.
07:33Vous savez, c'est Pierre Vendier
07:34qui est dans le Figaro,
07:35Pierre Vendier qui est toujours extraordinaire,
07:37et qui dit dans le Figaro, je crois,
07:43qu'il faut faire les efforts aujourd'hui.
07:45Parce que demain, ce n'est pas dans une heure,
07:47ce n'est pas après-demain,
07:48c'est demain.
07:49Et demain, c'est vraiment demain.
07:50Et demain, il faut le préparer aujourd'hui.
07:52Et on ne peut pas attendre 2030
07:53pour préparer une hypothétique défense.
07:57Et je le redis pour les auditeurs
08:00qui nous écoutent,
08:00l'objectif, ce n'est en aucune manière
08:02de préparer une attaque
08:04ou de se préparer à être très fort
08:06pour aller attaquer qui que ce soit.
08:07L'objectif, c'est de se préparer
08:09pour avoir une défense suffisamment dissuasive
08:11pour éviter d'être justement
08:13attaqué par qui que ce soit.
08:15J'ai tendance à dire que
08:16si vous avez une jolie maison
08:17et que vous voulez qu'elle soit gardée,
08:18vous ne mettez pas un Cadiz,
08:19vous mettez un Doberman.
08:20Et c'est un peu ça qu'il faut faire.
08:21Il faut être suffisamment dissuasif
08:23pour nos adversaires
08:24pour qu'ils évitent de nous attaquer.
08:25Aujourd'hui, je pense qu'on a des partenaires européens
08:27qui font des efforts considérables
08:28en matière de défense.
08:29C'est le cas de la Pologne,
08:30c'est le cas de l'Allemagne,
08:32c'est le cas des Britanniques.
08:33Et il faut qu'on soit, nous,
08:34au rendez-vous de l'histoire.
08:355% ?
08:365% ?
08:37Ce fameux chiffre des 5%
08:38de dépenses militaires
08:39d'ici 2035, crédible ?
08:41La réalité, c'est 3,5%.
08:445%, il veut dire qu'il y a 1,5%
08:46qui est essentiellement consacré
08:47à du bâtimentaire,
08:48de l'immobilier, etc.
08:49Pour moi, c'est 3,5%.
08:50C'est ce à quoi la France s'est engagée
08:52à l'année dernière.
08:53Et c'est ce qu'on doit atteindre.
08:54La difficulté, c'est qu'aujourd'hui,
08:56pour ceux qui aiment les chiffres,
08:57on est parti de 2% en 2023
08:59pour arriver,
09:00si on suit la trajectoire budgétaire
09:02votée par l'Assemblée nationale hier,
09:04à 2,43% en 2030.
09:07Ça veut dire que l'effort
09:08qu'on va demander à la nation
09:09et aux prochains élus en 2030,
09:12il serait de 1%,
09:13un peu plus de 1% en 2030,
09:15entre 2030 et 2035.
09:16Ce qui n'est pas raisonnable
09:18ni réalisable.
09:19Et donc, il faut faire en sorte
09:21que cet effort soit plus important
09:22sur la première période.
09:24Il faut peut-être que,
09:25en tout cas,
09:26c'est ce que je proposerais,
09:26moi, au Sénat et à mes collègues,
09:28c'est qu'on fasse un effort supplémentaire
09:29dès l'année prochaine,
09:32mesuré l'année prochaine,
09:33mais qu'après,
09:33on ait une trajectoire budgétaire linéaire
09:36pour arriver, en gros,
09:38en 2030,
09:39à 2,7% du PIB
09:41et pour que l'effort
09:42que devront faire nos successeurs
09:44en 2030
09:45ne soit plus que de 0,8% ou 0,7%.
09:48Et donc, un effort équilibré
09:49entre les deux périodes.
09:50C'est, à mon avis,
09:52le minima qu'on doit à nos armées
09:53et ça va nous permettre aussi
09:54d'accélérer un certain nombre
09:56de moyens capacitaires
09:58et donc de donner,
09:59j'allais dire,
10:00un peu de souffle
10:00à la loi de programmation militaire.
10:02Aujourd'hui,
10:02la loi de programmation militaire,
10:03elle est extrêmement contrainte.
10:05Il n'y a plus de marge.
10:06Et donc, il faut redonner
10:07un peu de marge,
10:07un peu de souplesse
10:08pour pouvoir faire des choses
10:09un peu nouvelles.
10:10Ça veut dire qu'en l'État,
10:11vous ne voteriez pas
10:12l'actualisation
10:13de la loi de programmation militaire ?
10:15Je voterais
10:16l'actualisation
10:16de la loi de programmation militaire,
10:18mais l'actualisation
10:18de la loi de programmation militaire
10:19que nous aurons,
10:21sans doute,
10:22je l'espère en tout cas,
10:23si mes collègues nous suivent,
10:24modifié au Sénat.
10:26L'année prochaine,
10:27présidentielle ?
10:28Mais j'ai annoncé
10:29dans le discours 50-1
10:30au Sénat
10:32le 5 mai dernier
10:34que nous ne pourrions pas
10:36voter la programmation militaire
10:37en l'État
10:38et qu'il nous faudrait
10:38lui apporter
10:39un certain nombre de modifications.
10:40Les choses ont été claires
10:41dès le départ.
10:41Je l'ai dit publiquement
10:42à la tribune.
10:43Il y avait la ministre des Armées
10:44en face de moi.
10:44Donc les choses ont été
10:45très très claires
10:46et très transparentes.
10:472027,
10:48élection présidentielle.
10:49Est-ce qu'il faut en profiter
10:50pour revoir le format des armées,
10:52un nouveau livre blanc ?
10:53J'ai un certain nombre
10:54de collègues,
10:55notamment dans le groupe socialiste
10:57et de collègues
10:59de mon propre groupe
11:00qui pensent qu'effectivement
11:02il faut qu'on accélère
11:02le dispositif.
11:03La loi de programmation
11:04militaire actuelle,
11:05en tout cas,
11:06telle que le gouvernement
11:06l'a déposée,
11:08faisait qu'on imaginait
11:09un livre blanc en 2028.
11:11Marie Recalde,
11:12à l'Assemblée nationale,
11:12a déposé un amendement
11:13qui a été adopté pour qu'elle soit
11:16avancée en juillet 2027.
11:18Et nous,
11:18nous pensons qu'il faut
11:19qu'on aille encore plus vite
11:19et que le livre blanc
11:21sur la défense
11:22commence à être étudié
11:23dès janvier 2027
11:24avec une participation,
11:25et nous le notons
11:26dans l'amendement,
11:26active du Parlement.
11:28Et donc,
11:29de manière à commencer
11:30des travaux
11:31qui sont des travaux
11:32qui sont transpartisans.
11:34C'est sur la menace
11:35et sur la réalité
11:35du monde dans lequel nous vivons.
11:37Et que le président de la République
11:38ou la président de la République
11:39qui arrivera
11:40en juin 2027
11:42est une base de travail.
11:43Après,
11:43ils l'utilisent,
11:45ils ne l'utilisent pas,
11:45mais c'est quelque chose,
11:46c'est une base de travail
11:47qui va permettre
11:48d'accélérer ensuite,
11:49j'imagine en tout cas,
11:50une nouvelle loi
11:50de programmation militaire.
11:53Quel regard portez-vous
11:54de façon générale
11:55sur l'économie de guerre
11:57et sur la façon
11:58dont l'industrie française
11:59monte en cordance ?
12:01D'abord,
12:02je conteste depuis toujours
12:03le terme d'économie de guerre
12:04parce que je pense
12:05que nous n'avons jamais été
12:06en économie de guerre.
12:07Et l'histoire démontre
12:08que j'avais un peu raison
12:09puisqu'aujourd'hui
12:10on a évidemment
12:12un nombre très insuffisant
12:13des munitions,
12:14des drones
12:14et un certain nombre
12:15de matériel.
12:16La vérité,
12:17c'est qu'il faut
12:18qu'on mette en place
12:18une économie
12:19de temps de guerre
12:20et pas une économie
12:21comme nous on a aujourd'hui
12:22de temps de paix.
12:23Et donc,
12:23il faut effectivement
12:23qu'il y ait des virages
12:24qui soient faits par l'industrie.
12:25Il y a des entreprises
12:26qui ont fait des efforts
12:28très très importants,
12:29qui ont accéléré
12:30les processus de production.
12:32Mais je pense
12:32qu'il faut qu'on aille
12:33encore plus loin
12:34dans le processus
12:35et surtout,
12:35et c'est ce que je défends
12:36depuis toujours,
12:37il faut qu'il y ait des commandes.
12:38Et les commandes
12:39semblent commencer
12:40à arriver dans l'industrie.
12:42Je pense que la DGA
12:43fait des efforts.
12:44Je redis ici publiquement
12:45puisque certains croient
12:47que je suis contre la DGA
12:49mais je voudrais regir publiquement
12:50que la DGA
12:51est un outil extraordinaire
12:52à la disposition
12:53des armées françaises,
12:55que c'est un outil
12:55que nous envient
12:56de nombreux pays.
12:57C'est un outil
12:58qui est doté
12:58d'ingénieurs brillants
13:00et qui est capable
13:01aujourd'hui
13:01de faire des choses
13:02extraordinaires.
13:02Mais,
13:03et je le dis depuis toujours,
13:04il faut que cette DGA
13:06gagne en agilité,
13:07en rapidité d'exécution
13:08et en diminution
13:09des temps d'études
13:11et des temps de traitement
13:13d'un certain nombre
13:14de programmes
13:15parce qu'aujourd'hui
13:16l'innovation est galopante
13:17et l'innovation
13:18est extrêmement rapide.
13:19On le voit en Ukraine,
13:19il faut entre 6 et 6 jours
13:22et une semaine
13:23ou deux semaines
13:23aux Ukrainiens
13:24et aux Russes
13:25pour répondre
13:26à une menace
13:26et donc il faut être
13:27hyperactif,
13:28hyper réactif,
13:29hyper agile
13:30et donc on a des outils.
13:32Et donc la DGA
13:33elle a aussi pour objectif
13:33d'essayer de faire changer
13:34le modèle économique
13:36et on a un très très beau
13:37très très bel exemple
13:38pour moi
13:38que la DGA a mis en place
13:39c'est Corus
13:40qui est un partenariat
13:41entre Renault
13:42et Tourgis et Gaillard
13:43sur la fabrication
13:44de drones en grande série
13:45et des drones
13:46qui iraient très très loin.
13:48Voilà,
13:48donc c'est des beaux exemples
13:49mais il faut qu'on avance,
13:50qu'on aille plus vite
13:51et je pense que
13:53l'industrie peut se réformer
13:54si elle a des commandes.
13:56Et puis il y a aussi
13:57tout le modèle
13:58d'ailleurs sur lequel
13:59les Allemands
13:59sont en train de s'engager
14:00qui consiste à dire
14:02que la sous-traitance
14:03notamment de l'automobile
14:04et je suis bien placé
14:05pour le savoir
14:05moi qui habite
14:06à 10 km de Sochaux
14:07la sous-traitance
14:07de l'automobile
14:08peut trouver dans la défense
14:10aussi un moyen
14:10de diversification
14:11et donc avoir
14:12une économie
14:12une industrie
14:14un peu duale
14:15qui travaillerait
14:15pour le civil
14:16et la défense
14:16et donc essayer
14:18de sauver les emplois
14:18qui aujourd'hui
14:19dans l'automobile
14:20sont en grand danger
14:20je rappelle qu'on a perdu
14:21près de 130 000 emplois
14:22dans l'automobile
14:22ces deux dernières années
14:24et que l'hémorragie
14:25est importante
14:26et que la défense
14:26peut être un moyen
14:27parmi d'autres
14:28de diversifier
14:30l'outil de production
14:31et de donner du travail
14:32aux françaises
14:33et aux français
14:34on a eu cette semaine
14:35des commandes industrielles
14:36de premier plan
14:36à l'export
14:37Naval Group
14:38qui a fait
14:39emporter un très beau contrat
14:40en Suède
14:41je pense aussi à Airbus
14:43qui a vendu
14:446 MRT à l'Italie
14:45et qui a éjecté Boeing
14:46par la même occasion
14:48est-ce que vous commencez
14:49à sentir
14:51un petit retour
14:52dans la préférence européenne
14:53moi j'ai tweeté
14:54pour féliciter
14:55l'ambassadeur Carlier
14:56en Suède
14:56qui est un ancien de la DGA
14:57d'ailleurs
14:58et qui avec toute son équipe
14:59et l'équipe France en général
15:00avec évidemment
15:01Naval Group
15:01et un certain nombre
15:03d'intervenants
15:05ont convaincu
15:07les Suédois
15:07évidemment
15:07d'acheter ces 4 frégates
15:08c'était une très très belle
15:09victoire pour la France
15:10ça démontre aussi
15:11que notre capacité
15:12à aller vite
15:13et à livrer rapidement
15:14ces cas de Naval
15:15fait aussi la différence
15:16mais il est bien évident
15:18que ce partenariat
15:19il est né aussi
15:21d'un partenariat
15:21plus global
15:22puisque je rappelle
15:22qu'on a acheté
15:23des globales A
15:24pour remplacer nos AWACS
15:25qu'on va sans doute
15:26acheter quelques bateaux
15:27d'intervention rapide
15:28d'attaque
15:29pour compléter aussi
15:31notre petite flotte
15:32et que donc
15:33il y a des échanges
15:33comme ça qui se font
15:34mais la solidarité européenne
15:35elle doit marcher
15:35et il ne faut pas croire
15:37que la solidarité européenne
15:38pour les Français
15:39c'est uniquement
15:39acheter français
15:40la solidarité européenne
15:41c'est la France
15:42achète un certain nombre
15:43de matériel en Europe
15:44et les Européens
15:46consacrent davantage
15:46de leur budget
15:47pour acheter européen
15:49aujourd'hui je rappelle
15:49que 80% des budgets
15:51de la défense européenne
15:51sont consacrés
15:52à des achats américains
15:53il faut que ces choses-là changent
15:54il faut qu'on gagne
15:55en indépendance
15:56en autonomie stratégique européenne
15:57et je ne peux évidemment
15:59saluer
16:00le formidable contrat
16:01qui a été signé
16:01par un aval groupe
16:02en Suède
16:02j'espère qu'il y en aura
16:03d'autres dans d'autres
16:04pays plus tard
16:05Est-ce que l'industrie française
16:07avec ce contrat
16:08a crevé un plafond de verre
16:10en obtenant un contrat
16:11dans une zone otanienne
16:14même si effectivement
16:15la Suède
16:15a récemment adhéré
16:18à l'OTAN
16:18mais cette zone
16:20est quand même
16:20très très otanienne
16:21est-ce qu'elle a crevé
16:22ce plafond de verre ?
16:23Écoutez je pense d'abord
16:24qu'on a une industrie
16:25de la défense
16:26extrêmement performante
16:27et c'est le cas évidemment
16:28de Naval Group
16:29et que le fait
16:30aujourd'hui
16:30d'être dans une situation
16:31de tension importante
16:35d'accélération
16:35des processus
16:37fait que
16:37quand on est capable
16:38de livrer du très bon matériel
16:39très vite
16:39et bien on est choisi
16:41et je ne sais pas
16:42si on a crevé
16:42un plafond de verre
16:43l'histoire le démontrera
16:44on verra s'il y a d'autres
16:46contrats de ce type
16:46qui sont
16:48qui sont affermis rapidement
16:49Il y en a eu un au Danemark
16:50avec une santé
16:50Il y en a eu un Danemark
16:51il y a eu la Grèce
16:51il y a des belles choses
16:55je pense qu'en tout cas
16:56il y a quelque chose
16:57qui est en train de se passer
16:58et j'espère que
16:59cette solidarité européenne
17:00elle parlera
17:00de l'ensemble
17:01des pays européens
17:02parce qu'on voit bien
17:02aujourd'hui que le lien
17:03transatlantique est compliqué
17:04on voit que les Estoniens
17:05pas plus tard
17:06qu'il y a quelques jours
17:07se sont quand même fait
17:09un peu
17:11avoir
17:12sur l'achat
17:13des Aymars
17:13puisqu'ils ont eu
17:14des Aymars
17:15qui étaient bridés
17:16et qui ont été livrés
17:17très tard
17:17et dont on leur a dit
17:18que certains
17:19seraient livrés
17:19beaucoup plus tard
17:20ça doit donner aussi
17:22des leçons à certains
17:23de compréhension
17:24de la nécessité
17:26d'avoir un environnement
17:27stratégique
17:27et une indépendance
17:28stratégique européenne
17:30Juste un dernier mot
17:31pour finir
17:31sur le lance-requête
17:32unitaire
17:32justement
17:33il y a des débats
17:34faut-il acheter
17:35américain
17:36écoutez moi j'ai déposé
17:37un amendement
17:37à la loi de programmation
17:38militaire en 2023
17:39pour demander à ce que
17:40le matériel soit souverain
17:41on a eu un débat
17:42j'ai retiré cet amendement
17:43le président
17:44le ministre de la défense
17:45à l'époque
17:46Sébastien Le Cordu
17:47est venu au premier régime
17:48d'artillerie
17:48il a annoncé
17:49600 millions d'euros
17:50pour l'achat
17:50de nouveaux matériels
17:51et il a été
17:52un avocat
17:53de la souveraineté
17:54sur ce sujet
17:56il a sauvé
17:56à deux reprises
17:57le programme
17:58parce que
17:59la haute administration
18:00a essayé de le tuer
18:01pour je pense
18:02privilégier des acquisitions
18:03à l'étranger
18:04et donc je pense
18:05que la ministre actuelle
18:06aussi a pour objectif
18:07de favoriser
18:07une solution souveraine
18:08il le faut
18:09je crois que c'est nécessaire
18:10on n'a pas le choix
18:11c'est ou américain
18:11ou coréen
18:12ou alors une solution
18:13souveraine française
18:14et il semblerait
18:15d'après toutes les informations
18:16qui remontent petit à petit
18:17que les derniers essais
18:17qui ont eu lieu
18:18pas plus tard
18:18qu'il y a une dizaine de jours
18:19de matériel souverain
18:20soient plutôt concluants
18:21donc maintenant
18:22c'est aux industriels
18:23et aux groupements
18:24qui se sont présentés
18:24de faire une offre
18:25qui soit concurrentielle
18:27rapide
18:27et qui permette
18:28de satisfaire les armées
18:29pour qu'on n'ait pas
18:29un trou capacitaire
18:30trop important
18:31mais je défends
18:32cette question
18:33parce que je pense
18:33que de toutes les manières
18:35nous aurons
18:36une réduction temporaire
18:37des capacités
18:38donc un trou capacitaire
18:40avec les américains
18:41parce qu'il ne faut pas croire
18:41que les américains
18:42font ça pour nous faire plaisir
18:43ils le font pour essayer
18:44de tuer
18:45la solution souveraine française
18:46pour éviter qu'elle ne vienne
18:47les concurrencer
18:48donc soyons intelligents
18:48et choisissons
18:50la meilleure des solutions
18:51et tant qu'à faire
18:52si elle pouvait être souveraine
18:52ça nous arrangerait beaucoup
18:53je vais me faire taper dessus
18:54par la régie
18:55un de nos sujets favoris
18:56avec Michel
18:56si j'ose dire
18:57parmi le SCAF
18:58juste un petit mot sur le SCAF
18:59on a eu encore des déclarations
19:00du chef de l'état cette semaine
19:02écoutez
19:02aujourd'hui en France
19:03il n'y a plus que le chef d'état
19:04qui croit au SCAF
19:05moi ma conviction
19:06c'est que le président de la république
19:08veut nous emmener
19:09jusqu'à l'élection présidentielle prochaine
19:10je vais être cash
19:12pour en gros
19:13ne pas être celui
19:14qui aura abandonné le SCAF
19:15sauf que tout le temps
19:15qu'on perd à ne pas l'abandonner
19:17c'est du temps qu'on perd
19:17à en fabriquer un nouveau
19:18et donc je crois qu'aujourd'hui
19:19il faut sonner la fin de la récréation
19:21dire stop ou encore
19:23mais il faut qu'on ait
19:23une décision définitive
19:24et qu'on puisse ensuite
19:25embrayer sur une nouvelle phase
19:27on a déjà perdu beaucoup de temps
19:29Cédric Perrin
19:30merci beaucoup
19:31vous êtes le sénateur LR
19:32du territoire de Belfort
19:33et vous êtes le président
19:33de la commission des affaires étrangères
19:35de la défense
19:36et des forces armées
19:36au Sénat
19:37merci pour votre invitation
19:39c'est l'heure tout de suite
19:40du décryptage
19:46Léo Barnier
19:47bonjour
19:47bonjour
19:48rédacteur en chef
19:48chez Air et Cosmos
19:49merci beaucoup d'être avec nous
19:50tiens
19:51à la une cette semaine
19:52d'Air et Cosmos
19:52les appétits d'ogres
19:54de l'Allemagne
19:54dans la défense
19:55et dans le spatial
19:56c'est un dossier
19:57complet à retrouver
19:58cette semaine
19:58on en parle souvent
19:59mais aujourd'hui
20:00on ne va pas parler de l'Allemagne
20:01avec vous Léo
20:02on va parler de la Turquie
20:03se tenait
20:04il y a quelques jours
20:05le salon SAA
20:06à Istanbul
20:07bien durant laquelle
20:08lequel
20:09la Turquie a affiché
20:11plus que jamais
20:12j'allais dire
20:13des ambitions
20:13dans le secteur
20:14de la défense
20:15oui effectivement
20:16ça fait déjà plusieurs années
20:18qu'Ankara
20:18a tous ses ambitions
20:19et là
20:20ils ont frappé
20:21un grand coup
20:22quand même
20:22en dévoilant un ICBM
20:24donc un missile
20:25balistique intercontinental
20:26c'est-à-dire un missile
20:27capable de franchir
20:28plus de 5500 kilomètres
20:30donc de toucher
20:30un autre continent
20:32et c'est une capacité
20:33très rare aujourd'hui
20:34je crois qu'il y a
20:34seuls 7 pays dans le monde
20:35ont aujourd'hui
20:36cette capacité
20:37donc voilà
20:37c'était vraiment
20:38un grand coup
20:38mais il n'y a pas que ça
20:41la Turquie nous avait déjà
20:42habitués à quelques coups
20:43d'éclat par le passé
20:44en 2019
20:45déjà au Bourget
20:46ils avaient présenté
20:46une maquette
20:47d'un avion
20:47d'un chasseur
20:49de cinquième génération
20:50voilà
20:51et qu'il y a aujourd'hui
20:51un chasseur
20:52qui vole
20:53qui est encore en développement
20:54mais qui doit être opérationnel
20:55dans la prochaine décennie
20:56donc voilà
20:57ils avancent
20:57et dernière chose aussi
20:59qu'on a vu
21:00sur ce salon
21:01c'est le dôme d'acier
21:03donc ce qui est un peu
21:05le pendant turc
21:06du dôme de fer israélien
21:08ou du futur dôme doré
21:11décidé par Donald Trump
21:12donc voilà
21:13c'est vraiment
21:13cette volonté
21:15d'avancer
21:15sur plusieurs domaines
21:16et donc ce dôme de fer
21:18c'est une défense aérienne
21:21multicouche
21:21pour pouvoir vraiment
21:22couvrir
21:23protéger la Turquie
21:24que ce soit
21:25contre un missile balistique
21:26un missile de croisière
21:27ou même un drone
21:27vous le dites Léo
21:28c'est un salon
21:30dans un salon
21:31par définition
21:32on a une quantité d'annonces
21:33qui est absolument
21:34souvent phénoménale
21:35est-ce qu'il y a des choses
21:36qui sont quand même
21:37très concrètes aujourd'hui ?
21:39alors effectivement
21:39il faut faire attention
21:40aux effets d'annonces
21:42des consultants nous le disaient
21:44voilà
21:44il faut faire attention
21:45à ça
21:45concernant l'ICBM
21:46en premier lieu
21:48pour l'instant
21:48les choix technologiques
21:49sont encore flous
21:50et notamment
21:51parce qu'aucun industriel
21:52n'a été désigné
21:53le projet a été
21:55présenté par le ministre
21:55de la Défense
21:56mais voilà
21:56il manque encore
21:57l'industriel
21:58qui va donner vie
21:58à tout ça
22:00puis le projet
22:01reste aussi un peu flou
22:02sur le concept d'emploi
22:03est-ce qu'on est sur
22:04la pure dissuasion
22:05est-ce qu'il y a
22:06une volonté
22:07de faire part
22:08un peu à tout le monde
22:09est-ce que ce sera
22:10un missile purement conventionnel
22:11ou est-ce que c'est
22:13potentiellement un missile
22:14qui aura une vocation nucléaire
22:15un jour
22:15si la Turquie
22:16prétend
22:17acquérir la mine nucléaire
22:19voilà
22:19concernant le dôme d'acier
22:20par contre là
22:21on est un peu plus
22:22sur du concret
22:23voilà
22:24on a une augmentation
22:25des livraisons de composants
22:26je crois de 50%
22:27de cette année
22:27il y a des contrats
22:28qui ont été signés
22:29qui sont quand même
22:30assez importants
22:30on part de plusieurs
22:31milliards de dollars
22:32et voilà
22:33pour l'instant
22:34il y a quand même
22:34des doutes
22:34qui subsistent
22:35sur la capacité
22:36de la Turquie
22:36à couvrir l'ensemble
22:37de son territoire
22:38et surtout à quel coût
22:39et justement
22:40dôme d'acier
22:40ça nous amène aussi
22:42au missile
22:42il y a un intérêt
22:43prononcé
22:44semble-t-il
22:44pour le système
22:45franco-italien
22:46le Sante
22:46effectivement
22:47ça fait plusieurs années
22:49qu'Ankara
22:51annonce son envie
22:52d'acquérir ce système
22:53et pour l'instant
22:53ils se sont toujours
22:54opposés au refus de Paris
22:56parce que les relations
22:57entre Paris et Ankara
22:58sont toujours un peu
22:59complexes
23:00voire compliquées
23:01et ça tient
23:02à une chose
23:02en particulier
23:03c'est que
23:04dans la rivalité profonde
23:05qui oppose Ankara
23:06et Athènes
23:08la Turquie et la Grèce
23:10Paris a toujours
23:10fait le choix d'Athènes
23:11et donc en les soutenant
23:13mais aussi en leur vendant
23:14du matériel
23:14hier des Mirage 2000
23:16aujourd'hui des Rafales
23:17et des Frégates
23:18donc voilà
23:20ça a toujours été marqué
23:22mais on sent
23:23que ça peut changer
23:24un petit peu
23:24il y a un premier
23:26un premier élément
23:27qui peut faire dire ça
23:28c'est que Paris a accepté
23:29le partenariat
23:30entre Safran et Becker
23:32donc qui est le principal
23:33constructeur de drones turcs
23:35vraiment un leader mondial
23:36et notamment
23:36qui s'illustrait
23:37avec son Beraktar TB2
23:38qu'on a vu en Ukraine
23:39en Azerbaïdjan
23:40et qui pourrait recevoir
23:41une boule safran
23:42une boule au reflire
23:44et on dit
23:45on va voir ça
23:47peut-être dans les prochaines semaines
23:48que la donne pourrait aussi
23:50peut-être changer
23:50sur le santé
23:52sous l'impulsion
23:53d'Emmanuel Macron
23:53tout ça c'est à lire
23:55cette semaine
23:55dans Air et Cosmos
23:56un grand merci
23:57Léo Bardien
23:57rédacteur en chef
23:58chez Air et Cosmos
23:59avec nous
23:59chaque semaine
24:00dans Air et Défense
24:01c'est l'heure
24:01des signaux faibles
24:02et justement
24:03les signaux faibles
24:03cette semaine
24:04le vampire se réveille
24:06puisque le constructeur
24:07de camions suédois
24:08Scania
24:08va livrer
24:09une centaine
24:10de 4-4 militaires
24:11vampires
24:12c'est son nom
24:13à l'armée de terre
24:13ils seront fabriqués
24:14dans l'usine
24:15d'Angers
24:16dans le Maine-et-Loire
24:17c'est un reportage
24:18de Nathan Cocampo
24:20500 camions
24:21défilent chaque semaine
24:22sur les lignes
24:23de production de Scania
24:24un assemblage
24:25du châssis
24:25des cabines
24:26du moteur
24:27en moins de 8 minutes
24:28avant de partir
24:29sur nos routes européennes
24:29pour le transport
24:30de marchandises
24:31parmi eux
24:31un nouveau venu
24:32plus petit et camouflé
24:34mais qui ne passe pas
24:35inaperçu
24:35le vampire
24:36Vincent Durnerin
24:37directeur de l'activité défense
24:38alors aujourd'hui
24:39ce sont des véhicules
24:40qui sont prévus
24:40exclusivement pour l'armée française
24:41notamment pour toute la partie
24:43de protection sol-air
24:45notamment avec des missiles
24:47mistral
24:48des canons de vin
24:49pour la lutte anti-drone
24:50et des radars
24:51qu'on a la chance
24:52de proposer en coopération
24:54avec la société SAB
24:55après l'assemblage principal
24:57sur la ligne de production
24:58historique
24:58puis un passage
24:59d'une quinzaine d'heures
25:00dans un atelier
25:00pour adapter le véhicule
25:02à l'armée
25:02le vampire
25:03est réceptionné
25:04dans les bases militaires
25:05où il ne restera plus
25:06qu'à clipser matériel
25:07et armes
25:08avant de l'envoyer
25:08en opération
25:09Laurent Lemire
25:10directeur du support technique
25:11on a commencé
25:12à produire le vampire
25:13il y a maintenant
25:144-5 semaines
25:15aujourd'hui
25:16on les fabrique
25:17à un rythme
25:17de 3 véhicules
25:19par semaine
25:19voilà
25:20avec l'ambition
25:21d'en produire
25:22une centaine
25:23jusqu'à la fin
25:24de cette année
25:2590% des machines
25:27étaient déjà en place
25:28pour accueillir
25:29la production du vampire
25:30dans l'usine
25:30une illustration parfaite
25:32de l'économie de guerre
25:33souhaitée par le président
25:34de la république
25:34souligne Benoît Tanguy
25:35président de Scania France
25:37le conflit ukrainien
25:38a commencé
25:38à amener
25:39une certaine réflexion
25:40et a aussi
25:40amené une réflexion
25:41en disant
25:41que les conflits
25:42changent complètement
25:44et les modes
25:44d'approche
25:45et de réponse
25:47à certains conflits
25:48sont en train
25:48de changer
25:48par rapport
25:49aux moyens utilisés
25:50et après
25:51l'escalade
25:52au Moyen-Orient
25:52fait aussi
25:53qu'on est encore
25:54repassé
25:54sur une étape
25:55supplémentaire
25:55Scania
25:56a depuis toujours
25:57fabriqué
25:57des véhicules militaires
25:58mais pas de façon
25:59industrielle
26:00et avec une cadence
26:00comme aujourd'hui
26:01désormais
26:02l'usine est prête
26:03à répondre
26:03à un conflit
26:04de haute intensité
26:04l'armée française
26:06est un client
26:07qu'on va appeler
26:08gros client
26:09ou gros slot
26:09c'est à dire
26:10qu'on sait adapter
26:11notre cadence
26:11à la demande du client
26:12et justement
26:13on va savoir
26:14adapter les flux
26:15et adapter aussi
26:16les ressources
26:17pour pouvoir répondre
26:18à cette demande
26:18une diversification
26:19industrielle
26:20et des enjeux
26:21importants
26:21de souveraineté
26:22pour l'armée française
26:22qui confortent
26:23la pérennisation
26:24du site d'Angers
26:25à l'approche
26:25du sommet
26:26Tchuss France
26:26de nouveaux investissements
26:27du Suédois
26:28sont en tout cas
26:29en discussion
26:29avec le gouvernement
26:31Reportage à Angers
26:32avec Nathan Cocampo
26:33c'est la fin
26:33de ce numéro
26:34d'Air et Défense
26:35on se retrouve
26:36la semaine prochaine
26:36même lieu
26:37même heure
26:38on recevra
26:38le patron de De l'Air
26:40les drones De l'Air
26:41Bastien Mancini
26:42bonne semaine
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