- il y a 11 heures
Jeudi 22 janvier 2026, retrouvez Xavier de Prévoisin (CEO, MBO+), Joachim Jan (Directeur de la gestion Actions, Mansartis), Zakaria Darouich (Responsable des Solutions Multi-Actifs, CPR AM) et Laurent Martin (Trésorier Direction administrative et financière, CIBTP France) dans SMART BOURSE, une émission présentée par Grégoire Favet.
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00:00...
00:00Bienvenue dans Smart Bourse, votre émission quotidienne sur Bismarck for Change.
00:11Pour rester à l'écoute des marchés, chaque jour vous nous suivez en direct à 17h à la télévision via vos box
00:17et vous nous retrouvez dans la foulée en rattrapage, que ce soit en replay sur bismarck.fr
00:22ou en podcast sur l'ensemble de vos plateformes préférées.
00:25Au sommaire de cette édition ce soir, après ce nouvel épisode de tempête trumpienne,
00:31le retour à un soulagement, un calme temporaire.
00:36C'est toute la question sur les marchés.
00:38En tout cas, l'heure est au soulagement effectivement depuis hier,
00:42depuis que Donald Trump a abaissé certaines de ses menaces pour le Groenland,
00:48aussi bien la menace tarifaire contre les pays européens qui ne voulaient pas le suivre dans cette affaire,
00:54que la menace d'un recours à la force excessive pour mettre la main sur le Groenland.
01:01Un accord cadre, sans plus de précision, est actuellement en négociation avec l'administration Trump,
01:07le Danemark et les autorités européennes dans leur ensemble.
01:11Sommet européen ce soir d'ailleurs pour discuter de la situation au sein des D27.
01:17Les marchés donc soulagés, on le voit sur les marchés obligataires, sur les marchés actions,
01:22avec un indice de volatilité qui retombe autour de 15 pour le marché américain.
01:28Pauline Grattel vous apportera plus de précision dans un instant sur ce calme.
01:33Après la tempête Trump à Davos, une situation qui reste particulièrement compliquée,
01:39c'est celle d'Ubisoft, la déroute d'Ubisoft n'en finit plus.
01:44Je crois que c'est un titre qui a dû diviser par deux chaque année depuis 4 ou 5 ans maintenant.
01:49Encore aujourd'hui avec une baisse de 30% sur la séance en cours
01:54et toujours autant de difficultés industrielles pour le groupe français de jeux vidéo.
02:00Pauline Grattel vous donnera là aussi plus de détails dans un instant sur ce warning massif affiché par Ubisoft aujourd'hui.
02:07Voilà pour les grands enjeux du moment sur les marchés et les situations spéciales du jour.
02:12Et puis dans le dernier quart d'heure de Smart Bourse, nous sortirons des marchés cotés
02:15comme nous le faisons régulièrement dans le dernier quart d'heure de Smart Bourse
02:18pour évoquer l'univers des actifs privés.
02:21Dans le Private Equity, nous allons nous focaliser sur le segment du Lower Mid Cap
02:25en France et en Europe avec les spécialistes de MBO Plus
02:28et c'est Xavier de Prévoisin, directeur général de MBO Plus
02:32qui sera notre invité dans ce dernier quart d'heure de Smart Bourse.
02:45Tendance mon ami, chaque soir en ouverture de Smart Bourse,
02:47Pauline Grattel est avec nous et vous apporte les infos clés du jour sur les marchés.
02:50Bonsoir Pauline.
02:51Comme à son habitude, Donald Trump souffle le chaud et le froid sur les marchés.
02:55D'abord, un rapide rappel des faits.
02:58Hier soir, après son discours à Davos, Donald Trump annonçait avoir eu une discussion
03:02avec le secrétaire général de l'OTAN.
03:05Discussion qui a débouché sur un cadre pour un futur accord autour du Groenland.
03:10Sans plus de détails, les Etats-Unis et le Danemark prévoient en effet
03:13de renégocier l'accord de défense signé en 1951 concernant le Groenland.
03:18Bon, ce qui permet au marché d'être soulagé aujourd'hui.
03:21Oui, parce que dans la foulée de ces annonces, Donald Trump a aussi renoncé à ses menaces
03:26de tarifs au 1er février.
03:28Ainsi, l'heure est au rebond pour les indices actions mondiaux.
03:30Aux Etats-Unis, les indices sont ouverts en hausse de 1% environ.
03:35En Europe, les indices se reprennent aussi.
03:37Presque tous progressent de 1% ou plus.
03:40En France, le CAC 40 évolue autour de 8200 points, en hausse de plus de 1%.
03:45Les indices asiatiques ont été également clôturés en hausse.
03:48Bon, et puis aux Etats-Unis, un peu de macroéconomie quand même au programme, Pauline.
03:53Après l'absence de chiffres pendant toute la période de shutdown,
03:56on retrouve quand même des données un peu plus fiables peut-être pour mesurer l'activité
04:01et l'inflation aux Etats-Unis avec notamment l'indice Corp.cee publié aujourd'hui.
04:06Oui, c'est la mesure d'inflation préférée de la réserve fédérale.
04:09Les indices PCE et Corp.cee ressortent tout à fait en ligne avec les attentes et stables par rapport au mois précédent.
04:17Les deux indices montrent que l'inflation progresse de 0,2% sur un mois et de 2,8% sur un an.
04:23On a aussi pris connaissance de la seconde estimation de la croissance américaine.
04:27Elle progresse de 4,4% sur le troisième trimestre, un chiffre légèrement supérieur à la première estimation.
04:33Bon, et puis les réunions de banque centrale vont revenir et reviennent assez vite dans les radars avant la Fed la semaine prochaine.
04:41C'est la banque du Norvège qui rendait aujourd'hui une décision.
04:44Oui, elle a opté pour le statu quo. Maintenant, son taux directeur à 4%.
04:47La banque de Norvège a entamé un cycle de baisse des taux en juin avec une baisse supplémentaire en septembre
04:54mais ne semble pas pressée de poursuivre.
04:56Elle anticipe toujours une ou deux baisses cette année avec comme objectif de ramener les taux à 3% en 2028.
05:02Qu'en est-il des marchés obligataires qui ont été particulièrement secoués ces deux derniers jours ?
05:08Le rendement américain à 10 ans s'établit autour de 4,25% aujourd'hui.
05:13Le rendement allemand de même échéance autour de 2,90%.
05:16Au Japon, les taux longs poursuivent leur détente avec un 10 ans autour de 2,25%.
05:21Le rendement à 20 ans cède encore 10 points de base au cours de la séance.
05:26Sur le marché des échanges, le dollar reste stable avec un euro dollar autour de 1,17%.
05:31Du côté des entreprises, avant d'évoquer la séquence de résultats, il faut parler d'Ubisoft qui connaît une nouvelle journée de déroute boursière.
05:39Oui, c'est la chute du jour en Europe.
05:41Ubisoft s'écroule, moins 30% sur la séance avec un titre au plus bas depuis 15 ans.
05:47L'éditeur français de jeux vidéo a annoncé une réorganisation massive, l'annulation du développement de six jeux,
05:53le report de la sortie de sept autres et un nouveau plan d'économie.
05:56L'impact sera lourd, jusqu'à 1 milliard d'euros de pertes opérationnelles.
06:01Deux grandes entreprises américaines aujourd'hui à l'honneur avec leur publication, celle de Procter & Gamble et J.Aerospace.
06:09Le chiffre d'affaires de Procter est inférieur aux attentes à cause de la faiblesse des dépenses aux Etats-Unis.
06:14Les prévisions de croissance pour 2026 sont toutefois maintenues.
06:17Le titre est en hausse de plus de 2%.
06:19J.Aerospace, de son côté, dépasse facilement les attentes avec un chiffre d'affaires en hausse de 20% sur un an
06:25et un bénéfice net de 2,5 milliards de dollars sur le quatrième trimestre.
06:30Le titre dévisse de 6% à l'ouverture.
06:32Et puis on retiendra aujourd'hui la hausse du titre Alibaba qui progressait de 5%.
06:36Oui, après avoir déjà gagné 4% hier, selon Bloomberg, le groupe envisagerait une introduction en bourse
06:42de sa division de fabrication de semi-conducteurs.
06:44Avant l'IPO, l'idée serait de restructurer cette activité en une unité détenue en partie par les salariés.
06:51Quel sera le programme à l'agenda demain pour les investisseurs, Pauline ?
06:54Les investisseurs arbitreront demain les résultats de Intel publiés ce soir après la clôture des marchés.
06:59Côté macro, les PMI préliminaires américains et pour la zone euro du mois de janvier sont attendus.
07:05Tendance mon ami, chaque soir en ouverture de Smart Bourse, Pauline Grattel vous apporte les infos clés du jour sur les marchés.
07:143 invités avec nous chaque soir pour décrypter les mouvements de la planète marché.
07:23Zakaria Darwish est à nos côtés le responsable des solutions multi-actifs de CPR Asset Management.
07:28Bonsoir Zakaria.
07:29Bonsoir Grégoire.
07:29Joachim Jean nous accompagne, le directeur de la gestion action de Mansartis.
07:33Bonsoir Joachim.
07:34Bonsoir Grégoire.
07:35Et Laurent Martin est également avec nous ce soir, trésorier au sein de la direction administrative et financière de CIBTP France.
07:41Bonsoir Laurent.
07:42Bonsoir Grégoire.
07:42Bon je ne résiste pas, messieurs, Laurent, à commencer par vous, si, à vous laisser commenter quand même cette nouvelle séquence trumpienne de marché.
07:52Donc le chaud et le froid, ou le froid et le chaud, je ne sais pas dans quel sens il faut regarder les choses.
07:56D'un point de vue de marché, encore quand même une journée de secousse majeure à commencer par les marchés obligataires.
08:02Alors Trump n'était peut-être pas le seul acteur qui a fait bouger les marchés obligataires mardi, on pourra parler du Japon,
08:08mais en tout cas il y a une concomitance de phénomènes qui bouscule encore beaucoup les marchés.
08:14Quand on pensait que Trump 2026 allait être peut-être plus recentré sur ces sujets intérieurs, domestiques,
08:21dans la perspective des élections de mi-mandat, avec la radicalité tarifaire ou à l'extérieur des États-Unis,
08:28est peut-être un peu passé ou derrière nous.
08:31Oui. Alors, dans sa rhétorique, le Groenland devrait être un problème de sécurité intérieure.
08:39Il est vrai.
08:41Je crois que c'est un record, puisque jusqu'à présent il y avait à peu près 15 jours entre une annonce
08:46et le moment où l'annonce était annulée.
08:51Donc là on est sur trois jours.
08:53C'est assez étonnant. Ce qui est étonnant, c'est qu'il fait marche arrière après une rencontre avec le secrétaire général de l'OTAN,
09:00qui a absolument, à ma connaissance, aucun mandat pour négocier avec Trump sur l'intégrité territoriale du Groenland.
09:10Bon, il y a plein de choses qu'on ne sait pas.
09:13Ce qu'on a lu aujourd'hui un peu sur Bloomberg, c'est que certains de ses proches conseillers lui ont dit qu'il fallait écarter l'option militaire à tout prix.
09:24On ne va pas se mettre en guerre avec ses alliés dans l'OTAN.
09:27Et qu'à partir de là, il a ouvert la porte pour une négociation et la négociation va s'ouvrir à suivre jusqu'au prochain épisode.
09:36Il finira par obtenir quand même ce qu'il veut ?
09:40Il finira par dire qu'il a obtenu ce qu'il veut.
09:45Soit une présence... Il y a une base américaine au Groenland.
09:49Il y a eu beaucoup, beaucoup plus de soldats au Groenland américain qu'aujourd'hui.
09:55Il peut renforcer tout à fait ses effectifs.
09:57D'ailleurs, il n'y a pas besoin de modifier le traité de 51 pour renforcer ses effectifs militaires, etc.
10:02Après, la question que j'aurais envie de lui poser, j'ai en face de moi, c'est
10:06« Comment, en construisant un dôme au Groenland, vous empêchez une attaque nucléaire à partir de sous-marins nucléaires russes ou chinois ? »
10:13C'est autre chose.
10:14Mais quand on écoute son discours d'hier, il a eu une rhétorie.
10:22On n'a pas l'impression qu'il ait tout analysé, tout mis en place.
10:29Ça part un peu dans tous les sens.
10:30Ça reste brouillon, ça reste un peu sans queue ni tête.
10:35Il est capable, dans la même phrase, de parler du Groenland, du Venezuela et après de Powell.
10:41Il relie beaucoup de points qui n'ont pas grand-chose à voir.
10:47Les marchés, je trouve, sont extrêmement et de plus en plus calmes par rapport aux annonces de Trump.
10:56C'est une bonne chose ou c'est une complaisance dont il faut se méfier ?
11:00Alors là, l'avenir nous le dira.
11:04Mais oui, c'est une complaisance qui, à mon avis, dont il faut se méfier.
11:08Moi, je trouve qu'il y a beaucoup d'éléments.
11:09On en parlera certainement après, aujourd'hui, dans les marchés, un peu d'incertitude.
11:13Que le marché est très complaisant dans son ensemble.
11:15que le niveau de risque, le niveau de levier est relativement important dans tous les marchés, les marchés obligataires.
11:23On a vu au DNCA, la semaine dernière, les leviers actions dans les hedge funds sont extrêmement élevés.
11:31Et d'avoir cette résilience par rapport à tout ce qui peut se passer le jour où ça ne se passe pas comme les marchés pensent que ça devrait se passer.
11:41À ce moment-là, oui, ça peut déclencher des choses un petit peu plus complexes sur les marchés obligataires, sur les marchés actions.
11:48Je pense qu'il y a une petite zone de danger, là.
11:52Oui, oui.
11:53Alors, j'aime bien, parce qu'on a tous le taco en tête, évidemment, le taco trade.
11:57Alors, hommage à ce journaliste du Financial Times, je crois, qui a revendiqué encore sur Twitter son acronyme hier,
12:03qui caractérise cette mécanique un peu tactique de Trump.
12:06Je mets la barre très haute et puis, effectivement, je retire une partie de la menace dans la foulée.
12:13Il y a un autre acronyme qui est mis en avant par un économiste américain qui s'appelle Ethan Harris,
12:17que j'aime beaucoup, qui est ou actuel ou ancien chef économiste US de Bank of America, Merrill Lynch.
12:23Il parle de Tata.
12:25Trump always tries again.
12:27C'est-à-dire que, lui, il dit le taco, attention.
12:30En fait, Trump revient toujours à la charge sur les sujets qu'il obsède.
12:35Le Groenland, il en parle depuis son premier mandat.
12:37La Fed, on voit bien que l'histoire n'est pas finie.
12:40Et même si la pression peut retomber à certains moments,
12:42on sent bien qu'il est toujours prêt à revenir à la charge,
12:45à la moindre faiblesse ou à la moindre faille, j'allais dire, dans le système ou au sein de l'institution.
12:50Donc, il y a quand même toujours ce côté Trump revient en remettre une couche.
12:54La question étant, comment on gère ça ?
12:56Quand on gère des stratégies multiactifs,
12:58tous les marchés sont concernés par ces épisodes trumpiens.
13:02Comment on gère ça un an après le retour de Trump à la Maison-Blanche, Zakaria ?
13:07Alors, vous faites très bien de souligner le fait que, finalement, depuis l'élection de Trump,
13:13c'est devenu une variable exogène qu'on ne peut plus ignorer dans une allocation d'actifs.
13:18Je m'explique.
13:19C'est qu'en gros, avec son Liberation Day, il y a eu des impacts, on va dire, spot, tout de suite,
13:25sur les marchés, comme d'ailleurs pendant le Groenland.
13:28Et il y a des impacts, on va dire, structurels à plus long terme.
13:31Les impacts spot, on se rend compte qu'aujourd'hui, comme il revient toujours,
13:35comme il y a une posture de négociation et qu'on espère toujours qu'au final,
13:39il va atterrir du moment qu'il a une porte de sortie, en récupérant quelque chose,
13:45parce que finalement, peut-être que c'est ce qu'il cherchait aujourd'hui au Groenland.
13:51Du moment qu'il a ce point de chute, finalement, l'impact sur la croissance, il est minime.
13:58Ce qu'on voit aujourd'hui, au fait, dans les marchés, c'est que globalement,
14:02en fait, on s'attend à ce que la croissance soit et se reprend à la hausse.
14:06Là, on attend les chiffres pour le quatrième trimestre aux États-Unis,
14:08certes boostés par la balance commerciale, mais autour de 5,3-5,4%,
14:15ou un ralentissement, mais qui converge vers la croissance long terme.
14:21Donc finalement, en fait, plus un sujet de croissance.
14:23On a un sujet exogène, on a une variable exogène, on peut appeler la variable Trump,
14:27qui va avoir un impact, à un moment donné, sur le sentiment des investisseurs.
14:32Probablement, comme le soulignait Laurent, exacerbé par des positions très leveragées,
14:38ce qui fait que finalement, il y a des positions de liquidation,
14:40il y a des accélérations, en fait, de mouvements de marché à un moment donné.
14:44Donc finalement, on voit cette volatilité qui explose comme ça.
14:48Oui, qui monte très rapidement, et après qui redescend très rapidement.
14:51Donc, il y a ce facteur-là.
14:53Mais finalement, d'un point de vue de l'allocation d'actifs,
14:57c'est plutôt les impacts à long terme, le sujet.
14:59Et là, le trend qu'on voit, c'est que le sujet, c'est valeur refuge.
15:03Jusqu'à présent, jusqu'à Trump, la valeur refuge, c'est le dollar,
15:07et c'est les obligations d'État-US.
15:09Aujourd'hui, ce n'est plus le cas.
15:11Pensez au Yen, ce n'est plus le cas, peut-être qu'on n'en repart.
15:15Donc, en fait, on se déporte vers l'or,
15:17on se déporte vers une diversification par rapport aux actifs américains.
15:21Et là, c'est plutôt une tendance structurelle qui est en train de s'installer.
15:24Les banques centrales, notamment les banques centrales des pays émergents,
15:26sont en train de diversifier leurs réserves de change
15:29en allant acheter plus d'or et moins de dollars.
15:33On voit qu'il y a certaines annonces anecdotiques.
15:36Il y a eu le fonds de pension danois.
15:40Il y a le fonds de l'Ontario des profs.
15:45Donc, on voit quelques petites annonces anecdotiques.
15:47Mais en fait, le plus important, c'est que dans l'allocation long terme des allocataires,
15:51on commence à se dire que le poids des États-Unis est peut-être allé un poil trop loin.
15:55Et donc, on devrait se diversifier par rapport à cette variable exogène.
15:58Parce qu'au final, on ne comprend pas ce qui se passe dans la tête
16:02de la personne la plus puissante de l'administration actuelle.
16:06Donc, on ne peut pas se permettre d'avoir ce risque-là.
16:09Et là, c'est là où la diversification prend tout son sens.
16:12Et là où ça a un impact à long terme sur l'allocation d'accès.
16:15Mais désolé, je me retourne vers vous, Laurent, puis je vous passe la parole, Joachim,
16:18puisque vous êtes notre investisseur institutionnel.
16:20De voir des assets honneurs, des fonds de pension danois ou de l'Ontario ou autre,
16:26je crois que le danois, la position du fonds de pension des enseignants au Danemark en Treasury
16:31est insignifiante.
16:32De 100 millions.
16:33Voilà, je crois que c'était le chiffre que j'ai vu aussi.
16:35Donc, c'est même microscopique.
16:37Mais de voir des acteurs institutionnels de long terme, conservateurs,
16:44commencer à se désensibiliser à ces marchés,
16:48c'est quand même, j'imagine, un signal fort.
16:50C'est insignifiant sur le plan financier,
16:51mais c'est des signaux forts.
16:53Oui, oui, c'est un signal fort.
16:55Ce qui était très intéressant, c'est le commentaire qu'il y a annoncé.
16:58Ce n'est pas pour des raisons géopolitiques.
17:00C'est parce qu'ils ont dit, de toute façon,
17:02les États-Unis ne sont plus un très bon crédit.
17:06C'est ça.
17:06Oui, oui.
17:08Et ça, oui, c'est...
17:09L'argument repose sur la qualité de la signature américaine.
17:12De la signature.
17:13Ça explique, et je pense que c'est un mouvement,
17:16donc les banques centrales, mais aussi les grands investisseurs internationaux,
17:20demain, peut-être, les grands investisseurs japonais,
17:23qui recommencent à trouver des rendements domestiques intéressants.
17:28Après, ce sont des mouvements qui prennent énormément de temps.
17:31Quand vous avez, si vous êtes un gros investisseur,
17:34vous avez 1 000 milliards de treasuries,
17:35vous dites, on veut descendre à 500 milliards.
17:37Si vous commencez à les vendre, vous allez vendre les 10 premiers milliards,
17:40mais les 490 autres, vous allez les vendre beaucoup, beaucoup moins cher.
17:43Donc, ça, c'est pas...
17:44Donc, c'est au fur et à mesure des tombés qui ne sont pas renouvelés,
17:47ou pas renouvelés complètement.
17:49C'est un changement structurel de la demande
17:51pour les obligations américaines,
17:53et notamment les obligations de long terme.
17:55Oui, ça, j'y crois assez.
17:56Il y a une partie d'acheteurs qui était un peu forcée,
17:59qui ne sont plus acheteurs, aujourd'hui, de cette partie-là.
18:02Ça, j'y crois assez.
18:04Et aujourd'hui, on retrouve,
18:06parce qu'on retrouve des alternatives,
18:07qu'on n'avait peut-être pas depuis 10 ans,
18:09c'est-à-dire, le Japon,
18:11avec le change,
18:14l'Europe,
18:16et l'Allemagne.
18:17Oui !
18:17L'Allemagne !
18:18Fournisseur officiel d'obligation, désormais !
18:20L'Allemagne !
18:21L'Union européenne !
18:23L'Union européenne,
18:24empreinte pour financer le plan Next Gen,
18:29et peut-être demain...
18:31Et la somme de ces marchés permet de compenser,
18:33quand même,
18:33l'abandon en partie de ces...
18:35Des pays émergents en dette locale,
18:37en devise locale,
18:39qui commence aussi à être relativement intéressant.
18:42Et ça permet de compenser...
18:45Vous avez 30 000 milliards de dollars
18:47de dette fédérale américaine.
18:49Si les investisseurs...
18:50Je fais un gros smile.
18:52Si les investisseurs veulent diminuer
18:54leur exposition de 10 points,
18:55ça fait 3 000 milliards.
18:57Oui, il y a de quoi...
18:58Il y a d'autres marchés pour investir
19:00sur 3 000 milliards.
19:02Sur les obligations d'entreprise également.
19:05Bien sûr.
19:05Américaines, mais pas forcément que américaines.
19:08Mais américaines aussi.
19:09Vous pouvez très bien rester investi en dollars
19:11en achetant des entreprises américaines.
19:15Vous pouvez acheter du Apple.
19:17Et on trouve là les caractéristiques
19:19d'un actif refuge ou sans risque,
19:21en termes de volatilité,
19:22en termes de...
19:24Dans la construction d'un portefeuille institutionnel,
19:26on retrouve les mêmes caractéristiques
19:27du côté d'entreprise plutôt que du côté des États.
19:31Tout à fait.
19:32Donc, oui, oui.
19:33Il peut y avoir des changements un peu structurels
19:36dans les années qui viennent,
19:37et corollaires à faiblesse du dollar.
19:39C'est ça.
19:40Oui, oui, oui.
19:40Qui pourrait...
19:41C'est plus le mouvement du couteau qui tombe
19:44de 10%, comme on l'a vu là
19:45sur les six premiers mois de 2025,
19:47mais c'est quelque chose...
19:47C'est une mécanique beaucoup plus lente,
19:49mais profonde et longue.
19:51Je crois à ça, oui.
19:53Bon, Joachim.
19:54Je ne vais pas passer la parole.
19:55Ouais, bah parlons du Japon.
19:56Allons sur le Japon.
19:58C'est très intéressant ce qui vient d'être dit,
19:59parce que je pense qu'il y a un vrai sujet
20:00auprès des grands instituts japonais
20:03qui...
20:04Vous relevez du Japon, je le dis.
20:05J'ai toujours ces retards de terrain.
20:06Vous êtes au Japon pendant deux semaines,
20:07il y a quelques semaines.
20:09Tout à fait.
20:10Mais c'est intéressant de penser à ces acteurs-là
20:14qui sont des grands détenteurs, en fait,
20:15de dettes américaines,
20:17qui ont aujourd'hui sur leur marché domestique
20:19des taux à 40 ans proches de 4%,
20:22dans une stratégie de buy and hold
20:24qui peuvent faire du sens.
20:26Alors, je suis totalement d'accord,
20:27ça ne se fera pas du jour au lendemain,
20:28mais c'est un premier signal
20:30qui peut être assez évocateur
20:32de ce sentiment et de ce shift
20:34qui pourrait se faire
20:35avec des rapatriements de flux
20:37des États-Unis
20:38vers le marché domestique japonais.
20:40En intégrant la couverture du change,
20:41je crois que les investisseurs japonais
20:44sont bien moins incités
20:45à aller acheter de l'OAT
20:47ou du T-Bonds américain
20:49que leurs propres obligations aujourd'hui.
20:52Tout à fait, et je pense que c'est un élément
20:55qui a ressurgi mardi,
20:57parce que c'est vrai qu'on a pointé du doigt
20:59la politique de Takahishi
21:01et également un peu sa politique
21:03qui n'est pas forcément financée.
21:06Mais il y a cet élément-là aussi,
21:09je pense, qui est venu apporter un signal
21:12au marché, attention à la dette américaine,
21:14à ces détenteurs-là,
21:15qui peuvent éventuellement,
21:16alors c'est vrai, sur le long terme,
21:18commencer à réduire leur exposition
21:19dans des allocations et plus revenir
21:21sur des actifs domestiques.
21:23On a quand même l'impression
21:24que sur du 20, 30, 40 ans japonais,
21:27puisque ça existe,
21:28il n'y a pas, comment dire,
21:31il n'y a pas d'acheteurs très agressifs
21:32encore aujourd'hui.
21:34Non, mais là aussi, c'est fou,
21:35vu les mouvements qu'on avait vus cette semaine.
21:38Je trouve qu'il n'y a pas eu le contexte
21:40qui a été mis en place
21:42sur ce qui s'est passé mardi.
21:43Il faut voir que ces échéances-là,
21:4630 ans, 40 ans,
21:47c'est un marché qui a été fermé
21:48pendant des années,
21:49qui étaient totalement contrôlés
21:50par la BOJ,
21:52qui commencent à se réouvrir,
21:53ça commence à redevenir
21:54un vrai marché avec de la volatilité.
21:56Il y a très peu de liquidité encore.
21:58À titre d'exemple,
21:59sur la séance de mardi,
22:00écoutez bien,
22:01sur le 10 ans,
22:01on a eu 41 milliards de dollars
22:03échangés,
22:04le 10 ans japonais.
22:05Sur le 30 ans et le 40 ans,
22:07on a eu 280 millions de dollars.
22:09Donc, automatiquement,
22:11si on a un peu plus d'acheteurs,
22:12de vendeurs que d'acheteurs,
22:14on est...
22:15Exactement.
22:16On a vu ces 30 points de base
22:17sur du 30 ans...
22:19Oui,
22:19c'est vrai que pour le Japon,
22:21c'est exceptionnel.
22:22Et puis,
22:23c'est vrai qu'il n'y avait pas d'échange.
22:24Voilà,
22:24il n'y avait pas d'échange.
22:26Il faut savoir que les échanges,
22:28historiquement,
22:29étaient très peu faits par des étrangers.
22:31Aujourd'hui,
22:32c'est 60% à peu près des étrangers
22:34qui sont sur ces échanges-là.
22:36Donc,
22:36il y a un peu plus parfois
22:37d'agressivité,
22:38de court-termisme.
22:39Donc,
22:39automatiquement,
22:40on a des tensions plus fortes
22:41à court terme.
22:42Mais je n'écarte pas
22:43ce scénario éventuellement
22:45qui est évoqué,
22:45même si ce n'est pas
22:46le scénario principal,
22:47de scénario un peu à la liste russe
22:48au Japon.
22:50Même si moi,
22:50je reste tout à fait confiant
22:51sur les actions japonaises.
22:54On voit que
22:55Madame Takashi
22:56nous a dit
22:56il y a un mois,
22:57assez fièrement,
22:59qu'elle arriverait à atteindre
23:00un excédent
23:01sur l'année.
23:04Excédent primaire.
23:04Voilà,
23:05excédent primaire.
23:05Excédent primaire.
23:06Je crois qu'elle le rate de peu.
23:08De peu,
23:09mais un mois après,
23:10le déficit primaire
23:11n'a jamais été aussi faible.
23:12On a une sortie
23:13avec des mesures
23:14qui sont annoncées
23:15sans forcément
23:15à côté du financement.
23:18Donc,
23:19je pense que c'est logique
23:20de se poser la question
23:21de sa durée de vie
23:23à la tête
23:23du gouvernement japonais,
23:25même si je pense
23:26que ça risque
23:27de bien se passer pour elle
23:28puisqu'on sait
23:29qu'aujourd'hui,
23:30l'élément central négatif
23:31au Japon,
23:32c'est l'inflation importée,
23:34le pouvoir d'achat
23:34et que sa mesure principale
23:36qui a été annoncée
23:37mardi,
23:38c'est la baisse
23:39de la TVA
23:39sur les produits alimentaires
23:40pendant deux ans.
23:41Donc,
23:41elle ne nous fait pas,
23:42alors c'était,
23:42en l'occurrence,
23:44oui,
23:44il y a le risque trust,
23:45mais c'était Theresa May.
23:46Elle ne nous fait pas
23:46une Theresa May
23:47avec les élections
23:47du 8 février.
23:48Theresa May,
23:49forte d'une popularité incroyable
23:52à un moment de son histoire
23:53dans les sondages britanniques,
23:54déclenche des élections
23:56qu'elle perd glorieusement,
23:59si je puis dire.
23:59Malheureusement,
24:00sur ce que vous dites,
24:01on est proche
24:02de cette histoire-là,
24:03mais je pense
24:05qu'on a une stabilité
24:07différente politique
24:08au Japon
24:08qui devrait voir,
24:10on verra,
24:10les élections seront
24:11le 8 février,
24:12le but c'est d'obtenir
24:13la majorité
24:14pour le parti au pouvoir
24:16pour ensuite avoir
24:16plus de mains libres
24:17dans ces mesures.
24:19Jusqu'où,
24:19alors faisons tourner la parole,
24:21mais Zakaria,
24:22jusqu'où
24:23ce trade japonais
24:24peut-il se développer ?
24:26Donc,
24:27pontification de la courbe,
24:28je rappelle,
24:29c'est la courbe
24:29la plus pentue
24:30des économies avancées
24:31aujourd'hui,
24:31le Japon,
24:33un one-way trade
24:34sur le yen
24:34qui n'arrête pas
24:35de baisser quasiment
24:36à 160 dollars yen
24:38et dans le même temps,
24:40effectivement,
24:41le Nikkei
24:42qui se porte bien,
24:43les banques,
24:43etc.
24:44Mais jusqu'où
24:45on peut développer
24:46ce Takahashi trade ?
24:47Est-ce que c'est soutenable ?
24:49Il y a le court terme
24:50et le plus moyen terme.
24:51Le très court terme,
24:53l'histoire des élections,
24:54donc c'est pour le 9 février
24:55et ce qu'il faut voir,
24:56c'est que la première ministre,
24:58elle est très populaire,
24:59sont partie beaucoup moins.
25:01Elle,
25:01c'est 70% de popularité,
25:02le PLD,
25:03c'est 35%.
25:04Voilà.
25:05Donc,
25:05cette histoire n'est pas gagnée.
25:07Et donc,
25:08mais en même temps,
25:09c'est pour ça
25:09qu'on peut comprendre
25:10qu'elle n'a rien annoncé
25:11en termes de financement.
25:13Financer une dépense,
25:14ça veut dire
25:15annoncer une mauvaise nouvelle
25:16quelque part
25:17et donc potentiellement
25:18perdre des électeurs.
25:21Donc,
25:21si on a une information
25:22sur le financement,
25:23ça viendra probablement
25:24après le 9,
25:26comme ce qu'on a vu
25:27dans plein d'autres pays.
25:29On ne va pas faire le tour.
25:30On va se compter,
25:31quoi.
25:31Ils vont se compter le 9
25:33et puis,
25:33qu'est-ce qu'on peut faire ?
25:35Mais structurellement,
25:36à plus long terme,
25:37ce qu'on est en train de vivre,
25:39vraiment,
25:39c'est une transformation structurelle
25:41du Japon.
25:42Pendant très longtemps,
25:43on a vécu avec un déficit énorme,
25:46enfin une dette sur PIB
25:47qui est très, très élevée.
25:50Pourquoi ?
25:51Parce qu'en fait,
25:51la courbe des taux
25:52est complètement anesthésiée,
25:54complètement administrée
25:55par la Banque du Japon
25:56qui a écrit
25:57le plus gros chèque de l'histoire
25:58en fixant le taux 10 ans.
26:01Donc,
26:01on pouvait très bien
26:01avoir cette vision-là.
26:05Maintenant,
26:06en fait,
26:06on est en train
26:06de changer de monde
26:07où on passe
26:08sur une politique fiscale
26:10qui se veut plus agressive
26:11et donc,
26:13qui se pose la question
26:14de son financement.
26:15Mais en fait,
26:16ce qu'on a en même temps,
26:17c'est qu'on a
26:18un potentiel de croissance
26:19qui est plus élevé,
26:21donc ça veut dire
26:22des rentrées fiscales
26:23plus élevées.
26:24On a une inflation,
26:26on a une politique
26:26qui est plutôt inflationniste
26:27et on le voit en fait
26:28sur le train de récent,
26:30l'inflation au Japon
26:30est finalement en fait
26:31plus élevée.
26:32Peut-être qu'on sort de ça.
26:34Mais du coup,
26:35ça vient aussi alléger
26:36un peu structurellement
26:36la charge de la dette.
26:37Bien sûr.
26:38Et en contrepartie,
26:39ce qui se passe
26:40sur le côté monétaire,
26:41c'est cette Banque de Japon
26:42qui sort de ce système-là
26:43en normalisant sa politique.
26:45Et donc,
26:45ce qu'on va attendre
26:46de la Banque du Japon,
26:47c'est plutôt
26:48avoir des contre-mesures
26:49plutôt restrictives
26:51qui viendraient plutôt
26:53monter les taux courts
26:55et pour contrebalancer
26:56l'effet inflationniste.
26:58Donc en fait,
26:58on revient quelque part
26:59sur un fonctionnement
27:00d'une économie
27:00plus orthodoxe
27:02ou plus normale.
27:02C'est compliqué
27:05et c'est pour ça
27:06qu'on voit ces mouvements-là,
27:07l'amplitude,
27:08la volatilité
27:09parce que,
27:10en fait,
27:11moi je suis un investisseur
27:11obligataire,
27:12non,
27:12je ne vais pas acheter
27:13du 40 ans japonais.
27:14Oui,
27:15il y a une belle prime
27:16de terme
27:16mais je ne sais pas
27:17ce que j'achète,
27:17je ne sais pas
27:18quelle situation fiscale
27:20j'achète demain.
27:22Ça,
27:22c'est le premier sujet
27:23et se pose aussi
27:24la question
27:24que la Banque du Japon,
27:26malheureusement,
27:27elle a beaucoup perdu
27:28en crédibilité
27:28à plusieurs reprises.
27:29Oui,
27:29on va normaliser,
27:30on va normaliser,
27:31il n'y a rien
27:31qui est normalisé
27:32et ça peut,
27:33quelque part,
27:34expliquer ce côté,
27:36aussi expliquer
27:36ce mouvement
27:37sur la vie.
27:39Takashi va plus vite
27:40sur l'agressivité budgétaire
27:41que la boge
27:43qui est plus conservatrice
27:46et voilà,
27:47elle sait,
27:48elle est consciente
27:50en fait de l'enjeu
27:51et du coup,
27:52il y a une certaine
27:53de latence
27:54dans la fonction de réaction.
27:56Joachim,
27:56vous restez constructif
27:58sur les actions japonaises.
27:59Exactement,
27:59le dernier change,
28:01ça reste encore
28:02un bon marché
28:02de 2026.
28:03Exactement,
28:03le dernier élément
28:04que je peux apporter
28:04à la thèse
28:05un peu action japonaise
28:06suite au retour
28:08un peu d'expérience
28:09sur le terrain,
28:10la rencontre
28:10avec les entreprises,
28:12il y a un vrai changement
28:14dans le management japonais,
28:16dans l'allocation du capital.
28:17C'est clair,
28:18c'est évident,
28:19les sociétés japonaises
28:21ont accumulé
28:21énormément de cash,
28:22on le répète,
28:23pendant des années
28:23et aujourd'hui,
28:25elles sont prêtes
28:25à faire ce qui est nécessaire
28:26pour investir
28:27dans la croissance,
28:28pour faire du retour
28:29aux actionnaires
28:29et ça aujourd'hui,
28:30à mon sens,
28:31lorsqu'on investit
28:32sur les actions japonaises,
28:34c'est l'élément principal
28:35de la thèse
28:36sur les actions japonaises.
28:37Au-delà des deux thématiques
28:39aussi qui émergent
28:39qui sont l'IA,
28:40on en reparlera peut-être après,
28:42et également le secteur financier
28:43qui profite
28:44de la normalisation
28:45monétaire japonaise,
28:46mais l'efficience
28:49dans l'allocation du capital
28:50est encore pour longtemps
28:52une thèse importante.
28:54C'est-à-dire que quand on regarde
28:55le REE au Japon
28:56par rapport aux autres
28:57grandes économies développées,
28:59on est largement en retard
29:00et il y a tout
29:00qui est mis en place
29:01pour attraper ça.
29:02On en a discuté avec vous
29:03mais il y a maintenant
29:04une paire d'années,
29:04Joachim,
29:05c'était quoi ?
29:06L'opérateur boursier japonais
29:08qui faisait le tour
29:09des entreprises
29:11en leur disant
29:11il faut des REE
29:13à ce niveau-là,
29:14il faut une meilleure allocation
29:14du capital,
29:15etc.
29:16Il y a eu un push
29:17institutionnel
29:18pour faire bouger
29:19les entreprises.
29:19Exactement,
29:203-4 ans
29:21et puis ça s'accélère
29:23d'année en année
29:23et en plus de ça
29:24ce qui nous aide
29:25c'est l'activisme
29:26qui vient un peu
29:27forcer les choses.
29:29Donc il y a tout
29:30pour moi à mon sens
29:31qui est aligné
29:31au niveau microéconomique
29:32pour que ça fonctionne
29:33bien au Japon.
29:33Bon, sur l'histoire japonaise
29:35cette idée de la reflation japonaise
29:37vous y croyez un peu
29:38beaucoup Laurent
29:39et encore une fois
29:40sur les différentes facettes
29:44du Takahashi Trade
29:44est-ce qu'il y a un potentiel
29:45de déstabilisation
29:46aussi à un moment
29:47pour les marchés globaux ?
29:48Un Yen qui ne fait que baisser
29:50une volatilité
29:52toujours très forte
29:53sur ces marchés
29:54obligataires japonais
29:55avec on le sait quand même
29:55des positions là aussi
29:57qui se sont empilées
29:57pendant des années.
29:58Il y a un potentiel
30:01de déstabilisation
30:02très fort.
30:03Il y a quelque chose
30:04que à mon avis
30:06le marché se trompe
30:08dans son analyse
30:09alors peut-être pas
30:09jusqu'aux élections
30:10mais après les élections
30:12on pense que tout ça
30:12est positif pour le Yen.
30:15C'est ça.
30:16Pas négatif pour le Yen.
30:17Vous ne seriez pas
30:18short Yen aujourd'hui ?
30:19Ah non.
30:20Non.
30:20Si je devais prendre un pari
30:22ce serait plutôt
30:22un long Yen.
30:24On voit les taux
30:25japonais monter
30:26et la devise baisser.
30:27C'est un schéma
30:28en tout cas dans les économies
30:29développées
30:29qu'on n'a pas l'habitude
30:30de voir.
30:31Surtout si on a une reflation
30:32et une banque du Japon
30:33qui commence à normaliser
30:35sa politique honnête.
30:36L'ingrédient qui manque
30:36c'est la banque du Japon ?
30:38Probablement.
30:39Avec un écart de taux
30:41entre les Etats-Unis
30:42et le Japon
30:46qui se réduit.
30:47Je n'ai pas regardé
30:48très récemment
30:48quand j'ai regardé
30:49l'année dernière
30:50le GEPIF
30:52donc le grand fonds de pension
30:54retraite japonais
30:55à 55%
30:58de ses actifs
30:59qui sont placés
30:59à l'étranger.
31:01Et dans ces 55%
31:03ce qui est assez intéressant
31:04parce qu'ils publient
31:05l'intégralité
31:06de leur portefeuille obligataire
31:07par exemple.
31:09Ils publient l'intégralité
31:10de leur position.
31:11Vous pouvez y aller.
31:11Vous pouvez le télécharger
31:12sur Excel
31:13c'est très intéressant.
31:15Mais 55%
31:16c'est un fonds
31:17qui fait 1200-1300 milliards
31:18de dollars.
31:21Et il suffit
31:21de pas grand chose
31:22finalement.
31:23C'est pas...
31:25Un bouillème
31:25de ces 55%
31:26qui reviendrait
31:27sur des actifs
31:28en Japon
31:29en Yen.
31:2910%
31:30ça vous fait
31:30tout de suite
31:3150-60 milliards
31:32avec un impact
31:33direct sur la devise.
31:34Et donc
31:35un renforcement
31:36du Yen.
31:38Donc c'est la partie
31:39du trade
31:39qu'aujourd'hui
31:39je ne comprends pas
31:40à part l'incertitude
31:42par rapport aux élections.
31:44Mais vraiment
31:45de la politique fiscale
31:46mais c'est...
31:47Le risque de renversement
31:49de la tendance
31:50sur le Yen
31:50Joachim
31:51comment vous l'évaluez ?
31:53Sachant que le Yen
31:53se replante
31:54pendant plusieurs mois
31:55là-dessus
31:56donc j'ai toujours
31:57eu ce scénario-là
31:58d'il y a un an
31:59un an et demi
31:59et la vérité
32:02fait dire l'inverse.
32:03Quand ça frotte
32:04le Yen
32:04c'est pas un ou deux pips
32:05c'est vite
32:06plusieurs figures
32:07Oui c'est ça
32:09le faiseur de veuves
32:11C'est vrai qu'on a eu
32:13cet écart
32:15en août 2024
32:16où avec les débouclements
32:17de carry trade
32:18ça a été violent
32:19mais c'est vrai
32:20qu'on continue
32:20de voir beaucoup
32:21d'investisseurs
32:21et stratégistes
32:22mettre en avant
32:23ce côté parfois
32:24structurel
32:25plutôt faible du Yen
32:27par rapport
32:28à l'économie japonaise
32:29mais bon
32:30on voit que ça évolue
32:31donc sans doute
32:32ça pourra
32:32inverser la tendance
32:34puisqu'aujourd'hui
32:34tout est aligné
32:36quasiment
32:36mis à part
32:37certains éléments monétaires
32:38pour que le Yen
32:39s'apprécie un peu plus
32:40Tour de table
32:42un peu sur la stratégie
32:43de marché
32:43pour démarrer
32:46cette année 2026
32:46avec les éléments
32:47qu'on a pu décrire
32:48on a beaucoup parlé
32:48de géopolitique
32:49le sujet japonais
32:51bien sûr
32:52il y a le thème de l'IA
32:53qui reste bien sûr
32:54l'éléphant dans la pièce
32:55avec la question
32:56de savoir comment
32:56se positionner
32:57par rapport à ce thème
32:58qui s'élargit
32:59au-delà des seuls
33:00hyperscalers
33:01et fournisseurs
33:02de pelles et de pioches
33:03mais la question
33:04comment on se positionne
33:06et comment on gère
33:06des stratégies
33:07multiactifs
33:08dans des marchés
33:09où tout est relativement
33:11cher aujourd'hui
33:12sur le crédit
33:13sur les actions
33:14alors tout est relativement
33:15cher
33:16oui
33:17mais en fait
33:17pour beaucoup
33:18de segments de marché
33:19on trouve que c'est
33:21justifié
33:22c'est justifié
33:22soit par des potentiels
33:23de croissance
33:24qui sont
33:24plus élevés
33:26soit par des
33:27organes qui augmentent
33:29mais on imagine
33:30que ça pourrait être mieux
33:30encore
33:31non je pense que
33:32je pense que
33:33le potentiel de hausse
33:35est peut-être
33:36plus faible
33:37je pense par exemple
33:38au marché du crédit
33:39on a une qualité de crédit
33:40qui est meilleure
33:41on a peu de crainte
33:43sur la croissance
33:44et on a de la marge
33:45d'assouplissement monétaire
33:47si besoin
33:48donc
33:49ces éléments-là
33:50font dire
33:50bon alors
33:51pour des logiques
33:52de rendement
33:53bah si
33:54c'est intéressant
33:55d'y aller
33:55on va pas avoir
33:56une compression de spread
33:57même si on a vu
33:58des choses qui
33:58parfois le marché
34:00déchit l'entendement
34:01parfois
34:01voilà
34:02où le marché
34:03est très très généreux
34:04mais là
34:05on voit aussi
34:06il y a ce déséquilibre
34:07entre l'offre
34:07et la demande
34:08en fait
34:09il y a beaucoup
34:11d'investisseurs
34:12qui sont
34:12on appelle
34:13cash riche
34:13il y a beaucoup
34:14de liquidités
34:15dans le système
34:15et en fait
34:16il y a beaucoup
34:18de liquidités
34:19en face
34:19de peu d'émissions
34:20ce qui fait que
34:21sur le marché
34:22primaire
34:22du crédit
34:23ça se passe
34:24très très bien
34:25sur l'allocation
34:27action
34:28ce qui est intéressant
34:29ce que je soulignais
34:30tout à l'heure
34:30c'est plutôt
34:31cette tendance
34:33en termes
34:34de dédollarisation
34:35et donc en fait
34:36un intérêt
34:37d'aller diversifier
34:38sur les marchés émergents
34:39vous parlez de la tech
34:42la tech aujourd'hui
34:43on voit que ce n'est plus
34:44le monopole des Etats-Unis
34:45il y a la Chine
34:46dans la course
34:47à l'excellence
34:50si je peux appeler ça
34:51ou à gagner
34:52la pole position
34:53et à l'adoption aussi
34:54c'est à dire que
34:55peut-être que c'est la prochaine étape
34:56aussi du thème
34:57IA
34:57quelles sont les entreprises
34:59qui adoptent l'IA
35:00avec succès
35:01j'entends
35:02j'ai l'impression
35:02que l'adoption
35:04la profondeur
35:04la vitesse d'adoption
35:05est beaucoup plus rapide
35:06en Chine
35:07que dans d'autres pays
35:08oui
35:09mais en fait
35:10la Chine
35:11c'est particulier
35:12parce qu'il y a une dynamique
35:13de croissance intérieure
35:15qui n'est pas bonne
35:16aujourd'hui
35:17on ne parle pas
35:19du sujet de l'immobilier
35:20qui dure depuis des années
35:21peut-être qu'ils se décideront
35:23un jour à le régler
35:23mais en gros
35:24en fait
35:24on voit que
35:25les moteurs de la croissance interne
35:27que ce soit
35:27la consommation
35:29ou l'investissement
35:30c'est plutôt faiblard
35:32le gros sujet
35:33c'est le sujet
35:35de la tech
35:36il y a le commerce extérieur
35:37qui dope la croissance
35:38mais
35:38je ne sais pas si on peut dire
35:40artificiellement
35:41dope la croissance
35:41mais en tout cas
35:42il n'y a que la partie
35:43commerce extérieur
35:43qui fonctionne
35:44donc on n'a pas envie
35:45d'être exposé partout
35:46en Chine
35:47mais plutôt sur ce segment là
35:48après il y a des économies émergentes
35:50Amérique latine
35:51qui vont très bien
35:53sur lesquelles les taux d'intérêt
35:54sont très élevés
35:55ils ont fait très bien
35:56leurs devoirs
35:57donc il y a
35:57il y a une situation
35:59qui est plutôt saine
36:00il y a toujours
36:00l'élément politique
36:01des élections au Brésil
36:02qui arrivent
36:03donc il y a toujours
36:05il y a toujours
36:05des facteurs de risque
36:06donc il faut doser
36:07par rapport à cela
36:08mais quelque part
36:09en fait
36:10ce n'est pas
36:12la même image
36:13partout
36:13et du coup
36:14c'est plus une question
36:14d'allocation
36:15géographique
36:16ou sectorielle
36:17que vraiment
36:18de jauge de risque
36:19au global
36:20aujourd'hui
36:21effectivement
36:21il n'y a pas de sujet
36:22sur la croissance
36:23donc on a envie
36:23d'être plutôt
36:24j'espère
36:25on est plutôt long
36:26sur les actifs risqués
36:27mais la jauge
36:28n'est pas à 10 sur 10
36:29compte tenu des valorisations
36:31sur plusieurs segments
36:32de marché
36:32je comprends
36:33parlons aussi
36:34des actions émergentes
36:35en l'occurrence
36:35ça me désole
36:37qu'on n'évoque pas
36:38les actions européennes
36:39mais bon
36:40on va passer à l'aise
36:41c'est pour entrer
36:42dans le temps
36:43j'ai une heure d'émission
36:45tous les jours
36:46et je vous assure
36:47qu'on en parle
36:47on en parle aussi
36:48mais quand on peut
36:49parler d'autre chose
36:50quand vous posez
36:52la question
36:52de l'IA pas cher
36:53vous voulez de l'IA pas cher
36:54il fallait être en Corée
36:56ou à Taïwan
36:56qui sont des marchés
36:58qui ont extrêmement
36:58bien progressé
36:59puisqu'en fait
37:00on a des vrais rôles
37:02majeurs dans l'IA
37:03et on se paye
37:04toujours
37:04on se paye pas cher
37:05même après 75%
37:07de croissance
37:08en Corée
37:08sur le marché coréen
37:09et même
37:10quand on voit
37:11aujourd'hui
37:11TSMC
37:12après le parcours
37:14incroyable
37:14qu'a connu TSMC
37:15on est sur des valorisations
37:16qui sont tout à fait raisonnables
37:17après sur la Chine
37:19je rejoins tout à fait
37:20ce qui a été dit par Zakaria
37:21aujourd'hui la Chine
37:23a une volonté
37:24exceptionnelle
37:25de développer
37:26son industrie technologique
37:29et de rattraper
37:30les Etats-Unis
37:31voire de les dépasser
37:32sur certaines sous-industries
37:34comme la robotique
37:34sur l'IA
37:35les semi-conducteurs
37:36on voit qu'il y a
37:37des percées technologiques
37:38incroyables en Chine
37:39et le but de la Chine
37:40c'est à la fois
37:41de développer ça
37:42en interne
37:43mais de l'exporter
37:45aussi dans les pays du Sud
37:46pour avoir une souveraineté
37:48chinoise
37:49qui s'étend aussi
37:50en Asie du Sud-Est
37:51au LATAM
37:51en Afrique
37:52donc à mon sens
37:53c'est la bonne stratégie
37:54aujourd'hui
37:55et après
37:56on a le reste
37:57de l'Asie
37:57donc l'ASEAN
37:58l'Inde
37:59qui sont des marchés
38:00très intéressants
38:01en source de diversification
38:03qui sont très loin
38:04du tumulte international
38:06au niveau géopolitique
38:07qui ont des économies
38:08très tournées
38:09sur la demande domestique
38:10et qui sont plutôt
38:12dans une phase
38:13porteuse
38:14avec un dollar faible
38:16et une Fed
38:17plutôt
38:17qui est
38:18aujourd'hui
38:19avec des taux
38:20plutôt vers le bas
38:21donc
38:21pour moi
38:23à mon sens
38:23la zone asiatique
38:24est aujourd'hui
38:25et encore pour 2026
38:26une zone très intéressante
38:27et c'est une zone
38:28qui est encore
38:28alors c'est toujours
38:29difficile à estimer
38:30mais qui est encore
38:31selon vous
38:31sous-pondérée
38:32stratégiquement
38:33par les grands investisseurs
38:35allocataires
38:35ceux qui font les flux
38:36j'ai envie de dire
38:37totalement
38:38ce qu'on voit
38:39sur la Chine
38:40on parlait
38:41de marché ininvestissable
38:42il y a encore
38:43même pas
38:43un an et demi
38:44deux ans
38:44donc autant dire
38:45que le niveau
38:45de pessimisme
38:46a atteint
38:47un niveau
38:48on est loin
38:49quasiment
38:49de revenir au neutre
38:50et puis là
38:51on commence
38:51à revoir
38:52des flux
38:52aussi
38:52vers les émergents
38:53asiatiques
38:53depuis deux mois
38:55à peu près
38:55revenir sur la zone
38:56je suis complètement
38:59aligné sur le discours
39:00il y a une petite
39:00différence
39:02sur l'Inde
39:03on est plutôt
39:04très sous-pondéré
39:06compte tenu
39:07en fait
39:08il y a eu un chemin
39:09les actions indiens
39:10ont été très chers
39:11mi-2024
39:11il y a le sujet
39:16de la devise
39:17qui baisse
39:19très fortement
39:20il y a le sujet
39:20l'Inde
39:21je vous rappelle
39:22c'est le pays
39:22avec le taux de barrière
39:24de monsieur Trump
39:25qui est le plus élevé
39:26il y a la dépendance
39:27par rapport au pétrole russe
39:29il y a beaucoup
39:29de facteurs structurels
39:31et il y a finalement
39:32cette déception
39:32en fait
39:33on a toujours pensé
39:34que l'Inde
39:35c'est le substitut
39:36de la Chine
39:37et en fait
39:38il y a quand même
39:39une déception
39:40par rapport à ça
39:40avec plusieurs secteurs
39:43économiques
39:44qui vont être
39:44fortement disruptés
39:45par l'IA
39:46voilà
39:46donc c'est l'ensemble
39:48de ces facteurs-là
39:50qui nous font aujourd'hui
39:51être beaucoup plus prudents
39:53spécifiquement sur l'Inde
39:54bon
39:55Laurent
39:55stratégie
39:57vue d'allocation
39:58là pour 2026
39:59comment on essaye
40:00de construire
40:01un portefeuille
40:02équilibré
40:03résilient
40:03pour traverser
40:04et tirer
40:05les opportunités
40:06du marché
40:072026
40:07c'est au-delà
40:08parce qu'on investit
40:11enfin
40:11bien sûr
40:12en 10 ans
40:13construit un portefeuille
40:14euh
40:14non
40:15la date d'opération
40:19sera passée
40:19non
40:23aujourd'hui
40:23je suis d'accord
40:25avec Zacharia
40:25le crédit
40:27reste intéressant
40:28dans une optique
40:29de rendement
40:29parce qu'on a aussi
40:31des taux souverains
40:31alors moi
40:32j'ai investi
40:33plus en zone euro
40:34massivement en zone euro
40:36parce qu'on a des taux souverains
40:37qui restent intéressants
40:38on a
40:39un 2 ans allemand
40:42qui est à
40:422,20
40:43la pente
40:442 ans
40:465 ans
40:46ne me semble pas
40:47extrêmement intéressante
40:48on a aujourd'hui
40:4930 points de base
40:50pourquoi elle ne semble pas
40:51très intéressante
40:52c'est parce que
40:52je pense que
40:53cette année
40:54quittons notre prisme
40:56négatif français
40:57et tournons-nous
40:58vers l'Europe
40:59on risque
41:00on devrait avoir
41:01plutôt des bonnes surprises
41:02sur la croissance européenne
41:04on a un chômage
41:06en Europe
41:06qui est tombé
41:07à 6,3
41:08on a des salaires
41:11qui devraient
41:12recommencer
41:13à ne plus baisser
41:15voire réaccélérer
41:16aussi en rattrapage
41:18des pertes
41:19de pouvoir d'achat
41:19qu'on a eues
41:20et je n'exclus pas
41:23que d'ici
41:24la fin de l'année
41:24on commence
41:25à évoquer
41:26de possibles
41:26hausses de taux
41:27de la BCE
41:27fin 2026
41:29début 2026
41:30donc méfiance
41:31sur cette partie
41:322 ans 5
41:32donc 2 ans
41:33donc portefeuille
41:35cœur
41:36crédit
41:372 ans
41:37je garde
41:39de la liquidité
41:40pour pouvoir
41:41rallonger
41:42si effectivement
41:43on commence
41:44à entendre
41:45des possibles
41:46hausses de taux
41:47ce qui va
41:47pontifier la courbe
41:48tout simplement
41:49assez vite
41:50sur les actions
41:52j'ai une poche action
41:53aujourd'hui
41:53c'est à peu près
41:545% de mon portefeuille
41:55c'est pas énorme
41:56c'est même
41:58plutôt mime
41:59plutôt des stratégies
42:01stock picking
42:03qu'indice
42:04small cap
42:05je pense
42:06small mid cap
42:07dans ces marchés là
42:08qui sont un peu
42:08en transition
42:09un début de l'année
42:10très fort
42:11pour les small cap
42:11bah oui
42:12malheureusement
42:13j'ai pas eu le temps
42:14j'ai pas eu le temps
42:14de me retourner
42:15c'était un peu
42:16malheureusement
42:17c'est pour ça
42:18on est content
42:19que ce segment
42:20se réveille
42:20tout à fait
42:22et donc oui
42:24parce que
42:24pour terminer
42:25sur le crédit
42:26effectivement
42:26je vais maintenir
42:28aujourd'hui
42:28une sensibilité
42:29crédit et taux
42:30sur mon portefeuille
42:30obligataire
42:31à peu près
42:31à 2,2,2 et demi
42:33ce qui
42:34moitié
42:36ou on va dire
42:372 tiers high yield
42:381 tiers
42:39investment grade
42:40va nous donner
42:41du cadre de portage
42:42à peu près
42:42donc en termes
42:44de rendement
42:45couple rendement risque
42:46c'est intéressant
42:47une poche diversifiée
42:49performance absolue
42:50que j'ai
42:50quelques petites pépites
42:52dans le portefeuille
42:53et la semaine dernière
42:54j'ai renforcé
42:55en assurance
42:57sur une petite assurance
43:00un très bon fonds
43:02inflation
43:02qui joue sur les points
43:04morts d'inflation
43:052 tiers aux Etats-Unis
43:061 tiers en Europe
43:07parce que
43:07dans ce cadre là
43:09où on pourrait avoir
43:10des bonnes nouvelles
43:10sur la croissance
43:11en Europe
43:12aussi aux Etats-Unis
43:13parce que Trump
43:14va faire des chèques
43:14pour gagner les élections
43:16une réaccélération
43:17pour les perdre
43:18un peu moins que les autres
43:18peut-être
43:19avec un taux de chômage
43:23qui est à 4-3
43:23plus de création d'emplois
43:25mais le chômage
43:26qu'il faut couvrir
43:27le risque d'une inflation
43:28qui redéborderait
43:29un peu de ce qu'on imagine
43:30je pense
43:30c'est une assurance
43:31pas très chère
43:33parce que
43:34effectivement
43:35comme c'est couvert
43:36du taux fixe
43:37si ça marche pas
43:38ça fera 0
43:38ou moins 1
43:39ou moins 2%
43:40si ça marche bien
43:41ça peut effectivement
43:41couvrir une partie
43:43ça ne couvre pas
43:44tout le portefeuille
43:44on ne peut pas prendre
43:46bien sûr
43:46on ne peut pas
43:46mettre des montants
43:48très importants
43:49là-dessus
43:49mais c'est
43:51voilà
43:52ça me semble être
43:53un petit risque
43:53pour 2026
43:54qu'on ait un rebond
43:56alors
43:57la bonne nouvelle
43:58le rebond de la croissance
43:59mais corollaire
44:01l'inflation
44:02est en fonction
44:03de la croissance
44:03et les marchés
44:05qui recommencent
44:06à anticiper
44:06non pas des baisses de taux
44:07mais plutôt
44:08des hausses de taux
44:09et des courbes
44:10qui se quantifient
44:10on a déjà commencé
44:11cette conversation
44:12est déjà ouverte
44:13dans les marchés
44:15et notamment
44:16du point de vue
44:17de la banque centrale
44:17européenne
44:18mais d'autres
44:18l'Australie
44:19je crois
44:20l'Australie
44:22sera peut-être
44:22la bonne candidate
44:23pour un prochain
44:25mouvement
44:25deux petites hausses
44:28déjà pressées
44:28anticipées
44:29avec des taux de chômage
44:31vous trouviez
44:32qu'on n'a pas assez parlé
44:33de l'Europe
44:33il nous reste 30 secondes
44:34ah non
44:34je veux bien un mot
44:37le cas d'investissement
44:38des actions européennes
44:40il est assez consensuel
44:41aujourd'hui
44:41quand on voit
44:42c'est tout ce qui est lié
44:43voilà
44:44aux valeurs de défense
44:45à l'énergie
44:46il y a un petit peu
44:48d'attente
44:48on sent
44:49qui revient sur le luxe
44:50même si on est très dépendant
44:52de la consommation chinoise
44:53qui peine à voir le jour
44:55voilà
44:56je pense qu'en ce début d'année
44:58on est sur quelque chose
45:00qui continue
45:00par rapport à ce qu'on a vu
45:01en 2005
45:02en termes de thème
45:03bon
45:04et on verra
45:04le luxe LVMH
45:06publie la semaine prochaine
45:06si ce n'est pas de bêtises
45:07donc donnera le coup d'envoi
45:09on a eu Burberry
45:09et Burberry
45:11qui n'était pas mal
45:11et on suivra donc LVMH
45:14et le retour des banques centrales
45:15la semaine prochaine
45:16aussi avec la Fed
45:16merci à vous trois messieurs
45:18merci d'avoir été les invités
45:19de Planète Marché ce soir
45:19Joachim Jean
45:20Mansartis
45:21Zacharia Darwish
45:22CPR Asset Management
45:23et Laurent Martin
45:24CI BTP France
45:25le dernier quart d'heure
45:37de Smartbourse
45:37chaque soir
45:38c'est le quart d'heure thématique
45:39le thème ce soir
45:40comme souvent
45:41dans ce dernier quart d'heure
45:42c'est celui de l'univers
45:43des actifs privés
45:44des actifs non cotés
45:45et nous allons nous focaliser
45:47sur un segment
45:48du private equity
45:48le lower mid cap
45:50en France
45:50en Europe
45:51avec les spécialistes
45:52de MBO Plus
45:53et son directeur général
45:54Xavier de Prévoisin
45:55qui est à mes côtés
45:56en plateau
45:56bonsoir Xavier
45:57merci beaucoup
45:58MBO Plus
46:00va approcher
46:01et marquer l'an prochain
46:02je crois son quart de siècle
46:03d'existence
46:04c'est ça
46:04Xavier
46:05le temps passe vite
46:06mais 25 ans
46:07dans cette industrie
46:07c'est déjà un beau
46:08track record
46:09qu'est-ce qui vous caractérise
46:11chez MBO Plus
46:11dans cette industrie
46:13du private equity
46:13effectivement MBO a été créé
46:15en 2002
46:15avec l'idée
46:17d'offrir à des investisseurs
46:18institutionnels
46:19une capacité de déploiement
46:20un accès
46:20à l'univers
46:21qui est notre spécialité
46:23c'est-à-dire l'investissement
46:23en capital
46:24dans les PME
46:25et TI françaises
46:26alors dans notre jargon
46:28du private equity
46:28c'est le lower mid cap
46:30voilà le lower mid cap
46:31globalement des entreprises
46:32qui font entre 15 et 150 millions d'euros
46:35de chiffre d'affaires
46:36et dans cet univers
46:40on a déployé trois stratégies
46:43et donc on offre à nos investisseurs
46:44une capacité d'investir
46:45sur trois thématiques différentes
46:47une première thématique
46:48notre thématique historique
46:49MBO buyout
46:50ce sont des opérations majoritaires
46:51dans lesquelles
46:52on trouve des opportunités
46:55d'accompagner des managers
46:56à un moment
46:57il y a un point d'inflexion
46:58dans la vie de l'entreprise
46:58donc là on est
46:59majoritaire
47:01impactant
47:02on a construit une équipe
47:03d'efficacité opérationnelle
47:04alignée avec le management
47:05MBO c'est le management buyout
47:07exactement
47:07c'est l'association du management
47:09toujours le management au centre
47:11c'est très important
47:12même dans la culture
47:13nous MBO d'investisseurs
47:14et là on va chercher
47:15de l'upside maximum
47:15on va chercher de la création
47:16de valeur stratégique
47:17on a un deuxième fonds
47:18qui dans ce même univers
47:19PME, TI
47:20accompagne les entrepreneurs
47:22sur des thématiques
47:23un peu différentes
47:24c'est un entrepreneur
47:24qui a le contrôle
47:25mais qui a besoin de capital
47:26mais qui veut se reluer
47:27qui est très acheteur
47:27de son projet
47:28de son entreprise
47:29et donc on va intervenir
47:31là en minoritaire
47:32avec des instruments
47:33plutôt obligataires
47:34et donc ce qu'on offre
47:35à l'entrepreneur
47:36c'est une relution
47:37ce qu'on offre
47:37à nos investisseurs
47:38c'est finalement
47:38un très haut rendement
47:39une volatilité faible
47:40une très forte protection
47:41du capital
47:42enfin on a un troisième fonds
47:44MBO buy and build
47:46qui est un fonds
47:48alors avec un portefeuille
47:49très concentré
47:49sur deux plateformes
47:50de consolidation
47:52de marché
47:53augmentée au niveau européen
47:54donc 300 millions
47:56200 millions
47:57240 millions d'euros
47:58voilà MBO
47:59dans cet univers
48:00du lower middle
48:00bon bah parlons
48:01de cet univers
48:02du lower middle
48:02cap
48:02en France
48:03qu'est-ce qu'il représente
48:04qu'est-ce qui le caractérise
48:07et dans un monde
48:08du private equity
48:09on le raconte régulièrement
48:10ici
48:10et vous le savez mieux
48:11que personne
48:12évidemment
48:13Xavier
48:13qui souffre
48:14qui a souffert
48:15choc des taux
48:16on l'a beaucoup raconté
48:17avec un cycle
48:18de rotation du capital
48:19qui est quand même
48:20grippé ici et là
48:22qu'est-ce qui caractérise
48:23ce segment du lower middle
48:24et pourquoi est-ce qu'il est
48:25protégé un peu
48:26de ce marasme général
48:28de l'industrie
48:29qui est la vôtre
48:30je pense que
48:3522-23
48:36forte hausse des taux
48:37c'est la fin d'un cycle
48:38on a un cycle
48:39de 10 ans de baisse des taux
48:40ce qui a eu
48:41un marché extrêmement fort
48:42on repart avec d'autres paramètres
48:43non mais bien sûr
48:44j'ai pas dit que c'est
48:44pour toute l'industrie
48:45pour toute l'industrie
48:46du private equity
48:46mais à l'intérieur
48:47de cette industrie
48:48effectivement
48:48le lower middle cap
48:49a beaucoup moins souffert
48:50pour trois raisons principales
48:53la première raison
48:54c'est un marché
48:56extrêmement profond
48:56la structure de l'économie
48:57française
48:57fait que
48:59vous avez
49:00nous MBO
49:02on voit entre 250
49:02et 300 opérations
49:03par an
49:04dans cet univers
49:04donc vous avez toujours
49:05une bonne capacité
49:06en fait à sélectionner
49:08des bonnes opérations
49:08et à
49:09et à construire
49:11un portefeuille
49:11équilibré
49:13et performant
49:14et ces opérations
49:16elles sont très souvent
49:17déclenchées
49:18dans un point
49:19ce qu'on appelle
49:19dites primaires
49:19c'est-à-dire
49:20des carve-out
49:20des transmissions
49:22une équipe de management
49:23qui rachète à des fondateurs
49:24et ces facteurs
49:26de déclenchement
49:26d'une opération
49:27sont finalement
49:28assez décorrélés
49:29de la fluidité
49:31du cycle
49:31voilà
49:32c'est un moment
49:32un mouvement stratégique
49:33d'un groupe
49:33il doit vendre une filiale
49:34le fondateur
49:35qui arrête
49:36il doit céder son entreprise
49:38et donc il y a
49:39une très grande stabilité
49:40de ce marché
49:41nous c'est 250-300 opérations
49:43que l'on voit tous les ans
49:44chaque année quoi
49:44tous les ans
49:45voilà
49:46c'est le premier élément
49:46important
49:47le deuxième
49:48c'est qu'on est
49:49sur des opérations
49:50donc souvent primaires
49:51où il y a
49:52un vrai gisement
49:53on va dire
49:53de chemin de création de valeur
49:54parce que finalement
49:55notre métier
49:55c'est
49:56évidemment d'investir
49:57dans des entreprises
49:58d'accompagner des entrepreneurs
49:58et ça c'est vraiment
49:59ce qui nous caractérise nous
50:00c'est l'entrepreneur
50:00qui est au centre
50:01toujours
50:01dans tous nos fonds
50:02d'ailleurs
50:02et toutes nos opérations
50:04et finalement
50:05on cherche à accompagner
50:06les meilleurs projets
50:08les meilleurs dirigeants
50:09dans un chemin
50:09de création de valeur
50:10et c'est ça qu'on cherche
50:11et dans cet univers
50:12qui est très profond
50:13il y a des pépites
50:15des pépites
50:15dans l'économie française
50:17et ce qui est important
50:19c'est de pouvoir y avoir accès
50:20et ces pépites
50:20donc elles permettent
50:21à le segment du lourd
50:22mid-cap
50:22d'avoir toujours
50:23surperformé
50:24les segments du mid
50:25ou du large
50:26je parle marché
50:27c'est France investe
50:28mais on a toujours
50:292-3 points de performance
50:30de théorie de plus
50:31parce qu'on a cette capacité
50:32à trouver des pépites
50:34et enfin
50:35et je crois que c'est aujourd'hui
50:36le facteur le plus
50:37le plus important
50:38dans la résilience
50:39du lower mid-cap
50:40c'est un segment
50:40où il y a toujours
50:41de la liquidité
50:42dans notre univers
50:43du premier prix
50:44c'est très bien
50:45d'investir
50:45c'est très bien
50:46de créer de la valeur
50:47mais ce qui est très important
50:48c'est qu'à un moment
50:49il faut le matérialiser
50:50renvoyer la valeur créée
50:52à nos investisseurs
50:53et c'est là où
50:54le lower mid-cap
50:55depuis 2-3 ans
50:55se démarque
50:56c'est que le marché
50:57est en profond
50:58on crée de la valeur stratégique
51:00en fait
51:00vous pouvez rendre
51:01plus facilement
51:02de la liquidité
51:02si j'illustre avec
51:03humblement avec MBO
51:05voilà
51:06depuis
51:06on s'est créé en 2002
51:07à partir de 2005
51:083 ans après
51:09tous les ans
51:10on a toujours rendu
51:11toujours encore
51:12ce qui n'est pas du tout
51:13et ça je pense
51:14que l'univers du lower mid-cap
51:15ce qui n'est pas du tout
51:16le cas
51:16en mid-heure
51:17c'est là où
51:18oui je parlais de marasme
51:19effectivement
51:20mais j'intégrais cette idée là
51:21cette incapacité
51:23ou cette difficulté
51:24à rendre
51:24depuis quelques années maintenant
51:26de la liquidité
51:27aux investisseurs
51:29absolument
51:29et pour les raisons
51:30nous on a
51:31une multitude
51:32d'acheteurs possibles
51:34si je prends encore
51:35l'exemple de MBO
51:3650% de nos sorties
51:37c'est auprès d'acheteurs industriels
51:38des gens qui
51:39voient une valeur stratégique
51:41qui a été créée
51:41on a transformé une entreprise
51:42elle n'avait pas de valeur
51:43qu'on ait rentré
51:44parce que par définition
51:45puisque c'est un fond
51:46qui fait l'acquisition
51:46on la crée
51:47vous créez un univers d'acheteurs
51:48et on a aussi
51:50un univers possible
51:50dans l'univers du mi-cap
51:53ou du large cap
51:53il y a quand même des fonds
51:54qui ont du capital à déployer
51:55et donc on a toujours des options
51:56financières ou industrielles
51:58mais il y a toujours une option
51:59toujours des options
52:00et évidemment
52:00après c'est un peu banal
52:01mais comme vous êtes
52:02sur des entreprises
52:02de taille plutôt petite
52:03c'est beaucoup plus
52:04facilement absorbable
52:05par un univers d'acheteurs large
52:07bien sûr
52:07très très gros
52:08vous avez peu d'acheteurs
52:09voilà donc ces trois caractéristiques
52:10et surtout la liquidité
52:13aujourd'hui
52:13c'est ce qui est le plus valorant
52:14par les LP
52:15et on l'a bien démontré
52:17comment vous exploitez
52:19ce segment
52:20du sourcing
52:22des dossiers
52:23vous dites 200 à 300 deals
52:24donc c'est des équipes
52:25sur le terrain
52:26ça veut dire que vous passez
52:26quand même une bonne partie
52:28de votre temps
52:29à j'imagine déjà
52:30à naviguer un peu en France
52:31il faut rencontrer les gens
52:32à regarder les dossiers
52:33etc
52:33donc l'accès au sourcing
52:35au meilleur sourcing
52:36ça ça m'intéresse
52:36et puis sur la durée de vie
52:38d'un investissement
52:38que vous portez pendant
52:39plusieurs années
52:40évidemment
52:41comment se déroule
52:41le processus de création de valeur
52:43j'ai toujours entendu
52:44le TRI se fait à l'achat
52:45j'imagine quand même
52:46qu'une partie de la création
52:47de valeur se fait aussi
52:48tout au long de la durée de vie
52:49de l'investissement
52:50je pense effectivement
52:52la barrière à l'entrée
52:53de ce marché
52:54c'est accéder
52:55aux opportunités
52:56et d'avoir une capacité
52:58à rencontrer les entrepreneurs
52:59à engager une relation
53:00avec un entrepreneur
53:01un entrepreneur de PME
53:02vous avez une manière
53:03de travailler avec lui
53:04d'engager la relation avec lui
53:05de construire un pacte stratégique
53:07avec lui
53:07qui est spécifique
53:08qui est particulière
53:08on n'est pas dans le monde
53:09des grands groupes cotés
53:11c'est pas naturel pour lui
53:13de voir un fond
53:14MBO ou autre
53:15venir frapper à sa part
53:16on est souvent le premier fond
53:17donc il y a toujours
53:18une appréhension
53:19de la vie avec un fond
53:22et je pense que
53:24effectivement
53:25comme vous le mentionnez
53:25la première qualité
53:27c'est d'avoir construit
53:28une organisation
53:28alors nous en plus
53:29on le fait depuis 25 ans
53:30on est vraiment
53:31très imprégné
53:33on a une grosse empreinte
53:34pour rencontrer
53:37ces entrepreneurs
53:38on va beaucoup
53:40voir les entrepreneurs
53:41là où ils sont
53:42et surtout
53:45au-delà de les rencontrer
53:46c'est de
53:48gagner leur confiance
53:49et de leur dire
53:50de leur expliquer pourquoi
53:51alors ce ne sera pas le cas
53:52dans tous les thèses
53:53toutes les situations
53:54mais souvent
53:55on est le bon actionnaire
53:55pourquoi nous
53:56dans cette situation
53:57on est le bon actionnaire
53:58pour vous
53:58pour votre entreprise
54:00pour votre projet
54:00pour le cycle qui s'ouvre
54:01donc ça c'est une organisation
54:03que vous mettez en place
54:04donc c'est effectivement
54:05une approche
54:07à la fois réactive
54:08proactive
54:08voilà
54:09on est très à l'aise
54:11dans ces univers
54:12où
54:12voilà on rentre
54:14par la fenêtre
54:15par la porte
54:15par la cheminée
54:16par secteur
54:18par géographie
54:19par capillarité
54:21on a fait 150
54:22on a fait 150
54:24quand on a fait 150
54:26c'est-à-dire qu'on en a vu
54:261500
54:27où on a vraiment été
54:28même très loin
54:29dans les analyses
54:29et on a eu
54:31accès à 5000 dossiers
54:32donc c'est vraiment
54:34un réseau
54:35qu'on a cultivé
54:36bon c'est ce qui fait
54:36aujourd'hui
54:37la barrière à l'entrée
54:38donc nous on en bénéficie
54:39parce qu'on est un acteur historique
54:40je pense que le deuxième
54:41le deuxième
54:42comme je dis
54:43le deuxième axe
54:43c'est savoir sélectionner
54:45et là aussi
54:46alors ça c'est
54:47peut-être l'évolution
54:48qu'il y a eu
54:49dans notre univers
54:50du lower mid cap
54:51c'est qu'on est
54:52nous
54:53dans notre histoire
54:54passé d'une stratégie
54:55qui il y a 20 ans
54:55était assez généraliste
54:56à aussi aujourd'hui
54:57une stratégie
54:57qui est beaucoup plus précise
54:58par thèse d'investissement
54:59d'où les trois fonds
55:01j'ai rentré dans un projet
55:03typiquement de spin-off
55:05ou de carve-out
55:06où vous avez
55:07un repositionnement stratégique
55:08à opérer
55:08et où vous devez
55:10avec une équipe de management
55:11très alignée avec elle
55:12vous avez piloté
55:13un projet de transformation stratégique
55:14c'est assez différent
55:15d'engager une relation
55:17avec un dirigeant
55:17qui a le contrôle
55:18et qui a besoin de capital
55:19mais de relution
55:20donc en fait
55:21on s'est spécialisé par thèse
55:22c'est ça
55:22il y a un niveau d'expertise
55:24il a fallu monter en charge
55:25sur l'expertise
55:26absolument
55:26sur l'expertise
55:27et on a spécialisé nos fonds
55:29par thèse d'investissement
55:29il y a encore
55:30de la consolidation
55:30au niveau pan-européen
55:32c'est-à-dire l'organisation
55:33qu'on va mettre en place
55:33le niveau de suivi
55:35le niveau de pilotage
55:36n'est pas le même
55:37que dans une opération
55:38minoritaire obligataire
55:38ou dans une opération primaire
55:40buy-out classique
55:41donc voilà
55:42on a nos trois fonds
55:43par thèse
55:43notre conviction
55:44investisseur
55:45qui nous semblent
55:47parfaitement répondre
55:48à la fois
55:48et nous on a toujours
55:49deux facettes
55:49c'est
55:50j'offre à mes investisseurs
55:52un couple risque-rendement
55:53différent
55:53parce qu'on n'a pas
55:54la même taille de portefeu
55:55la même valeur
55:55et j'offre à l'entrepreneur
55:57une réponse
55:58à un besoin spécifique
55:59bien sûr
55:59un objectif qu'il vise
56:00exactement
56:00sur la création de valeur
56:03création de valeur
56:03création de valeur
56:05là aussi
56:06je veux dire
56:07le marché
56:07a beaucoup changé
56:08il est évidemment
56:10beaucoup plus mature
56:11qu'à ses glorieux
56:12débuts
56:13à la fin des années 90
56:14le moment pionnier
56:16les mots pionniers
56:16etc
56:17où on avait des leviers
56:18effectivement
56:18je pense qu'à cette époque
56:19où le principal levier
56:20de création de valeur
56:21était ce que vous mentionnez
56:22le levier
56:22non c'était le levier
56:24mais c'était surtout
56:24l'achat
56:25c'est-à-dire qu'on est sur
56:26un marché peu hard
56:27où vous aviez accès
56:29à des opérations
56:30peu concurrentielles
56:31des prix d'entrée
56:32qui étaient assez faibles
56:32et la baisse des taux
56:33a aidé tout le monde
56:34puisque le coût du capital
56:36a baissé
56:36mais c'était des paramètres
56:37financiers purs
56:38qui faisaient la crête
56:39beaucoup plus financiers
56:40aujourd'hui
56:41je pense qu'on revient
56:44aux fondamentaux
56:44du métier d'investisseur
56:46puisque le marché est mature
56:49les gens sont bien conseillés
56:52on a nous des accès
56:53très privilégiés
56:54mais même avec un accès
56:55privilégié
56:56vous achetez des entreprises
56:57à leur prix
56:58très souvent
56:58je pense qu'il ne faut pas
57:00se raconter d'histoire
57:01et en fait
57:02on est dans un univers
57:03lower mid cap
57:04où la création de valeur
57:05elle revient très peu du levier
57:05pourquoi ?
57:06parce qu'on est dans
57:07des univers PME, TI
57:08les niveaux de levier
57:09dans notre segment
57:09sont assez mesurés
57:11ce qu'aiment nos investisseurs
57:12parce que du coup
57:12le niveau de risque
57:13est plus faible
57:13et donc ça contribue
57:15assez peu
57:15contrairement au large cap
57:16le levier contribue
57:17ce qui contribue beaucoup
57:18c'est l'amélioration
57:19de la performance
57:20de l'entreprise
57:20et son repositionnement
57:22stratégique
57:22qui se traduit
57:23par le multiple de sorties
57:24le multiple de valorisation
57:25donc c'est vraiment
57:26les deux sujets
57:28sur lesquels
57:28on va concentrer
57:29beaucoup notre analyse
57:30au début du deal
57:32pour les sélectionner
57:32et surtout
57:33l'accompagnement derrière
57:33c'est-à-dire
57:34comment est-ce que
57:35j'améliore la performance
57:36de l'entreprise
57:37et améliorer sa performance
57:38c'est améliorer sa croissance
57:41donc c'est pas souvent
57:41par de l'internationalisation
57:43c'est améliorer sa rentabilité
57:45donc ça c'est
57:45de l'efficacité opérationnelle
57:46c'est aussi améliorer
57:47son empreinte ESG
57:48c'est assez fondamental
57:49c'est-à-dire améliorer
57:50sa gestion RH
57:51sa capacité recrutée
57:53des talents
57:53à baisser son churn
57:55voilà
57:55on en parle moins
57:57mais ça reste
57:58une source
57:59de création de valeur
58:00c'est absolument
58:02je pense qu'on a eu
58:03parfois
58:03on a défié un peu
58:04ça a été parfois
58:05un peu trop mis en avant
58:06mais attention
58:07je pense qu'en tant que citoyen
58:09on pense que c'est des sujets
58:10importants quand même
58:10l'environnement
58:12l'empreinte environnementale
58:13et sociale
58:13mais surtout
58:14moi en tant qu'investisseur
58:17je suis absolument convaincu
58:17que
58:18l'amélioration de la performance
58:20de l'entreprise
58:20sur ces thèmes-là
58:20en fait améliore in fine
58:22sa performance financière
58:23l'extra financier
58:24a un impact sur le financier
58:25et améliore surtout
58:26sa liquidité
58:27c'est-à-dire qu'une entreprise
58:28qui ignore ses sujets
58:30prend un risque
58:31d'être illiquide
58:32parce qu'en fait
58:33vous n'avez plus d'acheteurs
58:34les actifs échoués
58:35exactement
58:35c'est donc
58:37c'est un vrai risque
58:37on s'arrêtera là
58:38pour cette fois
58:39Xavier
58:39mais vous reviendrez
58:40nous parler
58:40avec grand plaisir
58:41de ce processus
58:42de création de valeur
58:42dans ce marché
58:44des PME
58:44et des ETI françaises
58:45je vais le dire comme ça
58:46Xavier Deprévoisin
58:47directeur général de MBO Plus
58:48qui était avec nous
58:49l'invité de ce dernier
58:50quart d'heure
58:50de Smart Bourse
58:51Sous-titrage Société Radio-Canada
58:57Sous-titrage Société Radio-Canada
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