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  • il y a 1 heure
Ce mardi 10 mars, lain Pitous, senior advisor chez ESG, Stéphane Cadieu, président du directoire d'Arkéa Asset Management, se sont penchés sur les marchés financiers qui, en raison de la baisse du prix du pétrole, remontent un peu la pente, le pétrole russe qui pourrait profiter de la guerre au Moyen-Orient, Saudi Aramco qui alerte sur le blocage d'Ormuz, la bonne performance des compagnies aériennes européennes, ainsi que l'escalade au Moyen-Orient qui relance les craintes inflationnistes, dans l'émission BFM Bourse présentée par Guillaume Sommerer. BFM Bourse est à voir ou écouter du lundi au vendredi sur BFM Business.

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Transcription
00:00BFM Bourse, le club de la bourse.
00:03Nos experts du club viennent de nous rejoindre.
00:06Stéphane Cadieux, président du directoire d'Arkea Asset Management.
00:09Bonsoir Stéphane.
00:10Bonsoir Guillaume.
00:11Ravi de vous retrouver.
00:11Et Alain Pitou, senior advisor ESG, en fil rouge avec nous cet après-midi.
00:15Bonsoir Alain.
00:15Bonsoir.
00:16Bonsoir.
00:16Ravi aussi de vous retrouver.
00:18Avec des marchés qui donc aujourd'hui remontent un petit peu la pente.
00:20Le CAC 40 après avoir perdu 8% en une grosse semaine,
00:24le CAC aujourd'hui récupère 1,6%.
00:26C'est une bonne nouvelle.
00:28Parce que les cours du pétrole, c'est vrai, se détendent.
00:32Donald Trump a dit que ce conflit allait s'achever peut-être très bientôt.
00:35Voilà ce qu'il a dit.
00:36C'est le hochet de Donald Trump.
00:37Peut-être très bientôt.
00:38Ces mots sont le hochet que saisissent les marchés.
00:41Enfin très bientôt, ça veut dire quoi ?
00:44La présidentielle française, elle est dans un an et demi, mais elle est très bientôt.
00:48Les Jeux Olympiques d'hiver, ça approche.
00:49C'est en 2030, c'est très bientôt aussi.
00:51On est sur quelle échelle là ?
00:53Les marchés veulent acheter une échelle courte.
00:55Mais il n'a jamais précisé Donald Trump si c'était une échelle courte.
00:57Stéphane m'a donné la date de fin de la guerre dans le couloir, donc je vais le laisser y
01:02répondre.
01:03Je pense que si on doit faire confiance à Donald Trump, je pense qu'il nous avait promis aussi d
01:06'arrêter la guerre en Ukraine de façon très rapide.
01:09On voit où on en est aujourd'hui.
01:10Donc je pense que si on se base sur ses propos, je pense que la hausse d'aujourd'hui peut
01:16être mise à profit.
01:17C'est vraiment l'artiste du langage insignifiant qui peut vouloir tout dire et même le contraire de tout,
01:21puisque le contraire fait partie de tout.
01:22Donald Trump, et pourtant les marchés, c'est ça qui est fascinant, continuent de le prendre au pied de la
01:27lettre.
01:27Comme si les mots avaient un poids.
01:29Les mots de Donald Trump sont légers.
01:31C'est l'inverse du poids des mots là.
01:32Alors, si on regarde le marché, on va parler de Trump après.
01:36Si on regarde le marché, on était ce week-end en stress extrêmement élevé,
01:41qui s'est traduit par un stress extrêmement fort sur le marché du pétrole,
01:46sur la volatilité et sur le cours des actions lundi matin.
01:49Et en fait, à ce moment-là, on était quasiment sur des niveaux de crise.
01:55Moi, je regarde beaucoup l'indice de la volatilité qui reflète pas mal le sentiment des investisseurs.
02:02Et il vous regarde aussi, faites attention.
02:04On était aux alentours de 35, ce qui est quand même des niveaux pratiquement de crise.
02:08Et en fait, pour que ce niveau de crise soit confirmé, qu'on aille encore plus loin sur la volatilité,
02:16plus bas sur les actions et plus haut sur le pétrole, il aurait fallu des nouvelles très fortes.
02:20Il n'y a pas eu.
02:20Et au contraire, d'ailleurs, et assez rapidement dans la matinée, les marchés commençaient à se détendre un peu.
02:26C'était un peu moins fort sur le pétrole, un peu moins élevé sur la volatilité.
02:29Et les actions commençaient à reprendre.
02:31Et là-dessus, vous avez quelqu'un qui vous annonce quelque chose qui est potentiellement positif pour les actions,
02:36pour la volatilité, enfin baisse pour la volatilité et baisse pour les marchés du pétrole.
02:40Et là, les algorithmes se mettent en route.
02:43Et puis, on a une forte pression à l'achat.
02:48Et alors, il y avait un autre élément un peu technique sur le marché du pétrole qui était,
02:53vous avez entendu pas mal parler sur votre antenne,
02:56c'est l'idée qu'à moyen terme, les cours des futurs du pétrole sont assez bas et très élevés
03:03à court terme.
03:04Et ça, ça génère une volatilité très forte à court terme.
03:08Et puis, quand les investisseurs, quand les traders se rendent compte qu'il ne se passe pas grand-chose,
03:12il y a un phénomène d'écrasement de cette courbe entre le court terme et le moyen-long terme.
03:18Et on avait trop monté, donc on baisse probablement un peu trop aujourd'hui par rapport aux nouvelles.
03:22Parce que si on regarde ce qu'a dit Trump hier en disant « c'est bientôt la fin de
03:25la guerre »,
03:26on ne l'a pas dit mais cette nuit, ce que disaient les Iraniens, c'est « non, non, la
03:30guerre n'est pas terminée du tout ».
03:31– Et c'est nous qui déciderons quand elle s'achèvera d'ici les Iraniens.
03:34– C'est ça, c'est resté un peu moins dans la presse, on en a probablement un peu moins
03:39parlé.
03:39Donc ces deux événements font que, voilà, il y a une détente.
03:43Mais alors par contre, moi, si je regarde les stress de marché sur tous les indicateurs possibles,
03:48sur les actions, les obligues, les devises, etc.,
03:52là, on n'est certainement pas dans un stress qui a baissé.
03:55Le stress reste élevé sur beaucoup d'actifs.
03:58Donc bon, c'est une respiration, mais il faut la prendre telle que.
04:01C'est-à-dire que c'est certainement pas quelque chose à…
04:03Enfin, à mon avis, c'est pas à acheter.
04:05Alors peut-être qu'il ne faut pas se précipiter pour vendre ce mouvement
04:08parce qu'on n'a pas beaucoup monté quand même finalement.
04:09– Est-ce que les marchés sont de plus en plus bêtes ?
04:11Je vous demande vraiment parce qu'ils sont de plus en plus algorithmiques.
04:13Il y a un peu de bêtises parce que les mots, il faut savoir les interpréter.
04:16À un moment, pour savoir interpréter des mots,
04:18il faut avoir eu une éducation sentimentale, un peu de vécu, un peu d'expérience humaine.
04:22Les algorithmes en ont-ils ?
04:23Quand Donald Trump dit par exemple « la guerre est quasiment gagnée »,
04:26c'est comme dans un match de foot où au bout d'une demi-heure,
04:29il reste encore une mi-temps entière, le match il est plié, il est gagné,
04:32ça ne veut pas dire qu'il n'y aura pas la suite du match, il ira au bout le
04:34match.
04:34Donc est-ce que les marchés, à travers les algorithmes,
04:38sont en train de perdre ce genre de nuance de la langue ?
04:40Donald Trump dit « la guerre est quasi gagnée », les marchés se disent « elle est finie ».
04:43Mais non, elle n'est pas finie, elle est quasi gagnée, mais elle peut se poursuivre.
04:46Comme un match de foot quasi gagné, 3-0 au bout d'une demi-heure,
04:48il restera la deuxième mi-temps quand même.
04:50Je pense qu'il ne faut pas non plus oublier ce qui se passe sur les marchés depuis plus d
04:53'un an.
04:54Depuis plus d'un an, des signes noirs, il y en a eu énormément qui se sont concrétisés.
04:57Et à chaque fois que les investisseurs ont pris peur ou sont sortis du marché en disant
05:01« oh, attention, les choses vont s'aggraver »,
05:03le marché a monté en flèche derrière et les gens ont couru après le marché.
05:07Et donc on a appelé ça en 2025 de la complaisance des marchés financiers.
05:11Mais aujourd'hui, finalement, les investisseurs ont davantage peur de louper la hausse
05:16que de prendre la baisse, ce qui est assez paradoxal finalement.
05:19Mais c'est une réalité à laquelle on fait face.
05:21Ça continue.
05:22Et ça continue.
05:23Et ça continue.
05:23Et donc aujourd'hui, c'est vrai que les propos, et Trump en joue énormément.
05:27On voit bien qu'à chaque fois que les marchés baissent un peu,
05:29il sort sur X ou sur son réseau social, enfin, quelques mots
05:35qui sont destinés uniquement à rebooster le marché.
05:38Et là, on le voyait, la situation dans laquelle on était hier soir, avant hier soir.
05:43Les prix du baril se sont envolés effectivement ce week-end,
05:45de façon peut-être un peu exagérée de toute façon.
05:48Il fallait calmer le marché.
05:49Que pouvait faire Trump ?
05:50Il pouvait soit ne rien faire, mais on sait que ça, il ne sait pas faire.
05:53Deuxièmement, il pouvait utiliser les réserves stratégiques.
05:55Donc on a commencé à entendre des bruits, c'est là comme quoi
05:57on pouvait utiliser les réserves stratégiques.
05:59On pourrait en revenir, mais finalement, la capacité à impacter le marché, elle est faible.
06:03Parce que finalement, Biden a déjà bien réduit les réserves stratégiques américaines.
06:06Donc il ne reste plus grand-chose.
06:07Ils ont divisé par deux sous l'air Biden.
06:09Il pouvait interdire temporairement les exportations de pétrole.
06:13Ça aurait été un peu incombe pour un républicain,
06:16mais finalement, c'était bien Obama qui avait permis les exportations.
06:19Donc pourquoi pas ?
06:19Et puis le dernier point, c'était d'instituer un contrôle des prix.
06:22Alors ça, c'est effectivement quelque chose qui a été beaucoup évoqué aux Etats-Unis.
06:24Nixon l'avait fait en son temps.
06:26Ce qui, à court terme, avait effectivement réglé le sujet,
06:28mais on avait vu deux ans plus tard que...
06:30Un contrôle des prix aux Etats-Unis.
06:32On imagine que ce n'est pas possible.
06:33Ça s'est fait, c'est possible.
06:35Ça a été évoqué ce week-end aux Etats-Unis.
06:38Donc on voyait qu'il y a plusieurs pistes.
06:40Et finalement, aucune de ces pistes n'est vraiment parfaite.
06:44Et finalement, Trump, un peu au bluff comme il sait le faire habituellement,
06:48est allé dire que la guerre s'est arrêtée rapidement.
06:52Oui, mais vous noterez qu'il ne fait pas...
06:54Enfin, je suis d'accord avec ça.
06:55C'est qu'en fait, le point aussi, c'est qu'il le fait au bon moment.
06:59C'est-à-dire que c'est souvent à des moments d'excès,
07:01quand le marché a baissé, par exemple, de 4-5% dans la semaine,
07:06il va attendre un petit peu.
07:07Et au pic du stress de la petite période,
07:10parce qu'on n'a jamais eu...
07:11Enfin, pas connu non plus de grandes, grandes périodes de stress.
07:14Mais si on se remémore ce qu'il avait fait au moment du Liberation Day,
07:18il a laissé le marché partir en quenouille, comme ça.
07:22Et puis, à un moment donné, juste au bon moment,
07:26il a fait deux, trois déclarations.
07:28Acheter le marché.
07:29Acheter le marché, oui, c'est ça.
07:30Et là, il y avait, en plus, il y a eu...
07:33Bon, il y avait quand même probablement des gens qui étaient un peu informés,
07:35parce qu'il y avait des...
07:36Le marché bruissait d'informations de gens qui avaient vendu des options
07:40et acheté des poutres sur le pétrole avant-hier soir.
07:44Donc, c'était quand même particulièrement bien joué.
07:47Voilà.
07:48C'est quand même souvent des moments techniques assez pointus.
07:53Et c'est au moment où ça va avoir le plus d'effet.
07:55C'est-à-dire qu'en fait, c'est là où il y a le plus de levier sur les
07:57marchés
07:58qui va intervenir.
07:59Donc...
08:00Oui, c'est le hochet, voilà.
08:02Et les marchés, ils saisissent le hochet avec leur temps, Donald Trump.
08:05Alors, dans ces mauvais jours, le hochet se transforme en boomerang.
08:07Voilà.
08:07C'est une parole quand même extrêmement versatile.
08:10Mais par contre...
08:11Et les marchés l'achètent, la suivent.
08:12Mais non, mais c'est intéressant, parce que vous disiez quand même,
08:14le pétrole, sur les échéances court terme, il a flambé.
08:16Mais sur les échéances moyen-long terme, il bouge très, très peu.
08:20Mais ça, c'est mécanique.
08:21Non, mais c'est mécanique, parce qu'encore une fois,
08:22il y a des gens qui achètent...
08:24Enfin, le pétrole est dirigé quand même par le marché des futurs.
08:27Alors, il y a des gens qui achètent et qui doivent livrer.
08:31Sauf qu'avec ce qui se passe dans le détrole d'Hormuz,
08:33plus personne ne peut livrer quoi que ce soit.
08:35Donc, il faut bien faire face à ces échéances.
08:37Et c'est pour ça que la courbe du pétrole, la courbe des futurs,
08:40est passée en ce qu'on appelle en back-up rotation.
08:42C'est-à-dire que le niveau des échéances court terme
08:44est au-dessus des prix spot.
08:46Alors que, habituellement, on en compte en gros.
08:48C'est-à-dire que les prix à terme sont toujours plus chers
08:50que les prix à l'instant T.
08:52Et donc là, la courbe s'est inversée pour faire face à cette situation.
08:54Ce n'est pas du tout un signe de confiance dans le moyen-long terme.
08:57C'est juste une raison technique.
08:57On l'a déjà connu.
08:59Et puis en plus, le marché du pétrole, structurellement,
09:02il est en surproduction par rapport à la demande qu'on a depuis quelques temps.
09:06Donc, c'est aussi un effet, ça limite l'envolée à moyen-long terme.
09:10Ça, c'est clair.
09:12Après, l'autre point, ce que vous évoquiez sur la lecture des marchés,
09:16c'est-à-dire qu'on a un marché qui est...
09:18Et ça, pour moi, c'est l'énorme changement depuis 18 mois,
09:22c'est le fait qu'il y a une population du marché investisseur très long
09:27qui va faire des investissements stratégiques
09:28avec des réallocations très ponctuelles.
09:31Je pense que toi qui vois avec des assureurs,
09:33les assureurs, ils ne vont pas bouger leurs allocations stratégiques.
09:36Généralement, ils ont une allocation stratégique pour une année,
09:38voire deux, voire même plus, et qui réallouent de temps en temps.
09:41Ces investisseurs-là, en ce moment, quand les marchés,
09:45quand les taux longs montent un peu, ils sont structurellement acheteurs,
09:48point à la ligne.
09:49C'est vraiment des choses qui sont très, très structurelles.
09:52Et alors, ce qui change, je trouve, c'est qu'on a une population
09:55beaucoup plus importante qui joue, enfin, qui fait des arbitrages
10:00à très court terme et qui va, alors elle, vraiment aller très, très loin
10:03dans ce phénomène que tu évoquais, qui dire, je ne veux pas rater la hausse.
10:08Par contre, quand il y a un accident sur un titre, là, la sanction va être massive
10:13parce qu'ils ne veulent pas être, ces investisseurs-là ne veulent pas
10:16se retrouver avec un titre qui aura un problème.
10:19Et justement, on va voir ce soir, il y a Oracle qui va publier.
10:22Ça va être très intéressant de voir comment les investisseurs,
10:24sur un titre qui a déjà fortement reculé, vont intervenir.
10:28Et là, on va avoir, et ces gens-là font le marché à court terme.
10:32C'est-à-dire que c'est des gens qui ont des positions extrêmement tranchées,
10:35extrêmement courtes.
10:36Là, les algorithmes sont à fond sur ces moments-là.
10:39Mais voilà, c'est le gros changement depuis 18 mois, je trouve.
10:42L'autre gros changement, parce qu'il n'y a pas que la parole de Donald Trump,
10:44il y a aussi le fait qu'il ait annoncé une levée probable à venir
10:47des sanctions internationales sur le pétrole russe.
10:49Ça, c'est un gros game changer, malgré...
10:50Qu'est-ce que ça changerait, ça, pour le coup ?
10:52Non, pas tant que ça.
10:53Il faut savoir que les volumes concernés,
10:57on parle d'entre 500 000 et 1,5 million barils jour.
11:01Donc ça, c'est les volumes qui correspondent aux sanctions.
11:03Alors, on parle de sanctions, ça veut dire aussi ou alors des volumes
11:06qui sont vendus sous le tas coulis avec un discrète de 50 %,
11:10donc en tout cas, qui sont vendus très peu cher.
11:13Donc, qu'est-ce que ça a comme impact, finalement ?
11:14S'il lève les sanctions, certes, ça peut faire baisser les prix de marché,
11:19parce qu'on a du flux qui revient dans le marché pour rééquilibrer l'offre et la demande.
11:24Donc, ça fait baisser les prix à court terme.
11:26Mais ces flux, finalement, on peut penser qu'ils étaient réorientés vers la Chine,
11:31vers l'Inde et vers la Turquie, pour faire simple.
11:33Donc, ce sont des flux sur lesquels le reste des pays développés
11:36vont pouvoir se positionner.
11:37Et quelque part, en faisant ça...
11:39Alors, certes, ces politiques font les prix du baril,
11:41mais ça a quand même deux impacts négatifs.
11:44Le premier, c'est que ça redonne de l'argent à la Russie.
11:49Et donc, dans...
11:51Le financement de la guerre en Ukraine.
11:51Donc, la finition de l'Ukraine dans sa situation actuelle.
11:54Et puis, le deuxième point, c'est que...
11:57Alors, ce n'est pas forcément un point négatif,
11:58mais effectivement, il fait pression sur la Chine dans son approvisionnement,
12:02puisque déjà, le Venezuela, il l'a coupé.
12:04L'Iran, il est en train de le couper.
12:06Et en pesant, effectivement, sur...
12:08En offrant les volumes de pétrole russe au marché mondial,
12:13quelque part, il fait une pression sur la Chine indirectement.
12:15Donc, on est toujours dans cette politique de Trump
12:16de vouloir faire pression sur la Chine,
12:19qui a un avantage compétitif fort depuis quelques années,
12:23parce qu'il achète du pétrole à bas prix.
12:27Et donc, Trump en a marre,
12:28et il fait pression sur tous les flancs pour stopper cela.
12:33Oui, pression sur la Chine, effectivement,
12:35qui va tenter sans doute de se rapprocher encore plus de la Russie, du coup,
12:38puisqu'il n'y aura plus de pétrole iranien à bas prix, etc.
12:40Ils viendront davantage encore se livrer auprès des Russes.
12:42C'est peut-être le côté contre-productif de cette guerre de Donald Trump,
12:45rapprocher encore plus la Russie et la Chine.
12:48Mais à moyen terme, imaginons que Donald Trump et les Israéliens
12:52parviennent à leur fin,
12:53que le régime qui arrivera,
12:55ou les successeurs de ce régime,
12:57bref, leur conviennent aux États-Unis et à Israël,
13:00et que le pétrole iranien revienne sur le marché mondial.
13:04Dans ce cas, les cours du pétrole mondiaux vont s'effondrer.
13:06Vont s'effondrer.
13:07Ce sera mauvais pour les Russes, pour le coup.
13:09Là, à court terme, c'est bon pour leur financement de la guerre,
13:11mais à moyen-long terme, si le plan marche,
13:13ce sera très mauvais pour les Russes.
13:14C'est aussi pour ça qu'il y a cette courbe,
13:16en backwardation, comme on l'évoquait.
13:20Après, le problème du pétrole,
13:21si les cours baissent,
13:23il y a moins de production aussi.
13:25C'est-à-dire qu'immédiatement,
13:27plein de producteurs de pétrole
13:30ajustent leur production
13:31à ce nouvel environnement,
13:34et puis l'OPEP pour réduire un peu sa production.
13:37Je pense qu'on était autour d'une forme d'équilibre,
13:40j'avais l'impression,
13:41avant tous ces problèmes,
13:42aux alentours de 60.
13:44J'ai l'impression que c'est un peu
13:45une forme d'équilibre autour de 60.
13:47Ça convient à peu près à l'Arabie Saoudite.
13:50Les autres producteurs s'ajustent,
13:52tant bien que mal,
13:53à ces niveaux,
13:54et ajustent leur production
13:56à un niveau aux alentours de 60.
13:57Et d'ailleurs, je pense que les cours
13:59à moyen-long terme
14:00sont à ces niveaux-là,
14:01à 70 autour,
14:03pour marquer cette tension.
14:05C'est passion pétrole en ce moment.
14:08Et si je peux me permettre,
14:10à moyen terme,
14:10parce que tout le monde voit le scénario
14:12où les Américains,
14:13quelque part,
14:14font pression sur la Chine
14:17en intervenant au Venezuela,
14:18en Iran et autres,
14:19mais on voit que c'est la zone
14:21la plus touchée,
14:21on le voit d'ailleurs sur les marchés,
14:22dans l'Araxon-marché,
14:23c'est l'Asie, hors Chine.
14:25Et quelque part,
14:26en exerçant cette pression
14:28sur ces pays asiatiques,
14:31moi, ce que j'anticipe,
14:32c'est quand même que
14:33ces pays-là vont vouloir réduire
14:35leur dépendance aux énergies fossiles,
14:37vont peut-être accélérer
14:38leur transition.
14:40Et qui est le leader
14:41dans l'énergie électrique,
14:44dans les voitures électriques ?
14:46C'est la Chine.
14:47Donc, quelque part,
14:49indirectement,
14:50si cette situation
14:51devait perdurer,
14:53je pense que le grand gagnant
14:55serait la Chine,
14:56parce que pousserait
14:56toutes ces économies
14:57à accélérer l'investissement
14:59dans leur transition
15:00qu'elles n'ont peut-être pas fait
15:02suffisamment jusqu'à présent.
15:03On poursuit.
15:04Oui, Alain,
15:05vous vouliez rebondir,
15:05vous êtes senior advisor
15:07ESG.
15:07Oui, mais je suis totalement
15:10d'accord avec ça.
15:10Et puis,
15:11un jour,
15:11on va se réveiller.
15:13Pour moi,
15:14c'est terrible.
15:14c'est-à-dire que ça fait
15:15quand même 60 ans
15:15qu'on sait qu'on a un problème
15:16de consommation d'énergie
15:23trop fossile.
15:24Et puis,
15:24on regarde les Chinois
15:25investir sur le solaire
15:27et l'éolien,
15:28sur l'hydraulique
15:29comme des bêtes.
15:31Et puis,
15:31nous,
15:31on est là,
15:32on ne fait pas grand-chose.
15:34Encore même.
15:35Enfin,
15:35pas grand-chose.
15:36Ce n'est pas suffisant.
15:37Dans les années 90,
15:38pour faire un point de PIB,
15:40en France,
15:40on avait besoin de...
15:42Non,
15:42mais c'est mon côté écolo
15:43qui ressort.
15:44Je suis désolé.
15:45Pour fabriquer un point,
15:46juste je le dis
15:47parce que tous nos auditeurs
15:48ne savent peut-être pas,
15:48c'est Emmanuel Lechyp
15:49qui nous donnait l'info
15:50hier dans la rédaction.
15:51Pour fabriquer un point de PIB,
15:52aujourd'hui,
15:53en France,
15:53on a besoin de deux fois moins
15:54de pétrole qu'à la fin des années 90.
15:55Bien sûr, bien sûr.
15:56Non, non,
15:56mais c'est vrai que...
15:57Mais deux fois plus de dettes,
15:57par contre.
15:58C'est vrai.
15:59Non, mais par contre,
16:00le point à souligner,
16:01et je pense que pour les années
16:03qui viennent,
16:03ça va nous structurer
16:04vraiment nos réflexions,
16:05c'est...
16:06On a déjà,
16:07et ça va être de pire en pire,
16:09on a déjà deux grandes zones.
16:10On a l'Asie d'un côté,
16:12les États-Unis,
16:13Amérique de l'autre.
16:14Et au milieu,
16:15on a deux zones
16:16où il y a des discussions,
16:17c'est l'Europe.
16:18On ne sait pas trop
16:19comment ça va évoluer
16:20cette situation européenne.
16:21Et on a le Moyen-Orient
16:24qui est en train de s'orienter
16:25sur un axe,
16:26enfin sur un trépied,
16:28Israël,
16:29Turquie,
16:29Arabie Saoudite.
16:30Et je pense que c'est ça
16:31l'objectif recherché
16:33par cette guerre,
16:34c'est que l'Iran
16:35arrête de dépasser
16:36dans cette zone,
16:37dépasser au sens
16:40terrorisme et compagnie.
16:41Si c'est le cas,
16:42tant mieux.
16:43Bien sûr,
16:44c'est ça l'objectif.
16:45Alors après,
16:46la guerre avec un pays
16:48de 80 millions d'habitants
16:48qui est organisée
16:49depuis des millénaires
16:50pour résister
16:52à toute tentative
16:53d'envahissement,
16:53bon courage Donald Trump.
16:55Saoudi Aramco s'est exprimé
16:56sur tout ça,
16:57ça tombe presque bien,
16:57ils publiaient leurs résultats annuels
16:58aujourd'hui,
16:59Saoudi Aramco,
17:00premier producteur mondial
17:00de pétrole quand même.
17:01Alors ils mettent en garde
17:02bien sûr
17:02contre les conséquences
17:03potentiellement catastrophiques
17:04de cette guerre.
17:05Ils disent,
17:06Saoudi Aramco,
17:07nous répondons aux exigences
17:09de nos clients
17:10en partie en puisant
17:11dans les stocks mondiaux.
17:12Bien que cette ressource
17:13ne puisse être utilisée
17:14sur une période prolongée,
17:15nous en tirons profit
17:16pour le moment.
17:16En revanche,
17:17le problème,
17:17ajoute Saoudi Aramco,
17:19c'est que le reste
17:20de notre capacité exentaire,
17:21tout le reste se trouve
17:22dans la région du Golfe
17:23en amont d'Hormuz.
17:24Donc voilà,
17:25dépendance vis-à-vis d'Hormuz.
17:26Ils confirment,
17:28Saoudi Aramco,
17:28vouloir basculer
17:29leurs exportations de pétrole,
17:31une partie en tout cas
17:32du détroit d'Hormuz
17:33vers l'ouest,
17:34vers la mer Rouge.
17:35Mais même si nous y parvenions
17:37pleinement,
17:37près de 350 millions de barils
17:39pourraient quitter le marché.
17:40Même si nous parvenions
17:41à exporter depuis la mer Rouge,
17:42près de 350 millions de barils
17:43pourraient quitter le marché.
17:44Voilà ce que dit donc Saoudi Aramco.
17:45Non mais c'est quand même,
17:46enfin,
17:47entre nous,
17:47c'est quand même dingue.
17:48J'évoquais l'Europe
17:50qui est restée un peu
17:51les deux pieds
17:51dans le même sabot
17:52avec les Américains,
17:53pardon,
17:54les Allemands
17:54qui importaient
17:55toute leur énergie
17:58de Russie
17:58ou 60%,
17:59quelque chose comme ça.
18:00Là,
18:01ça fait quand même,
18:02le détroit d'Hormuz,
18:03ça fait quand même
18:03un petit peu de temps
18:04qu'il est là.
18:04Et de se rendre compte
18:05qu'on est dépendant
18:06à ce point du détroit d'Hormuz
18:08et qu'on n'est pas de plan B
18:09quand on est à Saoudi,
18:11enfin,
18:11quand on est à Aramco,
18:12c'est...
18:12On ne fabrique pas un détroit,
18:13Alain ?
18:14Non,
18:14je ne fabrique pas ?
18:15Je sais bien,
18:15mais on peut fabriquer des pipelines
18:18pour emmener du pétrole
18:20au cas où.
18:21Il y en a un,
18:22mais un pipeline,
18:23vous le détruisez facilement
18:24avec un drone iranien,
18:25il le détruit.
18:27Là aussi,
18:27c'est là qu'on voit
18:28que le tout pétrole,
18:29c'était quand même
18:29une absurdité totale.
18:30Et au-delà du pétrole,
18:31je trouve qu'on focalise
18:32beaucoup sur le pétrole
18:33ces jours-ci,
18:34encore une fois,
18:35il n'y a pas...
18:35Enfin,
18:36le détroit d'Hormuz,
18:37je rappelle que sur le gaz,
18:3930% du gaz
18:41qui est apporté par Taïwan
18:42vient du Qatar,
18:43et donc il passe par Hormuz,
18:45et Taïwan n'a que 11 jours
18:47de stock de réserve de gaz.
18:49Il faut savoir que TSMC,
18:50TMCC,
18:51qui produit 90% des puces
18:54les plus performantes du monde,
18:56a besoin de ce gaz.
18:58Donc,
18:59entre guillemets,
18:59si Hormuz ne se réouvre pas,
19:01c'est toute la supply chain
19:04dans la technologie
19:05qui va être impactée.
19:06Et on peut dire la même chose
19:07sur l'alimentation,
19:08puisque un tiers des engrais
19:11fertilisants
19:14sont aussi...
19:15passent par cette région-là.
19:18Un tiers des engrais ?
19:19Oui, oui, oui.
19:20Un tiers des engrais azotés.
19:22Un de nos éditeurs,
19:22Cactus Piquant,
19:23Cactus Piquant,
19:24il nous suit souvent,
19:24il nous écrit sur le Félix BFM Bourse,
19:26et il nous disait,
19:26c'est vrai,
19:26il y a des problèmes d'approvisionnement
19:28sur les chaînes d'approvisionnement
19:29au-delà du pétrole et du gaz,
19:30parce que les engrais
19:31passent par le détroit d'Ormuz,
19:32l'alimentaire aussi,
19:33et il nous disait,
19:34c'est plus une chaîne d'approvisionnement,
19:35c'est plus une supply chain,
19:36c'est une chaîne de supplice,
19:37là,
19:37qu'on est en train
19:37de se présenter à nous.
19:40Effectivement,
19:40bien vu,
19:40Cactus Piquant,
19:41vous avez bien fait nous écrire.
19:42Il faut dire à Stéphane
19:43d'arrêter,
19:43parce qu'il va manger ma data bientôt.
19:45Ah oui,
19:45excuse-moi.
19:46Non,
19:47c'est bon,
19:47c'est bon de s'arrêter là.
19:49On peut vous livrer un secret
19:50de BFM Bourse,
19:51chaque soir,
19:51vous savez,
19:51il y a la data room
19:52dans quelques minutes,
19:53chacun nous a envoyé sa data.
19:54C'est pas la même,
19:55j'espère.
19:55Alors,
19:56elles sont proches,
19:56vos datas.
19:57C'est vrai.
19:58On ne leur dit pas à chaque fois
19:59à l'un l'autre
20:00quelle sera la data
20:01de l'un et l'autre.
20:01Ils ne savent pas.
20:02Et là,
20:02ils auront la surprise
20:03et ils verront
20:04pas très loin l'un l'autre.
20:06Vous êtes en train
20:07de vous dévorer l'un l'autre,
20:08figurez-vous sur le sujet,
20:09parce que vous êtes sur la même thématique
20:10dans la data room
20:11à suivre dans un instant
20:11et qui sera extrêmement instructive.
20:14On est à 10 minutes,
20:14bien sûr instructive.
20:15On est à 10 minutes
20:16de la clôture.
20:18Et le CAC 40
20:18est toujours en hausse
20:19de 1,9%.
20:20Les valeurs industrielles
20:21profitent de la détente
20:22des cours du pétrole.
20:23Toujours,
20:23ArcelorMittal gagne 7%
20:24aujourd'hui
20:25après son repli d'hier.
20:27En revanche,
20:27parmi les baisses,
20:28Capgemini,
20:29Euronext aussi,
20:29Capgemini perd 2,3%.
20:31À suivre,
20:32Renault qui a présenté
20:33son plan stratégique
20:34avec plus d'une trentaine
20:36de nouveaux modèles à venir
20:37promis par Renault
20:37d'ici 2030.
20:39Une plus grande internationalisation
20:40et la fin des véhicules thermiques
20:41en Europe en 2030.
20:43Premier Renault,
20:43le titre sous-performe.
20:44Le marché,
20:45il n'y a pas de surprise
20:46dans le plan stratégique
20:46par ailleurs qui a été annoncé.
20:47Donc Renault gagne 0,9%.
20:48Là où le CAC gagne
20:50deux fois plus de terrain,
20:50plus 1,8%.
20:51On en parle avec Stéphane Cadieux
20:53ce soir
20:54et avec Alain Pitous.
20:56Les compagnies aériennes européennes
20:57ont-elles ?
20:59Tiens,
21:00un truc à jouer là-dessus.
21:02Il se trouve qu'elles sont
21:02en forte hausse,
21:03notamment Lufthansa.
21:04Gagne 9% en ce moment.
21:05Lufthansa annonce aujourd'hui
21:06qu'ils vont multiplier
21:08les vols directs
21:09entre l'Europe et l'Asie.
21:12Des vols qui ne feront pas
21:13escale au Moyen-Orient.
21:14Pendant qu'au Moyen-Orient,
21:15les compagnies Emirati
21:16sont clouées au sol.
21:17Les avions d'Emirates,
21:19de Etihad,
21:19les avions également
21:20de Qatar Air Ouest
21:21sont clouées au sol.
21:22Et donc,
21:22nos compagnies européennes
21:23qui peut-être vont démultiplier,
21:25c'est ce qu'annonce en tout cas
21:25Lufthansa pour sa part,
21:26les vols directs vers l'Asie.
21:28Est-ce que nos compagnies européennes
21:29ont une occasion rêvée,
21:30jusqu'ici inespérée,
21:32de reprendre des parts de marché
21:33aux compagnies Emiratis ?
21:34C'est une vraie question
21:35pour le secteur quand même.
21:36La question,
21:37je t'ai envie de dire,
21:37c'est est-ce que ce sont juste
21:39des vols pour apatrier ?
21:42Je trouve que j'ai une collaboratrice
21:44qui est coincée en Thaïlande
21:45depuis 10 jours.
21:46Et vous la croyez ?
21:48J'ai la faiblesse de la croire.
21:51De toute façon,
21:51ce sera décompté.
21:52Mais effectivement,
21:52pour trouver des vols directs
21:55Asie-Europe,
21:57il n'y avait rien.
21:57Ils ont dû attendre
21:58que des avions soient affrétés.
22:00Donc oui,
22:01il y a un intérêt à court terme.
22:02Maintenant,
22:03est-ce qu'au-delà de cette période,
22:05il y aura la capacité
22:07à remettre en place
22:09des lignes régulières
22:12entre l'Europe et l'Asie ?
22:16J'ai envie de dire,
22:16si on avait pu le faire avant,
22:17on l'aurait fait.
22:18Oui,
22:18mais pendant que les autres
22:19sont cloués au sol,
22:20quand je t'en ai pas là,
22:21les souris volent.
22:23Il y a les couloirs de vol aussi.
22:25Parce qu'on voit bien
22:26qu'il y avait déjà
22:27le couloir ukrainien
22:28qui était bloqué.
22:30Là,
22:30on a le couloir
22:31plus au sud
22:32au niveau du Moyen-Orient.
22:33Donc,
22:34les routes
22:35vont peut-être
22:36avoir un impact
22:37sur la capacité
22:39des compagnies européennes
22:41à mettre en place.
22:43Pour le coup,
22:43moi aussi j'ai un ami
22:45qui revient justement
22:46d'Asie,
22:46qui a atterri hier
22:47et il disait justement
22:48en survolant
22:49toute cette zone Azerbaïdjan,
22:50il disait,
22:51il voyait plein d'avions,
22:52il croisait plein d'avions
22:53comme en voiture,
22:54vous croisez des voitures
22:55dans l'autre sens
22:55sur l'autoroute,
22:56il disait,
22:56c'est pareil,
22:56on en croise plein
22:57mais super proche.
23:00J'entends tout ça,
23:01les problèmes actuels,
23:02etc.,
23:03mais je crois qu'il y a
23:03deux tendances de fond
23:06qui resteront.
23:06c'est que le tourisme
23:07va continuer de croître
23:08donc pour les compagnies aériennes
23:11il faut être patient
23:12et puis ça va repartir
23:14et le commerce mondial,
23:16c'est-à-dire qu'on s'était dit
23:16à un moment donné
23:18ce que fait Trump
23:18va arrêter le commerce mondial,
23:21le commerce mondial,
23:23il n'y a jamais eu
23:24autant d'échanges.
23:25Alors après,
23:25il se change peut-être
23:26un peu de nature,
23:26c'est qu'intra-zone,
23:28c'est peut-être plus important
23:29qu'avant,
23:30c'est probable,
23:31l'Amérique latine,
23:32l'Asie,
23:32l'Europe,
23:33je pense que ça se développe
23:34mais c'est des tendances de fond
23:36qui vont continuer.
23:37Voilà,
23:38je pense que ces deux choses-là,
23:40peut-être qu'il peut y avoir
23:41des blips,
23:42par moments,
23:42il y a des crises,
23:44des crises de croissance parfois
23:45mais ces deux tendances
23:46sont des tendances de fond
23:47et les compagnies aériennes
23:48resteront.
23:49Alors après,
23:50ce n'est pas dit
23:50qu'elles vont toutes en profiter
23:51mais enfin,
23:52en tout cas,
23:53le transport aérien
23:54va continuer de se développer
23:55et le commerce mondial aussi.
23:56Il faut quand même savoir aussi
23:57que ce n'est pas simple.
24:00Instaurer des lignes,
24:02vous savez que dans chaque aéroport
24:03il faut avoir
24:04ce qu'on appelle des slots.
24:05On pourra pouvoir avoir
24:06un avion qui les colle
24:07et ça,
24:08ça se négocie à l'avance.
24:10Oui, bien sûr.
24:10Donc,
24:11le temps qu'on puisse
24:13renégocier,
24:14récupérer des créneaux
24:15de façon durable en tout cas,
24:17ça peut prendre un certain temps.
24:18Cette hausse des coûts,
24:19on verra jusqu'où elle nous mène
24:20ou ne nous mène pas
24:21puisque depuis hier soir
24:22c'est plutôt la détente.
24:23Quel impact aura-t-elle ?
24:25Est-ce qu'elle créera
24:25plus d'inflation ?
24:26Plus d'inflation
24:27si les consommateurs
24:28parviennent à suivre
24:28la hausse des prix
24:29ou au contraire
24:29moins de croissance
24:30si les consommateurs
24:31n'arrivent plus à consommer
24:32et à suivre la hausse des prix ?
24:33On va vers moins de croissance
24:34ou vers plus d'inflation ?
24:35Alors,
24:35moi j'ai envie de dire
24:36les deux mon capiteur.
24:37J'ai envie de dire
24:38moins de croissance en Asie
24:41et plus d'inflation
24:42en Europe
24:43et aux Etats-Unis.
24:44Moins de croissance en Asie
24:46parce qu'effectivement
24:48l'impact
24:49des coûts de l'énergie
24:51va se matérialiser
24:52à travers
24:54moins de production
24:55et donc moins d'exportation.
24:58et dans nos pays
24:59nous,
24:59Européens et Etats-Unis,
25:00nous,
25:01on est des consommateurs
25:02et donc on va
25:03subir la hausse des prix
25:04et donc c'est inflationniste
25:05comme je l'ai dit
25:06c'est inflationniste
25:06sur le prix de l'énergie
25:07mais avec tous les effets
25:09sur la supply chain
25:10sur les chaînes
25:11d'approvisionnement
25:11je citais le gaz
25:12je citais l'alimentaire
25:13moi je suis persuadé
25:15que le risque
25:16pour nous aujourd'hui
25:17pour l'avenir
25:18c'est un risque inflationniste.
25:20Je vais prendre un autre exemple.
25:21On a vu au Moyen-Orient
25:23les data centers
25:24d'Amazon
25:26de se faire bombarder
25:28donc aujourd'hui
25:29les gens vont se dire
25:30je souhaite réinstaller
25:32mes capacités
25:33dans des zones
25:33pas là où c'est le moins cher
25:35mais là où je serai
25:36le plus sécurisé
25:37et ça veut dire
25:38forcément un peu plus cher
25:39donc on va avoir
25:40des surcoûts
25:41qui vont arriver
25:42dans un certain nombre
25:43de secteurs
25:43tout ça est inflationniste.
25:45Et donc des hausses de taux
25:45ou pas ici en Europe
25:46on n'entend pas
25:46il paraît que le marché price
25:47une hausse de taux
25:48désormais de la baissée.
25:49Oui alors ça
25:49je n'ai aucune idée
25:50mais par contre
25:51moi ce que je pense
25:51par rapport à ce que vient
25:52de dire Stéphane
25:53je suis assez d'accord
25:54c'est en termes de gestion
25:55ça veut dire quoi ?
25:55Ça veut dire que par rapport
25:56au niveau actuel
25:57il ne faut pas se précipiter
25:58sur les actions
25:59et il ne faut pas se précipiter
26:00sur les obligations longues
26:01parce qu'il y a un risque
26:02qui n'est pas négligeable
26:03et il faut que ça soit épuré
26:06enfin épuré façon de parler
26:07il faut que ça soit cristallisé
26:09il faut que ça soit calmé
26:10avant de revenir
26:11vraiment de manière très forte.
26:12Moi je suis en
26:13ce qu'on appelle en risque off
26:15là je suis plus en risque off
26:16qu'autre chose en ce moment
26:17de ce fait là
26:18et les tendances ne sont pas
26:18très bonnes
26:20à quelques semaines
26:21il faut attendre
26:21que ça soit éclusé
26:22et je pense que le rebond actuel
26:24bon je n'irai pas le vendre
26:25mais je ne vais pas le suivre.
26:28Stéphane, même prudence
26:29ou au contraire
26:29vous voyez un couteau
26:30qu'il faut commencer à rattraper
26:31là les marchés ?
26:32Notre scénario pour l'année
26:34était celui
26:34le scénario assez typique
26:36d'une année
26:36de mid-terme américaine
26:38c'est vrai que depuis 1950
26:39quand on regarde
26:40toutes les années
26:41de mid-terme
26:42en moyenne
26:42le marché monte jusqu'en mars
26:44ensuite il baisse
26:45jusqu'aux élections mid-terme
26:46et il remonte en fin d'année
26:47et c'était un peu le scénario
26:48qu'on prévait pour cette année
26:49donc on va être totalement étranger
26:50à ce qui se passe
26:51d'un point de vue géopolitique
26:51mais c'est un peu le scénario
26:52c'est vrai qu'il faut toujours
26:53un catalyste
26:54pour déclencher les baisses
26:55il se trouve qu'aujourd'hui
26:56effectivement c'est celui-ci
26:58je suis de la vie d'Alain
27:00je partage cette prudence
27:01aujourd'hui
27:03n'oublions pas que
27:03depuis le début de l'année
27:04les indices sont autour de zéro
27:07le taux disons français
27:08finalement est à peu près
27:09au même niveau
27:09qu'il était au début de l'année
27:10rien n'a changé pour l'instant
27:12donc il n'y a pas de crise
27:13en tant que ça
27:14ça change un peu
27:16il y a ça qui change un petit peu
27:18et ce que je trouve aussi
27:19c'est que les indicateurs
27:19sur les marchés de crédit
27:21obligataires
27:21se sont nettement dégradés
27:23et encore une fois
27:25le portage peut être très bon
27:26sur un horizon 4-5 ans
27:27mais là il y a une petite période
27:29qui peut être un peu difficile
27:31je voulais vous demander aussi
27:32en termes d'allocation
27:33de secteur de profit de valeur
27:34plutôt croissance
27:35ou plutôt dividende
27:36plutôt de la tech
27:37la croissance
27:37ou plutôt du dividende
27:38de l'ennui
27:39le dividende c'est ennuyeux
27:40mais au moins ça apporte
27:41du rendement régulier
27:42on choisit quoi ?
27:44les dividendes c'est sensible
27:45l'auto
27:46s'il est au monde
27:46c'est pas forcément
27:47et la croissance aussi
27:48moi j'ai envie de dire
27:49qu'aujourd'hui
27:50le thème de
27:52toujours
27:52la vieille économie
27:54des industriels
27:55avec tous ces projets
27:57d'investissement en Europe
27:59pourrait être intéressant
28:00mais à court terme
28:01par l'énergie
28:01forcément
28:02là aussi
28:03ça peut être pris
28:04à défaut
28:05et urgent d'attendre
28:07en ce moment
28:07je pense qu'il faut être prudent
28:08donc
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