- il y a 23 heures
Tous les jours, Les Informés débattent de l'actualité autour d'Agathe Lambret et de Renaud Dély.
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00:07Bienvenue dans Les Informés, c'est parti pour une demi-heure de décryptage de l'actualité jusqu'à 9h30.
00:13Bonjour Renaud Delis.
00:14Bonjour Agathe.
00:14Au sommaire, aujourd'hui, une canicule en plein mois de mai.
00:17Est-il encore temps d'agir ?
00:20La réponse est-elle l'électrification proposée par le Président ?
00:24Et puis on va parler de 2027.
00:26Pourquoi Raphaël Glucksmann s'offre-t-il un délai de 3 mois ?
00:30Pour tout comprendre, nos informés aujourd'hui, Alexandra Saviana, rédactrice en chef adjointe Société Al'Express.
00:36Bonjour Alexandra.
00:37Bonjour Agathe.
00:37Et Louis Alther, journaliste politique au Figaro.
00:39Bonjour Louis.
00:40Bonjour.
00:41Renaud, on commence avec notre premier débat.
00:43Face au réchauffement climatique, le gouvernement répond électrification.
00:47Est-ce un mot magique ?
00:48A l'occasion de cette vague de chaleur anormalement précoce pour un mois de mai,
00:52des records de température battus dans tout le pays.
00:55Et ça va durer jusqu'à la fin de la semaine, jusqu'à ce week-end.
00:59Face à cet enjeu du changement, du réchauffement climatique,
01:04le pays peut-il accélérer l'électrification de son économie ?
01:07Justement, hier, Emmanuel Macron recevait près d'une centaine d'acteurs de la filière,
01:11des entreprises, des fédérations professionnelles, des opérateurs publics.
01:14Il fixe des objectifs extrêmement ambitieux,
01:16notamment celui d'installer 240 000 bornes de recharge publique supplémentaires d'ici 2030.
01:21Alors, est-ce que l'électrification, c'est vraiment la solution miracle
01:26pour réduire de façon massive nos émissions de gaz et à effet de serre,
01:29et donc lutter contre le réchauffement climatique ?
01:32Dans quel domaine est-elle possible ?
01:34Dans quels autres domaines, cette électrification est-elle plus compliquée ?
01:37La réponse, il y a quelques minutes, de l'un de vos deux invités.
01:40Jean-Marc Jancovici, fondateur et président du centre de réflexion The Shift Project,
01:45qui est spécialiste du climat et de l'énergie.
01:48Si les énergies fossiles se sont autant développées,
01:50c'est parce qu'elles ont énormément d'avantages.
01:52J'ai envie de dire, si elles n'étaient pas épuisables,
01:54et si elles ne provoquaient pas de changement climatique,
01:56elles seraient parfaites, ces énergies fossiles.
01:57Et il y a des domaines dans lesquels c'est plus facile de s'en passer,
01:59et des domaines dans lesquels c'est plus difficile de s'en passer.
02:01Un domaine dans lequel aujourd'hui, c'est devenu raisonnablement facile de s'en passer,
02:04c'est pour les transports, justement.
02:06Le transport, en fait, on peut se passer de la voiture thermique
02:09avec un cocktail de voitures électriques, de vélos électriques,
02:12de marches à pied, de bus et de trains.
02:14En revanche, expliquait Jean-Marc Jancovici,
02:16c'est beaucoup plus compliqué en termes de production industrielle,
02:19d'une part, aujourd'hui, de se passer des énergies fossiles,
02:20et puis aussi en termes de transport de ces marchandises,
02:23des productions industrielles, justement.
02:25On a encore besoin de recourir aux énergies fossiles.
02:28Bref, est-ce que l'électrification peut être la solution,
02:32miracle, j'allais dire, en tout cas essentielle,
02:35pour lutter contre le réchauffement ?
02:36À quelles conditions ? Dans quel domaine ?
02:38Et puis, avec quels moyens aussi ?
02:40Est-ce que l'État aurait les moyens d'accélérer l'électrification de l'économie,
02:44comme Emmanuel Macron s'en fixe l'objectif ?
02:48En écoutant nos deux invités ce matin,
02:50Jean-Marc Jancovici, Christophe Cassou,
02:51le constat, c'était que le gouvernement
02:54ne faisait pas du tout ce qu'il fallait pour l'écologie,
02:57contre le réchauffement.
02:58On a cette réponse aujourd'hui, Hugo Zaltère,
03:00c'est le plan d'électrification porté par le Président lui-même.
03:05Qu'est-ce que ça signifie ?
03:07C'est un début de réponse, un début de prise de conscience ?
03:10Oui, et puis surtout, c'est un atout français,
03:13dans un monde où nous sommes dépassés technologiquement,
03:18où notre économie peut paraître décrochée par rapport à d'autres grandes puissances.
03:21La France conserve cet atout essentiel qui est l'électricité,
03:25qui a un atout à la fois écologique et stratégique.
03:27Écologique parce que la France produit, ma jeteur,
03:31réellement une électricité propre, décarbonée,
03:35abondante, peu chère, grâce à son parc nucléaire.
03:38Et en fait, le défaut d'anticipation qu'on peut reprocher à Emmanuel Macron,
03:41ce n'est pas seulement sur l'écologie en général,
03:44c'est sur la pérennité du programme nucléaire en particulier,
03:49puisque je rappelle qu'au début de son premier quinquennat,
03:51Nicolas Hulot est ministre de la Transition écologique,
03:53qu'il est question de fermer 14 réacteurs nucléaires,
03:56que la fermeture de la centrale de Faisenon a été confirmée.
03:59Ceci avant un tête-à-queue en 2022,
04:02où Emmanuel Macron et cet heureux relancent un programme nucléaire,
04:06alors que le parc de centrale vieillit.
04:08Et on constatait, à l'occasion de la guerre en Ukraine,
04:10de la crise énergétique de l'époque,
04:12à quel point il fallait préserver ce trésor français qu'est son parc nucléaire.
04:17Ça a intérêt écologique, évidemment, parce que cette énergie est décarbonée.
04:21Aujourd'hui, elle fait tourner nos industries,
04:24elle sert aux particuliers, aux professionnels.
04:26Demain, elle peut faire tourner nos voitures électrices,
04:28ce qui nous permettrait de nous passer en grande partie des énergies fossiles.
04:31Et puis, elle a un intérêt d'autonomie stratégique.
04:33On le voit bien avec la guerre au Moyen-Orient,
04:34à quel point nous sommes dépendants,
04:36à quel point chaque autonomie est français,
04:38est dépendant de la dernière décision de Trump,
04:41du dernier bombardement du régime iranien,
04:43du blocage du détroit d'Hormuz.
04:44Et ça, ce sont les deux curseurs
04:46qui peuvent permettre de faire bouger l'opinion publique.
04:48Ce qui est compliqué en matière d'environnement,
04:49évidemment, c'est d'imposer décision aux gens.
04:52On l'a vu avec les gilets jaunes,
04:52à quel point ça ne marchait pas
04:54et ça pouvait prévoquer des réactions de colère.
04:56Là où il y a deux arguments,
04:57il y a évidemment les conséquences du réchauffement climatique
05:00qu'on voit avec cette nouvelle vague de chaleur.
05:02Donc, ça a des conséquences concrètes
05:03sur la vie, sur la santé des Français.
05:05Et puis, il y a cet argument,
05:06qui n'est pas écologique, mais stratégique,
05:08un argument d'indépendance,
05:09pour dire que si nous voulons continuer
05:10à être une puissance et à peser,
05:12il faut s'émanciper de ce qui nous rend dépendants.
05:15C'est-à-dire, notamment,
05:16l'importation d'énergie fossile
05:19pour faire rouler nos voitures, nos camions
05:22et nous fournir en énergie,
05:25en tout cas une partie de l'énergie que nous utilisons.
05:27Donc, le gouvernement,
05:29les responsables politiques de manière générale,
05:31peuvent faire valoir ces deux moments clés
05:34pour convaincre l'opinion publique
05:35et tenter d'accélérer la transition,
05:39tout en l'accompagnant, évidemment,
05:40pour la faire accepter.
05:41Alexandra Saviana,
05:42le nucléaire, c'est le point fort
05:43de la France en Europe.
05:44Luz Alter disait que c'était
05:45une particularité française,
05:47un enjeu de souveraineté.
05:49C'est vrai qu'en Allemagne,
05:50on a quitté le nucléaire.
05:51Aujourd'hui, certains ont des regrets
05:53et voudraient y revenir.
05:54Oui, effectivement,
05:55c'est un enjeu de souveraineté
05:58et le nucléaire français, pardon,
06:00est vraiment valorisé en Europe
06:02dans la mesure où c'est une énergie propre,
06:05comme le disait Louis,
06:05maintenant, il y a un souci au niveau européen
06:09qui est la question des raccordements
06:11du réseau électrique.
06:12Parce que comment on passe
06:13d'un réseau national à un réseau européen ?
06:16Comment est-ce qu'on raccorde
06:17la France à l'Espagne,
06:18l'Espagne à l'Irlande ?
06:22J'insiste là-dessus
06:23parce que la France a une énergie propre
06:25et décarbonée
06:25avec des prix relativement raisonnables.
06:28Mais à côté,
06:29on a un pays, par exemple,
06:30comme l'Espagne
06:30qui a, elle, une énergie
06:32qui est alimentée par les panneaux solaires,
06:34qui est aussi très peu chère.
06:37Et donc, on a deux pays
06:38qui se font concurrence, par exemple.
06:40Et aujourd'hui,
06:42la Commission européenne,
06:43l'Europe fait face
06:44à une vraie question
06:46qui est comment est-ce qu'on organise
06:47ce réseau électrique
06:48avec la France et l'Allemagne,
06:49avec la France et l'Espagne,
06:51tout en préservant les prix
06:53et en préservant l'intégrité
06:55industrielle et électrique
06:56de chaque nation.
06:57Donc, la France a un avantage,
06:59oui,
07:00mais il faut qu'elle fasse attention
07:01à, justement,
07:02ne pas être submergée
07:03dans son marché de l'électricité
07:04par des pays concurrents
07:06et à côté.
07:06Pour reprendre l'exemple de l'Espagne,
07:08parce que je trouve
07:08que c'est le plus parlant,
07:10il y a des difficultés
07:11de raccordement du réseau électrique
07:12entre les deux pays,
07:13par exemple, aujourd'hui,
07:14parce que la France
07:15ne veut pas que son réseau électrique
07:16soit submergé
07:17par une électricité espagnole
07:19et vice-versa,
07:19que les prix changent.
07:21Et donc, l'Espagne raccorde
07:23davantage son électricité
07:24à un réseau irlandais
07:26qu'au réseau français,
07:27par exemple.
07:28Donc, il y a la Commission européenne,
07:30là, qui est en train
07:30de réfléchir, justement,
07:32à un plan d'électrification
07:34qui...
07:34Au niveau européen.
07:36Au niveau européen,
07:36qui était en discussion
07:37et annoncé en mai, justement,
07:39pour le présenter
07:40à horizon 2030,
07:41avec des objectifs
07:42à horizon 2030.
07:43Mais aujourd'hui,
07:44au même titre
07:45que le réseau français,
07:46ça patine un peu
07:47parce qu'on a 27 pays
07:49et donc 27 organisations électriques.
07:52Et ce dont on s'aperçoit,
07:54pardon,
07:54c'est ce que,
07:55dans le droit fil
07:55de ce que vous venez de dire,
07:56Alexandre Savianas,
07:57c'est que la question
07:58du tarif de l'électricité
07:59va quand même devenir,
08:00est en train de devenir
08:01un enjeu public
08:02et un enjeu politique.
08:03Certes,
08:04la production d'énergie
08:06en France,
08:07c'est un tarif
08:07relativement raisonnable,
08:09sauf qu'il y a eu
08:10une hausse des coûts
08:12assez...
08:13des tarifs
08:13assez spectaculaires
08:15quand même
08:15ces dernières années,
08:16qui a un tarif réglementé.
08:17Pour ce qui est du tarif réglementé,
08:19qui est toujours
08:19extrêmement compliqué
08:20à expliquer
08:21la façon dont il est déterminé.
08:22Mais en gros,
08:23il y a trois parties
08:24qui alimentent ce tarif.
08:26Il y a l'approvisionnement,
08:27l'acheminement,
08:28les réseaux,
08:28et puis il y a les taxes.
08:29Il y a les taxes de l'État.
08:31Ça concerne quand même
08:32une majorité de la population
08:33et on voit
08:34que de ce point de vue-là,
08:35ça c'est un enjeu,
08:36notamment la réglementation
08:37à l'échelle européenne,
08:38qui est en train
08:39de s'imposer
08:39dans l'électricité.
08:39Pourquoi ?
08:40Parce que plus on produit
08:41d'électricité évidemment,
08:42plus cette énergie est recherchée,
08:45plus c'est susceptible
08:46de jouer sur les prix.
08:47Or aujourd'hui,
08:48on constate
08:48que la production
08:50est redevenue en France,
08:52la production française
08:53est redevenue au sommet.
08:55On produit beaucoup plus
08:56qu'on ne consomme d'ailleurs.
08:57Elle est très largement excédentaire.
08:58La consommation ne suit pas.
09:00Pour plusieurs raisons,
09:01notamment des raisons de tarifs.
09:03C'est-à-dire qu'il y a aussi
09:03une frange de la population
09:04qui s'est convertie
09:05à une forme de sobriété énergétique.
09:07Pas seulement pour des raisons vertueuses,
09:09peut-être,
09:10mais aussi pour des contraintes
09:11de pouvoir d'achat.
09:12Et donc ça,
09:12c'est en train de devenir
09:13un enjeu politique
09:14qui devrait peser
09:15sur la campagne présidentielle d'ailleurs.
09:16Alexandra ?
09:17Oui, c'est une des questions.
09:18Justement, dans les années 70,
09:19il y a eu le fameux
09:20plan Mesmer, justement,
09:22avec la construction
09:22de ces centrales nucléaires.
09:24Ça s'est adossé
09:25à une consommation énergétique
09:26qui augmentait,
09:27mais quelque part
09:28naturellement, mécaniquement,
09:29parce qu'il y avait
09:30des constructions
09:30de logements sociaux,
09:32il y avait les trente glorieuses,
09:33une demande.
09:34Et aujourd'hui,
09:34la vraie question,
09:35c'est cette électrification.
09:39Quelle sortie, en fait ?
09:40Donc, il y a la sortie consommation
09:42et il y a la question
09:43de la sortie aussi industrielle.
09:45Et en parallèle,
09:46par exemple,
09:47le gouvernement français
09:48a annoncé
09:50un plan d'installation
09:51de nouveaux data centers
09:53qui sont extrêmement consommateurs
09:55d'électricité
09:56et qui vont aussi bénéficier
10:00de cette énergie nucléaire française
10:01avec toute la question
10:02des investissements
10:03derrière ces data centers.
10:05Et comment fait-on
10:06pour garder la souveraineté française
10:09avec des data centers
10:10qui ont peut-être aussi
10:12des investissements étrangers
10:13et qui vont bénéficier
10:14d'une électricité française ?
10:16Avec ce plan d'électrification,
10:18Louis Alter,
10:18est-ce qu'Emmanuel Macron
10:19essaye un peu
10:19de se rattraper, lui,
10:20qui avait promis
10:21la planification écologique ?
10:23Ce quinquennat sera écologique
10:24ou ne sera pas,
10:25il me semble,
10:26il avait dit.
10:26Oui, et puis en effet,
10:27vous avez raison,
10:28il avait verré les mots
10:29de Jean-Luc Mélenchon
10:29dans l'entre-deux-tours
10:31de l'année 2.
10:32Sur la planification écologique.
10:33Puisque la planification écologique,
10:35c'est Jean-Luc Mélenchon
10:36qui en avait fait la promotion
10:38dans sa campagne.
10:39Donc là, on était
10:39dans l'opportunisme politique
10:41le plus complet.
10:42La difficulté d'Emmanuel Macron,
10:43c'est qu'au fond,
10:45il vient, lui,
10:46de l'économie à l'ancienne,
10:48j'allais dire.
10:48Il a un logiciel assez classique
10:50en matière économique,
10:52un logiciel assez réaliste.
10:53Et puis par ailleurs,
10:53il a eu des résultats
10:54sur ce plan-là
10:56en termes d'attractivité
10:57et d'emploi.
10:59En revanche,
10:59sur l'écologie en tant que telle,
11:01en tout cas la protection
11:02de l'environnement
11:03et la façon dont on s'organise
11:07pour accélérer l'électrification,
11:09au moins dépendre
11:09des énergies fossiles,
11:11il n'a jamais eu
11:12un plan très abouti.
11:14Et c'est ce que je rappelais
11:15avec ce qui s'est passé
11:16lors de son premier quinquennat.
11:17On passe de Nicolas Hulot,
11:19ministre de la Transition écologique,
11:21à la relance du programme nucléaire.
11:23Donc on est vraiment passé de...
11:25Il y a vraiment eu
11:25un tête-à-queue,
11:26un 180 degrés.
11:28C'est un peu plus clair
11:29depuis qu'il a acté
11:31cette relance du programme nucléaire,
11:32sauf que depuis 2024,
11:33il n'a plus les manettes
11:35au niveau national,
11:37il n'a plus de majorité
11:37pour faire voter des lois.
11:39Donc là,
11:39il en est à essayer
11:40de tirer un petit peu
11:42ce qu'il a déjà enclenché,
11:43le valoriser.
11:44C'était aussi le sens
11:45de son intervention hier
11:46sur l'électricité
11:47et la réunion des acteurs
11:48d'électricité.
11:49Essayer de valoriser
11:50un petit peu
11:51ce qu'il a essayé
11:52de pousser.
11:53Si en effet,
11:54dans quelques années,
11:55nous avons des nouveaux
11:57réacteurs nucléaires
11:58qui ont ouvert,
11:59si on arrive à faire
12:00ce qu'on appelle
12:01les réacteurs modulaires,
12:01c'est-à-dire des modèles
12:03plus réduits,
12:04plus agiles,
12:04plus faciles
12:06à construire
12:07de réacteurs nucléaires.
12:08Là, oui,
12:08il y aurait eu un bilan
12:09en matière d'électrification
12:10des usages
12:11et d'indépendance énergétique.
12:14Mais tout ça
12:14a été lancé bien tard
12:15par rapport
12:16au début de sa présidence.
12:17Ça a pu évidemment
12:18être fait plus tôt.
12:19On a perdu du temps.
12:19Il y a un autre élément
12:20qui s'était manifeste aussi hier
12:21qui évidemment
12:21entre en ligne de compte,
12:22c'est que l'électrification,
12:23ça coûte extrêmement cher
12:24et qu'on retombe évidemment
12:26sur toujours
12:26le même problème.
12:27les caisses de l'État
12:28sont vides.
12:28Donc d'ailleurs,
12:29c'était assez manifeste hier.
12:32Emmanuel Macron,
12:32et c'est très bien,
12:33il s'est fait essentiellement,
12:35j'allais dire,
12:35VRP d'initiatives
12:38émanant du secteur privé
12:39en recevant justement
12:40des membres
12:41de la filière,
12:42de cette filière
12:43d'électrification.
12:44Et donc,
12:45on l'a vu en quelque sorte
12:46essayer de fédérer
12:48les énergies,
12:49c'est le cas de le dire,
12:50de s'en faire un peu
12:51le porte-parole,
12:54mais il n'a pas d'argent.
12:56Donc l'État n'a plus d'argent,
12:57donc tout va dépendre
12:59d'investissements privés
13:01pour justement
13:02tenir ses objectifs
13:03en termes de
13:04bornes de recharge,
13:05d'usines,
13:05de raccordement,
13:06etc.
13:06Donc ça,
13:07ça a illustré aussi
13:08ce manque de moyens
13:10qu'on connaît
13:11dans d'autres domaines
13:12aujourd'hui
13:12de l'économie française,
13:13mais qui est spectaculaire
13:14parce que la transition écologique,
13:16ça a un coût.
13:17À terme,
13:17c'est un investissement
13:18qui rapporte,
13:20mais ça a un coût
13:21extrêmement lourd
13:22que les finances de l'État
13:23aujourd'hui
13:23ne peuvent pas supporter.
13:24Et ça a un coût
13:25pour les Français aussi.
13:25Jean-Marc Jancovici
13:26disait très clairement
13:27tout à l'heure
13:28la transition écologique
13:28ne se fera pas
13:30sans sacrifice
13:31ou opportunité.
13:32Ça dépend comment on le voit
13:33mais sur le pouvoir d'achat
13:34des Français.
13:35Dans un instant,
13:36un autre questionnement,
13:37celui de Raphaël Glucksmann.
13:39Sa question,
13:39c'est de savoir
13:39s'il sera candidat ou pas.
13:41On vous explique tout
13:42mais pour l'instant,
13:43il est 9h20
13:44et c'est l'info
13:44en une minute
13:45avec Sarah Ders.
13:47La France suffoque
13:4813 départements
13:49de l'Ouest
13:50désormais en vigilance
13:51orange canicule.
13:52L'épisode de forte chaleur
13:54se poursuit
13:55et s'étend progressivement
13:56vers le sud du pays.
13:58Des pics à 37,
14:0039 degrés
14:00attendus localement
14:02en Gironde,
14:03Poitou-Charentes
14:03ou encore
14:04Vallée du Rhône.
14:06Les cesser le feu
14:06en Iran
14:07et au Liban menacés,
14:08l'Iran accuse
14:09les États-Unis
14:10d'avoir violé la trêve
14:11et menace
14:12de riposter
14:12aux dernières frappes américaines.
14:14Tandis qu'au Liban,
14:16Israël poursuit
14:16ses attaques
14:17dans le sud quasi quotidienne.
14:1931 morts hier.
14:21Dernier jour
14:22de procès en appel
14:23dans l'affaire
14:23du financement libyen
14:24et dernier mot
14:25de la défense
14:26avec les plaidoiries
14:27aujourd'hui
14:28des avocats
14:28de Nicolas Sarkozy.
14:30Le parquet
14:30réclame
14:317 ans de prison
14:32contre l'ancien chef
14:33de l'État
14:34poursuivi notamment
14:34pour association
14:35de malfaiteurs
14:36et corruption.
14:38Nouveau rebondissement
14:39dans l'affaire
14:40des eaux minérales
14:40Nestlé.
14:41La situation sanitaire
14:42est toujours dégradée
14:44notamment dans l'usine
14:45Perrier du Gard.
14:46Près de 3 millions
14:47de bouteilles vertes
14:48ont été détruites
14:49ou bloquées
14:50depuis le début de l'année
14:51à cause
14:52de contamination
14:53de germes
14:54de bactéries
14:55retrouvées dans l'eau.
14:59France Info
15:03Les informés
15:04Renaud Dely
15:05Agathe Lambret
15:09Les informés
15:11avec Alexandra Saviana
15:12rédactrice en chef
15:12adjointe
15:13Société Défense
15:14à l'Express
15:15Louis Ozelter
15:15journaliste politique
15:17au Figaro
15:18Renaud
15:197 questions
15:19maintenant
15:20Raphaël Buxman
15:21candidat ou pas
15:22il se donne un délai
15:23de 3 mois
15:24expliquez-nous pourquoi.
15:25Il publie un livre
15:26demain en librairie
15:27nous avons encore envie
15:28il annonce un premier
15:30grand meeting
15:30dans deux semaines
15:32il est au bord
15:32de la candidature
15:33mais c'est vrai
15:33qu'il ne se jette pas
15:34dans le grand bain
15:34il trempe juste
15:35quelques orteils
15:36pour prendre l'eau
15:37la température de l'eau
15:38pardon
15:38mais pour l'instant
15:40il se donne encore
15:41vous le disiez
15:42à l'instant
15:423 mois
15:43avant de se décider
15:45voici ce qu'il expliquait
15:46hier soir
15:47sur le plateau
15:47du journal de 20h de TF1
15:49Je ne ferai pas
15:50un candidat de plus
15:51sur l'espace
15:51de la gauche démocratique
15:52vous avez noté
15:53qu'il y en a déjà trop
15:53je me donne 3 mois
15:553 mois
15:56pour sionner le pays
15:57et proposer ce nouveau
15:58contrat patriotique
15:583 mois pour réunir
16:00ma famille politique
16:01et à la fin
16:02nous aurons une seule candidature
16:04Alors Marie-Lyne
16:05c'était 7 ans de réflexion
16:06Raphaël Guzman
16:07c'est donc 3 mois de réflexion
16:08c'est plus court certes
16:09mais est-ce que c'est pas
16:10un pari un petit peu risqué
16:11peut-il effectivement
16:13rassembler l'ensemble
16:13des nombreux candidats
16:15déjà
16:15soit lancés
16:17annoncés
16:17soit sur le point
16:18de le faire
16:19de cette gauche démocratique
16:20qu'il veut incarner
16:21d'ici la fin du mois d'août
16:23pourquoi prendre ce délai
16:26à nouveau
16:26de 3 mois
16:27avant de se lancer
16:28vraiment en campagne
16:29Alexandra Saviana
16:30est-ce qu'on peut vouloir
16:31incarner le sursaut
16:32et être le dernier
16:33à annoncer sa candidature
16:35à la présidentielle ?
16:36C'est manifestement l'un des paris
16:38alors je ne sais pas
16:38si ce sera le dernier
16:39mais c'est l'un des paris
16:40que semble faire Raphaël Guzman
16:42le calcul est assez transparent
16:45il l'a dit lui-même
16:46il cherche à voir
16:47s'il peut s'imposer
16:48en envoyant des petites cartes postales
16:50un peu partout cet été
16:51se construire un peu
16:52une figure
16:53de candidat
16:54proche des français
16:56contrairement à tout
16:57ce qu'on lui a reproché
16:57jusqu'ici
16:58le vrai problème
16:59c'est que son espace politique
17:01il est aujourd'hui
17:02potentiellement occupé
17:03par d'autres personnes
17:04notamment un candidat
17:05qu'on connaît
17:06qui s'appelle
17:07potentiel
17:07qui s'appelle François Hollande
17:08et puis au-delà de ça
17:10il y a toute la question
17:11de la fameuse primaire
17:13de la gauche
17:14auquel Raphaël Guzman
17:15ne veut pas participer
17:16et qui est en train
17:18de partir
17:19en déliquescence
17:20peut-être que le terme
17:20est un peu fort
17:21mais on peut peut-être le dire
17:23vous êtes altérés d'accord
17:24oui
17:25et ça se voit
17:27parce que Marine Tondelier
17:28donc la présidente
17:29des écologistes
17:30qui devait y participer
17:32justement
17:33alors ne dit pas
17:34qu'elle ne va plus
17:34y participer
17:35mais va faire un tour de France
17:35en van elle aussi
17:37donc manifestement
17:38tout le monde
17:38est sur la ligne d'arrivée
17:40et la question
17:40sur la ligne de départ
17:41sur la ligne de départ
17:42plutôt
17:42et est-ce qu'il va être
17:43sur la ligne d'arrivée
17:44pas sûr qu'ils soient tous
17:45sur la ligne d'arrivée
17:45vous allez croiser en vacances
17:47Louis Zalter
17:48juste Alexandra disait
17:49il y a quelqu'un d'autre
17:50qui occupe son espace
17:50c'est François Hollande
17:51mais pardon
17:52mais à ma connaissance
17:52il n'y a pas de candidat
17:54déclaré de la social-démocratie
17:55aujourd'hui
17:56oui parce qu'en fait
17:57pourquoi il attend
17:57Raphaël Guzman
17:58je pense qu'il y en a plusieurs
17:59et que l'espace politique
18:00est devenu tellement réduit
18:01sur la social-démocratie
18:02que se déclarer candidat
18:03c'est prendre le risque
18:04d'être accusé de diviser
18:05de faire perdre
18:06et prendre le risque
18:07à terme de faire un score ridicule
18:08comme celui d'Anne Hidalgo
18:09en 2022
18:10donc c'est pour ça
18:11qu'il n'annonce pas
18:11sa candidature
18:12oui c'est pour ça
18:12je crois qu'il veut attendre
18:13de voir
18:13en fait tout le monde attend
18:15tout le monde s'observe
18:16tout le monde attend
18:16de voir comment ça se décante
18:17mais moi je ne suis pas sûr
18:18que l'été
18:19ce n'est pas une période
18:20où on va embrasser
18:22la campagne présidentielle
18:23de plein pied
18:23on aura plutôt envie
18:24de couper
18:26de partir loin
18:26de l'actualité anxiogène
18:28et de ne pas se lancer
18:28tout de suite
18:29dans une présidentielle
18:29qui aura lieu
18:30je le rappelle
18:31dans un peu moins d'un an
18:33donc ça me paraît
18:34un peu étrange
18:35comme démarre
18:36je veux dire
18:36rendez-vous dans
18:37rendez-vous dans trois mois
18:38c'était un rappel
18:39de son existence politique
18:40quelque part
18:41il y a quand même
18:41un mot sur le fond
18:42parce que
18:43dans le discours développé
18:44par Raphaël Glucksmann
18:45il y a quand même
18:46quelque chose
18:46de rafraîchissement
18:47à entendre quelqu'un
18:48qui se présente
18:49comme un potentiel
18:49candidat de gauche
18:51ne pas nous expliquer
18:52qu'il faut
18:53taxer le moindre revenu
18:54que la police tue
18:55que la France est raciste
18:57et vous flatter
18:58les instincts antisémites
18:59je dis ça
18:59parce que
19:01la gauche française
19:02aujourd'hui
19:03son discours
19:03est tellement matrixé
19:04par Jean-Luc Mélenchon
19:05que ce soit
19:06dans le domaine économique
19:07dans le domaine régalien
19:09dans le domaine identitaire
19:10qu'en fait
19:12Raphaël Glucksmann
19:12vient rappeler
19:13qu'il y a une gauche
19:14qui a existé
19:14qui a défendu
19:15par exemple le patriotisme
19:16c'est un mot
19:16qu'il a employé hier
19:18c'était un mot de gauche
19:19dans des temps lointains
19:20ça ne l'est plus du tout
19:21parce que
19:21ça a été
19:22parce que le discours
19:24dominant de la gauche
19:24a été confisqué
19:26par le mélenchonisme
19:27donc il y a cet élément
19:29qu'il peut apporter
19:29sur le fond
19:30quand il explique
19:31qu'on peut tout à fait
19:31se préoccuper
19:32de sécurité
19:33du dealer
19:33qui embête tout le monde
19:35au coin de la rue
19:36et être de gauche
19:37en effet je crois
19:38qu'une grande partie
19:38de l'électorat de gauche
19:39a ces attentes là
19:40qui ne sont pas du tout
19:42comblées
19:43à laquelle la France insoumise
19:44ne répond pas du tout
19:45maintenant le problème
19:46c'est son espace politique
19:47le mélenchonisme
19:48a pris une telle place
19:48à la fois dans le discours
19:49et en termes d'organisation
19:50d'efficacité
19:51et on voit que
19:52Jean-Luc Mélenchon
19:53garde un socle très haut
19:54dans les intentions de vote
19:55que se faire une place
19:56à plusieurs candidats
19:57entre Hollande
19:58Luxemann
19:58Cazeneuve
19:59ça va être compliqué
20:00je pense que cette gauche là
20:02elle existe
20:02son problème c'est pas
20:03le fait que
20:03cette gauche démocratique
20:04républicaine et laïque
20:05qui est effectivement
20:06incarnée par d'autres
20:07qui sont déjà candidats
20:08comme Jérôme Gage
20:09ou qui pourraient l'être
20:10comme François Hollande
20:11elle existe
20:11le problème c'est de l'organiser
20:13d'ailleurs une candidature unique
20:14et crédible
20:15c'est bien le problème
20:15auquel renvoie la décision
20:16de Raphaël Luxemann
20:17il veut créer une dynamique
20:18en trois mois
20:19pour que tous les autres
20:20se rangent derrière lui
20:22et il avance
20:23un certain nombre de propositions
20:24un contrat patriotique
20:25une convention citoyenne
20:26sur l'immigration
20:26un service civique obligatoire
20:27et bien d'autres
20:28justement notamment
20:29pour donner des gages
20:30pour incarner cette gauche
20:31réformiste laïque
20:32et républicaine
20:33le problème
20:33c'est que donner trois mois
20:35à ses concurrents
20:36pour que ceux-ci
20:37se rangent derrière lui
20:39c'est un peu audacieux
20:40parce que ça peut aussi
20:41donner envie
20:42à ses concurrents
20:42d'attendre quatre mois
20:43et puis de se dire
20:44finalement au mois de septembre
20:45si on est toujours là
20:46c'est lui qui va se retirer
20:47c'est Raphaël Douglas
20:47qui se retirait
20:49on a vu suffisamment
20:51la gauche
20:52depuis une douzaine d'années
20:53faire preuve
20:54de capacité d'imagination
20:55en termes d'autodestruction
20:57pour imaginer
20:58que certains puissent se dire
20:59il donne un délai
21:00de trois mois
21:00avant vraiment de se lancer
21:02ça peut nous donner
21:03envie plutôt de rester
21:04juste un dernier point
21:05il fait la course en tête
21:06dans les sondages
21:07au sein de cette gauche
21:08hors LFI
21:08Raphaël Glucksmann
21:09mais je pense que
21:10pour être certain
21:11qu'il puisse rassembler
21:12l'ensemble de ce camp là
21:13il ne faut pas seulement
21:14qu'il soit en tête
21:14de cette gauche hors LFI
21:15il faut qu'il apparaisse
21:17dans les sondages
21:18en mesure de se qualifier
21:19pour le second tour
21:19de la présidentielle
21:20c'est-à-dire qu'il est porteur
21:21d'un espoir de victoire
21:22pour cette gauche
21:23là il deviendrait
21:24automatiquement
21:25le rassembleur
21:26de la gauche
21:27pour l'instant
21:28il n'en est pas là
21:29on verra donc
21:30à la fin du mois d'août
21:31merci beaucoup les informés
21:32merci Alexandra Savianar
21:33rédactrice en chef adjointe
21:34Société Défense à l'Express
21:36vous avez la une de l'Express
21:37en que ce qu'en ce moment
21:41Ursula von der Leyen
21:42celle que les Européens
21:43aiment détester
21:44et dès demain
21:45alimentation
21:46fausse peur
21:47et vrai danger
21:47et merci Louis Alter
21:48journaliste politique
21:49au Figaro
21:49vous avez la une de Figaro
21:51l'appel des soignants
21:52à Sébastien Lecornu
21:53sur la loi
21:54sur l'euthanasie
21:55et le suicide assisté
21:56qui est en suspens
21:56au Parlement
21:57autre sujet
21:58dont on a parlé
21:59dans les informés
22:00merci beaucoup
22:01merci Renaud
22:02merci à vous
22:02on se retrouve demain
22:03et les informés reviennent
22:04ce soir à 20h
22:05avec Victor Mathais
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