- il y a 3 heures
Samedi 21 mars 2026, retrouvez Charlotte Dereux (fondatrice, Patine), Guillaume Gibault (Fondateur, Le Slip Français) et Yann Rivoallan (président, Fédération du prêt à porter féminin) dans 4GOOD, une émission présentée par Alix Nguyen.
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00:00Sous-titrage MFP.
00:31Bienvenue dans For Good, l'émission qui donne la parole à celles et ceux qui construisent une économie juste et
00:36soutenable.
00:37Salut Thomas, ravi de te retrouver.
00:39Aujourd'hui on va parler de mode, pas pour faire rêver mais pour comprendre l'impact de ce que nous
00:44portons tous les jours.
00:45Ce secteur reste l'un des plus polluants au monde.
00:48Alors la question se pose, comment rendre cette mode durable et désirable ?
00:53Pour en parler, For Good accueille Guillaume Gibault, président fondateur du Slip français.
00:58Marque emblématique du Made in France qui a dû se réinventer pour faire face aux réalités du secteur.
01:05Bienvenue Guillaume.
01:06Avec nous également Yann Rivoalant, président de la fédération du prêt-à-porter féminin.
01:11En première ligne face à la montée de l'ultra fast fashion, défenseur d'une filière française sous pression.
01:17Bienvenue également.
01:19Bonjour Alix.
01:19Et avec nous, nous sommes ravis de recevoir Charlotte Dereux, fondatrice de Patin, une marque qui mise sur la précommande
01:26et la transparence et qui repense ce qui rend un vêtement réellement désirable.
01:30Bonjour.
01:31Bienvenue à tous les trois.
01:32Au sommaire de cette émission, produire moins, produire mieux, relocaliser, recycler, réparer, jusqu'où ces transformations sont-elles réellement possibles
01:40dans un secteur dominé par la pression des prix et la vitesse ?
01:43Éléments de réponse dans cette émission. Dans le pour ou contre, nos invités se positionneront face à cette affirmation.
01:51La mode durable restera toujours plus chère et donc marginale.
01:55Et enfin, dans le Paris d'Avenir, chacun partagera une initiative, un outil ou une actualité qui l'inspire.
02:07Et comme à chaque fois, on commence avec ton édito, Thomas, la mode française est à la croisée des chemins
02:12?
02:12Peut-être à la croisée de certains chemins en tout cas.
02:14Comment relocaliser la mode française pour la rendre plus durable et socialement juste et en même temps compétitive ?
02:19C'est là que cette mode française semble quelque peu au pied du mur, notamment face à l'émergence de
02:24l'Ustra Fast Fashion,
02:26qui est entrée dans des échelles telles qu'elles bousculent le marché.
02:30Des marques qui aujourd'hui sont capables communément de créer près de 10 000 nouveaux produits par jour,
02:36de nouvelles références par jour et d'inonder les plateformes et les réseaux sociaux avec.
02:39Plateforme qui aujourd'hui capte déjà plus de 15% du marché français sur la tranche 12-25 ans, c
02:44'est énorme.
02:45Leur modèle, il est très clair, vitesse maximale, des prix cassés, des désirs artificiels créés par les algorithmes.
02:50Pourtant, ces modèles-là, ils viennent de plus en plus percuter des cadres réglementaires qui émergent.
02:54Je pense qu'on l'évoquera largement dans l'émission aujourd'hui, autour de l'économie circulaire,
02:58des lois aussi de protection des marchés français et européens.
03:01Et puis, ça percute évidemment la planète avec une industrie textile qui aujourd'hui pèse déjà 10% des émissions
03:06de gaz à effet de serre dans le monde.
03:08Et puis, peut-être plus important encore et en tout cas plus tangible ici,
03:10ce sont les volumes hallucinants de vêtements usés, usagés qui ne cessent de croître.
03:15On ne sait même plus comment gérer ces flux en plus de très mauvaise qualité,
03:19donc difficilement recyclables, parfois portées une seule fois.
03:22Et finalement, l'ultra-fash fashion, elle n'habit pas tant une génération qu'elle est en train de brûler
03:26un futur à bas prix.
03:28Et alors, est-ce que selon toi, on peut vraiment réguler, voire contrer ce modèle qui vit de la surexploitation
03:33?
03:33Eh bien, pour cela, l'avenir de la mode en France passera forcément par une logique de transformation de filière,
03:37déjà largement engagée par des acteurs dont certains sont ici présents.
03:41Tu l'as évoqué, circularité, réparabilité, réemploi,
03:45ce ne sont plus tant des options que des véritables voies de transition pour des marques qui pourront perdurer.
03:50Signal intéressant que j'ai trouvé, les achats de vêtements neufs en France ont baissé de 11% entre 2021
03:55et 2023,
03:56selon un baromètre de l'IFM en 2024.
03:58Et ces alternatives qui se musclent, le recommerce qui augmente, l'upcycling qui devient de plus en plus désirable.
04:03Et puis des modèles comme le prêt-à-reporter qu'on évoquera aujourd'hui,
04:06qui peuvent devenir de vrais concepts marketing attractifs.
04:09Un marketing qui doit d'ailleurs devenir beaucoup plus sincère,
04:12parce que pour transformer notre rapport aux vêtements,
04:14il va bien falloir entrer dans de nouveaux récits,
04:17entrer dans une nouvelle ère pour le marketing,
04:18qui cesse avec la manipulation des désirs par l'hyper-promo,
04:21le sentiment d'urgence artificielle en devant acheter dans les 10 secondes
04:24pour obtenir une micro-réduction ou des nouvelles collections en permanence,
04:28parce qu'on ne changera rien tant qu'on vendra du rêve avec des modèles qui détruisent du réel.
04:32Et alors ces modèles, est-ce qu'ils peuvent vraiment passer à l'échelle
04:35ou est-ce qu'ils resteront à des niches premium ?
04:37Alors il faut un nouveau contrat de confiance entre les marques et les consommateurs,
04:41des nouveaux cadres réglementaires,
04:42et puis sans doute produire moins mais produire mieux.
04:44Un modèle économiquement viable en France pour bien des secteurs d'activité,
04:48on sait que c'est possible et que ça permet de gagner de l'argent,
04:51des entreprises qui parfois sont certifiées Bicorp comme ici,
04:54axées sur le Made in France, le prouvent déjà.
04:56Pour cela, plus de traçabilité, de qualité évidemment,
04:59des prix justes et puis compris des consommateurs, pardon.
05:02Dans certains cas aussi, face à de fortes contraintes,
05:04des opérations coup de poing à mener pour réinventer le discours auprès des Français,
05:07il se trouve que le slip français n'a pas fait dans la dentelle récemment,
05:10on en parlera tout à l'heure,
05:11et la vraie bataille en ce sens, elle n'est pas seulement textile,
05:14elle est aussi culturelle, une bataille pour la désirabilité,
05:17une mode française vertueuse qui prend soin de ses matières,
05:20de celles et ceux qui les portent et nécessaires,
05:22et cette nouvelle mode, elle demande peut-être pas tant qu'on renonce au style,
05:25mais qu'on renonce surtout au cynisme.
05:26Merci beaucoup Thomas d'avoir planté le décor,
05:28on passe tout de suite au pour ou au contre.
05:35Thomas, on vient de le voir avec ton édito,
05:37transformer la mode c'est possible,
05:39mais ça pose une question très concrète,
05:41cette transformation peut-elle vraiment concerner tout le monde
05:44ou restera-t-elle réservée à une minorité prête à payer plus cher ?
05:49Alors pour ou contre cette affirmation,
05:51la mode durable restera toujours plus chère et donc marginale ?
05:54Yann, d'abord pour ou contre,
05:56et ensuite chacun pourra développer.
05:58En fait c'est plus simple, c'est que l'affirmation est stupide.
06:00Pour une raison très simple,
06:02la première c'est que quand on achète un produit de qualité,
06:04comme par exemple les produits de Charlotte,
06:06on va avoir un produit qui va durer 3 à 5 fois plus de temps.
06:10Le temps utilisé à utiliser ce produit,
06:12en fait c'est beaucoup plus de bonheur,
06:14et à la fin c'est beaucoup plus d'économie,
06:15parce qu'on l'a porté 3 fois plus longtemps,
06:17même s'il a coûté 3 fois plus cher.
06:19Et deuxièmement, complètement stupide,
06:21parce que dès qu'on va acheter en friperie un produit,
06:24de ce fait, c'est un produit RSE,
06:26parce que c'est un produit qui a déjà été porté,
06:28c'est un produit qui n'a pas une charge de CO2 importante,
06:31et néanmoins il est extrêmement abordable.
06:33Donc on a déjà pour toute la population,
06:36qu'on ait des moyens justement,
06:37la capacité d'acheter un produit très abordable,
06:39parce qu'on va le garder très longtemps,
06:41et dans un certain temps, avec la seconde main,
06:43la capacité d'avoir des produits RSE,
06:45et qui permettent justement d'épargner la planète.
06:47Donc il n'y a pas de sujet de pouvoir d'achat avec le RSE,
06:50c'est juste qu'on a matrixé notre esprit avec ce point,
06:53qui est RSE égale cher.
06:55Or ceci est complètement faux.
06:57Les seules personnes qui disent ça,
06:59ce sont des personnes comme Shein,
07:00qui nous font croire qu'on va pouvoir acheter de la merde
07:02en polyester,
07:03pour un prix justement modique,
07:05comme si seuls les pauvres pouvaient acheter de l'abordable.
07:08Eh bien, c'est faux,
07:09on va le démontrer encore plus aujourd'hui.
07:11Très bien.
07:12Bon, Yann n'a pas respecté la consigne,
07:13il devait juste dire pour au compte.
07:14On n'a pas bien compris s'il était pour au compte,
07:16mais il est tranché en tout cas.
07:17C'est plutôt contre, c'est stupide quoi.
07:18Il est contre la question.
07:19Il est complètement contre.
07:22Du coup, personne...
07:23Enfin voilà, c'est open.
07:25On peut continuer à ne pas respecter l'ordre.
07:27Personne ne respecte la consigne, il n'y a pas de raison.
07:28Du coup, je me lance pour ne pas respecter les consignes,
07:33même si ça ne va pas être simple.
07:35Je suis complètement en phase.
07:36Alors, je sais que vous aimez les débats un petit peu punchy,
07:39mais je suis complètement d'accord avec Yann.
07:41On a l'habitude sur ForGoogle.
07:42C'est ça, c'est que du coup,
07:44tu as abordé deux sujets super importants pour moi.
07:46Le premier, c'est celui du cost-per-wear,
07:48puisque tu ne l'as pas appelé comme ça,
07:49mais c'est aussi son nom.
07:51C'est que du coup, on peut diviser un prix
07:53par le nombre de fois où on va le porter.
07:54Attention, on ne parle pas que de rationnel,
07:56mais il y a aussi de l'attachement au vêtement.
07:58Ça, c'est très important.
07:59C'est qu'on porte quelque chose longtemps,
08:01pas seulement parce qu'il est bien fait,
08:02c'est fondamental,
08:03pas seulement parce qu'il est en phase
08:05avec le sens et avec nos valeurs,
08:07mais aussi parce qu'il a une valeur émotionnelle,
08:10parce qu'on aime la marque qu'on a choisi de porter,
08:13parce qu'on aime son histoire,
08:15qu'on aime son équipe ou sa DA.
08:18Donc, en fait, il y a un pouvoir énorme
08:20qui est dans les marques aujourd'hui
08:21pour recréer ce récit désirable
08:23qui va être compatible avec nos enjeux environnementaux et sociaux.
08:26Le deuxième point que tu as abordé,
08:27c'est le sujet de la seconde main.
08:29L'étude, la dernière de l'IFM,
08:31elle date de décembre.
08:31C'est 25% du coup des achats en France cumulés
08:34qui sont soit de la super fast fashion,
08:36ça, on est contre,
08:37et de la seconde main.
08:38Et seconde main au sens uniquement vinted.
08:40Donc, plus de 13% c'est du vinted.
08:42Ça, moi, j'y vois quelque chose.
08:43Alors, évidemment qu'il y a des abus,
08:45mais j'y vois quelque chose de très positif aussi
08:47où on a accès, comme tu dis,
08:49à du coup un achat plus responsable
08:51puisqu'il a déjà été porté,
08:52mais aussi du coup à des produits de meilleure qualité
08:54à un prix plus bas.
08:55Et c'est vrai que dans les usages,
08:57ça fait qu'aujourd'hui,
08:58le prix n'est plus forcément un indicateur de valeur
09:01puisqu'on voit qu'aujourd'hui,
09:02tout s'est mélangé.
09:03Au sein d'une marque,
09:04on peut avoir des rapports de prix.
09:06Une même marque peut vendre un jeu de cartes
09:07à 5 euros et un sac à 4 000.
09:08Donc, on voit que tout est possible.
09:10Et aussi, le prix, du coup,
09:12le marché n'est plus du tout segmenté
09:13entre du luxe, du milieu de gamme,
09:15du bas de gamme, du ultra bas de gamme.
09:17Le prix n'est plus un facteur de lisibilité.
09:18Donc, aujourd'hui,
09:20on peut s'imaginer qu'avec tous ces rapports de force
09:23qui se créent,
09:24la mode responsable peut arriver
09:25avec la seconde main
09:26et avec d'autres travaux du coup
09:28de cost-per-wear,
09:29d'évolution des mentalités,
09:31à toucher un plus grand nombre de personnes.
09:33Le troisième point qui est intéressant,
09:35c'est ce qui se passe avec le luxe.
09:37Le luxe qui a toujours fait rêver
09:38et qui a été du coup,
09:40on dit,
09:42réservé à une élite.
09:43En fait,
09:43aujourd'hui,
09:44c'est le plus cher réservé
09:46à une petite partie de la population
09:47et pas du tout en ligne, du coup,
09:48forcément avec les engagements de RSE.
09:50Et on voit qu'il y a une crise,
09:51aujourd'hui,
09:52de sens qui se répercute,
09:53franchement,
09:54maintenant sur les chiffres d'affaires
09:55de ces marques,
09:55puisque les jeunes générations
09:57ne comprennent plus
09:58pourquoi elles vont payer
09:58aussi cher des produits.
10:00Donc, moi,
10:01j'y vois aussi quelque chose
10:02de très positif
10:03qui est une évolution aussi
10:05du comportement des clients
10:07qui, du coup,
10:09remettent de la valeur
10:10à d'autres choses
10:11que le prestige uniquement
10:13ou un storytelling pur,
10:14mais la façon intrinsèque
10:16dont sont faits les produits,
10:18l'intention qui est derrière
10:19de la marque
10:19et les combats qu'elle soutient
10:20et ses composants,
10:22quelles industries
10:23elle fait travailler.
10:24Du coup,
10:24je suis très optimiste.
10:25Donc, contre ?
10:26Très bien.
10:27Du coup,
10:27je vais un peu trancher.
10:28Moi, je suis d'accord
10:29qu'aujourd'hui,
10:31pour mon sujet du Méni de France,
10:32la boîte durable,
10:32elle coûte plus cher.
10:34Justement,
10:34on doit réinventer le sujet.
10:35Nous,
10:36c'est ce qu'on essaie
10:36de faire humblement
10:37avec nos slips.
10:37On prend le coût
10:38qui coûte le plus cher
10:39dans la fabrication
10:40de vêtements,
10:40c'est le coût du travail.
10:41En France,
10:41c'est 1 700 euros.
10:43Au Portugal,
10:43c'est 700-800.
10:44Quand on va de plus en plus loin,
10:45c'est de moins en moins cher.
10:46Donc, aujourd'hui,
10:46factuellement,
10:47on a perdu en France
10:4890% des emplois
10:49en textile.
10:49C'est un peu la cata,
10:50il faut quand même le dire.
10:51Aujourd'hui,
10:51ça se coûte partout.
10:52Je parle du made in France,
10:53je ne parle pas forcément
10:54des autres thématiques
10:54mais c'est super dur.
10:56Donc, nous,
10:57on vendait un produit
10:58fabriqué en France
11:00avec des produits
11:02qui vont durer dans le temps,
11:02tout le discours marketing
11:03intellectuel
11:04qu'on peut avoir
11:04à 40 euros
11:05et on a failli
11:06aller dans le mur.
11:06On a dû tout réinventer,
11:08monter notre usine,
11:09investir dans des machines,
11:10recruter du personnel formé
11:11pour être capable
11:11de diviser le prix
11:12de fabrication par deux.
11:13Tout ça sans l'aide
11:14de personnes,
11:15avec nos petits moyens
11:16en se disant
11:16en fait,
11:16on est entrepreneur,
11:17si on continue
11:18à vendre des sous-vêtements
11:19à 40 balles,
11:19on va dans le mur.
11:20Donc, on change tout,
11:21on se met en risque,
11:22on investit dans des machines
11:22pour être capable
11:23de vendre ce produit-là
11:24plus de deux fois moins cher
11:25parce qu'aujourd'hui,
11:26on le vend 15 euros
11:27et là,
11:27on rentre dans un prix de marché
11:28où on peut entrer
11:29dans un truc de marché,
11:30d'échelle
11:31où les Français,
11:31sans faire un bac plus 12
11:33d'économie gestion,
11:34se disent en fait,
11:34ok, 15 balles de slip,
11:35je peux l'acheter,
11:3540 je pouvais l'acheter
11:36une fois à Noël
11:37de temps en temps,
11:3715 balles,
11:38ça peut être le sous-vêtement
11:38que j'achète tout le temps.
11:39Et donc,
11:40je fais un peu le poil à gratter,
11:41mais en fait,
11:42je pense que si on veut
11:43avoir les moyens
11:44d'avoir une filière textile française
11:45qui crée de l'emploi,
11:46qui minimise les émissions de CO2,
11:48il faut des boîtes robustes
11:49et nous,
11:50on a créé une industrie
11:51de fabrication du slip
11:52et je ne prétends pas
11:53sur d'autres produits,
11:53mais du sous-vêtement
11:54où en fait,
11:55on est les plus rapides
11:55à fabriquer des slips en France
11:56et donc,
11:57on arrive à le faire de qualité
11:58à prix compétitif
11:58et je pense que si on n'est pas
11:59dans ce match-là,
12:00on reste plus cher
12:02et mon souhait,
12:02c'est qu'on arrive à avoir
12:03des usines compétitives
12:04mais le sujet,
12:05il est entier.
12:06Oui,
12:06aujourd'hui,
12:07dans l'état de la filière textile française,
12:08oui,
12:08ça coûte plus cher de fabriquer en France.
12:10Peut-être en ce sens
12:11qu'on peut apporter une forme de nuance
12:12à l'offensive de Yann
12:14sur ta question,
12:15Alix,
12:15mais il a raison de dire
12:16qu'en fait,
12:23un affichage pris en rayon
12:26qui biaise complètement
12:27la façon de consommer
12:28et aujourd'hui,
12:28la réalité de la façon de penser
12:30de la très grande majorité du conso,
12:31ce n'est pas le cost-per-wear
12:32qui est d'ailleurs difficile à anticiper,
12:33on ne sait pas exactement
12:34Est-ce que tu peux expliquer
12:35pour nos téléspectateurs ?
12:36Le coût par usage,
12:37le coût par journée portée,
12:40le vêtement
12:40et qu'il soit chine
12:41ou de bien meilleure qualité,
12:43en réalité,
12:43avant de l'acheter,
12:44de l'avoir porté un certain nombre de fois,
12:45on ne sait pas exactement
12:46combien de temps il va pouvoir durer.
12:47Oui,
12:47et même s'il n'est pas appelé
12:48par les clients cost-per-wear,
12:54et c'est un pari
12:55parce que quand un client dit ça,
12:56après nous,
12:57ça nous engage encore plus
12:57en tant que marque,
12:58si on s'est planté,
12:59c'est difficile.
12:59Oui,
13:00ils sont d'autant plus exigeants.
13:01Exactement,
13:01mais en même temps,
13:02c'est le fait de raisonner
13:03comme un investissement,
13:05il me semble que c'est quelque chose
13:06qui est assez naturel
13:07dans plein de catégories de produits
13:08et qui revient dans la mode
13:09et qui a été là avant surtout
13:10parce que moi,
13:11les adages aussi de grand-mère
13:13qui sont,
13:13je ne suis pas assez riche
13:14pour m'acheter un truc
13:15de mauvaise qualité,
13:15ça a toujours existé.
13:17Donc en fait,
13:17c'est le remettre aussi
13:18au goût du jour
13:19et le moderniser,
13:20pas comme un
13:21c'était mieux avant
13:22ou super les amis,
13:24vous êtes contre le progrès
13:25parce que c'est comme le dit Guillaume,
13:26c'est exactement l'inverse.
13:27C'est que pour remettre ça
13:28au cœur du réacteur,
13:29il faut de l'innovation,
13:30il faut de la modernité en fait
13:31et c'est là que ça devient excitant.
13:33C'est quand en fait,
13:34on remet,
13:35on rend sexy à nouveau
13:37le fait d'avoir envie
13:38de remettre les mêmes vêtements
13:39et de les garder longtemps
13:40et ça,
13:41c'est difficile,
13:41c'est un défi
13:42parce que tout ce qui brille
13:43et qui est nouveau,
13:44forcément,
13:44c'est excitant.
13:45Mes enfants,
13:45si j'arrive et je dis
13:46il y a un nouveau pyjama,
13:47c'est ouais un nouveau pyjama,
13:48juste il y a le mot nouveau,
13:49c'est Pokémon,
13:50je déballe un laboubou,
13:51on est matrixé aussi pour ça,
13:53pour la nouveauté
13:53et du coup,
13:54on doit trouver
13:54des nouvelles zones d'excitation.
13:56Pour moi,
13:56il est là le défi.
13:56En revanche,
13:57que les gens comprennent
13:58qu'un investissement,
13:59ça se fait avec ensuite
14:00un rapport de répétition
14:02d'usage dans le temps,
14:03je pense qu'ils en sont capables.
14:04On en est capables.
14:05On reprend le prix,
14:06une robe à Leclerc,
14:08il y a maintenant 25 ans,
14:10c'était 200 francs,
14:11c'est-à-dire à peu près 30 euros.
14:12Donc le premier prix à Leclerc,
14:14c'était 30 euros.
14:15Désormais,
14:16dans la tête du consommateur,
14:17et c'est l'effet Chine
14:18et le parasitisme de Chine,
14:20c'est qu'une robe,
14:21c'est 6 euros.
14:22Donc de ce fait,
14:23on ne peut pas avoir,
14:24il y a 25 ans,
14:25des prix à 30 euros
14:26et maintenant à 6 euros
14:27si 1,
14:28les gens sont payés correctement,
14:292, avec des matières de qualité,
14:313, avec une planète
14:32qui est sauvegardée.
14:33Ça ne peut marcher justement
14:34ces prix à 6 euros
14:36que si on achète trop.
14:37C'est ce qui se passe sur Chine
14:38où sur Chine,
14:39les gens consomment
14:41plus que les autres.
14:42Donc en fait,
14:42les gens s'appauvrissent
14:43en achetant chez Chine,
14:44en achetant plus de quantité.
14:46Ils achètent avant tout
14:47du polyester
14:48et donc des vêtements
14:48pour faire très simple
14:49dans lequel on le pue
14:50parce que quand on porte du plastique,
14:51nécessairement,
14:52on transpire aussi dedans
14:53et donc de ce fait,
14:54on se sent mauvais
14:54à la fin de la journée
14:55et on ne s'est pas protégé
14:56à la fois du chaud et du froid.
14:58Et troisièmement,
14:59c'est des personnes
14:59qui sont exploitées.
15:01Guillaume en parlait tout à l'heure
15:02à travers le salaire
15:03qu'on peut avoir en France
15:04ou dans les autres pays.
15:05Plus on baisse le prix du produit,
15:07plus on exploite
15:08les gens qui le fabriquent.
15:09Pour réussir
15:10à avoir un prix honnête
15:11et des salaires honnêtes,
15:13il faut une qualité d'exécution,
15:14un niveau de mécanisation
15:16qui est très important.
15:17C'est complexe à avoir,
15:18d'où le fait de se dire
15:19si on veut se protéger,
15:21c'est en acceptant
15:22d'avoir moins de vêtements,
15:23de les garder plus longtemps,
15:24de meilleure qualité
15:25et évidemment,
15:27en payer les gens,
15:28a fortiori en France
15:29et en Europe
15:29pour aussi garder nos emplois.
15:32Merci à tous les quatre.
15:33On passe tout de suite
15:34au retour de terrain.
15:40Et on passe maintenant
15:41à la réalité du terrain.
15:43Guillaume,
15:43produire en France
15:44implique des coûts
15:45plus élevés,
15:46on l'a dit,
15:46que la moyenne du marché.
15:48Pourtant,
15:48vous avez réussi
15:49à baisser certaines références,
15:50multiplier vos volumes
15:51et arrêtez-moi,
15:53si je me trompe,
15:53gagner 200 000 nouveaux clients
15:55en 2025
15:56avec un chiffre d'affaires
15:57de 21 millions d'euros
15:58et un résultat net positif.
16:01C'est notre meilleure année
16:03depuis 15 ans.
16:04On fait plus d'un million
16:05de résultats net positifs
16:06en 2025
16:07et franchement,
16:08c'est plus 16% de croissance,
16:09200 000 nouveaux clients
16:10parce qu'on a repositionné
16:11la marque
16:12sur un prix accessible
16:14à la plupart des Français,
16:15même si je suis conscient
16:16qu'on n'y est pas encore
16:16tout à fait.
16:17On était à 40 euros
16:18le sous-vêtement.
16:19On est aujourd'hui à 15 euros.
16:20On a certaines lignes
16:21en grande distribution
16:21qui sont vendues
16:22en dessous de 10 euros,
16:23donc à 9,90.
16:23Et là,
16:23on est vraiment au même prix
16:25que les grandes enseignes
16:26que je ne vais pas citer là,
16:27mais dans cette année-là,
16:28vraiment,
16:29vous allez en rayon de supermarché,
16:30vous faites un price check
16:32de quel est le prix
16:33d'un sous-vêtement
16:33pour homme en France
16:34et on est vraiment
16:35au bon prix.
16:36Et moi,
16:36ça fait finalement 15 ans
16:37que j'essaie de faire ça.
16:38Quand j'ai démarré l'entreprise,
16:39je me suis dit
16:40je veux montrer
16:40que c'est possible
16:41de fabriquer en France.
16:42Je ne suis pas designer de mode,
16:44je ne voulais pas vendre
16:44un produit 40 euros,
16:45mais comme je l'achetais
16:47à un certain prix
16:47chez des partenaires
16:48qui n'avaient pas
16:49l'effet volume
16:50ni l'investissement machine
16:51qu'on a pu faire
16:52dans notre usine Bonne Nouvelle
16:53qui est aujourd'hui
16:53l'usine la plus productive
16:54de sous-vêtements en France.
16:54On en fabrique 4 000 par jour.
16:56Elle est ouverte
16:56tous les vendredis.
16:57Donc, vous nous écrivez,
16:58vous venez nous voir.
16:59Franchement,
16:59c'est un voyage.
17:01Et moi,
17:01à chaque fois que j'y vais,
17:02je me dis
17:02mais à qui on vend
17:05tous ces slips ?
17:05C'est juste du délire.
17:06On est à Aubervilliers
17:07dans le 93.
17:08On a recruté
17:09une main d'oeuvre
17:09qui est juste dingue.
17:10On a des gens
17:11qui sont impliqués avec nous
17:11qui sont toutes en CDI
17:13depuis presque 3 ans maintenant.
17:15C'est combien de salariés
17:16le slip français ?
17:17Au total,
17:17le slip français,
17:18on est un peu plus de 100 personnes.
17:24nerveux du slip.
17:24Franchement,
17:25c'est fou.
17:26Il y a des automates
17:27qui font les étapes
17:28les plus compliquées
17:30à la main
17:30et les plus pénibles
17:31aussi pour les opératrices
17:32qu'on automatise.
17:33Donc,
17:33la fermeture de la ceinture,
17:34la coupe de la ceinture,
17:35le montage du corps du boxeur
17:37sur la ceinture de sous-vêtement.
17:39Et voilà,
17:39on gagne des précieuses minutes
17:40et donc des précieux euros
17:41sur chaque fabrication d'un produit.
17:43Et on arrive à fabriquer un produit
17:45à un prix compétitif
17:45tout en gardant la qualité.
17:47Et ça,
17:47je pense que c'est super important.
17:48Oui, c'est ça.
17:49Il faut parler du cost per wear.
17:49La question qui nous vient fatalement,
17:51c'est que ça s'est fait
17:52au détriment de la qualité.
17:53Nous, tous clients,
17:54quand on se dit
17:54qu'on a divisé le prix par deux,
17:55au début,
17:55les gens se sont dit
17:55OK,
17:56mais vous allez diviser
17:56le prix par deux,
17:57vous allez économiser sur la matière,
17:58pas du tout.
17:59On a même amélioré la qualité
18:01parce qu'on massifie
18:02les achats chez le tricoteur.
18:03Si on prend mal terre
18:04notre tricoteur dans le nord,
18:05il va fabriquer
18:06des beaucoup plus gros volumes.
18:07Donc,
18:07il va stabiliser
18:08sa fabrication de tricots.
18:10Et derrière,
18:10on va automatiser
18:11les étapes certaines
18:12qui étaient manuelles.
18:13Donc,
18:14il y a moins d'erreurs humaines.
18:15L'erreur est toujours possible.
18:16On le sait,
18:16dans notre métier,
18:17fabriquer un vêtement,
18:17c'est difficile.
18:18Donc,
18:19ça existe un problème qualité,
18:20mais de moins en moins,
18:21on a évacué les plus gros sujets.
18:22Et donc,
18:23on a un produit
18:23qui est franchement
18:24de bonne qualité,
18:25qui va durer dans le temps,
18:26mais qui reste
18:26à un prix accessible
18:27pour la plupart des gens.
18:28Et je pense que c'est clé
18:29parce qu'aujourd'hui,
18:30dans le contexte économique
18:31qu'on vit,
18:33nous,
18:33dans notre cas,
18:34acheter un slip 40 euros,
18:34c'est un bon cadeau de Noël.
18:36Et ce n'est pas un slip
18:36de tous les jours.
18:37Donc,
18:37à 15 euros,
18:38c'est beaucoup plus le cas.
18:39Charlotte,
18:39vous vous retrouvez
18:40dans ce que Guillaume raconte,
18:42ce qu'il y a des arbitrages aussi
18:42que vous avez dû faire ?
18:43Oui,
18:44tout à fait.
18:44En fait,
18:44là où je me retrouve,
18:45parce qu'on n'est pas
18:46sur le même segment de prix
18:47et nous,
18:48on a une fabrication
18:48qui est exclusivement
18:49Europe
18:50et pas France.
18:52On a certaines matières
18:52qui sont françaises,
18:53par exemple,
18:54une toile de chemise
18:55qui vient des tissages de Charlieux,
18:56qui est une boîte incroyable
18:57que vous avez peut-être déjà reçue
18:58et sinon,
18:58il faut le faire.
18:59Mais on travaille du coup
19:00avec des Français,
19:00mais aussi beaucoup au Portugal,
19:02en Espagne et en Italie.
19:04Là où je me retrouve,
19:05c'est qu'il y a un sujet
19:07de perception de la qualité,
19:09où est-ce que notre client investit,
19:12en fait,
19:13et que veut dire le prix,
19:14à nouveau.
19:14Et donc,
19:15quand on dit,
19:16le prix,
19:17c'est un repère de prestige,
19:19mais à la fois de coût interne
19:20de fabrication,
19:22il y a assez peu de transparence
19:23des marques
19:23sur toutes ces étapes,
19:24qu'est-ce qui coûte
19:25et qu'est-ce qu'on achète finalement,
19:26et qu'il y a une part,
19:27en fait,
19:28aussi,
19:31qui n'est pas forcément mesurable,
19:33on le comprend aussi,
19:34puisque finalement,
19:35c'est mesurable,
19:36mais c'est dans le temps.
19:36Le patrimoine d'une marque
19:37qui va avoir 200 ans d'histoire
19:39se valorise aujourd'hui
19:40et on peut imaginer
19:41que c'est son investissement
19:42de 200 ans
19:42qui est valorisé aussi
19:43un petit peu dans le prix.
19:44Voilà.
19:45Nous,
19:45ce qui est compliqué,
19:46c'est que finalement,
19:47on n'est pas assez cher
19:50pour...
19:50Non,
19:50mais on n'est pas assez cher
19:52au sens où le prix
19:53ne reflète pas la qualité
19:54aujourd'hui de nos vêtements.
19:56On a fait des choix,
19:57du coup,
19:57de distribution,
19:57par exemple,
19:58qui font qu'on accepte
20:00un taux de marge
20:01pour notre entreprise
20:02qui est viable,
20:02puisque là,
20:03on a un retour à l'équilibre
20:04et une croissance
20:04de 30% cette année,
20:06donc on a un modèle
20:07qui fonctionne.
20:07En revanche,
20:09c'est vrai qu'on décide
20:11de ne pas dépenser énormément
20:13sur certains coûts
20:14habituels
20:15de certaines marques,
20:16donc nos coûts marketing
20:17sont limités
20:18parce qu'on ne dépense pas
20:19énormément
20:20en acquisition
20:21de trafic,
20:22on compte beaucoup
20:22sur la croissance organique
20:24et sur la force
20:25de notre marque.
20:26et on est aussi
20:27à 80%
20:28en distribution
20:29online.
20:30Le reste,
20:31c'est en boutique,
20:32en direct,
20:32avec notre boutique
20:33et une présence
20:34un petit peu spéciale
20:35avec un partenaire
20:36depuis longtemps
20:36au Guerre et Lafayette,
20:37mais il n'y a pas
20:37de réseau wholesale,
20:38je ne suis pas du tout
20:39contre,
20:39mais il se trouve que du coup,
20:40ça nous donne un prix
20:42qui aujourd'hui serait
20:45aller une fois et demie,
20:46deux fois ou trois fois
20:47selon les catégories
20:48de produits,
20:49celui-là,
20:49si on était en boutique
20:50multimarque.
20:51et du coup,
20:52finalement,
20:53parfois,
20:54ça nous dessert
20:55parce que le prix
20:57est encore un marqueur
20:58de qualité
20:58et on peut à distance
21:00ne pas comprendre
21:00que la qualité est folle.
21:03Et en plus,
21:04où vont les coûts ?
21:06Ce qu'on dépense
21:06sur un produit,
21:07c'est énormément
21:08sur la matière
21:09et sur la confection
21:09parce que tu l'as déjà dit,
21:11fabriquer en Europe,
21:12ça coûte cher,
21:13il y a des salaires minimums
21:14qui sont élevés
21:14et heureusement,
21:15on achète une réglementation,
21:16on achète aussi
21:17la propreté d'une énergie
21:19qui est du coup
21:20plus garantie
21:21et qui est propre.
21:21En plus,
21:22on choisit des partenaires
21:23les mieux équipés,
21:24ceux qui innovent le plus,
21:25qui ont des panneaux solaires
21:26parce que tout ça,
21:27ça compte dans notre impact
21:29et on le sait
21:30puisqu'on a mesuré
21:31chaque facture d'énergie
21:32de nos partenaires
21:33pour pouvoir être crédit.
21:34Il y a un gros score
21:34à Bicorp.
21:36On est 118 points cette année
21:38alors on dira peut-être
21:39voilà mais c'est important
21:40et on était à 105
21:40il y a trois ans
21:41et on est très fiers
21:42d'avoir progressé,
21:43on a l'impression
21:43d'avoir notre bulletin
21:44de satisfaction
21:45du conseil de classe
21:46mais c'est vrai
21:47que c'est très important
21:47pour nous
21:48et du coup
21:49faire comprendre
21:50en fait à un client
21:51ou une cliente
21:52du coup ce que vous payez
21:53en fait c'est
21:54ces investissements
21:55dans le futur
21:55de ces machines
21:56c'est le fait
21:57de payer un salaire digne
21:58c'est l'investissement
21:59dans les matières
22:00c'est le fait
22:00qu'on est très peu
22:01sur cette matière innovante
22:02et qu'on espère
22:03qu'elle va grandir
22:03mais du coup pour l'instant
22:04elle coûte plus cher
22:05à fabriquer unitièrement
22:06comme tu disais
22:06sur le début
22:07de tes fabrications
22:08voilà
22:08et donc du coup
22:09ça c'est le défi
22:10en fait
22:10de réenchanter
22:13en fait
22:13nos produits
22:14nos prix de vente
22:15et déplacer en fait
22:16le désir
22:17sur ces aspects-là
22:18qui ont toujours été
22:19considérés un peu
22:19comme du bonus
22:20ou de la commodité
22:21et t'as dit
22:22en début d'émission
22:23vous avez dit
22:23pardon
22:23on fait
22:24je sais pas
22:26en début d'émission
22:27c'était
22:27on n'est pas là
22:28pour vous faire rêver
22:29ou parler de désir
22:29mais en fait
22:30si carrément
22:30le sujet c'est ça
22:31c'est qu'il n'y a pas
22:32la mode désirable
22:33et la mode responsable
22:34nous on a lancé
22:35une campagne
22:36la semaine dernière
22:36en mail
22:37où j'ai écrit
22:38si la mode responsable
22:39se met à faire
22:39des trucs désirables
22:40où va le monde
22:41avec un petit peu d'ironie
22:42parce qu'on a sorti
22:43une robe hyper belle
22:43ultra sexy
22:44mais magnifique
22:45qui cartonne
22:46et elle est en micro tencel
22:48à la place du polyamide
22:49habituel
22:50elle est thermorégulante
22:51elle s'est fabriquée
22:52par Piratex
22:53qui est un des acteurs
22:54les plus innovants
22:54aujourd'hui en Europe
22:55sur des matières
22:56justement à base de fibres
22:57plus naturelles
22:58donc c'est un petit bijou
22:59de technologie verte
23:02et en plus
23:02elle est
23:03mais enfin
23:03on est toutes des bombes
23:04dans cette robe quoi
23:05donc du coup je pense
23:05que voilà le sujet
23:06c'est plutôt de dire
23:07que en fait
23:08comment maintenant
23:09une mode pourrait être
23:10désirable
23:10si elle n'est pas responsable
23:11c'est super as-been en fait
23:12et donc il faut
23:13il faut tous y croire
23:14un petit peu
23:14désormais j'ai tout faux
23:15dans ce que j'avance
23:16non c'est pas du tout
23:17l'émission sera toute au stupide
23:18pas du tout
23:19mais je pense qu'en fait
23:20il faut aussi
23:21commencer à prendre confiance en nous
23:22en fait
23:23voilà enfin ça fait des années
23:24que des gens se battent
23:25sur ces sujets et tout
23:26maintenant enfin voilà
23:26ça y est on arrête de prouver quoi
23:28enfin moi je suis à un âge
23:28où il faut que j'arrête
23:29d'avoir peur de ce qu'on pensait
23:30de moi en 5ème B
23:31parce que j'avais mes lunettes
23:32et tout
23:32c'est fini quoi
23:33ouais on est cool en fait
23:34les cools c'est ceux
23:34qui ont compris
23:35on avance
23:35très bien merci
23:36puis je retiens surtout
23:38qu'on fait une super bonne affaire
23:40chaque fois qu'on achète
23:40un de tes vêtements
23:41parce que non seulement
23:42en effet on est très désirable
23:44et le deuxième
23:45c'est qu'on devrait payer
23:4750% de plus
23:48si c'était au vrai prix
23:50tout à fait
23:51et en plus ça dure très longtemps
23:52en fait c'est
23:53du coup c'est peut-être
23:54le bon appareil
23:54les gens qui ne connaissent pas
23:55et faire des plus-values
23:56on peut peut-être lancer
23:57alors c'est une idée
23:58mais c'est un peu discriminant
24:01Yann
24:01beaucoup de marques françaises
24:03Thomas l'évoquait
24:03dans ton édito
24:04voir leur modèle
24:05mis à mal
24:05par des produits
24:06très bon marché
24:07souvent non conformes aux normes
24:09vendus en masse
24:10par des plateformes
24:11comme Chine
24:12ou Tému
24:13à quel point
24:14est-ce que ça affecte
24:15les marques
24:16qui elles respectent
24:17les règles
24:18il y a un chiffre très simple
24:1917 000 emplois détruits
24:20en l'espace de 3 ans
24:22c'est l'impact de Chine
24:24et pour n'importe quel français
24:25il suffit d'aller
24:26dans n'importe quelle rue commerçante
24:27dans tous nos centres-villes
24:28pour voir
24:29tous ces beaux
24:30qui sont vacants
24:31le chiffre aussi
24:32est extrêmement inquiétant
24:33parce que désormais
24:35c'est plus de 10%
24:36des boutiques
24:36qui sont fermées
24:37voire dans très nombreuses villes
24:39près de 20
24:40voire même 30%
24:41des boutiques
24:41qui sont fermées
24:42dans nos centres-villes
24:43or un centre-ville
24:44qui arrive à 30 boutiques
24:45fermées
24:46c'est un centre-ville
24:46qui est vide
24:47et de ce fait
24:48les commerciants
24:49ne vont plus
24:50les clients ne vont plus
24:51et donc c'est une ville
24:51qui meurt
24:52à son cœur
24:53donc de ce fait
24:54il y a une urgence
24:56désormais
24:56c'est combattre
24:57ces plateformes
24:58pour permettre aux clients
24:59de revenir
25:00sur des marques françaises
25:01à la fois plus durables
25:02et en fin de compte
25:03plus abordables
25:04comme on a pu le voir
25:04et en même temps
25:06de stopper
25:07toutes ces plateformes
25:08qui à la fois
25:09créent du parasitisme
25:10de par les faux prix
25:11qu'ils amènent
25:11les faux rabais
25:12qu'ils présentent
25:13tous les jours
25:13et in fine
25:15recréer des emplois
25:15en France
25:16à travers tous les
25:17justement 17 000 emplois
25:18qu'on a pu détruire
25:19en fait ces derniers temps
25:20et la régulation
25:21la loi anti-fast fashion
25:22les malus
25:22la taxation
25:23sur les petits colis
25:24ça peut créer
25:25un cadre vraiment
25:26équitable
25:27pour ces marques responsables
25:29la taxe
25:30petits colis
25:32montre justement
25:33à la fois
25:34l'illégalité
25:35et l'agilité de Chine
25:36agilité
25:37parce que
25:37à partir du moment
25:38où on a mis en place
25:39la taxe
25:40Chine fait quoi
25:40il fait débarquer
25:42tous ses avions
25:42c'est à dire 50 avions
25:44par jour
25:44désormais à Liège
25:45ou encore aux Pays-Bas
25:47donc désormais
25:48non seulement
25:49il y a des avions
25:50mais en plus
25:50il y a des camions
25:51qui franchissent
25:52tous les jours
25:52la frontière
25:53en dépensant
25:54encore plus d'argent
25:55en pétrole
25:56et en essence
25:56et en ne payant
25:57toujours pas la taxe
25:58or ils devraient
25:59payer normalement la taxe
26:00et donc ce que fait Chine
26:01est en effet agile
26:02mais surtout
26:03totalement illégal
26:04là encore
26:05vis-à-vis en fait
26:06des taxes
26:06qu'ils devraient payer
26:07donc on a une société
26:08qui se moque de nous
26:09littéralement tous les jours
26:10à travers la taxe
26:11qu'ils devraient payer
26:12et qui va continuer
26:13dans ce sens
26:14parce qu'il y a une taxe européenne
26:15qui va se mettre
26:16en partir du 1er juillet
26:17et là aussi
26:18Chine a construit
26:19un entrepôt en Pologne
26:20un entrepôt qui fait
26:22740 000 carrés
26:23c'est-à-dire grosso modo
26:245 fois la taille
26:25d'un entrepôt Amazon
26:26ou encore
26:27100 terrains de football
26:28et bien
26:29avec cet entrepôt
26:30Chine évitera
26:31de payer ses taxes
26:32parce que
26:32dans cet entrepôt géant
26:34ils vont recevoir
26:35tous les jours
26:35des dizaines
26:36voire même des centaines
26:37d'avions
26:38qui vont atterrir
26:39pour déverser
26:40la marchandise chinoise
26:41à ce moment-là
26:42ils vont faire le dispatch
26:43et ça sera là aussi
26:44des milliers de camions
26:45qui vont partir de cet entrepôt
26:46à travers l'Europe
26:48pour pouvoir justement
26:49injecter tous les produits
26:50chez tous les consommateurs
26:51français comme européens
26:53donc il y a une véritable lutte
26:54que nous avons lancée
26:56avec bien d'autres
26:57il y a maintenant
26:57plus de 3 ans
26:58pour lutter justement
26:59contre toutes ces plateformes
27:00jour après jour
27:01on est dans des combats
27:02des taxes qu'on met
27:03qui fonctionnent plus ou moins
27:05là pas factuellement
27:06parce qu'on ne va pas toucher l'argent
27:07mais au moins Chine
27:09est obligée de dépenser
27:10plus d'argent
27:10pour pouvoir le contrer
27:11il y a une véritable loi
27:13qui a été votée
27:13à l'unanimité
27:14il y a maintenant 2 ans
27:15à l'Assemblée Nationale
27:16qui est la loi
27:17anti-fast fashion
27:18qui interdit Chine
27:19de publicité
27:20qui met en place
27:21un malus
27:21sur chacun des produits
27:22Chine de 5 euros
27:23et bien grâce à cette loi
27:25et bien on pourrait
27:26stopper Chine
27:27et tous les autres
27:28parce qu'entre le malus
27:29d'un côté
27:30et l'interdiction
27:30de la publicité
27:31évidemment
27:32ça met à mal
27:33ces entreprises
27:33donc il faut absolument
27:35que l'État français
27:36mette en place
27:37une commission paritaire
27:38de façon à ce que
27:39la loi soit validée
27:40et après que cette loi
27:42soit validée
27:43des décrets
27:43pour justement
27:44exercer cette loi
27:45il faudra peut-être
27:46rentrer dans un bras de fer
27:47avec l'Europe
27:48parce que
27:48interdire la publicité
27:50pour l'instant
27:50ça ne se fait que
27:51pour des produits
27:52qui sont dangereux
27:52pour la santé
27:53comme par exemple
27:54l'alcool
27:54ou encore les cigarettes
27:55et je pense qu'il faut
27:56aller plus loin
27:57parce qu'on le voit
27:58à travers ces acteurs
27:59entre la pollution
28:00sur l'environnement
28:01et donc sur notre santé
28:02entre la destruction
28:03d'emplois
28:04et bien sûr
28:04l'exploitation des personnes
28:05et bien on a tous les critères
28:07pour pouvoir aussi
28:08interdire de publicité
28:09ces acteurs
28:09ça serait un grand mouvement
28:11ça serait un grand pas en avant
28:12à la fois pour la France
28:13et pour l'Europe
28:14et je pense que l'Europe
28:15justement
28:16doit montrer son exemplarité
28:17dans un phénomène
28:18de souveraineté européenne
28:19qu'on doit travailler
28:21peut-être en complément
28:22une question
28:23qui me vient
28:24au-delà de la publicité classique
28:26c'est leur présence
28:26très forte
28:27sur les réseaux sociaux
28:27pour créer une forme
28:28de désirabilité hyper soudaine
28:30et en passant
28:31par des influenceurs
28:32qui sont des formes
28:33de contournement
28:34on a parlé
28:34de contournement logistique
28:36là j'entends
28:36sur les taxes
28:37mais il y a aussi
28:37un contournement
28:38presque de la communication
28:39en passant par des influenceurs
28:40comment vous
28:41vos marques
28:41elles sont impactées
28:42ou comment vous essayez
28:42d'utiliser différemment
28:44ces mécanismes-là
28:45pour créer une désirabilité nouvelle
28:47chez des consommateurs
28:48qui sont face
28:50à une offensive massive
28:51avec des moyens
28:52que vos marques
28:53n'ont pas forcément
28:54c'est sûr qu'ils sont très forts
28:54ils sont très forts
28:55ils sont très agiles
28:56et il y a un combat
28:57qui est mené
28:58par les fédérations
28:59et c'est vraiment leur rôle
28:59et on voit bien
29:00qu'il est long
29:00ce combat
29:01et en trois ans
29:02une boîte
29:03surtout une petite boîte
29:04elle attend de mourir
29:04plusieurs fois
29:05donc pour nous
29:06le temps de l'action
29:08entrepreneuriale
29:08et donc notre action
29:09c'est quoi ?
29:09le bon produit
29:10le bon prix
29:11et la bonne communication
29:12autour
29:12parce qu'à la fin
29:13nous quand on fait
29:13notre révolution
29:14et qu'on vient chercher
29:15200 000 nouveaux clients
29:16c'est vraiment
29:16les français
29:17qui nous sauvent les fesses
29:18c'est vraiment
29:18monsieur et madame
29:19tout le monde
29:19qui vient acheter
29:20un slip chez nous
29:20en disant
29:20en fait j'aime bien
29:21cette boîte
29:21je comprends
29:22le produit de qualité
29:23j'y vais
29:23je les soutiens
29:24et donc nous
29:26on ne peut pas
29:26mettre le doigt
29:27dans les mêmes mécanismes
29:28on n'a pas
29:28les mêmes budgets
29:29on ne s'adresse pas
29:34mais c'est le bon produit
29:36le bon prix
29:36et bien expliquer
29:37et faire avec les armes
29:38qu'on peut avoir
29:38d'essayer de se démarquer
29:39dans l'actualité
29:40d'essayer d'inventer des choses
29:41on n'a pas des budgets
29:42marketing dingues
29:43parce qu'on ne peut pas
29:44se le permettre
29:44on est des petites boîtes
29:45donc voilà
29:46on essaie d'être malin
29:46mais tout l'enjeu
29:47c'est comment est-ce
29:48qu'on passe ça à l'échelle
29:49parce que ce combat
29:50il doit être mené
29:50mais on voit bien
29:51que le temps il est long
29:52et je pense que
29:53tu le diras mieux que moi
29:54on n'est pas au bout du combat
29:55du tout
29:56il va se passer encore
29:57beaucoup de temps
29:57à avoir des actions concrètes
29:58et quand même il y en aurait
29:59on sait bien qu'ils vont
30:00passer par au-dessus
30:01par en dessous
30:01sur le côté
30:01donc nous pendant ce temps-là
30:03on doit je pense
30:05nous on se dit
30:05que la solution
30:06est dans l'industrie
30:06comment est-ce qu'on arrive
30:07à innover
30:07et aller chercher encore plus
30:08de compétitivité
30:09chez nous ici en France
30:11dans nos usines
30:11et arriver à baisser les prix
30:13et à avoir des gammes différentes
30:14pour différents types de gammes
30:15mais la solution
30:16elle est à l'usine
30:16et je pense qu'en France
30:17ça fait 30 ans
30:18qu'on a oublié ça
30:18parce que le contexte est compliqué
30:20parce que nos boîtes
30:21sont un peu vieillissantes
30:22qu'il y a eu des solutions
30:22en génération
30:23que c'est un secteur
30:24qui est identifié
30:25comme non stratégique
30:26au niveau de l'État
30:26au niveau des partenaires bancaires
30:28quand vous dites
30:28textile made in France
30:29c'est alerte rouge orange
30:30de toutes les couleurs
30:31alors qu'à la fin
30:32je pense que monsieur
30:32même tout le monde
30:33ils sont contents
30:33de soutenir des boîtes françaises
30:34donc nous on essaie
30:35de porter ça
30:36mais de façon très pragmatique
30:37à notre échelle
30:38en tant qu'entrepreneur
30:38nous notre meilleure défense
30:39c'est le bon produit
30:40le bon prix
30:41et pour l'instant ça marche
30:42donc on va s'accrocher à ça
30:43et ce qu'on a fait
30:44sur le sauvêtement
30:44essayer de le faire
30:45sur le t-shirt
30:46comme on a pu le faire
30:46on en reparlera
30:47voilà
30:48et jouer un peu
30:49comme l'équipe de France de rugby
30:51jouer collectif
30:52essayer de trouver
30:52toujours une façon
30:53d'aller mettre le ballon
30:55les autres
30:55s'ils attendent pas
30:56et pour rester sur le sujet
30:57du coup de la communication
30:59moi je répondrai
31:00avec deux points
31:01pour contrer justement
31:02il y a la créativité
31:03toujours encore
31:04parce qu'on parle d'innovation
31:05mais comme tu dis aussi
31:05être créatif
31:06c'est devenu
31:08c'est essentiel
31:09et je pense que
31:10c'est quelque chose aussi
31:11qui est inhérent à la mode
31:12et qu'on a peut-être
31:13perdu de vue aussi
31:14avec les volumes
31:15et des réseaux sociaux
31:16qui ont poussé tout le monde
31:17aussi à moyeniser
31:18et se copier
31:19donc la créativité
31:20et le deuxième point
31:21c'est l'humain
31:21et ces deux points
31:22en fait pour moi
31:23j'ai les mêmes parallèles
31:23je ne suis pas du tout
31:24en mode boomeuse
31:26je suis contre l'IA
31:27mais cependant
31:30je vois beaucoup de parallèles
31:31aussi entre
31:31cette ultra fast fashion
31:33et l'IA
31:34qui du coup
31:35vient aussi
31:36dans ces sujets
31:36de communication
31:37et de saturation
31:39aujourd'hui
31:40en fait plus que jamais
31:40on doit se démarquer
31:41et se démarquer
31:42du coup
31:42c'est aller à l'inverse
31:43de l'uniformisation
31:44dans les contenus
31:45dans le récit
31:46de la marque
31:47etc
31:47et c'est le faire
31:48avec beaucoup d'humains
31:49d'humanité
31:50recentrés sur les équipes
31:51et sur nos communautés
31:52et ça c'est quelque chose
31:54c'est deux armes
31:54pour lesquelles
31:55c'est plus difficile
31:57de se battre
31:57quand on est justement
31:58un énorme acteur
32:00qui vient prendre
32:01toutes les bonnes idées
32:01et faire le rouleau
32:02compresseur
32:03en industrialisant tout
32:04et en moyennisant tout
32:05je vois avec Patine
32:06du coup on est une marque
32:07qui est propulsée
32:08par sa communauté
32:09et aujourd'hui
32:10les marques
32:10qui sont avec des forts
32:12taux de croissance
32:13et comme tu en parles
32:13avec le site français
32:14ont une communauté
32:15forte derrière elles
32:17pas seulement parce qu'elle est là
32:19mais juste parce qu'ils sont
32:19allées la chercher aussi
32:20ces marques
32:20et on est allées la chercher
32:21et on travaille avec elles
32:22on collabore
32:23mais du coup
32:24c'est plus aujourd'hui
32:25des dynamiques de développement
32:27comme des clusters
32:27en fait
32:28de clients
32:29qui sont
32:30la communauté
32:31autour de la marque
32:32et qui la développent
32:33et ça crée
32:34quand même
32:35ça crée des réseaux
32:36et des économies
32:37qui sont beaucoup plus robustes
32:39on parlait de robustesse
32:40tout à l'heure
32:40avec la biodiversité
32:41mais c'est pareil
32:41parce qu'en fait
32:42un client fidèle
32:43c'est pas un client
32:43qu'on va chercher
32:44à coup de matraquage
32:46sur Insta
32:47ou Facebook
32:48avec des bannières
32:49clic et joue à la roue
32:50pour gagner 5%
32:51sur sa prochaine commande
32:53voilà
32:53du coup c'est beaucoup plus
32:55beaucoup plus fort
32:56en fait
32:56je prends notre exemple
32:58on a un groupe WhatsApp
33:00alors il faut que je fasse attention
33:01parce qu'il ne faut pas
33:02que l'émission
33:03avec son audience
33:03fasse énormément grossir
33:05la communauté
33:06mais j'ai 500 personnes
33:06à qui je parle tous les jours
33:07en fait
33:08sur un WhatsApp patine
33:09avec des chaînes
33:10c'est un truc incroyable
33:11enfin on est 500 clientes
33:13qui me parlent tous les jours
33:14donc qui collaborent
33:15dans la création des vêtements
33:16qui se montrent
33:17comment elles portent
33:18les vêtements patines
33:18pour donner envie
33:19aux autres de les porter
33:20alors pas toutes
33:21du coup il y a 900 co-actionnaires
33:22effectivement
33:24ça c'est encore
33:24un autre volet de la communauté
33:25on a levé de l'argent
33:26deux fois avec la plateforme Lita
33:27pour justement
33:28avoir des actionnaires
33:29totalement alignés
33:30avec nos valeurs
33:30nos engagements
33:31et que ça fasse quelque chose
33:32en fait
33:33de logique
33:34on est très heureux
33:35par rapport à ça
33:35donc effectivement
33:36il y a un canal
33:36sur ce WhatsApp
33:37avec les actionnaires
33:38ça ça permet
33:39quand un actionnaire
33:39se pose une question
33:40et de manière générale
33:41quand quelqu'un
33:41se pose une question
33:42un client sur la qualité
33:43sur n'importe quoi
33:44c'est qu'il y en a au moins
33:4410 qui se posent la même
33:45donc moi je me simplifie
33:46la vie
33:47je préfère qu'on la pose
33:47en public
33:48rien n'a caché
33:48et du coup la question
33:49est lancée
33:50et je peux répondre
33:51à tout le monde
33:51et on gagne du temps tous
33:52donc il y a un canal actionnaire
33:54mais il y a aussi
33:54un canal seconde main
33:55où toutes les clientes
33:56peuvent partager
33:57leur annonce vintage
33:57de pièces patines
33:58parce qu'en fait
33:59ça arrive qu'on prenne du poids
34:00on en perde sur un jean
34:02on a envie de le revendre
34:02ça arrive malgré
34:03tous nos efforts
34:04qu'on n'aime plus
34:04un pull
34:05voilà au début je pleurais
34:06maintenant ça va mieux
34:07du coup elles s'échangent
34:08parce qu'elles sont fans
34:08de la marque
34:09donc ça permet
34:09d'encourager la circularité
34:11une chaîne du coup
34:12de comment vous reportez
34:13vos vêtements
34:13ça s'appelle
34:14How do you re-wear patine
34:15et où il y a du partage
34:16de photos tous les jours
34:17et le Creative Studio
34:18où tous les mardis
34:19j'explique où on en est
34:20en développement de produits
34:21je fais participer
34:22sur des questionnements
34:23de couleurs
34:24de choix de priorité
34:25etc
34:26ça c'est quelque chose
34:26ça en fait des conversations
34:27à modérer là
34:28c'est assez fou
34:29c'est génial
34:30oui j'arrive quand même
34:31à parler encore
34:31à mon mari et à mes enfants
34:32mais c'est
34:33et puis moi j'ai un tempérament
34:34assez hyperactif
34:35et TDAH
34:36où ça me fait du bien
34:36du coup j'ai un endroit
34:37où je peux me lâcher
34:38où il n'y a pas de filtre
34:39et aussi ça me permet
34:39d'emmener l'équipe
34:40parce que si je dis
34:41dans la fureur
34:42et d'ailleurs on va faire un costume
34:44le lendemain j'arrive
34:45on me dit
34:45mais comment ça
34:46on lance un costume
34:47allez maintenant
34:47on a six mois là
34:48c'est lancé
34:48ça me permet de m'engager
34:49sur des défis
34:50et d'y aller
34:50donc c'est génial
34:51mais donc il y a ça
34:52il y a le canal CRM
34:54aujourd'hui
34:55pour ceux qui suivent
34:56le côté marketing
34:58on a 60% d'ouverture
35:00de taux d'ouverture
35:01sur nos mails
35:02depuis le démarrage
35:03de patines
35:03ça veut dire
35:04c'est un chiffre
35:05la moyenne
35:05on est plutôt à 25-30%
35:07dans nos métiers
35:08nos mails sont attendus
35:09cliqués
35:09parce que forcément
35:10on fait attention
35:11comme toi tu le fais
35:12à avoir des propos pertinents
35:14à se dire
35:14est-ce que je ne suis pas
35:15en train d'user
35:15le temps de cerveau
35:16de la personne
35:16est-ce que je la respecte
35:17dans ma communication
35:18et en fait je pense
35:19que toute cette force
35:20qu'on a d'être des humains
35:21qui créons des marques
35:23à notre image
35:24qui est complètement cohérente
35:26avec nos valeurs
35:26et qui s'adresse
35:28à notre communauté
35:28exactement comme on aimerait
35:29qu'on nous parle
35:30parce qu'au départ
35:31quand même
35:31avoir envie d'être entrepreneur
35:32et se lancer
35:33franchement c'est génial
35:35mais c'est dur
35:35si tu as essayé
35:35de prendre l'ampleur
35:36vous n'allez plus pouvoir faire ça
35:37mais c'est pas du tout
35:38parce que du coup
35:38on est parti d'une page blanche
35:41avec nos engagements
35:42en disant en fait
35:42ça fait partie des fondamentaux
35:44notre marque n'existe pas
35:45si tous ces fondamentaux
35:46ne sont pas là
35:46du coup tout ce qu'on fait
35:47depuis le début
35:48c'est amplifié et solidifié
35:49on est devenu entreprise à mission
35:50du coup même si le jour
35:52où je pète les plombs
35:52et je dis on passe tout
35:53en coton conventionnel
35:55on s'en fiche et tout
35:55ce sera impossible
35:56parce que c'est écrit
35:57dans les statuts
35:57qu'il faut tenir la mission
35:58j'ai 900 actionnaires
36:00qui vont dire
36:00Lilian qu'est-ce que tu fais
36:01donc qui co-décide avec moi
36:03donc je suis obligée
36:04de rester bonne
36:07et responsable
36:08et je crois que ça
36:09c'est l'humanité
36:10l'humain et la créativité
36:12c'est ça qui nous défend
36:13aujourd'hui
36:13de ces gros moteurs
36:16et je reprends la part
36:16de personal branding
36:18clairement
36:19Guillaume a montré
36:20qu'au-delà du changement
36:21de slip
36:22il y avait aussi
36:22un changement de com
36:23que tu avais su amener
36:24dans ce personal branding
36:25justement étant
36:26sa capacité
36:27à t'engager personnellement
36:28pour amener
36:29un message politique
36:30tu le fais
36:31dans ce personal branding
36:32tout aussi brillamment
36:33avec ce groupe Whatsapp
36:34enfin un groupe Whatsapp
36:36que tu animes
36:36c'est du personal branding
36:38au quotidien
36:38parce que là aussi
36:39tu animes une communauté
36:40de façon plus proche
36:41en fait qu'un groupe
36:42Instagram
36:43mais en fin de compte
36:44il n'empêche
36:45il y a quand même
36:45une capacité personnelle
36:47d'aller sur un réseau social
36:48et Whatsapp
36:49est aussi un réseau social
36:50et c'est ce que j'essaye
36:51humblement de faire
36:52à mon niveau
36:53là aussi
36:53sur le combat contre Chine
36:55parce que
36:56clairement
36:56pour agir contre un géant
36:58qui a en effet
36:59des budgets considérables
37:00la seule façon
37:02de pouvoir y aller
37:02c'est d'aller
37:03dans un premier temps
37:04sur les réseaux sociaux
37:05montrer par exemple
37:06l'entrepôt en Pologne
37:07c'est un budget
37:08pour aller en Pologne
37:09pour filmer l'entrepôt
37:10j'y vais tout seul
37:11je vais montrer l'entrepôt
37:12mais derrière
37:13ça permet de montrer
37:14à tous les français
37:15voire à l'Europe entière
37:16parce que j'ai eu des télés
37:17de l'Europe entière
37:18justement pour en parler
37:19pour montrer le danger de Chine
37:20le danger de cet entrepôt
37:22et de ce fait
37:23le personal branding
37:24que j'essaye là aussi
37:25humblement de faire
37:25au niveau de la fédération
37:26peut avoir un effet considérable
37:28à la fois dans les médias
37:30et bien sûr après
37:30sur le monde politique
37:32S'agissant du consommateur
37:34est-ce qu'il peut devenir
37:34un vrai levier de changement
37:35ou est-ce que ça viendra
37:36forcément de la régulation
37:38ou de l'action collective
37:40des marques ?
37:41Je pense que c'est impossible
37:43de demander au consommateur
37:44d'être vraiment raisonnable
37:45quand on l'achète
37:45parce que l'achat
37:47tout en plus dans le secteur
37:49de la mode
37:49est un achat
37:50qui n'est pas amené
37:51par la raison
37:52on a parfois un enfant
37:53avec un besoin de vêtements
37:54pour cet enfant
37:55parce qu'il grandit
37:56on n'avait pas nécessairement
37:57de vêtements pour lui
37:58donc raisonnablement
37:59on en achète
38:00mais pour nous
38:01pour chacun d'entre nous
38:02on a tous dans nos armoires
38:03pour 10 ans de vêtements
38:04donc la raison
38:06ne nous amène pas
38:07à acheter des vêtements
38:08si on achète des vêtements
38:09c'est pour vivre
38:11dans une communauté
38:11et dans des codes communautaires
38:13c'est pour se faire plaisir
38:14c'est parce qu'on a peur
38:16de manquer
38:16y compris de peur
38:17de manquer une promo
38:18et donc c'est pour des raisons
38:19qui sont totalement émotionnelles
38:21et qui ne sont pas raisonnables
38:22donc demander aux gens
38:23sur un achat
38:24qui n'est pas raisonnable
38:25d'avoir une action raisonnée
38:26ça ne marche pas
38:27et donc de ce fait
38:29il faut acheter
38:29sur les curseurs
38:31qui amènent
38:31ces différents achats
38:32je reviens
38:33sur la notion du prix
38:34les gens achètent
38:35de plus en plus de vêtements
38:37par exemple
38:37on achète 10%
38:38de volume en plus
38:39de vêtements
38:40depuis maintenant
38:40près d'un an
38:41parce que justement
38:42à cause de cette plateforme
38:43les gens se sentent obligés
38:44de surconsommer
38:45et bien pour empêcher
38:46les gens de surconsommer
38:47il faut les réguler
38:49et les réguler
38:50c'est les réguler par le prix
38:51on a pu le voir
38:52dans la cigarette
38:52fumer ne sert à rien
38:54à part se détruire la santé
38:55ça n'empêche pas
38:56à des milliers de français
38:57malheureusement de fumer
38:58et bien c'est en augmentant
39:00le prix qu'on a fait
39:01diminuer la consommation
39:03en fait de cigarettes
39:03ce n'est pas avec
39:04des affiches en fait
39:06des photos dégueulasses
39:07en fait sur chacun
39:08en fait des paquets
39:09parce que ça n'a aucun impact
39:10ce n'est pas avec
39:11les messages en fait
39:12auprès des médecins
39:13parce qu'il y avait
39:14une grande partie
39:15des médecins
39:15qui eux-mêmes fumaient
39:16et donc c'est uniquement
39:18pas une consonance
39:18très simple
39:19le prix
39:20le prix
39:20et le prix
39:21en jouant sur le prix
39:22on diminue
39:23la consommation
39:24et donc à nous de comprendre
39:26comment à travers les taxes
39:27à travers les réglementations
39:29à travers les nouveaux scores
39:30qu'on peut avoir
39:31on peut amener petit à petit
39:32vers le consommateur
39:33vers un achat
39:34qui va lui faire du bien
39:35qui va lui faire du bien
39:36à la planète
39:37et faire du bien
39:38à tous ceux qui vendent
39:39et qui fabriquent
39:40parce que là aussi
39:40on est tous une communauté
39:41tous les gens qui achètent
39:43ce sont aussi des gens
39:43qui fabriquent et qui vendent
39:45et qu'on doit ensemble
39:46créer un écosystème
39:47dans lequel tout le monde
39:48s'y retrouve
39:49Guillaume vous partagez
39:49le point de vue de Yann
39:50sur le rôle du consommateur
39:51je pense que le consommateur
39:53si le produit est au même prix
39:54ou un petit peu
39:55de différence de prix positif
39:56il va suivre
39:56et nous c'est ce qu'on essaie de faire
39:58c'est sûr que
39:59les gens ne se lèvent pas
40:00tous les matins
40:00en disant
40:00comment je peux soutenir
40:01l'industrie française
40:02c'est pas la vérité
40:03donc voilà
40:04et je pense qu'il y a
40:05une partie des gens
40:06qui sont peut-être
40:07je ne sais pas
40:0810-15% de la population
40:09qui sont véritablement concernés
40:10qui vont regarder l'étiquette de prix
40:11qui vont regarder où c'est fabriqué
40:12qui sont vraiment curieux
40:13qui vont se retrouver
40:14un peu les premiers non et durs
40:16de nos communautés de marque
40:16mais je pense qu'au-delà
40:18de ces 10-15%
40:19ça ne suffit pas
40:20à faire tenir vraiment durablement
40:21à l'échelle des boîtes
40:22donc voilà
40:23il faut réussir
40:24nous c'est notre partie prix
40:25de se dire en fait
40:25il faut qu'on arrive
40:26par l'innovation
40:27par le prix
40:27à se battre avec les mêmes arbres
40:30que les autres
40:30c'est un peu
40:30la même logique
40:31que les messages promotionnels
40:32dans la mode durable
40:34Black Friday
40:34ou Black Friday
40:35on se fait des thèses macroéconomiques
40:37de est-ce que je peux le dire
40:38est-ce que j'ose
40:38est-ce que mes clients
40:39vont me suivre ou pas
40:39en fait aujourd'hui
40:40nous c'est le parti prix
40:41qu'on a pris
40:41c'est tellement un fait de marché
40:43qu'en fait soit
40:43on assume de faire une promotion
40:45pour le Black Friday
40:46et moi j'ai souvent dit l'inverse
40:47au début je me suis dit
40:48on ne le fera jamais
40:48mais en fait la réalité
40:49c'est que
40:50si on veut exister
40:51tenir notre mission
40:52en tant qu'entreprise
40:52de montrer que c'est possible
40:53de fabriquer en France
40:54de créer de l'emploi
40:55de maintenir nos 67 emplois
40:57à l'usine au barbillier
40:57en fait on doit être
40:58aujourd'hui
40:59tant que la logique
41:00de gestion de pilotage
41:01des boîtes ne change pas
41:02on doit faire de l'ibida
41:03du résultat net
41:03et montrer que nos boîtes
41:04sont pérennes
41:04donc maintenant vous le faites
41:05et donc maintenant
41:05on fait un Black Friday
41:06assumé qui s'appelle
41:07le Sleep Friday
41:08voilà et on fait
41:09un deuxième achet
41:09le troisième offert
41:10et vous savez comment
41:11c'est perçu par votre
41:12clientèle la plus fidèle
41:13franchement très bien
41:14on va avoir quelques questions
41:15des gens qui vont se dire
41:16ok vous ne faisiez pas
41:17mais en fait la réalité
41:17c'est qu'on peut avoir
41:19parfois des effets de posture
41:20un peu en disant
41:21c'est pas bien
41:21mais la réalité c'est que
41:22les gens, nos clients
41:23en fait ils sont juste
41:24contents de faire une bonne affaire
41:25nous ça fait tourner l'usine
41:27et oui quelque part
41:28on sait qu'on met le doigt
41:28dans un truc
41:29mais à la fin
41:29si on veut être robuste
41:30pérenne durée dans le temps
41:31on doit jouer de façon
41:32assumée claire
41:33dans un terrain de jeu
41:35où il y a d'autres acteurs
41:36que nous
41:37on a néanmoins quand même
41:38des acteurs comme Cézanne
41:39qui ne font pas le Black Friday
41:40et qui vont faire un milliard
41:41de roadshifts d'affaires
41:42donc on peut aussi réussir
41:43heureusement sans faire
41:44le Black Friday
41:44c'est des logiques
41:45qui sont complexes
41:46tu parlais de temps justement
41:48et de la capacité
41:48à pouvoir attirer ses clients
41:50il y a aussi des comportements
41:51d'achat qui ne sont pas
41:52les mêmes
41:52entre justement une concurrence
41:54sur le Sleep
41:54où on va comparer un bien
41:56on ne nous montre pas
41:57parce que de facto
41:58on ne se promène pas en Sleep
42:00évidemment il y a un achat
42:01rationnel sur le prix
42:02qui se fait de façon très forte
42:03sur des marques
42:04justement par exemple
42:05comme Cézanne
42:06ou encore Balzac
42:07il n'y a pas le Black Friday
42:08et il n'y en aura même jamais
42:09parce que le moment
42:10où ils commencent à le faire
42:11ils montrent à leurs clients
42:13qu'il y a des phénomènes
42:13de promotion
42:14s'il y a des promotions
42:15c'est qu'il y a plus de marge
42:16s'il y a de la marge
42:17c'est que la qualité de prix
42:18n'y est pas
42:18et donc de ce fait
42:19à partir du moment
42:20où ils vont faire de la promo
42:21ils vont détruire
42:22l'esprit de qualité de prix
42:23qu'ils ont réussi à dégager
42:24année après année
42:26Guillaume ?
42:27Ouais après
42:27chaque marque
42:28évidemment
42:29a son positionnant
42:29moi je pense que
42:31ce que m'a appris
42:32ces derniers 18 mois
42:33ou 4 mois
42:33c'est qu'on a vraiment
42:34un pragmatisme absolu
42:36nous on n'a pas bougé
42:37depuis 15 ans
42:38d'un centimètre
42:38de tout fabriquer en France
42:40voilà
42:40moi mon engagement
42:41c'est ma fierté
42:42tous les matins
42:42ce qui n'est pas le cas
42:43de Cézanne et Balzac
42:44non évidemment
42:45Cézanne fabriquée
42:46à l'embout du monde
42:46par ailleurs
42:47c'est une magnifique réussite
42:48évidemment française
42:49et dont on peut être très fier
42:50mais c'est vrai que
42:50nous notre engagement
42:51de fabrication française
42:52fait que
42:53oui
42:53il y a des arbitrages à faire
42:58d'être trop décalé
42:59par rapport à la concurrence
43:00dans des moments clés
43:01nous Noël c'est 25-30%
43:0235% du chiffre d'affaires
43:03aujourd'hui on voit
43:05que les gens achètent
43:05de plus en plus tôt
43:06de plus en plus
43:06pendant Black Friday
43:07et finalement beaucoup moins
43:08pendant Noël
43:09donc finalement
43:09si on loupe cette semaine là
43:11en fait on passe à côté du sujet
43:12et donc moi
43:13la responsabilité de chez l'entreprise
43:14c'est de composer
43:15entre parfois
43:16une mission
43:17qui peut être trop ambitieuse
43:19ou en tout cas
43:21qui mérite du temps long
43:22et un court terme
43:23de comment est-ce qu'on
43:25fait face à nos engagements
43:26on paye nos salaires
43:27on paye nos fournisseurs
43:28la perfection n'existe pas du tout
43:29de toute façon
43:30voilà
43:30et en plus
43:31reprocher
43:32ça me fait penser à chaque fois
43:34quand on reproche à quelqu'un
43:36tu fais le tri des poubelles
43:37mais t'es un iPhone
43:37c'est insupportable
43:38on peut pas être parfait
43:40c'est pas binaire
43:41un monde où il y a des gens
43:42parfaits et les autres
43:43ce qui est important
43:43c'est que tout le monde
43:44soit en mouvement
43:45et effectivement
43:46je pense qu'on compare
43:47en fait
43:47des choux et des carottes
43:50oh là là
43:51je deviens comme une vieille politicienne
43:52qui a plein d'images
43:53et d'allégories
43:54personne ne pense que vous êtes
43:55un garde-charpe
43:56mais du coup
43:57moi ce que je trouve important
43:59c'est qu'une marque
44:00soit extrêmement claire
44:01sur ses combats
44:02et c'est ce qu'on est tous
44:04aujourd'hui
44:04on a choisi notre terrain de jeu
44:06où on veut être les meilleurs
44:08que ça soit au niveau
44:09de qualité
44:10du prix
44:10d'un design en particulier
44:11ou d'engagement évidemment
44:12donc le Made in France
44:13il ne faut pas y déroger
44:14la promesse du style français
44:15et pas de dire
44:16on fera jamais le Black Friday
44:17d'ailleurs ce sera un petit peu court
44:18comme promesse de marque
44:19le projet est quand même
44:20hautement plus ambitieux
44:21mais du coup
44:22l'important c'est justement
44:23d'avoir un projet extrêmement clair
44:24et ensuite de s'y tenir
44:25et à chacun en fait
44:27de décider de son terrain de jeu
44:29et de son
44:30où il va
44:31en revanche
44:31ce qui est venu plus difficile
44:33aujourd'hui je trouve
44:33c'est qu'on est dans un moment
44:36où en fait
44:37plus personne n'a de temps
44:38pour lire
44:39ou une économie de l'attention
44:41ou l'inattention
44:42je ne sais pas très bien
44:42comment on dit
44:43mais en tout cas
44:43il faut arriver à être
44:45extrêmement synthétique
44:46et tout de suite
44:47que le plus grand nombre
44:48capte des choses
44:49qui sont en fait
44:50très complexes
44:50parce que
44:51expliquer un prix
44:52expliquer ce que c'est que la qualité
44:53ce n'est pas du tout juste un logo
44:54ou un je participe au Black Friday
44:56ou pas
44:57c'est beaucoup plus long
44:58et du coup
44:58l'enjeu pour nous
44:59c'est de nous rendre intelligibles
45:01et de donner envie
45:02en fait
45:03de faire comprendre
45:03cette complexité
45:04et du coup
45:05pour refaire la boucle
45:06par rapport à la question de départ
45:07c'est que
45:08notre enjeu
45:09évidemment
45:09ce qui va faire bouger
45:10c'est un mix entre
45:11les lois
45:12le comportement des marques
45:13et le changement des mentalités
45:15il ne faut pas du tout
45:16mettre la pression
45:17je pense sur le pollueur
45:18payeur
45:18ou le consommateur
45:19c'est complètement destructeur
45:20on n'est pas Coca-Cola
45:22pourtant j'ai fait un stage là-bas
45:23et j'en ai bu beaucoup
45:24mais c'est fini
45:24et du coup
45:25en revanche
45:26c'est la responsabilité des marques
45:28mais notre enjeu
45:29justement
45:29c'est de faire bouger
45:30justement
45:33de donner envie
45:34en fait
45:34d'agir autrement
45:35tout à l'heure
45:37Yann a je pense
45:37très brièvement évoqué
45:39l'idée de scoring
45:40ou d'évaluation
45:41on a reçu ici
45:43il y a quelques mois
45:43Victoire Sato
45:44qui voulait développer
45:45une application
45:46permettant d'évaluer
45:47est-ce qu'on peut imaginer
45:49que dans la mode
45:51un équivalent
45:52de Yucca
45:52dans l'agroalimentaire
45:53viendrait
45:54provoquer des changements
45:55de comportement
45:56de marques
45:56qui seraient contraintes
45:57de faire évoluer
45:58leur pratique
45:58parce que ce score
45:59deviendrait
46:00une valeur forte
46:01pour les consos
46:01il y a en effet
46:02cette application
46:03score
46:03qui est sortie
46:04il y a maintenant
46:04quelques jours
46:05qui est encore
46:05en version bêta
46:06qui est en train
46:07de rentrer des marques
46:08les unes après les autres
46:08et qui permet
46:09de déterminer
46:10le bon rapport
46:11qualité de prix
46:12de chacune des marques
46:12et de mettre en avant
46:14la qualité de ses actions
46:15et parfois aussi
46:16des red flags
46:16pour certaines
46:17et donc de ce fait
46:18de se dire
46:19quand j'achète
46:19telle marque
46:20ou telle marque
46:21et j'ai une marque
46:21qui va être plutôt
46:22A et très positif
46:23par rapport
46:24à d'autres marques
46:25qui sont dans le même segment
46:26versus d'autres
46:27au contraire
46:27qui sont extrêmement différentes
46:29et ça permet donc
46:30de comparer facilement
46:31un Kiabi
46:32un Gemmo
46:32et un Shein
46:33on va être dans des prix
46:34en fait qui sont
46:35assez proches
46:35l'un dans l'autre
46:36mais avec des comportements
46:37qui n'ont aucun rapport
46:38et grâce à cela
46:39score nous permet
46:41d'acheter de façon
46:41là justement
46:42plus raisonnée
46:43parce que quand on a
46:44envie d'acheter un vêtement
46:45on se dit
46:46le slip c'est super
46:47ça fait ça ça ça
46:48mais quel est
46:49le véritable avantage
46:50d'acheter sur le slip
46:52par rapport à d'autres
46:53comme il achète
46:53il fait du main in France
46:54il va évidemment
46:56avoir une énergie décarbonée
46:57parce qu'en France
46:58on a une énergie décarbonée
47:00et donc de ce fait
47:01avec le slip français
47:02et bien on fait des économies
47:04aussi pour l'environnement
47:05en achetant du slip
47:06parce que
47:06à ce moment là
47:07on va faire attention
47:08à la planète
47:08et c'est ce que permet
47:09ce score justement
47:10à travers tous ces mouvements
47:12On peut s'accorder à dire
47:12et c'était très bien dit
47:13qu'il est difficile
47:14d'attendre des consommateurs
47:15un comportement raisonné
47:16sur un acte d'achat émotionnel
47:18on voit qu'avec Youka
47:19il y a quand même eu des changements
47:20et si c'est pas le consommateur
47:21ce sont les industriels
47:22qui en veulent
47:23Oui c'est pour ça
47:24que je faisais la question
47:24sur la mode
47:25et c'est pour ça
47:26que je reviens sur Chine
47:26quand même
47:27100% des jouets sur Chine
47:28sont dangereux
47:29sur notre santé
47:30pour nos enfants
47:30je reviens sur un autre point
47:32qui est celui de l'Ukraine
47:33parce qu'on parlait
47:34de combat tout à l'heure
47:34et de l'intelligence artificielle
47:36l'intelligence artificielle
47:37en effet
47:38c'est très moyennisant
47:39en fait dans sa démonstration
47:40c'est aussi un des travails
47:41de la fédération
47:42de mettre en place
47:42l'intelligence artificielle
47:43dans toutes nos sociétés
47:45pour le faire
47:46comme le fait par exemple Guillaume
47:47quand il parlait
47:47de qualité opérationnelle
47:49de machine
47:50l'intelligence artificielle
47:51c'est aussi la capacité
47:52d'être plus agile
47:53et cette agilité
47:54elle se fait
47:55en fabriquant en France
47:56en fabriquant
47:57en Portugal
47:57ou encore en fabriquant
47:59en Ukraine
47:59je me suis déplacé
48:00il y a quelques semaines
48:01justement en Ukraine
48:02pour voir comment ce pays
48:03qui combat réellement
48:05contre les Russes
48:05a encore des usines
48:07et que quand on a
48:08une marque française
48:09et qu'on veut réussir
48:10justement à fabriquer
48:11dans des temps
48:12extrêmement courts
48:13et bien on peut aller
48:14fabriquer en Ukraine
48:15ainsi on va les soutenir
48:17dans l'adversité
48:18face à leur combat
48:20et en même temps
48:21on va éviter aussi
48:22tous les débords
48:22qu'il peut y avoir
48:23en ce moment
48:23avec la fabrication en Asie
48:25parce que des camions
48:26peuvent toujours partir
48:27de l'Ukraine
48:27pour manouvrir
48:28alors qu'avec le D3
48:29qui est désormais fermé
48:30en face de l'Iran
48:32tous les bateaux
48:33qui devaient venir
48:34justement d'Inde
48:35ou d'autres pays d'Asie
48:36vont être bloqués
48:37en ce moment
48:38et donc une des solutions
48:39en ce moment
48:40clairement
48:40pour les marques françaises
48:42c'est de fabriquer en France
48:43c'est de fabriquer au Portugal
48:44c'est de fabriquer en Ukraine
48:45parce qu'on a plus d'agilité
48:47on peut avoir des coûts
48:48qui ne sont pas nécessairement
48:49plus importants
48:50et surtout à la fin
48:51on a bien plus de qualité
48:53Guillaume, charlotte rapidement
48:54parce qu'après il faudra passer
48:55au pari d'avenir
48:56sur ce score
48:56votre avis ?
48:58Je pense que le score
48:59est un élément de décision
49:01moi je le vois sur mes enfants
49:02avec les paquets de céréales
49:03ça marche très très bien
49:03quand même d'avoir un score
49:04donc je pense que c'est
49:05un des éléments de décision
49:06maintenant
49:07dans la mode
49:09un vêtement
49:09c'est important
49:11ça dit beaucoup de choses
49:12de nous
49:12il y a un prix
49:12il y a une marque
49:13je pense qu'avant tout
49:14il y a même une marque
49:14et ensuite un prix
49:15l'éco-score
49:16qui existe aussi
49:17sous pas mal de forme
49:18qui est testé
49:18avec un impact carbone
49:19je pense que c'est
49:19un élément de décision
49:20mais moi
49:21je pense que c'est
49:22je ne sais pas
49:225-10% de la décision
49:24donc je pense que
49:25la marque et le prix
49:25sont aujourd'hui
49:26beaucoup plus forts
49:26et peut-être que cet éco-score
49:28va prendre plus de poids
49:30dans la décision
49:30mais je pense qu'aujourd'hui
49:31c'est minime
49:32et je pense que
49:32se voiler la face là-dessus
49:33c'est mettre en danger
49:36son entreprise
49:36aujourd'hui
49:37en tout cas moi
49:37je le vois
49:37dans la fabrication française
49:38c'est un plus
49:41voilà comment je le vois
49:42nous on s'est ajouté
49:45aussi ce défi
49:46de passer
49:47à l'affichage environnemental
49:48en même temps
49:49que la recertification
49:50Bicor
49:50parce qu'on s'ennuyait
49:51un petit peu
49:52voilà
49:52mais du coup
49:53c'est fait
49:53et c'est le début
49:56évidemment
49:56il y a ceux qui râlent
49:57parce que c'est pas parfait
49:58parce qu'on cherche
50:00c'est comme une monnaie
50:01disons
50:02qui veut rendre
50:03les choses comparables
50:04donc forcément
50:04il y a des raccourcis
50:05et donc tout n'est pas
50:07dans l'index
50:08alors nous on a été frustrés
50:09parce que par exemple
50:10on utilise une laine
50:11qui est 100% recyclée
50:12dans notre manteau
50:13donc des fibres de laine
50:14sont triées
50:16par couleur
50:17il n'y a plus de teinture
50:18on refait du coup
50:19de la laine
50:20et ensuite on retisse
50:21un manteau
50:22ça c'est des choses
50:23qui sont encore trop niche
50:24pour être rentré
50:26dans cet index global
50:28donc on peut avoir
50:30facialement une note
50:30qui n'est pas si dingue
50:31par rapport à un autre
50:32vêtement comparé
50:33alors que nous on sait
50:34que c'est mieux
50:34donc c'est toujours pareil
50:35c'est que je pense que
50:36pour faire avancer l'équipe
50:37parce qu'on ne peut rien
50:38faire changer tout seul
50:39il faut que nous
50:40on adhère
50:40qu'on soutienne
50:41et qu'on aide même
50:43en tant que marque
50:43à enrichir les index
50:44au fur et à mesure
50:45qu'on joue le jeu
50:45parce que jouer le jeu
50:46c'est pas forcément
50:47que tout soit parfait
50:47pour chacun
50:48mais c'est que tout le monde
50:49en profite
50:50donc on soutient à fond
50:51et à côté
50:52il faut valoriser
50:54son projet à soi
50:55en tant que marque
50:56ses propres combats
50:57celui du Made in France
50:58celui du vêtement
50:58prêt à reporter pour nous
50:59et derrière
51:00apporter de la nuance
51:01de la complexité
51:02et on ne peut pas
51:03embrasser tous les combats
51:04mais on joue le jeu collectif
51:05là où ça va faire monter
51:07l'ensemble
51:07et je reprends ton équipe
51:08même si je ne comprends rien
51:09en rugby
51:09et derrière
51:11de travailler nous
51:12notre aspérité
51:14nos combats
51:14en tant que marque créative
51:16mais aussi
51:16en tant que
51:17nos valeurs
51:18nos engagements
51:18et là
51:20mettre la complexité
51:21la nuance
51:22et rendre nos clientes
51:23en fait
51:24plus intelligentes
51:24et plus expertes
51:25et ça c'est important
51:26merci beaucoup
51:27à tous les quatre
51:27restez avec nous
51:28on passe au pari d'avenir
51:34et comme à chaque fois
51:35on termine avec
51:36le pari d'avenir
51:37un moment pour découvrir
51:38une initiative
51:39un outil
51:40ou une actualité
51:40qui inspire
51:41et Charlotte
51:42c'est vous qui commencez
51:44oui alors moi du coup
51:45j'avais envie de parler
51:46du sujet
51:47de la biodiversité
51:48ou ce mot en fait
51:50qui est très très large
51:51et encore
51:51pas très bien défini
51:53pour tout le monde
51:54je le vois
51:56surgir
51:56de plus en plus
51:57dans les articles
51:58dans des initiatives
52:00internes à la mode
52:01mais pas que
52:02et ça ça me remplit
52:04d'optimisme
52:04je pense que c'est
52:05très très bien
52:06pourquoi ?
52:07parce que en fait
52:07je pense que
52:08on sort d'une période
52:11où il fallait
52:13des labels
52:13extrêmement clairs
52:14mais parfois
52:15très réducteurs
52:16pour que les clientes
52:17se repèrent
52:18dans la mode responsable
52:19aujourd'hui en fait
52:20ces sujets de biodiversité
52:21ils raccrochent
52:22à des sujets
52:23déjà bien connus
52:24côté agriculture
52:25alimentation
52:26sur la diversité
52:27des cultures
52:28le fait de préserver
52:29une bonne rotation
52:31des différents types
52:32de cultures
52:33céréales
52:33sur les terres
52:34le fait de ne pas utiliser
52:35des pesticides
52:35trop importants
52:37en gros garder notre terre
52:38fertile
52:39et régénérer le vivant
52:41et je trouve que
52:42c'est des sujets
52:42sans forcément encore
52:44des labels
52:44qui sont tout à fait
52:46calibrés
52:46qui parlent à tout le monde
52:48et qui permettent
52:49de donner du sens
52:50à toutes nos initiatives
52:51notamment sur la mode
52:52très concrètement
52:53ça veut dire qu'aujourd'hui
52:54nous on est capable
52:56de switcher
52:57des qualités
52:58qu'on faisait en coton bio
53:00sur du coton régénératif
53:01et d'être totalement suivi
53:02par nos clientes
53:03qui comprennent du coup
53:05ce mouvement
53:05et qui l'encouragent
53:07et ça c'est extrêmement important
53:08et en plus
53:09d'un point de vue économique
53:11ça permet aussi
53:12de faire des choses
53:12avec des coûts d'accès
53:14à la fois en volume
53:15et en coûts des matières
53:17qui sont peut-être
53:18un peu plus démocratiques
53:19parce qu'on voit
53:19cette utilisation
53:21du coton régénératif
53:22par exemple
53:22que ce soit dans le dénime
53:23ou dans le jersey
53:24dans des marques
53:25du plus premium
53:26au plus large
53:28donc du coup
53:29c'est quelque chose
53:30qui me réjouit
53:31Merci beaucoup Charlotte
53:32Guillaume
53:33Moi je vous parle
53:34de l'équipe de France de rugby
53:35ça ne va pas tout à fait
53:36vous surprendre
53:36vu tout ce qu'on a dit avant
53:38mais Thomas Ramos
53:39qui prend la pénité
53:40de la gagne
53:40et qui transforme
53:41et qui fait gagner
53:42l'équipe de France
53:43au-delà évidemment
53:43de la victoire
53:44qui est magnifique
53:44je trouve que
53:45dans ce qu'on se dit
53:46la mode durable
53:47et finalement des business
53:48qui gagnent de l'argent
53:48qui arrivent à trouver du sens
53:50en fait
53:51le point commun
53:52entre tout ça
53:52c'est d'être heureux
53:53de ce qu'on fait
53:54et je crois que Thomas Ramos
53:55il a à la fois
53:55une méga pression
53:57de faire gagner son équipe
53:58avec tous les enjeux
54:00sportifs, économiques
54:01qu'il y a autour
54:01du fait de réussir
54:02à faire gagner son équipe
54:02et de l'autre côté
54:03c'est juste un gars
54:04qui va taper une pénalité
54:04et qui est heureux
54:06de faire ça
54:06et je ne sais pas
54:07si vous avez vu
54:07les images de ce Thomas Ramos
54:08il prend le ballon
54:09c'est un gamin
54:10il dit en fait
54:10je travaille toute l'année
54:12pour ça
54:12et je suis heureux
54:13de ce moment
54:13je prends la pression
54:14et je le transforme
54:15en quelque chose de positif
54:16et finalement
54:16moi je trouve qu'aujourd'hui
54:17nos boîtes
54:18elles sont pressurisées
54:20de toutes parts
54:20l'impact économique
54:21des sujets compliqués
54:23diminuer ses impôts
54:23enfin voilà
54:23nous entre entrepreneurs
54:24qu'est-ce qui nous fait lever le matin ?
54:26en fait
54:26de faire des choses
54:26qui nous font marrer
54:27profondément vibrer
54:28et ben voilà
54:28moi j'essaie de suivre humblement
54:30les pas de Thomas Ramos
54:30et de faire gagner mon équipe
54:32moi je pensais qu'on allait annoncer
54:33le partenariat
54:34entre l'équipe de France
54:35et le slip français
54:36mais ça ça se voit
54:36que tu n'es pas assez client chez nous
54:37puisque figure-toi
54:38que le slip du 15 de France
54:39existe déjà
54:40ah voilà
54:41merci beaucoup Guillaume Yann
54:43je vous ai parlé de l'Ukraine
54:44tout à l'heure
54:45et du Made in France
54:46et du Made in Europe
54:47mon pari ça va être
54:48sur la fin de la guerre
54:50et de la capacité
54:51à pouvoir créer
54:53à la fois
54:53un Made in Europe
54:54extrêmement puissant
54:55avec toutes les usines
54:56qu'on peut avoir en Ukraine
54:58qui vont recevoir
54:59de la part de l'Europe
55:00plusieurs milliards
55:00et qui vont pouvoir recevoir
55:02de la part des industries françaises
55:04une aide aussi
55:06technique
55:06affolante
55:07et de ce fait
55:08entre la force de la France
55:10la force de l'Ukraine
55:11et la capacité
55:12à pouvoir créer
55:12un vrai marché
55:13de la fabrication
55:14mon pari c'est qu'à la fin de la guerre
55:16on va pouvoir faire
55:17du Made in France
55:18et du Made in Europe
55:18qui va être capable
55:19d'habiller tous les Français
55:20à la fois dans l'investissement
55:22qu'on va mettre en Ukraine
55:22dans la solidarité
55:24qu'on aura avec eux
55:24et dans la capacité
55:25à pouvoir créer
55:26une véritable souveraineté européenne
55:29merci beaucoup Thomas
55:30le mot de la fin
55:30ça va être dur
55:31d'avoir de l'ambition
55:32après ce que vient d'annoncer Yann
55:33mais tiens
55:34je voulais faire justement
55:35un écho à l'édito
55:36pour boucler la boucle
55:37tout à l'heure
55:37j'évoquais le fait
55:38d'une nécessaire transformation
55:39en logique de filière
55:40pour faire du Made in France
55:41du Made in Europe
55:42c'est essentiel
55:43et bien premier pari d'avenir
55:44c'est que la Fédération Française
55:46de prêt-à-porter féminin
55:46demain aura 4 à 5 fois
55:48plus d'adhérents qu'aujourd'hui
55:49parce que ce sera
55:49une des conditions nécessaires
55:50pour réunir tout le monde
55:51sur des filières
55:52et qui travailleront en commun
55:54mon deuxième pari
55:55c'est peut-être
55:55l'émergence d'une Fédération Française
55:56de prêt-à-porter masculin
55:58pourquoi pas
55:59elle existe déjà
56:01alors qu'elle n'est pas
56:02tout à fait émergente
56:03mais qui sera un petit peu
56:05plus connue
56:06et peut-être une dernière
56:07c'est que
56:09d'ailleurs on l'a parfois évoqué
56:10sur d'autres thématiques ici
56:11mais face à des problématiques
56:12d'accès aux matières premières
56:14d'érosion parfois
56:14des rendements
56:15dans les productions
56:16on l'a évoqué sur l'agriculture
56:17mais ça peut être vrai
56:18par exemple sur le coton
56:19le fait d'avoir des marques
56:21qui ont anticipé
56:22et qui aujourd'hui
56:23sont capables de fabriquer
56:24avec des produits bien mieux
56:26conçus avec des matières
56:27qui sont beaucoup plus respectueuses
56:28de l'eau et des sols
56:29par exemple
56:30résisteront mieux
56:31face à des fluctuations
56:32face à des chutes de rendement
56:33de production par exemple
56:35alors celui-là
56:35il est peut-être un petit peu
56:36plus dur à tenir
56:37mais j'espère vraiment
56:37qu'on y parviendra
56:39une fois de plus
56:40comme sur d'autres sujets
56:41ce sera une des conditions
56:42qui fera basculer la consommation
56:43vers des modes plus soutenables
56:44parce que ce seront ceux
56:45qui résisteront mieux
56:46aux difficultés de rendement
56:47moi je parie
56:48que toutes les marques Bicorp
56:49vont aller à la Fédération
56:51du prêt-à-porter féminin
56:52et qu'évidemment
56:52toutes les marques
56:53de la Fédération
56:54deviendront Bicorp
56:55comme justement
56:56le fait Charlotte
56:57dans cette double implication
56:59ça en fait des paris
57:01vous avez été gourmand
57:02merci beaucoup
57:03merci Thomas
57:05on se retrouve dans deux semaines
57:06merci Charlotte Dereux
57:09fondatrice de Patin
57:10merci Yann Rivouallant
57:12président de la Fédération
57:13du prêt-à-porter féminin
57:14merci à vous
57:15Guillaume Gibault
57:16président fondateur
57:17du Slip français
57:17merci à Alexis Mathieu
57:20en régie
57:20et à très bientôt
57:22sur Bismarck for Change
57:23merci à tous
57:25merci à tous
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