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Jeudi 23 avril 2026, retrouvez Xavier Chapard (Stratégiste, LBP-AM), Patrice Gautry (Chef économiste, Union Bancaire Privée), Thibault Prébay (Économiste indépendant et auteur) et Igor de Maack (Dirigeant - Associé, VitalEpargne) dans SMART BOURSE, une émission présentée par Grégoire Favet.
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00:00...
00:08Bienvenue dans Smart Bourse, votre émission quotidienne sur Bismarck for Change.
00:12Pour rester à l'écoute des marchés, chaque jour vous nous suivez à 17h en direct à la télévision via
00:16vos box
00:17et vous nous retrouvez chaque soir en rattrapage, en replay vidéo sur notre site bismarck.fr
00:22ou en podcast audio sur l'ensemble de vos plateformes d'écoute préférées.
00:26Au sommaire de cette édition ce soir, c'est une séance microéconomique avec toute une série de publications,
00:34de résultats d'entreprises, de chiffres d'affaires liés au premier trimestre, à l'activité du premier trimestre
00:40qui anime cette séance du jeudi, la micro qui reprend le dessus alors que la situation dans le golf reste
00:49pour l'instant dans les limbes
00:51pour le dire ainsi, blocus contre blocus, blocus iranien contre blocus américain.
00:56Pas grand chose ne progresse de ce côté-là et le marché est toujours dans l'attente de futurs développements
01:02avec notamment une nouvelle session de négociation qui finira sans doute par avoir lieu entre les parties américaines et iraniennes.
01:10Pour l'instant, rien n'est programmé, rien n'est à l'agenda et dans ce contexte, on voit quand
01:15même des marchés de taux,
01:17des marchés pétroliers qui restent sur le qui-vive avec des cours du pétrole qui sont revenus au-delà de
01:22100 dollars
01:23pour le baril de Brent actuellement et des taux qui restent effectivement là aussi plutôt sur des niveaux élevés autour
01:29de 4,30 pour le 10 ans américain.
01:31Pauline Grattel vous donne tous les détails de cette séance en cours dans un instant avec plus de détails encore
01:36sur les grandes publications
01:38qui animent cette journée et qui permettent d'ailleurs au CAC 40 de s'en tirer un peu mieux que
01:42les autres en Europe
01:44grâce aux bons résultats de groupes poids lourds comme L'Oréal, Orange ou encore Sanofi.
01:50Et puis dans le dernier quart d'heure de Smart Bourse, nous reviendrons sur les enjeux démographiques, marché et démographie.
01:56Comment est-ce que les marchés se préparent ou intègrent déjà peut-être le vieillissement démographique qui s'accélère
02:03et la décroissance démographique qui nous attend ?
02:06Nous en parlerons avec l'économiste et auteur Thibaut Prébet qui sera avec nous dans le dernier quart d'heure
02:10de Smart Bourse
02:11à l'occasion de l'apparition de son livre « Démographie, la bombe tranquille » aux éditions du Rocher.
02:27Tendance mon ami, chaque soir en ouverture de Smart Bourse, Pauline Grattel nous rejoint et vous apporte les infos clés
02:32du jour sur les marchés.
02:33Bonsoir Pauline. Les indices actions évoluent aujourd'hui au rythme de la microéconomie.
02:38Oui, l'avondance de publications a aujourd'hui relégué le conflit en Iran au second plan.
02:42En Europe, la plupart des grands indices évoluent cet après-midi proche de l'équilibre.
02:47Le CAC 40 se distingue toutefois en progressant autour de 8200 points portés par les solides résultats de ST Microelectronics
02:54et de L'Oréal.
02:56Du côté des Etats-Unis, les indices ouvrent en léger recul et restent eux aussi rythmés par les publications que
03:01nous détaillerons dans un instant.
03:03Oui, un mot des équilibres macro, effectivement, à commencer par les cours du pétrole aujourd'hui, Pauline.
03:08Les cours du pétrole sont en légère hausse aujourd'hui avec un baril de Brent repassant au-delà de 100
03:13dollars.
03:13Le WTI américain évolue légèrement au-delà de 90 dollars sur les marchés obligataires.
03:19Le rendement américain à 10 ans se stabilise autour de 4,30%.
03:23Le rendement allemand de même échéance évolue autour de 3% aujourd'hui encore.
03:27Du côté des échanges, le dollar se raffermit légèrement en ramenant l'euro-dollar sous 1,17%.
03:32Grosse journée de publication de résultats et de chiffres d'activité pour les grandes entreprises mondiales.
03:38Si on prend les poids lourds français, on peut parler de ceux de L'Oréal aujourd'hui qui sont largement
03:45salués par le marché.
03:46Oui, le titre bondit de 10% en tête du CAC 40 pendant une bonne partie de la séance après
03:50une publication solide.
03:52Une performance qui contraste avec le reste du secteur du luxe, durement sanctionné en bourse la semaine dernière à la
03:58suite des résultats.
03:59L'Oréal se distingue ainsi en dépassant les attentes dans l'ensemble de ses divisions.
04:03Son chiffre d'affaires progresse de plus de 7,5% à taux de change constant, soutenu par les parfums,
04:09les produits capillaires et la reprise en Chine.
04:11Bon, et puis ça va mieux, beaucoup mieux également pour ST Microelectronics dont l'activité a sans doute dépassé un
04:17point bas l'an dernier.
04:18Oui, le titre s'envole de plus de 10% porté par un chiffre d'affaires au premier trimestre supérieur
04:23aux attentes des analystes.
04:24Les perspectives sont également bien accueillies, notamment grâce aux avancées dans l'intelligence artificielle.
04:30Après trois publications trimestrielles décevantes qui avaient à chaque fois fait chuter le titre,
04:35ST Microelectronics opère un net retournement de tendance en 2026.
04:40L'action affiche désormais une hausse de 80% depuis le début de l'année, ce qui en fait à
04:45ce stade la plus forte progression du CAC 40.
04:47Oui, du mieux également pour Dassault Systèmes dans un secteur et une ambiance compliquée pour les logiciels.
04:52Et puis ça se passe bien également pour des poids lourds comme Sanofi, Orange et puis Renault dans le secteur
04:57automobile.
04:57Oui, Sanofi, pour commencer, fait état d'un début d'année solide avec un chiffre d'affaires en hausse de
05:02plus de 6%.
05:03Le marché reste également attentif à l'arrivée de la nouvelle directrice générale ces prochains jours.
05:08Le titre progresse de 2,5%.
05:10De son côté, Orange publie des résultats supérieurs aux attentes et relève l'un de ses objectifs annuels.
05:16L'action est en hausse de plus de 3%.
05:18Dassault Systèmes avance de 5% après avoir fait état d'un chiffre d'affaires en hausse et confirmé ses
05:24objectifs.
05:25Enfin, Renault gagne 1%, également soutenu par une progression de son chiffre d'affaires.
05:29Réaction de marché beaucoup plus froide pour les publications de Carrefour et Essilor Luxottica.
05:34Carrefour recule de 4% après avoir publié un chiffre d'affaires en baisse au premier trimestre,
05:39même si les objectifs annuels sont confirmés.
05:42De son côté, Essilor Luxottica, c'est 2% en dépit d'une croissance des revenus de 10% à
05:47taux de change constant.
05:48Le marché tempère son enthousiasme, peut-être à cause de l'annonce de l'acquisition de Faro,
05:53un fabricant italien de machine de précision.
05:56Beaucoup de publications également cotées à Américains.
05:59On peut dire un mot peut-être de deux valeurs technologiques, IBM et Tesla, Pauline.
06:03Oui, les deux valeurs reculent à l'ouverture des marchés américains.
06:06IBM chute de plus de 10% après avoir publié un chiffre d'affaires en repli au premier trimestre,
06:12pénalisé notamment par la faiblesse de son activité logicielle.
06:15De son côté, Tesla annonce un relèvement de ses dépenses annuelles,
06:19désormais attendu à 25 milliards de dollars.
06:22Elon Musk justifie cet effort par la perspective de générer à terme des flux de revenus significatifs,
06:27mais le titre recule toutefois légèrement.
06:29Quels sont les événements et les publications en l'occurrence programmées demain à l'agenda sur les marchés, Pauline ?
06:34Les investisseurs arbitreront demain les résultats d'Intel publiés ce soir après la clôture des marchés.
06:39Demain, on attend ceux de Procter & Gamble et de Volvo.
06:42Et côté macro, l'indice IFO allemand est également au programme.
06:46Tendance, mon ami. Chaque soir en ouverture de Smart Bourse, Pauline Grattel est avec nous
06:50et vous apporte les infos clés du jour sur les marchés.
07:03Trois invités avec nous chaque soir pour décrypter les mouvements de la planète marché.
07:06Xavier Chapard est à nos côtés, stratégiste chez LBPAM.
07:09Bonsoir Xavier.
07:10Bonsoir Grégoire.
07:11Patrice Gautry nous accompagne, chef économiste de l'Union bancaire privée.
07:14Bonsoir Patrice.
07:15Bonsoir.
07:16Et Igor Demac est également en notre compagnie, directeur associé chez Vital & Pagnes.
07:20Bonsoir Igor.
07:21Bonsoir Grégoire.
07:22C'est un peu le thème de cette séance.
07:23La microéconomie reprend le dessus.
07:25Le jeudi est traditionnellement une grosse journée de publication quand on est dans la saison des résultats et des points
07:31d'activité.
07:32Et c'est vrai que c'est d'ailleurs ces résultats qui soutiennent aujourd'hui un indice comme le CAC
07:3740 par exemple.
07:38Oui alors ce sont des résultats du premier trimestre qui intègrent un mois de guerre, même si c'est le
07:44mois je pense qui était le plus douloureux et le plus violent.
07:47Donc un résultat d'entreprise ça se lit de manière, c'est une lecture du passé et ça donne ou
07:53pas une vision sur l'avenir.
07:56Et donc une révision au nom des objectifs annuels des sociétés.
08:01Il semblerait quand même que les prix du pétrole demeurent assez élevés, que ça va impacter pas mal de secteurs.
08:07Donc qu'est-ce qu'on regarde dans les publications ?
08:09Les secteurs qui ne sont pas concernés par la... ou en tout cas positivement par le Moyen-Orient.
08:15Donc évidemment l'énergie qui est un très grand contributeur de bénéfices par action des indices.
08:20On regarde les secteurs qui ne sont pas trop attaqués par l'IA ou qui en profitent.
08:24Sachant que la technologie est aussi un très gros secteur contributeur en masse de profit, notamment aux Etats-Unis.
08:30Et puis on regarde aussi un des gros secteurs, la banque,
08:34qui a beaucoup bénéficié des mouvements de marché et du trading.
08:38Donc globalement je dirais que pour l'instant on a plutôt une vision assez positive de ce qui sort,
08:43même si on peut dire que Carrefour c'est décevant, mais il y a un peu de croissance organique.
08:47Il faut voir ce que les titres avaient fait aussi, il faut voir les attentes.
08:50Il y a toujours un peu d'excès.
08:52L'Oréal, Sanofi qui sont des poids lourds,
08:57donnent quand même une bonne idée de ce qu'on va avoir, entre guillemets, sur la cote.
09:03Évidemment le secteur du transport va souffrir,
09:06il y a des consommations qui vont quand même aussi souffrir,
09:09mais la micro est là et elle devrait continuer de driver les marchés
09:14s'il n'y a pas d'accidents majeurs, nouveaux, de manière géostratégique ou militaire.
09:19Il faudra quand même voir l'impact du prix du baril
09:23et son impact inflationniste pour tous les consommateurs
09:26et aussi les marges des entreprises.
09:27Est-ce que c'est cohérent à ce stade de voir,
09:30non seulement à travers cette saison de publication de résultats,
09:33mais de voir y compris ces dernières semaines à travers la crise du Golfe,
09:36des révisions à la hausse de perspectives bénéficiaires ?
09:41Encore, c'est le mouvement qu'on voit depuis le début de l'année
09:44qui n'a pas été stoppé par la guerre.
09:46Est-ce que c'est lié à quelques secteurs clés, effectivement, gros contributeurs ?
09:50Ou est-ce que ça peut être une anticipation un peu plus générale
09:55qu'on aura, y compris en Europe cette année, une croissance réelle des bénéfices ?
09:59Je ne mettrai pas aujourd'hui un biais sur une poursuite massive,
10:03sans accout de la révision à la hausse des bénéfices, c'est trop tôt.
10:07Mais on a des très gros secteurs, la techno, la banque et l'énergie,
10:10en masse, de capitalisation financière,
10:13qui, elles, semblent assez protégées ou bénéficiées de cet environnement.
10:18Donc, ça peut tout à fait en termes d'indices,
10:21mais comme vous savez qu'il y a une grande disparité au sein des indices,
10:23et donc, il y a de quoi faire en termes de gestion.
10:26Mais généralement, on ne peut pas dire qu'on s'attend à une accélération de la macro,
10:30parce que la micro, ça vient quand même de la macro.
10:32Oui, il y a quand même un léger lien entre les deux.
10:35Oui, j'espère.
10:37Je ne sais pas ce qu'on fait ici, cet après-midi,
10:39mais ça, ça risque quand même d'être la question sur le deuxième trimestre.
10:43Xavier, comment ?
10:43Alors, à la faveur des publications de résultats,
10:45on a vu quand même les indices recouper très vite les maigres pertes,
10:50j'allais dire, qui ont été générées par la crise du Golfe,
10:52parce qu'on n'a pas dû avoir des corrections de plus de 10%, je crois,
10:54sur les premières semaines de conflit.
10:56Tout ça a été rattrapé très très vite.
10:59Est-ce qu'on met ça sur la forme d'une forme de complaisance,
11:03quand même pour le dire ainsi, du marché actions,
11:05ou est-ce que c'est la réalité fondamentale, mathématique,
11:09du marché et du marché actions tel qu'il fonctionne normalement ?
11:13Pour moi, il y a trois raisons du rebond plus rapide qu'attendu des marchés actions.
11:17La première, c'est le scénario pour le Golfe,
11:20qui des marchés, comme on le voit dans les futurs du pétrole,
11:23qui est plutôt favorable.
11:25Nous, c'est en ligne avec notre scénario central,
11:27mais c'est quand même un scénario plutôt optimiste sur la décrue des nuits à partir de l'été.
11:31Et dans ces cas-là, ça ne remet pas en cause le cycle macro global.
11:35Ça l'abîme un peu, mais ça ne le remet pas totalement en cause.
11:38La deuxième raison, c'est qu'on avait un début d'année très très fort et des révisions haussières.
11:42Là, on a eu juste le mois de mars,
11:44et du coup, on a des résultats qui sont globalement en ligne avec les attentes.
11:48Ce qui est le plus surprenant, c'est qu'il n'y a pas de révision des guidance pour l
11:51'instant,
11:52de la plupart des entreprises.
11:53Est-ce que ce n'est pas parce qu'il y a tellement d'incertitudes qu'il ne vaut mieux
11:57pas réviser le score,
11:59plutôt que de rendre confiance dans les perspectives ?
12:03C'est possible.
12:04Et puis après, il y a l'histoire sectorielle, qui est quand même très importante.
12:07Je regardais, si on prend l'Eurostox,
12:09par exemple, les profits en agrégés ont été révisés à hausse de 2-3% depuis le début de la
12:15guerre.
12:15Mais en fait, en nombre d'entreprises, on est à moins 3.
12:18Alors, ça veut dire qu'il y a quelques grosses entreprises qui bénéficient.
12:22En moyenne, je ne pense pas que le marché soit très optimiste, en fait.
12:25Il intègre bien un début d'impact négatif de la guerre sur les entreprises.
12:31Et donc, c'est un marché qui se reconcentre, d'une certaine manière,
12:35sur quelques secteurs, et dans ces secteurs, sur quelques entreprises leaders.
12:40On assiste à nouveau à ce phénomène-là ?
12:42À nouveau, alors qu'en début d'année, la thème, c'était la généralisation de la croissance.
12:46Depuis des mois, c'était le thème.
12:48Voilà.
12:49L'ouverture, la diversification.
12:52Et on voyait une amélioration des entreprises dans les secteurs
12:55qui ont été laissés de côté depuis deux ans.
12:58Et bien là, malheureusement, on revient encore avec un choc
13:01qui va bénéficier aux gros groupes plutôt qu'aux small caps et à certains secteurs.
13:07Oui, on a fait un peu retour en arrière, quand même, machine arrière de ce point de vue-là.
13:11C'est ça. Et nous, notre crainte, c'est plutôt qu'avec la multiplication des chocs,
13:14on s'en sort à chaque fois, mais on s'en sort avec des déséquilibres, en fait.
13:18On l'a vu aux US, entre la tech et la non-tech.
13:20On le voit en Europe, entre la périphérie et les pays cœur plus impactés par tous les chocs.
13:27Ça peut durer un certain temps.
13:29Je ne suis pas sûr que ça puisse durer, être en allemand.
13:31Oui. Patrice, sur le plan macro, comment est-ce que tout ça peut se traduire ?
13:35Alors même que les marchés d'actifs risqués, encore une fois, ont traversé la crise.
13:41On préfère pour l'instant regarder à travers cette crise.
13:45Quand on regarde simplement la situation du pétrole, on a eu le choc de prix.
13:50Le risque de disruption physique, il n'est toujours pas évacué à ce stade.
13:56Alors non, il est bien présent.
13:58Et le choc de prix, alors justement, c'est intéressant,
13:59et ça va être la question peut-être au-delà du premier trimestre pour le deuxième trimestre,
14:03c'est quelle est la capacité dans les différents secteurs des entreprises
14:06de faire passer une partie de la hausse des prix de l'énergie ou une partie de la hausse des
14:11coûts.
14:12Et là, effectivement, je pense que c'est différent de 2022,
14:15où tout le monde a absorbé parce qu'on était avec une demande
14:18qui permettait d'absorber en fait ces hausses de prix.
14:21Là, ça va être beaucoup plus difficile.
14:22Et on le voit même aux États-Unis,
14:23puisque même s'il y a le côté fiscal qui donne un parachute
14:27et qui peut compenser pour certains ménages une partie de la hausse des prix de l'énergie
14:31et des prix à la pompe, ça ne marchera pas tout le temps.
14:35Et effectivement, la capacité des entreprises,
14:37des sociétés de restaurants par exemple,
14:39vont avoir des difficultés à la fois en termes de prix,
14:42de capacité à faire passer des hausses de prix,
14:44mais aussi probablement des premiers éléments de baisse de la demande
14:48puisqu'il y aura un effet mécanique.
14:50Ça, c'est le premier point.
14:51Et le deuxième point, effectivement, on le voit par les indicateurs.
14:54Le côté manufacturier est paradoxalement en fait aujourd'hui favorisé
14:58et il est favorisé pour, entre guillemets, de mauvaises raisons.
15:00C'est parce qu'en fait, on a eu tellement peur
15:02et à l'image de ce qui s'est passé avec les tarifs
15:05que tellement peur qu'il y ait une rupture totale d'approvisionnement
15:08où les entreprises produisent beaucoup plus.
15:10Ça a été favorable d'ailleurs, on l'a vu en France.
15:12C'est un indicateur de sentiment dans le secteur manufacturier
15:15qui était mieux orienté qu'à l'a vu.
15:17Et stock.
15:18Et donc, on accumule des stocks.
15:19Alors, ce qui n'est pas bon signe,
15:20donc ça fait, pour les marchés, c'est un bon signal
15:23mais par contre, quand on regarde en détail,
15:25ça met effectivement...
15:26Ça crée de la croissance, mais c'est une croissance qui n'est pas idéale.
15:30C'est une croissance qui va être utilisée
15:31parce que quand on va utiliser ces stocks, on ne va pas produire.
15:34Et donc, ça met des risques en fait
15:35et des challenges en quelque sorte
15:37sur le deuxième trimestre.
15:39Est-ce que ces risques pour l'Europe, comment est-ce que vous les qualifiez ?
15:42Et je reprends là aussi les schémas qu'on avait en tête en début d'année.
15:45C'était l'année de la reprise en Europe.
15:47Le vent porteur de la reprise,
15:50les plans de dépense, notamment en Allemagne.
15:53Il y avait l'idée quand même que c'était une année de croissance encore pour l'Europe
15:58avec le réveil notamment de l'économie allemande.
16:01Je rebondirais sur ce qui était évoqué
16:03sur cette idée de fragmentation.
16:05Effectivement, la zone euro,
16:07c'était une reprise en début d'année.
16:08On pouvait pronostiquer une reprise
16:10qui allait se généraliser,
16:12même si la locomotive allemande était la première à tirer.
16:15Le gouvernement allemand a lui-même coupé par deux,
16:18divisé par deux en fait,
16:19ses perspectives de croissance, 0,5-0,6 pour cette année,
16:21même s'il continue à dépenser
16:23en matière de défense
16:25et en matière d'infrastructure.
16:26Et puis après, les autres pays sont plus ou moins bien positionnés.
16:28L'Espagne avait une certaine avancée.
16:31La France est un peu protégée avec le côté nucléaire.
16:34L'Italie est un petit peu entre les deux.
16:35Les pays du Nord sont aussi en situation intermédiaire.
16:38Donc on voit bien que les perspectives pour la croissance européenne
16:41sont fragmentation entre les pays,
16:42mais une perspective qui,
16:45après un peu plus de 1%,
16:46presque 1,4 en 2025,
16:49on s'attendait à ce que la locomotive allemande
16:51nous amène, 2026-2027,
16:53vers encore d'autres, 1,5 voire plus.
16:55Et là, on se retrouve avec quelque chose
16:57qui vissera en dessous de 1%,
16:59y compris entre 0,5 et 0,9.
17:01Ce qui veut dire que,
17:02et alors là, ça c'est une question aussi pour les gérants,
17:04éventuellement,
17:05c'est la comparaison,
17:07les bénéfices européens étaient très mauvais l'an passé.
17:09Donc là, la comparaison en 2026 est excellente.
17:12Alors, qu'est-ce qui est dans ce côté excellent ?
17:1515-16% sont attendus par le consensus.
17:17Qu'est-ce qui est dû à un effet de base ?
17:19L'année dernière était très mauvaise.
17:21Qu'est-ce qui est dû, effectivement,
17:22à la véritable accélération
17:24ou dès l'accélération de l'activité ?
17:25Avec, effectivement, des vents contraires
17:27qui se sont estompés,
17:28mais d'autres qui se sont arrivés.
17:29L'an dernier, c'était l'année des tarifs,
17:31c'était l'année de la baisse du dollar.
17:32Enfin, il y avait eu pas mal de vents contraires
17:34qui avaient pénalisé la croissance des bénéfices
17:37qui s'étaient avérées nulles
17:38à la fin de l'année pour les entreprises européennes.
17:41Qui a du pricing power encore aujourd'hui,
17:42du point de vue des entreprises, Igor ?
17:45Total Energy ?
17:46Non, mais c'est toujours...
17:49Moi, quand j'étais gérant,
17:51c'est toujours ce qu'on essaye de déterminer,
17:54de chercher, mais je pense qu'on n'a pas la réponse
17:57parce que, heureusement,
17:58les entreprises ont leur recette
18:00et leur black box.
18:03On sait qu'il y a des biens qui sont...
18:05Le pétrole et l'essence sont en éteint,
18:07mais on sait qu'en tout cas,
18:09en France, on a une capacité d'épargne,
18:11donc une capacité d'absorption
18:13de hausse des prix.
18:15Évidemment, ça dépend beaucoup
18:16de l'amplitude de la crise pétrolière.
18:20Le pétrole est durablement haut,
18:23entre 110 et 120 dollars le baril.
18:26Je ne crois pas que le consommateur
18:27puisse soutenir la hausse des prix.
18:30Je ne crois pas que les entreprises
18:31puissent passer des hausses de prix
18:33si facilement non plus,
18:34ou tout au moins,
18:35elles ont aussi la partie coût.
18:36Donc, bon, on a toujours la même réponse.
18:41Ceux qui ont peu de coûts de production,
18:45qui vont chercher dans des biens ailleurs,
18:47ou qui doivent importer,
18:48elles sont un peu favorisées,
18:50mais l'énergie, c'est un impôt qu'on paye en Europe.
18:53Donc, en fait, on passe tous par la case péage,
18:55et donc toutes les entreprises
18:57qui dépendent beaucoup de ça
18:59vont devoir repasser une partie du coût.
19:04Donc, je pense que la réponse est mitigée
19:06sur le pricing power,
19:07et elle n'est jamais très claire.
19:09Ma réponse ne l'est pas,
19:10mais parce qu'on n'est pas capable de...
19:13Mais ce sera moins généralisé
19:14que 2022-2023.
19:16Ce sera moins généralisé
19:18que ce qu'on a vécu
19:18dans le choc ukrainien.
19:20En tout cas, le choc ukrainien,
19:20il est beaucoup plus pénalisant.
19:233-4 fois plus élevé
19:24que ce qui s'est passé,
19:26que ce qui se passe en hiver.
19:27On n'est pas en hiver,
19:27dans le monde occidental,
19:29entre guillemets,
19:29la driving season.
19:31Et on était très dépendants du gaz russe.
19:35Et on a coupé un approvisionnement.
19:36Là, on ne coupe pas un approvisionnement
19:38du jour au lendemain.
19:39Des barils de pétrole,
19:40il y en a aux Etats-Unis,
19:41il y en a en Afrique.
19:41Ça coûte juste plus cher
19:43de les acheter et de les acheminer.
19:44Donc, ce n'est pas tout à fait la même chose.
19:47Alors, s'il y a une vraie pénurie,
19:49on le verra dans les prix,
19:51mais les entreprises ont toujours
19:53beaucoup de mal sur la distance.
19:56Même le luxe,
19:57qu'il y a eu un pricing power,
19:58en dehors de toutes les questions
19:59de l'énergie d'ailleurs,
20:00il y a eu un moment,
20:01en fait, il y a eu une asymptote.
20:01Le consommateur,
20:03il ne peut pas payer son sac
20:06à un certain prix.
20:08Donc, moi, je redis,
20:10et ça a été dit déjà,
20:11le deuxième trimestre
20:12et la longueur de la crise pétrolière
20:13sera le déterminant
20:14de l'impact sur les bénéfices
20:16et les marges des entreprises.
20:18Oui, ce sera le déterminant
20:19pour le niveau d'inflation aussi
20:22qu'on va subir au pic de cette année.
20:27Xavier,
20:30les mécanismes d'indexation
20:31dans nos économies,
20:32ils sont encore en place
20:33depuis 2022 ?
20:35Alors, les mécanismes d'indexation,
20:36oui.
20:36C'est pour ça qu'on a un peu plus
20:38d'effet de second tour
20:38qu'aux Etats-Unis.
20:39L'économie est beaucoup plus flexible
20:40et donc ça passe moins
20:42dans l'inflation sous-jacente,
20:43les chocs énergétiques.
20:44Par contre,
20:45on n'est pas du tout
20:45à la même situation macro.
20:48Notamment,
20:49il y a la force de la croissance.
20:50C'est-à-dire, là,
20:51je regardais,
20:51au début de la guerre en Ukraine,
20:53les PMA européens sont à 55.
20:56Aujourd'hui,
20:56on est en dessous des 50,
20:57donc en zone de contraction
20:59depuis ce mois-ci.
21:01Parce qu'on n'était pas
21:01en non plus,
21:02voilà,
21:02en reprise post-Covid
21:04et du coup,
21:05c'était plus facile
21:05d'augmenter les prix
21:06parce que de toute façon,
21:07la demande était là.
21:08Et il y avait la politique budgétaire
21:11qui était beaucoup plus accommodante,
21:12même si je prends en compte
21:14l'Allemagne
21:14qui dépense pour d'autres raisons.
21:16Mais c'était trois points de pipe
21:18d'aide
21:18pour la crise énergétique.
21:20Là,
21:21on est en dessous de 0,5.
21:23Si je prends tout ce qui a été
21:24passé par les gouvernements,
21:25donc là aussi,
21:26moins d'effets
21:27qui soutiennent la demande.
21:30Et le troisième point,
21:31c'est la politique monétaire.
21:32C'est-à-dire qu'on avait
21:33des taux négatifs
21:34et du QE à l'époque.
21:35Aujourd'hui,
21:35on avait déjà des taux neutres.
21:37Donc, il y a moins besoin
21:39de freiner très fort.
21:41Du coup,
21:42nous,
21:42on pense que les effets
21:43de second tour
21:43seront beaucoup moins importants.
21:44Donc, évidemment,
21:45les prix de l'essence,
21:47on ne va pas l'éviter
21:48ou du gaz.
21:49Donc ça,
21:49ça va augmenter l'inflation
21:50jusqu'à l'été
21:53très fortement.
21:54Mais par contre,
21:55le risque que ça reste
21:57et que ça se transmette
21:59aux autres prix
22:00est beaucoup plus limité
22:01en Europe.
22:01Le marché du travail
22:02est moins tendu,
22:03par exemple,
22:03de manière générale
22:04en Europe.
22:05Si je regarde
22:06les jobs vacants,
22:07on était sur des pics
22:08post-Covid
22:09et donc,
22:09toutes les entreprises
22:10étaient à la recherche
22:12et étaient prêtes
22:13à monter les salaires
22:14pour attirer
22:16des employés.
22:17Aujourd'hui,
22:17on était sur un rythme
22:19de croissance
22:19assez limité,
22:20stable,
22:21on va dire.
22:22Et donc,
22:22il n'y a pas besoin
22:23et on le voit
22:23dans les indications
22:24avancées des salaires,
22:25il n'y a pas d'accélération.
22:27L'autre indicateur
22:28qu'on suit de très près,
22:29c'est l'indicateur
22:30dans les services,
22:31les prix des services,
22:32voir si les entreprises
22:33montent leurs prix ou pas.
22:34Et ils ont à peine monté
22:36depuis le début de la guerre.
22:38Ils montent beaucoup
22:39dans le coût,
22:39les coûts des entreprises,
22:41que ce soit l'industrie
22:41ou les services.
22:42Mais pas dans les prix transmis.
22:43Voilà.
22:43Les prix de l'industrie
22:44montent,
22:45même dans les prix transmis,
22:46parce qu'ils sont capables
22:47de retransmettre leurs prix.
22:49Par contre,
22:49dans les services,
22:50dans l'économie domestique,
22:51c'est beaucoup plus limité.
22:52Là, c'est les marges
22:52qui absorbent,
22:53effectivement.
22:54Exactement.
22:54C'est pour ça que je pense quand même
22:55qu'on ne peut pas dire
22:57sur le pricing power
22:59exactement
22:59quelle entreprise
23:01mais il y a quand même
23:02des biais pour les grosses entreprises
23:03qui sont généralement plus capables
23:05de répercuter leurs coûts.
23:08Et puis les secteurs.
23:09Après,
23:10on a des secteurs en Europe
23:11comme la défense,
23:12par exemple,
23:12qui vont continuer
23:13à être soutenus
23:14par les dépenses
23:15des gouvernements,
23:16tout ça.
23:16Les secteurs qui sont plus dépendants
23:18de la consommation
23:19des ménages domestiques,
23:20ça va être plus difficile.
23:21Oui.
23:22Bon.
23:22Et je reviens à votre point
23:23sur l'inflation
23:24et les risques mesurés
23:26des faits de second tour
23:27en Europe.
23:28Ça veut dire
23:29qu'on peut encore imaginer
23:30une banque centrale européenne
23:32qui,
23:33alors,
23:33à la faveur d'éléments
23:35peut-être un peu plus probants
23:36d'ailleurs,
23:38de données un peu plus
23:40solides,
23:40puisse
23:42passer,
23:42regarder à travers
23:43là aussi
23:44ce choc
23:45et cette petite bosse
23:45d'inflation
23:46qui va se matérialiser
23:47forcément dans les données.
23:48C'est possible.
23:49Nous,
23:49on pense quand même
23:50qu'elle va monter
23:50une fois ses taux
23:51en juin
23:53pour renforcer
23:53sa crédibilité.
23:54C'est quoi l'intérêt ?
23:54Alors,
23:55l'intérêt de monter une fois,
23:56c'est quoi en matière
23:57de politique monétaire ?
23:58C'est du signal.
23:59C'est que ça ne fait pas
23:59trop mal à l'économie.
24:00On passe d'un taux
24:01de 2 à 2,25.
24:02L'économie peut vivre avec.
24:03Je ne la freine pas trop.
24:04Et par contre,
24:06je limite les risques
24:07que les anticipations
24:08montent et tout ça.
24:09Mais en vrai,
24:10moi,
24:11je serais pour qu'elle
24:11ne monte pas du tout.
24:12Oui,
24:13je comprends.
24:14Parce qu'on n'est pas
24:15dans la même situation
24:15que l'année dernière,
24:17que en 2022.
24:18Bon,
24:19sur ce débat-là,
24:20cette conversation,
24:20alors la semaine prochaine
24:22verra une bonne série
24:23de réunions de Banque Centrale,
24:24dont celle de la Banque Centrale
24:25européenne.
24:26Je crois que les dernières
24:27communications ont été
24:28assez claires sur le fait
24:29qu'il n'y aurait pas
24:29de hausse de taux
24:31à ce meeting-là.
24:33En revanche,
24:33est-ce que vous avez
24:34cédé à la tentation
24:35d'en mettre une ou deux
24:36dans le scénario de 2026 ?
24:37Ou plus,
24:38peut-être ?
24:38Je ne sais pas,
24:39Patrice.
24:40Plus ?
24:40Non,
24:40en fait,
24:42je reprends le même scénario
24:44et effectivement,
24:45pour moi,
24:45le mois de juin
24:46est un peu obligatoire
24:47du côté de la Banque Centrale
24:49européenne.
24:49L'inflation headline,
24:51donc l'inflation totale,
24:52sera à plus de 3%.
24:54Et elle va rester à 3%
24:55sur un certain nombre de mois.
24:57Donc là,
24:58c'est pour une banque centrale
25:00qui n'a que pour seul mandat
25:02la stabilité de l'inflation,
25:03alors que celle-ci
25:04était attendue en dessous
25:05des 2%
25:05sur la même période.
25:07C'est difficile politiquement
25:08et en termes de signal,
25:09j'adhère tout à fait
25:10à ce schéma,
25:11de ne pas monter les taux.
25:13Après,
25:15on connaît
25:15les différentes sensibilités.
25:17Il y a un petit côté,
25:18toujours,
25:19Bundesbank,
25:20qui est encore assez présent
25:21du côté de la BCE.
25:22Donc,
25:22on pourrait même faire,
25:23imaginons,
25:24ce n'est pas mon scénario,
25:2550 points de base
25:26au mois de juin,
25:27mais à ce moment-là,
25:28ça voudrait dire
25:28qu'il faut baisser
25:31dès que c'est possible,
25:32c'est-à-dire
25:32premier trimestre 2027,
25:33deux fois.
25:35Donc,
25:35plus on monte,
25:36plus il faudra baisser.
25:36Cette dépendance aux données,
25:37elle marche dans les deux sens.
25:38Elle marche dans les deux sens.
25:39C'est ça.
25:40Sachant que,
25:40pour l'instant,
25:41on a plutôt une asymétrie,
25:43je dirais,
25:43un biais,
25:44ce qu'on appellerait
25:44au quiche,
25:45c'est-à-dire un biais
25:46à la fermeté,
25:48plutôt qu'un biais
25:49avec un ajustement important.
25:51Et la BCE peut nous dire
25:52les choses
25:52de cette manière-là ?
25:54Nous dire,
25:54moi,
25:54je vais agir
25:55selon mon mandat
25:56et donc,
25:57je dois mener
25:58une ou deux hausses
25:59de taux
26:01assurantielles
26:02pour prévenir
26:03un risque d'inflation
26:04de second tour.
26:04Mais je serais capable,
26:06en 2027,
26:06de baisser aussi vite
26:08mais tôt
26:08parce que
26:08les effets de base
26:10vont faire que l'inflation
26:10va disparaître,
26:11qu'on va retrouver
26:12une croissance naturelle
26:13en Europe
26:13qui est relativement faible
26:15et que les pressions
26:16des pressionnistes
26:17reviendront aussi
26:17sur le devant de la scène.
26:18Je vais refroidir
26:19vos anticipations
26:19parce que là,
26:20ça voudrait dire
26:21que vous mettez,
26:21Madame Lagarde,
26:22en ce qu'elle appelle
26:23de précomitote.
26:24C'est-à-dire qu'en fait,
26:25elle s'engagerait à.
26:26Et ce n'est pas du tout
26:27ce que les banquiers centraux
26:28aiment faire
26:29et donc ils préfèrent
26:30plutôt agir.
26:31Mais là,
26:31le problème,
26:32c'est effectivement,
26:32on a une chronique
26:33qui est défavorable,
26:34une accélération des prix
26:35qui est dans,
26:36je dirais,
26:37dans les compteurs
26:38puisque le mois d'avril,
26:40l'inflation pour avril,
26:40elle est déjà quasiment
26:42prévisible et faite
26:43compte tenu
26:44de la dégradation
26:45des prix du baril
26:46que l'on a
26:46et ça va encore
26:47avec quelques petits effets
26:49de second tour
26:50mais petits.
26:51On va avoir
26:51l'alimentaire,
26:52on va avoir
26:53les tarifs aériens
26:54qui sont dans les services
26:55qui eux vont monter
26:56au mois de juin et juillet.
26:57Donc on se retrouve
26:58avec une inflation
26:59qui pour le prochain,
27:01les deux prochains trimestres
27:02presque seraient
27:02au-dessus de 3%.
27:03Ce n'est pas tenable
27:04par rapport
27:05à la crédibilité
27:06et le risque
27:07et effectivement,
27:08comme ça a été dit,
27:10et c'est la variable
27:11de la guerre
27:12pour toutes les banques centrales,
27:13c'est les anticipations
27:14d'inflation à moyen terme.
27:16Oui, oui, j'entends.
27:16Celles-ci ont peu bougé.
27:17Donc pour l'instant,
27:18en fait,
27:18on est encore
27:19avec beaucoup de crédits
27:20de la part
27:21des politiques monétaires
27:22mais les politiques monétaires,
27:23celles-ci les avaient négligées
27:25en 2022
27:26lorsque les anticipations
27:27avaient monté
27:27en même temps
27:28que l'inflation montait,
27:29elles avaient dit
27:30non, c'est temporaire.
27:31Ce qui a été reproché
27:32évidemment.
27:33Oui, ça a été la grande critique.
27:34C'est là le procès d'intention
27:35qui est fait d'ailleurs
27:36à la Fed
27:36et là,
27:37elles ne veulent surtout pas
27:38être derrière la courbe
27:39comme on dit,
27:40behind the curve
27:41et donc,
27:42elles peuvent monter
27:43de façon symbolique.
27:44que ça nous amène
27:46à dire peut-être
27:46un mot du dollar aussi.
27:47Alors, Igor,
27:48c'est vrai que dans cette crise
27:49du Golfe,
27:49on a vu le dollar
27:50se raffermir un peu
27:52mais pour effacer
27:53très très vite
27:54sa hausse
27:55dès que le cessez-le-feu
27:57a été annoncé
27:58pour dire les choses
27:59trivialement.
28:00Devoir des banques centrales
28:01parce que la BCE
28:02n'est pas la seule dans ce cas.
28:03La Banque d'Angleterre
28:03peut être amenée
28:05à monter ses taux
28:06cette année.
28:06La Banque du Japon
28:07peut continuer également
28:08sur cette trajectoire.
28:10D'autres banques centrales
28:11peut-être
28:11dans des pays émergents
28:12vont être tentés aussi
28:13pour lutter
28:15contre les effets
28:15de l'inflation
28:16de remonter leurs taux.
28:17Il y en a une
28:17qui résiste pour l'instant
28:18c'est la Réserve fédérale américaine
28:20qui se donne même encore
28:21la possibilité
28:21pourquoi pas
28:23de baisser ses taux
28:24dans son prochain mouvement.
28:26Ça crée là aussi
28:27ça recrée
28:28une forme de divergence.
28:29Après, on le répète
28:30ça a été dit
28:30il n'a pas le même mandat.
28:32Oui !
28:33Et c'est ça le problème
28:34moi je trouve en Europe
28:35Je ne crois pas
28:35que le mandat de la BCE
28:36l'oblige
28:37enfin, on peut quand même
28:38interpréter le mandat
28:39d'une manière
28:40qui peut aussi permettre
28:41de...
28:42Non, non,
28:42mais c'est vrai
28:44mais on est dans une situation
28:45qui est quasi de stagflation
28:46parce que bon
28:470,5% de croissance
28:48autant dire
28:49c'est pas de croissance
28:51c'est très très faible.
28:54Donc c'est ça
28:55qui rend à mon avis
28:56les scénarios
28:57par-delà le monde
28:58où il y a plusieurs cycles
29:00on avait des cycles
29:01de prix un peu synchrones
29:03et là on a des cycles
29:04qui sont un peu
29:06désynchronisés
29:06on a eu pendant très longtemps
29:07et on l'a encore
29:08un peu de stagflation
29:12enfin, on a de la stagflation
29:14en Europe
29:14même si on se dit 0,1%
29:16mais globalement
29:17on arrive très très peu
29:18à engendrer de la croissance
29:20donc je ne suis pas sûr
29:21que monter les taux
29:22pour le symbole
29:23ce soit
29:23ce que les marchés apprécient
29:25parce que
29:26en fait
29:27nous
29:28les investisseurs
29:29sur les marchés actions
29:30on aime les profits
29:31les profits
29:31c'est en nominal
29:32mais il y a une partie réelle
29:33et il y a une partie
29:35prix
29:35on ne peut pas que croître
29:36par le prix
29:37après si c'est temporaire
29:38le problème c'est que
29:40l'Ukraine
29:40effectivement on avait dit
29:41que c'était temporaire
29:42et ça ne l'a pas été
29:44et là
29:46on l'avait dit
29:48les anticipations
29:48du prix du baril
29:49sont en backwardation
29:50donc on estime
29:51qu'à l'été
29:52ça devrait
29:54refluer
29:54donc pourquoi monter
29:55des taux
29:56alors qu'on pense
29:57que l'effet inflationiste
29:58principal
29:58il disparaît
30:00dans deux mois
30:00je pense que
30:01personne ne sait
30:03aujourd'hui
30:04tellement
30:04quel sera
30:05le scénario monétaire
30:06à 3-6 mois
30:07ce qui est un peu gênant
30:08moi je trouve
30:09pour aujourd'hui investir
30:11et on le voit bien
30:11sur les taux d'intérêt
30:12c'est assez volatil
30:13sur les produits obligataires
30:15et c'est là que
30:15je pense que
30:16la zone de risque
30:17se trouve sur les marchés
30:18financiers aujourd'hui
30:19vous préférez les marchés
30:21actions au marché
30:22non je ne préfère pas
30:23je vois que sur les marchés
30:24actions il y a de l'optimisme
30:25il y a de la micro
30:26il y a des histoires
30:28sur le marché obligataire
30:29je sens les investisseurs
30:31et les mouvements de marché
30:32beaucoup plus inquiets
30:33mais c'est normal
30:34c'est le marché directeur
30:35des flux
30:35à propos d'histoire
30:37sur les marchés actions
30:38comment vous regardez
30:39alors le redémarrage
30:40du thème de l'IA
30:41on a vu les Max 7 revenir
30:42le secteur des semi-conducteurs
30:44est bouillonnant
30:46de l'autre côté du marché
30:48on parle de risque
30:49sur l'approvisionnement énergétique
30:51d'un coût énergétique
30:52qui est peut-être en train
30:52de là aussi
30:53franchir à nouveau
30:54une marche à la hausse
30:56pour rester peut-être
30:57plus élevé
30:58pour plus longtemps
30:59que ce qu'on imaginait
31:01à travers les coûts
31:02du pétrole
31:02IA et énergie
31:04c'est quand même
31:04deux sphères
31:05qui sont
31:07très connectées
31:08aujourd'hui
31:08il y a un besoin
31:09d'énergie
31:10un besoin de surcroît
31:11d'énergie
31:12liée au développement
31:13de l'IA
31:14qui n'est pas forcément
31:15bien pris en compte
31:16j'ai l'impression
31:17par le marché
31:17je lis ça plus
31:19sur le retour
31:22en gros
31:23des bases industrielles
31:24des entreprises
31:25qui ont des plateformes
31:26de production
31:26des actifs
31:27des infrastructures
31:28l'IA c'est bien
31:29mais en fait
31:29sans puce
31:30sans data center
31:32sans hangar
31:33et donc en fait
31:34cette crise
31:35elle nous ramène
31:36à la géographie
31:37à la topographie
31:38et tout simplement
31:38au fait que
31:39les plus grandes puissances
31:40industrielles
31:41et les plus grandes
31:42histoires boursières
31:44me semble-t-il
31:46restent dans
31:47ces domaines
31:48qui sont clés
31:49qui sont mondiaux
31:50où il y a des problématiques
31:51très concrètes
31:53je veux dire
31:53de process
31:54de production
31:55et donc c'est pour ça
31:56que c'est un thème
31:57qu'on avait nous
31:58avant identifié
31:59la terre rare
32:00matières premières
32:01mais aussi
32:01les plateformes industrielles
32:03c'est-à-dire que
32:03même l'automobile
32:04je l'ai dit souvent
32:05avoir des lignes
32:06de production
32:07mondialisées
32:08il n'y a pas beaucoup
32:09de secteurs
32:09qui peuvent faire ça
32:11et moi
32:12l'aéronautique
32:13et l'automobile
32:13j'aime bien
32:15ce genre d'entreprise
32:16après
32:17entre l'énergie
32:19et l'IA
32:20pour moi
32:20il ne faut pas confondre
32:21ce qui est structurel
32:22et ce qui est cyclique
32:23c'est-à-dire que
32:24la hausse des prix
32:25de l'énergie
32:26on ne sait pas
32:27combien de temps
32:27ça va durer
32:28mais c'est a priori
32:29cyclique
32:30c'est-à-dire que
32:30c'est plus
32:32conjoncturel
32:32l'IA
32:33il y a
32:34pour moi
32:35encore
32:36un potentiel
32:37de hausse structurelle
32:39c'est pas ce choc
32:40de prix sur l'énergie
32:41qui va venir
32:42casser la dynamique
32:43de capex
32:43pour dire les choses
32:44de l'IA
32:45à ce stade
32:46je pense pas
32:47c'est pour ça
32:48que ça offre
32:48alors c'est pas
32:49un safe haven
32:50la technologie
32:51mais
32:52ça offre
32:53un peu comme la défense
32:54ou tout ça
32:55des choses
32:55un peu moins corrélées
32:57on va dire
32:57parce que c'est structurel
32:59bon effectivement
33:00et le thème IA
33:01reste effectivement
33:02le thème central
33:03du moment
33:04semi-conducteur
33:06là aussi
33:07c'est un secteur
33:08que vous connaissez bien
33:09Igor
33:10et c'était micro
33:10et une valeur
33:11que vous connaissez
33:11particulièrement bien
33:12c'est très cyclique
33:14c'est toujours très cyclique
33:16ou pas
33:16parce qu'on a l'impression
33:17que
33:17qui c'est qui
33:19le patron de SKNX
33:21je crois
33:21alors sur la mémoire vive
33:22nous dit
33:23je vois pas
33:24de baisse de la demande
33:25sur les trois prochaines années
33:26c'est à dire
33:27on va rester dans un gap
33:28entre offre et demande
33:29d'accord
33:30non
33:30c'est toujours
33:31mais les cycles
33:32étaient quand même
33:32beaucoup plus courts avant
33:33oui
33:34peut-être
33:35mais on n'avait pas
33:36aussi
33:37la globalisation
33:38aujourd'hui
33:39donc ça joue
33:39je pense que la difficulté
33:41c'est pas tellement de dire
33:41c'est cyclique ou pas
33:42c'est de dire
33:43combien on paye
33:44un haut ou un bas de cycle
33:45c'est ça qui est difficile
33:46aujourd'hui dans ce secteur là
33:47parce qu'on a l'impression
33:49qu'ils ont de la croissance
33:51et perdus
33:52pendant des mois
33:53mais ça c'est
33:55je dirais
33:55la réflexion
33:56et le réflexe
33:57d'un gérant croissance
33:58il y a toujours de la croissance
34:00j'achète que des valeurs
34:01qui croissent
34:01et il y en aura toujours
34:02et ça c'est faux
34:02et il y a des cycles technologiques
34:04l'IA peut peut-être même manger
34:06sa propre
34:08sa propre mère
34:09son propre géniteur
34:10on le voit dans les valeurs technologiques
34:11il n'y a pas de croissance
34:12dans le luxe par exemple
34:13je dirais que ça reste cyclique
34:14est-ce qu'aujourd'hui
34:15on n'est pas sur un haut
34:16de cycle de valo
34:18sur ce secteur
34:19moi je me pose la question
34:20déjà sur les valeurs technologiques
34:22l'IA
34:22donc il faut se poser
34:23la question sur ce mi
34:24en revanche
34:25c'est complètement clé
34:26et stratégique
34:27comme secteur
34:28et je pense que c'est un secteur
34:29qu'il faut avoir en portefeuille
34:30quand, comment, combien
34:31et à quel moment on rachète
34:33ça c'est notre savant
34:34ouais ouais je comprends
34:35mélange
34:36mais là je pense
34:38qu'on est vraiment
34:38dans cette question
34:39sur les semis
34:40c'est est-ce que
34:41moi en tout cas
34:42la vraie question
34:43c'est une question de valo
34:43c'est pas tellement une question
34:44de savoir si c'est cyclique
34:45ou
34:46j'ai trop suivi ce secteur
34:47et notamment ST
34:48pour savoir que
34:50bon on nous faisait
34:51pareil avec l'automobile
34:52il y a de plus en plus
34:53de plus dans l'automobile
34:53et puis finalement
34:54bon
34:55les smartphones
34:55maintenant c'est les data centers
34:57c'est les data centers
34:58qui tirent
35:00le capitalisme
35:01ça fonctionne toujours pareil
35:02phase d'expansion
35:03récession
35:03phase d'expansion
35:04récession
35:04donc il y a des cycles
35:05et donc de l'autre côté
35:07du thème
35:08il y a le thème des softwares
35:09des logiciels
35:10alors le SOX
35:10donc l'indicateur
35:11l'indice des
35:12semi-conducteurs
35:14des Etats-Unis
35:14marque un nouveau
35:15plus haut historique
35:15au moment où on se parle
35:16et un indicateur de software
35:18alors un peu rebondi
35:19quand même
35:20effectivement
35:20ces dernières semaines
35:21mais on reste sur un écart
35:22entre le software
35:23et le hardware
35:24qui est gigantesque
35:26oui bah le software
35:27c'est l'IA
35:27c'est la menace
35:28IA
35:29et puis après
35:30toutes les
35:30entre guillemets
35:31ESN
35:32toute cette espèce
35:32d'écosystème
35:35encore une fois
35:36mais est-ce qu'il y a un moment
35:37il y a des opportunités
35:38quand même dans ce secteur
35:38du logiciel
35:39qui souffre
35:40et qui directe
35:41depuis des mois
35:42et peut-être
35:43six mois maintenant
35:44mais les investisseurs
35:45boursiers
35:45et les marchés actions
35:47c'est comme un pendule
35:47avant de s'équilibrer
35:49ça part un peu
35:49à gauche à droite
35:50je pense qu'il y a des excès
35:51tous les métiers
35:52vont pas disparaître
35:53à cause de l'IA
35:54bon peut-être que
35:55téléperformance
35:55aura besoin de moins
35:57de personnes derrière
35:58les call centers
36:00mais je pense que oui
36:01le d-rating lié à l'IA
36:03peut aujourd'hui
36:04offrir des
36:06des opportunités d'achat
36:08ouais
36:08bon on voit
36:09puis il y a encore
36:10de la croissance
36:10quand même dans ces groupes
36:11d'assosystèmes
36:12MSAP
36:13c'est encore des boîtes
36:14qui sont en croissance
36:14quand même
36:15ouais ouais
36:15mais après
36:16on voit les chocs
36:18de perf
36:18enfin boursière
36:19dès qu'il y a une
36:21demi
36:22semi-concurrence
36:23d'une petite boîte
36:24donc pour un gérant
36:25c'est aussi un petit peu dur
36:26d'avoir des dossiers
36:28qui étaient des dossiers
36:29à croissance visible
36:30et qui deviennent
36:30des dossiers très volatiles
36:31beaucoup plus volatiles
36:32ouais
36:32là des boîtes aux Etats-Unis
36:33comme ServiceNow
36:34et IBM
36:35là sont en train de chuter
36:36aujourd'hui
36:36après leur publication
36:37de résultats
36:38dans ce secteur
36:39des logiciels
36:41si on dit un mot peut-être
36:42de la réserve fédérale américaine
36:43Xavier et puis Patrice
36:45je ne sais pas
36:46dans quelle mesure
36:46vous avez suivi
36:47ou lu
36:48la transcription
36:49de l'audition
36:51de Kevin Warsh
36:52devant la commission bancaire
36:53du Sénat
36:54qu'est-ce que vous en retenez
36:56Xavier
36:56qu'est-ce qu'il propose
36:59j'ai quand même l'impression
37:00qu'il livre une vision
37:02alors vous me dites
37:02une critique
37:03mais il livre quand même
37:04sa vision
37:05de ce que doit être
37:06une institution
37:07comme la réserve fédérale américaine
37:09et des différences
37:10qu'il a envie de porter
37:11sur le fonctionnement
37:12et le rôle de la Fed
37:13par rapport
37:14à ce qui existe
37:15aujourd'hui
37:16ouais
37:16alors à court terme
37:17il a rassuré
37:18sur l'indépendance
37:19de la Fed
37:20en disant que la Fed
37:21resterait indépendante
37:22et qu'il ne serait pas
37:22la margine
37:23on est rassuré
37:23sur la Fed
37:24qui sera indépendant
37:27on ne croit
37:28ou on ne croit pas
37:29moi de toute façon
37:30je pense qu'il n'a
37:30qu'une seule voix
37:31sur les 12
37:32du côté
37:33donc j'ai jamais été
37:34très inquiet
37:36ça borne un peu
37:36les choses
37:37ça rassure quand même
37:38les marchés
37:39et la deuxième chose
37:41c'est qu'il ne s'est pas engagé
37:42sur des baisses de taux
37:42il a été très très vague
37:44et neutre en fait
37:45sur les taux à court terme
37:46donc ça c'est le court terme
37:47après il y a
37:49beaucoup de critiques
37:50sur la Fed
37:50sa communication
37:51et donc des volontés
37:52de réformer
37:54beaucoup
37:55pas beaucoup de détails
37:56sur ce qu'il veut
37:57au final
37:57on a compris
37:58qu'il n'aimait pas
37:59les mesures d'inflation actuelles
38:01qu'il n'aimait pas
38:02la communication actuelle
38:03de la Fed
38:03on ne sait pas
38:04ce qu'il veut actuellement
38:05il veut réduire
38:06la taille du bilan
38:07de la Fed
38:07mais il faudra
38:09que ça soit graduel
38:10et bien communiqué
38:11au marché avant
38:12tout ça
38:13donc je trouve
38:13qu'au final
38:14on n'a pas appris
38:15grand chose
38:16un peu rassuré
38:17parce qu'il n'y a pas
38:17de déclaration
38:19qui pourrait faire peur
38:22voilà
38:22et du coup
38:23nous ça ne change pas
38:23vraiment le scénario central
38:25qu'à court terme
38:26la Fed aura du mal
38:27à baisser ses taux
38:28par contre
38:28si le choc énergétique
38:30n'est pas trop long
38:31et que l'impact
38:32des hausses de droits de droite
38:34commence à s'estomper
38:35à partir de l'été
38:36on pense que la Fed
38:37pourrait reprendre
38:37des baisses de taux
38:38ou à la fin de l'année
38:39ou probablement
38:40l'année prochaine
38:41donc c'est plus repoussé
38:42oui je comprends
38:43est-ce que
38:44Patrice
38:45est-ce que Kevin Warch
38:46peut quand même
38:46être un président de la Fed
38:48réformateur
38:49est-ce que ça
38:49ça fait sans doute
38:51partie de sa feuille de route
38:52et au-delà des critiques
38:54on verra ce qu'il a proposé
38:55effectivement
38:55mais il soulève quand même
38:56un certain nombre
38:57de points
38:58est-ce qu'il peut réformer
39:00le cadre de fonctionnement
39:02de la Fed
39:03de manière profonde
39:04alors je pense qu'il a un projet
39:07le problème
39:07il se prépare depuis
39:08des années au poste
39:10il vient pas
39:11comme ça
39:11il a une feuille de route
39:12donné par la Maison Blanche
39:13l'indépendance
39:15oui l'indépendance
39:16c'était même pas le sujet
39:17l'indépendance
39:18c'est un non-sujet
39:19donc c'est pour ça
39:20qu'effectivement
39:21axer sa communication
39:22sur l'indépendance
39:23c'était être sûr
39:23de ne rien dire
39:24parce que tout le reste
39:25sont des sujets
39:26comme ça vient d'être dit
39:27parce qu'il a une vision
39:28effectivement du fonctionnement
39:29de la banque centrale
39:30du rôle
39:31de la position
39:33de la banque centrale
39:34par rapport
39:35sur l'emprise
39:35sur l'emprise
39:36au sens du système
39:38financier américain
39:39du système financier mondial
39:41et là une vision
39:42qui est complètement différente
39:44de l'évolution
39:45que l'on a eue
39:46depuis les années 90
39:47de la Fed
39:48et de son rôle
39:48et dans les outils
39:49comme dans la réflexion
39:50il propose une Fed
39:51en fait
39:52qui a un rôle
39:53beaucoup plus étroit
39:54beaucoup plus automatique
39:55dès qu'il y a
39:56des petites variations
39:56de l'inflation
39:57c'est pour ça
39:57qu'on cherche
39:59d'autres indices
40:00que ceux qui existent
40:01actuellement
40:02pour ne pas avoir
40:03les pieds
40:03et les moins liés
40:04mais d'avoir aussi
40:05une énorme réactivité
40:08alors à la hausse
40:08ou à la baisse
40:09c'est pour ça
40:10qu'on peut même
40:11avec les CPI
40:12et les corps PCE
40:13qu'on a aujourd'hui
40:13on va aller chercher
40:14des indices
40:15qui sont moyennés
40:16dont on exclut
40:17les plus hauts
40:18et les plus bas
40:18qui vont permettre
40:19de faire même
40:20une baisse des taux
40:20au mois de septembre
40:21comme par hasard
40:22donc ça
40:24je m'y attends
40:25on change le thermomètre
40:25on change le thermomètre
40:27ou on en met plusieurs
40:27en même temps
40:28et on dit
40:28moi je choisis
40:29et ce choix
40:30grosso modo
40:31c'est le mien
40:32et donc
40:32on a une Fed
40:33qui est beaucoup plus réactive
40:34ce qui est complètement différent
40:36parce qu'en fait
40:36ça veut dire
40:37qu'on sort
40:37de taux qui étaient quasiment
40:39modélisés
40:40avec différentes fonctions
40:41de réaction etc
40:42qui étaient partagées
40:44par les économistes
40:44donc une lecture
40:45quand même
40:46de la fonction de réaction
40:46de la Fed
40:47qui pourrait être
40:48beaucoup plus volatile
40:51qui va se faire
40:52sur des critères
40:52qui ne seront peut-être
40:53pas strictement
40:54les mêmes
40:55que ceux que l'on a habitude
40:56de voir
40:56donc des fois
40:57il faudra chercher
40:58à comprendre
40:59pourquoi la Fed
41:00a fait ça
41:01et c'est là
41:01où on va retrouver
41:02je dirais
41:03on va pas remettre
41:05sur le débat
41:06l'indépendance
41:06mais on va retrouver
41:07une communauté de vues
41:09entre la Maison-Blanche
41:10et la politique monétaire
41:11et le Trésor américain
41:13c'est exactement
41:14le style de relation
41:15qui est en train
41:15de décrire
41:16au travers
41:17de la décrue
41:18aménagée du bilan
41:19de la Fed
41:20et même chose
41:20et surtout ça
41:21c'est une composante
41:22intéressante
41:23à mon avis
41:23c'est le côté régulateur
41:25le côté superviseur
41:26du système bancaire
41:27non
41:27ça n'est plus la Fed
41:29il veut casser
41:30le lien entre la Fed
41:30et les banques commerciales
41:31et sauf
41:32situation exceptionnelle
41:33comme actuellement
41:33puisque l'Asie
41:35et les pays du Golfe
41:36ont demandé
41:36des swaps
41:37sur les devises
41:38ça traditionnellement
41:39c'est sauf exception
41:40on ne veut plus
41:41en entendre parler
41:41donc là
41:422008
41:43ça aurait une autre tête
41:46à la fois
41:46dans le côté
41:47régulateur financier
41:48et dans le côté
41:50banque mondiale
41:51donc ce sont
41:52les deux aspects
41:52c'est le côté
41:53à mon avis bancaire
41:54qui va être très important
41:55et le côté
41:57coopération internationale
41:58mais là
41:58ça fait presque écho
41:59à l'OTAN
42:00ah bah non
42:01mais bien sûr
42:03ça devient
42:04ça devient une négociation
42:05vous voulez des swaps
42:07de l'accès au dollar
42:08ça se mérite
42:09ou ça se paye
42:11il a la capacité
42:13de mener ses réformes
42:13enfin je veux dire
42:14autant sur la conduite
42:15de politique monétaire
42:16Xavier le disait
42:16ils sont 12
42:17et il doit convaincre
42:19enfin 11 autres
42:20ou la moitié
42:21la moitié du board
42:24sur des réformes profondes
42:25il peut mener les choses
42:26en tant que président
42:27il y a déjà
42:29une négociation en cours
42:30d'ailleurs sous Powell
42:31qui s'est faite
42:31avec le trésor américain
42:32sur justement
42:34cette coopération
42:34sur le côté supervision
42:36donc on voit bien
42:37que ça glisse
42:38en quelque sorte
42:39en termes de responsabilité
42:40de la Fed
42:41vers quelque chose
42:42qui est un peu
42:44indirectement
42:44moins la Fed
42:45et un peu plus
42:46le trésor américain
42:47sur la décrue
42:48du bilan de la Fed
42:49là ça se passe
42:49avec le trésor américain
42:50c'est à dire que
42:51grosso modo
42:52il n'y aura pas
42:52de soutien
42:53ou de rachat
42:54on terminera
42:55du côté des achats
42:55de la banque centrale
42:56mais par contre
42:57c'est le centre de gravité
42:58des émissions du trésor
42:59qui passerait de long
43:00à beaucoup plus court
43:02ça dépend des sujets
43:04sur le bilan de la Fed
43:06c'est des décisions
43:07aussi par le prix en commun
43:10là aussi
43:11par contre
43:11par exemple
43:12s'il veut enlever
43:13des conférences de presse
43:15il peut décider
43:16la communication
43:17il peut régler
43:18la communication de la Fed
43:19l'agenda de communication
43:20de la Fed
43:20sur la régulation
43:21c'est à plusieurs
43:23mais un plus petit groupe
43:25voilà
43:25moi je parlais vraiment
43:26politique monétaire
43:27là ça reste
43:28le comité de la Fed
43:29et donc on aura
43:29une Fed qui aura
43:30la capacité de dire
43:32accès au dollar
43:33oui, non, oui, non
43:35y compris pour des banques
43:36commerciales américaines
43:37enfin
43:38a priori
43:39il ne peut pas prendre
43:39les décisions tout seul
43:40d'accord
43:40il faudra demander
43:41l'autorisation au trésor
43:42américain
43:43et donc à monsieur Trump
43:44comme d'habitude
43:44bon, qu'est-ce que ça
43:46vous inspire Igor ?
43:47je pense que l'enjeu
43:49au-delà de l'indépendance
43:51qui reste toute relative
43:52parce que
43:53le président de la Fed
43:54reste américain
43:55déjà
43:56et donc défendra
43:57les Etats-Unis
43:58mais l'enjeu
43:59c'est que
43:59il faut bien voir
44:02qu'au niveau monétaire
44:04le dollar doit défendre
44:06sa place
44:06puisqu'en termes économiques
44:08il y a des économies
44:09qui poussent
44:09la Chine vient de lancer
44:10un futur sur le pétrole
44:11en yuan
44:12on voit dans la répartition
44:14par exemple
44:14des monnaies utilisées
44:15par la Russie
44:16qui est certes
44:16pas un grand pays
44:17du point de vue économique
44:19mais du point de vue
44:19des réserves
44:20en tout cas
44:20de matières premières
44:22notamment
44:2385% avant la crise
44:24de l'Ukraine
44:24c'était de l'euro
44:25et du dollar
44:26et maintenant c'est 12%
44:27et donc c'est ça
44:28le vrai enjeu
44:29à mon avis
44:30pour les Etats-Unis
44:31et la Banque centrale
44:31d'où d'ailleurs
44:32cette espèce de jeu
44:33où je te donne accès
44:34à ma monnaie
44:35donc je la rarifie
44:35donc tu viens la chercher
44:37mais est-ce que
44:38dans 10, 20, 30, 40 ans
44:40quand tu nous inviteras
44:41encore à cette émission
44:42on pourra parler du dollar
44:44dans ces termes-là
44:46c'est peu probable
44:47parce que les cycles
44:49de monnaie de référence
44:51ne sont pas éternels
44:52donc je pense que
44:53le vrai enjeu
44:54aujourd'hui
44:55il est là
44:56donc tous ces mécanismes
44:57seront faits
44:59en sorte que
44:59le dollar reste
45:00maître chez lui
45:01et ailleurs
45:02devise centrale
45:03peut-être moins dominante
45:05quand même
45:05dans le monde de demain
45:07que ce que ça peut
45:08être passé
45:08si cette devise
45:10protège
45:11les alliés
45:12des Etats-Unis
45:13oui
45:14merci beaucoup
45:15mais si on s'arrêtera là
45:15pour ce soir
45:16avec Igor Demac
45:18Vital Epargne
45:19Patrice Gautry
45:19l'Union Bancaire Privée
45:20Xavier Chapard
45:21LBPM
45:32Le dernier quart d'heure
45:33de Smartbourg
45:34chaque soir
45:34c'est le quart d'heure
45:34thématique
45:35le thème ce soir
45:36c'est celui de la
45:37démographie
45:38it's the démographie
45:39stupid
45:40nous en parlons
45:40avec Thibaut Prébet
45:41économiste indépendant
45:43et auteur
45:44de ce livre
45:44désormais
45:45dans toutes les bonnes librairies
45:47comme on dit
45:47bonsoir Thibaut
45:48démographie
45:49la bombe
45:49tranquille
45:50qui est parue au cours
45:51de ce mois d'avril
45:52aux éditions du Rocher
45:54avec une excellente préface
45:55de Jean-Marc Daniel
45:56oui on s'était déjà parlé
45:58sur le thème de la démographie
45:59je trouve toujours
45:59que le titre va bien
46:00donc je l'ai conservé
46:01it's the démographie stupid
46:03plein de choses à lire
46:04votre analyse effectivement
46:06de ce vieillissement
46:07démographique accéléré
46:09de ce phénomène
46:10de décroissance démographique
46:11je voudrais qu'on aille
46:12assez vite
46:12sur le guide pratique
46:13que vous proposez au lecteur
46:14à la fin de votre livre
46:15mais résumé
46:18votre thèse
46:19il y a une forme de déni
46:20encore assez important
46:22au sein de la classe politique
46:24notamment
46:24vous dites sortir de ce déni
46:25ça va être très compliqué
46:26alors qu'on est face
46:27à un phénomène
46:28qui va mettre à l'épreuve
46:30nos capacités d'adaptation
46:32absolument
46:33c'est un sujet qui est passionnant
46:34et j'aime beaucoup votre titre
46:35ce qui est intéressant déjà
46:36et ce que j'essaie de faire
46:37dans la première partie de l'ouvrage
46:38c'est de dire deux choses
46:39la première c'est un phénomène mondial
46:40donc il faut arrêter de regarder ça
46:41avec le petit bout de la lorgnette
46:42comme s'il y avait une particularité française
46:44à twister
46:44et que ce serait réglé
46:45et j'aime bien dire
46:46c'est-à-dire que sur 195 pays au monde
46:47il y en a 185
46:49qui ont vu leur fécondité baisser
46:50et les autres
46:51c'est généralement
46:52parce qu'elles avaient déjà
46:52beaucoup baissé avant
46:53donc quand on dit ça
46:55il faut bien comprendre
46:55qu'on est plutôt
46:56dans les très bons élèves
46:58que dans les mauvais
46:59puisque si on prend
46:59le tiers de ces pays
47:00qui sont développés
47:01on est entre deuxième
47:02et troisième
47:02tous les ans
47:03en termes de fécondité
47:03donc déjà c'est un sujet difficile
47:05deuxième point
47:06c'est rappeler
47:06en deux mots
47:07que la baisse de la fécondité
47:08s'explique par deux facteurs principaux
47:10un
47:10la baisse de la mortalité
47:12qui fait que quand vous
47:13les deux enfants
47:13au lieu de avoir besoin
47:16ça ça limite très fortement
47:18la fécondité
47:19le deuxième point
47:19c'est que
47:20notre société sont passées
47:21du besoin d'enfants
47:22vital au Moyen-Âge
47:2415% de la population
47:25est à l'agriculture
47:26et s'ils ne voulaient pas
47:27mourir de faim
47:27il faut un coup de main
47:28il faut des bras
47:29vers le désir d'enfants
47:30et quand on parle de désir
47:31on parle déjà de choix
47:32et quand on parle de choix
47:34s'il y a deux possibilités
47:35c'est toujours moins probable
47:35que s'il n'y en a qu'une
47:37et donc ça c'est le premier point
47:38de mon livre
47:39c'est d'essayer de parler
47:39de ce côté
47:40un peu irrémédiable
47:41et de facto
47:42et on le voit d'ailleurs
47:43avec ce programme
47:44du Parti Socialiste
47:45qui est sorti
47:45où il n'y a rien
47:46sur la démographie
47:47et il n'y a rien
47:48sur l'idée que
47:49si on est de moins en moins
47:50nombreux
47:50l'équation va être
47:51de moins en moins bonne
47:52et donc à un moment
47:53la baisse de la dépense
47:54elle est cruciale
47:55parce qu'on ne peut pas
47:56tout régler
47:57par les hausses de recettes
47:58quand l'équation se dégrade
47:58c'est des points
48:00qui sont hyper importants
48:00et pour terminer
48:01c'est vrai que face
48:02au débat démographique
48:03qu'on va avoir
48:04c'est facile de promettre
48:05que tout va bien se passer
48:06c'est difficile de dire
48:07qu'il faut faire des efforts
48:08et c'est d'ailleurs
48:09peut-être même impossible
48:10d'être élu comme ça
48:11donc il est vraisemblable
48:12qu'on va avoir le droit
48:13à des promesses
48:14de relance
48:16de fécondité
48:17c'est pour ça que je dis
48:18que notre capacité
48:18d'adaptation
48:19va être mise à l'épreuve
48:20mise à l'épreuve
48:21ça veut dire que c'est possible
48:22c'est optimiste
48:23j'aime bien le terme
48:24bon
48:24donc on entre
48:25dans ce phénomène
48:26de décroissance démographique
48:28alors juste quand même
48:29il faut le dire
48:29ça amène aussi
48:32l'idée d'un monde
48:33comme vous l'écrivez
48:35plus régulier
48:37avec moins de croissance
48:38mais aussi moins de choc
48:39ou en tout cas
48:40moins de soubresaut
48:41je ne sais pas si c'est
48:42une phase positive
48:44du sujet
48:44en tout cas
48:45c'est un monde
48:46moins violent
48:47sur le plan
48:47de la croissance
48:49et des chocs
48:49mais c'est très positif
48:50parce qu'en réalité
48:51il faut avoir en tête
48:52qu'un des premiers effets
48:53de ce qu'on appelle
48:53la cristallisation démographique
48:55c'est-à-dire l'illusion
48:56au sens de Stendhal
48:57que la transition démographique
48:59est un truc sympathique
49:00qu'on idéalise
49:01puis quand ça devient trop tard
49:02et qu'on voit les choses
49:03sous leur vrai jour
49:03c'est trop tard justement
49:04en fait ce qui est intéressant
49:06là-dedans
49:06c'est qu'un des premiers effets
49:07c'est que ça effondre le chômage
49:08parce que vous avez
49:08de moins en moins d'arrivants
49:09de plus en plus de sortants
49:11quand vous n'avez pas de chômage
49:12qu'est-ce qui se passe ?
49:12il se passe exactement
49:13ce qu'on a connu par rapport
49:13en 2022
49:14qui est une année boursière
49:16cataclysmique
49:16dans laquelle au final
49:17les entreprises
49:18face à une économie
49:19qui ne va pas bien
49:20n'arrivant pas à recruter
49:22ne licencient pas
49:23exactement comme par exemple
49:24au Japon en 2008
49:25versus des économies
49:26comme celles
49:27des Etats-Unis en 2008
49:28où quand vous avez
49:29un chômage de masse
49:29toutes les boîtes savent
49:31qu'elles peuvent recruter
49:31donc face à un début de crise
49:33tout le monde licencie
49:34qui crée des effets multiplicateurs
49:35alors si on se dit
49:36qu'on va avoir des économies
49:37plus régulières
49:38et que la croissance
49:39c'est un moyen de sortir
49:40de la pauvreté
49:41dans des pays pauvres
49:42une fois que vous êtes riche
49:43elle a un changement
49:44dans votre vie
49:44un impact
49:45est-ce que les Allemands
49:46ont senti que depuis 3 ans
49:47ils avaient beaucoup moins
49:48de croissance que les Français
49:49c'est pas complètement évident
49:50donc vous pouvez vous dire
49:51une économie plus régulière
49:52avec une pente plus faible
49:53c'est probablement pas un drame
49:55parce que parfois
49:56perdre son emploi
49:57se retrouver en difficulté
49:58alors qu'on a 10 ans à tirer
49:59c'est plus grave
50:01alors pour le trading
50:02day to day
50:04la volatilité c'est bien
50:05donc ce monde là
50:06ce sera peut-être pas
50:07le meilleur monde
50:08pour les traders
50:08mais pour l'investissement
50:10on s'en passera
50:11non mais pour l'investissement
50:13de long terme
50:14là ça m'intéresse beaucoup
50:15et vous intégrer
50:17alors on est tous
50:18en quête de sens
50:18aujourd'hui
50:19évidemment
50:20et c'est important
50:20je dénigre pas du tout
50:21ce terme
50:22quand même il est
50:23peut-être un peu galvaudé
50:24mais comment on donne
50:25du sens à ces investissements
50:26c'est une question
50:27qu'on se pose régulièrement
50:27comment on donne du sens
50:29démographique
50:30à ces investissements
50:30Thibaut
50:31alors c'est vrai que déjà
50:32il y a deux types d'actifs
50:33de grands actifs
50:35financiers
50:35et un dur
50:36c'est l'immobilier
50:38l'obligataire
50:39et les actions
50:39comment sur l'immobilier
50:41vous constatez que tous les pays
50:41qui ont connu des difficultés démographiques
50:43ont connu
50:43un des effondrements immobiliers
50:45de manière généralisée
50:45et deux des regroupements
50:47autour des mégapoles
50:48qui ont un l'emploi
50:49et deux la vie culturelle
50:50que les jeunes recherchent
50:52et donc par exemple au Japon
50:53vous avez à la fois
50:54des prix à Tokyo
50:55qui sont restés extrêmement élevés
50:56et ailleurs
50:57des maisons qui sont gratuites
50:59et ce qui est intéressant
51:00c'est que comme les gens
51:01anticipent le retournement démographique
51:02sur l'immobilier
51:03ça vient de plus en plus tôt
51:04et de facto en Chine
51:05on n'a pas attendu 15 ans
51:07après le retournement démographique
51:08on a dès le début
51:09eu des baisses immobilières
51:10donc un des premiers conseils
51:11que je donne dans ce livre
51:12c'est si vous voulez faire de l'immobilier
51:13faites-le dans les zones de luxe
51:14où il n'y a pas de la place
51:15pour tout le monde
51:16mais allez faire de l'immobilier
51:17dans des zones
51:17parce que c'est pas cher
51:18d'un point de vue démographique
51:19si on regarde l'historique
51:20les sites de l'Italie
51:21c'est la même chose
51:22ça finit par valoir
51:22pas loin de zéro
51:23donc c'est un premier point
51:24c'est sans effet rareté
51:26l'actif immobilier
51:27n'est pas démographique
51:28sur l'immobilier
51:29est-ce que la France
51:30est un cas aussi
51:32un peu particulier
51:33vous citez l'exemple
51:33de l'Espagne
51:34qui a connu une crise immobilière
51:35importante
51:36évidemment
51:36il y a eu
51:37une quinzaine d'années
51:39maintenant
51:40la France
51:41avec une offre
51:42qui n'a jamais explosé
51:43comme on l'a vu en Espagne
51:45est-ce qu'il y a une forme
51:46de protection
51:46de ce point de vue-là ?
51:47Il y a une forme de protection
51:48mais le problème
51:49c'est que la France
51:49est aussi un pays
51:50qui est extrêmement centralisé
51:51et donc cet effet
51:52est quand même déjà
51:53très présent chez nous
51:55alors c'est vrai
51:55qu'il y a eu le Covid
51:56il y a eu cette idée
51:57du télétravail
51:57qui a un peu inversé
51:58peut-être temporairement
51:59le phénomène
52:00toute la question
52:01en fait pour moi
52:02elle n'est pas là
52:02elle est de se dire
52:03si on se rend compte
52:03que dans tous les pays
52:04qui s'accumulent
52:05où on a une récession démographique
52:07qui pèse sur l'immobilier
52:08à quel moment
52:09on va commencer à le prévoir
52:105 ans, 10 ans, 15 ans avant
52:11c'est-à-dire que si on vous dit
52:12dans 20 ans
52:13votre marché immobilier
52:14il va perdre 25
52:15est-ce que quelque part
52:15vous avez encore envie d'acheter
52:16et moi je pense
52:17qu'on risque d'avoir
52:18des anticipations
52:18de plus en plus tôt
52:20de ces baisses démographiques
52:21du marché immobilier
52:22parce que les cas
52:22vont commencer à venir
52:25de plus en plus tôt
52:25on a eu le Japon
52:26l'Allemagne
52:27on commence à avoir l'Italie
52:28l'Espagne
52:28on commence à avoir de partout
52:29si tout le monde le voit venir
52:31peut-être que vous trouvez
52:31plus grand monde
52:32pour acheter en dehors
52:33de Paris, Bordeaux
52:34enfin les grandes villes
52:35c'est aussi un sujet
52:36qui est peut-être pas encore
52:38dans les programmes
52:39des partis politiques
52:39mais qui s'invite quand même
52:40dans le débat public
52:41grâce à des livres
52:42comme le vôtre
52:43oui et puis aussi
52:43parce que l'immobilier
52:47a entendu autant parler
52:48de démographique
52:48c'est 12, 18 derniers mois
52:50par exemple
52:51c'est normal parce que
52:52un, la campagne présidentielle
52:53va être démographique
52:54soit pour des raisons sociétales
52:57civilisationnelles
52:57en disant
52:57si on n'a pas assez
52:58de main d'oeuvre
52:59on va avoir besoin
52:59de main d'oeuvre étrangère
53:00et c'est un sujet
53:01sur lequel les partis
53:02comme le RN
53:03parlent régulièrement
53:04soit parce que simplement
53:05on a une équation
53:06du système de retraite
53:07qui se dégrade
53:08beaucoup de partis de gauche
53:09ont tenu sur
53:10vous inquiétez pas
53:11le conseil de l'orientation
53:11des retraites
53:12dit que c'est super financé
53:13puis une fois que vous enlevez
53:14vos deux
53:14puis vos 1,80
53:15vous passez à 1,50
53:16les paramètres vont être réévalués
53:17et bien là ça devient
53:18complètement dégueu
53:19et en fait en réalité
53:20aucun parti n'est lucide
53:21ils cherchent tous un moyen
53:23un, d'utiliser leur marotte
53:25pour dire qu'ils ont raison
53:26et deux, de ne pas froisser
53:27les électeurs
53:28moi j'aime bien utiliser
53:29cette expression
53:29d'Abraham Maslow
53:30qui disait
53:31quand on a un marteau
53:32tout problème ressemble
53:32à un clou
53:33donc si vous êtes écolo
53:34vous dites c'est l'éco-anxiété
53:35qui crée la baisse
53:36de la fécondité
53:37il faut travailler compte
53:38si vous êtes dans l'immobilier
53:39vous dites c'est les prix
53:40trop élevés
53:40qui dissuade
53:41si vous êtes très à droite
53:42vous dites c'est la baisse
53:43de la religion
53:43qui fait perdre du sens
53:44et en fait
53:45quel que soit votre marotte
53:46ça marche
53:47donc en fait
53:47on va observer
53:48cet espèce de truc
53:49autoréalisateur
53:49où tout le monde
53:50va venir sur la démographie
53:51parce qu'au final
53:51avec son explication
53:52ça marche pas mal
53:53et en réalité
53:54il n'y en a probablement
53:55aucune qui ne marche
53:56et donc voilà
53:57pour la partie immobilière
53:58si je passe sur l'obligataire
53:59le débat là pour le coup
54:00n'est pas du tout tranché
54:01c'est un actif démographique
54:02par excellence là
54:03pas du tout
54:03parce que
54:05dans mon avis
54:05je suis entièrement d'accord
54:06mais le débat
54:10le Japon et l'Allemagne
54:11c'est les deux premiers
54:11pays déflationnistes
54:13donc manifestement
54:14l'automne démographique
54:15puis l'hiver démographique
54:15c'est déflationniste
54:16et puis les gens
54:17ont commencé à dire
54:18tute tute tute
54:18les retraités consomment
54:19plus que les autres
54:20s'il y a de plus en plus
54:20de retraités
54:21ils vont consommer
54:21de plus en plus
54:22on va avoir de l'inflation
54:23moi ça me paraît débile
54:24parce que
54:25excusez-moi l'expression
54:26je pense que
54:27le pouvoir d'achat
54:28des retraités
54:28n'est pas garanti
54:29justement dans un univers démographique
54:31parce qu'on ne peut plus
54:31leur donner le même financement
54:32et si on ne peut plus
54:33leur donner le même
54:34leur consommation
54:34va de facto baisser
54:35et donc je pense qu'en fait
54:36on est dans une logique
54:37déflationniste
54:38et que l'actif obligataire
54:39est un bon actif
54:40mais il faut être clair
54:41sur le fait que c'est
54:42moins consensuel
54:43que le reste
54:43c'est un avis fort
54:45un actif démographique
54:46par excellence
54:46c'est parce qu'il profite
54:48mais beaucoup de démographes
54:49vous diront le contraire
54:50c'est mon avis
54:50c'est un avis contrariant
54:53vous dites là
54:54contrariant je dirais
54:54que c'est assez divisé
54:55c'est un avis discutable
54:56peut-être
54:57contrariant c'est peut-être
54:58un peu agressif
54:58mais discutable
55:01sur les actions
55:01l'action c'est quoi
55:02les secteurs
55:03qui ont du sens démographique
55:05l'action c'est extrêmement simple
55:06c'est de rappeler une chose
55:06c'est qu'on a un tropiste
55:08qui est faux
55:08qui est de regarder
55:08la taille de la population
55:10or vous constaterez
55:11que 90% des métiers
55:13s'adressent à une frange
55:14de la population
55:14mais pas à la totalité
55:16de la population
55:16alors je fais ce
55:17en démarrage de mon livre
55:18ce parallèle
55:19en parlant des couches
55:19qui sont plus vendues
55:20aujourd'hui au Japon
55:21pour les seniors
55:21que pour les enfants
55:22qui est un des rares exemples
55:23qui fait le lien
55:23mais la réalité par exemple
55:24c'est que si vous avez une auto-école
55:25vous voulez savoir
55:26combien de gens
55:27ont 18 ans chaque année
55:28mais si des gens aveugles
55:29et sous Alzheimer
55:31vivent 5 ans de plus
55:32ça ne crée pas
55:33naturellement
55:34une clientèle supplémentaire
55:35en tout cas
55:35on ne le souhaite pas
55:35et donc la réalité
55:37est que
55:38vous avez besoin
55:39de savoir
55:39si les tranches
55:40vont augmenter
55:41évidemment
55:41ce n'est pas le cas
55:42elles vont toutes baisser
55:42à une exception
55:43c'est la tranche des retraités
55:45qui est assez homogène
55:46sur les besoins de santé
55:47donc dans cette logique
55:48si vous êtes dans une logique
55:48je veux plus de clients
55:50la silver économie
55:51est plus que la silver économie
55:53que les médicaments
55:54où là le prix
55:55restant un actif
55:56très politique
55:57peuvent être un peu sanctionnés
55:58est quelque chose de très logique
55:59alors le scandale Orpé
56:00a rebattu les cartes
56:01parce que tout le monde
56:01y allait
56:02plus personne n'en veut
56:02ça reste selon moi
56:03une classe d'actifs
56:05qui est traditionnellement
56:06quelque chose de très adapté
56:07démographiquement
56:08et puis ensuite
56:09si vous dites
56:09il n'y a pas d'autre population
56:11qui va augmenter
56:11que celle des seniors
56:12vous dites
56:12si la population n'augmente pas
56:14vous pouvez chercher des choses
56:15qui créent de nouveaux besoins
56:16puisqu'en fait
56:17s'il y a un nouveau besoin
56:17par définition
56:18vous partez de zéro
56:18donc vous pouvez générer
56:19de la croissance
56:20et donc évidemment
56:21dans ce genre de choses
56:22la technologie
56:23et les valeurs vertes
56:24sur des secteurs
56:25pour le coup bien ciblés
56:26ce sont des choses
56:26qui ont beaucoup de sens
56:27pourquoi les valeurs vertes ?
56:28quel est le lien là ?
56:30parce que la valeur verte
56:30reste un énorme secteur
56:31d'innovation
56:32et qu'on sort tout le temps
56:32des nouvelles propositions
56:34de valeurs
56:34qui n'existaient pas avant
56:36ça ne veut pas dire
56:36qu'il faut se limiter
56:37à des sujets
56:38qui sont dans le débat public
56:40et encore une fois
56:40qui sont très étatiques
56:41il y a beaucoup de sujets
56:42il y a toujours
56:43beaucoup d'innovation
56:44on parle de la capture de carbone
56:45de ce que vous voulez
56:46tout ce qui revêt
56:47de l'innovation
56:48doit prouver
56:49et c'est un des points
56:49de mon livre
56:50que c'est un progrès
56:50mais si c'est un progrès
56:52alors comme on part
56:53de choses qui sont inventées
56:54et qui n'ont pas encore
56:55d'utilisation
56:55la croissance est possible
56:56à contrario
56:57si vous parlez
56:58de grande distribution
56:59qui est déjà une catastrophe
57:00boursière depuis
57:01quelques décennies
57:02que vous parlez
57:04de vestimentation
57:04et bien c'est vrai
57:06que c'est les secteurs
57:06qu'on peut être pas chers
57:07donc value
57:08pour moi
57:08ils sont structurellement
57:10très liés au nombre
57:10de consommateurs
57:11s'ils baissent
57:12la création de valeur
57:13est inexistante
57:13d'autant plus dans un monde
57:15où la rééification
57:16de la main d'oeuvre
57:17va augmenter beaucoup
57:18le prix de la main d'oeuvre
57:18à bas coût
57:19est uniquement celle-là
57:20et pour ce secteur-là
57:21c'est une catastrophe
57:21et donc tous les secteurs
57:22un peu traditionnels
57:24on pourrait mettre
57:24les banques dedans
57:25ce sont des secteurs
57:26que moi je recommande
57:26ouais ouais d'accord
57:27sur des perspectives
57:28d'investissement long terme
57:29l'avantage de ce driver
57:32de la démographie
57:33c'est que ça permet
57:34justement de se projeter
57:35sur le long terme
57:35c'est que vous avez
57:36toujours beaucoup de chances
57:37de gagner
57:37quand vous êtes sur
57:37une tendance de long terme
57:38et peu de chances
57:39de perdre
57:40vous voyez si aujourd'hui
57:41vous dites
57:41ça rallonge
57:42non mais cette dimension
57:43rallonge forcément
57:44les horizons de temps
57:45et de vision
57:47en fait si vous n'achetez pas
57:48des actifs qui sont plombés
57:49à 20 ans
57:49vous avez aussi moins de chances
57:50de vous planter sur 2 ans
57:51et puis c'est vrai
57:52qu'on l'a vu par exemple
57:52avec les acheteurs du Nasdaq
57:53quand vous achetez un truc
57:54qui monte tout le temps
57:55quand vous prenez une claque
57:56c'est plus facile à tenir
57:57que si vous êtes sur un actif
57:58qui est très en difficulté
58:00donc voilà un peu
58:02des guides d'investissement
58:03alors évidemment
58:03ça va beaucoup plus loin
58:04que cela
58:05mais la logique
58:06c'est de donner des règles
58:06un peu simples
58:07de bon sens
58:07adaptées à la démographie
58:08bon ça démarre bien ou quoi ?
58:11à 3 il sortit
58:12il y a une semaine
58:12ah ouais c'est un peu trop tôt
58:14pour faire un bilan
58:15bon chance c'est rien
58:15et pour l'instant
58:15sur les marchands
58:16ils n'en ont plus beaucoup en stock
58:17donc j'espère
58:18et le retour de ceux
58:19qui ont eu la gentillesse
58:20de le lire
58:20et d'en faire des chroniques
58:21sont très positifs
58:22maintenant toute la question
58:24va être justement
58:24de savoir si ce sujet
58:25qui est un sujet en public
58:26le devient
58:27c'est le style dans lequel
58:28j'ai voulu écrire ce livre
58:29c'est votre style
58:30pour ceux qui vous connaissent
58:31il n'y a pas de doute
58:32est-ce que ça fonctionnera ?
58:33j'espère que j'aurai
58:34beaucoup d'occasion
58:34de revenir vous
58:35merci beaucoup
58:36et félicitations Thibaut
58:38pour ce bel accouchement
58:39démographie la bombe tranquille
58:41aux éditions du Rocher
58:42Thibaut Prébet
58:43qui était l'invité
58:43de ce dernier quart d'heure
58:44de Smart Bourse
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