- il y a 11 heures
Vendredi 20 mars 2026, retrouvez Mélany Payoux (Manager de l'innovation, PerformanSE), David Bourganel (directeur général, ANRH) et Chloé Andriamihaja (responsable RSO, Société des Ingénieurs Arts & Métiers) dans SMART JOB, une émission présentée par Arnaud Ardoin.
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00:08Bonjour à tous, ravi de vous retrouver là en Smart Job, votre rendez-vous emploi RH Management,
00:12débat, analyse, expertise et vos rubriques habituelles évidemment.
00:16Bien dans son job, on s'intéresse au potentiel d'apprentissage des salariés à travers une étude qui est passionnante
00:21dont va nous parler Mélanie Payou, elle est manager de l'innovation chez Performance SE à la fin.
00:27Le Grand Entretien, on parle du handicap, de la manière dont les personnes en situation de handicap travaillent.
00:34On fera le point avec le directeur général de l'ANRH, qui est une structure qui a beaucoup d'entreprises,
00:40des restaurants.
00:41Près de 2000 salariés sont employés, salariés évidemment, en situation de handicap.
00:46C'est un défi essentiel cette inclusion des salariés en situation de handicap.
00:50On fera le point avec son directeur général.
00:52Et puis on terminera notre émission avec Fenêtre sur l'emploi, journée, usine ouverte, saison 2.
00:57Oui, saison 2, on avait déjà parlé dans Smart Job de la saison 1.
01:01On va s'intéresser à ce sujet, c'est essentiel de montrer.
01:04On en parlera avec la responsable RSO de la Société des Ingénieurs des Arts et Métiers.
01:09Justement, elle a mis en place une charte mixité, Jeff, au sein de cette structure.
01:15Voilà le programme, tout de suite c'est bien dans son job.
01:30Le potentiel d'apprentissage des salariés.
01:32On en parle bien dans son job.
01:34Le potentiel de l'apprentissage, c'est lorsqu'on est en formation, lorsqu'on veut changer de métier,
01:39la manière dont on va être capable d'apprendre.
01:41Et on en parle avec vous, Mélanie Payou.
01:43Ravie de vous accueillir.
01:44Ravie également, merci.
01:45Habitué de notre émission, manager, manageuse de l'innovation.
01:49Vous êtes docteur en psychologie chez Performance, Performance SE à la fin.
01:54Exactement.
01:54En un mot quand même, pour parler de votre entreprise,
01:56vous faites quoi ? Des diagnostics de salariés psychologiques ?
02:00Alors, on est éditeur de tests psychométriques.
02:03Je l'ai mal dit.
02:04On crée, on conçoit des tests qui sont validés scientifiquement
02:08grâce à notre R&D internalisé composé de docteurs en psycho.
02:12Et donc, on va évaluer tout ce qui est personologie,
02:16donc des soft skills de manière générale,
02:18mais aussi des aptitudes cognitives et qui servent à différents enjeux RH
02:22de type recrutement ou développement des compétences.
02:25Alors, cette étude, elle est intéressante parce que, vous le dites,
02:29et c'est l'étude qui la ressort,
02:30le potentiel d'apprentissage ne se résume pas à être intelligent ou apprendre vite.
02:34Ce qui est un peu contre-intuitif parce que, quand on est à l'école,
02:37on vous demande plutôt d'être intelligent et d'apprendre vite.
02:40C'est intéressant, ça ?
02:41C'est intéressant parce qu'en fait, nous, la manière dont on conçoit
02:44le potentiel d'apprentissage, c'est vraiment, avec un grand P, si je puis dire,
02:49c'est un concept qui est multidimensionnel,
02:52issu de théories de la psychologie et de la théorie motivationnelle.
02:55Et en fait, on va voir ça à travers quatre facteurs majeurs.
02:59Donc, il y a certes les capacités cognitives qui sont le moteur de l'apprentissage,
03:03mais il n'y a pas que ça.
03:04Il y a l'envie, donc la motivation à apprendre.
03:07Il y a l'autonomie, c'est-à-dire à quel point une personne va être proactive
03:10dans ses apprentissages.
03:12Et puis, vous avez également la constance,
03:14c'est-à-dire la persévérance dans l'effort.
03:17J'apprends, mais j'apprends sur le long terme.
03:19L'enjeu des diplômes, l'étude, là aussi,
03:21elle tord le cou à pas mal de choses parce qu'on catégorise.
03:23Tu n'as pas de diplôme, tu es incapable.
03:25Tu as des beaux diplômes, tu es très performant.
03:28Là, l'étude dit aussi un peu l'inverse.
03:30Elle dit...
03:31Près de 40%,
03:32sont mieux dotés,
03:33les non-diplômés sont mieux dotés que les masters.
03:36Exactement, la stat est juste.
03:38Près de 40% des personnes
03:39sans diplôme ont un potentiel
03:42d'apprentissage supérieur
03:44au titulaire d'un master.
03:46Ce qui signifie que, finalement, le diplôme
03:48ne dit pas tout. Le diplôme
03:50montre un acquis, ce qu'une personne
03:52a acquis pendant un cursus scolaire.
03:54Mais c'est surtout qu'elle laisse
03:55l'opportunité à tous ceux qui n'ont pas
03:58de diplôme.
03:59C'est intéressant, quand même, comme mesure.
04:01Ça veut dire que ceux qui ne sont pas diplômés
04:02et qui n'ont pas de belles écoles
04:03peuvent tout à fait, eux aussi, réussir
04:05et réussir leur vie
04:07d'une manière un peu plus philosophique.
04:08Sans aucun doute.
04:10Les seniors, tiens, c'est un sujet
04:11dont on parle souvent.
04:12Je n'aime pas ce mot.
04:13Les salariés expérimentés,
04:14appelons-les comme ça.
04:16Là aussi, il n'y a pas vraiment
04:17de différence significative
04:19d'âge.
04:20On dirait,
04:21le salarié expérimenté de plus de 50 ans,
04:22il va apprendre plus lentement,
04:23il ne va pas apprendre.
04:24Ce n'est pas vrai.
04:24Alors, c'est un tout petit peu
04:26plus complexe que ça.
04:27C'est plus équilibré, c'est vrai.
04:28Parce qu'en fait,
04:28ce qui se passe avec les seniors,
04:30c'est que nos résultats
04:31sont conformes à ce que dit la littérature
04:34par rapport au déclin cognitif.
04:36Donc, toute personne vieillissant
04:37normalement,
04:39voit ses capacités
04:40en termes de vitesse de traitement,
04:42etc.,
04:43réduire petit à petit.
04:44Mais en fait,
04:45ce qui est hyper intéressant,
04:46c'est que les seniors,
04:48finalement,
04:49ont une envie d'apprendre
04:50qui est supérieure,
04:51également une autonomie
04:52dans l'apprentissage
04:53qui est supérieure aussi.
04:54Donc, ils compensent.
04:55Ils compensent.
04:55Ils compensent
04:56ces jeunes générations
04:58qui, elles,
04:58ont des profils de potentiel
05:00un peu plus équilibrés.
05:01Les managers,
05:02parce qu'on essaie
05:03de le faire
05:04de manière un peu cartographiée,
05:05ces managers,
05:07le manager de managers
05:08ont un score plus élevé
05:09en moyenne.
05:10Les managers de managers
05:11ont un score plus élevé
05:12en moyenne,
05:14effectivement,
05:14mais l'étude montre
05:16que ce n'est pas
05:17parce que quelqu'un
05:18manage une équipe
05:20qu'il est le plus
05:22apprenant de son équipe.
05:24Et en fait,
05:25le big boss
05:26du potentiel d'apprentissage,
05:27c'est finalement
05:27le chef de projet,
05:29c'est celui qui va avoir
05:29une diversité de tâches,
05:31un rôle beaucoup plus transverse
05:33et qui, lui,
05:35en fait,
05:36par cette diversité de tâches,
05:37va avoir un potentiel
05:38d'apprentissage
05:39beaucoup plus élevé.
05:40Donc, contrairement aux exercices,
05:41le manager n'est pas forcément
05:42le plus brillant
05:43en termes d'apprentissage,
05:44c'est celui qui doit fédérer,
05:45qui doit accompagner.
05:46On en revient au sujet
05:46soft skills
05:47et ça repositionne,
05:48évidemment,
05:48la place du manager.
05:50Les femmes et les hommes,
05:51ça, c'est intéressant
05:52là aussi,
05:53score très proche
05:55entre les hommes et les femmes
05:56sur la capacité d'apprendre.
05:57Oui, là,
05:58on ne peut pas trop
06:00extraire de données intéressantes
06:02parce que finalement,
06:03on est plutôt,
06:03pour une fois,
06:05à égalité quasi parfaite.
06:07Ce qui va distinguer
06:10l'homme et la femme,
06:11ça va être sur la persévérance,
06:13c'est-à-dire la constance
06:15dans l'apprentissage
06:15et là,
06:16les femmes sont
06:16à un niveau supérieur.
06:18Cette étude,
06:19vous la destinez
06:19à ceux qui nous regardent,
06:20évidemment,
06:20au DRH,
06:21à tous ceux qui regardent,
06:22ils sont nombreux
06:23à notre émission,
06:24mais c'est destiné à qui ?
06:25Au recruteur,
06:26au manager,
06:26à ceux qui ont des idées
06:27préconçues sur la manière
06:28de recruter.
06:29Je prends un diplômé,
06:30jeune,
06:31c'est un peu ça
06:32que vous tordez le cou
06:33à cette idée.
06:34On peut tordre le cou
06:35à beaucoup d'idées
06:37sur des enjeux RH
06:39bien différents.
06:40Le potentiel d'apprentissage
06:41aussi,
06:42ça peut être un outil
06:42de gestion des risques.
06:44Par exemple,
06:44je pense à des organisations
06:45qui sont basées
06:46sur la gestion
06:49des compétences,
06:50par exemple.
06:51Au final,
06:52s'intéresser
06:52au potentiel d'apprentissage,
06:54ça permet de sécuriser
06:55les compétences
06:56d'une organisation
06:57et c'est assez intéressant
06:58pour des dirigeants
06:59de savoir ça.
07:00C'est passionnant.
07:00Merci Mélanie Payou
07:01de nous avoir éclairé
07:02sur ce site
07:03qu'on retrouve
07:03sur le site
07:05de Performance SE.
07:06Vous en êtes
07:07la manager,
07:08manageuse de l'innovation
07:09et vous êtes docteur
07:11en psychologie
07:11parce qu'il y a beaucoup
07:12de psychologues
07:13ou de docteurs
07:14en psychologie
07:14au sein de Performance SE.
07:16Merci de nous avoir
07:17rendu visite.
07:17C'était un vrai plaisir.
07:19On tourne une page,
07:20on s'intéresse
07:20aux enjeux de l'inclusion,
07:22ceux qui sont en situation
07:23de handicap,
07:24visibles ou pas d'ailleurs,
07:26et qui peinent
07:26à trouver un emploi.
07:28On va donner la parole
07:29dans quelques instants
07:30au directeur général
07:30de l'ANRH
07:31qui est une structure
07:32qui emploie
07:32près de 2000 personnes
07:34en situation de handicap
07:35et il va nous expliquer
07:37son engagement
07:37et la manière
07:38dont cette entreprise
07:39accueille et encadre
07:41évidemment ces personnes
07:42en situation de handicap.
07:44C'est le Cercle RH,
07:44c'est notre débat
07:45et c'est un grand entretien
07:46aujourd'hui.
07:59Le Cercle RH est un grand entretien
08:01aujourd'hui pour parler
08:02d'inclusion
08:04de personnes,
08:05femmes et hommes
08:06en situation de handicap
08:07qui travaillent
08:09ou cherchent un travail
08:10parce que c'est vrai
08:10que c'est pour beaucoup
08:11un parcours du combattant
08:12et on va faire aujourd'hui
08:13un focus,
08:14un éclairage
08:15sur une structure
08:16absolument incroyable,
08:18l'ANRH
08:19et on va vous en parler
08:20longuement par la voix
08:21de son directeur général.
08:23David Bourganel,
08:24ravi de vous accueillir.
08:25Merci d'être là.
08:26Directeur général
08:26de l'ANRH,
08:27alors l'acronyme
08:28disparaît un peu
08:29mais c'est
08:29l'Association Nationale
08:30de Réinsertion
08:31des Personnes
08:31en Situation de Handicap
08:32créée il y a 70 ans
08:34et vous êtes une structure
08:36reconnue d'utilité publique,
08:37il faut le préciser.
08:39La manière
08:39dont j'ai découvert l'ANRH
08:41et c'est la raison
08:41pour laquelle
08:42vous êtes là aujourd'hui,
08:42c'est parce que
08:43j'ai été gentiment invité
08:45à déjeuner
08:45dans un
08:46dans votre restaurant
08:48à Paris
08:48et j'ai reçu
08:50une claque,
08:51j'ai été accueilli
08:52d'abord bras ouverts
08:53par des jeunes garçons,
08:54jeunes filles
08:55en cuisine,
08:56en service,
08:57tous en situation
08:58de handicap,
09:00j'ai été accueilli,
09:02servi avec une qualité
09:03incroyable
09:04et j'ai trouvé
09:05qu'il y avait une énergie
09:06au sein de l'ANRH
09:06qui était incroyable.
09:07C'est quoi je dirais
09:08l'esprit de l'ANRH ?
09:11C'est quoi l'esprit ?
09:12Vous y êtes depuis 2018,
09:14vous avez eu une carrière
09:15avant dans le privé,
09:17il s'y passe des choses
09:17absolument incroyables
09:18au sein de l'ANRH.
09:20L'esprit incroyable,
09:21c'est qu'on reparlera
09:22de notre modèle économique
09:23et comment le finance,
09:25mais la mission sociale
09:26est au cœur de tout
09:27et l'humain
09:30est absolument central
09:31et la confiance en l'humain.
09:32Ce que vous avez évoqué
09:33sur le restaurant,
09:34c'est super,
09:35l'ANRH,
09:35on passe notre temps
09:36à inventer des métiers
09:37qu'on ne connaissait pas.
09:38C'était notre premier restaurant,
09:40on n'avait jamais été
09:40dans la restauration,
09:41on s'est lancé,
09:42c'est un grand succès
09:43et nos collaborateurs
09:44en situation de handicap
09:45s'y expriment de manière incroyable.
09:47Vous l'avez vu,
09:48nulle part le handicap
09:49et parfois il est très invisible.
09:52Vous pouvez difficilement distinguer
09:55quelles sont les pathologies.
09:56Notre force,
09:57c'est aussi de mélanger
09:58les handicaps.
09:59C'est très important
09:59puisque ça permet
10:01aux uns et aux autres
10:02d'avoir des apprentissages
10:04très différents
10:05puisque si on reste
10:06entre nous,
10:07entre guillemets,
10:08qu'on soit en situation
10:08du handicap ou pas,
10:10la capacité de se développer,
10:12d'apprendre,
10:12de découvrir
10:13est beaucoup plus faible.
10:14La différence nous fait grandir.
10:16La différence nous fait grandir,
10:17c'est dur la différence.
10:18Ils ne sont pas toujours
10:19très sympas entre eux
10:20parce qu'ils sont souvent
10:21assez enfermés
10:22sur leur propre pathologie
10:23et donc comprendre
10:25celle de l'autre,
10:25comprendre pourquoi il réagit
10:26ou elle réagit
10:27de telle ou telle manière,
10:28ça c'est une richesse
10:29qui fait que vous l'avez ressenti
10:30dans le restaurant.
10:30On le ressent.
10:31Je voulais démarrer l'émission
10:33avec l'énergie
10:34qui circule
10:35au sein de cette structure.
10:35Alors la structure,
10:36on va parler d'économie,
10:37cette émission,
10:38on parle d'emploi,
10:39c'est près de 2000 salariés
10:40embauchés au sein
10:42de votre structure
10:43en situation de handicap.
10:44C'est 9 régions,
10:4525 établissements.
10:46C'est une gigantesque entreprise
10:48que vous pilotez
10:51avec un conseil d'administration
10:52dont d'ailleurs
10:52j'ai vu
10:53qu'un nouveau président
10:56était arrivé
10:57en remplacement
10:58d'une personnalité
10:59qui était restée
11:00très très très longtemps.
11:02Sur le plan économique,
11:03comment ça marche
11:03et comment se fait
11:04le recrutement ?
11:05Commençons par le début
11:06parce que quand les personnes
11:08vont regarder cette émission,
11:09vous allez être peut-être
11:10excessivement sollicités.
11:11On sait la difficulté
11:12qu'ont les personnes
11:12en situation de handicap
11:13de trouver un emploi.
11:14Comment vous faites ?
11:15Comment ça se passe ?
11:16C'est vrai qu'il y a
11:16beaucoup de questions
11:17dans votre question
11:17mais le message déjà
11:19c'est faites-nous confiance,
11:20venez nous voir,
11:20on va monter ensemble
11:22des projets incroyables,
11:23je pourrais vous en citer
11:23quelques-uns si vous voulez,
11:25qui fait que les entreprises
11:26avec lesquelles on a
11:27des formes de partenariats,
11:28y compris sous forme
11:29de sous-traitants,
11:30se font depuis des années,
11:31ça a généré chez eux,
11:35pour leurs marques employeurs,
11:36pour leurs collaborateurs,
11:37des changements absolument
11:38colossaux parce que
11:38sur nos 2000 collaborateurs,
11:40on en a près de 500
11:41qui travaillent
11:42dans les entreprises
11:43de nos clients.
11:44Ils ne sont pas forcément
11:45tous chez nous.
11:47Rapidement,
11:47la NRH,
11:48effectivement,
11:48nous sommes une ETI,
11:50une ETI associative,
11:52associative parce que
11:53notre gouvernance
11:53est faite de bénévoles,
11:55donc je ne rémunère pas
11:56d'actionnaires,
11:57malheureusement,
11:58je n'ai pas d'actionnaires
11:58pour me capitaliser
11:59donc je dois me débrouiller
12:00mais je ne les rémunère pas
12:01et 50% de mes revenus
12:02de chaque année
12:03quand je gagne de l'argent
12:04partent pour nos collaborateurs.
12:06Et pour autant,
12:07nous sommes une entreprise
12:08absolument normale,
12:10une ETI parce que
12:102000 personnes
12:11et 80 millions de ressources.
12:13Alors,
12:13l'emploi,
12:14c'est le cœur.
12:14Vous dites ressources,
12:15vous ne dites pas chiffre d'affaires.
12:16Alors,
12:16ressources,
12:16mais c'est important de...
12:18Ressources,
12:20dont sur ces 80 millions,
12:2170% sont issus
12:23de notre chiffre d'affaires.
12:23C'est important,
12:24c'est une entreprise.
12:25C'est une vraie entreprise.
12:27Rapidement,
12:27effectivement,
12:28notre chiffre d'affaires,
12:29c'est les prestations
12:29qu'on vend
12:29à nos clients traditionnels.
12:31On fait plein de métiers.
12:32Quand vous êtes venu déjeuner,
12:33on paye le déjeuner.
12:35Toutes nos prestations
12:36sont bien entendu vendues
12:37à des prix de marché
12:38parce qu'elles sont
12:38à des niveaux de qualité
12:39de prix de marché.
12:40Vous n'avez pas plus mal
12:41mangé qu'ailleurs.
12:43Et puis,
12:43à côté,
12:4330% de nos ressources
12:44sont issues
12:45d'aides d'État
12:46qu'on appelle
12:47des aides au poste
12:48qui sont liées
12:48aux personnes
12:49qu'on emploie
12:49et qui n'ont
12:50qu'une seule mission,
12:52qu'une seule mission,
12:53c'est de financer
12:54l'accompagnement
12:55du poste de travail,
12:56l'accompagnement
12:57de la personne,
12:57mais surtout
12:58tout ce qui va se faire
12:58autour de son employabilité
13:00et de sa socialisation.
13:02Dans mes entreprises adaptées,
13:03j'ai des chargés d'insertion,
13:04j'ai des psychologues,
13:06j'ai des assistants sociaux,
13:09un encadrement très important
13:10pour faire que la personne
13:11puisse être en progression
13:13entre son entrée chez nous
13:14et parfois sa sortie
13:15quand elle finira
13:16par être embauchée,
13:17ce qui arrive assez fréquemment
13:18par une entreprise classique.
13:1925 établissements
13:20parmi lesquels
13:20des ESAT,
13:21des entreprises adaptées
13:22parce que ceux
13:23qui suivent l'émission
13:23et on suit beaucoup
13:24sur SmartJob
13:25tous ces sujets
13:26et des ESRP.
13:29Juste quand même
13:30pour faire des focus
13:31sur les fameuses entreprises
13:32dont vous parlez,
13:33il y a de la réparation
13:34de machines à café Nespresso.
13:36Oui.
13:36Intéressant.
13:37Il y a de la blanchisserie
13:38industrielle avec Air France.
13:39Je pourrais même dire
13:40que c'est nous
13:40qui avons inventé
13:41avec Nespresso
13:42et pour Nespresso
13:43le reconditionnement
13:44des machines.
13:44C'est-à-dire,
13:45on a commencé par de la réparation
13:47avec ESEB il y a 20 ans.
13:48Aujourd'hui,
13:49pour les raisons
13:50que vous comprenez,
13:50puis parce qu'on a parfois
13:51envie de réparer,
13:52de faire reconditionner
13:53sa vieille machine
13:53comme on le fait
13:54avec son smartphone.
13:55Le recyclage.
13:56Juste après le Covid,
13:57on a reconditionné
13:58et on est parti
13:59sur de nouvelles prestations.
14:00Vous pourrez en citer
14:01d'autres, effectivement,
14:02mais c'est des clients
14:03sur lesquels
14:03on a aujourd'hui
14:04des niveaux de prestations
14:05voire d'innovation
14:06avec eux
14:07qui sont assez exceptionnels.
14:09AXA,
14:10réparation de cycles,
14:11on voit la variété,
14:13le sourcing
14:14de vos collaborateurs
14:15parce qu'ils sont considérés
14:17comme de véritables
14:18collaborateurs
14:18dans l'entreprise.
14:20Ils viennent d'à vous
14:21parce qu'ils sont allés
14:21sur le site à NRH.
14:23Vous êtes plugués
14:24ou connectés
14:25avec France Travail.
14:26Comment ça se passe ?
14:27Il y a un petit peu
14:28de tout ça.
14:28France Travail
14:29a un rôle
14:30d'intermédiation
14:31avec des acteurs
14:32comme les nôtres.
14:33On peut être directement
14:34plugués avec les collaborateurs
14:35bien évidemment
14:36puisqu'ils peuvent postuler
14:37chez nous
14:37lorsqu'ils ont une reconnaissance
14:38réellement handicapée.
14:40Les cap emploi.
14:40Les cap emploi,
14:41ils participent.
14:41Tout ça est une organisation
14:44un petit peu complexe
14:45qui permet d'accéder
14:47au monde
14:48de l'entreprise adaptée.
14:50On les recrute.
14:51nous,
14:52on est là depuis 70 ans.
14:53On a été créé par l'État
14:54historiquement,
14:55par des ministres
14:55qui se demandaient
14:56ce qu'on allait pouvoir faire
14:57pour aider les personnes
14:58en situation de handicap.
14:59Donc on a quand même
15:00un ADN un peu fou
15:02où on aime bien partir,
15:03pas forcément avec les compétences,
15:05pas forcément avec le profil
15:07qui va bien prendre
15:08le plus jeune possible
15:09avec des personnes
15:10qui ont aussi des handicaps
15:11de naissance.
15:13On vous a beaucoup parlé
15:14de gens, voilà,
15:15sur enfin une vie professionnelle,
15:17un peu cassée.
15:17Oui, mais nous, non.
15:19Très honnêtement.
15:22Ces personnels
15:23ont bien évidemment
15:25des sont en situation
15:26de handicap
15:27avec le vieillissement,
15:28mais ils peuvent être
15:29peut-être un peu plus facilement
15:30employables
15:30dans les entreprises classiques.
15:32Nous, on s'intéresse
15:33quand même aussi beaucoup
15:34dès le début
15:35avec celles et ceux
15:36qui sont un peu
15:36au bord de la route
15:37parce que derrière
15:37le handicap psychique,
15:40physique, moteur,
15:40ce que vous voulez,
15:41il y a souvent
15:41un handicap social.
15:42Et l'accès au travail,
15:44un isolement,
15:45une précarité,
15:45c'était une socialisation absent
15:47parce qu'il n'y avait pas
15:48de solution,
15:49on n'a pas été formé,
15:50on n'a pas pu aller à l'école,
15:51les parents ont été,
15:52ne savaient pas forcément
15:53quoi faire,
15:53il n'y avait pas de solution.
15:54Et chez nous,
15:55très souvent,
15:56on socialise
15:57et selon nous,
15:57on s'est aperçu
15:58ce qui coûte.
15:58Donc c'est un emploi
15:59qui socialise,
16:00ça c'est important.
16:00C'est un emploi qui socialise
16:01et c'est un emploi
16:02qui donne les codes
16:02de l'entreprise.
16:04On place pas mal
16:04de nos collaborateurs
16:06qui nous quittent,
16:08qui nous quittent
16:09en CDD
16:09ou en CDI
16:09pour aller chez des clients
16:11et bien souvent,
16:12on s'aperçoit
16:13que le plus compliqué,
16:14ce n'est pas de leur donner
16:14les compétences métiers,
16:18c'est les codes.
16:19C'est-à-dire qu'ils ne les ont pas forcément.
16:21C'est-à-dire qu'ils sont remarquables
16:22dans le boulot
16:23mais ils n'ont pas le code.
16:24Ils n'ont pas le code.
16:26Et ils peuvent complètement
16:28déstabiliser les soft skills.
16:29Ils peuvent complètement déstabiliser
16:31les entreprises.
16:31C'est pour ça qu'on a des chargés
16:33d'insertion
16:33qui accompagnent
16:34notamment jusque dans l'entreprise,
16:37y compris les équipes
16:38de l'entreprise
16:39à la bonne posture
16:40par rapport au handicap
16:41ou au handicap au pluriel
16:42parce que le handicap,
16:43ça ne veut rien dire.
16:44Ce sont les handicaps.
16:46Et c'est d'une extrême complexité.
16:47Encore moi,
16:48après quelques années,
16:49je suis loin d'avoir tout compris
16:49mais ce que j'ai par contre
16:51bien compris,
16:51c'est que cet accompagnement,
16:53quand il est bien fait,
16:54donne une confiance
16:54incroyable.
16:55Vous les avez vus,
16:56ils sont rayonnants.
16:56Ils sont fiers de ce qu'ils font
16:58et souvent,
16:58vous leur diriez
16:59qu'est-ce que tu as envie
17:00de faire plus tard ?
17:00Ils vous diront tout ça
17:01mais je vais ouvrir mon restaurant.
17:03Ça redonne une énergie
17:05et ça fonctionne bien
17:06parce qu'on a placé pas mal
17:08de nos collaborateurs
17:09dans des belles enseignes
17:10de restauration
17:10et aujourd'hui,
17:11ça se passe remarquablement bien.
17:12Ça veut dire aussi
17:13que ce n'est pas une entreprise
17:13où on peut rester évidemment
17:15parce qu'on s'y sent bien
17:16mais c'est une entreprise
17:16qui sert aussi de tremplin
17:18parce qu'on a trouvé un emploi,
17:20parce qu'on a trouvé un logement,
17:21parce qu'on a trouvé une dignité
17:23et qu'on va avoir enfin,
17:24peut-être pour la première fois
17:25de sa vie,
17:25un objectif.
17:26C'est ça l'objectif finalement
17:28de la NRH.
17:28C'est que ça permet aussi
17:30à ces jeunes garçons,
17:31parce que ceux que j'ai vus
17:31étaient plutôt jeunes,
17:32enfin moins de 30 ans
17:33pour le moins,
17:34par rapport à moi,
17:34vous imaginez bien,
17:36et ces jeunes-là
17:37peuvent aussi voler
17:38de leurs propres ailes.
17:39Est-ce que c'est ça
17:39votre dessin aussi final ?
17:41Tout à fait.
17:41Alors les deux,
17:42vous l'avez raison,
17:43tout le monde ne peut pas,
17:44tout le monde ne veut pas.
17:45Et donc on va garder
17:46des collaborateurs.
17:47Nous aussi,
17:48on aura des collaborateurs
17:48de plus de 50 ans
17:49parce que parfois,
17:50ils sont arrivés chez nous
17:51il y a 30 ans.
17:52Et ils vont faire
17:53toute leur carrière professionnelle
17:54chez nous.
17:55Pourquoi ?
17:55Parce qu'ils vont avoir
17:58effectivement un contrat,
17:59comme vous l'avez dit,
18:00un CDI, une PAE.
18:01Ils auront leur appartement,
18:02ils vont avoir une vie
18:03comme vous et moi,
18:04mais dans un cadre bienveillant
18:05tout à fait particulier
18:06dans lequel ils se sentent bien
18:07puisque selon les pathologies,
18:09on peut être plus ou moins
18:10à l'aise avec les changements.
18:12Dans des périodes
18:12comme actuellement,
18:13vous imaginez que
18:14ils peuvent être un petit peu...
18:16Ça peut générer
18:18des angoisses supérieures.
18:19Et puis il y a ceux
18:20qui ont juste besoin
18:21un petit peu de confiance,
18:24de découvrir un métier,
18:26de pouvoir repartir.
18:28Et là, effectivement,
18:29ils sont parfaitement à l'aise
18:30dans le monde
18:30de l'entreprise classique
18:31et ça sert à ça.
18:32C'est ce qu'on appelle
18:32les sorties positives.
18:34Et ça, c'est positif pour vous.
18:35J'aurais voulu vous poser
18:35une question, David Bourguenel,
18:37parce qu'on est dans un contexte
18:38financier extrêmement tendu.
18:40On voit qu'on rongue,
18:42on coupe, on rabote.
18:44Est-ce que vous vous sentez
18:45en difficulté ?
18:46Parce qu'on a entendu
18:46que vous étiez une entreprise,
18:47donc vous négociez évidemment
18:48vos prestations
18:49avec des entreprises privées
18:50qui sont des très belles entreprises.
18:52Est-ce qu'aujourd'hui,
18:53vous dites qu'on a besoin d'aide,
18:54on a besoin de soutien,
18:56on a besoin de visibilité ?
18:57Qu'est-ce que vous avez envie
18:57de dire au gouvernement aujourd'hui ?
18:59Au gouvernement et aux clients,
19:01bien évidemment au gouvernement
19:02avec qui on discute beaucoup.
19:03Vous imaginez,
19:04on veut de la stabilité
19:05comme toutes les entreprises
19:06de la visibilité.
19:06Nous sommes une entreprise,
19:07on veut savoir où on va.
19:10Alors qu'on signe avec l'État
19:12des contrats pluriannuels
19:14d'objectifs et de moyens
19:14sur cinq ans
19:15et que chaque année,
19:16on remet en cause
19:17une partie du budget
19:18pour les raisons
19:18que vous comprenez bien
19:19côté État,
19:20c'est compliqué.
19:21C'est compliqué de s'engager
19:23dans un projet.
19:24Donc, il peut y avoir
19:24des manques à gagner.
19:26Après, je vais vous dire aussi
19:27de manière positive,
19:28à un moment,
19:28nous, on a fait en sorte
19:29de considérer l'État
19:30comme un client,
19:31d'accord ?
19:32Et d'essayer de répondre
19:33au maximum
19:34à l'envie de l'État.
19:35C'est-à-dire que l'État
19:36a une vision aussi
19:37pour le handicap
19:37et ce qu'il souhaite.
19:38Et dans ces visions,
19:39il y a notamment
19:40la fameuse inclusion
19:40et les sorties positives.
19:41On y est allé.
19:42On a apporté ces solutions.
19:44Les aides qui nous sont apportées
19:45par l'État
19:45ont un objectif
19:46et pas un autre.
19:47Je peux vous dire
19:48que quand on les utilise
19:49à bonne échéance,
19:50généralement,
19:51l'État vous accompagne.
19:52Premier point.
19:53Deuxième point
19:53pour rester sur l'État.
19:54L'État,
19:55dans toutes les activités
19:56qu'on a pu connaître
19:57et dans tous les secteurs,
19:58aime bien avoir quand même
19:59un minimum d'interlocuteurs
20:00en face de lui.
20:01Et donc,
20:02il pousse aussi
20:02à ce que des structures
20:03comme les nôtres
20:04prennent un petit peu de poids.
20:06Et il y a d'autres acteurs
20:08avec l'INHR,
20:08bien évidemment,
20:09pour pouvoir discuter
20:10de manière un petit peu plus simple.
20:11Beaux acteurs du secteur.
20:13On est le plus gros
20:13acteur français.
20:14On est un des plus gros
20:14acteurs français.
20:15mais on est solide,
20:16y compris dans les périodes difficiles.
20:18Oui, ça ne va pas bien en ce moment.
20:19Pourquoi ?
20:19Parce que...
20:20Pas parce que l'État...
20:21Pas parce que vous peinez à recruter,
20:22on est d'accord.
20:22Pas parce qu'on peine à recruter.
20:23C'est pas ça le sujet.
20:23Non, pas parce que l'État
20:24est parfois erratique
20:25dans beaucoup de choses.
20:27Mais nos clients,
20:28on est prestataires de services.
20:29Donc, comme vous le savez,
20:30comme n'importe quel autre
20:30prestataire de services,
20:31quand ça va un peu mal,
20:32quand on n'a pas de visibilité,
20:34quand on ne sait pas
20:34ce qui va se passer,
20:35crac !
20:36On commence par s'attaquer
20:37un petit peu aux prestataires,
20:46exposés aux environnements internationaux.
20:47Je vais vous prendre un exemple.
20:49On est en train de monter
20:50de magnifiques armoires électriques
20:51qui valent plusieurs milliers d'euros,
20:53qui doivent partir
20:53sur des plateformes pétrolières
20:55en Arabie Saoudite.
20:56Je ne vous cache pas
20:57que par le moment,
20:57elles sont un peu bloquées.
20:58Et donc, la production s'est pas arrêtée.
21:00Il vaut mieux les garder en France.
21:01Oui, mais j'aimerais bien produire.
21:02Et donc, à un moment...
21:03Des casques sont pour la défense.
21:05J'ai vu, pour la défense.
21:07La défense, je ne vous dirai pas ce que c'est,
21:08mais c'est des...
21:09Secrets défense.
21:10Secrets défense,
21:11mais effectivement,
21:11on travaille dans tous les secteurs.
21:13On travaille beaucoup avec l'aérien
21:14qui, en ce moment, quand même,
21:16spot beaucoup de questions
21:17sur la manière
21:17où il peut faire de la longue distance,
21:20s'il ne peut plus passer
21:20par la Russie et le Moyen-Orient.
21:22Donc, on est directement...
21:23Ça, c'est votre boulot, ça ?
21:24Parce que vous les avez,
21:25les clients en face de vous,
21:26pour conclure.
21:26C'est ça, aussi,
21:27une de vos missions.
21:28Ce qui est génial,
21:29c'est qu'on est une forme de conglomérat
21:30parce qu'on est sur plein d'activités,
21:31plein de métiers.
21:32Ça nous protège pendant le Covid.
21:33C'est pas mono-activité.
21:34Non, on n'est pas mono-activité.
21:36Vous m'auriez dit,
21:37juste avant le Covid,
21:38en quoi vous croyez le plus.
21:39Je vous aurais dit
21:39les chantiers de l'Atlantique
21:41et Air France.
21:42Pendant le Covid,
21:43ce n'était pas les deux acteurs
21:44qui ont été le plus en...
21:45C'est clair.
21:46L'aviation s'arrêtait.
21:47Et maintenant,
21:48ce sont deux entreprises incroyables
21:49qui repartent parfaitement.
21:50Avant de nous quitter,
21:51David Bourganel,
21:52si je veux postuler,
21:54si des proches à moi
21:55veulent postuler,
21:56comment je fais ?
21:56On peut postuler
21:58pour qu'on soit valide.
21:59Pourtant, chez nous,
22:00on ne fait pas de différence.
22:01On a 80% de personnes
22:03en situation de handicap.
22:04J'ai des directions
22:04en situation de handicap.
22:05Poste ouverte pour les valides.
22:06Poste ouverte pour tout le monde.
22:07Pour tout le monde.
22:08Pour tout le monde.
22:08Et puis,
22:09on va sur notre site Internet.
22:10On va voir son Cap Emploi,
22:12son France Travail.
22:13On peut venir faire des stages
22:14chez nous
22:14pour découvrir des métiers.
22:15On est aussi demandeurs
22:16parce qu'à un moment,
22:17vous allez voir savoir partir.
22:19Et quand tout repart
22:20et que nos clients repartent,
22:21c'est nous qui viennent voir en premier.
22:24Merci de nous avoir rendu visite.
22:25Avec grand plaisir.
22:25Le temps est chargé.
22:26Vous avez beaucoup de négociations,
22:27on l'a entendu,
22:28avec vos clients
22:29puisque c'est un peu
22:29votre sujet du moment.
22:31Merci David Bourganel,
22:32directeur général de l'AMRH.
22:35Vieille association
22:36mais tellement prolifique
22:38et transversale.
22:39Près de 2000 collaborateurs.
22:41Je dis bien des collaborateurs
22:43qui sont en situation de handicap
22:44et qui ont trouvé un sens
22:45à leur vie
22:46à travers l'AMRH.
22:47Merci de nous avoir rendu visite.
22:48C'est un vrai plaisir.
22:49On tourne une page.
22:50On s'intéresse évidemment
22:51à Fenêtres sur l'emploi
22:52et j'accueille mon invité.
23:05Et on termine notre émission
23:07avec Fenêtres sur l'emploi
23:08pour parler de la saison 2
23:10parce que c'est un véritable feuilleton
23:11de l'usine ouverte.
23:14Journée usine ouverte.
23:16Ça se passera le week-end prochain.
23:18Ça se passera les 20 et 21 mars.
23:21Journée usine ouverte.
23:23C'est la deuxième édition.
23:25Et j'accueille une personnalité,
23:27une des chevilles ouvrières
23:28de cette initiative.
23:29Chloé Andria Miadja,
23:33responsable RSO,
23:35Société des ingénieurs Arts et Métiers
23:36et les Gadsarts.
23:37Vous êtes ingénieur
23:38et vous êtes aujourd'hui
23:39chef d'entreprise
23:40puisque vous dirigez
23:41Mora Mora Life
23:42qui travaille sur la gouvernance
23:44et plein d'autres sujets.
23:46Et vous êtes ingénieur.
23:47D'abord, un petit mot
23:47sur cette initiative saison 2
23:49qui veut dire que ça a bien fonctionné.
23:51C'est quoi l'intérêt
23:52d'ouvrir grand les portes des usines ?
23:55Alors, merci pour votre invitation.
23:57C'est la deuxième saison,
23:58effectivement.
23:59La première a permis
24:00d'ouvrir plus de 200 usines
24:02au grand public,
24:03aux jeunes,
24:04aux familles,
24:05aux professeurs.
24:06Et face à ce succès,
24:08on a maintenant
24:09plus de 500 usines
24:11pour cette deuxième édition.
24:12Donc, il y a un réel engouement
24:14autour de l'industrie
24:15qui reste méconnue
24:17et passionnante.
24:18Je précise pour les côtés pratiques,
24:20inscription gratuite,
24:21il faut aller sur le site,
24:22ce qui permet de s'inscrire
24:24et qui, j'imagine aussi,
24:25permet de choisir l'usine
24:26dans laquelle on a envie d'aller
24:27parce que si on habite l'an,
24:28c'est plus sympa
24:28d'aller dans la région.
24:30Et il y a forcément
24:31dans chacune des régions
24:32des usines qui s'ouvrent.
24:33On voit bien aussi l'enjeu,
24:35puisque vous avez porté aussi
24:36cette charte de la mixité.
24:38On a eu beaucoup d'invités
24:39sur ce plateau
24:40et vous portez ce message
24:41que les femmes ingénieurs
24:42ont leur place
24:44dans les usines.
24:45Elles sont là.
24:46Elles sont déjà là.
24:47Tout à fait.
24:48Et c'est même,
24:48elles ont leur place
24:49dans l'industrie.
24:50Et le sujet,
24:51ce n'est plus la légitimité,
24:53c'est plutôt le volume.
24:55Aujourd'hui,
24:56on a moins d'un tiers
24:58des effectifs dans l'industrie
24:59qui sont des femmes.
25:00Ce chiffre stagne depuis 10 ans.
25:03Et en face de ça,
25:04on a 60 000 postes vacants
25:06chaque année.
25:07J'ai vu l'initiative
25:08que je trouve intéressante,
25:09le bus des filles en Normandie,
25:10qui permet d'aller
25:11dans les classes
25:12de 4e, de 3e.
25:13C'est-à-dire dire,
25:14commencez,
25:14ce qui je trouve intéressant,
25:15c'est que vous démarrez
25:15par le collège.
25:17On serait tenté
25:17d'aller vers le lycée,
25:19c'est trop tard.
25:19Vous allez dès le collège.
25:20J'ai même envie de vous dire,
25:22ça commence au CP,
25:23en réalité.
25:24Les études montrent
25:25que vraiment,
25:25il y a un déclic
25:26qui se fait au niveau du CP
25:28et le plus tôt,
25:29c'est le mieux.
25:29Ces choix sont vraiment
25:30très très taux.
25:31Donc, il faut réussir
25:32à embarquer tout l'écosystème.
25:34Mais vous,
25:35vous avez un rôle modèle
25:36en quelque sorte.
25:37quand vous êtes
25:37une femme jeune
25:39qui avait choisi
25:40une filière,
25:41les Gazzars,
25:42qui était plutôt masculin
25:43pendant très longtemps,
25:45vous êtes une fille.
25:46Qu'est-ce que vous avez
25:47envie de leur dire
25:47à ceux qui nous regardent
25:48ou aux parents
25:49qui nous regardent ?
25:49Parce qu'on imagine
25:50que les élèves de 4e
25:51ne sont pas collés
25:52devant l'écran smart job,
25:54mais leurs parents le sont.
25:55Qu'est-ce que vous avez
25:55envie de leur dire ?
25:56Ce que je dis souvent,
25:58c'est que l'industrie,
25:59il y a une variété
26:00des métiers
26:03qui permet à toute personne
26:04de trouver un peu son bonheur.
26:06on y découvre
26:07la fabrication des produits
26:09du quotidien.
26:10Tout ce qui nous entoure
26:11vient quand même
26:12de l'industrie.
26:13Je dis souvent,
26:13l'industrie,
26:14c'est aussi le futur.
26:15Donc c'est là
26:15que les choses se font.
26:17Si vous voulez être
26:17au niveau des nouveaux produits,
26:19c'est dans l'industrie
26:20que ça se fait
26:21et c'est un secteur
26:22en demande.
26:23Votre passion vous honore,
26:25mais on voit aujourd'hui
26:25les sujets sur l'industrie.
26:26On nous dit
26:27qu'il y a plus
26:27d'entreprises industrielles
26:28et d'usines qui ferment
26:29que d'usines qui ouvrent.
26:31Est-ce que vous,
26:32qui rentrez
26:32et qui démarrez aussi
26:34dans cet univers,
26:34est-ce que ça vous inquiète ?
26:36Est-ce que ça reste
26:37encore l'avenir ?
26:38Ça reste l'avenir
26:39parce qu'il y a
26:39toutes ces transformations
26:41auxquelles on fait face.
26:43Transformation technologique,
26:44transformation environnementale
26:45et on a besoin
26:46de mobiliser
26:47toutes ces forces vives.
26:49Donc l'industrie
26:49est encore de l'avenir.
26:50Tout à fait.
26:51D'où l'intérêt
26:52d'ouvrir les portes.
26:52C'est même l'avenir,
26:53j'ai envie de vous dire.
26:54C'est même l'avenir
26:54et ce que vous rajoutez
26:56en plus à travers
26:56cette initiative
26:57d'usines ouvertes,
26:58c'est qu'il faudra
26:59mettre des hommes
27:00et des femmes
27:01dans les usines
27:01parce que si on ne trouve
27:02pas de salarié,
27:03il n'y a pas d'usine.
27:03Il y a ce lien-là.
27:04On entend souvent
27:05des patrons qui disent
27:05moi j'ai le carnet de commandes
27:08mais je n'ai pas
27:08le salarié qui va avec.
27:10C'est ça.
27:10C'est vraiment réussir
27:12à mobiliser
27:13tout le monde
27:15et puis dans les usines
27:16il y a différents types
27:16de métiers,
27:17il y a différents profils.
27:18Personnellement,
27:18moi je suis ingénieur
27:19mais il y a aussi
27:19des techniciens,
27:20des ouvriers,
27:21il y a vraiment
27:22la place pour tout le monde.
27:23Allez sur le site
27:25Usine Ouverte,
27:26allez-y trouver
27:27l'entreprise,
27:27l'usine devant laquelle
27:29vous passez régulièrement
27:30sans jamais avoir réussi
27:31à y rentrer.
27:32Et puis avec vos enfants,
27:34avec votre famille,
27:35garez votre voiture,
27:36allez-y en vélo
27:36et rentrez dans l'usine.
27:38Et là on est accueillis
27:38évidemment par toutes les équipes
27:39qui sont très contentes
27:40de montrer leur métier.
27:41Forcément,
27:42c'est une fierté pour eux.
27:43Vous serez où d'ailleurs
27:45Chloé ?
27:45Vous êtes sur un des sites ?
27:47Alors non,
27:47je ne suis pas sur un des sites,
27:48je m'occupe un peu
27:49de regarder ce qui se passe.
27:51Et vous venez parler
27:52dans les médias.
27:53Voilà,
27:53je porte la bonne parole
27:55pour donner envie.
27:56Merci Chloé,
27:57Andrea,
27:57Miaja,
27:58et je l'ai bien dit,
27:59veuillez m'excuser,
28:00responsable RSO
28:01de la Société des ingénieurs
28:02arts et métiers
28:02pour cette usine
28:03ouverte 20 et 21
28:05et à la tête
28:06de votre entreprise
28:07parce que vous êtes
28:08aussi entrepreneuse,
28:09Mora Mora Life,
28:10la gouvernance,
28:11l'accompagnement
28:12et la performance.
28:14Merci de nous avoir
28:14rendu visite
28:15et puis merci à vous
28:16qui poussez les portes
28:18des usines
28:19de votre région,
28:20de votre département
28:20ou de votre canton.
28:21Merci à vous,
28:22merci à toute l'équipe
28:22qui m'a accompagné,
28:24merci à Paul Hausson,
28:25merci à Nicolas Juchat
28:27qui m'accompagnait
28:28et merci à notre ami réalisateur
28:30qui était avec nous.
28:32Je vous dis à très très bientôt,
28:33portez-vous bien,
28:34bye bye.
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