- il y a 10 mois
Ce lundi 5 janvier, Florian Ielpo, responsable de la macroéconomie chez Lombard Odier IM, Alexandre Baradez, chef analyste chez IG, David Benamou, associé gérant et directeur des investissements d'Axiom AI, Régis Yancovici, fondateur de Luxavie, spécialiste des ETF, Enguerrand Artaz, stratégiste à La Financière de l'Echiquier, et Emmanuel Cau, responsable de la stratégie action chez Barclays, étaient les invités dans l'émission Good Morning Market, présentée par Nicolas Pagniez, sur BFM Business. Retrouvez l'émission du lundi au vendredi et réécoutez la en podcast.
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00:01BFM Business présente Good Morning Market.
00:05L'actualité économique et financière continue sur BFM Business.
00:08Dans un instant, l'ouverture des marchés européens.
00:11Nicolas Pagnès, c'est une petite hausse qu'on attend l'ouverture.
00:14Exactement, une petite hausse sur les indices européens avec un CAC 40 qui devrait ouvrir en hausse de 0,5% si on en croit les contrats futurs.
00:20Même tendance sur le DAX 30 mais aussi sur l'Eurostock 50.
00:24Des marchés européens dans le sillage dans des marchés asiatiques qui ont eux évolué dans le vert tout au long de la séance portée par les valeurs technologiques
00:31et ne réagissant pas aux événements de ce week-end au Venezuela.
00:36On voit des marchés qui continuent pour l'instant sur les tendances de fin d'année dernière et qui ne réagissent pas plus que ça aux risques politiques et géopolitiques
00:43qui lui a augmenté donc ce week-end mais il semblerait que ce risque soit intégré en partie par les marchés depuis les surprises de Donald Trump notamment vis-à-vis des droits de douane.
00:53Qu'est-ce qu'on surveille du coup ce matin ?
00:55On surveille quand même le pétrole puisqu'on va quand même regarder ce qui se passe même s'il n'a pas beaucoup bougé.
00:59Il a un petit peu reculé, près de 1% dans les premiers échanges.
01:02Ensuite il s'est repris, le baril de Brent ou le WTI évolue à l'heure actuelle en léger recul, moins 0,60%.
01:10Il se trouve que pourtant il y a eu ce week-end l'annonce de plusieurs milliards de dollars d'investissement provenant de compagnies pétrolières américaines
01:16en tout cas annoncées par Donald Trump même s'il n'y a pas d'annonce officielle des entreprises.
01:19Mais ça ne modifie pas le scénario actuel sur le pétrole.
01:23Le Venezuela, rappelons-le, possède les plus grandes réserves de pétrole au monde mais n'exporte moins d'un million de barils par jour.
01:29Ça représente à peu près 1% de la demande mondiale.
01:31Ces annonces ne viennent pas modifier le scénario sur le pétrole à l'heure actuelle
01:35qui est un scénario de surabondance suite au prélèvement des quotas de production de l'OPEP il y a quelques mois.
01:41L'OPEP qui s'est d'ailleurs réuni ce week-end, qui n'a pas mentionné lors de sa courte réunion le sujet Venezuela
01:47ou même les tensions entre l'Arabie Saoudite et les Émurats Arabes Unis.
01:50L'OPEP qui a maintenu sa production de pétrole inchangée pour les trois premiers mois de 2026.
01:56Alexandre, il y a quelques instants dans la matinale de l'économie surveillait les raffineurs
02:01qui potentiellement pourraient être à regarder de près.
02:03Exactement, puisque la question qu'on peut se poser maintenant c'est qui bénéficiera du fait que les États-Unis
02:08gèrent entre guillemets le Venezuela et les ressources pétrolières du Venezuela.
02:14On peut regarder les entreprises américaines.
02:15Chevron est d'ailleurs déjà présent au Venezuela sur la forme d'une co-entreprise.
02:19C'est comme ça que ça marchait sur les dernières années avec la compagnie d'État Petrolios des Venezuela.
02:24Chevron semble donc en bonne position pour profiter de la situation actuelle.
02:27On peut se poser la question également pour ExxonMobil ou ConocoPhillips
02:31qui étaient présentes au Venezuela, qui ont dû sortir du pays lors de la nationalisation des infrastructures pétrolières dans les années 2000.
02:38Est-ce qu'elles reviendront sur le territoire ? C'est la question qui peut se poser.
02:42Puis on va évidemment regarder si ça peut avoir un impact sur Total Energy.
02:45Alors Total Energy qui est présent au Venezuela, mais dans une partie infime de sa production.
02:51Est-ce que cela jouera sur le cours de Total Energy aujourd'hui ? J'en doute, mais on surveillera ça évidemment aujourd'hui au long de la séance.
02:58L'ouverture des marchés européens avec le CAC 40, qu'est-ce que ça donne ?
03:02Un CAC 40 qui ouvre en légère hausse.
03:05J'ai plus 0,64% à 8247 points avec donc un CAC 40 qui pour l'instant ne réagit pas aux annonces de ce week-end,
03:15qui ne réagit pas à la géopolitique.
03:16On a un DAX 30 qui se met à jour à l'heure actuelle, donc je vous le donnerai dans un instant.
03:21Un Eurostock 50 en hausse de 0,65% à 5088 points.
03:26Parmi les plus fortes hausses, on a notamment Accor, Air Liquide, Airbus, ArcelorMittal ou encore AXA.
03:32Les plus fortes baisses à l'ouverture sont signées Engie, Danone, Unibail Rodaco ou encore Orange.
03:38Au menu de Good Morning Market.
03:39Au menu de Good Morning Market.
03:40On reviendra bien sûr sur les événements politiques et géopolitiques au Venezuela.
03:45Nous reviendrons également sur les nombreuses statistiques attendues tout au long de la semaine par les marchés financiers.
03:51On suivra l'ouverture des marchés financiers.
03:52On fera un focus ETF également avec Régis Iankovici.
03:56Un focus sur l'année 2025 en ETF mais aussi les perspectives 2026.
04:00Et puis bien sûr dans le face-à-face, nous aborderons toutes les questions qui se posent sur les marchés financiers.
04:05Le sujet du Venezuela aussi.
04:06Bien sûr les statistiques potentiellement l'année de mid-terms qui s'ouvre aux Etats-Unis
04:11et l'impact que cela peut avoir sur les marchés financiers.
04:13Bonne émission à demain.
04:14A tout de suite.
04:20Bonjour à toutes et à tous et bienvenue dans Good Morning Market.
04:27Nous sommes ensemble en direct sur BFM Business jusqu'à 10h.
04:31Nous allons revenir évidemment sur les événements géopolitiques et leur impact mesuré sur les marchés financiers à l'heure actuelle.
04:38Mais nous reviendrons également sur les autres drivers des marchés financiers en ce début d'année.
04:42Et on commence tout de suite avec l'éclaireur.
04:46Et l'éclaireur du jour est Florian Yelpo qui est à distance avec nous aujourd'hui.
04:51Florian Yelpo en charge de la macroéconomie chez Lombard-Odier IM.
04:56Bonjour Florian Yelpo.
04:58Bonjour Nicolas.
04:59Bonjour à tous.
04:59Merci d'être avec nous.
05:01Bonne année à vous aussi.
05:03Une année qui commence en fanfare sur le plan politique et géopolitique avec les événements que l'on a suivis tout au long du week-end au Venezuela.
05:11Un Venezuela que l'on peut qualifier de sous-tutelle ou géré en tout cas par les Etats-Unis à l'heure actuelle.
05:16Avec des milliards de dollars d'investissement prévus dans les différents projets pétroliers au Venezuela.
05:25Et des marchés qui réagissent assez peu.
05:27On l'a vu ce matin en Asie.
05:29Florian Yelpo.
05:30On le voit actuellement en Europe.
05:33Et on voit un cours du pétrole qui se cherche.
05:37C'est-à-dire qu'on a perdu 1% lors des premiers échanges.
05:39Finalement, les pertes ont été rattrapées tout au long de la matinée.
05:45Et on repère quelques points à l'heure actuelle.
05:47Puisqu'on a un WTI en recul de 0,92% ou un baril de Brent en recul de 0,86%.
05:54Comment interpréter cette séquence qui, sur le plan géopolitique, a surpris tout le monde.
05:59Mais des marchés qui restent stables et presque sereins face à ce nouvel ordre mondial presque, Florian Yelpo.
06:07Oui absolument.
06:08Ce qu'il faut garder en tête, c'est une évolution étonnante, mais pas si surprenante au vu de ce à quoi on a pu observer au cours des 4 à 5 dernières années.
06:20Ce qu'on doit tous comprendre, c'est qu'on vit désormais dans un monde qui n'est probablement plus vraiment globalisé, mais qui est intensément régionalisé.
06:29Il y a des zones qui sont en train de se constituer.
06:33Ce à quoi on a assisté ce week-end est vraisemblablement l'un des épisodes de cette grande régionalisation.
06:40Sécuriser des ressources, organiser des zones d'influence.
06:45On le voit très clairement en Asie maintenant depuis quelques années.
06:49On le voit de plus en plus côté américain.
06:52En fait, l'Europe est un petit peu à la traîne de ce point de vue-là.
06:54Pour nous, ça, c'est l'élément le plus important, disons la cohérence, si vous voulez, de cet événement-là dans ce à quoi on a assisté au cours de ces quelques dernières années.
07:04Maintenant, en termes de pétrole, tous les yeux sont braqués vraisemblablement sur le pétrole à cause de l'impact en termes de production de pétrole que pourraient représenter ces événements géopolitiques.
07:15Ce qu'il faut bien garder en tête, c'est que le Venezuela exporte essentiellement le pétrole produit vers la Chine.
07:2380% des exportations vénézuéliennes sont vers la Chine.
07:27C'est une relation très intense entre blocs.
07:30Les États-Unis ont probablement en partie tenté de mettre fin à cette relation inter-bloc, encore une fois, pour sanctifier cette grande régionalisation.
07:39Mais est-ce que la Chine peut pâtir à court terme de la situation au Venezuela ?
07:44Je sais qu'un certain nombre de stratégistes sur les marchés actions évoquaient les performances des marchés chinois, notamment des valeurs technologiques.
07:52Est-ce que ça peut venir remettre en cause des scénarios d'investissement sur les marchés asiatiques ?
07:56On a vu aujourd'hui que les marchés asiatiques évoluaient plutôt à la hausse sur la séance du 5 janvier.
08:03Est-ce qu'il y a un risque quand même pétrole vis-à-vis de la Chine ou les quantités sont trop faibles à l'heure actuelle ?
08:08La Chine, les achats de pétrole chinois en provenance du Venezuela représentent 4% des achats total de la Chine.
08:16Donc le Venezuela n'est pas systémique pour la Chine, par contre le contraire n'est pas vrai.
08:24Ce qui vient de se passer, c'est du coup probablement une interruption, si vous voulez, c'est encore une fois cette connexion entre ces grandes zones,
08:30sans réelles conséquences pour la Chine, mais effectivement avec des conséquences positives pour le bloc Amérique, pour le bloc États-Unis, de façon relativement évidente.
08:38Ce qui va continuer à conduire, à encourager la performance des actions asiatiques, c'est essentiellement le nouveau plan à 5 ans,
08:47c'est essentiellement la reprise de la demande interne, c'est essentiellement la reprise des exportations à laquelle on insiste ces derniers temps, avec une forme de reprise globale.
08:56Un mot peut-être de l'inflation, suivi de près aux États-Unis. Est-ce que les événements au Venezuela, l'impact modéré sur le pétrole à l'heure actuelle,
09:06peut avoir un impact sur l'inflation à court ou moyen terme aux États-Unis ou en Europe, Florian Hielpo ?
09:13Oui, bien sûr. Pensez que le pétrole, c'est peut-être 7% du panier total de l'indice des prix à la consommation,
09:20donc c'est une portion congrue. Néanmoins, la taille des variations du pétrole font qu'on multiplie 7% par un grand chiffre,
09:28donc ça reste significatif. La baisse continue des prix du pétrole depuis 2022, pensez que c'est quasiment la cinquième année de baisse consécutive des prix du pétrole,
09:38elle contribue à garder les pressions inflationnistes en Europe et aux États-Unis orientées plutôt vers la baisse
09:47ou plutôt de façon stable selon la zone que vous examinez. Donc oui, la poursuite de la détente des prix de l'énergie contribue à la désinflation globale
09:56et pourrait donner un peu de momentum côté BCE, côté Fed, pour voir des baisses d'autos, surtout côté Fed, pour la fin de cette année.
10:03Avant de parler de ce qui attend les marchés financiers, notamment en matière de statistiques, cette semaine, un mot des pétrolières, Florian Hielpo,
10:12on voit que Total Energy ouvre en léger recul, mais le recul assez modéré à l'heure actuelle. Au-delà des cours du pétrole,
10:20est-ce qu'il faut s'attendre à un impact sur les pétrolières dans les prochaines semaines de ce qui se passe au Venezuela aujourd'hui
10:25et qui est amené à durer quand même en matière de transition ?
10:29Bien sûr, il faut juste faire la différence entre extraction et raffinage. Selon les pétrolières auxquelles on est confrontés,
10:34le mix des deux n'est pas égal. Pour l'instant, un recul du prix de l'énergie est plutôt un facteur négatif pour les valeurs pétrolières,
10:43notamment celles qui sont plus portées sur l'exploitation, sur l'extraction, pardon, que sur le raffinage.
10:49Néanmoins, pour nous, les matières premières, ça reste une thématique forte pour 2026.
10:53On commence peut-être sur une mauvaise note, en tout cas au vu de l'ouverture du jour.
10:59Néanmoins, on pense que en 2026, les matières premières devraient faire relativement bien et relativement bien,
11:05disons, en accompagnant la progression du prix de l'or et de l'argent, à la place de simplement regarder ces deux valeurs progresser
11:11en laissant le reste des matières premières derrière. On pense aujourd'hui que les matières premières, c'est une des grandes thématiques de 2026,
11:17avec la reprise de la demande globale pour des capacités de production relativement à changer.
11:22Au-delà des sujets et événements géopolitiques, Florian Hielpo, est-ce que les marchés financiers retrouvent la vue ?
11:28En ce début de mois de janvier, avec enfin une semaine qu'on pourrait qualifier de normale en matière de statistiques à jour,
11:35qui vont pouvoir donner des indications sur la santé de l'économie américaine, mais aussi européenne d'ailleurs.
11:42Oui, absolument. C'est peut-être la première des vraies semaines de reprise de la macro, reprise des publications,
11:49par reprise de l'économie elle-même. On va avoir aujourd'hui la publication de ce qu'on appelle l'ISM manufacturier,
11:57donc être un indicateur avancé pour pouvoir prendre le pouls de l'activité manufacturière aux États-Unis.
12:02Pourquoi c'est important pour les investisseurs ? Parce que déjà un grand nombre de valeurs qui ont fait bien récemment
12:06viennent de ce monde-là. Donc suivre la dynamique des carnets de commandes, c'est essentiel pour un portefeuille d'action aujourd'hui.
12:13On aura également l'ISM des services jeudi, qui est l'homologue de l'ISM manufacturier pour le domaine des services.
12:19Là encore, un point essentiel en termes de données pour suivre la dynamique du cycle, la dynamique de la demande,
12:27qui a été extrêmement porteuse aux États-Unis notamment. On aura également les créations d'emplois.
12:32Ça encore, c'est un baromètre important pour bien comprendre ce que la réserve fédérale américaine s'apprête à faire.
12:37Pensez qu'une baisse de taux serait aujourd'hui un élément positif pour un portefeuille d'action.
12:43Et enfin, on aura également la publication en retard cette fois-ci des enquêtes de la Commission européenne
12:49qui permettront normalement de mesurer la vitesse à laquelle la reprise européenne continue.
12:56Souvenez-vous qu'aujourd'hui, la domination des actions européennes face aux actions américaines ces dernières semaines est évidente.
13:04Et pour qu'elles se poursuivent, on a besoin d'une poursuite à la reprise européenne.
13:07Voilà, une semaine chargée en indications et indicateurs économiques.
13:12Merci Florian Yelpo de nous avoir accompagnés dans cette première partie d'émission.
13:15Je rappelle que vous êtes en charge de la macroéconomie chez Lombard Audier IM.
13:18Et quant à nous, on se retrouve tout de suite en direct des marchés.
13:20En direct des marchés en ce lundi 5 janvier, c'est avec Alexandre Baradez, chef analyste chez IG.
13:29Bonjour Alexandre Baradez.
13:31Bonjour Nicolas, bonjour à tous.
13:31Merci d'être avec nous à distance.
13:34Quelle analyse vous portez sur l'ouverture des marchés européens dans le sillage des marchés asiatiques ?
13:38Le CAC 40 qui ouvre en légère hausse, plus 0,41%.
13:41Le DAX 30 qui lui ouvre en hausse de 0,65%.
13:47L'Eurostox près de 1%, un plus 0,82%.
13:50Le tout dans un contexte géopolitique chahuté.
13:52Quelle analyse vous faites de cette ouverture, Alexandre Baradez ?
13:57Avant de se pencher sur le CAC 40, on regarde un peu les gros mouvements sur les marchés mondiaux.
14:01On voit qu'en Asie, ça a un petit peu reculé sur les indices comme le Hang Seng par exemple.
14:05L'indice des valeurs chinoises côté Hong Kong.
14:07On comprend pourquoi, parce que la Chine a quelques expositions au Venezuela, sur les infrastructures, sur l'énergie.
14:12Donc on voit que côté chinois, c'est un peu défensif.
14:15On voit que côté matière première, le pétrole est en léger repli.
14:18Donc il n'y a pas de mouvement spectaculaire en fait par rapport à toutes les questions de stock de pétrole vénézuélien.
14:23Mais sachant que cette production était tombée extrêmement basse les dernières années, par manque d'investissement notamment.
14:28Donc le marché des matières premières, du pétrole, n'est pas vraiment secoué.
14:32C'est plutôt l'inverse.
14:32Il y a même une petite baisse des cours du pétrole.
14:36Et pour la partie européenne, on a des indices européens.
14:39Si je prends le CAC de plus gros, on va dire un CAC 40 et DAX.
14:43Le CAC est très proche de ses sommets historiques pour le CAC hors dividende.
14:46Donc on est monté au-delà de 1 200 points.
14:48Enfin, il faudrait, si vous voulez, pour un signal un peu plus franc, qu'on commence à franchir les 1 300 points
14:53et qu'on accélère un peu toute cette zone pour sentir que les investisseurs ont envie d'y aller.
14:56Donc pour l'instant, on vient chercher la zone des records historiques.
14:59On flirte avec, mais on n'a pas encore l'impulsion pour la casser.
15:02Et si vous regardez la liste voisin allemand, le DAX, lui aussi il est très très proche.
15:05Alors lui, il est dividende inclus, donc c'est un peu différent.
15:08Mais lui aussi est très très proche de ses niveaux historiques.
15:11Donc on n'est pas très loin de nouveaux records.
15:13Mais il manque la petite, la bonne nouvelle, on va dire, l'élément qui pourrait faire qu'on aille chercher tout ça.
15:18Pourquoi on parle de cette bonne nouvelle ?
15:20Parce que côté Etats-Unis, la semaine dernière, on va dire qu'entre Noël et le jour de l'an,
15:26aux Etats-Unis, c'était une semaine plutôt un peu défensive.
15:28On a vu la volatilité repartir légèrement.
15:30Le VIX qui remontait autour de 15.
15:32On a vu quelques prises de gains sur les valeurs tech, sur l'SP500, sur le Dow Jones aussi un petit peu.
15:38Donc voilà, on a un œil côté Etats-Unis qui a été, et sur une tendance vraiment de toute fin d'année,
15:42sur la dernière semaine de l'année, qui était un peu plus défensive.
15:45C'était très léger, mais un peu plus défensif.
15:47Et l'Europe qui est très proche pour de gros indices de niveau record, mais qui n'arrive pas à les franchir.
15:52Donc j'ai entendu effectivement Florence, juste avant, parler effectivement de la macro cette semaine.
15:58C'est vrai que ça va être encore une semaine très américaine.
16:00On va avoir les indicateurs ISM, on va avoir les chiffres de l'emploi que les marchés vont suivre.
16:04Et côté européen, qu'est-ce qu'on va suivre ? Il y a les chiffres d'inflation qui vont nous intéresser.
16:08Voilà, donc c'est une semaine intéressante pour démarrer l'année.
16:11Mais ça manque pour l'instant de catalyseurs forts.
16:14On peut dire que le Venezuela n'a pas fait peur aux marchés pour l'instant.
16:16Mais de l'autre côté, on n'a pas encore un élément important,
16:19un élément, on va dire, d'une bonne nouvelle,
16:22qui ferait que le CAC 40 perce comme ça les 1300 points et s'envole vers de nouveaux records.
16:26Si on regarde, vous l'avez mentionné en introduction, les marchés asiatiques.
16:29Donc effectivement, on a le Hang Seng qui a marqué le pas,
16:31mais tous les autres indices asiatiques ont, eux, évolué dans le vert,
16:35avec comme catalyseur la thématique intelligence artificielle,
16:37dans le sillage de ce qu'on a vu en 2025,
16:39plutôt que d'être marqué par la géopolitique.
16:43Est-ce que l'intelligence artificielle reste le catalyseur
16:47avant les statistiques américaines des marchés sur ces prochaines séances ?
16:51Oui, je pense que ça peut le rester, sachant qu'on va se diriger par, une nouvelle fois,
16:56le test vérité, à savoir les résultats.
16:58D'ici une quinzaine de jours, on va se voir la saison des résultats aux Etats-Unis,
17:02même si la tech a tendance à publier plus tôt, au milieu de la saison, voire un peu sur la fin.
17:06Mais c'est vrai qu'on va, normalement, sauf énorme surprise,
17:09on va se diriger par cette saison de résultats des grands groupes américains
17:12sur une tendance qui doit rester bonne.
17:14Le révélateur sera ses résultats, avec non seulement le résultat du trimestre,
17:17mais aussi toutes les guidances, en fait, la vision des grands groupes
17:20par rapport à leurs dépenses d'investissement,
17:22par rapport à leur vision du marché, de toutes les infrastructures et IA.
17:26Mais vous l'avez souligné, effectivement, il y a des indices qui sont sensibles
17:28à la partie semi-conducteurs.
17:30Je pense à la Corée du Sud, par exemple,
17:31où, effectivement, vous avez des indices du pays qui ont battu des records.
17:35Donc, effectivement, la thématique un peu défensive sur la Chine
17:38par rapport au Venezuela, ça, on peut comprendre pourquoi.
17:40Mais, effectivement, d'autres indices de la zone Asie,
17:42plus sensibles à la thématique et qui sont moins exposés
17:45d'avoir cette question géopolitique,
17:46eux sont, effectivement, toujours bien orientés sur la question de l'IA.
17:49Donc, oui, je dirais qu'il va falloir regarder ça,
17:52mais est-ce qu'on aura beaucoup d'exposition, de surexposition,
17:55on va dire, sur ce thème-là avant la saison de résultats ?
17:58Ça, je n'en suis pas forcément convaincu,
17:59parce que les marchés ont déjà beaucoup empilé sur ce thème-là
18:02toute l'année dernière, en tout cas la seconde partie de l'année dernière.
18:06Et donc, désormais, on est quand même, on le rappelle,
18:08sur des multiples de valorisation qui intègrent beaucoup de bonnes choses,
18:10beaucoup de bonnes nouvelles.
18:11Et donc, il va falloir que ces bonnes nouvelles soient délivrées
18:13lorsque la saison des résultats va commencer d'ici une quinzaine de jours aux Etats-Unis.
18:17Merci, Alexandre Baradez, de nous avoir accompagné en direct au Desmarchés.
18:19Et à présent, c'est le moment de la rubrique En Portefeuille.
18:25En Portefeuille, nous avons le plaisir d'accueillir à présent,
18:27sur le plateau de Good Morning Markets, David Benhamou.
18:30Bonjour, David Benhamou.
18:31Bonjour.
18:32Merci d'être avec nous.
18:33Vous êtes associé gérant et directeur des investissements d'Axiom AI.
18:36Nous allons regarder ensemble, ouvrir votre portefeuille,
18:40mais plus particulièrement, regarder le secteur bancaire
18:44et la surperformance du secteur bancaire en 2025.
18:48Le Stoxx Europe 600 Banks affiche une performance de l'ordre de 60%.
18:53Qu'est-ce qui explique cette surperformance des banques sur l'année 2025, David Benhamou ?
18:58Alors, même un peu plus, on est en rendement à peu près à 77% pour le stock Bank 600,
19:04donc dividende investique.
19:08Donc, c'est effectivement une performance qui est très, très élevée.
19:13Alors, il y a plusieurs facteurs.
19:14D'abord, le secteur bancaire se porte extrêmement bien depuis 22 trimestres,
19:17puisqu'on a une croissance des bénéfices par action qui a été constante.
19:22Le point d'inflexion, effectivement, c'est 2025,
19:24parce que le bénéfice par action continue de croître.
19:28Les perspectives 2026 sont données comme positives,
19:31sont rehaussées par les analystes,
19:33alors que dans le même temps, le reste de la cote
19:35a vu le bénéfice par action en 2025 plutôt baisser,
19:39je dirais, si on mélange un petit peu tous les secteurs.
19:43Donc, on a une tenue du secteur bancaire
19:46qui se démarque par rapport au reste de la cote.
19:50Et elle s'explique comment, alors, cette tenue du secteur bancaire,
19:53c'est une activité qui a particulièrement repris,
19:55c'est porté par les taux d'intérêt européens sur les dernières années.
19:59Comment on l'explique ?
20:00Alors, pour l'Europe, ce qui s'est passé,
20:02le grand changement à partir de 2022,
20:04ça a été d'être dans une phase de taux positif,
20:08puisque les banques européennes étaient en taux négatif
20:12pendant près de 8 ans.
20:14Taux négatif, ça veut dire que vous perdez
20:16à peu près 40% de votre marge nette d'intérêt.
20:18Donc, les banques ont retrouvé la profitabilité à ce moment-là.
20:24Pendant toute cette période de taux négatif,
20:26les banques étaient aussi en restructuration,
20:28elles ont accumulé beaucoup de capital,
20:31fait des efforts d'économie,
20:34compressé les coûts, etc.
20:35Donc, elles sont arrivées dans une phase macroéconomique
20:38un peu plus favorable,
20:39avec une situation extrêmement saine.
20:41d'où ces performances fondamentales qu'on a vues.
20:46Avant de parler de la performance boursière,
20:47il faut vraiment voir le bénéfice par action qui a augmenté,
20:51le retour sur fonds propres,
20:52puisqu'on est au-dessus de 10%,
20:53on est entre 11 et 12% aujourd'hui.
20:57Et puis, comme il y a beaucoup de capital qui a été accumulé,
20:59le rendement, dividendes plus rachat d'actions,
21:03qui était aussi très intéressant,
21:05puisqu'on est d'un tour de 8% aujourd'hui,
21:10ce qui démarque encore le secteur par rapport au reste de la cote.
21:13Donc, les fondamentaux sont bons en 2025 pour les banques
21:17et ça vient porter le cours de bourse,
21:20si je comprends bien, avec des valeurs qui sont saines.
21:22Absolument, ça a porté le cours de bourse.
21:24Il y a un effet aussi au report des investisseurs,
21:27c'est-à-dire que le secteur bancaire,
21:29c'est un secteur qui avait été déserté pendant assez longtemps.
21:32Et puis après, tous ces trimestres de croissance du bénéfice par action,
21:36les investisseurs ont décidé de réallouer au secteur bancaire.
21:42Ce qui fait que le secteur bancaire retrouve une place aujourd'hui dans les portefeuilles.
21:47Et 2025, ça a vraiment été ce point d'inflexion,
21:50ce qui a fait ce « re-rating » du secteur.
21:55Un attrait des investisseurs en 2025 qui devrait se poursuivre en 2026, selon vous ?
22:00Alors, c'est ce que nous pensons.
22:02D'abord, il y a toujours une décote,
22:05ça qui est intéressant sur le secteur bancaire par rapport au reste de la cote.
22:09On n'est pas tout à fait revenu aux médias historiques.
22:14Et puis, les perspectives sont plutôt bonnes,
22:17puisqu'on a une croissance des volumes de prêts,
22:20croissance des volumes de dépôts,
22:22donc ça veut dire que l'activité devrait continuer de progresser
22:25pour le secteur bancaire.
22:27On a des perspectives de rendement qui sont bonnes,
22:31puisqu'on a un rendement dividende et rachat d'actions compris
22:35qui est aux alentours de 8%,
22:36donc qui donne quand même un portage tout à fait sympathique.
22:40Bien sûr.
22:41Et puis, quand on regarde le contexte macroéconomique,
22:45on a encore pas mal de clientes qui sont au vert,
22:48puisqu'on est taux directeur de la BCE à 2%,
22:53qui est une zone relativement incommodante.
22:55Ce n'est pas trop élevé, puis ce n'est pas trop bas non plus,
22:57ça permet aux banques de gagner de l'argent sur les dépôts,
23:00et le volume de prêts n'est pas non plus affecté.
23:05Quand on voit le narratif de la BCE,
23:06on a le sentiment que c'est un statu quo qui devrait durer...
23:09C'est ça, ça donne de la visibilité peut-être au secteur.
23:12Exactement.
23:12Donc, on ne voit pas de changement de retour au taux négatif,
23:16en tout cas à court terme.
23:19Et puis, on a la consolidation.
23:21Donc, il y a des opérations qui se font.
23:24Alors, ce n'est pas des opérations énormes, transfrontalières,
23:26mais enfin, il y a pas mal d'opérations qui se font.
23:28D'accord.
23:29Et celles qu'on voit,
23:31elles se traduisent par des synergies de coûts,
23:35amélioration de la profitabilité,
23:37et donc de la valeur pour l'actionnaire.
23:40Donc, pour l'instant,
23:40on a plutôt des perspectives positives pour 2026.
23:43Perspective positive,
23:45parce que sous-valorisée aussi, selon vous,
23:48aujourd'hui, par rapport à la performance
23:50qu'elle pourrait avoir sur les marchés boursiers.
23:52Alors, effectivement, on n'est pas encore revenu,
23:56en fait, à la médiane historique en termes de valorisation.
24:00C'est-à-dire que les banques, aujourd'hui,
24:02se valorisent à peu près 10 fois les résultats,
24:06contre 15 fois pour le reste de la cote.
24:09Donc, on a une belle décote encore aujourd'hui.
24:12Et donc, il faut aussi avoir en tête
24:18que le statut du secteur a quelque part changé,
24:23au sens où, lorsqu'on regarde toutes les réformes
24:25qui ont été réalisées, les réformes réglementaires,
24:29on a des banques, aujourd'hui,
24:31qui ressemblent, je dirais, un peu plus à des utilities,
24:36alors que, par le passé,
24:38les banques avaient beaucoup moins de capital.
24:40Donc, l'activité très, très cyclique
24:42est beaucoup plus volatile.
24:43Donc, ça veut dire que les banques seraient moins cycliques,
24:45aujourd'hui, le secteur bancaire européen,
24:47en 2025 ou en 2026, serait moins cyclique
24:49que ce qu'on a pu connaître il y a quelques années ?
24:50Alors, c'est tout le travail
24:52qu'a fait le régulateur,
24:53après 2008.
24:56Toute l'ambition, en fait, de la réforme,
24:58c'était de rendre les banques moins cycliques,
24:59au point qu'on a même créé ce qu'on appelle un coussin contracyclique.
25:04Donc, c'est dire à quel point c'était l'objectif.
25:07Donc, voilà, aujourd'hui, on a le sentiment
25:11que les banques sont effectivement beaucoup moins risquées,
25:15en tout cas, elles sont contraintes, en fait, à la prise de risque.
25:18Donc, évidemment, le test, ce sera une crise qui arrivera
25:21pour voir si elle résiste mieux.
25:22Mais, effectivement, quand on regarde sur le papier,
25:24le capital, la liquidité,
25:27les prêts non performants,
25:28qui sont historiquement, à un niveau historique, très, très bas,
25:30on a le sentiment qu'il y a une transformation
25:32qui a été réalisée, en effet.
25:34Quand on parle du secteur bancaire au global,
25:36au niveau européen, est-ce que c'est
25:38un mouvement d'une seule et même marche
25:41ou est-ce qu'il y a ensuite
25:42des sous-compartiments
25:44et plusieurs secteurs bancaires, par exemple,
25:46en Europe ? Et si oui, quelles sont les valeurs
25:48qui font partie de l'un ou de l'autre ?
25:50Alors, absolument. Quand on pense banque,
25:52on se dit que toutes les banques se ressemblent
25:54et que tout ça, c'est la même chose.
25:55Bon, en fait, pas du tout.
25:56Il y a une dispersion, en fait, qui est assez forte
25:58entre les banques européennes.
26:01Et on a vu ça se jouer
26:04au cours des 20 derniers trimestres.
26:06Quelles sont les banques qui ont extrêmement bien marché ?
26:09Jusque-là, ça a été les banques
26:11qui étaient très sensibles aux taux.
26:13D'accord.
26:13Donc, les banques espagnoles, les banques italiennes,
26:15on a vu des performances extraordinaires
26:18de ces banques. Je pense à Unicredit, par exemple.
26:21Et puis, à côté de ça,
26:23on a des banques,
26:24si on se déplace un peu plus vers le centre de l'Europe,
26:27en France, par exemple,
26:28on a des banques qui sont beaucoup moins sensibles aux taux.
26:31Et on a vu, les performances de nos banques françaises
26:34ont été bien, bien inférieures
26:36à celles des banques espagnoles
26:38ou italiennes.
26:40Je mets un petit peu à part Société Générale
26:41parce qu'il y a une transformation
26:43qui est en cours,
26:44portée par Slavo Mirkrupa,
26:46et qui est tout à fait remarquable.
26:50Et donc, Société Générale a vraiment riréité.
26:52Mais si on prend Crédit Agricole
26:54ou BNP,
26:57BNP Paris-Bas,
26:58on voit que les performances boursières
27:00étaient entrées.
27:01Et on voit aussi que les valorisations
27:02sont en dessous.
27:04Elles sont décotées.
27:05Donc, cette première phase,
27:07qui a été une phase de hausse de taux,
27:10il fallait être investi dans les banques
27:12sensibles aux taux.
27:12Aujourd'hui, c'est un peu différent.
27:15Il faut avoir des banques
27:18moins sensibles aux taux,
27:20en particulier nos françaises,
27:21qui vont profiter du renouvellement
27:23de leur stock de prêts.
27:26Le stock de prêts des banques françaises
27:27est plus long que le stock de prêts
27:29des banques espagnoles ou italiennes.
27:32Et ce qui se joue là,
27:34c'est le remplacement par des nouveaux prêts
27:37avec des marges plus importantes,
27:39des anciens prêts qui ont été originés
27:40à l'époque des taux négatifs
27:42et donc avec des petites marges.
27:44Et avec des taux fixes, en plus.
27:45Avec des taux fixes.
27:46Ce qui n'est pas le cas
27:47de toutes les banques européennes.
27:48Et ce qui donne un peu de visibilité,
27:50peut-être, sur la rentabilité à venir
27:51dans les prochaines années ?
27:52Absolument.
27:55Globalement, pour simplifier,
27:56vous ampliez un stock de prêts
27:57pour une période assez longue.
27:58Donc, ça vous donne de la visibilité
27:59sur la marge d'intérêt.
28:00Donc là, on a un renouvellement
28:01qui est en cours, en fait,
28:02typiquement pour les banques françaises.
28:05Donc, 2026, année des banques
28:06et potentiellement des banques françaises,
28:07si je comprends bien, David Benhamou.
28:09C'est ce qu'on espère.
28:11Merci d'avoir été avec nous
28:12dans la rubrique Portefeuille.
28:12Je rappelle que vous êtes associé gérant
28:14et directeur des investissements
28:15d'Axiom AI.
28:16Et quant à nous,
28:16on se retrouve dans un instant
28:18pour un Focus ETF.
28:19Nous sommes toujours en direct
28:29sur BFM Business
28:31dans Good Morning Market
28:32en direct jusqu'à 10h
28:33avec un CAC 40
28:34qui a ouvert en légère hausse
28:37plus 0,66% à 8249 points
28:40avec également un DAX
28:41qui lui ouvre en hausse
28:43de près de 1%,
28:44plus 0,86%
28:46tandis que l'Eurostock 50
28:47ouvre lui aussi
28:48à près de 1% de hausse
28:500,94%
28:52et tout de suite,
28:53c'est le Focus ETF.
28:57Un Focus ETF,
28:59le premier de l'année 2026
29:01dans Good Morning Markets
29:02avec Régis Yankovici.
29:03Bonjour Régis Yankovici.
29:04Bonjour Nicolas.
29:05Merci d'être avec nous.
29:07Vous êtes le fondateur de Luxavis.
29:08Vous êtes spécialiste des ETF.
29:10On va essayer de se projeter
29:11un petit peu dans l'année 2026
29:12en matière d'ETF
29:14avec le prisme des ETF.
29:15Mais tout d'abord,
29:16c'est l'heure du bilan.
29:17Qu'est-ce que vous retenez
29:18de l'actualité des ETF
29:20pour l'année 2025, Régis ?
29:22Écoutez, quel succès !
29:23Ce véhicule d'investissement,
29:25on pensait qu'on en avait fait le tour
29:27et que finalement,
29:28l'ensemble des classes d'actifs
29:29étaient déjà couvertes
29:31par les ETF.
29:32Ce n'est pas le cas.
29:33On a eu une année
29:35de création record d'ETF.
29:37Plus de 2200 ETF créés en 2025.
29:412025, 600 détruits,
29:43c'est la vie normale des ETF.
29:45Tous ne durent pas, oui, c'est ça ?
29:46Tous ne durent pas absolument.
29:48Souvent, des ETF de niche
29:49trouvent leur place quelques mois
29:52et puis finalement, disparaissent.
29:54On atteint, ces jours-ci,
29:56c'est vraiment très récent,
29:5820 000 milliards d'actifs
30:00sous gestion en ETF
30:02dans le monde entier.
30:03Alors, 20 000 milliards de dollars,
30:06ça paraît beaucoup,
30:07mais à quoi le comparer ?
30:08Tout simplement, au fond,
30:10ouvert dans le monde,
30:12c'est 80 000 milliards.
30:13Ça veut dire qu'un dollar sur quatre,
30:15aujourd'hui, est investi en ETF.
30:18D'accord.
30:19C'est prodigieux.
30:20C'est vraiment fantastique.
30:22En termes de nombre,
30:23on a 14 000 ETF cotés dans le monde.
30:28Alors, je vais prendre un point de comparaison
30:29qui est personnel,
30:30qui est 2007, tout simplement.
30:32C'est l'année où j'ai fondé
30:34la première société de gestion
30:35qui était 100% ETF.
30:36et à cette époque-là,
30:38on était à 1 200 ETF
30:40par rapport à 14 000,
30:42donc aujourd'hui,
30:43et on avait 50 milliards d'actifs
30:45par rapport, donc,
30:46aux 20 000 milliards aujourd'hui,
30:48donc fois 400.
30:49Est-ce que cette progression exponentielle
30:51d'ETF proposée sur les marchés
30:53s'accompagne de performances
30:54à la hauteur en 2025,
30:56Régis Sioncovici ?
30:57Alors, à la hauteur des indices,
30:59bien évidemment.
31:00Alors, en réalité,
31:01avant de parler de performances d'indices,
31:03je voudrais mettre l'accent
31:05sur une typologie d'ETF
31:08qui est un nouvel étage
31:10de la fusée ETF
31:12qui est la gestion active.
31:14Au sein d'ETF ?
31:14Au sein des ETF, absolument.
31:16Et qui ont collecté
31:18un tiers des flux.
31:20C'est vraiment très important
31:22pour un lancement
31:23qui est relativement récent.
31:25ça a à peu près 3-4 ans
31:26aux Etats-Unis,
31:27ça a un ou deux ans en Europe.
31:30Et c'est, je pense,
31:32ce qui va porter
31:33le nombre et les actifs
31:34sous ETF
31:35cette année, en 2026,
31:37mais également
31:37les années à venir.
31:40Et dans cette poche
31:41d'ETF actifs,
31:43il y a les ETF à résultat défini
31:44qui, on voit,
31:46connaissent un grand succès.
31:47Amundi va lancer sa gamme
31:48d'ici un an.
31:49Goldman Sachs
31:50vient de racheter Innovator
31:52qui est le numéro 1 mondial
31:53dans ce domaine.
31:55Donc, on aura l'occasion
31:56encore d'en reparler.
31:58Nicolas, pour répondre
31:59à votre question
32:00sur les performances,
32:02effectivement,
32:03on va regarder
32:04les deux extrêmes
32:06du prisme, évidemment.
32:07Et pour une fois,
32:08on ne va pas parler d'IA.
32:10Parce que les meilleures...
32:11On peut parler d'autres choses
32:12sur les marchés financiers.
32:13On peut parler d'autres choses
32:14que de l'IA,
32:15mais on va retomber
32:16sur la case métaux précieux
32:17parce qu'effectivement,
32:18les meilleures performances
32:19de l'année sont à trouver
32:20du côté de cette classe
32:22d'actifs,
32:22des métaux précieux.
32:24Alors, on va mettre de côté
32:25les ETF à levier.
32:27Bon, allez,
32:28je vous en cite un quand même.
32:29L'ETF à levier
32:29sur l'argent
32:30qui progresse
32:31de 360%
32:33l'année dernière.
32:34Parce que le sous-jacent
32:35a énormément progressé
32:35en 2025.
32:37Évidemment.
32:37Alors, attention,
32:38le levier reproduit
32:40le x2
32:41uniquement
32:42sur une base quotidienne
32:43et après,
32:44c'est autre chose.
32:46Peut-être qu'il faudra
32:46faire une émission
32:47sur le sujet.
32:48au titre des satisfactions,
32:52la Corée,
32:53effectivement.
32:53D'accord.
32:54Les ETF investis
32:55sur le marché coréen ?
32:56Tout à fait.
32:57Alors, côté en Europe,
32:59il n'y en a pas énormément,
33:00mais on en trouve.
33:01Il y en a pas trois ou quatre.
33:02Et du côté des déceptions,
33:05même si globalement
33:06les pays émergents
33:06ont bien fonctionné,
33:07c'est surtout au niveau
33:08des pays émergents
33:09comme la Turquie,
33:10l'Inde ou l'Indonésie
33:12où on a trouvé des déceptions
33:13entre moins 9,
33:15moins 10%.
33:15Mais quand on regarde
33:17les déceptions
33:17des années passées,
33:19on était plutôt
33:20sur des performances
33:21à moins 20,
33:21moins 25.
33:22Là, les déceptions,
33:23ce n'est pas des fortes baisses.
33:24Ils sont plus maîtrisées.
33:25Oui.
33:25Qu'est-ce que ça veut dire en fait ?
33:26Ça veut dire que la hausse
33:28se diffuse
33:29entre uniquement
33:30la poche IA
33:31en 2023, 2024, 2025.
33:35La hausse s'est élargie
33:36et la baisse
33:37sur d'autres indices
33:38est amoindrie.
33:40Si on regarde 2026 maintenant,
33:41si on essaie de se projeter
33:42sur les perspectives 2026,
33:44alors on ne sait pas
33:44de quoi sera fait le marché
33:45en 2026.
33:46Si, si, on sait.
33:47Ah, on sait.
33:48Mais en matière d'ETF,
33:50comment est-ce qu'on peut regarder ?
33:51Vous parliez des ETF actifs,
33:52ça veut dire que c'est
33:53une nouvelle manière
33:53d'investir en ETF
33:54qui se dessine pour 2026
33:56par exemple ?
33:56Vraiment.
33:57La question principale,
33:58c'est à qui je donne
33:59les clés de l'allocation ?
34:01Est-ce que je donne
34:01une partie du trousseau
34:03à un gérant
34:04ou est-ce que je garde
34:05tout le trousseau pour moi ?
34:07Voilà.
34:07Donc, chacun doit trouver
34:09la réponse à cette question.
34:10J'ai la mienne,
34:11mais chaque investisseur
34:12doit trouver la sienne.
34:14D'accord.
34:14pour 2026,
34:17une autre question
34:19qu'on peut se poser
34:19avec les ETF
34:20mais qui n'est pas propre
34:21à 2026,
34:22c'est de savoir
34:22est-ce qu'on considère
34:23l'ETF
34:24comme un produit
34:25buy and hold ?
34:28C'est-à-dire,
34:28je vais acheter
34:29un grand indice
34:30ou trois obligataires
34:32actions
34:33que je conserve
34:33à long terme.
34:34Et je réplique
34:35la performance de l'indice.
34:36Exactement.
34:36Et puis,
34:37j'imagine que les performances
34:38historiques vont se reproduire
34:39à l'avenir.
34:41Bon, on peut en douter
34:41mais pourquoi pas ?
34:43Ou alors,
34:44je considère ça
34:45comme un accès
34:45à des marchés lointains.
34:48D'accord.
34:48D'accord.
34:48Alors, il n'y a pas d'ETF
34:49sur le Venezuela
34:50mais par exemple,
34:52pas loin,
34:53il y en a sur le Chili
34:53qui est une thématique
34:54d'investissement intéressante
34:55sur, je ne sais pas moi,
34:57les semi-conducteurs chinois.
34:59Bien sûr.
34:59Donc, des véhicules d'accès
35:00à des marchés lointains
35:01qui ne seraient pas accessibles
35:02par d'autres moyens.
35:04Quand on a envie
35:04de s'exposer, effectivement,
35:06ou de diversifier
35:07ses investissements
35:07et d'aller sur des marchés
35:08sur lesquels
35:09on ne peut pas aller directement
35:10en action
35:10ou via des fonds d'investissement.
35:11Absolument.
35:12Où le choix d'action
35:12est quand même compliqué
35:13et coûteux.
35:14Merci, Régis Yankovici
35:16de nous avoir accompagné
35:17dans ce Focus ETF.
35:19Je rappelle que vous êtes
35:19fondateur de Luxavie
35:20et spécialiste des ETF.
35:22Merci beaucoup.
35:22A bientôt.
35:23Et quant à nous,
35:23on se retrouve tout de suite
35:24dans le Face à Face.
35:28Le Face à Face,
35:29c'est avec Anguéran Arthaz.
35:31Bonjour, Anguéran Arthaz.
35:33Bonjour.
35:33Vous êtes en plateau
35:34avec nous,
35:35stratégiste à la financière
35:36de l'échec qui est.
35:36On espère qu'Emmanuel Co
35:37nous rejoindra dans un instant,
35:39responsable de la stratégie
35:40Action chez Barclays.
35:42On va commencer avec vous,
35:44Anguéran Arthaz.
35:45On va revenir évidemment
35:46sur les événements
35:47politiques et géopolitiques
35:49de ce week-end.
35:52Je rappelle rapidement
35:53la séquence.
35:54Donc,
35:55les États-Unis
35:56qui interviennent
35:57au Venezuela,
35:58des bombardements
35:59donc entendus.
36:00Nicolas Maduro,
36:02donc le président
36:03ou dictateur
36:04du Venezuela,
36:07emprisonné,
36:07arrêté
36:08et emprisonné
36:08par les États-Unis.
36:12On aurait pu s'attendre
36:14à un impact
36:15sur le pétrole
36:15et sur les indices mondiaux.
36:17Ce n'est pas ce qu'on a vu
36:18ce matin.
36:18On a vu
36:19un repli mesuré
36:21sur les cours du pétrole.
36:23On a vu
36:23des indices actions
36:24en Asie
36:25qui ont presque
36:26tous clôturé
36:27dans le vert
36:28ou en tout cas
36:29proche de l'équilibre.
36:30Et on voit
36:31des indices actions
36:32européens
36:34qui, eux,
36:34évoluent dans le vert
36:35à l'heure où on se parle.
36:36et des futurs
36:36sur les indices actions américains
36:38qui laissent entendre
36:39une ouverture dans le vert.
36:40D'un côté,
36:41on se dit
36:42qu'on voit
36:42une augmentation
36:43du risque politique
36:44et géopolitique
36:44sur les marchés
36:45et de l'autre,
36:46en guerre en Arthaz,
36:46on a l'impression
36:47que les marchés
36:48s'en accommodent
36:48très bien
36:49à l'heure actuelle.
36:50Je pense tout simplement
36:52que les marchés
36:53ont intégré
36:55ce retour
36:57à une sorte
36:58de conflictualité
36:59dans les relations
37:00géopolitiques.
37:01Le point de départ,
37:02c'est la guerre en Ukraine
37:03mais depuis,
37:04on a eu énormément
37:05d'épisodes.
37:05On a eu évidemment
37:06le conflit israélo-palestinien,
37:09on a eu les interventions
37:10américaines en Iran,
37:11on a eu même
37:12toute la séquence
37:13de la guerre commerciale
37:14qui, même si ce n'est pas
37:15militaire,
37:17reste quand même
37:17un épisode
37:18de tension géopolitique.
37:20Bien sûr.
37:20Là, on a maintenant
37:21le Venezuela.
37:22Finalement,
37:23c'est quelque chose
37:24qui revient
37:25sur la scène mondiale
37:27et les marchés,
37:28comme toujours,
37:29au début sont heurtés
37:30qui, petit à petit,
37:31s'habituent.
37:32Et puis là,
37:32en plus,
37:33on parle,
37:33sans manquer de respect
37:35au Venezuela,
37:35d'un pays,
37:36on parlera après
37:37du cas du pétrole,
37:38mais qui,
37:39sur un plan strictement
37:40économique,
37:41ne pèse pas très lourd
37:41dans la croissance mondiale.
37:43Ce n'est pas comme
37:44si c'était une intervention
37:45de la Chine sur Taïwan
37:46où je pense que
37:47la réaction des marchés
37:48aurait été différente.
37:49Se dire qu'en un week-end,
37:50un pays peut passer
37:50sous la tutelle
37:51d'un autre pays
37:52et vous disiez
37:53qu'effectivement,
37:53d'abord,
37:54les marchés réagissent
37:54et ensuite,
37:55s'acclimatent de la situation.
38:00Et ils ont ouvert
38:01à la hausse
38:02le lundi matin.
38:03Oui,
38:03mais je pense que,
38:04d'une part,
38:04c'était peut-être
38:05un petit peu anticipé
38:07parce que les éléments
38:09de langage de Trump
38:10vis-à-vis du Venezuela
38:11montaient quand même
38:12en cadence
38:13depuis quelques semaines
38:14voire quelques mois.
38:16Donc,
38:16ça ne sort pas
38:17quand même de nulle part.
38:18Donc,
38:18cette donne-là
38:19était un petit peu intégrée.
38:21Et puis,
38:21encore une fois,
38:21c'est parce que
38:22il faut le prendre
38:23sur toute une séquence,
38:24pas seulement l'événement
38:25vénézuélien,
38:26c'est toute une séquence
38:27qui date de plus de trois ans,
38:29quasiment quatre ans,
38:30où on a ce retour
38:32de tensions géopolitiques.
38:33Et la première fois,
38:34le marché est très échaudé.
38:36La deuxième fois,
38:36un peu moins.
38:37La troisième fois,
38:37encore moins.
38:38Et puis,
38:38jusqu'à arriver à une séquence
38:39comme celle-là
38:40où le marché
38:40ne réagit absolument plus,
38:43voire un peu positivement
38:45parce qu'il y a
38:46un impact potentiel
38:47baissier à moyen long terme
38:49sur les prix du pétrole.
38:50Et ça,
38:51pour le marché,
38:52c'est toujours plutôt positif.
38:54On va reparler
38:55du pétrole.
38:56Je rappelle la séquence.
38:57Lors des premières heures
38:58de cotation ce matin,
38:59le pétrole perdait 1%.
39:01Ça s'est ensuite stabilisé
39:02aux alentours
39:02de moins 0,05
39:04ou moins 0,6%.
39:05Depuis l'ouverture
39:06des marchés européens,
39:07on voit quand même
39:07des baisses
39:08un peu plus marquées.
39:09Le WTI
39:10qui recule de 1,62%
39:11ou le Brent
39:13qui recule
39:14de 1,53%.
39:16à l'heure où on se parle,
39:17on va commenter tout ça.
39:18Juste avant,
39:19je vous propose
39:19d'accueillir également
39:20Emmanuel Coe
39:21qui est au téléphone
39:21avec nous.
39:22Bonjour Emmanuel Coe.
39:24Bonjour.
39:25Merci d'être avec nous.
39:25Vous êtes responsable
39:26de la stratégie Action
39:27chez Barclays.
39:29Même question
39:30qu'à Anguéran Arthase.
39:31Pas de réaction
39:32des marchés
39:33vis-à-vis de la situation
39:34au Venezuela.
39:35On a l'impression
39:36qu'effectivement,
39:37ce risque géopolitique
39:38est presque devenu
39:38une habitude.
39:39Mais la nouvelle
39:41a été digérée
39:41dans le week-end
39:42avant même
39:42l'ouverture des marchés.
39:43C'est quand même
39:43assez surprenant,
39:44Emmanuel Coe
39:44ou ça ne vous étonne
39:45pas plus que ça ?
39:47Non, je ne suis pas
39:47vraiment étonné
39:48parce que, bon,
39:49Edun, le marché
39:50est un peu plus habitué
39:52à ce type de risque
39:53que dans le passé.
39:55Le deuxième élément,
39:56c'est que ce n'est pas
39:57forcément un risque
39:58qui est complètement nouveau.
39:59On savait que la tension
40:00avec le Venezuela
40:02s'était quand même accrue
40:03ces derniers mois,
40:04ces dernières semaines.
40:05Donc le marché
40:05était quand même au fait
40:07des derniers développements
40:08mais on ne savait pas
40:09forcément le timing
40:10ou les modalités
40:11de la sortie de Maduro.
40:14c'était quelque chose
40:14qui était quand même
40:15envisagé par les marchés
40:17et puis le troisième élément
40:19c'est qu'en soi
40:20c'est quelque chose
40:21qui devrait à la limite
40:22contribuer à caper
40:24les prix du pétrole
40:25ce qui est plutôt
40:26une bonne chose
40:27pour l'économie globale.
40:28Donc forcément
40:29on peut envisager
40:30que ça ouvre la porte
40:31à d'autres conflits
40:31et que le marché
40:33est un lecteur
40:34un peu différent
40:35de ce qui se passe
40:35en Ukraine,
40:36en Taïwan, etc.
40:37Mais je pense que
40:37dans les médias
40:38c'est quelque chose
40:39qui a été solutionné
40:40assez rapidement
40:41et qui est peut-être
40:42un peu différent
40:43des situations
40:43qu'on a vues
40:44au Moyen-Orient,
40:46en Irak, etc.
40:47Donc pas forcément
40:48un conflit
40:48qui va durer
40:49et qui va créer
40:51une incertitude
40:51beaucoup plus durable
40:52pour les marchés.
40:53À l'heure où on se parle
40:54Emmanuel Coe
40:54le WTI perd un 55%
40:58le baril de Bren
40:59perd un 43%
41:00l'or progresse
41:01de près de 2,5%
41:02l'argent
41:03de plus de 6%
41:05et le cuivre
41:06de près de 3%
41:07ça bouge
41:08quand même un peu
41:09sur les matières premières
41:10ça bouge un peu plus
41:12sur le pétrole
41:12d'ailleurs
41:13que ce qu'on voyait
41:13il y a encore
41:14quelques heures
41:15ça veut dire
41:15que le marché
41:16du côté des matières premières
41:18commence à digérer
41:19peut-être
41:20ce qui pourrait être
41:22comme des incidences
41:23d'un peu plus long terme
41:24de la situation
41:24au Venezuela ?
41:26Oui en tout cas
41:27c'est la lecture
41:27que le marché fait
41:28dans les médias
41:30c'est vrai qu'il y avait
41:30deux types de risques
41:31le premier c'est
41:32qu'on a un conflit
41:33qui dure
41:34et qui pénalise
41:35encore plus
41:36la production de pétrole
41:37et donc fasse monter
41:38les prix
41:39mais la lecture du marché
41:40s'emmettre
41:41qu'en fait
41:42on va avoir
41:42un retour progressif
41:43de la capacité
41:44de production au Venezuela
41:45qui devrait contribuer
41:47à ce que les prix
41:47à moyen terme baissent
41:48donc ça c'est plutôt
41:49une bonne chose
41:49après ce qu'on voit
41:50sur l'or
41:51ce qu'on voit
41:51sur les métaux en général
41:53sur l'argent
41:54sur le cuivre
41:55je pense que c'est
41:56qu'une continuation
41:57de la tendance
41:57qu'on avait en 2025
41:58alors évidemment
42:00que l'or
42:00c'est quelque chose
42:01qui semble être
42:02une bonne couverture
42:04pour le risque géopolitique
42:06mais derrière tout ça
42:07il y a aussi
42:08peut-être aussi
42:09des craintes liées
42:10à l'inflation
42:11etc.
42:11donc il ne faut pas
42:12forcément tout mélanger
42:13mais je pense que
42:14pour ce qui est
42:14du problème vénézuélien
42:15c'est quelque chose
42:16qui à mon avis
42:17sans m'être perçu
42:20comme étant limité
42:21dans la durée
42:22et donc quelque chose
42:23qui devrait
42:24caper le potentiel
42:26de hausse
42:26du prix du pétrole
42:27Anguéran Arthas
42:28faut-il suivre de près
42:29les cours du pétrole
42:30dans les prochains jours
42:31alors que l'OPEP
42:32a annoncé ce week-end
42:34ne pas modifier
42:34sa production de barils
42:36pour les trois premiers mois
42:37de l'année 2026
42:38et que tous les analystes
42:40s'accordent à dire
42:41que globalement
42:42le sujet
42:43donc Venezuela
42:44n'aura pas d'incidence
42:45à court terme
42:46ou une incidence
42:47à la marge
42:48sur la production mondiale
42:49de pétrole
42:50effectivement
42:51on ne peut pas
42:53exclure que dans
42:53les prochaines semaines
42:54sur la phase de transition
42:55il puisse y avoir
42:56des problèmes
42:57qui jouent un peu
42:59sur la capacité
43:00de production
43:01de pétrole au Venezuela
43:03maintenant la production
43:04de pétrole vénézuélienne
43:05c'est 1%
43:05de la production mondiale
43:06donc ça ne va pas
43:08à mon avis
43:09avoir de répercussions
43:10alors que le Venezuela
43:11c'est quand même
43:11le premier pays
43:13en matière de ressources
43:14pétrolières
43:14c'est quasiment 20%
43:15des ressources
43:16des réserves mondiales
43:17en tout cas
43:18identifiées
43:19donc il y a évidemment
43:21un potentiel
43:21et justement
43:22c'est qu'à court terme
43:24il y a peut-être
43:24un risque
43:25de disruption
43:27de la production
43:27au Venezuela
43:28s'il y a des tensions
43:29sur la transition
43:30ce qui pourrait faire
43:31monter un peu
43:32à court terme
43:32le prix du baril
43:33mais sur un horizon
43:34de moyen long terme
43:35ne serait-ce que
43:36si on revient
43:36au niveau de production
43:38qui était celui du Venezuela
43:39il y a une quinzaine d'années
43:40en 2008
43:41c'était 3,5 millions
43:42de barils le jour
43:43aujourd'hui
43:44on est tombé
43:44à 1 million
43:45avec toutes les problématiques
43:47du pays
43:47ne serait-ce que
43:48si on revenait
43:49à l'horizon
43:49de quelques années
43:50sur cette capacité
43:51de production là
43:52on voit bien
43:53que ça augmente
43:54la capacité de production mondiale
43:55donc ça joue à la baisse
43:57sur les prix du pétrole
43:58donc à court terme
43:59ça pourrait chahuter un peu
44:01il ne faudra pas forcément
44:01en tirer de grandes conclusions
44:02mais la direction
44:03à moyen long terme
44:04elle est très clairement
44:05plutôt baissière
44:06pour le prix du pétrole
44:07l'heure qui progresse
44:08l'heure qui progresse
44:08de 2,5%
44:09l'argent qui progresse
44:10de plus de 6%
44:10le bitcoin qui progressait
44:12également dans la nuit
44:13est-ce qu'on peut y voir
44:15un lien
44:15ou il faut y voir
44:17simplement la continuité
44:18de tendance
44:19de long terme
44:20sur ces trois actifs
44:21qui jouent un rôle
44:23d'actifs parfois refuges
44:24même s'ils ne sont pas
44:25toujours décorrélés
44:26de ce qui se passe
44:26sur les marchés
44:27comme le disait Emmanuel Co
44:28je pense qu'effectivement
44:29il y a surtout
44:31une poursuite
44:31de la tendance
44:32qu'on a vue
44:33au cours des derniers mois
44:34après sur la journée
44:35d'aujourd'hui
44:36on ne peut pas exclure
44:37qu'il y ait ce petit réflexe
44:38classique
44:39de tension géopolitique
44:41égale
44:41j'achète des métaux précieux
44:42probablement que ça joue
44:43sur la journée d'aujourd'hui
44:44mais la tendance
44:45de long terme
44:46elle est beaucoup plus solide
44:47que ça
44:48d'ailleurs on est plutôt positif
44:49sur les métaux précieux
44:51pour l'année qui vient
44:52donc c'est un petit accélérateur
44:54sur là
44:55le très court terme
44:56mais la tendance de fond
44:57il y a beaucoup plus
44:58de catalyseurs que ça
44:59Emmanuel Co
45:00c'est une semaine
45:03importante
45:04pour les marchés financiers
45:06avec de nombreuses statistiques
45:08qui vont être publiées
45:09la semaine prochaine
45:10également
45:11c'est la première fois
45:12que le marché
45:13va retrouver
45:14depuis le shutdown
45:15aux Etats-Unis
45:16des statistiques
45:17qui vont lui permettre
45:18d'analyser
45:19réellement
45:20la dynamique
45:23de l'économie
45:24américaine
45:25à quoi s'attendre
45:26cette semaine
45:27avant le début
45:28de publication des résultats
45:29qui arrivent
45:29dès la semaine prochaine
45:30pour les premières publications
45:31Oui c'est ça
45:33donc c'est vrai qu'on parle
45:34beaucoup de la géopolitique
45:35mais je pense que les marchés
45:36s'y habituent
45:37tant bien que mal
45:38et qu'en fin de compte
45:39ce sont les fondamentaux
45:40qui dominent
45:42et on va avoir
45:43une semaine importante
45:44au niveau macroéconomique
45:45alors on a l'ISM
45:45cet après-midi
45:46je pense que les chiffres
45:48de l'emploi
45:48seront particulièrement
45:50observés
45:50vendredi
45:52donc ça sera effectivement
45:53comme vous l'avez dit
45:53les premiers payrolls
45:55qui seront
45:56de bonne qualité
45:57qui ne seront pas forcément
45:58impactés ou biaisés
45:59par le shutdown
46:01donc ça va donner
46:02une indication
46:03à la fois
46:04sur la dynamique
46:06macro
46:07aux Etats-Unis
46:07vous savez que l'emploi
46:09marquait le pas
46:09sur la fin 2025
46:11donc ça
46:11ça va être quelque chose
46:12qui va être important
46:13mais aussi sur
46:14par rapport à la politique
46:16monétaire de la Fed
46:16donc ça va être
46:17le marché table
46:18sur une baisse
46:19encore assez continue
46:20des taux américains
46:22quasiment trois baisses
46:23de taux qui sont
46:23anticipées pour 2026
46:25donc forcément
46:26les données sur l'emploi
46:29seront importantes
46:30par rapport à ça
46:31donc nous on table
46:33sur des payrolls
46:35à trois chiffres
46:37donc une légère reprise
46:38qui avait déjà été observée
46:39le mois dernier
46:40donc voilà
46:42un taux de chômage
46:43qui s'est repris
46:44ces derniers mois
46:45qui est un peu remonté
46:46mais des créations d'emplois
46:46qui restent
46:47toujours légèrement positives
46:49et donc nous on pense
46:50qu'on a deux baisses de taux
46:51qui auront lieu cette année
46:52une en mars
46:53une en juin
46:53mais tout ça
46:54ça sera forcément
46:55sujet à discussion
46:56et donc les premiers chiffres
46:57de l'année
46:58seront assez importants
46:59par rapport à ça
46:59Anguéran Arthaz
47:01même question
47:01votre scénario
47:02je rappelle aussi
47:03qu'en 2026
47:04un nouveau président
47:06de la Fed
47:06sera nommé
47:07par Donald Trump
47:08est-ce que c'est de nature
47:09à changer potentiellement
47:10les scénarios
47:11de baisse de taux
47:12anticipés ?
47:14Alors sur la Fed
47:15effectivement
47:15on verra
47:16j'explique régulièrement
47:18le chairman tout seul
47:20de la Fed
47:21ne peut pas grand chose
47:22il faudrait que Trump
47:23puisse contrôler
47:24beaucoup plus de personnes
47:25au sein du conseil
47:27des gouverneurs
47:27de la Fed
47:28pour que vraiment
47:29ils puissent influer
47:30quasiment directement
47:32sur ce que ferait la Fed
47:33donc là-dessus
47:34on verra
47:36mais je pense que le risque
47:37n'est pas si important
47:38qu'on pourrait le croire
47:40Petite parenthèse
47:41sur ce sujet
47:41quand on voit que
47:42le gouvernement Trump
47:43peut prendre le contrôle
47:45d'un pays en un week-end
47:46et le mettre sous tutelle
47:47est-ce que c'est de nature
47:48à nous inquiéter
47:49sur ce qu'il pourrait faire
47:50vis-à-vis de l'institution
47:51indépendante
47:52qu'est la Fed
47:52je pense que les sujets
47:53sont un peu différents
47:54j'imagine mal
47:55Donald Trump
47:56envoyer les forces spéciales
47:57bien sûr
47:58mais
47:58se soustraire à l'idée
48:01qu'on peut se faire du droit
48:02de toute façon
48:03l'indépendance des banques centrales
48:04il faut toujours le rappeler
48:05c'est un concept aujourd'hui
48:06qui a l'air d'être gravé
48:06dans le marbre
48:07il ne l'a pas toujours été
48:07dans l'histoire
48:08donc qu'un jour
48:09on remette en cause
48:10l'indépendance des banques centrales
48:11elle n'est pas indépendante
48:12en Chine
48:12elle est moyennement indépendante
48:14dans beaucoup de pays
48:15rien n'est impossible
48:16je pense qu'on n'en est pas là encore
48:18mais
48:19tout est possible
48:20surtout avec Donald Trump
48:21maintenant pour en revenir
48:22au chiffre de l'emploi
48:24je pense effectivement
48:24que c'est quelque chose
48:25de très très important
48:27à court terme
48:27parce que ça va vraiment
48:28déterminer la validité
48:30ou non
48:30de ce qui est le scénario
48:32central de marché aujourd'hui
48:33le scénario central
48:34de marché aujourd'hui
48:35c'est grosso modo
48:36une croissance
48:38un peu plus faible
48:39que ces dernières années
48:39mais qui reste résiliente
48:40voire qui réaccélère un petit peu
48:42plusieurs baisses de taux
48:44surtout aux Etats-Unis
48:45pas tellement en Europe
48:46et puis du coup
48:47des marchés actions
48:48qui dans un environnement
48:49comme on dit
48:50un peu goldilux
48:51un peu boucle d'or
48:53performent bien
48:55puisqu'on a
48:56de la croissance
48:57un peu d'accommodation monétaire
48:58donc tout va bien
48:59ce qui à mon sens
49:01pourrait faire achoper ça
49:02alors il y a plein de risques potentiels
49:03comme toujours
49:04mais à court terme
49:05c'est vraiment l'emploi
49:06parce que
49:07comme le disait Emmanuel Lecaux
49:09juste avant
49:10on voit vraiment que l'emploi
49:11sur la fin 2025
49:12marque qu'elle pas
49:12assez fortement
49:13et sur un certain nombre
49:15de métriques
49:16quand on regarde
49:17les niveaux auxquels on est
49:18c'est des niveaux
49:19où historiquement
49:20on a dans les mois
49:22qui suivent
49:23basculé assez rapidement
49:24en récession
49:24et la grande question
49:26aujourd'hui
49:26c'est est-ce que
49:28le marché de l'emploi
49:29américain
49:30a structurellement changé
49:31et est moins sensible
49:33peut-être moins cyclique
49:34qu'avant
49:34il y a un chiffre
49:35que je trouve très symbolique
49:36sur ça
49:36c'est la croissance annuelle
49:38de l'emploi
49:39historiquement
49:39quand elle passe
49:40en dessous de 1%
49:41aux Etats-Unis
49:42dans les 6 à 9 mois
49:44qui suivent
49:44on bascule en récession
49:45systématiquement
49:46depuis la fin
49:46des années 50
49:47aujourd'hui
49:48on est à 0,6
49:49on est passé
49:50très en dessous
49:51de cette barre là
49:51et pour l'instant
49:52on n'a pas vraiment
49:53d'accélération
49:55à la baisse
49:55de la croissance
49:56et donc la grande question
49:57c'est est-ce que
49:58l'emploi américain
50:00et finalement
50:01la structure globale
50:02de l'économie américaine
50:03a changé
50:03au point qu'elle puisse
50:05tenir
50:06même avec une croissance
50:07de l'emploi à l'arrêt
50:08ce qui n'a jamais été le cas
50:09sur les 50
50:10même 70 dernières années
50:12mais il n'est pas impossible
50:13qu'avec
50:14les gains de productivité
50:16liés au digital
50:17avec la baisse
50:19de la force de travail
50:19avec
50:20que ce soit par
50:21les seniors
50:22qui vont moins travailler
50:23ou par l'arrêt
50:23de l'immigration
50:24que ce soit par la hausse
50:26des aides sociales
50:27qu'on constate
50:28depuis une dizaine d'années
50:29aux Etats-Unis
50:29peut-être que tout ça
50:31fait que l'économie américaine
50:32a un peu changé
50:32et qu'elle peut tenir
50:34même avec une croissance
50:35de l'emploi nul
50:36et je pense que
50:36cette question-là
50:37on va la trancher
50:38dans les 2-3 mois qui viennent
50:39et je pense que
50:41ce sera très très important
50:42pour la validité ou non
50:43du scénario de marché
50:44sur l'année
50:44Emmanuel Coase
50:45qui se joue effectivement
50:46derrière ces chiffres
50:47de l'emploi
50:48c'est aussi potentiellement
50:49comme nous le dit
50:50Anguero Arthaz
50:51un changement de structure
50:52de l'économie américaine
50:53et donc des mécanismes
50:55différents de ceux
50:56à quoi on aurait pu
50:56être habitué par le passé ?
50:58Oui, il faut savoir
50:59qu'on a encore peu
51:00de recul sur les implications
51:02de la politique de Trump
51:03mais c'est vrai
51:04qu'on a des changements
51:04qui sont assez importants
51:05au niveau de la structure
51:06de l'économie
51:06le premier est lié
51:08à l'immigration
51:09donc les Etats-Unis
51:10ont perdu quasiment
51:111 million de travailleurs
51:13sur les 12 derniers mois
51:14et c'est en partie pour ça
51:16qu'on a un taux de chômage
51:17enfin des créations d'emplois
51:20qui ont beaucoup diminué
51:22la question est-ce qu'on a
51:24un nouvel équilibre
51:25entre l'offre
51:25et la demande de travail
51:27parce que ce qui est clair
51:28aujourd'hui c'est que
51:28malgré le fait
51:29qu'il y ait moins
51:30de créations d'emplois
51:31il y a toujours une économie
51:32qui continue à très bien performer
51:33donc en fait on arrive
51:34à produire autant
51:35voire plus que dans le passé
51:36avec moins de travailleurs
51:38donc la question est-ce qu'on a
51:39un gain de productivité
51:40lié à l'IA
51:41qui est établi
51:42et qui puisse doper l'économie
51:44tout en limitant
51:46le nombre d'embauche
51:46donc ça, ça reste à voir
51:47est-ce qu'on peut compenser
51:48ce choc d'offres
51:49d'emplois
51:49avec de la productivité
51:51évidemment la deuxième question
51:54c'est l'IA
51:55est-ce que l'IA peut continuer
51:57à porter l'économie américaine
51:59et les marchés
52:00parce qu'on voit
52:01qu'il y a toujours
52:02cette dominance de l'IA
52:03qui reste une thématique
52:04très forte dans les marchés
52:05mais il y a aussi
52:06quand même l'air de rien
52:07un peu de fatigue
52:08lié à l'IA
52:08ces derniers mois
52:10l'IA a marqué le pas
52:10aux Etats-Unis
52:11le crédit montre
52:13des signes de tension
52:14donc le marché
52:15est beaucoup plus regardant
52:18sur les sources
52:20de financement
52:21de l'IA
52:22les valorisations
52:23la croissance
52:25qui est générée
52:26par ces investissements
52:27etc
52:28donc ça sera quand même
52:29à mon avis
52:30important pour les marchés aussi
52:31et puis voilà
52:33puis le dernier point
52:34c'est encore une fois
52:34est-ce qu'on a
52:36en fait
52:36un effet inflationniste
52:39ou désinflationniste
52:40de la politique de Trump
52:41je pense qu'un des grands sujets
52:42pour 2026
52:43à l'orée des élections
52:45de millions de mandats
52:45c'est ce qu'on appelle
52:47la fondabilité
52:49c'est un terme important
52:49aux Etats-Unis
52:50on voit que le consommateur
52:52souffre d'une inflation
52:54qui a été quand même
52:54très forte depuis le Covid
52:55la politique de Trump
52:58est accusée
52:59d'être inflationniste
53:00avec les tarifs
53:01avec la baisse
53:02de l'immigration
53:03donc à voir
53:04si l'inflation
53:05va naturellement
53:06diminuer
53:08cette année
53:08ce qui permettra
53:09la fête
53:09d'un peu d'air
53:10à l'économie américaine
53:11ou est-ce que Trump
53:12comme il semble
53:13commencer à le faire
53:14va devoir faire
53:16un pivot
53:17ou marche arrière
53:18sur certaines mesures
53:19qu'il avait prises
53:19donc on a vu que Trump
53:20a baissé
53:21les tarifs
53:21sur certains produits
53:22de grande consommation
53:23de consommation courante
53:25aux Etats-Unis
53:26donc à voir
53:28s'il y a une espèce
53:28de panne arrière
53:30qui est faite sur les tarifs
53:31qui viserait
53:31justement
53:32réduire un peu
53:33l'impact inflationniste
53:34de cette politique tarifaire
53:35Anguéran Arthaz
53:36Emmanuel Coe
53:37nous a donné
53:38un certain nombre
53:38de drivers
53:39à suivre
53:39sur les marchés
53:40en 2026
53:41si on regarde
53:42plus spécifiquement
53:42les marchés européens
53:43je reboucle sur
53:44la situation au Venezuela
53:46est-ce que les thèmes
53:46défense
53:47souveraineté
53:47vont continuer
53:49à être des thèmes
53:50de premier plan
53:51sur les marchés européens
53:52selon vous ?
53:53Alors le thème
53:54de la défense
53:54je pense que ce soit
53:55sur les marchés européens
53:56ou sur les marchés mondiaux
53:57c'est quelque chose
53:57qui va rester en tendance
53:59un thème à jouer
54:01très clairement
54:01ça n'empêche pas
54:03qu'on puisse avoir
54:04de la volatilité
54:04on l'a vu au dernier trimestre
54:06où le secteur a été
54:06un peu chahuté
54:07si demain
54:08on a la signature
54:09d'un accord de paix
54:09sur l'Ukraine
54:10ce n'est pas du tout
54:10à exclure
54:11que le secteur baisse
54:13sur cet événement-là
54:14mais à long terme
54:15on est assez convaincu
54:18que le thème
54:19va continuer
54:20quand on regarde
54:20aujourd'hui
54:21les dépenses mondiales
54:22de défense
54:22en pourcentage du PIB
54:23par rapport à ce qu'elles étaient
54:24dans les années 70-80
54:26il y a encore
54:27beaucoup de chemin à faire
54:28et l'exemple vénézuélien
54:30encore récemment
54:30montre bien
54:31que le retour
54:32à la conflictualité
54:32du monde
54:33va pousser
54:34à revenir
54:35à ce niveau
54:36de dépense
54:37de défense
54:37donc ce thème-là
54:38il va rester
54:39assez fort
54:41et notamment
54:41dans les marchés européens
54:42on a pas mal
54:43pour une fois
54:44de champions
54:45dans ce secteur
54:47après
54:47au-delà de la défense
54:49évidemment
54:49le gros sujet
54:50pour l'Europe
54:51ça va être
54:52les plans de dépense
54:52notamment le plan
54:53de dépense allemand
54:54à quel rythme
54:55il s'engage
54:56sur quel secteur
54:58et sur quel projet
54:59précisément
55:00à quel moment
55:01on le voit
55:02arriver
55:02dans les résultats
55:04des entreprises
55:05d'abord des entreprises
55:05allemandes
55:06mais peut-être
55:06d'autres entreprises européennes
55:07et puis
55:08sur un horizon
55:09un tout petit peu
55:10plus long
55:10quel est le multiplicateur
55:12sur la croissance
55:13de ces dépenses
55:14c'est-à-dire
55:15est-ce que
55:15ces dépenses
55:16d'investissement
55:17allemandes
55:17génèrent de la croissance
55:19notamment au-delà
55:19aussi de l'Allemagne
55:20sur les autres pays européens
55:22ça va être ça
55:23un des principaux catalyseurs
55:24parce que
55:24les plans de dépense
55:27ont été très joués
55:28par les marchés
55:29l'année dernière
55:29et ça s'est traduit
55:30par une hausse
55:31des valorisations
55:32maintenant ce qu'on va
55:32attendre de voir
55:33c'est est-ce que ça a traduit
55:34dans une hausse
55:35des bénéfices par action
55:36ce qu'on n'a pas encore
55:37tellement dans les marchés européens
55:38Merci Anguéran Arthas
55:40stratégiste à la financière
55:41de l'échec
55:41et merci également
55:42Emmanuel Co
55:43de nous avoir accompagné
55:44par téléphone
55:45responsable de la stratégie
55:46action
55:46chez Barclays
55:48c'est la fin
55:48de Good Morning Markets
55:50dans un instant
55:50vous retrouverez
55:51les experts
55:52avec Raphaël Legendre
55:53bonjour Raphaël
55:54au menu des experts
55:56aujourd'hui
55:56au menu bien sûr
55:57l'enlèvement spectaculaire
55:59de Nicolas Maduro
56:00on l'a fait
56:01une matinée spéciale
56:01sur BFM Business
56:02on continue avec les experts
56:03avec cette question majeure
56:05la première mission
56:06d'un état
56:07doit-elle être juste
56:08ou de durée
56:09on verra les applications
56:10que ça peut avoir
56:11pour la France
56:11on va revenir aussi
56:12sur le baromètre Eurogroup
56:14BFM Business
56:15et la tribune
56:16dimanche
56:16sur l'état d'esprit
56:18des chefs d'entreprise
56:19en cette rentrée
56:20on verra que c'est
56:21plutôt du gris en France
56:22et plutôt du rose
56:23à l'international
56:24et puis le budget
56:25revient à l'Assemblée nationale
56:27cette semaine
56:28avec probablement
56:29le retour
56:30de la surtaxe
56:30de l'impôt sur les sociétés
56:32sur nos grands groupes
56:33on va voir si
56:34cette queue de comète budgétaire
56:37s'annonce encore
56:37comme un déluge
56:39de nouveaux impôts
56:40et quant à nous
56:41on se retrouve demain
56:42à 9h en direct
56:43dans Good Morning Markets
56:45sur BFM Business
56:46à demain
56:46Good Morning Markets
56:49sur BFM Business
56:51BFM Business