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  • il y a 12 heures
Vendredi 6 mars 2026, retrouvez Kevin Thozet (Membre du comité d'investissement, Carmignac), Arnaud Morel (Gérant de portefeuille et Directeur de la Gestion Sous Mandat, Promepar AM), Guillaume Brisset (Associé, gérant, Clartan Associés) et Emeric Blond (Gérant fonds actions, Tailor AM) dans SMART BOURSE, une émission présentée par Grégoire Favet.

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Transcription
00:09Bonjour, bienvenue à tous, bienvenue dans Smart Bourse, votre rendez-vous quotidien avec les marchés.
00:14Tout ce qu'il faut savoir, une heure de direct, 17h à 18h, dernière de la semaine.
00:18Et quelle semaine, quelle semaine de volatilité, une semaine plutôt en rouge d'ailleurs sur les marchés.
00:23On va voir d'ailleurs dans une seconde que la nervosité continue à dominer avec des indices qui baissent, qui
00:30s'enfoncent même du côté des US à la suite de la destruction d'emplois aux Etats-Unis.
00:36On va voir ça dans un instant et nous allons commenter avec nos experts.
00:40Et puis dans le dernier quart d'heure de Smart Bourse, on ira du côté des banques avec le cas
00:44Banco Santander.
00:45Voilà pour le sommaire. Tout de suite, on regarde ce qui se passe du côté des marchés.
01:00Tout ce que vous devez savoir sur cette journée boursière avec Pauline Grattel. Bonsoir.
01:04Bonsoir.
01:04Les indices qui évoluent toujours au rythme de la guerre.
01:07Oui, en Europe, le Stoxx 600 et l'Eurostoxx 50 cèdent environ 1,5%.
01:12Le CAC 40 en France est en repli du même ordre et repasse sous les 8000 points.
01:17Sur la semaine, l'indice parisien cède plus de 7%.
01:20A deux semaines des réunions, des banques centrales, les craintes sur l'inflation sont à nouveau bien présentes.
01:25Les investisseurs surveillent les prix de l'énergie qui poursuivent leur envolée, encore plus après l'attaque sur un champ
01:32pétrolier en Irak.
01:34Aux Etats-Unis, les indices sont en repli de près de 2% et l'indice VIX s'envole de
01:3820% à près de 30% au cours de la séance.
01:41L'indice de la peur, on y reviendra tout à l'heure. Qu'en est-il des prix de l
01:44'énergie, Pauline ?
01:44Le baril de Brent poursuit donc son envolée et bondit encore de 7% au cours de la séance, au
01:49-delà de 90 dollars.
01:51Sur les cinq derniers jours, le prix du Brent s'envole de 25%.
01:55Au Qatar, le ministre de l'énergie, dans un entretien au FT, alerte que ce conflit pourrait faire s'effondrer
02:02les économies du monde.
02:03Le Qatar va cesser ses exportations d'énergie si la guerre continue.
02:07Les flux d'énergie pourraient être donc interrompus rapidement et le baril s'envolait à 150 dollars.
02:13Ah oui, là ça changerait effectivement la donne.
02:14Allez, côté macro, le rapport sur l'emploi inquiète.
02:17Oui, à la surprise générale, pour le mois de février, l'économie américaine a détruit 92 000 emplois
02:23quand les analystes tablaient sur environ 60 000 créations.
02:27Le chiffre du mois de janvier a été révisé à la baisse de 4 000 créations.
02:31Le taux de chômage remonte ainsi logiquement à 4,4% de la population active.
02:36Du côté des salaires, ils augmentent de 0,4% sur un mois et de 3,8% sur un
02:42an.
02:43En zone euro, on a regardé la troisième estimation de la croissance
02:46qui est revue en léger repli à plus 0,2% au quatrième trimestre.
02:50On passe à votre marché préféré, le marché obligataire.
02:53Oui, après la publication du rapport, les rendements se sont détendus de 5 points de base
02:58pour évoluer autour de 4,15% avant de finalement remonter à un niveau proche de 4,20%.
03:04Mais les rendements sont assez volatiles aujourd'hui.
03:07Un mot du dollar également qui connaît sa plus forte hausse hebdomadaire depuis un an.
03:12L'indice dollar progresse de plus de 1,5% cette semaine, ramenant l'euro dollar autour de 1,15
03:17,80%.
03:18Du côté des valeurs, microéconomie, le gagnant du jour, c'est pour Zeland Pharma.
03:23Oui, le titre est en effet bon dernier du Stoxx 600 et s'effondre de près de 30%, de plus
03:29de 30% même au cours de la séance.
03:31Le laboratoire danois n'a pas obtenu les résultats attendus pour son traitement
03:34contre l'obésité développée avec Roche en phase 2.
03:38Pour rappel, c'est Elilili qui règne en maître dans ce marché anti-obésité.
03:41Son traitement permet de perdre jusqu'à 20% de poids.
03:45Celui de Zeland Pharma n'affiche que des pertes d'un peu plus de 10%.
03:48Et du côté de Wall Street, c'est Marvel Technologies.
03:52Rien à voir avec les dessins animés qui s'envolent.
03:53Oui, le titre bondit de près de 20% dans les premiers échanges grâce à des prévisions de croissance des
03:58puces d'IA.
03:59Aux antipodes GAP plonge de 15% à Wall Street après des résultats conformes.
04:03Et une faible guidance pour le début de l'année 2026.
04:07Enfin, que va-t-on regarder la semaine prochaine, Pauline ?
04:10La semaine prochaine sera chargée en termes de données d'inflation aux Etats-Unis.
04:14On attend entre autres le CPI du mois de février.
04:17Et l'indice Core PCE privilégié par la Fed pour le mois de janvier.
04:21Toujours côté américain, on regardera aussi la croissance du quatrième trimestre en seconde lecture.
04:26Merci Pauline, c'était formidable comme d'habitude.
04:28Allez, tout de suite, place aux experts.
04:41Planète Marché, comme tous les soirs, trois experts sont avec nous en plateau.
04:45On est ravis d'accueillir Kevin Tozet.
04:48Bonsoir Kevin.
04:48Bonsoir.
04:49Membre du comité d'investissement chez Carmignac.
04:52Tout à fait.
04:52On va voir si le comité des sages chez Carmignac a tranché et si on modifie les allocations.
04:58A vos côtés, Arnaud Morel.
04:59Arnaud, bonsoir.
05:00Bonsoir.
05:00Vous êtes gérant de portefeuille, directeur de la gestion sous mandat chez Promepart.
05:03La même question.
05:04On va savoir si après cette semaine agitée, tout change ou est-ce que rien ne change ?
05:09Qu'est-ce qu'on fait ? Comment on ajuste ?
05:10Enfin, Emmerick Blon.
05:11Bonsoir Emmerick.
05:12Bonsoir.
05:13Vous êtes gérant de portefeuille, directeur de l'action chez Taylor AM.
05:15Voilà.
05:16On va parler donc action également avec vous.
05:19Messieurs, fin de cette semaine agitée.
05:22On se disait juste avant en rentaine, ce n'était pas la bonne semaine pour partir en vacances.
05:25Ça tombe bien.
05:26Vous étiez là dès lundi.
05:27Vous avez pu assister aux premières loges à ce conflit qui inquiète.
05:32Évidemment, c'est une réaction toujours épidermique du marché qui price très très rapidement.
05:37On a l'impression qu'on a jeté tout par-dessus bord, qu'on est revenu en arrière, qu'on
05:40repart,
05:41qu'il y a peut-être des tendances qui sont en train de s'installer.
05:43On démarre avec vous, Kevin Tozet.
05:45Comment vous analysez cette séquence ?
05:48Est-ce qu'on est saisi ou on essaye de s'ajuster rapidement ?
05:51La séquence, elle rappelle tristement ce qui s'est joué en février 2022.
05:56C'est-à-dire qu'on a un nouveau choc d'offres sur le marché des matières premières et des
06:01matières premières énergétiques
06:02avec cette séquence-là, c'est-à-dire des prix des matières plus élevées.
06:06On pense au pétrole.
06:07Nous, Européens, on pense surtout au gaz qui viennent nourrir des anticipations d'inflation,
06:13qui à leur tour viennent nourrir une remontée des rendements obligataires.
06:16Et ça, ça vient mordre, ça vient peser sur les marchés d'action.
06:19Et donc, c'est typiquement cette séquence-là qu'on a et qui se joue.
06:22Alors là, si on regarde quelques chiffres un peu sous la surface,
06:25en Europe, on voit par exemple des pays comme l'Italie qui sont bien plus impactés que les autres.
06:30Pays comme le Royaume-Uni aussi.
06:3230% de leur mix énergie vient du gaz.
06:35Et donc, on voit un écartement des primes de risque très fort,
06:37enfin plus fort sur les rendements italiens par exemple.
06:41On voit aussi en Angleterre vraiment une chevauchée fantastique,
06:45j'ai envie de dire des taux.
06:47On a des anticipations d'inflation à deux ans au Royaume-Uni
06:51qui ont pris à peu près 1% depuis le début de cette année.
06:54On a encore des taux qui remontent de 15 points de base aujourd'hui.
06:57Et ça, en dépit de rapports sur l'emploi aux Etats-Unis qui étaient un peu décevants.
07:01Donc, c'est bien cette séquence-là qui se joue.
07:03La réaction de marché, vous vous le disiez, elle peut sembler forte.
07:06Elle n'est pas si forte que ça quand même.
07:08C'est-à-dire qu'aux Etats-Unis, on a des marchés qui sont en baisse,
07:10mais on va dire entre 1 et 3% si on regarde ce qui se passe aujourd'hui.
07:14Au vu de l'ampleur du choc potentiel, ce n'est peut-être pas si important que ça.
07:18Mais ce n'est peut-être pas fini. C'est ça qu'on se dit aujourd'hui.
07:20En fait, je crois que le marché, il achète un peu pour argent comptant
07:23ce que nous dit M. Trump, c'est-à-dire un conflit qui dure 4-5 semaines.
07:27Et donc, oui, une disruption sur l'acheminement de gaz et de pétrole
07:33par le truchement de la fermeture temporaire du détroit d'Ormousse.
07:37Mais sans doute une résolution de ce conflit.
07:40En tout cas, un abaissement des tensions à cet horizon-là.
07:42Si je regarde les courbes de dérivés futures forward sur les marchés du pétrole,
07:47ils nous disent que le pétrole, il va repasser sous les 80 dollars à horizon juin-juillet.
07:52Donc, c'est bien vers ce scénario-là que le marché semble se guider.
07:56Je crois qu'il est loin d'être gagné, ce scénario-là.
07:59Oui, en tout cas, Veritime Game Changer, on rappelle que l'indice parisien
08:03est passé en dessous des 8000 points.
08:05On avait fait un record il n'y a pas si longtemps.
08:06C'était il y a une semaine pratiquement tout rond.
08:08Au-delà des 8500 points, on abandonne 7% sur la semaine.
08:12Mais voilà, Arnaud Moral, on se dit peut-être que ce n'est pas fini.
08:16Parce qu'on essaie de se rassurer, on prend toutes les bonnes nouvelles
08:18pour tenter des petits rebonds.
08:20Mais on sent qu'en fin de semaine, quand même, ça donne le lard et c'est dans le rouge.
08:23C'est normal qu'en fin de semaine, on n'ait pas non plus envie
08:25de prendre des positions à l'amorce d'un week-end.
08:29Ce qu'il faut se dire déjà, c'est que la casse n'est pas non plus flagrante
08:32sur les marchés actions, notamment en Europe.
08:34On revient sur la casse départ.
08:36Ce qu'il faut, c'est que ça ne remette pas en question
08:38le scénario positif de la zone économique européenne
08:41avec une croissance peu ou prou sur le même rythme que l'année précédente.
08:45Une Allemagne qui redécolle sort de la récession.
08:48Des bénéfices par action suite à des résultats de publication
08:51qui ont été quand même très bons sur l'ensemble de la cote.
08:54Et surtout, d'avoir ce phénomène de désinflation
08:58qui était quand même assez prenant et positif
09:01pour la zone économique européenne.
09:03Maintenant, aujourd'hui, avec les différents scénarios
09:06qui sont le Moyen-Orient sous tension.
09:09Là, on est plus dans une période où on attaque un scénario
09:12avec une escalade un peu plus importante,
09:15notamment avec des coupes de production sur le Koweït,
09:18des attaques iraniennes sur l'ensemble de ses collègues
09:21du Moyen-Orient qui font monter les prix du baril de pétrole.
09:25Là, on a un baril du prix de pétrole à 90 dollars.
09:28Ça commence à être problématique pour l'ensemble
09:30de la zone économique européenne
09:31qui s'était pas mal reporté, notamment sur la partie gaz.
09:34Le gaz européen, je crois que c'est 60% de hausse
09:36depuis le début de la semaine
09:37puisqu'on avait quand même pas mal repris de GNL
09:40sur la partie qatarie.
09:41Donc ça, c'est des événements à surveiller.
09:44Le Qatar, pardon, qui va cesser.
09:46Elle annonce l'exportation d'énergie si la guerre continue.
09:49Et le ministre de l'Énergie, dans un entretien au FT,
09:52on le citait tout à l'heure,
09:53a dit que le baril pourrait s'envoler,
09:55dépasser les 100 dollars, voire aller jusqu'à 150 dollars.
09:58Là, c'est un game changer.
09:59Game changer.
10:00Après, on a M. Trump aux manettes
10:01qui est très difficile à percevoir
10:04en termes de communication.
10:06Pour lui, il n'a aucun intérêt.
10:07Aujourd'hui, on a 6 dollars le galon
10:08en Californie d'essence.
10:10Si on le voit, c'est vraiment une problématique
10:12pour la population américaine.
10:13Alors, on précise.
10:14C'est vrai qu'aux États-Unis, on est en galon.
10:17Un galon, c'est quoi ?
10:173 litres et demi, je crois.
10:193-4 litres.
10:20En fait, bref, c'est cher.
10:21C'est-à-dire qu'il s'est passé longtemps,
10:22il était à 3-4 dollars.
10:23Et c'est clairement aujourd'hui
10:24un élément moteur
10:25pour les élections de mi-mandat
10:27pour les Américains.
10:28Il y a des gilets jaunes aux États-Unis.
10:31Après, lui, c'est les électeurs
10:33quand même qui sont assez importants.
10:34Et ça pourrait retourner la tendance.
10:36Donc, il peut faire un reversal
10:37assez important dans sa communication
10:39vis-à-vis de l'Iran.
10:40Maintenant, c'est comment va-t-il le faire ?
10:42Avec quelle sagesse va-t-il le faire ?
10:43Quel cri de victoire va-t-il
10:46sur lequel va-t-il s'enthousiasmer ?
10:47Et surtout, comment va-t-il convaincre Israël
10:50à ne pas poursuivre, on va dire,
10:54ce qu'elle cherche à faire
10:55depuis quelques années ?
10:57C'est-à-dire de mettre de côté
10:59l'Iran
11:00pour une façon assez certaine
11:02dans le temps.
11:03Oui.
11:03L'or, en tout cas, n'est pas à la Calmy.
11:05Au Moyen-Orient, l'armée islérienne
11:06qui maintient son offensive
11:08sur deux fronts.
11:09Un front interne, l'autre au Liban.
11:11Les États-Unis affirment avoir
11:12détruit un porte-drone iranien,
11:14plus de 30 navires
11:15depuis le 28 février.
11:16Et puis, voilà,
11:17une frégate iranienne
11:18qui a été coulée
11:19alors qu'elle croisait
11:21à plus de 2000 miles
11:22des côtes iraniennes.
11:23Donc, on voit une espèce
11:24de propagation comme ça
11:25du conflit.
11:26C'est ça aussi qui inquiète,
11:27c'est qu'il ne soit pas hyper localisé.
11:29C'est intéressant ce que disait
11:31tout le monde,
11:31c'est intéressant, bien évidemment.
11:32Mais Arnaud disait,
11:33voilà, c'est comment on en sort,
11:35en fait.
11:35Quelle va être la porte de sortie
11:36de ce conflit ?
11:37On sait que les Américains,
11:38lorsqu'ils lancent un contre-dérit
11:39hors de leurs frontières,
11:40c'est rarement,
11:41ça se passe rarement bien.
11:43Oui.
11:44Alors, moi, je me rappelle quand même
11:45de la promesse de campagne de Trump
11:46qui était America First
11:47et de rapatrier l'ensemble des soldats
11:51hors du territoire américain,
11:52sur le territoire américain.
11:53Et de ne plus faire
11:54d'interventionnisme militaire.
11:55Oui.
11:56Et éventuellement glaner
11:57le prix Nobel de la paix au passage.
11:59Voilà, éventuellement.
11:59Alors, apparemment,
12:00ce qui sort de la paix,
12:02ça ne va pas se faire.
12:04Depuis l'année,
12:05ça ne coche pas les cases.
12:06Là, il n'y a pas beaucoup
12:07de cases qui sont cochées.
12:08Mais c'est...
12:09Non, le vrai problème,
12:10c'est qu'on a vu
12:12tapisser un pays de bombes
12:13pour faire tomber un gouvernement,
12:14ça ne marche pas.
12:15Il faut mettre des bottes au sol.
12:17Et effectivement,
12:20les Américains,
12:21ce n'est pas à mon avis
12:21pas prêts à le faire.
12:22Ou alors,
12:22de déléguer cette partie-là,
12:24peut-être à, je ne sais pas,
12:25l'Azerbaïdjan,
12:25qui a des vérités en ce moment
12:27de rassembler des troupes
12:28à la frontière
12:28suite à des attaques de drones
12:30de la part des Iraniens.
12:31C'est un peu ce qui pourrait se passer.
12:32C'est que les Iraniens
12:33seraient artisans
12:34de leur autodestruction.
12:36Enfin, en tout cas,
12:37les Molas iraniens.
12:38C'est qu'en essayant
12:40d'attaquer
12:40tous les pays du Golfe
12:44et tous les voisins
12:46qui les entourent,
12:47il peut se passer
12:48qu'ils créent
12:48une espèce d'alliance
12:49anti-Iran,
12:50anti-Molas.
12:52et pousser justement
12:54cette alliance
12:55à intervenir
12:56plus physiquement
12:57sans que les Américains
12:58aient à le faire.
13:00Voilà,
13:00ça peut être
13:01une des choses
13:02qui pourraient précipiter
13:02un peu la chute du régime.
13:04Mais bon,
13:06c'est vrai qu'aujourd'hui,
13:08bon,
13:08c'est...
13:09Quelque part,
13:10le conflit,
13:11ce n'est pas vraiment
13:11un conflit extrêmement important
13:13dans la phase géopolitique.
13:15L'Iran,
13:16ce n'est pas connecté
13:17internationalement parlant
13:18dans les échanges commerciaux,
13:19etc.
13:19C'était déjà assez isolé.
13:21Voilà,
13:21c'était très isolé.
13:22Le pétrole,
13:22il partait quasiment à 100%
13:23en Chine.
13:25C'était à peu près tout.
13:27En fait,
13:27ce qui est gênant,
13:28c'est le pouvoir
13:29d'une nuisance
13:29sur ce détroit d'Hormuz
13:31qui est effectivement
13:32très étroit
13:33et sur lequel
13:34on peut pratiquer
13:35un espèce de goulé d'étranglement
13:36voire un assèchement complet
13:37du passage des bateaux.
13:39C'est ça,
13:39le vrai problème,
13:40en fait.
13:40On a évoqué...
13:41C'est 20%
13:42appréciablement en énergie.
13:42Oui,
13:43est-ce que ça pourrait être sécurisé,
13:44ce détroit d'Hormuz ?
13:45Ça a été évoqué
13:46mais c'est étroit
13:47mais c'est quand même vaste
13:48et puis mettre quelques mines
13:49c'est plutôt facile.
13:50Je crois que les assureurs
13:51non plus
13:51n'ont pas tellement envie
13:53de continuer à jouer le jeu
13:54parce que c'est désormais
13:55une zone de guerre.
13:56C'est le problème
13:56et effectivement
13:57si on coule
13:582-3 tankers au milieu,
14:00c'est 50 km je crois
14:01la distance
14:01entre les deux rives.
14:02Si on coule
14:032-3 tankers
14:04ou méthane entre les deux rives,
14:07on peut bloquer.
14:09Je pense que
14:10juste la menace
14:11d'avoir un drone
14:12qui coûte
14:14quelques milliers d'euros
14:15la menace
14:16que certains d'entre eux
14:17puissent
14:18aller heurter un tanker.
14:20Juste cette menace-là
14:21je pense qu'elle suffit.
14:22Et complètement asymétrie.
14:23Et les assureurs
14:25ont prévenu
14:25ceux qui auraient
14:26la tentation
14:27de passer le détroit
14:27effectivement
14:28ne seraient pas assurés.
14:31Ce qui pourrait se passer
14:32c'est qu'une intervention
14:33un peu plus musclée
14:34sur maritime
14:35et aérienne
14:36pour sécuriser le détroit.
14:38On a tous révisé
14:39nos cours de géo
14:40cette semaine
14:41pour ceux qui ne savaient pas
14:42où placer le détroit d'Hormuz
14:43je crois que c'est
14:44plutôt pas mal.
14:46Kevin Tosé
14:46justement
14:47sur ce pétrole
14:48là aussi
14:50ce détroit
14:50qui est bloqué
14:51tiens
14:52est-ce qu'il peut y avoir
14:53des réactions en chaîne
14:54vous évoquez justement
14:55la Chine
14:55est-ce qu'il peut y avoir
14:56un effet domino ?
14:58Oui
14:58je crois que
14:59pour l'instant
15:00le principal effet domino
15:01il se fait par le truchement
15:02des marchés de taux
15:02c'est-à-dire que
15:03là aussi
15:05si on regarde
15:06par exemple
15:07en zone euro
15:08les projections
15:08qui ont été faites
15:09par la banque centrale européenne
15:10sur où serait l'inflation moyenne
15:12ou à la fin de 2026
15:14elle la mettait
15:15elle est entre
15:151,7 et 1,8%
15:18avec le choc
15:19qu'on a
15:19ponctuellement
15:20sur les marchés du pétrole
15:21sur les marchés du gaz
15:22là aussi
15:23si je regarde
15:23ce qui est anticipé
15:25si je regarde
15:26l'élasticité
15:27qu'utilise la banque centrale européenne
15:28pour faire ses simulations
15:29de croissance
15:30et d'inflation
15:31ça met
15:31l'inflation européenne
15:33en 2026
15:34à peu près
15:350,65%
15:36au-dessus
15:36de ce qui est anticipé
15:38et donc ça
15:38ça veut dire quoi ?
15:39ça veut dire que les marchés obligataires
15:41ils commencent à anticiper
15:42que la banque centrale européenne
15:43sa fonction de réaction
15:44ce sera non plus
15:45de baisser ses taux d'intérêt
15:46c'est pour ça que je faisais le parallèle
15:47avec 2022
15:47mais que ce sera bien
15:48de les remonter
15:48et donc aujourd'hui
15:50ce que nous disent
15:50les marchés obligataires
15:51c'est que la banque centrale européenne
15:54devrait remonter ses taux
15:55de 25 centimes
15:56cette année 2026
15:57ce qui change quand même
15:58radicalement la donne
15:59par rapport
16:00sur une stagnation
16:02avec un billet
16:03légèrement baissé
16:04là c'est plutôt
16:05l'inverse
16:06qui se produit
16:06et pourquoi est-ce que
16:08j'ai insisté
16:08sur le fait que ce qui est anticipé
16:10c'est que le conflit
16:11ne dure pas trop longtemps
16:12c'est que si on était amené
16:14à avoir
16:14on va dire un pétrole
16:16ou un prix du gaz
16:16durablement plus élevé
16:18ce ne sera pas 25 centimes
16:19on aura comme hausse de taux
16:20ce sera plutôt
16:21le double
16:22alors la réunion
16:23de la banque centrale
16:23du 19 mars
16:24sans doute un petit peu tôt pour ça
16:26parce que la banque centrale européenne
16:27arrête ses simulations
16:28trois semaines avant la réunion
16:29mais si ça devait continuer
16:30en juin
16:31on pourrait être
16:31on va dire live
16:32sur des hausses de taux d'intérêt
16:34néanmoins cette banque centrale
16:35pardonnez-moi
16:35je vous interromps
16:36elle est quand même
16:37assez confort
16:38elle avait quand même
16:38déjà baissé
16:39il n'y avait pas eu grand chose
16:41on a cette marge de manoeuvre
16:43oui mais là aussi
16:44je crois que 2022
16:45est passé par là
16:46et la banque centrale européenne
16:47est beaucoup plus
16:48on va dire sensible
16:50à ces dynamiques
16:51de choc d'offres
16:52et donc pas de choc de demande
16:53et sur dans quelle mesure
16:54est-ce que ça
16:54ça peut venir ancrer
16:55des anticipations d'inflation
16:56pour rappel
16:57les anticipations d'inflation
16:58des ménages européens
17:00des chefs d'entreprise européens
17:01on est plutôt sur des niveaux
17:02de 2,5%
17:03donc c'est un vrai risque
17:05pour la banque centrale européenne
17:06et je crois que son biais
17:08a clairement changé
17:09elle avait plutôt tendance
17:11à avoir un biais
17:12plutôt baissé
17:12sur les taux d'intérêt
17:13je pense que ça a changé
17:14ça a changé de camp
17:15mais on est d'accord
17:16que le sous-jacent
17:17ça sera quand même l'énergie
17:18parce qu'il n'y a pas
17:19surchauffe de l'économie
17:20oui mais bon
17:21c'est bien le problème
17:23c'est une composante
17:24importante de l'inflation
17:25l'énergie
17:26c'est toute la difficulté
17:29mais je pense
17:29ce qui nous sauve aujourd'hui
17:30parce qu'on pourrait avoir
17:31un scénario
17:33désastre total
17:33ce serait que
17:35ce conflit
17:35est explosé
17:36en octobre
17:37là effectivement
17:38on a la chance
17:38que ça explose au printemps
17:40on commence déjà
17:40à avoir des redous
17:41il fait 20 degrés dehors
17:43bon
17:44voilà
17:44ça ça peut nous sauver
17:45parce qu'effectivement
17:46on va atteindre
17:46des points bas
17:47en termes de consommation
17:48les stocks sont pas très bas
17:50non plus
17:50ils sont assez hauts
17:51ça dépend où
17:52mais effectivement
17:55pour répondre à la question
17:56sur la Chine
17:56sans doute que voilà
17:57monsieur Trump
17:58on en a parlé
17:59c'est à dire que
18:00c'est peu intérêt
18:01de voir le prix à la pompe
18:05monter de 25 centimes
18:0650 centimes
18:07voire un dollar
18:07a fortiori une année électorale
18:10les différents pays
18:11de la région
18:11on comprend bien
18:12leur intérêt
18:13à ce que le conflit
18:13ne dure pas trop longtemps
18:14et sans doute
18:14qu'en Chine
18:15c'est également le cas
18:17parce que le consommateur chinois
18:18il n'est pas non plus
18:18en grande forme
18:20et pour rappel
18:22l'Iran
18:22donc voilà
18:23une grosse partie
18:24de ses exportations
18:25vont vers la Chine
18:26l'Iran c'est aussi
18:27une des plaques centrales
18:28de cette fameuse route
18:29de la soie
18:30voulue et investie
18:31par Pékin
18:31depuis presque
18:3310 ans maintenant
18:34d'autant que
18:34la manne pétrolière
18:35l'Iran en a besoin
18:36Arnaud Morel
18:37ils ne vont pas pouvoir
18:39faire sans
18:39très très longtemps
18:40tous les pays du golf
18:42l'Iran
18:42les Etats-Unis
18:43et la Chine
18:44ont besoin des flux
18:45pétroliers clairement
18:46c'est 20%
18:47qui seraient bloqués
18:48dans le détroit
18:4820 millions de barils par jour
18:49pour revenir sur l'inflation
18:50je trouve un point intéressant
18:51on voit que les break-even
18:52d'inflation à 5 ans
18:53bougent en Europe
18:54sont quand même pas mal repartis
18:55à la hausse
18:55il y a quand même
18:56une corrélation assez importante
18:57sur le phénomène de désinflation
18:58depuis le début de l'année
18:59que vous disiez
18:59qui a emmené
19:00les marchés européens
19:02à la hausse
19:02là on a eu quand même
19:03une pente ascendante
19:04tandis qu'aux Etats-Unis
19:05on n'a pas beaucoup bougé
19:06on a 2,55
19:06contre 2,45
19:07il y a encore une semaine
19:08donc c'est vraiment
19:09le jeu pour la zone euro
19:11et ce que je vous disais
19:11de bouger ce narratif
19:13qui était
19:14Goldilocks
19:15pour la zone euro
19:16boucle d'or
19:16boucle d'or clairement
19:18et on a eu un chiffre
19:19d'une inflation embarquée aussi
19:21qui nous a quand même
19:23surpris à la hausse
19:23cette semaine en Italie
19:25on a eu un 9 sur le CPI
19:26pour un 6 attendu
19:27attention aux Etats-Unis
19:29avec les prix à la production
19:30aussi qui ont surpris
19:31à la hausse
19:312,9 contre 2,6
19:32ce qui est quand même
19:33tout de même
19:33pas neutre
19:34et dans l'ISM manufacturier
19:35la composante
19:38inflation
19:38enfin prix payé
19:39excusez-moi
19:40est repassée au-dessus
19:40des 70
19:41on a quand même
19:42un sous-jacent
19:43qui est en train
19:43de repartir à la hausse
19:44que ce soit
19:45de façon plus importante
19:46aux Etats-Unis
19:47mais aussi en Europe
19:48et si en plus
19:48vous avez cette crise
19:49au Moyen-Orient
19:50avec les prix
19:51de l'essence
19:52et du gaz
19:52qui sont en repartir à la hausse
19:53ça nous casse ce scénario
19:54on arrive sur quelque chose
19:55de stag
19:56enfin on arrive sur un scénario
19:57de stagflation
19:57ce qui est carrément
19:58pas possible
19:59à entendre aujourd'hui
20:00sur les marchés financiers
20:01car c'est pas le scénario central
20:03c'est pas porteur
20:04pour les actifs
20:05justement
20:06Wall Street
20:07qui avait pas tellement réagi
20:07au cours des premières 24 heures
20:09on est à un marché flat
20:10un lundi
20:11là ça commence à s'inquiéter
20:12Wall Street plombait
20:13par les cours de l'or noir
20:14bien sûr qui flambent
20:15et puis les chiffres
20:16de l'emploi
20:18voilà avec cette statistique
20:19près de 100 000 emplois détruits
20:2192 000
20:21c'est inquiétant
20:22ou est-ce qu'il faut prendre
20:23ces chiffres avec précaution
20:25Émeric Brou
20:27je dirais précaution
20:29précaution pourquoi ?
20:30parce que
20:30ça fait quand même un moment
20:31qu'on discute de
20:33destruction d'emploi
20:34liée à liée
20:35et
20:36donc c'était quelque chose
20:37qui était attendu au final
20:38on s'attendait à ce qu'il y ait
20:39des choses qui se passent
20:40peut-être qu'on ne s'attendait
20:41pas à ce que ça se passe
20:41aussi vite
20:44mais ça faisait un moment
20:45qu'on guettait
20:46les indices
20:46effectivement
20:47de création d'emploi
20:48destruction d'emploi
20:49chômage
20:51en se disant
20:51ça y est
20:52la prochaine vague
20:52effectivement
20:53de destruction d'emploi
20:54ce sera au niveau
20:54d'école Blanc
20:56les ingénieurs
20:57techniciens
20:58et
21:00on s'attendait
21:01à ce qu'il se passe
21:02quelque chose
21:02est-ce que c'est
21:03la matérialisation
21:04de ça
21:04de ces craintes-là
21:05je ne sais pas trop
21:06j'avoue
21:06je ne sais pas encore
21:07en tout cas
21:07les indices tablés
21:08sur près de 60 000
21:09créations
21:10ont détruit
21:1092 000
21:12emplois
21:13et le chômage
21:14remonte
21:14aux emplois
21:154,4
21:16on avait un chiffre de janvier
21:17qui avait quand même
21:17été particulièrement fort
21:18donc elle est surpris
21:19dans l'autre sens
21:21on a là aussi
21:22quelques indicateurs
21:23un peu contradictoires
21:25c'est-à-dire que
21:26usuellement
21:27ces derniers mois
21:28voire dernier trimestre
21:29on a eu beaucoup
21:29de créations d'emplois
21:30dans des secteurs
21:30très peu cycliques
21:31par exemple
21:32dans celui de la santé
21:33vous parliez d'Islande
21:34tout à l'heure
21:35là on a eu une destruction
21:36d'emplois dans le secteur
21:36de la santé
21:37donc ce qui se retourne
21:37radicalement
21:38on a des mouvements
21:39de grève aussi
21:41importants
21:41on a à peu près
21:4130 000 infirmières
21:42et infirmiers
21:43qui font grève
21:45aux Etats-Unis
21:46donc ça peut avoir
21:46un impact
21:47la météo aussi
21:48c'est pas forcément évident
21:50de lire
21:52ces chiffres là
21:53ou d'interpréter
21:53ces chiffres là
21:54à forcer
21:54quand on a
21:55une inflation salariale
21:56qui là aussi
21:57Pauline le soulignait
21:58tout à l'heure
21:58repart plutôt
22:00plutôt à la hausse
22:01par contre
22:01ce que ça dit
22:03je crois
22:03c'est que
22:04ce scénario central
22:05auquel on faisait
22:06allusion tout à l'heure
22:07peut-être faire un petit peu
22:08attention
22:08au consensus
22:09quand il semble
22:10un peu trop
22:11quand c'est compliqué
22:12sur le plan intérieur
22:13on peut lancer
22:15des opérations
22:16on reprend un peu
22:17de lustre
22:18à l'extérieur
22:19notamment dans ce conflit
22:21où normalement
22:21on se soude
22:21derrière son président
22:23or les américains
22:24ils sont pas très enthousiastes
22:26sur cette croisade
22:28au Moyen-Orient
22:30si on ajoute
22:31effectivement
22:31des destructions d'emplois
22:33un chômage qui remonte
22:33de l'essence
22:35qui flambe
22:36ça va devenir compliqué
22:37l'équation pour Donald Trump
22:38c'est tout ce que
22:39monsieur Trump
22:39avait promis
22:40qui se passe à l'inverse
22:41c'est-à-dire
22:42avec un dollar
22:42qui remonte
22:43des taux longs
22:44qui repartent
22:44et potentiellement
22:45les 30 ans
22:46qui vont repartir
22:47les taux hypothécaires
22:47qui vont repartir
22:48à la hausse
22:48et un prix du pétrole
22:50qui augmente
22:51pour revenir sur les chiffres
22:52ce qu'il a dit
22:52dans le discours de Mignons
22:53pour ça
22:53non
22:54bien sûr
22:54c'est pas le premier politique
22:58à pas tenir
22:59exactement
22:59sur les chiffres d'emploi
23:01j'en reviens juste
23:01un glissement annuel
23:02sur un an
23:02février 25
23:03février 26
23:04on crée 0,1%
23:06d'emplois
23:07dans le secteur privé
23:07aux Etats-Unis
23:102008-2001-91
23:11c'est pas un point important
23:13donc cette composante
23:14on le sait
23:14la banque centrale américaine
23:15le notifie
23:16sur l'ensemble
23:17de ses rapports
23:17enfin sur ses comptes rendus
23:19pardon
23:19qu'il faut bien
23:20surveiller ce marché
23:21de l'emploi
23:21et là je crois
23:22qu'on est en plein dedans
23:22et qu'il faut faire
23:23présentation aujourd'hui
23:24notamment sur
23:26l'évolution du dollar
23:27dans les prochains mois
23:28et ça c'est quand même
23:29aujourd'hui
23:29un point important
23:30ce que disait Emmerick
23:31il y a un instant
23:32est très intéressant
23:32dans le sens où
23:34ok on a moins d'emplois
23:35mais est-ce que c'est dû
23:36à la surproductivité
23:37dû à l'intelligence artificielle
23:39ces milliers de milliards
23:40qu'on déverse
23:41est-ce qu'on en voit le bout
23:42est-ce qu'on n'a pas vraiment
23:43de chiffres là-dessus
23:44pour l'instant
23:44certains disent
23:45que ça sert à rien même
23:46non après on a
23:48l'annonce d'Oracle
23:49tout à l'heure
23:49qui liquide énormément
23:51de salariés
23:52dans ses effectifs
23:52vous avez SAP
23:53qui a un an et demi
23:54annoncé qu'il liquide
23:558% ses effectifs
23:57grâce au gain de productivité
23:58potentiel de l'IA
23:59donc c'est une inconnue
24:01ajoutée au tableau
24:03mais voilà
24:03après c'est important
24:06Emmerick Blond
24:07je ne suis pas grand-choseur
24:09je peux rajouter
24:09mais c'est vrai
24:10je peux rajouter
24:10d'autres noms par exemple
24:11à la litanie
24:13des sociétés tech
24:14Amazon
24:16Microsoft
24:18il y en a beaucoup
24:20qui commencent effectivement
24:21en fait
24:22c'est un peu comme ça
24:23ce qui s'est passé
24:24dans l'Internet
24:25l'Internet au départ
24:26ça n'a pas été
24:27un gain massif
24:28en termes de bénéfices
24:29par action
24:30pour les sociétés
24:30c'était des gains
24:31de productivité en fait
24:33et c'est ce qui est
24:34en train de se passer
24:34c'est que là aujourd'hui
24:35les sociétés sont en train
24:36de constater des gains
24:37de productivité
24:37et qu'elles vont pouvoir
24:39effectivement
24:39après peut-être
24:42corroborer
24:43via effectivement
24:43cette génération
24:44de bénéfices
24:44par action supplémentaire
24:46mais là
24:47on est au début
24:48c'est le début
24:49en fait
24:49de ce cycle
24:51quelque part
24:52de destruction créatrice
24:55et on va voir
24:56aux experts
24:57qui justement
24:58explique
24:59que cette productivité
25:00elle est très compliquée
25:02à analyser
25:02parce qu'au niveau individuel
25:04il y a tout un tas
25:05d'effets rebonds
25:05par exemple
25:06si on gagne du temps
25:07sur ses tâches quotidiennes
25:08peut-être qu'on va passer
25:09un peu plus de temps
25:09à regarder d'autres choses
25:10ou à faire de choses
25:12c'est pas forcément
25:12qu'on va remplacer le travail
25:13et si je roule
25:14du rôle du cynique
25:15si je suis chef d'entreprise
25:17et que je veux
25:18couper une partie
25:18de ma masse salariale
25:19dire que c'est grâce
25:20à des gains de productivité
25:22attendus
25:22ou à l'intelligence artificielle
25:23c'est une façon
25:24de bien habiller la mariée
25:26et aujourd'hui
25:26on n'en sait rien
25:28en tout cas
25:28on sait ce qu'on nous dit
25:29On ouvre le chapitre
25:30de l'allocation d'actifs
25:32avec le thème
25:34jusqu'à la semaine dernière
25:35c'était la rotation sectorielle
25:36alors diversification d'abord
25:38rotation sectorielle
25:39cap sur les émergents
25:40c'est ce qu'on entendait
25:40sur ce même plateau
25:42on a l'impression
25:42que tout a été bouleversé
25:44est-ce que c'est le cas
25:46on démarre avec Carmignac ?
25:48Non je ne crois pas
25:49que ce soit le cas
25:50je crois que la rotation sectorielle
25:52en tout cas
25:52cette grande rotation
25:53elle reste tout à fait
25:54tout à fait d'actualité
25:56et d'ailleurs
25:56elle est nourrie
25:57par cette remontée
25:58des rendements obligataires
26:00on a quand même
26:01des moteurs de performance
26:03qui s'élargissent
26:03globalement
26:04dans les marchés d'action
26:05je crois que dans les marchés
26:06d'action internationaux aussi
26:07alors oui
26:08il y a eu certains écueils
26:09sur la semaine
26:10on pense aux actions coréennes
26:11qui ont fortement corrigé
26:13qui ont rattrapé
26:14un bout de ce retard là
26:14qui était quand même
26:15qui était monté
26:16comme un stylo
26:18à dépasser
26:20les fameux 5000 points
26:22promis par le chef d'état
26:25par monsieur Lee
26:26je crois que cette rotation sectorielle
26:28elle reste vraie
26:28c'est-à-dire que
26:29ce qui a très longtemps caractérisé
26:31la construction de performance
26:33de portefeuille
26:34ça a été une forme de parité
26:36des risques
26:37on avait des actions d'un côté
26:38et puis des obligations
26:39émises par des états
26:41bien notés de l'autre
26:43je crois que ce vers quoi
26:44on se dirige
26:44c'est plutôt
26:47des portefeuilles
26:48avec une parité
26:50de l'inflation
26:51ou une inflation
26:52parité des risques
26:53je ne sais pas comment
26:54est-ce qu'on peut le formuler
26:55c'est-à-dire que
26:55on voit bien
26:56les actifs
26:57qui étaient traditionnellement
26:58défensifs
26:58ils le sont moins
27:00le dollar a joué son rôle
27:02cette semaine
27:03il l'a moins joué
27:04sur d'autres épisodes
27:06les taux d'intérêt
27:07c'est gagnant du mal
27:08le billet vers cette semaine
27:09il a joué
27:10on aurait pu penser
27:11au France Suisse
27:12on aurait pu penser à l'heure
27:13on voit que c'est quand même
27:14le billet vers
27:14donc cette semaine
27:15alors je crois que ça c'est
27:16un autre phénomène
27:17c'est que
27:17sur la semaine
27:18ce qui a très bien fonctionné
27:19c'est tout ce qui était
27:21beaucoup moins consensuel
27:22c'est-à-dire que
27:23ce qui était très largement
27:24suracheté ou survendu
27:25suracheté
27:25donc c'était
27:26les actions coréennes
27:28l'or
27:28tout ce qui était
27:29très délaissé
27:30très vendu
27:30c'était notamment
27:31le dollar américain
27:32on a eu ce phénomène
27:33de retournement là
27:34on parlait des logiciels
27:35tout à l'heure
27:37Capgemini
27:37signe très bonne performance
27:39sur la semaine
27:39c'était pas vraiment le cas
27:42dans la séquence
27:43qui précédait
27:43mais dans une allocation
27:45de portefeuille
27:45je crois qu'avoir des actifs risqués
27:46ça a tout à fait du sens
27:47des actions
27:48du crédit
27:49l'histoire nous dira
27:50si comme d'habitude
27:51on va dire
27:51les conflits armés
27:52il vaut mieux regarder
27:53un peu plus loin que ça
27:54ça nous est un peu tôt
27:54pour nous
27:55pour se prononcer
27:56sur ce sujet là
27:57mais en tout cas
27:57en face d'actions
27:58et de marchés du crédit
28:00peut-être avoir
28:00un petit peu moins
28:01d'obligations nominales
28:02peut-être un peu plus
28:03d'obligations réelles
28:04un peu plus
28:06d'instruments financiers
28:08liés à des problématiques
28:09inflationnistes
28:09et donc là
28:10on pense notamment
28:10à des matières premières
28:11je pense que l'or en fait partie
28:12le cuivre en fait partie
28:14le pétrole et le gaz
28:16aussi
28:16donc c'est comme ça
28:17qu'on réfléchit
28:18à des allocations
28:19à construire des portefeuilles
28:20sur le long terme
28:21c'est vrai que sur ces valeurs refuges
28:22on a eu l'impression
28:23d'un sale offre
28:24sur l'or
28:26sur tout ce qui avait bien marché
28:27vous avez raison
28:28peut-être il y a eu des appels de marge
28:29des gens qui étaient surexposés
28:30c'est le jeu aussi
28:31dans ces moments
28:32dans ces moments
28:32de doutes
28:34allocation bouleversée
28:36chez vous
28:37je prends mes part
28:37à ce stade non
28:39on va voir un petit peu
28:40ce qui se passe
28:40la durée du conflit
28:41pour l'instant
28:42c'était déjà de jouer
28:43et c'était notre maître mot
28:45en début d'année
28:45c'était de diversifier
28:46aujourd'hui
28:47au sein des classes d'actifs
28:48les zones géographiques
28:49et clairement
28:50ça joue son jeu
28:51c'est que le conflit
28:52la géopolitique
28:53peut se déplacer
28:54à tous les coins du monde
28:56donc aujourd'hui
28:57le call
28:58la manière de penser
28:59du marché
29:00qui surperformance
29:01début d'année
29:02c'était d'acheter l'Asie
29:03d'acheter l'Europe
29:04et de vendre les Etats-Unis
29:05ce qui s'est totalement inversé
29:07sur les dix derniers jours
29:08donc l'idée
29:09c'est toujours maintenir
29:10une diversification
29:10très importante
29:12saisir les opportunités
29:13sur le marché
29:15notamment des actions
29:16sur certains titres
29:17qui sont peut-être
29:18davantage baissiers
29:19dans ce schéma là
29:20en se disant
29:21ben voilà que le scénario
29:22en tout cas aujourd'hui
29:23il est gagnant pour personne
29:24donc ce soit
29:25et on répète
29:25comme tout à l'heure
29:26c'est que l'Iran
29:27les pays du Golfe
29:28les Etats-Unis
29:29la Chine
29:30et l'Europe
29:30en premier lieu
29:31ne peuvent pas aujourd'hui
29:32s'enliser dans ce conflit
29:33donc il va falloir faire
29:34une sortie rapide
29:36et M. Trump
29:36en est quand même
29:38le principal protagoniste
29:39et surtout
29:40il est très habitué à cela
29:41donc dans ce schéma là
29:42on ne peut pas
29:43à ce moment
29:44bouger les allocations
29:45puisqu'on a quelqu'un
29:46qui est quand même
29:47à la tête
29:47de la première puissance mondiale
29:49qui peut bouger
29:50d'un moment à l'autre
29:51et on l'a vu
29:52au moment du moment
29:53Liberation Day
29:54donc c'est toujours
29:55un plébiscite
29:56pour les marchés
29:57à suction à ce stade
29:58tant qu'on n'a pas
29:59un baril de pétrole
29:59qui se positionne
30:01de façon durable
30:02au-dessus des 100 dollars
30:03puisqu'à ce moment là
30:04on va avoir un impact
30:05sur l'économie
30:06potentiellement
30:07engendrer une récession
30:08et c'est là
30:08où potentiellement
30:09il faudra bouger un peu avant
30:11bien sûr
30:11mais voilà
30:12avoir des anticipations
30:13négatives pour les marchés
30:14c'est vrai qu'on appelle
30:15la séquence Liberation
30:15des taux qui flambent
30:17et là
30:18monsieur Trump
30:19qui fait machine arrière
30:20qui dit bon finalement
30:20on va mettre de l'eau dans son vin
30:22ça permet quand même
30:23au passage
30:24de taper très fort
30:25sa stratégie
30:26et puis d'avoir des taux
30:28qui est des tarifs
30:30à 15% en moyenne
30:31là c'est un petit peu
30:33plus compliqué
30:33parce que bon
30:34déjà c'est pas
30:35une ratification
30:36il y a quand même
30:37des soldats
30:38il y a des navires
30:39il y a toute une armada
30:40c'est pas évident
30:41la désescalade
30:42je veux dire
30:42elle paraît quand même
30:43on va pas faire un petit tour
30:44et puis s'en va
30:45tout à fait
30:45mais quand vous regardez
30:46je me permets rapidement
30:48c'est aujourd'hui
30:48le stock de missiles de l'Iran
30:49il n'est pas infini
30:51on le voit
30:51il y avait 357
30:52de mémoire
30:53d'après ce que j'ai vu
30:55le vendredi dernier
30:56aujourd'hui
30:57on est plus aux alentours
30:57d'une cinquantaine
30:59on voit quand même
30:59qu'il y en a beaucoup
31:00qui sont détruits
31:01beaucoup qui sont utilisés
31:01donc l'Iran
31:03négocie
31:03on va dire très bien
31:04dans l'état où elle est
31:05de la façon dont elle est
31:07attaquée par les Etats-Unis
31:08d'Israël
31:08mais voilà
31:09ils vont arriver
31:09sur la table de négociation
31:10en tout cas on l'espère
31:11on le pense
31:12que c'est un moment
31:13et un enjeu fort
31:14ils détiennent
31:15ou en tout cas
31:15ils disent qu'ils ne ferment pas
31:16le détroit d'Ormouz
31:17ils le contrôlent
31:18de façon assez importante
31:19et ils savent qu'aujourd'hui
31:20les primes d'assurance
31:21ne permettent pas aujourd'hui
31:22qu'il y ait des transferts
31:23aujourd'hui
31:25de métalliers
31:25ou de bateaux
31:28qui transportent du pétrole
31:29excusez-moi
31:29je retrouve pas mes termes
31:30mais voilà
31:30merci
31:31les fameux tankers
31:32dont on parlait tout à l'heure
31:33Emmerick Blombe
31:33sur l'allocation
31:35la rotation
31:35y avez-vous participé
31:37depuis le début de l'année
31:37est-elle remise en question ?
31:40alors il y a début d'année
31:42et puis il y a
31:44fin de semaine dernière
31:46en gros
31:47la semaine dernière
31:48tout le monde est parti
31:49en week-end
31:49en se disant
31:49bon bah
31:51iso-situation
31:52la géopolitique est stable
31:54d'accord
31:55quelques mouvements de flotte
31:56des américains
31:57autour de l'Iran
31:57pour mettre la pression
31:58sur le
31:59un peu comme quand
32:00on avait vu
32:00les troupes russes
32:01se masser à la frontière
32:02on dit bon
32:03c'est sûr
32:03ça bouge
32:04mais
32:04voilà
32:04mais on ne s'attendait pas
32:05clairement
32:06je pense qu'il n'y a
32:07personne qui s'attendait
32:08à part peut-être Trump
32:09et encore
32:09je ne suis pas sûr
32:10mais qui s'attendait
32:11à ce qu'on répuie
32:12sur le bouton rouge
32:13ce week-end
32:15donc effectivement
32:16difficile de construire
32:17des allocations
32:17dans ce genre de situation
32:18c'est que
32:20l'arbre des possibles
32:21il est grand
32:22il est large
32:22et puis il continue
32:23de pousser quand même
32:23c'est-à-dire que
32:24on parlait de ces 4-5 semaines
32:26je partage l'avis
32:27c'est-à-dire que
32:28le scénario central
32:29le optimiste
32:29c'est qu'on arrive bien
32:30à une résolution
32:31de ce conflit
32:31il ne va pas durer
32:33éternellement
32:33en tout cas
32:36sur ce laps de temps-là
32:37on ne peut pas exclure
32:38que tant qu'il y a des missiles
32:39qui volent au-dessus de la région
32:40il n'y en a pas un
32:41qui tombe sur une ville
32:42sur des installations gazières
32:44pétrolières
32:44que ce soit voulu
32:45ou non voulu
32:46ça fait partie du champ des possibles
32:47donc c'est-à-dire que
32:47revoir radicalement
32:48une allocation
32:49dans ce contexte-là
32:51c'est quand même aussi
32:52le risque de faire des bêtises
32:54et pour l'instant
32:54le scénario qu'on écrivait
32:56il n'est pas remis en cause
32:58de façon pérenne et durable
33:01Non, non, non
33:01il y a un blip
33:02sur l'écran
33:04mais la vérité
33:06c'est que construire
33:07des positionnements
33:08à l'aune
33:10des décisions de Trump
33:10c'est impossible
33:12mais donc
33:13ce qui se passe aujourd'hui
33:14c'est effectivement
33:15on prend des décisions
33:16on essaie de se projeter
33:17un petit peu à moyen terme
33:18peut-être éventuellement
33:19un peu plus long terme
33:20si on a envie de faire ça
33:21mais plutôt à moyen terme
33:23et on essaie effectivement
33:24de tenir un petit peu la barre
33:25et tant que le scénario central
33:26n'est pas remis en question
33:28complètement
33:28on reste investi
33:29et après ce genre de séquence
33:31qu'on l'a vu
33:31pendant l'Iberation Day
33:32ce genre de séquence
33:33est souvent l'occasion
33:34pour les gérants
33:35de pouvoir effectivement
33:36pas revoir la location
33:37mais peut-être
33:38se renforcer à la baisse
33:40sur des sociétés
33:40sur lesquelles ils étaient déjà
33:41avoir des meilleurs prix de revient
33:43c'est l'occasion
33:45effectivement
33:45de peut-être
33:46optimiser un peu plus encore
33:47l'espérance de gains futurs
33:49du portefeuille
33:49et travailler sur un rebond
33:51encore plus fort
33:51On a l'impression aussi
33:53que les marchés étaient hauts
33:54on parlait de records
33:55en tout cas
33:55sur le CAC 40
33:56un peu partout en Europe
33:58On a le sentiment aussi
33:59que
34:00c'est pas que ça tombe à pic
34:01mais cette respiration
34:02a été attendue
34:03et c'est un peu
34:04l'étincelle
34:04qui provoque tout ça également
34:08Oui
34:09on est dans une phase
34:10où il commence à avoir
34:11un peu de fragilité
34:12on peut dire ça comme ça
34:13sur ces marchés
34:14d'actifs
34:14On partait d'où
34:15les dégagements
34:16c'est quand même
34:16moins 20%
34:17en deux jours
34:17sur le Céoule
34:19même si on avait grimpé
34:20ça se voit rarement
34:21La brosse de Céoule
34:21est quand même
34:22en hausse de deux chiffres
34:23cette année
34:25Alors quant à nous
34:26on a effacé
34:27tous les gains
34:28depuis le début de l'année
34:30donc il va falloir
34:33évidemment repartir
34:34on est
34:35certains
34:35c'est intéressant
34:36de dire aussi
34:37sur les Etats-Unis
34:39finalement cette tech US
34:40qu'on a laissé de côté
34:40depuis une dizaine de mois
34:42maintenant
34:42elle pourrait aussi
34:43jouer paradoxalement
34:44le rôle de valeur refuge
34:45parce que
34:46les GAFAM
34:47finalement il y a de la visibilité
34:48il y a pour l'instant
34:49de la génération de cash
34:50même si elle est
34:50investie ou surinvestie
34:52selon certains
34:53dans l'intelligence artificielle
34:54qu'est-ce que vous en pensez ?
34:56Pendant les quatre
34:57six dernières semaines
34:59même un peu plus
35:00les sept magnifiques
35:01j'ai incorporé Nvidia
35:02ont eu des parcours
35:04de sous-performance
35:05ont des niveaux
35:05de valorisation
35:06suite à des publications
35:07magnifiques
35:08Nvidia aujourd'hui
35:08ça se paye à 21 fois
35:09c'est six fois
35:10les V-Sales
35:11à Microsoft
35:12on est à 23-24
35:13donc c'est moins cher
35:14que le marché de Nasdaq
35:15je reviens un petit peu
35:15à ce qui avait été
35:16dit précédemment
35:17mais aujourd'hui
35:17vous avez des boîtes
35:18qui sont remplies de cash
35:19des flux de trésorerie
35:20la visibilité
35:21des marchés diversifiants
35:23on rappelle quand même
35:23que c'est pas qu'office
35:24sur Microsoft
35:25on parle pas de n'importe quoi
35:26donc il y a quand même
35:27l'activité cloud
35:28mais il y a quand même
35:28une base
35:29qui génère des plus
35:30de trésorerie
35:31assez importante
35:32donc oui
35:32on comprend ce mouvement
35:34qui continue à utiliser
35:34tous les jours
35:35malgré les événements géopolitiques
35:36et qui a fait 200 points
35:37il y a trois jours
35:40a fait moins 35%
35:41donc elle était
35:42en bear market
35:43on dit qu'un bear market
35:44c'est moins 40
35:45moins 45
35:45elle fait moins 38
35:46quand elle revient
35:47à se poser à 290
35:48je dis pas que c'est
35:49l'occasion de l'année
35:51mais on comprend
35:52aujourd'hui
35:53qu'il y ait ce fly to quality
35:54sur des titres
35:55comme Microsoft
35:55des titres
35:56comme Apple
35:57mais voilà
35:58sur les sept magnifiques
35:59boîtes remplies de cash
36:00c'est vraiment aujourd'hui
36:01le mouvement qui est fait à ce marché
36:03qui est compréhensif
36:04qui se fait en 2023
36:05au moment où on a la crise
36:06des banques régionales
36:07qui se fait en 2022
36:08au moment de la crise en Ukraine
36:09qui se fait également
36:10l'an dernier
36:11c'est logique
36:12et ça semble sain aujourd'hui
36:14parce que vous avez
36:14en plus des valorisations
36:15qui semblent abordables
36:16en tout cas en relatif
36:18et suite au mouvement
36:19un peu de sous-performance
36:20des dernières semaines
36:20Alors bien sûr
36:21sur sa table
36:22on est professionnel
36:23on a l'habitude
36:24de ces mouvements de marché
36:24pour les autres
36:25c'est compliqué
36:26c'est compliqué de se dire
36:27est-ce qu'on achète
36:28au son du canon ?
36:30Eric Blond
36:31Dans un conflit
36:32où l'on pense
36:33qu'il y a des enjeux
36:34très forts
36:34et où l'on pense
36:35que le conflit va durer
36:36comme pour le conflit ukrainien
36:38oui
36:38acheter au son du canon
36:39ça a vraiment du sens
36:42mais effectivement
36:43pour des conflits
36:44aussi
36:46possiblement
36:47court terme
36:47que ce qui se passe en Iran
36:49acheter au son du canon
36:50notamment des valeurs
36:50de la défense
36:51alors que si on n'est pas
36:51investi dans la défense
36:52à mon avis
36:52c'est une grave erreur
36:53ça peut être
36:54les portes de sa lune
36:55clairement
36:55et on l'a vu
36:56il y a eu
36:58un entrefilé
36:59d'actualité
37:0010 ans
37:00possible
37:02arriver à la négociation
37:03des Iraniens ce matin
37:04moins 10
37:04sur tout le secteur
37:05de la défense
37:06donc pour moi
37:08c'est très risqué
37:10je pense qu'aujourd'hui
37:11si on voulait
37:12par exemple
37:13peut-être
37:14que dit ce conflit iranien ?
37:16il dit
37:16la même chose
37:17que pendant le conflit ukrainien
37:18c'est dépendance
37:20de plein de zones géographiques
37:21à de l'énergie
37:22à un moment donné
37:23où elles vont avoir besoin
37:24de beaucoup d'énergie
37:26à cause des data centers
37:27à cause de l'électrification
37:29à outrance
37:30de toutes les économies
37:31et toutes les zones géographiques
37:35l'arrivée des véhicules électriques
37:37voilà
37:37on a ces énormes problématiques
37:39actuelles
37:40sur la consommation énergétique
37:41sur la production d'énergie
37:43peut-être qu'on peut se projeter
37:44là-dessus
37:45et se dire
37:45voilà
37:45on a peut-être
37:46plein d'acteurs
37:47sur lesquels on peut investir
37:47parce que là
37:48conflit ou pas conflit
37:49on en aura besoin
37:49conflit ou pas conflit
37:50à court moyen terme
37:51les pêles électriques
37:52de l'électrification
37:52et du numérique
37:53voilà
37:54exactement
37:54ces conflits-là
37:55mettent en exergue
37:56des besoins
37:57absolument phénoménaux
37:58que l'on peut avoir
37:58et des phases d'investissement
37:59qu'on va devoir mettre en application
38:00et tout ça
38:01c'est des phases de soutien
38:02très importants
38:02pour des grands thèmes
38:03comme l'électrification
38:04les réseaux électriques
38:05la génération d'énergie
38:06plein de choses comme ça
38:07on parlait de marché émergent
38:09voilà
38:10là aussi
38:10quand la tension
38:13sera sans doute retombée
38:14il y a certaines zones émergentes
38:15qui devraient
38:15en bénéficier
38:17on pense notamment
38:17à l'Amérique latine
38:18qui est
38:18très grande productrice
38:20de matières premières
38:21qu'elles soient liées
38:22à de l'énergie
38:23à de l'électrification
38:24à de l'alimentation
38:25l'alimentation aussi
38:27voilà
38:27cette remontée
38:29en tout cas
38:29je ne sais pas si
38:29il y a des insoluments
38:30en tirer
38:30mais la séquence
38:31qu'on voit quand même
38:32depuis trois mois maintenant
38:34c'est que
38:34cette remontée
38:35du risque géopolitique
38:37qui peut être
38:37parfois un peu tarte à la crème
38:38je crois que
38:39le grand actif
38:40le grand actif gagnant
38:41c'est
38:42ou ce sont les matières premières
38:43que ce soit
38:44des matières premières précieuses
38:45comme l'or
38:46d'autres
38:46voilà
38:47comme le cuir
38:48comme le pétrole
38:49et le gaz
38:50et ça je pense que
38:51c'est quelque chose
38:51qui est là pour durer
38:52et de même
38:53ce qu'on appelle
38:54ces fameuses primes de termes
38:55donc voilà
38:56les rendements obligataires
38:57qui sont sans doute
38:58amenés à monter aussi
38:59parce que c'est vrai
38:59qu'on faisait ce comparatif
39:01avec l'Ukraine
39:03on va dire
39:03la crise d'Ukraine
39:04il y a eu un grand soutien
39:06des pays européens
39:09et aussi aux Etats-Unis
39:10un soutien budgétaire
39:11et je ne suis pas sûr
39:13que la place
39:14pour davantage
39:14de soutien budgétaire
39:15soit aussi présente
39:16aujourd'hui
39:16qu'elle ne l'était
39:17en 2022
39:17dans le sillage
39:20des largeesses budgétaires
39:21post-Covid
39:22
39:23c'est tampon
39:24sur le prix de l'énergie
39:25on a plus les moyens
39:26déjà que la souveraineté
39:26c'est compliqué
39:27à financer
39:28une question néanmoins
39:29on voit que
39:30on le disait tout à l'heure
39:31le billet vert
39:32qui a grimpé
39:33alors ce n'est pas non plus
39:34ce n'est pas des 10-15%
39:35néanmoins
39:35est-ce que ça ne pourrait pas gripper
39:37justement
39:38cette embellie
39:39des émergents
39:40on sait que
39:40entre les anticipations
39:42d'inflation
39:43un billet vert
39:43qui remonte
39:44voilà les capitaux
39:45pourraient se dire
39:46ce n'est plus la zone idéale
39:48oui c'est possible
39:50après les pays émergents
39:53en 2026
39:54ce n'est pas les pays émergents
39:55en 2013
39:57ou en 2020
39:59il y a quand même eu
40:00on va dire
40:01un assainissement
40:02alors contrairement
40:02à ce qui est chez nous
40:03il y a un assainissement
40:04des finances publiques
40:05c'est-à-dire que
40:05le nombre par exemple
40:06de pays émergents
40:07qui ont des déficits
40:08courants supérieurs à 4%
40:10il est le plus bas
40:11de ce qu'il a été
40:12ces 10 dernières années
40:14donc on a quand même
40:14des économies émergentes
40:15aujourd'hui
40:16qui continuent d'émerger
40:17à avoir des taux de croissance
40:18très importants
40:19qui sont
40:21qui ont des fondamentaux
40:22qui sont bien meilleurs
40:23que ce qu'ils ne l'étaient
40:24par le passé
40:24donc sans doute
40:25que la hausse du dollar
40:25ça les embête
40:26beaucoup moins que par le passé
40:28ça c'est une chose
40:28et ensuite la hausse du dollar
40:29et on va dire
40:31outre la conjoncture
40:32en tout cas
40:33les quelques semaines à venir
40:34je ne suis pas convaincu
40:34qu'elle est là
40:35pour durer
40:36ce n'est pas la tendance
40:37de fond
40:38ce n'est pas la tendance
40:40on a une économie américaine
40:41qui doit ralentir
40:42enfin qui ralentit
40:43les anticipations
40:44c'était quoi ?
40:451,20 ?
40:45il y a beaucoup
40:46d'émissions obligataires
40:47il y a aujourd'hui
40:47beaucoup de ventes
40:48en tout cas
40:49de goût vise américaine
40:50donc une désensibilisation
40:51au dollar
40:52notamment des pays émergents
40:53donc la tendance
40:54normalement
40:55elle est plutôt
40:55un affaiblissement du dollar
40:57j'ai envie de vous dire
40:58qu'aujourd'hui
40:58c'est un épiphénomène
40:59si on reste sur une courte durée
41:01ça peut être opportun
41:02si on va dans un conflit
41:05un peu plus long
41:05comme on disait tout à l'heure
41:07c'est qu'est-ce qu'on fait
41:08on achète
41:08on n'achète pas
41:09enfin c'est hyper difficile
41:10on ne sait pas
41:11la temporalité
41:12de ce conflit
41:13et des conséquences
41:15que ça va avoir
41:15sur le pétrole
41:16le pétrole est
41:17l'élément principal
41:18qui va vous donner
41:19la tendance
41:19de la conjoncture économique
41:20c'est le
41:22voilà
41:22le barrière
41:23en pays développé
41:24tous les pays
41:25même si beaucoup d'efforts
41:26ont été faits
41:26sur les énergies renouvelables
41:27vous avez besoin du pétrole
41:28est-ce qu'on a
41:29des routes alternatives
41:30alors les Etats-Unis
41:31sont assez autosuffisants
41:32pour l'Europe
41:34ça pourrait tousser davantage
41:36si vraiment
41:36ça se prolongait
41:39oui
41:40d'autant plus
41:41qu'on avait fait
41:42des gros efforts
41:43pour
41:44aider les Qatar
41:45à augmenter
41:46sa productivité
41:47sur le gaz
41:47notamment
41:49on voit que
41:50effectivement
41:51le Qatar est bloqué
41:51maintenant
41:55sans parler
41:56de l'appel d'air
41:57que provoque aussi
41:58la consommation chinoise
42:00ce qui sort du Qatar
42:02c'est aussi
42:0330%
42:04de la consommation
42:04en gaz
42:05de la Chine
42:06donc
42:06c'est quand même
42:07des montants
42:07assez colossaux
42:07en termes
42:08de quantité de gaz
42:11donc les chinoises
42:12vont aussi être
42:13sur le marché
42:13pour acheter du gaz
42:14donc il va falloir
42:14qu'on se batte contre eux
42:15pour effectivement
42:15ça veut dire
42:16des prix plus élevés
42:18ça veut dire
42:18des prix plus élevés
42:19et les russes
42:20aujourd'hui
42:20vendent
42:21avec une prime
42:21de 5-10%
42:23leur pétrole
42:24ou le gaz
42:24avec l'autorisation
42:25de l'administration
42:26Trump
42:26en tout cas
42:26c'est ce qui sort
42:27ces derniers jours
42:28on sait qu'il y a déjà
42:29des routes détournées
42:30mais que certains
42:31achèvent en Europe
42:32du gaz du pétrole russe
42:34est-ce que ça
42:35pourrait penser ?
42:35beaucoup d'efforts
42:36ont été faits
42:37parce que
42:38à l'issue
42:38de la crise ukrainienne
42:40on a fait le tour
42:41de tous
42:42les champs gaziers
42:43et pétroliers
42:44pour essayer de trouver
42:44des alternatives
42:45pour diversifier
42:46nos sources d'approvisionnement
42:46c'était très compliqué
42:48tout le monde est quasiment
42:49au max en termes de production
42:50il faudra faire d'autres
42:50investissements assez importants
42:52quand on investit
42:52c'est quand même 2-3 ans
42:53avant que les capacités augmentent
42:57le pétrole vénézuélien
42:58c'est un pétrole
42:59de très mauvaise qualité
43:01dont la production
43:01avait baissé de 80%
43:02pendant les années Maduro
43:04il va falloir relancer tout ça
43:06modulo effectivement
43:06les investissements
43:07des majeurs américaines
43:08donc c'est pas tout de suite
43:08donc c'est pas tout de suite
43:10le bassin permian américain
43:11produit pas mal de gaz
43:13effectivement
43:13situation auto-suffisante
43:15aux Etats-Unis
43:16et les licences
43:17à l'exportation
43:18de gaz américaines
43:19ont été accordées
43:20par Trump
43:21ce qu'il avait dit
43:22qu'il ne ferait pas
43:22donc il l'a fait
43:24avec un accord de livraison
43:25entre l'Europe
43:26et ses licences
43:27et ses licences
43:27mais je sais pas
43:29quelle est la quantité disponible
43:30en fait
43:32c'est toute l'idée
43:33c'est quand même
43:33c'est de se diversifier
43:34c'est-à-dire que
43:35ces fameux accords
43:35pour aider le Qatar
43:37à croître sa production
43:38c'est bien l'idée
43:39c'est du fil de part
43:40dans un premier temps
43:41de se désensibiliser
43:43du gaz russe
43:43et dans un deuxième temps
43:44de se désensibiliser
43:46du gaz américain
43:49mais je partage
43:50l'analyse qui vient d'être faite
43:51c'est-à-dire que
43:52aujourd'hui
43:53demain
43:53on va tous être
43:54en concurrence
43:56qu'on soit européen
43:58ou asiatique
43:59pour
44:01reconstituer
44:01des stocks
44:02de LMG
44:03et donc ça
44:04ça veut dire
44:04des prix
44:06durablement
44:06en tout cas
44:07durablement élevés
44:08je ne suis pas plus élevé
44:08par rapport à aujourd'hui
44:09mais en tout cas
44:09durablement élevés
44:10est-ce qu'on aura
44:10de nouveau
44:10des subventions
44:11pour notre
44:13gazoel
44:13notre super
44:14je pense que ça va être
44:15de plus en plus compliqué
44:16ça avait coûté
44:1811 milliards
44:18la dernière fois
44:19je ne pense pas
44:20qu'on puisse se permettre
44:20ça aujourd'hui
44:22ça ne fait pas le sens
44:24de l'histoire
44:24voilà allez
44:25il faut rouler électrique
44:26peut-être
44:26c'est le moment
44:26d'y penser
44:27merci en tout cas
44:28messieurs
44:29pour nous avoir accompagné
44:30ce vendredi
44:31voilà
44:32toujours compliqué
44:33en tout cas
44:34on l'a compris
44:34le pétrole
44:35les prix de l'énergie
44:36ce qu'ils vont donner
44:37le la sur les marchés
44:38dans les prochains jours
44:39et les prochaines semaines
44:40merci à Kevin Tausé
44:42de Carmignac
44:43merci Kevin
44:43merci Arnaud Morel
44:45Prometpart
44:46et merci à Émeric Blon
44:47je rappelle que vous êtes
44:48chez Taylor AM
44:50voilà
44:50cette édition se continue
44:52dans un instant
44:53on va se parler
44:54des banques
44:54à tout de suite
45:05et dans ce dernier
45:07quart d'heure
45:07de Smart Bourse
45:08on sort un petit peu
45:09de la géopolitique
45:10géostratégie
45:11et le confiant monorien
45:12on va s'intéresser
45:12aux banques
45:14avec notre invité
45:15notre expert
45:15Guillaume Brisset
45:16bonsoir
45:16bonsoir
45:17vous êtes gérant de fonds
45:18chez Cartan Associés
45:19et voilà
45:21vous avez décidé
45:22de vous pencher
45:22sur le cas
45:23d'une banque espagnole
45:25oui
45:26alors c'est pas tout à fait
45:27n'importe quelle banque
45:28c'est un mastodonte
45:30c'est la première capitalisation
45:32de la zone euro
45:33une capitalisation bancaire
45:35oui
45:35qui est présente
45:36devant nos françaises
45:38oui devant nos françaises
45:39oui
45:40clairement
45:42concrètement
45:43c'est 140 milliards
45:45aujourd'hui
45:45de capitalisation
45:46une BNP
45:47c'est 95
45:48BNP
45:49voilà
45:49a un plus gros bilan
45:51il y a 2700 milliards
45:53Saint-Ander
45:54il y a
45:55juste
45:56un petit peu moins
45:56de 2000 milliards
45:57mais
45:58c'est valorisé
45:59nettement mieux
45:59que la BNP
46:01on va peut-être
46:02essayer de creuser
46:04pour voir pourquoi
46:05mais c'est une banque
46:06qui est
46:07c'est un mastodonte
46:07parce que c'est présent
46:08à la fois
46:10en Europe
46:10et aux Amériques
46:12d'accord
46:13elle est cotée
46:14où ça
46:14sur la bourse
46:15elle est cotée
46:16sur la bourse
46:17espagnole
46:18voilà
46:19pas de double cotation
46:20non
46:21non non
46:23pas de double cotation
46:24c'est vraiment
46:24une banque espagnole
46:26d'origine
46:27alors on peut
46:30est-ce que c'est une banque universelle
46:32comme un certain modèle
46:33quel type de banque c'est
46:35oui
46:35alors
46:36je vais d'abord
46:37juste faire un petit focus
46:38sur l'historique de cette banque
46:40parce que c'est important
46:41pour comprendre justement
46:42où est-ce qu'elle en est aujourd'hui
46:44Saint-Ander
46:45c'est
46:45porte le nom de la ville
46:46où elle est née
46:47qui est une ville de Cantabrie
46:49tout au nord de l'Espagne
46:50à côté du Pays Basque
46:52c'est une ville portuaire
46:53et en fait
46:54elle a été créée
46:55en 1857
46:56donc elle n'est pas toute jeune
46:57pour favoriser le commerce
46:59entre les Amériques
47:00et l'Espagne
47:01et en fait
47:02elle est restée
47:02fidèle
47:03à ces racines-là
47:05alors
47:06elle a
47:07longtemps
47:08cru
47:09de manière
47:09très très très
47:10lente
47:11mais
47:11il y a eu des petits épisodes
47:13après la guerre
47:14en fait
47:14les choses se sont accélérées
47:16petite anecdote
47:17par exemple
47:18ils ont récupéré
47:20des clients
47:20à Barcelone
47:21parce qu'ils ont financé
47:22en 1957
47:24la construction
47:25du nouveau stade
47:26du Barça
47:26et moyennant quoi
47:29le deal
47:30c'était
47:30vous demandez
47:31à vos 30 000 supporters
47:32d'ouvrir un compte
47:33d'épargne
47:33chez nous
47:34pour financer
47:35le Camp Nou
47:36ce fameux stade
47:37exactement
47:38et
47:40donc ils ont cru
47:40en Espagne
47:41progressivement
47:42et puis ça s'est accéléré
47:43à partir de
47:44l'arrivée
47:45d'Emilio Bottin
47:45donc il faut savoir
47:46que Saint-Ander
47:48c'est la famille Bottin
47:48parmi les neuf fondateurs
47:50de la banque
47:51en 1857
47:52il y avait un Bottin
47:53et en gros
47:55depuis l'après-guerre
47:56c'est toujours des Bottin
47:57qui sont à la présidence
47:58de la banque
47:59mais Emilio
48:00a particulièrement marqué
48:02Saint-Ander
48:02parce qu'il a fait
48:04un certain nombre
48:04d'acquisitions
48:06alors d'abord
48:06en Espagne
48:07il a racheté Banesto
48:08au début des années 90
48:11voilà
48:12en fait
48:13la banque
48:14a toujours été
48:14très opportuniste
48:16voilà
48:16Banesto
48:18a eu un scandale
48:19a été victime
48:20d'un scandale
48:20parce qu'elle a été
48:21très mal gérée
48:21à l'époque
48:22hop ils l'ont raflé
48:24ils ont fait
48:24exactement la même chose
48:26enfin non
48:27pas la même chose
48:28ça parlera au plus jeune
48:29Banesto
48:29parce qu'on se souvient
48:29que c'était le sponsor
48:30exactement
48:31c'est pour ça
48:32que je voulais la citer
48:32sur le tour de France
48:34exactement
48:36on a été absorbé
48:38c'est ça
48:38qui a été absorbé
48:39voilà
48:40en 99
48:41ils ont fusionné
48:42avec un gros concurrent
48:43qui s'appelait
48:44Banco Central Hispano
48:47en 2000
48:48ils ont racheté
48:50une banque
48:52brésilienne
48:52qui était privatisée
48:53qui s'appelait
48:55la Banespa
48:55et qui a commencé
48:56à donner
48:57à Saint-Ander
48:58un gros pied
48:59au Brésil
49:00et puis
49:01en 2004
49:02
49:03c'est un peu
49:03la revanche
49:04de l'invincible
49:06Armada
49:07parce qu'elle débarque
49:08en Angleterre
49:08et elle rachète
49:09une vieille entité anglaise
49:10qui s'appelle
49:10Alliance et Leicester
49:12et là
49:13la City
49:14est totalement
49:15sous le choc
49:16ne comprend pas
49:16ce qui lui arrive
49:17mais
49:17Saint-Ander
49:18remporte le morceau
49:20et en fait
49:21c'est avec le début
49:22d'une série d'acquisitions
49:24à l'international
49:25à l'international
49:26et pourquoi
49:26ils ont pu le faire
49:27en 2004
49:28c'est que
49:28Alliance
49:30non pardon
49:31c'était
49:31Aben National
49:32Aben National
49:32était en difficulté
49:34ils avaient
49:35enregistré
49:35des pertes en 2002
49:36des pertes en 2003
49:37et 2004
49:38n'était pas tellement
49:39plus favorable
49:41et là
49:42le chevalier blanc
49:43le chevalier blanc
49:44voilà
49:45il raflamise
49:482008 arrive
49:49et en 2008
49:51
49:51il va être
49:52encore plus fort
49:54d'abord
49:55en 2007
49:56en 2007
49:57il s'allie
49:57avec
49:59Royal Bank of Scotland
50:00et Fortis
50:02pour racheter
50:03Aben Amro
50:04à l'époque
50:04et en fait
50:05ils vont dépecer
50:06Aben Amro
50:07ils vont le couper
50:07en petits morceaux
50:08et chacun va prendre
50:08ce qu'il veut
50:10Saint-Ander
50:10va prendre la banque réale
50:11qui est une très grosse
50:12banque brésilienne
50:14et va devenir
50:15la quatrième banque
50:15brésilienne
50:16grosso modo
50:16grâce à cette acquisition
50:18les deux autres
50:21récupèrent
50:21des entités pourries
50:23en fait
50:24RBS
50:25Fora Faillite
50:26et Fortis
50:27même chose
50:28Fortis sera racheté
50:29par la BNP
50:30voilà
50:31parce que le gouvernement
50:32néerlandais
50:33belge
50:33avait appelé
50:35la BNP
50:35à la rescousse
50:36donc finalement
50:36elle traverse
50:37plutôt bien l'accent
50:37en ciblant
50:38ses acquisitions
50:39à l'international
50:39incroyablement bien
50:40la crise
50:41et donc en 2008
50:42c'est quand même
50:43la plus grande crise
50:44qu'on ait connu
50:46financière
50:47la banque publie
50:48un résultat
50:49extrêmement confortable
50:51mais il continue
50:52parce que
50:54en 2008
50:55vous avez la moitié
50:57des banques anglaises
50:58si ce n'est les trois gares
50:59qui sont au bord
51:00de la faillite
51:00et ils rachètent
51:02deux autres petites entités
51:03de banques mortgage
51:04qui font du prêt hypothécaire
51:06c'est à dire
51:06Bradford & Bingley
51:07et Alliance & Leicester
51:09et puis aux Etats-Unis
51:10c'est la même chose
51:11c'est la déconfiture bancaire
51:13et ils rachètent
51:14Sovereign Bank
51:15qui est une petite banque
51:16régionale du nord-est
51:17des Etats-Unis
51:19qui leur permet
51:20de commencer
51:21à mettre un premier
51:21P.E. aux US
51:22voilà
51:23et toute leur histoire
51:24c'est ce genre
51:26d'opportunité
51:26donc extrêmement ciblé
51:30très opportuniste
51:31et un track record
51:33on va dire
51:33de gestion
51:34remarquable
51:35absolument remarquable
51:37alors l'acquisition
51:39d'AV National
51:39a mis du temps
51:40à être vraiment intégrée
51:42parce que
51:45parce que
51:46voilà
51:46il y avait un clash culturel
51:49grosso modo
51:49mais
51:50un choc des cultures
51:51un choc des cultures
51:52arrive
51:54à sa tête
51:55est nommée
51:56Anna Patricia Bottin
51:57donc Anna Patricia
51:59c'est la fille d'Emilio
52:01et en 2010
52:02elle arrive au UK
52:04au Royaume-Uni
52:05pour mettre de l'ordre
52:07dans tout ça
52:07voilà
52:07et en 4 ans
52:09elle apaisent tout
52:11elle remet de l'ordre
52:13et
52:15AV National
52:15et avec les autres entités
52:17commencent à fonctionner
52:18très très bien
52:19parce qu'il y a eu
52:20d'autres acquisitions
52:20depuis ces 15 dernières années
52:21alors il y a eu d'autres acquisitions
52:23en 2017
52:23ils ont racheté
52:24Banco Popular
52:25là aussi
52:26Banco Popular
52:27avait de grosses difficultés
52:29ils l'ont récupéré
52:29pour 1 euro
52:31encore une fois
52:32pourquoi est-ce qu'ils ont eu
52:33ces importunités
52:34parce qu'ils étaient très sains
52:35ils ont toujours eu
52:36un bilan très sain
52:38ils ont toujours été
52:39remarquablement gérés
52:39et donc du coup
52:41ils pouvaient saisir
52:42une gestion de bon père de famille
52:43bon ils ne sont pas allés
52:44se développer
52:44enfin bon père de famille
52:46c'est des
52:47je peux dire
52:47c'est géré
52:49de manière militaire
52:51tout est géré
52:52au cordeau
52:52les coûts
52:53ce que je veux dire
52:54c'est que le fait
52:54que ça soit un capital
52:55ils sont toujours
52:56à la tête
52:56je pense
52:57du contrôle
52:57la gouvernance
52:59ils s'inscrivent également
53:00dans la durée
53:01puisque cette génération
53:02en génération
53:02ça donne quand même
53:03une portée
53:04et on se dit
53:04qu'on va peut-être
53:05transmettre pour la génération
53:06ça évite peut-être
53:06certains excès
53:07de CEOs
53:08qui sont placés là
53:09pour quelques années
53:10et qui ont parfois
53:10la folie des grandeurs
53:11absolument
53:12on ne citera personne
53:14comment ça se passe
53:15aujourd'hui
53:16est-ce que c'est toujours
53:17une valeur
53:17qui vaut le coup
53:18je vous demande ça
53:19parce qu'on sort
53:20d'une séquence
53:21qui a été extrêmement
53:22favorable aux valeurs
53:24bancaires
53:24et elles ont toutes
53:25eu des multiples
53:27qui sont augmentées
53:28est-ce que c'est toujours
53:29intéressant
53:29oui
53:30alors
53:31il faut voir ce que
53:32Anna-Patrice Sabotin a fait
53:33elle est arrivée
53:34à la tête de la banque
53:35en 2014
53:36parce que son père
53:37est décédé en 2014
53:38elle a lancé
53:39trois plans
53:40stratégiques successifs
53:42de 2015
53:43à 2025
53:46ça a fait exploser
53:47toutes les métriques
53:48de la banque
53:48elle a multiplié
53:49les résultats par trois
53:51elle a considérablement
53:52gonflé les ratios
53:53de fonds propres
53:55elle a réduit
53:56considérablement aussi
53:57ce qu'on appelle
53:58le ratio d'efficacité
53:59c'est-à-dire
54:00le ratio des coûts
54:02sur votre chiffre d'affaires
54:03donc c'est bono
54:05les gens sont devenus
54:06plus productifs
54:06ils sont devenus
54:07incroyables
54:07plus productifs
54:08et surtout
54:09en 2020
54:10elle a lancé
54:12un plan
54:12qui s'appelle
54:13One Transformation
54:14qui est un plan
54:17de numérisation
54:18de la banque
54:19le problème
54:20des banques
54:20c'est qu'elles ont
54:22toutes des actifs
54:24hérités du passé
54:25des actifs numériques
54:26des actifs informatiques
54:28et que
54:29tout ça
54:30fonctionnait
54:31par le passé
54:32sur des mainframes
54:33qu'on appelle
54:34que IBM
54:35fournissait
54:36et tout ça
54:37a été totalement dépassé
54:38avec l'arrivée
54:39du cloud
54:39ce qu'Anna Patricia
54:41a fait
54:41c'est qu'elle a
54:43engrangé
54:43un énorme plan
54:44avec 20 milliards
54:45de budget
54:46donc c'est quand même
54:48totalement colossal
54:48il y a 30 000 personnes
54:50qui travaillent
54:51là-dessus
54:51depuis
54:52et elle a
54:53progressivement
54:54numérisé
54:55toute l'architecture
54:56enfin
54:57mis sur le cloud
54:58toute l'architecture
54:59de la banque
54:59ça change tout
55:00parce que
55:01ça permet
55:02dans la banque de détail
55:03de Santander
55:04d'accélérer
55:05tous les processus
55:06d'abord
55:07de faire baisser les coûts
55:09de permettre
55:09une innovation
55:10beaucoup plus rapide
55:11c'est-à-dire que
55:12dès qu'on a
55:13une nouvelle application
55:14à mettre en route
55:15en gros
55:15en quelques jours
55:16c'est mis en route
55:17et non pas quelques semaines
55:19et
55:22encore une fois
55:24en termes de coûts
55:26ça a été
55:27spectaculaire
55:27et donc
55:28c'est pour ça
55:28que sur le dernier plan
55:29stratégique
55:30de 2023-2025
55:31on est passé
55:32d'un ratio d'efficacité
55:33de 45%
55:34à 41%
55:35et ça c'était avant
55:36l'intelligence artificielle
55:36peut-être qu'ils l'ont utilisée
55:38il nous reste une minute
55:39qu'est-ce qu'on fait
55:40aujourd'hui
55:41pour ceux qui s'intéressent
55:42boursément à la valeur
55:43elle a lancé un nouveau plan
55:44le nouveau plan
55:46s'étale sur 3 ans
55:47jusqu'à 2028
55:49la banque va rendre
55:5050 milliards d'euros
55:51à ses actionnaires
55:53la banque va encore progresser
55:55sur son ratio d'efficacité
55:56elle va passer de 41 à 36%
55:58elle va encore augmenter
56:00sa rentabilité
56:00sur fonds propres
56:01on va passer de 16 à 20%
56:03enfin à plus de 20%
56:06et on va multiplier
56:07par deux
56:08les dividendes
56:09donc concrètement
56:11pour l'actionnaire
56:12en fait on va bénéficier
56:13d'une croissance
56:14de 13% à peu près
56:15en moyenne
56:16sur les 3 années
56:17par an
56:18du bénéfice
56:19on va être très grassement
56:21rémunéré pour ça
56:21et la banque
56:23devient de plus en plus
56:25en fait
56:25une rôle
56:26en termes de gestion
56:28et donc du coup
56:29quels que soient
56:30les événements
56:31qui vont arriver
56:32normalement
56:32on va traverser ça
56:33et je rajoute
56:34elle est surtout armée
56:35pour faire face
56:36aux néobanques
56:37qui ont des grandes ambitions
56:39alors justement
56:40mais cette digitalisation
56:41de la banque
56:42fait qu'elle joue
56:43à armes égales
56:44maintenant avec les néobanques
56:45parce que les néobanques
56:45elles sont
56:46cloud native
56:47si je peux dire
56:49et en fait
56:49maintenant
56:50Santander l'est
56:51on entend creux
56:51que la transformation
56:52pour les banques
56:53elle est possible
56:54elle coûte un petit peu
56:55mais il faut s'y mettre
56:56et avoir cette volonté
56:57merci en tout cas
56:58pour ces précisions
56:59on sait tout
57:00sur le cas
57:00Banco Santander
57:01par Syngum Grisset
57:02Clartan Associé
57:04Merci
57:05Cette édition se termine
57:06merci de l'avoir suivi
57:08je rappelle que vous voulez
57:08nous réécouter en replay
57:10sur toutes les bonnes plateformes
57:11les Deezer
57:12Spotify
57:13Apple Podcast
57:14bien évidemment
57:15abonnez-vous à Smartrade
57:17tous les jours
57:17un petit récap
57:19de l'actu boursière
57:20avec Pauline Grattel
57:21et puis bien sûr
57:22dès lundi
57:22vous retrouvez
57:23Guy Grégoire Favé
57:25sur ce plateau
57:26très bonne soirée à tous
57:27et à très bientôt
57:28Sous-titrage Société Radio-Canada
57:32Sous-titrage Société Radio-Canada
57:34Sous-titrage Société Radio-Canada
57:35Sous-titrage Société Radio
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