- il y a 22 minutes
Se débarrasser des insectes ravageurs dans les champs sans les tuer et sans polluer, c’est la mission de la start-up Agriodor. L’entreprise installée à Rennes développe des odeurs capables de repousser les insectes des cultures. Le territoire sur lequel elle se développe lui permet de mener des projets avec l’INRAE et de collaborer avec ses étudiants.
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00:06Transitions urbaines, c'est notre rubrique mensuelle consacrée aux écosystèmes, à l'attractivité des villes.
00:12On se place évidemment dans la perspective des élections municipales des 15 et 22 mars prochains avec Alexandre Herveau.
00:18Salut Alexandre.
00:19Bonjour Thomas.
00:19Heureux de vous retrouver sur ce plateau. On choisit une ville, une entreprise. La ville c'est Rennes. Vous nous
00:24présentez l'entreprise ?
00:25Oui, alors aujourd'hui on va parler de Agriodor, c'est une entreprise de biotechnologie qui est donc basée à
00:31Rennes, on vient de le dire.
00:31Elle est spécialisée dans la lutte contre les insectes ravageurs d'éculture avec une ambition très simple, c'est de
00:37devenir leader mondial de la technologie, des odeurs au service de l'agriculture.
00:41Un sujet vraiment d'actualité et on reçoit aujourd'hui pour en parler Alain Thibault, PDG de Agriodor. Bonjour.
00:47Bonjour Alexandre.
00:47Bonjour Thomas.
00:48Bienvenue.
00:48Alors vous allez nous parler un petit peu plus en détail de ces solutions de biocontrôle qui sont basées sur
00:54les odeurs naturelles des plantes.
00:56Concrètement, comment ces parfums permettent de protéger les cultures ?
00:59En fait, c'est extrêmement sain. 70% des insectes dans le monde entier, dans tous les continents, se déplacent
01:05à partir des odeurs.
01:06Et en fait, ils n'ont pas de nés les insectes, mais ils ont des récepteurs olfactifs sur leurs antennes.
01:10Donc vous imaginez la taille d'un récepteur olfactif d'une antenne d'un puceron.
01:14Donc c'est des choses microscopiques de ce point de vue-là.
01:17Mais ces récepteurs olfactifs sont les éléments physiques au monde les plus sensibles à tout ce qui flotte dans l
01:23'air.
01:23Et ils sont capables de repérer à quelques centaines de mètres des arbres, des cultures ou ce genre de choses.
01:29Donc qu'est-ce qu'on va faire ?
01:30On va fabriquer des odeurs.
01:32On aime bien dire qu'on est des parfumeurs des champs.
01:34On va fabriquer des odeurs pour manipuler le comportement de l'insecte ou l'attirer ou le repousser.
01:41Et même, ça va plus loin parce qu'il est tellement sensible.
01:44Par exemple, la première solution qu'on a pu faire dans les champs de betterave,
01:48on arrive à le perturber en termes d'alimentation.
01:51Et le perturbant en termes d'alimentation, on le perturbe en termes de reproduction.
01:55Et un puceron, c'est de la partenogénèse.
01:58Ça se reproduit comme des clones naturellement, sans rapport sexuel.
02:02Et au bout de huit jours, il fait quatre petits pucerons.
02:04Donc c'est un développement extrêmement rapide.
02:06Alors on comprend bien la logique, le principe en quoi vous vous différenciez,
02:12vous vous distinguez, vos solutions se différencient des insecticides classiques.
02:16Alors déjà, on cherche la même chose, c'est la protection des cultures.
02:21Alors c'est un gros changement et on est vraiment révolutionnaire de ce point de vue-là
02:26parce que l'insecticide, il tue.
02:28Il tue l'insecte d'une manière efficace.
02:30Il ne tue pas un insecte, il tue les insectes dans les champs.
02:35Ça nous était bien utile pour passer de 1,5 milliard d'habitants à 7 milliards
02:39comme aujourd'hui pour accroître les capacités.
02:42Sauf qu'on s'est rendu compte que les insecticides sont en main un peu trop.
02:46Ça a des conséquences sur la biodiversité, sur les sols, les nappes phréatiques
02:50et éventuellement les résidus dans certains aliments.
02:55Donc il y a eu beaucoup d'efforts de fait pour arriver à réduire les insecticides.
02:58Entre autres, le législateur, surtout en Europe, qui s'est mis à interdire
03:02et on entend souvent parler avec certaines lois,
03:05et à interdire ou réduire.
03:07Mais le phénomène le plus grave, et on en parle très peu,
03:11ce sont les résistances.
03:12Entre autres, on les voit arriver dans les zones tropicales,
03:15entre autres au Brésil.
03:16Les molécules sont de moins en moins efficaces
03:19parce qu'on a mis tellement de produits
03:21que les insectes sont résistants.
03:24Comme nous, les antibiotiques, si on prend trop d'antibiotiques résistants,
03:27les molécules sont de moins en moins efficaces
03:29et donc les grands farmeurs là-bas recherchent des nouvelles technologies
03:33pour lutter contre les insectes ravageurs.
03:36Ils sont sympathiques ces insectes, mais ils ravagent vraiment.
03:39Oui, mais vous êtes une alternative ou alors vous êtes complémentaire ?
03:42Alors, quand on a créé la boîte, on voulait être une alternative.
03:46On dit on va remplacer les insecticides dans les champs.
03:48Et on a fait une première solution.
03:50Le positionnement marketing que nous avons fait,
03:51c'était ça de ce point de vue-là.
03:53Ce qui ne facilite pas l'adoption.
03:56Parce que quand vous expliquez que vous luttez efficacement
03:59alors que vous ne tuez pas,
04:00les gens disent mais comment ça peut marcher alors qu'ils tuent pas ?
04:03C'était compliqué à pousser.
04:06Mais on est arrivé.
04:07Et notre vocation évidemment, c'est de faire du chiffre d'affaires.
04:12Et on a signé un contrat de distribution avec Sigenta.
04:15Donc c'est Sigenta, le leader au monde de l'agrochimie,
04:18qui nous commercialise de ce point de vue-là.
04:20Ils ont eu l'intelligence de faire des essais.
04:23Ils ont fait des essais avec nos produits seuls dans des parcelles.
04:26Ils ont fait des essais avec des insecticides seuls.
04:28Et ils ont fait le mélange des deux.
04:30Et tenez-vous bien, on était les premiers surpris.
04:32Le plus efficace, mais de très très très loin,
04:35c'est le mélange des deux.
04:36Et pourquoi ? Parce qu'on combine deux moyens d'action.
04:39Notre solution, des petits granulés.
04:41Là j'en ai des petits granulés,
04:43tout petits,
04:462 mm de diamètre,
04:47avec quelques nanogrammes.
04:49Allez-y, continuez.
04:52C'est des trucs incroyables.
04:54C'est tout petit.
04:55C'est minuscule.
04:56Environ un petit granulé par plante de ce point de vue-là.
04:59Ces petits granulés vont évaporer ce parfum
05:02pendant 28 jours dans le champ.
05:04Et ça va être efficace pour traiter les pucerons.
05:08Donc on va être efficace,
05:09mais il y a à peu près 40% des pucerons
05:11qui vont quand même venir dans le champ.
05:13Parallèlement, l'insecticide, lui,
05:15il tue, boum !
05:16Quand on le met, il n'y a plus aucun puceron.
05:18Mais dès le lendemain,
05:19le puceron, au bout de 8 jours,
05:20il refait 4 pucerons et tout.
05:21Donc en fait, on a quelque chose de très brutal
05:23et qui tue tout, qui remet tout à Rézéro.
05:25Et nous qui avons une diffusion efficace.
05:28Et donc le mélange des deux d'actions fonctionne très bien.
05:31Je crois que vous n'êtes pas issu du monde agricole vous-même.
05:34Qu'est-ce qui vous a finalement convaincu
05:36de vous lancer, de rejoindre l'aventure Agriodeur ?
05:38C'est un coup de cœur.
05:39Moi je suis un sérieux entrepreneur.
05:40J'avais investi dans plein de boîtes de la tech,
05:42du service web.
05:43Et puis c'est une rencontre, comme souvent,
05:46une rencontre avec une chercheuse
05:48qui s'appelle Aenée Lepic, estonienne,
05:49qui était en France depuis une quinzaine d'années.
05:51Puis ai-je dit, elle était à l'Inrae
05:52et elle voulait créer sa boîte.
05:54Et on m'a connecté avec elle.
05:55Et vous imaginez, on m'a dit
05:5770% des insectes, vous pouvez être déplacés.
06:00On va remplacer les insectes.
06:01Je me suis dit, c'est un truc de dingue.
06:04Et j'ai investi dans la boîte avec le cœur.
06:08Parce que j'ai pensé à mes enfants, j'ai une fille qui est oncologue,
06:10l'autre qui est dans les ONG, l'autre qui est dans le digital.
06:13Et souvent, ils me disent, comme cette nouvelle génération,
06:16papa, pourquoi tu n'investis pas dans l'environnement,
06:17dans la transition ?
06:19Et je me suis dit, tiens, j'étais persuadé
06:21que je ne retrouverais pas mon argent de ce point de vue-là.
06:23Parce que c'était un truc quand même,
06:25quand vous n'êtes pas compétent et spécialiste du domaine
06:27et que vous investissez ici, c'est quand même un petit danger.
06:29Et puis, on a eu la baraka, c'est des gens brillants.
06:33Elle est incroyable, on a su recruter les meilleurs.
06:35On est aujourd'hui 42, 6 nationalités, 8 PhD dans la boîte
06:41et on attaque le Brésil maintenant.
06:43On va voir quelques chiffres.
06:44D'ailleurs, on avait 7 PhD, nous, donc vous êtes passé à 8.
06:48Premier laboratoire privé de l'écologie chimique en Europe,
06:51des 15 000 insectes élevés par semaine,
06:54des produits déjà commercialisés.
06:56Et puis, à la fois, une levée de fonds en préparation de 15 millions d'euros.
06:59Et cette acquisition, c'est Aritis.
07:02L'an dernier, c'est une entreprise qui est basée à Aix-en-Provence.
07:06Ça fait changer la boîte de dimension en quelque sorte ?
07:08Oui, ça fait changer la boîte.
07:09Alors déjà, c'est une société qui utilisait la même technologie que nous
07:12mais qui attaquait d'autres insectes qui sont les mouches du fruit.
07:14C'est très intéressant, les mouches du fruit,
07:16parce que c'est des insectes du bassin méditerranéen
07:18qu'on retrouve beaucoup en Espagne, en Italie,
07:20évidemment dans le sud de la France, au Maroc et en Tunisie.
07:23Donc, ça nous permet d'acquérir un laboratoire
07:26qui va adresser les insectes du bassin méditerranéen.
07:30Et vous savez comme moi que les startups,
07:32quand elles sont trop petites,
07:34le point qui est clé, c'est la taille critique.
07:36Donc, plus on est gros, plus on est puissant,
07:38plus c'est facile de lever des fonds par rapport à ça,
07:41parce que vous allez générer un chiffre d'affaires significatif.
07:44Le salon de l'agriculture approche là ?
07:46C'est un enjeu important pour vous ?
07:48Le salon de l'agriculture, c'est le grand moment.
07:50Alors, c'est pour deux raisons.
07:52Au tout début, c'était super le salon de l'agriculture.
07:54On prenait un stand et on s'est allé malin sur le stand
07:58et défilent tous les politiques.
08:00Les politiques adorent le salon de l'agriculture.
08:02Et vous, vous êtes jeune startup,
08:04vous êtes photographié avec le ministre, le député,
08:06le sénateur et tout.
08:07Donc, ça vous fait du brand, de la marque, etc.
08:11Maintenant, on a passé un petit peu ce stand.
08:12Ça ne veut pas dire qu'on n'aime pas les politiques et les photos.
08:16Mais c'est le grand moment où le monde de l'agriculture
08:19se retrouve à Paris pendant une semaine
08:21et pouvait rencontrer tout le monde.
08:22Donc, c'est une multitude de rendez-vous
08:24avec les gens des filières,
08:25avec les concurrents, les confrères aux gens de Chaux.
08:28C'est un grand moment de ce point de vue-là,
08:30de rencontres et de meetings.
08:32Alors, vous êtes, je crois, né à Versailles
08:35et vous avez choisi de vous installer à Rennes,
08:37au sein d'une pépinière d'entreprise spécialisée en biotechnologie.
08:40On va commencer à parler de la ville de Rennes.
08:41Pourquoi ce transfert ?
08:42Alors, ce transfert, c'est très simple.
08:44On s'est créé à Versailles
08:46parce qu'Ainé était à Versailles, à l'Inraïde Versailles.
08:48Et très rapidement, quand j'ai investi dans la boîte
08:52et que j'ai vu les modes de fonctionnement,
08:54c'était compliqué pour Ainé, déjà,
08:56de travailler avec ses anciens collègues.
08:58On avait le monde privé, le monde public qui cohabitait.
09:01Ça se passait très bien.
09:03Ils sont charmants.
09:04On travaille beaucoup avec eux.
09:05Mais ce n'était pas simple.
09:06Il fallait demander l'autorisation d'utiliser les outils.
09:08Pour nous, c'était des modes lourds.
09:10Vous savez qu'une start-up, c'est très agile.
09:12Ça change très vite d'avis.
09:13Ça tâtonne au genre de choses.
09:15Merci aux fonctions publiques.
09:16Et ça, c'est le premier point.
09:17Le deuxième point,
09:18c'est quand vous travaillez sur l'environnement,
09:20de travailler sur Paris, c'est un peu compliqué.
09:22Et puis, si vous voulez attirer des jeunes,
09:25au genre de choses,
09:26d'être à Versailles,
09:27les loyers sont chers, etc.
09:29Donc, on s'est dit, il faut bouger.
09:31J'avais envie d'installer la boîte.
09:33Non pas à Rennes, mais à Dijon.
09:35Je suis bourguignon d'origine.
09:36Il y a un très beau centre de l'INRAE.
09:38On a regardé les grands centres de l'INRAE
09:39qui faisaient l'écologie chimique.
09:41On a retenu Rennes,
09:42qui a un très beau centre d'écologie chimique de l'INRAE.
09:45On voulait monter des partenariats.
09:47En plus, Rennes est une ville très estudiantine.
09:49Donc, il y a beaucoup de belles universités,
09:51entre autres de l'université de chimie,
09:53avec lesquelles on collabore.
09:54Donc, c'était un environnement très intéressant.
09:57Et pourtant, je ne suis pas breton.
09:59On va parler justement de Rennes.
10:00Un petit peu, présentation rapide.
10:02La métropole, c'est 480 000 habitants.
10:04Vous venez de le dire, très estudiantin.
10:06Il y en a 73 000.
10:07La Bretagne, même si vous travaillez sur des cultures d'autres régions,
10:10notamment les Hauts-de-France avec la Bétrave,
10:12la Bretagne, ça reste la première région agroalimentaire d'Europe.
10:17Et ça présente 11% du chiffre d'affaires français.
10:20C'est aussi un premier producteur sur les productions animales.
10:24On pense à des filières porcines, notamment, bien connues.
10:26Et l'endroit où vous êtes, très beau bâtiment,
10:28assez moderne, je crois qu'il a été ouvert en 2014,
10:31quelque chose comme ça.
10:32C'est le Biopôle.
10:33Donc, 1 400 m² dédié aux biotechnologies.
10:36Il y a une vingtaine de labos et de bureaux.
10:38Et vous m'aviez dit que c'était relativement bien équipé.
10:41Donc, assez standard pour vous.
10:42Très bien.
10:42Et vous avez évoqué des noms de formation.
10:46C'est quoi les synergies un peu avec l'écosystème Rennes
10:48que vous avez pu mettre en place ?
10:50On a déjà, comme sur toutes les régions de France,
10:53la French Tech est très...
10:54Et vous savez comme moi que la Bretagne est une région
10:56très entrepreneuriale, très dynamique, PME, ETI,
11:00pas trop de grands groupes, mais très dynamique.
11:02Donc, il y a un esprit d'entreprendre fort.
11:05Donc, on s'est connecté avec la French Tech,
11:07le Poule qui est là-bas,
11:09qui nous ont bien poussé au tout début.
11:12Puis ensuite, c'est les collaborations avec les universités
11:14qui pouvaient y avoir.
11:16On a assez peu travaillé avec l'agriculture locale.
11:19Alors, on commence puisqu'on travaille sur la pomme de terre,
11:22mais la betterave, c'est plutôt les Hauts-de-France,
11:24Ile-de-France et le Grand-Est.
11:26Vous êtes en Bretagne,
11:27mais vos premiers clients ne sont pas forcément en Bretagne.
11:31Non, exactement.
11:32Et en fait, il faut se rapprocher,
11:34quand on fait les produits des farmeurs locaux,
11:38et vous ne faites pas de la betterave sur toute la France,
11:40vous ne faites pas des vergers sur toute la France.
11:42Donc, il faut installer...
11:44Donc, les gens qui font les essais
11:45vont se mettre dans les régions
11:47où on retrouve les cultures.
11:48Et par contre, à Rennes,
11:49on va retrouver le laboratoire,
11:51la recherche appliquée
11:53que l'on peut avoir au niveau des parfums.
11:55Alors, il y a quelques semaines,
11:55vous aviez annoncé préparer une nouvelle levée de fonds
11:58pour lever 15 millions d'euros.
12:00Comment ça se présente en 2026 ?
12:02Écoutez, je pense qu'on devra annoncer
12:04dans assez peu de temps
12:06des nouvelles sur cette levée de fonds,
12:08et ça se présente plutôt bien.
12:10Dans un environnement,
12:11on est hyper fiers
12:12et ça consolide le projet,
12:14mais si je ne peux pas vous en dire,
12:15malheureusement,
12:16plus aujourd'hui,
12:17ça consolide le projet
12:18parce que c'est très dur
12:19de lever de l'argent en ce moment.
12:21Tout l'argent à l'échelle mondiale
12:23va sur la cybersécurité
12:24et l'intelligence artificielle,
12:26et donc l'innovation
12:27sur les autres secteurs
12:28devient beaucoup plus difficile
12:29au niveau des startups.
12:31Donc, l'argent est frileux
12:35en ce moment,
12:36et si vous y arrivez,
12:37c'est certainement que...
12:38C'est un très bon signe
12:39sur la valeur du projet,
12:41c'est ça ?
12:42Exactement,
12:42c'est un bon test,
12:44mais rendez-vous compte,
12:46on a sollicité 130 fonds
12:49à l'échelle mondiale,
12:5075% d'international,
12:52c'est beaucoup de travail,
12:53les équipes sont bien défoncées,
12:56et je pense qu'on va avoir
12:57une issue positive
12:59de cette levée.
13:00Merci beaucoup Alain, Thibault,
13:02bon retour à Rennes,
13:04bon salon international
13:05de l'agriculture,
13:06également avec quelques selfies
13:08à prévoir avec les politiques.
13:09Merci beaucoup.
13:10Merci Thomas,
13:11merci Alexandre.
13:11On passe au grand entretien
13:13de ce Smart Impact
13:14avec Blaise Desbordes,
13:16le DG de Max Avalard France.
13:17Merci à tous.
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