Passer au playerPasser au contenu principal
  • il y a 7 semaines
Ce mercredi 3 décembre, Christopher Dembik, conseiller en stratégie d'investissement chez Pictet AM, Andrea Tueni, sales trader chez Saxo Banque, Alain du Brusle, directeur général délégué de Claresco Finance, Marine Mazet, strategiste taux d'intéret euros chez Nomura, Raphaël Gallardo, chef économiste chez Carmignac, et Florian Ielpo, responsable de la macroéconomie chez Lombard Odier IM, étaient les invités dans l'émission Good Morning Market, présentée par Étienne Bracq, sur BFM Business. Retrouvez l'émission du lundi au vendredi et réécoutez la en podcast.

Catégorie

📺
TV
Transcription
00:00BFM Business présente
00:02Good Morning Market
00:05L'actualité économique et financière continue sur BFM Business.
00:09A l'instant, l'ouverture des marchés financiers avec Étienne Braque.
00:12Quelle est l'ambiance ?
00:13Eh bien, vous avez un CAC 40 qui est attendu quasiment stable à l'ouverture
00:17avec une donnée qui sera scrutée cet après-midi du côté des Etats-Unis.
00:21Les données de l'emploi, non pas les données officielles
00:23puisqu'elles sont retardées bien sûr à cause du shutdown
00:25mais les données de l'enquête ADP
00:27avant des chiffres d'inflation qui seront publiés vendredi.
00:30Le Nikkei, l'indice de la Bourse du Japon, a clôturé sur une hausse de plus de 1% ce matin.
00:35On était sur une belle variation également sur les trois indices américains hier
00:39avec un indice Nasdaq Composite qui était sur des plus hauts de trois semaines
00:43quand l'indice Dow Jones de son côté a gagné 0,4% à la clôture.
00:48Beaucoup de valeurs à suivre.
00:49On a commencé par Airbus et cette annonce sur les livraisons.
00:52Airbus qui revoit à la baisse son objectif de livraison pour cette année.
00:55Initialement, il prévoyait environ 820 appareils.
00:59Finalement, ça sera 790 à cause notamment des problèmes de fuselage sur l'A320.
01:04Vous avez vu en début de semaine, Airbus qui a confirmé des données de presse
01:08à savoir qu'il y a des problèmes du côté d'un sous-traitant d'Airbus
01:12qui l'oblige à décaler certaines livraisons.
01:14Et donc les avions auront un petit peu de retard pour les compagnies aériennes.
01:17Mais Airbus estime aujourd'hui que l'impact est gérable du côté de ses objectifs financiers
01:23puisqu'ils confirment leurs résultats opérationnels pour cette année.
01:27Donc ça sera compensé notamment par des mesures de productivité.
01:31Le titre Airbus qui a subi une baisse de près de 7% sur les séances de lundi et mardi
01:35quand à l'inverse, hier, Boeing était en hausse de 10%
01:38car le directeur financier de Boeing a profité un petit peu de cette période tumultueuse d'Airbus
01:43pour revoir à la hausse son objectif de livraison pour l'année prochaine
01:46que ce soit pour les 737, donc les moyens courriers, et les 787
01:49ce qui a profité à la valeur.
01:51Et mine de rien, l'écart se réduit en termes de capitalisation boursière entre Airbus et Boeing
01:55puisque désormais, en dollars, vous avez à peine 20 milliards de capitalisation boursière entre ces deux géants.
02:00Le CAC 40 qui ouvre à l'instant ?
02:01Moins 0,07%, donc quasi stable à 8 068 points.
02:05Du côté de l'Eurostox 50, vous avez une hausse de 0,3%.
02:09Les valeurs à suivre donc ce matin Airbus, un titre qui ouvre en hausse.
02:12Preuve que cet objectif revu à la baisse était anticipé.
02:15Plus 0,6% pour ce titre Airbus à 191 euros.
02:19Les autres valeurs à suivre ce matin sont en dehors des grands indices parisiens.
02:23Wavestone, hier soir, a revu ses objectifs.
02:27Le titre gagne un peu plus de 4%.
02:28D'ailleurs, son patron sera l'invité de Good Morning Market vendredi matin.
02:3151,60€ pour le groupe de conseil.
02:34Alain Verst, Quadiant a publié des résultats hier en demi-teinte.
02:37Nous en reparlerons d'ailleurs dans une vingtaine de minutes, moins 3%.
02:40Quand il y a un autre warning aujourd'hui à suivre également, c'est Gerber.
02:44Vous savez, ce sont les produits de contraste.
02:46Encore un avertissement sur résultat pour Gerber avec des produits de contraste
02:50qui sont tombés en partie dans le domaine public.
02:52Donc forcément, c'est compliqué de s'aligner face à des génériques.
02:55Là aussi, ça sera l'objet de notre chronique en portefeuille dans une vingtaine de minutes
03:00dans Good Morning Market.
03:01Les cours du pétrole, 62$ pour le Brent quand l'once d'or est toujours sur des plus hautes 5 semaines.
03:06À 4 236$ pour une once d'or, c'est une hausse de 0,3%.
03:10Parmi les points importants au macroéconomie aujourd'hui,
03:13les annonces de Trump notamment sur la Fed.
03:16Il semble que le successeur de Jérôme Powell soit connu.
03:19Ça serait vrai, Kevin Nasset.
03:20C'est son conseiller spécial, conseiller économique à la Maison Blanche.
03:25C'était d'ailleurs déjà son conseiller en 2017 lors de son premier mandat.
03:27Et ce qui est intéressant, c'est qu'hier, Donald Trump a dit
03:30« On a étudié une dizaine de candidatures, il n'en reste plus qu'une ».
03:33Et il a fait beaucoup d'éloges sur Kevin Nasset.
03:35Depuis plusieurs jours, tous les regards sont tournés vers lui maintenant.
03:38Son nom circule beaucoup du côté de Wall Street.
03:42C'est aujourd'hui un petit peu une antithèse, on le verra dans un instant, de Jérôme Powell,
03:46dans le sens où lui, il est pour des baisses de taux très franches, forcément, comme Donald Trump.
03:50Et ça, forcément, ça plaît au marché, ça a participé hier à la bonne tenue des indices actions,
03:55mais également du Bitcoin, puisque vous avez vu hier…
03:58Remonté au-dessus des 90 000.
04:0093 000 même ce matin pour le Bitcoin.
04:02On s'est sur des plus hauts de trois semaines pour la crypto,
04:05grâce notamment à Vanguard qui va proposer des ETF.
04:08Donc forcément, ça va amener des flux.
04:10Vanguard, c'est quand même plus de 11 000 milliards d'actifs sous gestion.
04:13Et puis la SEC, le gendarme boursier américain,
04:15qui va, comme promis, revoir à la baisse ses exigences
04:17pour les projets Bitcoin aux États-Unis.
04:20Au menu de Good Morning Market.
04:21Dans un instant, c'est Christopher Demby qui nous accompagnera
04:23pour revenir, justement, sur ce nom de Kevin Asset.
04:26Ça changerait quoi aujourd'hui ?
04:27Kevin Asset à la tête de la Banque Centrale Américaine.
04:30Élément de réponse, donc, dans une poignée de secondes.
04:33Les valeurs qui font l'actualité aujourd'hui,
04:34je vous le disais en préambule,
04:35Airbus, Quadiant, mais également Inditex,
04:38la maison mère de Zara,
04:39qui gagne d'ailleurs plus de 3% ce matin à l'ouverture.
04:41Visiblement, les ventes sont plutôt bonnes
04:43avant les fêtes de fin d'année.
04:45Et puis, à 9h30, c'est le marché obligataire,
04:48avec, vous allez voir, des éléments intéressants,
04:50notamment sur les souverains en France,
04:52avec un 10 ans français qui revient au-delà des 3,5%.
04:55L'écart de taux, toujours au-delà des 70 points de base avec l'Allemagne.
04:58Bonne émission, à demain.
05:06Et c'est parti pour Good Morning Market,
05:08et donc la bourse de Paris qui ouvre quasi étal.
05:10On verra cela dans un instant avec Andrea Tueni
05:12depuis Saxo Bank.
05:148081 points pour l'indice parisien.
05:16La star du jour en Europe, c'est Inditex à Madrid,
05:18la plus grande capitalisation boursière espagnole.
05:20Au-delà des 150 milliards de valorisation,
05:23un titre qui prend plus de 8%,
05:25la maison mère de Zara,
05:26qui publie des résultats au-delà des attentes.
05:28Les valeurs qui font l'actualité aujourd'hui,
05:30Airbus, avec un titre qui gagne 1,8%,
05:33193 euros,
05:34Wavestone plus 4%,
05:35Quadiant moins 1%.
05:36Quand Gerbet est réservé à la baisse,
05:38nous verrons cela dans un instant.
05:39Mais juste avant, un mot sur Kevin Assett,
05:41qui est le futur probable président
05:44de la Banque Centrale Américaine.
05:45Oui, c'est ainsi que je vais présenter les choses,
05:48car pour l'instant, il faut rester prudent.
05:50Pour expliquer un petit peu les enjeux de la future nomination
05:53du président de la FED,
05:55c'est Christopher Dambic qui est avec nous,
05:56conseiller en stratégie d'investissement
05:58chez Pictet Asset Management.
05:59Bonjour, Christopher.
06:01En effet, hier soir,
06:02lors d'une conférence de presse,
06:04Donald Trump a dit que c'était une personne très respectée,
06:08Kevin Assett,
06:09qu'il a étudié des dizaines de candidats.
06:11Il en reste un.
06:12Alors, il n'a pas nommé explicitement Kevin Assett,
06:15mais c'est vrai qu'aujourd'hui,
06:16toutes les spéculations se focalisent sur ce nom.
06:19Oui, c'est vraiment celui qui est considéré par le marché
06:22comme avec le plus potentiel de succès d'Apoel.
06:25Il faut aussi reconnaître qu'Asset a vraiment fait
06:27beaucoup d'efforts ces derniers temps
06:29dans les médias, notamment américains,
06:31pour vendre la politique de la Maison-Blanche.
06:33Donc, indéniablement, ça a été un point qui est très important.
06:36Après, il faut aussi prendre un peu de recul.
06:39C'est-à-dire, Asset, comme les autres potentiels candidats
06:42qui pourraient succéder à Powell,
06:44sont tous grosso modo très alignés
06:46sur une politique monétaire
06:47qui doit être accommodante aux États-Unis,
06:50ce qui veut dire des baisses de taux l'an prochain,
06:52peut-être même plutôt un sujet d'accélération de baisse de taux.
06:57Mon questionnement, plutôt, et à moyen-long terme,
06:59après cette phase de baisse de taux,
07:00qui semble logique parce qu'on est très loin du taux neutre,
07:03c'est de savoir si Assad, comme d'autres présidents de la Fed,
07:06comme d'ailleurs Powell,
07:07qui avait été nommé par Trump,
07:09après, prennent un peu leur liberté
07:10à l'égard du pouvoir politique.
07:11Ce n'est pas certain.
07:12Mais en tout cas, je n'irais pas,
07:14comme certains autres analystes,
07:15sur le fait que la Fed va être automatiquement politisée.
07:18On sait dans tous les cas
07:19qu'il y avait toujours d'énormes pressions
07:20entre la Maison-Blanche et la Fed.
07:21Donc, ça va être un sujet qui sera bien sûr sur la table.
07:24Mais je ne pense pas que c'est un risque de marché,
07:26en tout cas,
07:26si on a potentiellement d'ailleurs assets qui soient confirmés.
07:30Donald Trump qui est dans une phase de teasing,
07:32puisqu'il a dit hier qu'il annoncerait
07:33le nom du futur président de la Banque Centrale Américaine
07:36en janvier.
07:37Une annonce ensuite qui doit être validée
07:40par le Congrès américain.
07:41On est vraiment dans une séquence forte de Banque Centrale,
07:44avec la Banque Centrale Américaine,
07:46d'ailleurs, qui doit baisser ses taux la semaine prochaine.
07:48Et puis, la Banque du Japon également,
07:49qui est attendue au tournant dans 15 jours.
07:52Un marché qui anticipe aujourd'hui à hauteur de 70-80 %,
07:55non pas une baisse des taux,
07:57mais une hausse des taux du côté du Japon.
07:59On l'a vu d'ailleurs en début de semaine.
08:00Ça a eu des conséquences importantes
08:02sur le marché obligataire japonais,
08:04mais aussi par répercussion, par écoché,
08:06sur le disant américain
08:08et sur les taux longs américains.
08:09Oui, effectivement,
08:10ce qui se passe sur le marché obligataire japonais est important,
08:14non pas simplement parce qu'on a justement
08:15cette hausse des taux longs,
08:17parce que bien évidemment,
08:18si la Banque Centrale augmente cette hausse,
08:20qui est encore loin d'être acquis quand même,
08:22je y reviendrai,
08:23on peut avoir des mouvements au niveau du Yen.
08:25Vous avez beaucoup de positions de la part nationale
08:27qui sont prises en Yen,
08:28parce que l'Yen, historiquement,
08:29effectivement, était une monnaie
08:30dans laquelle on empruntait à très très bas coût.
08:33Donc, si le coût augmente,
08:34bien évidemment, vous allez avoir
08:35des mouvements de change à cet égard.
08:37En termes de Banque Centrale et de décisions,
08:41je suis quand même assez prudent
08:42sur la possibilité que la Banque du Japon
08:44augmente ses taux.
08:44Déjà, pour plusieurs reprises cette année,
08:46elle a fait fourbon.
08:47Et surtout, vous avez quand même
08:48le gouvernement japonais.
08:50Il faut rappeler que la Banque Centrale
08:51est indépendante,
08:52mais c'est certainement l'une des grandes
08:53banques centrales développées
08:54qui est la moins indépendante.
08:56Le gouvernement a été très clair
08:58sur le fait que, certes,
08:59il faut augmenter les taux,
09:00mais il faut y aller peut-être
09:01un peu plus prudemment,
09:02ce qui veut dire qu'on serait plutôt
09:03sur une échange de hausse de taux
09:04le l'an prochain.
09:05Pourquoi il y a ce sujet,
09:07japonais, en termes de hausse de taux,
09:08parce que le gouvernement,
09:09dans le grand plan de relance
09:10qu'il a présenté, au total,
09:12il est quasiment sur 6% de stimulus budgétaire,
09:14ce qui est juste énorme,
09:156% du PIB, pardon,
09:17en termes de stimulus budgétaire.
09:19Vous avez aussi des mesures
09:20qui sont prévues par le gouvernement
09:21pour contrer l'impact négatif
09:23de l'inflation.
09:24Vous en souvenez, le sujet au Japon,
09:26c'était la déflation,
09:27on voulait créer de l'inflation.
09:28Le problème, on commence à avoir
09:29un peu trop d'inflation
09:30qui touche les parties de la population
09:33les moins aisées,
09:33notamment via l'énergie qui est importée.
09:35Et cet aspect-là commence à être un sujet.
09:38C'est pour ça que je suis un peu contrarian,
09:40pour une fois, par rapport au marché.
09:41Je ne suis pas sûr et certain
09:42qu'on va avoir cette hausse de taux
09:43de la Banque du Japon.
09:45Le gouvernement, en tout cas,
09:47s'en peut disposer à ce qu'elle survienne
09:48au mois de décembre.
09:49Un dernier mot sur les cours du pétrole,
09:52l'un des grands enseignements
09:53de cette année 2025,
09:54c'est que les cours du pétrole
09:56se sont normalisés d'une façon importante.
09:59On est sur un repli de plus de 10%
10:00depuis le début de l'année.
10:0262 dollars pour le baril de Brent
10:03et les perspectives pour l'année prochaine
10:05sont très variables.
10:08C'est-à-dire que pour l'instant,
10:08il n'y a pas vraiment de consensus
10:10sur notamment l'année prochaine.
10:12Est-ce qu'on reviendra ou pas
10:13au-delà des 70 dollars
10:14ou voire même certains objectifs
10:16à 50 dollars ?
10:17Comment aujourd'hui vous regardez
10:18ce sujet du pétrole
10:20chez PICT Asset Management,
10:21Christopher Dambic ?
10:22On a peut-être baissé
10:24jusqu'à encore récemment,
10:25mais on a un peu changé notre vision.
10:27On pense qu'on peut avoir
10:28une surprise négative sur le pétrole
10:30avec une hausse du prix
10:31du baril de pétrole.
10:32Il y a un sujet sur lequel
10:34il n'y a pas de débat.
10:35C'est qu'aujourd'hui,
10:35les pays producteurs
10:36ne sont pas en mesure d'augmenter
10:38de manière drastique la production.
10:40Donc ça, c'est clair
10:41et tout le monde est d'accord
10:42sur le marché.
10:43En revanche, il y a un vrai débat
10:45sur est-ce que la consommation,
10:46la demande,
10:47va augmenter ou pas l'an prochain ?
10:49Si on regarde les anticipations
10:50de l'Agence internationale
10:51à l'énergie,
10:52grosso modo,
10:53elle tape sur une demande
10:54qui va être très très faible
10:54l'an prochain.
10:55Donc tout ça irait plutôt
10:56dans le sens de prix
10:57du baril de pétrole
10:57qui sont en baisse.
10:59En revanche,
10:59si on regarde la performance
11:01en termes de prévision
11:02de l'Agence internationale
11:04de l'énergie,
11:05c'est très mauvais.
11:05Sur les 18 dernières années,
11:07elle a systématiquement sous-estimé
11:09la demande de pétrole
11:10et même de manière très drastique,
11:12très régulièrement.
11:13Nous, on pense qu'on peut avoir
11:14une surprise sur la demande,
11:15ce qui fait que si vous avez
11:16peu d'offres, bien évidemment,
11:17on peut avoir quelques électrochocs
11:19sur le pétrole.
11:20Alors attention,
11:20bien sûr,
11:21on n'est pas sur un prix du baril
11:22à 100 dollars,
11:23même déjà 80 dollars
11:24l'an prochain,
11:25c'est déjà très élevé.
11:26Mais en tout cas,
11:26on peut avoir cette surprise
11:27alors qu'il y a plutôt une tendance
11:28aujourd'hui qui est très nettement
11:30à la baisse,
11:31à garder en tête.
11:31On ne pense pas en revanche
11:32que ce serait un sujet
11:33de la banque centrale
11:33en termes d'inflation,
11:35mais on sait que le marché
11:36peut mal réagir
11:37si on a des mouvements
11:38assez abrupts
11:38sur le prix du baril.
11:3958 dollars pour le WTI,
11:4262 dollars pour le baril de Brent,
11:44deux références
11:44qui gagnent 0,4% ce matin.
11:46Merci beaucoup,
11:47Christopher Dembic,
11:48de nous avoir accompagné ce matin
11:49afin d'en faire un point
11:50sur Kevin Assett,
11:52le conseiller économique
11:53de la Maison-Blanche
11:53qui pourrait bien être nommé
11:55à la tête de la Fed
11:56sur la Banque du Japon
11:58et donc sur le pétrole
11:59qui reprend quelques couleurs
12:01aujourd'hui.
12:01Tout de suite,
12:02on va faire un point
12:02sur la tendance
12:03à la Bourse de Paris
12:04et comme ces derniers jours,
12:05c'est un petit peu poussif.
12:06Le CAC 40 est parfaitement stable.
12:08Toujours à l'approche
12:10des 8100 points,
12:12visiblement,
12:12ça bloque cette barre.
12:148078 points
12:14pour la Bourse de Paris.
12:16Pour regarder en détail
12:17la séance du jour,
12:18c'est André Atueni
12:19à distance
12:19depuis Saxo Bank.
12:21Bonjour André Atueni.
12:22Comment vous regardez
12:23un petit peu
12:23la tendance
12:24à la Bourse de Paris ?
12:25C'est vrai que depuis
12:25plusieurs émissions,
12:26le matin,
12:27on a un CAC 40
12:27qui ouvre stable
12:29avec notamment
12:30le niveau des 8100 points
12:32qui a du mal
12:32à être conquérir.
12:36Oui, c'est vrai
12:37que c'est...
12:38Globalement assez calme
12:39ce qu'on observe
12:39ce matin sur le CAC
12:41et globalement
12:42sur les marchés français
12:43et les marchés européens.
12:44On a une tendance
12:45qui est globalement
12:46attentiste,
12:47on va dire aussi.
12:48On a les marchés américains
12:49qui ont observé hier
12:50un petit rebond
12:51avec des valeurs
12:51de la tech américaine
12:52qui repartent.
12:53On avait aussi une inquiétude
12:54parce que c'est vrai
12:55que depuis le début
12:56de l'année,
12:57le Bitcoin joue un peu
12:58un rôle de risque proxy
12:59sur les marchés.
13:00Donc on a
13:00ce rapprochement
13:03entre le Bitcoin
13:04et les indices.
13:05Souvent,
13:05les indices américains
13:06réagissent de la même manière.
13:07On avait un gros sell-off
13:09sur le Bitcoin
13:09depuis la semaine dernière
13:11et pour autant,
13:12pas vraiment de contagion
13:12sur les marchés américains.
13:14Ça aurait pu être
13:15un signal un petit peu inquiétant
13:16mais là,
13:16on voit qu'on a une stabilisation
13:17voire un rebond
13:18sur le Bitcoin.
13:19Donc pour le moment,
13:20ça écarte, on va dire,
13:20ce risque à court terme.
13:22Mais on a des marchés
13:22qui restent assez attentifs
13:24à la macroéconomie
13:24aussi américaine
13:25qui vont être
13:25assez attentifs
13:26dans les prochains jours
13:27à la macroéconomie américaine.
13:28Alors on n'aura pas
13:29les données du rapport
13:30sur l'emploi
13:30avant la décision de la Fed
13:31mais on aura des données ADP
13:33par exemple cet après-midi.
13:34On aura plus tard
13:35dans la semaine
13:36des données sur l'inflation
13:36qui auront aussi leur importance
13:38parce que maintenant
13:38on a une indication
13:40comme quoi l'emploi
13:41continue à être légèrement retrait
13:42et justifie du coup
13:43cette nouvelle baisse
13:45de taux potentiel de la Fed.
13:46On a toujours une probabilité
13:47très proche des 100%
13:48pour la semaine prochaine
13:49mais on attend quand même
13:51l'inflation
13:51parce que si on avait
13:52une inflation qui n'était pas maîtrisée,
13:53si on avait des indications
13:54comme quoi l'inflation
13:55augmentait de manière assez forte,
13:57ça pourrait un petit peu
13:57remettre en cause ce scénario
13:58même si ce n'est pas évidemment
14:00l'hypothèse privilégiée.
14:02Donc pour le moment
14:03on a un marché
14:03qui est attentiste,
14:04qui avance assez tranquillement
14:06avec en effet
14:06des niveaux qui bloquent.
14:07Alors 8135
14:08c'est un premier niveau
14:09qui peut apparaître
14:10comme un niveau bloquant.
14:11Au-delà
14:12on a 8175
14:13et les 8200 points
14:14en ligne de mire
14:14qui peuvent constituer
14:16des objectifs.
14:18Et puis à l'inverse
14:19on a une zone de support
14:20autour des 8070.
14:22C'est une vraie zone d'alerte
14:23elle qui se situe
14:24pour le coup bien en dessous
14:24vers les 7910 points.
14:26Tant qu'on reste au-dessus
14:26des 7910 points
14:28on a cette capacité
14:29de poursuivre le rebond
14:30sur le CAC
14:30et d'aller rechercher
14:31des niveaux de résistance
14:33qu'on avait perdus.
14:35Ce matin
14:36en termes d'actualité
14:36aussi du côté des sociétés
14:38on peut voir
14:38une grosse performance
14:39de Stellantis
14:39parce qu'il y a un changement
14:40de recommandation
14:41donc on voit
14:41une hausse assez nette
14:42du titre ce matin
14:43mais sinon par ailleurs
14:44c'est globalement assez calme
14:46et on a une ouverture
14:47en effet qui se fait
14:47en douceur
14:48sur les actions françaises.
14:50Plus 6,8%
14:51en effet pour ce titre
14:52Stellantis
14:53qui se rapproche
14:54des 10 euros
14:55à 9,75 euros.
14:57On est toujours sur
14:57un repli néanmoins
14:58de plus de 20%
14:59depuis le début
15:00de l'année.
15:01Un mot peut-être
15:02sur les indices américains.
15:03Hier on a vu
15:04notamment le Dow Jones
15:05rebondir avec une hausse
15:06de plus de 10%
15:07de Boeing.
15:08Le Nasdaq Composite
15:10était sur des plus hauts
15:10de trois semaines
15:11hier à la clôture.
15:13Est-ce qu'il faut voir
15:14un rallye de fin d'année
15:15ou pas ?
15:15La question est encore
15:16entière aujourd'hui
15:18André Atteni.
15:21Oui tout à fait
15:22la question
15:22elle peut se poser
15:23ce que je disais tout à l'heure
15:24on avait ce doute encore
15:26cette inquiétude
15:27avec l'évolution du Bitcoin
15:28qui aurait pu peut-être
15:29servir d'indicateur avancé
15:30en raison de cette corrélation
15:32qu'il y avait
15:32avec les indices américains
15:33mais c'est vrai que
15:34le rebond qu'on observe aujourd'hui
15:35peut ouvrir la voie
15:36à un éventuel rallye
15:37de fin d'année
15:38parce qu'on n'a plus du coup
15:39cette tendance lourde
15:40qu'on avait sur les cryptos
15:42depuis la semaine dernière
15:44on a hier un rebond
15:45qui est drivé
15:46à la fois par la tech
15:47bien sûr
15:47qui sera un levier
15:48très important
15:49pour continuer
15:50de justifier
15:51une progression
15:52des indices américains
15:52donc c'est vrai que
15:53si la tech continue
15:54à porter les indices américains
15:55on peut aussi avoir
15:55ce rallye de fin d'année
15:56et puis on avait aussi
15:57les valeurs industrielles
15:58qui ont bien performé hier
15:59sur les indices américains
16:00donc c'est deux segments
16:01qui ont justifié hier
16:03une hausse
16:04des indices américains
16:04il faudra voir
16:05s'il y a confirmation
16:06cette confirmation
16:07il faudra aussi se méfier
16:08voir si on a
16:10la probabilité
16:11qui est assez élevée
16:12au niveau de la Fed
16:12il ne faudrait pas
16:13qu'il y ait une déception
16:13la semaine prochaine
16:14mais encore une fois
16:14c'est peu probable
16:15il faudra quand même
16:16avoir confirmation
16:17des chiffres macroéconomiques
16:18qui sont publiés
16:19d'ici la fin de semaine
16:19et puis en effet
16:20derrière ça peut dégager
16:21un petit soulagement
16:23pour la fin de l'année
16:23et permettre une légère progression
16:24nous on estime
16:25que ce rallye
16:26il ne va pas forcément
16:27être très très fort
16:28sur les indices américains
16:28parce que l'ensemble
16:29des événements
16:32sont pricés
16:32notamment l'événement
16:34de la semaine prochaine
16:34qui est le dernier événement majeur
16:36cette décision
16:36de la Fed
16:37donc on pourrait aussi
16:38avoir un phénomène
16:39de on achète la rumeur
16:41et on vend la nouvelle
16:41suite à l'annonce de la Fed
16:42la semaine prochaine
16:43et donc du coup
16:44ça limiterait un petit peu
16:45le potentiel
16:45de ce rallye de fin d'année
16:46donc il faut rester
16:47il faut rester
16:48somme toute vigilant
16:49sur les indices américains
16:50même si évidemment
16:51que la tendance de fond
16:52est extrêmement positive
16:53Merci beaucoup Andréa
16:55Andréa Cioni
16:55qui nous a accompagné
16:56depuis Saxo Bank
16:57Sales Trader
16:57afin de faire un point
16:58sur la séance en cours
17:00à la Bourse de Paris
17:01le CAC 40
17:01qui est inchangé
17:02à 8072 points
17:04Kering
17:05lanterne rouge du CAC 40
17:06moins 2,6%
17:07LVMH c'est également
17:08un peu plus d'un pour cent
17:09il faudra suivre
17:10le secteur du luxe
17:10avec donc Emmanuel Macron
17:11qui entame à partir
17:13d'aujourd'hui
17:14une tournée en Chine
17:15avec d'ailleurs
17:16les acteurs du luxe
17:16mais pas que
17:17puisqu'il y a également
17:18les patrons de Safran
17:19d'Airbus
17:20ou encore les patrons
17:21d'EDF
17:22qui seront également
17:23dans cette tournée
17:24diplomatique
17:25Stellantis
17:25vous le soulignez
17:26gagne un peu plus de 6%
17:27à 9,68€
17:28et puis hors CAC 40
17:29à suivre Wavestone
17:30qui après la publication
17:31de ses résultats
17:32gagne 5%
17:32Pascal Imbert sera sur ce plateau
17:34vendredi à 9h30
17:35Quadrant
17:36on en reparle dans un instant
17:37est parfaitement étal
17:38quand Gerber est réservé
17:39à la baisse
17:40dans le SBF 120
17:41c'est Eutelsat
17:42la lanterne rouge
17:43moins 8%
17:43avec des informations
17:44de Reuters
17:45qui évoquent ce matin
17:46que le fonds japonais
17:47Selfbank
17:48vend une partie
17:48de sa participation
17:50dans l'opérateur satellite
17:52moins 8%
17:53donc pour Eutelsat
17:53sous les 2€
17:54à 1,91€
17:55tout de suite
17:56comme chaque jour
17:57à 9h20
17:57on se penche
17:58sur les valeurs
17:58qui font l'actualité
17:59et c'est Alain Dubrulle
18:03qui est avec nous
18:03par téléphone
18:04directeur général délégué
18:05de Claresco Finance
18:06bonjour Alain Dubrulle
18:07merci d'être avec nous
18:08ce matin
18:09commençons avec Airbus
18:11c'est quand même
18:12l'une des grandes nouvelles
18:13du jour
18:13avec Inditex
18:14d'ailleurs
18:15qui gagne aujourd'hui
18:15plus de 7%
18:17à la bourse de Madrid
18:18après ses résultats
18:18c'est la maison mère
18:19de Zara
18:20Airbus de son côté
18:21ce matin
18:21a revu à la baisse
18:22son objectif
18:23de livraison
18:23pour cette année
18:24initialement
18:25il prévoyait environ
18:26820 Airbus
18:28livrés en 2025
18:29on sera plutôt
18:30aux alentours
18:31des 790
18:32oui bonjour Etienne
18:34oui c'est une telle baisse
18:36était relativement attendue
18:38ce qu'il faut bien comprendre
18:39chez Airbus
18:39c'est que leur problème
18:41c'est pas de vendre des avions
18:41puisqu'ils ont quasiment
18:4210 ans de carnet de commande
18:44embarqué
18:44c'est de les produire
18:45dans une chaîne aéronautique
18:47qui a été bouleversée
18:48par le Covid
18:48et où donc la chaîne
18:50des approvisionnements
18:51tente de remonter en puissance
18:53mais c'est toujours un peu long
18:54et donc chaque année
18:55en fait on a beaucoup d'avions
18:56qui sont sur le tarmac
18:57et qui attendent la facturation
18:58parce qu'il manque
18:59telle ou telle petite finition
19:01et là avec les petits problèmes
19:03qu'ils viennent d'avoir
19:04la semaine dernière
19:05sur certains éléments techniques
19:06ça impose
19:07des vérifications supplémentaires
19:09qui vont limiter
19:10les facturations cette année
19:11à 790 avions
19:13là on parle des A320
19:15au lieu de 820
19:16donc d'un point de vue
19:18facturation
19:18ça réduit le chiffre d'affaires
19:20et les résultats cosmétiquement
19:22mais ce sont des ventes
19:23qui vont être reportées
19:24l'année prochaine
19:24et fondamentalement
19:25c'est pas une véritable inquiétude
19:26d'ailleurs le cours
19:27monte ce matin
19:28Ah oui avec en effet
19:30un titre qui monte
19:31ce matin
19:31de plus de 1%
19:33on a un titre Airbus
19:34qui retrouve
19:35les 194 euros
19:37intéressant de voir
19:37que hier
19:38Boeing a gagné
19:39près de 10%
19:40le directeur financier
19:41qui était optimiste
19:42sur la cadence
19:43des 737
19:43et des 787
19:45est-ce qu'aujourd'hui
19:46il faut plutôt jouer
19:47Boeing
19:47qu'Airbus
19:48dans le sens
19:49où il y a peut-être
19:49plus de bonnes nouvelles
19:50à attendre
19:51du côté de Boeing
19:51que d'Airbus
19:52Alain Dubrul
19:53Alors Boeing
19:54il y a beaucoup souffert
19:55mais je pense que
19:57structurellement
19:57quand même
19:58Airbus a
19:59de meilleures perspectives
20:01devant lui
20:01il a un meilleur
20:02carnet de commandes
20:03il y a beaucoup
20:04bon il y a des petits
20:04problèmes techniques
20:05là mais qui sont
20:05très marginaux
20:06par rapport à ceux
20:07de Boeing
20:08et je pense que
20:09sur Airbus
20:10déjà quand on a
20:11un bon carnet de commandes
20:13c'est déjà bien
20:13dans le monde actuel
20:14et donc si l'enjeu
20:15c'est juste bien
20:16délivrer la production
20:18je pense qu'ils sont
20:19maintenant bien en route
20:20pour progresser
20:21donc on parlait de passer
20:22de 60-65 avions par mois
20:23aller vers 80
20:24d'ici la fin de la décennie
20:26et ça semble bien
20:27bien parti
20:28Autre valeur
20:29qui fait l'actualité
20:30aujourd'hui
20:30si on sort du CAC 40
20:31c'est Quadiant
20:32c'est un groupe
20:32qui est en pleine mutation
20:34puisqu'avant
20:34ils étaient dans
20:35tout ce qui était
20:36à franchissage
20:37et aujourd'hui
20:37ils se tournent
20:38vers les lockers
20:40les fameuses bornes
20:41pour retirer des colis
20:42hier soir
20:43ils ont publié
20:43un chiffre d'affaires
20:44en repli de 5,6%
20:46en données publiées
20:47au troisième trimestre
20:48bon le titre
20:49est stable ce matin
20:50c'est vrai que c'est compliqué
20:52pour Quadiant
20:53en bourse
20:53de raconter une nouvelle histoire
20:55puisque c'est un groupe
20:56qui est en pleine mutation
20:57Voilà
20:58c'est un groupe en transition
20:59en rappelant quand même
20:59l'activité historique
21:00donc c'est la vente
21:02et l'opération
21:02de machines d'affranchissement
21:04pour les entreprises
21:04donc ça c'est une activité
21:06qui est en déclin
21:07bien sûr
21:08qui décroît
21:09de 7-8% par an
21:10en Europe
21:11et 3-4% aux Etats-Unis
21:12qui est un gros marché
21:13pour eux
21:14donc on va dire
21:15qu'en moyenne
21:15ça décroît
21:16de 4-5% par an
21:17mais les marges
21:18sont élevées
21:19à 25%
21:20de marge EBITDA
21:20donc c'est une activité
21:21à peu près 600 millions
21:22de chiffres d'affaires
21:23et donc
21:24150 millions d'EBITDA
21:26qui décroît
21:27mais lentement
21:28alors il se trouve
21:28que cette année
21:29parce que
21:30dans les ventes
21:31il y a beaucoup de ventes
21:32récurrentes
21:34pour les prestations
21:35d'affranchissement
21:35mais il y a aussi
21:36la vente de machines
21:37qui sont souvent vendues
21:38en leasing
21:38et là parfois
21:39il y a des cycles
21:40de renouvellement
21:41quand il y a
21:42des nouvelles certifications
21:43qui font que
21:43on achète un peu plus
21:44puis un petit peu moins
21:45après
21:45puis après le Covid
21:46il y a eu un pic
21:47et donc cette année
21:48aux Etats-Unis
21:49les ventes d'équipements
21:50sont plutôt
21:51à moins 15
21:52ce qui est inhabituel
21:53évidemment
21:54il pèse sur les ventes
21:55de cette division historique
21:56qui au lieu de baisser
21:57de moins 4, moins 5
21:58est plutôt à moins 9, moins 10
21:59depuis trois trimestres
22:01mais principalement
22:01à cause des ventes
22:02d'équipements aux US
22:03donc là la société
22:04a indiqué que
22:05ça y est
22:05on a atteint le plus bas
22:06et que les ventes d'équipements
22:07commencent à se redresser
22:08donc on peut envisager
22:09sur cette division
22:10une année 2026
22:11qui serait plutôt
22:12en décroissance plus classique
22:14je dirais
22:14à moins 4, moins 5
22:15avec toujours une résistance
22:16des marges
22:17mais le vrai sujet
22:18chez Quadien
22:19ce sont les deux autres activités
22:20alors une première activité
22:22qui sont des lockers
22:23c'est-à-dire des boîtes
22:24où vous pouvez aller chercher
22:24vos livraisons
22:25ils en ont plus
22:2627 000 dans le monde
22:27ce qui en fait
22:28un des acteurs assez importants
22:30le chiffre d'affaires
22:30est actuellement supérieur
22:31à 100 millions d'euros
22:32avec une marge
22:33alors dans les pays mûrs
22:35on est à plus de 20%
22:35en EBITDA
22:36mais en moyenne sur le groupe
22:37on est à 5-6 actuellement
22:39parce qu'il y a des nouveaux pays
22:39mais ils visent quand même
22:4110% de marge EBITDA
22:42en 2026
22:42et probablement d'ici 2030
22:44un doublement du chiffre d'affaires
22:45à 200 millions
22:46avec des marges à 20%
22:47on peut raisonnablement considérer
22:49cette partie-là
22:50ça vaut à peu près 300 millions
22:51mais la vraie pépite
22:52c'est l'activité logicielle
22:53qu'ils appellent
22:55Customer Communication Management
22:56en gros
22:57comme ils facturent régulièrement
22:58les affranchissements
23:00ils sont assez bons
23:01dans la facturation
23:02et dans tout ce qui est
23:03électronique de paiement
23:04et donc avec l'essor
23:06de la facture électronique
23:07ils sont une activité
23:09ils sont assez présents
23:09sur ce marché-là
23:10aujourd'hui
23:11c'est un chiffre d'affaires
23:12embarqué d'environ 250 millions d'euros
23:14avec des marges proches
23:15de 20%
23:16une croissance à deux chiffres
23:17et qui devrait être
23:18largement soutenu
23:19par la digitalisation
23:20des factures en Europe
23:21au cours des deux prochaines années
23:23il faut bien comprendre
23:24que dans le monde de logiciel
23:25c'est une activité
23:25qui est un peu proche
23:26de celle d'Esquerre
23:27qui a été retirée
23:27de la cote récemment
23:28et qui était valorisée
23:30à 4, 5, 6 fois les ventes
23:32donc si on prend
23:33cette division-là
23:34elle vaut aujourd'hui
23:35probablement largement
23:36plus de 1 milliard d'euros
23:37peut-être même
23:381 milliard et demi
23:38et donc si on prend
23:40ces deux divisions
23:41elles valent peut-être
23:42entre 1 milliard et demi
23:43et 2 milliards
23:43sachant que le groupe
23:44a 700 millions de dettes nettes
23:47et une capitalisation
23:47inférieure à 500 millions
23:49alors soit l'activité courrier
23:50vaut moins 400
23:51moins 500 millions
23:52pour 150 millions
23:54d'ebitda
23:54ce qui paraît quand même
23:55très très faible
23:55soit une autre façon
23:57de voir
23:58si on prend l'activité courrier
23:59donc qui est un peu
23:59en décroissance
24:00à 4 fois l'ebitda
24:01avec une décote de holding
24:03de 20%
24:03on pourrait facilement
24:05justifier un cours
24:05deux fois supérieur
24:06au cours actuel
24:07mais le marché
24:08M. Marché
24:09il voit un Ornix Momentum
24:10qui flatte moins
24:12il voit une entreprise
24:13une activité courrier
24:14qui fait peur
24:14et pourtant
24:15la société
24:16vaut probablement
24:16beaucoup beaucoup plus
24:17alors comment faire
24:19pour extraire cette valeur
24:20déjà ils essayent
24:21de scinder
24:22les trois activités
24:23d'un point de vue juridique
24:24pour éventuellement
24:24pouvoir un jour
24:25peut-être faire un spin-off
24:26on verra
24:26rappelons aussi
24:27que le capital
24:28est détenu à 25%
24:29par une holding
24:30de Daniel Krasinski
24:31et qu'il y a 10 autres pourcents
24:33qui sont détenus
24:33par la BPI
24:34qui s'est récemment renforcée
24:35donc il y a quand même
24:35des actionnaires importants
24:37qui pourraient avoir envie
24:38d'agir
24:38pour extraire cette valeur
24:39un titre qui est en hausse
24:41de 0,4%
24:42pour Cadient
24:43on est dans le secteur
24:44des small et mid-cap
24:44480 millions
24:46de capitalisation boursière
24:4714,24 euros
24:48pour l'ex-néopost
24:50et puis un mot
24:51sur le gadin du jour
24:52un avertissement
24:53sur résultat
24:54qui passe très mal en bourse
24:55au point que le titre
24:55a mis de longues minutes
24:56avant d'afficher un prix
24:57c'est Gerbet
24:59on est à moins 30%
25:00ce matin sur Gerbet
25:01dans les produits
25:02de contraste
25:03avec un groupe
25:04qui revoit
25:04une nouvelle fois
25:05la baisse
25:05et ses objectifs
25:06malheureusement
25:06c'est pas le premier warning
25:08depuis le début de l'année
25:09en effet
25:10ce qu'il faut
25:10Gerbet
25:11il y a deux choses
25:12à comprendre
25:12moi j'ai jamais aimé
25:13la raison est simple
25:14c'est qu'en fait
25:15les produits de contraste
25:16c'est donc ce qu'on injecte
25:17dans le sang
25:17pour faire des radios
25:18ou des IRM
25:19et c'est un marché
25:20où il y a 4 ou 5 grands acteurs
25:23dans le monde
25:23et c'est un marché
25:24en faible croissance
25:25et très concurrentiel
25:26donc c'est extrêmement difficile
25:28de gagner sa vie
25:30dans ce marché
25:30alors qu'est-ce qui a permis
25:31à Gerbet
25:32avec une entreprise familiale
25:33de s'en sortir à peu près
25:34c'est que dans la décennie 2010
25:35ils avaient un produit
25:36qui s'appelait Dotarem
25:37qui a été des fonctionnalités
25:39un peu supérieures
25:40qui consommaient
25:41un peu moins de produits
25:41parce qu'on est
25:42des produits radioactifs
25:42qu'on vous injecte quand même
25:43donc si on peut avoir
25:45une meilleure efficacité
25:46en utilisant moins de produits
25:47ça rassure le patient
25:48donc le Dotarem
25:49c'était un peu
25:50le produit plus plus
25:51qui a permis à la société
25:52d'avoir une partie
25:53de ses ventes
25:54avec de bonnes marges
25:54dans la décennie 2010
25:56mais comme tout produit
25:57à un moment
25:58il devient génériqué
25:59et donc Dotarem
26:01aujourd'hui
26:01est en train de passer
26:03enfin de voir ses ventes
26:04se réduire
26:05parce qu'il est en train
26:06d'être concurrencé
26:07maintenant qu'il est moins protégé
26:08et son successeur
26:10qui s'appelle Elucyrem
26:11effectivement
26:12est en train d'arriver
26:13mais comme la société
26:14est un petit peu lente
26:15dans sa R&D
26:15la jointure
26:17entre le produit phare
26:18qui décline
26:19et le nouveau produit
26:19qui devrait prendre le relais
26:21est un peu longue
26:22et ça se traduit
26:23par une traversée du désert
26:24alors en plus
26:25on a des événements
26:26comme il en arrive souvent
26:27dans des entreprises
26:28pharmaceutiques
26:30c'est qu'aux Etats-Unis
26:31ils ont une usine
26:32où la FDA considérait
26:33qu'il y avait des problèmes
26:34dans le planning de production
26:35c'est des choses
26:36qui étaient arrivées
26:36dans le passé
26:37par exemple à Virbac
26:38ou à d'autres sociétés
26:39ça arrive
26:40malheureusement pour eux
26:41ça arrive à un très mauvais moment
26:42parce que déjà
26:43ils ont warné plusieurs fois
26:44cette année
26:45et quand on a ce genre
26:46de situation
26:46il y a de la visibilité
26:47et très mauvaise
26:49donc déjà
26:50des problèmes structurels
26:51et en plus
26:52conjoncturellement
26:53un problème aux Etats-Unis
26:54donc la société
26:55était déjà très décrédibilisée
26:57et là
26:58ça ne va pas s'améliorer
26:59la seule issue
27:00qu'on pourrait imaginer
27:01c'est peut-être
27:01qu'un jour
27:02ils se vendent
27:03parce que ça va très mal
27:03mais en même temps
27:05le business
27:05n'est pas très attractif
27:06donc moi je resterai à l'écart
27:07un couteau qui tombe ce matin
27:08moins 30%
27:09on est sur un plus bas historique
27:10pour Guerbet
27:11à 12,58€
27:12on revient largement
27:14en-delà des 200 millions
27:15de capitalisation boursière
27:16merci beaucoup Alain Dubruc
27:17de nous avoir accompagné ce matin
27:18directeur général délégué
27:20de Claresco Finance
27:21pour faire un point
27:21sur Airbus
27:22sur Cadient
27:23et donc sur RB
27:24trois valeurs
27:25qui font l'actualité
27:26aujourd'hui
27:26très courte pause
27:27on se retrouve dans un instant
27:28pour parler du marché obligataire
27:30on va se pencher
27:30sur les souverains
27:31en zone euro
27:32avec vous le verrez
27:33pas mal d'actualité
27:33forcément avec notamment
27:34un budget en France
27:35qui coince un petit peu
27:3710 ans français
27:37qui revient à 3,5%
27:39un spread au-delà
27:40des 73 points de base
27:41avec l'Allemagne
27:42et puis ensuite
27:43ça sera le face-à-face
27:44avec Raphaël Galliardot
27:46chef économiste de Carmignac
27:47et Florian Hielpau
27:48en plateau
27:49en charge de la macroéconomie
27:50chez Lombard-Rodier IM
27:51pour regarder un petit peu
27:52le profil de Kevin Asset
27:53et puis un petit peu
27:54les stratégies
27:55dans les portefeuilles
27:56pour les dernières semaines
27:57de l'année 2025
27:58on voit ça dans un instant
27:59à tout de suite
28:03Et c'est parti pour
28:07Good Morning Market
28:08deuxième partie de l'émission
28:09dans quelques minutes
28:10ça sera l'heure du face-à-face
28:11avec donc Raphaël Galliardot
28:12pour Carmignac
28:13et Florian Hielpau
28:14pour Lombard-Rodier IM
28:15la tendance à la Bourse de Paris
28:17inchangée
28:17on est sur le même niveau
28:18qu'il reçoit à la clôture
28:198077 points
28:21et pourtant
28:21Airbus gagne plus de 2%
28:23malgré avoir revu à la baisse
28:24ses objectifs de livraison
28:26pour cette année
28:26mais le groupe confirme
28:27ses objectifs financiers
28:28c'est le plus important
28:29194 euros pour ce titre
28:30Airbus
28:31Stellantis plus 7%
28:33avis de recommandation
28:34positif d'analyste
28:349,78 euros pour la valeur
28:36et puis hors CAC 40
28:37on en parlait il y a quelques instants
28:38Gherbe perd 26%
28:40Wavestone plus 5%
28:41après ses résultats
28:42qu'en quadrient
28:42et quasiment à l'équilibre
28:44comme chaque mercredi
28:45à 9h30
28:45on parle du marché obligataire
28:47et ce matin
28:49ce sont les équipes
28:49de Nomura
28:50qui nous accompagnent
28:51et plus particulièrement
28:52Marine Mazet
28:52stratégiste taux d'intérêt
28:53euro chez Nomura
28:55bonjour Marine Mazet
28:56merci d'être avec nous
28:57ce matin
28:58pour faire un petit point
28:58en effet sur les souverains
29:00en zone euro
29:01car il se passe
29:02beaucoup de choses
29:03sans même parler
29:04pas dans la zone euro
29:05mais bien sûr
29:06du 10 ans britannique
29:07qui a connu
29:08beaucoup de volatilité
29:09ces dernières semaines
29:11le 10 ans français
29:12lui revient ce matin
29:13à 3,5%
29:14l'écart de taux
29:15entre la France
29:15et l'Allemagne
29:16le fameux spread
29:17comme on dit dans le jargon
29:18est à 75 points de base
29:19ce qui montre quand même
29:21qu'aujourd'hui
29:22il y a beaucoup de convergence
29:22dans le marché
29:24par rapport au risque France
29:25et puis surtout
29:25par rapport à l'année de 2026
29:26qui sera chargée
29:27avec l'Allemagne
29:28on l'a vu
29:28lors de l'adoption
29:29de son budget
29:30qui va s'endetter
29:31l'année prochaine
29:31oui tout à fait
29:33le spread français
29:34dans l'écart
29:35entre les taux français
29:36et allemands
29:37est bien loin
29:38des niveaux
29:39qu'on avait atteint
29:39lorsque l'instabilité politique
29:41était à son paroxysme
29:42et on s'attend
29:43à ce que
29:44ce resserrement
29:45du spread
29:46vis-à-vis de l'Allemagne
29:47continue
29:47d'une part
29:48parce que
29:48vous l'avez dit
29:49on a ce budget allemand
29:50ce plan de relance allemand
29:51sur plusieurs années
29:53qui va amener l'Allemagne
29:54à émettre
29:54beaucoup plus
29:56d'obligations
29:57et ça
29:58ça peut peser
29:58sur les taux allemands
30:00et d'autre part
30:01parce que
30:02dans un environnement
30:02où la volatilité
30:03des taux
30:04est plutôt basse
30:05et ça c'est lié
30:06au fait que la BCE
30:07est désormais en pause
30:08les investisseurs
30:09sont amenés
30:10à prendre davantage
30:11de risques
30:11pour aller chercher
30:12du rendement
30:13et ça se traduit
30:14donc dans l'espace
30:15des obligations souveraines
30:17à une demande accrue
30:18pour les obligations
30:19un peu plus risquées
30:20et qui ont un meilleur rendement
30:21dont la France
30:22du côté de l'Allemagne
30:24on a un disant ce matin
30:25qui est à 2,7%
30:27comment vous regardez
30:28un petit peu
30:28les différentes cartographies
30:30sur ce marché obligataire
30:32dans la zone euro
30:33est-ce qu'on a un marché
30:34qui va dans le même sens
30:35ou qui est un petit peu
30:36éclaté
30:37entre l'Europe du Nord
30:38et l'Europe du Sud
30:39alors ce qu'on a vu
30:41en 2025
30:41c'est qu'il y a
30:42une convergence
30:42entre les pays du Sud
30:45et les pays du Nord
30:46les pays du Sud
30:47donc l'Italie
30:48l'Espagne
30:48et le Portugal
30:49ont bénéficié
30:51d'une sorte
30:52d'amélioration
30:53dans leurs fondamentaux
30:54je pense notamment
30:55à la croissance portugaise
30:56à Allemagne
30:56et espagnole
30:58qui est très solide
30:59et puis les pays du Nord
31:01la France
31:02la Belgique
31:02ou même l'Autriche
31:03la Finlande
31:04qui ont des métriques
31:06fiscales notamment
31:07qui sont détériorées
31:09et ça s'est notamment
31:10reflété
31:10dans les notes de crédit
31:13des agences de notation
31:13Oui avec notamment
31:15plusieurs agences de notation
31:16qui ont revu
31:17à la baisse
31:17leurs notes
31:18pour la France
31:19ces derniers mois
31:20est-ce que le 10 ans français
31:22aujourd'hui
31:23à 3,5%
31:24prend en compte
31:25les risques passés
31:27et surtout
31:27les risques futurs
31:28c'est-à-dire
31:29le budget
31:30l'instabilité politique
31:31les présidentielles
31:32bref
31:32on a tous en tête
31:33ces sujets-là
31:35Je pense que oui
31:37ça prend en compte
31:38certaines incertitudes
31:40politiques
31:41et budgétaires
31:42et la manière
31:44de le regarder
31:45c'est contre
31:47les obligations
31:47italiennes
31:48on voit qu'aujourd'hui
31:49les obligations
31:50souveraines françaises
31:52sous-performent
31:53les obligations
31:54souveraines italiennes
31:56et ça veut dire
31:58quand même
31:59qu'il y a une inquiétude
32:00française
32:01qui est dans les prix
32:03des gens
32:03Dans ce contexte
32:04quelle est aujourd'hui
32:05votre stratégie
32:06chez Nomura
32:07en termes de souverain
32:09en termes de taux d'intérêt
32:10quel pays
32:12aujourd'hui
32:12vous favorisez
32:13et puis surtout
32:14on en reparlera
32:15dans un instant
32:16quelles sont
32:17les échéances
32:17parce qu'aujourd'hui
32:18on a un marché
32:19également qui doute
32:20et qui se délaisse
32:21un petit peu
32:21des taux longs
32:23Tout à fait
32:23alors en termes
32:24de pays
32:25ce qu'on va favoriser
32:27c'est plutôt
32:27les pays du sud
32:29comme je l'ai dit
32:29il y a quand même
32:30des fondamentaux
32:31qui sont plutôt favorables
32:34donc ça va être
32:35l'Italie
32:36l'Espagne
32:36voire le Portugal
32:37et en termes
32:41de maturité
32:42on va préférer
32:42les parties
32:43plus courtes
32:45qui sont ancrées
32:46par une BCE
32:47qui impose
32:47alors que les parties
32:49plus longues
32:49elles vont être
32:50plus vulnérables
32:51aux bruits fiscaux
32:52et aux émissions
32:55de dette
32:55qui ne cessent
32:56d'augmenter
32:56Donc typiquement
32:57c'est quoi
32:58des durées courtes
32:59parce que
33:00c'est sur le marché
33:01obligataire
33:02ça va de 3 mois
33:036 mois
33:031 an
33:032 ans
33:04enfin il y a
33:04tout type
33:05de durations possibles
33:06Par durée courte
33:08je dirais
33:08en dessous de 5 ans
33:09En dessous de 5 ans
33:10aujourd'hui
33:10c'est la stratégie
33:11que vous privilégiez
33:12Oui
33:12être les taux
33:145 ans
33:15par exemple
33:15en Italie
33:16ou en Espagne
33:16Très clair
33:17merci beaucoup
33:18Marine Mazet
33:19de nous avoir accompagné
33:19ce matin
33:19pour nous montrer
33:20un petit peu
33:20les convictions
33:21chez Nomura
33:22sur cette partie
33:23des taux souverains
33:25en zone euro
33:25avec donc un indisant français
33:27qui reste toujours
33:28à la porte
33:28des 3,5%
33:29et un écart de taux
33:30entre la France
33:30et l'Allemagne
33:32qui se stabilise
33:33à 73 points de base
33:34ce matin
33:359h38 sur BFM Business
33:36tout de suite
33:37c'est l'heure
33:38du face à face
33:38comme chaque jour
33:39sur BFM Business
33:40Vous avez l'habitude
33:42de ce rendez-vous
33:43de regards croisés
33:44avec ce matin
33:44pour une fois
33:45en plateau
33:45Florian Hielpau
33:46Bonjour Florian
33:47merci de nous accompagner
33:48vous êtes en charge
33:48de la macroéconomie
33:50chez Lombard
33:50au DIM
33:51basé donc à Genève
33:52et vous êtes accompagné
33:53de Raphaël Galliardo
33:54qui est chef économiste
33:55chez Carmignac
33:55Bonjour messieurs
33:56Merci d'être avec nous
33:57ce matin
33:58Bon commençons quand même
33:59par l'une des actualités
34:00de la nuit
34:01cette conférence de presse
34:03de Donald Trump
34:04où il dit très clairement
34:06et bien que
34:06et bien monsieur Asset
34:08Kevin Asset
34:08et bien est l'un de ses favoris
34:11il a étudié
34:11beaucoup de candidatures
34:13il dit qu'aujourd'hui
34:13il n'y en a plus qu'un en lice
34:14alors bon il ne dit pas explicitement
34:15qu'il s'agit de Kevin Asset
34:17mais tous les regards
34:18se sont tournés vers lui
34:19naturellement
34:20Florian Hielpau
34:20Oui difficile de parler
34:22d'une surprise
34:22on cherchait à tout prix
34:23un candidat
34:24qui soit plutôt pro
34:25baisse de taux
34:26après Stephen Miran
34:28et pour l'instant
34:28on n'est pas encore sûr
34:29de sa reconduite
34:31au-delà de janvier
34:31Kevin Asset
34:33c'est peut-être
34:34celui qui incarnerait le mieux
34:35ce qu'on pourrait qualifier
34:36de pragmatisme économique
34:37c'est-à-dire
34:38assentiment
34:39vis-à-vis de Washington
34:40dans l'ambition
34:42d'amener les taux
34:42de la Fed
34:43à des niveaux plus bas
34:44Washington en a envie
34:46et les marchés aussi
34:47Scott Bessent
34:48pendant un moment
34:49était un nom
34:50qui circulait
34:51mais visiblement
34:51Scott Bessent
34:52a refusé
34:53ce poste
34:55aujourd'hui
34:55Raphaël Galliardo
34:57c'était un nom
34:58qui circulait
34:59beaucoup aujourd'hui
34:59c'était le ministre
35:00c'est d'ailleurs
35:01l'actuel ministre
35:02de l'économie
35:03secrétaire au Trésor
35:04aux Etats-Unis
35:05oui
35:06c'est normal qu'il refuse
35:07parce que c'est quand même
35:09un poste qui est
35:09beaucoup moins avalé
35:10beaucoup moins puissant
35:11le président de la Fed
35:13il doit
35:13il est une voix
35:14parmi 12 voix
35:16au comité de politique monétaire
35:17alors que voilà
35:18il a beaucoup plus de pouvoir
35:19au Trésor
35:19je pense que c'est très important
35:21aussi qu'il reste au Trésor
35:22parce que c'est un peu
35:22la voix des marchés
35:23auprès de cette administration
35:25donc c'est un ancrage
35:26dans le pragmatisme
35:28au niveau de la Maison Blanche
35:30et donc c'est vrai
35:30que Trump va essayer
35:31de mettre
35:32de placer
35:32un homme à lui
35:33maintenant à la Fed
35:34maintenant effectivement
35:35qu'est-ce qu'arriverait
35:36à faire Kevin Asset
35:38pour s'imposer
35:39parce qu'on part
35:40d'une institution
35:41qui gère par consensus
35:43on risque d'avoir
35:45beaucoup d'opposition
35:46désormais
35:47parce que de toute façon
35:48s'il veut faire
35:49des baisses d'auto
35:49intempestives
35:50il n'aura l'appui
35:51que de Michel Beaumann
35:52Stéphane Mirren
35:53et donc sa propre voix
35:55donc ça fait 3
35:55sur 7 gouverneurs
35:58et 12 membres votants
35:59autour de la table
35:59Est-ce que ça remet en cause
36:01l'indépendance
36:01de la banque centrale
36:02américaine
36:03si demain
36:04c'est Kevin Asset
36:06à la tête
36:07de la banque centrale
36:08dans les faits
36:09non parce que
36:10je pense qu'il n'aura
36:11pas de majorité
36:11il aura face à lui
36:13je pense
36:15un centre
36:16beaucoup plus
36:17pragmatique
36:18et indépendant
36:19avec Powell
36:21qui à mon avis
36:22devrait rester
36:23Waller
36:25Williams
36:26Jefferson
36:27Cook
36:28et Barr
36:29donc ça fait
36:29beaucoup de gens
36:30qui seront opposés
36:32à des baisses de taux
36:32simplement électoralistes
36:34et en ce moment
36:35en plus
36:35on a la fronde
36:36des gouverneurs régionaux
36:38qui eux sont en train
36:39de donner de la voix
36:40comme ils ne l'ont jamais fait
36:41peut-être aussi
36:42pour envoyer un signal
36:43qui est de dire
36:44finalement la contestation
36:45à la Fed
36:46ça peut exister
36:47même avant
36:47qu'on nous place
36:48un homme politique
36:49à sa tête
36:49avec Kevin Asset
36:50Du côté de Lombard-Rodier-IM
36:52est-ce que ça remet en cause
36:53votre scénario
36:54de baisse de taux
36:55pour l'année prochaine
36:56comment vous regardez
36:58ce changement probable
36:59Florian Hielpau
37:00Je suis assez d'accord
37:01avec ce que dit Raphaël
37:01c'est très clair
37:02l'idée c'est
37:03on a 12 personnes
37:05qui vont voter
37:06on est en train
37:07de faire basculer
37:08un petit peu
37:09du côté d'Auve
37:10ce collège
37:11de votants
37:12mais dans l'ensemble
37:13on ne change pas
37:14en fait
37:15le mode
37:16de décision
37:18dans la réserve fédérale
37:19en plus de ça
37:19souvenons-nous que Jérôme Powell
37:20avait aussi été nommé
37:22par Donald Trump
37:23et Jérôme Powell
37:24au bout d'un moment
37:25il a pris son rôle
37:26de patron de la Fed
37:27à cœur
37:27et de toute façon
37:28chaque année
37:29il y a une audition
37:30et une revue
37:32de l'atteinte
37:33des résultats de la Fed
37:34vis-à-vis de la Chambre basse
37:35et voilà
37:36c'est l'occasion
37:37de vérifier
37:38si les objectifs sont atteints
37:39est-ce que l'objectif
37:40de la Fed d'aujourd'hui
37:40est atteint ?
37:41Non
37:41on est encore
37:42une inflation
37:42qui est largement
37:44au-dessus des 2%
37:45donc la Fed peut conduire
37:46quelques baisses
37:46d'autos l'an prochain
37:47ça n'a pas changé
37:49fondamentalement
37:50mais on a cette perspective
37:51on a une baisse en décembre
37:53et ensuite
37:54une période d'attentisme
37:55de façon parfaitement similaire
37:57en fait au cycle européen
37:58souvenez-vous
37:59que la BCE
38:00a baissé ses taux
38:01avant la Fed
38:02et cette fois-ci
38:03on a vraiment
38:03un décalage inversé
38:05US-Europe
38:06et ce décalage
38:06simplement se poursuit
38:07et c'est ce qu'il devrait faire
38:08la première partie
38:09de 2026
38:10d'autant plus
38:11que le shutdown
38:12va encore laisser des traces
38:12sur les premières semaines
38:13de 2026
38:14dans le sens
38:15où toutes les données
38:16macroéconomiques
38:17sont retardées
38:18vendredi il n'y aura pas
38:20de données de l'emploi
38:21il faudra se contenter
38:22du rapport ADP
38:22qui sera publié
38:23cet après-midi
38:24et le chiffre d'inflation
38:25officiel
38:26qui sera publié
38:27vendredi
38:28sera le chiffre
38:29de septembre
38:30sachant qu'on est en décembre
38:31donc ça sera quand même
38:32des données particulièrement
38:33retardées
38:34est-ce que c'est un chiffre
38:35qu'il faut regarder
38:35cette donnée d'inflation
38:37de septembre
38:37ou non c'est plus le sujet
38:38on est passé à autre chose
38:39évidemment que c'est un petit peu
38:41c'est un plat froid
38:43ça c'est un peu le réchauffer
38:44c'est une évidence
38:45simplement
38:45on va regarder les détails
38:46on va surtout regarder
38:47les détails en fait
38:48les détails de l'enquête
38:49quelles sont les parties
38:50de l'inflation
38:50qui continuent d'être chaudes
38:51c'est-à-dire notamment
38:52la partie bien
38:54et puis moi j'aimerais
38:55surtout voir
38:56cette partie service
38:57qui donnait des signes
38:59de l'an des inflations
39:00se poursuivre
39:01parce que ça justement
39:02c'est l'un des points validants
39:03pour une baisse en décembre
39:04et peut-être même
39:05sa poursuite
39:06permettrait d'ajouter
39:08quelques baisses de taux
39:09nous on pense qu'il y aura
39:10encore une fois
39:10un statut quo
39:11d'un minima 6 mois
39:13encore une fois
39:13on a besoin
39:14d'ingurgiter
39:14de la donnée économique
39:15de la passer en vue
39:16de la décortiquer
39:17pour être bien sûr
39:18qu'on est loin
39:20on s'est résolument
39:21éloigné
39:22d'un choc inflationniste
39:24lié au droit de douane
39:25c'est ça la question
39:26aujourd'hui
39:27en tout cas
39:27la baisse de taux
39:28de la semaine prochaine
39:29plus le temps passe
39:30et plus elle est anticipée
39:31on est désormais
39:31à 87%
39:32donc elle est quasiment
39:33acquise
39:34ça sera pique
39:35dans une semaine
39:36dans une semaine
39:36c'est ça qui est assez étrange
39:39parce qu'effectivement
39:40pourquoi prendre une décision
39:41maintenant
39:41alors qu'on a aucun chiffre
39:43qui soit plus récent
39:44que le mois de septembre
39:45je pense que
39:46ça aurait été
39:47beaucoup plus crédible
39:48pour la Fed
39:48de dire
39:48on fait ce meeting
39:50on annule pas un meeting
39:51on va attendre
39:52les chiffres qui arrivent
39:52une fois qu'on aura les chiffres
39:54on peut faire une baisse
39:55entre deux meetings
39:56s'il le faut
39:56c'est tout à fait crédible
39:57là le marché price
39:59on va avoir cette baisse
40:00c'est quasiment une certitude
40:02si Powell
40:03n'est pas confortable
40:04avec ça
40:04je pense qu'il y aura
40:05une fuite
40:05dans le Wall Street Journal
40:06comme d'habitude
40:07pour dire oui ou non
40:08mais en tout cas
40:09ça paraît quand même
40:10assez étrange
40:11de faire cette baisse
40:12alors que
40:12même Waller
40:13qui avait été l'initiateur
40:14de ce nouveau cycle
40:15de baisse de taux
40:16avait commencé par dire
40:17au mois de septembre
40:18qu'il avait des réticences
40:19entre temps
40:20le marché de l'emploi
40:21ne s'est pas complètement effondré
40:22donc c'est vrai
40:23que c'est assez étrange
40:24je me suis assez surpris
40:26que pour l'instant
40:26il n'y ait pas eu de démenti
40:28sur cette baisse de taux
40:29qui est pricée
40:30alors qu'on n'a pas de données
40:31pour la justifier
40:32donc pour vous
40:33il faut rester prudent
40:33elle n'est pas acquise totalement
40:35on n'est pas à l'abri
40:36d'une surprise
40:37on n'est pas à l'abri
40:38d'une surprise
40:38quand je fais
40:39le décompte des voix
40:40moi j'arrivais
40:41avec 6 voix pour
40:42et 6 voix contre
40:43donc ça va vraiment dépendre
40:45à mon avis
40:46de Barr
40:47et Lisa Cook
40:48et Lisa Cook
40:49qui a quand même
40:49une petite vengeance personnelle
40:51à prendre contre Trump
40:52donc elle pourrait voter contre
40:53donc rien qu'avec ça
40:55ça pourrait
40:56la mettre en suspens
40:574-0-7
40:58ce matin
40:59pour le 10 ans américain
41:00qui a visiblement
41:01du mal à repasser
41:01sous cette fameuse barre
41:02des 4%
41:03il y a eu plusieurs tentatives
41:05ces derniers jours
41:06et à chaque fois
41:06ça bloque
41:07car l'année prochaine
41:08là aussi
41:09les Etats-Unis
41:10vont massivement s'endetter
41:11alors même s'ils sont plus
41:12sur une stratégie
41:13parfois de taux court
41:14il ne faut pas perdre de vue
41:15aujourd'hui
41:16cette boussole
41:17qui est le marché obligataire
41:18aux Etats-Unis
41:19oui
41:20je pense que Trump
41:21il est dans une situation
41:22désespérée
41:23à l'approche des mid-terms
41:24c'est-à-dire
41:24les démocrates
41:26risquent de reprendre la Chambre
41:27et ça ce serait
41:28une catastrophe pour lui
41:29parce qu'il y aura
41:29un troisième impeachment
41:30il y aura tous les procès
41:31qu'il tombe dessus
41:31et surtout tous les procès
41:33qui vont tomber sur son clan
41:34avec tous les conflits d'intérêts
41:36la corruption massive
41:37qu'il y a
41:37donc il faut absolument
41:39éviter la déroute
41:40à la Chambre des représentants
41:42et pour ça
41:42je pense qu'il va essayer
41:43de forcer
41:44tordre le bras de la Fed
41:45pour avoir des baisses de taux
41:46tordre le bras du Sénat
41:48pour avoir le fameux
41:49chèque de 2000 dollars
41:50je vous rembourse les tarifs
41:51même si ce n'est pas vous
41:52qui les avez payés
41:53déréguler les banques
41:55par tous les moyens
41:56et puis en plus
41:58devant Mohamed Ben Salman
41:59le prince héritier d'Arabie Saoudite
42:01il a promis que les taux
42:01le prix de l'essence
42:02baisserait à 2 dollars le gallon
42:04ce qui voudrait dire
42:04que le baril de pétrole
42:06s'échange entre 35 et 40 dollars
42:07donc ça on ne sait pas
42:09s'il compte sur le Vénézuéna
42:10ou la Russie
42:12mais en tout cas
42:13c'est une stratégie
42:14tous azimuts
42:15on ne sait pas trop
42:16comment ça ne va pas passer
42:17mais on connait Trump
42:18il va essayer de passer en force
42:19quitte à casser quelque chose
42:21au passage
42:21mais je pense qu'il ne faut pas
42:22sous-estimer
42:23la volonté politique
42:24qu'il y aura derrière
42:25d'arriver
42:26à sur-stimuler
42:28cette économie
42:28au moment où
42:29les électeurs
42:30retourneront aux Irmands
42:31et est-ce que le marché
42:32pourrait siffler
42:32à la fin de la partie
42:33avec une remontée
42:34notamment des taux
42:35que ce soit sur les taux longs
42:36mais également les taux courts
42:38ou une réaction également
42:38du dollar
42:39puisque l'un des grands
42:40incendiements quand même
42:41de cette année 2025
42:42c'est à forte dépréciation
42:43du dollar
42:44alors je dirais que
42:45sur les taux longs
42:47je trouve que le marché
42:48obligataire est très complaisant
42:49même si
42:50comme vous l'avez dit
42:51Scott Bessint
42:52est en train quand même
42:53de truander la courbe
42:54en émettant des T-bills
42:55donc des bons du trésor
42:57très courts
42:58par contre
42:59le sort du dollar
43:00ça dépendra
43:00de ce qui se passe
43:01sur la bulle
43:02de l'intelligence artificielle
43:03si on continue
43:04à gonfler cette bulle
43:05les flux de capitaux
43:06vers le dollar
43:07continueront à porter
43:08le billet vert
43:10on voit qu'aujourd'hui
43:10dans la balance des paiements
43:11les entrées de capitaux
43:13sous forme d'achats d'actions
43:14en pourcentage du PIB
43:15n'ont jamais été aussi élevés
43:16on est au-dessus
43:17de ce qu'on avait
43:18pendant la bulle internet
43:19donc ça
43:19ça peut continuer
43:20à porter le dollar
43:21bon je ne pensais pas
43:22parler de l'intelligence
43:22artificielle
43:23on aura mis 8 minutes
43:24pour parler de cela
43:26Florian Yelpo
43:27en complément
43:28de ce qui vient d'être dit
43:29c'était très intéressant
43:29sur la stratégie du trésor
43:32sur les émissions de dette
43:33et puis également
43:34un petit peu
43:34sur la lecture du marché
43:36sur la stratégie
43:37de Donald Trump
43:38puisque pour l'instant
43:39la magie de Donald Trump
43:40opère sur les marchés
43:41en quelque sorte
43:42Wall Street
43:42est sur des plus hauts
43:43historiques
43:45bon nombre d'entreprises
43:46américaines
43:47fleurissent plutôt bien
43:48mais là
43:49quand on regarde
43:50le marché obligataire
43:51c'est un petit peu
43:51une autre lecture
43:52plus prudente en tout cas
43:53oui absolument
43:54alors c'est parti
43:54de l'un des succès
43:55justement de l'administration
43:56de Trump
43:57et le succès
43:58est à mettre au crédit
43:59de Scott Besant
43:59c'est-à-dire que
44:00si on se place
44:01en début d'année 2025
44:02le scénario principal
44:04des marchés
44:05c'est les taux européens
44:06doivent baisser
44:06et les taux américains
44:07doivent monter
44:07parce que les Etats-Unis
44:08sont confrontés
44:09à un énorme déficit public
44:11et on doit sanctionner
44:12ce déficit public
44:13aujourd'hui
44:13la seule courbe
44:15qui a baissé
44:15globalement cette année
44:16c'est la courbe américaine
44:18donc on est face aujourd'hui
44:19encore une fois
44:20à une série de succès
44:21de l'administration de Trump
44:22on en déplaise évidemment
44:24à tous les gens
44:24qui ont pu être ces critiques
44:26la partie IA
44:28alors effectivement
44:29il y a l'encouragement
44:31du CAPEX
44:33donc de l'investissement
44:34des entreprises
44:34vers l'IA
44:35qui joue à plein
44:37c'est une évidence
44:38nous nos estimés
44:39dans les comptes
44:41du PIB
44:41c'est de l'ordre de 20
44:42à 30 points de base
44:43de croissance cette année
44:44cet influx-là
44:45donc c'est quelque chose
44:46de significatif
44:46ça aide
44:47notamment dans la partie
44:48donc investissement
44:49sur le traitement
44:50de l'information
44:51que dire de plus
44:54dans l'ensemble
44:55on est confronté
44:57à une économie américaine
44:58qui va mieux que prévu
44:59avec des taux longs
45:00qui sont plus bas
45:01que prévu
45:02un dollar
45:02qui s'est desserré
45:04nous on va en fait
45:04plutôt ça d'un bon oeil
45:06lorsqu'on prépare 2026
45:08on est en train de se dire
45:08que dans l'ensemble
45:09oui effectivement
45:10on a peut-être
45:10un risque de valorisation
45:11sur les actions américaines
45:13mais le desserrement
45:15de la contrainte dollar
45:16aujourd'hui
45:17elle peut profiter
45:17aux émergents
45:18elle a profité
45:19aux émergents
45:19elle va continuer
45:20de profiter
45:21aux émergents
45:21et puis il y a plein
45:22d'autres actifs
45:25sur la côte
45:26qui nous semble
45:26relativement attractif
45:27à ce jour
45:28évidemment
45:29je peux parler
45:29de l'Europe
45:30bien sûr
45:31les actions européennes
45:32notamment
45:32les actions suisses
45:33aujourd'hui
45:34on a aujourd'hui
45:35des éléments
45:35assez probants
45:37une reprise européenne
45:38des taux
45:39qui sont un peu plus bas
45:40dans l'ensemble
45:41qui vont nous aider également
45:43qui vont aider également
45:43à la progression des marchés
45:44il y a des choses
45:46on peut voir les choses
45:47de façon assez négative
45:49mais on trouve
45:50qu'il s'est produit
45:52cette année
45:53un certain nombre
45:54de choses
45:54que l'on pensait
45:56être néfastes
45:56pour les marchés
45:57et qui finalement
45:58en fait
45:58se révèlent être
45:59plutôt
46:00des plus
46:02en tout cas
46:03des choses
46:03qui ont porté
46:04la côte
46:05aujourd'hui
46:05ou en tout cas
46:06moins néfastes
46:07qu'attendues
46:07notamment sur
46:08les droits de douane
46:09par exemple
46:09ça suffit pour les marchés
46:10c'est ça qui est important
46:11le point de départ
46:12importe moins au marché
46:13que la surprise elle-même
46:14quelle est la surprise
46:15sur les six derniers mois
46:16la surprise c'est
46:17la situation est moins pire
46:18que prévu
46:18les taux sont plus bas
46:19que prévu
46:20aux Etats-Unis
46:20et la situation en termes
46:22de croissance
46:22est moins pire que prévu
46:23et ça les marchés
46:24l'ont sanctionné
46:24avec une
46:25on a une performance
46:26sur les marchés actions
46:27en 2025
46:28pour le moment
46:29qui est supérieure
46:31à 2017
46:32qui était la grande année
46:34vous savez
46:34boucle d'or
46:35pas d'inflation
46:36et une croissance modérée
46:38l'année parfaite
46:39pour les marchés financiers
46:41on est devant cette année-là
46:42comment vous regardez
46:43l'euro dollar
46:44on est proche
46:45des 1,16
46:45ce matin
46:46Raphaël Galliardo
46:47chef économiste
46:48de Carmignac
46:49sur ce plateau
46:50j'entends beaucoup
46:51dire
46:52le plus gros effet
46:53là aujourd'hui
46:54il ne faut pas s'attendre
46:55à un euro dollar
46:55au-delà des 1,20
46:57il y a déjà pas mal
46:57de choses qui sont
46:58déjà dans les prix
46:59parce que c'est important
47:00cette parité euro dollar
47:01pour les marchés boursiers
47:03quelqu'un qui a acheté
47:04des actions à Wall Street
47:04en début d'année
47:05il n'a pas du tout
47:06la même perf
47:06qu'en dollar
47:07et puis pour les entreprises
47:09les effets de base
47:10sont très forts
47:11on pense que l'euro
47:13a atteint son plafond
47:14d'un point de vue fondamental
47:15on a besoin
47:16d'une devise plus faible
47:17quand vous regardez
47:19le rapport Draghi
47:19il faudrait qu'on investisse
47:205 points de PIB
47:21dans notre économie
47:22tous les ans
47:23c'est-à-dire
47:24le plan Next Generation EU
47:26tous les ans
47:27il faudrait le faire
47:27pour remettre à niveau
47:28notre compétitivité
47:29tant qu'on n'a pas
47:31la Capital Market Union
47:32l'union des marchés de capitaux
47:33ça ne sert à rien
47:34qu'on ait une devise forte
47:35on n'arrivera pas
47:36à mettre ensemble
47:37ces investissements
47:38plus la volonté politique
47:40d'y aller ensemble
47:41n'existe pas
47:41donc pour redonner
47:42en fait
47:43un élan de compétitivité
47:45à notre industrie
47:46on a besoin
47:46d'un euro plus faible
47:47malheureusement
47:49la BCE
47:50ne peut pas nous aider
47:51la BCE
47:51elle a un mandat
47:52qui est extrêmement strict
47:53c'est l'inflation
47:54et uniquement l'inflation
47:55et là
47:56je pense qu'elle est
47:56dans son rôle
47:57c'est-à-dire
47:57on a eu un énorme choc
47:59d'inflation
47:59en 2020 et 2022
48:01et la BCE
48:02elle s'est dit
48:02j'ai trois ans
48:03pour ramener l'inflation
48:04à la cible
48:04et pas un de plus
48:05et donc là
48:06elle dit
48:06l'inflation
48:07est plutôt surpris
48:08à la hausse
48:09ces derniers temps
48:09donc on reste
48:10dans une situation
48:12d'attentisme
48:12et surtout
48:13l'économie
48:14sentir beaucoup mieux
48:16qu'on pouvait le craindre
48:17face à la guerre commerciale
48:18de Donald Trump
48:19donc pour l'instant
48:20la BCE
48:20ne va pas nous aider
48:22donc moi je pense
48:23qu'il faut surtout
48:24regarder à plus long terme
48:25ce que c'est l'avenir
48:26de l'économie allemande
48:27quand on a
48:28les Allemands
48:29le coût de l'énergie
48:30le plus élevé
48:30de tous les pays développés
48:31le coût de la main d'oeuvre
48:32qui est cinq fois
48:33celui de la Chine
48:35donc qu'est-ce qui reste
48:37pour recréer
48:38une industrie compétitive
48:40à part une dévaluation
48:42donc c'est pour ça
48:43que ce sera difficile
48:45pour l'euro
48:46d'aller plus haut
48:47à court terme
48:48le différentiel
48:48de taux d'intérêt
48:49ne va pas nous aider
48:50et si la BCE
48:51baisse ses taux
48:52au premier semestre
48:53ce qui est probable
48:54en tout cas
48:55il y a des pistes
48:56aujourd'hui
48:57l'inflation hier
48:57en zone euro
48:58est ressortie à 2-2
48:59ça ne pourrait pas
49:00affaiblir un petit peu
49:02l'euro quand même ?
49:03Oui mais pour l'instant
49:04ce n'est pas trop
49:05ce qu'on voit
49:06se profiler
49:08en fait
49:08la croissance finalement
49:09elle est assez résiliente
49:11on voit que la France
49:12s'en sort bien
49:12malgré l'incertitude politique
49:14l'investissement
49:14ne s'est pas effondré
49:15on a un avantage comparatif
49:17finalement dans l'industrie
49:18de la défense
49:19et de l'aéronautique
49:20qui aide nos exportations
49:21et l'Allemagne
49:23est en train de stimuler
49:23la périphérie
49:25est encore en train
49:26de se gaver
49:26des fonds européens
49:28donc pour l'instant
49:29tout va bien
49:29même si
49:30c'est vraiment
49:31on a un peu l'impression
49:33qu'on est en train
49:33de tirer les dernières cartouches
49:34donc c'est plutôt
49:35à mon avis
49:362027
49:36qui sera extrêmement difficile
49:38est-ce que
49:38l'inflation aura suffisamment baissé
49:41pour que la BCE
49:42se dise
49:42je peux être un peu plus prospective
49:43et baisser mes taux
49:45en anticipation
49:45ça c'est la grande question
49:47est-ce que le marché
49:48est en mode
49:49what and see
49:49il attend un petit peu
49:50de voir ce qui va se passer
49:51Florian Yelpaule
49:52mot de la fin
49:53la grande question
49:54c'est est-ce qu'on aura
49:54un rallye de Noël
49:55en fait
49:55tout simplement
49:56le December rallye
49:57c'est un peu
49:58ce qu'on attend tous
49:59au fond de nous
50:00aujourd'hui
50:02nous c'est comme
50:03on s'est positionné
50:04pour participer
50:04en partie
50:05à ce rallye
50:07les raisons principales
50:08c'est justement
50:08on a plutôt un statut quo
50:10sur les taux
50:10on a plutôt des chiffres
50:12d'inflation
50:12alors qu'ils sont
50:13on est en train de dire
50:14qu'il y a trop plus
50:15d'inflation prévue
50:16en tout cas en Europe
50:17mais on est quand même
50:18très proche des 2%
50:19on est très loin
50:20de la situation catastrophique
50:21dans laquelle on était
50:22il y a 4 ans en arrière
50:23on voit une forme
50:24de reprise
50:24aujourd'hui en Europe
50:25le point faible
50:27pour nous
50:28pour relier
50:29aux discussions
50:29qu'on avait
50:30c'est le fait
50:31qu'on ait
50:32une économie
50:32à deux vitesses
50:33alors je ne vous ferai pas
50:34le coup de l'économie
50:35en forme de cas
50:35mais simplement
50:36le fait que
50:36on voit clairement
50:37que l'industrie
50:38aujourd'hui
50:39souffre davantage
50:40que les services
50:40les services
50:41c'est vraiment
50:41une industrie
50:42qu'on voit
50:43dans les enquêtes
50:44qui est très insensible
50:45en fait
50:46à ce que fait
50:46la banque centrale
50:47aujourd'hui les taux
50:48à 2% en Europe
50:49et à
50:50bien au-delà
50:52d'ailleurs
50:53dans un grand nombre
50:53de pays
50:53notamment le UK
50:54et les Etats-Unis
50:55ces taux-là
50:57pèsent davantage
50:58sur l'industrie
50:59que sur les services
51:00alors l'idée
51:00c'est de profiter
51:01d'en t'être profité
51:02justement
51:02de ces indices
51:03qui peuvent capitaliser
51:04sur la progression
51:05des services
51:05on pense que l'Europe
51:07en fait partie
51:07Merci beaucoup
51:08à tous les deux
51:08Florian Yelpo
51:09donc pour l'embarodier
51:10IEM
51:10et Raphaël Gallardo
51:11chef économiste
51:12de Carmignac
51:13de nous avoir accompagné
51:14face à face ce matin
51:15la tendance
51:16à la bourse de Paris
51:17le CAC 40
51:17tente d'accélérer
51:18très légèrement
51:19plus 0,2%
51:20toujours à la porte
51:21des 8100 points
51:228091 points
51:23Stellantis
51:24plus 7%
51:24après un avis d'analyste
51:25et puis les valeurs
51:26à suivre ce matin
51:27Airbus
51:28plus 2%
51:28malgré l'abaissement
51:30de ses prévisions
51:30de livraison
51:31pour cette année
51:31194 euros
51:33pour la valeur
51:33Wavestone
51:34plus 6%
51:35Quadien
51:35plus 1,7
51:36quand de son côté
51:37Guerbet
51:37s'effondre
51:37donc de 25%
51:39après avoir revu
51:40à la baisse
51:40ses prévisions
51:41pour cette année
51:41dans 3 minutes
51:42vous allez retrouver
51:43les experts
51:43avec Raphaël Legendre
51:44quel est le programme
51:46Raphaël ?
51:46Bonjour Etienne
51:47aujourd'hui dans
51:48les experts
51:48on va parler
51:49de la bombe
51:50à retardement
51:50du vieillissement
51:51de la population
51:52c'est la cour des comptes
51:53qui tire la sonnette
51:54d'alarme
51:54on va également
51:56revenir sur cette étude
51:57passionnante
51:58du trésor
51:58qui fait la corrélation
52:00entre l'effondrement
52:01du niveau scolaire
52:02et la baisse
52:03du niveau de croissance
52:04et de la productivité
52:05on ira faire un tour
52:07sur la rencontre
52:08vous savez du MEDEF
52:09aujourd'hui
52:09avec le Premier Ministre
52:10faut-il un nouveau tour de vice
52:12sur l'assurance chômage
52:13et puis enfin
52:13on reviendra
52:14sur le voyage
52:14d'Emmanuel Macron
52:15en Chine
52:16comment réduire
52:18le déficit commercial
52:19avec Pékin ?
52:20Voilà le programme
52:21les experts
52:2110h 11h
52:22et puis ensuite
52:22bien sûr
52:23vous retrouvez
52:23tout pour investir
52:24avec Antoine Larigauderie
52:25séance à suivre
52:25à partir de 15h30
52:27avec Guillaume Sommerer
52:28dans BFM Bourse
52:29pour l'ouverture
52:29des marchés américains
52:30très bonne journée
52:31Good Morning Market
52:34sur BFM Business
Écris le tout premier commentaire
Ajoute ton commentaire

Recommandations