- il y a 2 jours
Ce lundi 19 janvier, Florian Ielpo, responsable de la macroéconomie chez Lombard Odier IM, Alexandre Baradez, chef analyste chez IG, Guillaume Law-Yee, analyste financier chez Optigestion, Erick Muller, responsable des stratégies obligataires corporate chez Muzinich & Co, Hervé Amourda, économiste chez Pro BTP Finance et membre du comité stratégique de BSI Economics, et Inès Barahhou, Advisory and Quantitative Solutions chez Kepler Cheuvreux, étaient les invités dans l'émission Good Morning Market, présentée par Étienne Bracq, sur BFM Business. Retrouvez l'émission du lundi au vendredi et réécoutez la en podcast.
Catégorie
📺
TVTranscription
00:00BFM Business présente
00:03Good Morning Market
00:05Bonjour Etienne Braque. Bonjour à tous.
00:09Vous nous accompagnez pendant une heure dans votre émission
00:11aux manettes de Good Morning Market.
00:13Le suivi, le rythme
00:15des marchés, l'actualité financière
00:17tous les jours à partir de 9h.
00:20Celui qui va faire la puille au beau temps
00:21cette semaine encore une fois, sans surprise,
00:23il porte une cravate rouge, il s'appelle Donald Trump.
00:25Donald Trump qui devrait
00:26faire tonguer un petit peu les marchés dans quelques minutes
00:29puisqu'en préouverture, vous avez des indices
00:31européens qui lâchaient plus de 1%,
00:32près de 2% même pour l'indice parisien
00:35avec des nouveaux droits
00:37de douane potentiels à partir du 1er
00:39février, voire même à partir du mois de
00:41juin, s'ils n'arrivent pas à avoir le Groenland.
00:438 pays de l'OTAN sont ciblés
00:45dont la France. Donc forcément,
00:47on le verra dans un instant, le secteur du luxe,
00:49les secteurs exportateurs
00:50seront pénalisés à l'ouverture.
00:53Est-ce que ces droits de douane seront mis en place ou non ?
00:55Personne n'a la réponse, mais en tout cas, une chose est sûre,
00:57ça ramène de l'incertitude une nouvelle fois.
00:59Pour les entreprises, un moment test,
01:01puisque ça y est, petit à petit,
01:03le bal des résultats trimestriels commence
01:05à s'enclencher. Et on l'a vu la semaine
01:07dernière avec les résultats de Richemont,
01:09c'était plutôt mal arbitré, au point même
01:11que le secteur du luxe, la semaine dernière,
01:13a lâché entre 6 et 9%.
01:15Du côté des taux, ça se stabilise ce matin.
01:173,5%. Si vous cherchez
01:19des mouvements, encore une fois, il faut
01:21se pencher sur l'once d'or
01:23qui tutoie désormais les 4 700 dollars.
01:25Ça va très très vite.
01:26Plus 1,6% ce matin pour cette once,
01:29à 4 670 dollars, quand l'once
01:31d'argent gagne plus de 5%.
01:33On est sur un nouveau record historique pour l'argent
01:35au-delà des 93 dollars.
01:36Grâce à Donald Trump, finalement.
01:38Il fait la pluie, il fait le beau temps aussi.
01:40Grâce ou à cause.
01:42Un mot sur la Chine, parce qu'on a
01:44quand même ce chiffre. 5% de croissance en 2025,
01:47c'était l'objectif de Pékin. Visiblement,
01:48il est atteint.
01:49Et on en reparlera dans un instant avec les équipes de Lombard
01:51au DIAIM. 5% de croissance, oui,
01:53mais une croissance qui ralentit au
01:55quatrième trimestre. Vous aviez eu
01:574,5% de croissance en Chine,
01:59c'est-à-dire la croissance trimestrielle
02:01la plus faible en l'espace de 3 ans.
02:03La faute, une nouvelle fois, bien sûr, au secteur
02:05immobilier. Rendez-vous compte, l'an passé,
02:07vous avez des investissements dans le secteur immobilier
02:09qui se sont effondrés de plus de
02:1117%. Des prix de l'immobilier,
02:13bien sûr, qui continuent de baisser en Chine.
02:15Et forcément, un consommateur qui fait quoi ?
02:17Qui épargne, qui ne consomme pas.
02:19Et ça, forcément, c'est une mauvaise nouvelle
02:21pour tout un pan de la côte.
02:22Allez, on a entendu la cloche.
02:23Qu'est-ce que ça donne à l'ouverture ?
02:24Du rouge comme attendu,
02:25moins 1,6% pour le CAC 40
02:27qui redescend sous les 8200 points.
02:308128 points ce matin à l'ouverture.
02:32Du côté de l'Eurostox 50,
02:33vous avez une baisse de 1,2%.
02:35Le DAX à Francfort, de son côté,
02:37cède également un peu plus d'1%.
02:39Le secteur du luxe, donc,
02:40lanterne rouge ce matin,
02:41comme la semaine dernière.
02:42LVMH est de loin la plus forte baisse.
02:44Moins 3,7% sous les 600 euros.
02:47587 euros pour la valeur.
02:48D'autant plus que Morgan Stanley
02:50a dégradé son opinion sur la valeur.
02:52Donc, ça pèse également, bien sûr,
02:54sur LVMH à l'ouverture.
02:56Autre secteur exportateur, bien sûr,
02:57le secteur automobile.
02:59Stellantis est la deuxième plus forte baisse.
03:01Moins 3,5%.
03:02Stellantis qui est désormais
03:05sous les 14 euros.
03:08Renault, de son côté,
03:09perd également un peu plus de 2,3%.
03:108,08 euros.
03:11Voilà, pour ce titre, Stellantis
03:13qui règne de son côté
03:14perd un peu plus de 2,7%.
03:16Les valeurs défensives,
03:17dans ce contexte, bien sûr,
03:18sont recherchées.
03:19On parlait de l'once d'or,
03:20mais vous avez certaines sociétés
03:21qui sont un petit peu immunisées
03:23à ces taxes douanières.
03:24C'est bien sûr le cas de Euronext
03:25qui gagne 0,4% à 122 euros.
03:28Thalès, plus 2,3%.
03:30Bien sûr, dans ce contexte très incertain,
03:32ça profite bien sûr
03:33aux valeurs liées à la défense.
03:34267 euros quand hors CAC 40,
03:37Exei Technologies ou encore
03:38Dassault Aviation gagne également
03:40plus de 2% ce matin.
03:42Et donc le CAC 40 qui est dans le rouge
03:43qui ouvre sur un repli de 1,6%.
03:46Sixième baisse consécutive quand même
03:48pour la bourse de Paris
03:49à 8 127 points.
03:51Allez, quel est le menu
03:52de Good Morning Market ?
03:52Dans un instant, bien sûr,
03:53on va revenir sur ses potentielles
03:55taxes douanières
03:56avec Florian Yelpo
03:57qui nous attend depuis
03:57l'ombardodier IM.
03:59Alexandre Baradez également
04:00sera avec nous
04:00pour se pencher
04:01sur l'agenda de la semaine
04:02qui sera une nouvelle fois
04:03très chargée.
04:04Prise de parole de Donald Trump
04:05depuis la Suisse,
04:08depuis Davos
04:08où il sera présent mercredi.
04:10Les résultats d'entreprise
04:11également à suivre cette semaine.
04:13En portefeuille,
04:14vous l'avez vu la semaine passée,
04:15TSMC a brillé.
04:16Est-ce qu'il faut encore
04:17accompagner le mouvement
04:18sur les semi-conducteurs ?
04:20Réponse donc dans la première partie
04:21de cette émission.
04:22Etienne Braque avec vous,
04:23vous accompagne jusqu'à 10h.
04:25Bonne émission, bonne journée.
04:269h06, c'est parti.
04:35C'est Good Morning Market.
04:36Nous sommes ensemble
04:37jusqu'à 10h.
04:38Et puis ensuite, bien sûr,
04:39vous retrouverez les experts.
04:40La tendance à la bourse de Paris
04:41du rouge,
04:42donc moins 1,7%
04:43pour le CAC 40
04:44qui sous-performe
04:44très clairement
04:45par rapport à ses confrères.
04:47Le titre LVMH,
04:49c'est de 3,7%.
04:50C'est ce qui explique,
04:51bien sûr,
04:51la nette sous-performance
04:52du CAC 40
04:53par rapport aux autres indices
04:55en Europe.
04:56Le secteur automobile
04:57également est très largement
04:58pénalisé par l'annonce
04:59des droits de douane
05:00de Donald Trump.
05:01Vous avez Renault,
05:01Stellantis
05:02ou encore Orca 40,
05:03des titres comme Forvia
05:04qui perdent plus de 3%
05:05ce matin à l'ouverture.
05:07A l'inverse,
05:07les valeurs défensives
05:08profitent de ce contexte
05:10à l'image notamment
05:10du secteur de la défense
05:12qui brille une nouvelle fois
05:13ce matin.
05:15Et pour nous éclairer
05:17ce matin,
05:18c'est Florian Yelpo
05:18qui nous accompagne
05:19depuis Lombard-Rodier-IEM.
05:21Bonjour Florian,
05:22merci de nous accompagner
05:23ce matin.
05:24Dans un instant,
05:25on va se pencher un petit peu
05:26sur l'agenda de la semaine
05:27qui est assez chargé
05:29avec notamment des PMI
05:30qui seront publiés
05:31aux Etats-Unis.
05:32Ça sera vendredi.
05:33Donald Trump
05:33qui prendra la parole
05:34en milieu de semaine
05:35depuis Davos.
05:37Mais juste quand même
05:37pour comprendre un petit peu
05:39les tenants et les aboutissants
05:40de ces annonces
05:40sur les droits de douane.
05:42Quelle est votre lecture
05:43chez Lombard-Rodier-IEM
05:44par rapport donc au fait
05:45que Donald Trump dit
05:46c'est simple,
05:46si je n'ai pas le Groenland,
05:47ça sera 10% de droits de douane
05:49à partir du mois de février
05:51et puis de potentiels droits de douane
05:52à nouveau
05:53à partir du mois de juin.
05:55On parle de 25%
05:56à partir du 1er juin.
05:59Absolument.
05:59Bonjour Eken,
06:00bonjour à tous.
06:01Effectivement,
06:01le début d'année,
06:03le bruit géopolitique persiste.
06:05La façon qu'on a de lire
06:09cette situation est très simple.
06:10Il y a un effet de court terme
06:13et un effet de plus long terme.
06:14L'effet de court terme,
06:15on le connaît,
06:16on est déjà passé par 2025,
06:18c'est-à-dire qu'on a déjà connu
06:19ces vagues d'annonces
06:20de droits de douane
06:21et on en connaît l'effet
06:22à court terme
06:23sur les marchés financiers.
06:25On sait aussi depuis 2025
06:26que ces droits de douane
06:27ne sont pas nécessairement
06:29créateurs d'une récession,
06:31je pense que ça c'est assez clair,
06:33ni d'une vague d'inflation.
06:35En plus,
06:35ces droits de douane-là
06:36s'appliquent à huit pays
06:37de l'Union européenne,
06:39donc ils sont très spécifiques
06:40et même si on parle
06:41de mesures de réponse
06:44de la part de l'Europe,
06:45pour l'instant,
06:46on n'en est pas encore là.
06:48Donc, le premier point,
06:49ça consiste à dire
06:49qu'il y a une montée de stress
06:50dans les marchés,
06:51on le lit dans l'or,
06:52on le lit dans la baisse
06:53des indices actions,
06:55en tout cas dans la baisse
06:55des futures sur les actions
06:56comme vous le mentionniez,
06:59mais regardez l'euro,
07:01l'euro se porte plutôt bien
07:02en ce début de journée,
07:03c'est-à-dire qu'il ne faut pas
07:04oublier qu'à la base,
07:05ces droits de douane
07:06font quand même du mal
07:07à l'économie américaine
07:08globalement.
07:10Maintenant,
07:10à plus long terme,
07:11il faut bien garder en tête
07:12que c'est une thématique
07:14qui s'égrène
07:15au fil des annonces.
07:17On parle aujourd'hui
07:18d'une régionalisation
07:20et cette régionalisation,
07:21elle est en marche
07:22et on la lit
07:23depuis le début 2025
07:24jusqu'à aujourd'hui
07:25dans les différentes nouvelles
07:26géopolitiques
07:27auxquelles on est confrontés.
07:28Donc,
07:29cette thématique-là,
07:30elle est importante
07:31parce qu'elle va avoir
07:32une incidence structurelle
07:33sur les marchés financiers,
07:34mais les marchés financiers
07:35sont très bons
07:36à donner un prix
07:37au court terme
07:38et beaucoup moins bons
07:39à donner un prix
07:40au plus long terme.
07:41Au plus long terme,
07:42bien sûr,
07:42qui est très incertain
07:43parce qu'il y a pas mal
07:44de facteurs
07:44qui rentrent en compte,
07:45dont notamment peut-être
07:46la Chine qui a annoncé
07:48cette nuit 5% de croissance.
07:505%,
07:50c'était son objectif.
07:52Bon,
07:53si on zoome
07:54un petit peu
07:54sur certains éléments,
07:56on voit quand même
07:57que cette croissance
07:58en Chine,
07:58elle est assez contrastée.
08:00Vous avez peut-être
08:01vu la semaine dernière,
08:02bien sûr,
08:02Florian,
08:03cet excédent commercial
08:04énorme de la Chine,
08:05plus de 1 000 milliards
08:06de dollars.
08:07Donc là,
08:08du côté du commerce,
08:08ça tient malgré
08:09la guerre commerciale
08:10avec les États-Unis.
08:11Par contre,
08:12le problème,
08:12c'est encore et toujours
08:13les problèmes immobiliers.
08:15Absolument.
08:17Il y a deux points positifs
08:19en Chine
08:20et un point négatif.
08:21Le point négatif,
08:22il est séculaire,
08:23c'est un point structurel,
08:24c'est-à-dire aujourd'hui,
08:26il y a un excédent.
08:27Le parc immobilier chinois
08:27est excédentaire
08:29et ça met du temps
08:30à se purger
08:31et en plus,
08:32on sort d'une forme
08:33de bulle
08:34sur sa valorisation
08:35dans un pays
08:36à la démographie déclinante.
08:38Donc,
08:38il y a très peu de facteurs
08:39qui militent
08:40pour la reprise
08:41du marché immobilier chinois.
08:42Ça,
08:42c'est le côté négatif.
08:44Le côté positif,
08:45lui,
08:45il est plus cyclique.
08:47Il y a un rebond
08:47aujourd'hui aux US,
08:49il y a un rebond
08:50en Europe
08:50et ça,
08:51ça supporte bien,
08:52ça a un bon effet,
08:52c'est un effet très positif
08:53sur la dynamique
08:55des exports chinois.
08:56Premier point positif,
08:57le commerce extérieur.
08:58Deuxième point positif,
09:00mine de rien,
09:00la consommation
09:01en Chine
09:02qui accrue
09:02en 2026
09:03de à peu près
09:043,7%.
09:05C'est la croissance
09:07de la consommation américaine.
09:08Donc,
09:09si on s'en rejouit
09:09pour les États-Unis,
09:10on doit également
09:11s'en rejouir
09:11pour la Chine.
09:12Il y a des positifs,
09:13il y a des négatifs.
09:15Cycliquement,
09:15en tout cas,
09:16les éléments cycliques
09:16l'emportent en termes
09:17de positivité
09:18avec,
09:19évidemment,
09:20ce nuage noir
09:21au-dessus de la tête
09:22qui est le marché
09:23immobilier chinois.
09:23Du côté de la démographie,
09:27c'est également très compliqué,
09:28Florian Yelpo,
09:29quand on regarde
09:30les chiffres de cette nuit,
09:31vous avez moins
09:32de 8 millions de naissances
09:33pour plus de 11 millions
09:34de décès.
09:35Donc,
09:35la Chine
09:36perd d'année en année
09:37des habitants
09:38au point même
09:39que l'Inde
09:39va devenir
09:40le pays
09:40le plus peuplé
09:41du monde
09:41à court terme.
09:42Ça,
09:43ça peut avoir
09:43un impact,
09:44bien sûr,
09:44sur la croissance,
09:45sur la dynamique
09:46un petit peu
09:47macroéconomique
09:48de la Chine ?
09:50Et pas seulement.
09:50Ça a aussi
09:51un impact
09:52sur la dynamique
09:54des profits
09:54des entreprises
09:55et d'ailleurs
09:56de façon étonnante.
09:57C'est-à-dire
09:57qu'avoir une démographie
09:58qui ralentit,
09:59ça rentre directement,
10:00c'est un moins direct
10:02dans la croissance
10:03qu'on appelle potentielle,
10:04vous savez,
10:04cette croissance
10:05de long terme,
10:06la croissance structurelle
10:07d'une économie,
10:07c'est quoi ?
10:08C'est sa population,
10:09c'est son investissement,
10:10c'est sa productivité.
10:11Mais,
10:12il y a un effet intéressant,
10:13c'est que les pays
10:14qui vieillissent,
10:14les pays à la démographie
10:16qui est déclinante aujourd'hui
10:17sont forcés
10:18d'adopter
10:19les nouvelles technologies
10:20et affichent
10:22aujourd'hui,
10:22des gains de productivité
10:23supérieurs aux autres.
10:24Donc,
10:24vous voyez,
10:25il y a des effets
10:25qui se contrebalancent.
10:26Attention,
10:27un pays,
10:27la démographie déclinante
10:29n'est pas un pays
10:30moribond,
10:30loin sans faux
10:31et d'ailleurs,
10:32en général,
10:32on le capte
10:33dans les profits
10:34générés par les entreprises
10:35du pays.
10:36On voit bien aujourd'hui
10:37le rebond
10:38des actions chinoises
10:38cette année,
10:40les rebonds
10:40des actions
10:41qui sont abritées
10:43dans des pays
10:43à la productivité
10:45qui est en plein essor
10:46en ce moment
10:46grâce à l'IA.
10:48Je vous rappelle
10:48la tendance
10:48à la Bourse de Paris,
10:49moins 1,5%
10:50pour le CAC 40
10:51à 8139 points
10:52pénalisés
10:53par deux grands secteurs,
10:54le secteur automobile
10:55et le secteur du luxe.
10:57Deux secteurs
10:57qui perdent
10:58plus de 3%
10:59ce matin en Europe.
11:01On verra cela
11:01dans un instant
11:01avec Alexandre Baradez.
11:02Peut-être un dernier mot
11:03Florian Yelpo
11:04sur la semaine importante
11:06qui s'ouvre
11:06à partir d'aujourd'hui.
11:08Donald Trump
11:08qui prendra la parole
11:09en milieu de semaine
11:10depuis Davos.
11:11En fin de semaine,
11:11on aura des PMI
11:12qui seront publiés
11:13vendredi aux Etats-Unis,
11:15vendredi également
11:15la Banque du Japon.
11:17Bref,
11:17il y a encore une fois
11:18du pain sur la planche
11:19sans oublier bien sûr
11:20les résultats d'entreprises
11:21qui commencent à animer la cote.
11:23Absolument.
11:24Alors là,
11:24on est en train de valider
11:25justement le fait
11:26que le quatrième trimestre
11:27ait bien vu
11:28un rebond
11:28de l'économie américaine
11:30et avec les PMI,
11:31on est en train
11:31de s'intéresser
11:33à la dynamique du futur.
11:34C'est-à-dire que
11:35ces indicateurs avancés
11:37sont les premiers marqueurs
11:38du cycle publié
11:40pour 2026
11:41et ces indicateurs-là
11:42vont donc être décortiqués
11:44avec attention.
11:45Enfin,
11:46attention à la Bank of Japan,
11:47la Banque du Japon
11:48qui donnera
11:49les résultats
11:50de son meeting
11:51de deux jours
11:52avec la conférence
11:53de presse
11:53qui va avec.
11:56Simplement,
11:56il faut garder en tête
11:57que la Bank of Japan,
11:58ça n'est pas la Fed,
11:59mais néanmoins,
12:00on peut avoir
12:00une forme d'effet domino
12:01si celle-ci
12:02se montre
12:03plus au quiche
12:04que prévu,
12:05c'est-à-dire
12:05qu'elle affiche
12:06une plus grande inquiétude
12:08que prévue
12:08vis-à-vis de l'inflation.
12:10Pourquoi est-ce
12:10qu'elle le ferait ?
12:11Tout simplement
12:11parce que le Premier ministre
12:12est en train de lancer
12:13des mesures
12:14de relance budgétaire
12:15qui pourraient accélérer
12:16le cycle de l'inflation
12:17au Japon.
12:18C'est l'incertitude
12:19de fin de semaine
12:20pour les marchés.
12:22Que d'incertitude
12:23sur les marchés,
12:24d'autant plus
12:24que la Cour suprême
12:25entendra également
12:27les plaidoiries
12:28des différents partis
12:29concernant l'affaire
12:30Lisa Cook.
12:31Ce mercredi,
12:32nous aurons l'occasion
12:33de revenir sur ce sujet
12:34dans quelques minutes
12:34avec Hervé Amourda
12:36et Éric Meuleur.
12:37Merci beaucoup
12:38Florent-Noël Pau
12:38de nous avoir accompagné
12:39ce matin depuis Lombard
12:40au DIEM.
12:41Tout de suite,
12:41on se penche
12:41sur la séance du jour
12:42avec Alexandre Barades
12:43qui nous attend
12:44depuis IG.
12:46Moins 1,4%
12:47pour le CAC 40
12:48à 8141 points.
12:50Même tarif
12:50pour l'Eurostox
12:5150
12:52à 5942 points.
12:54L'Eurostox
12:55qui est pénalisé
12:56bien sûr
12:56par LVMH
12:57qui c'est 3,5%
12:58à 587 euros
12:59mais également
13:00par ASML
13:01qui perd 3%
13:02à 1133 euros.
13:03ASML
13:04qui prend quand même
13:0430%
13:05en l'espace d'un mois.
13:06Pourquoi ?
13:07Réponse dans une poignée
13:08de secondes
13:08avec les équipes
13:09d'optigestion.
13:10Mais juste avant
13:11quand même
13:11un mot sur la tendance du jour
13:12Alexandre Barades
13:14comment vous regardez
13:14le CAC 40
13:15qui entame aujourd'hui
13:16sa sixième séance
13:19consécutive
13:19dans le rouge ?
13:21Oui,
13:21la crainte
13:22que nous avions
13:23ces dernières semaines
13:24pas spécifiquement
13:25ce week-end
13:25parce que là
13:26effectivement
13:26peu de gens
13:27pouvaient prévoir
13:27que Trump
13:28allait menacer
13:28aussi rapidement
13:29l'Europe
13:29mais ce qu'on disait
13:30dans nos raisonnements
13:31par rapport à l'Europe
13:31c'est que
13:32le seul risque
13:33que nous voyons
13:34à l'horizon
13:34depuis quelques semaines
13:35c'était un risque
13:36qui pouvait arriver
13:36des Etats-Unis
13:37déjà par rapport
13:38à la position américaine
13:39des marchés
13:39qui était très élevée
13:40en termes de valorisation
13:41ou autre
13:42et aussi par rapport
13:43à ce genre de risque
13:44lié à Donald Trump
13:44donc on a en fait
13:45des marchés en Europe
13:46qui se replient
13:46mais pas par rapport
13:48à des facteurs
13:49purement européens
13:50pas par rapport
13:50à des facteurs économiques
13:51pas par rapport
13:52à des facteurs
13:52même politiques
13:53même si sur la France
13:54il y a toujours
13:54un sujet budget
13:55on voit bien
13:56que ce qui impacte
13:56le CAC 40 ce matin
13:57c'est la question
13:58tarifaire américaine
14:00une nouvelle fois
14:00donc on a un CAC
14:01qui baisse
14:01de 1,6
14:02à l'ouverture
14:03tous les indices européens
14:05sont réservés à la baisse
14:05on voit que les futurs
14:06américains
14:07sont aussi réservés
14:08à la baisse
14:08et puis quand vous regardez
14:09la structure du CAC 40
14:10parmi les plus fortes hausses
14:12vous avez les
14:12plus fortes hausses
14:14pour commencer
14:14vous avez
14:15toutes les valeurs
14:15de la défense
14:16notamment vous avez Thalès
14:17vous avez ce qu'on appelle
14:18les utilities
14:19c'est-à-dire
14:19tout ce qui est
14:19services de collectivité
14:20que ce soit habituellement
14:21les valeurs refuge
14:22il y a aussi un peu
14:23de télécom
14:23qui joue le rôle
14:24de valeurs refuge
14:25dans ces phases perturbées
14:26et puis on a
14:27les plus fortes baisses
14:27sans surprise
14:28vous avez tout ce qui est
14:32la baisse du CAC
14:34est assez logique
14:35après la grosse question
14:36c'est est-ce qu'on est parti
14:36pour une phase de volatilité
14:39plus prononcée
14:39la question que tout le monde
14:41a en tête je pense
14:42c'est ce fameux taco
14:43c'est est-ce que
14:44c'est la méthode
14:45on sait que Trump
14:45il va toujours franco
14:46de manière extrêmement brutale
14:48lorsqu'il veut quelque chose
14:49et puis à un moment donné
14:51arrive les négociations
14:52la question c'est
14:53est-ce que le marché
14:53imaginons que dans la journée
14:55il y ait un ou deux messages
14:56de Trump
14:57on rappelle que c'est une journée
14:58c'est un long week-end
15:00week-end prolongé aux Etats-Unis
15:01si pendant la journée
15:02vous avez des tweets de Trump
15:03ou autres qui vont dans le sens
15:04des choses un peu moins radicales
15:07probablement qu'on aura
15:08un rebond des marchés
15:09mais la grosse question
15:10qu'on peut se poser
15:10c'est est-ce que ce sera suffisant
15:12c'est est-ce que cette fois-ci
15:13un taco
15:13c'est-à-dire une sorte
15:14un peu de marche arrière
15:15ou d'adoucissement
15:17du ton de Trump
15:18dans les heures qui viennent
15:19est-ce que ça suffira
15:20pour rassurer complètement
15:21parce qu'on rappelle quand même
15:22qu'avant cette histoire
15:23du Groenland
15:23vous avez déjà
15:24un empilement
15:25de déclarations de Trump
15:27sur les questions
15:27de cartes de crédit
15:28aux Etats-Unis
15:29sur les questions de logement
15:30sur les questions
15:31de droit de douane aussi
15:32est-ce qu'il faut reverser
15:33ou pas le droit de douane
15:33aux Américains
15:34il y a plein de sujets
15:35comme ça qui s'entremêlaient
15:37en vue des mi-termes
15:38et vous rajoutez là-dessus
15:39ce qui était déjà
15:39en soi une forme de risque
15:40on l'a déjà vu
15:41la volatilité grimpe un petit peu
15:42les derniers jours
15:43et vous ajoutez à ça
15:44la couche Groenland
15:45de tarifs etc
15:46donc là je dirais
15:48que pour que le marché
15:49se dise
15:50allez on évacue tout ça
15:51et on repart sur les records
15:52il va falloir
15:53un sacré taco de Trump
15:55c'est-à-dire
15:55une sacrée marche arrière de Trump
15:57pour que le marché
15:58se remette en marche avant
15:59moi je trouve
16:01qu'il y a quand même
16:01pas mal d'éléments
16:02avant ce qu'on avait
16:04sur le Groenland
16:05et maintenant
16:05qu'on a cette situation
16:06sur le Groenland
16:07qui justifierait
16:08que la volatilité
16:08reste élevée
16:09pendant quelques temps
16:10et moi ce qui m'a le plus
16:11gêné je dirais
16:12au cours du week-end
16:13et vous l'avez probablement vu
16:14c'est les propos de Scott Besant
16:16on rappelle que Scott Besant
16:17c'est le secrétaire
16:17au Trésor américain
16:18et que dans tous les épisodes
16:20qu'on a eu l'année dernière
16:21sur la mise en place
16:22des tarifs ou autres
16:23c'est celui qu'on qualifiait
16:25d'adulte dans la pièce
16:28au niveau de l'administration
16:29et qui glissait
16:30des mots à Trump
16:32pour lui dire
16:33à un moment donné
16:33fais attention à ci
16:34va plutôt dans ce sens-là
16:35et même Trump avait dit
16:36j'écoute beaucoup Scott Besant
16:37et là ce qu'on voit
16:38ce week-end
16:39ce que Scott Besant
16:39a déclaré dans des interviews
16:40il adopte complètement
16:42la posture de Trump
16:43il dit en gros
16:43l'Europe est perçue comme faible
16:45les Etats-Unis
16:45sont perçus comme fort
16:46donc on ne se pose pas de questions
16:47oui le Groenland
16:48grosso modo
16:49doit revenir aux Etats-Unis
16:50et c'est ça qui est plus problématique
16:51c'est que même
16:51les gens qui sont moins faucons
16:53dans son entourage à Trump
16:54et bien adoptent un peu
16:56la même attitude
16:57et ça je pense que
16:59pour le marché
16:59ça peut compter
17:00Alexandre Baradez
17:01le CAC 40 Futur
17:02perdait près de 2% ce matin
17:04aux alentours de 8h
17:05on a ouvert sur une baisse
17:06de 1,5%
17:07on est désormais à 1,3%
17:09donc petit à petit
17:10cette baisse est en train
17:11de se réduire
17:12est-ce qu'on va assister
17:13une nouvelle fois
17:14comme c'était le cas
17:15l'an passé
17:15un petit peu à du buy the deep
17:17c'est-à-dire qu'à chaque fois
17:18qu'il y a des baisses
17:18et bien il y a des acteurs
17:19pour ramasser certains titres
17:21ou à l'inverse
17:22est-ce que non
17:22le scénario a changé
17:24qu'il y a moins de cash
17:25notamment disponible
17:26du côté des ménages américains
17:28et qu'il y a peut-être
17:28moins de réserve
17:29moins de buy the deep
17:30possible que l'an passé
17:31alors je dirais
17:32qu'il ne faut jamais
17:33sous-estimer les algorithmes
17:34c'est-à-dire que
17:35quand vous avez effectivement
17:35ce qu'on appelle
17:36des très gros gaps
17:36à l'ouverture
17:37vous savez qu'un gap
17:38c'est la différence de cotation
17:39c'est un énorme trou de cotation
17:41entre la clôture de vendredi
17:42et puis l'ouverture de lundi
17:43donc aujourd'hui
17:44sur tous les indices mondiaux
17:45même sur les futurs
17:46sur indices américains
17:46c'est-à-dire les contrats
17:48qui précèdent l'ouverture
17:49des marchés américains
17:50vous avez aussi
17:55les traders tout court
17:56peuvent être intéressés
17:57pour le comblement de ces gaps
17:58et des phénomènes techniques
17:59de comblement de gaps
18:00où on va juste chercher
18:00un trou de cotation
18:01grosso modo
18:02parce que c'est un trou de cotation
18:03mais donc oui
18:05à rapport à notre question
18:06les systèmes automatiques
18:07peuvent aller chercher les gaps
18:08et puis revenir
18:09proche de l'équilibre
18:10même dans un contexte
18:11aussi tendu
18:12la question après
18:13c'est est-ce que
18:14si éventuellement
18:15ce qui n'est pas certain
18:16mais si nous allions combler ces gaps
18:17est-ce que le marché se dirait
18:18finalement on continue
18:19sur notre route
18:19et on marque de nouveaux records
18:20enfin je veux dire
18:21à un moment donné
18:21où est le rationnel
18:22d'un point de vue marché
18:23d'un point de vue gestion du risque
18:24à aller chercher
18:25des nouveaux records
18:26sur le DAX
18:26sur le CAC
18:27et sur d'autres indices
18:28européens ou américains
18:29dans ce genre d'environnement
18:31particulièrement pollué
18:32en termes de relations
18:33au sein des membres de l'OTAN
18:35donc encore une fois
18:36pour moi
18:36il y a une accumulation de choses
18:37c'est pas
18:37le Groenland c'est une chose
18:39mais tout ce que nous avions
18:40déjà en début d'année
18:41d'annonces successives
18:43en cascade comme ça
18:44de l'administration américaine
18:45selon moi
18:46ça avait créé déjà
18:47une forme de
18:47un peu de prudence
18:48de la part des marchés
18:49on avait une volatilité
18:50qui était un peu repartie
18:51et là ce qui se passe
18:51le Groenland
18:52vient rajouter à cette volatilité
18:53et je vois pas comment
18:54cette situation peut se régler
18:55en deux tweets
18:56ou en un message
18:57donc peut-être que les gaps
18:59peuvent être comblés
18:59mais pour marquer
19:01de nouveaux records
19:01je pense qu'il en faudra
19:02beaucoup plus
19:02pour rassurer les investisseurs
19:04en tout cas ce brouillard
19:05persistant profite
19:06aux valeurs refuge
19:07à commencer une nouvelle fois
19:08par l'once d'or
19:09qui franchit un nouveau plus haut
19:10ce matin
19:10à la porte des 4700 dollars
19:12quand l'once d'argent
19:13gagne plus de 5% ce matin
19:14toujours beaucoup de volatilité
19:16sur les métaux précieux
19:1793 dollars ce matin
19:19pour l'once d'argent
19:20merci beaucoup Alexandre Baradez
19:21de nous avoir accompagné
19:22ce matin
19:22je rappelle que vous êtes
19:23chef analyste d'IG
19:24et donc le CAC 40
19:25qui tente de réduire ses pertes
19:27moins 1.18 à l'instant
19:28à 8161 points
19:30moins 1.18 également
19:31pour l'Eurostox 50
19:32qui tente de reconquérir
19:33les 6000 points
19:34en portefeuille
19:36comme chaque matin
19:37à 9h20
19:38et ce matin
19:38on va faire un focus
19:39sur les valeurs
19:40liées aux semi-conducteurs
19:42avec Guillaume Loé
19:42bonjour Guillaume
19:43merci d'être avec nous ce matin
19:45analyste financier
19:46chez OptiGestion
19:47on va parler de valeurs
19:48qui intéressent beaucoup
19:49nos auditeurs
19:49téléspectateurs
19:50ASML, TSMC
19:52et puis bien sûr
19:52Nvidia
19:53pour est-ce qu'il faut encore
19:55présenter ces trois valeurs
19:56je ne suis pas sûr
19:56mais en un mot quand même
19:57ASML
19:58alors certes le titre
19:59perd 2.4 ce matin
20:00à 1139 euros
20:02mais on est quand même
20:02sur un gain de 30%
20:03en l'espace d'un mois
20:04450 milliards
20:06de capitalisation boursière
20:0730% en l'espace d'un mois
20:09grâce notamment
20:10à une publication
20:11c'était la semaine dernière
20:12TSMC
20:13bien sûr
20:14géant mondial
20:14des semi-conducteurs
20:15qui a une nouvelle fois
20:17surpris positivement
20:18les analystes
20:207ème trimestre consécutif
20:22de hausse à deux chiffres
20:23du chiffre d'affaires
20:24c'est plutôt pas mal
20:25pour une entreprise
20:26dite cyclique
20:28ce qu'on voit en ce moment
20:29c'est que la demande
20:30pour les puces
20:31elle est structurelle
20:32et non conjecturelle
20:33là où c'est vraiment intéressant
20:35chez TSMC
20:36et pour ASML
20:37enfin du coup
20:38ça en découle pour ASML
20:39c'est le niveau de CAPEX
20:41qui était augmenté
20:41par TSMC
20:42et on sait que
20:43quand TSMC décide
20:45d'augmenter la production
20:46de puces
20:46parce que c'est ça
20:47ils vont construire
20:47des nouvelles usines
20:48dès qu'ils augmentent
20:49la production de puces
20:50ça veut dire que
20:50tout l'écosystème de l'IA
20:52est en plein essor
20:54enfin il y a une demande
20:55et cette demande
20:56elle est liée
20:56à l'intelligence artificielle
20:58mais pas seulement
20:59c'est à dire que des puces
21:00on parle beaucoup
21:00des fameuses puces
21:01Blackwell et Concert
21:03pour faire tourner
21:04les modèles d'intelligence artificielle
21:06mais TSMC
21:07est un acteur
21:08pour toute la chaîne
21:09oui
21:09c'est un acteur
21:10pour toute la chaîne
21:11en fait
21:12tout en découle
21:13c'est à dire que
21:13il y a la drame
21:14qui est très importante
21:15en ce moment
21:15on le voit avec
21:16SKINX
21:17etc
21:18ils sont
21:21alors
21:21TSMC
21:22il y a plusieurs choses
21:22c'est que déjà
21:23ils investissent aussi
21:24en ce moment
21:24massivement aux Etats-Unis
21:25parce qu'il y a une demande
21:26des Américains
21:26d'investir aux Etats-Unis
21:28on sait que
21:29cette demande
21:30aux Etats-Unis
21:31elle ne va pas être
21:31aussi rentable
21:32pour TSMC
21:33que les usines
21:35à Taïwan
21:35parce qu'il faut voir
21:36deux choses
21:36c'est que
21:37en ce moment
21:39les GAFAM
21:39on leur demande
21:40de sécuriser
21:41l'approvisionnement
21:41aux Etats-Unis
21:42sur les puces
21:43dites
21:43de très très haut niveau
21:45et Taïwan
21:46a aussi
21:47un sujet
21:47en ce moment
21:48c'est sa protection
21:49du territoire national
21:50et donc pour ça
21:51ils répondent
21:51aux demandes
21:51des Américains
21:52d'avoir
21:53quelques usines
21:54sur le sol américain
21:55et ça
21:55ça fait partie
21:56des montants
21:56qui sont engagés
21:57en ce moment
21:58par TSMC
21:58Est-ce que vous êtes
21:59à l'aise
21:59avec les 57%
22:01de progression
22:01de TSMC
22:02en l'espace
22:03d'un an
22:04parce que c'est vrai
22:05que le marché
22:05est toujours
22:06dans l'anticipation
22:07visiblement
22:08au vu de la réaction
22:08la semaine dernière
22:09en bourse
22:09le marché
22:10n'avait pas anticipé
22:11toutes ces bonnes nouvelles
22:12ça n'empêche quand même
22:13que le marché
22:14commence peut-être
22:15à s'habituer
22:16à ces niveaux
22:16de croissance
22:17à ces 20-30%
22:19de croissance
22:19c'est devenu quasiment
22:20courant
22:20pour certains acteurs
22:21Alors là où je suis
22:22vraiment à l'aise
22:23c'est quand
22:24il y a une hausse
22:26du cours de bourse
22:26chez TSMC
22:27avec une hausse
22:28des investissements
22:29parce qu'effectivement
22:30on pourrait se dire
22:30que les super résultats
22:32de TSMC
22:33sont un peu éphémères
22:35et que ça va se tarir
22:35d'ici un ou deux ans
22:36c'est pas le cas
22:37parce que
22:38quand TSMC décide
22:40d'ouvrir des usines
22:41elle s'ouvre
22:41sur 5 à 10 ans
22:42et donc en fait
22:44ça veut dire
22:44qu'il y a une demande
22:45des clients
22:46sur les 5 à 10 prochaines années
22:48et c'est ça
22:48qui est extrêmement intéressant
22:49et du coup
22:50il n'y aura aucun problème
22:52sur les résultats
22:53de TSMC
22:53même si en ce moment
22:54je sais que l'actualité
22:55géopolitique
22:56fait fluctuer
22:56les cours de bourse
22:57avec notamment
22:58ASML
22:58qui perdait près de 3%
23:00ce matin à l'ouverture
23:01néanmoins je le disais
23:02aujourd'hui
23:03c'est la première capitalisation
23:05européenne de loin
23:06il y a quand même
23:06100 milliards d'écarts
23:07aujourd'hui avec LVMH
23:09et on est sur un gain
23:10de plus de 15%
23:11depuis le 1er janvier
23:12alors c'est vrai
23:13que c'est une valeur
23:14qui avait été un petit peu
23:14délaissée
23:15pendant une période
23:16en 2025
23:17et qui là
23:18connaît un parcours
23:19fulgurant
23:20est-ce que c'est de bon augure
23:22pour les résultats
23:22qui seront publiés
23:23à la fin du mois
23:24c'est le 28 janvier
23:24alors il y a plusieurs choses
23:27la première
23:28c'est que ASML
23:29elle n'a que 3 clients
23:30même si c'est la première
23:32capitalisation européenne
23:33elle n'en a que 3
23:34c'est Intel
23:34Samsung
23:35et TSMC
23:36Intel et Samsung
23:37ont eu des soucis
23:39en 2023-2024
23:40ce qui a expliqué
23:41la contre-performance
23:42d'ASML
23:43puisqu'il y a eu
23:43des retards
23:44il y avait des commandes
23:46de la part de Samsung
23:47et Intel
23:47qui ont été décalées
23:48ou annulées
23:49ce qui a eu un impact
23:50direct sur le chiffre
23:51d'affaires d'ASML
23:52parce qu'en fait
23:53ASML il ne livre
23:54qu'à peu près
23:54120 machines par an
23:55c'est ça qu'il faut retenir
23:56c'est assez rigolo
23:57donc il y a
23:59le rattrapage se fait
24:01parce que Intel
24:01et Samsung
24:02en ce moment
24:02se portent mieux
24:03et parce que TSMC
24:05est en
24:06on vient de le voir
24:08a eu des capex
24:08qui ont été augmentés
24:09donc
24:11normalement
24:12ça devrait être confirmé
24:14dans les prises de commandes
24:15pour ASML
24:16mais de toute façon
24:16c'est la seule chose
24:17qui intéresse les investisseurs
24:18c'est les prises de commandes
24:19et les livraisons
24:20avec aussi l'effet
24:21des droits de douane
24:22qui n'est pas à négliger
24:23c'est la raison pour laquelle
24:24le titre a été un petit peu
24:25chahuté l'an passé
24:27bon là ce matin
24:28s'il perd 3%
24:28ce n'est pas anodin
24:29avec cet éventuel surtaxe
24:31de 10% au 1er février
24:3225% au 1er juin
24:33si Donald Trump
24:34n'arrive pas à avoir
24:34le Groenland
24:35est-ce qu'il faut être prudent
24:36par rapport à cela
24:37est-ce que
24:38des prises de profit
24:39peuvent être un peu
24:40faciles
24:41aisés
24:41après un beau rattrapage
24:43ces dernières semaines
24:44c'est possible
24:46maintenant
24:46il faut savoir quelque chose
24:48c'est qu'ASML
24:49ils sont leaders
24:49dans une situation de monopole
24:51et est-ce que c'est bon
24:52de vendre
24:54les leaders
24:54en situation de monopole
24:56sur des marchés
24:57en très forte croissance
24:58je ne suis pas sûr
24:59donc à mon avis
25:00pour ASML
25:01on rachètera la baisse
25:02quoi qu'il arrive
25:03la transition est toute trouvée
25:05avec bien sûr
25:06Nvidia
25:07Nvidia
25:08qui tient plafonne
25:09là depuis quelques semaines
25:11quelques mois
25:11on est toujours
25:12sur cette fameuse borne
25:13des 180 dollars
25:15au point même
25:15que vous avez un titre
25:17qui est en train de se faire doubler
25:18en termes de capitalisation boursière
25:20parce qu'on se rend compte
25:21qu'il n'y a pas que Nvidia
25:22dans la vie
25:22et ça c'est quand même
25:23plutôt sain pour les marchés
25:24il y a d'autres alternatives
25:26que les puces Nvidia
25:27alors
25:29ce qui est assez marrant
25:30c'est qu'en ce moment
25:31le marché est assez stressé
25:32sur Nvidia
25:33pour alors la concurrence
25:35le niveau de capex
25:37des GAFAM
25:37parce qu'on estime
25:38que les GAFAM
25:38investissent trop
25:39et que ça va peser
25:40sur la rentabilité
25:41donc en fait
25:43le marché n'a pas trop
25:43de visibilité
25:44sur les capex
25:45enfin si les capex
25:46des GAFAM
25:46vont être augmentés
25:47et donc
25:47les prises de commandes
25:48pour Nvidia
25:49moi je pense que c'est
25:50dans ces moments là
25:51qu'il faut acheter des titres
25:52c'est quand tout le marché
25:53est stressé sur la valeur
25:54surtout que c'est plutôt sain
25:55le cours de bourse
25:56de Nvidia
25:57est plutôt flat
25:58mais le PE
25:59donc la cherté du titre
26:01ne fait que diminuer
26:03puisque la croissance
26:03est là chez Nvidia
26:04et trimestre après trimestre
26:06les attentes sont respectées
26:07les craintes aujourd'hui
26:09elles viennent de
26:10Chargipity
26:10elles viennent d'Oracle
26:12on l'a quand même vu
26:12sur Oracle
26:13que ce soit
26:14en termes obligataires
26:17mais également
26:17en termes boursiers
26:18il y a quand même
26:19des inquiétudes
26:20sur cette société
26:21et puis le fait également
26:22qu'Alphabet
26:23maintenant arrive
26:24à faire tourner
26:24un modèle
26:26d'intelligence artificielle
26:27sans les puces Nvidia
26:28ça c'est pas des éléments
26:29qui devraient
26:30quand même amener
26:31un petit peu de prudence
26:32c'est ce que je vous dis
26:33le marché est stressé
26:34sur le titre
26:35donc pour le moment
26:36il le délaisse un peu
26:36il n'y a pas de risque
26:38parce que
26:39Nvidia est une société
26:41qui s'auto-disrupte
26:42si vous voulez
26:43tous les ans
26:44ou tous les deux ans
26:45ils nous sortent des puces
26:46de plus en plus performantes
26:47ou alors qu'ils consomment
26:48de moins en moins
26:49ce que ce soit sur l'énergie
26:50ou le refroidissement
26:51donc elle est vouée
26:53si vous voulez
26:53à croître d'elle-même
26:56puisqu'elle innove
26:56donc plutôt positif
26:58aujourd'hui sur cette valeur
26:58merci beaucoup
26:59Guillaume Lowé
27:00de nous avoir accompagné
27:00ce matin
27:01je rappelle que vous êtes
27:01analyste financier
27:02chez OptiGestion
27:03pour faire un point
27:04donc sur ASML
27:05sur TSMC
27:06qui a donc publié
27:07ses résultats
27:07la semaine passée
27:08et puis bien sûr
27:09sur la leader
27:10en termes de capitalisation boursière
27:12vous l'avez compris
27:12il s'agit bien sûr
27:13de Nvidia
27:14qui était proche
27:15des 186 dollars
27:16vendredi soir à la clôture
27:17d'ailleurs il n'y aura pas
27:18de cotation aujourd'hui
27:19du côté des Etats-Unis
27:20puisque les Américains
27:21vont rendre hommage
27:22à Martin Luther King
27:23donc reprise des cotations
27:24à Wall Street demain
27:25mais en attendant
27:26les futurs tournent
27:27eux
27:27et les futurs Américains
27:28sont dans le rouge
27:29comme la tendance
27:30ce matin en Europe
27:31moins 1,3%
27:32pour le CAC 40
27:33à 8148 points
27:34moins 1,2%
27:35pour l'Eurostox 50
27:36sous les 6000 points
27:37avec donc cette menace
27:39et donc de potentiels
27:41nouveaux droits de douane
27:42en Europe
27:42si Donald Trump
27:43ne tient pas le Groenland
27:44on revient sur tout cela
27:46dans un instant
27:46à tout de suite
27:472ème partie
27:55de Good Morning Market
27:56jusqu'à 10h
27:57dans quelques minutes
27:58nous parlerons des ETF
27:59avec un chiffre
28:00totalement dingue
28:01les encours de TF
28:02ont franchi l'an passé
28:03les 15 000 milliards de dollars
28:05grâce notamment
28:06à la très belle progression
28:07des différents indices mondiaux
28:08forte progression
28:09des encours
28:10sur la partie action
28:11mais également
28:11sur la partie obligataire
28:12nous verrons cela
28:13dans un instant
28:14avec les équipes
28:15de Kepler-Chevreux
28:15la tendance à la Bourse de Paris
28:17le CAC 40 tente de limiter ses pertes
28:19il a ouvert sur une baisse
28:20de 1,7%
28:21il est désormais sur un repli
28:22de 1,25%
28:23à 8152 points
28:25le CAC 40 qui est pénalisé
28:26par sa première pondération
28:27LVMH
28:28qui cède près de 4%
28:30à 585 euros
28:31qui ring perd 2,5%
28:32à 281
28:332134 pour Hermès
28:36comme l'an passé
28:37on en parlera dans un instant
28:38c'est une nouvelle fois
28:38le secteur du luxe
28:40qui est attaqué
28:40par ses menaces
28:41de droits de douane
28:42et puis vous avez un autre secteur
28:43ce matin qui souffre
28:44c'est le secteur automobile
28:46vous avez des valeurs
28:47comme Stellantis
28:48Forvia
28:49ou encore Renault
28:49qui perdent un peu plus de 2%
28:51et puis bien sûr
28:52à l'inverse
28:52le secteur de la défense
28:54profite une nouvelle fois
28:55de ce climat anxiogène
28:57et incertain
28:57Thales gagne plus de 1%
28:59à 264 euros
29:00Dassault Aviation
29:01est la plus forte hausse
29:02du SBF 120
29:02plus 1,9%
29:04à 322
29:04quand Exel Technologies
29:06gagne un peu plus d'1%
29:07à 108,40 euros
29:08quand l'once d'or
29:09et bien également
29:10est sur un record
29:11au-delà des 4 680 dollars
29:14pour une once d'or
29:14avec un petit peu d'avancé
29:17le face à face ce matin
29:18deux invités
29:19Hervé Amourda
29:20économiste chez ProBTP Finance
29:22et membre du comité stratégique
29:23de BSI Economics
29:24bonjour Hervé
29:24merci d'être avec nous
29:26ce matin
29:26en compagnie de Eric Muller
29:28qui est responsable
29:29des stratégies obligataires
29:30corporate
29:30chez Musini Canco
29:32bonjour Eric
29:32merci à tous les deux
29:34de nous accompagner
29:35ce matin
29:36alors bon on avait prévu
29:37de parler de plein de sujets
29:38puis une nouvelle fois
29:38et bien Donald Trump
29:39chamboule un petit peu tout
29:41ça se voit sur les marchés
29:42qui sont un petit peu
29:42pris de coût
29:43par rapport à ces tarifs douaniers
29:45Donald Trump
29:46qui met la pression
29:47sur les membres de l'OTAN
29:48afin d'avoir le Groenland
29:50potentiellement
29:5110% de droits de douane
29:53à partir du 1er février
29:5425% à partir
29:55du mois de juin
29:56bon ça rappelle un petit peu
29:58des souvenirs
29:58ces tweets
30:00comme ça
30:01de Donald Trump
30:02en plein milieu
30:03d'un week-end
30:04Eric
30:04oui ça ressemble
30:06à ce qu'on avait connu
30:07un peu en début d'année
30:082025
30:09bon cela dit
30:10aujourd'hui
30:11la situation est différente
30:12d'abord on a appris
30:13que ces annonces
30:15pouvaient bouger
30:16et puis
30:17je voudrais rappeler
30:18que la mise en place
30:19de ce genre de tarifs
30:21aujourd'hui
30:21c'est compliqué
30:22parce que
30:23quel est le pouvoir
30:24qu'il va utiliser
30:25pour ça
30:26probablement le pouvoir
30:27qu'il a déjà utilisé
30:28pour les tarifs en avril
30:29mais vous savez
30:30que la Cour suprême
30:32aux Etats-Unis
30:32est en train d'étudier
30:33la capacité
30:34effectivement
30:35pour le président
30:36d'utiliser
30:38comme ça
30:39ce genre de pouvoir
30:40donc
30:41c'est pas si facile
30:42à implémenter
30:43pour les Etats-Unis
30:44c'est pas si facile
30:46parce que
30:46les pays qui sont visés
30:48il y en a 6
30:49et on en est
30:50dans une union douanière
30:51donc
30:52c'est un peu compliqué aussi
30:54donc la règle
30:54ça va être
30:55le pays d'origine
30:56pour les exportations
30:57et ça
30:58ça va être un peu
30:59plus compliqué
31:00à mettre en place
31:01d'ici le 1er février
31:03si ça c'est la menace
31:04en question
31:05donc c'est assez complexe
31:08dans sa mise en place
31:09il est possible
31:10qu'à Davos
31:11puisqu'il sera
31:11à Davos
31:12mercredi et jeudi
31:13il est possible
31:14que tout le monde discute
31:15et qu'on voit
31:16qu'on essaye de
31:17faire une désescalade
31:18de la tension
31:19parce que
31:19concrètement
31:20c'est très compliqué
31:21et vous voyez
31:21que l'Europe a déjà
31:23préparé des mesures
31:24de rétorsion
31:25ces mesures de rétorsion
31:26on les connaît
31:27elles avaient été
31:28travaillées
31:29l'été dernier
31:30lorsqu'il y a eu
31:31cette discussion
31:32sur les accords tarifaires
31:33avec l'Europe
31:34il y a donc
31:35un paquet
31:36sur 93 milliards
31:38de biens
31:39venant des Etats-Unis
31:41qui pourraient être
31:41concernés par des taxes
31:42supplémentaires
31:43et puis il y a
31:44l'outil ultime
31:45qui est l'outil
31:46d'anti-coercition
31:47qui est un peu
31:49plus compliqué
31:49à mettre en place
31:50un peu plus long
31:51mais beaucoup plus puissant
31:52en tout cas
31:53une chose est sûre
31:54ça vient rajouter
31:55de l'incertitude
31:55pour les acteurs économiques
31:57Hervé Amourda
31:58on l'a vu l'an passé
31:59on a des acteurs
32:00qui ont quand même
32:01réussi à s'adapter
32:01par rapport à cette
32:02droite douane
32:03que ce soit
32:04en changeant
32:05la chaîne logistique
32:06en faisant des stocks
32:07bon on voit quand même
32:08la capacité
32:09pour les entreprises
32:10à s'adapter
32:12mais aujourd'hui
32:13vous êtes chez l'entreprise
32:14est-ce que vous allez
32:14lancer un projet
32:15d'investissement
32:16est-ce que vous allez
32:16recruter etc
32:17ça quand même
32:18ça coûte à l'économie
32:19bien sûr
32:20l'incertitude
32:22là que vous mentionnez
32:23la commission européenne
32:24l'avait estimé
32:25si ça dure
32:273 à 6 mois
32:28au minimum
32:28parce qu'en dessous
32:29de 3 mois
32:29les acteurs
32:30ne le prennent pas en compte
32:31si ça dure 3 à 6 mois
32:32c'est à peu près
32:320,4 à 0,5
32:34points de PIB
32:34sur l'année
32:35donc c'est beaucoup
32:36c'est majeur
32:37c'est vraiment quelque chose
32:38qu'il faut prendre en compte
32:39maintenant ce qu'on a vu
32:40l'année dernière
32:41effectivement
32:41on a pas mal
32:42d'éléments
32:44qui nous permettent
32:45d'anticiper aussi
32:46ce qui peut se passer
32:47aujourd'hui
32:47c'est l'anticipation
32:49donc le stockage
32:49d'abord
32:50avant l'annonce
32:51des droits de douane
32:51d'avril
32:52la plupart des industriels
32:53avaient restocké massivement
32:56pour ne pas être
32:57pour ne pas faire face
32:58à ces droits de douane
32:59et on l'a vu
32:59à un deuxième moment
33:00l'année dernière
33:01c'est en octobre
33:01sur les produits pharmaceutiques
33:03lorsque Donald Trump
33:03avait à nouveau
33:04menacé les produits pharmaceutiques
33:06et bien on a
33:06et d'ailleurs ça a fait gonfler
33:08les chiffres aujourd'hui
33:09de PIB américains
33:11puisqu'on a eu
33:11une contraction très forte
33:12des importations
33:13de produits pharmaceutiques
33:14donc on sent bien
33:15que la première réaction
33:16presque épidermique
33:17à ces annonces là
33:19c'est de stocker
33:20c'est de ne pas manquer
33:21d'approvisionnement
33:22c'est d'assurer
33:22la chaîne de valeur
33:23d'assurer la possibilité
33:24de pouvoir ensuite
33:25servir la demande
33:26donc ça
33:27ce premier impact
33:27je pense qu'on le verra
33:29ensuite effectivement
33:30il y a des acteurs
33:31plus ciblés que d'autres
33:32de par notre commerce
33:33bilatéral
33:34avec les Etats-Unis
33:35le secteur automobile
33:37bien évidemment
33:38mais on a des moyens
33:39aujourd'hui
33:40de rétorquer
33:41et vous l'avez
33:41très bien dit
33:42la réponse
33:43de l'Union Européenne
33:45elle a déjà été travaillée
33:46elle est déjà en place
33:47c'est vrai qu'on a été
33:48un peu déçu de l'accord
33:49parce qu'on s'est dit
33:50qu'on pouvait aller chercher
33:51un peu mieux
33:52mais quand on regarde
33:53au final
33:53les droits de douane
33:55effectifs
33:56que nous payons aujourd'hui
33:57à fin 2025
33:58ils sont extrêmement faibles
33:59ils sont de l'ordre
34:01de 2 à 6%
34:02selon comment on calcule
34:03si on prend
34:04le poids du commerce
34:06de l'année passée
34:06ou en temps réel
34:08mais donc finalement
34:09on ne s'en est pas
34:10si mal sorti
34:10dans la première négociation
34:12je pense que ça pourrait
34:13être le cas à nouveau
34:14à une différence près
34:15c'est que lors de la première
34:17implémentation des droits de douane
34:18on essayait de corriger
34:20un déficit commercial
34:21cette fois-ci
34:22c'est un sujet politique
34:23et géopolitique
34:24qui est le Groenland
34:25est-ce qu'on va réussir
34:26à donner raison
34:27à Donald Trump
34:28sur le Groenland
34:28aujourd'hui la position européenne
34:29elle est assez claire
34:30mais est-ce qu'elle peut évoluer
34:32est-ce qu'elle va évoluer
34:32c'est là que finalement
34:34tout est l'enjeu
34:35en tout cas ce matin
34:35les marchés ne paniquent pas
34:37loin de là
34:37certes les indices
34:38perdent près de 1%
34:39mais il n'y a pas de grande réaction
34:40sur le marché obligataire
34:41Eric ce matin
34:43et l'euro tient plutôt bien
34:45on a même un euro dollar
34:46qui progresse très légèrement
34:47au-delà des 1,16
34:48on est à 1,1624
34:49preuve peut-être
34:50qu'ils se sont un petit peu
34:51habitués à tout cela
34:53oui il faut voir aussi
34:54que cette annonce arrive
34:55à un moment donné
34:56où les anticipations
34:57sur 2026
34:58étaient relativement positives
35:00on avait une sorte
35:01de rebond cyclique
35:03poussé par les déficits
35:05en Allemagne
35:05poussé par la politique
35:07budgétaire aux Etats-Unis
35:08et toutes les anticipations
35:10de croissance
35:11étaient en train
35:12d'être revus
35:13à la hausse
35:14pour l'économie mondiale
35:16et cette annonce tarifaire
35:17vient à un moment donné
35:18où il y avait une sorte
35:18de momentum un peu positif
35:20à part pour la Chine
35:21et donc ça peut
35:24éventuellement
35:25atténuer
35:25la réaction des marchés
35:26dans un premier temps
35:28mais effectivement
35:29on finit par
35:30s'habituer
35:31et je crois
35:32qu'il y a encore
35:32une quinzaine de jours
35:33pour discuter
35:34vous l'avez souligné
35:35l'utilisation du tarif
35:36ici c'est pas du tout
35:37de réduire le déficit commercial
35:40et cette utilisation
35:41un peu à tout va
35:43des tarifs
35:44peut poser un problème
35:45même aux Etats-Unis
35:46où on voit déjà
35:47certaines voies
35:47qui commencent
35:48clairement
35:49dans le camp républicain
35:50à s'opposer
35:51à cette utilisation
35:52un peu désordonnée
35:53et cafoyante
35:54des tarifs
35:55avec notamment
35:56la politique
35:57qui a également
35:58un impact
35:58sur la politique
35:59monétaire
36:00la liaison
36:00est toute trouvée
36:01on aura ce mercredi
36:03la Cour suprême
36:04qui va entendre
36:04un petit peu
36:04les plaidoiries
36:05au sujet
36:05de Lisa Cook
36:06il y a également
36:07beaucoup d'incertitudes
36:08sur la succession
36:09de Jerome Powell
36:10et là aussi
36:11on voit que
36:11dans le cas
36:12de Donald Trump
36:12tout le monde
36:13ne le soutient pas
36:14Eric Mueller
36:14c'est compliqué
36:15l'attaque de Trump
36:18vers la Fed
36:18n'est pas nouvelle
36:19elle a pris
36:21plusieurs formes
36:22pour l'instant
36:23aucune de ces formes
36:25n'a été efficace
36:26véritablement
36:27et la dernière en date
36:28sur le programme
36:30de rénovation
36:32du siège de la Fed
36:33pour l'instant
36:35n'aboutit pas
36:36aux effets escomptés
36:37mais l'idée
36:38c'est de mettre
36:39une pression
36:39non pas sur
36:40le FOMC
36:41tel qu'il existe
36:42aujourd'hui
36:42mais peut-être
36:43le FOMC
36:44de demain
36:45c'est-à-dire
36:45une fois que
36:46Powell sera parti
36:47il y aura
36:47un nouveau gouverneur
36:48et là
36:49on a
36:49je pense
36:50une pression
36:51dans le temps
36:52sur
36:52la politique
36:54monétaire
36:55américaine
36:55et c'est ça
36:56qui commence
36:57à agiter
36:57aux Etats-Unis
36:59parce que
36:59la politique monétaire
37:01doit être absolument
37:01indépendante
37:02souveraine
37:02et ça c'est
37:03une valeur
37:03qui est assez
37:04acquise
37:05aux Etats-Unis
37:05même si elle est
37:06remise en question
37:07aujourd'hui
37:07la plupart
37:08de la population
37:09aujourd'hui
37:10valide
37:11cette idée
37:11que la réserve fédérale
37:12la politique monétaire
37:13doit être indépendante
37:14du pouvoir politique
37:15Jérôme Powell
37:16partira-t-il
37:16au mois de mai
37:17ou non
37:17la question peut se poser
37:19aujourd'hui
37:20Hervé Amourda
37:21dans le sens
37:21vous avez notamment
37:22un sénateur républicain
37:23qui dit que tant que
37:24cette histoire
37:25n'est pas résolue
37:25il ne faut pas
37:26passer à autre chose
37:27absolument
37:28alors il y a deux sujets
37:29il y a le sujet
37:30des républicains
37:31qui pourraient
37:32ne pas voter la nomination
37:33d'un remplaçant
37:33de Jérôme Powell
37:34et donc à ce moment-là
37:35ils pourraient assurer
37:36l'intérim
37:36donc ça c'est
37:37un premier risque
37:38pour moi
37:38ce que vient de faire
37:40Donald Trump
37:40c'est aussi
37:41soulever le risque
37:43que Jérôme Powell
37:44reste au board
37:45parce qu'il a un mandat
37:46jusqu'à 2028
37:46en tant que membre du board
37:48pas en tant que chairman
37:49jusqu'à présent
37:50c'était plutôt acquis
37:51que Jérôme Powell
37:51ne pouvait pas descendre
37:53de son poste de chairman
37:54et rester au board
37:55comme la majorité
37:56des gouverneurs avant lui
37:58à une exception près
37:59qui était Eccles
38:00mais ça date
38:01d'un autre temps
38:02et aujourd'hui
38:03moi je pense
38:04qu'avec la fameuse vidéo
38:05la fameuse réponse
38:06de Jérôme Powell
38:07c'est aussi sa manière
38:08d'affirmer
38:08et de dire
38:09nous serons là
38:09parce que le sujet
38:10vous avez entièrement raison
38:12le sujet
38:12c'est pas un sujet
38:13de court terme
38:14Donald Trump
38:15il essaye d'avoir
38:15la réserve fédérale américaine
38:17à son compte
38:17donc c'est pour ça
38:19qu'il continue
38:19avec Lisa Cook
38:20c'est pour ça
38:20qu'il fait pression
38:21sur Jérôme Powell
38:22c'est aussi
38:23pour mettre en garde
38:24finalement les prochains
38:25et leur dire
38:26écoutez
38:26si vous ne suivez pas
38:27mes revendications
38:28de baisse de taux
38:29je viendrai
38:30vers vous
38:31par tous les moyens possibles
38:32et le risque
38:33que l'on peut avoir
38:34c'est
38:34imaginons qu'on ait
38:35Kevin Assett
38:36ou Kevin Warch
38:37qui soit nommé
38:37à la tête de la Fed
38:39et lors du meeting de juin
38:40on ait les 50 BP de baisse
38:42parce qu'il arrive
38:43à trouver un consensus
38:44et bien on pourrait avoir
38:45des démissions
38:46des démissions
38:47des personnes
38:47qui au contraire
38:48souhaitent
38:49et ça semble effectivement
38:50acquis au sein de la Fed
38:51ça semble acquis
38:52au sein du Congrès également
38:53de maintenir finalement
38:55cette indépendance
38:56de la Fed
38:56donc le sujet
38:58il est pour moi
38:58beaucoup plus structurant
39:00et beaucoup plus long terme
39:01Et comment vous faites
39:02des prévisions aujourd'hui
39:03chez ProBTP
39:03mais même chez BSI Economics
39:06dans l'ensemble
39:06aujourd'hui
39:07des entités
39:09pour faire des prévisions
39:10dans un contexte
39:11qui est si compliqué
39:12si imprévisible
39:13Alors moi
39:14j'ai tendance
39:16à me réfugier
39:17j'ai envie de dire
39:17dans la macroéconomie
39:18la macroéconomie
39:20aujourd'hui nous dit
39:21que globalement
39:23à la fois
39:24le taux réel
39:25va augmenter
39:25avec la baisse de l'inflation
39:26en 2026
39:27est-ce que l'économie américaine
39:29aujourd'hui
39:29a besoin d'avoir
39:30une hausse du taux réel
39:31non
39:31probablement pas
39:32et ensuite
39:33le taux neutre
39:34et bien on se rend compte
39:35qu'on a encore à
39:36on va dire
39:3650-75 BP
39:38selon les estimations
39:39de ce taux neutre
39:40est-ce que l'économie américaine
39:41a besoin d'avoir
39:42un taux directeur supérieur
39:43à son taux neutre
39:43probablement pas
39:44donc qu'est-ce qu'on dit
39:45et bien on dit que
39:46la réserve fédérale
39:47doit baisser les taux
39:48au moins à deux reprises
39:50cette année
39:50et j'irais
39:51en dehors de tout
39:53bruit politique
39:53c'est le niveau
39:55d'atterrissage
39:56des taux d'intérêt
39:57court terme
39:58que l'on vise là
39:59ensuite effectivement
40:00il peut y avoir
40:01un peu de volatilité
40:01mais voilà
40:02macroéconomiquement
40:03c'est un peu
40:04ce que l'on devrait avoir
40:05en tout cas ça donne envie
40:06que d'une seule chose
40:07Eric Moller
40:08c'est de se diversifier
40:09la diversification
40:10ça reste encore et toujours
40:11une priorité
40:13aujourd'hui
40:14face à ces risques
40:14géopolitiques
40:16monétaires
40:17bon on n'a pas parlé
40:18de la politique française
40:18c'était un risque
40:19bon il semble
40:20aujourd'hui
40:21s'écarter
40:22et la cherté
40:23des valorisations
40:24quand on a des
40:25spreads de crédit
40:26par exemple
40:26qui sont très serrés
40:27ou des valorisations
40:28actions qui sont très serrées
40:30il faut être diversifié
40:33parce que
40:33sinon
40:34le moindre incident
40:36aura une conséquence
40:37assez lourde
40:38sur votre portefeuille
40:39et compte tenu
40:40que la marée
40:41emmène tous les bateaux
40:42comme on dit
40:42et bien à ce moment là
40:45dans les valorisations
40:45aujourd'hui
40:46c'est assez difficile
40:47de trouver
40:47d'une valeur relative
40:48dans tout ce qui est cher
40:49puisque tout est cher
40:50donc il faut vraiment
40:51être diversifié
40:52pour se prémunir
40:53contre l'incident
40:55ce qui compte
40:56aujourd'hui
40:56dans une gestion
40:56de portefeuille
40:57à mon sens
40:57c'est de faire attention
41:00en 2026
41:00à ne pas perdre
41:01on ne sait pas
41:02exactement
41:03ce que l'on va gagner
41:04ce que l'on peut
41:04essayer de faire
41:05c'est de travailler
41:06à ne pas perdre
41:07et de faire des sélections
41:08des choix
41:09et une diversification
41:10qui évite
41:10de perdre
41:12sur des valorisations
41:12qui sont très élevées
41:13et comment vous arbitrez
41:14les portefeuilles
41:15aujourd'hui
41:15dans ce contexte
41:17parce que si on ne veut
41:17pas perdre
41:18alors c'est sûr
41:18qu'aujourd'hui
41:19ce n'est pas très intéressant
41:20mais il y a du monétaire
41:21non parce que le monétaire
41:23en Europe
41:24aujourd'hui
41:24ne rend pas assez
41:25donc heureusement
41:26sur les marchés du crédit
41:27c'est 2%
41:282%
41:29et vous pouvez trouver
41:29sur le marché du crédit
41:30des rendements
41:31de l'ordre de 4
41:32donc vous pouvez doubler
41:33ça se trouve encore du 4
41:34aujourd'hui
41:34avant le taxe
41:35oui oui ça se trouve
41:36ça se trouve
41:36un certain nombre
41:37de portefeuilles
41:38qui mélangent
41:39ce qu'on appelle
41:39de l'investment grade
41:40dans des entreprises
41:41de haute qualité
41:42avec quelques entreprises
41:44que l'on appelle
41:45high yield
41:45donc haut rendement
41:46quand on fait
41:47des portefeuilles
41:48mixtes comme ça
41:49on arrive à sortir
41:50du 4%
41:51avec un risque
41:52relativement limité
41:53donc on peut doubler
41:54le monétaire
41:55avec le marché du crédit
41:57sans prendre un risque
41:58tout à fait
41:59tout à fait important
42:00c'est possible
42:01et c'est ce que nous
42:02recommandons
42:03aujourd'hui
42:04à nos clients
42:04et de rester sur
42:06la partie intermédiaire
42:07de la courbe
42:08celle qui sera
42:08moins sensible
42:09aux éventuels
42:11dérapages budgétaires
42:12selon les pays
42:13mais qui continue
42:14d'offrir une pente
42:15vous savez
42:16dans le temps
42:17les taux ne sont pas
42:18les mêmes
42:18donc quand on est
42:19aux alentours de 5-7 ans
42:20c'est un peu
42:21la zone privilégiée
42:22pour nous
42:23pour investir
42:24aujourd'hui
42:24sur le marché obligataire
42:25de manière diversifiée
42:27équilibrée
42:28entre les Etats-Unis
42:29et l'Europe
42:30et le sterlin
42:31avec probablement
42:33un joker
42:34qui sont les marchés émergents
42:36dont on a peu parlé
42:38en 2025
42:39parce qu'on avait
42:39très peur des tarifs
42:40et qu'à tout moment
42:42ça pouvait décaler
42:44et les marchés émergents
42:45en 2026
42:46ont un certain nombre
42:47de points
42:47qui sont assez positifs
42:49comme ce rebond cyclique
42:50et un dollar
42:51qui sera relativement mou
42:53dans l'année
42:53à condition bien sûr
42:54de se courir
42:55des taux de change
42:55parce que sinon
42:56on peut quand même
42:57avoir des retours de bâton
42:58assez importants
42:59en obligataire
43:00nous recommandons
43:01nous plutôt de rester
43:02sur ce qu'on appelle
43:02les devises dures
43:03c'est-à-dire dollars et euros
43:04et pas dans les devises locales
43:06parce que là
43:06on intègre une volatilité
43:07qui peut être effectivement
43:08très élevée
43:09Le mot de la fin
43:10avec notamment
43:11l'intelligence artificielle
43:12on en parlait
43:13en début d'émission
43:14qui est encore bien sûr
43:15au cœur de l'actualité
43:16avec TSMC
43:17qui a publié ses résultats
43:18la semaine dernière
43:19bien sûr les droits de douane
43:20ça a un impact
43:21sur l'ensemble
43:22de ces valeurs
43:23quel est l'impact
43:24de l'intelligence artificielle
43:25dans la productivité
43:26ça sera le mot de la fin
43:27avec vous
43:28Hervé Amourda
43:29économie chez Pro BTP
43:30est-ce que ça y est
43:31vous commencez
43:31à mesurer un petit peu
43:33ce que Tchadipiti
43:35ce que c'est un métier
43:37solution métier
43:38ont un impact
43:39en termes de productivité
43:41Alors
43:41ce qu'on mesure
43:42véritablement aujourd'hui
43:43c'est l'investissement
43:45en CAPEX
43:45de ces entreprises là
43:46on ne mesure pas
43:48pour l'instant
43:48les bénéfices
43:50de l'intelligence artificielle
43:51au niveau des employés
43:52au niveau des entreprises
43:53et donc l'amélioration
43:54de productivité
43:55qui serait sous-jacente
43:56qui pourrait venir
43:57à plus moyen terme
43:58en tout cas
44:00dans un peu plus longtemps
44:01ce qui est intéressant
44:02c'est de voir
44:03que ces entreprises
44:03de la tech
44:04qui ont fortement investi
44:05en CAPEX
44:06elles ont aussi
44:07fortement licencié
44:08donc quand on voit
44:08le boom de productivité
44:09du T4
44:10toute chose égale
44:11par ailleurs
44:11ça vient
44:11en grande partie
44:13de ces entreprises là
44:14de la tech
44:15est-ce qu'à partir de là
44:17on peut tirer le trait
44:18et se dire
44:18ça y est
44:19on a les gains de productivité
44:20que l'on souhaitait
44:21sur l'intelligence artificielle
44:22probablement pas
44:23parce que
44:24ces gains de productivité
44:25ils vont venir
44:25des investissements
44:26en CAPEX
44:27des autres entreprises
44:28donc des autres secteurs
44:29et c'est là
44:30qu'on pourra voir
44:31finalement
44:31l'effet de contagion
44:33et les bénéfices
44:34je dirais plus globaux
44:35sur le secteur
44:36de la tech et de l'IA
44:37Est-ce que les Etats-Unis
44:38sont en avance
44:39par rapport à l'Europe
44:40quand vous regardez
44:40les chiffres
44:41ou pas forcément ?
44:42Alors
44:43ils sont en avance
44:44parce qu'ils ont des acteurs
44:45plus importants
44:46et plus nombreux que nous
44:47parce que le secteur de la tech
44:48est évidemment bien plus développé
44:49c'est une lapalissade
44:50de le dire
44:50néanmoins
44:52en taux d'utilisation
44:53en taux d'absorption
44:54de l'IA
44:55on se rend compte
44:55que l'Europe
44:56et même la France
44:57fait partie des pays
44:59qui utilisent le plus
45:00aujourd'hui
45:01l'intelligence artificielle
45:02et pour que
45:03finalement
45:03la magie opère
45:05entre guillemets
45:05il va falloir les deux
45:06c'est-à-dire qu'il va falloir
45:07les investissements en CAPEX
45:08il va falloir un taux d'utilisation
45:09très important
45:10je mets juste un bémol
45:11là je fais référence
45:12à un article
45:13et une publication de Microsoft
45:14de la semaine dernière
45:15mais il y a le taux d'utilisation
45:17du nombre d'entreprises
45:18donc combien d'entreprises
45:20utilisent aujourd'hui l'IA
45:21à peu près 40-44%
45:22pour la France
45:23néanmoins
45:24si on regarde dans le détail
45:25et combien d'employés
45:26à l'intérieur de ces entreprises
45:27utilisent l'IA
45:28on est sur des chiffres
45:29beaucoup plus faibles
45:30inférieurs à 10%
45:31et pourquoi est-ce que
45:33c'est important de le regarder
45:33parce que ça veut dire
45:34qu'il y a certains domaines
45:35certains métiers
45:36où aujourd'hui
45:37on voit les bienfaits de l'IA
45:39et on les utilise
45:40et c'est pas encore répandu
45:41à tous les métiers
45:42or la promesse finalement
45:44qui est faite sur l'IA
45:44c'est d'améliorer
45:45la productivité générale
45:47de l'ensemble des employés
45:48peut-être parce que
45:48toutes les solutions
45:49ne sont pas encore matures aussi
45:50il faut le temps
45:51que ces solutions
45:52arrivent également
45:54à convaincre
45:55certains directeurs d'achat
45:56certaines entreprises
45:57on est un petit peu
45:58dans des phases de test
45:59parfois
46:00on est en transition
46:01c'est très clair
46:01Merci beaucoup Hervé Amourda
46:03de nous avoir accompagné ce matin
46:04économiste chez ProBTP
46:05et membre du comité stratégique
46:07de BSI Economics
46:08avec Eric Moller
46:09qui était donc
46:09avec nous également
46:10en plateau
46:11responsable des stratégies
46:12obligataires corporate
46:13chez Musini Kenko
46:14tout de suite
46:15c'est l'heure du focus du jour
46:16et comme chaque lundi
46:18c'est un focus
46:19sur le marché des ETF
46:20que nous réalisons ce matin
46:22avec les équipes
46:23de Kepler Chevreux
46:25et plus particulièrement
46:26Enis Barraou
46:27qui est Alvazory
46:27and Quantitative Solutions
46:29chez Kepler Chevreux
46:30bonjour Inès Barraou
46:31bonjour Etienne
46:31merci de nous accompagner ce matin
46:33on va regarder un petit peu
46:34les flux
46:36et puis surtout
46:36un petit peu
46:37les tendances
46:38de ce marché des ETF
46:39qu'est-ce que vous retenez
46:40en termes de dynamique
46:42sur ces produits indiciels
46:43sur 2025
46:44et puis surtout
46:45depuis le début de l'année
46:46sur 2026
46:47parce qu'on voit bien
46:48il y a des secteurs
46:48qui bougent
46:49depuis le 1er janvier
46:50Tout à fait
46:51donc le marché des ETF
46:52a atteint son plus haut
46:54historique
46:54de plus de 18 000 milliards
46:56de dollars
46:57en 2025
46:58donc on observe
46:58une croissance exponentielle
47:01depuis plusieurs années
47:02qui continue
47:03en mois de janvier
47:05puisque sur les 8 premiers jours
47:06de janvier
47:07on a déjà atteint
47:08plus de 3 quarts
47:08de la collecte
47:09de janvier 2024
47:11Alors c'est un marché
47:13qui est toujours
47:13très largement dominé
47:14par les ETF actions
47:16il y a des ETF taux
47:17mais c'est encore et toujours
47:18les ETF actions
47:19qui tirent les flux
47:20Oui tout à fait
47:21donc aux Etats-Unis
47:22les ETF actions
47:24ont représenté 65%
47:25de la collecte
47:26l'obligataire
47:27est un peu plus développé
47:28là-bas
47:28avec un marché
47:28un petit peu plus mature
47:30et surtout
47:30un contexte de taux
47:31plus haut
47:32en Europe
47:33les ETF actions
47:34ont concentré
47:35les 3 quarts
47:36de la collecte
47:37Avec également bien sûr
47:38des ETF mondiaux
47:39le fameux MSCI World
47:40sans le citer
47:41quand vous regardez
47:42un petit peu
47:42les secteurs
47:43en 2025
47:45et là sur ces premières
47:46semaines de 2026
47:47c'est quoi ?
47:47C'est encore la tech
47:48qui tire les flux
47:49ou il y a une petite pause
47:50quand même ?
47:51Donc la tech
47:52est toujours très représentée
47:53dans les flux ETF
47:54donc c'était le deuxième secteur
47:57qui a le plus collecté
47:58en Europe l'an dernier
47:59mais c'est vraiment
48:00la défense
48:00qui a dominé
48:01les thématiques
48:03l'an dernier
48:04qui a représenté
48:0536% de la collecte
48:06nette à elle seule
48:08la tech
48:09est arrivée
48:10en deuxième position
48:11on a vu
48:1254 milliards
48:13de dollars
48:13de collecte nette
48:14sur les ETF défense
48:15l'an dernier
48:16et c'est une tendance
48:17qui a continué
48:17en début d'année
48:18avec les événements
48:19géopolitiques
48:19qu'on a observé
48:20Et quels sont
48:21les autres secteurs ?
48:22Est-ce que par exemple
48:22vous voyez un petit peu
48:23le retour de la santé
48:24on voit qu'en termes
48:24de performance
48:25ça a été un relais
48:26en fin d'année
48:27ça s'est observé
48:27également en termes
48:28de flux ?
48:29Tout à fait
48:29la santé commence
48:30à rattraper son retard
48:32d'un point de vue
48:32de la performance
48:33et évidemment
48:33ça se traduit
48:34dans les flux
48:34les investisseurs
48:35ont tendance
48:35à utiliser les ETF
48:36pour prendre
48:37des positions tactiques
48:38sur le marché
48:39et ces changements
48:40de position
48:41s'observent très rapidement
48:42dans le marché
48:42dans les flux des ETF
48:43Alors en tout cas
48:44ce qui est intéressant
48:45c'est que l'ESG
48:46marque un coup d'arrêt
48:47là si vraiment
48:48on se focalise
48:48sur l'Europe
48:49puisque c'est en Europe
48:50que ces ETF ESG
48:51ont été largement
48:53implémentés
48:54dans les portefeuilles
48:55ces derniers mois
48:56et là aujourd'hui
48:57en termes de flux
48:59en termes de dynamique
49:00ces fameux ETF ESG
49:03c'est-à-dire
49:04qu'il n'y a plus
49:05ou pas de collecte
49:06sur certains produits
49:07Je ne dirais pas
49:08qu'il n'y a plus
49:08de collecte
49:09sur ces produits
49:09mais en tout cas
49:10les flux nets
49:10ont été divisés
49:11par trois
49:11entre 2024 et 2025
49:13donc en effet
49:13on observe un coup
49:14d'arrêt très fort
49:15et si on regarde
49:16un petit peu
49:16en détail
49:17les flux
49:18sur ces ETF ESG
49:19on voit
49:20une réorientation
49:21des produits
49:21les plus ESG
49:22vers les produits
49:23les moins ESG
49:23notamment si on regarde
49:24la classification SFDR
49:25on voit des flux
49:26des collectes
49:27sur les SFDR 9
49:28au profit d'une collecte
49:29sur les SFDR 8
49:30du point de vue
49:31des ETF net zéro
49:32qui offrent
49:32des garanties
49:33de décarbonation
49:34on voit aussi
49:35une réallocation
49:36des flux
49:37des ETF les plus décarbonés
49:38vers les ETF les moins décarbonés
49:40Et comment vous expliquez cela ?
49:41Alors un contexte global
49:43après l'élection de Trump
49:44aux Etats-Unis
49:45qui fait que
49:46les investisseurs européens
49:48ont un petit peu
49:49changé de préférence
49:52sur l'ESG
49:53et également
49:54des performances
49:54un petit peu moins importantes
49:56on voit que les secteurs
49:56qui ont beaucoup performé
49:57on voit la défense
49:58qui n'est pas forcément
49:59très représentée
50:00dans les ETF ESG
50:02donc je pense que c'est
50:03ce qui explique
50:03ce désamour
50:04un petit peu
50:05cette année
50:05des investisseurs
50:06pour les solutions ESG
50:07Et puis alors
50:08c'est un produit
50:08nouveau en Europe
50:09mais qui est bien connu
50:10aux Etats-Unis
50:11les ETF buffers
50:13arrivent petit à petit
50:14alors ils ne sont pas encore
50:16distribués
50:16chez tous les brokers
50:18chez toutes les banques
50:19mais en attendant
50:20vous avez des acteurs
50:21qui essayent
50:22de faire pousser
50:24ce marché en Europe
50:26c'est des ETF
50:26qui offrent notamment
50:27d'une certaine façon
50:28si je résume
50:29une protection capitale
50:30Oui tout à fait
50:31quand on observe
50:32les données fournies
50:33par Track Insight
50:34on voit une grosse
50:35collecte sur les ETF
50:37buffer
50:37qui offrent aux investisseurs
50:39une protection en capital
50:40contre l'abandon
50:41d'une performance
50:42au-delà d'un certain seuil
50:43ce sont des ETF
50:44qui sont assez développés
50:45aux Etats-Unis
50:46on voit beaucoup de lancements
50:47et on commence
50:48notamment
50:48à recevoir des flux
50:50aussi chez Kepler-Chevreux
50:52donc je pense que ce sera
50:53un sujet à surveiller
50:54pour 2026
50:54Et vous voyez des marques
50:55d'intérêt
50:56que ce soit
50:56de certains établissements
50:58bancaires
50:58de CGP
50:59sur cette classe d'actifs
51:00parce que c'est vrai
51:01qu'elle vient un petit peu
51:02concurrencer
51:02les produits structurés
51:04donc il y a peut-être
51:05un petit peu de prudence
51:06par rapport à ce nouveau produit
51:07Tout à fait
51:08surtout que ce sont
51:09des produits
51:09un peu plus transparents
51:10et qui offrent
51:10des frais
51:12relativement faibles
51:13donc ce sont des produits
51:15qui sont de plus en plus
51:16observés
51:17on ne peut pas
51:18implémenter
51:18toute la gamme
51:21de produits structurés
51:21qui offrent
51:22beaucoup plus
51:23de flexibilité
51:23mais aujourd'hui
51:25c'est quelque chose
51:25à surveiller
51:26Et le mot de la fin
51:27quand même
51:2718 000 milliards
51:28c'est aujourd'hui
51:29l'encours du marché
51:30des ETF dans le monde
51:31largement dominé
51:32par les Etats-Unis
51:32en un mot quand même
51:34puisque c'est là-bas
51:35où se trouvent
51:35plus de 70%
51:36c'est ça
51:37des encours
51:37des ETF
51:38Exactement
51:39Merci beaucoup
51:39Inès Barraou
51:40nous avoir accompagné
51:41ce matin
51:41je rappelle
51:42que vous êtes
51:43en charge
51:44des solutions
51:45ETF
51:46chez Kepler Chevreux
51:47Advisory
51:47and Quotative Solutions
51:48chez Kepler Chevreux
51:509h55
51:51dans quelques minutes
51:52vous allez retrouver
51:52les experts
51:53comme chaque jour
51:54de 9h à 10h
51:55et puis ensuite
51:55bien sûr
51:55ça sera l'heure
51:56de tout pour investir
51:57avec Antoine Larigauderie
51:58à partir de 15h30
52:00BFM Bourse
52:01avec Guillaume Sommerer
52:01pour bien sûr
52:02suivre en direct
52:03la séance du jour
52:04un CAC 40
52:05qui recule de 1,2%
52:07un CAC qui essaye
52:08de limiter ses pertes
52:09puisque tout à l'heure
52:10à l'ouverture
52:11à 9h
52:11on était sur un repli
52:12de 1,7%
52:138157 points
52:15pour le CAC 40
52:16moins 1,2%
52:17également
52:17pour l'Eurostox
52:1850
52:18l'Eurostox
52:19qui est pénalisé
52:19par ASML
52:20qui perd plus de 2%
52:21et puis surtout
52:22par LVMH
52:23qui perd 4%
52:24c'est de loin
52:24la plus forte baisse
52:25du CAC 40
52:26à 584 euros
52:27LVMH bien sûr
52:29qui est pénalisé
52:29comme l'ensemble
52:30du secteur du luxe
52:31par les annonces
52:32de Donald Trump
52:33qui souhaite mettre
52:33en place
52:34de nouvelles taxes
52:34douanières
52:35s'il n'arrive pas
52:35à avoir
52:36le Groenland
52:36et puis dans le même temps
52:37vous avez Morgan Stanley
52:38qui a revu à la baisse
52:40son objectif de course
52:41sur LVMH
52:42ce qui forcément
52:43pèse sur la valeur
52:449h56
52:45dans un instant
52:46donc les experts
52:46et on se retrouve
52:47demain à partir de 9h
52:48pour Good Morning Market
52:49très bonne journée
52:50Good Morning Market
52:53sur BFM Business
Écris le tout premier commentaire