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  • il y a 2 jours
Tous les jours, Les Informés débattent de l'actualité autour d'Agathe Lambret et de Renaud Dély.

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00:06Bonjour et bienvenue, si vous nous rejoignez dans les informés, c'est parti pour votre rendez-vous de décryptage de
00:11l'actualité jusqu'à 9h30.
00:13Bonjour Renaud Delay.
00:14Bonjour Agathe.
00:15Au sommaire aujourd'hui, l'immigration agite les candidats ou potentiels candidats à la présidentielle, au centre mais aussi à
00:22gauche.
00:23Peut-on être de gauche et refuser l'immigration ? Que faut-il penser de la pause de 3 ans
00:28sur l'immigration légale proposée par Gérald Darmanin ?
00:31Et puis, Gabriel Attal met lui aussi les pieds dans le plat, mais sur un autre sujet.
00:36Pourquoi veut-il ouvrir le débat sur la légalisation de la GPA ?
00:41Nos informés nous expliquent tout.
00:42Ce matin, Hélène Terzian, journaliste au service politique de France Info.
00:46Bonjour Hélène.
00:46Bonjour Agathe, bonjour à tous.
00:47Et Adrien Brachet, rédacteur en chef adjoint du service politique au point.
00:51Bonjour Agathe.
00:52Bonjour Adrien.
00:53Renaud, on commence donc avec ce sujet, l'immigration et cette proposition de Gérald Darmanin qui fait beaucoup réagir.
00:59Gérald Darmanin, le garde des Sceaux, qui considère que le pays, je le cite, est arrivé à la limite de
01:03ses capacités d'intégration.
01:05Et donc, il relance des propositions assez spectaculaires sur l'immigration.
01:08Il prône en particulier un moratoire de 3 ans.
01:13Un moratoire de 3 ans sur l'immigration.
01:16Alors, est-ce que c'est envisageable ?
01:17D'ailleurs, à quoi ça correspondrait ?
01:19C'est la question que se posait ce matin chez nos confrères de France Inter, l'ancien Premier ministre, Gabriel
01:24Attal.
01:25Je ne sais pas exactement ce que mon oratoire, ça veut dire.
01:27Si ça veut dire stopper intégralement l'immigration en France, qu'il n'y ait plus personne qui rentre pendant
01:313 ans, je pense que ce n'est ni possible, ni souhaitable.
01:34En ce moment, je vois bien que ce n'est pas très populaire de dire qu'on a besoin d
01:38'une part d'immigration en France.
01:39Et c'est plutôt populaire d'avoir des mesures un peu de surenchère, ou de dire on va arrêter l
01:44'immigration.
01:44Je pense que ce n'est pas possible et que ce n'est pas souhaitable.
01:46Et même si ce n'est pas populaire de le dire, je continue à le dire parce que c'est
01:49ce que je pense.
01:50Alors, Gérald Darmanin a plus précisément dans le collimateur les mesures qui relèvent du regroupement familial,
01:55qu'il entend limité de façon assez drastique, comme d'ailleurs nombre d'autres responsables politiques.
01:59Bref, un moratoire de 3 ans, est-ce que ça signifierait aucune immigration pendant 3 ans ?
02:04Est-ce que c'est possible ? Est-ce que ce serait efficace ?
02:08Et pourquoi, finalement, le garde des Sceaux rouvre-t-il ce débat, cette question ?
02:12Est-ce que ça aurait par hasard un rapport, peut-être, avec la campagne présidentielle qui démarre ?
02:17Pourquoi il fait ça aujourd'hui, il intervient Gérald Darmanin ?
02:20Est-ce qu'il croit vraiment dans sa proposition ?
02:22Qu'est-ce qu'on dit du côté du ministère de la Justice ? Est-ce que c'est réaliste
02:26?
02:26Alors, Gérald Darmanin est un fond tacticien politique.
02:30En disant moratoire de 3 ans, il sait que ça va être repris, comme ici, par les médias.
02:36Quand il dit moratoire de 3 ans, oui, effectivement, il vise la question du regroupement familial
02:42pour ceux qui viendraient travailler ici, pour ceux qui auraient un visa de travail,
02:46c'est ça qu'il veut limiter.
02:47Mais il ne dit rien sur l'immigration étudiante, il ne dit rien sur les visas pour motifs humanitaires.
02:53Donc, quand il dit moratoire, il ne va pas être un coup de frein.
02:55Vous voulez dire que ce ne sera pas une pause de 3 ans sur l'immigration légale ?
02:59Ce ne sera pas une vraie pause ?
02:59C'est très difficile de faire un moratoire de 3 ans et d'empêcher tout flux migratoire pendant 3 ans
03:04pour des motifs étudiants ou même des motifs humanitaires.
03:07Même si, du côté du cabinet de Gérald Darmanin, il dit que tout est faisable.
03:10Vraiment, la question de la faisabilité, quand même, reste en question.
03:14Pourquoi est-ce qu'il fait ça maintenant ?
03:15Parce que Gérald Darmanin estime que c'est un sujet de la présidentielle,
03:18que c'est une des préoccupations des Français.
03:21Quand il dit moratoire de 3 ans, il le dit également dans un journal qui est le journal du dimanche,
03:26le JDD, il parle à un certain électorat de droite, de la droite conservatrice.
03:30Il sait à qui il parle. Il veut peser, Gérald Darmanin.
03:34Et il fait un peu du rouge qui tâche, pardon pour l'expression, mais voilà.
03:37Il veut que ce soit sous le feu des projecteurs.
03:39Gérald Darmanin, théoriquement, il doit être en pause.
03:43Il ne doit pas avoir d'ambition présidentielle.
03:46C'est ce qu'avait demandé Sébastien Lecornu.
03:47Il n'est pas censé faire de la politique alors qu'il est resté au gouvernement.
03:50Exactement. Il ne peut pas s'en empêcher.
03:52Il y a une forme de jurisprudence.
03:53Gérald Darmanin, il veut peser dans la présidentielle.
03:55Et on pourra peut-être en reparler, mais c'est le prix de son ralliement peut-être à Gérald Darmanin,
04:00à un candidat de son camp.
04:04Est-ce que vous faites la même analyse, Adrien Brachet, Gérald Darmanin,
04:07qui avait quand même un...
04:08C'était un des rares qui avait un statut de présidentiable à l'approche de 2027.
04:12Et finalement, c'est le seul dont personne ne parle.
04:15Est-ce qu'il fait ça pour exister, pour s'insérer dans le jeu ?
04:18Bien sûr, Gérald Darmanin est clairement dans une période de réaffirmation politique
04:22où il veut se réaffirmer dans le jeu.
04:24Ces derniers temps, beaucoup disent, de toute façon, à la fin, il se ralliera,
04:27par exemple à Édouard Philippe.
04:29Et donc, Gérald Darmanin, il veut remonter au créneau
04:32dans un moment où le duel du bloc central est monopolisé, si vous voulez,
04:35par Édouard Philippe et Gabriel Attal.
04:37Cette grande interview qu'il donne au journal du dimanche,
04:40c'est clairement quasiment une interview de candidat à la présidentielle.
04:43Il parle de l'immigration, mais il parle aussi de narcotrafic,
04:46de la question de la prison, il parle de la candidature de Gabriel Attal,
04:50de celle d'Édouard Philippe.
04:51Donc, il se place vraiment dans cette dimension-là.
04:54Il y a quelques jours, la semaine dernière, il était en déplacement en Algérie
04:57sur les questions de coopération judiciaire.
04:59Donc, là aussi, c'est une façon de se remettre au devant de la scène.
05:03Et il pense, en effet, comme on le disait, que cette question de l'immigration
05:07va être une question de clivage politique très forte
05:10au cours de la prochaine élection présidentielle.
05:12Et que donc, ça peut être un élément, au moins dans la tonalité,
05:15parce qu'on a vu qu'en effet, la notion de moratoire est quand même relativement floue,
05:20mais que dans la tonalité, ça pouvait être un élément de différenciation,
05:23y compris avec Édouard Philippe.
05:25C'est intéressant de voir que dans son dernier livre, par exemple, Édouard Philippe,
05:28lorsqu'il parle d'immigration, il a une tonalité totalement différente.
05:31Il dénonçait, j'ai relu hier,
05:34ces démagogues obsessionnels qui prétendent se fixer l'objectif d'une immigration zéro.
05:40Donc, on voit que la tonalité n'est pas exactement la même,
05:43et que Gérald Darmanin se dit qu'il y a potentiellement une possibilité de différenciation sur ce sujet.
05:50Renaud Dédier ?
05:50Oui, ce qui est clair, je vous rejoins, c'est que c'est de la popole,
05:53c'est ce qu'on appelle de la popole.
05:54Et c'est assez pathétique, d'ailleurs, parce que c'est de la tactique politique
05:57pour peser dans le pré-débat de la campagne présidentielle,
06:01et dire à Édouard Philippe, effectivement, je suis là, je suis là,
06:03tu vas avoir besoin de moi.
06:04C'est assez pathétique pour plusieurs raisons.
06:06D'abord, parce que Gérald Darmanin a été ministre de l'Intérieur pendant quatre ans,
06:08il faut le rappeler quand même, à l'époque, il ne défendait pas ses positions,
06:11les positions qu'il défend maintenant parce que la campagne présidentielle approche,
06:14ensuite parce que l'immigration est un vrai sujet,
06:17qui préoccupe une large frange de l'opinion,
06:19qui a des conséquences démographiques, sociales, économiques, culturelles,
06:23sur lesquelles il serait bon peut-être un jour dans ce pays de se pencher
06:26de façon apaisée et réfléchie, et pas simplement en faisant des petits coups de com'.
06:30Petits coups de com', pourquoi ? Parce qu'un moratoire absolu,
06:33c'est-à-dire une immigration zéro pendant trois ans,
06:35ce ne serait pas possible.
06:36La Cour européenne s'y opposerait si jamais ce moratoire était absolu.
06:40Et d'ailleurs, Hélène Terzion a raison,
06:41c'est pas ce que dit Gérald Darmanin,
06:43il dit lui-même d'ailleurs qu'il n'est pas pour l'immigration zéro.
06:45Il n'évoque pas dans ce cadre-là la question de l'asile.
06:50L'an dernier, 78 000 personnes se sont vues accorder le droit d'asile
06:53sur près de 120 000 demandes.
06:56Il n'évoque pas la question des étudiants.
06:59On sait que c'est la première source de demandes de visa de longue durée.
07:03La question des étudiants étrangers, c'est un peu plus de 100 000 par an.
07:08Il pointe le regroupement familial lié à l'immigration de travail,
07:11mais il est lui-même favorable à l'immigration de travail.
07:14Donc, il y a une forme de petit coup tactique pour peser,
07:19et ça fonctionne puisqu'on en parle d'ailleurs,
07:21il y a un petit coup de communicant.
07:23En revanche, le sujet est un vrai sujet.
07:25On entend d'autres voix d'ailleurs qui se penchent dessus dans toutes les dimensions.
07:29C'est-à-dire qu'il s'agisse de l'immigration de travail.
07:30On a entendu à gauche François Ruffin expliquer pourquoi est-ce qu'il y était hostile,
07:34parce qu'il considère que ça tire les salaires à la baisse
07:37et qu'une frange du patronat utilise l'immigration de travail justement
07:41pour tirer les salaires à la baisse.
07:42Et puis on entend aussi, par exemple, Raphaël Glucksmann prôner, lui,
07:44une convention citoyenne sur l'immigration.
07:46Oui, ça c'est l'autre angle justement que je voulais aborder.
07:49Mais d'abord, Gérald Dermannin, il a été vexé récemment
07:52que dans l'entourage d'Edouard Philippe aussi,
07:54on l'envisage comme peut-être directeur de campagne du candidat Edouard Philippe,
08:01alors qu'il a quand même été ministre pendant des années dans des ministères régaliens.
08:04Donc, comme vous le dites tous, sa proposition sur l'immigration, ça marche.
08:09En tout cas, quelques jours après, il l'avait déjà faite sur LCI,
08:13effectivement, mais ça n'avait pas eu l'écho.
08:15Nicolas Sarkozy en avait parlé, M. Barnier, le moratoire, c'est quelque chose qui revient,
08:19c'est un mot facile qu'on reprend,
08:23mais qui derrière n'a pas de réel fondement légal.
08:27Et ce n'est pas très surprenant venant d'un homme de droite,
08:31issu du bloc central aujourd'hui,
08:33alors que ce qu'on entend, ce que disait Renaud Délis sur ce qu'on entend à gauche,
08:36François Ruffin qui dit qu'il est contre l'immigration de travail,
08:40ça, Adrien Brachet,
08:41ce n'est pas totalement attendu pour un candidat de gauche ex-insoumis qui plus est.
08:46Alors ça, ça a beaucoup clivé au sein de la gauche.
08:48De la part de François Ruffin, c'est un peu moins étonnant
08:51parce que c'est dans la lignée de toute une série de ses engagements,
08:55mais c'est vrai que ça a beaucoup clivé au sein de son camp.
08:58Les insoumis ont beaucoup critiqué François Ruffin
09:00pour cette prise de position hostile à l'immigration de travail.
09:04Ces jours-ci, Raphaël Luxman publie un livre
09:07dans lequel il appelle à une convention citoyenne sur l'immigration.
09:11Il écrit, je cite,
09:12« Au lieu de fuir le débat migratoire, nous l'assumerons ».
09:15Donc on sent bien qu'à gauche, c'est une question qui suscite de la réflexion
09:19pour savoir quel positionnement adopter,
09:22sachant que si on regarde au niveau européen,
09:24les gauches européennes ont aussi des positionnements très différents.
09:28Il y a Pedro Sanchez qui récemment a entrepris
09:31une régularisation importante en Espagne.
09:34A l'inverse, vous avez au Danemark,
09:36Mettez Frédéricsen par exemple,
09:38qui a une politique extrêmement restrictive sur les questions migratoires.
09:41Donc c'est une question, on le voit bien,
09:43qui agite aussi la gauche au niveau européen comme français
09:46et qui cherche son positionnement.
09:48C'est Fabien Roussel, le communiste,
09:50qui avait commencé sur ce sujet, Renaud Delia,
09:51en parlant des frontières passoires.
09:53Aujourd'hui, pour une partie de la gauche,
09:55il faut se saisir du sujet, ça ne peut plus rester un impensé ?
09:58C'est une très vieille tradition à gauche.
09:59Il y a toute une ligne marxiste d'ailleurs à l'origine
10:02qui considère vraiment depuis le 19ème siècle,
10:06même Jaurès au début du 20ème avait mis en cause
10:10les flux migratoires dont le patronat faisait usage justement
10:15pour tirer les salaires à la baisse,
10:17donc pour nuire au prolétariat en France.
10:21La concurrence des salariés étrangers sur les salariés français.
10:23Une forme de concurrence déloyale entre guillemets.
10:26Souvenez-vous de Jean-Luc Mélenchon lui-même
10:28au moment de la polémique autour de ce qu'on appelait
10:30la directive Bolkenstein
10:31et du sort du plombier polonais.
10:34Vous vous souvenez de fameux plombiers polonais
10:36qui étaient agités notamment par Jean-Luc Mélenchon,
10:38pas seulement par lui,
10:40comme justement un épouvantail
10:43qui allait nuire aux travailleurs français.
10:45D'une certaine façon c'était la même chose,
10:47c'est-à-dire c'était critiquer,
10:49alors là en l'occurrence ça visait une directive européenne,
10:52mais c'était critiquer le démantèlement du droit du travail
10:54justement au détriment des salariés français
10:58pour justement faire venir des travailleurs étrangers.
11:01Donc cette position,
11:03il y a une filiation à gauche.
11:07La contradiction, c'est une vraie question.
11:09C'est-à-dire quand on voit le patronat
11:10qui lui réclame à tour de bras,
11:12c'est le cas de le dire justement des bras,
11:14de la main d'oeuvre étrangère,
11:15c'est pas forcément pour augmenter
11:17le pouvoir d'achat des salariés.
11:19C'est d'abord pour des questions aussi,
11:20d'abord de besoins et puis de coûts,
11:22et probablement de coûts du travail allégés,
11:25comme on le dit du côté patronal.
11:27Mais là où il y a une vraie contradiction,
11:29c'est qu'on sait qu'aujourd'hui
11:29l'effondrement démographique du pays,
11:32comme d'ailleurs de la plupart de nos voisins,
11:34rend indispensable l'immigration de travail.
11:36C'est-à-dire que fustiger l'immigration de travail,
11:37ça se heurte aux réalités démographiques actuelles.
11:40Regardez, vous évoquez le fait
11:41que les gauches européennes
11:42ont des positions divergentes,
11:44de Pedro Sanchez à la première ministre danoise,
11:47mais regardez Georgia Meloni.
11:48Elle-même, Georgia Meloni,
11:49elle a régularisé des centaines de milliers
11:53de travailleurs en situation illégale en Italie,
11:56parce que l'Italie a besoin de bras,
11:57et Georgia Meloni, elle n'est pas de gauche.
11:59C'est moins qu'on puisse dire.
12:00C'est moins qu'on puisse dire.
12:00Et on voit que ce sujet est un marqueur,
12:02Hélène Terzian, un marqueur
12:03dont s'est saisi Édouard Philippe aussi,
12:05dès le début, en disant notamment
12:06qu'il voulait remettre en cause,
12:08renégocier l'accord franco-algérien.
12:11De 1978, absolument, les accords d'Algérie.
12:13C'est lui qui, pour le coup,
12:14a mis les pieds dans le plat sur ce sujet,
12:16et en a parlé en premier.
12:17Une proposition qui a été reprise
12:19par Gabriel Attal,
12:20et qui est aujourd'hui plutôt partagée
12:22dans le camp présidentiel.
12:25À ce sujet, là-dessus d'ailleurs,
12:26vous parlez de Gérald Darmanin,
12:27qui était en Algérie tout à l'heure.
12:29On parlait de cette stature présidentielle.
12:30Une ministre me disait la semaine dernière
12:34qu'il a réussi à aussi endosser
12:38cette stature Gérald Darmanin,
12:39puisqu'il est vu comme l'alter ego.
12:41Il a vu le président Tebbou,
12:42donc c'était un ministre français,
12:44mais face à un président algérien.
12:46Donc il réussit aussi, mine de rien,
12:48à installer cette idée de peut-être
12:51avoir une posture diplomatique
12:53et donc présidentielle.
12:55Les accords d'Algérie,
12:56vous parliez de ça,
12:58permettent aux ressortissants algériens
13:00d'avoir des conditions
13:02de regroupement familial facilitées.
13:04C'est-à-dire que les conditions
13:06pour venir en France,
13:07pour faire venir sa famille en France,
13:09ne sont pas aussi dures
13:10que pour les autres ressortissants.
13:12Pour les Algériens,
13:13à partir de 12 mois,
13:14on peut faire venir sa famille,
13:15alors que pour les autres étrangers,
13:17c'est 18 mois de résidence en France
13:18avant de pouvoir le faire.
13:19Et voilà, dans le camp présidentiel,
13:21il y a quand même une forme
13:22de consensus pour dire que
13:24il faut peut-être remettre en question
13:26ces accords d'Algérie,
13:27notamment pour durcir également
13:29pour les ressortissants algériens
13:31les conditions du regroupement familial.
13:33Et ce sera les accords de 68.
13:36C'est déjà un sujet
13:37de la présidentielle de toute façon.
13:39Et un autre sujet peut-être
13:40où quelqu'un veut faire un sujet
13:42pour la présidentielle.
13:43Et c'est aussi quelqu'un
13:44qui veut exister.
13:45C'est Gabriel Attal
13:46qui met les pieds dans le plat
13:47sur la GPA.
13:48On en parle dans un instant,
13:49mais pour l'instant,
13:50il est 9h20
13:50et c'est l'Info en une minute
13:51avec Sarah Ders.
13:54La température grimpe
13:56au lendemain d'un jour de mai
13:57historiquement chaud.
13:58Météo France place désormais
14:008 départements de l'Ouest,
14:02du Finistère à la Mayenne,
14:03en vigilance orange canicule,
14:05inédit car précoce.
14:06Ce matin,
14:07il faisait aussi chaud
14:08à Brest qu'à Nice.
14:10Et l'une des conséquences
14:11des fortes chaleurs,
14:12la qualité de l'air
14:13se dégrade selon Air Paris.
14:15Pollution à l'ozone
14:16à prévoir en Ile-de-France
14:17et dans la vallée du Rhône.
14:19Emmanuel Macron reçoit aujourd'hui
14:21les acteurs de la filière électrique
14:22à l'Elysée.
14:23BTP Transport Énergie,
14:25objectif électrifié au plus vite
14:27aussi bien pour des raisons
14:29climatiques que budgétaires
14:30pour réduire notamment
14:32notre dépendance au pétrole.
14:34Des cours du pétrole
14:35justement toujours élevés
14:36même si le prix du baril
14:37de référence baisse
14:39ce matin de 5%
14:40et ça risque de durer.
14:41Les Etats-Unis annoncent
14:43avoir frappé l'Iran
14:44cette nuit malgré
14:45le cessez-le-feu en cours.
14:46Des frappes d'autodéfense
14:48ciblées assurent
14:49l'armée américaine.
14:50L'épidémie d'Ebola
14:52en République démocratique
14:53du Congo
14:54est extrêmement grave
14:55et difficile à gérer
14:56selon le chef
14:57de l'Organisation mondiale
14:58de la santé
14:59qui se rend aujourd'hui
15:00sur place.
15:01Deux nouveaux cas
15:02confirmés hier
15:03en Ouganda,
15:04pays voisin.
15:08France Info
15:11Les informés
15:12Renaud Deli
15:14Agathe Lambret
15:17Les informés
15:18Adrien Brachet
15:19rédacteur en chef
15:20adjoint du service
15:21politique du Point
15:22Hélène Terzian
15:23journaliste au service
15:24politique de France Info
15:25et Renaud Deli
15:27nous passons
15:27à notre deuxième débat
15:29pourquoi Gabriel Attal
15:30remet-il sur la table
15:31le sujet de la GPA
15:32la gestation pour autrui ?
15:34Au moment où il vient
15:35donc de déclarer
15:35très officiellement
15:36fin de semaine dernière
15:37sa candidature
15:37à l'élection présidentielle
15:38l'ancien Premier ministre
15:39vous l'avez dit
15:40remet ce sujet
15:41sur la table
15:42parce que dit-il
15:43il ne veut pas
15:44fermer les yeux
15:45sur cette réalité
15:45c'est-à-dire
15:46plusieurs centaines
15:47de couples de français
15:48qui chaque année
15:49partent à l'étranger
15:50justement pour avoir
15:51un enfant par GPA
15:53c'est autorisé
15:54dans de nombreux pays étrangers
15:56et interdit en France
15:57ce sujet
15:58Gabriel Attal
15:59le porte depuis longtemps
16:00il en parle
16:01de façon régulière
16:02là il veut donc
16:02initier ce débat
16:03au risque de fracturer
16:05son propre camp
16:06voici ce qu'on disait
16:07dimanche sur France 3
16:08Maude Bréjean
16:09porte-parole du gouvernement
16:11moi j'y suis extrêmement
16:12défavorable
16:13je pense que ça va
16:14à l'encontre
16:14du féminisme
16:15que l'on doit porter
16:16en 2026
16:18je ne comprends pas
16:19dans quel cadre
16:20on imagine pouvoir
16:21mettre à disposition
16:22le ventre des femmes
16:23que ce soit
16:25rémunéré
16:26ou pas
16:27il s'adresse à qui
16:28Gabriel Attal
16:29quand il fait
16:30cette proposition
16:31de débat
16:32il veut offrir
16:34le débat
16:35on parlait tout à l'heure
16:36de communication
16:37ou de marqueur
16:38là on est encore
16:40dedans
16:40si vous voulez
16:41Gabriel Attal
16:42il a théorisé
16:42une forme de triptyque
16:44pour sa campagne présidentielle
16:45qui est celle
16:45de la fermeté
16:46sur le régalien
16:47du libéralisme
16:48sur l'économique
16:49et du progressisme
16:51sur le plan sociétal
16:52c'est sa façon à lui
16:53d'essayer de se placer
16:54au-delà du clivage
16:56droite-gauche
16:56de faire ce dépassement
16:58un peu comme un certain
16:59Emmanuel Macron
16:59à une époque
17:00et avec la GPA
17:02hier
17:02un ancien ministre
17:04d'Emmanuel Macron
17:05voyait dans la stratégie
17:07de Gabriel Attal
17:07une stratégie
17:08d'envoyer
17:10des petits signaux
17:11à la gauche
17:12à un électorat
17:13social-démocrate
17:14sur lesquels
17:15Gabriel Attal
17:16pourrait aller mordre
17:17quelques pourcents
17:17mais attention
17:19parce que ce n'est pas
17:19aussi simple que ça
17:20je suis allé regarder
17:22les programmes
17:23de gauche
17:24et en fait
17:24par exemple
17:25dans le projet
17:26qu'a présenté au printemps
17:28le parti socialiste
17:29le parti socialiste
17:30écrit
17:30qu'il veut
17:31refuser
17:32et interdire
17:33la GPA
17:33il y a
17:34à gauche
17:35une tradition
17:36très forte
17:36d'opposition
17:37à la GPA
17:38en considérant
17:38que c'est
17:39une forme
17:39de marchandisation
17:41du corps
17:41des femmes
17:42c'est d'ailleurs
17:42l'argument aussi
17:43que reprend dans le bloc
17:44central
17:44Maude Bréjon
17:45on parle quand même
17:46de mères qui portent
17:47des bébés
17:47pour ensuite
17:48les donner
17:50donc
17:50on voit que
17:51ce n'est pas
17:52si évident que ça
17:54que ce soit
17:54une façon
17:55pour lui
17:56d'ouvrir son image
17:57vers la gauche
17:58Évene Tarzian
17:59Adrien Braché
17:59parlait de petits signaux
18:00envoyés à la gauche
18:01c'est un petit signal
18:02ou c'est du gros rouge
18:03qui tâche
18:03c'est un peu du gros rouge
18:05qui tâche
18:05il sait très bien
18:05ce qu'il fait
18:06Gabriel Attal
18:07au moment où il a commencé
18:08à vraiment en parler
18:08c'était l'été dernier
18:10il n'était pas officiellement
18:12candidat à la présidentielle
18:13mais il lançait le débat
18:14pourquoi son parti
18:15planche sur le sujet
18:15et puis il l'a fait savoir
18:16c'était un moment
18:17où Bruno Retailleau
18:18était ministre
18:20de l'intérieur
18:21à Beauvau
18:21code de popularité
18:22très importante
18:23Edouard Philippe
18:24déjà candidat
18:25et entre tous
18:26ses candidats potentiels
18:28à l'époque
18:28lui a voulu aussi
18:30se faire entendre
18:31il a réussi
18:32à imposer le débat
18:33il sait que ça clive
18:35dans son propre
18:36Bruno Retailleau
18:37il est totalement opposé
18:38c'est pas un sujet
18:39avec lui
18:39par rapport à Edouard Philippe
18:40Gabriel Attal
18:41veut se montrer
18:42social-démocrate
18:43attirer un peu
18:44les électeurs de gauche
18:45et se démarquer
18:46par rapport à Edouard Philippe
18:47qui est aujourd'hui
18:48son principal concurrent
18:49Gabriel Attal
18:50veut aussi marquer
18:52
18:52sa différence
18:54avec Emmanuel Macron
18:55Emmanuel Macron
18:56qui lui a toujours dit
18:57que c'était une ligne rouge
18:58la GPA
18:59il a fait la PMA
19:00pour toutes
19:01il a fait la PMA
19:02pour les femmes célibataires
19:03et les femmes en couple
19:04mais il a toujours dit
19:05le président de la république
19:06que la GPA
19:07c'était une ligne rouge
19:08et que jamais
19:09il ne la mettra en place
19:10Gabriel Attal
19:11lui veut mettre
19:11le sujet sur la table
19:12veut se démarquer
19:13du président
19:15avec qui on l'associe
19:17énormément
19:17et quitte à fracturer
19:19dans son propre camp
19:21c'est effectivement
19:22très contre-intuitif
19:23ces questions de bioéthique
19:24parce qu'on peut penser
19:26que les personnes
19:27les plus à gauche
19:28seraient forcément pour
19:30et les personnes
19:30les plus à droite
19:31conservatrices contre
19:32Elisabeth Borne par exemple
19:34si je ne me trompe pas
19:35elle est plutôt opposée
19:36à la GPA
19:36alors qu'elle est considérée
19:37dans l'aile gauche
19:38de la Macronie
19:39et certains à droite
19:41y sont plutôt favorables
19:43Jean-Luc Mélenchon
19:44dit que c'est un instrument
19:45de production
19:47la GPA
19:48les féministes
19:49sont très opposés
19:50aussi
19:50on parle quand même
19:51d'un sujet très particulier
19:53qui est interdit
19:54aujourd'hui
19:55donc c'est vrai que
19:55culturellement
19:56le pays qui soit de gauche
19:57ou de droite
19:58n'est pas forcément prêt
19:59Renaud ?
19:59Gabriel Attal reconnaît
20:00d'ailleurs que c'est une question
20:02qui tient aux convictions
20:03intimes individuelles
20:04comme tous les sujets
20:05de bioéthique
20:06ou ce type de réforme sociétale
20:08le fait est que
20:09Gabriel Attal
20:09ou pas Gabriel Attal
20:10de toute façon
20:10le sujet va s'imposer
20:11dans le débat public
20:12parce qu'il y a un problème
20:14en tout cas
20:15pour ce qui est
20:16de la législation française
20:17notamment
20:17en ce qui concerne
20:18les enfants
20:19de couples français
20:20nés à l'étranger
20:21on voit que la jurisprudence
20:22évolue
20:23il y a une succession
20:24de décisions
20:24parfois contradictoires
20:25d'ailleurs du conseil d'état
20:26la cour de cassation
20:28elle-même
20:28s'est penchée vendredi
20:29sur le cas
20:31d'un couple
20:32d'hommes français
20:33vivant au Canada
20:35qui veulent
20:36que leurs enfants
20:37nés de GPA
20:38au Canada
20:39ou c'est autorisé
20:40puissent
20:41enfin qu'ils puissent
20:42être reconnus
20:43comme étant
20:43les pères
20:45de ses enfants
20:46il y en a plusieurs
20:47la cour de cassation
20:48doit rendre une décision
20:49de 3 juillet
20:49donc on voit bien
20:50qu'il y a un problème
20:51législatif
20:52une complexité
20:53aujourd'hui
20:53pourquoi ?
20:54parce qu'il y a
20:54de très nombreux pays
20:55où la GPA
20:57est autorisée
20:58soit parfois
20:58la GPA dite altruiste
20:59c'est-à-dire
21:00sans transaction commerciale
21:02soit même parfois
21:02effectivement
21:02avec une transaction commerciale
21:04donc quand le Danemark
21:05les Pays-Bas
21:05le Canada
21:06de très nombreux
21:07états américains
21:08la Grèce
21:09le Royaume-Uni
21:10la République Tchèque
21:10etc.
21:11autour
21:12donc parmi les pays
21:13voisins de la France
21:14autorisent la GPA
21:15il faut évidemment
21:16que la France
21:16n'ont pas forcément
21:17sa ligne
21:18sur ses autorisations
21:19mais que le débat
21:19d'une part ait lieu
21:20pour simplifier
21:21c'est peut-être une décision
21:22Michel Michaud
21:23que quand ça a été fait
21:24à l'étranger
21:24on le reconnaisse
21:25on reconnaisse
21:26l'affiliation
21:26en tout cas
21:27il y a un casse-tête juridique
21:28qui se pose de fait
21:30pour 300 à 500 couples
21:32de français par an
21:33qui vont recourir
21:34à la GPA à l'étranger
21:35donc il faut éclaircir
21:37en tout cas
21:37ce casse-tête juridique
21:38d'abord dans l'intérêt
21:39des enfants effectivement
21:40donc il y a
21:41une question législative
21:42qui va se poser
21:43merci beaucoup
21:44les informés
21:44merci l'interdient
21:46journaliste au service
21:47politique de France Info
21:48merci Adrien Brachet
21:49rédacteur en chef
21:49adjoint au service
21:50politique du point
21:51vous avez la une
21:52de votre journal
21:53Brexit
21:5410 ans après
21:55la gueule de bois
21:57merci beaucoup
21:58Adrien Brachet
21:59merci Renaud
21:59merci Agathe
22:00les informés
22:01reviennent ce soir
22:02avec Victor Mathais
22:03et nous on se retrouve
22:04demain
22:05à demain
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