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Lundi 16 février 2026, retrouvez Geoffroy Lenoir (Co-directeur de la gestion collective, Ofi Invest Asset Management), Jean-François Robin (Directeur de la Recherche, Natixis) et Florent Delorme (Stratégiste, M&G; Investments) dans SMART BOURSE, une émission présentée par Grégoire Favet.
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00:103 invités avec nous chaque soir pour décrypter les mouvements de la planète marché.
00:13Jean-François Robin est à nos côtés le directeur de la recherche de Natixis.
00:16Bonsoir Jean-François.
00:17Bonsoir à tous.
00:18Florent Delorme nous accompagne, stratégiste chez M&G Investments.
00:21Bonsoir Florent.
00:22Bonsoir.
00:22Et Geoffroy Lenoir est également à nos côtés le co-directeur de la gestion collective d'Ophi Invest AM.
00:27Bonsoir Geoffroy.
00:28Bonsoir Jégoire.
00:29Geoffroy effectivement je disais les marchés américains sont fermés, la séance est plutôt calme.
00:35Ça ne nous empêche pas de revenir quand même sur ce qui anime les marchés depuis quelques semaines maintenant.
00:42L'idée qu'il y a des perdants de l'intelligence artificielle c'est pas une idée nouvelle mais c
00:46'est une idée qui s'est intensifiée encore un peu plus ces dernières semaines.
00:50Et c'est vrai qu'au gré de la sortie des nouvelles fonctionnalités, des modèles d'IA, au gré des
00:57nouveaux chatbots qui peuvent sortir chaque jour, quotidiennement, évidemment.
01:02Le marché désigne des victimes expiatoires à sacrifier sur l'hôtel de l'IA.
01:08Donc c'est le software au sens large mais on a vu les services financiers, l'assurance à une journée
01:14compliquée, le trucking et le transport aux Etats-Unis également.
01:18C'est retrouvé un peu dans la seringue ces derniers jours.
01:21Comment vous analysez cette séquence et comment le mystic-grid de l'IA va-t-il continuer de tourner selon
01:27vous ?
01:28C'est exactement ça, c'est un jour une disruption.
01:31Tous les jours on a des nouvelles disruptions.
01:33C'est le mot à la mode si on regarde d'ailleurs dans les statistiques, entre le troisième trimestre et
01:37le quatrième trimestre, dans les appels aux dirigeants d'entreprise, le mot a été utilisé deux fois plus.
01:42Donc on a vraiment ce terme qui se généralise et qui prend vraiment de l'ampleur sur le marché et
01:49surtout depuis le début du mois de février.
01:50Parce que c'est vrai qu'on a à chaque fois des entreprises qui sont attaquées du fait qu'elles
01:55risquent d'être disruptées par l'IA.
01:59Alors on a des sociétés qui peuvent perdre jusqu'à 20%, 25%, on l'a vu avec Dassault Systèmes notamment
02:05ou d'autres sociétés qui subissent de plein fouet cette réaction des marchés.
02:12Alors il faut voir que des fois les investisseurs ils tirent d'abord et après ils étudient.
02:16C'est ça, sell first, think later. On est un peu dans cette idée-là.
02:21On est un peu dans cette idée-là.
02:22Alors c'est vrai que par rapport à ces réactions-là, il y a des réactions qui sont un petit
02:26peu fortes, un petit peu épidermiques.
02:28Maintenant c'est quand même une tendance qui se dessine et il faut être assez vigilant sur les choix des
02:33valeurs qu'on choisit dans nos portefeuilles.
02:35Et ce qu'on constate maintenant, c'est qu'il y a quand même une répartition qui se fait vers
02:40d'autres secteurs.
02:41Il y a tout un pan sur notamment le marché américain qui rattrape et même qui font des très belles
02:46performances.
02:46Quand on parle de l'énergie, des utilities, de tout ce qui est consommation, tout ce qui est food and
02:55beverage, on a des secteurs qui tirent vraiment la cote.
03:00Donc on a d'un côté les sociétés un peu plus technologiques qui creusent la performance d'un point de
03:06vue négatif.
03:07Et puis l'autre pan qui rattrape.
03:08Donc du coup on se retrouve avec un indice standard and post.
03:11Une jauge à niveau quoi.
03:11Qui est à peu près neutre depuis le début de l'année en termes de performance.
03:16Donc voilà, il faut être très sélectif.
03:17Mais maintenant il faut quand même garder, on va dire, regarder les fondamentaux sur du moyen long terme et pas
03:21réagir forcément à chaud.
03:23Alors justement, si on essaie de prendre un peu de recul, le marché a raison tous les jours.
03:28A moyen terme, il peut aussi parfois embrasser des trajectoires qu'il faudra corriger à un moment.
03:33Qu'est-ce que vous dites de ce risque de disruption ?
03:35Est-ce que le marché a raison de voir chaque jour un nouveau secteur qui sera disrupté par l'IA
03:40en appliquant un D-rating parfois très très violent ?
03:45Est-ce que c'est la bonne logique ?
03:49Est-ce que c'est le travail du marché justement de mettre un prix sur cette nouvelle concurrence de l
03:57'IA
03:57pour des secteurs qui en étaient préservés jusqu'à présent ?
04:00Alors ce qui est important c'est justement l'horizon de temps.
04:03Au bout de combien de temps en fait, les sociétés sur lesquelles aujourd'hui on peut avoir des inquiétudes vont
04:07se mettre à niveau.
04:08Et il y aura cette défiance sur toute une partie de...
04:11Parce que ce n'est pas tout de suite, je vous interromps là-dessus Geoffroy,
04:13mais je reviens sur le call de Capgemini par exemple à l'issue de ses résultats.
04:18Le marché a identifié Capgemini comme d'autres dans les IT services comme étant une victime, entre guillemets.
04:25Sauf que dans les résultats aujourd'hui, il n'y a aucun discours qui va dans le sens que l
04:29'IA est en train de remplacer
04:30des produits ou des services apportés par Capgemini auprès de leurs clients.
04:34Le CEO le dit lui-même, on n'a pas de retour de nos clients qui nous laisserait penser
04:38que certains sont en train d'imaginer se passer de nos solutions, se passer de nos services
04:44à horizon prévisionnel d'une boîte cotée.
04:48C'est-à-dire au moins le trimestre, voire peut-être les 12 mois qui viennent.
04:51Oui, les résultats sont plutôt corrects, il n'y a pas d'alarmisme sur les sociétés.
04:56Donc le marché voit plus loin que ça en fait ?
04:58Le marché voit plus loin que ça et c'est vrai que juste pour remettre dans le contexte,
05:02on est en pleine saison de publication des résultats notamment aux Etats-Unis et en Europe.
05:05Aux Etats-Unis, on a déjà trois quarts des sociétés qui ont publié et quasiment toutes
05:10ont battu les attentes en termes de résultats.
05:13Et c'est vrai que là aujourd'hui, les réactions épidermiques qu'on voit,
05:17c'est vraiment lié à ce qu'on évoque là, c'est vraiment par rapport à l'IA
05:21et pas par rapport aux résultats.
05:23Dans le discours, aujourd'hui, on ne voit pas forcément de tendance de fond qui se dessine
05:28sur des business entiers.
05:29Alors on parlait des logiciels, des softwares en particulier,
05:32qui seraient complètement remplacés du jour au lendemain par une IA.
05:36Alors bien évidemment, il y a certaines sociétés qui seront plus fragiles que d'autres,
05:39mais aujourd'hui c'est assez difficile de se dire que tout le secteur des softwares
05:44dans son ensemble n'a plus forcément d'avenir.
05:46Et c'est là où il faut être assez sélectif, il va falloir attendre de voir comment ces sociétés-là,
05:50on peut penser à quelques sociétés comme Salesforce par exemple ou d'autres
05:53qui ne seront pas forcément toutes remplacées par une IA d'ici quelques années.
05:58C'est leur métier quand même, globalement, à ces boîtes-là,
06:00de s'adapter aux évolutions technologiques et d'en faire bénéficier leurs clients.
06:05Qu'est-ce que vous dites chez MNG de ce risque de disruption
06:08et de la manière dont le marché l'anticipe ?
06:10Est-ce que le D-rating qui est appliqué à certains secteurs aujourd'hui,
06:13puisqu'on parle bien de D-rating, les résultats et les perspectives de résultats ne bougent pas,
06:17les trajectoires ne bougent pas à ce stade, Florent ?
06:19Est-ce que ce D-rating est justifié par anticipation ?
06:24Le marché va sans doute un peu vite en besogne,
06:27parce qu'il est très difficile de dire à ce stade
06:30quelle sera la configuration de la nouvelle société qui s'annonce.
06:33Ce dont on est sûr, c'est qu'effectivement,
06:35la puissance de l'intelligence artificielle va profondément modifier
06:39nos modes de vie, l'organisation sociale, l'organisation du travail.
06:43Maintenant, à ce stade, arriver à trancher pour savoir quels seront les acteurs
06:49qui tireront profit de cette nouvelle technologie
06:52ou qui, à l'inverse, en seront les victimes, c'est extrêmement difficile à dire.
06:56Donc, opérer des corrections de 30-40% sur certaines sociétés,
07:02ça semble abusif compte tenu du manque d'éléments
07:07qui nous permettent de conclure si vite.
07:09Chaque société peut se réinventer en utilisant au mieux cette technologie.
07:15On ne sait pas encore exactement quelle sera la part de l'humain
07:18dans la société qui se profile.
07:23Par exemple, quand on parle de software,
07:26il y a aussi un accompagnement humain pour installer ces solutions.
07:31SAP, Capgemini, Atos, ils sont partout dans toutes les unités de votre entreprise
07:36et ils y sont installés depuis des années.
07:39Exactement.
07:40Et donc, c'est trop prématuré, en fait, de trancher aussi rapidement.
07:46On le voit dans beaucoup de secteurs comme la formation.
07:49On peut, si on raisonne de manière rapide, dire,
07:51voilà, il n'y a plus besoin de formateurs,
07:53puisque finalement, une plateforme en ligne
07:58permettra à coût réduit de former assez facilement
08:03les personnes qu'ils souhaiteraient.
08:04Sauf qu'on s'aperçoit dans la pratique que les gens ont besoin
08:07d'un lien, d'un contact humain, d'une animation,
08:11et que ce n'est pas si simple que ça.
08:13On pourrait dire la même chose pour tous les métiers juridiques.
08:17Lorsque vous avez besoin d'un accompagnement juridique,
08:20être seul devant un écran, ce n'est pas forcément non plus l'idéal.
08:24Voilà, donc la société qui se profile donnera aussi sa place
08:29à la dimension humaine.
08:31Et toutes ces sociétés-là, évidemment, vont exploiter ce filon
08:37pour rester actives.
08:40Et c'est le même type de raisonnement qu'on peut tenir
08:44pour le marché de l'emploi à l'avenir.
08:45Puisqu'il y a des grandes angoisses sur les destructions d'emplois
08:49par millions qui se profilent.
08:50Mais on peut imaginer que d'autres emplois seront créés
08:54dans la santé, dans l'accompagnement du vieillissement.
08:56Où là, le facteur humain sera à nouveau mis en valeur.
09:01Donc trop tôt pour conclure.
09:03La seule chose de notre point de vue...
09:05Donc il y a quand même...
09:06Vous dites qu'il y a un phénomène endogène au marché
09:10dans les baisses et dans le directing qu'on voit.
09:12Il n'y a pas juste du fondamental, entre guillemets.
09:15En fait, ça traduit l'énorme angoisse de tous les opérateurs
09:19face à ce basculement formidable de nos sociétés.
09:25Personne ne sait exactement où on va.
09:26Le syndrome page jaune.
09:27C'est ce qu'on a dit un jour dans cette émission.
09:29Voilà, le syndrome page jaune.
09:30Ah, j'ai page jaune en portefeuille.
09:32Internet arrive.
09:33Oulala.
09:34Est-ce que j'ai vraiment envie de garder page jaune en portefeuille ?
09:36Effectivement, ces angoisses se traduisent par une volatilité,
09:40des tentations de séparer brutalement de certains secteurs
09:45dont on pense qu'ils vont disparaître.
09:46Bon, là, on est effectivement à une transition complètement incertaine.
09:50Donc ça crée comme ça des mouvements un peu erratiques.
09:53Et de notre point de vue, la seule chose dont on est sûr,
09:56c'est que ceux qui sont les moteurs de l'intelligence artificielle,
09:58eux, seront les grands gagnants.
09:59Donc quels seront les secteurs qui seront perdants ?
10:03On ne sait pas encore.
10:03Mais les grands gagnants, c'est quand même...
10:05C'est toujours les mêmes depuis le début.
10:06Ceux qui propulsent, c'est toujours les mêmes.
10:08Et donc l'inquiétude que...
10:10Donc c'est plutôt là-dessus qu'on reste positionné
10:12si on veut se positionner sur ce tamir.
10:14Il n'y a pas de raison de changer pour l'instant.
10:16C'est notre point de vue.
10:17C'est-à-dire ce que tu appelles régulièrement ces hyperscalers,
10:21qui...
10:23Tu n'es pas le seul.
10:27Qui effectivement investissent massivement.
10:29C'est quelque chose qui inquiète beaucoup les marchés,
10:32ces investissements massifs.
10:33Nous, au contraire, il nous semble que c'est tout à fait rationnel de leur part d'investir.
10:37Ils ont la main.
10:38Ils ont les capitaux.
10:40Ils tiennent cette technologie.
10:42Ce n'est pas le moment de ralentir.
10:43Donc la question de savoir si, à horizon de 2-3 ans,
10:46les cash flows vont se réduire,
10:48que la profitabilité sera moindre.
10:50Finalement, on est un peu hors sujet de notre point de vue
10:52quand on pose cette question-là.
10:53Il y a quand même une forte probabilité que ces gens-là l'emportent à la fin
10:56et soient les grands maîtres de la société qui se profilent.
11:00Donc, jouons ces gens-là.
11:02Après, pour les autres,
11:04ceux qui vont tenter d'implémenter...
11:06Il n'y a pas d'urgence.
11:07...l'outil pour s'en sortir.
11:09Alors là, c'est le grand flou.
11:10Là, c'est le grand flou.
11:11Donc, soyons patients
11:13et ne vendons pas tout tout de suite
11:15sans trop savoir, en réalité.
11:17IA et conséquences de votre point de vue,
11:19point de vue de marché, point de vue macroéconomique également.
11:21Peut-être, Jean-François, je cite là.
11:23Petit chiffre anecdotique
11:24qui m'a été rapporté par un de vos confrères économistes.
11:27Au milieu des années 90, aux Etats-Unis,
11:29il y a 2,1 millions.
11:30Alors, de ce qu'on appelait à l'époque des secrétaires,
11:32on n'appelle plus ça comme ça aujourd'hui,
11:36on est plus de 20 ans après,
11:39il y a encore 1,7, 1,8 millions de secrétaires.
11:42Et pourtant, le boom de l'informatique personnelle
11:45est passé par là, d'Internet, etc.
11:47Ah bah oui, on peut regarder les choses
11:48avec un petit peu de tourmandise.
11:50Il n'y a encore pas loin de ça,
11:51on nous disait qu'on vivrait tous dans le métaverse
11:53et que les propriétés immobilières
11:54vaudraient plus dans le virtuel que dans le réel, etc.
11:57Bon, on nous a aussi vendu
11:59que les banques allaient disparaître,
12:00attaquées par les fintechs,
12:01que les paiements s'étaient terminés,
12:03que c'était le bitcoin qui allait tout arracher
12:06et que c'était terminé.
12:07Bon, on voit bien qu'il y a aussi
12:09un petit peu de distanciation
12:11vis-à-vis des peut-être certains
12:14dimensions un peu fantasmagoriques de tout ça.
12:17Et donc le marché prend la risque de se tromper là ?
12:18En faisant ce travail-là ?
12:20Moi, je trouve que c'est hyper compliqué aujourd'hui
12:22de dire qu'ils sont les gagnants et les perdants.
12:24Moi, ce que je vois bien,
12:25comme on parlait juste avant des hyperscalers,
12:27c'est que de toute façon,
12:27ils sont tous concernés,
12:28ils ont à peu près des mains
12:30dans tous les pots de confiture.
12:31Donc, c'est hyper dur de dire
12:32que celui-là va gagner et pas celui-là.
12:34En plus, il y a énormément de cosanguinité là-dedans.
12:37On voit bien dans ces hyperscalers,
12:39que ce soit des Microsoft, des Oracle, etc.
12:41Quand vous avez 60% de votre business
12:44qui sont faits avec OpenAI,
12:45qui lui-même...
12:46Bon, il y a des trucs très, très circulaires.
12:48Nous, en économétrie, on n'aime pas trop ça
12:50parce qu'en général, ça ne marche pas,
12:51ça ne boucle pas.
12:52Donc, il y a aussi plein de choses.
12:54Alors, moi, je crois que dans ces cas-là,
12:55il faut en prendre un petit peu de recul.
12:58Je suis assez d'accord.
12:58Il vaut mieux jouer ceux qui vendent les pelles
13:00de la ruée vers l'or
13:00que ceux qui vont en trouver.
13:02On pensait juste que ça n'aurait qu'un temps
13:03et qu'assez vite,
13:05on allait se déplacer justement
13:06un peu plus bas dans la chaîne.
13:08Mais voilà, c'est encore cette partie-là qui...
13:10Moi, je trouve que la différenciation
13:13entre les gagnants et les perdants,
13:14elle est hyper dure.
13:15Et puis même si on raisonne un peu de façon cynique,
13:17c'est-à-dire que tout d'un coup,
13:18on nous annonce que Walmart,
13:19c'est le nouveau et l'Amazon.
13:20Donc, finalement, c'est une valeur tech.
13:21Alors, à ce moment-là,
13:22il faut que toutes les valeurs tech montent.
13:23Ce n'est pas pour vendre la tech
13:25et acheter Walmart si c'est le cas.
13:26Et de l'autre côté,
13:27si Walmart, ce n'est pas une valeur tech,
13:29c'est une valeur retail
13:30et que tout le monde perd son job
13:31parce qu'il y a,
13:32on n'ira plus chez Walmart
13:33parce qu'on aura perdu son job
13:34et on aura moins les moyens de le faire.
13:35Donc, il y a un moment,
13:36il y a une espèce de fantasme autour de ça.
13:38Moi, j'ai tendance un peu
13:39à regarder les choses avec beaucoup de recul
13:41parce qu'encore une fois,
13:42on est dans un moment Robert Solo,
13:44en 1987, il a son prix Nobel
13:46en disant, on voit des ordinateurs partout
13:47ou pas dans les statistiques.
13:49Là, on est...
13:50Est-ce qu'on est dans un moment Robert Solo
13:51ou pas du tout ?
13:52C'est-à-dire que Robert Solo,
13:53il a son prix Nobel en 87,
13:57et il n'aurait pas eu son prix Nobel.
13:59Est-ce qu'on est dans le gîte
14:00de cette courbe-là ?
14:01Moi, je pense que oui, personnellement,
14:03mais c'est hyper compliqué de le dire
14:04et en tout cas, les gagnants et les perdants,
14:06encore une fois, les États-Unis,
14:07c'est eux qui sont le moteur
14:09de la fourniture des pelles,
14:10mais on voit bien que ce n'est pas forcément
14:11le moteur de l'utilisation de ces pelles
14:13puisque moi, j'aime bien en ce moment,
14:15quand même pour reciter Microsoft Lab
14:17qui dit, parmi les plus gros utilisateurs
14:20de l'IA au quotidien,
14:22la France, on est cinquième,
14:23l'Espagne, on est sixième.
14:24Avant ça, on est devancé par la Norvège,
14:27Singapour et les Émirats.
14:29Les États-Unis sont 23e dans ce laissement.
14:31Donc aujourd'hui, il y a plus de PME
14:32et de TPE françaises à utiliser l'IA
14:34qu'aux États-Unis.
14:35Si vous comparez l'enquête de la BPI
14:37par rapport à la fête de Saint-Louis,
14:39il y a 6% des TPE américaines
14:41qui font de l'IA,
14:42il y en a plus de 50% en France.
14:44Donc on est dans un truc,
14:45pour l'instant, on n'en sait rien.
14:47Et donc dans ces cas-là,
14:48moi, je pense qu'il faut regarder
14:49un petit peu, prendre du recul et attendre.
14:51Mais en tout cas, je ne crois pas
14:52que ce soit très facile de dire
14:53qu'il y a des gagnants, des perdants.
14:55Voilà, je vends massivement
14:58les hyperscalers.
14:59Donc c'est un phénomène de marché ?
15:00Vous mettez ça sur le compte
15:01d'un phénomène de marché ?
15:01On est vraiment encore
15:02dans un phénomène de marché.
15:03Et les petites anecdotes
15:05que je disais sur le métaverse et autres,
15:07je ne dis pas du tout
15:07que c'est comparable.
15:08On a évidemment un truc
15:09beaucoup plus disruptif,
15:10comme le disait Geoffroy.
15:11Mais quand même,
15:13je pense qu'il y a beaucoup
15:14de hype là-dedans.
15:16On va voir un truc...
15:17C'est-à-dire le moindre chatbot
15:19qui sort là,
15:19c'était du tax planning,
15:21de l'optimisation fiscale
15:23aux Etats-Unis.
15:24Bah, boum,
15:25tous les choix se font massacrer.
15:27La couverture...
15:28Ils ont des outils,
15:29j'imagine...
15:30La couverture du Type Magazine
15:32en 1961,
15:33c'était l'économie sans emploi.
15:34Oui, on l'a connu.
15:36Oui, et puis l'usine
15:37sans travailleurs, etc.
15:3940% des jobs aujourd'hui
15:40étaient inconnus
15:41il y a encore 20 ans.
15:42Bref, on est sur des trucs
15:44qu'on n'en sait rien.
15:45Donc, il ne faut pas
15:46trop jouer les hypes, je pense.
15:47Un chat...
15:48Oui, un outil d'optimisation
15:49de logistique, pareil,
15:51qui promet qu'on peut faire
15:52400 fois mieux
15:53dans le transport
15:54et dans le camionnage
15:56ou le ferroutage
15:57aux Etats-Unis.
15:58Voilà, et c'est une journée
15:59sanglante pour toutes les boîtes
16:00de trucking américaines.
16:01Je suis sûr que même...
16:02Je ne sais même pas
16:03s'il y a un analyste
16:04qui est allé tester l'outil
16:06en l'occurrence
16:07qui est sorti ce jour-là.
16:08Sur l'autre partie du marché
16:09que vous souleviez,
16:11Geoffroy,
16:12c'est-à-dire l'idée
16:12de toute cette partie
16:13un peu value,
16:14notamment aux Etats-Unis,
16:15qui prend la relève,
16:16il y a des raisons fondamentales
16:18de penser que ces secteurs
16:19effectivement méritent
16:21un re-rating,
16:23méritent une dynamique
16:24plus favorable.
16:26Et est-ce que c'est quelque chose
16:27qui peut devenir, oui,
16:28une tendance
16:29d'une certaine manière ?
16:30Alors, c'est vrai
16:31qu'il y a
16:32cette rotation,
16:34en tout cas,
16:34cette dispersion
16:34qu'on attendait depuis quelques mois
16:35qui s'effectue.
16:36Et ça, c'est plutôt positif.
16:38Ça veut dire que
16:38depuis quelques temps,
16:39depuis un an, deux ans,
16:40c'était vraiment
16:41le secteur de la tech
16:41aux US qui tirait les indices.
16:43Là, aujourd'hui,
16:44finalement,
16:44on a cette dispersion,
16:47on a d'autres secteurs
16:48qui tirent
16:50et qui prennent le relais.
16:51Donc, ça,
16:52c'était une thèse
16:52qu'on avait commencé
16:53à discuter sur les plateaux,
16:54on va dire,
16:55déjà en fin d'année dernière
16:56et qui se réalise.
16:57Mais c'est vrai
16:58qu'on a l'impression
16:58qu'elle ne se réalise pas forcément
16:59toujours pour les bonnes raisons.
17:01Par rapport à ce qu'on disait
17:03en fin d'année,
17:04c'était, voilà,
17:04d'autres secteurs
17:05vont profiter de cette tendance-là.
17:07On a une...
17:07Tous les voyants
17:08qui sont au vert,
17:08on va parler de la macro.
17:10Tout à l'heure,
17:11on a quand même
17:11tous les voyants
17:11qui sont plutôt au vert.
17:12On va avoir
17:13les autres secteurs
17:13qui vont en profiter.
17:15Là, les autres secteurs,
17:15on a l'impression
17:15qu'ils en profitent
17:16mais parce que, justement,
17:17on remet un petit peu
17:18en question
17:19les bénéfices de l'IA
17:21envers certaines sociétés
17:22par rapport à d'autres.
17:23Et donc là,
17:24les secteurs qui en profitent,
17:25finalement,
17:25ils en profitent peut-être
17:26un peu trop vite
17:27et on a des sociétés
17:28qui se retrouvent
17:29peut-être un petit peu chères.
17:31Déjà chères.
17:31Donc, voilà,
17:32il faut regarder
17:32vraiment certains secteurs
17:35qui ont vraiment remonté
17:36assez fortement
17:37et voir si
17:39on peut continuer comme ça.
17:42Il va falloir quand même
17:42délivrer aussi.
17:43Il va falloir que les résultats
17:44et que les bénéfices
17:47se concrétisent
17:47puisque là,
17:49on a l'impression
17:49que certaines valeurs
17:50quand même se montent.
17:51Dans quoi ?
17:52Dans la conso, par exemple ?
17:53Dans la conso, par exemple.
17:55Il n'y a pas une conso délirante
17:56non plus,
17:57visiblement en ce moment.
17:58Il n'y a pas une conso délirante.
17:58Mais on a des titres
17:59qui profitent justement
18:00de cette réallocation
18:02des actifs
18:03qui sont plutôt
18:04du secteur de la technologie
18:05vers d'autres actifs.
18:07Et à contrario,
18:07parce qu'on en parlait
18:08tout à l'heure,
18:08c'est vrai qu'il y a
18:08des secteurs
18:09comme la cybersécurité
18:10qui se font pénaliser
18:12alors qu'on voit mal
18:13demain,
18:14aujourd'hui,
18:14se passer
18:15de valeurs
18:16de la cybersécurité
18:17dans nos industries,
18:19dans nos métiers.
18:20Oui,
18:20le caractère défensif
18:22de certains secteurs,
18:23certaines valeurs
18:24attirent beaucoup aujourd'hui.
18:25J'ai vu qu'une orange
18:26était,
18:26le titre orange
18:27était au plus haut
18:28depuis 15 ans,
18:29je crois,
18:29sur le marché parisien
18:30avec un début d'année
18:32effectivement spectaculaire.
18:33Comment on navigue
18:35dans cette phase de marché
18:36Florent,
18:37effectivement,
18:38entre peut-être
18:39déjà des excès
18:39d'un côté
18:40et le risque aussi
18:41d'une rotation défensive
18:42qui ne soit peut-être
18:44pas soutenable
18:44également ?
18:47C'est vrai que nous,
18:48on ne met pas
18:48toutes nos billes
18:50sur le secteur
18:50de la tech.
18:51Quand bien même
18:52on a conscience
18:54que ce secteur pilote
18:55une révolution
18:57de sociétés
18:59formidables,
19:00les simples logiques
19:01de diversification
19:02de portefeuille
19:02nous amènent
19:03à nous rééquilibrer
19:05vers d'autres secteurs,
19:07on joue de manière générale
19:08beaucoup
19:09le thème de la santé.
19:12On pense qu'il bénéficiera
19:13d'une tendance structurelle
19:16et d'ailleurs
19:16ça rejoint
19:16la thématique de l'IA
19:17puisque la santé
19:19devrait être peut-être
19:20pour le coup
19:21un des secteurs
19:21qui va bénéficier de l'IA.
19:23On peut peut-être
19:24le prévoir
19:24avec un peu plus
19:25de probabilités.
19:27et on joue aussi
19:28beaucoup
19:29la thématique industrielle
19:31puisqu'il nous semble
19:32que la géopolitique
19:33actuelle
19:34et les thématiques
19:35de souveraineté
19:36qui se déploient
19:37un peu partout
19:37dans le monde
19:38remettent au bout
19:39du jour
19:39l'industrie
19:40notamment en Europe
19:42aux Etats-Unis
19:44et donc effectivement
19:47tout ce qui relève
19:48de l'industrie
19:49l'énergie
19:50sont des thématiques
19:52qui doivent avoir
19:53leur place
19:53dans un portefeuille.
19:54Oui, vous croyez
19:57effectivement
19:57comment dire
19:58le thème
20:00de l'autonomie stratégique
20:02que ce soit en Europe
20:02ou ailleurs
20:03c'est quelque chose
20:04qui est solide
20:06qui est porteur
20:07pour vous
20:07et qui guide
20:08les investissements
20:09pas juste
20:10sur quelques mois.
20:11Oui, on est convaincu
20:12qu'on est rentré
20:13dans une séquence
20:14de plusieurs décennies
20:15où la thématique
20:16de la souveraineté
20:17et ça passe donc
20:18par une autonomie industrielle
20:22sera décisive
20:23donc en tant qu'investisseur
20:24et il faut commencer
20:25à se repositionner
20:26sur ces problématiques-là.
20:28On voit bien
20:28que pour les Etats-Unis
20:29on a fait un axe
20:30très très clair
20:31donc industrie
20:32et approvisionnement énergétique
20:34l'Europe
20:35pour l'instant
20:35le théorise
20:37plus que ne le met
20:39en pratique
20:39mais bon
20:40Draghi a posé
20:41les lignes de force
20:42de ce que devrait être
20:44une politique
20:44de souveraineté européenne
20:46quant aux Chinois
20:47ça fait déjà
20:48un certain temps
20:49qui sont sur cet axe-là
20:51et il est clair
20:52que l'ambition chinoise
20:58en termes de dominance
21:00industrielle
21:01et technologique
21:03provoque la réaction américaine
21:05et on l'espère
21:06assez rapidement
21:07la réaction européenne
21:07donc les 20 ans
21:09qui viennent
21:09seront quand même
21:10encadrés
21:12par cette thématique-là
21:14donc oui
21:15les thèmes historiques
21:17de nos métiers
21:18jouer la consommation
21:19c'est peut-être
21:21c'est peut-être plus là
21:23où les économies
21:25vont s'orienter
21:26on revient vers
21:27des économies
21:28C'est un modèle économique
21:28différent
21:29moins de consommation
21:30plus de production
21:31Reprenons le mot au tabou
21:32c'est quand même plus
21:33des économies de guerre
21:34guerre économique
21:35et donc dès lors
21:36qu'on bascule
21:37dans une économie de guerre
21:38on a globalement
21:39une production
21:40qui va être différente
21:41et des capitaux
21:42qui sont davantage alloués
21:43vers du lourd
21:44de l'infrastructure
21:45de l'énergie
21:46et un peu moins
21:47des biens de consommation
21:49pour des populations
21:50qui d'une manière
21:51ou d'une autre
21:51verront
21:53leur pouvoir d'achat
21:55réduit
21:55par les ponctions
21:58fiscales
21:59que nécessiteront
22:01ces investissements
22:02industriels
22:03par de manière générale
22:06des états-providences
22:07qui seront moins généreux
22:08donc on peut se demander
22:09si la thématique
22:10c'est pas le retour
22:11à l'industrie
22:12l'infrastructure
22:12et un peu moins
22:13l'âge d'or du consommateur
22:15donc c'est ça
22:16qui restructure aussi
22:17un peu nos portefeuilles
22:18ça se retrouve
22:19dans les portefeuilles
22:19et les stratégies
22:20de gestion d'actifs
22:22est-ce que l'Europe
22:23a les moyens
22:23de ses ambitions
22:24alors on sort
22:25d'un week-end
22:25qui a été marqué
22:26par la conférence de Munich
22:27sur la sécurité
22:28Jean-François
22:31un peu moins violent
22:32peut-être
22:33que l'année précédente
22:35puisqu'on a Marco Rubio
22:37qui suggère quand même
22:39qu'il y a un chemin
22:40et quelque chose
22:41de possible
22:41toujours entre
22:42les Etats-Unis
22:43et l'Europe
22:44la question
22:46l'Europe a pris conscience
22:48de la rupture
22:49il y a eu ce sursaut européen
22:51est-ce que maintenant
22:51on passe dans une phase
22:53où on est capable
22:53de mettre ou remettre
22:54des moyens en commun
22:55sur la table
22:56comme on a su le faire
22:57pendant la pandémie
22:58et c'est à ce moment-là
22:59qu'on a commencé
22:59à parler d'une économie de guerre
23:01en l'occurrence
23:01à l'époque
23:02c'était la pandémie
23:03l'ennemi Jean-François
23:04oui
23:05ce qui est très intéressant
23:06c'est que ce moment
23:07évidemment Munich
23:08ça a souvent été
23:09des réunions
23:10séminales
23:10quand même
23:11ce qui s'est passé là-bas
23:12et là je crois
23:13que le SAV de Rubio
23:14n'efface pas
23:16ce qu'a dit J. Devens
23:17et ce qu'a très bien dit
23:18von der Leyen
23:18je trouve pour le coup
23:19et que l'Europe
23:20est seule
23:21on a vu la semaine dernière
23:24ce que jouait
23:25la carte de Poutine
23:25c'était d'essayer
23:26d'avoir un accord
23:28un deal
23:28avec les Etats-Unis
23:29de revenir sur le dollar
23:31d'avoir des accords
23:33entre banques
23:34entre industries
23:35qu'ils avaient plus de terres rares
23:37que l'Ukraine
23:37bref
23:38ils sont en train de vendre
23:39l'idée qu'on ferait mieux
23:40de faire la paix
23:40avec la Russie
23:41et que ça permettrait
23:42de faire du business
23:43donc on sent bien
23:43que tout ça
23:44ne remet pas en cause
23:45la big picture
23:46qui est en train
23:46de s'accélérer
23:46où les Etats-Unis
23:47se retirent d'Europe
23:48ils sont retirés
23:49des troupes de Roumanie
23:50l'année dernière
23:51comme un symbole
23:52et donc je pense que l'Europe
23:53est en train de prendre
23:54conscience de ça
23:54mais pas seulement l'Europe
23:55vous voyez les annonces
23:56ce matin du Canada
23:57qui dit qu'il veut passer
23:58à 5% de dépenses
24:02c'est de se dérisquer
24:03des Etats-Unis
24:04et de faire des deals
24:05avec l'Europe
24:05et la Grande-Bretagne
24:06pour les achats d'armements
24:07qui ne seraient pas canadiens
24:08donc on est sur une espèce
24:09d'accélération de l'histoire
24:10et évidemment l'Europe là-dedans
24:12est au centre de ça
24:14puisqu'elle est entre
24:15les Etats-Unis
24:16qui se détachent
24:16la Russie
24:17qui va avoir les mains libres
24:18elle-même alliée à la Chine
24:20on se retrouve avec un moment
24:21existentiel pour l'Europe
24:22et donc cette idée
24:23des eurobonds
24:24des 800 milliards
24:25qu'il faut pour le REARM EU
24:27je rappelle que
24:29le REARM EU
24:30le sous-tit
24:30c'est REDI 2030
24:31c'est-à-dire que REDI 2030
24:33il faut être prêt
24:33à un conflit généralisé
24:34avec la Russie
24:35en Europe
24:36d'ici 2030
24:36c'est pas moi qui le dit
24:38c'est les services britanniques
24:39danois
24:39baltiques
24:40l'OTAN le dit
24:41bon nous on s'occupe des retraites
24:43on parle pas beaucoup de ça
24:43mais la réalité
24:44c'est qu'il y a un calendrier
24:45qui s'accélère pour l'Europe
24:46en termes de géostratégie
24:48et donc ce moment de Munich
24:49il est quand même
24:50je pense celui
24:50où on va devoir se réveiller
24:51sur les dépenses d'investissement
24:53et aujourd'hui
24:54et on voit l'exemple
24:55complètement inverse
24:56avec l'aviation
24:57l'avion de combat européen
24:59entre les déboires
25:00entre Dassault et Airbus
25:01quand même
25:02on croit rêver quoi
25:04sur le SCAF
25:05oui bien sûr
25:05on est sur le SCAF
25:06on est vraiment sur ce qu'il ne faut pas faire
25:07et de l'autre côté
25:08ce qu'il faut faire
25:09et je pense que c'est en train de monter
25:11dans les chancelleries
25:12et dans les ministères
25:14de l'économie et des finances
25:15et qu'il va falloir mettre en commun
25:16une puissance de feu monétaire
25:19de 800 milliards
25:20ce qu'a dit le rapport Draghi
25:21mais si on met de là-dessus
25:23les dépenses énergétiques
25:24pour la transition énergétique
25:26pour le vieillissement démographique
25:27etc.
25:27c'est plus de 1000 milliards
25:28et tout ça
25:29c'est beaucoup mieux fait
25:30au niveau fédéral
25:31et donc
25:31on est en ce moment
25:32eurobond
25:32comment on surmonte
25:33toujours le même problème
25:35qui est qu'une partie
25:36des européens frugaux
25:38même si on les appelle plus comme ça
25:40on a toujours peur
25:40que ces eurobond
25:41soient un signal envoyé
25:43à des états
25:44moins frugaux
25:44voire laxistes
25:45pour leur donner
25:47un permis
25:47de dépenser
25:49sans compter
25:50et peut-être
25:52en faisant
25:52n'importe quoi
25:53alors en même temps
25:54nécessité fait loi
25:55c'est-à-dire qu'aujourd'hui
25:56on est dans ce moment-là
25:56mais on sent bien que l'espèce
25:58d'autonomie stratégique
25:59qui avait été bien vendue
26:00enfin ça vient de De Gaulle
26:02et le message est continu
26:03d'être porté par Macron
26:04c'est une lignée qui a été reprise
26:06qui est vraiment une lignée
26:07très française
26:08ce truc-là est en train
26:08de s'européaniser
26:09et doit être repris
26:10pourquoi ?
26:11parce que oui d'accord
26:11il y a Maastricht
26:12mais de l'autre côté
26:13vous êtes dans un moment
26:14quand même un petit peu
26:14plus dangereux que ça
26:16quand vous êtes quand même
26:17ce que moi je retiens
26:17de ce week-end
26:18c'est que les Allemands
26:19sont en train de s'ouvrir
26:19à l'idée
26:21de demander à la France
26:22le parapluie nucléaire
26:23vous avez la Pologne
26:24qu'est-ce qu'il a dit ?
26:25des négociations confidentielles
26:26sur la dissuasion en cours
26:28on avait déjà eu
26:29ce sujet
26:29oui oui bien sûr
26:30on a déjà eu des demandes
26:31de la Pologne
26:32la Pologne qui lui dit
26:32puisque la France a dit
26:34d'accord mais je garde le bouton
26:35la Pologne dit
26:35on doit se doter
26:36de l'arme nucléaire
26:37donc on est dans un moment
26:38quand même assez particulier
26:40je crois pas que l'argument
26:41de dire
26:41on va encore donner des moyens
26:43à la France
26:45sigale fourmi
26:46à dépenser plus
26:47enfin sigale pardon
26:48non je crois qu'on est
26:49dans un moment
26:49un petit peu plus compliqué que ça
26:50donc je crois que là
26:52même regarder l'Allemagne
26:53on a des voix
26:54qu'on pensait opposées à ça
26:55qui commencent à laisser
26:56dire ok mais c'est
26:57vraiment exceptionnel
26:58c'est pour un programme
26:59d'armement européen
27:00et encore une fois
27:02RearmEU
27:02tout le monde l'utilise
27:03donc des obligations
27:04de projet
27:05c'est ça l'idée
27:06c'est qu'il y ait un projet
27:06attaché à cet endettement commun
27:09le succès de SAFE
27:09les 150 milliards d'euros
27:10le marché du sur l'emploi
27:12c'est tout ça un SAFE
27:13on est vraiment
27:13non non
27:14sur le Rearm
27:15c'était la partie Rearm
27:17c'est la Rearm
27:17les 150 milliards
27:18en fait tout le monde
27:19l'a sollicité
27:20y compris la France
27:21donc on est dans un moment
27:22quand même un petit peu particulier
27:24où ce serait peut-être bien
27:25de se mettre des systèmes
27:26d'armement
27:26de drones
27:27d'aviation
27:27de satellites
27:28mais quand vous pensez à ça
27:30vous avez le SCAF
27:30vous avez les problèmes
27:31de Telstat
27:32c'est vrai que le message
27:33envoyé par le SCAF
27:34en ce moment
27:35c'est sûr que ça peut
27:37refroidir l'idée
27:38de se dire
27:39on va tout financer en commun
27:40effectivement
27:40bon les investisseurs
27:42adoreraient avoir des eurobonds
27:43j'imagine
27:44sur les marchés obligataires
27:45c'est pas un problème
27:46il n'y a pas de problème
27:47de demande
27:48j'imagine de ce point de vue là
27:50Geoffroy
27:50si ça appelle
27:51quelques commentaires
27:51et puis
27:52parlons des marchés obligataires
27:53où il se passe quand même
27:54plus grand chose
27:56la demande est forte
27:57sur les émissions
27:58de dettes obligataires
27:59il n'y a qu'à voir
28:00le mois de janvier
28:00et puis encore en février
28:02que ce soit les obligations
28:03de dettes souveraines
28:03mais aussi les obligations
28:04du secteur privé
28:05on est sur des montants
28:06records en termes d'émissions
28:08et ça se place
28:09plutôt bien
28:10donc ça c'est vrai
28:11que par rapport
28:12à ce qu'on disait
28:13juste avant
28:14le timing
28:15est quand même pas mal
28:15pour essayer
28:16d'avancer
28:17de discuter
28:18d'essayer de créer
28:18on va dire une politique
28:21monétaire
28:22a priori on l'a
28:22mais budgétaire
28:23un peu plus solidaire
28:25entre les pays
28:25de l'Union Européenne
28:27le timing est plutôt approprié
28:28pour avancer
28:29dans cette direction
28:30cette année
28:30la demande est là
28:31la demande est forte
28:32donc avoir des eurobonds
28:33on a déjà des émissions
28:35de l'Union Européenne
28:36qui se traitent
28:36de façon très liquide
28:38et qui font partie
28:39maintenant on va dire
28:40c'est minime
28:41c'est pas grand chose
28:43c'est pas grand chose
28:43mais on va dire
28:44que c'est déjà
28:44ça existe
28:45c'est en place
28:46et c'est une alternative
28:47à des émissions
28:48de dettes d'Etat français
28:49allemand
28:50ou autre
28:51donc le marché
28:52absorbe toute la dette
28:53aujourd'hui
28:54sans trop de difficultés
28:55il va falloir être vigilant
28:56sur le calendrier politique
28:57notamment en France
28:58en 2027
28:59mais là aujourd'hui
29:00les taux se tiennent bien
29:02les sprays
29:03les écarts de taux
29:04entre les pays
29:04se tiennent bien
29:06et ce qu'on constate
29:07c'est qu'il se passe pas
29:09forcément grand chose
29:09mais c'est plutôt
29:10une bonne nouvelle
29:11c'est-à-dire que les taux
29:12ont eu tendance
29:13depuis une semaine
29:14depuis quelques jours
29:15à rebaisser
29:15si on voit l'OAT
29:16le 10 ans français
29:17on est autour des 3,35
29:19a priori
29:20le taux allemand
29:21on a rebaissé à 2,75
29:22donc on est sur des taux
29:24qui sont assez raisonnables
29:25compte tenu
29:26on va dire
29:26des perspectives économiques
29:27au sein de la zone euro
29:28et on peut estimer
29:29que ces taux
29:30devraient se tenir
29:31dans les prochains mois
29:32sur ces niveaux-là
29:33pour monter un petit peu
29:34donc le marché considère
29:35qu'à ce stade
29:36au regard des éléments
29:37d'information qu'il a
29:38qu'il a bien intégrés
29:41qu'on est dans des prix
29:42qui paraissent justes
29:43par rapport aux enjeux
29:44qu'on a
29:45que ce soit en matière
29:46de croissance
29:46en matière de déficit
29:47d'endettement
29:48etc
29:49oui on est plutôt
29:50sur des niveaux
29:51qui semblent être
29:51plutôt à l'équilibre
29:52quand on regarde
29:52la politique monétaire
29:53de la banque centrale européenne
29:54on a un taux qui est stable
29:55à 2%
29:56dans le marché
29:56on n'a pas d'anticipation
29:57de baisse ou de hausse
29:59peut-être une petite baisse
30:00s'il y a besoin
30:00si on n'est pas dans un scénario central
30:03on va dire
30:03qui se réalise réellement
30:05ou si on a un besoin
30:06d'un peu plus de soutien
30:07de la banque centrale européenne
30:08mais dans l'ensemble
30:09ça n'a pas forcément changé
30:10la teneur des taux
30:13sur l'Union européenne
30:14alors sur les pays
30:15de l'Union européenne
30:16alors maintenant
30:17si on a un plan
30:17qui s'annonce
30:18avec des eurobonds
30:20et qu'il faut
30:21on va dire
30:21relancer davantage la machine
30:23alors les taux
30:24ont tendance
30:24à se tendre un petit peu
30:26à remonter un petit peu plus
30:26sur la partie longue
30:27donc il faudra être vigilant
30:28par rapport à ça
30:29maintenant aujourd'hui
30:31voilà
30:31qu'on ait un taux
30:32disant allemand
30:33qui évolue
30:34entre 2,60
30:35ou 3,3,10
30:36ça paraît tout à fait acceptable
30:37compte tenu des prévisions
30:38de croissance
30:38au sein de la zone euro
30:39et les prévisions d'inflation
30:41ce retour au calme
30:43je le dis entre guillemets
30:44sur des marchés obligataires
30:45alors on peut mettre
30:46le Japon de côté
30:47mais c'est vrai que la volatilité
30:48a baissé
30:50Florent
30:50est-ce que ça donne envie
30:51en tant que gérant d'actifs
30:53investisseurs
30:54d'aller chercher
30:55un peu plus de duration
30:56ou est-ce que c'est un calme
30:58qui préfigure
30:59je ne sais pas
30:59peut-être des mouvements
31:00à nouveau plus violents
31:01et volatiles demain
31:05si on partage l'analyse
31:07qu'on a fait là
31:08depuis un quart d'heure
31:09à savoir qu'on est
31:09à un moment historique
31:11qui appelle
31:13des politiques exceptionnelles
31:16donc si l'Europe
31:17est capable
31:18de faire ce saut fédéral
31:20pour effectivement
31:23augmenter massivement
31:24les dépenses
31:24d'infrastructures
31:25d'armement
31:26enfin sur les sujets
31:27sérieux
31:27et donc
31:30profite
31:30du fait que le marché
31:32accueillirait plutôt bien
31:32des émissions
31:33d'eurobonds
31:34et puis qu'en plus
31:35la politique monétaire
31:36accompagne
31:36cette politique budgétaire
31:39puisque normalement
31:40quand on est dans une séquence
31:41de survie
31:41en fait historiquement
31:42la seule politique économique
31:45possible
31:46c'est une politique
31:47très expansionniste
31:49politique donc budgétaire
31:51vraiment très ouverte
31:53sur des dépenses structurelles
31:54la politique monétaire
31:55qui accompagne
31:55on peut aller jusqu'au contrôle
31:57de la courbe des taux
31:58pour s'assurer que
32:00effectivement
32:01on finance
32:02à des taux bas
32:03on a touché
32:04ce moment du doigt
32:04au moment du Covid
32:05de la pandémie
32:06on parlait du moment
32:07hamiltonien
32:07la logique
32:09la logique économique
32:10doit nous amener
32:11à ça dans la décennie
32:12après il faut que les politiques
32:15disons que l'élite européenne
32:16arrive à s'orchestrer
32:17autour de ça
32:18mais il n'y a pas
32:18d'autre issue
32:19dans un moment de survie
32:20en fait
32:21le Japon nous montre
32:22un exemple
32:24les critères de Maastricht
32:25ça n'a aucun sens
32:26dans un moment
32:27de survie
32:28face aux Etats-Unis
32:29et à la Chine
32:30mais si c'est ça
32:31le schéma
32:31si effectivement
32:33dans la décennie
32:34on enclenche méchamment
32:35des politiques
32:36très expansionnistes
32:37que les Etats-Unis
32:38tentent de faire
32:39pourquoi Trump
32:40est obsédé
32:41par le contrôle
32:42de la réserve fédérale
32:43c'est parce qu'il est
32:44quand même entouré
32:44il sait très bien
32:45que pour maintenir
32:46les déficits
32:47à 6-7%
32:48pendant plus de 10 ans
32:49à un moment donné
32:49il faut un contrôle
32:50de la courbe des taux aussi
32:51donc il ne peut pas avoir
32:52une réserve fédérale
32:53complètement autonome
32:54qui fait des petits calculs
32:55d'inflation
32:56enfin on a changé de monde
32:57si c'est ça le schéma
32:58si tout le monde se lance
32:59y compris en Europe
33:01dans des politiques
33:02très expansionnistes
33:02mais donc une séquence
33:03de politiques monétaires
33:04de guerre
33:04effectivement le niveau
33:05des taux d'intérêt
33:06est complètement hors sujet
33:08c'est-à-dire qu'au bout de course
33:10on aura plus d'inflation
33:11donc le 10 ans
33:13à 3%
33:14non
33:14le 20 ans
33:16au niveau actuel
33:17hors sujet complet
33:18ça va être
33:18enfin le porteur obligataire
33:20va se faire euthanasier
33:21pour prendre une expression
33:22bien connue
33:23donc maintenant
33:25effectivement
33:25l'Europe peut aussi
33:26décider de ne pas bouger
33:28de mourir lentement
33:31avec des taux bas
33:33une inflation basse
33:35mais c'est pas la logique
33:36de l'histoire
33:37normalement
33:37la logique de l'histoire
33:38c'est de terminer
33:39avec des inflations
33:39à 6, 7, 8%
33:41et ceux qui ont acheté
33:42du 20 ans
33:43à 3, 5
33:444
33:45ils perdent
33:46à ce jeu-là
33:46mais tout le monde
33:48s'engage plus ou moins vite
33:49plus ou moins fortement
33:50dans ses devoirs
33:51le Japon c'est aussi
33:52l'exemple ultime
33:53ce que je trouve
33:54dans la dimension
33:55qu'on n'a pas évoquée
33:56mais qui est vraiment
33:57latente à tout ça
33:57c'est très bien évoqué
33:59par Christine Lagarde
34:00on est dans un moment
34:00guerre des monnaies
34:01où Xi Jinping nous annonce
34:03qu'il veut que l'UAN
34:05monte
34:05vous avez de l'autre côté
34:06Poutine
34:06avec Maral Lago
34:07avec toutes les entourages
34:09Minran etc
34:10qui sont plutôt en train de dire
34:11il faut dédollariser le monde
34:12on ne doit plus être la monnaie
34:14de réserve trop chère
34:15de réserve
34:16ou alors il faut qu'il y ait
34:17des contreparties à tout ça
34:18donc on est dans un moment
34:19de guerre des monnaies
34:20et l'euro
34:21qui est 20% du PIB mondial
34:23qui fait 20% des réserves
34:25est-ce que c'est lui
34:26qui va être le gagnant
34:27en fait nous on est à peu près
34:28à notre niveau
34:29on sent bien que l'UAN
34:29lui n'est pas du tout
34:30à son niveau dans les réserves de change
34:31donc c'est plutôt lui
34:32qui sera amené à gagner
34:33mais on sent bien quand même
34:34avec tout ce qui tourne
34:36autour des stable coins
34:36on peut parler de la tech
34:37juste avant
34:38tout ça fait partie
34:39de cet écosystème là
34:40je trouve qu'il y a un moment
34:41quand même très particulier
34:42où avoir un marché obligataire
34:43beaucoup plus conséquent
34:45d'une belle note
34:46triple A ou double A plus
34:48en euro
34:48avec le rule of law
34:50qui continue de régir
34:52ce continent
34:52qui garde son cam
34:54par rapport à des choses
34:54qui sont peut-être
34:55un peu différentes
34:56de plus en plus
34:57je pense qu'il y a vraiment
34:58une carte à jouer
34:59pour l'Europe
35:00il y a une place pour ça
35:00pour un actif sans risque
35:01européen
35:01même parler d'eurobonds
35:03de nécessité de défendre la défense
35:04il y a aussi
35:05dans cette guerre des monnaies
35:06à un moment
35:07et ce qui était très bien dit avant
35:08l'épargne du monde
35:09cherche ça
35:10on voit bien
35:10quand vous avez
35:11la France qui est soi-disant
35:12le mauvais élève
35:13le 30 ans français
35:14vous avez
35:1520 fois la demande émise
35:17qui est recherchée
35:18on n'a pas de problème
35:18de financement
35:20boum de productivité
35:21c'est cyclique
35:24c'est mécanique
35:25il y a un moment
35:26de gain de productivité
35:27un peu global
35:28si on regarde
35:29la big picture américaine
35:31de ce point de vue là
35:32est-ce que l'idée
35:33d'un boum de productivité
35:34peut-être
35:36le cap
35:38ou la conviction
35:39du futur président
35:41de la réserve fédérale américaine
35:42pour guider
35:42la politique monétaire
35:44je crois que
35:44on revient au sujet d'avant
35:45c'est-à-dire que pour l'instant
35:46on voit partout
35:47l'IA
35:48n'est pas encore
35:48dans la productivité
35:50moi je pense
35:50qu'on va l'avoir
35:52effectivement
35:53de cette productivité-là
35:55mais encore une fois
35:56ce qu'on voit aujourd'hui
35:57le gain de productivité
35:59aux Etats-Unis
35:59me semble être
36:00beaucoup plus lié
36:01à ce qui se passe
36:02sur le marché
36:02de l'emploi américain
36:03pas tellement lié
36:05à l'IA
36:05donc la limitation de l'offre
36:06oui oui
36:07parce qu'aujourd'hui
36:08le choc de l'IA
36:08n'est pas encore
36:09dans l'emploi américain
36:10je pense qu'il vient demain
36:11ça va être une couche supplémentaire
36:13au gain de productivité
36:14probablement
36:15mais aujourd'hui ce qu'on voit
36:15c'est quand même pas encore
36:16le choc de l'IA
36:17il y a les études de Stoneford
36:19qui dit qu'on recrute
36:1913% de codeurs de moins
36:21il y a un peu moins
36:22d'embauche chez les jeunes
36:24mais on voit pas
36:24un chômage des jeunes
36:25qui explose non plus
36:26aux Etats-Unis
36:27il remonte un peu en France
36:28mais encore une fois
36:28on peut pas dire
36:29que ce qui se passe en France
36:30sur le chômage des jeunes
36:30est lié au choc de l'IA
36:32c'est lié à l'apprentissage
36:33c'est lié à plein d'autres trucs
36:34c'est lié à la formation
36:35on n'est pas encore là-dedans
36:36et donc aujourd'hui
36:37le choc de productivité
36:38c'est pas l'IA
36:39c'est pas ça qui se passe
36:40c'est un truc qui est lié
36:41au marché de l'emploi
36:42et j'en veux pour preuve
36:43encore une fois
36:43que la productivité
36:44elle augmente aussi très fortement
36:45en Europe
36:46et notamment en France
36:47donc c'est bien le fait
36:48qu'on est un petit peu
36:49moins généreux sur l'emploi
36:51qu'on ait une production
36:52qui se maintient
36:53et l'emploi qui
36:54voilà
36:54et ça permet de baisser les taux
36:57alors maintenant
36:57dans les trucs de Kevin Walsh
36:59qui te dit
36:59bah en fait
37:00il faut baisser les taux
37:01parce qu'on va avoir
37:01un choc de productivité
37:03et donc il faut baisser les taux
37:04oui mais en même temps
37:05si vous avez un choc de productivité
37:06bah vous aurez une hausse
37:07de la croissance
37:08et une hausse du taux neutre
37:09donc ce truc là
37:10tient pas beaucoup
37:11et surtout
37:12ça aura été une erreur
37:13de nouveau
37:13de faire ça en politique monétaire
37:15parce que c'est exactement
37:15ce qu'avait dit Greenspan
37:16à l'époque
37:17et il a bien fait
37:18c'est lui qui a eu raison
37:19il avait résisté
37:20à la hausse des taux
37:21voilà
37:21c'est ça
37:22mais aujourd'hui
37:23je crois que c'est
37:24l'effet inverse
37:25penser qu'aujourd'hui
37:26il y a un choc de productivité
37:27qui arrive
37:27qu'on peut d'ores et déjà
37:28baisser les taux
37:29on va être à l'inverse
37:31et là on va sur
37:33mon accélération
37:33de la dédolarisation
37:34s'ils baissent les taux
37:36aujourd'hui aux Etats-Unis
37:36alors que le choc de productivité
37:38est pas encore lié à l'IA
37:39ok l'inflation rebaisse
37:41mais bon
37:41on peut pas dire
37:42qu'il n'y a pas de choc
37:43d'inflation aux US
37:44mais tout de même
37:45ça mérite pas forcément
37:46de beaucoup baisser les taux
37:47donc je crois
37:47que ce truc là
37:48on est de nouveau
37:49dans un moment
37:49de dédolarisation
37:50si jamais ils font ça
37:52attention
37:53la volatilité très faible
37:54sur les marchés obligatoires
37:55pour se réveiller
37:56l'euro qui est stabilisé
37:58autour de ces 1,18
37:59c'est bien
37:59ça pourrait quand même
38:00s'accélère un peu
38:01si Kevin Noir
38:02je dis
38:02dès que je suis nommé
38:03je vous mets les taux à 1%
38:05attendez
38:05vous avez quand même
38:05une croissance
38:06qui est meilleure qu'attendue
38:07une inflation qui reste
38:08au-dessus de nous
38:08ça marchera pas
38:09il reste assez mesuré
38:11puis on sait pas
38:11beaucoup de choses encore
38:12il faut qu'il soit accepté
38:14par le Sénat
38:14donc pour l'instant
38:15il dit peut-être pas forcément
38:16ce qu'il pense
38:17il n'est pas là
38:17avant la fin du mois de mai
38:18non plus
38:20mais fondamentalement
38:22la politique américaine
38:23monétaire
38:24elle est normalisée
38:25ou quasi normalisée
38:26aujourd'hui
38:27Geoffroy ?
38:27quand on regarde
38:28ce qu'il y a dans les cours
38:28aujourd'hui il y a encore
38:29à peu près deux baisses de taux
38:30anticipées
38:31pour l'année 2026
38:33donc une baisse peut-être
38:34qui pourrait avoir lieu
38:35pour la première réunion
38:37de Kevin Noir
38:37donc juin
38:38ou peut-être juillet
38:40et puis une deuxième
38:41baisse de taux
38:41en fin d'année
38:42donc là
38:42en gros
38:43ce qu'anticipe le marché
38:44c'est plutôt un scénario central
38:45qu'on partage
38:46chez Ophi Invest
38:47c'est de dire
38:48voilà
38:48il y aura encore
38:48deux baisses de taux
38:49tout au égal par ailleurs
38:51si on n'a pas de choc
38:52on va dire
38:53sur la croissance
38:53et sur l'inflation
38:54ça paraît être
38:56des taux assez
38:57approche du taux neutre
38:59qui est évoqué
39:00par la réserve fédérale américaine
39:01donc on n'est plus très loin
39:03on estime qu'un taux
39:04à 3,25
39:04ou 3,50
39:05un taux directeur de la Fed
39:06sur ces niveaux-là
39:07ça semble être approprié
39:09alors si on va plus loin
39:10si Kevin Walsh
39:12là ça soulèvera
39:12des interrogations
39:13ou il sera passé quelque chose
39:15ou il y a des interrogations
39:16qui pourront mettre
39:16là ça soulèvera des interrogations
39:17et peut-être créer
39:18un petit peu d'incertitude
39:19pour la suite
39:20un mot rapide
39:21il nous reste 30 secondes
39:22sur les enjeux
39:23de la politique monétaire
39:24sous Kevin Walsh
39:26si on reste dans une grille
39:27d'analyse
39:28standard
39:28effectivement
39:29il n'y a plus beaucoup
39:29de marge manœuvre
39:30pour baisser les taux
39:31compte tenu du fait
39:32que l'inflation
39:32est quand même encore
39:33à des niveaux supérieurs
39:35à 2% aux Etats-Unis
39:36si on se projette
39:38dans le modèle
39:39que j'écrivais tout à l'heure
39:40un modèle de lutte
39:42pour l'hégémonie mondiale
39:44on peut baisser les taux
39:45plus vite plus fort
39:46effectivement
39:47le dollar décroche
39:48mais c'est aussi
39:49un des objectifs
39:50de ce type de politique
39:51d'évaluer sa monnaie
39:53est-ce qu'on garde le contrôle
39:54sur sa monnaie
39:56ça peut être une question
39:57à un moment
39:57il ne peut pas faire le choix
39:58d'évaluer leur monnaie
40:02on verra pour l'instant
40:03Kevin Walsh
40:04comme on l'a présenté
40:04comme très orthodoxe
40:06il a plutôt eu tendance
40:08à être dollar positif
40:08en tout cas
40:09ça n'a pas fait baisser
40:10le dollar
40:10l'annonce de sa nomination
40:11n'a pas fait baisser
40:12le dollar jusqu'à présent
40:14merci beaucoup messieurs
40:15on s'arrêtera là
40:16pour ce soir
40:16Florent Delamme
40:17qui était avec nous
40:18M&J Investments
40:19Jean-François Robin
40:19Natixis
40:20et Geoffroy Lenoir
40:21au FI Invest Time
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