- il y a 2 heures
Ce lundi 16 mars, Raphaël Thuin, directeur des stratégies de marchés de capitaux chez Tikehau Capital, et Valentine Ainouz, responsable de la stratégie taux chez Amundi Institute, se sont penchés sur le cours du pétrole, le recul sur les marchés et la politque monétaire des banques centrales dans l'émission BFM Bourse présentée par Guillaume Sommerer. BFM Bourse est à voir ou écouter du lundi au vendredi sur BFM Business.
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00:00BFM Bourse, le club de la bourse.
00:04Nos experts du club, ils viennent de nous rejoindre.
00:06Raphaël, tu es un directeur des stratégies de marché de capitaux pour Tico Capital.
00:09Bonsoir Raphaël.
00:10Bienvenue et Valentin et nous en fil rouge, responsable de la stratégie de taux d'Amundi-Institut.
00:14Bonsoir Valentin.
00:15Bonsoir Guillaume.
00:16Vous aurez du pain sur la planche cette semaine Valentin.
00:18Avec le carambolage des banquiers centraux, ils seront très nombreux à annoncer leur décision de politique monétaire face à la
00:22hausse des cours du pétrole.
00:24Les cours du pétrole, le cœur du pétrole mondial touché et le chirurgien de ce cœur du pétrole mondial, c
00:31'est Donald Trump.
00:33Bon, voilà, on est à 102 dollars pour le baril de Brent.
00:36Comment vous sentez la situation ?
00:38Vous sentez que ça pourrait aller de mal en pie ?
00:40Vous sentez au contraire qu'on a là touché une forme de point d'équilibre à 102 dollars ?
00:43Raphaël ?
00:44Oui, on est sur une phase de marché évidemment d'une extrême tension, très incertaine.
00:49Personne ne sait ce qui va se passer demain.
00:51Je pense qu'on est tous d'accord, donc il fallait que ce soit dit.
00:54Effectivement, il y a plusieurs scénarios qui s'entrechoquent et d'ailleurs des marchés d'une classe d'actifs à
00:59l'autre qui racontent des histoires un petit peu différentes.
01:01Il y a globalement cette vue qui s'installe petit à petit qu'on doit avoir un conflit de grande
01:07intensité, mais finalement qui pourrait trouver une résolution.
01:10On le voit par exemple dans le marché à terme du pétrole.
01:13Le pétrole est très cher si vous voulez en acheter pour une livraison mai.
01:17Mais si vous voulez en acheter pour une livraison décembre, tout d'un coup, il est quasiment à un retour
01:21à des prix plutôt raisonnables, à peu près au-dessus de 70 dollars.
01:24Donc là, on voit bien qu'il y a une forme d'anticipation de désescalade à un moment qui se
01:28retrouve chez certaines classes d'actifs.
01:30Et puis dans certaines classes d'actifs, c'est beaucoup moins le cas.
01:33Vous parliez de taux d'intérêt tout à l'heure.
01:35Effectivement, les taux d'intérêt en Europe sont beaucoup remontés, en particulier sur la partie courte.
01:39On s'attend à une inflation qui puisse revenir de manière décisive en Europe à travers les prix de l
01:45'énergie.
01:46On voit des secteurs plus cycliques, plus industriels sous-performer très significativement en Europe, beaucoup plus d'ailleurs qu'aux
01:54Etats-Unis.
01:54Et donc ça, ça va un petit peu à l'encontre de ce qu'on a dit au début.
01:57Finalement, là, on price un impact plus profond, plus permanent de cet épisode de géopolitique sur les marchés.
02:05Un ralentissement économique.
02:07Un vrai ralentissement économique.
02:08Donc, comment réconcilier ces deux histoires ?
02:11C'est probablement là qu'il y a des choses à faire.
02:14En tout cas, il y a des différentes vues en fonction des classes d'actifs et des secteurs que vous
02:18regardez.
02:18Oui, c'est Zone Bourse qui résume bien les choses, qui dit qu'on vit le plus long premier trimestre
02:22de l'histoire.
02:23On en a vécu des choses depuis le début de ce trimestre et on n'est pas encore fin mars.
02:27La capture de Nicolas Maduro, c'était au tout début.
02:29Ensuite, les tensions, les menaces même sur le Groenland.
02:32Vous vous souvenez le mois de janvier qu'on a vécu ?
02:36Ensuite, sont arrivées les craintes autour de l'intelligence artificielle ?
02:39L'intelligence artificielle va-t-elle tout tuer ?
02:41Voir s'auto-suicide ?
02:42Enfin, c'est des vraies questions qu'on se posait il y a encore trois semaines.
02:44Maintenant, la guerre au Moyen-Orient et des doutes autour du marché du crédit privé.
02:48Le plus long premier trimestre de l'histoire.
02:50Les semaines Trump sont intenses.
02:52Ce qu'on voit depuis que l'élection Trump s'est passé au début d'année.
02:56C'est la présidence de Trump.
02:59On aura quand même vécu...
03:00Après, beaucoup de discussions aussi, des discussions pour rien.
03:03Comme on voit sur les droits de douane, en avril dernier,
03:06on s'était tous inquiétés de ce droit de douane.
03:08Sur l'économie, on avait une correction forte des marchés financiers.
03:12Et ils sont revenus après.
03:13Moi, je trouve que c'est intéressant aujourd'hui.
03:15Je suis vraiment d'accord.
03:16Enfin, on est tous d'accord.
03:17Aujourd'hui, le marché est assez binaire.
03:19Est-ce que ce conflit va durer ?
03:21Ou est-ce que ce va être un conflit court de moins de 4 à 6 semaines ?
03:25Donc nous, notre scénario central reste un conflit de 4 à 6 semaines.
03:28Après, c'est vrai que la probabilité d'un scénario de risque reste quand même assez élevée.
03:32Mais après, je pense que c'est important de se rappeler dans quelle configuration on était
03:37avant ce conflit au Moyen-Orient,
03:40qui était quand même un environnement qui était favorable pour les actifs risqués,
03:45avec une croissance qui tenait.
03:47On avait une croissance mondiale qui tournait autour de 3 %,
03:50une croissance aux États-Unis qui continuait de se reprendre positivement,
03:53moins de pression sur l'inflation,
03:54et des banques centrales qui pouvaient normaliser leur politique monétaire.
03:59Donc, si on est sur ce scénario d'un conflit court
04:06qui ne va pas déraper,
04:09c'est un environnement qui n'est pas négatif aujourd'hui pour les actifs risqués,
04:14qui incite à plus de prudence à cause de ces scénarios de risque qu'on a du mal à maîtriser.
04:18Mais globalement, l'environnement qu'on avait avant ce conflit au Moyen-Orient
04:21était un environnement positif.
04:22– Vous sentez que cette baisse des marchés,
04:25on a basculé en territoire négatif,
04:26désormais en Europe aussi, depuis le début de l'année,
04:29on est en négatif.
04:30Le CAC, depuis le 1er janvier, recule.
04:32Depuis le 1er mars, surtout, a perdu 7%.
04:35Le CAC 40, Wall Street vient d'enchaîner 3 semaines d'affilée de baisse.
04:38C'est la pire série à Wall Street en quasiment un an.
04:40Vous sentez qu'on est sur une fenêtre d'opportunité pour les investisseurs ?
04:43Bien sûr, personne ne peut prédire la durée de cette guerre.
04:45Mais est-ce que vous dites qu'il serait déraisonnable de ne pas prendre de risque ?
04:50Est-ce que vous le diriez comme ça ?
04:51– Moi, je pense qu'il y a un tel niveau d'incertitude aujourd'hui
04:54qu'il faut quand même…
04:55Sauf si on a une conviction très forte sur l'issue de ce conflit.
04:57– OK.
04:58– Si on a une conviction très très forte,
05:00mais si on a un scénario central et puis on partage ce point de vue,
05:03il y a un scénario de risque qui est élevé,
05:05c'est compliqué dans cette configuration, pour moi,
05:07de rajouter aujourd'hui beaucoup de risque.
05:09À la limite, c'est de rester exposé,
05:11peut-être d'être un peu plus prudent sur les noms,
05:14je dirais, les plus chauds.
05:16Mais ce n'est pas pour moi un moment où on rajouterait du risque.
05:19– Pour vous, Raphaël, est-ce qu'il est déraisonnable
05:22de ne pas prendre de risque aujourd'hui,
05:23de ne pas revenir sur le marché ?
05:24Il est déraisonnable de ne pas revenir sur le marché
05:26ou il est risqué de rester trop raisonnable ?
05:29– On a envie de parier peut-être sur le fait
05:32qu'il va y avoir une forme de désescalade.
05:33On sent bien que le conflit pourrait s'essouffler,
05:38que finalement il y a assez peu d'intervenants
05:40qui ont intérêt à faire durer ce conflit,
05:43qu'il y a un coût associé à ce conflit important,
05:46politique, économique, en termes de pétrole évidemment,
05:49qui commence à peser.
05:50Et de ce point de vue-là, imaginez à court ou moyen terme
05:53qu'effectivement on puisse avoir un scénario de soulagement,
05:57c'est tout à fait envisageable.
05:59Là où on est un peu gêné, pour revenir à votre question,
06:02de remettre du risque aujourd'hui,
06:03c'est que les valorisations ne reflètent pas grand-chose.
06:06On est sur des valorisations globalement assez chères.
06:08Alors oui, elles sont un petit peu revenues,
06:10mais pas de manière excessive.
06:12Le S&P est à 24 fois les résultats.
06:14Il est à 21 aujourd'hui.
06:16Les primes de risque crédit à yield
06:18étaient à 260 points de base.
06:20Elles sont à 300.
06:21Oui, ça reprice un peu.
06:22Mais il y a une forme d'asymétrie
06:24entre le potentiel de hausse à redéployer
06:26très agressivement aujourd'hui,
06:28et le vrai risque de baisse,
06:30si malheureusement une allumette était allumée
06:32dans cette poudrière,
06:33et si quelque chose partait de manière très négative.
06:37Donc c'est ça qui retient un petit peu
06:39d'être plus agressif que cela.
06:41En revanche, et c'est la bonne nouvelle,
06:43il y a quand même beaucoup de choses à faire.
06:44Il y a beaucoup de dislocations,
06:46beaucoup de dispersions.
06:47Les marchés partent dans tous les sens.
06:49Les corrélations sont complètement cassées,
06:52en tout cas ce qu'on a l'habitude de voir historiquement.
06:54Et c'est vrai que marché par marché,
06:56secteur par secteur,
06:57classe d'actifs par classe d'actifs,
06:59on a envie de faire tourner les portefeuilles.
07:00Par exemple, pour illustrer un tout petit peu Raphaël,
07:03et après je vous dirai pourquoi
07:04je ne suis pas optimiste du tout pour les marchés.
07:06Je vous expliquerai dans un instant.
07:07Enfin, je vous expliquerai,
07:07c'est vous qui avez nous expliqué les choses,
07:09mais je vous exposerai mon point de vue,
07:10vous direz comment vous le voyez.
07:12Alors concrètement, aujourd'hui,
07:13ce qu'on constate,
07:14c'est qu'il y a deux grands perdants
07:15en termes de marché et de classe d'actifs.
07:17Les premiers perdants,
07:18ce sont les pays importateurs de pétrole,
07:22qui dépendent vraiment du détroit d'Hormuz,
07:24donc on va parler de l'Europe,
07:25mais on va parler aussi de certains pays d'Asie,
07:27le Japon, la Corée du Sud,
07:29où là, quand même,
07:30les baisses sont significatives,
07:327-8% pour l'Europe,
07:34plus de 10% pour certains pays d'Asie.
07:36Donc là, il y a quand même
07:37des sous-performances qui interpellent,
07:39ça, c'est la première chose.
07:40Deuxième chose,
07:41on voit aussi que les secteurs
07:43qui ont bénéficié de la rotation précédente,
07:46quand effectivement,
07:46on parlait encore d'un scénario positif
07:48pour les actifs risqués,
07:50de croissance économique,
07:51d'une inflation contenue,
07:52on avait eu ce grand phénomène de rotation
07:54vers les cycliques,
07:55vers les bancaires,
07:57vers les small caps,
07:58et ces gagnants d'hier
07:59sont aujourd'hui les perdants,
08:00et des perdants qui sous-performent
08:02assez massivement.
08:03Donc, si effectivement,
08:05demain, on a un scénario
08:06de désescalade
08:06qui ne semble pas
08:07complètement loufoque,
08:08même si imprévisible,
08:10alors là,
08:10il y a sûrement des choses à faire,
08:11on peut redéployer,
08:13aller chercher des points bas
08:14à l'entrée,
08:15tant en termes de perf
08:16qu'en termes de valorisation.
08:17D'accord,
08:18si on va vers une désescalade
08:19relativement rapide,
08:20sauf que,
08:20la raison pour laquelle
08:21j'ai aujourd'hui un plus grand doute
08:22qu'il y a une semaine,
08:23quand on craignait
08:24un pétrole à 150 dollars,
08:25c'est qu'on semble avoir trouvé
08:26ce point d'équilibre
08:27sur les cours du pétrole.
08:29102 dollars,
08:29là, sur le baril de Brent.
08:31On voit quelques navires
08:32commencer à passer,
08:33des navires chinois,
08:34des navires indiens
08:35que les Iraniens laissent passer,
08:37un navire pakistanais aussi,
08:38tout à l'heure,
08:38est passé.
08:39C'est-à-dire que
08:40les Iraniens sont peut-être
08:41en train d'ouvrir
08:42un tout petit peu
08:43les vannes de ce détroit d'Hormuz,
08:44mais pour leurs clients,
08:45pour ceux que ça arrange
08:46de laisser passer,
08:47de privilégier,
08:48de sorte que les cours du pétrole
08:49ne montent plus
08:50à 120 dollars,
08:51comme ils étaient lundi
08:52de la semaine dernière,
08:53ok,
08:53mais à 102 dollars,
08:54et d'une certaine façon,
08:55à 102 dollars,
08:56tout le monde peut tenir
08:56plus longtemps,
08:57qu'à 120,
08:58150 ou 200 dollars.
08:59Est-ce que le fait
08:59qu'on ait trouvé
09:00la forme de point d'équilibre,
09:01peut-être,
09:02le fait que les Iraniens
09:03laissent passer quelques bateaux
09:04pour éviter une flambée soudaine
09:05et beaucoup plus forte
09:06des cours du pétrole
09:07ne risque pas de faire durer
09:08davantage cette guerre
09:09parce que finalement,
09:10personne ne souffre mortellement
09:12à 102 dollars le baril ?
09:13Alors les bateaux
09:15passent quand même
09:16au compte-gouttes,
09:16et je ne sais pas
09:17s'ils vont être suffisants
09:19pour assurer
09:20la demande en pétrole
09:22de l'Asie.
09:23On voit quand même
09:23aujourd'hui en Asie,
09:24il y a une certaine restriction,
09:26il y a des queues,
09:27des files d'attente,
09:27il y a de la restriction
09:28dans l'accès au pétrole.
09:30D'ailleurs,
09:31l'AIE a annoncé
09:31que ces strokes stratégiques
09:32seraient prioritairement
09:33adressés à l'Asie,
09:34en l'occurrence.
09:35Oui,
09:35donc c'est véritablement
09:37au compte-gouttes
09:37et j'ai plutôt l'impression
09:38que c'est plutôt
09:40un acte symbolique.
09:42J'ose à peine imaginer
09:44le stress
09:45que doivent avoir
09:47les marins
09:47quand ils traversent
09:48ce détroit d'Ormousse,
09:49mais c'est plutôt,
09:50pour moi,
09:52symbolique
09:52que pour stabiliser
09:54le marché.
09:56Des sources expliquent
09:57justement que ces navires
09:58qui traversent le détroit
09:58mettent très très très très haut
10:00leurs pavillons chinois
10:01ou indiens
10:01pour bien qu'on voit
10:02que ce n'est pas
10:02les Etats-Unis
10:03ou Israël.
10:04Je les comprends.
10:04Je les comprends.
10:06Non, mais c'est plutôt symbolique
10:07et maintenant,
10:08la vraie question,
10:09c'est de combien de temps
10:10les Etats-Unis
10:11vont continuer
10:11de rester dans ce conflit.
10:13Parce que c'est quand même
10:14eux aujourd'hui
10:16qui dirigent le jeu.
10:18Après,
10:19ce qu'on peut voir,
10:19c'est qu'ils avaient
10:20quand même des objectifs militaires,
10:22c'est-à-dire détruire
10:23la puissance maritime,
10:27détruire la puissance
10:28de l'aviation iranienne,
10:31détruire la puissance
10:34balistique et nucléaire.
10:35Et on voit quand même
10:36qu'ils sont en bonne route
10:37pour arriver à cet objectif
10:39dans un objectif
10:41de temps fini.
10:42Après,
10:42leur objectif
10:43de renforcer
10:44le régime iranien,
10:45je pense que ça sera
10:46beaucoup plus compliqué.
10:47C'est plutôt un objectif
10:48de long terme.
10:48Mais alors après,
10:49si le régime reste,
10:50bonjour les vengeances.
10:51Bonjour les vengeances.
10:52Et comment les Américains
10:53réagiraient à les vengeances
10:54éventuellement du régime iranien ?
10:55Enfin,
10:55on ne serait pas au bout
10:56du conflit sans doute.
10:57Non.
10:57Certains évoquent
10:58une possible guérilla mondiale,
10:59genre un conflit larvé
11:00mais un peu partout.
11:02Oui.
11:03Il y a quand même
11:04ce scénario qui reste
11:05d'une désescalade
11:07de ce conflit
11:08avec les Américains
11:10qui atteignent
11:11ces objectifs.
11:12Après,
11:13retrouver un équilibre
11:14dans la région,
11:14ça sera quand même
11:15une autre question
11:16et qui demandera
11:17du long terme.
11:18Le cœur du pétrole
11:19est touché
11:19et Donald Trump
11:20en est le chirurgien.
11:21D'après Axios,
11:22Washington étudie
11:23une prise de contrôle
11:24de l'île de Karg.
11:25L'île de Karg
11:25où sont stockés
11:2790% des réserves iraniennes
11:29destinées à l'export.
11:3090% !
11:31C'est les joyaux
11:31de la couronne là.
11:32Et les Américains,
11:33d'après Axios,
11:34envisageraient
11:34de prendre le contrôle
11:35de cette île.
11:37Ils ont déjà
11:37bien militairement
11:39attaqué cette île
11:39mais pour l'instant,
11:40ils n'ont pas touché
11:41les infrastructures pétrolières.
11:43Et le grand message,
11:44c'est qu'ils ne veulent pas
11:47ce n'est pas dans leur objectif
11:49de toucher
11:50à ces infrastructures pétrolières.
11:52Mais c'est vrai
11:52que si on touche
11:52ces infrastructures pétrolières,
11:54on rentre dans une configuration
11:55qui est totalement différente.
11:58Parce que pour l'instant,
11:58les marchés sont plutôt inquiets
12:00sur l'impact de l'inflation
12:02de cette crise
12:02mais pour l'instant,
12:03on est quand même
12:03peu inquiets, je trouve,
12:04sur l'impact sur la croissance.
12:06Et cette correction
12:06sur les marchés actions,
12:08elle n'est pas du tout synonyme
12:10d'une croissance,
12:10d'un risque de récession.
12:12Parce que si le détroit d'Hermose
12:13reste fermé
12:14pour une période prolongée,
12:15ce n'est pas un ralentissement
12:17mondial qui est quand même
12:18très à risque.
12:18Il faut arrêter.
12:19Ce n'est pas quelques points
12:21de croissance
12:21qu'on aura en moins.
12:23Et ça, ce n'est pas du tout
12:24dans les prix du marché
12:26aujourd'hui.
12:28On note d'ailleurs
12:29qu'il y a eu effectivement
12:30de l'escalade
12:30ces derniers jours.
12:31On sent qu'effectivement,
12:33on n'est pas encore
12:33dans un point d'équilibre
12:34où il y a une volonté
12:35de faire baisser la tension.
12:37Mais que chacun des belligérants
12:38se laisse des portes de sortie.
12:40Sur effectivement
12:41les frappes militaires
12:42du week-end,
12:43globalement,
12:43elles sont effectivement
12:45très centrées
12:46sur l'infrastructure
12:47militaire.
12:48L'infrastructure pétrolière
12:50n'est pas touchée.
12:51C'est une ligne rouge
12:52pour Téhéran.
12:53Et jusqu'à présent
12:54elle n'a pas été franchie.
12:55On sait aussi
12:56ou on croit comprendre
12:57qu'il y a l'inverse
12:57côté iranien.
12:58Par exemple,
12:59les outils
12:59ont été étonnamment
13:01absents des débats
13:02jusqu'à présent.
13:02Ils ont été très peu actifs
13:04alors qu'on sait
13:04que c'est un relais
13:05d'escalade pour l'Iran.
13:06On croit comprendre aussi
13:07qu'ils ont des capacités
13:08balistiques plus puissantes,
13:10plus sophistiquées
13:11qui n'ont pas encore
13:12été utilisées.
13:13Donc,
13:14on revient peut-être
13:15dans cette théorie
13:15trop optimiste,
13:16l'avenir nous le dira,
13:17que finalement,
13:18beaucoup de ces acteurs
13:19ont un intérêt
13:21à se ménager
13:22des portes de sortie,
13:22que cette intensité
13:24de conflit
13:25n'est pas tenable
13:26à long terme.
13:27La question que vous posez
13:28en revanche,
13:28qui est probablement la bonne,
13:30une fois qu'on a
13:31désescaladé,
13:32qu'est-ce qu'on fait ?
13:33Quel régime reste en place
13:34et quelle prime de risque
13:36ça veut dire
13:36pour les investisseurs
13:37sur le pétrole ?
13:38Qui va faire passer des bateaux
13:39dans le détroit d'Ormouz
13:41en s'y flottant
13:42le jour d'après ?
13:43Qu'en est-il
13:44de la prime de risque
13:46que vous allez payer
13:46sur les infrastructures ?
13:47C'est les risques
13:48d'attaque de drones ?
13:50Quelle est la prime de risque
13:50que vous voulez maintenant
13:51recevoir pour investir
13:52sur les actions ?
13:54Ou sur le souverain
13:55qui maintenant se retrouve
13:56avec à nouveau
13:57des potentielles dépenses
13:58supplémentaires
13:59de la part des gouvernements ?
14:00Donc,
14:00le monde d'après,
14:01il est peut-être
14:01moins réjouissant
14:02que le monde d'avant
14:04qu'on aimait commenter
14:06il y a encore quelques semaines.
14:06Oui,
14:06parce qu'on vit
14:07la matérialisation des risques
14:08et donc on en sortira
14:09peut-être de ce conflit
14:10le jour où on en sortira
14:10avec l'idée
14:11qu'il va falloir
14:12payer le prix
14:12d'une sécurisation
14:14accrue nécessaire
14:14sur les infrastructures pétrolières,
14:16sur les infrastructures
14:17en général tout court.
14:18D'autant plus
14:19si le régime demeure,
14:20auquel cas il voudra
14:21peut-être se venger,
14:22on va suivre tout ça.
14:23Et ça aura un impact aussi
14:24sur la rencontre
14:25attendue en fin de mois
14:25entre Donald Trump
14:26et Xi Jinping.
14:27Donald Trump,
14:28il y a quelques heures,
14:29a menacé de reporter
14:30sa visite à Pékin
14:31en fin de mois
14:31s'il n'obtient pas
14:32l'aide des Chinois
14:33pour sécuriser
14:33les droits d'Hormouz.
14:35On sent bien
14:36qu'effectivement
14:36il n'est pas dans une position
14:38confortable au jour d'aujourd'hui.
14:39Il serait dans
14:40une position de faiblesse
14:41potentiellement
14:41avec des demandes
14:42à faire vis-à-vis de la Chine
14:44qu'il n'a pas envie
14:45de faire aujourd'hui.
14:46On entend aussi
14:47qu'il a dû dévier
14:48une partie de son arsenal militaire
14:50positionné en Asie
14:51vers le Moyen-Orient.
14:53Et effectivement,
14:54en fin stratège
14:55comme il se présente,
14:57ce n'est peut-être pas
14:57le meilleur moment
14:58d'aller négocier.
14:59On est à un quart d'heure
15:00de la clôture des marchés
15:01et le CAC 40 est quand même
15:02en hausse.
15:04Oil lower stocks higher.
15:06C'est ainsi que titrent
15:07les chaînes américaines
15:08aujourd'hui.
15:08Alors que le pétrole
15:09recule un peu,
15:10les actions en profitent
15:11et progressent légèrement.
15:12Rien de très fondamental
15:13dans les mouvements du jour.
15:14Le CAC gagne 0,5.
15:15Le pétrole en petite baisse
15:16de 1%.
15:17Le baril de Brent
15:18à 101 dollars en ce moment.
15:19Les valeurs qui se distinguent
15:20à la baisse.
15:21Capgemini perd 2,6%.
15:22Bureau Veritas perd 2%.
15:24Thalès dans la défense
15:25tient, perd 1,6%.
15:26Puis à la hausse,
15:27toujours cette thématique
15:28de la photonique.
15:29On en entend de plus en plus
15:30parler de la photonique,
15:31l'avenir de la tech,
15:33transporter des datas
15:34non plus par des câbles
15:35mais par de l'optique,
15:36par de la lumière,
15:37par les photons.
15:38Voilà.
15:38Et là-dessus,
15:39il semble qu'STMicroelectronics
15:40ou encore Soitech
15:41soit plutôt pas mal positionnée.
15:43C'est ce que nous disent
15:43certains analystes.
15:44STM gagne encore 2,8%
15:46aujourd'hui.
15:47Et alors Soitech,
15:47c'est la folie.
15:48Le titre gagne encore 7%.
15:50Il y a énormément de spéculation.
15:51C'est un peu un même stock
15:52en ce moment Soitech.
15:53Et puis en plus Soitech
15:54vient d'annoncer
15:55la prolongation
15:56d'un partenariat stratégique
15:59notamment ce qui permet
16:01cette nouvelle accélération
16:02à la hausse.
16:02Soitech depuis le 1er janvier
16:04gagne 150%.
16:05On en parlera bien sûr
16:06tout à l'heure
16:06après la clôture
16:07avec nos experts.
16:09Pour l'instant,
16:10Valentine Hennouz
16:11et Raphaël Thuin
16:12nous accompagnent.
16:13Alors du coup,
16:13Valentine,
16:14que feront les banquiers centraux
16:14cette semaine ?
16:15Car embolage de banquiers centraux,
16:17les grandes banques centrales
16:18des pays du G7
16:18vont toutes annoncer
16:19leur stratégie.
16:20Face à la hausse des cours
16:21du pétrole, du gaz,
16:22le risque d'inflation,
16:24le marché anticipe désormais
16:25zéro baisse de taux aux Etats-Unis.
16:27Zéro baisse de taux aux Etats-Unis
16:28et deux hausses de taux
16:30ici en Europe.
16:31L'attente du marché
16:32est-elle 100% irrationnelle ?
16:33Valentine, Raphaël,
16:34qui se jette à l'eau ?
16:35Allez, Valentine.
16:35Moi, je vais commencer
16:37à...
16:37Je l'avais déjà évoqué
16:39mes vues
16:40dans le bullshitomètre
16:42mais ce qui était
16:42très intéressant
16:43c'est qu'on est quand même
16:45sur des banques centrales
16:46qui pour moi
16:46vont maintenir
16:47un message de prudence.
16:49Il y a aujourd'hui
16:49une incertitude
16:50sur ce conflit
16:51qui amène quand même
16:53une incertitude
16:53sur la trajectoire
16:55de l'inflation
16:56après ce que peut mettre
16:58en avant
16:58et ce fameux mot
17:00transitoire
17:00qui avait été utilisé
17:02en 2022
17:03est-ce qu'ils vont
17:03ou pas
17:04le réutiliser ?
17:05Mais pour moi,
17:06je pense que
17:07les effets de second tour
17:08aujourd'hui sur l'inflation
17:10c'est-à-dire
17:10l'impact de cette hausse
17:12des prix aujourd'hui
17:13sur l'énergie
17:14qui se transmet
17:15au reste,
17:15aux autres segments
17:16de l'économie
17:17je trouve qu'il est
17:18assez faible.
17:19Pourquoi ?
17:19C'est parce qu'on n'est pas
17:21dans le même environnement
17:21il n'y a pas une demande
17:22aussi forte
17:23post-Covid 2022
17:24quand il y avait eu
17:25la hausse des prix
17:26de l'énergie
17:26on était dans un environnement
17:27il y avait une demande
17:28qui était très très forte
17:29les ménages avaient
17:30accumulé de l'épargne
17:31il y avait un marché
17:32de l'emploi aux Etats-Unis
17:33qui était chaud bouillant
17:34on n'est plus du tout
17:35mais plus du tout
17:36dans cette configuration
17:38aux Etats-Unis
17:39on a un marché de l'emploi
17:39que même si
17:40la Fed le qualifie
17:42de solide
17:42je le trouve
17:42plutôt très faible
17:43très peu de création
17:44d'emploi
17:45l'année dernière
17:45une hausse du taux de chômage
17:47longue durée
17:48en 2022
17:49on avait deux emplois vacants
17:50par chômeur
17:51c'était du jamais vu
17:52donc on n'est plus
17:53dans cette configuration
17:54Donc la boucle prix-salaire
17:54pouvait s'activer
17:55là on n'est plus du tout
17:56là-dedans
17:56On n'est plus du tout
17:57dans cette configuration
17:58Donc pour vous
17:59les banquiers centraux
18:00avaient eu tort
18:01de ne pas relever leur taux
18:01assez vite en 2022
18:02là ils auraient tort
18:03de les relever trop vite
18:04Il y a un vrai risque
18:05de les relever trop vite
18:06parce que si on revient
18:07à la situation
18:07qu'on avait avant
18:09ce conflit au Moyen-Orient
18:10moi j'étais très confortable
18:12sur le fait
18:12que la BCE doit baisser ses taux
18:13parce qu'il y a quand même
18:14des vraies faiblesses structurelles
18:15en zone euro
18:16avec des niveaux de taux réels
18:17qui sont beaucoup trop élevés
18:18et qu'aux Etats-Unis
18:20on a aujourd'hui une croissance
18:21qui repose sur
18:22la conso des ménages
18:23les plus riches
18:23l'investissement dans l'IA
18:25et si on veut que cette croissance
18:26reste solide après
18:27il faut baisser les taux
18:28pour toute cette partie
18:29de l'économie
18:30Ah oui carrément baisser les taux
18:31ne pas aller vers des hausses de taux
18:32que le marché est en train d'anticiper
18:33c'est-à-dire que là
18:34on a ce conflit au Moyen-Orient
18:36très bien
18:36et en plus peut-être
18:37devant nous
18:38une erreur de politique monétaire
18:40une forme de sur-accident
18:41peut-être amenée
18:41à choper le marché
18:42C'est le vrai risque aujourd'hui
18:43c'est de monter les taux
18:44dans un environnement
18:45où on a une croissance
18:46qui justifiait des baisses de taux
18:47Raphaël
18:48ce serait une erreur
18:49de politique monétaire
18:49qui viendrait se surajouter là ?
18:51Alors là
18:51on est dans un scénario
18:52qui est encore très incertain
18:54évidemment
18:55le marché a quand même
18:57massivement repressé
18:58ses attentes de hausses de taux
18:59qui étaient partis
19:00de zéro hausse de taux
19:01jusqu'à presque deux
19:02aujourd'hui
19:03ça c'est effectivement
19:04une surprise
19:05oui il y a un choc inflationniste
19:07potentiel à travers l'énergie
19:08mais on l'a compris
19:09il y avait quand même
19:10une forte incertitude
19:11sur la douleur de ce choc
19:12d'une part
19:13et effectivement
19:14une incertitude
19:14sur l'impact sur l'économie
19:16donc imaginez d'emblée
19:18que la BCE puisse
19:19sortir le bazooka à nouveau
19:21dans le mauvais sens du terme
19:23et aller monter
19:24très rapidement ses taux
19:25pour faire face
19:26à ce choc inflationniste
19:27ça paraît un petit peu prématuré
19:29et d'ailleurs
19:29pour les plus opportunistes
19:31d'entre nous
19:32ça fait réfléchir
19:33est-ce qu'on est allé trop loin
19:35on notera que
19:36les rendements obligataires
19:37le marché anticipe
19:38de hausse de taux
19:38de la BCE
19:39il n'y aura peut-être pas
19:39de hausse de taux
19:40du coup peut-être
19:41ça ouvre la voie
19:41à des bonnes surprises
19:42pour le marché
19:42et si globalement
19:44le marché
19:45il y a un risque
19:46de hausse de taux
19:47du fait d'une crise énergétique grave
19:49attention à ce que l'économie
19:50va faire
19:51et dans un cadre
19:53d'une économie
19:53qui serait très chancelante
19:55en Europe
19:55avec des prix énergétiques
19:56qui exploseraient
19:57il y aura aussi
19:58un contre-effet
20:00récessionniste
20:01qui ferait que
20:01les hausses de taux
20:02seraient loin d'être assurées
20:03donc on n'est pas
20:03dans un scénario
20:04qui semble si évident
20:05à première vue
20:06l'impact net
20:07pour les investisseurs
20:08aujourd'hui
20:09c'est que les rendements
20:09obligataires
20:10ont très fortement
20:11repricé à la hausse
20:12sur l'obligataire souverain
20:13sur le crédit aussi
20:15on retrouve maintenant
20:16une ouverture
20:17de rendement potentiel
20:18avec des taux
20:20en particulier courts
20:21qui sont remontés
20:21des primes de risque
20:23qui se sont écartées
20:23et aujourd'hui
20:24on peut mettre
20:25de l'argent au travail
20:25sur des portefeuilles
20:26de qualité
20:27à 4, 5, 6, 7%
20:28ça c'est des niveaux
20:30de rendement
20:31qu'on n'avait pas vu
20:31depuis un certain temps
20:32et pour encore une fois
20:33l'investisseur opportuniste
20:34ça peut attirer l'œil
20:35est-ce que les taux
20:36du coup
20:36sont le véritable métronome
20:38de cette guerre
20:38on parle tout le temps
20:39des cours du pétrole
20:40nous-mêmes
20:40on a passé 20 minutes
20:41dessus à l'instant
20:42mais est-ce que
20:43le vrai métronome
20:44ce sont les taux obligataires
20:45est-ce que c'est
20:46le marché des taux
20:47qui comme en avril dernier
20:48lors du Liberation Day
20:49pourrait freiner
20:50Donald Trump
20:51le pousser à cesser
20:51son offensive
20:52au Moyen-Orient
20:53par exemple
20:53si les taux montent trop
20:54la semaine dernière
20:55Donald Trump a adressé
20:56un message à Jérôme Powell
20:57pour lui dire
20:58baisse les taux
20:59Jérôme
20:59baisse les taux
21:00c'était jeudi dernier
21:01baisse les taux
21:01sans attendre la réunion
21:02de mercredi
21:03il est très pressé
21:04Donald Trump
21:04de voir les taux baisser
21:05est-ce qu'il est là
21:06le vrai état de métronome
21:07alors si on se place
21:08du point de vue
21:08de Donald Trump
21:09ça fait oui
21:09effectivement partie
21:10d'une thématique
21:11même plus large
21:12que les taux
21:12qui est cette fameuse
21:14affordability
21:14l'abordabilité
21:16je déteste ce jargon
21:18c'est pourtant français
21:19j'ai regardé
21:20abordabilité existe
21:21c'est le pouvoir d'achat
21:23ou c'est autre chose
21:24que le pouvoir d'achat
21:25oui c'est pouvoir
21:25se payer les choses
21:26finalement
21:27c'est le jargon financier
21:32en ce moment
21:32ils adorent
21:32dans le milieu financier
21:33dire affordability
21:35restons sur le pouvoir d'achat
21:36pour une partie
21:37de l'économie
21:38les niveaux de taux
21:38aux Etats-Unis
21:39on voit que l'économie
21:40est au-dessus du potentiel
21:40mais ils sont quand même
21:41très élevés
21:41on regarde les taux
21:42sur les cartes de crédit
21:43Donald Trump
21:44il était alarmé
21:46sur ces niveaux de taux
21:46ils sont à plus 20
21:47les niveaux de taux
21:48sur les mortgages
21:49ils sont à 6-7%
21:50les niveaux de taux
21:51pour les prêts
21:52aux petites entreprises
21:52sont aussi très élevés
21:53donc quand on dit
21:55des taux plus bas
21:55et affordability
21:56il y a quand même
21:57je sais qu'on n'aime pas ce mot-là
21:58mais il y a quand même
21:59toute une partie
22:00de l'économie américaine
22:01aujourd'hui
22:01qui souffre de ce niveau de taux
22:02et donc cette thématique
22:04elle passe par les taux
22:05elle passe par les prix à la pompe
22:06et on sait que les américains
22:07ils sont très sensibles
22:09et on reste en l'état
22:11aujourd'hui
22:11c'est un ara qui rit politique
22:14et d'ailleurs
22:14aujourd'hui
22:15pour la première fois
22:17le Polymark
22:18qui est ce site
22:20d'anticipation
22:21et de pari en ligne
22:22sur des événements
22:24politiques et autres
22:25anticipe pour la première fois
22:26que le Sénat
22:27puisse être pris
22:28par les démocrates
22:29à l'automne
22:30donc là
22:31ça ne doit pas faire plaisir
22:32à l'administration Trump
22:33et on y imagine très bien
22:34qu'il y a une volonté
22:36de sortir
22:36de cette spirale négative
22:38rapidement
22:38pour retrouver
22:39du crédit politique
22:40et des perspectives
22:41vis-à-vis des élections
22:42donc il est là
22:43le cœur du jeu
22:44selon nous
22:44vous sentez qu'économiquement
22:46ils peuvent trouver des armes
22:48justement pour reprendre la main
22:49et effectivement
22:49revenir, redevenir
22:51alors très populaire
22:51j'en sais rien
22:52mais en tout cas
22:52limiter les dégâts
22:53à l'occasion des midtermes
22:54ou le mal est fait
22:54on est déjà en avril
22:56non pas encore
22:56on est en mars
22:57on va peut-être pas accélérer le temps
22:58mais voilà
22:58ça a été son créneau
23:00sur l'année de l'I26
23:01il en a parlé
23:02durant l'état de l'union
23:04et son grand discours
23:04de politique générale
23:06faire baisser les taux
23:07et garder les prix
23:08de l'énergie bas
23:09avec par exemple
23:10une intervention
23:10en Venezuela
23:11c'était son mandat
23:13et c'était son objectif
23:14aujourd'hui
23:14on est au milieu de l'histoire
23:16on peut lui donner peut-être
23:17encore le bénéfice du doute
23:18c'est vrai que c'est assez mal parti
23:21peut-être qu'à la fin
23:22ce sera lui le génie
23:23non mais je dis ça
23:24sans ironie
23:24si le pétrole iranien
23:25revient sur le marché mondial
23:26parce qu'il y a un accord
23:27ou je ne sais quoi
23:28oui les comités
23:29une sortie de crise rapide
23:30et franche
23:32mais c'est vrai
23:33que si vous prenez
23:34le Venezuela
23:34l'Iran
23:35plus la production américaine
23:37c'est 30%
23:38de la production mondiale
23:39qui pourrait peut-être
23:40devenir un peu plus fluide
23:41qu'elle ne l'était
23:42ça c'est les grands optimistes
23:43si vous rajoutez
23:44le Canada et l'Argentine
23:45c'est 40%
23:46de la production mondiale
23:47qui dans un scénario rose
23:49pourrait passer
23:50sous pavillon américain
23:51on en est très très loin
23:52et d'ailleurs
23:53ce scénario
23:54qui était cité
23:55il y a quelques jours
23:55quelques semaines
23:56au début du conflit
23:57on l'entend beaucoup moins
23:59on se rend bien compte
23:59qu'avec des événements
24:01en Iran
24:01ça va être compliqué
24:02on est un tout petit peu
24:03englué dans le pétrole
24:04sur les indices
24:05toujours d'ailleurs
24:05le CAC 40
24:06est en train de limiter ses gains
24:07on ne gagne plus que 0,2%
24:09sur l'indice CAC
24:09à 6-7 minutes
24:11de la clôture
24:12il n'y a pas que la question
24:13géopolitique à suivre
24:14il y a cette semaine
24:15Nvidia
24:15qui aujourd'hui
24:16tient sa grande journée
24:17sa grande conférence
24:18où d'habitude
24:19Nvidia présente
24:20de pures merveilles
24:21des nouvelles puces
24:22comme ça
24:22qui éblouissent le monde
24:23en enthousiasme
24:24et permettent à Nvidia
24:25en bourse
24:25de justifier sa valorisation
24:26elle démarre aujourd'hui
24:27cette conférence annuelle
24:28vous en attendez
24:29Mons et Merveilles
24:30encore une fois
24:30ou peut-être plus
24:322-3 vallées
24:33un peu moins de Mons et Merveilles
24:34on y est très attentif
24:36parce que c'est historiquement
24:37un moment très important
24:38pour l'écosystème tech
24:39l'écosystème IA
24:41on a eu historiquement
24:42des grandes annonces
24:43qui sont faites
24:43spécifiquement
24:44durant cette conférence
24:45et là on entend
24:47qu'effectivement
24:47on va avoir déjà
24:48un petit peu d'explication
24:50autour de cet écosystème
24:51de ces dépenses
24:52d'investissement
24:53dans quelle mesure
24:54on voit une continuation
24:56de cette accélération
24:57et de cette tendance
24:58donc ça c'est très important
24:59on espère aussi
25:01un peu avoir
25:01de la couleur
25:02sur les sujets
25:03satellites
25:04à la chose
25:05que sont
25:05les softwares
25:07les logiciels
25:08les crises
25:09de liquidité
25:10chez certains acteurs
25:11d'autre part
25:12et puis aussi potentiellement
25:13un risque technologique
25:15positif
25:16avec des annonces
25:17technologiques
25:17on parle en particulier
25:19d'une nouvelle puce
25:20qui serait développée
25:21grâce
25:22en partenariat
25:23avec une entreprise
25:25qui s'appelle
25:25Grock
25:26qu'ils ont acheté
25:27il y a quelques mois
25:29qui permettrait
25:30de limiter
25:30les besoins
25:31en mémoire
25:32de ces puces
25:33pour les stratégies
25:34d'inférence
25:35tout ça est un peu
25:35jargonneux
25:36excusez-moi
25:37mais le prix
25:37de la mémoire
25:38a énormément
25:39handicapé
25:39les perspectives
25:40de l'IA
25:40ces derniers temps
25:41si demain
25:42on devait trouver
25:42une avancée
25:43technologique
25:44qui permettait
25:44de limiter
25:45ces besoins
25:46en mémoire
25:46ça serait intéressant
25:47donc attention
25:48c'est souvent
25:49un catalyseur
25:50de marché important
25:51en tout cas
25:51sur la tech
25:52effectivement
25:53Nvidia
25:53donc à suivre
25:54qui gagne 1,8%
25:55on a Tesla
25:55aussi qui
25:56de son côté
25:57Tesla annonce
25:58vouloir produire
25:59ses propres puces
25:59d'intelligence artificielle
26:00qui gagne 2,5
26:01il y a un peu
26:02de concurrence
26:02qui arrive
26:03même si en volume
26:04c'est pas complètement
26:05le cas encore
26:05face à Nvidia
26:06des acteurs
26:07qui tentent comme ça
26:07de continuer
26:08de se constituer
26:09Wall Street
26:09est en hausse
26:10le Nasdaq
26:10notamment
26:11porté
26:12par cette
26:14surchauffe
26:15je sais pas
26:15cette ébullition
26:16en tout cas
26:16dans les annonces
26:17attendues d'Nvidia
26:17le titre
26:18Nvidia en hausse
26:19et le Nasdaq
26:20avec un peu plus
26:20d'un pour cent
26:21de progression
26:21notez dans la Formule 1
26:22quand même
26:23cette douche froide
26:23les étapes prévues
26:25du circuit de Formule 1
26:25en Arabie Saoudite
26:26et à Bahreïn
26:27sont annulées
26:27cette année
26:28et oui
26:28les compétitions à Bahreïn
26:33n'empêche pas
26:33le titre
26:34Formula 1
26:34groupe
26:35coté aux Etats-Unis
26:36au Nasdaq
26:37de gagner
26:37en ce moment
26:372%
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