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  • il y a 2 jours
Jeudi 12 février 2026, retrouvez Vincent Chaigneau (Directeur de la recherche, Generali Investments), Sébastien Lalevée (Directeur général, Montpensier Arbevel), Stanislas de Bailliencourt (Deputy CIO, Sycomore AM) et Damien Charlet (Directeur de la Gestion sous mandat, Mandarine Gestion) dans SMART BOURSE, une émission présentée par Grégoire Favet.

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00:00...
00:00Bienvenue dans Smart Bourse, votre émission quotidienne sur Bsmart for Change.
00:12Pour rester à l'écoute des marchés chaque jour, vous nous retrouvez en direct à 17h à la télévision via vos box.
00:17Vous nous retrouvez dans la foulée chaque soir en rattrapage, soit en replay sur bsmart.fr,
00:23soit en podcast sur l'ensemble de vos plateformes d'écoute préférées.
00:26Au sommet de cette édition ce soir, les résultats microéconomiques qui animent cette séance
00:31et qui portent les indices boursiers européens vers de nouveaux records.
00:35Nouveaux records pour le CAC 40, mais pour l'Europe en général, quand on regarde un indice large comme le stock 600,
00:42avec de très belles réactions de marché à la suite des publications de Siemens par exemple,
00:47d'Essilor Luxottica, d'Abbé Inbev dans le secteur des boissons, de Michelin, de Legrand.
00:52Et puis toujours quelques déceptions et des déceptions qui sont sanctionnées très très lourdement
00:57dans l'univers technologique au sens large.
01:00Aujourd'hui, on pourra noter le décrochage d'une valeur comme Adyen sur le marché néerlandais
01:06dans le secteur des fintechs avec effectivement des prévisions et des résultats un peu en dessous des attentes.
01:10Là aussi, la sanction est sévère, une baisse de plus de 15% pour le titre Adyen aujourd'hui.
01:15Et puis autre baisse notable sur la cote parisienne,
01:18Là aussi, Pauline Grattel vous apportera plus de détails dans un instant.
01:21C'est le changement de directeur général chez Sanofi qui a du mal à passer.
01:25Paul Hudson, après 6 ans à la tête de l'entreprise, va partir dès la semaine prochaine.
01:30Il sera remplacé d'ici la fin du mois d'avril par la directrice du groupe allemand Merck-Bellen Garijo.
01:37Le titre Sanofi fait figure de lanterne rouge du CAC 40 ce soir.
01:41Voilà pour les sujets du moment avec toujours l'idée que le marché est à la chasse aux perdants de l'IA
01:49et toujours ce mouvement de de rating sur un certain nombre de secteurs technologiques.
01:53On pense bien sûr au software en priorité, ces bouleversements de marché.
01:59Que nous disent-ils ? Que reflètent-ils ?
02:01Et est-ce que la rotation qui se met en place est une rotation qui peut permettre au marché dans son ensemble de tenir ?
02:07Voilà quelques questions que nous poserons à nos invités de Planète Marché dans un instant.
02:10Et puis dans le dernier quart d'heure de Smart Bourse, nous nous focaliserons sur les marchés de crédit.
02:15Quelle stratégie Fixed Income pour 2026 après trois années de renchérissement de l'univers crédit,
02:23des années de performances exceptionnelles.
02:25Où en est-on aujourd'hui et comment conduire et piloter une stratégie crédit ?
02:28Nous en parlerons avec l'équipe de Sycomore Asset Management et le directeur adjoint des investissements,
02:32Stanislas de Baliancourt, qui sera notre invité dans le dernier quart d'heure de Smart Bourse ce soir.
02:37Tendance mon ami, chaque soir en ouverture de Smart Bourse,
02:50Pauline Grattel est avec nous et vous apporte les infos clés du jour sur les marchés.
02:53Bonsoir Pauline, c'est la France qui est à l'honneur ce soir.
02:55Oui, le CAC 40 bondit de 1% pour inscrire un nouveau record et dépasse ainsi pour la première fois les 8400 points.
03:03Alors d'où vient ce vent d'optimisme sur la place parisienne ?
03:07Le CAC 40 est soutenu par une vague de bonnes publications, à savoir celle d'Essilor Luxottica,
03:12point lourd, poids lourd de l'indice français qui bondit de 8% au plus haut de la séance.
03:17Oui, et puis les investisseurs n'ont pas salué que les résultats d'Essilor.
03:21D'autres publications ont trouvé grâce aux yeux du marché aujourd'hui.
03:24Oui, ceux de Legrand, Michelin ou encore Hermès.
03:27Le CAC 40 est tout de même lesté par Sanofi qui annonce un changement de directeur général qui fait trébucher le titre de 5%.
03:34Plus largement, l'Europe est globalement dans le vert.
03:37Aux Etats-Unis, les indices ont ouvert en hausse mesurée.
03:40Parlons des résultats d'Essilor Luxottica, effectivement,
03:43qui a bénéficié de la forte demande pour ces lunettes connectées.
03:47Le groupe a vendu 7 millions de lunettes d'IA en 2025, c'est-à-dire un bond des ventes de 260%.
03:54L'an dernier a vraiment été marqué par une envolée de la demande des objets connectés.
03:59Pour rappel, Essilor Luxottica avait démarré son partenariat avec Meta en 2019 pour sortir les fameuses Ray-Ban Meta.
04:06Deux nouveaux produits plus performants sont aussi en cours de lancement.
04:09Ils permettront notamment d'enregistrer en 3K Ultra HD.
04:13Au-delà des lunettes connectées sur le seul quatrième trimestre,
04:16Essilor a surclassé les attentes avec des revenus records à 8 milliards d'euros en hausse de 20%.
04:21Dans le secteur industriel, en Europe, on notera la belle publication de Siemens,
04:26là aussi, qui profite de l'infrastructure d'intelligence artificielle en général,
04:32tout comme Legrand, qui est en hausse et qui a lui aussi bénéficié de son activité dans les data centers.
04:37Oui, Legrand fait état d'un bénéfice net en hausse de 7% à plus de 1 milliard d'euros en 2025,
04:42soutenu par la forte demande en IA.
04:45Les acquisitions et le dynamisme dans les centres de données.
04:49Legrand parle de performances annuelles remarquables.
04:52Michelin, de son côté, accélère grâce à des résultats meilleurs que prévus pour le second semestre.
04:57Le groupe annonce également un programme de rachat d'actions.
05:00Les investisseurs sont séduits.
05:01Et puis le vrai luxe était également à l'honneur aujourd'hui avec les résultats d'Hermès.
05:05Le titre est en hausse de 2% au meilleur de la séance.
05:08Le groupe fait état de résultats mitigés.
05:10En 2025, les ventes progressent de près de 9% à taux de change constant à 16 milliards d'euros,
05:16avec une excellente année pour le secteur américain et une année globalement solide en Europe.
05:21Le bénéfice net, en revanche, est pénalisé par une taxe imposée au fleuron de l'économie pour éponger la dette publique de la France.
05:29Sans cette surtaxe, le bénéfice net aurait progressé de 5,5%.
05:32Côté américain, les investisseurs ont pu regarder les comptes de Cisco.
05:36Le fournisseur d'équipements réseau plonge de 8% dans les premiers échanges.
05:40Les investisseurs s'inquiètent à propos des marges.
05:43De plus, la prévision de chiffre d'affaires annuel est inférieure aux attentes.
05:47Toujours aux Etats-Unis, McDo fait état de son côté d'un bénéfice et d'un chiffre d'affaires supérieur aux attentes.
05:53Au quatrième trimestre, le titre est en hausse de 1%.
05:56Un mot de la macro avec la publication de la première estimation du PIB britannique pour le quatrième trimestre, Pauline.
06:00La croissance britannique progresse de 0,1% sur le quatrième trimestre, comme le trimestre précédent,
06:07alors que les analystes tablaient sur une croissance de 0,2%.
06:10Après cette publication, le rendement britannique à 10 ans est resté stable, autour de 4,50%.
06:16Et le FTSE évolue autour de l'équilibre.
06:18Pas de gros mouvements à signaler sur les marchés obligataires.
06:21Quel sera le programme à l'agenda demain pour conclure la semaine ?
06:23Les investisseurs arbitreront demain les résultats de Coinbase et L'Oréal, publiés ce soir après la clôture.
06:28Et ils prendront connaissance demain de ceux de Moderna, Safran et Capgemini.
06:33Côté macro, on attend l'inflation américaine du mois de janvier.
06:36Et la deuxième estimation de la croissance pour l'ensemble de la zone euro au quatrième trimestre.
06:41Tendance, mon ami, chaque soir en ouverture de Smart Bourse.
06:43Les infos clés du jour sur les marchés avec Pauline Grattel.
06:56Trois invités avec nous chaque soir pour décrypter les mouvements de la planète marché.
06:59Sébastien Lalevé est avec nous, le directeur général de Montpensier-Arbevel.
07:03Bonsoir Sébastien.
07:03Bonsoir.
07:04Vincent Chéniot nous accompagne, directeur de la recherche de Generali Investments.
07:07Bonsoir Vincent.
07:08Bonsoir.
07:08Et Damien Charlet est à nos côtés également, le directeur de la gestion sous mandat de Mandarine Gestion.
07:13Bonsoir Damien.
07:14Bonsoir Grégoire.
07:14C'est le thème du moment.
07:16Ça fait déjà quelques semaines d'ailleurs que l'obsession du marché pour chasser les perdants de l'IA s'est encore un peu plus intensifié.
07:23On peut remonter quelques mois en arrière.
07:25La chasse aux perdants de l'IA a commencé peut-être au cours du mois de septembre ou du mois d'octobre 2025.
07:31C'est là où on a vu notamment le secteur des logiciels commencer à baisser et à diréiter par rapport au reste du marché.
07:38Damien, comment vous regardez cette phase ?
07:41C'est vrai qu'il y a encore six, neuf mois en arrière, la question principale était de savoir s'il y avait une bulle de l'IA.
07:46Cette question reste sans doute valable et devant nous encore.
07:50Désormais, le marché estime néanmoins qu'on entre véritablement dans un nouveau monde, une nouvelle ère, un nouveau paradigme et qu'il faut mettre un prix sur ce nouveau monde.
07:59Oui, alors en fait, il y a plusieurs éléments.
08:01D'abord, sur le sujet de la technologie au sens large, bulle de l'IA ou pas bulle de l'IA, ce qu'on remarque quand même depuis plusieurs semaines, c'est que la technologie au sens large sous-performe.
08:11D'accord ? Donc, il y a clairement quand même un repositionnement, après on pourra détailler, mais enfin, un repositionnement et une vraie grosse, violente rotation sectorielle en dehors de la techno vers des secteurs plus diversifiés.
08:24On voit des entreprises qui publient des résultats corrects, mais on ne peut pas dire que la publication d'un Michelin ou d'un ABNB, ça ne peut pas soulever les foules.
08:32Ça mérite 5-6% de hausse ?
08:33Non. En fait, ce qui se passe, c'est que tous les secteurs traditionnels, déjà pas sensibles ou qui ne seront pas disruptés par l'IA, parce qu'il n'y aura jamais un IA qui fabriquait de la bière,
08:43mais tous ces secteurs-là, clairement, aujourd'hui sont recherchés et leur hausse se fait par hausse des multiples de valorisation, c'est clair.
08:52Et à l'inverse, la baisse des secteurs des logiciels, pour mentionner eux, ça se fait intégralement par baisse des multiples de valorisation.
09:03On a eu quand même un certain nombre de publications déjà d'éditeurs de logiciels ou d'apparentés, on va dire de losers de l'IA.
09:10C'est important ce que vous dites, Damien, ça veut dire que pour le cas des softwares, ça veut dire que les résultats sont là où le marché les attendait précédemment.
09:19Ils sont là, voire parfois un peu mieux, mais le marché ne se focalise pas sur les résultats d'aujourd'hui, ils ne se focalisent même pas sur les résultats dans un an ou dans deux ans,
09:28parce que pour la plupart des sociétés, les résultats dans un an ou dans deux ans, ils sont à peu près... On ne risque pas d'avoir de trop mauvaise surprise.
09:35Ils se focalisent sur les résultats de, j'en sais rien, 5, 6, 7 ans.
09:38Mais c'est vrai que les sanctions et les diratings sont extrêmement violents.
09:43On a vu des SAP ratés pour 1% et perdre 15%.
09:47On a vu des Microsoft, pareil.
09:49On voit un certain nombre d'éditeurs de logiciels ou alors même de services.
09:54Un publiciste qui publie bien, un Relix qui publie bien.
09:59Il n'y a pas de réflexion sur la valorisation.
10:03On est quand même sur des baisses depuis le début de l'année pour beaucoup de ces acteurs de 30% en un mois à peine et demi.
10:11Sachant qu'ils avaient déjà, pour certains d'entre eux, divisé par deux en 2025.
10:14Et ces 30%, c'est uniquement de la baisse de PE.
10:17Et ce qui fait qu'on commence à avoir...
10:20Alors peut-être que c'est un retour à la normale et peut-être que c'est bien.
10:24Il y a des excès, mais on commence à avoir des secteurs très traditionnels qui, historiquement...
10:29Quand je dis historiquement, c'est-à-dire que sur 10 ans, se payaient moins de 10 fois les résultats,
10:33arrivaient maintenant à 14 ou 15 fois.
10:35Je pense à un orange.
10:37Un orange, moi je veux dire, à moins de 10 fois les résultats et avec des rendements à 6-7 fois,
10:42je trouvais que ce n'était pas cher payé.
10:44Mais globalement, l'histoire n'a pas beaucoup changé.
10:46Ok, on a peut-être un petit peu plus avancé sur la réduction du nombre d'opérateurs,
10:50mais aujourd'hui, un orange, c'est 14 fois les résultats.
10:53Et les analyses vous expliquent que ça ne vaut pas 15 euros, mais que ça en vaut 19.
10:56Donc le PE, potentiellement, il sera à 15, 16, 17 fois les résultats pour un orange.
11:02Et à l'inverse, sur certains éditeurs logiciels qui sont maintenant, ou alors un Relix,
11:06qui est à moins de 10 fois, on va vous expliquer que globalement, ça vaut...
11:10On ne sait pas combien ça vaut, mais ça ne vaut vraiment pas beaucoup.
11:13Donc aujourd'hui, la rotation sectorielle, elle se fait sans beaucoup de discrimination.
11:18C'est un peu réflexe, oui, c'est un peu réflexe, pas très réfléchi, vous dites ?
11:21Non, ce n'est pas très réfléchi, mais on sait que les bourses, depuis quelques années,
11:24fonctionnent essentiellement par momentum et pas par valorisation.
11:27Et avec la multiplication des gestions par panier,
11:30ce qui est... le mouvement est de plus en plus violent.
11:35Et en fait, pour les investisseurs particuliers, j'allais dire,
11:38ou celui qui va lire la presse, il a l'impression que les indices boursiers sont tranquilles
11:45et grimpent sagement.
11:46Ils sont au plus haut, c'est ce qu'on décrit là, aujourd'hui.
11:49Oui, ils grimpent sagement, alors qu'en sous-jacent, il y a des gifles extrêmement violentes
11:55et qui sont...
11:57C'est-à-dire qu'ils sont à un moment difficiles à gérer parce que c'est que de la valorisation.
12:03En général, le marché, le fondamental, c'est qu'ils bougent grâce à la hausse
12:07ou à la baisse des prévisions de résultats.
12:09Là, ce n'est pas une question de hausse ou de baisse de prévisions de résultats.
12:11C'est à combien est-ce qu'on estime qu'on doit payer aujourd'hui un éditeur judiciaire ?
12:14Est-ce que c'est 20 ? Est-ce que c'est 15 ? Est-ce que c'est 10 ?
12:16Et à l'inverse, un constructeur, un Vinci, un Effage ou un Orange,
12:19est-ce qu'on doit payer 15 ou 20 fois ?
12:21Si on est vraiment dans une...
12:23La question, c'est de savoir, est-ce que la taille du gâteau va grossir
12:27ou est-ce qu'il y a vraiment un risque de disruption ?
12:30C'est la question que se pose le marché.
12:32Je suis d'accord avec vous, les résultats hauts trimestres n'ont plus de valeur.
12:34La question, c'est plutôt de savoir, est-ce que ces boîtes-là existent encore
12:38avec le modèle économique qu'elles ont bâti dans 5 ans ?
12:42Oui, alors après, il y a des éditeurs...
12:44Et quand on répond non, c'est sûr que la baisse peut aller encore très loin.
12:50Je ne suis pas sûr qu'il y ait grand monde qui réponde non,
12:52mais il y a un certain nombre d'éditeurs où effectivement, on se demande,
12:55on se pose la question.
12:56Mais honnêtement, si vous prenez l'exemple de SAP,
13:00SAP qui est quand même un éditeur de logiciels extrêmement complexe,
13:04extrêmement complexe, qui gère toute la vie d'une entreprise,
13:08des stocks, aux flux, aux personnels, aux commandes, à tout ce que vous voulez,
13:12est-ce que demain, un client de SAP...
13:14Ok, SAP c'est le coût de chair, mais est-ce que demain, un client de SAP
13:17va prendre un...
13:20J'allais dire un truc, ce n'est pas bien...
13:21qui a été développé en base de l'intelligence artificielle
13:25et qui va gérer toute son entreprise.
13:27Quand on a mis des années à mettre du SAP partout dans sa boîte,
13:30effectivement, est-ce qu'on a envie de rayer tout ça d'un trait de plume ?
13:34C'est quand même un risque, et un patron qui prendra cette décision-là,
13:38il le prendra sur le... il jouera sa tête.
13:41Donc est-ce qu'il y en a beaucoup qui vont le faire ?
13:43Honnêtement, je n'en suis pas vraiment convaincu.
13:44Sébastien, comment vous regardez cette séquence ?
13:46Un peu massue, il faut le dire, c'est vrai que pour le coup,
13:49il n'y a pas beaucoup de discrimination, comme le disait Damien,
13:52mais le D-rating est quand même très très violent,
13:55et les baisses déjà consommées sont lourdes pour ce secteur,
13:58des logiciels qui a été un secteur darling à un moment, il faut le dire aussi.
14:03Déjà, il y a une expression, on dit
14:04« les vaches sacrées font de très bons burgers ».
14:06Là, on est en plein dedans.
14:10Moi, j'ai débuté dans cette industrie en tant qu'analyste,
14:13et le Japon, c'est d'actualité.
14:15On me disait, putain, je disais,
14:16« c'est très cher les actions japonaises ».
14:19On m'avait dit « cherche pas, c'est le Japon ».
14:20Je dis « ok, très bien, j'avais 25 ans, je ne cherchais pas ».
14:22Si, je cherchais, mais on m'a dit « cherche pas ».
14:24Et autre secteur que tu connais bien, c'est les médias.
14:27Je dis « je trouve ça très cher les médias ».
14:28« Cherche pas, c'est les médias ».
14:30Donc voilà, ça va, ça vient.
14:34Adobe, par exemple,
14:35aujourd'hui, c'est 10 fois les résultats attendus sur 12 mois.
14:39C'était 40 fois il y a quelques trimestres.
14:44Donc, la décroissance, c'est le dérating, il est réel.
14:47Moi, je pense qu'il est totalement justifié.
14:50Parce qu'en réalité, la croissance,
14:54au même titre que le marché a ré-rêté les valeurs de défense,
14:58parce qu'avec ce qui s'est passé,
15:00il y a un « new normal » qui fait que la croissance à long terme,
15:04malheureusement, elle est plus élevée, ce qui fait un re-rating.
15:06Là, on est sur un sujet qui a accéléré encore les dernières semaines,
15:10mais pas pour rien, parce que le co-work de cloud est arrivé,
15:13t'as Cloudboat, t'as tous ces sujets-là.
15:15Et quand tu discutes un peu avec des...
15:17Et des nouveaux modèles, des nouvelles fonctionnalités,
15:19il va y en avoir encore.
15:20Tu expliques même qu'en réalité,
15:22l'usage de ton téléphone et de la technologie
15:24sera totalement agentique.
15:27Et qu'en fait, il y a toute une infrastructure
15:31qui est en train de changer.
15:33Donc moi, je pense que tous les logiciels applicatifs,
15:37il y en a pas mal des côtés en bourse.
15:39Je pense qu'effectivement,
15:40leur valeur terminale,
15:44si elle n'est pas à zéro, il ne faut pas y toucher.
15:47Mais on pensait que ça allait se faire dans le temps.
15:50Ce qui est frappant, c'est que le marché veut tout de suite...
15:52Non, mais après, il y a deux sujets.
15:54En fait, le problème, c'est que je pense que le marché se trompe
15:58dans la durée et dans le temps.
16:00Mais sur le final,
16:02il n'y a aucun de nous ici qui peut être affirmatif.
16:04Mais en tout cas, à partir du moment...
16:06Le endgame, le marché joue le endgame,
16:09peut-être un peu vite.
16:10Mais en tout cas, il joue la fin de l'histoire.
16:11Mais moi, je crois que le derating, il est justifié.
16:14Parce que...
16:15Ce qu'on croyait établi,
16:19il ne l'est pas.
16:21Et qu'il y a des nouvelles façons de faire.
16:23Et puis après, il faut regarder les valorisations de ces boîtes.
16:27On partait peut-être d'un peu haut.
16:28Parce qu'on part quand même de très très haut.
16:29Les logiciels ont directé massivement depuis 2-3 mois.
16:33Mais on partait d'un peu moyen à 35 fois.
16:35Là, on a 25 fois.
16:37Mais plusieurs fois le chiffre d'affaires.
16:38Alors après, mon vrai sujet,
16:40c'est ce que tu as un peu mentionné.
16:42Vous connaissez le PER Forward de Walmart ?
16:46Aujourd'hui, non.
16:47Mais peut-être pas 30.
16:4745 fois.
16:4845 fois.
16:49Oui, c'est ça.
16:50Donc, est-ce que tu es prêt ?
16:52Est-ce que c'est cohérent de payer un distributeur,
16:54certes global, certes de qualité ?
16:56Peut-être que l'IA, c'est plus de croissance pour Walmart demain ?
17:00Non ?
17:01Je ne sais rien.
17:01Je ne sais pas.
17:03Meilleure optimisation.
17:04Et c'est peut-être plus de vente à l'arrivée.
17:06Ce qui s'est passé sur pas mal de ces sociétés aussi.
17:08Ils sont très présents dans le digital aussi, Walmart.
17:10Si on prend le cas de Dassault Systèmes, par exemple,
17:13la réalité, c'est que le D-rating, il est aussi justifié
17:15par le fait que là, il n'y a pas de croissance ou très peu.
17:18Donc voilà.
17:19Donc, en fait, c'est des sociétés qui...
17:20Souvenez-vous de Iliade en bourse.
17:23Xavier Niel l'a retiré de bourse.
17:24Mais pendant des années, c'était une darling.
17:26Parce que la pénétration de la DSL,
17:28puis de la fibre, puis du mobile, puis du machin.
17:30C'était le telco qui avait une statue de croissance.
17:32De valeur de croissance.
17:33Et à un moment, tout ça plateau.
17:34Et après, ça baisse.
17:35Et donc, le multiple qui était à X fois.
17:37C'est le pire dans une histoire boursière, un D-rating.
17:39Parce que généralement, ça s'accompagne du ralentissement de la croissance.
17:42Donc, quand tu es au pic,
17:44tu te trompes sur le multiple de long terme
17:46et sur la croissance des 3-4 prochaines années
17:48qui, finalement, vont être inférieures à ce que tu pensais.
17:51C'est pour ça qu'un cours de bourse peut baisser
17:53en réalité fois 3.
17:55Enfin, de 60-70 %,
17:58sans que fondamentalement, ça soit totalement injustifié.
18:01C'est une forme de signe noir, en fait.
18:03Où une fois que tu le constates,
18:05tu dises vrai que la croissance, c'était un vœu.
18:06Donc, ouais.
18:07Les boîtes de logistique...
18:08C'est un changement de statut.
18:09Moi, je pense.
18:10Et la technologie...
18:13Donc, ça a été accéléré par Palantir
18:16qui a dit dans un communiqué
18:17qu'ils avaient une IA,
18:19ils n'étaient pas eu une IA
18:19qui étaient capables d'intégrer un ERP en 15 jours.
18:22Évidemment que c'est une idiotie.
18:23Évidemment.
18:24Mais est-ce que les nouvelles sociétés,
18:30pas celles qui sont construites aujourd'hui...
18:31On disait souvent,
18:32un directeur informatique ne peut pas se faire virer
18:34quand il achète IBM.
18:36Oui.
18:37Ou le Gartner.
18:39Ça les a protégés pendant longtemps.
18:40Mais les nouvelles générations de boîtes,
18:44est-ce qu'elles vont prendre un Toast Software
18:45pour le logiciel de DRH ?
18:48La réponse, c'est évidemment non.
18:49Pas avec ces marges,
18:51pas avec ces prix-là.
18:53Est-ce que ça sera...
18:53Parce qu'en fait,
18:54ce n'est pas des trucs qui sont super sexy.
18:55En plus, à regarder,
18:56les Excel améliorés et tout.
18:58Donc, moi, je pense que les nouvelles générations
19:00d'entreprises,
19:01elles ne seront pas structurées pareilles.
19:03Et quand tu dis,
19:03on ne fera pas un truc diapes,
19:05aujourd'hui...
19:06Mais moi, je me rappelle au début,
19:08Internet, c'était nul
19:09parce que c'était lent.
19:12Plus près de nous,
19:13la blockchain,
19:14c'est naze,
19:15c'est pour les geeks
19:16et c'est pour les trafiquants de drogue.
19:18Toutes ces nouvelles technos au début,
19:21tout le monde en dit du mal.
19:23Et comme on dit,
19:24on se sur-estime...
19:24Il y a un mouvement de hype
19:25et puis il y a un mouvement après
19:26un peu de rejet ou de réticence.
19:28On se sur-estime toujours
19:28les effets court-terme
19:30et on se sur-estime
19:31les effets long-terme.
19:32Donc là, dans le de-rating du soft,
19:35j'ai peur que ça continue un peu.
19:36Alors, Damien,
19:37et puis bien sûr, Vincent.
19:38Oui, juste en deux mots.
19:40Moi, j'ai toujours la faiblesse de penser
19:42que les très grands groupes,
19:43que ce soit dans les logiciels
19:44ou que ce soit dans l'automobile
19:45comme à Volkswagen,
19:47ils ont les moyens
19:48et ils ont les développeurs
19:50pour trouver des solutions.
19:51Alors, on parlait...
19:52J'entendais des gens qui disaient
19:53« Ah oui, mais s'ils développent,
19:54comment ils le monétisent ? »
19:55Le sujet, ce n'est pas qu'ils le monétisent.
19:56Le sujet, c'est juste
19:57que de toute façon,
19:58leurs logiciels,
19:59ils progressent de manière linéaire
20:01et tout le temps.
20:03Et donc, moi, je pense que
20:04quand même, malgré tout,
20:06les gros éditeurs,
20:08dans certains cas,
20:08ils ont les moyens de se défendre
20:09et les moyens de développer
20:11des solutions à terme.
20:11D'intégrer, d'industrialiser l'IA
20:12et de la diffuser
20:14dans les entreprises
20:14là où sont présentes.
20:15Exactement.
20:16Il y a peut-être des cas
20:17où ça se passera comme ça.
20:18Je ne pense pas que tout le monde
20:19se fera nécessairement
20:19disrupter par l'IA
20:20parce qu'aujourd'hui,
20:22évidemment, on pense...
20:24Rappelez-vous des banques
20:25et des fintechs.
20:26Les fintechs devaient balayer les banques.
20:27Bon, mais on voit
20:28comment ça s'est terminé.
20:31Vous citez là aussi, Sébastien,
20:33parce que j'adore cette formule
20:34que vous avez.
20:34À la fin de l'histoire,
20:36toutes les boîtes finissent
20:37par se payer
20:37dix fois les bits d'art.
20:41J'adore cette phrase.
20:43On a dit plein de choses,
20:44mais il y a beaucoup à dire
20:45sur l'aspect marché.
20:47Et puis, on pourra dire un mot
20:49aussi de l'aspect macro.
20:50Est-ce qu'on commence déjà à voir,
20:52puisque tout a l'air d'aller plus vite,
20:54en tout cas du point de vue du marché,
20:55est-ce que là aussi,
20:56on commence à avoir des évidences
20:57que l'IA pénètre les entreprises
20:58avec des conséquences potentielles
21:01sur l'emploi qui pourraient être lourdes ?
21:03On s'y est un peu préparé,
21:04mais est-ce que ça arrive
21:05là aussi plus vite que prévu ?
21:06Non, mais je partage tout à fait l'idée
21:07qu'il y a aujourd'hui
21:09un certain nombre de secteurs
21:10qui sont dans l'œil du cyclone.
21:12Les logiciels,
21:14services aux entreprises,
21:16services financiers également,
21:19médias.
21:20Hier ou avant-hier,
21:21il y a un outil de tax planning
21:22aux États-Unis qui sort.
21:24Je ne sais même pas
21:25si les gens sont allés l'essayer,
21:27mais rien que le fait
21:28qu'il y a un nouvel outil qui sort,
21:29boum,
21:30toutes les boîtes de Brokerade,
21:32les Schwab, etc.,
21:33ont perdu 5-10%.
21:35Donc, ces secteurs
21:36sont dans l'œil du cyclone,
21:37mais je partage tout à fait l'idée
21:38que là-dedans,
21:40il y aura des gagnants
21:41et des perdants.
21:42Et les gagnants seront ceux
21:43qui seront capables
21:44d'intégrer efficacement,
21:46rapidement,
21:47l'intelligence artificielle
21:48et de le monétiser.
21:50Mais certaines boîtes
21:51seront en position
21:53de le faire.
21:54Alors,
21:54à contrario,
21:55il y a des secteurs aujourd'hui
21:56qui semblent plutôt protégés.
22:01Énergie,
22:02par exemple,
22:04utilities,
22:04infrastructures.
22:05Mais elles en profitent.
22:06Elles en profitent.
22:08On peut même penser,
22:09en allant un peu plus loin,
22:10au secteur du luxe,
22:12par exemple,
22:14immobilier,
22:14construction,
22:15la défense.
22:16Tous ces secteurs
22:17sont relativement protégés.
22:18Et je pense que
22:19le maître mot
22:20dans ce contexte,
22:22c'est effectivement
22:23de diversifier.
22:25On voit sur le S&P,
22:26par exemple,
22:26que le S&P équipondéré
22:28surperforme très nettement
22:30l'indice S&P lui-même.
22:33Et je pense que
22:34pour traverser
22:35ces turbulences,
22:38cette diversification
22:40est effectivement nécessaire.
22:42j'aime bien rappeler
22:44ce qui s'est passé en 2000,
22:46même si je vois
22:46des différences
22:47très importantes.
22:49En l'occurrence,
22:49à l'époque,
22:50le boom de la tech
22:52n'était pas baqué
22:53par des profits
22:55aussi vertigineux
22:56qu'aujourd'hui.
22:57Donc aujourd'hui,
22:58il me semble qu'on est
22:58beaucoup moins
22:59dans un contexte
23:00de bulles
23:00que dans l'année 2000.
23:02Mais j'aime rappeler
23:04ce qui s'est passé
23:04à ce moment-là.
23:05C'est-à-dire que
23:05le Nasdaq
23:07a touché son point haut
23:08en mars 2000.
23:10Il a fini l'année
23:11en baisse de 40%
23:12et en baisse de 50%
23:13par rapport
23:14à son point haut
23:15du mois de mars.
23:16Par contre,
23:16le S&P équipondéré
23:18a continué de monter.
23:20Il a fini l'année
23:20à plus 10%.
23:22Alors effectivement,
23:23ensuite,
23:23quand le krach
23:24a commencé
23:26à générer
23:27des fortes inquiétudes
23:27sur l'économie,
23:28ça a tout emporté.
23:29Ça a tout emporté.
23:31Mais dans la première phase,
23:32vous dites,
23:32c'est quand même
23:32resté un phénomène
23:33assez circonscrit
23:35à la tech.
23:36Et les indices
23:37équipondérés
23:38ont très bien
23:39résisté
23:39et même
23:40continué
23:40à bien performer.
23:41Donc il me semble
23:42que cette stratégie
23:43de diversification
23:44est nécessaire
23:46et bienvenue.
23:47Et après,
23:47effectivement,
23:48si on parle
23:48du point de vue macro,
23:50je pense qu'il faut garder
23:51en tête
23:51que l'intelligence
23:53artificielle
23:54va,
23:55et je l'ai dit
23:55la dernière fois
23:56que j'étais sur ce plateau,
23:58va générer
23:58des gains de productivité
24:00très forts.
24:00On a montré
24:01qu'historiquement,
24:02une forte hausse
24:03du capex
24:04des dépenses
24:05d'investissement
24:06dans le secteur
24:06de la tech
24:07au niveau macro
24:08est suivie
24:09par une accélération
24:10des gains
24:10de productivité.
24:11Durable.
24:11Et la productivité,
24:18c'est plutôt bon
24:18pour les profits.
24:19Donc je pense
24:20qu'au niveau macro,
24:21oui,
24:21on voit de la rotation,
24:22on voit les turbulences,
24:24mais ce n'est pas
24:24une histoire
24:25qui est mauvaise
24:26pour les actions.
24:27Donc vous achetez
24:28Kevin Walsh.
24:29Vous achetez
24:30Kevin Walsh,
24:30de ce point de vue-là.
24:31Vous êtes d'accord
24:32avec l'idée ?
24:33C'est sa conviction.
24:34C'est ce qu'il veut
24:34défendre, visiblement,
24:35à la tête de la réserve
24:36fédérale américaine,
24:37qu'il y a quelque chose
24:38de soutenable
24:39qui est en train
24:39de se déclencher
24:40en matière de productivité.
24:41Oui, c'est l'histoire
24:42de Greenspan.
24:43La productivité va maintenir
24:44l'inflation sur des bas niveaux.
24:46Alors après,
24:47le problème...
24:47Ça n'empêche pas
24:47de monter les taux
24:48quand même
24:48dans la fin des années 90.
24:50Oui, alors le problème
24:51c'est que les gains
24:54de productivité,
24:54ça veut dire un taux neutre
24:55éventuellement plus haut
24:56également.
24:57Donc est-ce qu'on peut
24:58utiliser cet argument
24:59pour dire avant même
25:01qu'on voit une baisse
25:02forte de l'inflation,
25:04il faut baisser les taux ?
25:05Je pense qu'il aura
25:05un peu de mal
25:06à convaincre le comité.
25:08Mais effectivement,
25:08nous sommes positifs,
25:11optimistes
25:11sur les gains
25:11de productivité à venir.
25:12Oui, Sébastien.
25:13Non, je disais
25:14que ça ne marchait pas
25:14pour les dépenses publiques.
25:16De quoi ?
25:17Que l'augmentation
25:17des dépenses publiques
25:18ne créait pas
25:19de gains de productivité.
25:20Oui,
25:20pas de investissement
25:22en capital.
25:22Non, on ne voit pas
25:25le même mien
25:25au niveau macro.
25:27Qu'est-ce que...
25:28Enfin, je reprends
25:29votre parallèle
25:30de 2000,
25:31mais la rotation
25:32de marché là,
25:33effectivement,
25:33elle est solide.
25:35elle permet quand même
25:38d'envisager
25:38que le marché
25:39dans son ensemble
25:40tienne
25:40ou est-ce qu'il y a
25:40un risque
25:41de voir
25:42cette crise
25:44de la tech
25:44entre guillemets
25:46emporter aussi
25:47le reste du marché ?
25:49Alors, je pense
25:49qu'il est trop tôt
25:50pour parler
25:50de crise de la tech
25:51parce que le Nasdaq
25:52perd quoi ?
25:52Peut-être 1%
25:53depuis le début de l'année.
25:55Donc, c'est vrai
25:55qu'au sein du Nasdaq,
25:56on a des valeurs
25:57qui baissent beaucoup
25:58et d'autres
25:58qui performent.
26:00Donc, il y a
26:01une grande dispersion.
26:02Mais pour l'instant,
26:03on ne peut pas
26:03parler de crise
26:04de la tech.
26:05Alors après,
26:05si effectivement
26:06le Nasdaq
26:07accélérait à la baisse
26:08l'indice lui-même,
26:10ça soulèverait
26:11des questions
26:11sur le cycle économique
26:13et notamment
26:13tous les CAPEX
26:14qu'on a vus
26:15qui ont,
26:16toutes les dépenses
26:16d'investissement
26:17qui ont fortement
26:18soutenu le PIB américain.
26:20Est-ce que tout ça
26:21serait mis en cause,
26:22remis en cause ?
26:24Là, ça pourrait
26:24être un risque
26:25mais on n'en est
26:26pas là.
26:27Non, j'entends.
26:28Comment on s'expose
26:30à cette dimension
26:31technologique
26:32en intégrant
26:33le risque
26:34qui est en train
26:35de prendre forme ?
26:36C'est-à-dire le risque
26:37de changement de statut,
26:38de diraiting profond,
26:39durable.
26:41Et il faut bien
26:41en même temps
26:42participer
26:43à cette révolution
26:44de lire.
26:44Après,
26:45dans les publications
26:46qu'on a eues,
26:46on a vu que Microsoft
26:47avait baissé
26:49mais principalement
26:51parce qu'ils avaient
26:51déçu sur le cloud
26:52mais ce qu'ils ont expliqué
26:53c'est que la déception
26:54était liée au fait
26:55qu'ils avaient réservé
26:56une partie de leur infrastructure
26:57pour des besoins internes
26:59et pas pour des clients externes.
27:00Donc s'ils avaient
27:02fait l'inverse,
27:04ils auraient fait
27:04la conscience attendue.
27:06Et dans le même temps,
27:07Meta, je crois,
27:08a une publication
27:10qui a été saluée
27:11parce que le marché
27:13a reconnu
27:13que les investissements
27:15en IA
27:15avaient été source
27:16d'optimisation
27:20de la publicité
27:20et donc de business.
27:22Après,
27:22le problème de la tech
27:23c'est que
27:2430% du poids
27:27c'est les 7 magnifiques
27:28et qu'elles ne sont pas
27:30très chères.
27:30Donc en fait,
27:31on n'est pas du tout
27:31sur une bulle
27:32mais elles ont même
27:32d'irriter
27:33et que la plus grosse
27:34d'entre elles
27:35c'est Nvidia
27:35et vu les 600 milliards
27:37de capex
27:38dont on parle
27:38en 2026,
27:39elle ne se rattrape pas
27:41sur la prochaine publication.
27:42Ça c'est une évidence
27:44parce que c'est calé
27:46déjà sauf...
27:47Mais il faut rester
27:48sur le thème
27:48des pelles et des pioches
27:50de l'infrastructure.
27:51Il ne faut pas changer encore.
27:52L'avantage des pelles
27:53et des pioches
27:53c'est qu'elle s'est diversifiée.
27:54C'est des secteurs
27:55qui ont passé personne
27:56il y a encore quelques temps.
27:57C'est l'énergie.
27:59Nous on a un fonds climat
28:00par exemple
28:0145% des boîtes
28:03dans le fonds climat
28:03font partie
28:04des paniers Goldman
28:05de l'IA.
28:07Damien en parlait.
28:08Le problème
28:08qu'on a aujourd'hui
28:09c'est que...
28:09Et c'est des parties importantes
28:10de leur business aujourd'hui ?
28:11Je prends le grand
28:12ce n'est pas de l'énergie pure
28:13mais le grand
28:14c'est maintenant
28:15plus de 20% de l'activité
28:16dans les data centers
28:17quand c'était zéro
28:18il y a moins de 10 ans.
28:19Le grand, Schneider
28:20toutes ces sociétés-là
28:20parce que la qualité
28:22de l'électricité
28:23pour les data centers
28:24doit être parfaite
28:25ce qui implique
28:26des investissements
28:27en amont
28:28faramineux
28:29et ça, ça va continuer
28:30et en réalité
28:32il y a plein de sujets
28:33géostratégiques
28:34Ça relance le renouvelable
28:35L'IA relance le renouvelable
28:36Relance l'énergie
28:37et le nucléaire
28:38et tous ces sujets
28:39mais sauf que
28:40la zone du monde
28:40qui sera excédentaire
28:41en énergie
28:42ce n'est pas nous
28:42c'est la Chine
28:43Donc il y a plein
28:45de sujets là-dessus
28:46donc effectivement
28:47rester exposé
28:47sur les pelles
28:48et les pioches
28:48et sur la partie
28:52quand est-ce qu'on fait
28:53du bottom fishing
28:54en mauvais français
28:55C'est ce qu'on disait
28:58en analyse financière
29:00avec cette analyse financière
29:00c'est que tu
29:01dans un DCF
29:02donc une valorisation
29:02par DCF
29:04des fois tu te dis
29:05que si tu as une valeur
29:06terminale à zéro
29:07il ne te reste plus
29:09que les cash flows
29:09une boîte comme
29:10c'est une boîte polémique
29:11comme téléperformance
29:12aujourd'hui c'est 3 milliards
29:14de capitalisation boursière
29:15900 millions
29:17de free cash flow
29:18attendus en 2026
29:18donc tu as 3 fois
29:20le free cash flow
29:20bon il y a de la dette aussi
29:21mais ça fait une boîte
29:23qui vaut 3 fois son EBITDA
29:24qui a à peu près autant
29:25de dettes que de capitalisation
29:26à 3 fois l'EBITDA
29:28la boîte
29:30il faut qu'elle meure vite
29:30pour que le marché ait raison
29:32pour qu'on retrouve pas son argent
29:34et quand vous regardez
29:35les analystes
29:35et la société
29:36donc peut-être
29:36que tout le monde se trompe
29:37il y a de la croissance attendue
29:39et surtout
29:40c'est des boîtes
29:40qui intègrent la techno
29:42c'est des inflationnistes
29:43depuis 30 ans
29:44ça fait 30 ans
29:44on a parlé déjà ici avec vous
29:46donc ça veut dire
29:47je pense qu'il y a des
29:48boîtes qu'on a vu d'autres
29:49des révolutions technologiques
29:50il y a des paris
29:50sur les ESN
29:52les Sopra
29:53les tout ça
29:54aujourd'hui on a 8 fois
29:55les résultats
29:56et dernière fois que j'ai regardé
29:58et ces boîtes là
29:58quand vous discutez avec elles
29:59ils sont conscients de l'enjeu
30:01ils sont
30:02enfin je veux dire
30:03ils ont conscience
30:03de ce que l'IA va impliquer
30:05peut-être comme transformation
30:06pour eux etc
30:07ils en parlent comment aujourd'hui ?
30:09la réalité c'est que l'IA
30:10c'est une transformation
30:10pour leurs clients
30:11parce que toutes les boîtes
30:12qui t'expliquent
30:13qu'elles ont fait un lien
30:13avec leur data
30:14elles ne sont pas structurées pour
30:15il y a très peu
30:17de grandes entreprises
30:18qui sont structurées
30:19pour utiliser la donnée
30:21donc ça veut dire
30:22qu'il y a un besoin
30:23d'investissement
30:25en service
30:26pour ça
30:26alors peut-être
30:27qu'il y a un investissement
30:28pendant 5 ans
30:28et qu'après le fond
30:29je ne sais pas
30:30mais en tout cas
30:32c'est des sociétés
30:33qui ont 8 fois les résultats
30:35et bien tu as quand même
30:36beaucoup de mauvaises nouvelles
30:37qui sont intégrées dedans
30:38donc voilà
30:41mais le marché s'en fout
30:42la valorisation n'est pas
30:44un facteur suffisant
30:45donc il faudra une nouvelle
30:47pour que le momentum
30:49s'inverse
30:50et ça le problème
30:51de nous pauvres gérants
30:52c'est de la nouvelle
30:53tu la sais une fois
30:54qu'elle est passée
30:54et si tu l'anticipe
30:56ton coût d'opportunité
30:57est massif
30:58donc ce n'est pas facile
30:58c'est pour ça que le gérant
30:59son momentum en fait
31:00parce qu'avoir raison
31:01avant les autres
31:01ne sert à rien
31:02Damien
31:03comment on construit
31:05effectivement
31:06des allocations
31:06des portefeuilles
31:07pour traverser
31:09des mouvements de marché
31:10qui peuvent être
31:11très violents
31:11imprévisibles
31:12Effectivement
31:14la diversification
31:15c'est important
31:16mais la diversification
31:17sectorielle
31:18ne fait pas tout
31:18même si aujourd'hui
31:19on voit bien
31:20et ça faisait des années
31:21qu'on ne l'avait pas vu
31:22que ça aide
31:22parce qu'à chaque période
31:24il y a eu des secteurs
31:24qu'il fallait absolument avoir
31:25sinon on allait nulle part
31:26mais là où
31:28je veux peut-être
31:30mettre l'accent
31:30c'est que
31:31je ne veux pas paraître
31:33trop pessimiste
31:34au niveau économique
31:35je ne pense pas
31:37qu'il y ait lieu
31:37d'avoir une inquiétude
31:38particulière
31:38parce que
31:39globalement
31:40les économies mondiales
31:41se portent bien
31:41et les entreprises
31:42devraient avoir
31:43de la croissance
31:43de bénéfices
31:44que ce soit
31:45par du chiffre d'affaires
31:45ou par de l'amélioration
31:46de productivité
31:47en revanche
31:48ce qui m'inquiète plus
31:49c'est la situation
31:49politique américaine
31:50et ce que ça pourrait avoir
31:52comme impact
31:53sur la parité euro dollar
31:54et les déclarations
31:57que Trump a faites
31:58début février
31:59il ne disait même pas
32:01il faut que le pays
32:03reprenne le contrôle
32:03du processus électoral
32:06il faut que les républicains
32:07prennent le contrôle
32:08du processus électoral
32:09après je passe
32:10il a récupéré
32:12les données de Georgie
32:13pour pouvoir démontrer
32:14à tout le monde
32:14qu'il s'est fait
32:15parce que je ne doute pas
32:16une seconde
32:17que dans les semaines
32:17qui viendront
32:18il dira qu'il s'est fait
32:20voler son élection
32:21il y a 4 ans
32:21parce qu'en Georgie
32:22il avait gagné
32:23on voit des notes
32:24de brokers
32:24mais enfin
32:25dignes d'analyse
32:27de marché émergent
32:28pour expliquer
32:29le système électoral
32:30aux Etats-Unis
32:31non le président
32:32ne peut pas annuler
32:33les élections
32:34de mi-mandat
32:35oui
32:36les systèmes de vote
32:38sont contrôlés
32:39par les gouvernements
32:40locaux
32:41non mais
32:42obligé d'expliquer
32:44les bases
32:45quand même
32:45du fonctionnement
32:46du système électoral
32:47aujourd'hui
32:48c'est pas très rassurant
32:51de voir ce genre
32:52de notes de recherche
32:53à destination de clients
32:54qui se posent donc
32:55la question
32:55on est bien d'accord
32:56mais il y a plein de choses
32:57que Trump a faites
32:58depuis 4 mois
32:59qui ne sont pas autorisées
33:00normalement
33:00et qu'il a faites quand même
33:01et on voit quand même
33:03il a quand même
33:04donc le risque pour vous
33:05c'est toujours le dollar
33:06le risque c'est que
33:07si jamais il fait
33:08quelque chose de maladroit
33:09on va dire ça comme ça
33:10sur les élections
33:11de mi-mandat
33:12qu'il a intérêt à gagner
33:14parce que sinon
33:14il peut avoir pas mal
33:16de problèmes
33:16je pense que
33:18le mouvement actuel
33:19de début de défiance
33:21vis-à-vis du dollar
33:22qui se retrouve par exemple
33:23dans la part de marché
33:25du dollar
33:25dans les réserves
33:26de beaucoup de pays
33:27d'investisseurs
33:28ce mouvement
33:29il va s'accélérer
33:29et le dollar
33:30peut très bien
33:31chuter très fort
33:32à ce moment là
33:33et ça
33:34ça change la donne
33:34sur beaucoup
33:35beaucoup de sujets
33:36alors ça change la donne
33:37pour un investisseur européen
33:38évidemment
33:38qui investit aux Etats-Unis
33:39ça change la donne
33:40pour les résultats
33:41des entreprises européennes
33:42comme on l'a vu en 2025
33:43qui ont quand même
33:44globalement perdu
33:44une grosse partie
33:45de leurs bénéfices
33:46à cause de la baisse du dollar
33:47et ça nous donne envie
33:48de diversifier
33:49dans les pays émergents
33:52et pourquoi pas
33:55un petit peu plus
33:56en Europe aussi
33:56et d'avoir moins
33:57des Etats-Unis
33:57même si on sait
33:59qu'avoir moins
33:59des Etats-Unis
33:59c'est un gros mot
34:01acheter de l'Inde
34:03acheter du Brésil
34:03acheter de l'Asie
34:05d'une manière générale
34:06il y a encore des marchés
34:07où il y a des opportunités
34:08à notre avis
34:08notamment le Brésil
34:09et c'est quand même
34:12un très bon moyen
34:13de se décorréler
34:13potentiellement un peu
34:14de si jamais
34:15il se passe des choses
34:15sur le dollar
34:16et ça effectivement
34:18on trouve que c'est
34:19une diversification
34:20aujourd'hui
34:21qui va être très importante
34:23à notre avis
34:23dans les six prochains mois
34:24Sur la macro-américaine
34:26la partante
34:26cette idée
34:27que vous développez
34:28du choc de productivité
34:30qu'est-ce que ça veut dire
34:31pour 2026
34:32qu'est-ce que ça veut dire
34:33pour la Fed
34:34et est-ce que la nomination
34:35de Kevin Walsh
34:36qu'on a présentée
34:37comme étant orthodoxe
34:39est-ce que c'est une nomination
34:40qui vise justement
34:41peut-être à limiter
34:42aussi le risque
34:43sur le dollar
34:44du point de vue
34:44de l'administration américaine
34:45Probablement
34:47parce qu'il est considéré
34:48Kevin Walsh
34:49comme quelqu'un
34:50de crédible à la Fed
34:51et avec des tendances
34:52plutôt hawkish
34:54plutôt faucon
34:55donc ça a aidé
34:55à stabiliser
34:56un peu le dollar
34:57je suis d'accord
34:58que la baisse de dollars
35:00est un facteur de risque
35:01un facteur de déstabilisation
35:03en 2026
35:04donc c'est quelque chose
35:05qu'il faut surveiller
35:06c'est favorable
35:07au marché émergent
35:08après avec un petit bémol
35:10quand même
35:10c'est que
35:11cette vue à la baisse de dollars
35:13est peut-être
35:13consensuelle
35:14assez consensuelle
35:15on la voit notamment
35:16dans le prix
35:17de la volatilité
35:18sur le dollar
35:18il y a un skew
35:19clairement à la baisse
35:20même chose
35:22sur le sterlin
35:22donc le marché
35:23assez négatif
35:24sur ces devises là
35:25donc c'est déjà
35:26en partie
35:27dans les prix
35:28ce qui est peut-être
35:29moins dans les prix
35:30et à surveiller
35:30c'est le marché de taux
35:31qui est extrêmement calme
35:34les rendements longs
35:36sont dans des fourchettes
35:37étroites
35:37en tout cas
35:38sur les marchés
35:38occidentaux
35:39ça a davantage bougé
35:41au Japon
35:42notamment
35:42mais là
35:45on a quand même
35:45des nouvelles économiques
35:46qui sont solides
35:47aux Etats-Unis
35:48on peut mentionner
35:49le rapport sur l'emploi
35:50qu'on a eu mercredi
35:51mais on a eu également
35:52récemment
35:52l'ISM manufacturier
35:54qui pour la première fois
35:55depuis longtemps
35:56repasse au-dessus 50
35:57si on regarde
35:58les composantes
35:59les composantes
36:01un peu
36:02leading
36:03avancées
36:05pardon
36:06comme
36:07les commandes
36:09moins les stocks
36:10ça pointe également
36:11vers le haut
36:11donc ça c'est plutôt bon
36:13donc l'économie américaine
36:16se tient bien
36:16la grande incertitude
36:17pour moi
36:18point d'interrogation
36:19c'est l'inflation
36:20sur laquelle on a
36:20des signaux
36:21vraiment contradictoires
36:22par exemple
36:22les enquêtes ISM
36:23ont des indices de prix
36:24qui restent très élevés
36:25et qui sont plutôt inquiétants
36:27par contre on a
36:28cet indice
36:28par exemple
36:29true inflation
36:30qui est une mesure
36:31quotidienne d'inflation
36:33qui récemment
36:33a fortement baissé
36:34donc mesure alternative
36:35c'est pas une donnée officielle
36:37c'est pas une donnée officielle
36:38mais mesure alternative
36:39d'inflation
36:40qui a tendance
36:41à exagérer les tendances
36:42mais plutôt
36:43à anticiper quand même
36:43les tendances
36:44qui elles pointent vers le bas
36:45donc je pense que
36:46le chiffre d'inflation
36:47demain va être très important
36:48on a déjà eu
36:49une surprise
36:50positive
36:51sur l'emploi
36:52cette semaine
36:52si demain
36:53les chiffres d'inflation
36:54se surprenaient à la hausse
36:55ce qui est très très fréquent
36:56au mois de janvier
36:57pour les questions
36:58de variation saisonnière
37:00saisonnalité
37:00qui ne sont pas forcément
37:01bien capturées
37:02par les analystes
37:03ça pourrait mettre
37:04un peu de pression
37:04sur les taux longs
37:05donc aujourd'hui
37:06il y a beaucoup
37:07d'incertitude sur les taux longs
37:08on a des vues de durations
37:09qui sont relativement neutres
37:10mais je pense que
37:11ça peut bouger
37:12à ce niveau là
37:13on a une franchette
37:14très étroite
37:15sur les treasuries
37:16ou sur le bund
37:17si on en sort
37:19ça peut être perturbant
37:19oui c'est ça
37:21le risque est plutôt
37:22de repartir
37:23sur un mouvement
37:23de pontification
37:24encore
37:25par la partie longue
37:26oui
37:26bon
37:28sur
37:29on peut reprendre
37:31aussi quelques autres résultats
37:32je ne sais pas
37:32qu'est-ce qui vous a
37:33qu'est-ce qui a pu retenir
37:34votre attention
37:35Sébastien
37:36dans les contacts
37:37entreprise
37:38les résultats
37:39il y a Ibsen
37:40je sais que vous parlez
37:41régulièrement de la santé
37:42comme étant
37:43là aussi
37:44alors un secteur
37:45immune de l'IA
37:48ou en tout cas
37:48un secteur
37:49qui peut même
37:50être gagné
37:51gagnant de l'IA
37:52ça bénéficiera
37:53clairement
37:54de l'IA
37:55donc c'est partie
37:55des secteurs
37:56qui bénéficieront
37:57donc c'est structurellement
37:58un secteur
37:59pour moins acheté
37:59parce que
38:00le couple
38:01croissance
38:02valorisation
38:03n'a jamais été aussi
38:04attractif
38:04pour le secteur
38:06de la santé
38:06par contre
38:07le secteur de la santé
38:08a le désavantage
38:09d'être très dollar
38:11donc c'est une des raisons
38:13pour laquelle
38:13il a
38:1350% de la demande
38:15est aux Etats-Unis
38:16oui en fait
38:16pour ça
38:16il a mal fonctionné
38:18depuis plusieurs mois
38:19d'abord pour des raisons
38:20réglementaires
38:20parce que Trump
38:21a eu son effet
38:24de baisse des prix
38:25c'est le seul moment
38:25où il a valorisé la France
38:26en disant qu'il fallait
38:27que les médicaments
38:28soient aussi peu chers
38:28qu'en France
38:29soient vendus
38:30aussi peu chers
38:30qu'en France
38:30et du coup
38:32il y a plein de médicaments
38:32qui ne sont plus
38:33vendus en France
38:34accessoirement
38:35pour ces raisons-là
38:36et une croissance
38:38qui on l'a vu
38:39avec les anti-obésités
38:40des produits
38:41des blockbusters
38:42venus
38:42chamboulés
38:44des parcours boursiers
38:45donc je pense que ça
38:46on va le voir
38:47on va le voir
38:47de plus en plus
38:48et sinon
38:49sur les taux
38:51enfin si il y a une
38:52poursuite de la pontification
38:53c'est toujours
38:54très bon
38:55pour les banques
38:56donc il y a des secteurs
38:58les banques restent
38:59relativement peu chères
39:00elles peuvent gagner
39:01de l'IA aussi
39:02enfin l'IA
39:02ça peut être perçu
39:04comme un secteur
39:04gagnant de l'IA
39:05le problème des banques
39:07on le sait
39:08maintenant
39:08les banques françaises
39:09c'est qu'elles ont
39:09beaucoup plus de monde
39:10qu'elles ne devraient en avoir
39:11pour des raisons historiques
39:13d'anciennes
39:14il y a un potentiel
39:15d'automatisation
39:16d'un certain nombre
39:16de tâches
39:17il y a un vrai potentiel
39:19c'est des entités
39:20éminemment politiques
39:21du fait de leur histoire
39:22donc oui évidemment
39:25il y a beaucoup de choses
39:26qui sont
39:27et après
39:27est-ce qu'elles ont un risque
39:29on l'a vu
39:30parce que dans l'extension
39:31des paniers vendeurs
39:32sur l'IA
39:33on a eu les fintechs
39:35qui ont été baissés
39:36les services financiers
39:37qui ont été attaqués
39:37le private equity aussi
39:40qui a été
39:40les private equity cotés
39:42qui a été
39:42gros sponsor du software
39:44depuis des années
39:45pourquoi ?
39:46pourquoi ?
39:47cash flow, récurrence
39:48visibilité
39:49donc il y a
39:50énormément
39:51de LBO
39:52dans le software
39:54et donc moi
39:55qui suis avant tout
39:56un gérant
39:57d'actifs cotés
39:58je tiens à rappeler
39:59à ceux qui nous écoutent
40:00et qui nous regardent
40:01que l'avantage
40:02d'un fonds
40:03comme les nôtres
40:04ouverts
40:04ce qu'on peut arbitrer
40:06des fois trop tard
40:08mais en tout cas
40:08on a besoin d'arbitrer
40:09très régulièrement
40:10nos portefeuilles
40:11et qu'on n'est pas coincé
40:12avec des sociétés
40:14à des valorisations historiques
40:15qui n'arriveront plus
40:16parce que c'est ça
40:17un de-rating
40:18c'est-à-dire que
40:19la valo d'entrée
40:20elle n'existera plus
40:21parce qu'il y a eu
40:21un changement structurel
40:23d'industrie
40:23et là sur les softs
40:25c'est quand même
40:25ce qui est en train d'arriver
40:26donc il faut vraiment
40:27bien faire son boulot
40:28il y a du PI
40:30il y a de la private debt
40:31c'est vraiment un secteur
40:32qui a concentré
40:32effectivement
40:34donc je pense que
40:36notamment
40:36je vais faire un peu de pub
40:37sur les micro
40:38small cap industrielles
40:39européennes
40:40pas de problème de dollars
40:41diversification
40:43sectorielle forte
40:45beaucoup d'industrie
40:46beaucoup de cycles courts
40:47là-dessus
40:47Trump aide bien
40:48parce qu'il force
40:49les gens à réfléchir
40:50et être un peu plus
40:51souverain dans leur choix
40:53donc c'est très bon
40:55pour les small mid
40:56donc entre
40:57entre des PME
40:59en private equity
41:00et en coté
41:01là je pense qu'en coté
41:02on fera des meilleurs
41:02le côté
41:03le côté retrouve
41:04de la compétitivité
41:05on va dire
41:06face à un private equity
41:07qui est encore un peu
41:07collé
41:08oui Damien
41:08non ?
41:09oui je pense que
41:10la gestion active
41:12retrouve d'autant plus
41:13de compétitivité
41:14qu'enfin
41:15j'allais dire
41:16cette année
41:16même si on a tous
41:17ces mouvements sectoriels
41:17et ces grosses rotations
41:18on a quand même
41:20notamment aux Etats-Unis
41:21enfin une bonne part
41:23de la cote
41:23qui surperforme l'indice
41:24qui était parvée
41:24depuis trois ans
41:25c'est-à-dire qu'aujourd'hui
41:26c'est même la value
41:27qui monte aux Etats-Unis
41:29pour un marché
41:30qui n'est pas un marché
41:31de destination value
41:32non
41:33non
41:33mais effectivement
41:35cette rotation
41:37elle se déverse
41:38sur les autres secteurs
41:39sur les autres tailles de capi
41:40sur les autres pays
41:40ça bénéficie à l'Europe
41:41qui surperforme
41:43maintenant depuis quand même
41:43pas mal de mois
41:44donc ça c'est plutôt pas mal
41:46et aux Etats-Unis
41:47pour finir
41:48il y a plus de 60%
41:49des valeurs
41:50qui surperforment de l'indice
41:50alors que depuis trois ans
41:51on dépassait à peine
41:53les 30%
41:53donc pour des gens d'actifs
41:55ça veut dire quoi ?
41:55ça veut dire que
41:56quand vous avez un portefeuille
41:57qui est un peu diversifié
41:58vous pouvez battre les indices
41:59après sur le secteur de la banque
42:01moi je suis complètement d'accord
42:02le secteur de la banque
42:03c'est vrai qu'il a eu
42:03une performance
42:04qui paraît incroyable
42:06l'année dernière
42:06il fait 80%
42:07il ne vaut que
42:10on se fasse les bénéfices
42:11pendant que le marché
42:12vaut 16
42:12la pontification
42:14est un avantage
42:15si l'économie tient bien
42:17ça veut dire que
42:17les volumes
42:17normalement n'ont pas de raison
42:18non plus de mal se comporter
42:20si on rajoute par-dessus
42:21un peu de dérégulation
42:22ce qui pourra arriver
42:23pour essayer de concurrencer
42:25un peu les Américains
42:25en tout cas pas plus
42:26de régulation déjà
42:27donc la banque
42:28ça peut continuer
42:29à bien fonctionner
42:29après dans les résultats
42:31les résultats
42:32je pense qu'ils montrent
42:32une chose quand même
42:33globalement
42:33c'est que les résultats
42:34sont plutôt résistants
42:36il n'y a pas de révision
42:37à la baisse
42:38sur les indices
42:38sur les sociétés
42:40il n'y a pas beaucoup
42:40de révision à la baisse
42:41c'est des révisions en hausse
42:42mais bon
42:42donc ça c'est quand même
42:45assez rassurant
42:46pour ceux qui doutent
42:47des chiffres macro
42:48qu'on peut lire
42:48à partir du moment
42:49où les entreprises
42:50et puis sur les résultats
42:53par exemple
42:53un ADN
42:54typiquement aujourd'hui
42:55qui fait
42:55je ne sais pas combien
42:56elle est maintenant
42:57moins 15
42:57moins 17
42:58moins 17
42:58ils ratent leur chiffre
43:00d'affaires de 2%
43:01alors ok
43:01c'est un peu cher
43:02mais
43:03elle est aujourd'hui
43:04à 23 fois les résultats
43:05mais c'est des boîtes
43:05qui font 15 à 20%
43:07de croissance
43:07de résultats par an
43:08donc à moins que là aussi
43:10vous doutiez
43:10que le business model
43:11soit durable
43:12parce que
43:13l'intelligence artificielle
43:14va s'occuper des transactions
43:15à la place d'Adiène
43:16je trouve quand même
43:18qu'il y a
43:19il y a déjà
43:20des phénomènes sévères
43:21d'exagération peut-être
43:22dans cette phase de marché
43:25un mot pour finir avec vous
43:27là oui
43:27qu'est-ce qui guide
43:28la logique d'investissement
43:29là une fois qu'on s'est dit
43:30tout ça
43:30Vincent
43:31chez vous
43:31General Investments
43:33on reste plutôt
43:34pro-risque
43:35mais
43:36effectivement
43:37avec cette idée
43:38de diversification
43:40importante
43:40favoriser les marchés
43:42émergents
43:43sur les actions
43:44on n'a pas discuté
43:46aujourd'hui
43:46de crédit
43:47la question c'est
43:48est-ce que le marché
43:49du crédit
43:49peut être
43:50chatouillé
43:51ou menacé un peu
43:52par ce qui se passe
43:53aujourd'hui
43:54sur les actions
43:55et effectivement
43:56il y a des inquiétudes
43:57sur les private debt
43:59et l'exposition
43:59au software
44:00on a eu quelques accidents
44:01déjà en fin d'année dernière
44:02on n'est pas très inquiet
44:04sur le crédit
44:05le crédit liquide
44:06en particulier
44:06les taux de défaut
44:08ont plutôt tendance
44:09à baisser
44:10et puis
44:13on a toujours
44:14ce phénomène structurel
44:15qui est
44:16qu'il y a une inquiétude
44:17sur la dette des états
44:18plutôt que sur
44:19la dette des entreprises
44:21dans le concours
44:22de beauté
44:23des marchés
44:23finalement
44:24le corporate
44:25le CBO
44:26l'office budgétaire
44:29aux Etats-Unis
44:30a revu
44:31ses prévisions
44:32cette semaine
44:33ils ajoutent
44:341400 milliards
44:35de dettes
44:35aux Etats-Unis
44:36pour les 10 prochaines années
44:37ils ont maintenant
44:38des prévisions
44:38d'une dette publique
44:39qui passerait
44:40de 100% du PIB
44:41aujourd'hui
44:41à 172
44:43en 2055
44:45dans 30 ans
44:46j'ai vu
44:47jusqu'en 2035
44:48ce qui est un petit
44:48point d'étape
44:49c'est un point d'étape
44:50et je comprends
44:50d'accord
44:51donc voilà
44:52ces questions
44:53de dettes publiques
44:55persistent
44:56et il nous semble
44:56que les spreads
44:58de crédit
44:59vont rester serrés
45:00donc on continue
45:00de plutôt bien aimer
45:01le cari
45:02sur cette classe d'actifs
45:04super
45:04juste une chose
45:06je suis complètement d'accord
45:07c'est que quand on voit
45:08la quantité de liquidités
45:09qui arrive sur toutes les émissions
45:10que ce soit d'Etat
45:10ou privé
45:11que ce soit Amazon
45:13ou de la France
45:14il y a tellement de liquidités
45:15que je pense
45:16effectivement
45:17les spreads vont rester serrés
45:18merci beaucoup messieurs
45:19merci d'avoir été les invités
45:20de Planète Marché
45:21ce soir avec nous
45:22Vincent Chéni
45:22au General Investment
45:23Sébastien Lalevé
45:24Montpensière Beuvel
45:25et Damien Charlet
45:27Mandarine Gestion
45:28Le dernier quart d'heure
45:39de Smartbourg
45:40chaque soir
45:40c'est le quart d'heure
45:41thématique
45:42le thème ce soir
45:42c'est celui du crédit
45:44stratégie
45:44fixed income
45:45pour naviguer
45:46en 2026
45:47nous en parlons
45:47avec Stanislas
45:48de Baliancourt
45:49qui est le directeur
45:49adjoint des investissements
45:50de Sycomore
45:51Asset Management
45:51bonsoir Stanislas
45:53merci beaucoup
45:54d'évoquer avec nous
45:55les perspectives
45:562026
45:57pour cet univers
45:57du crédit
45:58je reviens juste
45:59quelques épisodes
46:00en arrière
46:012023-2024
46:03le crédit
46:04sort des performances
46:05exceptionnelles
46:06je crois que c'était
46:06même imbattable
46:07en termes de performance
46:08rapportée à la volatilité
46:102025 a été encore
46:12une bonne
46:12très bonne année
46:13pour le crédit
46:14donc 3 à la suite
46:15avec toujours
46:16ce phénomène
46:17de compression de spread
46:18des écarts de primes
46:19de risque
46:20qui ont atteint
46:21peut-être des niveaux
46:21historiquement bas
46:22au terme de l'année 2025
46:24la question étant
46:25comment est-ce qu'on gère
46:26dans un univers crédit
46:27en 2026
46:28qui s'est quand même
46:29considérablement renchéri
46:31depuis 3 ans
46:31c'est une très bonne question
46:33c'est vrai qu'on a passé
46:34même si on prend
46:35un peu plus de recul
46:3610 ans la décennie
46:382012-2022
46:39avec des taux
46:40extrêmement bas
46:40voire même des négatifs
46:41qui ont terminé en 2022
46:43par cette explosion
46:44à la hausse des taux
46:45et des spread
46:46de crédit
46:46ce qui fait que ça a fait
46:48une opportunité
46:48extraordinaire
46:50d'une génération
46:50comme on a dit
46:51le point d'entrée
46:52d'une génération
46:53d'une dizaine
46:54j'espère pas
46:54d'une génération
46:55d'une décennie
46:58voilà début 2023
46:59et je pense que
47:00depuis 3 ans
47:01ça a tout à fait
47:02bénéficié aux performances
47:03et d'ailleurs
47:03les investisseurs
47:04sont largement revenus
47:05dans le crédit
47:06nous on l'a vu
47:06chez Sycomore
47:07au travers soit
47:08de nos fonds historiques
47:09soit des fonds datés
47:09Syco-Hild
47:10qu'on a refait
47:11entre temps
47:11la bonne nouvelle
47:13c'est que
47:14c'était pas seulement
47:14une opportunité
47:15qui est née en 2023
47:17et qui aurait duré
47:183 ans
47:18il y a un certain
47:20nombre d'éléments
47:20qui aujourd'hui
47:21restent très porteurs
47:22très favorables
47:23au fixed income
47:24et en particulier
47:25au crédit
47:25on a à la fois
47:27de la pente
47:27dans la courbe des taux
47:28puisque les taux courts
47:29se sont fortement
47:30rétractés
47:31avec les banques centrales
47:32la BCE a coupé
47:32les taux de 4%
47:34à 2%
47:34en revanche
47:35les taux longs
47:36avec la défiance
47:37sur les obligations
47:38d'Etat
47:38et en particulier
47:39au-delà de 10 ans
47:40sont restés relativement élevés
47:41donc cette pente
47:42structurellement
47:44elle rend le marché
47:45obligataire
47:45plutôt attractive
47:47notamment pour les maturités
47:48intermédiaires
47:49ce qui permet de bénéficier
47:50à la fois du portage
47:51et d'un effet de roll down
47:52c'est-à-dire chaque année
47:53on se rapproche
47:54on se monétarise
47:55donc on a un petit effet
47:56de baisse des taux
47:57qui vient améliorer
47:58la performance
47:59donc ça structurellement
48:00c'est positif
48:01en revanche
48:02c'est vrai qu'il y a quand même
48:02l'énorme challenge
48:03notamment sur les obligations
48:05d'Etat
48:05et on voit bien
48:06qu'aujourd'hui
48:07on a des situations
48:08budgétaires
48:09qui à peu près partout
48:10dans le monde
48:11sont plutôt dégradées
48:13et qui ont fait aussi
48:14l'appétit
48:15ou le succès
48:16pour les obligations
48:16d'entreprise
48:17qui elles
48:18depuis plusieurs années
48:19ont plutôt eu
48:19un environnement économique
48:20on va dire correct
48:21qui ont eu des performances
48:23en termes de résultats
48:24micro
48:25tout à fait satisfaisants
48:26ce qui fait qu'on a eu
48:27des taux de défauts
48:28assez bas
48:28on a également
48:29mais ça c'est un peu
48:30ça regarde vers l'arrière
48:31mais si on regarde vers l'avant
48:32on a aujourd'hui
48:33un ratio d'entreprise
48:34un petit peu stressé
48:35qui est très faible
48:36en fait finalement
48:37ce qui est un indicateur
48:38des défauts futurs
48:39et donc
48:40certes on a des spreads
48:41de crédits qui se sont
48:42plutôt resserrés
48:43au cours des trois
48:44dernières années
48:45mais en fait
48:46ça a uniquement reflété
48:47cet environnement
48:48tout à fait amélioré
48:50pour les entreprises
48:51ça coïncide avec
48:52des fondamentaux
48:53réels
48:54si je puis dire
48:54et sur les aspects
48:55plus techniques
48:55une demande assez importante
48:57des investisseurs
48:58parce que
48:59on a un report
49:00un petit peu progressif
49:01un peu moins d'obligations
49:02d'état
49:02un petit peu plus
49:03d'investment grade
49:04et puis même un peu plus
49:05de crossover
49:05ou de high yield
49:06en descendant dans les notations
49:07pour venir chercher
49:08un petit peu plus de rendement
49:09le risque a changé de camp
49:10l'obligation
49:13la moins risquée
49:15parfois
49:15est perçue
49:16en mettant l'obligation
49:17de l'entreprise
49:17que l'obligation d'état
49:18le sans risque
49:20se questionne
49:21aujourd'hui
49:21ouais
49:22c'est intéressant aussi
49:24on a pu expliquer
49:26alors il faut rentrer
49:28dans la mécanique
49:28de construction
49:29des indices
49:30mais il y a une amélioration
49:32aussi de la qualité
49:33des indices crédits
49:35c'est toujours important
49:36de regarder les indices
49:37les gestions sont souvent
49:38benchmarkées
49:39même quand elles ne le sont pas
49:40on regarde quand même
49:41l'indice de comparaison
49:42en effet c'est un point
49:43qui est très intéressant
49:44les indices de crédit
49:45ils n'ont pas la même construction
49:46que les indices actions
49:46déjà pour commencer
49:48c'est les sociétés
49:49les plus endettées
49:50qui ont les poids
49:50les plus importants
49:51c'est pas forcément
49:52celle qu'on a le plus
49:53envie de détenir
49:54et donc c'est aussi
49:55pour ça qu'en fixed income
49:56ou en gestion ambiataire
49:58on va dire au sens large
49:58la gestion active
50:00enregistre encore
50:01de très bonnes performances
50:02et donc le challenge
50:04des ETF et de la gestion passive
50:06est beaucoup moins présent
50:07et les gérants actifs
50:08continuent à battre
50:10les benchmarks
50:10à présenter une vraie valeur
50:12ajoutée pour les investisseurs
50:13et on n'a pas du tout
50:15aujourd'hui vraiment
50:15la lame de fond
50:16qu'on retrouve sur la gestion action
50:17avec les gestions ETF
50:19benchmarkées low cost
50:20donc là on arrive vraiment
50:21à faire quelque chose
50:22en gestion active
50:22le deuxième point
50:24c'est que souvent
50:24la question elle est plutôt
50:26au travers des spreads de crédit
50:27on dit aujourd'hui
50:28on est plus bas
50:29que les moyennes historiques
50:30sur 10 ans
50:30ou sur 15 ans
50:31ou sur 20 ans
50:32notamment en yield
50:33donc les notations
50:34en dessous de triple B
50:35à partir de WB plus
50:36ce qui est vrai
50:37mais la seule chose
50:38c'est que si on regarde
50:39en 2009, 2010, 2011
50:40on avait uniquement
50:4240% du yield
50:44qui était WB
50:44aujourd'hui c'est 67%
50:47donc on voit bien
50:48qu'au sein de l'indice
50:49on va dire la qualité
50:50la meilleure qualité du yield
50:51la qualité moyenne
50:52intrinsèque
50:53dans ces marchés
50:54a plutôt monté
50:55et le deuxième point
50:56c'est qu'on a depuis 5 ans
50:58chaque année
50:58plus de ce qu'on appelle
51:00les rising stars
51:00c'est les entreprises
51:01qui passent de high yield
51:02à investment grade
51:03que de fallen angel
51:04dans l'autre sens
51:04donc ça montre aussi
51:06que dans un environnement
51:07économique quand même
51:09assez difficile
51:10on va dire
51:10pour les entreprises
51:11on a une certaine prudence
51:13et donc on va plutôt
51:14venir tendanciellement
51:15améliorer un petit peu
51:16les bilans
51:17et prendre un petit peu
51:18moins de risques
51:19une discipline financière
51:21qui s'est installée
51:21tout à fait
51:22de la part des directeurs
51:23financiers
51:23monde de polycrise
51:24comme on dit
51:25qu'est-ce que l'IA
51:28peut amener
51:29comme bouleversement
51:30dans ces marchés de crédit
51:31puisque l'IA devient
51:32un sujet crédit
51:33un sujet de dette
51:34pour les entreprises
51:35qui financent
51:36et qui participent
51:37à la construction de l'IA
51:38tout à fait
51:38je pense qu'il y a un point
51:39enfin c'est pas l'IA
51:40en tant que gestion
51:41le sujet
51:42le sujet
51:43c'est les énormes
51:44capex
51:44qui sont nécessités
51:45pour faire les data centers
51:47l'IA
51:47tous ces hyperscalers
51:50et ce qu'on voit
51:51aujourd'hui
51:51c'est que
51:52jusqu'en 2025
51:53jusqu'en mi-2025 environ
51:55tous ces énormes capex
51:56étaient fundés
51:57par les free cash flow
51:58générés par les entreprises
51:59depuis
52:00les besoins sont tellement importants
52:02qu'elles commencent
52:02à s'endetter
52:03comme ces entreprises
52:04très rentables
52:05et peu s'endetter
52:05elles ont globalement
52:06ces entreprises américaines
52:07des ratings élevés
52:09en revanche
52:09les montants de dette émis
52:10sont très importants
52:12aujourd'hui
52:12et on voit parfois
52:14que sur le crédit
52:14ou pour le coup
52:15quand on prête
52:16à Oracle
52:16à 7, 10 ou 15 ans
52:18c'est vraiment
52:19un investissement
52:19sur le long terme
52:20et on voit
52:20qu'il y a un traitement
52:21un petit peu différencié
52:23en fonction d'entreprise
52:23entre la partie action
52:24et la partie crédit
52:25parfois la partie crédit
52:26est plus prudente
52:27donc ça c'est un point
52:28qui est toujours intéressant
52:29à noter dans l'analyse
52:30le deuxième point
52:31c'est que quand on voit
52:32les capex annoncés
52:33et on l'a vu avec Google
52:34cette semaine
52:35et ce méga deal
52:36notamment il y a eu
52:37une tranche petite
52:38mais à 100 ans
52:40en livre sterling
52:41donc c'est toujours
52:42assez intéressant
52:43peut-être que ça donne
52:44la vue de Google
52:44à 100 ans
52:45sur la valeur de la livre
52:46Oui c'est ça
52:47à l'avenir
52:47c'est pas forcément
52:48très positif
52:50mais le point
52:51qui est intéressant
52:52c'est de dire
52:52voilà si tous
52:53réalisent peut-être
52:54la moitié des capex
52:55par financement de dette
52:56on va avoir
52:57énormément d'émissions
52:58sur le secteur
52:59certes investment grade
53:00mais ça peut techniquement
53:01amener un peu
53:02d'écartement de spread
53:03aujourd'hui c'est
53:04principalement aux Etats-Unis
53:05mais on pourra avoir
53:06des émissions
53:06de type reverse yankee
53:08c'est-à-dire en fait
53:08des entreprises américaines
53:09qui viennent sourcées
53:10en partie
53:11dans l'épargne européenne
53:13pour ces deals-là
53:14et ça pour nous
53:15c'est pas forcément
53:16un risque de marché
53:17c'est plus seulement
53:17un risque de liquidité
53:19et surtout
53:19de flux de papier
53:21très important
53:22qui amènerait
53:23à une forme
53:23d'écartement technique
53:24des spreads
53:25par une sur-offre
53:26temporelle dans le secteur
53:27et il y a un deuxième point
53:29c'est que si l'une d'entre elles
53:30mais on parle à 5 ou à 10 ans
53:32et parce qu'il y en aura
53:33on le sait très bien
53:34des accidents
53:34venaient aussi
53:36sur ces tailles d'émissions
53:37à sortir de l'investment grade
53:39pour redescendre la île
53:40là en fait
53:41on arrive sur des tailles d'émissions
53:43qui sont quasiment
53:44comme quand les souverains
53:45font leur programme d'émissions
53:47ils appellent de marché
53:48correspondant à des Etats
53:49donc il faut être
53:50je pense qu'aujourd'hui
53:51c'est pas un risque
53:52ni pour 2026
53:53ni pour 2027
53:54mais il faut faire assez attention
53:56surtout sur les tailles
53:57qui vont être mieux
53:57et donc il faut regarder ça
53:59avec beaucoup de discernement
54:00en tout cas pour l'instant
54:02la demande est là
54:02alors c'est du Google
54:03c'est une qualité incroyable
54:05et ça vaut les Etats
54:07j'ai envie de dire
54:08mais c'est vrai que
54:09le premier trimestre
54:10va être j'imagine
54:11très dynamique
54:12en matière d'émissions
54:12primaires
54:13souverains
54:14et corporels
54:15confondus
54:15janvier a été un mois
54:17très élevé
54:18parce que
54:19les spreads étaient bas
54:20la liquidité était là
54:21il n'y avait pas d'accident de marché
54:22et personne n'a envie
54:23trop d'attendre
54:24non plus
54:24pour émettre
54:25quand on a ces conditions là
54:26pour toute la partie
54:28hyperscaler
54:29et capex
54:30ça va se faire
54:32tout au long de l'année
54:32et ça va même se faire
54:33sur plusieurs années
54:34donc là il y a toujours
54:35un peu un effet calendaire
54:36en janvier
54:37où tout le monde veut
54:38placer ses deals
54:38en début d'année
54:39quand la liquidité est là
54:40mais ça va se prolonger
54:42tout au long de l'année
54:42et même dans les années à venir
54:43ouais bon
54:44stratégie si je reviens
54:45à la question de départ
54:46effectivement
54:47comment on aborde
54:482026
54:49avec quelle ligne
54:50stratégique en tête
54:51pour conduire
54:52pour conduire
54:53des fonds
54:54ou des portefeuilles
54:54de crédit
54:55alors pour nous
54:56il y a
54:56être très sélectif
54:58parce que les spreads
54:59sont quand même resserrés
55:00donc il faut faire
55:01très attention
55:02dans la sélection
55:03qu'on fait
55:04des obligations
55:04des entreprises
55:05des émetteurs
55:05qu'on choisit
55:06la deuxième chose
55:07c'est qu'avec la pente
55:08de la courbe
55:09il y a un intérêt
55:09et une pertinence
55:10à prendre un petit peu
55:11plus de duration
55:12être plutôt sur 5-7 ans
55:14que sur 3-5 ans
55:15c'est aussi pour ça
55:16qu'au bout de 3 ans
55:17enfin à peu plus de 3 ans
55:18notre fonds
55:19CicoYield
55:202026
55:21qui avait largement dépassé
55:23les rendements
55:23qu'on anticipe au départ
55:24ce qui est quand même rare
55:25dans les fonds datés
55:26on l'a mis en commun
55:27avec le fonds 2032
55:28on a obtenu
55:29cette performance
55:30aujourd'hui
55:31avec des taux courts
55:31plus bas
55:32il est quasi monétarisé
55:33avec du coup
55:34un rendement attendu
55:34pour ces derniers mois
55:35très faible
55:35et en revanche
55:36avec cette pente
55:37plus on se projette loin
55:38plus on va avoir
55:40la possibilité
55:41d'avoir des rendements
55:41attractifs sur le futur
55:42et ça pour nous
55:43donc la formule fonds datés
55:44ça reste un schéma pertinent
55:46en fait la formule fonds datés
55:47elle donne une lisibilité
55:49sur ce qu'on peut attendre
55:50c'est vrai que
55:50toute la partie
55:51des investisseurs
55:53institutionnels
55:53avec qui on travaille
55:54on va davantage travailler
55:55sur nos fonds classiques
55:56obligataires
55:57non datés
55:57puisqu'ils ont des benchmarks
55:59il y a la recherche
56:01finalement d'un investissement
56:02permanent
56:02en revanche
56:03l'avantage des fonds datés
56:04c'est la lisibilité
56:05et la clarté de la promesse
56:07et de ce qu'on peut attendre
56:08en termes de performance
56:09sur une échéance de temps
56:11qui soit visible
56:12ça va être soit 2030
56:14soit 2032
56:15donc 3-4 ans
56:15ou 5-6 ans
56:16donc quelque chose
56:17qui dans l'épargne
56:18correspond bien
56:19à ce qui est recherché
56:21pour construire des portefeuilles
56:22et vous dites là
56:23en allant chercher
56:24juste un peu de durations
56:25en plus dans l'univers
56:26credit corporate
56:27tout à fait
56:28on trouve des performances
56:30qui sont encore intéressantes
56:31sur ces horizons-là
56:32avec la plan de la courbe
56:32en rallongeant
56:33de 2 ans
56:34de 30 à 32
56:35à type de portefeuille équivalent
56:36on va gagner environ
56:370,5% de rendement en plus
56:38d'accord
56:39mais on va aussi bénéficier
56:40d'un deuxième aspect
56:41assez positif pour nous
56:42c'est le marché primaire
56:43aujourd'hui quand les entreprises viennent
56:44nous sommes en 2026
56:46c'est du 5-7 ans
56:46donc 5 ans c'est 2031
56:487 ans c'est 2033
56:49donc avec un fonds de 2032
56:51vous pouvez participer
56:51au primaire
56:52tout à fait
56:52du 2031, du 2032
56:53comme du 2033
56:54et ça pour nous
56:55c'est très attractif
56:56parce qu'aujourd'hui
56:57souvent dans ces émissions
56:59on va avoir une prime d'émission
57:00donc une obligation
57:01un peu plus attractive
57:02que celle qui existe déjà
57:03pour amener les investisseurs dessus
57:05et donc c'est aussi
57:06tout le jeu
57:07et je pense tout l'intérêt
57:07dans cette année de 2026
57:09pour ces fonds
57:10orientés sur 2032
57:12Merci beaucoup Stanislas
57:13merci beaucoup
57:14d'être venu nous éclairer
57:15sur la situation
57:16du crédit
57:18au démarrage
57:18de cette année 2026
57:19et les stratégies
57:20que vous proposez
57:21que vous mettez en oeuvre
57:22pour cet univers
57:23de fixed income
57:25comme on dit
57:25Stanislas de Baliancourt
57:26directeur adjoint
57:27des investissements
57:27de Sycomore
57:28Asset Management
57:29était l'invité
57:30de ce dernier quart d'heure
57:30de Smart Bourse
57:36Merci à mes Tipeurs
57:45Merci à mes Tipeurs
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