- il y a 5 semaines
Les informés de franceinfo du mardi 16 décembre 2025
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00:0120h, 21h, France Info, les informés, Victor Matel.
00:06Bonsoir à toutes et à tous et bienvenue sur France Info, à la radio et à la télé, c'est sur le canal 16 de la TNT à la une.
00:12Ce soir, la vaccination des bovins élargit face à la maladie qui touche les élevages.
00:17750 000 vaches vont être vaccinées.
00:19Allons ce soir, le gouvernement, un fonds de soutien de 10 millions d'euros est aussi prévu pour les petits élevages.
00:25Est-ce un recul pour l'écologie ? Toutes les voitures neuves à essence au gasoil ne seront finalement pas interdites en 2035 en Europe.
00:32L'Europe qui revoit sa copie, assouplissement ou revirement, on en débat dans les informés.
00:37Et puis moins de bébés pour la première fois en 100 ans.
00:39La France métropolitaine compte plus de décès que de naissances.
00:43Quelles conséquences économiques et sociales ?
00:45Pour en parler ce soir, et on peut d'ores et déjà vous dire qu'ils ne seront pas d'accord,
00:49Laurent Molode, rédacteur en chef à l'Humanité, Christophe Jacubizine, directeur de la rédaction des Echos.
00:55Bonsoir à tous les deux.
00:56Bonsoir.
00:56Madame Tranuy, bonsoir et bienvenue.
00:58Bonsoir Victor.
00:59Directrice adjointe de la rédaction du public Sénat.
01:01Et Richard Verli, bonsoir Richard.
01:03Bonsoir Victor.
01:03Réscendant France et Europe pour le Média Suisse Blic.
01:08Deux réunions depuis ce matin à Matignon.
01:11Le Premier ministre qui a donc réuni une partie de son gouvernement pour trouver des mesures,
01:15pour tenter d'éteindre le mouvement de contestation des agriculteurs.
01:18Ce soir, sur le perron de Matignon, c'est à la ministre de l'Agriculture, Annie Gennevar,
01:22qui est pourtant revenu d'annoncer les décisions prises dans la journée,
01:26a commencé par une extension de la vaccination pour contrer la dermatose nodulaire qui touche les élevages.
01:33Concernent 750 000 bovins.
01:37Et nous vous assurons d'une vaccination la plus rapide possible.
01:40Je vais vous donner un exemple.
01:42Celui du département de l'Ariège.
01:44Les mille exploitations de l'Ariège seront intégralement vaccinées au 31 décembre de cette année.
01:51Annie Gennevar, il faut commenter peut-être cette image d'abord pour ceux qui nous écoutent
01:55et qui ne nous regardent pas.
01:56La ministre de l'Agriculture entourée d'autres ministres.
02:00Celui du commerce, Serge Papin, celle des armées.
02:03Catherine Vautrin, Christophe Jacubizine, il a une volonté d'afficher une certaine unité de la part de ses ministres.
02:08Oui, avec d'ailleurs le Premier ministre qui monte au front également
02:11pour essayer d'éviter que la colère paysanne ne gagne tout le pays.
02:14On l'a vu que c'est en train de le faire d'ailleurs.
02:16Donc il faut rassurer très vite le monde agricole et montrer qu'on s'occupe d'eux.
02:20Parce que c'est quand même ça aussi qui est au cœur de cette crise.
02:22On va discuter évidemment des tenants et des aboutissants.
02:25Mais il y a quand même un malaise paysan depuis très longtemps.
02:28A chaque fois, chaque nouvelle crise est l'occasion pour lui de se manifester.
02:32C'est un peu la goutte d'eau qui fait déborder le bas.
02:34Il y a beaucoup de fake news sur cette maladie.
02:37Mais je pense que tout le monde est bien conscient
02:40qu'il faut lutter contre cette maladie,
02:43abattre les troupeaux lorsqu'ils sont touchés, vaccinés, etc.
02:47Protocole qui était défini depuis l'été dernier.
02:49Mais il fallait sans doute montrer d'abord au monde paysan
02:51qu'on s'occupait d'eux.
02:53Et qu'on n'était pas indifférents au drame
02:56qui frappait effectivement les aileurs touchés.
02:58Richard Verlis, la ministre de l'Agriculture, Annie Gennevar,
03:00a aussi annoncé que ce sont des préfets
03:02qui vont encore donner les actions de vaccination.
03:05volonté là aussi de montrer finalement
03:07que chaque situation locale est considérée
03:09et prise en compte, que l'on regarde précisément
03:10ce qui se fait département par département.
03:12Oui, en même temps, je trouve que l'approche
03:15qui est extrêmement, j'allais dire, presque martiale,
03:18je pense, je ne sais pas si elle est de bonne alloi
03:20au vu de la colère du monde paysan actuellement.
03:23J'ai l'impression que ça,
03:25je ne dis pas que les faits vont me donner raison,
03:27mais ça manque de compassion.
03:30Un peu, ça manque d'empathie.
03:31Il y a la volonté de dire, on va vous aider, certes.
03:34C'est ce que j'allais vous dire.
03:35Il y a un discours tout de même de la part du Premier ministre,
03:37de la part de la ministre, de dire,
03:38on ne laisse pas tomber les éleveurs,
03:40on pense à eux, à leurs bêtes.
03:41Enfin, c'est une évidence ce que je vais dire,
03:43mais la décision d'abattre un troupeau,
03:45c'est quand même une décision terrible.
03:48J'ajoute par ailleurs qu'il y a la possibilité de vacciner.
03:52Pour l'instant, en Suisse, par exemple,
03:53on n'a pas de cas.
03:54Une fois que les bêtes sont malades,
03:55il n'y a pas d'autre possibilité.
03:56Il y a ce règlement européen qui dicte ça.
03:59Bref, il y a, à mon avis, un enchevêtrement de choses
04:02qui exigerait peut-être d'autres mots que cela.
04:06Parler sans cesse de santé,
04:09d'encadrement sanitaire, de vétérinaire,
04:11c'est indispensable.
04:13Mais j'ai peur que les paysans ne trouvent pas là
04:16ce qu'ils attendent,
04:17c'est-à-dire de la compréhension
04:19et peut-être un peu plus de discernement.
04:21J'entendais certains dire que cette maladie
04:23est là depuis plus d'un siècle.
04:25Moi, je ne suis pas expert.
04:26Mais est-ce que c'est vrai ou est-ce que c'est faux ?
04:28Par exemple, la ministre n'a pas répondu à ça.
04:30Elle n'est pas là depuis un siècle en France, a priori.
04:33Tam Tranui, peut-être sur la vaccination, justement.
04:36750 000 bêtes vont être vaccinées,
04:38annonce la ministre de l'Agriculture.
04:40500 000 doses de disponibles pour l'instant.
04:42Il va donc falloir accélérer encore les choses.
04:45Et puis, on peut le dire aussi,
04:46c'est loin de ce que demandent les éleveurs
04:48qui, eux, veulent, certains, en tout cas,
04:50une vaccination générale.
04:51Oui, effectivement, on a senti
04:53le discours sur la vaccination du gouvernement
04:56réellement monté.
04:58On a vu la semaine dernière, d'ailleurs,
05:00Annie Gennevard, lorsqu'elle était au Sénat
05:01et qu'elle discutait des crédits de la mission agriculture,
05:04déjà parler de la vaccination.
05:06Aujourd'hui, c'est encore là-dessus
05:07que le Premier ministre a décidé
05:09de montrer la mobilisation du gouvernement
05:11sur un sujet qui, effectivement,
05:13est polémique, puisqu'on l'a compris.
05:15Certains, notamment du côté
05:18de la Confédération Paysanne
05:20ou de la Coordination Rurale,
05:22demandent une vaccination généralisée.
05:24On a vu, au contraire, la FNSEA
05:26qui dit, pas de vaccination généralisée
05:28ou bien nous perdons notre statut
05:30de pays indemne qui permet l'exportation
05:33qui empêche...
05:35Et donc, la vaccination généralisée
05:36empêcherait l'exportation
05:39d'une certaine partie du cheptel.
05:42Et donc, ce sont véritablement deux visions
05:44de l'agriculture qui s'opposent à ce niveau-là.
05:47Et en fait, ce que dit le gouvernement,
05:49ce n'est pas la vaccination généralisée.
05:51C'est la vaccination pour les zones
05:55qui sont touchées, qui sont contaminées.
05:56Est-ce que peut-être donner certains chiffres,
05:58Tam Tranui, 750 000 bovins qui seraient vaccinés
06:01sur 16 millions de vaches actuellement en France.
06:04Et on rappelle pour l'instant
06:05que cette dermatose nodulaire,
06:06elle concerne 0,02% du cheptel.
06:08Voilà.
06:08Donc, effectivement, cela peut sembler
06:12ne pas être la bonne solution
06:13pour, en tout cas, ce que l'on voit
06:15le plus se mobiliser aujourd'hui,
06:19même si on pense que c'est un discours.
06:21En tout cas, on a vu le ministère,
06:23là, je regardais,
06:24qui avait montré un certain nombre
06:27de contre-discours face à toutes les fake news aussi.
06:31Il y a beaucoup de fake news
06:31qui se sont répandues sur ce sujet
06:34pour dire non, la vaccination généralisée
06:37n'est pas la solution.
06:39Il n'y a que l'abattage systématique
06:41qui peut vraiment permettre cela.
06:43On ne peut pas savoir si une bête
06:45est réellement malade ou non.
06:47Il y a 28 jours d'incubation.
06:49Donc voilà, ils ont essayé de donner
06:50tout ce discours.
06:51Mais je suis bien, je suis assez d'accord
06:52sur le fait que je pense que ça ne répond pas,
06:55malheureusement, aux cris de douleur
06:57d'un certain nombre d'agriculteurs,
07:00de paysans qui le disent.
07:01C'est extrêmement difficile de décréter
07:03l'abattage de ces bêtes
07:05dont on s'est occupé ainsi
07:06et sur lesquelles on a tant misé.
07:08Et des éleveurs, Laurent Mouloute,
07:09qui demandent justement
07:10que ce protocole soit allégé,
07:11ce protocole d'abattage des troupeaux
07:13dès qu'une bête est malade.
07:14Mais là, les autorités ne peuvent pas accéder
07:15à cette demande en se basant scientifiquement
07:17sur les décisions qui ont été prises.
07:19Il y a même un débat, en fait,
07:20sur l'utilité de la vaccination.
07:24Et il y a certaines études,
07:25notamment menées au niveau européen,
07:27mais dans d'autres pays, en Grèce,
07:28qui ont été menées en 2016,
07:29qui montraient qu'une vaccination globale
07:32et un abattage sélectif
07:34avaient exactement les mêmes résultats
07:36en termes d'efficacité
07:37pour lutter contre ce virus
07:39qu'un abattage total des cheptels
07:40qu'il est proposé là-dessus.
07:42Donc, certaines confédérations syndicales
07:44proposent d'aller vers ce chemin-là
07:45pour éviter effectivement le massacre.
07:48Après, je crois que, comme vous le disiez,
07:50cette colère paysanne
07:51ne va pas retomber uniquement
07:53avec cette intervention ce soir.
07:55C'est au-delà de la question
07:56de la vaccination
07:57et de cette crise sanitaire.
07:59On est face à une crise
08:00paysanne et agricole
08:02qui est assez profonde.
08:03Ce qu'on voit sur la plupart
08:04des points de blocage,
08:05c'est ce slogan
08:06« Non au Mercosur », par exemple.
08:07Exactement.
08:07C'est protéiforme.
08:08Il y a à la fois la question
08:09des revenus paysans,
08:11qui est toujours une question
08:13extrêmement sensible,
08:14la question de la concurrence déloyale
08:15par rapport au traité de libre-échange.
08:18Tout cela se mêle,
08:19avec en plus des échéances électorales
08:21qui viennent,
08:22donc il ne faut pas non plus être naïf
08:23d'une certaine exploitation aussi politique
08:26de certains mouvements.
08:27Je pense notamment
08:28à la coordination rurale
08:29qui est très proche
08:30de l'extrême droite aussi.
08:31Et donc, dans la perspective
08:32évidemment,
08:33il y a une crainte aussi
08:34du gouvernement
08:34que ce mouvement s'enflamme
08:36pour de multiples raisons.
08:38Et c'est pour ça
08:39qu'ils essayent de l'endiguer
08:40en lâchant du lest,
08:41notamment sur la question
08:42des vaccinations.
08:42À dix jours aussi
08:43des fêtes de Noël,
08:44Christophe-Jacques Lubizine.
08:45Non, juste sur la partie sanitaire,
08:48rien n'a bougé
08:48depuis la décision de juillet
08:51qui a été prise
08:51avec toutes les parties prenantes,
08:53des scientifiques,
08:54des vétérinaires,
08:55les syndicats agricoles,
08:57y compris d'ailleurs
08:58la coordination rurale,
09:00je crois qu'à l'époque
09:00seule la Confédération Paysale,
09:02tout le monde avait accepté
09:03ce principe
09:04qu'on met en place maintenant,
09:05c'est-à-dire
09:05on abat les troupeaux
09:06dans lesquels
09:07il y a des cas avérés
09:08de vaches malades.
09:09À 50 kilomètres autour,
09:11on trace un rayon
09:12de 50 kilomètres,
09:13on vaccine
09:14tout le cheptel
09:17et on ne vaccine pas
09:19l'ensemble
09:19du cheptel français.
09:20Donc, objectivement,
09:22depuis le début,
09:24on est assez clair
09:24sur le protocole sanitaire,
09:26est-ce que c'est le bon ?
09:27Il y a toujours des bâtiments,
09:28mais globalement,
09:29c'est ce qui avait été acté,
09:30ça permet effectivement
09:30de ne pas vacciner
09:32tout le cheptel français
09:33et donc de continuer
09:34à pouvoir exporter
09:35et ça permet
09:36d'essayer effectivement
09:37de limiter.
09:37la troisième condition,
09:39c'était pas de transport
09:40de troupeaux,
09:42enfin de vaches
09:43d'un département à l'autre.
09:45Malheureusement,
09:45ça n'a pas été respecté.
09:46Le problème,
09:46c'est que c'était des règles
09:47qui avaient été édictées.
09:48Ils n'ont pas été respectés,
09:49les préfets n'ont peut-être
09:50pas fait leur travail,
09:50mais on a vu des foires agricoles
09:52qui se sont tenues
09:53dans certains départements
09:54où on a transporté
09:55des vaches
09:56d'autres départements
09:57pour des concours.
09:57de la mise en place
09:58d'ailleurs de cordons sanitaires
09:59désormais dans certains départements.
10:00Mais ça s'est passé,
10:01ça n'aurait pas dû exister,
10:02ça s'est passé.
10:03Christophe Jacubizine,
10:04Richard Verli
10:04parlait tout à l'heure
10:05d'un ton martial
10:06un peu de la part du gouvernement.
10:08On a vu justement
10:09la ministre des Armées
10:10qui était présente
10:10parce que des vétérinaires désarmés,
10:12Sébastien Lecornu
10:13l'avait déjà annoncé
10:14cet après-midi,
10:14vont prêter renfort
10:15justement aux médecins
10:16et aux vétérinaires
10:17qui sont déjà sur le terrain.
10:18C'est compliqué
10:18pour les vétérinaires aussi,
10:19on l'a bien vu
10:19parce qu'il y a une opposition.
10:21On a expliqué tout à l'heure
10:21pourquoi Sartier
10:22est opposé
10:22à une vaccination générale,
10:24enfin générale,
10:25partielle,
10:25parce que ça compromettait
10:26la capacité d'exporter.
10:28Ensuite,
10:28il y a certains éleveurs
10:29qui dépendent
10:30des exportations
10:31pour permettre
10:32de faire vivre
10:33leur exploitation.
10:34Donc ça les condamne,
10:35effectivement,
10:35vous le disiez,
10:35pour 14 mois
10:36et souvent après,
10:38vous perdez
10:38ces parts de marché,
10:39vous perdez vos clients
10:40qui se tournent vers d'autres
10:41et donc c'est vraiment
10:42une catastrophe économique
10:43pour eux.
10:44Donc il y a
10:45des mouvements de résistance
10:46contre les vétérinaires,
10:47il y a le risque
10:48d'agression contre les vétérinaires,
10:49je crois qu'il y en a eu
10:50quelques-unes.
10:51Donc voilà,
10:51ce n'est pas une mission.
10:54En plus,
10:54vous avez vu,
10:54750 000 bovins vaccinés,
10:56ça veut dire
10:57qu'il faut en vacciner
10:57plusieurs centaines par jour.
10:59C'est quelque chose
11:00de compliqué.
11:01Richard Verli.
11:02Oui,
11:03d'autant que
11:03la perte économique
11:05est sérieuse
11:05puisque j'ai regardé
11:06la viande,
11:07la viande bovine,
11:08notamment les broutards,
11:10les veaux
11:10qui sont exportés,
11:12le prix était nettement meilleur,
11:14ça avait augmenté.
11:15C'est une bonne année
11:16pour l'agriculture française.
11:17C'est une bonne année.
11:17Donc ça tombe
11:19à un moment
11:19où l'espoir financier,
11:21l'espoir d'un revenu décent,
11:23puisqu'au fond,
11:24c'est quand même ça
11:24la question à chaque fois,
11:26revenait.
11:27Donc il y a
11:27cet aspect malchance.
11:28Mais je le répète,
11:29je crois que
11:30le monde paysan
11:32aujourd'hui
11:33a le sentiment
11:34à la fois
11:34d'être déclassé,
11:35paupérisé,
11:36mais d'être dépassé.
11:38C'est-à-dire
11:38de ne plus avoir la main
11:40sur ce qu'ils considèrent
11:41être leur métier,
11:43c'est-à-dire
11:43produire de l'alimentation
11:45sous toutes ses formes.
11:46Et ça, c'est extrêmement dur
11:48et ça nous ramène
11:48à l'Europe.
11:49Moi, je suis par exemple
11:50très, je ne vais pas dire
11:51choqué,
11:52mais étonné,
11:52dans des circonstances
11:53comme ça,
11:54on attendrait du commissaire
11:55européen à l'agriculture,
11:57puisque c'est un règlement
11:58européen.
11:59Pourquoi il ne viendrait pas
12:00en France ?
12:01Pourquoi il ne viendrait pas
12:02rencontrer les agriculteurs ?
12:03Pourquoi,
12:04lorsqu'il y a une crise
12:05qui survient dans un pays membre,
12:06les membres de la Commission européenne
12:08restent à Bruxelles
12:09et ne se déplacent pas
12:10pour expliquer ?
12:11Je pense qu'on est dans un moment
12:12où il faut absolument expliquer
12:14que l'Europe,
12:14ce ne sont pas que
12:15des contraintes infondées
12:16parce que sinon,
12:17les fake news
12:18vont tout faire déborder.
12:19Et là,
12:20il y a une responsabilité politique
12:21de la Commission européenne
12:22et je trouve qu'en la matière,
12:24le commissaire européen
12:25à l'agriculture,
12:26on ne l'entend pas
12:26ou en tout cas,
12:27on ne l'a pas vu en France.
12:28C'est vrai qu'on n'a pas l'habitude,
12:29tantra nuit,
12:29de voir forcément
12:29les commissaires européens
12:30faire le tour des pays
12:31à chaque fois
12:32pour régler les crises en interne.
12:33Non, effectivement,
12:34c'est le moins qu'on puisse dire
12:35mais quand on parle d'Europe,
12:37je trouve que d'ailleurs
12:37la situation que nous sommes
12:38en train de vivre
12:39n'est pas sans nous rappeler
12:40la crise de l'agriculture
12:41qu'on avait eue justement
12:42à l'occasion bien sûr
12:43des élections européennes
12:45avec un salon de l'agriculture
12:46extrêmement chahuté
12:47par Emmanuel Macron
12:48avec ces tracteurs
12:49qu'on avait vu affluer
12:50également vers Bruxelles
12:52et où effectivement
12:53on a toujours ces ingrédients
12:54de crise multifactorielle,
12:57le fonds de ce revenu décent
12:59que les agriculteurs
13:00n'arrivent pas tous
13:01à atteindre loin de là,
13:03le sujet des épisodis
13:04qui vont être
13:04de plus en plus importants,
13:06on en a eu un certain nombre,
13:08épisodis ovines aussi
13:10l'année dernière par exemple
13:12et puis effectivement
13:13j'allais dire
13:14ce spectre du Mercosur
13:15qui plane toujours
13:17sur la France
13:19avec en plus
13:20un discours d'Emmanuel Macron
13:22qui n'est pas suffisamment clair
13:24que certains jugent
13:26être en même temps
13:28permanent
13:28et d'ailleurs
13:29aujourd'hui au Sénat
13:31on a vu l'adoption
13:32d'une proposition
13:33de résolution
13:34alors je rappelle
13:35une proposition de résolution
13:36ce n'est pas contraignant
13:37mais enfin
13:37il y avait quand même
13:38une très grosse unanimité
13:39au Sénat
13:39pour demander au gouvernement
13:40de saisir la cour de justice
13:42de l'Union Européenne
13:43pour empêcher
13:43la ratification
13:44de l'accord
13:45avec le Mercosur
13:46donc on voit
13:46en plus
13:47comme lors des dernières élections
13:48européennes
13:49la façon
13:50dont le politique
13:51également vient s'inscrire
13:52dans cette crise
13:53On a parlé d'Emmanuel Macron
13:54en temps de nuit
13:55Sébastien Lecornu
13:56on a un petit peu parlé
13:56de sa stratégie
13:57on va dire
13:57il a essayé de reprendre
13:58la main aujourd'hui
13:59deux réunions
14:00dans la journée
14:00à Matignon
14:01mais ce soir
14:01c'est sa ministre
14:02de l'agriculture
14:02qui ne s'exprimait pas lui
14:04Oui
14:05et en fait
14:06ça me faisait penser
14:07au fait qu'Annie Gennevard
14:08elle a fait quand même
14:08un certain nombre
14:09de déplacements
14:10la semaine dernière
14:11pour tenter
14:12notamment
14:12d'apaiser
14:13les rancœurs
14:15notamment au Parlement
14:15de l'élevage
14:16etc
14:16enfin beaucoup
14:17beaucoup de déplacements
14:19et qu'elle n'avait pas réussi
14:20justement
14:21à répondre
14:23à la colère
14:23et que pour moi
14:24Sébastien Lecornu
14:25quand même
14:26c'est aussi l'idée
14:28que lui
14:29qui a été tellement occupé
14:30par d'autres crises
14:31ces derniers temps
14:32on l'a vu quand même
14:32essentiellement
14:33sur le sujet du budget
14:34et sur le sujet
14:35de la défense
14:35d'ailleurs c'est là
14:36qu'on voit Catherine Vautrin
14:37qui était sur les deux plans
14:39il y a quand même eu besoin
14:40de montrer cette mobilisation
14:42au plus haut
14:42mais ça reste Sébastien Lecornu
14:44c'est-à-dire que quand même
14:45il parle très peu
14:47d'ailleurs on a eu
14:49toutes les notes
14:52aux rédactions
14:52pour nous dire
14:53qu'il y avait
14:54toutes ces réunions
14:55tous les éléments
14:56de langage
14:59autour de ces réunions
15:00mais c'est quand même
15:00pas lui qui sort
15:01c'est pas lui qui sort
15:01Laurent Moulot
15:02de Sébastien Lecornu
15:03il va recevoir les syndicats
15:04c'est ce qu'il a dit
15:04c'est pas la même méthode
15:05que Gabriel Attal
15:06par exemple
15:07qui lui s'était rendu
15:07sur le terrain
15:08on s'en souvient
15:08à ses débuts
15:09à Matignon
15:10en pleine crise agricole
15:11début 2024
15:12lui il va les recevoir
15:13dans son bureau
15:13à Matignon
15:14s'il les fait monter
15:15je pense qu'il a
15:16l'expérience budgétaire
15:17dans les pattes
15:18donc il a l'impression
15:19de pouvoir un petit peu
15:20trianguler
15:20avec les organisations
15:22représentatives
15:23mais ça ne sera pas
15:24les mêmes
15:24et effectivement
15:26une des problématiques
15:28qu'il y a derrière tout ça
15:29c'est le modèle agricole
15:30qu'il y a derrière
15:30Christophe l'évoquait
15:32effectivement
15:32il y a un enjeu économique
15:34parce qu'on a quand même
15:35je crois 1,3 million de bovins
15:36qui sont exportés
15:37chaque année
15:38qui fait vivre
15:39et il y a ce modèle
15:40un peu on va dire
15:41des grandes exploitations
15:42qui vivent au fil de l'exportation
15:43mais ce qu'on voit là
15:44aujourd'hui
15:45et d'ailleurs
15:46ce n'est pas par hasard
15:47que ce soit en Occitanie
15:48et dans des petites exploitations
15:49de l'Ariège
15:50c'est qu'il y a aussi
15:51toute une agriculture locale
15:52qui elle a un autre modèle
15:53de développement
15:53et qui vit d'une agriculture locale
15:55et qui cherche d'ailleurs
15:56à la développer
15:56quand on parle
15:57de la Confédération Paysanne
15:58ce sont aussi des syndicats
15:59qui défendent
15:59des agriculteurs
16:00qui ont une vision
16:01plus locale
16:02plus on va dire
16:03respectueuse
16:04d'une soutenabilité
16:06comme on dit
16:06économique d'un secteur
16:08puisqu'on ne veut plus faire
16:09de la exportation
16:09ou de l'importation
16:10à des centaines
16:11de milliers de kilomètres
16:12et derrière cette crise-là
16:14et cette colère-là
16:15et la question de la vaccination
16:16qui disqualifie effectivement
16:18des troupes entiers
16:19il y a cette question-là
16:20certains la réclament évidemment
16:21puisqu'ils disent
16:22mais nous on s'en moque
16:23quelque part
16:24que nos bovins
16:25ne puissent plus être exportés
16:27puisque nous
16:27ce n'est pas notre modèle
16:27de développement
16:28tandis que d'autres
16:29comme la FNSEA
16:30c'est pour ça
16:30qu'elle ne soutient pas ce modèle
16:31se disent
16:32pour nous c'est invivable
16:33vu le modèle d'exploitation
16:34que nous on défend
16:35donc il y a ce combat
16:36un peu économique
16:37sur un secteur
16:38qui est aussi partagé
16:39les agriculteurs
16:40ne parlent pas
16:40d'une seule voie
16:41et ont des visions aussi
16:42économiques et politiques
16:43de ce que doit être
16:44l'agriculture en France
16:45qui sont complètement différents
16:46et c'est une part de ça
16:47qui se joue
16:48dans ce conflit
16:49sur laquelle
16:50cette crise sanitaire
16:51vient s'ajouter
16:52et un peu un révélateur
16:53en fait
16:53Christophe Jacobizine
16:54comme quoi on est parfois d'accord
16:55pour compléter
16:56ce qui vient d'être dit
16:57et donner un chiffre
16:58en 2025
16:59ce sera la première année
17:01depuis 1978
17:02où notre balance
17:03commerciale
17:05agricole
17:05sera négative
17:06ça remet en cause
17:07quand même
17:08la raison d'être
17:08des paysans
17:09vous le disiez
17:09ils sont là pour nourrir
17:11les français
17:12voire l'Europe
17:13comme ils l'ont fait
17:13à une époque
17:14on ne produit plus assez
17:14pour nourrir
17:16et donc ça pose vraiment
17:17la question
17:18du modèle économique
17:19et de la survie
17:20de l'agriculture française
17:21si on est incapable
17:22d'avoir un excédent commercial
17:24ça veut dire
17:25qu'on est moins compétitif
17:26que les autres
17:26et ça veut dire
17:27qu'on est menacé
17:28donc ce malaise agricole
17:30il est tout à fait légitime
17:32et compréhensible
17:33sauf que
17:33la réponse des politiques
17:34c'est toujours
17:35de mettre des rustines
17:35sur toutes les crises successives
17:37à un moment donné
17:38il faut avoir le courage
17:38peut-être de mettre à plat
17:39le modèle agricole
17:40de savoir ce qu'on veut
17:41sur la taille des exportations
17:42comment on fait
17:43pour être compétitif
17:44par rapport à la concurrence
17:45est-ce qu'on ouvre ou pas
17:46le marché
17:47c'est une question
17:48donc tout ça
17:49c'est des questions
17:49que les politiques
17:51devraient mettre sur la table
17:52et auxquelles
17:53on doit répondre
17:54par un débat
17:54Richard Verli
17:55un mot peut-être
17:55de votre pays
17:57la Suisse
17:58où on sait
17:58que des mesures
17:59ont été prises
18:00aussi
18:00la maladie n'est pas arrivée
18:01mais la vaccination
18:02elle a bien lieu
18:03oui elle a lieu
18:04dans certaines exploitations
18:06il y a deux zones
18:07de surveillance
18:07justement frontalières
18:09de la France
18:09dans les cantons
18:10de Genève et de Vaud
18:10qui ont été décrétés
18:11et vous savez
18:12je voudrais dire
18:12un mot politique
18:13c'est assez amusant
18:14parce qu'on parle des paysans
18:14mais figurez-vous
18:15que le prochain président
18:16de la Confédération
18:17vous savez
18:17on a un système
18:18un peu exotique
18:19avec un nouveau président
18:20chaque année
18:20et bien c'est un paysan
18:22et c'est un paysan
18:24et qui se revendique
18:26comme tel
18:26je le dis avec un peu de force
18:28parce que je pense
18:28qu'en la matière
18:29les paysans ont besoin
18:31aussi de s'identifier
18:32à des dirigeants
18:34qui leur ressemblent
18:35y compris
18:36j'y reviens
18:36au niveau européen
18:37et je pense que
18:38au niveau de la Commission européenne
18:40ça ferait du bien
18:40si quelques profils
18:42étaient davantage compatibles
18:44avec celui des paysans
18:45et des gens
18:45qui connaissent
18:46les questions
18:46qu'évoquait Chris Noff
18:48parce que s'il y a
18:49je crois
18:49un secteur
18:50où la technocratie
18:51est mal vécue
18:52c'est ce secteur-là
18:53parce qu'on parle de gens
18:54qui ont un rapport direct
18:55avec la terre
18:55et avec la production
18:56et on rappelle ce soir
18:57les annonces du gouvernement
18:58l'élargissement
18:59de la vaccination
19:00pour les bovins
19:01750 000 vaches
19:03qui vont être concernées
19:04annonce faite tout à l'heure
19:05par Annie Gennevard
19:06la ministre de l'agriculture
19:07on en vient
19:08dans les informés
19:09à cette marche arrière
19:10qui concerne
19:11le pacte vert en Europe
19:12la Commission européenne
19:13propose en effet
19:14officiellement
19:15de revenir
19:15sur l'interdiction
19:16de vente
19:17des voitures
19:18neuves non électriques
19:19à partir de 2035
19:20mesure phare
19:21de ce texte
19:22si cette décision
19:23est définitivement adoptée
19:24la Commission
19:24ouvre la porte
19:25à ce qu'il reste
19:2610% d'émissions
19:27de CO2 résiduelles
19:28avec des véhicules
19:29hybrides ou thermiques
19:31qui resteront autorisés
19:32sous deux conditions
19:33Fabien Cazot
19:33d'abord que leur carrosserie
19:36soit fabriquée
19:36à partir d'acier décarboné
19:38produit en Europe
19:39ensuite que ces véhicules
19:41roulent avec des carburants
19:43durables
19:43biocarburants
19:44ou carburants de synthèse
19:46responsables
19:46de moins d'émissions
19:48de CO2
19:48que les carburants
19:49traditionnels
19:50selon la Commission européenne
19:52ce sera donc
19:52un jeu à somme nulle
19:53un accord gagnant-gagnant
19:55arraché par l'industrie
19:56automobile européenne
19:57qui emploie
19:5813 millions de personnes
19:59tout de même en Europe
20:00avec en première ligne
20:02les constructeurs allemands
20:03qui ont pesé
20:04de tout leur poids
20:05jusqu'à aujourd'hui
20:06pour se faire entendre
20:07Fabien Cazot à Bruxelles
20:08pour France Info
20:09Christophe Jacques Dubuisine
20:09comment qualifier
20:10ce qui s'est passé aujourd'hui
20:11à la Commission européenne
20:12c'est un revirement
20:13ou un assouplissement ?
20:14C'est vraiment intéressant
20:14parce qu'on peut dire
20:16plein de choses
20:16d'abord un
20:17c'est une vraie fissure
20:18quand même
20:18dans cet engagement européen
20:21de décarboner complètement
20:23l'industrie automobile
20:24en 2035
20:24alors certes
20:26c'était sans doute
20:27un peu rigide
20:29et un peu
20:30technocratique
20:31puisqu'on parlait
20:31tout à l'heure
20:32de la technocratie
20:32C'était trop ambitieux
20:33En fait quand on voit
20:35comment les automobilistes
20:37choisissent leur véhicule
20:39quand ils l'achètent
20:39c'était trop ambitieux
20:40on voit que le rythme
20:41d'adhésion à l'électrique
20:43même s'il est important
20:44il faut quand même pas
20:44il faut saluer
20:45quand même le fait
20:45qu'entre 20 et 25%
20:47de voitures électriques
20:47la part des voitures électriques
20:49maintenant presque un quart
20:50des ventes
20:51chaque année
20:52donc c'est important
20:52mais ça va pas aussi vite
20:54que prévu
20:54donc on se dit
20:55que pour atteindre
20:56100% de véhicules électriques
20:57en 2035
20:59c'était quasiment impossible
21:00et puis
21:01ce qui est intéressant quand même
21:02c'est que moi je suis un peu sceptique
21:04quand même
21:04sur ces 90%
21:05ça veut dire quoi ?
21:06Est-ce que ça rappelle 90%
21:07on passe de 100 à 90% ?
21:09On devait supprimer 100%
21:10des émissions de CO2
21:11de l'industrie automobile
21:13et c'était les industriels
21:14qui étaient responsables
21:15de cet engagement
21:15et maintenant
21:16ce sera 90%
21:17mais c'est 10%
21:18c'est pourquoi ?
21:19Est-ce que les consommateurs
21:20pourront continuer à choisir
21:21et est-ce qu'il y aura
21:22des quotas annuels ?
21:23Est-ce qu'au bout d'un mois
21:24on dira
21:24ben non
21:24on a vendu tout le stock
21:26de voitures thermiques possibles ?
21:27Est-ce que ce sera par société automobile ?
21:30Est-ce que Stellantis par exemple
21:31devra vendre que des électriques
21:33si c'est des Peugeot ou des Citroën ?
21:34Et puis si c'est des Ferrari
21:35est-ce qu'elle pourra le vendre
21:36moteur à essence ?
21:37C'est pas clair en fait
21:38donc la troisième chose
21:40avant de laisser la parole
21:41à mes camarades
21:42c'est que
21:42le problème
21:43c'est que
21:43c'est une pression allemande
21:45sur la commission européenne
21:46et nous pour l'instant
21:47on n'a rien obtenu
21:48alors qu'est-ce que voulait la France ?
21:49On voulait qu'il y ait
21:50un pourcentage minimum
21:51de comptes
21:51La France avait fixé
21:52des lignes rouges
21:53mais là c'était adopté
21:54sans que la contrepartie française
21:56ça montre bien
21:57quand même l'affaiblissement
21:57de notre pays
21:58dans les négociations européennes
21:59les Allemands ont obtenu
22:00de baisser l'objectif
22:02et nous
22:03on attendait de pouvoir dire
22:04qu'il faut qu'au moins
22:0575%
22:06des voitures
22:07européennes
22:09aient un contenu européen
22:10notamment en matière
22:11d'équipement
22:12de sous-traitants
22:13automobiles
22:13on n'a pas
22:14alors est-ce qu'on l'aura
22:14dans les jours qu'il y a
22:15je ne sais pas
22:15mais enfin
22:16ça peut quitter la proie pour l'ombre
22:17on a accordé aux Allemands
22:19ce qu'ils demandaient
22:20alors que la plupart
22:21des constructeurs français
22:22ne réclamaient pas
22:22qu'on change l'objectif de 2035
22:24et on n'a rien obtenu
22:25en matière de contenu européen
22:27donc
22:27c'est un peu problématique
22:29En attendant
22:30Laurent Moulot
22:30les constructeurs français
22:32on l'entendait tout à l'heure
22:33Fabien Caveau
22:34parler des constructeurs allemands
22:35mais les français
22:35les fabricants français aussi
22:36ils poussent ce soir
22:37un ouf de soulagement
22:38en quelque sorte
22:39Eux peuvent pousser
22:41un ouf de soulagement
22:41mais ce n'est pas forcément
22:43une très bonne nouvelle
22:43d'avoir obtenu ce recul
22:46c'est quand même
22:47il faut quand même
22:47remettre un peu dans le contexte
22:48qu'il y a une pression
22:49sur la commission européenne
22:50qui dure depuis des années
22:51des constructeurs
22:52notamment allemands
22:53évidemment
22:53puisque cette industrie
22:55est centrale dans ce pays
22:56et qui dure pour repousser
22:57cette échéance de 2035
22:58mais si là
22:59il y a une situation de crise
23:00dans le marché automobile
23:02aujourd'hui
23:02qui est celle qui est
23:04particulièrement européenne
23:04particulièrement européenne
23:05mais à qui la faute ?
23:07Les constructeurs automobiles
23:08ont eux-mêmes
23:09une grande responsabilité
23:10dans les orientations
23:11qu'ils ont prises
23:11ces dernières années
23:12sur la difficulté financière
23:14dans laquelle ils se trouvent
23:15aujourd'hui
23:15et c'est un peu
23:16un bouc émissaire
23:17le 2035
23:18et les voitures électroniques
23:19il y a deux raisons principales
23:21un c'est effectivement
23:22c'est ce que disait Tavares
23:23je préfère le volume
23:24je préfère la valeur au volume
23:26c'est ce qu'il disait
23:27le patron de Stellantis
23:28l'ex-patron
23:30lui il disait
23:31je préfère la valeur au volume
23:33c'est-à-dire
23:34ça veut dire
23:34je préfère vendre des voitures chères
23:35à moins de monde
23:36et en faire moins
23:37Il avait besoin aussi
23:37de dégager des marges
23:38pour pouvoir investir
23:39d'ailleurs il a été viré pour ça
23:40parce que justement
23:40il s'engageait lui sur 2035
23:42il dit nous on sera prêt
23:43en 2035 à ne vendre
23:44que les voitures électriques
23:44c'était une politique
23:45très court-termiste
23:46sur les marges
23:47c'est-à-dire sur les marges
23:48le secteur automobile
23:49a bien vécu de ces marges
23:50Stellantis en est un exemple
23:52mais il y en a eu d'autres
23:52et ont vécu de leurs marges
23:54ils ont eu cette politique
23:54très court-termiste
23:55très mise en cause aussi
23:56parce qu'on parlait
23:57des SUV etc
23:58de toutes ces voitures
23:58qui sont devenues inaccessibles
23:59pour une bonne partie
24:01des consommateurs
24:03on voit d'ailleurs
24:04que le spectre sociologique
24:05de ceux qui achètent
24:06des voitures neuves
24:06s'est resserré considérablement
24:08ces dernières années
24:08s'est réservé en gros
24:10pour les gens
24:10qui ont le plus de moyens
24:11ça c'est la première cause
24:12qui fait que ce marché
24:13est en berne
24:14la deuxième c'est évidemment
24:15le marché chinois
24:15pendant des années
24:16le marché chinois
24:17a été la vache à lait
24:18des constructeurs français
24:19ils palliaient
24:20allemands surtout
24:20allemands mais chinois
24:22je le rappelle quand même
24:24excusez-moi Christophe
24:25toutes les usines
24:27je pense que tous les gens
24:29de mon génération
24:30se rappellent aussi
24:30de ces publicités
24:32dans les années 80 et 90
24:33le marché chinois
24:35était la béquille commerciale
24:38mais désormais
24:38que le marché chinois
24:39des automobiles
24:40le marché automobile chinois
24:42aujourd'hui
24:42est en plein développement
24:43n'est plus un marché
24:44d'exportation
24:45comme il l'a été
24:45pour les constructeurs
24:46européens
24:47il se retrouve pris
24:48dans ces deux
24:49pour des questions
24:50de concurrence de prix
24:51évidemment
24:51et aussi d'orientation
24:53et je terminerai
24:54juste avec ça
24:54aujourd'hui
24:56se réjouir
24:56qu'on va repousser
24:57l'échéance
24:58de l'électrification
24:58du truc
24:59je trouve ça
24:59un petit peu
25:00à court terme
25:00parce que les chinois
25:01eux ils ne vont pas
25:01attendre 2035
25:02pour électrifier tout
25:03donc je pense
25:04qu'en fait
25:04on se tire une balle
25:05dans le pied
25:05on ne fait que repousser
25:06l'inéluctable
25:07et que les constructeurs
25:08automobiles
25:09ont du mauvais sang
25:11à se faire
25:11dans les années qui viennent
25:12c'est ça
25:12il y a un paradoxe
25:13finalement
25:13Richard Verli
25:13on gagne du temps
25:14pour s'adapter
25:15mais on en perd
25:15dans la course à l'électrique
25:16et notamment
25:17dans cette course
25:17avec la Chine
25:18la réalité
25:18c'est que les chinois
25:19sur la plupart
25:20de leurs objectifs
25:21d'électrification
25:23ils sont en avance
25:24c'est à dire
25:24qu'ils ont devancé
25:26les objectifs
25:27qu'ils s'étaient eux-mêmes
25:28fixés
25:28donc à partir de ce moment-là
25:30ils dégagent
25:31dans tous les secteurs
25:32l'automobile en fait partie
25:33des marges
25:34des surplus
25:35qu'ils vont donc
25:36tenter
25:36et s'efforcer
25:37d'exporter
25:38on ne sait pas trop
25:38des marges
25:39mais des surplus
25:39c'est certain
25:40les marges effectivement
25:41dans une économie dirigée
25:42c'est difficile à calculer
25:43c'est tout à fait vrai
25:44non moi ce qui m'inquiète
25:45vraiment derrière ça
25:46c'est que
25:47les militants écologistes
25:49les gens qui
25:50veulent le changement
25:51climatique
25:52parce qu'ils estiment
25:54et ils ont raison
25:54que c'est indispensable
25:55à un moment donné
25:56ils vont se dire
25:56finalement
25:57le bon modèle
25:58c'est le modèle chinois
25:59c'est le dirigisme écologique
26:00ça crée recul
26:00pour l'écologie en Europe
26:02le dirigisme écologique
26:03ça fonctionne
26:04alors que la démocratie écologique
26:06elle ne fonctionne pas
26:07puisque in fine
26:08on recule devant les industriels
26:09je ne me prononce pas
26:10sur ce qui est bon ou mal
26:11je dis simplement
26:12que la tentation
26:13va être grande
26:14de dire que l'écologie
26:14finalement
26:15et bien il faut que ce soit
26:16dirigé et forcé
26:17au-delà du dirigisme
26:18ce qui fonctionne
26:19c'est la vision de long terme
26:20les chinois ont un plan
26:21à 10-20 ans
26:21et ils s'y tiennent
26:22ils ont le temps pour eux
26:23alors que nous évidemment
26:24on change la vie
26:24tous les 6 mois
26:25et on va poursuivre le débat
26:26dans un instant
26:27dans la seconde partie
26:28des informés
26:28vous restez avec nous
26:29il est 20h30
26:30sur France Info
26:31et l'info c'est avec
26:37Philippine Thibaudot
26:38mobilisation générale
26:39du gouvernement français
26:40face à la dermatose nodulaire
26:42les ministres convoqués
26:44tout à l'heure à Matignon
26:45ont fait des annonces
26:46pour limiter la propagation
26:47et donc éviter
26:48l'abattage des troupeaux
26:50Annie Gennevard
26:50la ministre de l'agriculture
26:52fait notamment savoir
26:53que 750 000 bovins
26:54seront vaccinés
26:55le plus rapidement possible
26:57et un fonds de soutien
26:58de 10 millions d'euros
26:59sera créé
27:00pour les petits élevages
27:01en difficulté
27:02l'Assemblée adopte
27:04définitivement
27:05le budget
27:05de la sécurité sociale
27:062026
27:07premier texte budgétaire
27:09validé
27:10149.3
27:11sous ce quinquennat
27:12au lendemain
27:13de l'explosion
27:14dans un immeuble
27:15de Trévoux
27:15dans l'un
27:15qui a tué deux enfants
27:17une enquête
27:17est ouverte
27:18par le parquet
27:19de Bourg-en-Bresse
27:20les recherches
27:20se poursuivent
27:21une personne
27:22manque toujours
27:22à l'appel
27:23un procès requis
27:24par le parquet
27:25national financier
27:26contre Nicolas Sarkozy
27:28son épouse
27:28Carla Bruni
27:29est la papesse
27:30des paparazzi
27:31Mimi Marchand
27:32dans l'affaire
27:33de la rétractation
27:34possiblement monnayée
27:35de l'intermédiaire
27:36Ziata Kiedine
27:37en lien avec
27:38le dossier libyen
27:39Kylian Mbappé
27:41a gagné son bras de fer
27:42contre le PSG
27:43son ancien club
27:43lui doit près
27:44de 61 millions d'euros
27:46décision des prud'hommes
27:47de Paris
27:48pour des primes
27:49et salaires
27:50impayés
27:50de la fin de son contrat
27:51l'an passé
27:52le joueur est très satisfait
27:53très content
27:54a déclaré son avocate
27:56sur France Info
27:56Emmanuel Macron
27:58veut faire la guerre
27:59aux narcotrafiquants
28:00et aux consommateurs
28:01en déplacement à Marseille
28:02il a annoncé
28:03que l'amende forfaitaire
28:04délictuelle
28:05passerait de 200
28:06à 500 euros
28:07le président
28:08a aussi affirmé
28:09sa volonté
28:09d'aller chercher
28:10les têtes de réseaux
28:11qui bien souvent
28:12sont à l'étranger
28:13et de saisir
28:14leur bien
28:14la Finlande
28:16et cet autre pays
28:17plaident pour une défense
28:18du flanc oriental
28:19de l'Europe
28:19annonce qui intervient
28:20au moment où l'Ukraine
28:22tente de trouver
28:22un compromis
28:23avec les Etats-Unis
28:24pour un accord de paix
28:25avec la Russie
28:26dans ce contexte
28:27le prix du baril
28:28américain de pétrole
28:29est en baisse
28:30à son plus bas niveau
28:31depuis près de 5 ans
28:33et puis
28:34plusieurs centaines
28:35de personnes
28:35se sont rassemblées
28:36en fin de journée
28:37au Bourget
28:38en Seine-Saint-Denis
28:38pour rendre hommage
28:40à Danel Kayam
28:41ce français de 27 ans
28:42tué avant-hier
28:43lors de l'attaque
28:43antisémite de Sydney
28:45en Australie
28:45France Info
28:4820h 21h
28:51France Info
28:52les informés
28:53Victor Maté
28:55Avec ce soir
28:56Laurent Mollot
28:56de rédacteur en chef
28:57à l'Humanité
28:58Christophe Jacubizine
28:59directeur de la rédaction
29:01des Echos
29:02Tam Tranuy
29:02directrice adjointe
29:03de la rédaction
29:04de Public Sénat
29:05et Richard Verli
29:05correspondant France et Europe
29:06pour le média suisse
29:08Blic
29:08continuons notre débat
29:10notre discussion
29:11après la décision
29:12de la Commission Européenne
29:13de proposer officiellement
29:14de revenir sur cette interdiction
29:16de vente
29:17des voitures neuves
29:17non électriques
29:18à partir de 2035
29:20Tam Tranuy
29:20on ne vous a pas encore entendu
29:21sur le sujet
29:22peut-être une position
29:24qui résume finalement
29:25cette opposition
29:25entre intérêt des industriels
29:27et déception
29:28on peut le dire
29:29pour les écologistes
29:30c'est la position de la France
29:30tout simplement
29:31parce que l'Elysée
29:32ce soir fait savoir
29:33finalement
29:33salue un plan équilibré
29:36le plan de Bruxelles
29:37dit
29:37l'Elysée est équilibré
29:39et Monique Barbu
29:40la ministre de la Transition écologique
29:41elle fait part justement
29:42de sa déception
29:43et regrette la flexibilité
29:44ouverte aux véhicules thermiques
29:45justement à partir de 2035
29:47oui on peut penser quand même
29:48que la France
29:48certes salue quelque chose
29:51d'équilibré
29:51mais c'est pas du tout
29:52la position
29:53qu'elle avait eue jusqu'ici
29:55avec l'Espagne
29:55notamment
29:56en disant qu'elle ne voulait pas
29:57dévier des objectifs de 2035
29:59notamment parce qu'on avait
30:00des industriels
30:00qui avaient déjà tout fait
30:02pour s'adapter
30:02à cette situation
30:04en revanche
30:05il y a un certain nombre
30:05de parlementaires
30:06qui vont sans doute
30:07être très satisfaits
30:08il y avait eu
30:08notamment au Sénat
30:10le mois dernier
30:10un rapport
30:12sur le véhicule thermique
30:1310 ans
30:15et c'était un rapport
30:15assez transpartisan
30:17allant de LR
30:18aux socialistes
30:1810 ans
30:19et que l'une des choses
30:21à faire de façon urgente
30:22face au crash automobile
30:24à la crise
30:25de notre industrie
30:26c'était effectivement
30:27de revoir
30:28à la baisse
30:29à cet objectif
30:29oui ça faisait un parallèle
30:30directement avec le monde
30:31de l'industrie en général
30:32en disant que les 800 000 personnes
30:34qui travaillaient en France
30:34dans le secteur automobile
30:35étaient en danger
30:36et moi ce que je retiens
30:38quand même
30:38dans tout cela
30:39c'est que
30:40c'était quand même
30:41une des mesures
30:42emblématiques
30:42du grand pacte vert
30:43que cette barre
30:45à 2035
30:46et je ne peux pas
30:47m'empêcher
30:48de penser
30:49à ce moment
30:50de backlash environnemental
30:51que l'on est en train
30:52de vivre
30:53ce moment
30:54où les grandes idées
30:56se confrontent
30:57au fait
30:57de les mettre en place
30:59il y a les paroles
31:00il y a les actes
31:01et quand on regarde
31:02par exemple
31:02nous un certain nombre
31:03de recul
31:04je ne peux que les déplorer
31:06je pense
31:06à tout le sujet
31:07des mobilités
31:08on a eu le débat
31:09sur les ZFE
31:10les zones à faible émission
31:12elles ont été rebaptisées
31:13zones à forte exclusion
31:15par leurs détracteurs
31:16on a vu logement
31:16tout ce qu'il y a eu
31:18sur l'assouplissement
31:20du DPE
31:21on a eu encore
31:22le problème
31:23de l'agriculture
31:23avec le texte
31:25par exemple
31:25de la loi Duplomb
31:26qui demandait
31:26le retour
31:27de l'acétamipride
31:28je trouve surtout
31:30ce que ça résume
31:30c'est que si
31:31on n'accompagne pas
31:32on se retrouve toujours
31:33avec des oppositions
31:34sur le sujet
31:35de l'environnement
31:36et c'est bien là
31:37que le bas blesse
31:37c'est effectivement
31:38sur l'accompagnement
31:39l'accompagnement social
31:40ou l'accompagnement
31:41de notre industrie
31:43et là dessus
31:44je crois que c'est vraiment
31:45là que ça pêche
31:46et surtout
31:47dans cette période
31:47de disette budgétaire
31:48malheureusement
31:49c'est pas sur cet accompagnement
31:50que le gouvernement
31:51est en train de miser
31:52Laurent Moulot
31:52si on veut voir
31:53le verre à moitié plein
31:54est-ce qu'on peut se dire
31:55que l'objectif
31:56d'atteindre la neutralité carbone
31:58en 2050
31:59reste atteignable
32:00tout de même
32:00finalement
32:01qu'on a simplement
32:01changé de moyen de l'atteindre
32:03c'est des mauvais signaux
32:04quand même
32:05c'est des mauvais signaux
32:06et plus j'écoutais
32:08les débats autour de ça
32:09je me dis
32:10mais comment on peut
32:10se réjouir
32:11parce que
32:11c'est pas
32:13de reculer sur l'électrique
32:15c'est quoi concrètement
32:16c'est rester dans la main
32:17aussi des pétro-monarchies
32:18qui nous vendent le pétrole
32:20je veux dire
32:21c'est pas non plus
32:21vertueux
32:22et c'est aussi
32:23c'est pas non plus
32:24s'acheter une liberté économique
32:26voilà
32:27tout à fait
32:28vouable
32:29on reste complètement
32:30dépendant
32:31des exportations
32:31qui sont extrêmement variables
32:32d'ailleurs
32:33et il n'y a pas vraiment
32:34de quoi se réjouir
32:35et au-delà de ça
32:36c'est s'enverser
32:38dans le dirigisme
32:39dont on parlait tout à l'heure
32:40effectivement
32:41il y a une question
32:42de l'accompagnement
32:42le défi en fait
32:44il est double
32:45un c'est de rendre
32:45accessible
32:46ces véhicules électriques
32:48pour la plupart des français
32:49parce qu'ils ne sont pas
32:49même si des efforts
32:51vraiment ont été faits
32:52ces derniers temps
32:52mais on voit bien
32:54que la question
32:54du bonus écologique
32:55etc
32:55il y a du recul là-dessus
32:57et pas qu'en France
32:57en Allemagne
32:58la suppression du bonus écologique
32:59a fait extrêmement mal
33:00aussi au marché
33:01des voitures électriques
33:02donc il y a un recul
33:03d'accompagnement
33:04de la part des états
33:05qui est extrêmement préjudiciable
33:06et la deuxième chose
33:07c'est la reconstruction
33:08de tout un secteur automobile
33:09qu'il faut aider
33:10à faire cette transition
33:12et je pense que
33:13c'est sur ces leviers-là
33:14qu'il faut agir
33:15pour ne pas reculer
33:16sur un objectif
33:17qui lui reste fondamental
33:18pour l'avenir de notre planète
33:19et pour les générations futures
33:20et aujourd'hui
33:21j'ai l'impression
33:22que là
33:23on sabre le champagne
33:24pour des intérêts
33:25un peu court-termistes
33:26de constructeurs automobiles
33:27aujourd'hui
33:27qui sont bien contents
33:27mais sur le fond
33:29ce n'est pas une bonne nouvelle
33:30Christophe Jacubizine
33:31est-ce que
33:31si l'on se passe
33:33d'une dépendance au pétrole
33:34on n'en rejoint pas une autre
33:35d'une certaine manière
33:36avec les batteries chinoises
33:38qui restent très importantes
33:39pour le développement
33:40de l'électrique aujourd'hui ?
33:41C'est exactement ça
33:41et en fait je pense que
33:42le fait que l'Europe
33:45fasse preuve de souplesse
33:46pour une fois
33:47pourquoi pas
33:48on est dans un contexte mondial
33:49où on voit bien
33:49les reculs bien plus importants
33:51de l'Amérique de Donald Trump
33:52en matière de transition écologique
33:53donc il ne faut pas
33:54être complètement aveugle
33:55donc pourquoi pas
33:56ce n'est pas une bonne nouvelle
33:57pour le climat
33:57on est d'accord
33:59mais ce que vous disiez
34:00est tout à fait exact
34:01c'est-à-dire que
34:02si on va trop vite
34:03on sait aussi
34:04qu'on construit
34:05des gigafactories
34:06de batteries
34:07dans l'ordre de la France
34:08mais elles restent encore
34:10très dépendantes
34:10des technologies chinoises
34:11ou sud-coréennes
34:12et donc du coup
34:13l'idée quand même
34:15c'est petit à petit
34:16d'acquérir ces technologies
34:17d'avoir une forme
34:18d'autonomie stratégique
34:19dans ce domaine-là
34:19donc il ne faut pas
34:20aller trop vite
34:21et ce que nous disaient
34:21les constructeurs
34:22on peut aussi croire
34:23les industriels
34:23c'est que
34:24c'est que ça allait
34:25un peu rapide
34:25et que si on imposait
34:28des règles extrêmement strictes
34:30on arriverait à cet objectif
34:31avec des technologies
34:32qui ne seraient pas européennes
34:34donc voilà
34:35je pense qu'il faut
34:35saluer une forme
34:37de souplesse européenne
34:38ma crainte
34:39c'est que maintenant
34:39maintenant qu'il y a une brèche
34:41c'est qu'elle soit agrandie
34:42parce qu'en fait
34:42ce n'est pas la décision finale
34:44ça va passer au Parlement
34:45et là
34:46ça peut encore être détricoté
34:47ça va passer au Conseil
34:48donc voilà
34:50c'est vrai que
34:51moi je trouve quand même
34:53que se fixer à l'objectif
34:54à 10 ans
34:54comme on l'a fait à 15 ans
34:56c'est utile
34:56et il faut s'y tenir
34:57là on a lâché l'affaire
34:59voilà
35:00je ne sais pas jusqu'où
35:01on va détricoter
35:01Laurent Mollot
35:02depuis Richard Berlitt
35:03excuse-moi Richard
35:04mais juste sur la crainte
35:05effectivement
35:06on sait qu'aussi
35:06il y a des majorités
35:08politiques
35:09au niveau européen
35:10qui ont un peu basculé
35:11le poids
35:12du Parti Populaire
35:15de la droite là-bas
35:16qui était contre
35:16ces mesures écologiques
35:17et qui prenait aussi
35:18qui était contre
35:19cette limite de 2035
35:21on voit que leur influence
35:22est de plus en plus grande
35:23et effectivement
35:23à l'avenir
35:24on ne sait pas encore
35:26quelles seront ces majorités-là
35:27mais cette brèche
35:28un peu ouverte
35:29pourrait effectivement
35:29s'agrandir dangereusement
35:30oui l'autre chose
35:32qui est préoccupante
35:33c'est que
35:34pour arriver
35:35à tenir ces objectifs
35:37qui sont indispensables
35:38d'une manière ou d'une autre
35:39on en est tous conscients
35:41il faut investir beaucoup
35:42il y avait ce plan
35:44Next Generation EU
35:45qui a été libéré
35:46pendant le Covid
35:47la mutualisation
35:48de l'emprunt
35:48et ce que je redoute
35:50c'est qu'à la fin
35:51on va s'apercevoir
35:51que ce plan
35:52n'a pas été investi
35:54comme d'abord
35:54pas toujours été dépensé
35:56et quand il n'a été
35:57pas investi
35:58notamment dans des questions
35:59d'infrastructures
36:00qu'on pourrait appeler
36:01climatiques
36:01ou écologiques
36:03je reviens d'Italie
36:04et j'ai rencontré
36:04plusieurs personnes
36:05qui m'ont tous
36:06dit la même chose
36:06en Italie
36:07qui est le premier bénéficiaire
36:08de ce plan
36:09l'argent est utilisé
36:11je dirais
36:11à des ravalements
36:12de façade
36:12j'exagère
36:13mais en gros
36:14voilà
36:14on ravale l'Italie
36:16mais on n'investit pas
36:17dans les secteurs clés
36:18qui sont les secteurs
36:19écologiques compatibles
36:21et ça
36:21si c'est le cas
36:22ça nous pose un réel problème
36:23parce que ce genre de plan
36:25c'est des trains
36:25qui ne repassent pas de foie
36:26donc il faut vraiment
36:27qu'il y ait une coalition
36:29entre les industriels
36:30et c'est ça
36:31qui est inquiétant
36:32et je rebondis sur ce que
36:33disait Christophe
36:33en fait les industriels
36:35et les autorités européennes
36:36ont un intérêt objectif
36:37à travailler main dans la main
36:39parce que
36:39c'est une question
36:40d'investissement
36:41et donc il ne faut absolument pas
36:43qu'il y ait des tensions
36:44entre les deux
36:45en fait
36:45on devrait avancer
36:47ensemble
36:47sur un terrain
36:48comme celui-là
36:49qui est quand même
36:49pour le bien collectif
36:50Je vais conclure
36:52sur la triste coïncidence
36:53entre cette décision
36:54et le fait que nous fêtions
36:56quand même
36:56les 10 ans
36:57de l'anniversaire
36:58de l'accord de Paris
36:59ce mois-ci
37:00je trouve quand même
37:01que si on a un petit peu
37:02un regard rétrospectif
37:04on peut s'inquiéter
37:05effectivement
37:05du fait que
37:06désormais
37:07aller tout envoyer
37:08bouler en matière
37:09d'écologie
37:09serait devenue
37:10extrêmement rentable
37:11politiquement
37:12c'est ce qu'on a vu
37:12avec une extrême droite
37:13européenne
37:14mondiale
37:15derrière laquelle
37:16une droite conservatrice
37:16est en train de s'inscrire
37:17voire un certain nombre
37:18de centristes
37:19et puis un certain nombre
37:20de reculs
37:20qui sont liés aussi
37:21à des questions budgétaires
37:23je prends le cas de la France
37:24ma prime Rénov
37:25qui quand même
37:27est au plus mal
37:28ne parlons pas
37:28de la réduction
37:29du fonds vert
37:30et puis on a parlé
37:31du grand succès
37:32que ça a été
37:33la voiture électrique
37:35à 100 euros par mois
37:37sauf que ça s'est arrêté
37:37parce qu'on n'avait plus le budget
37:38Voilà ce que l'on pouvait dire
37:40ce soir sur ce sujet
37:41D'où l'importance
37:41de profiter
37:41des investissements européens
37:43c'est exactement ce que je dis
37:44c'est-à-dire
37:44quand il y a de l'argent européen
37:45il faut qu'il soit bien utilisé
37:47et les objectifs climatiques
37:48c'est une bonne utilisation
37:49Bon on n'a pas donné
37:50les chiffres de vente
37:51des monospaces
37:52en France
37:53ils risquent d'être
37:54de moins en moins utiles
37:55les familles nombreuses
37:56sont de plus en plus rares
37:57car les français
37:58et oui font moins de bébés
37:59pour la première fois
38:00depuis un siècle
38:01hors période de guerre
38:02le nombre de décès
38:03est plus important
38:03en France métropolitaine
38:04que le nombre de naissances
38:06chez les jeunes actifs
38:07il y a de nombreux arguments
38:08pour ne pas faire d'enfants
38:09explique Rita
38:10elle a 29 ans
38:11en tant que jeune adulte
38:15on a du mal
38:16à soi-même
38:17se construire une vie
38:18donc à accéder
38:20à la propriété
38:20à trouver un travail
38:22qui est stable
38:23moi ça fait 5 ans
38:24aujourd'hui
38:24que je travaille
38:25et j'ai déjà été
38:26sur 3 emplois différents
38:27je pense que c'est
38:29aujourd'hui vu
38:29plus comme un sacrifice
38:31qu'un accomplissement
38:33surtout quand on est une femme
38:34et qu'on travaille
38:35quelque part
38:36fondé une famille
38:37c'est un peu
38:38ce sacrifié
38:39voilà le sentiment
38:41de sacrifice
38:41chez Rita
38:42Parisienne
38:42de 29 ans
38:43ça me traduit
38:43ça dit beaucoup de choses
38:44sur l'évolution
38:44des mentalités
38:46sur le sujet
38:46oui et ça montre
38:47l'ampleur du problème
38:50que c'est
38:51et ce n'est pas du tout
38:52qu'un sujet
38:53c'est un sujet
38:54civilisationnel
38:56bref
38:56c'est un sujet
38:57de santé publique
38:59c'est un sujet
38:59de mode de garde
39:00c'est un sujet
39:01d'articulation
39:01entre vie professionnelle
39:02et vie privée
39:03c'est un sujet
39:03d'éco-anxiété
39:04je pense que ça
39:05reflète quand même
39:06tout un moment
39:08assez difficile
39:09pour un certain
39:10nombre de français
39:11d'arriver
39:11à se projeter
39:12dans l'avenir
39:13et face à cela
39:14je pense que
39:15le discours politique
39:17a du mal
39:17à apporter
39:18une réponse
39:19satisfaisante
39:20encore une fois
39:21on a eu
39:21tout le discours
39:22d'Emmanuel Macron
39:23on se rappelle
39:24notamment au début
39:252024
39:25lorsqu'il avait
39:26parlé en plus
39:27du réarmement
39:28civique
39:29du réarmement
39:29économique
39:30du réarmement
39:31démographique
39:32là-dessus
39:33la parole politique
39:34elle n'a pas
39:35un pouvoir
39:36très important
39:37lorsqu'elle est
39:37dans l'injonction
39:39on parlait
39:39justement
39:40de planification
39:41ce n'est pas
39:41le pouvoir
39:42et ce type
39:43de discours
39:43qui peut nous dire
39:44de fabriquer
39:45plus d'enfants
39:46mais en revanche
39:46c'est à lui
39:47de construire
39:48une politique
39:48qui peut nous
39:49permettre
39:50de rendre
39:51le fait d'avoir
39:53des enfants
39:53plus souhaitables
39:54et tout cela
39:55je pense que
39:56c'est un peu
39:57un moment
39:57assez difficile
39:58à articuler
39:58bon après
39:59il y a aussi
40:00un sujet
40:00comment dire
40:02démographique
40:03de fond
40:04c'est qu'il y a
40:06plus de personnes
40:06âgées
40:07que de personnes
40:07jeunes
40:08c'est aussi lié
40:09au baby boom
40:09il y a aussi
40:11des choses
40:11un petit peu
40:12mathématiques
40:12qui peuvent
40:13expliquer
40:14cette situation
40:15mais c'est vrai
40:15que ce que dit
40:16cette jeune femme
40:17je pense que
40:18c'est assez profond
40:19on l'entend
40:19de plus en plus
40:20dans les jeunes
40:20générations
40:21faire un enfant
40:22pourquoi
40:23à quoi bon
40:24pour quel avenir
40:25dans un moment
40:26quand même
40:26assez compliqué
40:27Christophe Jacubizine
40:28cet appel au réarmement
40:29démographique
40:30on s'en souvient
40:30effectivement
40:31d'Emmanuel Macron
40:31il n'a pas vraiment porté
40:32c'est vrai
40:34mais il faut rajouter
40:34que c'est un sujet
40:35un peu civilisationnel
40:36on n'est pas
40:37le seul pays touché
40:37ce n'est pas un problème français
40:38ce n'est pas un sujet français
40:39on a longtemps été
40:40un peu préservé
40:41on a longtemps été
40:42un modèle en Europe
40:42notamment parce qu'on avait
40:43une politique familiale
40:44qui était très active
40:45qu'on a petit à petit
40:46détricoté
40:46je vous rappelle
40:47les parts fiscales
40:48qui étaient allouées aux parents
40:49ça a quand même longtemps
40:50alors après il y a eu
40:51au nom de l'égalité
40:52la volonté de raboter
40:54l'avantage fiscal
40:55pour les plus aisés
40:56on voit le résultat
40:57globalement quand même
40:58on a détricoté
40:59un système familial
41:01qui soutenait la natalité
41:02en France
41:03bon il y a des pays
41:04où c'est bien pire
41:04qu'on voudrait aller
41:05à la Corée du Sud
41:05il n'y a même pas
41:06un enfant par femme
41:06enfin on voit
41:07qu'il y a une sorte
41:08de crise civilisationnelle
41:09il y a 1,62 en moyenne
41:101,62 et on a donc
41:11vous le disiez
41:12très justement
41:12le même nombre
41:13de naissances
41:14que d'essais
41:15pour la première fois
41:16en France métropolitaine
41:17on garde quand même
41:19un solde positif
41:20sur l'ensemble
41:20du territoire national
41:21mais voilà
41:22il y a
41:23et puis c'est vrai
41:24que le monde
41:24dans lequel on est
41:25aujourd'hui
41:25objectivement
41:26il est assez angoissant
41:27avec la résurgence
41:29des empires
41:29la menace
41:31notamment
41:32sur le front oriental
41:33de l'Europe
41:34le basculement
41:35de l'Amérique
41:36vers une structure
41:38plus autoritaire
41:38et les réseaux économiques
41:39aussi qui sont mises en avant
41:40et les réseaux économiques
41:41mais bon
41:42il y a eu des périodes
41:42de crise économique
41:44rappelez-vous
41:44dans les années 70
41:45il y a quand même eu
41:45deux crises pétrolières
41:46etc
41:46il y a eu les crises
41:47de l'inflation
41:47à la fin des années 70
41:48ça ne repêchait pas
41:49les français
41:49de faire des enfants
41:50je crois que ça va
41:51je crois que l'angoisse
41:52vous le disiez très justement
41:53elle va bien au-delà aujourd'hui
41:54et elle touche
41:55une grande partie de la planète
41:57en tout cas du monde occidental
41:58Richard Verley
41:58c'est arrivé plus tôt que prévu
42:00on va dire
42:00ce déficit de naissance
42:03par rapport aux décès en France
42:04on s'y attendait en quelque sorte
42:05mais pas forcément maintenant
42:06oui et ce qui est inquiétant
42:08c'est qu'on ne voit pas le remède
42:09c'est sûrement pas
42:10la parole politique
42:11ça a été très bien dit
42:12Bartram
42:12elle est même inutile
42:14en la matière
42:15alors peut-être
42:16qu'il faudrait-il revenir
42:17à une politique familiale
42:18beaucoup plus incitatif
42:19et arrêter de vouloir
42:21systématiquement trier
42:23entre les riches
42:23et les pauvres
42:24en matière de natalité
42:25je pense que c'est un vrai sujet
42:26je peux faire l'avocat du diable
42:27il y a quand même
42:27certaines mesures
42:28qui sont avancées
42:28le congé de naissance
42:29récemment
42:30d'autres mesures
42:30oui mais là on parlait
42:31d'autres choses
42:31on parlait d'incitation fiscale
42:33notamment faire en sorte
42:35que le pouvoir d'achat
42:36des familles
42:37qui ont des enfants
42:38soit amélioré
42:39je crois qu'il faudrait
42:39quand même se poser la question
42:40et puis il y a
42:42une réalité
42:43c'est que
42:44il y a des sociétés
42:46où la famille occupe
42:47une place peut-être
42:48plus centrale
42:49ça ne veut pas dire
42:50que ça les protège
42:51du déclin démographique
42:52je reviens à l'Italie
42:53qui a un déclin démographique
42:54très fort
42:55alors que c'est une société
42:56où la famille est importante
42:57mais vous savez
42:57on a beaucoup regardé
43:00ce document stratégique
43:01de Donald Trump
43:01quand il parle
43:02d'effacement civilisationnel
43:03mais les Trumpistes
43:04quand vous les rencontrez
43:05aux Etats-Unis
43:06c'est ce qu'ils disent
43:07ils disent
43:07vous ne faites plus d'enfants
43:08vous n'avez plus confiance
43:09dans votre avenir
43:10vous les Européens
43:11or nous les Américains
43:12on continue
43:13d'avoir une démographie
43:15on continue de faire confiance
43:16je crois qu'il faut
43:16faire attention à ça
43:17maintenant la grande question
43:18on peut se l'appliquer à nous
43:19puisque Christophe disait
43:20on est tous des boomers
43:21moi j'ai un fils de 35 ans
43:22qui ne veut pas d'enfants
43:23j'en ai parlé avec lui
43:24je n'ai pas su le convaincre
43:25on peut parler aussi
43:27des impacts
43:28bien sûr
43:28de ces chiffres
43:30sur notre société
43:31les conséquences économiques
43:32on va vous dire
43:33qu'il faut abaisser
43:34l'âge de départ à retraite
43:35l'âge social
43:35j'allais justement
43:36parler de la réforme
43:37des retraites
43:38ce n'est pas le sujet
43:38vous voulez garder les vues
43:39jusqu'à 75 ans
43:40ce n'est pas le sujet
43:41maintenant il faut être content
43:42vous allez entendre
43:43Laurent ce n'est pas le sujet
43:44c'est le sujet
43:45pardon
43:46qui peut revenir sur la table
43:47mais ce n'est pas le seul
43:48il y a celui de l'éducation
43:49notamment je propose
43:50d'écouter Julien Damont
43:51il est sociologue
43:51ancien directeur des études
43:52de la Caisse Nationale
43:54des Allocations Familiales
43:55et il était tout à l'heure
43:56sur France Info
43:57quand on pense enfant
43:58paf on pense retraite
43:59c'est parce qu'on est
43:59un pays vieillissant
44:01il est centré sur les retraites
44:03c'est très simple
44:05la baisse de la fécondité
44:06c'est quelque chose
44:07qui se répercute progressivement
44:08sur le marché des couches
44:09sur le marché des jouets
44:10Noël
44:11sur l'école primaire
44:12sur l'école secondaire
44:13et comme la natalité baisse
44:15depuis une quinzaine d'années
44:16ça se répercute maintenant
44:17sur le lycée
44:17bientôt ça se répercutera
44:19sur la population active
44:20donc c'est quelque chose
44:21qui est assez prévisible
44:22Voilà prévisible
44:23Laurent Moulot
44:24vous nous parlez des retraites
44:25si vous voulez
44:25mais on entendait
44:26les conséquences
44:26sur l'éducation
44:27sur l'économie également
44:28Oui oui
44:29c'est jamais une bonne nouvelle
44:30et ce qu'on voit aujourd'hui
44:32c'est que notre solde
44:33tient grâce à l'immigration
44:35c'est aussi
44:36C'est ce que dit l'UNED
44:37justement
44:38L'UNED le souligne
44:39en disant aujourd'hui
44:40l'immigration
44:41qui est présentée
44:42comme un épouvantail
44:43aujourd'hui
44:44est comme la source
44:45de tous nos malheurs
44:46Pas pour les entreprises
44:47Pas pour les entreprises
44:47exactement
44:48et pas pour d'autres raisons
44:50vous voyez
44:50à la fois économique
44:51de dynamisme aussi économique
44:52culturel
44:53etc
44:54c'est vrai
44:56après c'est vrai
44:56qu'il y a deux facteurs
44:57et vous le résumiez bien
44:58il y a un facteur
44:59de vieillissement de la population
45:00les baby boomers
45:01qui arrivent
45:01malheureusement pour eux
45:02mais à l'âge
45:03où on décède
45:04et cette génération
45:05donc ça
45:05mais on ne peut pas
45:06faire grand chose
45:07pour ça
45:07en revanche
45:08le sujet sur la précarité
45:10des plus jeunes
45:11et cette peur de l'avenir
45:12qui fait que
45:13les jeunes
45:14ont envie de faire
45:15moins d'enfants
45:16moi j'ai un fils
45:17qui a 26 ans
45:17aujourd'hui
45:18quand je vois la difficulté
45:19qu'il y a
45:19ne serait-ce que de se loger
45:20alors envisager
45:22d'avoir une famille
45:23de fondé
45:23bien qu'il le
45:24lui contrairement
45:25il le veut
45:25il le conçoit
45:27mais les perspectives
45:29d'années de précarité
45:30le font complètement
45:31mettre ce sujet de côté
45:32il n'y a pas que les sujets sociaux
45:34ils sont exacts
45:35mais quand vous voyez
45:35des pays comme la Corée
45:36qui sont extrêmement
45:37en croissance forte
45:39et très riche
45:40il n'y a pas ce désir d'enfant
45:42parce que
45:42et puis il y a eu aussi
45:44pardon
45:44mais tout le mouvement
45:45sur la décroissance
45:46a aussi contribué
45:48à l'entretien de l'idée
45:48que faire des enfants
45:49ce n'était pas bon
45:50pour la planète
45:50on allait polluer davantage
45:52il y a eu ça aussi
45:53oui la décroissance
45:54ça s'assoit sur quelque chose
45:55qui est une peur en fait
45:56on dit décroisseur
45:57parce qu'on a peur
45:58de ce que va devenir la planète
45:59et qu'on ne veut pas
45:59offrir ça à nos enfants
46:00c'est à dire moi
46:01pourquoi je vais faire un enfant
46:02dans un monde
46:03effectivement
46:04qui risque d'être
46:04extrêmement compliqué
46:05et cette peur là
46:06il y a quelques semaines
46:07on parlait d'envoyer
46:08pourquoi pas aller à la guerre
46:10en Ukraine
46:10voilà il y avait ces mots
46:11qui sont aussi prononcés
46:12c'est vrai que ce monde là
46:14fait peur
46:15je reviens juste
46:16sur la question
46:16du modèle social
46:17oui pendant des années
46:18la France a été
46:18un cas à part
46:19effectivement
46:20le modèle social
46:21on n'a pas égalisé
46:23par souci
46:23c'est pas l'égalité
46:24qui était le problème
46:25à l'époque
46:25on a réduit les parts aussi
46:27pour des questions
46:28budgétaires
46:28et d'argent
46:29que ça a coûté
46:30et la politique sociale
46:32de la France
46:32ça a rapporté
46:33ça a rapporté
46:34tout à fait
46:34et la politique familiale
46:38de la France
46:38était montée
46:39en exemple
46:40etc
46:40ça a été détricoté
46:42et ça a des conséquences
46:44mais c'est toujours comme ça
46:45que ça se passe
46:45quand on prend des petites décisions
46:47cumulées sur des années
46:48au bout d'un moment
46:49on se rend compte finalement
46:50des processus
46:50qui sont assez pervers
46:52derrière
46:52là c'en est un
46:53c'est le moment de se poser
46:54en se disant
46:55mais attendez
46:55qu'est-ce qu'on a fait
46:56depuis 15 ans
46:56de nos politiques sociales
46:57par le haut
46:58on a progressivement
46:59raboté et abaissé
47:00l'avantage fiscal
47:02que donnaient
47:02des demi-parts
47:03et des parts d'enfants
47:03c'était vraiment
47:04une logique
47:05et ça a notamment
47:06été détricoté par la gauche
47:07c'était la volonté
47:08de raboter
47:09par une certaine gauche
47:09les avantages
47:10c'est de donner aux plus aisés
47:11mais globalement
47:11ça impacte toute la société
47:12en fait
47:13c'est pas que tous les plus aisés
47:15c'est aussi
47:16effectivement
47:16mais après quand on parle de ça
47:18c'est toutes les aides
47:19ça peut être aussi
47:19sur le marché du travail
47:20toutes ces facilités-là
47:21c'est pas que la politique familiale
47:22directe qui impacte
47:23aussi la possibilité économique
47:25et ce sont aussi des choix de société
47:25des choix politiques
47:26on peut y revenir
47:27Tam Tranui
47:28on parlait tout à l'heure
47:28de ce rapport du Sénat
47:29sur la voiture électrique
47:31je voudrais revenir
47:32à cette commission d'enquête
47:33récemment
47:33des députés
47:34cette fois
47:35sur la démographie
47:36qui disait finalement
47:37il va falloir faire un choix
47:39où personne n'a vraiment envie
47:40de le faire
47:41entre s'occuper
47:41de la jeune génération
47:42lutter par exemple
47:43contre l'infertilité
47:44et financer la fin de vie
47:46qui est un autre sujet
47:47il y a des vrais choix
47:48de société à faire
47:49on ne veut pas choisir
47:50c'est vraiment compliqué
47:51c'est des choix budgétaires
47:53est-ce qu'on a les moyens
47:54aujourd'hui
47:54de financer
47:56ces deux grands défis
47:57c'était ça la question
47:58ça serait quand même dramatique
47:59qu'on puisse pas
48:00c'est ce que se demandait
48:00de cette commission d'enquête
48:01vous parlez du sujet
48:02de l'infertilité
48:03c'est quand même
48:03un sujet énorme
48:05parce qu'on a beaucoup parlé
48:05de ceux qui ne veulent pas d'enfants
48:07mais on n'a pas suffisamment parlé
48:08de ceux qui ne peuvent pas en avoir
48:09il y a un couple sur 8
48:10qui a des difficultés
48:11d'infertilité
48:12le diagnostic
48:13il est posé depuis
48:13extrêmement longtemps
48:14lorsque Emmanuel Macron
48:16parlait du réarmement démographique
48:18ça faisait déjà deux ans
48:19qu'il avait un rapport
48:20de 140 pages
48:21sur l'infertilité
48:22qui était posé
48:23sur son bureau
48:24et qui sans doute
48:24était en train
48:25de caler des bureaux
48:27et en genre
48:27face à ce constat
48:28le gouvernement
48:29à nouveau
48:30nous a annoncé
48:31le lancement prochain
48:32d'un plan national
48:32de lutte contre l'infertilité
48:33mais ça fait tellement longtemps
48:35que ça aurait dû être fait
48:35on a des problèmes
48:36de prévention
48:37d'information
48:37il faut une meilleure prise
48:39en charge médicale
48:39combien nous sommes
48:40enfin en tout cas
48:41moi je suis de la génération
48:42qui a encore des enfants jeunes
48:44à connaître des couples
48:45qui sont en très grande difficulté
48:47aujourd'hui
48:48pour avoir des enfants
48:50et qui sont vraiment
48:52en alerte
48:54vis-à-vis de ce sujet
48:56donc ça c'est un sujet
48:57dont il faut absolument
48:58se préoccuper
48:58et l'autre sujet
48:59que vous évoquiez
49:01à l'instant
49:01c'est quand même
49:02le sujet de l'immigration
49:03on est quand même
49:05dans un moment
49:05où en plus
49:06c'est un discours
49:06qui est de plus en plus
49:07difficile politiquement
49:08à tenir
49:09confère le discours
49:11qui a tenté
49:12de tenir le gouvernement
49:13sur je vous rappelle
49:14la maxime de Gérald Darmanin
49:15à l'époque
49:16être méchant avec les méchants
49:17être gentil avec les gentils
49:18et faire appel
49:19à l'immigration
49:19dont on a besoin
49:20bien sûr
49:21c'est heurter politiquement
49:22à l'incapacité complète
49:24de pouvoir tenir ce discours
49:26que personne ne veut entendre
49:27alors que c'est une réalité
49:29et que bien sûr
49:30il y a de nombreux secteurs économiques
49:32qui ont besoin de l'immigration
49:33aujourd'hui
49:34et pas que pour des raisons économiques
49:35aussi pour des raisons
49:36vous le disiez
49:37culturelles
49:38etc
49:38d'enrichissement
49:39mais c'est un discours
49:39qu'on ne peut plus tenir
49:40Richard Verli
49:40je pense qu'on à la fin
49:42de l'émission
49:42on peut un tout petit peu plaisanter
49:44donc je propose
49:44le vélo électrique gratuit
49:47à la première naissance
49:48la voiture électrique gratuite
49:49à la deuxième naissance
49:51et le pavillon isolé
49:52à la troisième naissance
49:54qu'est-ce que vous en dites ?
49:56Ah bah écoutez
49:56là on s'est dans notre débat
49:57Richard
49:58vous avez les sous
49:59vous pouvez le prendre en riche
50:01on pourrait le prendre en Suisse
50:02on a perdu Richard Verli
50:05je ne pensais pas aussi
50:06qu'on a quelques minutes
50:06de l'émission
50:07c'est terrible
50:08est-ce que vous voulez rajouter
50:09quelque chose peut-être
50:09sur l'immigration
50:10les différences en Europe
50:11je ne sais pas Richard
50:12je crois que la question
50:14de l'immigration
50:14il est évident
50:15qu'elle est essentielle
50:16à nos économies aujourd'hui
50:18elle est essentielle
50:19à notre démographie
50:20et elle est juste bonne
50:21pour nos sociétés aussi
50:22parce que c'est de la vitalité
50:24qui arrive
50:25donc je crois que ça c'est clair
50:26après il faut distinguer
50:27évidemment
50:28entre la maîtrise
50:29des flux migratoires
50:30et la nécessité
50:32de l'immigration
50:32mais sur la question
50:33juste pour y revenir
50:34de la natalité
50:35la grande difficulté
50:37c'est que
50:38nos politiques
50:39d'une manière générale
50:39et quand je regarde
50:40ce qui se passe en Europe
50:41c'est la même chose
50:42ne sont plus capables
50:43parce que la situation
50:44est extrêmement difficile
50:45d'avoir un discours d'avenir
50:47la seule parole politique
50:48qui pourrait porter
50:49Tram disait tout à l'heure
50:50la parole politique
50:51n'a pas d'influence
50:52et je suis d'accord
50:53la seule qui pourrait avoir
50:54d'influence
50:54c'est si on regardait
50:55vers l'avenir
50:56et malheureusement aujourd'hui
50:57on ne fait dans beaucoup de domaines
50:59que du court terme
50:59et on y revient
51:00lorsqu'on prend des mesures
51:01à plus long terme
51:02comme sur l'écologie
51:03on y renonce
51:03et on regarde moins vers l'avenir
51:05aussi Christophe Jacobin
51:06quand on a justement
51:06une société vieillissante
51:08on s'occupe moins
51:08de l'avenir
51:09de l'éducation des enfants
51:11parce qu'il y en a moins
51:11c'est là où on touche
51:12ce qu'on disait
51:13aux mentalités
51:14à l'état d'esprit
51:14je pense qu'effectivement
51:15une société qui a envie
51:16d'avoir des enfants
51:16c'est une société
51:17qui se projette dans l'avenir
51:18et qui est aussi plus dynamique
51:19qui a plus envie de travailler
51:20qui croit au progrès
51:22et à l'avenir
51:23donc c'est tout un état d'esprit
51:25à changer
51:25et malheureusement
51:26encore une fois
51:27ça ne tient pas qu'à la France
51:28mais à beaucoup de pays
51:29autour de nous
51:30Laurent Moulonneux
51:31il y a un aspect aussi
51:32dans l'étude de l'INET
51:33qui est intéressant
51:33c'est sur les inégalités territoriales
51:35je ne veux pas re-restrer
51:36dans cette étude
51:41il y a des problèmes
51:42d'accès aux soins
51:43là c'est pour les personnes
51:44plutôt âgées
51:45où il y a une surmortalité
51:46finalement par rapport
51:47à la moyenne française
51:48dans des zones rurales
51:48c'est important
51:49mais en même temps
51:50ça concerne aussi la jeunesse
51:51quand dans des départements
51:53par exemple
51:53des maternités fermes
51:54etc.
51:55c'est aussi un message
51:56qui est envoyé
51:56quelque part
51:57à des jeunes couples
51:58en disant
51:58moi je vis dans un désert médical
52:00je n'ai même pas
52:02de maternité
52:02quelque part inconsciemment
52:04le désir d'enfant
52:05etc. s'éloigne
52:06et rendu un petit peu impossible
52:08aussi par toutes ces restrictions
52:09donc c'est l'ensemble
52:11de tous ces aspects aussi
52:13qui font qu'on est
52:14dans une espèce
52:15aussi de vision
52:16un petit peu pessimiste
52:17sur l'avenir
52:18On a revu d'ailleurs
52:19augmenter
52:20pour revenir sur ce que vous disiez
52:21sur la mortalité infantile
52:23ces derniers temps
52:23et notamment
52:24le sujet
52:25de cette politique
52:27de regroupement
52:28des maternités
52:29et d'arrêt
52:30de plus petites maternités
52:31sans doute plus proches
52:32de certaines personnes
52:34dans la ruralité
52:36n'y est pas pour rien
52:37et donc
52:37ça aussi
52:39autant c'est devenu
52:40un marronnier
52:41de déplorer
52:42nos problèmes démographiques
52:44mais autant
52:44ça c'est quand même
52:45une nouveauté
52:46que ce problème
52:47de mortalité infantile
52:50Effectivement
52:51avec de nombreuses enquêtes
52:52et de nombreux reportages
52:54ces derniers mois
52:55notamment
52:55nous arrivons à la fin
52:56de ces informés
52:57merci à tous
52:59Christophe-Jacques-Tubizine
53:00à la une des échos
53:01demain
53:01Forcément
53:022035
53:03le coup près de 2035
53:04qui se fissure en Europe
53:06et puis
53:06ça va faire plaisir à Laurent
53:08mais il ne faut pas le dire trop fort
53:09il va vouloir lui prendre des sous
53:09un nouveau milliardaire
53:11dans le club
53:11des cinéastes
53:13avec James Cameron
53:14qui lance la saga 3
53:15il attend 2 milliards de recettes
53:16mais il a investi
53:17d'avatar
53:18il a quand même investi
53:20400 millions de dollars
53:21pour faire le film
53:22donc c'est à Paris
53:23risqué
53:24et tout Paris
53:24risqué
53:25vérifierait
53:26si c'est un évadé fiscal
53:29demain
53:30on va revenir
53:31sur la crise paysanne
53:32l'agriculture
53:33et notamment
53:33en se penchant
53:34sur le libre-échange
53:36et le traité du Mercosso
53:37ce qui a été notre premier sujet
53:39ce soir
53:39dans les informés
53:40merci Richard
53:41d'être venu ce soir
53:41Richard Verli
53:42correspondant français et Europe
53:44pour le média suisse
53:44Blic
53:45et merci à vous Tam
53:45Tam Tranuy
53:46directrice adjointe
53:47de la rédaction de Public Sénat
53:49très bonne soirée à tous
53:50sur France Info
53:51les informés
53:52reviennent demain matin
53:53à 9h
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