- il y a 7 semaines
Les informés de franceinfo du mercredi 17 décembre 2025
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00:0020h, 21h, France Info, les informés, Victor Maté.
00:10Bonsoir à toutes et à tous et bienvenue sur France Info à la radio et à la télé sur le canal 16 de la TNT.
00:16A la une ce soir cette question, l'employeur doit-il être au courant de l'éventuel usage de drogue de ses salariés ?
00:22Un syndicat de police le propose sur France Info, faut-il responsabiliser encore plus le consommateur pour lutter contre le narcotrafic ?
00:29On en débat dans un instant.
00:31Y aura-t-il un accord entre l'Union Européenne et les pays sud-américains du Mercosur ?
00:35La France refuse tout passage en force, l'Italie demande des améliorations.
00:3910 000 agriculteurs sont attendus demain à Bruxelles où se tient le Conseil Européen.
00:43Et puis la fonte des glaciers s'accélère au point de surprendre les experts eux-mêmes.
00:48Quelles conséquences sur le climat mais aussi pour l'économie et la géopolitique ?
00:52Pour en parler ce soir, Patricia Lémonière.
00:54Bonsoir Patricia, grand reporter spécialiste des questions internationales.
00:58Sylvain Courage est également avec nous.
00:59Bonsoir Sylvain.
01:00Bonsoir.
01:00Directeur adjoint de la rédaction du Nouvel Obs à vos côtés, Elisabeth Pinault.
01:04Bonsoir.
01:05Bonsoir Victor.
01:05Grand reporter de l'agence Reuters correspondante pour Matignon et l'Elysée.
01:09Et bonsoir et bienvenue Benjamin-Louis.
01:11Bonsoir Victor.
01:11Correspondant à Paris pour la RTS, c'est la radio-télévision suisse.
01:15Au lendemain de l'annonce faite à Marseille par Emmanuel Macron de la hausse de l'amende forfaitaire délictuelle pour usage de drogue.
01:24Elle passera de 200 à 500 euros.
01:26Cette proposition ce matin sur France Info du secrétaire général du syndicat des commissaires de la police nationale, Frédéric Lose.
01:33Il faut aller plus loin par exemple.
01:35Il faut que les employeurs soient prévenus lorsque quelqu'un est interpellé pour usage de stupéfiants.
01:41Alors évidemment, le consommateur ne peut pas être considéré comme une victime hedoniste passive.
01:46Il est un acteur et un maillon du crime organisé.
01:49Alors problème, comment faire légalement remonter ces informations et pour en faire quoi ?
01:53Benoît Serre est le co-président du cercle Humania Think Tank qui regroupe plus de 600 DRH, les directeurs des ressources humaines.
02:00Si c'est dans le cadre du travail, le salarié est sous le régime du contrat de travail, donc il est sous l'entreprise, à ce moment-là l'entreprise a à en connaître.
02:07Parce que c'est une sorte de double délit, à la fois un délit de consommation et un délit de consommation sur le lieu de travail.
02:13En revanche, si le salarié c'est dans le cadre privé, on n'a pas nous légalement de droit d'avoir d'informations sur ce que fait notre salarié dans le lieu de privé.
02:22Parce que si on appliquait une loi pareille, ça veut dire que celui qui a un accident de voiture peut nous prévenir, celui qui a cramé un stop c'est pareil, on s'en sort plus.
02:29On s'en sort plus Benjamin-Louis, est-ce que c'est réaliste cette mesure de prévenir finalement l'employeur si un salarié est consommateur de drogue ?
02:38Réaliste ? Absolument pas, je pense. J'imagine déjà qu'il va y avoir des barrières légales qui vont se poser assez rapidement.
02:45Il y a une question de respect de la vie privée, c'est ce que disait votre interlocuteur à l'instant,
02:50que si ça se passe dans le cadre privé, on ne va pas commencer à prévenir l'employeur de ce que fait une personne, que ce soit légale ou pas légale, dans sa vie personnelle.
02:58Non, ça me paraît totalement irréaliste et par ailleurs ça me paraît aussi un petit peu hypocrite et dangereux.
03:04Hypocrite parce que si on se met à afficher qui sont les consommateurs de stupéfiants dans une entreprise,
03:11on risque de se rendre compte que voilà, jusque tout en haut de la hiérarchie, il va y avoir deux trois problèmes.
03:17Et puis voilà, absolument irréaliste.
03:20Patricia ?
03:21Oui, alors je partage complètement cet avis irréaliste.
03:24J'ajouterais simplement qu'au lieu de faire effectivement cette politique de dénonciation,
03:28qui tourne presque à la délation en quelque sorte de la part de la police,
03:33on ferait mieux de faire de l'information sur les dangers réels que courent les consommateurs de drogue.
03:39Alors à ce moment-là, pourquoi pas faire de l'information ?
03:41On disait aussi dans la suite de l'interview, Benoît Serge, justement, VDRH, en disant la prévention n'est pas suffisant.
03:45La prévention, c'est ce qui me semble aujourd'hui essentiel,
03:48parce que quand on voit toute notre politique répressive,
03:51qui est quand même en cours depuis plus d'une dizaine d'années,
03:55ça remonte à un certain...
03:56Les résultats, c'est la progression de l'augmentation de la consommation de drogue en France.
04:01Donc en tout cas, en ce qui concerne les drogues dures et les drogues de synthèse.
04:05Donc je trouve que ce qu'il faudrait faire, oui, c'est de la sensibilisation, de l'information,
04:10et nous n'en faisons pas.
04:12C'est le gros problème de la France si on compare avec d'autres pays, en particulier les Britanniques,
04:16où il y a beaucoup plus d'informations sur la dangerosité de la drogue,
04:19et ce, dès l'école.
04:21Ça passe par l'information, Elisabeth Pinault ? Il faut plus de prévention ?
04:24C'est une question de santé publique, bien entendu.
04:27Là, on voit qu'on est dans une espèce de séquence où il s'agit d'un peu de culpabiliser le consommateur.
04:33Il serait plus d'un million à consommer de la drogue quotidiennement en France.
04:37C'est quand même des chiffres assez considérables.
04:39De la cocaïne, simplement, pas simplement de la drogue.
04:41Et donc, là, on voit bien que le DRH dit une évidence.
04:46Si on consomme de la drogue sur son lieu de travail, oui, on peut être l'essentiel pour faute grave.
04:50Mais sinon, c'est évidemment du ressort de la vie privée.
04:53Et il n'y a rien à en dire.
04:55Donc, c'est un peu un coup d'épée dans l'eau, cette proposition.
04:58Mais néanmoins, on voit bien qu'il y a, en ce moment, une phase...
05:02Alors, il y a eu cette phrase d'Emmanuel Macron, il y a quelque temps,
05:04qui voulait culpabiliser les bourgeois des centres-villes qui achètent la drogue.
05:09Et puis, hier, à Marseille, il a annoncé la hausse de l'amende...
05:13Forfaitaire délectuelle.
05:15Forfaitaire délectuelle.
05:15Forfaitaire délectuelle de 300 à 500 euros.
05:17De 200 à 500.
05:18De 200 à 500 euros.
05:20Oui, soyons précis.
05:22Je crois que c'est une amende qui n'est pas très bien recouvrée.
05:26Les pourcentages sont...
05:2740%, 45%.
05:28De l'ordre de 40%, alors que pour les délits routiers, c'est plus de 80%.
05:32Bon, en tout cas...
05:33Il a annoncé, d'ailleurs, la mise en place de commissaires spéciaux pour assurer un meilleur recouvrement.
05:37Ça semble, de toute façon, pourquoi pas, de toute façon, le consommateur est une maille de la chaîne immense de la lutte contre le trafic de drogue.
05:51Mais, bien entendu, qui passe par d'autres éléments.
05:55Bien sûr, la répression, il y a la loi qui a été votée en juin dernier.
05:59Et puis, bien sûr, les grands trafics internationaux.
06:04Et puis, tout l'argent que ça représente, le blanchiment, etc.
06:08Et c'est, bien sûr, là, si on veut être très efficace, c'est, bien sûr, à cette dimension internationale et financière qu'il faut s'attaquer.
06:18Pour dire encore un mot de cette proposition sur France Info du syndicat de police de prévenir l'employeur en cas de consommation de drogue par un employé,
06:26le ministre de l'Intérieur, c'était également ce matin sur France Info, Laurent Nunez, ne dit pas forcément non à cette proposition.
06:32Il en formule une autre.
06:33C'est, est-ce que des consommateurs réguliers de stupes, dont ils nous auraient été signalés par mes effectifs, les forces de sécurité intérieure,
06:42qui ont été contrôlées de nombreuses reprises comme consommateurs,
06:45est-ce qu'on ne devrait pas convoquer ces personnes devant la commission départementale du permis de conduire,
06:49à se demander s'il ne faut pas leur suspendre le permis de conduire ?
06:52Tout ça, on va le regarder.
06:53Sylvain Courage, proposition, là encore, réaliste, on peut poser la même question ?
06:58Il y a un vrai problème, effectivement, de prendre le volant sous l'effet de stupéfiants.
07:05Alors, suspendre le permis par anticipation, ça pose aussi un autre problème de droit,
07:09parce que finalement, on peut avoir son permis à ne pas rouler.
07:12Et puis, il faut constater les faits quand on veut condamner quelqu'un pour un délit.
07:18Et donc là, on fait une sorte de procès d'intention.
07:21Enfin, je pense que juridiquement, c'est très compliqué à soutenir.
07:25Mais la lutte contre l'usage des stupéfiants au volant, ça c'est très important.
07:29On se souvient de l'affaire Palman, qui avait beaucoup défrayé la chronique.
07:33Donc oui, il y a énormément d'accidents aujourd'hui qui sont provoqués par l'alcool, le cannabis, la cocaïne,
07:39et toutes les drogues qui sont consommées en France.
07:42La question de la pénalisation de la consommation, c'est un faux moyen.
07:47Parce qu'en fait, s'il y a une consommation, c'est qu'il y a un problème de santé publique.
07:52Il y a l'offre, il faut tarir l'offre, évidemment.
07:54Mais la question de la demande, c'est plus un problème de santé publique.
07:57Et on sait très bien que quelqu'un qui est addict ne va pas s'arrêter parce qu'on lui a collé une contravention.
08:04On s'attaque aux consommateurs, finalement, Benjamin-Louis,
08:06parce qu'on n'arrive pas justement à lutter suffisamment contre le trafic ?
08:09Oui, peut-être.
08:10Mais il y a quand même cette impression que j'ai vue un petit peu de l'extérieur,
08:14c'est qu'il y a cette fuite en avant du tout répressif.
08:18Vraiment, là, on en est à essayer de chercher des gadgets, au fond,
08:22de supprimer, suspendre le permis de conduire par anticipation
08:26pour faire en sorte que cette personne ne soit pas un danger public.
08:29Très bien, en soi, c'est louable.
08:30Mais encore une fois, ce qu'on disait tout à l'heure, plus de prévention,
08:33plus de contrôle au moment où la personne est dans la voiture,
08:36ça, c'est absolument défendable, de faire des contrôles salivaires,
08:40des tests pour toutes sortes de stupéfiants lorsque quelqu'un conduit
08:42ou lorsque quelqu'un a un accident,
08:45mais de lui supprimer son permis de conduire.
08:47Encore une fois, on va rajouter des étages administratifs,
08:50des inspecteurs, des contrôles, des choses comme ça.
08:52Je ne suis pas persuadé qu'on aille vraiment vers l'avant avec ça.
08:54Encore une fois, ce que disait Patricia,
08:56il faut une politique de prévention, d'éducation,
09:00tout en gardant de la répression, bien sûr,
09:02mais de rajouter des gadgets de répression,
09:04je ne suis pas sûr qu'on aille vers quelque chose de viable.
09:05Patricia Lémanière.
09:06Oui, puis moi, j'ai l'impression que le président a quand même un train de retard,
09:09parce que quand il dit, ah oui, les consommateurs des hauts quartiers,
09:12des beaux quartiers, etc.,
09:13enfin, quand il fait encore à Marseille cette référence,
09:16mais aujourd'hui, la drogue...
09:17En disant que ça ne doit pas être festif, la drogue...
09:18La drogue est consommée massivement par les pauvres et les riches.
09:23Dans les campagnes, dans les campagnes,
09:25dans les plus petits villages,
09:26c'est fini, les beaux quartiers du 16e, du 17e,
09:29ou de Lyon, quel quartier dans Lyon,
09:31ou tel quartier dans Marseille.
09:32Ça continue, mais c'est répandu.
09:35Donc, il faudrait un peu s'interroger
09:36pourquoi, effectivement, ça s'est complètement massifié,
09:39en France, cette consommation de drogue.
09:41Il est bien là, aussi, le problème.
09:42Alors, ça retombe, effectivement, sur le fait
09:44qu'il y a, si vous voulez, que le tout répressif.
09:49Et puis, aussi, ça pose la question
09:50de l'existence de ces véritables mafias
09:54qui gangrènent totalement notre société,
09:57qui les gangrènent au niveau administratif,
10:00policiers, magistrats, administrateurs.
10:03Parce que, quand on vous dit, si tu ne fais pas ce que tu veux,
10:05ben, écoute, tu peux avoir un accident.
10:07Parfois, on n'est pas plus royaliste que le roi, si vous voulez.
10:11Donc, je ne jette pas la pierre à ceux
10:13qui, finalement, obéissent.
10:14Et puis, aussi, ces mafias, qui, quand même, génèrent
10:173 à 5 milliards de chiffres d'affaires par an,
10:19ces mafias font aussi du bien dans leur quartier.
10:23Maintenant, vous avez vu, elles distribuent des jouets,
10:24elles font des fêtes,
10:27elles remplissent ce que devraient faire nos services sociaux.
10:30Alors, il y a un des maires qui a interdit, je crois,
10:33une des manifestations généreuses
10:35de ces familles mafieuses dans les quartiers.
10:38Mais, il faut voir, si vous voulez,
10:40elles proposent un autre modèle de société
10:42avec un côté, on fait du bien.
10:45Donc, il faudrait quand même...
10:46Tout en nuisant aussi, il faut quand même relativiser aussi
10:48à la réputation.
10:49Mais, attendez, moi, j'ai fait,
10:50j'ai suivi des chauffeurs, etc.
10:53Les gens n'osaient même pas me dire
10:55ce qu'ils en pensaient et me parlaient.
10:57Et ceux qui m'avaient parlé avaient eu leur pneu crevé.
10:59Donc, ça veut bien dire qu'il y a la peur,
11:01mais il y a aussi cette société
11:03avec la culture de la violence,
11:05du virilisme, du mal dominant.
11:07Enfin, on ne se rend pas compte, c'est global.
11:09Sur la mesure elle-même que proposait hier Emmanuel Macron
11:11faire passer donc cette amende forfaitaire délictuelle
11:14à 500 euros contre 200 actuellement,
11:16on l'a dit, Elisabeth Pinault,
11:17c'est de nature à pouvoir dissuader ça les consommateurs ?
11:19Ou ça ne va pas avoir d'effet ?
11:21Je pense, sans vraiment m'avancer,
11:24que ça peut avoir très peu d'effet.
11:26C'est un problème de santé publique
11:27quand on est dépendant à la drogue.
11:30Ce n'est pas une amende qui va vous empêcher
11:32de consommer.
11:34C'est bien sûr d'autres aspects.
11:36Mais là, je vois aussi un aspect politique
11:38au fait de mettre ce sujet en avant.
11:41On est à trois mois des élections municipales.
11:43Maintenant, tous les maires se retrouvent
11:45face à ce genre de problème.
11:47Jusqu'au plus petit village, vous l'avez dit,
11:49avec des problèmes qui n'existaient pas avant.
11:52Avant, c'était réservé aux grandes villes,
11:54aux banlieues, comme on les appelait,
11:57aux quartiers défavorisés.
11:59Maintenant, le plus petit village se retrouve
12:01avec des problèmes de cannabis.
12:03Toutes les familles sont touchées, ou presque.
12:06Toutes les fêtes sont touchées, ou presque,
12:07avec des règlements de compte,
12:10jusque dans les plus petites villes,
12:12les fêtes qui se terminent mal.
12:14Et puis, ces zones de non-droit
12:16qu'on a pu voir à Marseille.
12:18Donc, c'est vraiment un problème politique.
12:21Et l'exécutif veut prendre à bas le corps
12:25ce problème qui touche tout le monde,
12:26qui inquiète beaucoup les Français
12:29quand ils parlent d'insécurité.
12:30Souvent, la drogue est tout en haut
12:34de leurs préoccupations.
12:36Sylvain Courage, il y avait une tribune récemment
12:38dans votre hebdomadaire,
12:39le Nouvel Obs signé par Catherine Delorme,
12:41présidente de la Fédération Addiction,
12:42qui est le premier réseau d'associations
12:44et de professionnels de l'addictologie.
12:46Elle parlait d'une sorte de stigmatisation
12:47des consommateurs, en disant que c'était
12:49le dernier visage pour elle
12:50d'une politique des drogues en échec en France.
12:53Ce que disent tous les médecins
12:54qui connaissent ces problèmes d'addiction,
12:56c'est que la honte ne marche pas.
12:58Ce n'est absolument pas un mécanisme psychologique
13:02qui va freiner la consommation de drogue.
13:05Ça n'a rien à voir avec ça.
13:06Donc, les médecins ne croient pas du tout
13:07à cette répression.
13:09L'amende forfaitaire, elle avait été établie au départ
13:11pour libérer les forces de police.
13:12Pour éviter de multiplier les gardes à vue
13:14pour simple possession de drogue,
13:16en particulier du cannabis.
13:18Et donc, on mettait une amende forfaitaire
13:19pour dire que ce n'est pas bien,
13:20il ne faut pas le faire.
13:21Bon, c'était un peu symbolique.
13:23Ça, éventuellement, on peut le comprendre,
13:24surtout si ça libère les forces de police
13:26pour lutter contre le trafic.
13:28Mais s'il s'agit de poursuivre
13:29tous les consommateurs,
13:29on risque de se trouver bien dépourvus
13:31pour poursuivre le trafic.
13:33Ce qui fait qu'aujourd'hui,
13:3480% du travail de la police
13:36dans la lutte contre le narcotrafic
13:37concerne de toute façon
13:38la lutte directe contre les usagers.
13:41Benjamin-Louis ?
13:42Non, effectivement.
13:43Mais après, il y a différentes approches.
13:45On le voit.
13:45Il n'y a pas besoin d'aller jusqu'au Royaume-Uni,
13:46comme disait Patricia.
13:47Patricia, la Suisse a, depuis les années 90,
13:51complètement changé sa politique de gestion
13:54et de répression de la consommation de drogue.
13:57Parce que, oui, on parle de la demande forfaitaire,
13:59c'est la même chose pour le cannabis,
14:01jusqu'à, je crois que c'est jusqu'à
14:03une toute petite quantité, 10 grammes.
14:06On a une amende de 100 francs.
14:08C'est comme un PV.
14:09Il n'y a pas d'inscription au casier judiciaire.
14:10Et puis, même le produit ne nous est pas confisqué.
14:15Après, pour ce qui est des drogues dites dures,
14:18en tout cas, on va aller à partir de la cocaïne
14:19jusqu'au crack maintenant.
14:22Dans les années 90, il y a eu un événement,
14:24en fait, qui a tout changé en Suisse.
14:26C'était le moment où la ville de Zurich,
14:29c'était vraiment le moment fondateur,
14:31la ville de Zurich a décidé de prendre en main
14:33sa scène ouverte de la drogue.
14:35Parce que, dans les années 90,
14:36vous arriviez à Zurich, à la gare,
14:38une des villes les plus riches au monde,
14:40une des villes qui a un étalage de luxe
14:42absolument incroyable,
14:43et vous faisiez 10 mètres derrière la gare
14:44et vous aviez un champ entier,
14:46un parc entier de junkies.
14:48C'était trainspotting.
14:49C'était sale, il y avait des rats,
14:51il y avait des gens qui étaient vraiment
14:52défoncés toute la journée.
14:54C'était quelque chose,
14:54c'était un vrai problème de santé publique.
14:56Tout ça a été géré
14:57et on a décidé d'adopter une politique
15:00qui s'appelle la politique des quatre pilières.
15:01Je les ai notées pour ne pas les oublier,
15:02mais répression, prévention, thérapie,
15:04réduction des risques.
15:05Mais en gros, ça se matérialise dans quoi ?
15:07Dans des centres d'injection,
15:09des centres de consommation
15:10où il y a des professionnels
15:11qui encadrent la consommation de drogue.
15:14On ne laisse plus les gens
15:15aller dans les parcs publics
15:17ou dans des lieux publics
15:19justement pour se droguer.
15:20On les encadre.
15:21Jusqu'à maintenant,
15:22je dis même parce que ça a un peu changé,
15:23ça fonctionnait extrêmement bien.
15:26La consommation de drogue
15:27était relativement encadrée.
15:29Il y avait des vraies politiques de prévention
15:30depuis que le krach est arrivé.
15:32Ça, c'est aussi un problème
15:33qu'on connaît à Paris.
15:34Depuis que le krach est arrivé,
15:35tout ça est un peu remis en question
15:36parce que la violence est extrêmement forte
15:39et là, les centres d'injection,
15:41comme on dit,
15:41les locaux d'injection en Suisse
15:42ont du mal à gérer cette violence.
15:44Notamment à Genève,
15:45il y a eu des fermetures
15:45qui ont duré très longtemps.
15:47Mais encore une fois,
15:48il y a tout un pan de la consommation de drogue
15:50qui est géré,
15:51qui est encadré
15:51et il y a énormément de prévention.
15:54Il y a énormément d'argent
15:54qui est mis dans la prévention.
15:56Tout n'est plus sur le répressif.
15:57Il y a eu aussi à Paris
15:59des centres qui ont été créés
16:02pour faire ces endroits
16:05où les gens qui étaient addicts,
16:07comme on dit,
16:08pouvaient aussi recevoir
16:10leurs doses de drogue, etc.
16:11Il n'y en a pas beaucoup.
16:13On le sait.
16:13On manque de moyens
16:14dans ce domaine-là.
16:16Mais on n'arrivera pas à lutter
16:18si on ne lutte pas
16:19contre les patrons
16:20de ces mafias.
16:23Enfin, je veux dire,
16:23on est face à quelque chose
16:24de tentaculaires.
16:25Alors Gérald Darmanin
16:26essaye de les pourchasser
16:29à l'étranger
16:29parce qu'ils ne sont pas bêtes.
16:31Ce n'est pas ceux
16:32qui se dessoudent
16:33dans les quartiers.
16:34Eux, ils sont à Dubaï,
16:35ils sont à Tangier,
16:36tranquille, cool, etc.
16:38Dubaï, il s'est rendu
16:39le ministre de la Justice.
16:39Voilà.
16:40Et donc, il a réussi
16:41à avoir quand même
16:42en cas de voyage,
16:43je crois que plus de 17 expulsions.
16:45Avant, Dubaï
16:45ne fonctionnait pas du tout
16:47sur les expulsions
16:48des narcotrafiques
16:49avec trafiquants,
16:50avec saisie de leurs biens.
16:51Alors apparemment,
16:52tous délogent
16:53et prennent la poudre d'escampette
16:54pour aller dans un autre pays
16:56plus clément.
16:57Mais si on ne va pas
16:58les chercher
16:58avec saisie de leurs biens,
17:00saisie de leurs avoir,
17:01là où les patrons
17:02de ces drogues,
17:04de ces mafias
17:05se réfugient,
17:06on n'arrivera à rien.
17:06Et là, il y a un procès
17:07qui est en cours,
17:08et j'en finis par là,
17:09à Lille,
17:10d'un des grands patrons
17:11de la Coke
17:12sur le Havre,
17:14qui était à Dubaï,
17:15qui était expulsé
17:16il y a quelques mois,
17:17qui avait déjà été jugé
17:18par Contumas
17:19et qui est en procès
17:20aujourd'hui à Lille
17:21et qui a été,
17:22on va voir les résultats
17:23du procès.
17:23Pour l'instant,
17:24on a requis, je crois,
17:2510-15 ans
17:26de détention.
17:29Les autorités
17:30face au trafic de drogue,
17:32l'autre grande crise
17:32du moment,
17:33c'est celle qui secoue,
17:34bien sûr,
17:34le monde de l'agriculture.
17:36Il y a la dermatose nodulaire
17:37qui touche les élevages bovins,
17:39et puis la contestation
17:40contre le traité
17:40avec le Mercosur,
17:41l'alliance des pays
17:42d'Amérique du Sud,
17:43des rassemblements,
17:44des blocages,
17:44ont lieu toujours en ce moment,
17:45principalement dans le sud
17:47de la France.
17:47Demain,
17:47tous les regards
17:48seront tournés vers Bruxelles
17:49et le Conseil européen.
17:51Les agriculteurs
17:51viendront manifester,
17:53certains entre acteurs.
17:54La France qui s'oppose
17:55à la signature de ce texte
17:56avec le Mercosur.
17:58Emmanuel Macron
17:58l'a redit aujourd'hui
17:59en Conseil des ministres.
18:00C'est ce qu'a annoncé
18:01la porte-parole du gouvernement,
18:02Maude Bréjean.
18:03Cela fait plusieurs semaines
18:05que le président affirme
18:06clairement
18:06que nous n'avons pas
18:07de visibilité suffisante
18:09sur les trois conditions
18:10demandées,
18:11que vous connaissez,
18:12les mesures miroirs,
18:13la clause de sauvegarde
18:14et les contrôles.
18:16Cela reste vrai aujourd'hui
18:18et en l'état,
18:19le président de la République
18:20a tenu à dire,
18:21et ce sont ses mots,
18:23que, je cite,
18:24s'il y avait une volonté
18:25de passage en force
18:26de la part des instances européennes,
18:28la France s'opposerait
18:30de manière très ferme.
18:31Elisabeth Pinault,
18:32vous avez le sentiment
18:32qu'Emmanuel Macron
18:33dit les choses très clairement
18:34sur le Mercosur
18:35depuis ces dernières semaines ?
18:37En tout cas,
18:37là,
18:38il hausse le ton
18:38à la veille
18:39d'un rendez-vous décisif.
18:41Demain,
18:41il y a un Conseil européen
18:42à Bruxelles.
18:43Il s'y rend
18:44et le ton est monté
18:45ces derniers jours
18:46puisque Ursula von der Leyen
18:48a l'intention
18:49de se rendre samedi
18:50au Brésil
18:51pour signer ce traité
18:53et donc,
18:54la France s'y oppose
18:55toujours.
18:56Elle a reçu
18:56le soutien important
18:59de l'Italie
19:00ce début de semaine.
19:02Il y a d'autres pays
19:03comme la Pologne,
19:04les Pays-Bas
19:05et cela pose
19:07la question
19:07de la fameuse minorité
19:09de blocage
19:09qui permettrait
19:10d'empêcher cet accord.
19:11Pour cela,
19:12il faut au moins
19:134 pays
19:14qui représentent
19:15à peu près
19:1640%
19:16de la population européenne.
19:19C'est un traité
19:19qui est négocié
19:20depuis des dizaines d'années.
19:21Je crois que c'est 25 ans.
19:23Là,
19:23on s'approche
19:24d'une issue
19:26mais la France
19:26votera contre
19:27si les choses
19:29ne s'améliorent pas,
19:31si le traité
19:32ne s'améliore pas
19:33et on voit mal
19:34comment les choses
19:35pourraient se débloquer
19:37complètement en 48 heures.
19:38Donc,
19:39c'est un Conseil européen
19:41qui s'annonce difficile
19:43et en tout cas,
19:44la France
19:44met un veto
19:47qu'elle ne pouvait pas
19:49jusqu'à présent mettre
19:50puisqu'elle n'était pas
19:51la seule
19:51à avoir voie au chapitre
19:52sur ce sujet
19:53même si
19:54c'est le grand pays
19:55agricole européen.
19:56Elle n'a pas le même intérêt
19:57que d'autres pays
19:58comme par exemple
19:59l'Allemagne et l'Espagne
20:00qui sont des pays
20:01qui poussent
20:02à se traiter
20:03de libre-échange
20:04qui est avantageux
20:05pour eux.
20:06La France qui veut
20:06s'opposer
20:07de manière très ferme
20:08dit Emmanuel Macron.
20:09S'il va encourage
20:09très ferme.
20:10Qu'est-ce que cela veut dire ?
20:11Ça veut dire
20:12ce que vient de rappeler
20:13Isabelle Pinault
20:13c'est-à-dire essayer
20:14de rassembler autour de lui
20:15un certain nombre de pays
20:16quatre
20:17représentant une part importante
20:19de l'Europe
20:19pour essayer de dire non
20:20parce que les décisions européennes
20:22se prennent de cette manière
20:23il faut aussi respecter
20:24les institutions
20:24et c'est vrai que jusqu'à présent
20:25la France était
20:26un peu isolée
20:28probablement
20:29il y a eu
20:30des tractations
20:32et aujourd'hui
20:32il y a deux camps
20:33donc on va voir
20:34comment ça se passe
20:35à Bruxelles.
20:36C'est sûr que
20:37le président français
20:38est sous le regard
20:40des agriculteurs
20:41et de l'opinion
20:42parce qu'en fait
20:43il y a eu un sondage
20:43aujourd'hui
20:44qui montre que l'opinion
20:45est du côté des agriculteurs
20:47s'inquiète de ce traité
20:48et veut défendre
20:50l'élevage français
20:51alors à tort ou à raison
20:52en tout cas
20:53pour le président
20:54c'est aussi un problème
20:55de politique intérieure.
20:55Il faut rappeler peut-être
20:56Patricia Alémonière
20:57ce Mercosur
20:58ce traité en tout cas
20:59avec les pays d'Amérique du Sud
21:00il est mauvais
21:01disent les agriculteurs
21:02pour eux
21:02ils craignent effectivement
21:03l'importation
21:05de beaucoup de volailles
21:06notamment
21:06qui serait de moins bonne qualité
21:08il n'est pas mauvais
21:09pour autant
21:09pour toutes les filières
21:10forcément.
21:11Oui et puis ce traité
21:12c'est un peu
21:13une larlésienne
21:13on en parle depuis
21:14les années 2000
21:15avec des phases de hausse
21:16de baisse etc.
21:17Et là un point de détail
21:18important
21:19il faut qu'il soit mis
21:20au vote qualifié
21:21comme vous dites
21:21alors vote qualifié
21:22c'est 17 états
21:23sur 15 états
21:24sur 27
21:24qui sont pour
21:25et pour l'instant
21:27il faut que ce vote
21:28on appelle au vote
21:29et c'est le Danemark
21:30qui est le président
21:31actuellement
21:31de notre Union Européenne
21:33donc il faut que
21:34le Danemark appelle au vote
21:36et le Danemark
21:36appellera pas au vote
21:37il n'est pas sûr
21:38de remporter
21:38que le vote passe
21:40donc on est effectivement
21:42dans une période
21:43de fin de semaine
21:44très tendue
21:45alors pour répondre
21:47directement à votre question
21:48effectivement
21:48c'est un vrai débat
21:51est-ce que
21:52ce traité
21:53va être bénéfique
21:55à la croissance
21:56globale
21:57des économies
21:58européennes
21:59et est-ce qu'il faut
21:59rester
22:00une Union Européenne
22:02ouverte
22:03sur le monde extérieur
22:04c'est-à-dire
22:05libre-échange
22:05comme on l'était avant
22:07ou est-ce qu'au contraire
22:08il faut être
22:08comme tous sont
22:09les états
22:10aujourd'hui
22:11soit subventionner
22:12à la chinoise
22:13soit fermer ses frontières
22:14à l'américaine
22:15enfin aux Etats-Unis
22:16à la façon Trump
22:17on va dire
22:17à la Trumpienne
22:18donc nous l'Europe
22:19pour l'instant
22:20on est toujours
22:21dans quand même
22:21cette logique
22:22de libre-échange
22:23alors on y gagnerait
22:24avec les automobiles
22:26donc c'est l'Allemagne
22:27on y gagnerait
22:28avec la pharmacie
22:29c'est plutôt
22:29les pays scandinaves
22:30on y gagnerait
22:31et c'est l'Italie
22:31avec les machines-outils
22:33en revanche
22:34on y perdrait
22:34effectivement
22:35pour le bovin
22:36les volailles
22:37etc.
22:37mais les volailles
22:38il y en a beaucoup
22:39qui viennent d'Ukraine
22:39aujourd'hui
22:40ne l'oublions pas aussi
22:41donc
22:41et
22:42les clauses miroirs
22:44sont très importantes
22:45et les mesures
22:45sont très importantes
22:46parce que
22:46quand on a fait
22:47le même traité
22:47avec le Canada
22:48le CETA
22:49on a cru que nos bovins
22:50allaient aussi disparaître
22:51et ne plus être vendus
22:53or il y avait de telles normes
22:55mises à l'entrée
22:56des bovins
22:57canadiens
22:59que sur les quotas autorisés
23:01il n'y a eu que 3%
23:02des quotas autorisés canadiens
23:03qui ont pénétré
23:04en France
23:05alors ce qui va donner
23:06peut-être de la force
23:06à la position française
23:07c'est le choix de l'Italie
23:08de ne pas signer non plus
23:09cet accord
23:10pour l'instant
23:11Giorgia Meloni
23:11la chef du gouvernement italien
23:12l'a confirmé
23:13tout à l'heure
23:14à la mi-journée
23:15ces mesures
23:16bien que présentées
23:17ne sont pas encore
23:18entièrement finalisées
23:19nous estimons donc
23:20que signer l'accord
23:21dans les prochains jours
23:22comme cela a été évoqué
23:24serait encore prématuré
23:25pour nous
23:26il est nécessaire
23:27d'attendre
23:27que le paquet de mesures
23:29supplémentaires
23:29destinées à protéger
23:30le secteur agricole
23:32soit finalisé
23:32et en même temps
23:34de le présenter
23:35et d'en discuter
23:36avec nos agriculteurs
23:37la position de l'Italie
23:38qui rejoint en partie
23:39celle de la France
23:40Benjamin Lewis
23:41on le disait
23:41Berlin
23:42Madrid
23:42qui ne sont pas sur la même ligne
23:43on voit cette Europe
23:44largement divisé
23:45par rapport à
23:46se traiter avec le Mercosur
23:47mais là aussi
23:48Georgia Meloni
23:49se retrouve sous pression
23:50au niveau intérieur
23:51en fait
23:52aussi une pression
23:53d'un grand syndicat
23:54d'agriculteurs
23:55qui fait que
23:55politiquement
23:57elle n'a plus vraiment
23:58d'autre choix
23:59mais peut-être juste
24:00revenir sur une chose
24:01dans ce que disait
24:02Patricia tout à l'heure
24:03certes alors effectivement
24:04pour les bovins
24:05et pour les poulets
24:06au fond c'est pas grand chose
24:08je crois que c'est 1,5%
24:09de la consommation
24:09c'est moins de 2%
24:10pour la viande
24:11ouais
24:11c'est pas énorme
24:13mais au fond
24:13ce que disent
24:14les agriculteurs français
24:15c'est que c'est le symbole
24:17qui pose un problème
24:17et puis encore une chose aussi
24:18la confiance
24:19dans l'étiquetage
24:20parce que oui certes
24:21il va y avoir des contrôles
24:22mais
24:23et c'est vrai
24:24qu'il est difficile
24:25de faire confiance
24:26à l'étiquetage brésilien
24:27notamment
24:27c'est tellement énorme
24:29et les contrôles
24:30à l'interne
24:30dans le pays
24:31ne sont pas du tout
24:32les mêmes
24:32c'est encore autre chose
24:33avec le Canada
24:33mais ne sont pas du tout
24:34les mêmes
24:35qu'en France
24:36donc il y a un problème
24:36de confiance
24:37il y a un problème
24:37de symbole aussi
24:38vraiment
24:38les agriculteurs français
24:40se disent
24:40mais attendez
24:40nous on en parlait
24:42en fait aux rentaines
24:42avec ma camarade
24:44mais
24:44il y a tellement
24:47tellement
24:48de paperasseries
24:49tellement de choses
24:49que l'on impose
24:50aux agriculteurs français
24:51dans les contrôles
24:52qu'ils se sentent
24:54vraiment lésés
24:54il y a un vrai
24:55deux poids deux mesures
24:56en tout cas
24:56de leur point de vue
24:57Elisabeth Pinot
24:58voulait rajouter quelque chose
24:59je voulais juste préciser
25:00en termes
25:01d'ordre du jour
25:03que ce sujet
25:04n'est pour l'instant
25:04pas à l'ordre du jour
25:06du Conseil européen
25:07ils en parleront forcément
25:08dans les couloirs
25:08ils parleront peut-être
25:09que de ça
25:09mais l'ordre du jour
25:10c'est les avoirs russes
25:12le dégel des avoirs russes
25:14ce qui n'est pas rien
25:15mais en tout cas
25:16le Mercosur
25:16pour l'instant
25:17la présidence danoise
25:18ne l'a pas mis
25:18à l'ordre du jour
25:19ça peut changer
25:20mais pour l'instant
25:21ça n'y est pas
25:22on a dit
25:23pourquoi c'était important
25:23pour la France
25:24peut-être
25:25de ne pas pour l'instant
25:26signer ce texte
25:27pourquoi c'était important
25:28aussi pour d'autres
25:29comme les Allemands
25:29c'est important aussi
25:30pour les pays d'Amérique du Sud
25:32Sylvain Courage
25:32les pays du Mercosur
25:33on voit que le président
25:34brésilien Lula
25:35justement
25:35met la pression aussi
25:36à son tour
25:39il ne le sera pas du tout
25:40pendant ma présidence
25:41jusqu'à la fin d'année prochaine
25:42les prochaines élections
25:43c'est fin 2026
25:44vous avez rappelé vous-même
25:45que c'était négocié
25:46depuis 25 ans
25:46donc c'est un peu long
25:47et puis c'est vrai
25:48qu'eux ils veulent développer
25:49leurs économies
25:50et puis il y a d'autres candidats
25:51à la coopération
25:52avec les pays d'Amérique latine
25:53par exemple la Chine
25:55je veux dire
25:55ils peuvent trouver
25:56d'autres débouchés
25:57donc c'est normal
25:58il essaie de faire avancer
25:59le dossier
26:00dans l'accord
26:02tel qu'il est conçu aujourd'hui
26:03il y a quand même
26:03des garanties
26:04effectivement
26:05il faut qu'elle puisse être
26:06mise en oeuvre
26:09les autorités sanitaires
26:11mais il y a quand même
26:11des garanties
26:12pour éviter une submersion
26:13c'est-à-dire que parfois
26:14dans le discours
26:14des leaders syndicalistes agricoles
26:18il y a un peu d'exagération
26:19quand ils comparent
26:20l'arrivée
26:21de la viande bovine
26:22d'Amérique latine
26:23aux envois
26:24de produits Chine
26:26par exemple
26:27c'est un peu déformé
26:29parce que c'est pas du tout ça
26:30en termes de volume
26:31et de facilité d'accès
26:33du marché
26:33mais c'est vrai
26:34que c'est délicat
26:36et qu'il faut prendre
26:38les plus grandes précautions
26:39je sais que vous adorez
26:40cette question
26:40Benjamin Louis
26:41vu de Suisse
26:42le Mercosur
26:43qu'est-ce que cela donne ?
26:44il y a un accord
26:46qui a été signé
26:47avec le Mercosur
26:48via l'AELE
26:49l'accord européen
26:51de l'Alliance européenne
26:52de libre-échange
26:52donc c'est
26:53l'Istenstein
26:54la Suisse
26:56l'Islande
26:56et la Norvège
26:57mais cet accord
26:59alors certes
27:00il est rentré
27:01un peu maintenant
27:01dans les esprits
27:02on en a beaucoup parlé
27:03il est signé
27:04il n'est pas ratifié
27:05il sera ratifié
27:05en 2026
27:06ou pas
27:07via le Parlement
27:08et il y a aussi
27:08un front
27:09notamment via
27:10les partis écologistes
27:11anti-Mercosur
27:12après
27:13ce n'est pas exactement
27:14le même cas de figure
27:17que la France
27:17parce que
27:18l'agriculture suisse
27:19est l'une des plus protégées
27:20au monde
27:20c'est un choix
27:21de société
27:22il y a beaucoup
27:24de garde-fous
27:25qui ont été mis en place
27:26mais pas suffisamment
27:27notamment pour certains
27:28milieux paysans
27:28donc on va aussi avoir
27:30un front
27:31anti-Mercosur
27:32qui va se débattre
27:33et puis
27:34il y a encore une chose
27:35il faut bien voir
27:35que là
27:36les agriculteurs français
27:37se voient un peu
27:39lésés
27:39parce qu'ils n'ont pas
27:40vraiment leur
27:41au fond
27:41leur mot à dire
27:42démocratiquement
27:43il faut bien voir
27:44que chez nous
27:45en Suisse
27:45il y a quand même
27:46le référendum
27:46qui est toujours là
27:47et le peuple
27:48peut démocratiquement
27:49s'élever
27:50contre un traité
27:51qui peut être signé
27:52ou non
27:52voilà
27:53Patricia encore un mot
27:53rapidement
27:54la London School of Economics
27:56qui on ne peut pas dire
27:58qui est une université
27:59réputée pour être gauchiste
28:00en quelque sorte
28:01a fait un calcul
28:02pour voir les bénéfices
28:03que pour le commerce
28:05et pour notre croissance
28:06européenne
28:07de ce traité
28:08du Mercosur
28:09et bien
28:09j'ai regardé
28:10leurs chiffres
28:11ils disent
28:12que ça serait
28:12simplement
28:13jusqu'en 2030
28:15horizon 2030
28:16une augmentation
28:17de croissance
28:18pour la zone euro
28:18de 0,1%
28:20si on ouvrait
28:21ce fameux
28:22Mercosur
28:23donc on peut voir
28:24qu'il y a bien
28:25de la croissance
28:25mais enfin
28:26c'est pas
28:26ce qu'on nous dit
28:28et on aura de quoi
28:29encore en débattre
28:30la suite
28:31désinformer
28:31la seconde partie
28:32dans un instant
28:33puisqu'il est 20h32
28:35sur France Info
28:36et l'info c'est avec
28:42Emmanuel Langlois
28:42c'est la préfecture
28:43de police de Paris
28:44qui l'annonce
28:45un homme âgé
28:45de 22 ans
28:46a été arrêté
28:47placé en garde à vue
28:48ce mercredi
28:49dans l'enquête ouverte
28:50après le piratage
28:51des serveurs
28:52du ministère de l'intérieur
28:53le suspect arrêté
28:55est déjà connu
28:56des services de justice
28:57pour avoir été condamné
28:59pour des faits similaires
29:00cette année
29:01d'après le procureur
29:02dans l'un
29:04l'explosion
29:04qui a provoqué
29:05la mort lundi
29:06de deux enfants
29:06de 3 et 5 ans
29:07dans un immeuble résidentiel
29:09de la commune de Trévoux
29:10a été provoqué
29:10par une femme
29:11qui s'est suicidée
29:13en ouvrant le gaz
29:14dans un appartement voisin
29:15c'est ce qu'annonce
29:15le parquet de Bourg-en-Bresse
29:17la déflagration
29:18entièrement détruit
29:19son appartement
29:20en partie
29:20celui d'une famille voisine
29:22des agriculteurs
29:24toujours mobilisés
29:25contre l'abattage total
29:27de leurs troupeaux de bovins
29:28touchés par la dermatose
29:29nodulaire contagieuse
29:30en Haute-Garonne
29:31par exemple
29:31la circulation
29:32des trains
29:33entre Toulouse et Narbonne
29:34a été interrompue aujourd'hui
29:36d'autres paysans
29:37sont eux à Bruxelles
29:38pour protester
29:38contre les abattages
29:40mais aussi le traité
29:41de libre-échange
29:42entre l'Union Européenne
29:43et les pays
29:44d'Amérique du Sud
29:44du Mercosur
29:45François Bayrou
29:47est sorti de réanimation
29:48il avait été hospitalisé
29:49pour une grippe
29:50la mairie de Pau
29:51précise
29:52que l'ancien Premier Ministre
29:53suit désormais
29:54un parcours hospitalier
29:56classique
29:56et puis l'INSEE
29:57prévoit une croissance
29:59en légère baisse
30:00cette année
30:000,9% contre 1,1%
30:02en 2024
30:03un début d'année
30:042026
30:05meilleur qu'attendu
30:06jusque-là
30:07cette bonne nouvelle
30:07qui ne devrait
30:08cependant pas avoir
30:09de répercussions positives
30:11sur le marché
30:12du travail
30:13à Lille
30:14le parquet
30:14ouvre une enquête
30:15après la mort
30:16suspecte d'une résidente
30:17d'une maison de retraite
30:19de Roubaix
30:19la septuagénaire
30:20a reçu plusieurs coups
30:21de la part
30:22d'un autre résident
30:23de l'EHPAD
30:23elle est décédée
30:24quelques jours plus tard
30:26au CHU
30:26de Lille
30:27à l'étranger
30:29des tentes
30:29et des abris
30:30de fortunes
30:31inondées
30:31de nouvelles pluies
30:32hivernales
30:32se sont abattues
30:33cette semaine
30:34sur la bande de Gaza
30:35déjà ravagée par la guerre
30:37faisant au moins
30:3718 morts
30:38depuis le début
30:39de ses intempéries
30:40et puis du football
30:42le Paris Saint-Germain
30:43au Qatar
30:43pour la finale
30:44de la coupe intercontinentale
30:45contre les Brésiliens
30:46de Flamengo
30:47près de Doha
30:48les Parisiens
30:49qui ne sont toujours pas
30:49parvenus à faire la différence
30:51dans les 90 minutes
30:52du temps réglementaire
30:53et vraisemblablement
30:53pas non plus
30:54dans les prolongations
30:55puisqu'on est quasiment
30:56à l'issue de ces prolongations
30:57et que les deux équipes
30:58sont toujours à égalité
30:59un partout
31:00et se dirigent tout droit
31:01vers les tirs au but
31:02avec ce soir
31:12Patricia Lémonière
31:13grand reporter
31:13et spécialiste
31:14des questions internationales
31:16Sylvain Courage
31:16directeur adjoint
31:17de la rédaction
31:18du Nouvel Obs
31:19Elisabeth Pileau
31:20grand reporter
31:20pour l'agence Reuters
31:21correspondante
31:22pour Matignon
31:23et l'Elysée
31:24et Benjamin Louis
31:25correspondant à Paris
31:26pour la radio
31:26télévision suisse
31:28la RTS
31:28nous parlions
31:29de l'accord
31:30avec le Mercosur
31:31le départ
31:32de la contestation
31:32des agriculteurs
31:33en France
31:33ces derniers jours
31:34c'est fait contre
31:35la stratégie du gouvernement
31:36face au développement
31:38de la maladie
31:38de la dermatose nodulaire
31:40qui touche les bovins
31:41environ 3 500
31:43ont été abattus
31:44sur 16 millions de vaches
31:45en France
31:45mais une colère
31:46qui augmente
31:46malgré l'élargissement
31:48de la vaccination
31:49annoncée hier
31:50de nombreux éleveurs
31:51demandent toujours
31:52à ce que les autorités
31:53changent le protocole
31:54on entend beaucoup
31:55la ministre de l'agriculture
31:57sur le sujet
31:57comment se positionne
31:59l'opposition
32:00notamment le rassemblement national
32:01qui ne semble pas trop savoir
32:02quelle attitude adopter
32:04Pierrick Bonneau
32:04Effectivement
32:06je ne suis pas vétérinaire
32:07c'est la phrase
32:08qui revient le plus souvent
32:08lorsqu'on interroge
32:09les élus du RN
32:10sur cette épidémie
32:11élus qui évitent
32:12de trop se positionner
32:14sur le protocole sanitaire
32:15mis en place
32:16par le gouvernement
32:16Marine Le Pen
32:17la patronne des députés
32:18du RN
32:19s'interrogeait
32:19simplement hier
32:20sur les possibilités
32:21d'empêcher
32:23les abattages
32:23systématiques
32:24de troupeaux
32:24mais sans certitude scientifique
32:27le terrain est glissant
32:28alors pour montrer
32:29leur soutien aux agriculteurs
32:30les élus lepénistes
32:32préfèrent angler
32:32leurs attaques
32:33sur les traités
32:34de libre-échange
32:34qui menacent les éleveurs
32:36notamment l'accord
32:37du Mercosur
32:37l'extrême droite
32:38qui veut profiter
32:39comme la droite
32:40de la crise actuelle
32:41pour mettre un coup
32:42de projecteur
32:42sur son combat
32:43contre les traités
32:44de libre-échange
32:45et on a d'ailleurs vu
32:46Jordan Bardella
32:46à Strasbourg
32:47rappelons qu'il est
32:48eurodéputé
32:48au milieu des agriculteurs
32:50qui manifestaient
32:50contre l'alliance
32:51justement avec le Mercosur
32:53Elzabeth Pinault
32:54c'est un peu service minimum
32:55pour le RN
32:55dans son soutien
32:56aux agriculteurs
32:57disons qu'ils soutiennent
32:59les agriculteurs
33:00mais ils préfèrent dire
33:01c'est la faute à Emmanuel Macron
33:02plutôt que de s'avancer
33:05sur ce qu'il faut faire
33:06face à cet épisode
33:08c'est plutôt ça
33:09ils transforment ça
33:11en question politique
33:12plutôt qu'en question
33:13vraiment sanitaire
33:14alors que c'est ça le sujet
33:15finalement
33:16parce que le terrain
33:16est un peu glissant
33:17comme le disait
33:17Pierre-Yves Levin
33:18bien entendu
33:18en plus on a
33:20là très techniquement
33:22on a deux
33:23possibilités
33:26qui s'affrontent
33:27c'est-à-dire
33:27l'abattage systématique
33:29qui est
33:30revendiqué
33:31par le gouvernement
33:33en disant
33:34que c'est ce que
33:34les vétérinaires
33:35demandent de faire
33:36et puis des soupçons
33:37disant non
33:38c'est la FNCA
33:39qui est d'accord
33:40parce qu'elle a peur
33:41pour les exportations
33:42et d'autres syndicats
33:43qui pensent
33:44qu'il vaut mieux
33:44procéder à la vaccination
33:46mais à ce moment-là
33:46on ne peut plus exporter
33:47la viande
33:47enfin ce sont deux
33:48réponses
33:50qui s'affrontent
33:51parlons quand même
33:53soyons précis
33:53en ce moment
33:54il n'y a plus de foyer
33:55de cette maladie
33:56c'est quand même pas rien
33:57c'est ce qu'ont répété
33:58les autorités
34:00Madame Genevard
34:02et Sébastien Lecornu
34:03hier aux questions
34:04au gouvernement
34:05hier à l'Assemblée
34:05aujourd'hui
34:06au Sénat
34:07ils ont vraiment essayé
34:08de répéter
34:08de rassurer
34:09le monde agricole
34:10mais bien sûr
34:11ça n'a pas éteint la colère
34:13on le voit
34:13maintenant il y a le Mercosur
34:15il va y avoir une grande
34:15manifestation demain
34:16à Bruxelles
34:17et ça ne s'éteint pas
34:18vraiment en France
34:19on sent qu'il y a quand même
34:20une question politique
34:21derrière tout cela
34:22et évidemment
34:23une tentative de récupération
34:25de ce monde agricole
34:26et le Rassemblement National
34:27est bien sûr
34:28sur les rangs
34:29on sait que lors
34:30des derniers scrutins
34:30le Rassemblement National
34:32a vu son aura
34:34augmenter
34:35dans le monde agricole
34:36c'est ce que je voulais dire
34:37Sylvain Courage
34:37normalement
34:38on voit le Rassemblement National
34:39se précipiter
34:40pour venir au cheval
34:40des agriculteurs
34:41Ah mais ils le sont
34:42sauf que s'opposer
34:43à une politique sanitaire
34:44ils ont compris
34:44que ça pouvait être compliqué
34:45bon il ne s'agit pas
34:47de dermatose nodulaire
34:48mais enfin on a quand même
34:49connu la crise du Covid
34:50où déjà il y avait
34:51une contestation
34:52des mesures
34:53de santé publique
34:54de la vaccination
34:55et on voit
34:57dans les lieux agricoles
34:58à nouveau
34:58ces idées
34:59pénétrées
35:00un peu anti-scientifiques
35:01remettant en cause
35:03le diagnostic en fait
35:07établi par les vétérinaires
35:09et donc le Rassemblement National
35:10ne veut pas être contaminé
35:12si je peux poser l'expression
35:14par ce discours-là
35:15Patricia ?
35:16Alors je crois
35:17qu'il y a plusieurs choses
35:18qui expliquent leur position
35:20il y a d'abord
35:20cette alliance
35:21un peu étrange
35:22entre la Confédération Paysanne
35:24et la Coordination Rural
35:25classée à gauche
35:25et la Coordination Rural
35:27alors si vous voulez
35:28avec la Confédération Paysanne
35:31des gens d'LFI
35:32qui viennent de temps en temps
35:33prêter ma main forte
35:34c'est pas quelque chose
35:36qui séduit je pense
35:38Marine Le Pen
35:40de voir ce genre de choses
35:42Deuxième chose
35:43quand on se prétend
35:44quand même un parti de l'ordre
35:45on vole peut-être
35:46au secours des agriculteurs
35:47mais à la veille des municipales
35:48toutes ces scènes
35:49de violence extrême
35:51s'en prendre comme ça
35:52avec des menaces
35:53aux vétérinats
35:54c'est pas non plus
35:56très très bon
35:58si vous voulez
35:58donc il y a cette dimension politique
36:00de ce parti
36:01qui se veut
36:02le parti finalement
36:02de l'ordre
36:03et de la mesure
36:05et puis cette dimension
36:06effectivement d'alliance
36:07un peu étrange
36:08des luttes sur les terrains
36:10et puis en fait
36:11vous avez tout à fait raison
36:13l'arrivée des antivax
36:14et sur les réseaux sociaux
36:16c'est incroyable
36:18et en plus
36:19avec un soupçon
36:20de manipulation
36:20venant de l'étranger
36:22donc là
36:23si on en plus
36:23sur les antivax
36:24avec un soupçon
36:25de l'étranger
36:26avec vous voyez
36:27toujours l'idée
36:27du russe derrière
36:28alors là
36:29c'est quelque chose
36:31qui est trop
36:31c'est pas suffisamment
36:34claire et net
36:35pour qu'effectivement
36:36le rassemblement national
36:37se positionne
36:38en soutien massif
36:39ils soutiennent
36:39les pauvres paysans
36:41qui font effectivement
36:42face au Mercosur
36:43qui est quand même
36:44l'abomination sur terre
36:45il faut trouver finalement
36:46la bonne distance
36:47pour Benjamin
36:48c'est ça
36:48j'ai le sentiment
36:49que le rassemblement national
36:49marche à la fois
36:51marche sur des oeufs
36:52et en même temps
36:52est tranquillement installé
36:54dans son fauteuil
36:54ça c'est quand même
36:55une technique assez
36:56classique du RN
36:57de regarder en fait
36:59un peu les choses
37:00les balles volées
37:01et puis le gouvernement
37:02s'embourber dans des critiques
37:05parfois fondées
37:06parfois pas du tout
37:07on l'a vu avec tous
37:07les discours anti-vax
37:08qui sont en train de
37:09et complotistes
37:11plus généralement
37:11qui sont en train
37:12d'émerger
37:13dans cette polémique
37:16donc voilà
37:16le RN regarde
37:18attend un petit peu
37:18et puis une fois
37:19que le gouvernement
37:19sera bien bien attaqué
37:20et bien là
37:21ils vont pouvoir mettre
37:22un petit coup de grâce
37:22porter les stockades
37:23et puis il y a quand même
37:23le fait qu'ils marchent
37:24sur des oeufs
37:24parce qu'effectivement
37:25déjà ils n'aiment pas
37:27le désordre
37:27on l'a vu dans
37:28plein d'autres crises
37:29ils n'ont pas envie
37:30d'être associés à des émeutes
37:31ou à des choses comme ça
37:32et puis il y a justement
37:33tous ces discours
37:34anti-vax
37:36un proto-complotiste
37:38avec l'histoire
37:38du rapport
37:39de la Cour des Comptes
37:40le RN se dit
37:41bon
37:42il y a quand même
37:42des chances
37:43qu'on soit aux affaires
37:44bientôt
37:44et peut-être que ce sera
37:45à nous
37:46qui serons
37:46dans cette position-là
37:48et ce sera peut-être
37:49à nous
37:49d'ordonner des abattages
37:50et d'ordonner des vaccinations
37:51donc il faut faire un peu gaffe
37:53On a parlé de fake news
37:54on a vu hier justement
37:55Marine Le Pen
37:55relayer une fausse information
37:57sur un prétendu
37:58largage de gaz lacrymogène
37:59par les forces de l'ordre
38:00en hélicoptère
38:01fake news
38:02dénoncée dans l'hémicycle
38:03par le Premier ministre
38:04en personne
38:05Sébastien Lecornu
38:06alors que Marine Le Pen
38:06n'était pas présente
38:07à ce moment-là
38:08à l'Assemblée
38:09on voit Elisabeth Pinault
38:10qui a plus de points à perdre
38:11qu'à en gagner
38:12à trop finalement
38:14se mettre dedans
38:15Voilà un bon exemple
38:17de ce qu'on pourrait voir
38:18se multiplier
38:19dans les semaines à venir
38:20c'est-à-dire
38:20des fausses informations
38:21qui circulent
38:22y compris par dizaines de milliers
38:24sur les réseaux sociaux
38:25il y avait même une vidéo
38:26hier
38:27d'un faux agriculteur
38:29qui disait
38:29que des paysans
38:32avaient été blessés
38:33c'était complètement faux
38:34alors il faut
38:34pouvoir contrer
38:36ce genre d'informations
38:37c'est exactement
38:37le combat
38:40que voudrait mener
38:41Emmanuel Macron
38:41quand il multiplie
38:44les rendez-vous
38:45contre les fausses informations
38:45et évidemment
38:48à l'approche
38:49des élections
38:51à commencer par
38:52les élections municipales
38:53il va y avoir
38:53des fausses informations
38:55qui pourraient être relayées
38:56pourquoi pas
38:57par la Rassemblement National
38:58à tort ou à raison
38:59parce que parfois
39:00ça peut être de bonne foi
39:01en plus
39:01on voit déjà Elisabeth
39:02qu'il y a beaucoup plus
39:02de vidéos
39:03de fausses informations
39:04qui circulent
39:04il s'est quand même produit
39:05un coup d'état hier
39:06dont il n'a pas été question
39:06effectivement
39:08c'est vrai
39:08parlez-nous-en
39:10s'il m'encourage
39:11peut-être pour ceux
39:11qui n'ont pas suivi
39:12cette polémique
39:13parce qu'on en rit
39:15mais parfois
39:16il en reste toujours
39:16quelque chose
39:17c'est bien le problème
39:18peut-être rappeler vraiment
39:19sans rigoler
39:19de ce dont il s'agit
39:22cette vidéo
39:22qui parlait
39:24Elisabeth Pino
39:24je ne sais pas si vous pouvez
39:24en dire un mot
39:25de ce coup d'état
39:26alors moi
39:28c'est un militaire
39:29qui a pris le pouvoir
39:30à la place d'Emmanuel Macron
39:31et c'est un chef d'état africain
39:33qui a appelé
39:34je crois
39:34le président
39:35il lui a dit
39:36alors il se passe quelque chose
39:36dans ton pays
39:37grosso modo
39:38Emmanuel Macron a dit
39:39que c'était ce chef d'état africain
39:41qui lui a écrit sur Facebook
39:42pour lui dire
39:43bon ça on y croit
39:44un petit peu moins
39:44et ensuite
39:45Emmanuel Macron aurait téléphoné
39:47à Facebook
39:47pour dire
39:48enlevez-moi ce truc
39:49ils lui ont répondu
39:49bah non on ne peut pas
39:50parce que ça ne contrevient pas
39:51à notre règlement
39:53bon tout ça est un peu absurde
39:54c'est sa vidéo
39:54mais qui est devenu viral
39:55en fait Métard refuse
39:56de disons
39:58que ça ne contrevient pas
39:59à nos règles
39:59donc ça ça pose ici question
40:01il y a vraiment
40:01un vide juridique
40:02la porte-parole du gouvernement
40:04en parlait aujourd'hui
40:05Meta se dit
40:07inattaquable
40:08sur ce point
40:10sur cette vidéo
40:11ça pose quand même question
40:12encore un mot
40:13si Meta était rendu responsable
40:15de tous les contenus
40:15qu'il diffuse
40:17comme nous le sommes tous
40:18nous qui travaillons
40:19pour des médias
40:19je pense que Meta
40:20mettrait la clé sous la porte
40:21Benjamin Louis
40:23si vous voulez rajouter quelque chose
40:24absolument pas
40:24non j'ai cru
40:25pardon
40:25excusez-moi
40:26et bien prenons un peu
40:27de hauteur
40:28pour terminer
40:28ces informés
40:29direction la montagne
40:30elle est en danger
40:31une étude publiée
40:31dans la revue Nature
40:32prédit la disparition
40:33de milliers de glaciers
40:35dans les prochaines décennies
40:36explication avec le spécialiste
40:37des questions d'environnement
40:38à France Info
40:39Guillaume Farriol
40:40oui l'auteur principal
40:41de cette étude
40:42glaciologue en Suisse
40:43l'avoue lui-même
40:44il est surpris
40:45de l'ampleur
40:46du nombre de glaciers
40:47qui vont disparaître
40:48concrètement
40:49les scientifiques
40:50ont analysé
40:51les contours
40:51de plus de 210 000 glaciers
40:54à travers le monde
40:55puis les ont soumis
40:56à plusieurs modèles climatiques
40:57réchauffement de la planète
40:59de 1,5 degré
41:00et jusqu'à 4 degrés
41:01et bien selon l'ampleur
41:03de ce coup de chaud à venir
41:04et qui a déjà commencé
41:05bien sûr
41:062 à 4 000 glaciers
41:07disparaîtront chaque année
41:09par an
41:09aux alentours de 2050
41:10si nous regardons
41:12le scénario actuel
41:13celui vers lequel
41:14nous nous dirigeons
41:15celui d'une planète
41:162,7 degrés plus chaude
41:18à la fin du siècle
41:19et bien
41:193 000 glaciers
41:21disparaîtront chaque année
41:22entre 2040
41:23et 2060
41:24en 2100
41:25seul un glacier
41:27sur 5
41:27aura survécu
41:28parmi les premières
41:29régions touchées
41:30les Alpes
41:31ce pic d'extinction
41:33pourrait débuter
41:34dès 2035
41:35c'est dans 10 ans seulement
41:36les glaciers alpins
41:37sont pour la plupart
41:38assez petits
41:39et donc plus fragiles
41:40avec quelles conséquences
41:41Guillaume Fariol ?
41:43la plus évidente
41:44c'est la montée
41:44du niveau des océans
41:45toute cette glace
41:46qui fond
41:47se retrouve
41:47dans nos mers
41:48la fonte fragilise
41:50aussi nos montagnes
41:51la glace
41:51c'est comme de la colle
41:52qui maintient les roches
41:53risque accru donc
41:54d'éboulement
41:55de glissement de terrain
41:56et puis les fondations
41:57de certaines
41:58de nos constructions
41:59en altitude
42:00sont directement
42:01dans ces glaciers
42:02vous imaginez bien
42:03les dangers
42:04si la glace se fragilise
42:05merci Guillaume Fariol
42:06Benjamin Louis
42:07cette fois je suis sûr
42:07que vous aurez des choses à dire
42:09ça nous ramène
42:10à ces images
42:10très impressionnantes
42:11on se souvient
42:11au printemps dernier
42:12de ce glacier en Suisse
42:13qui s'effondre
42:14inquiétante
42:15ou un village détruisant
42:16même une partie de la ville
42:17Platonne
42:17il y a une problématique
42:20qui est immense
42:21avec les glaciers
42:22sans mauvais jeu de mots
42:23c'est que
42:24les glaciers suisses
42:25ont perdu 10%
42:27de leur volume
42:28au cours des années
42:292022-2023
42:30on ne croirait pas comme ça
42:31mais c'est énorme
42:32et les glaciers
42:33c'est le château d'eau
42:34et un quart en 10 ans
42:35et un quart en 10 ans
42:35et les glaciers
42:36c'est le château d'eau
42:37de l'Europe notamment
42:39mais je vous prends
42:40un exemple très concret
42:41il y a un glacier
42:42qui s'appelle
42:42le glacier du Rhône
42:43alors il porte bien son nom
42:44parce que c'est celui
42:44qui alimente le Rhône
42:45et le Rhône il est entre
42:46la Suisse et la France
42:48ce glacier perd de son volume
42:51ça veut dire
42:51qu'il y a moins d'eau
42:52dans le Rhône
42:52et quand il y a moins d'eau
42:53dans le Rhône
42:53qu'est-ce qui se passe ?
42:54et bien
42:55les centrales nucléaires
42:57par exemple françaises
42:58qui sont en aval
43:00ne sont plus refroidies
43:02comme il faut
43:03alors justement
43:04ça a été un des grands points
43:05de
43:05en tout cas de négociation
43:08on va dire
43:08cordiale
43:09mais parfois musclée
43:10diplomatique
43:12entre la Suisse et la France
43:13c'était qui en fait
43:14peut décider
43:15c'est un peu compliqué
43:16mais du robinet
43:17en fait du Rhône
43:18parce que le Rhône
43:18il commence dans les Alpes
43:21mais ensuite
43:21c'est le lac Léman
43:22et puis à Genève
43:23il y a clairement le robinet
43:24en fait il y a un barrage
43:26petit barrage
43:26qui est au centre-ville de Genève
43:27et que l'on régule
43:29en fait en fonction
43:30du niveau
43:30qu'on veut donner au Rhône
43:31et bref
43:32s'il y a moins d'eau
43:33en fait
43:33il faut qu'on ouvre
43:35un peu les vannes
43:35alors est-ce que la France
43:36dit qu'il faut absolument
43:37ouvrir les vannes
43:37ou est-ce que c'est la Suisse ?
43:38Jusqu'à maintenant
43:39c'était la Suisse
43:39et c'était Genève
43:40en l'occurrence
43:41qui décidait de ça
43:41et puis la France
43:42se rend donc compte
43:43qu'il y a de moins en moins
43:44d'eau dans le Rhône
43:45et que le glacier
43:45est en train de fond
43:46ils disent
43:46il faudrait peut-être
43:47qu'on reprenne un peu
43:47la main sur le robinet
43:48et voilà
43:49donc là il y a un nouvel accord
43:50qui a été signé
43:52tout est bien
43:52qui finit bien
43:53mais le problème
43:53c'est que l'eau
43:54on ne peut pas l'inventer
43:55s'il n'y en a plus
43:55si le glacier fond
43:56il y aura de moins en moins
43:57d'eau dans le Rhône
43:58et ce problème
43:59c'est problématique
43:59notamment
44:00parce qu'il y en a
44:00plein d'autres
44:01écologiques
44:01notamment
44:02pour la biodiversité
44:04mais ce problème
44:05du refroidissement
44:06des centrales nucléaires
44:07qui se trouvent
44:07notamment dans la région lyonnaise
44:08va continuer à se poser
44:10tous les étés
44:11et même en dehors des étés
44:12on voit les conséquences
44:13énormes et directes
44:15Elisabeth Pinot
44:15il y a ces conséquences
44:16climatiques, écologiques
44:17notamment
44:18est-ce qu'il y a
44:19la prise de conscience
44:20qui est là aujourd'hui
44:20on a l'impression
44:21que oui
44:21mais que ça ne change pas
44:22pour autant
44:22après les océans
44:24les coraux
44:25la chaleur l'été
44:27les tempêtes l'hiver
44:29on voit bien
44:30que maintenant
44:30les glaciers
44:31toutes les études
44:32vont dans le même sens
44:33et que la trajectoire
44:35déjà de l'accord de Paris
44:36c'était
44:36un degré et demi
44:38à l'horizon 2040
44:39on est à 2,7 degrés
44:40l'option la plus pessimiste
44:43c'est 4 degrés
44:44avant la fin du siècle
44:45avant la fin du siècle
44:46et bien sûr
44:48que la planète
44:49qu'on va laisser
44:50à nos enfants
44:50sera forcément transformée
44:53et puis on voit bien
44:54que les politiques
44:56des grandes puissances
44:57ne vont pas
44:57dans le bon sens
44:59il y a des efforts
45:00incontestables
45:01de la part
45:02de l'Europe
45:03même de la part
45:04de la Chine
45:05qui a beaucoup progressé
45:06par exemple
45:06sur l'éolien
45:07et le solaire
45:07même sur la voiture électrique
45:09des villes comme Shanghai
45:10il y a beaucoup plus
45:11de voitures électriques
45:12mais qui est très mauvais élève
45:13sur le charbon
45:14par exemple
45:14on a un record
45:16d'années du charbon
45:18alors qu'on sait
45:19que c'est très mauvais
45:20pour le réchauffement climatique
45:21donc tout ça
45:22pour dire que
45:23les glaciers
45:24bien sûr
45:24vont disparaître
45:26inéluctablement
45:27je pense que là
45:27il va falloir s'adapter
45:30on ne va pas empêcher
45:31qu'ils fondent
45:32mais ce qu'on peut
45:33seulement essayer de faire
45:34c'est de ralentir le processus
45:35mais il va falloir s'adapter
45:37parce que visiblement
45:38là tous les feux
45:39sont au rouge
45:40sur tous les aspects
45:42sur tous les aspects
45:43la fonte des glaciers
45:44est peut-être trop peu
45:45d'action
45:46Sylvain Courage
45:46parce que trop d'enjeux
45:47économiques
45:48on voit je ne sais pas
45:49on peut prendre les jeux
45:50les jeux olympiques d'hiver
45:51qui arrivent par exemple
45:51dans deux mois
45:52est-ce que c'est un non-sens
45:52d'avoir de grandes compétitions
45:54encore aujourd'hui
45:55ça va avoir lieu
45:56sous les glaciers
45:57donc effectivement
45:58la question du coup
45:58est posée
45:59c'est une sorte de mise en scène
46:00de nos contradictions
46:02mais les contradictions
46:03on les vit tous les jours
46:04et on les vit intimement
46:06on les vit à l'échelle
46:07des états
46:07des entreprises
46:08ce qui fait craindre
46:09beaucoup les scientifiques
46:11avec la fonte des glaciers
46:13c'est le scénario
46:14de l'emballement
46:14c'est-à-dire qu'on pouvait
46:15penser qu'il y aurait
46:17une progression géométrique
46:18du réchauffement climatique
46:19ça arrive plutôt que prévu
46:20mais en fait
46:20il y a des emballements
46:21il y a des boucles de rétroaction
46:22c'est-à-dire qu'il y a
46:23des phénomènes cumulatifs
46:24en fait
46:24et qui font que
46:26les choses s'accélèrent
46:27et donc ça
46:28c'était pas forcément
46:29ce qui était envisagé
46:30au départ
46:30dans les premiers scénarios
46:31du GIEC
46:32c'est ce système
46:33d'emballement
46:34et qui rend la chose
46:37encore plus complexe
46:39parce qu'on se demande
46:40si on a même le moyen
46:41de la maîtriser
46:41et quand bien même
46:42on ferait tous les efforts
46:43qu'on devrait faire
46:44Patricia Alemania
46:46Oui
46:46ce qu'il faut dire
46:48c'est que les glaciers
46:49maintenant
46:49vont être remplacés
46:50par des belles pelouses vertes
46:52en haut de nos montagnes
46:53à terme
46:53assez vite même
46:54mais que quel était
46:55l'avantage de la glace
46:56la glace
46:57elle renvoie la lumière
46:58du soleil
46:59c'est-à-dire qu'elle empêche
47:00un réchauffement
47:02c'est comme l'Arctique
47:03l'Arctique subit
47:04le même phénomène
47:04que nos glaciers
47:05l'Arctique
47:06elle rétrécit
47:08la glace fond en Russie
47:10libérant le fameux
47:11Permafrost
47:12qui est donc
47:12cette terre gelée
47:13mais qui en dégelant
47:15comme le haut de nos montagnes
47:16parce qu'on a du permafrost
47:17aussi dans nos montagnes
47:18qu'est-ce que c'est ?
47:19Elle libère
47:19le CO2 contenu
47:21et c'est une bombe
47:22à retardement
47:23ce permafrost
47:24de nos montagnes
47:25et de
47:26la Sibérie
47:27et même du Groenland
47:29etc
47:29cette terre
47:30craquelée
47:32gelée
47:32par la glace
47:33et bien
47:33elle va libérer
47:35des tonnes de CO2
47:36et alors là
47:37bonjour le réchauffement
47:38on va avoir le réchauffement
47:39parce qu'on a un manque
47:39de reflet
47:40de la nature
47:41du soleil
47:42on a le réchauffement
47:43par cette libération
47:44de CO2
47:45et comme vous le disiez
47:46très justement
47:47il y a tout un système
47:48qui s'emballe
47:49les eaux
47:51réchauffent de l'océan
47:52ça entraîne
47:53des bouleversements
47:55de la circulation
47:56des courants
47:57et on dit même
47:57que le Gulf Stream
47:58le fameux courant
47:59qui nous fait
48:00tous ces hivers
48:01si doux
48:02en Europe
48:02et bien pourrait
48:03non plus être doux
48:04mais pourrait être glacé
48:05parce qu'il repartirait
48:06dans l'autre sens
48:06donc on ne va plus avoir chaud
48:08on va avoir très très froid
48:09donc si vous voulez
48:11on ne se rend absolument pas compte
48:12et ce qui me fait
48:13le plus réagir
48:14j'en finirai par là
48:15c'est que tout le monde dit
48:15on va s'adapter
48:16ah bah oui effectivement
48:17on va faire de la fausse glace
48:18pour aller faire du ski
48:19mais la fausse glace
48:21une fois que les gens
48:22ont fini leur saison de ski
48:23au fin mars
48:24et bien elles font à nouveau
48:24et on retrouve la plus luce verte
48:26donc on ne s'adapte pas
48:27c'est pas de l'adaptation
48:29qu'il faut
48:29c'est de la lutte effective
48:30mais alors ça
48:31les enjeux économiques
48:33sont tels
48:35perçus
48:36nous ne les avons pas perçus
48:37et vous avez évoqué
48:38Patricia
48:38l'Arctique
48:40avec la banquise
48:41qui font record de chaleur
48:43pour cette année
48:45Benjamin-Louis
48:45on a le sentiment
48:47on le disait
48:47peut-être on parlait tout à l'heure
48:48des Alpes
48:49que ce soit en Suisse
48:50ou en France
48:50et ces glaciers
48:51ça peut nous parler
48:52parce que c'est proche de chez nous
48:53l'Arctique
48:54on a l'impression
48:54comme si c'était très loin
48:56que ça ne nous concernait pas
48:56finalement
48:57oui bah encore une fois
48:58c'est une question
48:59de je suis conscient
49:01de ce que je vois tous les jours
49:02de ce que je peux toucher
49:03mais c'est même pas
49:04c'est même pas si vrai
49:05que ça se vérifie pas tant que ça
49:06parce que la question
49:07des glaciers en Suisse
49:08je veux dire
49:08à la RTS
49:09le nombre de glaciologues
49:11qu'on a reçu
49:12d'experts des glaciers
49:13d'experts notamment
49:14je pense à Martine Rebeté
49:15qu'on salue ce soir
49:16mais qui est une des grandes
49:17expertes des glaciers
49:18qui est venue
49:19mais des dizaines de fois
49:20en direct
49:21sur nos plateaux de télé
49:22ou en radio
49:23et au fond
49:25on a l'impression
49:26que ça n'accroche pas
49:27il va falloir
49:28qu'on attende vraiment
49:28que la montagne
49:29ait fondu complètement
49:31vraiment comme dans un dessin animé
49:32qui n'est plus qu'une petite pierre
49:33et puis
49:33aucune incidence
49:33sur les politiques publiques
49:35en Suisse par exemple
49:35alors si quand même
49:36parce qu'il y a la loi climat
49:37qui a été votée
49:38pour atteindre le net zéro
49:39le fameux net zéro
49:40en 2050
49:41il y a une prise de conscience
49:42des pouvoirs publics
49:42mais comme toujours
49:43on va bien trop lentement
49:45dans la régulation
49:45parce qu'on ne peut pas
49:46imposer des changements
49:47de sociétés brutaux
49:49du jour au lendemain
49:51mais voilà
49:52il y a quand même
49:52le problème effectivement
49:53de se rendre compte
49:55de même ce qu'on a
49:56tout près de chez nous
49:57qui est en train de disparaître
49:58on n'en mesure pas forcément
50:00les conséquences
50:00avant que ce soit arrivé
50:01une autre chose
50:01que disait Patricia tout à l'heure
50:03elle parlait de la fausse glace
50:04alors c'est plutôt la fausse neige
50:05la neige de culture
50:06ça rejoint la question
50:09des Jeux Olympiques
50:09qui ont bientôt lieu
50:10c'est pas si symbolique
50:13que ça
50:13si anecdotique que ça
50:14parce que justement
50:15pour rassurer
50:16des géodivers maintenant
50:17on est obligé de produire
50:18des kilotonnes
50:19de neige de culture
50:20et on assèche
50:21directement
50:22les rivières
50:24et les lacs de montagne
50:25alors on crée
50:25des retenues d'eau
50:26apparemment
50:27des retenues d'eau artificielle
50:28mais la neige de culture
50:29s'il y a bien
50:30une absurdité climatique
50:32aujourd'hui
50:33c'est ça
50:34c'est la neige de culture
50:34et bientôt
50:35on ne pourra plus faire de ski
50:36du tout en Europe
50:37sans fabriquer
50:38de la neige
50:39et encore
50:40ça aussi
50:40ça a une durée de vie
50:41une durée de possibilité
50:42réduite
50:43parce qu'il faut quand même
50:44qu'il fasse froid
50:44pour fabriquer
50:45de la fausse neige
50:46et même cette fausse neige
50:48à un moment donné
50:48ne tiendra plus
50:50donc il n'y aura même plus
50:51de l'herbe verte en dessous
50:52il y aura de l'herbe toute cramée
50:53pour revenir à l'Arctique
50:54Patricia Lémonière
50:55ça va avoir des conséquences
50:56aussi diplomatiques
50:57géopolitiques
50:58ça va ouvrir
50:58de nouvelles voies
50:59d'où au nord
51:01que ce soit commercial
51:02pour la pêche
51:02alors outre
51:03les nouvelles voies commerciales
51:05mais les grands de ce monde
51:06les russes
51:07les chinois
51:08et les américains
51:08regardent les dirigeants
51:10d'une façon goulue
51:11ces terres qui se libèrent
51:13parce que sous ces terres là
51:14on pense au Groenland
51:14notamment
51:15on pense au Groenland
51:16on pense à toute la Sibérie
51:17on pense au Nord Canada
51:19sur toutes ces terres là
51:20l'Alaska
51:20qu'est-ce qu'il y a ?
51:22il y a du pétrole
51:23du gaz
51:24des terres rares
51:25du cuivre
51:25du diamant
51:26etc
51:26des ressources incroyables
51:28alors vous pensez bien
51:29qu'autour de Donald Trump
51:30on se frotte les mains
51:31autour de Vladimir Poutine
51:33le fameux conseiller
51:34de Vladimir Poutine
51:35celui qui négocie
51:36tous les contrats
51:37Dimitriev
51:37est actionnaire
51:39de sociétés
51:41qui vont justement
51:42travailler
51:42sur ces ressources là
51:44donc vous voyez
51:45on en est
51:46la géopolitique
51:48est à la manœuvre
51:48c'est de court terme
51:49encore une fois
51:50parce que ce que vous disent
51:51tous les experts du climat
51:52c'est que lorsqu'il fera
51:5357 degrés dehors
51:54vous pourrez avoir
51:55vos terres rares
51:55vous n'en ferez pas grand chose
51:56Elisabeth Pinault
51:57ou Sylvain Courage
51:58un dernier mot
51:59avant de conclure
52:00ces informés
52:00il faut peut-être
52:02une note d'espoir
52:03peut-être que les dirigeants
52:06du monde nous écoutent
52:07non mais c'est vrai
52:09qu'il y a une réaction
52:10alors on peut quand même
52:11depuis les accords de Paris
52:14il y a quand même
52:16une prise de conscience
52:16enfin toutes les études
52:18depuis nous montre que
52:19la population mondiale
52:22est à peu près informée
52:24et largement convaincue
52:26de l'existence
52:26du réchauffement climatique
52:27bon il y a quelques exceptions
52:28notables
52:29notamment à la tête
52:30des Etats-Unis d'Amérique
52:31mais sinon les autres
52:32sont plutôt convaincus de ça
52:33ils se désespèrent
52:35justement de l'inaction
52:36et ce qui les rend
52:37pour l'instant
52:38très frustrés
52:39c'est cette inaction
52:40donc on sait
52:41qu'il faut d'abord
52:42une prise de conscience
52:42et que peut-être
52:43le temps de l'action
52:44va finir par arriver
52:45souhaitons-le
52:45on peut le souhaiter
52:46à la une du Nouvel Obs
52:47vous gardez la parole
52:48Sylvain Courage
52:49alors c'est un numéro spécial
52:50de Noël
52:51sur l'irrésistible expansion
52:52de l'Empire Chinois
52:532500 ans d'histoire
52:552500 ans d'histoire
52:56pour combien de pages ?
52:57pour plus de 60 pages
52:5860 pages
52:59pour ce numéro exceptionnel
53:00donc du Nouvel Obs
53:01merci à tous
53:02d'être venus ce soir
53:03Sylvain Courage
53:04du Nouvel Obs
53:05Elisabeth Pinault
53:06de l'agence Reuters
53:07correspondante
53:07on le rappelle
53:08pour Matignon et l'Elysée
53:09merci Benjamin-Louis
53:11correspondant à Paris
53:12pour la radio-télévision suisse
53:13et Patricia Alémonière
53:15grand reporter
53:15et spécialiste
53:16des questions internationales
53:18merci aussi
53:18à tous ceux
53:19qui ont préparé
53:20et réalisé cette émission
53:21les informés
53:22reviennent demain matin
53:24à 9h
53:24très bonne soirée
53:25sur Prince Info
53:26sur Prince Info
53:27de l'Empire Chinois
53:28de l'Empire Chinois
53:28de l'Empire Chinois
53:29de l'Empire Chinois
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