- il y a 7 semaines
Mercredi 7 janvier 2026, retrouvez Alexandre Lamy (avocat en droit social), Emmanuel Duflos (président, CDEFI), Marine Balansard (DG, Ariseal) et Guillaume Trouille (délégué général, Simplon Foundation) dans SMART JOB, une émission présentée par Arnaud Ardoin.
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00:00Bonjour à tous, ravi de vous retrouver dans SmartJob, votre rendez-vous emploi RH management,
00:12débat, analyse, expertise et vos rubriques habituelles. Bien dans son job, on s'intéresse à l'IA
00:18et à la manière d'accompagner la jeune génération à l'IA générative. On va en parler avec Guillaume
00:23Trouille, il est délégué général de Saint-Plon Foundation, je le mets en anglais. Le cercle RH,
00:29le coût du travail, où est l'équilibre ? Est-ce que le travail coûte trop cher ? On fera le point,
00:35c'est un vrai débat à la fois économique et politique, faut-il baisser les cotisations ou au contraire
00:40toucher aux exonérations patronales qui coûtent 80 milliards d'euros ? C'est un débat qu'on aura
00:47dans quelques instants avec Marine Balançard et Alexandre Lamy. Et puis fenêtre sur l'emploi
00:51pour terminer notre émission, devient ingé, devient ingénieur évidemment, vous l'aurez compris,
00:56on va en parler avec Emmanuel Duflo, il est président du CDEFI et il s'engage justement à travers
01:02cette conférence des écoles d'ingénieurs à recruter, à devenir ingénieur. Voilà le programme,
01:08tout de suite c'est bien dans son job.
01:09Bien dans son job et puis j'en profite évidemment pour souhaiter une très belle année à tous nos
01:27téléspectatrices et téléspectateurs, à vous tous qui êtes des finale de SmartJob et de notre chaîne
01:32Bsmart. Merci à vous, merci pour votre fidélité, une très belle année à vous toutes et tous. Et
01:38justement pour commencer cette année, parlons IA. Tiens on avait terminé quasiment notre saison en
01:43parlant IA, on en parle avec vous Guillaume Trouille, bonjour. Bonjour. Ravis de vous accueillir,
01:47délégué général de Saint-Plon Foundation, donc qui est une émanation de Saint-Plon qui fait de la
01:53formation. Foundation c'est un fonds de dotation qui sert en fait à créer, à développer des programmes de
01:58formation innovants ? Exactement, Saint-Plon Foundation c'est la partie intérêt général de
02:02Saint-Plon. Saint-Plon c'est un groupe avec un organisme de formation et Saint-Plon Foundation et
02:07donc nous on va porter plutôt des programmes à destination des publics éloignés de l'emploi
02:10ou des publics sous-représentés dans les métiers de la tech, par exemple les femmes,
02:14largement sous-représentées comme vous le savez dans ces métiers de la tech, mais aussi les personnes
02:17en situation de handicap, les jeunes, les jeunes décrocheurs, les jeunes diplômés résidant en
02:22quartier politique de la ville par exemple. L'IA générative au service de l'inclusion et de l'emploi,
02:25vous l'évoquiez, les personnes d'ailleurs les plus éloignées de l'emploi, celles qui n'ont jamais eu
02:30connaissance ou accès au sujet, ça c'est la philosophie du programme et ce qui est très
02:34intéressant dans votre programme c'est qu'il va toucher l'Espagne, l'Italie et la France. Pourquoi
02:39balayer si largement ? En fait c'est un programme européen qui s'appelle AI Jump qui va permettre
02:44à 10 000 personnes d'être sensibilisées à la bonne utilisation de l'IA générative, c'est une partie
02:50de l'intelligence artificielle et donc on déploie ce programme en France, en Espagne et en Italie.
02:55dans les trois prochaines années. Vous avez des ambitions fortes, 10 000 personnes vont être
03:00accompagnées en France, en Espagne, en Italie, c'est très important en termes de volume ?
03:04C'est important et en même temps vu la masse des besoins des publics, c'est pas grand chose,
03:09on recherche d'ailleurs d'autres partenaires pour consolider et déployer davantage ce type de
03:14programme. C'est 10 000 personnes qui vont être sensibilisées, ensuite on a des programmes
03:17de quatre jours et de quatre semaines qui vont aller un peu plus loin.
03:20Ah, on sensibilise puis ensuite on va plus loin.
03:23Exactement, c'est 10 000 personnes sensibilisées, il y aura à peu près 2500 personnes qui vont
03:27participer à des ateliers de trois jours à quatre semaines et on ira même sur des
03:31formats de six semaines pour accompagner les personnes vers les métiers d'Atech.
03:34Mais la particularité du programme c'est d'utiliser les outils IA génératives pour booster
03:39sa recherche d'emploi, pour consolider, j'allais dire, sa posture numérique quand on va postuler
03:43et commencer à utiliser ces outils qui sont de plus en plus intégrés en entreprise.
03:48Et Guillaume, ça veut dire quoi ? Ça veut dire que les personnes qui vont se former en
03:52Espagne, en Italie et en France ou se sensibiliser, ils ont accès à la formation comment ? C'est
03:56du digital learning, c'est du distanciel, c'est des capsules vidéo, comment vous les
03:59formez concrètement ?
04:01On va mettre en place un système de masterclass en ligne, donc là c'est un programme de cinq
04:04heures, totalement distanciel.
04:06Donc je regarde quand je veux, j'ouvre mon programme ?
04:09Alors non, il y aura quand même un système de candidature parce qu'on va essayer de cibler
04:12les personnes les plus motivées, on n'aura pas forcément, on veut faire quelque chose
04:16de qualitatif, donc on ne veut pas ouvrir une masterclass à mille personnes, on va être
04:20plutôt sur des programmes de cinquante, cent personnes, avec un maximum d'interactions
04:24entre le formateur et les apprenants.
04:26Donc ça c'est du distanciel, ça permet de sensibiliser, de rappeler que derrière
04:31l'IS générative, il n'y a pas un humain qui réalise les réponses, tout ça c'est
04:36un outil statistique, que ce n'est pas neutre et qu'il faut faire vraiment attention
04:40à la manière de formuler les promptes, comme on dit, et les requêtes, etc.
04:43Donc on aborde tout ça en mode sensibilisation dans les masterclass, et ensuite on va plus
04:48loin dans des sessions en présentiel, sur trois jours, quatre semaines ou six semaines.
04:52Et donc la finalité c'est quoi ? C'est qu'à la fin, sur les dix mille sensibilisés,
04:56puis ceux qui ont fait le programme plus approfondi, certains vous disent « je vais encore
05:01aller plus loin » ou « je veux trouver un métier là-dedans », c'est quoi la finalité ?
05:05En fait, on voit aujourd'hui que ces compétences-là sont de plus en plus intégrées dans les
05:09entreprises, on a eu deux, trois années d'explosion des différents modèles, là on
05:12sent que ça se stabilise, les entreprises les intègrent, et ça ne va pas remplacer
05:17les jobs, mais ça va avoir un impact énorme sur énormément de tâches.
05:21Les personnes les plus éloignées de l'emploi en Espagne, en France et en Italie, si j'ai
05:24bien compris, c'est quoi ? C'est les jeunes qu'on appelle lénites, ce sont les seniors
05:29ou salariés expérimentés à France Travail ou dans les centres de recherche d'emploi,
05:33c'est qui, les personnes qui poussent la porte ?
05:36Là, c'est quand même un programme d'intérêt général à destination des femmes en reconversion,
05:39des jeunes diplômés résidant en quartier politique de la ville par exemple, ou les
05:44jeunes décrocheurs.
05:45On a des programmes qui permettent vraiment de découvrir les compétences numériques,
05:49là on va un petit peu plus loin, j'allais dire c'est le dernier kilomètre avant de
05:53trouver un emploi dans le secteur de la tech, mais ça cible tous les secteurs professionnels.
05:58Aujourd'hui, les métiers de la gestion administrative, financière sont fortement impactés
06:01par ces technos-là, donc notre idée c'est ça, c'est accompagner, finaliser la recherche
06:06d'emploi avec ce boost IA générative.
06:09C'est lancé en novembre 2025, donc je ne vous demande pas pour l'instant le recul
06:13que vous avez, vous êtes dans le processus, combien de personnes sont déjà inscrites
06:16puisque vous cherchez à toucher 10 000 personnes ? Alors c'est beaucoup, c'est faible à l'échelle
06:21de la taille de ces trois pays, mais on en est où là ? Les portes sont encore ouvertes
06:24ou tout est bloqué ? On ne peut plus...
06:26Non, c'est le début, en fait le programme a été lancé en juin dernier avec un fort soutien
06:29de la fondation Accenture, Salesforce, Société Générale et l'APEC dans cette histoire-là,
06:35donc on a d'abord eu quelques mois de conception de design, là on a lancé les premiers pilotes,
06:39il y a quand même 400 personnes qui sont passées déjà par les différentes sessions,
06:43on commence à avoir des retours, on va adapter les programmes et on va modéliser
06:46tout ça, l'objectif c'est de déployer massivement en 2026.
06:50Donc c'est l'industrialisation en 2026 après avoir fait les tests et le calibrage des programmes.
06:54C'est ça. Merci Guillaume Trouille d'être venu nous rendre visite,
06:57vous êtes le délégué général de la Foundation, Simplon Foundation,
07:01c'est important parce que c'est tous les sujets d'intérêts généraux
07:04traités au sein de cette fondation.
07:07Du groupe Simplon.
07:08Je peux dire fondation.
07:09C'est pas une fondation, on y tient à notre Simplon Foundation.
07:12Alors je vais rester sur Simplon Foundation, merci c'est un vrai plaisir
07:15et puis si vous voulez vous inscrire, vous allez sur le site de Simplon ?
07:18Bien sûr, il y a un site internet sur le programme AIJump
07:20et vous aurez tout ce qui est nécessaire.
07:22AIJump si vous souhaitez en savoir plus et vous inscrire dans ce programme
07:26qui reste ouvert évidemment puisqu'on est en 2026, il reste encore de la place.
07:29On est en plein lancement.
07:31Merci et puis je parle aussi aux Espagnols et aux Italiens
07:32parce que peut-être ils nous voient sur internet et on les salue.
07:35Merci à vous, à très très bientôt.
07:37On tourne une page tout de suite, c'est le Cercle RH,
07:39notre sujet d'actualité parce qu'on a décidé de vous proposer des sujets d'actualité
07:43et le sujet qui nous semblait avec Nicolas Juchat le plus approprié
07:47est évidemment le coût du travail qui a été l'objet d'un vrai débat politique et économique.
07:53Est-ce que le travail coûte trop cher et quelle est la solution pour créer de l'emploi ?
07:56On en parle avec mes invités, c'est le Cercle RH Actu et c'est tout de suite.
08:00Le Cercle RH, le premier de la rentrée consacré à un thème d'actualité aujourd'hui.
08:18On a choisi de vous parler et de débattre d'ailleurs du coût du travail
08:21qui était un peu le sujet de l'année précédente et le sujet de l'année 2024
08:24mais l'an dernier, souvenez-vous, avec l'attaque Zuckmann,
08:27la manière dont il fallait toucher aux exonérations patronales 80 milliards
08:32et puis de l'autre, certains évoquaient l'idée que si on voulait créer de l'emploi
08:35il fallait baisser les cotisations patronales, ça a été notamment la voie du MEDEF
08:40parce qu'aujourd'hui les entreprises n'embauchent plus à cause du coût du travail.
08:45On en parle avec mes invités, alors ils ont planché mes invités sur ce sujet
08:49ils n'ont pas été surpris, ils ont pu préparer cette émission.
08:52Marine Balançard, ravie de vous accueillir, vous êtes directrice générale d'Arizeal
08:57et puis vous travaillez aussi sur des sujets qui ne sont pas des sujets dans la art d'économie
09:02mais vous avez travaillé sur votre dernier sujet, sur les dyslexiques
09:04rappelez-nous le titre de votre livre
09:07Les super pouvoirs des dyslexiques en entreprise
09:09Les super pouvoirs des dyslexiques en entreprise chez Erol, me semble-t-il
09:13et vous étiez venu nous en parler sur le plateau.
09:15Ravie de vous accueillir, chère Marine, pour ce premier numéro du Cercle RH Actu.
09:19Alexandre Lamy, bonjour Alexandre, avocat en droit social, vous avez un think-tank, vous travaillez,
09:24vous publiez beaucoup au-delà de vos travaux d'avocat sur ces sujets justement liés à l'emploi, au travail, au télétravail.
09:31Commençons par vous, tiens Alexandre. Je ne m'adresse pas à l'avocat mais je m'adresse à celui qui observe
09:36je dirais la vie économique. Sur ce débat du coût du travail, est-ce que vous diriez que le travail coûte trop cher ?
09:44Le travail coûte beaucoup trop cher et en tant qu'observateur mais donc en tant qu'avocat
09:48parce que mon travail est aussi d'observer de ce qui se passe et d'accompagner les entreprises
09:52et oui le coût du travail en France est de plus en plus élevé
09:56et constitue un frein aux augmentations salariales au sein des entreprises.
10:02Et à l'embauche j'imagine.
10:03Et à l'embauche et aux augmentations salariales, plus le coût du travail est élevé
10:07et d'ailleurs le coût du travail il est progressif en France, c'est-à-dire qu'on a un coût du travail aujourd'hui
10:11qui est aux alentours de 45,6% de notre PIB versus 40% dans la zone euro, 40,6% dans la zone euro et 40,3% en Allemagne.
10:22Donc on a le coût du travail le plus élevé et en forte augmentation.
10:25Parce que, excusez-moi, parce qu'un modèle social unique en Europe ?
10:29Parce qu'un modèle social très fortement protecteur et qui coûte extrêmement cher et de plus en plus cher et qu'on ne sait pas financer.
10:36Ça c'est un autre débat, on en a déjà parlé, sur le niveau de la dette.
10:39Et ce coût du travail il est progressif.
10:41Donc ça a un impact direct sur les augmentations salariales dans l'entreprise,
10:46ça a un impact direct sur le... terrible, sur le rendement de la formation professionnelle.
10:50On ne va plus investir pour se former et on ne va plus investir et accumuler du capital humain
10:56parce que ça va coûter trop cher à l'entreprise.
10:59Et quand on regarde les tendances actuelles, les négociations salariales vont s'engager au sein des entreprises,
11:04les négociations annuelles, les NAO, les fameuses NAO,
11:07et on est aux alentours d'une tendance qui se situe aux alentours de 1,9% d'augmentation,
11:11ce qui n'est pas énorme.
11:12Plus faible que...
11:13Plus faible que les années précédentes.
11:14Qui étaient aux alentours de 2,5%.
11:152,5% absolument.
11:17Marine Balançard, Stéphane Carcillot, je le précise,
11:19alors c'est une personnalité peu connue du grand public,
11:22mais qui est à la tête de ce groupe d'experts SMIC,
11:24qui dit dans les colonnes du Monde il y a quelques jours,
11:26baisser de manière ciblée le coût du travail est une stratégie gagnante pour l'emploi,
11:30ce que beaucoup d'économistes contestent d'ailleurs,
11:32parce qu'il y a un vrai débat d'experts sur l'idée que,
11:35en baissant le coût du travail de manière ciblée, on l'a vu sur le SMIC,
11:37certains considèrent que ça ne sert à rien.
11:39Le groupe d'experts SMIC dit,
11:43il faut aller vers cela.
11:45Il faut continuer à baisser le coût du travail,
11:47au risque de mettre en péril un peu plus encore notre modèle social.
11:51Je crois qu'il faut apprendre à financer notre modèle social,
11:55parce que je crois qu'on consacre 30% de notre PIB
11:58à financer notre modèle social.
12:01C'est énorme.
12:01Et par comparaison, la recherche et développement en France,
12:05ce n'est même pas 2,5% du PIB.
12:08Souvent pointé du doigt, les coûts R&D, les aides à la recherche.
12:12Le coût, c'est de l'investissement pour rendre une France plus productive et plus compétitive.
12:18Donc on a un coût du travail, effectivement, qui n'est pas pertinent,
12:24qui est beaucoup trop élevé, comme vous le disiez.
12:26Et le SMIC, en fait, ne concerne que même pas 3 millions de Français.
12:32Donc tout ce qui est ciblé sur le SMIC et autour du SMIC concerne une toute petite partie des Français.
12:38En fait, c'est des espèces de rustines,
12:40parce que je ne pense pas que l'ambition de la France soit de recruter plus de SMICards.
12:43L'ambition de la France, c'est d'avoir des gens, des travailleurs formés, compétents.
12:48Et on sait qu'on a un problème de compétence en France.
12:51Par rapport à la moyenne européenne, on n'est pas très compétent.
12:54Les personnes ne se forment pas au fur et à mesure de leur vie professionnelle,
12:58pour des tas de raisons, parce que c'est...
13:00Pourtant, le président Macron a eu beaucoup, beaucoup d'argent sur la formation.
13:03Enfin, vous avez vu ce qui a été mis sur la table pour former.
13:05Il y a beaucoup d'argent, mais c'est une usine à gaz,
13:07et les personnes n'osent pas se lancer dans une usine à gaz.
13:11Et donc, on a un problème de compétence qui fait que la valeur ajoutée créée par le travail est assez faible en France.
13:18Je voudrais rappeler le livre d'Antoine Fouché,
13:20qui est venu débattre avec vous, d'ailleurs, Alexandre Lamy, il semble-t-il, il y a quelques temps.
13:24Excellent livre.
13:24D'ailleurs, Antoine Fouché fait maintenant tous les plateaux de télé,
13:27depuis qu'il est passé sur SmartJob.
13:28Absolument, et à nous.
13:31Édition de l'Aube, le travail ne paie plus.
13:34Excellent livre.
13:35Il dit, jusqu'en 80, il fallait environ 15 ans de travail pour vivre deux fois mieux, dans les années 80.
13:40Un délai qui s'est élevé, dit-il, à environ 40 ans, entre les années 80 et 2000.
13:45Depuis lors, il faudrait plus de 80 ans de travail pour doubler son niveau de vie.
13:51D'un point de vue philosophique, l'horizon est bouché.
13:54C'est-à-dire, on se dit, je travaille, mais globalement, ce n'est pas ce qui va créer ma dignité.
13:58Le travail me permet de subsister aujourd'hui.
14:00C'est ce que dit Antoine Fouché.
14:02Le travail ne me permet plus aujourd'hui que de subsister.
14:05Et ne permet plus d'augmenter mon niveau de vie.
14:10Ce qui n'était pas le cas de nos parents, de nos grands-parents.
14:14Et le constat d'Antoine Fouché est très simple.
14:16Il nous dit, écoutez, sur 100 euros, moi, je n'en garde que 54.
14:19Versus 60, il y a 30 ans.
14:22Pour un SMIC à hauteur, dont parlait du SMIC tout à l'heure,
14:25pour un SMIC à hauteur de 1426 euros,
14:28net, il faut que j'en touche 1930.
14:31Donc, l'écart entre le revenu disponible réel et le coût est démentiel aujourd'hui.
14:40On reste à vivre.
14:41En faveur de l'héritage qui est 8 fois moins taxé que le travail.
14:45Absolument.
14:45C'est ce que dit Antoine Fouché.
14:46Absolument.
14:46Et donc, moi, je partage tout à fait ses conclusions.
14:49C'est-à-dire, baisser globalement et pour tout le monde,
14:52le coût des charges liées au travail.
14:55Patronale et pourquoi pas salariale d'ailleurs.
14:57Patronale et salariale.
14:57Et salariale, parce qu'il y a un débat sur ce sujet aussi.
14:59Donc, rendre du pouvoir d'achat à ceux qui travaillent
15:01pour éviter de mettre 80 ans à doubler son pouvoir d'achat, en fait,
15:06et son niveau de vie.
15:08Et le financer, effectivement, par éventuellement une hausse de la TVA
15:11et puis des taxations plus importantes sur l'héritage, notamment.
15:15Alexandre, juste, vous êtes sensible à ça, j'en suis sûr, et Marine aussi.
15:18On a vu ce débat sur d'autres chaînes et dans d'autres médias,
15:21sur le CICE, vous vous rappelez, c'est François Hollande qui avait dit
15:23« Pour redonner et recréer de l'emploi, on va créer un CICE. »
15:26C'est de l'argent qu'on rendra à l'entreprise.
15:28Ça avait créé un débat et ça avait d'ailleurs mis en minorité presque,
15:31d'ailleurs à une voix près, pour rappeler, dans un débat à l'Assemblée nationale
15:34où le gouvernement avait failli tomber.
15:36Et là, le groupe d'experts de Carcilo dit
15:39« Les études montrent que le crédit d'impôt pour la compétitivité de l'emploi,
15:43le CICE, qui a étalé un surcoût d'allègement de cotisation
15:48jusqu'à plus de trois fois le SMIC, n'a eu, je cite,
15:50qu'un effet très modéré sur l'emploi. »
15:52Oui, pour revenir à ce que vous disiez tout à l'heure,
15:53mais ce qui est assez logique, en fait, ce que montrent l'étude,
15:56ce que montrent les études d'ailleurs économiques sur le sujet,
15:59c'est qu'il y a une forte sensibilité de la demande du travail
16:03au coût du travail pour les bas salaires.
16:07Donc sur, pour revenir à ce que vous disiez,
16:09sur les emplois les moins qualifiés.
16:12La sensibilité de l'emploi à son coût est moins importante
16:19s'agissant des emplois beaucoup plus qualifiés,
16:23parce que l'offre de travail versus la demande de travail
16:27est beaucoup moins sensible au niveau de salaire.
16:29Bien sûr.
16:30Donc oui, effectivement, l'enjeu, pour moi,
16:32la baisse de coût salarial ciblée sur les bas salaires a un effet sur l'emploi,
16:38ce qui n'était pas le cas du CICE, parce que pas ciblée,
16:41parce que beaucoup trop générique.
16:42En revanche, le risque, c'est qu'effectivement,
16:45ces mesures d'allègement de cotisation sociale
16:47se traduisent par, ce qu'on se disait tout à l'heure,
16:51moins d'appétence à aller se former,
16:52moins d'appétence à aller se qualifier,
16:54alors qu'on a besoin, un besoin impératif,
16:57parce que c'est ce dont on parle finalement,
16:59on va parler de gain de productivité
17:01et d'augmentation de la valeur ajoutée,
17:04au profit des salaires,
17:06nécessite une formation.
17:07Alexandre, moins, moins, moins,
17:08et aussi moins envie d'aller travailler,
17:10puisqu'on l'avait entendu d'ailleurs avec Bruno Le Maire
17:11qui expliquait que si les aides sociales
17:13étaient supérieures au salaire qu'on avait
17:16en travaillant avec ses mains ou avec sa tête,
17:19il n'était pas nécessaire d'aller travailler.
17:20C'était un débat posé par le ministre de l'Économie
17:22il y a quelques années.
17:23Oui, oui, et puis le revenu moyen d'un chômeur,
17:27c'est à peu près 1000 euros,
17:28comparé au Smithnet de 1400 euros,
17:30on voit qu'il n'y a pas énormément de différences.
17:33Ça, c'est un impact aussi,
17:34un déprimement du coût du travail.
17:35Mais il y a un sujet qu'on n'a pas évoqué,
17:37et qu'elle va très bien et très longuement,
17:39Antoine Fouché,
17:40c'est la durée de temps de travail au cours d'une vie.
17:44C'est-à-dire qu'en France,
17:45on est formé jusqu'à 23-25 ans
17:47et on est mis dehors en tant que salarié à 50 ans.
17:50C'est-à-dire qu'en gros, on travaille 25 ans.
17:52Et donc, il n'est pas étonnant
17:55que les charges soient énormes
17:58sur le peu de temps qu'on travaille
17:59et sur les salariés.
18:01Et je pense qu'il y a un énorme travail à faire,
18:03et vous êtes un des premiers acteurs,
18:05Arnaud Ardouin,
18:06sur le travail des seniors,
18:08c'est-à-dire remettre toute cette partie
18:10de la population en capacité de travailler
18:12dans un monde de plus en plus technologique,
18:15donc à l'heure de l'IA,
18:17à l'heure des technologies modernes.
18:20Et donc, je vois beaucoup d'entreprises,
18:22moi, qui créent leurs propres universités d'entreprise
18:24pour former les nouvelles compétences
18:26qu'ils ne trouvent pas sur le marché du travail.
18:28Un mot chacun, je sais qu'on ne peut pas le résumer en un mot,
18:31mais faisons l'effort de flat tax ou pas ?
18:33Parce qu'il y a quand même l'idée qu'à un moment donné,
18:35s'il y avait un big bang de notre coût du travail,
18:39il faudrait faire glisser.
18:40Comment on ferait ?
18:41Ce débat sur flat tax,
18:43la répartition de la valeur ajoutée
18:46entre le travail et le capital,
18:47je pense qu'il n'a pas beaucoup varié.
18:48En plus, on est toujours aux alentours de 65-66%.
18:51Je pense que non,
18:52le vrai enjeu et le vrai débat,
18:55c'est de renouer ce contrat social
18:59qui nous manque aujourd'hui.
19:00Le travail ne paye plus assez aujourd'hui.
19:03Il faut qu'on ait ce courage-là.
19:06On touche à l'héritage ?
19:07Je pense qu'il faut toucher à l'héritage,
19:08c'est une question qui mérite d'être posée.
19:10La France est un pays d'héritiers,
19:11il n'est pas un pays de gens qui travaillent.
19:12La France, c'est ce que vous disiez tout à l'heure,
19:14la France est un pays de rentiers.
19:16Les 20 millions de salariés en CDI
19:19financent les retraités,
19:22les minima sociaux.
19:23Et donc,
19:25on a fait ce choix
19:26d'être aujourd'hui un pays de rentiers.
19:28Aujourd'hui, sur 2 euros touchés,
19:31c'est 1 euro de rente.
19:32Donc, on a fait ce choix-là.
19:33Donc, il faut en sortir.
19:34Il faut poser la question de savoir
19:35comment on finance notre modèle social.
19:37Et vous aviez raison de le rappeler
19:38qu'il y a un modèle social extraordinaire.
19:41Mais un peu à bout de souffle.
19:42Un peu à bout de souffle
19:43qui mériterait d'être renouvelé,
19:45notamment sur les retraites que vous évoquiez.
19:48L'enjeu fondamental,
19:49il est là.
19:50Et savoir si, effectivement,
19:52on augmente ou pas la TVA,
19:53on crée une TVA sociale
19:54comme ça a été invoqué.
19:56On met également un peu de pression
19:58sur certains des retraités
20:00les plus aisés
20:02pour aller sur un...
20:05Donc, le sujet est sensible.
20:06Le sujet est extrêmement sensible.
20:07Et je pense que la question
20:08devra nécessairement poser...
20:09On en revient au Ciblage.
20:10On en revient au Ciblage.
20:10Pas tous les retraités,
20:11mais ceux qui ont du patrimoine,
20:13ceux qui ont...
20:14Et je pense que la question...
20:14Alors, dans un contexte politique
20:16et à l'horizon 2027,
20:17je pense que la question
20:18va être extrêmement compliquée à poser.
20:19Oui, ça me semble trop tard, déjà.
20:20Je suis d'accord avec vous,
20:21mais je pense qu'elle mérite de l'être.
20:23Et principalement parce que...
20:26Je parlais de contrat social tout à l'heure.
20:28Il y a un véritable débat
20:29sur le contrat intergénérationnel
20:31qui devra se poser.
20:32Compte tenu de nos enjeux démographiques,
20:35une augmentation...
20:37Une population active qui n'augmente plus
20:38et qui va régresser à l'horizon 2035.
20:40Une baisse des naissances.
20:40Une baisse des naissances.
20:41Une baisse de la population active.
20:43Absolument.
20:43Pour conclure, Marine Balançard,
20:44cette fameuse flat tax,
20:45l'idée qu'à un moment donné,
20:46un politique élu...
20:48Alors, en 2027, vous dites que c'est trop tard.
20:50Moi, je pense que c'est trop tard aussi.
20:51Il faut qu'il fasse une réforme.
20:52Il fait quoi ?
20:53Il fait une flat tax ?
20:54Il réduit les cotisations à 15% ?
20:56Enfin, comme certains pays ont pu faire
20:58pour essayer de recréer
20:59un nouveau souffle de création d'emplois ?
21:01Non, mais moi, je crois qu'il faut trouver...
21:02En fait, la France a un PIB qui est extraordinaire
21:05puisqu'on est le 7e PIB mondial.
21:07On était 5e.
21:09On n'arrête pas de descendre.
21:11Néanmoins, notre 1% de la population mondiale
21:14produit le 7e PIB du monde.
21:17Mais quand on regarde le PIB par habitant,
21:21on n'est plus 7e,
21:22on est vraiment très médiocre.
21:24On est 25e entre 25 et 30.
21:26C'est ça.
21:27Et donc, il y a un problème de productivité en France.
21:30Il y a un problème de compétitivité,
21:31de productivité.
21:33Et donc, je pense qu'il faut mettre...
21:35En fait, le PIB est divisé par trop de populations.
21:38Il y a trop de populations qui ne travaillent pas.
21:40Donc, les seniors.
21:41Il y a trop de populations qui ne travaillent pas.
21:42et il y a trop de populations qui ne travaillent pas
21:46parce qu'elle n'est pas assez qualifiée
21:47dans un monde qui est en pleine mutation.
21:49Et donc, je pense qu'il ne faut pas se cibler
21:51sur les SMICAs.
21:55Ce n'est pas ce qu'on cherche en France.
21:56Ça crée des poches, d'ailleurs.
21:58C'est un focus qui est erroné.
22:00Ce n'est pas le bon focus.
22:02On n'a pas résolu le problème,
22:03mais on voit quand même quelques pistes qui émergent.
22:05Et allez voir,
22:06et je sais que vous allez le voir,
22:07ce cercle des experts SMIC,
22:10de cet expert Carcillo,
22:13avec une tribune dans le monde très intéressante,
22:15avec une petite controverse économique
22:16à la fin de l'article,
22:17puisqu'il y a des économistes
22:18qui pensent exactement l'inverse.
22:20Merci à vous.
22:21Merci Marine Balançard,
22:23directrice générale d'Arizeal,
22:25avec les livres de Marine Balançard
22:26chez Erol.
22:27Et puis Alexandre Lamy, merci.
22:29Avocat, ici au barreau de Paris.
22:31Et puis vous avez un think tank
22:32que je n'ai pas cité.
22:33Néos.
22:34Néos.
22:34Absolument.
22:35Avec beaucoup de publications passionnantes
22:36à aller voir et découvrir.
22:38Merci à vous.
22:39Merci à vous deux.
22:40On termine notre émission.
22:41On va parler des ingénieurs.
22:42Tiens, ça c'est un autre sujet essentiel
22:44pour redynamiser notre pays.
22:45Pas que des femmes ingénieurs,
22:47des ingénieurs.
22:47Il faut en créer.
22:48On en parle.
22:49C'est notre invité.
23:02Fenêtre sur l'emploi.
23:04Devenez ingé.
23:05devenez ingénieurs.
23:07Vous l'aurez compris.
23:08C'est une campagne qui se lance
23:09pour donner envie aux jeunes
23:11de devenir ingénieurs.
23:12Emmanuel Duflo,
23:13ravi de vous accueillir.
23:15Ravi également.
23:15Vous portez en tant que président
23:16du CDEFI.
23:19Dites-nous, c'est la conférence des...
23:21La conférence de directeur
23:22des écoles françaises d'ingénieurs.
23:24Alors, vous n'êtes pas directement
23:26rattaché au ministère
23:27de l'éducation nationale,
23:28mais vous êtes le porte-voix
23:30de toutes les écoles d'ingénieurs
23:31privées et publiques
23:32pour valoriser ces filières.
23:35C'est bien ça, le sujet.
23:36C'est bien ça.
23:36On est le porte-parole officiel.
23:37On est en existence
23:39dans le code de l'éducation.
23:40On représente l'ensemble
23:42des écoles d'ingénieurs
23:43auprès de l'État,
23:44également auprès de l'Europe.
23:45Devient ingé.
23:47Ce n'est pas qu'un slogan
23:48de communication,
23:48même si c'est très porteur
23:49et très sympa
23:50et très jeune.
23:51C'est un portail officiel
23:52pour s'orienter.
23:53C'est bien ça.
23:54Pour permettre quoi aux jeunes ?
23:56Ils auront un portail de référence
23:57pour trouver quoi ?
23:58La bonne école,
23:58le bon parcours,
23:59la bonne filière ?
24:00La bonne école,
24:01la bonne filière,
24:02mais également
24:03s'informer sur les métiers.
24:04Parce que ce qu'on avait remarqué,
24:06c'est que les jeunes,
24:07finalement,
24:08il y a un peu un flou également
24:09sur ce que sont
24:10les écoles d'ingénieurs,
24:11sur ce moment,
24:11quelles sont les bonnes formations,
24:12voilà,
24:13par rapport à la qualité.
24:15Donc là,
24:16ce sont des écoles
24:16qui sont forcément reconnues
24:17par la commission
24:18des titres d'ingénieurs.
24:19Donc la qualité va être là.
24:21Elles sont diverses.
24:22Donc c'est un portail
24:23dans lequel vous trouverez
24:24l'ensemble des écoles d'ingénieurs
24:25avec ce qu'elles font,
24:26effectivement,
24:27sur les programmes
24:28où elles sont localisées.
24:30Point important,
24:31c'est qu'il n'y a pas de publicité.
24:33C'est totalement,
24:35voilà,
24:35c'est uniquement pour les écoles.
24:38On ne se fait pas à payer.
24:38Il n'y a pas de lucrativité derrière.
24:41Il n'y a pas de commercial derrière ça.
24:43C'est vraiment un but d'orientation.
24:45Et point également,
24:46c'est qu'au tas des écoles,
24:47c'est également important
24:48une information sur les métiers.
24:50Parce que ce que l'on voit,
24:52ce que l'on entend,
24:53c'est une difficulté des jeunes,
24:55non seulement à se dire
24:56qu'on peut aller dans une école d'ingénieur,
24:57mais finalement,
24:58qu'est-ce que c'est
24:58que ce métier d'ingénieur ?
24:59D'accord.
25:00C'est le lien entre les deux.
25:02Je découvre aussi
25:03à travers votre campagne,
25:05parce que c'est aussi
25:05une manière de communiquer
25:06sur les métiers d'ingénieur,
25:08qu'il y a une appli.
25:09Donc les jeunes,
25:10ça c'est important de le dire,
25:11ce n'est pas uniquement
25:11sur votre ordinateur.
25:12Il y a l'appli.
25:13Ça a été pensé
25:14pour les jeunes,
25:17véritablement,
25:18pour les lycéens,
25:19donc s'adapter
25:19à leur mode de communication,
25:21non seulement sur le téléphone,
25:23mais également sur la façon
25:23dont l'application est conçue.
25:26Mais comme c'est également conçu
25:27pour les prescripteurs,
25:28pour les parents,
25:29pour les professionnels,
25:30il y a aussi
25:31un site internet
25:32sur lequel on peut aller,
25:34les jeunes peuvent y aller aussi,
25:35mais c'est fait pour tout le monde.
25:36Parce qu'il faut savoir
25:37que quand un jeune lycéen
25:38s'intéresse à une filière
25:39ou se pose des questions,
25:40il va aller sur l'appli,
25:41il va en parler à ses parents
25:42qui eux iront sûrement
25:43sur l'ordinateur.
25:44Je vois aussi
25:44qu'il y a admission
25:45et voie d'accès.
25:46Ça veut dire qu'à un moment donné,
25:47j'ai un peu avancé
25:49dans ma recherche
25:49et je vois à peu près
25:50ce que je veux faire.
25:51Je vais cliquer sur l'école
25:52qui me va bien
25:53et je vais être,
25:55j'imagine,
25:55dirigé vers la capacité
25:57de pouvoir m'inscrire.
25:58On va être...
25:58Alors, ça ne renvoie pas
25:59forcément directement
26:00sur Parcoursup.
26:01Par contre,
26:02effectivement,
26:03il va y avoir la possibilité
26:03de voir l'ensemble des écoles,
26:05celles qui vont l'intéresser,
26:06rediriger vers les portails
26:08de ces écoles
26:08pour apprendre
26:09ce qu'elles sont,
26:10effectivement.
26:11Et ensuite,
26:11l'inscription,
26:12je dirais,
26:12se fait forcément
26:12sur Parcoursup.
26:14Toutes les écoles d'ingénieurs,
26:15automatiquement,
26:16vous êtes sur Parcoursup.
26:19puisque à la fin de la saison 2025,
26:22on avait fait
26:23une très belle émission
26:24sur les femmes ingénieurs
26:25quand on sait
26:26qu'il manque de femmes ingénieurs.
26:27Mais vous,
26:28qui avez dirigé
26:28des écoles d'ingénieurs,
26:29vous présidez aujourd'hui
26:30cette structure,
26:31mais vous dirigez aujourd'hui
26:31une fondation.
26:33Auparavant,
26:33vous dirigez,
26:34je crois,
26:34Centrale Lille,
26:35une école extrêmement prestigieuse.
26:38On manque de combien d'ingénieurs ?
26:40Là, aujourd'hui,
26:40au moment où on se parle.
26:41Aujourd'hui,
26:42on va être entre 15 et 20 000 ingénieurs
26:45par an.
26:46Il faudrait 15 à 20 000 ingénieurs
26:47en plus.
26:48Alors, certains disent un peu plus,
26:49un peu moins, voilà.
26:50Ce que l'on entend le plus,
26:51c'est que néanmoins,
26:52effectivement,
26:52l'ordre de grandeur,
26:53c'est, on va dire,
26:54avec 15 000,
26:5520 000 ingénieurs
26:56à minima de plus par an,
26:57sachant qu'on en forme déjà
26:5847 000.
27:00Donc, ça veut dire
27:00qu'il en manque
27:01très significativement
27:02aujourd'hui.
27:03Mais ça veut dire
27:03qu'il y a des trous
27:04dans la raquette
27:04dès le départ.
27:05C'est-à-dire qu'il y a
27:05des professeurs,
27:06il y a des manières
27:07d'expliquer ces métiers
27:08qui ne sont pas faits en amont.
27:09Ce n'est pas le jour
27:10où on sort du bac
27:18des jeunes femmes.
27:19On sait que ces biais de gens,
27:22finalement,
27:22le fait que les femmes
27:23n'aillent pas vers
27:23les carrières d'ingénieurs,
27:25on n'est pas au secondaire.
27:26On est au CP.
27:28Ce n'est pas en classe préparatoire.
27:29On est en cours préparatoire.
27:31C'est bien en amont.
27:32Et ensuite,
27:33il y a effectivement
27:34le fait d'expliquer
27:35à tout le monde
27:36ce que la technologie peut faire,
27:37ce qu'elle peut faire aujourd'hui,
27:38ce qu'elle peut apporter
27:39à l'ensemble des enjeux
27:40de développement durable
27:41ou autre
27:42qui intéressent les jeunes.
27:43Les enjeux de souveraineté
27:45qui actuellement,
27:46enfin,
27:46actuellement depuis quelques temps,
27:47mais sont de plus en plus importants.
27:49L'ingénieur,
27:50c'est tout ça
27:50et c'est un métier
27:51d'homme et de femme.
27:53Merci Emmanuel Duflo.
27:54Le travail,
27:55et vous le faites d'ailleurs
27:56au CDEFI,
27:57c'est un travail évidemment
27:58de médiatisation
28:00et d'engagement.
28:01Donnez envie à ces jeunes,
28:03vous qui dirigez,
28:03vous qui êtes DRH dirigeant,
28:05poussez vos jeunes
28:06à devenir ingés.
28:07C'est le nom de cette campagne
28:08et de cette application,
28:10de cette plateforme
28:10pour vous accompagner.
28:11Merci à vous.
28:12Vous êtes le président
28:13du CDEFI,
28:14je l'ai bien dit.
28:15Merci de nous avoir rendu visite.
28:17Merci.
28:17Merci de votre fidélité.
28:19Merci à toute l'équipe,
28:20Nicolas Juchat évidemment.
28:21Merci Alexis au son.
28:22Merci à Mani à la réalisation
28:23et merci à vous évidemment.
28:25Je vous dis à très très bientôt.
28:26Bye bye.
28:27Au revoir.
28:27Sous-titrage Société Radio-Canada
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