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  • il y a 7 mois
Tous les matins, les informés débattent de l'actualité autour de Thomas Séchier et Aurélie Herbemont

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00:00Ravie de vous retrouver pour ces informés du vendredi matin, votre émission de décryptage de l'actualité à la radio et à la télé sur le canal 16 de la TNT.
00:13A mes côtés Aurélie Herbemont, bonjour Aurélie.
00:15Bonjour Thomas, bonjour à tous.
00:16Et je vous présente nos deux informés de ce matin, Stéphanie Despierre, bonjour.
00:21Bonjour.
00:22Journaliste politique à LCP, la chaîne parlementaire, et Jean-Rémi Baudot, bonjour.
00:26Bonjour Thomas, bonjour à tous.
00:27Chef du service politique de France Info, deux sujets au menu ce matin.
00:31Le report de l'accord de libre-échange avec le Mercosur n'est-il qu'un répit pour les agriculteurs et aura-t-on un budget pour Noël ?
00:40On commence Aurélie avec la crise agricole alors que la Commission européenne a donc décidé de reporter cette fameuse signature de l'accord de libre-échange avec les pays du Mercosur.
00:51Oui, la pression des tracteurs qui ont convergé hier vers Bruxelles et la pression de la France, appuyée par l'Italie pour demander un report de la signature ont porté leurs fruits.
01:01Ursula von der Leyen, la présidente de la Commission européenne, donne rendez-vous en janvier.
01:05C'est donc un répit pour les agriculteurs français.
01:09C'est un bon point mais c'est insuffisant pour le patron de la FNSEA, Arnaud Rousseau, qui reste hostile à cet accord ce matin sur France Info.
01:17Quand un accord ne peut pas être obtenu en 25 années, 25 années, c'est que fondamentalement, structurellement, il a été mal construit.
01:28Cet accord, il est décrié, il ne convient pas à l'agriculture, il ne convenait pas en décembre, il ne conviendra pas en janvier.
01:32Bref, la pression risque de durer alors qu'une autre source de colère agricole demeure, la gestion de la dermatose nodulaire contagieuse.
01:41La FNSEA, sur ce point, est plutôt en phase avec la politique du gouvernement qui procède à l'abattage du troupeau dès lors qu'un cas est détecté sur une vache.
01:50Tandis que d'autres syndicats, la Coordination Rurale et la Confédération Paysanne, se mobilisent avec des blocages ces derniers jours.
01:57Tous ces syndicats sont reçus tour à tour ce matin par le Premier ministre.
02:01Sébastien Lecornu, qui aime à se présenter en homme d'apaisement, va-t-il réussir à faire retomber la pression ?
02:07Alors c'est vrai qu'il y a deux sources de contestation, on l'a bien compris, le sujet du Mercosur et la dermatose nodulaire.
02:13Sur le Mercosur, Stéphanie, est-ce qu'on peut parler d'une victoire de la France, le report de cette signature d'un mois ?
02:20C'est allé un peu loin, c'est ce que souhaitait Emmanuel Macron, mais ce qui a fait basculer surtout, c'est la position de Georgia Meloni,
02:25la présidente du Conseil italien, qui elle a réussi, qui a demandé un report, qui a réussi à convaincre le président brésilien,
02:33qui il y a deux jours avait dit, moi c'est maintenant ou jamais, et là qui dit, bon ok, d'accord pour un report,
02:36mais c'est vraiment ça qui fait basculer le report, et puis ce n'est qu'un report, qu'est-ce qui va se passer en janvier ?
02:42Je ne suis pas sûre que les positions de fond, est-ce que l'Italie va, là elle était d'accord pour un report,
02:46mais est-ce qu'elle va rester sur cette position anti-Mercosur, c'est pas sûr, donc c'est peut-être reculer pour mieux sauter.
02:53Jean-Rémi, est-ce que c'est juste un répit finalement de quelques semaines pour les agriculteurs ?
02:57Il faut quand même noter que c'est un coup de théâtre, parce que Ursula von der Leyen,
03:01elle était quasiment déjà dans son avion pour signer cet accord avec les pays du Mercosur,
03:06on les rappelle, Brésil, Argentine, Uruguay et Paraguay.
03:09C'était prévu demain la signature au Brésil.
03:11Voilà, donc en fait elle était quasiment déjà dans son avion, tout était quasiment déjà fait,
03:14et donc ce qui s'est passé hier à Bruxelles, c'est effectivement un coup de théâtre,
03:17avec effectivement le poids d'un certain nombre de pays, la France,
03:21mais surtout l'apport décisif à ce moment-là de l'Italie.
03:25Est-ce qu'il faut dire que la France ne pèse pas assez et que sans l'Italie ne se sera rien passé ?
03:30Évidemment certains le diront, la réalité c'est que c'est aussi un collectif au niveau européen
03:35qui fait qu'à un moment le poids est suffisant pour que ça se mette sur pause,
03:39mais attention, est-ce que ça va changer les choses en janvier ?
03:42Peut-être oui, peut-être non, il y a un élément qu'il faut prendre en compte,
03:44c'est qu'à partir de janvier ça n'est plus le Brésil qui préside ce fameux groupe du Mercosur.
03:51Le Brésil passe la main au Paraguay, et le Paraguay il est moins allant,
03:56ils ont moins envie de se traiter du Mercosur,
04:04donc peut-être est-ce qu'en fait finalement en janvier,
04:07les conditions générales, le contexte général sera peut-être différent,
04:10pas forcément uniquement au niveau européen, mais aussi du côté du Mercosur.
04:13Aurélie, la portée de ce coup de théâtre à Bruxelles.
04:16Ce qui est intéressant c'est qu'effectivement Georgia Meloni a été décisif,
04:20c'est elle qui a réussi à convaincre le président brésilien,
04:24qui disait vraiment ces derniers jours,
04:25si ce n'est pas fait maintenant, ça ne sera pas fait sous mon mandat,
04:28sachant que Lula est au pouvoir jusqu'à fin 2026,
04:32donc Georgia Meloni vraiment a été le game changer,
04:35et ça a été un soutien inespéré, presque inattendu pour la France,
04:39qui était quand même assez seule contre cet accord du Mercosur.
04:43Mais là où Emmanuel Macron ne doit pas trop se réjouir,
04:47c'est que Georgia Meloni, quand elle convainc hier le président Lula
04:50d'accepter un record de trois semaines, quatre semaines, peut-être un peu plus,
04:55elle lui dit mais à la fin, l'Italie signera.
04:58Donc en fait, ce n'est pas sûr que cet appui très conjoncturel de l'Italie
05:04soit encore au crédit de la France dans quelques semaines,
05:09parce que beaucoup de pays européens quand même sont majoritairement favorables
05:14à cet accord avec les pays d'Amérique latine,
05:17notamment l'Allemagne, parce qu'il y a des enjeux industriels
05:20et notamment d'exportation de voitures allemandes vers l'Amérique latine,
05:25donc c'est très très serré,
05:27et ce n'est pas dit que cette minorité-là qui a réussi à faire pression
05:29pour décaler de quelques semaines,
05:31réussisse à se transformer en minorité de blocage fondamentale
05:35pour bloquer l'accord au final dans quelques semaines.
05:38Et on l'a entendu sur France Info tout à l'heure,
05:40le président de la FNSEA, Arnaud Rousseau,
05:43lui ne veut pas de cet accord, au final,
05:46ce n'est pas la bonne stratégie.
05:48Pour lui, accord qui prévoit, on le rappelle,
05:50l'arrivée sans tarif douanier de près de 100 000 tonnes de bœuf,
05:55argentin ou brésilien,
05:56c'est ça qui cristallise vraiment la colère en France,
06:00ce risque de concurrence déloyale.
06:02Est-ce que, compte tenu de cette situation,
06:04les blocages peuvent continuer,
06:07ou est-ce que ce répit d'un mois peut calmer un petit peu le jeu avant Noël ?
06:11Je pense que ça va, a priori, un peu calmer le jeu.
06:14Là, le directeur de la FNSEA disait qu'il attendait les consultations de ce matin.
06:19Tous les syndicats aéricoles sont reçus à Matignon
06:20avant d'appeler à lever des blocages.
06:23Donc, ça fera peut-être redescendre la pression.
06:24Il y espérait une trêve de Noël si les conditions sont réunies.
06:28Si les conditions sont réunies.
06:29Donc, ça va dépendre de ce que le Premier ministre leur dit ce matin à Matignon.
06:32Mais ils préviennent déjà que ça pourra reprendre en janvier.
06:34Et en fait, ce mouvement-là de contestation,
06:36en plus, il y a la dermatose nodulaire contagieuse,
06:38mais c'était prévu.
06:39Moi, j'ai rencontré des agriculteurs fin septembre, début octobre.
06:41C'est le moment où ils sont débordés.
06:43Il y a plein de choses à faire dans les champs.
06:44Mais ils m'ont dit que ça va repartir juste avant Noël
06:46si on continue d'aller dans la voie du Mercosur.
06:49Et on sait que janvier, février,
06:51c'est des moments où les agriculteurs ont un peu plus de temps
06:53parce qu'il y a moins de travaux à faire dans les champs.
06:55Il y a l'approche du Salon de l'Agriculture.
06:57Donc la période sera tout aussi inflammable en janvier.
07:00La porte-parole du gouvernement
07:01qui, ce matin, appelle d'ailleurs à stopper les blocages, Jean-Rémi.
07:05Oui, parce que c'est là que politiquement
07:06et même d'un point de vue de la société,
07:08ça peut être compliqué à gérer.
07:09C'est-à-dire que les agriculteurs et le monde agricole
07:12ont une très forte image dans l'opinion.
07:15Non pas qu'ils sont nombreux en nombre,
07:16mais en termes d'image,
07:17il y a un soutien qui est souvent très large
07:19de la part de la population
07:20parce que chacun soit de la famille,
07:23soit en tout cas un attachement particulier
07:26au monde agricole
07:27et que ce sont aussi les agriculteurs
07:31qui nous font manger d'une certaine manière.
07:34C'est aussi pour ça que politiquement,
07:36c'est très compliqué
07:37et c'est pour ça qu'il y a une forme
07:39d'écoute particulière de la part du gouvernement
07:43dès que les agriculteurs sont en colère.
07:46Il y a eu une petite tolérance d'ailleurs
07:47de la part des forces de l'ordre
07:49sur certains points de blocage.
07:51Alors appelé sa tolérance,
07:52il y a aussi eu des gaz lacrymogènes, etc.
07:53Mais on voit bien qu'il y a une forme
07:55que les agriculteurs peuvent plus facilement
07:59bloquer des autoroutes que d'autres catégories.
08:03Ça ne veut pas dire qu'en coulisses,
08:04les choses ne sont pas compliquées.
08:05Mais c'est juste pour illustrer
08:07à quel point pour le gouvernement,
08:08c'est un sujet absolument inflammable.
08:11Et le pendant de ce truc-là,
08:13c'est de se dire que est-ce que les agriculteurs
08:14seraient prêts à se mettre une partie
08:16peut-être de la population ado
08:17si d'aventure ils ne pouvaient pas aller
08:20fêter Noël en famille,
08:21si d'aventure il n'y avait pas
08:22les poulards nécessaires sur les marchés.
08:25C'est là que c'est un jeu
08:26qui en fait est un peu dans les deux sens.
08:28Le gouvernement a intérêt à ce que ça bouge.
08:29Il y a aussi un moment où les agriculteurs
08:31ont aussi intérêt à ce que ça bouge.
08:33Aurélie ?
08:33Évidemment, les agriculteurs
08:35ne peuvent pas ruiner, entre guillemets,
08:37le crédit qu'ils ont auprès de l'opinion.
08:40C'est-à-dire que si mercredi soir,
08:42au moment d'aller faire le réveillon,
08:43des Français se retrouvent bloqués
08:45sur une autoroute par des tracteurs,
08:47je pense que la cote de popularité
08:49des agriculteurs risque d'un petit peu diminuer.
08:52On voit ce qui se passe
08:52quand il y a des grèves à la SNCF
08:54au moment des repas de fête
08:57en fin d'année ou pendant les vacances.
08:59Généralement, vous allez me dire,
09:01les cheminots partent de moins haut
09:02en termes de popularité auprès de l'opinion,
09:04mais les agriculteurs,
09:05je pense qu'ils seront assez lucides
09:07et puis eux aussi auront envie d'un répit.
09:11Ça va faire plusieurs semaines
09:13qu'ils sont mobilisés,
09:15qu'ils sont loin de leur ferme.
09:19C'est la saison où le bétail est rentré à l'intérieur,
09:23il faut s'en occuper.
09:24Je pense qu'eux aussi voudront souffler pour Noël,
09:27quitte à reprendre ensuite,
09:28puisque on aura toujours le Mercosur
09:30qui de fait va se rapprocher,
09:32puisqu'après Noël on approchera du mois de janvier,
09:34vous allez me dire.
09:34Il y a toujours ce sujet de la dermatose nodulaire
09:38avec une stratégie sanitaire du gouvernement
09:41qui ne bouge pas
09:42et qui reste toujours sur l'abattage.
09:44On risque quand même d'avoir une accalmie
09:46que tout le monde souhaite,
09:47je pense, dans tous les camps,
09:50que ce soit le gouvernement,
09:50les agriculteurs et les Français,
09:52au moment de Noël,
09:53pour repartir de plus belle,
09:54sachant que là on va rentrer
09:55dans un autre compte à rebours
09:56que Stéphanie évoquait.
09:58Il y a le salon de l'agriculture
09:59fin février,
10:01c'est le moment aussi à nouveau
10:02de se faire entendre
10:03et le gouvernement doit espérer très fort
10:05essayer de faire rebaisser la tension d'ici là
10:08parce qu'un salon de l'agriculture,
10:09quand les agriculteurs sont en colère,
10:11c'est terrible pour le gouvernement.
10:14Emmanuel Macron s'en souvient très bien,
10:15l'édition 2024,
10:17pendant le premier épisode de colère des agriculteurs,
10:19avait été horrible pour lui
10:21ces quelques heures au salon.
10:22Ce sera juste avant les municipales.
10:24Et ce sera juste avant les municipales, absolument.
10:26Mais justement, comment est-ce qu'on sort
10:28de ce contexte ?
10:30Admettons qu'il y ait une trêve de Noël
10:32pour l'appeler comme ça.
10:34Si le Mercosur revient sur la table
10:35dans un mois,
10:37qu'est-ce qu'on dit aux agriculteurs
10:38pour ne pas qu'ils continuent de bloquer
10:41ou qu'ils reprennent leur blocage ?
10:42Comment on sort de tout ça ?
10:43C'est très compliqué
10:44parce que la France a déjà essayé de négocier
10:45ce qu'on appelle des clauses de sauvegarde,
10:47donc des garanties pour, par exemple,
10:48les prix des bovins qui arrivent en Europe
10:51ne fassent pas s'écrouler les prix ici.
10:55Et il y a aussi des clauses miroirs,
10:57c'est-à-dire que les agriculteurs
10:57sont très inquiets en disant
10:59les produits qui vont rentrer,
11:00ils vont être moins contrôlés,
11:01on n'a pas les mêmes normes sanitaires,
11:03nous on nous demande beaucoup
11:03et ce qui va arriver sera peu contrôlé.
11:05Donc il y a déjà eu des progrès,
11:06la France a réussi à obtenir des choses,
11:08mais est-ce que ce sera suffisant
11:10pour convaincre les agriculteurs ?
11:11Pour le moment, ce n'est pas le cas.
11:12Ils sont très dubitatifs sur les contrôles.
11:15Donc il y a aussi toute une pédagogie
11:17que devra faire le gouvernement
11:19auprès des agriculteurs.
11:21Est-ce que ça fonctionnera ou pas ?
11:22Et voir aussi si ce mois-là
11:24permet à la France
11:25et aux pays qui sont opposés au Mercosur
11:27d'aller un peu plus loin
11:28dans les garanties qu'elles peuvent obtenir
11:30pour limiter ce que les agriculteurs
11:32considèrent comme des risques
11:33à ce nouveau traité de libre-échange.
11:34Ce qui serait intéressant,
11:36ce sera de voir si,
11:37parce qu'on parle des agriculteurs,
11:38en fait tous les agriculteurs
11:39ne sont pas mécontents du Mercosur,
11:41de cet accord du Mercosur.
11:42Ce sera intéressant de voir
11:43si dans les prochains jours,
11:44les prochaines semaines,
11:45ceux qui sont plutôt gagnants
11:46dans ce deal
11:47vont finir par sortir un peu du bois.
11:49Je pense au vin,
11:50au spiritueux,
11:51au lait,
11:52puis après il y a tout
11:52tout le maillage aussi industriel
11:55qui lui a intérêt
11:56à ce que cet accord arrive
11:57parce qu'il ne faut pas se tromper.
11:59Si demain,
11:59il n'y a pas de signature du Mercosur,
12:00ça ne veut pas dire
12:01que la viande de ces pays-là
12:03n'arrivera plus en Europe.
12:04Ce n'est pas ça la réalité.
12:05Donc il y aura toujours...
12:06Enfin, la question,
12:07le Robinin ne s'arrêtera pas
12:08pour autant.
12:09Et puis il y a un contexte
12:10à prendre en compte,
12:11le fait que le marché américain
12:12devient plus compliqué
12:12pour le produit européen
12:13et que l'Europe a besoin,
12:15industriellement,
12:16d'un point de vue commercial,
12:17de trouver des nouveaux partenaires.
12:18C'est là que le Mercosur
12:20est arrivé un peu
12:20à maturité
12:22au bout de ses 25 ans
12:23parce que c'est aussi
12:24une manière
12:24de trouver des nouveaux
12:26débouchés commerciales
12:27puisque Donald Trump
12:27nous fait la guerre.
12:31Néanmoins,
12:31ce sera très intéressant
12:32pour revenir à ce que je dis
12:33juste avant,
12:34de voir si certains
12:35finissent par assumer
12:36un petit peu
12:36leur envie de Mercosur.
12:38Ils ne sont pas très nombreux,
12:39ils sont plutôt discrets,
12:40mais en coulisses,
12:41ils essaient quand même
12:41de s'activer.
12:42Juste un mot, Aurélie,
12:43on l'a évoqué tout à l'heure,
12:44mais comment expliquer
12:45le soutien de la population
12:46aux agriculteurs
12:48qui manifestent ?
12:49Est-ce qu'il y a aussi
12:50peut-être le fait
12:52de profiter
12:53de ce mouvement
12:55pour dire tout le mal
12:56qu'on pense du gouvernement
12:57plus largement
12:57au-delà des questions agricoles ?
12:59Non, ça c'est globalement
13:01à chaque fois
13:01qu'il y a une mobilisation
13:02des agriculteurs,
13:03on l'avait vu
13:03il y a deux ans,
13:05ils ont toujours
13:05un fort soutien
13:06dans l'opinion.
13:07Genre Emile disait
13:08beaucoup de Français
13:09peuvent avoir des racines
13:10dans le monde agricole,
13:12des parents,
13:13des grands-parents,
13:14parfois c'est plus ancien.
13:15Et puis il y a un côté,
13:17c'est l'alimentation,
13:17c'est ce qu'on mange
13:18tous les jours,
13:19en France on aime bien
13:20bien manger,
13:21donc il y a toute une espèce
13:22de mythologie
13:23de l'agriculteur
13:24qui fait que
13:25la France est un pays
13:26de gastronomie,
13:27donc c'est toujours vu
13:28très positivement
13:29par beaucoup de Français
13:31et on voit très bien
13:32quand il y a le salon
13:32de l'agriculture,
13:33ça cartonne,
13:34il y a toujours
13:35beaucoup de spectateurs
13:36qui vont,
13:37il y a ce côté un peu,
13:38cette nostalgie peut-être
13:39de la grande ferme France
13:41et donc il y a
13:42un attachement particulier.
13:42Même si on n'achète pas
13:43tous français,
13:44on n'achète pas tous
13:44de la grande française.
13:45Parce qu'en réalité,
13:46le vrai moyen de montrer
13:48le soutien aux agriculteurs,
13:50c'est d'acheter des produits
13:50agricoles français
13:51et qui sont plus chers,
13:55qui sont peut-être
13:56de meilleure qualité,
13:57on peut le dire,
13:58mais il y a toujours
13:59cette difficulté
14:01entre pouvoir d'achat
14:02et ce qu'on aimerait faire,
14:03mais c'est vrai que
14:04les prix peuvent rebuter,
14:08mais en fait,
14:08c'est vrai,
14:09le vrai soutien aux agriculteurs,
14:11c'est de faire vivre
14:11la filière agricole française,
14:15mais ça n'est pas
14:16toujours possible.
14:16Bien,
14:17on poursuit la discussion,
14:18dans un instant,
14:19on va passer à notre
14:19deuxième sujet du jour,
14:21on va parler du budget,
14:23il y a un rendez-vous,
14:24une étape très importante
14:25qui se déroule aujourd'hui,
14:26on voit ça juste après
14:27le fil info,
14:28l'essentiel de l'actu
14:29à 9h20
14:30et c'est avec Diane Ferschit.
14:32Plus d'un Français sur deux
14:34reconnaît acheter
14:35trop de nourriture
14:36pour les fêtes de fin d'année,
14:37c'est ce que révèle
14:37une étude de l'application
14:39anti-gaspillage
14:39tout goût,
14:40tout goût,
14:40et c'est le pain
14:41que l'on gâche le plus
14:42pendant les fêtes
14:42selon cette étude.
14:44La dette publique française
14:45se creuse encore
14:46au troisième trimestre,
14:47elle atteint 117,4%
14:49du produit intérieur brut
14:50selon l'INSEE,
14:51un niveau jamais atteint
14:52hors période de guerre
14:53ou de pandémie.
14:55La signature de l'accord
14:56avec les pays du Mercosur
14:57repoussé en janvier
14:59par Bruxelles,
15:00un projet d'accord
15:01qui cristallise la colère
15:02des agriculteurs français,
15:04toujours mobilisés également
15:05contre l'abattage
15:06systématique des bêtes
15:07en cas de dermatose
15:08nodulaire bovine,
15:09plusieurs blocages
15:10d'agriculteurs sont en cours
15:11mais tous les nouveaux
15:12blocages d'autoroutes
15:13ou d'axes routiers
15:14sont empêchés
15:15par les forces de l'ordre
15:16depuis 48 heures,
15:17affirme le ministre
15:18de l'Intérieur.
15:19A Bruxelles,
15:20une nouvelle aide
15:21pour l'Ukraine
15:21décidée au cours de la nuit,
15:2390 milliards d'euros
15:24débloqués,
15:25une aide de l'UE
15:25qui renforce
15:26véritablement
15:27notre résilience.
15:28Salut ce matin
15:29Volodymyr Zelensky.
15:31Des messages de soutien
15:32à Christophe Glez,
15:33le journaliste sportif français
15:34condamné à cet an de prison
15:36en Algérie
15:36vont être diffusés
15:38pour les 32e de finale
15:39de la Coupe de France de foot.
15:40Sept matchs sont à suivre ce soir
15:42dont Fény Aulnois,
15:44club de 4e division
15:45qui sera sur le terrain
15:46de son voisin
15:46et leader de Ligue 1,
15:47le Racing Club de Lens
15:49coup d'envoi
15:50à 21h.
15:53France Info
15:54Les informés
15:57Aurélie Herbemont
15:59Thomas Sechier
16:01Toujours en compagnie
16:04de Stéphanie Despierre
16:05de la chaîne parlementaire
16:06et de Jean-Rémi Baudot
16:07du service politique
16:09de France Info.
16:10On passe à notre
16:10deuxième débat du jour.
16:12Aurélie,
16:12on parle du budget.
16:14Ce feuilleton de l'hiver
16:15dont on ne voit pas le bout,
16:17nouvelle étape
16:17cruciale aujourd'hui
16:19avec la CMP,
16:20la commission mixte paritaire
16:22qui doit se réunir
16:23dans les toutes prochaines minutes.
16:25Alors c'est un conclave
16:25de sept députés
16:26et sept sénateurs
16:27qui reconstitue
16:28un parlement
16:29en miniature
16:30et ce conclave
16:31a la délicate mission
16:33d'essayer d'aboutir
16:34à une copie budgétaire
16:35votable ensuite
16:37par une assemblée
16:38où il n'y a pas de majorité.
16:40La ministre du budget,
16:41Amélie de Montchalin,
16:42veut croire à un compromis
16:43ce matin
16:44chez nos confrères de TF1.
16:45Je le souhaite.
16:47Je crois qu'avec
16:48le Premier ministre
16:49et tout le gouvernement,
16:49on a tout fait pour.
16:51Vous savez,
16:51c'est un moment très particulier.
16:53Ce n'est pas un moment
16:53où on fait semblant.
16:55C'est un moment où,
16:56au fond,
16:56la Constitution
16:57permet à des députés
16:58et à des sénateurs
16:59de dépasser leur désaccord
17:01et de faire un compromis.
17:02La ministre compte
17:03sur cette commission
17:04mixte paritaire
17:05mais, en réalité,
17:06en coulisses,
17:07pas grand monde
17:08ne croit que la manœuvre
17:09aboutisse au final
17:10au point que Sébastien Lecornu
17:12se résout
17:12à envisager une loi spéciale
17:14pour enjamber
17:15la nouvelle année
17:16ce qui impliquerait
17:17de se remettre
17:17sur un vrai budget
17:19début 2026.
17:21Comme le Premier ministre
17:22ne veut toujours pas
17:23entendre parler du 49-3,
17:25se remettre au budget
17:26à la rentrée de janvier,
17:27eh bien,
17:27c'est ce qui attend
17:28députés et sénateurs
17:29si l'esprit de Noël
17:31ne souffle pas
17:32ses prochains jours
17:32sur le Parlement.
17:33Alors, justement,
17:34est-ce que cette commission
17:35mixte paritaire
17:35peut aboutir à quelque chose ?
17:37Stéphanie Despierre,
17:37on a le sentiment
17:38que les choses
17:38se sont quand même tendues
17:39ces derniers jours.
17:41Les choses se sont tendues.
17:42En fait, le gouvernement
17:42avait laissé 4 jours
17:43pour convoquer
17:45la commission mixte paritaire
17:46dans l'espoir
17:47de pouvoir négocier, etc.
17:48Mais depuis mercredi,
17:49notamment,
17:50les choses se sont tendues.
17:51Au Sénat,
17:52ça a été très compliqué
17:52lors des questions au gouvernement.
17:54Il y a même eu des huées
17:54dans les travées au Sénat,
17:55ce qui n'arrive quasiment jamais
17:57contre le gouvernement mercredi.
17:59Tous les sénateurs de droite,
18:01les Républicains,
18:01sont montés au créneau
18:02pour contester la stratégie
18:05et surtout les concessions
18:07faites au Parti Socialiste
18:08de la part de Sébastien Lecornu.
18:09Hier, Sébastien Lecornu,
18:11je ne suis pas sûre
18:11que ça ait servi à apaiser,
18:12a fait savoir
18:13qu'il dénonçait
18:14l'agressivité
18:15et la radicalité
18:16d'une partie du groupe
18:17Les Républicains au Sénat
18:18et que ça a laissé
18:19entrevoir l'échec de la CMP.
18:20Donc, les relations...
18:20Sébastien Lecornu
18:21qui vient lui-même,
18:22il faut le rappeler,
18:23DLR.
18:23Tout à fait, DLR,
18:24mais là, pour le coup,
18:25c'est plutôt le fidèle
18:27d'Emmanuel Macron
18:27qui est en poste à Matignon.
18:29Donc, c'est vrai que là,
18:30ça paraît très, très compliqué
18:31et on l'a dit,
18:32quand bien même
18:33il y aurait été un miracle de Noël,
18:34c'est-à-dire une CMP conclusive,
18:36après, il faut que ce texte
18:37adopté ce matin
18:38soit validé
18:40par l'Assemblée nationale.
18:41Et ça, ça paraît
18:42encore plus compliqué
18:43puisque le PS dit
18:44qu'un budget,
18:45ça marque la politique,
18:46donc ils ne voteront pas pour.
18:47Les écologistes,
18:48ils ne s'abstiendront pas.
18:50Les écologistes disent
18:51qu'ils voteront compte.
18:52Donc, en fait,
18:52même si aujourd'hui,
18:53il y a un miracle de Noël,
18:54il en faudrait un deuxième mardi
18:55et ça, ça paraît
18:57encore plus compliqué.
18:58Donc, si on se dit
18:58les choses clairement,
18:59Jean-Rémi, c'est râpé.
19:00Il n'y aura peut-être pas
19:01de budget au pied du sapin.
19:02Ça, c'est peut-être,
19:04c'est fort probable.
19:05Le gouvernement a besoin
19:06des socialistes.
19:07La droite n'accepte pas la copie.
19:09Une partie des gens de droite
19:10disent, c'est bon,
19:11on a déjà donné,
19:12on a déjà permis
19:12que les retraites
19:13soient suspendues, etc.
19:14Il faut juste comprendre
19:16pourquoi Sébastien Lecornu
19:18est si, je dirais,
19:20agacé par le Sénat.
19:22C'est qu'il considère
19:22que les sénateurs
19:23ne se mouillent pas assez
19:24et que c'est bien gentil
19:26de dire que, finalement,
19:27il pourrait passer en force
19:28en utilisant le 49-3.
19:29Mais d'une certaine manière,
19:31le Sénat se dédouane
19:32un petit peu
19:32de ses responsabilités
19:33et de cette espèce
19:34d'esprit de compromis
19:35qui souffle un petit peu
19:37sur la politique française
19:38depuis quelques semaines.
19:39C'est donc pour ça
19:42que Sébastien Lecornu
19:44trouve qu'il ne se mouille pas assez.
19:45La loi spéciale,
19:46ça aurait quand même
19:47l'avantage de bloquer
19:50un peu le système
19:50temporairement.
19:52Ça veut dire que,
19:52par exemple,
19:53les impôts de 2025
19:54sont reconduits en 2026
19:56mais ça veut dire aussi
19:56que les dépenses de 2025
19:58sont recondues en 2026.
19:59Ça veut dire que
20:00tout ce qui a été promis
20:02n'arrivera pas.
20:03Ça veut dire
20:03des ouvertures de postes,
20:05des dépenses supplémentaires,
20:07des choses autour
20:08du budget de l'armée,
20:10par exemple.
20:10Tout ça n'existe pas
20:11dans la copie 2025.
20:13Donc, ça veut dire que
20:14oui, l'État ne s'arrête pas.
20:16La France continue de tourner.
20:17La France continue de tourner.
20:17Les cartes vitales
20:18continuent à tourner,
20:19évidemment.
20:19Tout ça, c'est vrai.
20:20Mais il y a des effets de bord
20:21qui peuvent être très néfastes.
20:23Certains, par exemple,
20:24les recrutements de profs
20:26ne peuvent pas arriver
20:27si on est en loi spéciale.
20:28Il y a plein de petites choses
20:29qui, en fait,
20:29ne sont pas des détails
20:30et qui, en fait,
20:31font que le gouvernement
20:32et que le Parlement
20:33doivent trouver un accord.
20:34Pourquoi est-ce que
20:34Sébastien Lecornu,
20:35Aurélie Erbamon,
20:36ne veut pas revenir
20:37au 49-3 ?
20:39Parce que ça pourrait
20:39permettre de débloquer
20:40la situation ?
20:41Bien sûr.
20:41D'ailleurs,
20:42ces derniers jours,
20:43ces dernières semaines,
20:43on entend beaucoup de voix
20:44s'élever pour dire
20:46« Faites un 49-3,
20:47monsieur le Premier ministre. »
20:48Comme ça,
20:49à Noël,
20:50on est débarrassé
20:51puisque l'Assemblée,
20:52ça paraît inconcevable
20:53aujourd'hui d'avoir
20:53une majorité
20:55sur un budget.
20:57Sauf que Sébastien Lecornu,
20:58il s'est engagé
20:59auprès des socialistes
21:00à ne pas utiliser
21:01le 49-3,
21:02même si beaucoup
21:02de socialistes
21:03aujourd'hui regrettent
21:04qu'il n'y ait pas
21:04le 49-3
21:05parce que ça les arrangerait
21:06bien aussi en premier lieu
21:08que ça passe
21:09et derrière,
21:10ils ne censurent pas.
21:11Sauf que Sébastien Lecornu,
21:12voilà,
21:13il est rentré dans la posture
21:14de « Moi,
21:15je ne brutalise pas,
21:16je donne les clés au Parlement,
21:17à vous de prendre
21:17vos responsabilités
21:18plutôt qu'à moi
21:19d'engager la mienne. »
21:20Donc,
21:20mettez-vous d'accord,
21:21sauf que pour l'instant,
21:23on ne peut pas dire
21:24que ça porte vraiment
21:25ses fruits.
21:26Issue plus qu'incertaine
21:27de cette commission
21:28mixte paritaire
21:29qui débute
21:29à 9h30.
21:30À 9h30.
21:33à tous les trois,
21:34Aurélie Herbemont,
21:35Jean-Rémi Baudot
21:36du service politique
21:36de France Info,
21:37Stéphanie Despierre
21:38de LCP,
21:39la chaîne parlementaire.
21:40Les informés reviennent
21:41bien sûr demain
21:42et l'info se poursuit
21:43tout de suite
21:44sur France Info.
21:44Bonne journée.
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