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  • il y a 6 heures
Aujourd'hui, c'est au tour de Rachida Dati, ministre de la Culture et candidate LR à la mairie de Paris, de faire face aux GG. - L’émission de libre expression sans filtre et sans masque social… Dans les Grandes Gueules, les esprits s’ouvrent et les points de vue s’élargissent. 3h de talk, de débats de fond engagés où la liberté d’expression est reine et où l’on en ressort grandi.

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Transcription
00:00R.M.C. Face aux grandes gueules
00:03Avec Rachida Dati, ministre de la Culture, candidate Les Républicains à la mairie de Paris.
00:09Bonjour Madame Dati.
00:10Bonjour.
00:11Comment une femme de droite comme vous peut gagner une ville qui depuis 25 ans vote à gauche ?
00:17C'est un pari impossible ?
00:20Il m'est rarement arrivé de ne pas gagner des paris impossibles, cher M. Truchot, vous le savez.
00:25Non mais là, toutes les études, tous les sondages démontrent quoi ?
00:30Chez les parisiens, il y a une envie forte d'alternance.
00:35Je ne dis pas pour qui, mais en tous les cas, il y a une forte envie d'alternance aujourd'hui.
00:40Et puis moi je trouve qu'après 25 ans, c'est assez sain d'avoir une respiration démocratique.
00:46L'alternance c'est sain, parce que quand vous gardez le pouvoir trop longtemps,
00:49au bout d'un moment, en fait, la ville se sclérose.
00:53Il n'y a plus de débats et d'échanges avec les habitants.
00:56Vous ne parlez à plus personne, vous vous enfermez.
00:59Et je trouve que vous n'avancez plus sur rien.
01:02Regardez sur Paris, sur ces dernières années, il n'y a plus d'innovation, moins d'attractivité.
01:08On ne peut pas se résoudre à une ville qui est fuit.
01:11Moi je veux une ville qui attire, pas une ville qu'on fuit.
01:14Et le résultat est là, le constat est là.
01:15Toutes les études le démontrent aussi et le constatent, c'est plus de 36 000 Parisiens qui ont quitté Paris.
01:2340 000 enfants, 40 000 enfants, qui ont quitté les écoles parisiennes.
01:27Vous avez des écoles entières qui ferment, au-delà des classes.
01:30Comme dans les campagnes.
01:31Moi je ne me résous pas à ce que les forces vives d'une ville puissent quitter Paris.
01:35Et quitté Paris, poussé évidemment à quitter Paris, beaucoup par écœurement.
01:40Et donc moi mon rôle, c'est de refaire de cette ville une ville qui attire, qui inorpe, qui soit vivante.
01:48Ce qui n'est plus le cas aujourd'hui.
01:49Pour ça, il faut faire baisser le prix de l'immobilier, il faut faire baisser le prix des loyers.
01:53Il faut que ce soit une ville hors de prix.
01:55D'abord, il y a beaucoup de facteurs qui font que les Parisiens sont écœurés.
01:58Où les jeunes puissent se loger facilement.
02:00Mais regardez, c'est une ville, il y a 30% de familles monoparentales.
02:03Majoritairement ce sont des mamans.
02:04Tout leur quotidien est compliqué à Paris.
02:07Donc les familles quittent Paris.
02:09Moi je ne me révisoue pas à ce qu'une ville se vide de ses forces vives.
02:13Alors un des facteurs, vous avez raison, c'est le logement.
02:15Vous dites, vous parlez du marché immobilier.
02:17Le marché immobilier a été multiplié par 3 sous la gauche.
02:21Sous la gauche multiplié par 3.
02:23Ils ont bénéficié...
02:24Donc il faut construire davantage pour faire baisser les prix ?
02:26Ils ont bénéficié de cette spéculation.
02:29Parce qu'il y a eu une spéculation immobilière.
02:31Ils ont touché près de 3 milliards d'euros uniquement en droit de mutation.
02:34Parce qu'il y a une dette qui s'alourdit, je le redis, pour une ville comme Paris, c'est 40 ans pour se désendetter.
02:41La moyenne pour une collectivité, c'est 12 ans.
02:43Donc on a dépassé le seuil d'alerte.
02:44C'est une réalité.
02:45Pourquoi l'immobilier a fortement augmenté ?
02:49Parce qu'ils ont raréfié l'offre immobilière.
02:51Nous étions, dans les années 2000, quand c'était la droite, 500 000 logements dans le parc locatif privé.
02:57Nous en sommes aujourd'hui à moins de 350 000.
03:00Pourquoi ? Parce qu'ils ont favorisé cette spéculation immobilière.
03:04Ils ont bénéficié des droits de mutation.
03:06Et donc, ils ont, pour masquer tout ça, fait une politique de logement social.
03:12Aujourd'hui, le logement social...
03:13Il a progressé à Paris ?
03:14Oui, il a progressé, et là, ils veulent aller plus loin pour avoir une ville de 40% de logements sociaux.
03:21Vous savez combien ça a coûté, le logement social, pour les préemptions sur des immeubles privés ?
03:26C'est, évidemment, ils ont payé plus de 2 milliards, parfois 3 milliards d'euros, ça a coûté sur cette mandature, pour 8 000 logements.
03:34Qui est dans le parc social aujourd'hui ?
03:35La composition du parc social, la priorité n'est pas donnée à ceux qui travaillent à Paris ou les parisiens.
03:41D'ailleurs, je vous invite à voir la déclaration de M. Béliard, qui était dans l'équipe de M. Grégoire.
03:47Il souhaite que le parc social, qui augmente de plus de 40%, le 13e, le 18e, le 19e, le 20e, on est déjà à 45% de logements sociaux.
03:55On voit l'état de...
03:56Mais à la gauche, je voudrais qu'il y ait plus de logements sociaux dans les cartes chiques de Paris, à l'ouest.
04:00Non, mais ça, c'est idéologique.
04:03Et donc, d'acheter pour 3 milliards d'euros 8 000 logements sociaux, pour ne pas y loger les gens qui travaillent, ça n'a pas de sens.
04:09M. Béliard souhaite que les gens qui n'ont pas de papier puissent accéder au logement social.
04:14Que les gens qui sont sous OQTF, et j'en ai rencontré dans les foyers d'hébergement d'urgence, et ça on peut en parler, soient éligibles au logement social.
04:22Leur critère de priorité, ça n'est pas le travail, c'est la situation.
04:26Moi, je souhaite que...
04:27J'assume que le logement social, la priorité, ça sera la prime au travail.
04:32Et relancer le parc locatif privé, parce qu'aujourd'hui, leur parc locatif privé est entravé par l'encadrement des loyers, par l'explosion de la taxe foncière.
04:41Et donc, on a tout fait pour que le petit retraité qui a un logement à Paris dans lequel il a investi, pour lui, c'est plus rentable.
04:48Donc, il ne loupe plus.
04:49Donc, la politique du logement à Paris, plus globalement, c'est sérieux.
04:54Et il faut éliguer les gens qui y travaillent, les gens qui...
04:57La classe moyenne aussi.
04:58Et la classe moyenne qui t'exclut aujourd'hui du logement social.
05:01C'est une réalité.
05:02Mais Rachid Dati, votre adversaire principal, il est socialiste, il s'appelle Emmanuel Grégoire, il a été le premier adjoint d'Anne Hidalgo pendant des années.
05:09En charge de l'urbanisme.
05:10Oui, il s'est fâché avec elle, mais visiblement, ça va mieux, puisque Anne Hidalgo, qui ne se représente pas, lui apporte son soutien.
05:17C'est un soutien de poids.
05:18C'est une évidence, il est comptable de ce passif.
05:20Il est en charge de l'urbanisme, ils sont co-auteurs de ce bilan et du résultat qu'on a aujourd'hui.
05:27Des Parisiens qui quittent Paris, un logement dégradé, un parc social qui n'est pas à la hauteur, une dette de 12 milliards d'euros.
05:33Et vous parliez, ils sont les chantres de l'écologie.
05:36Mais le premier geste écologique, c'est la propreté, d'ailleurs.
05:39Et aujourd'hui, moi, en 2020, j'avais recensé tous les délaissés, toutes les friches, pour faire des parcs, des jardins et de la végétalisation en pleine terre.
05:48Ces friches, j'ai voulu les recenser, là, en 2026, je ne les retrouve pas.
05:52Pourquoi ? Il y a eu une bétonisation.
05:54Et la bétonisation, sous la mandature d'Anne Hidalgo, ils ont bétonné près de 4 millions de mètres carrés.
06:01Donc on ne peut pas dire à la fois...
06:02Vous m'avez présenté des pistes cyclables.
06:03Oui, mais moi...
06:04C'est-à-dire qu'avec vous, au pouvoir, à Paris, c'est le retour de la bagnole ?
06:07Non, mais non, mais ça c'est...
06:08Retour de la voiture sur le bois sur berne ?
06:10Vous savez, vous disiez une femme de droite.
06:12Je suis dans toutes les caricatures.
06:14On me caricature, c'est de l'outrance, voire de l'injure.
06:17Je m'en fiche.
06:18Moi, j'ai un objectif.
06:19Je veux que cette ville revive, que cette ville retrouve son éclat, qu'on puisse y loger, s'y travailler.
06:25Est-ce que c'est le retour de la voiture ?
06:26Il faut une harmonie.
06:28Est-ce que vous rouvrez les voies sur berge aux voitures, par exemple ?
06:30Non, les voies sur berge, comme il n'y avait pas assez d'argent, vous avez vu, en fait, ils ont fermé une route.
06:36C'est que des aménagements éphémères, complètement dégueulasses, il faut dire les choses.
06:39Moi, j'emmène ma fille.
06:41Il y a un mur d'escalade qui n'en est pas un.
06:42Il y a des palettes de bois qui servent de banc.
06:46Il n'y a pas d'aménagement pérenne.
06:48Moi, je souhaite que sur ces voies sur berge, nous ayons un grand parc urbain patrimonial.
06:53Ces voies sur berge sont classées au patrimoine mondial de l'UNESCO.
06:55Mais vous ne les rendrez pas aux voitures ?
06:57Non, il faut...
06:58Sarah Knafot veut les rendre aux voitures.
07:00Ce sont des voies sur berge placées au patrimoine mondial de l'UNESCO.
07:05Vous savez...
07:05Donc, elle rentre aussi.
07:06Non, ce n'est pas ça.
07:07Vous ne pouvez pas être candidat en 15 jours et avoir un projet.
07:09crédible en 15 jours.
07:11Vous ne me prendrez jamais en défaut sur le fond de mes projets, de mes propositions
07:17ou de mes actions.
07:18Je suis maire d'arrondissement.
07:19J'ai expérimenté des choses dans mon arrondissement.
07:21J'ai la compétence.
07:22J'ai la légitimité.
07:24Je vais partout.
07:25Vous le voyez.
07:25Je vais partout.
07:26Je parle avec tout le monde.
07:27Je vois les difficultés, y compris avec les gens qui ne sont pas d'accord avec moi.
07:28Mais par exemple, le périphérique, il reste à 50 km heure ?
07:31Ou on peut de nouveau rouler un peu plus vite ?
07:32Moi, je ne veux pas que Paris soit enfermée dans le périphérique.
07:34Il y a des politiques qui iront au-delà du périphérique.
07:37Aujourd'hui, Madame Hidalgo et Monsieur Grégoire ne parlent même pas au maire de la petite couronne.
07:41Regardez sur la mobilité.
07:43Aujourd'hui, la mobilité, c'est une compétence partagée avec la région.
07:46La ville de Paris ne veut pas contribuer à la modernisation, sécurisation des transports.
07:52Il faut développer les transports.
07:53Comme vous parliez des pistes cyclables, il faut qu'il y ait des cheminements longs au-delà du périphérique
07:57avec des parkings relais aux portes.
08:00Donc, on peut laisser la voiture aux portes de Paris.
08:03Le périphérique, c'est votre compétence ou pas la vitesse sur le périphérique ?
08:05C'est une compétence qui est partagée.
08:07Mais on peut évidemment...
08:08Est-ce que vous le remettriez à 5 ans ?
08:10Est-ce que vous le remettriez au-delà de 5 ans ?
08:13Il y a eu une consultation où les Parisiens n'étaient pas d'accord.
08:17Et Mme Hidalgo a pris une décision à l'encontre de la volonté des Parisiens.
08:21Donc, vous reconsulterez les Parisiens ?
08:22Oui. Et puis, avec les collectivités, il y a quand même des gens qui sont un petit peu de l'autre côté du périphérique.
08:26D'ailleurs, c'est essentiellement emprunté par des gens qui vivent hors de Paris.
08:30C'est pour ça que la mobilité...
08:31Je tiens quand même à préciser une chose.
08:34Les Parisiens doivent savoir qu'il n'y a pas de plan de circulation à Paris.
08:36C'est la seule ville de France qui n'a pas de plan de circulation.
08:40D'où le chaos.
08:42Il faut faire adopter un plan de circulation avec des études d'impact,
08:45avec des reports de circulation, avec des rues qui soient ou pistes cyclables ou mixtes.
08:51Il faut revoir tout ça avec un plan de circulation adopté, concerté, expertisé.
08:57Fatima Idounois.
08:58La question...
08:58M. Emmanuel Grégoire s'engage à...
09:01Plus aucun enfant ne dormira dans la rue dès l'hiver 2026.
09:05Qu'est-ce que vous, vous faites concrètement pour les enfants qui dorment dans la rue au-delà de cet engagement ?
09:11Parce qu'Emmanuel Macron nous avait dit la même chose.
09:13Ça, c'est la première question sur la protection de l'enfance.
09:16Et aussi, dans le parascolaire, vous avez vu tous les scandales autour de la pédocriminalité.
09:22Qu'est-ce qu'on fait concrètement pour la protection des enfants,
09:25qu'ils soient sans-abri ou enfants accueillis dans les centres avec ces scandales ?
09:30Qu'on a deux choses.
09:32Rappelez-moi qui est au pouvoir depuis 25 ans à la ville de Paris.
09:35Je veux juste...
09:36J'ai perdu la mémoire.
09:38Je veux savoir qui est au pouvoir, là.
09:40Qui a les manettes ?
09:41Qui a le budget ?
09:42En tout cas, je...
09:42Non, non, je pose juste une question.
09:44La gauche.
09:45Non, M. Grégoire.
09:46Je partais de sa formule pour dire...
09:49Oui, il ne fallait pas se gêner.
09:50Il ne faut pas se gêner depuis 25 ans.
09:52Il ne fallait pas se gêner.
09:5310 milliards de budget pour une ville de 2 millions d'habitants.
09:55Vous ne croyez pas qu'on peut mettre à l'abri ces enfants ?
09:58Moi, je le fais.
09:59Je le fais.
10:00Dans le 7e arrondissement, il y a très peu de gens dans des campements.
10:03Il y a moins de campements dans le 7e que dans le 18e ou le 19e ?
10:06Non, parce que les lieux de fixation, c'est partout, M. Marchal.
10:09C'est partout.
10:10Non, c'est partout.
10:11Il y en a quand même beaucoup moins dans ces 5 quartiers.
10:13L'espace public...
10:14Non, mais...
10:15Alors, attendez.
10:17Ils sont au pouvoir depuis 25 ans.
10:19L'espace public appartient à qui ?
10:20Dans une collectivité.
10:21Il appartient à la mairie.
10:23L'espace public appartient à la collectivité.
10:25Moi, je ne me résous pas que dans ma collectivité,
10:27mon espace public soit occupé par des campements.
10:30Donc, j'y suis allée.
10:32Je suis allée dans le 18e, dans le 19e, à Bastille.
10:35Je suis allée partout.
10:37C'est comme j'ai fait toutes les portes de Paris.
10:39Toutes.
10:39Mais qu'est-ce que vous proposez ?
10:40Attendez.
10:41Justement, je vais vous proposer.
10:42Non, mais...
10:43M. Grégoire, qui est au pouvoir,
10:44qui vient de voter un budget, là, en décembre,
10:46qui va mettre en œuvre,
10:47je vous invite à regarder ce qu'il y a dedans.
10:49Sur ces...
10:49Je suis allée voir.
10:51Je peux vous dire exactement
10:52des personnes qui sont à la rue dans les campements.
10:55Il y a effectivement des droits d'asile, majoritairement.
11:00Ce sont des migrants qui n'ont pas de papier, majoritairement.
11:04Ce sont des gens qui sont, effectivement,
11:06qui soit sont en transit ou de passage.
11:09Attendez.
11:09Et vous avez certaines familles.
11:11Par exemple, il y a encore récemment,
11:13devant la piscine Saméry, en plein centre de Paris,
11:16vous avez un campement.
11:17J'ai rencontré une femme qui avait divorcé.
11:19Non, mais...
11:20Attendez, attendez, attendez.
11:20Non, ce n'est pas un constat.
11:21Quelle est votre proposition ?
11:23Ce n'est pas un constat.
11:23Est-ce qu'il y a un collectif,
11:24le revers de 30 associations,
11:26qui fait justement des propositions ?
11:28Est-ce que vous les suivez ?
11:29Je vous fais le constat que M. Grégoire
11:31cache et masque.
11:32Oui, mais...
11:33Je vous dis...
11:33Je vais vous faire ma proposition.
11:34Je vais vous dire ce que je propose,
11:36parce que j'allais vous dire
11:37ce que j'ai fait déjà,
11:38en n'étant pas au pouvoir,
11:40avec un petit moyen et des rapports de force.
11:42Et donc, j'ai rencontré
11:43une femme qui avait divorcé
11:45et dont le mari a récupéré l'appartement.
11:48On a donné la garde à cette maman
11:49et on lui a placé son enfant
11:51parce qu'elle n'avait plus de logement.
11:52Je l'ai rencontré.
11:53Je peux effectivement trouver
11:55un dispositif de prise en charge
11:56de cet enfant
11:57et de prise en charge de cette maman
11:59qui travaille à la ville de Paris,
12:01qui dort dehors
12:02et qui effectivement soit prioritaire
12:03sur le logement social.
12:04Au-delà du cas individuel ?
12:06Non, structurellement.
12:06Non, structurellement.
12:09Structurellement, vous recensez
12:10ces familles
12:14avec des enfants et des enfants mineurs.
12:16Et vous avez les moyens de les placer.
12:18L'hébergement d'urgence,
12:19qui est une compétence d'État,
12:21a été multiplié par 5 à Paris.
12:24Je vous demande de recenser
12:25les personnes qui sont hébergées
12:26dans l'hébergement d'urgence,
12:28notamment.
12:29Et vous pouvez justement
12:30les mettre dans l'hébergement d'urgence
12:32pour pouvoir les accompagner,
12:34les accompagner pour se réinsérer.
12:36Ça, c'est un choix politique que je fais
12:38de le choix de loger
12:40dans l'hébergement d'urgence,
12:42dans le logement de transition
12:42jusqu'au logement social.
12:44Voilà ma politique.
12:45Et avec 10 milliards d'euros,
12:47on peut y arriver.
12:48Un mot sur les agressions sexuelles
12:49dans le périscolaire ?
12:51Oui, alors,
12:51sur le parascolaire
12:52et le périscolaire.
12:54Moi, j'ai rencontré les familles,
12:55j'ai saisi le procureur,
12:57j'ai pris des rendez-vous
12:58à la chancellerie.
12:59La mairie de Paris,
13:00Madame Hidalgo,
13:00Monsieur Grégoire,
13:01n'ont reçu aucune famille.
13:0352 animateurs
13:04ont été suspendus
13:05pour des faits
13:06d'agressions sexuelles
13:07et de viols
13:08dans un secteur.
13:09Donc, il y a un aspect
13:10un peu systémique.
13:11Les parents n'ont pas été reçus,
13:12ils ont été abandonnés.
13:13Les animateurs n'ont pas été vus
13:15et ça, ça a été un abandon.
13:17Donc, aujourd'hui,
13:18qu'ils sont au pouvoir...
13:19Comment rassurent les parents ?
13:20Demain,
13:20j'ai mis une procédure en place
13:23de signalement,
13:25d'action
13:26et évidemment
13:27que la collectivité
13:28prenne en charge
13:29toute la procédure.
13:30Les animateurs
13:31n'ont rien à faire
13:32dans ce type, évidemment,
13:33d'activité.
13:34Il n'y a pas un problème
13:34de recrutement ?
13:35Il y a un problème
13:35de recrutement.
13:36C'est tout en global.
13:37Vous êtes enseignante,
13:38Madame,
13:39vous savez très bien
13:40que la collectivité
13:41est en charge du bâti,
13:43des écoles
13:43et du périscolaire,
13:45la mairie.
13:45Le bâti,
13:46la mairie de Paris
13:47a diminué de moitié
13:49l'investissement
13:50dans le bâti.
13:51Déjà,
13:51vous accueillez
13:52dans de bonnes conditions
13:52les enfants.
13:53Je réinvestis dans le bâti.
13:55Le périscolaire,
13:56aujourd'hui,
13:57pourquoi ça ne marche pas ?
13:58Parce que ce sont
13:59des animateurs
14:00qui sont recrutés
14:00du jour au lendemain,
14:01sans contrôle
14:02et sans formation.
14:04Pourquoi vous ne trouvez
14:05pas d'animateurs ?
14:06Parce que l'emploi du temps
14:07est morcelé.
14:08Vous faites 10 minutes
14:08d'activité,
14:0930 minutes à la cantine,
14:1020 minutes le soir.
14:12Moi,
14:12je rétablis la semaine
14:13de 4 jours.
14:14Je mets le soir
14:15des études dirigées.
14:16Je remets le soir
14:18l'étude dirigée
14:18avec des enseignants
14:20qui donneront des cours,
14:21qui aideront
14:22de manière individualisée,
14:23qui seront payés.
14:25Et je mets
14:25toute la journée
14:26du mercredi
14:27en périscolaire
14:28animateur qualifié
14:30parce que je trouverais
14:31plus facilement
14:31des animateurs qualifiés
14:33et formés
14:33pour toute une journée
14:34d'activité
14:35que du morcellement.
14:36Et donc,
14:37je mets des animateurs
14:38qualifiés
14:39et qui sont
14:39avec des activités
14:40de qualité.
14:42Rappelez-vous
14:42ce qu'on a reproché
14:43au périscolaire à Paris,
14:45c'était des activités
14:46de garderie.
14:47Je veux qu'il y ait
14:48des activités de qualité
14:49sur le périscolaire.
14:50Et de la même manière,
14:51on a un problème
14:52d'inclusion
14:52des enfants à Paris.
14:54Moi, je le fais
14:54par expérimentation.
14:56J'ai l'Institut
14:57des jeunes aveugles.
14:58Je mets des enfants
14:58non-voyants ou aveugles
15:00qui sont ou malvoyants
15:02dans les écoles
15:03dites classiques
15:04et notamment
15:04dans l'arrondissement.
15:05Pour les accompagner,
15:06on a un manque
15:07d'AESH à Paris.
15:10Je demanderai
15:11aux animateurs scolaires
15:12qui seront formés
15:13et qualifiés,
15:14ils pourront être
15:15également AESH.
15:16Et vous rétablissez
15:17de l'inclusion,
15:18de la qualité,
15:19de la surveillance
15:20et du contrôle.
15:22On parlait
15:22des adversaires.
15:23Pardon, je suis un peu longue,
15:24mais c'est une vision.
15:25C'est un sujet important
15:26pour lesquels
15:27j'ai une vision
15:27et que j'ai déjà appliquée.
15:29On parlait
15:29de vos adversaires,
15:30donc Emmanuel Grégoire
15:31à Paris pour la gauche
15:33qui est rassemblée.
15:34Et Sarah Knafow,
15:35c'est un handicap
15:36pour vous
15:37d'avoir une candidature
15:38de droite.
15:39Sarah Knafow,
15:40vous lui tendez la main
15:40déjà pour le deuxième tour ?
15:41Moi, je tends la main
15:42aux Parisiens.
15:43On a une chance historique
15:44d'avoir une alternance
15:46à Paris.
15:47C'est une chance historique.
15:48Moi, je fais confiance
15:49aux Parisiennes
15:50et aux Parisiens.
15:51Vous savez,
15:51on dit
15:51on cristallise
15:54sur ma personnalité.
15:55On peut dire
15:55je suis clivante,
15:55agressive.
15:56on cristallise
15:56sur ma personne.
15:58Moi, je vais vous dire,
15:59ce n'est pas de l'agressivité
16:00ou du clivage.
16:01Moi, j'aime faire les choses.
16:02J'ai une expérience.
16:03J'ai un bilan.
16:04J'ai des résultats.
16:05J'ai aussi
16:06de la hauteur de vue
16:07et une ambition
16:07pour une ville
16:08comme Paris.
16:09On ne peut pas...
16:10C'est sérieux.
16:11M. Bournazel
16:12qui est un de vos adversaires
16:13ou concurrents,
16:14je ne sais pas,
16:14il dit
16:14vous êtes trop clivante.
16:15En fait,
16:15il faut des personnes
16:16plus calmes,
16:18plus rassembleuses.
16:19Ce n'est pas avec le calme
16:20que vous changez une vie.
16:21Mais M. Bournazel,
16:22c'est l'incarnation physique
16:23de la droite
16:24la plus bête du monde.
16:26La droite
16:26la plus bête du monde
16:27qui a permis
16:28à Paris,
16:29à la gauche,
16:30d'accéder à Paris.
16:31Seguin,
16:32Tibéry en 2001,
16:34ils ont cru
16:35se retrouver
16:35au deuxième tour.
16:36On a eu
16:37Delano et Hidalgo.
16:38C'est l'incarnation physique
16:39de la droite
16:40la plus bête du monde.
16:41Je suis désolé.
16:42Moi, je regrette
16:43que M. Édouard Philippe
16:44l'incarne
16:45puisque Édouard Philippe
16:46aujourd'hui
16:47a choisi ce candidat
16:49pour évidemment
16:50me faire battre.
16:51C'est son choix.
16:52C'est leur choix.
16:54Parce qu'ils sont candidats
16:55à l'élection présidentielle
16:56et ils ne souhaitent pas
16:57que je gagne.
16:58Donc, je dis aux Parisiens
16:59et aux Parisiennes
17:00faites votre choix
17:01dès le premier tour.
17:02D'ailleurs,
17:03il faudra qu'ils s'en expliquent
17:04devant les Parisiens
17:04et qu'ils s'en expliquent
17:06aussi devant les habitants
17:07du Havre.
17:07Il est lui-même candidat
17:09à la mairie du Havre.
17:10On ne peut pas avoir
17:11être cynique
17:12pour Paris
17:13et être
17:14dans l'engagement
17:16et la conviction
17:16pour le Havre
17:17ou pour la présidentielle.
17:19Donc, moi,
17:19je le dis aux Parisiennes
17:20et aux Parisiens.
17:21Cette candidature,
17:22ce n'est pas une candidature
17:23de témoignage
17:25ou de valeur
17:26ou de conviction.
17:27Edouard Philippe
17:28soutient un candidat
17:29et il veut qu'il aille
17:29jusqu'au bout
17:30pour nous faire perdre
17:32et faire perdre
17:32l'alternance à Paris.
17:34C'est tout ce que j'ai à dire.
17:35On reviendra à la politique,
17:37bien sûr,
17:37avec Rachida Dati,
17:38candidate à la mairie de Paris
17:39et ministre de la Culture
17:40aussi,
17:41il ne faut pas l'oublier,
17:42avec Bruno Poncet,
17:43notre ami Cheminot,
17:44avec Antoine Diers,
17:45le consultant,
17:46avec Fatima Hidbounouin.
17:48Restez avec nous.
17:49Il est 11h20.
17:50Rachida Dati,
17:51invité des GG.
17:52Les GG,
17:53les grandes gueules
17:53avec aujourd'hui
17:54dans les GG
17:55Fatima Hidbounouin,
17:56Bruno Poncet,
17:56Antoine Diers,
17:57surtout Rachida Dati,
17:58candidate à la mairie de Paris,
17:59ministre de la Culture.
18:01Monsieur Bruno Poncet,
18:02question sur le Cheminot.
18:03Déjà,
18:03je vais vous dire,
18:04Madame Dati,
18:04je suis le fan club
18:05numéro un du...
18:07Enfin,
18:07je prénonce du fan club
18:08de Madame Hidalgo.
18:09Je l'aime beaucoup,
18:09j'aime beaucoup cette dame.
18:11Je suis un des rares en France,
18:12ici,
18:12la plupart de mes collègues
18:13n'arrêtent pas de la critiquer.
18:15Et comme vous,
18:16moi,
18:16je suis d'accord avec vous,
18:17on n'est pas là pour
18:17voir les gens
18:19par leur aspect,
18:20parce que voilà,
18:20il ne faut pas être...
18:21Et moi,
18:21Madame Hidalgo,
18:22j'aime beaucoup
18:22pour plein de raisons.
18:24Mais par contre,
18:24je voulais parler aussi
18:25un peu à la mise de la culture
18:26et à la parisienne.
18:27Le Louvre,
18:28c'est quand même extrêmement...
18:29Enfin,
18:29moi,
18:30réellement,
18:30de savoir que c'est la directrice
18:32qui est toujours en place,
18:32qu'on puisse rentrer dans le Louvre
18:33comme ça.
18:34Moi,
18:34j'ai été au Louvre
18:35il n'y a pas très longtemps
18:36quand je vois des carreaux cassés
18:37dans le plus grand musée du monde.
18:39Des carreaux cassés.
18:40Quand je vois que les toilettes,
18:41on dirait les toilettes
18:42de Trendspotting,
18:43ceux qui ont vu le film Trendspotting,
18:44je peux vous garantir
18:44que les toilettes,
18:45on ne les mettait pas un doigt de pied.
18:46Et en fait,
18:46je ne comprends pas,
18:47Madame Hidalgo,
18:47que quand vous êtes arrivée
18:48au départ...
18:49Je ne comprends pas
18:56que votre première prise de parole
18:57était de défendre cette dame
18:58alors que vous savez
18:59que ces problèmes existent.
18:59Je veux parler de Madame Descartes,
19:01la directrice du Louvre.
19:02Ces problèmes existent,
19:02vous le savez très bien.
19:03Non,
19:03bien évidemment,
19:04ces problèmes existent,
19:05ils existent depuis 40 ans.
19:07C'est le premier musée au monde
19:09en termes de visiteurs.
19:11Ce musée,
19:11effectivement,
19:12c'est lui-même,
19:13c'est une œuvre d'art.
19:16Donc,
19:16vous avez des contraintes
19:17liées justement
19:18au monument historique.
19:20Vous ne pouvez pas mettre
19:20une caméra comme ça
19:21dans une salle,
19:22vous ne pouvez pas sécuriser
19:23un endroit aussi facilement.
19:25C'est lui-même un objet
19:27d'art historique.
19:30Après,
19:30vous me dites,
19:31j'ai défendu Madame Descartes
19:32tout de suite.
19:33Mais moi,
19:33j'ai défendu aussi les agents
19:34parce qu'ils étaient mis en cause,
19:35rappelez-vous.
19:36On se dit,
19:36oui,
19:36ils ont peut-être pas mal surveillé.
19:38Attendez,
19:39attendez.
19:40Ils sont assez passifs
19:41sur la vidéo
19:42qui a été déposée cette semaine.
19:44Vous parlez des agents,
19:45là.
19:46Des agents,
19:46oui.
19:47La mission,
19:48à quelques mètres
19:49au cambriolage.
19:50Ils ont mis à l'abri
19:52le public.
19:53Leur mission,
19:54c'est de mettre à l'abri
19:55le public.
19:56Il y en avait pas dans la salle.
19:57Mais bien sûr que si,
19:58c'était lors d'ouverture.
19:59Si vous voyez l'image,
20:00vous voyez bien
20:00que les gens rentrent.
20:01Il n'y a personne dans la salle.
20:02D'accord,
20:03OK.
20:03Sur toutes les images,
20:04il n'y a personne dans la salle.
20:05Vous avez une arrivée du public,
20:07c'est au moment de l'ouverture.
20:08Ils refont rebrousser le public.
20:10C'est à l'ouverture.
20:11Vous voyez très bien le public.
20:12On voit de longue minute
20:13des agents qui regardent
20:14en train de...
20:14Regardez bien les images.
20:17Je suis dedans.
20:18Donc,
20:19on a voulu mettre en cause
20:20les agents.
20:21Ils étaient au complet.
20:22Les systèmes d'alarme
20:23ont fonctionné.
20:24Il y a eu des déférences
20:25et des dysfonctionnements.
20:26Sinon,
20:26on n'aurait pas eu le braquage.
20:27Moi,
20:28j'ai soutenu,
20:28évidemment,
20:29le personnel.
20:30Ensuite,
20:30vous me dites,
20:31oui,
20:32la directrice était encore en place.
20:34Je ne pouvais pas décapiter
20:35cet établissement.
20:36À la veille de Noël,
20:37on a battu un record historique
20:38de nombre de visiteurs
20:39à la fin de l'année.
20:40Je m'explique.
20:41Ensuite,
20:42il fallait savoir
20:43où étaient les dysfonctionnements.
20:44On a un problème de gouvernance,
20:45d'organisation.
20:46On a un sujet aussi
20:48de sécurisation de l'établissement.
20:50Et à la faveur,
20:51pardon du terme,
20:52de ce braquage,
20:54qu'est-ce que j'ai fait
20:54avec mon collègue
20:55du ministère de l'Intérieur ?
20:56On a fait une instruction
20:57pour l'ensemble
20:58des musées de France
20:59de pouvoir nous recenser
21:00là où il y a des objets d'art,
21:02de valeur,
21:03où les musées
21:03ne sont pas forcément sécurisés.
21:04Attendez,
21:05je termine,
21:05je termine,
21:05je termine.
21:06400 000 euros dans une cuisine,
21:07même juste là,
21:08j'aurais dû vous alerter.
21:08Soyez sur l'écume,
21:10je vous parle...
21:10Non mais je ne vous réponds pas.
21:12Vous ne m'écoutez pas.
21:13Vous ne m'écoutez pas,
21:14je veux finir.
21:14Il y a des gens
21:15qui vous ont alerté.
21:17Ils ont dit,
21:17attention,
21:18Madame Dettier,
21:18il y a des sujets.
21:19Il y a des sujets
21:19et en fait,
21:20quand ça arrive,
21:20je comprends.
21:22Vous ne voulez pas décapiter.
21:22Il y a quand même une grève
21:23le 15 décembre.
21:24Oui,
21:24alors attendez.
21:25Et donc,
21:26il faut savoir que les musées,
21:27ils sont en autonomie de gestion.
21:30Vous le savez très bien.
21:31Ils sont en autonomie.
21:32Le ministère de la Culture
21:33est en tutelle,
21:34budgétaire,
21:35nomination,
21:37mais ils sont en autonomie.
21:38Et donc,
21:39bien sûr,
21:39qu'il y a une réorganisation en cours.
21:41Et donc,
21:41je n'ai pas voulu décapiter tout de suite.
21:43Les syndicats...
21:44Attendez.
21:46Ça va venir.
21:47Ça va venir.
21:47Non mais attendez.
21:48Si, il vous dit.
21:48Je ne veux pas voulu décapiter tout de suite.
21:49Madame Descartes.
21:50Non,
21:51les syndicats que vous connaissez,
21:52les syndicats que vous connaissez,
21:55je discute avec eux.
21:56D'ailleurs,
21:57ça se passe très bien entre eux.
22:00J'ai commencé à répondre
22:01à leurs revendications
22:02qui sont légitimes.
22:03Je les entends
22:03et je les reçois.
22:05C'est pour ça qu'il n'y a pas
22:06de mise en cause personnelle.
22:07D'autres pourraient le faire.
22:08Ils sont responsables.
22:10Ils savent qu'il y a un enjeu.
22:11Et donc là,
22:12nous sommes sur une réorganisation en cours.
22:14Les décisions sont lourdes
22:15et elles vont être prises.
22:16Mais en attendant,
22:16est-ce que le Louvre
22:16a été quand même sécurisé,
22:18davantage sécurisé ?
22:19Est-ce qu'aujourd'hui,
22:19on est à l'abri
22:20d'un nouveau braquage ?
22:21Non mais là,
22:22parce que quand vous lancez
22:23un marché public
22:24pour sécuriser,
22:25c'est très long.
22:26C'est un peu de problème d'ailleurs.
22:27Voilà.
22:27Et donc les études,
22:28on a un grand projet
22:30pour tout refaire ce Louvre
22:31qui est très vétuste,
22:33qui est très dégradé.
22:34Et évidemment,
22:35il y a des failles.
22:37Forcément.
22:37Et quand vous lancez
22:38un marché public,
22:39c'est déjà six mois
22:40entre le lancement
22:41et le résultat
22:42de l'entreprise sélectionnée.
22:44Et après,
22:44il faut encore du temps.
22:45Donc c'est aussi
22:46les contraintes administratives.
22:48Et donc là,
22:49on est en train de lancer.
22:50Les études ont été lancées.
22:51Les sécurisations sont en cours.
22:53Les travaux de sécurisation
22:54sont en cours.
22:55Et sur la gouvernance,
22:56le changement est en cours.
22:57Oui, mais lorsqu'on lit
22:58le canard enchaîné,
22:59par exemple,
22:59qui avait révélé plusieurs choses,
23:00on avait plutôt le sentiment
23:02et même pour après,
23:03des manuscrits
23:05qui ont pris l'eau.
23:06On a l'impression
23:07que parfois,
23:08il n'était pas entendu
23:09au bon moment.
23:10Est-ce que vous reconnaissez
23:11qu'il y a eu aussi
23:12au minimum
23:13un retard au démarrage ?
23:14Non, parce que depuis 40 ans,
23:16vous savez,
23:16les fuites dont on parle et tout,
23:18moi, j'ai visité
23:18d'autres musées nationaux
23:19où vous avez les seaux
23:20au milieu de la salle.
23:22Moi, pourquoi j'ai voulu
23:22qu'on lance
23:23et que le président de la République
23:24a lancé ce grand projet
23:26Louvre Renaissance ?
23:27Parce que ce grand musée,
23:28ce plus bel écrin du monde
23:30en termes d'œuvres d'art,
23:32de muséographie et autres,
23:35il est important, justement,
23:36de le renouveler.
23:37Moi, je pense
23:38à la sécurisation
23:38des œuvres d'art,
23:39mais je pense aussi
23:40aux conditions de travail
23:41des agents
23:42dans ce grand musée.
23:43Bon, alors,
23:44on voudrait vous montrer
23:44une image, Antoine,
23:45simplement, après,
23:46je te donne la parole,
23:47mais cette image-là,
23:48qui quand même fait
23:49beaucoup réagir,
23:50du président Tom Cruise
23:51avec ses lunettes
23:53d'aviateur.
23:54Vous avez apprécié son...
23:56Vous pensez
23:56le look ?
23:58Et le discours
23:59qui était assez punchy
24:00pour dire non à Trump,
24:02on ne peut pas laisser
24:03le président américain
24:04tout faire tout dire ?
24:05C'est assez grave
24:06pour dire
24:06que ce qu'il a dit,
24:08que ce que le président
24:09de la République a dit,
24:09c'est de la fermeté,
24:10c'est de la clarté
24:11et en toute transparence.
24:13Il n'a jamais évolué là-dessus.
24:15L'Europe est une puissance,
24:16la France est une puissance,
24:18il défend la puissance,
24:19la souveraineté française.
24:21Ce sont les termes.
24:22Il faut retenir ça.
24:23Et les lunettes ?
24:25Non mais...
24:26Non mais parce qu'on peut
24:29en trouver d'autres
24:29à ce moment-là
24:30pour éviter de trop
24:32attirer l'attention
24:32sur la forme.
24:33Il a un problème à l'œuvre.
24:34Oui, je sais.
24:34Non mais il a un problème à l'œuvre.
24:35Qu'est-ce qu'il veut ?
24:36Vous voulez qu'il me mette
24:36un bandeau ?
24:38On a connu une Rachida Dati
24:42plus spontanée depuis tout à l'heure.
24:44Je me dis,
24:45mais est-ce que c'est vraiment
24:45la Rachida Dati
24:46qu'on a connue ?
24:47Je vais vous le dire.
24:49Tout le monde,
24:49quand ils ont vu sur Internet
24:51qu'il y avait Rachida Dati
24:53dans les grandes gueules,
24:53j'ai plein de monde
24:54qui me dit,
24:55tu dis bonjour, etc.
24:57Et là,
24:58parce que vous incarniez
24:59quelque chose de différent
25:00en politique.
25:01Et là, pardon,
25:01je vois la ministre de Macron,
25:03la candidate à Paris,
25:05assez calme, modérée,
25:06avec les éléments de langage
25:08un peu couru d'avance.
25:10Alors que d'habitude,
25:10Rachida Dati,
25:11c'est beaucoup plus punchy.
25:12Est-ce qu'on est obligé
25:13d'être discrète,
25:16de se mouler dans un truc
25:17modéré, calme,
25:18pour être ministre de Macron
25:19et candidate à Paris ?
25:20Non, mais dites-moi
25:21ce qui est modéré, calme...
25:23Pardon, sur Paris,
25:24je vais vous le dire.
25:25Paris, c'est...
25:27Je ne suis pas parisien,
25:28c'est également
25:28la capitale de la France
25:29avec un enjeu majeur.
25:31Et donc, moi,
25:31je vois une femme spontanée,
25:33on lui connaît des colères, etc.
25:35Et donc, j'attends
25:36un programme,
25:37des propositions
25:37pour ne pas répondre à lui.
25:38Je vais renverser la table,
25:41je vais demander...
25:42Je ne sais pas,
25:43je pense honnêtement
25:44qu'il faudrait poser
25:44la question
25:45de tous ces fonctionnaires
25:46parisiennes.
25:47Posez-moi la question
25:48sur le projet de fond.
25:50Moi, je vais réorienter
25:51les priorités.
25:53Quelle est la différence
25:53entre vous et les autres ?
25:55Pourquoi il faudrait choisir
25:57Rachida Dati
25:57pour son côté spontané
25:59et pourquoi elle serait en mesure ?
26:00Pourquoi vous seriez en mesure
26:01de régler les problèmes
26:02de sécurité,
26:03de propreté
26:03plus que les autres ?
26:04Je n'arrive pas à l'identifier.
26:05Parce qu'il y a
26:05de la crédibilité.
26:06Je vais vous dire,
26:06je vais réorienter
26:07les priorités.
26:09Une ville propre.
26:09C'est le premier geste écologique
26:11pour ceux qui se disent écologique.
26:12Déjà,
26:12si vous voulez être écologique,
26:14la ville,
26:14elle doit être propre.
26:14Mais pourquoi vous y arriveriez
26:15mieux que les autres ?
26:16C'est ça que j'essaye de...
26:17Je vais vous dire,
26:18c'est bien de dire
26:19que j'ai une ville propre.
26:20Ils le font comment,
26:21les autres ?
26:21Moi, je vais vous dire
26:22comment je vais le faire.
26:23Vous savez,
26:23j'ai fait une tournée
26:24avec les éboueurs.
26:25Aujourd'hui,
26:26il y a un problème
26:26de coordination
26:27et d'organisation.
26:29Aujourd'hui,
26:29quand vous collectez
26:30les poubelles,
26:30il y a quatre poubelles
26:31sur le trottoir,
26:32vous en prenez deux.
26:33Et les autres vont revenir
26:34chercher les deux autres.
26:35Et celui qui nettoie le trottoir
26:36n'est pas le même
26:37que celui qui collecte la poubelle.
26:38Celui qui ramasse les encombrants
26:39n'est pas le même
26:40que celui qui vide
26:41la poubelle qui est fixe.
26:42Et donc,
26:43vous avez un sentiment
26:44que la ville
26:44est tout le temps sale.
26:46Moi,
26:46je vais vous dire,
26:46demain,
26:47je suis maire de Paris,
26:48je réorganise le service
26:49de propreté.
26:50Vous savez combien ça coûte
26:51la propreté aujourd'hui ?
26:51Il n'y en a pas un qui le dit.
26:52C'est 800 millions d'euros.
26:53Vous en voyez le résultat ?
26:55Non.
26:56Deux tiers administratifs,
26:57un tiers sur le terrain.
26:58J'inverse la tendance.
26:59Tout le monde sur le terrain
27:00et je réduis l'administration.
27:02Sur la sécurité.
27:03Sur la sécurité.
27:03Sur la sécurité.
27:04Sur la sécurité.
27:05Monsieur Grégoire
27:06et Monsieur Béloir
27:06ne veulent pas de policiers
27:08tout court.
27:10Et ils ne veulent pas
27:10de policiers armés,
27:12formés.
27:12Ou les armés, vous ?
27:13Et armés, formés,
27:16évidemment équipés.
27:17Il faut l'équipement
27:17qui va avec.
27:18Pour cette gauche,
27:19parce qu'il s'est allié
27:20à LFI,
27:20parce qu'il y a
27:21Daniel Simonet
27:21et Laurence Sorel,
27:23lui,
27:23s'y castait.
27:23Bonne gestionnaire.
27:24Et donc,
27:25ils ne veulent pas armer.
27:27Pour eux, la police...
27:28On a compliqué
27:28que les autres sont nulles.
27:29Est-ce que vous l'armez ?
27:30Mais vous, vous faites quoi ?
27:31Est-ce que vous l'armez ?
27:32Non mais attendez.
27:33Oui, je veux une police municipale
27:35formée, équipée, armée.
27:37Il y en aura 5000.
27:39C'est financé.
27:40Parce que pour la gauche,
27:41la police tue.
27:41Pour moi, la police protège.
27:43Et je l'articulerai
27:45avec la vidéoprotection
27:46à Petcamp 1000 aujourd'hui.
27:49Je doublerai
27:49le nombre de caméras
27:51de vidéoprotection
27:52sur l'espace public parisien.
27:54Ensuite,
27:55le chaos dans l'espace public.
27:56Adoption du plan de circulation.
27:58J'adopterai un plan de circulation
27:59où chacun aura sa place.
28:02Ça ne sera pas la bagarre
28:02des uns contre les autres.
28:04La trottinette contre la poussette,
28:05la voiture contre le vélo
28:06et le piéton
28:07perdu au milieu de tout ça.
28:09Et puis,
28:09une bonne gestion.
28:1010 milliards de budget,
28:1112 milliards de dettes.
28:12Et donc,
28:13une bonne gestion.
28:13ma méthode,
28:15déjà,
28:16la ville de Paris,
28:17l'hôtel de ville
28:18coûte
28:191350 euros
28:21par an
28:21et par habitant
28:22uniquement en coût
28:23de fonctionnement.
28:24Ça ne sert pas aux parisiens.
28:26Donc,
28:26je revois,
28:27elle est suradministrée.
28:29On a perdu
28:29136 000 habitants,
28:31on a augmenté
28:3110 000 agents.
28:32Je diminue,
28:33évidemment,
28:34le nombre d'agents.
28:35Je ne remplace pas
28:36forcément
28:36tous les départs
28:38en retraite.
28:39Je mets,
28:39évidemment,
28:40conformément à la loi,
28:41les agents aux 35 heures,
28:42ils sont à moins de 32 aujourd'hui.
28:44Et puis,
28:45également,
28:46sur les finances.
28:47Moi,
28:47je revois,
28:48je vais vous dire,
28:48les sources d'économie.
28:49Parce que les autres disent,
28:50allez,
28:50on diminue 4 milliards,
28:5210 milliards,
28:52comment ?
28:53Moi,
28:53je vais vous dire,
28:54sur une mandature,
28:55c'est entre 600 millions
28:56et 1 milliard.
28:57C'est,
28:57on arrête les préomptions
28:58du parc privé,
29:01on arrête les subventions
29:02clientélistes
29:02et,
29:04évidemment,
29:04on revoit,
29:05évidemment,
29:05sur l'administration
29:06de la mairie.
29:07J'ai,
29:07évidemment,
29:08un projet très clair,
29:09travaillé et financier.
29:11Si vous pouvez le mener au bout,
29:12si vous avez votre procès
29:13qui arrive dans l'affaire Renault
29:14en septembre 2026,
29:16il doit y avoir un scénario aussi.
29:18Vous avez envisagé,
29:19si vous êtes condamné
29:20et empêché de continuer.
29:21Je suis très à l'aise là-dessus.
29:23Parce que,
29:24le fan de M. Hidalgo,
29:27M. le fan.
29:30M. le fan.
29:31M. le fan.
29:31M. le fan de Mme Hidalgo.
29:32Parce que,
29:33moi,
29:33ça répond à la question
29:36qu'on avait en coulisses.
29:37Moi,
29:37parce que je n'ai jamais voulu
29:38que ma probité soit mise en cause.
29:40Je veux être libre,
29:41y compris du parti politique.
29:42J'ai toujours travaillé
29:43à côté de mes mandats.
29:45J'étais avocate.
29:46Mais il y a un risque judiciaire quand même.
29:47Non, non.
29:48C'est un contrat de droit privé,
29:49il n'y a pas d'argent public.
29:50Donc,
29:50ce que vous imaginez,
29:52je ne le risque pas.
29:53Non, mais il y a les honoraires
29:54et puis ensuite,
29:55il y a l'affaire Renault.
29:55Il y a deux choses.
29:56Non,
29:56c'est la même chose.
29:57C'est les honoraires
29:58d'un contrat d'avocat
29:59pour Renault.
29:59J'ai soutenu
30:01une entreprise française
30:03dans des implantations
30:04dans des pays tiers.
30:04Vous ne serez pas condamnés.
30:05Oui,
30:06dans des pays tiers.
30:07Ça,
30:07c'est une chose.
30:08Je rappelle aux fans
30:09de Mme Hidalgo,
30:10il y a eu des perquisitions,
30:11il y a une enquête
30:12qui est ouverte
30:12sur l'utilisation
30:13de l'argent public
30:15à des fins privées.
30:16M. Lejoindre
30:17a payé les restaurants,
30:19ses vacances personnelles
30:21avec l'argent de la mairie.
30:22Mme Hidalgo,
30:23de la même manière.
30:24Il y a eu des perquisitions,
30:25une enquête est ouverte.
30:26Donc moi,
30:27je veux bien qu'on me reproche
30:28la terre entière.
30:29Non,
30:29mais c'est parce que
30:29votre procès arrive en septembre.
30:30La terre entière.
30:31Est-ce que c'est une épée
30:32de Damoclès
30:32qui pèse sur votre campagne ?
30:33Non,
30:33moi je suis très à l'aise.
30:34Vous savez,
30:34depuis que je suis né,
30:34c'est combat après combat.
30:36Là,
30:37je dis aux parisiennes,
30:38il y a une chance historique
30:39de changer la vie à Paris.
30:46Vous avez dit
30:47que vous quitteriez
30:49le ministère de la Culture
30:50pour faire campagne.
30:51Quel est le calendrier précis ?
30:53Je vous le dirai
30:54et je reviendrai chez vous le dire.
30:55Merci Rachid Adati.
30:56Merci d'avoir été avec nous,
30:58candidate à la mairie de Paris,
30:59ministre de la Culture.
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