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  • il y a 22 minutes
Vendredi 20 mars 2026, retrouvez Romain Daubry (Consultant pour Bourse Direct et cofondateur de l'Atelier des Options), Philippe Béchade (Rédacteur en chef, La Bourse au Quotidien), Jean-Louis Cussac (Trader et formateur, Perceval Finance Conseil) et Louis Yang (Cofondateur, Café de la Bourse) dans SMART BOURSE, une émission présentée par Grégoire Favet.

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00:00...
00:08Bienvenue dans Smart Bourse, votre émission quotidienne sur Bismarck for Change,
00:11pour rester à l'écoute des marchés.
00:13Chaque jour, vous nous suivez en direct à 17h à la télévision via vos box
00:16et vous nous retrouvez chaque soir en replay, en rattrapage sur bsmart.fr
00:20ou en podcast sur l'ensemble de vos plateformes d'écoute préférées.
00:24Au sommaire de cette édition ce soir,
00:26trois semaines de crise iranienne et de conflits dans le Golfe,
00:30qui maintiennent les investisseurs sous pression,
00:33avec une séance particulièrement difficile aujourd'hui pour la plupart des classes d'actifs.
00:39Pauline Grattel vous apportera plus de détails sur les derniers développements géopolitiques dans le Golfe,
00:44bien sûr, et les mouvements du jour sur les marchés.
00:47Ce n'est pas tant d'ailleurs sur les marchés actions que la baisse est la plus prononcée,
00:50c'est bien sur les marchés obligataires,
00:52avec des rendements qui sont en train de s'envoler d'une dizaine de points de base.
00:56On parle des taux à 10 ans, voire plus,
00:59aux Etats-Unis, en Europe, au Royaume-Uni,
01:02un mouvement de sell-off global pour les marchés obligataires,
01:06avec des prix du pétrole qui restent à des niveaux élevés,
01:09quand bien même ils n'ont pas battu de nouveaux records au cours des dernières heures.
01:13Le baril de Brent s'équilibre toujours autour de 110 dollars au moment où l'on se parle,
01:18mais les craintes d'inflation sont bel et bien présentes aujourd'hui,
01:21à tel point que les investisseurs sont en train de renverser complètement leurs anticipations
01:26en matière de décision de politique monétaire dans les prochains mois.
01:29Et ce sont bien des hausses de taux désormais qui sont pricées et pleinement intégrées par les marchés,
01:35tant côté européen que côté américain.
01:38Pauline Grattel avec nous dans un instant,
01:39et puis nous accueillerons bien sûr comme chaque troisième vendredi du mois les trois sorciers de Smart Bourse
01:44dans un contexte de crise géopolitique bien sûr.
01:47C'est donc une échéance un peu particulière, une échéance trimestrielle d'ailleurs,
01:52avec des marchés qui étaient déjà passablement volatiles au cours des journées précédentes.
01:58Les trois sorciers de Smart Bourse à suivre donc dans un instant et puis dans le dernier quart d'heure,
02:02comme chaque mois, nous recevrons les équipes du Café de la Bourse pour un exercice de pédagogie boursière.
02:06Nous parlerons ce soir avec Louis Yang des ETF actifs.
02:11Rendez-vous à 17h45 dans le dernier quart d'heure de Smart Bourse.
02:24Tendance mon ami, chaque soir en ouverture de Smart Bourse,
02:26nous retrouvons Pauline Grattel qui vous apporte les infos clés du jour sur les marchés.
02:30Bonsoir Pauline.
02:30Bonsoir.
02:31On commence non pas avec les marchés actions, mais les marchés obligataires.
02:35C'est là où beaucoup de choses se passent aujourd'hui notamment.
02:38Oui, les rendements s'envolent avec un 10 ans américain qui se tend de 10 points de base
02:41et qui est désormais sur le seuil de 4,40%.
02:44Toute la courbe de 2 à 30 ans se tend aussi d'une dizaine de points de base environ.
02:50Le rendement allemand à 10 ans de son côté bondit au-delà de 3% au plus haut depuis 2011.
02:55Tous les autres rendements européens bondissent également de minimum 10 points de base.
03:00Les rendements français et grecs à 10 ans atteignent des sommets annuels.
03:04Le rendement britannique à 10 ans prend 15 points de base au-delà de 5%.
03:08Sur le marché d'échange, le dollar reste ferme avec un euro-dollar autour de 1,1530.
03:13Les craintes sur l'inflation que le conflit va engendrer se font encore plus présentes.
03:18Le marché table désormais sur trois hausses de taux de la BCE et une hausse de taux de la Fed
03:23d'ici la fin d'année.
03:24Effectivement, des anticipations qui ont drastiquement été modifiées,
03:29notamment au terme de cette semaine qui était marquée par de nombreuses prises de parole de banques centrales.
03:34Où en est-on de la situation géopolitique ?
03:36Quels sont les derniers développements dans le Golfe, Pauline ?
03:39Selon Axios, les Etats-Unis envisagent d'occuper l'île iranienne de Karg sans décision arrêtée.
03:44Le Wall Street Journal rapporte que les Etats-Unis sont prêts à envoyer des milliers de marines supplémentaires sur place.
03:49Au Koweït, une raffinerie clé a été partiellement fermée face aux attaques iraniennes.
03:54Malgré des signes d'accalmie ce matin et le soutien réaffirmé de plusieurs pays à la sécurité de la navigation
04:00dans le détroit d'Hormuz, dont la France.
04:02Les tensions ont brutalement repris avec 16 navires iraniens frappés dans un port du Golfe.
04:08Le détroit d'Hormuz reste impraticable.
04:10Oui, effectivement, avec des questions sur la continuité de l'approvisionnement ou non dans certaines zones.
04:16Les émergents subissent déjà certaines pénuries.
04:20Et puis, on voit certains barils de pétrole cotés à Oman ou au Dubaï qui sont déjà bien au-delà
04:25des prix qu'on peut observer sur nos marchés en Europe ou aux Etats-Unis.
04:28Je crois que j'ai vu que le brut de Oman, coté à Oman, s'envolait à 170 dollars le
04:34baril.
04:35Qu'en est-il sur nos marchés quand on parle du pétrole, Pauline ?
04:38Après deux séances hyper volatiles, les prix de l'énergie tentent de se stabiliser.
04:42Pour rappel, les prix s'étaient envolés hier.
04:45Le gaz européen mondissait de 35% et le Brent grimpait de 10%.
04:49Aujourd'hui, le baril de Brent se traite autour de 110 dollars et le gaz naturel se stabilise.
04:55D'ailleurs, en France, la présidente de la commission de régulation de l'énergie évoque une possible hausse de 15
05:01% des factures de gaz dès le mois de mai.
05:03Du côté des indices actions, on peut noter une forme de résilience.
05:07On aura l'occasion d'en discuter dans un instant avec les trois sorciers de Smart Bourse.
05:11Mais le sens du moment reste quand même bien.
05:13Le sens de la baisse aujourd'hui encore, Pauline.
05:15Oui, les indices européens évoluaient en hausse ce matin avant que la tendance ne s'inverse totalement.
05:21En France, par exemple, le CAC 40 gagnait près de 1% ce matin avant de faire demi-tour pour
05:26perdre 1,5%
05:27et évolué autour de 7700 points dans le sillage des indices américains qui ont pris le chemin de la baisse
05:33avec un Nasdaq en chute de plus de 1% dans les premiers échanges.
05:37Pénalisé par Supermicro, on y revient, et par la situation au Moyen-Orient.
05:41L'indice VIX de la volatilité s'envole de 10% au-delà de 25%.
05:46Bon, quelles sont les performances qu'on peut observer sur un mois en cette journée d'échéance trimestrielle sur les
05:51marchés, Pauline ?
05:52Oui, c'est la séance des quatre sorcières aujourd'hui.
05:54Plusieurs produits dérivés sont donc arrivés à expiration.
05:57L'occasion de faire un bilan mensuel qui coïncide presque avec le début du conflit.
06:02Sur un mois concernant l'Europe, le Stoxx 600 et le CAC 40 perdent 9%.
06:06Le DAX allemand plonge de plus de 10%.
06:09L'Ibex et le FTSE de 7%.
06:11Aux Etats-Unis, le Dow Jones perd 8%.
06:13Le S&P 500 et le Nasdaq environ 5%.
06:16En Asie, le Nikkei recule de 7% et le Hang Seng de 5%.
06:20Enfin, le MSCI World perd environ 5%.
06:24Et donc, vous le disiez, mauvaise pioche pour Supermicro aux Etats-Unis dont le titre s'effondre.
06:28Oui, le titre plonge de 30% dans les premiers échanges à Wall Street.
06:32Les Etats-Unis ont inculpé trois personnes de l'entreprise, dont le cofondateur pour contrebande de puces Nvidia, notamment vers
06:39la Chine.
06:40Ils auraient envoyé illégalement 2,5 milliards de dollars de puces.
06:44Le plongeon du jour a effacé environ 5 milliards de dollars de capitalisation boursière de Supermicro.
06:50Quel sera le programme ou quels seront les temps forts à l'agenda la semaine prochaine pour les investisseurs, Pauline
06:55?
06:55On attend la semaine prochaine toute une série de BMI préliminaires pour le mois de mars, que ce soit en
06:59zone euro ou aux Etats-Unis.
07:01Et on sera également attentif à l'indice IFO allemand du mois de mars et à l'inflation britannique de
07:05février.
07:06Tendance, mon ami. Chaque soir, Pauline Grattel est à nos côtés et vous apporte les infos clés du jour sur
07:10les marchés.
07:21Les trois sorciers de Smart Bourse sont convoqués chaque troisième vendredi du mois pour débriefer l'échéance trimestrielle, en l
07:29'occurrence, cette échéance du mois de mars.
07:32Philippe Béchade est à nos côtés, le président des Econoclast, rédacteur en chef de la Bourse au quotidien.
07:35Bonsoir Philippe.
07:37Bonsoir.
07:37Romain Dobry nous accompagne en plateau également, consultant pour Bourse Direct et cofondateur de l'atelier des options.
07:42Bonsoir Romain.
07:43Bonsoir Gérard.
07:44Et Jean-Luc Hussac, une fois n'est pas coutume, est avec nous à distance.
07:47Bonsoir et bienvenue Jean-Louis.
07:49Merci d'être à nos côtés également chez Perceval Finance.
07:53Conseil, bilan d'une échéance évidemment passablement tourmentée, troublée par trois semaines révolues désormais de crise iranienne et de guerre
08:02dans le golfe, Romain.
08:037 695,9, c'est le cours de compensation pour l'indice CAC 40 pour cette échéance du mois de
08:10mars.
08:11Ça fait une baisse de 9% par rapport à la précédente 8 478.
08:16Un mouvement de baisse évidemment qui est un peu marqué.
08:19Les éléments intéressants au cours de cette échéance, c'est qu'on a rencontré et retrouvé pour la première fois
08:24depuis 2022 des niveaux de pression baissière qu'on n'avait pas enregistré sur les futurs.
08:29Sur l'Eurostock, sur le CAC 40.
08:31Donc la position ouverte a augmenté.
08:33On disait depuis longtemps qu'elle était assez faible.
08:34Elle a augmenté, mais dans le sens de la baisse.
08:36Donc des stratégies qui sont potentiellement baissières dans ce contexte et qui se mettent en place et qui se confirment
08:42manifestement.
08:42Alors c'est un peu le cas aussi sur les indices américains, mais c'est plus difficile à distinguer.
08:46D'une part parce que c'est moins flagrant, mais c'est nouveau aussi.
08:49Ça faisait très longtemps qu'on n'avait pas enregistré ça.
08:52D'une part.
08:52Et puis d'autre part, ça s'est fait dans des mouvements un peu plus tardifs et qui étaient liés
08:56aussi au contexte.
08:57Donc est-ce que c'est de la couverture ou est-ce que c'est vraiment des stratégies baissières ?
09:00C'est plus difficile à identifier.
09:01Ce qu'on peut dire, c'est qu'on avait aussi du côté des ratios Poudko, une énorme complaisance.
09:05On en l'évoquait le mois dernier en Europe, 0,65 autour pour l'euro stocks notamment,
09:11alors qu'on était plutôt prudent autour de 1 sur les indices américains, sur le S&P.
09:15Donc c'est ce qui s'est confirmé, ce qui s'est traduit dans le mouvement de baisse.
09:19Beaucoup plus marqué, beaucoup plus de surprises à la baisse pour les indices européens.
09:22Et beaucoup plus de stabilité, et même une stabilité qui est relativement étonnante vu le contexte, sur les indices américains.
09:29À aujourd'hui, les ratios Poudko sont évidemment très nettement remontés.
09:32Et le warning qui avait déjà été donné en amont sur les indices américains s'est confirmé.
09:39Donc on arrive à des ratios Poudko qui, sur l'échéance en cours, sont aux alentours de 1,15, 1
09:43,20.
09:43Sur les échéances à venir, c'est-à-dire avril, qui n'est pas une échéance majeure, mais je suis
09:48allé voir jusqu'au mois de juin,
09:48on a des ratios Poudko qui sont du même acabit, donc on est protégé, même jusqu'au mois de juin.
09:53On est très prudent, et pas uniquement pour la séquence en cours.
09:57Sur les indices européens, c'est la même chose, mais cette fois-ci, on a rehaussé très nettement les niveaux
10:01de couverture.
10:01Et pareil, jusqu'au mois de juin, mais on a des niveaux de couverture qui sont même plus importants,
10:04et peut-être un peu excessifs, sait-on jamais.
10:07Mais sur le CAC 40, on atteint des niveaux qui sont, alors sur une position ouverte qui est plus faible,
10:11évidemment sur l'indice CAC 40, mais des niveaux qui sont aux alentours de 1,70, 1,80.
10:15Donc ça veut dire que là, on est peut-être en train de toucher un paroxysme de pessimisme,
10:19qui est assez légitime compte tenu du contexte.
10:21Ce qu'on peut dire aussi, c'est que compte tenu de la situation globale,
10:26et évidemment géopolitique, évidemment en termes d'évolution sur les matières premières,
10:32et les indices, je trouve que les indices sont extrêmement solides, extrêmement stables.
10:36On n'a pas vu de capitulation, du fait de ces protections, de ces couvertures qui existaient avant,
10:43enfin on verra ce que Jean-Louis dit, mais ça fait quand même des mois qu'on répète
10:46que les investisseurs sont prudents, vigilants, qu'il y a quand même des couvertures dans les portefeuilles.
10:52Ce niveau de couverture a augmenté, il n'y a pas eu de phénomène de liquidation,
10:55de capitulation sur les marchés actions, j'entends.
10:58Pas de capitulation, les mouvements graphiques, techniques, des retracements,
11:03qui sont des mouvements de baisse assez marqués sur les indices européens,
11:06mais effectivement sur les indices américains, c'est quand même extrêmement solide,
11:09compte tenu du contexte, on a enregistré peut-être au max, je crois, environ 3% de baisse sur le
11:14DAX,
11:14c'est un peu le mouvement le plus violent.
11:16Compte tenu, encore une fois, du contexte, on aurait pu s'attendre à des mouvements de baisse bien plus marqués,
11:21et même encore une fois, là, sur les indices américains, on est à un virage sur des niveaux pivots
11:26qui, bien, en gros, nous indiquent, en clair, même, nous indiquent qu'il est tout double,
11:30c'est-à-dire que soit on bondit ici, on peut remonter de l'ordre de 5% sur les
11:34indices américains,
11:35soit le sell-off, il est de 5% complémentaire, c'est vraiment les niveaux charnières qu'on est en
11:38train de tester en ce moment,
11:40avec, encore une fois, ces taux à 10 ans aussi qui sont quand même un élément à surveiller
11:45et qui accélèrent aujourd'hui pour la première fois.
11:47– Jean-Louis, ça fait plusieurs mois, je parle sous votre contrôle, que vous nous le répétez,
11:51il n'y a pas de complaisance dans ces marchés, les investisseurs sont prudents, sont vigilants,
11:57on accumule des risques, tout le monde en a conscience, c'est difficile d'imaginer d'aller beaucoup plus haut
12:03que les 8600 points qu'on a marqués, je crois, au top sur le CAC 40, je parle du monde
12:08d'avant la crise iranienne,
12:10évidemment que le niveau de vigilance et de protection est renforcé depuis trois semaines,
12:14est-ce que ça limite le potentiel de baisse des marchés, est-ce que ça explique cette résistance qu'on
12:19peut avoir dans la baisse,
12:20Jean-Louis, et est-ce que ça peut tenir comme ça ?
12:24– Alors les marchés ont bien résisté, c'est vrai, ils étaient très résilients,
12:28mais depuis les attaques sur les sites stratégiques de pétrole et de gaz,
12:32il y a quand même un changement de climat, si vous voulez, le niveau d'inquiétude long terme sur l
12:43'économie mondiale est monté d'un cran, ok.
12:48Maintenant, on voit également qu'il n'y a pas de panique, en effet,
12:51et c'est la conséquence de cette volatilité implicite qui n'a jamais été complaisante,
12:59et dès qu'on stresse, on monte à 22-23, dès que ça se déstresse, on revient un peu vers
13:0318,
13:03mais vous voyez, on est loin des 14, et évidemment, en temps de crise, on reste, c'est normal, au
13:09-dessus de 16-17.
13:12Donc là, clairement, l'Europe en plus sous-performe, c'est vrai,
13:16parce qu'elle est très dépendante de l'énergie, et importée,
13:21puisqu'il faut l'importer, cette énergie, en Europe.
13:24Donc l'impact pour l'Europe de la crise pourrait être amplifié, surtout si elle dure.
13:31Donc on a des marchés qui ont tendance, quand même, depuis 48 heures, je trouve, un peu à craquer.
13:38Objectif 7500, pourquoi pas ?
13:40Après, les deux niveaux suivants, c'est 7100, si vraiment ça commence à se dégrader très sensiblement,
13:46et si ça dure, il y aurait 7100, 6800, bon, ça fait encore du chemin.
13:53Maintenant, tout est possible.
13:54Le problème, c'est que vous voyez bien que les réactions sont extrêmement binaires de la part des investisseurs.
14:01Et j'imagine qu'elle a payé d'un week-end, généralement, dans ce genre de conflit,
14:05on n'a pas envie d'être trop lourd ou trop chargé en risque.
14:08C'est ce que j'allais dire.
14:10Qui a envie de payer la veille du week-end ?
14:13Donc là, parce que ce qu'on a vu à de nombreuses reprises, c'est des acheteurs qui, lorsque ça
14:20ne va pas très bien,
14:21il y a un peu d'inquiétude, ils reculaient et les vendeurs avançaient.
14:25Et puis l'inverse, quand ça allait mieux, mais vous voyez, il n'y avait pas les grandes manœuvres.
14:29En revanche, s'il n'y a pas de grandes manœuvres, il y a énormément d'arbitrages.
14:35Mais alors, c'est très impressionnant.
14:38D'abord, parce qu'il y a une grosse demande d'options.
14:42Donc, il y a beaucoup, beaucoup d'arbitrages sur ces options avec des volatilités implicites à 22, 23, 24.
14:51Et donc, le market maker, lui, ça l'intéresse de vendre.
14:55Il sait protéger ses positions en temps réel.
14:58Donc, ça l'intéresse de vendre cette volatilité.
15:01Et puis, l'arbitrage vraiment incroyable qu'on a pu constater à la seconde presse,
15:07enfin, en permanence, c'était pétrole, indice.
15:09C'est indice action.
15:12Déclin qui monte, qui baisse.
15:14Et l'inverse, quoi.
15:15Donc, beaucoup, beaucoup d'arbitrages.
15:18Donc, beaucoup d'éléments techniques sur les marchés.
15:21Et des investisseurs qui ont longtemps gardé à l'esprit que, eh bien, on va aller à la chasse aux
15:30bonnes affaires.
15:31Sauf que, je vous dis là, depuis deux jours, deux, trois jours, on sent quand même que cette méfiance est
15:37montée d'un cran.
15:38Que le marché ne rebondit plus.
15:39que les indices européens, bon, parfois, ce matin, ils sont partis un peu à la reprise.
15:46Mais, vous vous rendez compte, là, depuis 14 heures, l'Eurostox, il a perdu 2,5%.
15:50C'est énorme.
15:52C'est énorme.
15:53Donc, voilà, il y a aussi ce côté, ben oui, c'est la veille du week-end.
15:58Donc, est-ce que c'est la veille du week-end qui est prépondérant dans cette décision de ne pas
16:03acheter ou de vendre un petit peu ?
16:05Ou alors, est-ce que c'est l'inquiétude qui, vraiment, monte d'un cran ?
16:09Comme vous dites, Jean-Louis, effectivement, il y a sans doute eu un moment un peu pivot, ces dernières 48
16:15-72 heures.
16:16Puisque, jusqu'à présent, dès le début du conflit, une ligne de défense des investisseurs avait été de dire,
16:22tant que les capacités de production ne sont pas structurellement endommagées, on s'en remettra.
16:29Là, peut-être que l'histoire est en train d'évoluer de manière un peu différente.
16:33Philippe, c'est même un contre-pied général sur les marchés.
16:36Là aussi, si je reprends les tendances et les intérêts qu'on observait dans le marché avant le déclenchement de
16:42la guerre d'Iran,
16:44c'était quand même toujours l'idée que le dollar avait de quoi encore un peu baissé.
16:48C'était l'idée que les courbes de taux devaient se pentifier.
16:51Alors, elles bougent beaucoup, les courbes de taux, mais elles ont quand même plutôt tendance à se réaplatir un peu.
16:56C'était l'idée qu'il fallait se diversifier en dehors des actifs américains pour aller chercher de la tech
17:04asiatique,
17:06acheter de la value et de l'infrastructure en Europe.
17:09Et là, ce qu'on observe, c'est plutôt d'ailleurs des valeurs cycliques qui étaient à nouveau privilégiées,
17:15qui se retrouvent à nouveau dans la tourmente désormais.
17:20Et puis sur les matières premières, alors certes, le pétrole avait quand même commencé à baisser sur janvier, février,
17:26mais pas à la vitesse à laquelle on l'a observé depuis trois semaines, bien sûr.
17:29Mais c'était surtout les métaux qui gagnaient en performance, avec notamment les métaux précieux.
17:35Et là, à l'inverse, si le pétrole continue de monter, les métaux et les métaux précieux ont quand même
17:40bien dévissé depuis le début de la crise iranienne.
17:42La logique sous-jacente de la hausse des valeurs de la tech et des métaux stratégiques,
17:49c'était qu'on allait faire sortir de terre plein de data centers ultra-puissants, ultra-gourments en énergie.
17:57Il faudra donc du cuivre pour acheminer des terawatts pour faire fonctionner tout ça.
18:04Beaucoup, beaucoup de métaux rares pour fabriquer des GPU super performants.
18:12Enfin, tout allait pour le mieux dans le meilleur des mondes.
18:14Et jusqu'à ce début de semaine, on résiste relativement aux chocs pétroliers,
18:24puisque, en fait, le S&P, le Nasdaq n'ont pas perdu plus de 5% depuis leur sommet.
18:31On remarquait que, face à des tas de nuages sombres à l'horizon,
18:37sur le plan conjoncturel, la croissance qui a fortement ralenti aux États-Unis,
18:414,4, on tombe à 0,7, l'inflation prise à production, boum, ça monte à 3,5, 3,9.
18:48En février, avant le conflit.
18:50Avant le conflit et avant que le baril prenne 35% et le gaz 40.
18:56Bon, en fait, tout le monde était très, très bien couvert.
19:02La réalité, c'est qu'on avait même battu le record historique d'options sur le S&P,
19:08option put, bien sûr, de couverture.
19:11Et comme d'habitude, quand tout le monde est couvert, bah, alors il ne se passe rien.
19:16Et beaucoup se sont dit, finalement, on est quand même très serein.
19:19Bah oui, le marché, il est couvert.
19:21Il faudrait vraiment une disruption grave.
19:24Et puis, on s'est dit taco, il faut le dire aussi.
19:27Oui.
19:28Taco 1, Libération Day, taco 2, Groenland.
19:31Et donc, on se dit, comme d'hab, il y aura un taco de Trump qui sera obligé de faire
19:36un virage à 180 degrés.
19:38Donc, pourquoi vendre ?
19:40Oui.
19:40Et puis, là, dans ce coup...
19:45Oui, ceux qui ont vendu à Libération Day, ils n'ont pas forcément bien racheté aussi vite qu'il le
19:50fallait.
19:50Donc, je pense que c'est le genre de baisse violente et de rebond très violent qui a laissé des
19:56séquelles dans la tête des investisseurs.
19:58Mais là, il y a une résilience où on finit par se dire, ce marché, bah, il est invulnérable.
20:03Puis, on est tellement bien couvert.
20:04Mais moi, j'entendais exactement le même récemment que les subprimes.
20:08Ouais, les subprimes, c'est peut-être un peu risqué.
20:10Ouais, mais bon, ouais, quand même.
20:11Moi, j'ai des CDS et tout, je risque rien.
20:14Bon, encore faut-il que ceux qui ont vendu les CDS puissent payer la prime.
20:18Bon, là, c'est pas trop le problème sur les poutres S&P.
20:21Il y aura forcément une couverture.
20:24Mais on a complètement sous-estimé, en fait, le risque, un, de ralentissement.
20:31Deux, de disruption des approvisionnements.
20:34L'hélium, notamment.
20:37Les engrais, très importants.
20:39Ça va forcément impacter le prix mondial des aliments, des céréales.
20:44Voilà.
20:46Et puis, là, on découvre aussi aux États-Unis un problème qui est le stock de dettes douteuses dans le
20:53secteur privé.
20:54Alors, c'est pas vraiment du shadow banking, puisque là, il n'y a rien de vrai, de caché.
20:58La réalité, c'est que le secteur privé, les family office ont bourré les gestions.
21:06Non pas de type bon américain qui ne rapporte pas grand-chose, et encore moins les bouts d'allemands.
21:12On a mis des lignes d'émissions corporettes à 7, 8, 9, 10%.
21:2010% pour du très, très court terme.
21:22Alors, puis à un seul coup...
21:23On a certains portefeuilles de clients privés qui se retrouvent aujourd'hui avec 20 à 40% de crédits privés,
21:31comme vous dites, avec des rendements qui offraient du 8, 10%.
21:35Voilà, et on est maintenant à un taux de défaut de 9,2, ce qui est supérieur à ce qu
21:39'on a connu au pire moment de la crise, la grande crise financière,
21:42qui n'est pas arrivée pour le crédit, en fait, en 2008.
21:46Ça concernait uniquement le subprime.
21:47Les entreprises en difficulté, les PME, PMI qui ne peuvent plus rembourser, ça, c'est plutôt 2009-2010.
21:55Et là, on est sur des niveaux pires.
21:56Mais surtout, quand on commence à entendre des grands noms comme BlackRock, Blackstone et des filiales de J.P. Morgan,
22:06à ma connaissance,
22:07qui se met aussi à réduire la possibilité de reprendre son argent sur ses produits à fort rendement.
22:16Là, d'un seul coup, il fallait lire l'Astérix, en page 4, c'est marqué.
22:20Là, l'émetteur se réserve de limiter les possibilités de retrait à 5%.
22:25Bon, jusqu'à présent, pouvoir tirer 10%, 15%.
22:28Alors, je crois qu'ils ont fait l'inverse.
22:29Je crois qu'ils ont augmenté les paliers pour montrer qu'ils étaient capables d'apporter de la liquidité à
22:34leurs clients
22:35quand d'autres étaient obligés de se refermer.
22:37Les clauses n'ont pas joué jusqu'à une date récente.
22:40Et là, maintenant, elles jouent.
22:41Parce qu'en fait, ceux qui détiennent ces produits-là, c'est quand même des initiés.
22:44Ils savent très bien l'état des entreprises.
22:47Ce n'est pas comme le grand public qui va acheter, qui va aller à la première émission d'Eurotunnel.
22:54Là, les gens, ils s'avouissent, ils mettent les pieds.
22:56Dans ce part du private credit, la part, aujourd'hui, des clients particuliers, elle est quand même assez limitée.
23:02C'est quelques centaines de milliards, peut-être, de dollars sur un marché qui a atteint 2 trillions de dollars.
23:06Oui, mais 2 trillions, c'est l'encours.
23:10Mais là-dessus, les family office et le private equity, c'est des portefeuilles de 50, 100 millions.
23:17Et ils en ont tous quelques millions.
23:19Voilà.
23:20Mais on ne va pas faire du T-bond à 3,70.
23:25Bon, avec, je le rappelle, des taux souverains, notamment, qui sont en train de s'envoler aujourd'hui.
23:31Là, on atteint des tests psychologiques.
23:34Les 3% sur le 10 ans américain.
23:3810 ans allemand.
23:38Le 10 ans allemand.
23:40On passe les 4,30 sur le 10 ans américain.
23:43Voilà.
23:44Et vous dites, effectivement, il y a quand même aussi, là aussi, on va regarder un peu des graphiques sur
23:49les actions avec vous, Romain.
23:50Mais ça marche aussi sur les taux, souvent.
23:52Ça marche.
23:53Ça a bien fonctionné sur le 10 ans américain.
23:55Depuis 2023, on bute sous une résistance en mensuel.
23:59On l'a butée dessus six fois.
24:00Et là, on est en train de la déborder.
24:02Cette résistance, elle se situe à peu près à 4,30, effectivement.
24:05Ça donne un mouvement haussier qui pourrait renvoyer les taux à 5,25 autour.
24:09Donc, il y a quelque chose qui est vraiment important à surveiller à très, très court terme.
24:135%, c'était le niveau avec lequel on flirtait au moment de l'Iberation Day,
24:16qui avait fait reculer Donald Trump sur les tarifs exorbitants ou délirants qu'il avait pu proposer à l'époque.
24:22Si on regarde quelques graphiques, justement, quand on est un peu dans le brouillard,
24:26l'analyse technique peut être un guide.
24:28Parfois, Romain, vous le saviez mieux que personne.
24:31Prenons le S&P 500 américain.
24:32Vous êtes venu aussi avec le graphique du MSCI World,
24:36donc le grand indice des actions mondiales.
24:38Et puis, il y a un graphique également sur le Russell 2000,
24:41les small et mid-cap américaines.
24:43Si on prend le S&P 500, qu'est-ce qu'on peut dire de la configuration actuelle ?
24:47Qu'il y a toujours deux scénarios sur trois qui sont baissiers.
24:51Malheureusement, on est en train de tester les niveaux et les points bas qui dataient de novembre dernier.
24:54Donc, on est potentiellement en train de faire soit un double appui,
24:57soit de rompre un niveau extrêmement important aux alentours de 6 550.
25:01On constate qu'on n'accélère pas pour l'instant sous ce niveau, sous cette zone de prix.
25:06Il y a deux scénarios.
25:06Soit on accélère ici, on rompt ce niveau et on peut accélérer de l'ordre de 5% tout de
25:10suite.
25:11Soit on rebondit, c'est un peu le schéma ambivalent, de l'ordre jusqu'à 5%, pourquoi pas,
25:16pour aller rechercher la borne haute du range qui est située un peu en dessous des 7 000 points,
25:20qui est un gros plafond de verre qu'on avait évoqué depuis longtemps,
25:23et auquel cas, on va former une structure de retournement de tendance potentiellement,
25:26sauf si on arrive à déborder ces 7 000 points.
25:28Ce plafond de verre, c'est le scénario alternatif qui a moins de probabilités à mon sens pour l'instant.
25:32Donc, est-ce qu'on recule pour mieux sauter ?
25:33Est-ce qu'on baisse maintenant ou est-ce qu'on baissera plus tard ?
25:36Si on regarde par symétrie dans la structure, ça pointe à la mi-juin pour un mouvement de baisse plus
25:40marqué,
25:41dans ce cas-là, et une structure de retournement baissière.
25:42En tout cas, ce qu'on voit sur le graphique du S&P, c'est qu'il y a cette
25:45structure en arrondi, en haut de marché.
25:48On n'aime pas ça en analyse graphique, quand c'est arrondi comme ça, du haut vers le bas,
25:52c'est un potentiel rounding top, c'est lent à se mettre en place, mais c'est très puissant,
25:57et ça confirme ce scénario de phase de distribution qu'on constate probablement depuis le mois de novembre dernier.
26:05Si on se réfère à l'indice MSCI World, le grand indice des actions mondiales,
26:12est-ce qu'il y a une cohérence, d'ailleurs, entre ce qu'on observe sur le S&P 500
26:15et ce qu'on observe au niveau mondial à travers cet indice ?
26:17Oui, il y a une cohérence, il y a une structure de retournement qui est un peu technique,
26:20qui s'appelle une vague de Wolf baissière, on en a connu une sur l'indice K40
26:23qui a fonctionné extrêmement bien il y a une dizaine de jours.
26:26Elle est valable aussi sur le MSCI World, elle laisse encore un peu de potentiel baissier,
26:30elle indique de l'ordre de 3% de baisse sur les niveaux actuels.
26:33par rapport au cours actuel.
26:35Donc, peut-être un petit mouvement complémentaire de baisse
26:37qui est indiqué par cet indice très large, effectivement.
26:40Donc, on n'est peut-être pas complètement sur des niveaux de support à surveiller.
26:45En revanche, effectivement, il y a le Russell 2000.
26:48Oui, Russell 2000, qui était, jusqu'il y a quelques semaines,
26:52un indice leader, qui était censé être l'indice, là aussi,
26:56de la reprise cyclique, de la reprise industrielle, etc.
27:00Effectivement, et qui lui aussi a baissé dans des proportions un peu moindres,
27:04mais qui est allé chercher une cible importante, la borne basse de son canal haussier de long terme,
27:08le canal que vous avez en bleu ici, et qui donc arrive aussi sur un niveau clé, un niveau charnière.
27:12Donc, on est peut-être en train de toucher des niveaux, en tout cas,
27:15on touche des niveaux qui sont déterminants.
27:17Si on les rompt, évidemment, ces changements de tendance,
27:19et on peut accélérer et avoir enfin ce, je dis enfin parce qu'il attend ce sell-off,
27:23où rebondir sur les niveaux, c'est vraiment un peu entre deux eaux pour l'instant,
27:27et on constate que, manifestement, les opérateurs ne lâchent pas de papier,
27:30c'est ce que vous disiez tout à l'heure.
27:32Il y a cette idée qu'on a l'air d'attendre la bonne nouvelle
27:34qui permettra aux indices de rebondir, aux marchés de rebondir,
27:37et pour l'instant, ce n'est pas le cas.
27:38Jean-Louis, effectivement, comment on se comporte dans ce type de situation,
27:44avec cette structure de marché, des investisseurs à la fois très couverts
27:47et en même temps des événements très fluctuants, très mouvants,
27:50qui empêchent, j'imagine, d'être acheteurs forts,
27:53mais qui limitent aussi la possibilité d'être vendeurs très agressifs, peut-être ?
27:59Alors, moi, si vous voulez, j'ai déclenché des signaux de vente
28:01sur tous les indices que je suis, c'est-à-dire le Rostox, le CAC 40, le SP500, le DAX.
28:09Sur le SP500, là, vous en parliez il y a deux secondes,
28:12il y a un gros niveau, c'était 6520,
28:15avec derrière un risque important d'aller chercher 6150.
28:20Donc, voilà, on a atteint ce niveau sur les futurs,
28:24déjà une première fois, la nuit,
28:26là, on y est retourné pas très loin en cours de séance,
28:29les marchés tiennent.
28:31Alors, c'est vrai que c'est intéressant de voir que le marché américain tient bien,
28:34mais il y a, si vous voulez, en temps de crise comme ça,
28:38d'abord, il faut acheter le pétrole, il faut du dollar,
28:42on le paye cher, donc il faut beaucoup de dollars.
28:45Donc, si vous voulez, il y a des flux vers le dollar,
28:48que ce soit sur des produits de taux, des dettes souveraines
28:53et le dollar en lui-même.
28:57Donc, vous avez l'or, d'ailleurs, qui se casse la figure en plus,
29:00donc le refuge de l'or, on se demande où il est,
29:03mais bon, c'est comme ça.
29:04On a déjà eu cette situation il y a quelques mois,
29:06rappelez-vous, quelques semaines,
29:08où, à un moment donné, c'était un vendredi, je crois,
29:11début de, je ne sais plus, enfin bon, en tout cas,
29:13l'or avait fortement baissé, les bétos avaient fermé.
29:16Oui, il y a eu l'annonce concomitante de Kevin Walsh
29:18comme futur président de la Fed,
29:19et c'est vrai que l'or avait baissé aussi beaucoup à ce moment-là.
29:23Voilà, donc, bon, pour l'instant, moi, si vous voulez,
29:26je travaille un biais, on va dire baissier,
29:29une tendance baissière en Europe, qui est plus marquée.
29:32Si on va casser les 6520, on devrait normalement appuyer sur le bouton
29:37pour vendre davantage, mais j'avoue qu'en effet,
29:40étant donné qu'on est sur des enjeux purement géopolitiques,
29:49que Trump peut nous sortir n'importe quoi, à n'importe quel moment,
29:54y compris la guerre est finie à la fin de la semaine.
29:57La fois dernière, elle était finie, pratiquement,
29:59on avait l'impression, quasi terminée dans la soirée,
30:04ou peut-être au pire, demain ou après-demain.
30:06Vous vous souvenez, le marché a quand même bien rebondi.
30:09C'est perturbant pour les investisseurs, pour tout le monde,
30:13de voir un marché comme ça qui, tout d'un coup, prend 3-4%
30:16parce qu'il y a une déclaration qui est un petit peu rapide, on va dire.
30:22Donc voilà, ce sont des situations très difficiles.
30:25Et moi, ce que je fais, c'est que je travaille de gros écarts
30:32sur des petites positions.
30:33C'est le seul moyen de ne pas partir sous pression.
30:39Donc vous voyez, quand on achète un peu,
30:42l'achat, je vais le faire avec des ventes de poudre
30:44parce que je vais vendre des volatilités extrêmement importantes.
30:48Mais ma position, je peux quasi la lever.
30:50Ou alors, je vais faire un effet de levier de 1,5,
30:53mais pas plus que ça.
30:54Ou deux, mais pas plus que ça.
30:55Et encore, souvent, je fais des put spread,
30:58je travaille des call spread.
30:59On travaille énormément les options en ce moment.
31:02C'est vraiment extraordinaire,
31:05surtout sur le marché américain,
31:07d'avoir une liquidité telle qu'elle est là.
31:09Donc sur les actions et sur les indices,
31:12le problème reste, en temps de crise,
31:15toujours un peu identique.
31:16C'est-à-dire qu'on a une très grande volatilité de la liquidité.
31:21C'est-à-dire qu'elle est là, elle n'est pas là.
31:22Tout d'un coup, tout le monde a dans le même sens,
31:24au même moment.
31:25Donc vous avez à la fois des vendeurs
31:27qui retirent leurs ordres de vente
31:29et qui viennent payer le marché.
31:31Donc vous voyez, vous enfoncez des portes ouvertes.
31:33Alors, ce qui est en effet,
31:36ce qui nous permet de garder espoir, je trouve,
31:38c'est qu'on a cette situation dans les deux sens.
31:42À la fois dans des moments où le marché se met à glisser à la baisse
31:46ou même à glisser, à partir à la hausse.
31:50Sauf aujourd'hui où là, vraiment, les marchés européens,
31:52voilà, ça s'est encore dégradé depuis que l'émission a démarré,
31:56on a perdu, vous rendez compte, depuis 17 heures,
31:58on est passé de 7700 à 7640 sur le futur.
32:04Donc avril, maintenant,
32:06c'est quand même une baisse pratiquement de 1% supplémentaire.
32:08Donc on a une grosse dégradation en Europe aujourd'hui,
32:11on peut le dire.
32:12L'indice est en recul assez sensible.
32:15Il y a une forte pression par rapport aux Etats-Unis
32:17qui résiste plutôt bien.
32:18Oui, oui.
32:19Avec effectivement, je le rappelle,
32:20un mouvement spectaculaire de baisse aussi des marchés obligataires.
32:23Il y a des rendements qui s'envolent,
32:25le boom à 3% et tout ce qui s'ensuit.
32:28Et donc ça, c'est évidemment de la pression aussi
32:30pour les valorisations des marchés actions.
32:33Philippe, bon, dans les dictons boursiers,
32:36il y a toujours l'idée qu'il faut acheter au son du canon.
32:38Est-ce qu'il y a suffisamment de bruit de canon ?
32:41Et est-ce que dans l'univers des marchés,
32:43est-ce qu'il y a déjà pour vous des opportunités
32:46à chasser ou au moins à se mettre de côté
32:50dans un coin de sa tête ?
32:53Là, on sort de ce rounding top.
32:56On s'en est parlé, on l'a vu petit à petit
33:00se former janvier, février.
33:03Et c'est aujourd'hui, finalement.
33:05Donc sur le S&P 500, vous parlez, c'est ça ?
33:07Non, non, pas que.
33:08C'est aussi le Nasdaq, qui est dans la même position.
33:11L'Eurostox, tous sont sur cette figure
33:15d'épuisement de distribution
33:17où, on l'a commenté d'ailleurs,
33:20on avait en février des records d'achat
33:23de ce qu'on appelle le retail,
33:25les particuliers, face à des initiés
33:28qui vendaient en face.
33:30Alors maintenant que tout le monde
33:33commence à comprendre ce qui s'est passé,
33:35et que, comme d'habitude,
33:38les particuliers sont venus acheter au plus haut.
33:41C'est pas toujours vrai depuis quelques années.
33:44Ils ont bien acheté en 2020,
33:46ils ont bien acheté en 2022,
33:48ils ont acheté en 2025
33:50Liberation Day.
33:51Ils ont misé à fond...
33:53qui sont quand même un peu plus...
33:55Oui, il y a des communautés
33:57où il y a des gens qui sont un peu unici,
33:59qui expliquent, ne vous inquiétez pas,
34:01le pouls de Fed, il est là.
34:03Ils vont arriver, ils vont sortir le carnet de chèques.
34:06Ils vont certainement le faire, là.
34:07Si, surtout avec Trump,
34:09pour qui la bourse est quand même
34:11le baromètre, la boussole...
34:13Bref, il ne faut pas que Wall Street
34:15se casse sa figure.
34:16Sinon, ce n'est pas les midterms
34:18qui sont perdus,
34:20c'est son mandat.
34:22Parce qu'on ne lui pardonnera pas
34:23un gallon d'essence à 5 dollars,
34:26on ne lui pardonnera pas
34:27de perdre 30-40% sur son 401k.
34:32Si Trump devient celui
34:33qui a ruiné les riches,
34:36ça ne va pas le faire.
34:37Donc, moi, ce qui, aujourd'hui,
34:39m'interpelle, c'est quels sont
34:41les secteurs qui commencent vraiment
34:43à, comment on dit, à morfler.
34:45Donc là, on voit clairement
34:47le tourisme.
34:48On a compris qu'on n'irait pas
34:50passer ses vacances à Dubaï
34:52ou à Abu Dhabi, voire même à Oman
34:54avant un petit bout de temps.
34:58Les compagnies aériennes,
34:59elles ne vont plus se poser à Doha,
35:01elles ne vont plus se poser à Dubaï,
35:02remettre du kérosène pas cher.
35:04Maintenant, il faut faire
35:05de longs, longs, longs détours
35:08parce qu'il faut contourner la Russie,
35:09qu'on n'a pas le droit de survoler.
35:11D'Ukraine, on évite aussi.
35:13Donc, quand on se rend
35:15en Orient, en Thaïlande, etc.,
35:17on ne fait plus halte.
35:19Donc, on ne prend pas
35:20du kérosène pas cher
35:22et on fait plus de kilomètres.
35:24Donc là, c'est très, très mauvais
35:25pour l'aérien,
35:26c'est très mauvais
35:28pour les groupes hôteliers.
35:30Et puis là, on voit
35:31qu'avec la fermeture
35:32des trois plus gros hubs,
35:34Dubaï, Abu Dhabi, Doha,
35:36Lulux,
35:37ça va forcément avoir
35:38un retentissement
35:39parce que, voilà,
35:40les galeries,
35:41il n'y a plus personne dedans.
35:43Je vois aussi que,
35:44puisque les compagnies aériennes
35:47vont certainement avoir
35:47moins de réservations,
35:49on se dit,
35:50peut-être qu'on paye un peu cher
35:51sa franc Airbus.
35:53Voilà, donc là,
35:54je vois aussi que ça tape un peu.
35:57On commence à...
35:58Le marché commence là
35:59à dire, voilà,
36:01je comprends...
36:01On pense qu'il y avait
36:02beaucoup monté aussi.
36:03Ouais, mais je commence
36:04à comprendre un petit peu
36:05le scénario
36:06et a priori,
36:08la guerre,
36:08elle n'est pas finie ce week-end
36:09et Peter Exect,
36:12le ministre de la guerre,
36:14demande 200 milliards
36:16de rallonges
36:17pour une guerre qui est terminée.
36:18Si on écoute Trump,
36:19ça y est, ils sont finis,
36:20ils sont pliés,
36:20les Iraniens.
36:21Oui, alors il dit ça une fois
36:23et il dit autre chose aussi.
36:25Il dit l'inverse à la fin de la phrase.
36:26Mais toujours est-il
36:28que la guerre a déjà coûté
36:28plus de 22 milliards
36:29et qu'a priori,
36:30si on en demande 200,
36:32à 1 milliard par jour,
36:33ça veut dire qu'elle dure
36:343 mois de plus.
36:36Petit calcul,
36:37petit calcul.
36:39Donc, ça,
36:40c'est quand même des signaux
36:41où on se dit,
36:41le retour à la normale,
36:42il n'est pas pour avril...
36:45Je crois qu'il y a effectivement
36:45un peu changé cette semaine.
36:47Oui.
36:49Voilà.
36:49Donc, pas d'opportunité.
36:51Dans l'univers des actifs,
36:53là, il n'y a rien
36:53qui nous tend les bras
36:54aujourd'hui.
36:56Je ne dirais pas
36:57que rien nous tend les bras
36:58parce que Exile Techno,
36:59voire Parrot,
37:00c'est peut-être des pistes.
37:02Mais bon,
37:02on n'est quand même pas
37:03sur du positif.
37:04Et ceux qui produisent
37:05des engrais aussi,
37:05malheureusement,
37:06on n'en a pas en Europe.
37:07Mais si vous en trouvez un
37:08au Canada,
37:10intéressez-vous
37:11parce que...
37:12Voilà.
37:13Ce n'est pas le Qatar
37:14qui va se mettre
37:15à exporter des bateaux pleins
37:16dans les 15 prochains jours.
37:18Alors, je parlais aussi
37:18des matières premières, Romain.
37:19Comment vous regardez ?
37:20C'est vrai que le pétrole
37:21avait déjà commencé
37:22à prendre 10-15%
37:23depuis le début de l'année
37:24à fin février.
37:26Tout ça,
37:26c'est bien sûr
37:27beaucoup accéléré.
37:29Le focus aussi
37:31est émis sur les métaux précieux
37:32et les métaux en général.
37:34C'est intéressant.
37:35Il y a quand même
37:35une forme de fracture
37:36depuis le début de la guerre.
37:38Les métaux ont quand même
37:39passablement corrigé.
37:40Il aura dû perdre
37:40peut-être 1000 dollars l'once
37:43quand le pétrole, lui,
37:45continue son chemin en avant
37:46et s'accélère même.
37:48Pour ce qui est des métaux,
37:49effectivement,
37:50il y a plusieurs choses.
37:50Il y a déjà des prises de bénéfices
37:51sur des actifs
37:52qui avaient bien performé.
37:53On fait du cash
37:54parce qu'on s'aperçoit
37:54qu'il pourrait y avoir
37:55des opportunités ou du risque.
37:58Donc, ce n'est pas incohérent
37:59de voir l'or et l'argent baisser ?
38:00Non.
38:01En plus, c'est souvent le cas
38:01quand on voit les marchés actions
38:02baisser aussi un peu fortement
38:05de voir qu'on dégage
38:06les collatéraux
38:07et c'est souvent ce qu'on vend
38:08rapidement, en tout cas pour l'or,
38:09pour dégager des collatéraux
38:10et protéger des positions
38:11sur actions
38:12ou voir des opportunités.
38:14Donc, souvent,
38:14dans un premier temps,
38:15c'est le cas.
38:15Historiquement,
38:16quand on regarde l'or
38:17face au S&P,
38:19dans les mouvements de baisse
38:20marqués sur les indices actions,
38:22l'or est un peu plus stable
38:23en général.
38:24Mais dans un premier temps,
38:25c'est assez logique
38:25et aussi compte tenu
38:26du parcours qu'on vient de connaître.
38:28Donc, pour l'instant,
38:29plutôt mouvement baissier.
38:30On est proche, à mon avis,
38:31des zones cibles
38:324550 sur l'once d'or.
38:33On pourrait avoir
38:34des extensions 4420,
38:374220,
38:39qui sont des niveaux de support
38:40qui pourraient être intéressants
38:41pour revenir.
38:42C'est intéressant de voir
38:43s'il y a des réactions
38:44sur les niveaux de l'or.
38:46Sur les niveaux de l'or,
38:47voilà, 4220, 4550,
38:49ce sont des zones
38:50de prix importantes.
38:5263, 71 sur l'argent aussi.
38:54Ce sont les lignes de tendance
38:56haussière de long terme
38:56qui sont en jeu.
38:57Donc, peut-être des réactions
38:58à avoir de ce côté-là aussi.
39:00Et pourquoi pas,
39:01sur les terres rares,
39:02on arrive sur des niveaux
39:02de support intéressants.
39:03Vous avez un graphique
39:04avec un ETF
39:05sur les Strategic Metals
39:06et Rare Earth.
39:07Qui a bien baissé.
39:08Alors, on est toujours
39:09dans cette ambivalence.
39:11Est-ce que c'est le niveau
39:12où on paye et ça repart ?
39:13Ou est-ce qu'on a formé
39:14et ce qu'on est peut-être
39:15en train de faire,
39:15un avalement baissier en mensuel ?
39:17C'est-à-dire que la bougie
39:17du mois en cours
39:18a ouvert plus haut
39:19que celle du mois précédent
39:21et clôturerait plus bas.
39:22Et donc, ça,
39:22en haut de marché
39:23après un rebond,
39:23pareil, c'est difficile.
39:25Donc, c'est des points de repère,
39:26des niveaux à surveiller,
39:26difficile de juger.
39:28Quelques titres aussi
39:29qui arrivent sur des niveaux
39:29de support.
39:30Vous parliez d'Airbus.
39:31On avait détecté
39:31une structure de retournement
39:33en double top.
39:33On est allé chercher
39:34de la cible
39:35ou quasiment on est proche
39:35du niveau cible.
39:37Sur Hermès,
39:38qu'on pourra regarder aussi,
39:39il y a des niveaux cibles
39:40qui ont été atteints, baissiers.
39:41Donc, est-ce qu'on va avoir
39:42des réactions ici ?
39:43On ne sait jamais.
39:44Mais en tout cas,
39:44on a atteint des niveaux intéressants.
39:45Hermès à 2600,
39:46quand on a indiqué des baisses
39:47qui pouvaient mener à 1688,
39:48je peux vous dire que personne...
39:50Peu acheter, quoi.
39:51Peu acheter, l'idée,
39:52que ça pouvait baisser
39:53à 1600 euros l'action Hermès.
39:56Sur l'or et l'argent,
39:57je vous ai entendu
39:57accéder, Philippe.
39:59Quand je vous demandais
40:00s'il y avait des opportunités,
40:01c'était l'essence
40:02de ma question aussi.
40:04Les corrections majeures
40:06et après un triplement
40:08de l'argent en 2025,
40:09on pouvait s'attendre
40:10à une correction
40:11en deux vagues.
40:14La deuxième,
40:15elle a mis du temps à arriver.
40:16En fait,
40:16elle commence vraiment
40:17même après le coup d'envoi
40:21des opérations dans le Golfe.
40:24Étant donné qu'elle a mis
40:25au moins six semaines à arriver,
40:27je dirais que
40:29elle peut se prolonger
40:31six semaines.
40:32C'est-à-dire que ça peut
40:33nous emmener à fin avril
40:35avant que l'argent redémarre.
40:36À mon avis,
40:37d'ici fin avril,
40:38on aura peut-être mesuré
40:39à quel point
40:39les économies risquent
40:40de rentrer en récession.
40:41Et là,
40:42on va commencer à se dire
40:43la planche à billets,
40:43elle arrive,
40:44elle arrive.
40:45Et là,
40:45on se remettra,
40:46bien sûr,
40:46sur l'or et l'argent.
40:47Les banques centrales,
40:48évidemment,
40:49sur l'or.
40:50Et la relance
40:52par la planche à billets,
40:53ça veut dire
40:53qu'on relance l'industrie
40:54et du coup,
40:55on aura besoin d'argent
40:56et il y a pénurie.
40:57On n'est pas encore
40:57totalement dans cette phase
40:59puisqu'on est plutôt
41:00en train de discuter
41:00de l'éventualité
41:02de hausses de taux.
41:03Alors,
41:03ça ne veut pas dire
41:04qu'ils ne peuvent pas
41:04gérer le bilan
41:05de manière différente,
41:06mais pour l'instant,
41:06c'est plutôt les hausses de taux
41:07qui sont en train
41:08de s'intégrer
41:09dans les marchés.
41:10Mais on sait que
41:11quand les taux montent,
41:12ils peuvent aussi rebaisser
41:13après.
41:15Jean-Louis,
41:16sur le dollar,
41:16justement,
41:17tiens,
41:17à propos de hausses des taux,
41:18là aussi,
41:18c'est quand même
41:20l'ampleur du contre-pied,
41:22et je vous laisse peut-être
41:22le décrire
41:23parce que là aussi,
41:25c'est vrai qu'après la chute
41:26de 10% du dollar
41:27sur les six premiers mois
41:28de 2025,
41:29beaucoup se disaient
41:30que ça n'allait peut-être
41:31pas continuer à cette vitesse
41:32avec cette ampleur,
41:34mais beaucoup d'investisseurs
41:36long terme
41:37étaient encore dans l'idée
41:38que le dollar
41:39avait peut-être encore
41:40un peu à perdre.
41:43Oui,
41:44en même temps,
41:45il y avait des objectifs
41:46vers 1,21
41:47et on l'a quasi atteint
41:49à ce niveau.
41:50Ce qui est plus,
41:52peut-être surprenant
41:53et qui prend un peu
41:54à contre-pied
41:55pour reprendre votre idée,
41:57c'est que
41:58ce n'est pas resté longtemps
41:59sur ce niveau-là,
42:00on est vite reparti
42:01à la baisse.
42:02Donc,
42:05on a fait le plus haut,
42:06c'était quand ?
42:06C'était le 27 janvier.
42:10Depuis,
42:10on recule par petites vagues.
42:12Alors,
42:13on a quand même
42:13une grosse résistance
42:15de l'euro-dollar.
42:16Moi,
42:16je suis presque surpris
42:17aujourd'hui,
42:18l'euro
42:18s'est vraiment stabilisé,
42:21il ne s'est quasiment
42:21rien passé
42:22sur l'euro-dollar.
42:23Alors,
42:23on a une tendance baissière,
42:25on a des objectifs
42:27potentiellement
42:27vers 1,1390,
42:30donc ça,
42:30c'est le premier niveau
42:31qui a déjà été approché.
42:34Ensuite,
42:34ça serait plutôt
42:35vers 1,12.
42:36Bon,
42:36on n'en est pas là
42:37pour le moment,
42:37mais voilà,
42:38ce qu'on va faire
42:40dans ce genre
42:40de situation,
42:42c'est en fait
42:43définir un niveau
42:44à partir duquel
42:44on considère
42:45que le mouvement
42:46de repli est neutralisé.
42:48Donc,
42:48comme là,
42:49on est dans une situation
42:51un peu de crise,
42:51évidemment,
42:53et que le mouvement
42:54à partir
42:55de l'accélération
42:57qui a eu lieu
42:58début mars,
43:00eh bien,
43:01ce mouvement
43:02de baisse rapide
43:03nous éloigne
43:04automatiquement
43:05du niveau
43:05à partir duquel
43:07les choses iraient mieux.
43:07Alors,
43:08on pourrait penser
43:091,18,
43:10vous voyez,
43:10et puis après,
43:11on abaissera peut-être
43:12ce niveau,
43:13je ne sais pas,
43:14à 1,17,
43:161,40,
43:17des choses comme ça.
43:18Mais pour le moment,
43:19la tendance
43:20est baissière.
43:22On a un objectif
43:23à 1,13,
43:241,90 à peu près.
43:26On ne peut pas
43:28penser,
43:29si vous voulez,
43:29le problème
43:30de cette situation,
43:31c'est que
43:32je ne peux pas
43:33jouer un scénario
43:35sur lequel
43:35je me dis
43:36on va aller
43:36vers 1,15.
43:37Non,
43:38je ne sais pas.
43:39Le message
43:40envoyé par les
43:41marchés
43:42de façon
43:42dans ces situations
43:44d'extrême
43:45volatilité
43:48constatées
43:48ou potentielles
43:50ne nous permettent
43:51pas d'élaborer
43:52des scénarios
43:53de fond
43:54avec une tendance
43:55de fond.
43:56Automatiquement,
43:57quand c'est la crise,
43:59c'est violent,
43:59il y a de la vol,
44:00il y a de l'écart,
44:02il y a du contre-pied
44:03en permanence.
44:04Donc,
44:05s'installer
44:06tranquillement
44:07dans son fauteuil
44:07en se disant
44:08bon,
44:08allez,
44:09je vais jouer
44:09la hausse
44:10ou la baisse,
44:11enfin en l'occurrence
44:12la baisse
44:13et je vais patienter,
44:14je ne veux pas trop regarder.
44:15Non,
44:15on ne peut pas
44:15se permettre
44:16de ne pas trop regarder.
44:17Donc,
44:18c'est difficile.
44:19Ce sont des situations
44:20tendues pour les investisseurs.
44:22Un dernier mot,
44:23Romain,
44:23vous parliez d'Hermes
44:24tout à l'heure,
44:24mais moi,
44:24je veux bien
44:25qu'on parle de Microsoft.
44:25ça fait partie
44:28moins 5 pour Microsoft
44:29au moment où on se parle.
44:30Hermès,
44:31Hermès,
44:32pardon.
44:32Mais Microsoft
44:33depuis octobre,
44:34la tech américaine,
44:36les Mac 7
44:37ne montent plus
44:38depuis octobre
44:38et ont plutôt tendance
44:39à baisser,
44:40mais pour un titre
44:40comme Microsoft,
44:41une des plus belles
44:42blue chips du monde,
44:43c'est 30% de baisse
44:44et comme on le disait
44:45avant l'émission,
44:46personne n'est en train
44:47de se ruer là
44:47pour ramasser du Microsoft
44:49à moins 30%.
44:50Manifestement,
44:50et ça c'est quand même
44:51un des emblèmes
44:52du moment.
44:52On arrive sur la borne basse
44:54d'un canal haussier
44:55de long terme,
44:56donc on aurait pu envisager
44:57des rebonds assez rapides
44:58et on voit que le précédent
44:59a été d'ailleurs très rapide
45:00dès qu'on a touché
45:00des niveaux techniques pareils,
45:02et bien en général,
45:03les opérateurs
45:04se ruent sur le papier.
45:04Pour l'instant,
45:05on est en train de rompre
45:05ce niveau-là,
45:06donc c'est peut-être
45:07un changement de long terme
45:08qui se met en place.
45:08C'est ce qu'on pense
45:09depuis le mois de novembre
45:10et puis pour donner
45:12un autre élément
45:13sur l'indice parisien
45:14aujourd'hui,
45:14on vient de clôturer
45:15la séance
45:15dans un volume
45:16de 11 milliards
45:16300 millions.
45:17C'est longtemps
45:18qu'on n'avait pas vu
45:18autant de volume.
45:19Je crois que ça fait
45:20partie des records.
45:21Peut-être des années
45:21qu'on n'a pas vu
45:23autant de volume.
45:24Donc au plus bas.
45:24Et il y a cette étude
45:25de Goldman Sachs
45:25qui a regardé
45:27quel est l'impact
45:28des 450 milliards
45:29investis dans l'IA.
45:30Pour l'instant,
45:31sur les profits,
45:32zéro.
45:33Sur le PIB des Etats-Unis,
45:34zéro.
45:35Oui,
45:36bon,
45:36ça,
45:37oui,
45:37c'est bien.
45:38Je n'ai pas de doute
45:39que l'étude
45:40de Goldman Sachs
45:40est bien fichue,
45:41mais on l'a vu
45:42quand même
45:42dans des résultats.
45:43Meta,
45:43les boîtes nous parlent
45:44aussi quand même
45:44des...
45:45Meta,
45:45c'est 20 000 licenciements.
45:47Oui,
45:47d'accord.
45:49Bon,
45:50bref,
45:51on reprendra le thème
45:52de l'IA
45:52quand les choses
45:53se seront un peu calmées,
45:54mais ça reste un thème
45:54important quand même
45:55pour le marché
45:56aujourd'hui,
45:57avec d'ailleurs
45:57une partie software.
45:58On parlait beaucoup
45:59du Sasmageddon
46:01jusqu'au déclenchement
46:02de la crise iranienne.
46:04Le Sasmageddon
46:05est un peu relégué
46:05au second plan
46:06pour l'instant
46:06puisqu'on a vu
46:07quand même
46:07la partie software
46:08beaucoup mieux tenir
46:09que la partie hardware,
46:11hardtech
46:11et infrastructure
46:13IA.
46:13Merci beaucoup,
46:14messieurs.
46:15Rendez-vous
46:15le mois prochain
46:16pour une nouvelle
46:18journée d'échéance.
46:19Chaque troisième
46:20vendredi du mois,
46:20vous le savez,
46:21les trois sorciers
46:21de Smart Bourse
46:22sont avec nous.
46:23Jean-Luc Hussac
46:24qui était à distance,
46:25Perceval Finance Conseil,
46:26Romain Dobry,
46:27consultant pour Bourse Direct
46:28et cofondateur
46:29de l'Atelier des Options
46:30et Philippe Béchade,
46:31président des EconoCas,
46:32et rédacteur en chef
46:33de la Bourse au quotidien.
46:45Chaque troisième vendredi du mois,
46:47nous avons les trois sorciers
46:48et dans le dernier quart d'heure
46:49de Smart Bourse,
46:50les équipes du Café de la Bourse
46:51qui nous accompagnent
46:52pour un exercice
46:52de pédagogie boursière
46:53et c'est Louis Yang
46:54qui est à mes côtés ce soir,
46:56cofondateur du Café de la Bourse.
46:57Bonsoir Louis.
46:58Bonsoir Grégoire.
46:59Merci beaucoup.
46:59Oui, pédagogie,
47:00d'ailleurs,
47:00le mot est pas un peu
47:03particulièrement pertinent,
47:04je trouve,
47:04puisque nous parlons
47:05des ETF actifs.
47:07C'est vrai que,
47:07ça y est,
47:08la grande vague de démocratisation
47:09des ETF est sans doute là
47:12devant nous depuis quelques années.
47:15La dimension active
47:17de certains de ces ETF
47:18l'est peut-être moins aujourd'hui.
47:20Qu'est-ce que c'est
47:21qu'un ETF actif, Louis ?
47:22Oui, tout à fait.
47:23C'est des produits
47:24qui sont quand même plus récents,
47:25même si l'offre se développe
47:27de plus en plus.
47:27Alors, un ETF actif,
47:29c'est très simple,
47:30c'est un ETF où le gérant de l'ETF
47:32va décider de manière discrétionnaire
47:34comment il va composer son ETF,
47:36contrairement à un ETF classique passif
47:38qui va traquer en fait un indice
47:40qui aura été fourni par Euronext,
47:43Bloomberg ou MSCI par exemple.
47:46Et en fait,
47:46au sein des ETF actifs,
47:50on peut même distinguer,
47:51on va dire,
47:51deux grandes catégories.
47:52Il y a les ETF semi-actifs
47:55qui sont en fait...
47:58Non, mais c'est bien,
47:59le marketing est là pour ça.
48:01Donc, ETF semi-actifs.
48:02Voilà, semi-actifs
48:03où ça va suivre en fait
48:05une formule mathématique
48:06pour vous permettre en fait
48:08de mettre en place une stratégie
48:10qui peut être générée
48:11du rendement complémentaire,
48:13se protéger contre la baisse,
48:15enfin une stratégie qui est prédéfinie.
48:17Et les ETF qui sont vraiment
48:19100% actifs
48:20où là, c'est le gérant
48:21qui est à carte blanche.
48:22Et donc, oui, c'est ça.
48:23Gestion totalement discrétionnaire finalement.
48:25Exactement.
48:25Et l'ETF n'étant plus qu'une enveloppe
48:27servant à intégrer
48:29une stratégie de gestion active
48:30assez classique.
48:32Exactement.
48:32Mais avec les atouts de l'ETF,
48:35c'est-à-dire la cotation,
48:36la liquidité,
48:37les frais moindres, etc.
48:38Si vous voulez acheter
48:39une part d'ETF
48:40à 22h le soir,
48:41vous pouvez,
48:42il n'y a pas de problème.
48:43Vous avez une liquidité pour ça.
48:45Comment on réfléchit
48:46à monter une stratégie
48:49à base d'ETF actifs
48:50en 2026 ?
48:51Est-ce qu'il y a des produits
48:53que vous suivez
48:53et qui vous paraissent
48:55plus pertinents que d'autres,
48:56par exemple ?
48:57Là, je pense que dans le contexte
48:58actuel, il y a...
49:00Oui, on peut s'extraire.
49:00On peut s'extraire.
49:01Oui, alors,
49:02si on prend le contexte actuel,
49:03je pense que les ETF actifs,
49:06semi-actifs,
49:06qu'on appelle les ETF buffers,
49:08qui sont assez récents,
49:09peuvent vraiment matcher.
49:11C'est des ETF, en fait,
49:13qui correspondent
49:13à des produits structurés,
49:14qui sont plus connus
49:15des investisseurs particuliers,
49:17notamment les investisseurs patrimoniaux,
49:19parce qu'il y a pas mal
49:19de conseillers en gestion
49:21de patrimoine
49:21qui sont assez friands
49:22de ce type de produit.
49:23Donc, c'est-à-dire,
49:24je le rappelle rapidement,
49:26ça permet, en fait,
49:27d'être investi sur un indice
49:29ou un panier d'actions
49:30avec des protections de capital.
49:32On peut se positionner
49:33sur un indice
49:34avec une protection de perte
49:35de 10%,
49:36en 15% ou plus.
49:38Et la contrepartie
49:39de cette protection,
49:40c'est que la hausse est capée aussi.
49:41Vous prenez moins la hausse.
49:42Voilà, exactement.
49:43Mais du coup,
49:44dans un marché
49:44comme celui qu'on connaît actuellement,
49:46il peut y avoir un intérêt.
49:48Et l'avantage de l'ETF,
49:49c'est ce que je disais là,
49:50c'est que ça va être
49:51moins de frais,
49:52ça va être des produits
49:53plus faciles d'accès
49:55par rapport à un produit
49:56structuré classique.
49:57Donc ça, c'est ETF buffer,
49:58vous dites ?
49:59Exactement.
49:59Donc ça, c'est une piste
50:01qui peut être intéressante.
50:03Une piste qui était intéressante
50:04il n'y a pas si longtemps,
50:06qu'il faut garder en tête
50:07et que j'aime bien,
50:08c'est les ETF cover call.
50:11Alors la stratégie cover call
50:12pour les investisseurs
50:13qui sont sur les options,
50:14c'est assez connu.
50:15Donc en fait,
50:16c'est vous détenez
50:17un panier d'actions
50:18et vous vendez en fait
50:19des options call
50:20pour générer un demand complémentaire
50:22de votre portefeuille.
50:24Mais après,
50:24il faut savoir investir
50:26dans les options
50:26pour avoir un intermédiaire financier
50:29qui le propose.
50:30Donc ce n'est pas accessible à tous.
50:33Donc l'avantage de l'ETF,
50:34c'est la même chose.
50:35Il vous fait la stratégie.
50:35Exactement.
50:36Et donc cette stratégie-là,
50:37ça va vous permettre
50:38d'avoir un rendement complémentaire
50:40de votre portefeuille.
50:42Et la contrepartie,
50:43c'est la même en fait,
50:43c'est que là-haut,
50:45c'est capé aussi.
50:45Oui, c'est quand même un point.
50:47Alors j'entends
50:48l'aspect enveloppe ETF,
50:51la liquidité,
50:52les frais effectivement
50:55plus compétitifs.
50:56Il y avait aussi un autre atout
50:58au départ de l'industrie ETF
50:59qui était quand même
51:00la simplicité.
51:01Là, on n'est plus
51:02sur des produits simples.
51:03Ça devient des stratégies
51:04assez complexes.
51:04Tout à fait.
51:05C'est vrai que c'est plus complexe,
51:06il faut le comprendre.
51:07Mais après,
51:08la simplicité réside dans
51:09l'achat et la vente
51:11du produit.
51:11Ça, ça n'a pas changé.
51:12Mais effectivement,
51:13sur ce type de produit,
51:15il y a quand même
51:16une compréhension à avoir
51:18avant d'y aller.
51:18Les stratégies sont
51:19de plus en plus complexes
51:20mais accessibles simplement
51:21aujourd'hui
51:22pour des particuliers.
51:23Si on reprend l'idée
51:24des purs ETF actifs,
51:26de la gestion discrétionnaire,
51:29on va dire,
51:29quelles sont les thématiques,
51:31les zones géographiques
51:32qu'on peut regarder
51:33aujourd'hui ?
51:34Aujourd'hui,
51:34je pense que
51:35sur les gros trends
51:36type AI,
51:38robotique,
51:38ça n'a pas changé.
51:39Par contre,
51:40ce qui a changé,
51:41c'est qu'il faut vraiment
51:44éviter, je pense,
51:45vraiment l'ETF
51:46peut-être global
51:48qui va se positionner
51:49sur l'ensemble du secteur
51:50parce qu'on a très clairement
51:52des gagnants
51:52et des perdants.
51:53Donc,
51:54il faut peut-être
51:54un peu fourre-tout.
51:55Voilà,
51:56il faut peut-être
51:57faire plus attention.
51:58Il y a évidemment
51:59l'approche stock picking
52:00qui est possible
52:01mais là,
52:01pareil,
52:02il faut avoir
52:02quand même l'expertise
52:03sur ce type de business
52:04où c'est quand même
52:05compliqué de comprendre
52:06ce qu'il y a derrière.
52:07Je pense à Palantir,
52:08c'est quand même
52:08ce type d'entreprise
52:09ou des entreprises
52:11comme Big Bear,
52:12très spécialisées,
52:13Palo Alto,
52:14etc.
52:14Donc,
52:15du coup,
52:15un ETF où
52:16on croit
52:17aux gérants,
52:18je pense par exemple
52:19à Ark Invest,
52:20ou à Echers
52:21qui ont une vraie expertise
52:23sur ce type de domaine,
52:25il peut y avoir
52:25un intérêt
52:26à regarder ça.
52:29Donc là,
52:30je pense que c'est
52:30plutôt thématique.
52:31Après,
52:31au niveau
52:33zone géographique,
52:35l'Europe,
52:35ça reste intéressant.
52:37Donc,
52:38pareil,
52:39aller chercher
52:39des signatures,
52:40des gérants
52:43chez qui
52:43vous avez des convictions.
52:44Ça peut être
52:45à Mundi,
52:45JP Morgan,
52:46etc.
52:47Le Japon aussi,
52:48il peut y avoir
52:48des choses intéressantes
52:49sans forcément
52:50traquer
52:51bêtement,
52:52enfin bêtement,
52:53traquer de manière
52:54simplement l'indice.
52:55Aller un peu au-delà
52:56simplement la réplication
52:57de l'indice.
52:58Exactement.
52:59On verra,
52:59l'Europe,
53:00le Japon
53:00étaient des zones
53:01qui étaient privilégiées
53:01effectivement
53:02ces derniers mois
53:04avant le démarrage
53:05de la crise iranienne.
53:06On verra comment
53:07les choses
53:07évidemment atterrissent
53:08si je puis dire
53:09et si ces tendances
53:10restent intéressantes
53:12pour la suite.
53:14comment on analyse
53:16et comment on sélectionne
53:18un ETF actif ?
53:20Louis,
53:20est-ce qu'il y a
53:20des choses particulières
53:21justement à regarder ?
53:22Alors là,
53:23effectivement,
53:23il faut faire attention
53:23parce que comme
53:24ils sont récents,
53:25il y a souvent
53:25peu de tracks ricord
53:26sur ce type de produit.
53:29Donc très clairement,
53:30il ne faut pas juste
53:31regarder la performance
53:32récente.
53:33C'est un indicateur
53:35évidemment du momentum
53:36parce qu'il y a vraiment
53:36cet effet momentum
53:37qui peut être intéressant
53:38sur les ETR.
53:39Mais très clairement,
53:40ça ne peut pas être
53:40votre seul critère
53:41de décision.
53:42Encore une fois,
53:43les frais.
53:44Parce que pour un investisseur
53:47actif moyen-long terme,
53:48les frais,
53:49surtout à moyen-long terme,
53:50ça peut vraiment
53:50renier la performance.
53:51Donc ça,
53:52c'est un critère important.
53:54Aller du coup
53:55sélectionner
53:55les émetteurs de renom
53:58avec des grosses capitalisations,
54:01une liquidité
54:01qui est présente,
54:02ça c'est des critères importants.
54:03Il y a aussi
54:05le critère de disponibilité
54:07comme c'est assez nouveau.
54:08Est-ce que votre broker
54:10le propose ?
54:11Le propose,
54:12oui.
54:12Ça c'est un sujet.
54:13En sachant que ça,
54:15tous les investisseurs
54:16ne le savent pas,
54:16il est toujours possible
54:18de contacter le broker
54:19pour leur demander
54:20de référencer
54:21un produit financier,
54:23un ETF.
54:23Donc ça c'est possible.
54:25Le client peut faire bouger
54:26son broker.
54:27Voilà.
54:27Il peut au moins
54:28faire la demande.
54:29Au moins faire la demande.
54:29Parce que ça va fonctionner
54:31ou non,
54:31c'est autre chose.
54:32Mais c'est vrai que
54:32le sujet de la disponibilité
54:34il est vraiment présente.
54:36Donc ça c'est important.
54:37Et après,
54:38dans une approche
54:39peut-être un peu plus globale
54:40de gestion de portefeuille,
54:42on dit toujours
54:43les ETF,
54:44ça diversifie.
54:45C'est vrai.
54:46Mais attention
54:48à bien vérifier
54:49ce qu'il y a
54:49sous le capot
54:50de chaque ETF
54:51et qu'il y a
54:51une vraie diversification derrière.
54:53Je pense que
54:53dans le contexte actuel
54:54de volatilité,
54:55surtout si on se met
54:56sur des thématiques précises
54:57liées à la tech
54:58ou même sur l'énergie
54:59ou les bancaires,
55:01il faut faire attention
55:02à vérifier
55:03qu'on a une vraie
55:04diversification
55:05et regarder
55:06sous le capot
55:07de ce qui compose
55:08les ETF.
55:09On a beaucoup parlé
55:10effectivement
55:11diversification géographique,
55:12thématique,
55:13sectorielle,
55:14attention au change
55:15également.
55:16Il y a des ETF
55:16couverts du risque
55:17de change
55:18aujourd'hui.
55:20On se souvient
55:21que le dollar
55:21a baissé de 10%
55:22en 6 mois
55:23au début de l'année 2025
55:24et beaucoup
55:26ont eu du mal
55:26à comprendre
55:27pourquoi leur ETF
55:28n'avait pas performé
55:30quand ça revenait
55:31en euros derrière.
55:32Merci beaucoup Louis.
55:34Merci pour cet éclairage
55:35sur les ETF actifs.
55:36Ça fait une paire d'années
55:37que l'offre
55:38est en train
55:39de se développer.
55:40La croissance est là
55:42même si l'industrie
55:43ETF est encore
55:44dominée
55:45par des ETF
55:46plus traditionnels
55:47et la gestion passive
55:48comme on l'appelle
55:49ou comme on l'appelait
55:50jusqu'à présent.
55:51Louis Yang
55:51qui était à nos côtés
55:53comme chaque mois
55:54dans ce dernier quart d'heure
55:55de Smart Bourse
55:55cofondateur
55:56du Café de la Bourse.
56:02Sous-titrage Société Radio-Canada
56:05Sous-titrage Société Radio-Canada
56:07Sous-titrage Société Radio-Canada
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