Passer au playerPasser au contenu principal
  • il y a 5 mois
Chaque jour, Marc Fauvelle vous accompagne de 19h à 20h dans 60 minutes Fauvelle sur BFMTV.

Catégorie

📺
TV
Transcription
00:00:00Bonsoir à tous, ravis de vous retrouver pour ce nouveau rendez-vous, ça s'appelle 60 minutes, chaque soir à 18h50 et à la une ce soir, ça passe ou ça casse.
00:00:09François Bayrou crée la surprise en engageant la responsabilité de son gouvernement.
00:00:13Ce sera dans deux semaines, le 8 septembre, on va voir précisément ce que ça signifie avec nos invités parmi lesquels l'historien Jean Garrigue.
00:00:19On se projettera également dans ce vote du 8 septembre pour voir comment le Premier ministre pourrait sauver son poste.
00:00:25Ce sera l'événement du jour dans 20 minutes, le débat de 60 minutes et si le Premier ministre réussissait finalement son pari.
00:00:32Nous avons invité les représentants des cinq principales formations politiques de l'Assemblée, une sorte de mini-Assemblée nationale pour sonder ceux qui ont l'avenir de François Bayrou entre leurs mains.
00:00:42Et puis également la première réaction de Sophie Binet, la patronne de la CGT, nous dira ce qu'elle a pensé de la prestation du Premier ministre et si ça change quelque chose à son appel à la mobilisation.
00:00:5260 minutes d'info, vous avez le programme, bienvenue à tous, c'est parti.
00:01:07C'est un coup de théâtre et c'est un coup de poker.
00:01:10François Bayrou a donc pris tout le monde de court aujourd'hui lors d'une conférence de presse confrontée à une fronde contre son projet de budget 2026.
00:01:17Le Premier ministre annonce qu'il va demander un vote de confiance des députés.
00:01:21Ce sera dans deux semaines, le 8 septembre.
00:01:23François Bayrou est-il assis sur un siège plus que jamais éjectable ?
00:01:27C'est l'événement du jour.
00:01:31Convaincre les Français qu'il est donc nécessaire, vital, essentiel de faire des économies pour la nation, c'est la mission périlleuse que s'est fixée aujourd'hui François Bayrou.
00:01:39Notre pays est en danger parce que nous sommes au risque du surendettement à un moment préoccupant et décisif de l'histoire de notre pays.
00:01:49Il risque d'avoir l'opinion publique contre lui, les partis d'opposition contre lui, les syndicats contre lui.
00:01:55C'est sacrément compliqué.
00:01:56Après avoir volé les deux meilleures années de retraite aux Français, il s'agit de prendre deux jours fériés.
00:02:01On est au sommet de l'indécence.
00:02:03S'il souhaite infliger une nouvelle punition aux Français, la chute est inévitable.
00:02:08Il y a cette censure dont on a parlé, effectivement, qu'il menace depuis le début.
00:02:12Mais là, il y a ce mouvement social du 10 septembre.
00:02:14Il faut dès cette rentrée une clarification.
00:02:17Le lundi 8 septembre, j'engagerai ce jour-là la responsabilité du gouvernement.
00:02:23Donc plutôt qu'effectivement être passif dans cette action politique, il a décidé d'essayer de mener le jeu.
00:02:28Le 8 septembre, chacun va être au pied du mur de ses responsabilités.
00:02:31Il n'a pas de majorité à l'Assemblée nationale, pas de majorité dans le pays.
00:02:36Et donc, il n'a pas notre confiance.
00:02:37Et je crois que nous avons donc la date où ils tomberont.
00:02:44Images compilées par Raphaël Redon et Bertrand Seguin.
00:02:48Pour en parler ce soir sur le plateau de BFM TV, j'ai le plaisir d'accueillir Marc Chantrey, la nouvelle chef du service politique de BFM TV.
00:02:54Bonsoir et bienvenue.
00:02:55Guillaume Tabard, éditorialiste politique au Figaro.
00:02:58Bienvenue également à vous, Soazie Kéméner, rédactrice en chef de la Tribune dimanche.
00:03:02Bonsoir et bienvenue.
00:03:03Éric Ayer, économiste, directeur du département analyse et prévision à l'OFCE.
00:03:07Bienvenue également.
00:03:08Et à vos côtés, Jean Garrigue, historien, président de la Commission internationale pour l'histoire des assemblées.
00:03:13Bonsoir, bienvenue à tous les cinq.
00:03:15Marie Chantrey, honnêtement, cette annonce-là, personne ne l'avait vue venir ?
00:03:18C'est couillu, voilà ce que dit un très proche du Premier ministre, qu'il connaît parfaitement, qui n'était pas forcément jusqu'au dernier moment dans la confidence.
00:03:28Parce que très très peu de monde dans l'entourage de François Bayrou était au courant de cette annonce.
00:03:34Coup de poker, annonce inattendue de cette carte parlementaire annoncée dans cette conférence de presse.
00:03:39On s'attendait peut-être à ce qu'il lâche du lest, volonté de rééquilibrage, nous expliquait-on ?
00:03:44Oui, on demande des efforts aux Français, mais l'État aussi se serre à la ceinture.
00:03:47Là, franchement, ce vote de confiance, cette date annoncée du 8 septembre, très peu l'avait vue venir.
00:03:55On abordera sans doute le comment et le quand, à priori, ça s'est joué lors de la rencontre entre le Premier ministre et le Président, c'est-à-dire jeudi dernier à Brégançon.
00:04:05Très vraisemblablement, rencontre à Brégançon, résidence d'été du Président, il lui a proposé cette solution que le Président a acceptée.
00:04:15En échangeant avec des proches, justement, d'Emmanuel Macron, on leur pose la question, mais vous avez anticipé, vous avez anticipé ce que seraient les réactions.
00:04:23On nous dit que, franchement et honnêtement, depuis 2022-2024 à fortiori, ils vivent avec ce risque de la censure.
00:04:30Alors, même si on comprend, j'en terminerai là ce soir, que dans l'entourage du Premier ministre et de la part du Premier ministre, on ne s'attendait peut-être pas aussi rapidement
00:04:38à ce que le Rassemblement national dise immédiatement, via Marine Le Pen, qu'il ne voterait pas cette confiance le 8 septembre.
00:04:47On va rentrer dans le détail du rapport de force.
00:04:49C'est un tout petit peu complexe pour vous raconter un peu les coulisses de la préparation de cette émission.
00:04:53On a fait beaucoup de calculs cet après-midi, vous aussi, Marie, mais techniquement parlant, Jean Garrigue, François Bayrou engage donc la responsabilité de son gouvernement.
00:05:02C'est l'article 49.1, c'est le petit cousin du 49.3 qu'on connaît un petit peu mieux. De quoi s'agit-il ? Que dit cet article ?
00:05:09C'est même, j'allais dire, c'est presque, c'est le 49.3 qui est le petit cousin du 49.3.
00:05:15Je me suis trompé dans l'arbre généalogique des 49.
00:05:17Peu importe. Là, il s'agit d'engager sa responsabilité, on appelle ça un vote de confiance, le gouvernement engage sa responsabilité sur un vote.
00:05:25Il a besoin d'une majorité simple, il n'a pas besoin d'une majorité absolue, ce qui était le cas sous la 4ème République, sous la 5ème, il a besoin d'une majorité simple.
00:05:33Mais s'il n'obtient pas cette majorité simple, alors il est soumis justement à la démission du Premier ministre.
00:05:41Le Premier ministre doit démissionner s'il n'a pas cette majorité simple.
00:05:45C'est donc une prise de risque qui était d'ordinaire, qui était prise par un certain nombre de premiers ministres sous la 5ème République,
00:05:53au moment où ils faisaient leur déclaration de politique générale.
00:05:56Ça n'a pas été le cas pour François Bayrou.
00:05:58En quelque sorte, il a différé sa déclaration de politique générale à ce vote de confiance.
00:06:03Parce qu'au fond, j'allais dire que le règne de François Bayrou à Matignon, il commence maintenant, en fait, avec ce plan, ce budget de rigueur.
00:06:14Et le paradoxe, c'est peut-être qu'il va commencer et se terminer en même temps.
00:06:18C'est un peu le paradoxe historique de ce qui vient de se passer.
00:06:21Pour être sûr de bien comprendre, majorité simple, ça veut dire qu'à des cols, s'il y a 100 députés qui votent la confiance au Premier ministre,
00:06:28et que tous les autres s'abstiennent, ça passe.
00:06:30Il n'y a pas besoin d'obtenir la majorité absolue des 289.
00:06:34Ça veut dire que c'est un peu moins difficile de gagner un vote de confiance que d'obtenir une motion de censure,
00:06:40où là, il faut 289 suffrages exprimés contre.
00:06:44Exactement.
00:06:44C'est bien ça ? J'ai bien compris.
00:06:46On va accueillir maintenant Raphaël Grabli.
00:06:48Raphaël, pour un nouveau rendez-vous dans cette émission, ça s'appelle...
00:06:51Bonsoir Raphaël.
00:06:53Ça ne s'appelle pas comme ça, ça s'appelle le radar BFM.
00:06:55On a compris comment fonctionne l'article 49.1.
00:06:58Maintenant, si on regarde l'Assemblée nationale, telle qu'elle est aujourd'hui, l'Assemblée sortie des urnes,
00:07:03quelles sont, je vais vous poser la question le plus simplement possible,
00:07:06quelles sont les chances de survie politique du Premier ministre ?
00:07:09Elles sont extrêmement limitées, pour ne pas dire quasi nulles.
00:07:12Alors, je vous parle à l'heure H, ça peut évoluer dans les minutes qui viennent, je vais vous expliquer pourquoi.
00:07:17Déjà, on sait qui va voter contre et contre la confiance du gouvernement Bayrou,
00:07:22la France insoumise, les écologistes, le Parti communiste et l'UDR, les alliés du RN et d'Éric Ciotti.
00:07:28Mais surtout, justement, ce qui est intéressant, c'est sur le RN.
00:07:31Parce qu'il y a eu un petit suspense, quand même, il y a quelques minutes,
00:07:34avec un premier tweet de Jordan Bardella, qui disait
00:07:37« Jamais le RN ne votera la confiance à ce gouvernement »,
00:07:42ce qui pouvait laisser l'hypothèse de l'abstention qui ferait baisser cette majorité
00:07:45et qui aurait pu laisser comme ça une porte de sortie à François Bayrou.
00:07:49Sauf que non, Marine Le Pen, elle a très vite clarifié la situation.
00:07:53Nous voterons évidemment contre la confiance au gouvernement de François Bayrou.
00:07:57Où seule la dissolution permettra désormais aux Français de choisir leur destin,
00:08:02celui du redressement avec le Rassemblement National.
00:08:05Et vous le disiez, Marc, il y a quelques minutes, on a fait quelques calculs.
00:08:08Alors, c'est là qu'on sort la calculette.
00:08:10On sort la calculette et évidemment, ce sont des hypothèses.
00:08:13Même si on a quand même quelques réponses à l'heure où on se parle.
00:08:15Si on comptabilise les potentiels votes contre la confiance de François Bayrou,
00:08:21il y a le Rassemblement National, 123 députés, l'UDR, donc Éric Ciotti, 15 députés,
00:08:27le Parti communiste français, 17, les écologistes, 38 et LFI, 71.
00:08:32C'est-à-dire tous ceux qui, à 7h, 18h57, ont dit qu'ils voteraient contre.
00:08:36Exactement. Donc là, pour le moment, on est à 264 députés.
00:08:40On n'est pas loin des 289, même s'il faudrait supposer que tout le monde soit là.
00:08:45Si on comptabilise les votes pour ou probablement pour,
00:08:49il y a donc la majorité présidentielle, 91, LR, 49.
00:08:53On imagine qu'ils vont vraisemblablement voter pour,
00:08:56même s'ils pourraient s'abstenir a priori, ils devraient voter pour.
00:08:58Le Modem, évidemment, 36, Horizon 34.
00:09:01Vous dites évidemment, il y a des députés Modem ces derniers jours
00:09:03qui n'étaient pas emballés par toutes ces mesures.
00:09:05C'est pour ça qu'en fait, pour être très clair,
00:09:07on est obligé évidemment de simplifier,
00:09:08même tout le monde ne fait pas forcément bloc à l'Assemblée nationale.
00:09:12Résultat, on arrive à quoi ? 210 députés.
00:09:14Donc on paraît quand même très, très loin du compte.
00:09:17Et forcément, dans les chiffres que je vous ai donnés,
00:09:20il y a un grand absent.
00:09:21Le PS.
00:09:21Le PS.
00:09:23J'ai regardé, avant de rentrer dans ce plateau,
00:09:24il y a une seconde sur le compte Twitter de Boris Vallaud ou d'Olivier Faure,
00:09:28je n'ai rien trouvé.
00:09:29Les méfagies doivent être en train de chauffer.
00:09:31Exactement.
00:09:31Parce qu'évidemment, ça peut être là le minuscule chemin de crête de François Bayrou.
00:09:38Il faudrait que le PS vote pour.
00:09:39Alors pas question d'abstention.
00:09:40Là, il faut voter pour.
00:09:42Et on arriverait à 276 députés.
00:09:45Donc avec éventuellement quelques autres députés,
00:09:48François Bayrou pourrait parvenir à se maintenir.
00:09:51Ça semble très mal embarqué.
00:09:52Pourquoi ?
00:09:52Parce qu'à les propos d'un conseiller gouvernemental
00:09:54rapporté justement au service de BFMTV il y a quelques minutes,
00:09:58je cite, « impossible que le PS soutienne Bayrou à la veille du 10 septembre ».
00:10:03Résultat, pour le moment, ça semble très mal embarqué pour François Bayrou.
00:10:07Soazic Kemener, Guillaume Tabard, question à 44 milliards d'euros.
00:10:10François Bayrou est-il condamné ?
00:10:13Soazic.
00:10:13Le plus probable, c'est qu'effectivement, il est condamné.
00:10:15Vu le rapport de force qui est en train de se dessiner,
00:10:17effectivement, il espérait, François Bayrou,
00:10:19gagner un peu plus de temps,
00:10:21que le Rassemblement national ne se prononce pas immédiatement.
00:10:24On a vu un tweet immédiat, quasi immédiat, de Jordan Bardella.
00:10:27Et puis ensuite, cette précision qui est de taille de Marine Le Pen,
00:10:30parce que Marine Le Pen, elle a beaucoup à perdre dans une dissolution.
00:10:33On rappelle qu'en l'État, elle est inéligible.
00:10:35Donc elle ne peut pas se représenter si jamais il y avait des élections législatives,
00:10:39des nouvelles élections législatives anticipées.
00:10:41Donc effectivement, il voulait une clarification, François Bayrou.
00:10:44Il a eu une clarification venant du RN.
00:10:46Ça, c'est net.
00:10:47Ensuite...
00:10:48Ce n'était pas le plan.
00:10:49Non, ce n'était pas le plan.
00:10:50Le Premier ministre ne s'attendait pas à ça.
00:10:52Le plan, c'était de cliver, c'est de faire les responsables et les irresponsables.
00:10:56Et de montrer du doigt ceux qui, en France,
00:10:59ne veulent pas se battre contre le surendettement
00:11:01qu'il a décrit comme le mal du siècle français,
00:11:04au début de sa conférence de presse.
00:11:06Et il voit bien que c'est en train de se transformer en référendum parlementaire
00:11:09pour ou contre François Bayrou, si ce n'était pas ce qui était prévu.
00:11:12Guillaume Tabard, c'est le Parti Socialiste qui a les clés ?
00:11:15Ça reste à l'invue le RN, puisque c'est lui le PS.
00:11:19On voit bien, depuis le début,
00:11:21même si François Hollande, à titre individuel, ce matin disait
00:11:24« il faut voir si le gouvernement est prêt à bouger ou pas »,
00:11:26on a bien compris que le PS n'avait d'autre choix
00:11:29que d'épouser la radicalité imposée par Jean-Luc Mélenchon le week-end dernier.
00:11:33Mais toute la discussion...
00:11:34Ça n'a pas toujours été le cas ces derniers mois.
00:11:35Il y a eu un pacte de non-censure du Parti Socialiste.
00:11:38Initialement.
00:11:38Des discussions, oui, oui.
00:11:39Depuis, il ne cesse de se faire pardonner ce vote de non-censure initial.
00:11:44Donc je pense qu'il n'y avait aucun suspense sur l'attitude du PS.
00:11:46Mais en tout cas, toutes les questions que l'on pose depuis quelques minutes
00:11:49montrent bien que d'ores et déjà, François Bayrou a perdu une grande partie de son pari
00:11:54car ce qu'il dit à ses conférences de presse, il dit
00:11:56l'objet de son initiative, de sa surprise, c'est, je cite ses mots,
00:12:01de se recentrer sur la question essentielle qui est celle du poids de la dette.
00:12:06Or, c'est-à-dire que son idée, c'était de dire, voilà,
00:12:08avant de discuter des mesures, parlons du principe
00:12:10« y a-t-il ou non une urgence à réduire la dette ? »
00:12:13C'est ça, il disait, chacun doit répondre à cette question.
00:12:15Or, depuis 16h30, la seule question que l'on se pose, c'est
00:12:20Bayrou peut-il tenir ? Est-ce qu'il y a un député pour lui ?
00:12:22Donc on est d'ores et déjà passé dans un débat strictement politique,
00:12:27j'ose presque dire politicien, à faire des comptes d'apothicaires
00:12:30sur des majorités ou des non-majorités à l'Assemblée.
00:12:33Et d'ores et déjà, on ne parle même plus du bien fondé
00:12:36d'un plan de redressement des finances publiques.
00:12:39Jean-Garry, je me retourne à nouveau vers vous.
00:12:41Petite question technique, là encore.
00:12:42S'il perd le vote de confiance, François Bayrou est obligé
00:12:45obligé, c'est la Constitution, de démissionner ?
00:12:47Oui, il est obligé de démissionner.
00:12:49Maintenant, est-ce que, c'est déjà arrivé en 1962,
00:12:53où, de cette manière, Georges Pompidou, soumis à une motion de censure,
00:12:57avait démissionné, et le président de la République de l'époque,
00:12:59le général de Gaulle, avait refusé sa démission,
00:13:01ou plutôt l'avait accepté et l'avait renommé.
00:13:03Il peut le renommer, on peut avoir un bail roux de...
00:13:04Il pourrait être renommé, mais ça paraît totalement improbable.
00:13:08En revanche, il serait possible...
00:13:10Emmanuel Macron ne serait pas obligé de dissoudre,
00:13:14contrairement à ce qu'est le calcul, évidemment,
00:13:17ce qui pourrait être d'ailleurs le calcul d'Emmanuel Macron lui-même,
00:13:19mais qui est le calcul du Rassemblement national,
00:13:22il n'est pas obligé de le faire.
00:13:24Il peut ensuite choisir...
00:13:25Les candidats qui viennent et qui disent
00:13:28« j'ai une majorité ou j'en ai pas ».
00:13:29Ce qui, quand même, paraîtrait compliqué.
00:13:33Hypothèse.
00:13:34François Bayrou gagne son vote de confiance le 8 septembre dans 15 jours.
00:13:38Deux jours après, mouvement appelle au blocage du pays.
00:13:42Est-ce qu'on peut imaginer que, dans ces cas-là,
00:13:43il aura les coudes plus franches
00:13:44et que même la mobilisation sera moins forte ?
00:13:48Guillaume Tabard.
00:13:48Vu que le degré de probabilité aujourd'hui est à 95% qu'il perde son pari,
00:13:53s'il parvenait à obtenir la confiance,
00:13:56là, ce serait incontestement une grande victoire politique.
00:13:59C'est son fameux qui-tout double.
00:14:00Quand on joue à qui-tout double,
00:14:02c'est qu'on a de grandes chances de perdre
00:14:03et qu'on espère conjurer le destin sur un coup de poker.
00:14:08C'est ce qu'il faut aujourd'hui.
00:14:09S'il sortait de ça,
00:14:10ce serait symboliquement et politiquement très fort pour lui.
00:14:14Mais ça n'empêcherait pas qu'il faudrait ensuite
00:14:16qu'il fasse accepter les mesures concrètes
00:14:19dans le cadre du budget à venir
00:14:20et que là, l'épée de Damoclès resterait jusqu'au vote du budget.
00:14:25Mais symboliquement, ce serait une victoire politique importante.
00:14:28Mais ce soir, ça n'est quand même pas la probabilité la plus forte.
00:14:31On va tenter chaque soir dans cette émission
00:14:32de donner également la priorité au terrain.
00:14:34Je voudrais qu'on aille du côté de Marseille
00:14:35où nous attend Alexis Pluyer, correspondant BFM Marseille.
00:14:38Vous avez suivi, Alexis, cette conférence de presse
00:14:41avec un soignant syndiqué
00:14:43qui compte justement participer au blocage du 10 septembre.
00:14:46Est-ce que le Premier ministre a quand même marqué quelques points ?
00:14:51Alors on va lui poser la question.
00:14:53On est avec Karim Djebali de Sud Santé de l'APHM,
00:14:55l'ensemble des hôpitaux publics ici à Marseille.
00:14:57Bonjour Karim, vous avez écouté François Bayrou tout à l'heure.
00:15:01Il n'y a pas eu beaucoup d'annonces à part ce vote de confiance.
00:15:04Est-ce que pour vous, c'était la hauteur face au danger
00:15:06qui nous menace selon l'expression du Premier ministre ?
00:15:08Écoutez, ce n'était pas du tout à la hauteur.
00:15:11En fait, le Premier ministre nous prépare clairement
00:15:13a du sang et des larmes pour les Français.
00:15:16Et il faut qu'il sache que les Français n'ont plus d'argent.
00:15:20Alors on parle souvent de l'hôpital public qui est en souffrance.
00:15:23Est-ce que pour vous, des efforts supplémentaires,
00:15:25c'est soutenable pour les soignants ?
00:15:27Absolument pas.
00:15:28On a déjà, depuis ces dernières années,
00:15:31tiré sur la corde.
00:15:32On a limité, minimisé les budgets des hôpitaux publics.
00:15:37Et là, aujourd'hui, on tend encore à tirer sur la corde
00:15:42et le personnel soignant n'en peut plus.
00:15:45Il y a ce vote de confiance le 8 septembre.
00:15:46Est-ce que pour vous, il faut que François Bayrou tombe ?
00:15:49Il faut que François Bayrou tombe.
00:15:51Il faut absolument qu'on se mobilise,
00:15:52qu'on soit nombreux.
00:15:54Et normalement, il devrait y avoir des collectifs.
00:15:58Donc il y aura des mobilisations dans Marseille ?
00:16:02Il y aura des associations.
00:16:04Il y aura les personnels qui se mobiliseront,
00:16:07qui se coalisera ensemble.
00:16:13Et j'espère en tout cas qu'on fera le nombre.
00:16:18Est-ce que vous pensez que c'est un mouvement
00:16:19qui va s'inscrire dans la durée ?
00:16:21Oui, oui, c'est un mouvement qui va s'inscrire dans la durée.
00:16:23Normalement, nous prévoyons, nous en tout cas,
00:16:26l'organisme syndical, de plusieurs manifestations
00:16:29pour dénoncer les conditions de travail des personnels
00:16:33et les budgets qui sont restreints au fur et à mesure des années.
00:16:38Merci beaucoup, Karine Djabali.
00:16:39Voilà l'état d'esprit ici du côté de Sud Santé.
00:16:42On parlait avec d'autres soignants tout à l'heure
00:16:43qui étaient en colère et qui nous disaient grosso modo
00:16:45que c'est souvent les travailleurs, les classes populaires
00:16:48et les classes moyennes qui vont trinquer
00:16:51avec ce plan de François Bayrou qui se prépare.
00:16:54Merci à vous Alexis Puyette.
00:16:55Merci également à Anne Boisys qui était avec vous.
00:16:57On posera la question tout à l'heure à Sophie Binet,
00:16:59la patronne de la CGT, pour voir ce qu'elle attend
00:17:02de cette journée du 10 septembre.
00:17:04Est-ce qu'elle réclame des blocages de son côté ?
00:17:06Le principal syndicat lycéen, par exemple,
00:17:08a demandé que les établissements soient bloqués.
00:17:10On verra si la patronne de la CGT va jusque-là.
00:17:13Mais je voudrais me tourner maintenant vers Éric Ayer.
00:17:15Vous écoutez tout ce qui se dit sur ce plateau.
00:17:18Je vous vois depuis tout à l'heure avec grand intérêt.
00:17:21Il y a le sort de François Bayrou, certes,
00:17:23mais il y a aussi l'état des finances publiques.
00:17:25François Bayrou y a d'ailleurs consacré une grande partie
00:17:28de sa conférence de presse, même si tout ça a été éclipsé
00:17:30par l'annonce finale.
00:17:31Le Premier ministre prévient,
00:17:33si on ne trouve pas les 44 milliards d'euros
00:17:35pour le budget 2026,
00:17:37la France risque la crise.
00:17:38Un danger immédiat pèse sur nous,
00:17:45auquel nous devons faire face,
00:17:48non pas demain ou après-demain.
00:17:51Notre pays est en danger parce que nous sommes
00:17:53au risque du surendettement.
00:17:57Notre pays est en danger parce que nous sommes
00:18:01au bord du surendettement.
00:18:05Il en fait trop ou il a raison ?
00:18:07Le pays est en danger ?
00:18:09C'est sérieux.
00:18:11Effectivement, le déficit est à un niveau incroyable
00:18:13en période de non-crise économique.
00:18:15Maintenant, dire qu'on est en danger de mort,
00:18:17non, ce n'est pas vrai.
00:18:18Et globalement, vous voyez,
00:18:18l'agence France Trésor,
00:18:19qui est l'agence qui doit placer
00:18:21cette dette publique,
00:18:22nous dit régulièrement qu'à chaque adjudication,
00:18:25il y a trois fois plus de demandes
00:18:26que de propositions de dette.
00:18:27Donc la dette française est toujours là.
00:18:29Certes, on la paye un peu plus cher.
00:18:31On la paye, on va dire, au prix normal.
00:18:33On a été habitué à la payer zéro.
00:18:35Donc on était habitué à ce que ça ne coûte rien.
00:18:37Maintenant, on paye le prix normal
00:18:38et on trouve que c'est trop élevé.
00:18:40Alors non.
00:18:41Alors globalement, il n'y a pas de faillite possible.
00:18:43D'accord ?
00:18:43Alors c'est sûr que plus on fait des dissolutions
00:18:45ou des exercices comme ça,
00:18:47plus ça va inquiéter les marchés financiers.
00:18:50Mais vous voyez, aujourd'hui,
00:18:51on rembourse sans problème cela.
00:18:53Et donc je pense qu'il en fait un tout petit peu trop.
00:18:55Ce n'est pas bon.
00:18:55J'espère que les investisseurs
00:18:57n'ont pas trop écouté ce temps de presse.
00:18:58Ah ben visiblement si.
00:18:59La bourse de Paris a la clôture,
00:19:00moins 1,6%.
00:19:01Oui, parce que oui.
00:19:02Et vous voyez, quand vous dites régulièrement
00:19:05on est en danger de mort
00:19:06et que vous dites aux Français
00:19:07c'est la catastrophe,
00:19:08vous voyez, ce n'est pas bon pour l'économie tout cela.
00:19:10Parce que globalement, vous faites de l'épargne.
00:19:11Et aujourd'hui, si la croissance économique n'est pas là,
00:19:14c'est qu'il y a un taux d'épargne qui est très élevé,
00:19:17plus de 18% de taux d'épargne.
00:19:20Alors qu'habituellement, on était plutôt sur les 14,5%.
00:19:22Donc vous voyez, si on arrivait à faire baisser ce taux d'épargne
00:19:25en tenant un discours un peu plus...
00:19:27Alors en disant il faut faire des efforts, c'est certain.
00:19:29Et même, vous voyez, nous à l'OFCO, on a calculé
00:19:31il faut faire 120 milliards.
00:19:32Donc ce n'est pas 44 milliards, il faut faire 120 milliards.
00:19:34Mais on a le temps.
00:19:35On a demandé à la Commission européenne du temps,
00:19:38on a 7 ans pour faire 120 milliards.
00:19:40Et la Commission européenne nous dit
00:19:41il faut faire à tout prix, d'accord,
00:19:4315 milliards cette année.
00:19:4515 milliards, pas 44 milliards.
00:19:47Donc vous voyez, il pouvait très bien dire...
00:19:47C'est-à-dire que François Bayrou veut aller trop vite.
00:19:50Je vais me faire son avocat.
00:19:51Oui, mais en plus, d'un point de vue économique...
00:19:5412 millions à chaque heure qui passe depuis 20 ans en France,
00:19:5612 millions de dettes en plus, je vois que ça vous...
00:19:58Oui, c'est un peu intéressant comme exemple.
00:20:00Ce qui peut inquiéter davantage, c'est l'intérêt de la dette,
00:20:03c'est-à-dire ce qu'on paye, non pas pour rembourser la dette
00:20:05ni pour l'école de nos enfants,
00:20:07mais pour rembourser les intérêts de la dette.
00:20:10En 2026, simplement, les intérêts qu'on paye
00:20:13seront supérieurs au budget de l'éducation nationale.
00:20:16Ça veut dire que chaque année, les marges des gouvernements,
00:20:19quelles qu'ils soient d'ailleurs, quelles que soient leurs couleurs,
00:20:20se font grignoter, et donc les nôtres, non ?
00:20:23Oui et non, c'est un peu plus compliqué.
00:20:25Ce qu'il faut ramener, c'est les intérêts,
00:20:26c'est 66 milliards par rapport à la dette,
00:20:28qui dépasse 3 300 milliards.
00:20:31Donc, en gros, on est à 2%.
00:20:32On paye 2% d'intérêt.
00:20:34Quand vous avez une inflation qui est à ce niveau-là,
00:20:36ça veut dire qu'en gros, les taux réels sont nuls.
00:20:38Donc, il faut, je pense, un tout petit peu dire
00:20:41que c'est très sérieux, il va falloir faire des économies,
00:20:43mais on n'est pas en surendettement.
00:20:46Une comparaison avec un ménage ou une entreprise,
00:20:48on apprend ça en première année d'économie,
00:20:50il ne faut jamais la faire.
00:20:51Donc, du coup, on n'est pas dans cette situation.
00:20:53Là, on est dans une situation sérieuse.
00:20:55On a pris des engagements auprès de la Commission européenne.
00:20:57La Commission européenne nous a mis, quand même,
00:20:59sous des procédures de déficit excessif.
00:21:01Donc, ils nous surveillent.
00:21:02Et nous, ils ont répété, encore la semaine dernière,
00:21:04il faut faire 0,5 points de PIB, c'est-à-dire 15 milliards.
00:21:07J'essaie de comprendre.
00:21:08On se dit depuis 20 minutes que les chances de survie politique
00:21:11de François Bayrou sont estimées à 5%.
00:21:13Je cite Guillaume Tabard.
00:21:14Vous nous dites, dans le même temps,
00:21:16ce n'est pas si grave que ça, la dette.
00:21:19Pourquoi est-ce qu'il en fait son cheval de bataille ?
00:21:20Non, ce n'est pas exactement ça.
00:21:21En tout cas, on aurait le temps.
00:21:22On aurait 7 ans si on...
00:21:23Non, mais on va encore faire...
00:21:25D'ailleurs, je suis mal placé pour...
00:21:26Je ne suis pas un politologue.
00:21:29Mais il me semble que François Bayrou,
00:21:31quand la dette était à 61 points de PIB,
00:21:32disait qu'on était en faillite.
00:21:33Bon, on est à 113 points de PIB.
00:21:35On devrait être mort, enterré.
00:21:37Il continue à nous dire qu'on est en faillite.
00:21:39Donc, globalement, je ne pense pas très bien compris
00:21:41exactement quand est-ce qu'un État pouvait être en faillite.
00:21:45Il nous compare avec la Grèce de Tsitsipras.
00:21:47On n'est absolument pas la Grèce de Tsitsipras.
00:21:49On n'est même pas le Royaume-Uni
00:21:50de l'Istrus, vous voyez,
00:21:53où les taux d'intérêt sont à...
00:21:54La Grèce était à 35% d'intérêt.
00:21:57L'Istrus, ils sont à 4,6%.
00:21:58Vous voyez, on n'est pas là.
00:22:00On est à 3,3, 3,5 points
00:22:02de charge d'intérêt,
00:22:04de taux d'intérêt aujourd'hui.
00:22:06Vous voyez, c'est sûr que plus on va dire
00:22:07que des dissolutions ou ça,
00:22:10plus ces taux d'intérêt vont augmenter.
00:22:11Ça ne va pas être bon pour nos 30 ans.
00:22:13On va le dire et puis on va creuser les déficits aussi.
00:22:15Et bien entendu, on va creuser les déficits.
00:22:17Il faut, me semble-t-il, être beaucoup plus calme,
00:22:20dire qu'il faut faire des efforts.
00:22:22Ces efforts seront étalés.
00:22:23Je pense que quand il a dit
00:22:24qu'il faut que ça soit de la justice,
00:22:25oui, il aurait dû commencer par dire à ça.
00:22:27Il y a 120 milliards,
00:22:28on s'est engagé sur 120 milliards.
00:22:29Oubliant les 44.
00:22:30Sur les 120 milliards,
00:22:31qui va les porter ?
00:22:32Combien pour les retraités ?
00:22:33Combien pour les plus riches ?
00:22:34Combien pour les actifs ?
00:22:35Combien pour l'État ?
00:22:36Combien pour les collectivités locales ?
00:22:37Une fois qu'on a décidé de ça,
00:22:38on parle des mesures, effectivement.
00:22:40Est-ce que c'est par la dépense publique ?
00:22:42Est-ce que c'est par l'impôt ?
00:22:43Et c'est peut-être comme ça
00:22:44qu'on trouve un consensus.
00:22:45Je ne veux pas dire que c'est 44 milliards
00:22:46ou le chaos,
00:22:48parce que ce n'est pas le cas.
00:22:49Marie-Chantret, un dernier mot
00:22:50avant de passer au débat de 60 minutes.
00:22:52Il y a une hypothèse qui circule.
00:22:53On en a parlé ici même
00:22:54ces derniers jours sur l'antenne de BFMTV.
00:22:56Ce serait une sorte de harakiri du Premier ministre
00:22:59qui déciderait que, de toute façon,
00:23:00le pays est ingouvernable
00:23:01vu la situation aujourd'hui
00:23:02et qui, en quelque sorte,
00:23:03aujourd'hui, aurait donné lui-même
00:23:05la date de son départ en disant
00:23:07« De toute façon, on n'y arrivera pas.
00:23:09Au moins, je resterai dans les livres d'histoire
00:23:10comme une sorte de nouveau Mendès-France
00:23:12qui a tenté de réformer le pays,
00:23:14mais il avait les Français
00:23:14et l'Assemblée contre lui. »
00:23:16Cette hypothèse est-elle crédible ?
00:23:17Oui, quand on entend certains conseillers,
00:23:19en effet, ça prend un peu de sens.
00:23:21S'éviter, finalement, le supplice chinois
00:23:23de l'examen du budget à l'automne
00:23:25avec des conseillers qui sont désormais convaincus
00:23:28qu'ils vont tomber le 8 septembre prochain.
00:23:31Un scénario aussi, peut-être,
00:23:32qui se dégage d'un pas de deux
00:23:34avec le président de la République.
00:23:36Souvenez-vous, ce n'était pas il y a si longtemps,
00:23:38un président de la République
00:23:38qui, on sait, a exprimé son mécontentement
00:23:40à l'égard de François Bayrou, son vieil ami,
00:23:43disait dans les colonnes de nos confrères de Paris Match
00:23:45à quel point c'était un Premier ministre formidable.
00:23:48Certains ont décrit ça comme un baiser de la mort
00:23:50ou un baiser d'adieu.
00:23:51Peut-être que cela avait été anticipé
00:23:53et que le scénario de ce vote de confiance,
00:23:57finalement, a été initié
00:24:00par celui qu'il a annoncé aujourd'hui,
00:24:03véritablement, sur la volonté du président de la République.
00:24:07Peut-être pour dessiner autre chose,
00:24:10et revient évidemment dans le débat,
00:24:11dans les mots de Marine Le Pen ce soir,
00:24:13l'hypothèse d'une dissolution.
00:24:16Parce que renommé,
00:24:18nommer un nouveau Premier ministre,
00:24:20issu de la majorité,
00:24:20on a beaucoup parlé de Sébastien Lecornu,
00:24:22pour quel résultat ?
00:24:23Sans doute le même que l'on est en train de vivre aujourd'hui.
00:24:25C'est aussi ça, sans doute,
00:24:27même si Emmanuel Macron l'a belayé
00:24:29il y a encore quelques jours,
00:24:31qui se dessine dans la tête de certains.
00:24:34Quelcule diabolique.
00:24:35Quelcule diabolique.
00:24:36Voir le Rassemblement National au pouvoir,
00:24:37ce qui, mécaniquement,
00:24:39l'affaiblirait pour une élection présidentielle.
00:24:41Merci beaucoup à tous les cinq.
00:24:43Vous regardez 60 minutes,
00:24:44le nouveau rendez-vous du soir de BFM TV.
00:24:47On est ravis de vous accueillir.
00:24:49Si vous nous rejoignez à l'instant,
00:24:50c'est l'heure du débat du soir.
00:24:52Débat qui va nous permettre d'accueillir nos invités,
00:24:55qui sont en train de prendre place sur ce plateau,
00:24:59avec une question.
00:25:00Qui peut encore sauver François Bayrou ?
00:25:02Pour répondre à cette question,
00:25:04nous avons convié les responsables,
00:25:05ou des responsables en tout cas,
00:25:07des cinq principales formations politiques françaises.
00:25:10Mathieu Lefebvre,
00:25:11vous êtes député du Val-de-Marne,
00:25:12vice-président d'Ensemble pour la République.
00:25:14Vous représentez donc à cette table
00:25:16une partie de la majorité présidentielle.
00:25:19Bonsoir et bienvenue à vos côtés.
00:25:20Thomas Ménager, député du Loiret,
00:25:22porte-parole du Rassemblement National.
00:25:23Bonsoir et bienvenue également à vous,
00:25:25Aurélie Trouvé.
00:25:26Et face à vous, député,
00:25:27la France Insoumise de Seine-Saint-Denis,
00:25:29présidente de la Commission des Affaires Économiques
00:25:30de l'Assemblée Nationale.
00:25:32Bienvenue sur ce plateau.
00:25:33Philippe Brun est à vos côtés,
00:25:34député du Parti Socialiste de l'Heuret,
00:25:37député Parti Socialiste de l'Heuret,
00:25:39vice-président de la Commission des Finances
00:25:40de l'Assemblée Nationale.
00:25:41Nous serons également en ligne
00:25:42avec Nicolas D'Aragon,
00:25:44qui est le maire Les Républicains,
00:25:45que je salue à distance de Valence,
00:25:47dans le beau département de la Drôme,
00:25:48ancien ministre délégué,
00:25:50à la sécurité du quotidien.
00:25:51Avant d'ouvrir ce débat,
00:25:53on réécoute tout d'abord
00:25:54les mots du Premier ministre tout à l'heure
00:25:55dans sa conférence de presse.
00:25:57Cette clarification, pour moi,
00:25:59elle est urgente.
00:26:02Et il y a un lieu pour cette clarification,
00:26:05une institution, c'est le Parlement.
00:26:07C'est la raison pour laquelle
00:26:08j'ai demandé au président de la République
00:26:09qu'il a accepté
00:26:11de convoquer le Parlement
00:26:13en session extraordinaire
00:26:15le lundi 8 septembre,
00:26:17dans 15 jours.
00:26:17J'engagerai ce jour-là
00:26:20la responsabilité du gouvernement
00:26:22sur une déclaration
00:26:24de politique générale
00:26:26conformément à l'article 49
00:26:28alinéa 1er de notre Constitution.
00:26:30Et pour ouvrir ce débat,
00:26:32j'accueille également
00:26:32Étienne Gernelle,
00:26:33le directeur de la publication du Point.
00:26:34Bonsoir, Étienne.
00:26:35Bonsoir.
00:26:36Vous souhaitiez,
00:26:37pour lancer les débats
00:26:39autour de cette table,
00:26:40nous dire qu'on aurait tort
00:26:41de sous-estimer François Bayrou.
00:26:43Pourquoi ?
00:26:43Je ne voudrais pas que ça ressemble
00:26:44à quelqu'un qui loge funèbre,
00:26:46parce que François Bayrou
00:26:47il est mal parti,
00:26:48on va le comprendre là
00:26:50très très vite,
00:26:50mais manifestement
00:26:51l'EPS ne va pas sauver
00:26:52François Bayrou.
00:26:54Il en restera quelque chose
00:26:55qu'il faudrait souligner.
00:26:57C'est le travail de pédagogie.
00:26:59Merci professeur Bayrou.
00:27:01Il a bossé, Bayrou,
00:27:02c'est assez rare
00:27:03chez les politiques
00:27:04en général,
00:27:06sur le fond,
00:27:07pour expliquer
00:27:08ce que c'était que la dette,
00:27:09pour expliquer
00:27:09ce que c'était que l'économie,
00:27:10pour expliquer
00:27:11à quel point c'était grave,
00:27:12à quel point c'était grave aussi
00:27:13qu'on ne travaille pas assez
00:27:14parce que c'est ça
00:27:15qui finance le modèle social.
00:27:17Il l'a dit
00:27:17dans son discours
00:27:18de politique générale
00:27:19qui était quand même
00:27:19très clair
00:27:20dans ses conférences de presse
00:27:22avec des graphiques.
00:27:23Alors il faut souligner
00:27:23quand même l'effort
00:27:24sur l'infographie.
00:27:26Nous autres journalistes,
00:27:27on sait ce que ça vaut
00:27:27l'infographie.
00:27:28C'est assez fondamental.
00:27:30Il a fait un travail
00:27:31vraiment de fond.
00:27:32Alors il y a des gens
00:27:32qui ont dramatisé
00:27:33le problème de la dette
00:27:34ces dernières années.
00:27:35On se souvient par exemple
00:27:36de François Fillon
00:27:37qui l'avait fait
00:27:37d'une manière très virulente.
00:27:39Mais lui,
00:27:39il a fait de la pédagogie
00:27:40et j'ai envie de le ramener
00:27:41à quelqu'un d'ailleurs
00:27:41qu'il a bien connu
00:27:42qui était Raymond Barr
00:27:43qui faisait de la pédagogie
00:27:45de manière assez exceptionnelle.
00:27:46Et au moment
00:27:47où il est plus que probable
00:27:48que François Bayrou tombe,
00:27:50il restera à cela
00:27:51et y compris dans son camp,
00:27:52dans son univers politique.
00:27:54Prenez Emmanuel Macron.
00:27:56Emmanuel Macron,
00:27:57il n'a jamais dit ça.
00:27:59Il n'a jamais prononcé
00:28:00les mêmes mots.
00:28:01Ça lui aurait écorché la bouche
00:28:03que de prononcer
00:28:04les mots
00:28:04qu'a prononcé Bayrou
00:28:05quand il a dit
00:28:06ne pas le faire,
00:28:08ce serait trahir.
00:28:09Là,
00:28:09il a dit là,
00:28:10il n'aurait jamais osé dire
00:28:11ce qu'a dit Bayrou tout à l'heure
00:28:12et qui est juste.
00:28:13Alors,
00:28:14personne n'aime l'entendre.
00:28:15Moi le premier,
00:28:16mais personne.
00:28:17Mais qu'est-ce qu'il a dit ?
00:28:18La dette,
00:28:19ce n'est pas le gouvernement
00:28:19qui l'a consommé.
00:28:20La dette,
00:28:21c'est chacun d'entre nous.
00:28:22Oui,
00:28:22c'est une vraie,
00:28:23vraie,
00:28:23vraie,
00:28:24vraie question.
00:28:24Une question un peu tabou
00:28:25en économie.
00:28:26Il a mis les pieds dans le plat
00:28:28et il faut le dire,
00:28:29quand c'est bien,
00:28:30bravo.
00:28:31Mathieu Lefebvre,
00:28:32c'est courageux
00:28:32ou c'est suicidaire
00:28:38que le pays traverse
00:28:39et le 8 septembre,
00:28:41les masques vont tomber.
00:28:42On verra qui est du côté
00:28:43de la responsabilité
00:28:44et qui est du côté
00:28:44de l'irresponsabilité.
00:28:45Qui a envie de jouer le pays
00:28:47à la loterie nationale ?
00:28:48Qui a envie de précipiter le pays
00:28:50dans le chaos économique
00:28:51et financier ?
00:28:53Moi,
00:28:53je suis extrêmement surpris
00:28:54de voir des menaces
00:28:56de vote contre
00:28:57le premier ministre
00:28:58alors même qu'ils ne savent
00:28:59même pas
00:29:00sur la base
00:29:01de quelle déclaration
00:29:01le premier ministre
00:29:02va s'exprimer.
00:29:03Il va s'exprimer
00:29:03sur le redressement
00:29:04des comptes publics.
00:29:05Est-ce que le Parti Socialiste
00:29:07est contre le redressement
00:29:07des comptes publics ?
00:29:08Est-ce que le Rassemblement
00:29:09National est contre
00:29:10le redressement
00:29:11des finances publiques ?
00:29:12C'est une question
00:29:12absolument centrale.
00:29:14Mais moi,
00:29:14je regrette que la période
00:29:15qui est la nôtre
00:29:16ne soit pas utilisée
00:29:17pour discuter,
00:29:18pour dialoguer.
00:29:18C'est ce qu'on va faire ce soir.
00:29:20On parle finances publiques,
00:29:21on parle politique,
00:29:22on parle ligne
00:29:23et on parle aussi
00:29:24un tout petit peu chiffres
00:29:25si on a bien compté aujourd'hui
00:29:27au vu des principales
00:29:29formations politiques
00:29:29qui ont déjà dit
00:29:30qu'elles voteraient
00:29:31contre la confiance.
00:29:33Le Rassemblement National,
00:29:34les Insoumis
00:29:34et je vous donnerai la parole
00:29:35dans un instant.
00:29:36Il semble,
00:29:37il semble que
00:29:37l'homme qui est face à vous
00:29:39ce soir,
00:29:39M. Brun,
00:29:40pour le Parti Socialiste
00:29:41est, pas vous tout seul,
00:29:42mais avec vos collègues
00:29:43députés socialistes,
00:29:44une partie de l'avenir
00:29:45de François Bayrou
00:29:45entre les mains.
00:29:47Si vous votez contre,
00:29:48allez à Yacta Est,
00:29:49a priori,
00:29:50François Bayrou
00:29:50fait ses valises
00:29:51de Matignon.
00:29:52Si vous vous abstenez
00:29:53et surtout,
00:29:54si vous votez la confiance,
00:29:55François Bayrou
00:29:55peut espérer rester
00:29:57à Matignon
00:29:57qu'allez-vous faire
00:29:58le 8 septembre.
00:29:59Donc on a un parti démocratique
00:30:01donc on a réagi
00:30:02un peu moins vite
00:30:02que les autres
00:30:03qui ont réuni
00:30:03nos instances ce soir
00:30:04à 21h30.
00:30:04Ça c'est la petite balle
00:30:05perdue pour les Insoumis
00:30:06et le Rassemblement National.
00:30:0721h30,
00:30:08en tout cas ce que je peux vous dire
00:30:09en étant tout à fait honnête
00:30:10intellectuellement avec vous,
00:30:12moi à titre personnel
00:30:13je défendrai
00:30:14dans les instances
00:30:14de mon parti
00:30:15qu'on vote contre
00:30:16ce discours
00:30:17de politique générale
00:30:18et je crois
00:30:19qu'il est très probable
00:30:20que le parti socialiste
00:30:21et les 66 députés socialistes
00:30:23votent contre
00:30:24le 8 septembre prochain.
00:30:26Pas abstention à vote contre
00:30:27ce qui veut dire
00:30:28que ça en serait fini
00:30:28de François Bayrou à Matignon.
00:30:29Nous en discuterons
00:30:30encore une fois entre nous
00:30:31et dans les instances démocratiques
00:30:32mais en tout cas moi
00:30:33je vous dis ma position
00:30:34députée de la 4ème
00:30:35circonscription de l'heure
00:30:36je voterai contre
00:30:37le discours politique générale
00:30:39de François Bayrou.
00:30:39On a entendu que c'est
00:30:39votre position personnelle
00:30:40pour l'instant
00:30:41mais si le Premier ministre
00:30:42décroche son téléphone
00:30:43dans les jours qui viennent
00:30:44s'il négocie
00:30:45il a expliqué que
00:30:46tout le projet de budget
00:30:47était aujourd'hui
00:30:48modifiable et amendable
00:30:50s'il renonce par exemple
00:30:52aux franchises médicales
00:30:53ou à la suppression
00:30:55des deux jours fériés
00:30:55pour prendre les deux mesures
00:30:57les plus irritantes
00:30:58dans l'opinion
00:30:58est-ce que votre position
00:31:00peut changer ?
00:31:01Écoutez, en vérité
00:31:02tout ça est une mise en scène
00:31:03depuis le début.
00:31:04On a discuté
00:31:05avec François Bayrou
00:31:05la fois d'avant
00:31:06vous vous souvenez
00:31:06c'était au mois de janvier
00:31:07on a eu une vraie discussion
00:31:09et on a obtenu
00:31:10un grand nombre de concessions
00:31:1112 milliards d'euros de concessions
00:31:12et en échange
00:31:13on n'avait pas censuré
00:31:14à l'époque le budget
00:31:15pour mettre au pays d'avancer.
00:31:17Ce n'est pas du tout
00:31:17ce qui s'est passé cette fois-ci.
00:31:19Le sentiment depuis très longtemps
00:31:20je l'ai dit tout l'été
00:31:21François Bayrou
00:31:22prépare son départ
00:31:25politique de l'Assemblée Nationale
00:31:26on était associé
00:31:27à l'époque d'Ébriand Attal
00:31:28on était associé à l'époque
00:31:29d'Elisabeth Borne
00:31:30recevait différents groupes
00:31:31on disait
00:31:31qu'est-ce que vous pensez
00:31:32sur le budget ?
00:31:33Ça s'appelait
00:31:33les dialogues de Bercy
00:31:34il ne l'a pas fait
00:31:35il a annoncé seul son plan
00:31:36mise en scène estivale
00:31:38visant finalement
00:31:39à préparer sa sortie
00:31:40ce qui se passera
00:31:41le 8 septembre
00:31:41c'est une démission déguisée
00:31:43une démission déguisée
00:31:45Quand on démissionne
00:31:46on annonce soi-même
00:31:47sur le départ
00:31:47là il y a quand même un vote
00:31:48C'est une sorte de démission
00:31:49qui est assortie
00:31:50d'un décorum
00:31:51qui sera celui
00:31:52de l'Assemblée Nationale
00:31:52avec un vote
00:31:53qui sera en vérité
00:31:54acquis d'avance
00:31:55à son départ
00:31:56parce que François Bayrou
00:31:58en vérité
00:31:58n'a pas cherché
00:31:59à gouverner ce pays
00:32:00il n'a rien fait
00:32:00pas grand chose
00:32:01pendant les sept derniers mois
00:32:02très peu de projets
00:32:03de loi à l'Assemblée Nationale
00:32:04des petites modifications
00:32:05de mode de scrutin
00:32:06vraiment sans aucun intérêt
00:32:07des propositions de loi
00:32:08faméliques
00:32:09picro-collines
00:32:10sur des sujets
00:32:10vraiment extrêmement restreints
00:32:13et il n'a pas tellement envie
00:32:15de gouverner le pays d'or
00:32:16c'est pour cela
00:32:16je crois qu'il prépare
00:32:17à la présidentielle de 2027
00:32:18qu'il fait son départ
00:32:20le 18-17 ans
00:32:20alors maintenant
00:32:21se pose au pays
00:32:22de vrais sujets
00:32:22quel gouvernement
00:32:24après François Bayrou
00:32:24et surtout
00:32:25quel budget
00:32:26un moment où nous avons
00:32:27un vrai trou
00:32:28dans nos finances publiques
00:32:29et l'héritage de 8 ans
00:32:30de mauvaise gestion
00:32:31de notre point de vue
00:32:32et puis comment faire en sorte
00:32:33que le pays aille mieux
00:32:35dans les circonstances
00:32:36économiques difficiles
00:32:36que nous connaissons aujourd'hui
00:32:38Thomas Ménager
00:32:38pour être là encore
00:32:39le plus clair possible
00:32:41la position du Rassemblement National
00:32:42ce soir
00:32:43telle qu'elle a été donnée
00:32:44tout à l'heure
00:32:45par Marine Le Pen
00:32:45c'est
00:32:46tous les députés
00:32:47de votre parti
00:32:48voteront
00:32:48contre
00:32:50la confiance
00:32:51au gouvernement
00:32:51le 8 septembre
00:32:53oui
00:32:53aucune ambiguïté
00:32:54une petite ambiguïté
00:32:55avec un premier message
00:32:56de Jean-Denis Bardella
00:32:57qui n'était pas aussi clair
00:32:58que celui de Marine Le Pen
00:32:59c'est très clair
00:33:00dans le deuxième tweet
00:33:01de Marine Le Pen
00:33:02mais pour nous
00:33:03c'était très clair
00:33:04limpide
00:33:04nous ne sommes pas
00:33:05dans la majorité
00:33:06nous ne pouvons pas voter
00:33:07la confiance
00:33:08à ce gouvernement
00:33:09vous auriez pu vous obtenir
00:33:10la constitution
00:33:10mais non
00:33:11la constitution est claire
00:33:11vous votez la confiance
00:33:12nous on est dans l'opposition
00:33:14on l'a toujours dit
00:33:14on est dans l'opposition
00:33:15à François Bayrou
00:33:16ce gouvernement
00:33:16aujourd'hui
00:33:17il est composé
00:33:17avec d'anciens socialistes
00:33:19avec des macronistes
00:33:21avec des républicains
00:33:22avec tous ceux
00:33:22qui sont au final
00:33:23responsables
00:33:24de la situation
00:33:25qui a parfaitement présenté
00:33:26je vous rejoins
00:33:27François Bayrou
00:33:28mais François Bayrou
00:33:28ce n'est pas un observateur
00:33:30ce n'est pas un professeur
00:33:30c'est bien de faire de la pédagogie
00:33:31c'est un acteur
00:33:32un acteur politique
00:33:33qui a fait un plan
00:33:34un plan qu'il dit
00:33:35sur lequel il ne veut pas renoncer
00:33:37et sur lequel aujourd'hui
00:33:39il va devoir faire son départ
00:33:41il va devoir partir
00:33:42parce que
00:33:43ce n'était pas du tout
00:33:44le bon choix politique
00:33:45les attentes des français
00:33:45il est en minorité
00:33:47à l'Assemblée nationale
00:33:47en minorité dans le pays
00:33:49et donc c'est la raison
00:33:50pour laquelle on ne votera pas
00:33:51cette confiance
00:33:51vous savez que les symboles
00:33:53en politique c'est important
00:33:53et pas qu'en politique d'ailleurs
00:33:55mêler vos voix
00:33:56celle du Rassemblement national
00:33:58aux insoumis
00:33:59pour faire tomber
00:34:00François Bayrou
00:34:01c'est quelque chose
00:34:01qui ne vous pose pas de difficultés
00:34:03je vais vous poser la même question
00:34:05ça c'est toujours
00:34:06vous savez
00:34:06vous l'avez déjà fait
00:34:07mais on s'en fiche totalement
00:34:08nous ce qui nous intéresse
00:34:09c'est est-ce que
00:34:10c'est dans l'intérêt général
00:34:11dans l'intérêt des français
00:34:12à multiples reprises
00:34:14quand il a fallu voter
00:34:15la loi de programmation militaire
00:34:16avec le bloc central
00:34:18quand il a fallu voter
00:34:19la loi de programmation
00:34:19de la justice
00:34:20ou la LOPI
00:34:21sauf qu'il n'y a pas
00:34:21de majorité alternative
00:34:22entre vous et les LOPI
00:34:23et c'est la raison pour laquelle
00:34:24nous nous sommes très clairs
00:34:25on vote avec tous ceux
00:34:27qui ne sont pas
00:34:27dans la majorité
00:34:28dans cette majorité
00:34:29qui n'existe pas en fait
00:34:30dans cette minorité
00:34:31de ce bloc central
00:34:32et nous appelons
00:34:33dès demain
00:34:34dès le 8 septembre
00:34:35sauf surprise
00:34:36et sauf s'il y avait
00:34:37un changement
00:34:37de la part des collègues
00:34:39de monsieur Brun
00:34:40dès lors que monsieur
00:34:42Bayrou sera parti
00:34:43à une dissolution
00:34:44parce qu'il est vrai
00:34:45qu'il n'y a aucune autre
00:34:46voie de sortie
00:34:47qu'une dissolution
00:34:48une nouvelle majorité
00:34:49et que les Français
00:34:50puissent exprimer
00:34:50Monsieur Ménager
00:34:51est-ce que vous ne pensez pas
00:34:52que vos électeurs
00:34:52en cas de départ
00:34:53de François Bayrou
00:34:54et de nouvelles périodes
00:34:55d'incertitude
00:34:55qui s'ouvriraient
00:34:56on se souvient
00:34:56ça peut durer
00:34:57pendant des semaines
00:34:58dans ces cas-là
00:34:59chaque parti dit
00:34:59je suis majoritaire
00:35:01mais il n'y a pas
00:35:01de majorité absolue
00:35:02à l'Assemblée
00:35:02c'est très très long
00:35:03ça ouvre une période
00:35:03d'incertitude
00:35:04est-ce que vous ne craignez pas
00:35:06que vos électeurs
00:35:07vous en veuillent
00:35:07tout simplement
00:35:08d'avoir ouvert cette page
00:35:09mais dès lors que
00:35:10la constitution
00:35:11de la 5ème République
00:35:12donne la possibilité
00:35:13au président de la République
00:35:14de dissoudre
00:35:15l'Assemblée nationale
00:35:16et de constituer
00:35:17une majorité
00:35:17dès le lendemain
00:35:19des élections législatives
00:35:20nous l'avons dit
00:35:20le pseudo Front Républicain
00:35:22où des députés
00:35:23de la France Insoumise
00:35:24se sont désistés
00:35:25pour des candidats
00:35:26LR ou macronistes
00:35:28et vice-versa
00:35:28nous avons dit
00:35:29qu'il y avait
00:35:30trois blocs
00:35:31à l'Assemblée nationale
00:35:31que le pays
00:35:32était ingouvernable
00:35:32et qu'il faudrait
00:35:33revenir aux yeux
00:35:34on a pris nos responsabilités
00:35:35à de nombreuses reprises
00:35:36on a fait un contre-budget
00:35:37on a accepté
00:35:39même si c'était imparfait
00:35:40de laisser un budget
00:35:42à la France
00:35:43en ne censurant pas
00:35:43François Bayrou
00:35:44aujourd'hui
00:35:45la constitution
00:35:45permet aux Français
00:35:47de s'exprimer à nouveau
00:35:48et donc il n'y a pas
00:35:49de blocage
00:35:49donc c'est en responsabilité
00:35:51qu'on ne votera pas
00:35:53la confiance
00:35:53à François Bayrou
00:35:54après on avait dit
00:35:55que nous on ne voulait pas
00:35:56comme l'extrême gauche
00:35:57qui avait dit
00:35:58comme la France Insoumise
00:36:00on le censure
00:36:00dès le premier jour
00:36:01nous nous avions dit
00:36:02on veut débattre
00:36:03on veut échanger
00:36:04François Bayrou
00:36:05fait un autre choix
00:36:05ça a été rappelé par M. Brun
00:36:06il n'a absolument pas
00:36:07échangé avec les formations politiques
00:36:09il dit
00:36:10donnez-moi une majorité
00:36:11donnez-moi votre confiance
00:36:12et on verra plus tard
00:36:13dans sa conférence de presse
00:36:15il a dit
00:36:15ma porte est ouverte
00:36:16s'il faut
00:36:16je ne suis pas prêt
00:36:17à renoncer à notre plan
00:36:20il n'y a pas d'alternative
00:36:21au redressement des finances publiques
00:36:22il vous semblait peut-être
00:36:23un petit peu esquiver
00:36:24il y a d'autres manières
00:36:25de redresser les finances publiques
00:36:27le fond du sujet il est là
00:36:27la vérité c'est que vous n'avez pas
00:36:28envie de faire l'effort
00:36:29parce que l'effort vous paraît
00:36:30insupportable
00:36:31et parce que vous pensez
00:36:32qu'il y a des recettes magiques
00:36:33dans ce pays
00:36:33enfin si on est en état
00:36:35de responsabilité
00:36:36comme nous le sommes
00:36:37et comme d'autres grands partis politiques
00:36:38l'ont été
00:36:38chacun sait que demain
00:36:39un autre gouvernement
00:36:40devra formuler un projet de budget
00:36:42qui sera un projet de budget
00:36:43exigeant pour les français
00:36:44donc il n'y a pas de mystère
00:36:46en matière de finances publiques
00:36:47la vérité c'est que
00:36:47vous avez une posture politicienne
00:36:49vous l'avez dit d'ailleurs
00:36:50vous l'assumez
00:36:50vous appelez à de nouvelles élections législatives
00:36:52de la manière que Jean-Luc Mélenchon
00:36:54Jean-Luc Mélenchon
00:36:54appelle à la destitution
00:36:55du président de la République
00:36:56moi je pense que dans tout ça
00:36:58on oublie un petit peu
00:36:58l'intérêt des français
00:36:59on oublie un petit peu
00:37:00le coup de cette instabilité
00:37:02pour les français
00:37:03et pour leurs entreprises
00:37:04dans la période
00:37:04ce n'était pas l'intérêt des français
00:37:05de leur faire les poches
00:37:05de ne pas ouvrir les débats
00:37:07qui étaient des débats de fond
00:37:08qu'on devait avoir
00:37:09mais il n'y a même pas de débat
00:37:10on voulait le censurer
00:37:11avant même qu'il y ait eu un débat
00:37:12monsieur Mélenchon
00:37:13il n'y a même pas eu d'échange
00:37:13il n'y a même pas eu une minute
00:37:14à l'Assemblée nationale
00:37:15vous savez très bien
00:37:16que ce n'est pas un vote de censure
00:37:17c'est une confiance
00:37:18la confiance elle n'existe pas
00:37:20pour François Bayrou
00:37:20il n'a même pas été présenté
00:37:21il y a une majorité des français
00:37:22qui donnent de partir
00:37:22attention pas tout le monde
00:37:23en même temps
00:37:23Aurélie Trouvé n'a pas encore eu la parole
00:37:26pour la France insoumise
00:37:26je vous pose la même question
00:37:27en miroir que celle posée
00:37:28à Thomas Mélenchon
00:37:29faire tomber François Bayrou
00:37:39l'essentiel c'est de changer
00:37:40de premier ministre
00:37:41depuis un an
00:37:41nous nous avons toujours été
00:37:42sur la même ligne
00:37:43empêcher un budget de malheur
00:37:45pour les français
00:37:46et donc faire en sorte
00:37:47que ce gouvernement
00:37:48et bien ne puisse pas l'appliquer
00:37:50donc faire tomber ce gouvernement
00:37:51c'est pourquoi nous avions déjà
00:37:52déposé six motions de censure
00:37:53cette année
00:37:54nous aurions déjà gagné du temps
00:37:55parce que cette année
00:37:56en ce moment même
00:37:57s'applique déjà
00:37:58un budget fortement d'austérité
00:38:00par exemple
00:38:00avec une augmentation
00:38:02des taxes sur l'électricité
00:38:03qui fait souffrir
00:38:04les gens
00:38:05aujourd'hui même
00:38:06et se repose la question
00:38:08et je le dis
00:38:08puisqu'on parle de responsabilité
00:38:10le seul vote responsable
00:38:12le 8 septembre
00:38:13c'est de faire en sorte
00:38:14que l'on change
00:38:15de politique
00:38:16parce que là où je rejoins
00:38:18monsieur Bayrou
00:38:18c'est qu'effectivement
00:38:20le pays s'enfonce
00:38:22dans la crise
00:38:22et dans la dette
00:38:23effectivement
00:38:23sur le constat
00:38:24vous êtes d'accord avec lui
00:38:24sur le
00:38:25alors
00:38:26sans doute pas
00:38:27sur les moyens
00:38:27je voudrais répondre
00:38:28à monsieur Gernel
00:38:28ce que monsieur Gernel dit
00:38:29il a fait un grand effort
00:38:30de pédagogie
00:38:31il a fait un grand effort
00:38:32de mépris
00:38:33il a fait un grand effort
00:38:34de mépris
00:38:35des français
00:38:36parce qu'il leur explique
00:38:37la crise
00:38:37mais les français savent parfaitement
00:38:38ce qu'est la crise
00:38:39excusez-moi
00:38:40il y a 650 000 pauvres
00:38:41en plus
00:38:42cette année
00:38:43du fait
00:38:44de politiques
00:38:45et des mêmes politiques
00:38:46qui sont appliquées
00:38:46depuis 8 ans
00:38:47qui est responsable
00:38:48de cela
00:38:49si ce n'est
00:38:50ceux qui font
00:38:51la politique économique
00:38:52depuis 8 ans
00:38:53donc les gouvernements
00:38:54de monsieur Macron
00:38:55dont fait partie
00:38:56le gouvernement
00:38:57de monsieur Bayrou
00:38:58ensuite
00:38:59la réponse peut-être
00:39:00d'Etienne Gernel
00:39:00et je vous redonne la parole
00:39:01je vous en prie
00:39:01sur l'austérité
00:39:03c'est quand on dépense
00:39:05moins que ce qu'on gagne
00:39:06la réalité
00:39:07c'est qu'il n'y a pas
00:39:08de politique d'austérité
00:39:08parce qu'on a un déficit
00:39:10l'an dernier
00:39:10de 169 milliards d'euros
00:39:13c'est-à-dire
00:39:14un peu moins de 6%
00:39:16du PIB
00:39:16mais en réalité
00:39:17c'est 10%
00:39:19de nos recettes
00:39:20je rappelle que l'objectif
00:39:22du plan Bayrou
00:39:22c'est de revenir
00:39:23d'un déficit
00:39:24de 5,6%
00:39:25du PIB
00:39:26de cette année
00:39:26de 5,4%
00:39:27à 4,6%
00:39:295,4%
00:39:30cette année
00:39:30enfin en 2025
00:39:32et 4,6%
00:39:33c'est ce que j'aime dire
00:39:34mais vous le dites mieux
00:39:36c'est toujours
00:39:37vous avez remarqué ça
00:39:38mais c'est une petite partie
00:39:40de l'effort nécessaire
00:39:41l'effort nécessaire
00:39:41c'est plutôt de l'ordre
00:39:42de 150 milliards d'euros
00:39:43y compris des gens
00:39:44comme Pascal Blanchard
00:39:45qui est plutôt un social-démocrate
00:39:46qui est un type très sérieux
00:39:47économiste
00:39:47ancien
00:39:49ancien chef économiste
00:39:50du AFMI
00:39:51le dise
00:39:51ça n'est pas de l'austérité
00:39:53on n'a même pas commencé
00:39:54réellement
00:39:55les économies nécessaires
00:39:56juste pour gérer
00:39:57à peu près
00:39:58et stabiliser
00:39:58le niveau de la dette
00:39:59il n'y a aucune austérité
00:40:01ni maintenant
00:40:01ni dans le plan de Bayou
00:40:02je vais vous dire en quoi
00:40:03par ailleurs
00:40:04c'était non pas un exercice
00:40:06de pédagogie
00:40:06de la part du Premier ministre
00:40:07comme vous le dites
00:40:08mais un exercice
00:40:09de mépris
00:40:10c'est qu'en plus
00:40:10il dit tout le monde
00:40:12est responsable
00:40:12il a même dit
00:40:13que les gilets jaunes
00:40:13seraient responsables
00:40:14de la crise
00:40:15sauf
00:40:15ceux qui ont fait précisément
00:40:17la politique économique
00:40:18depuis 8 ans
00:40:19mais bien sûr
00:40:20que c'est les politiques
00:40:21macronistes
00:40:21et vous parlez de la dette
00:40:24et moi je suis d'accord
00:40:24que la dette
00:40:25est un problème
00:40:26bien sûr
00:40:26mais qui a fortement
00:40:28augmenté le déficit public
00:40:30et je vais vous dire
00:40:30s'il y a bien une raison
00:40:31c'est la Cour des Comptes
00:40:32qui le dit
00:40:32une raison
00:40:33notamment
00:40:34de ce déficit
00:40:35ce sont
00:40:36les 62 milliards
00:40:38c'est la Cour des Comptes
00:40:39qui le dit
00:40:39les 62 milliards
00:40:41qui manquent
00:40:41dans les caisses
00:40:42de l'Etat
00:40:43chaque année
00:40:43pourquoi ?
00:40:44parce qu'il y a
00:40:44des milliards
00:40:45de cadeaux fiscaux
00:40:46qui ont été faits
00:40:47aux plus riches
00:40:48et aux multinationales
00:40:48et monsieur Bayrou
00:40:50et son gouvernement
00:40:51propose de poursuivre
00:40:52la même chose
00:40:53et de ne surtout pas
00:40:54mettre à contribution
00:40:54les ultra riches
00:40:55au même moment
00:40:56où les français
00:40:58ont perdu massivement
00:40:59du pouvoir d'achat
00:41:00particulièrement les salariés
00:41:01savez-vous que le SMIC
00:41:02c'est vrai
00:41:03on se félicite
00:41:03il a augmenté
00:41:04de 12% en 4 ans
00:41:05vous savez de combien
00:41:05augmentaient les prix
00:41:06en grande surface ?
00:41:0727%
00:41:08donc oui
00:41:09on n'est pas dans la dépense
00:41:10premièrement
00:41:11monsieur le premier ministre
00:41:11les français savent
00:41:13parfaitement
00:41:13qu'ils sont dans la crise
00:41:14ça ne sert à rien
00:41:15de leur expliquer
00:41:16deuxièmement
00:41:16ce qui importe
00:41:17ce sont les mesures
00:41:18et contrairement
00:41:18à ce qu'il dit
00:41:19les mesures ça compte
00:41:20parce que quand on enlève
00:41:22deux jours fériés
00:41:22aux français
00:41:23quand on dérembourse
00:41:24les médicaments
00:41:25d'accord ?
00:41:26et bien oui
00:41:27les mesures ça compte
00:41:28parce que ça va
00:41:29encore davantage
00:41:30les faire galérer
00:41:31faire en sorte
00:41:31qu'ils ne pourront pas
00:41:32boucler les fins de mois
00:41:33et pour un certain nombre
00:41:34qui seront dans la capacité
00:41:37par exemple de nourrir
00:41:38correctement leurs enfants
00:41:39c'est ça la réalité
00:41:39pardon je vous avais promis
00:41:40que dans un souci du pluralisme
00:41:42on donnerait la parole
00:41:43aux cinq principales
00:41:43formations politiques
00:41:44un, deux, trois, quatre
00:41:46il en manque donc une
00:41:47on va retrouver Benoît Daragon
00:41:48qui est ancien ministre
00:41:49et maire
00:41:50les républicains de Valence
00:41:52dans la Drôme
00:41:53bonsoir monsieur Daragon
00:41:54LR fait partie du gouvernement
00:41:55même si ça coince un peu
00:41:58parfois avec certains
00:41:59de ses représentants
00:42:00partie de la majorité aussi
00:42:02très concrètement aussi
00:42:04est-ce que vous soutiendrez
00:42:05François Bayrou
00:42:06le 8 septembre prochain
00:42:07est-ce que vous appelez
00:42:08tous les députés
00:42:10de votre camp
00:42:11à le faire comme un seul homme
00:42:12évidemment nos instances
00:42:14ne se sont pas encore réunies
00:42:15depuis cette annonce
00:42:17et le président de notre parti
00:42:18prendra la parole
00:42:19mais quand nous avons accepté
00:42:21de faire partie du gouvernement
00:42:22c'était pour assumer
00:42:24notre responsabilité
00:42:25et éviter une période
00:42:26de crise institutionnelle
00:42:28pour notre pays
00:42:29nous sommes toujours
00:42:30dans la même trajectoire
00:42:31c'est-à-dire
00:42:31agir en responsabilité
00:42:33pour éviter que la France
00:42:34aille dans le mur
00:42:35et être exigeant
00:42:37pour que les Français
00:42:38qui travaillent
00:42:39n'aient plus l'impression
00:42:41d'alimenter un puits sans fond
00:42:42comme c'est souvent le cas
00:42:43et donc nous n'étions pas
00:42:46totalement raccords
00:42:47sur les propositions
00:42:48qui ont été faites
00:42:48par le Premier ministre
00:42:50Laurent Wauquiez
00:42:52le président du groupe
00:42:53à l'Assemblée nationale
00:42:53a eu l'occasion de le dire
00:42:55nous avons un certain nombre
00:42:56de propositions correctives
00:42:58à faire
00:42:58dans la perspective
00:43:00d'un budget
00:43:01évidemment
00:43:02si le vote
00:43:03sur la responsabilité
00:43:05intervient
00:43:05avant que le débat
00:43:06puisse avoir lieu
00:43:07ça peut poser
00:43:08quelques difficultés
00:43:09on compte évidemment
00:43:10mettre à profit
00:43:10les 15 jours qui viennent
00:43:11parce que
00:43:12c'est ce que je voudrais dire
00:43:13aux élus
00:43:14qui sont présents
00:43:14sur votre plateau
00:43:15le 8
00:43:16ça n'est pas demain
00:43:17on a une dizaine
00:43:18de jours devant nous
00:43:19et je vois
00:43:19un certain nombre
00:43:20de personnes
00:43:21qui prennent des positions
00:43:22fermées définitives
00:43:23aujourd'hui
00:43:23de formation politique
00:43:24et je me dis
00:43:25qu'avant toute chose
00:43:27il faudrait peut-être
00:43:27formuler des propositions
00:43:29de modification de ce budget
00:43:30j'ai entendu le Premier ministre
00:43:32dire qu'il était ouvert
00:43:33à la discussion
00:43:33et moi je me dis
00:43:34que ces 10 jours
00:43:34ils doivent servir
00:43:36à ce débat
00:43:37nous on aura des propositions
00:43:38à faire sur la lutte
00:43:39contre la cistana
00:43:40contre les abus
00:43:41contre les 800 agences
00:43:43qui plombent le budget
00:43:45du pays
00:43:45et qui coûtent à peu près
00:43:4680 milliards d'euros
00:43:47de fonctionnement par an
00:43:48sur les jours fériés
00:43:49on a sans doute
00:43:50des ajustements à proposer
00:43:51c'est sans doute
00:43:52entre 10 et 15 heures
00:43:54de travail supplémentaire
00:43:55qu'il faudrait trouver
00:43:56pour de la productivité
00:43:58et donc des résultats
00:43:58supplémentaires
00:43:59et pas forcément
00:44:00des jours fériés
00:44:00voilà
00:44:00on avait commencé
00:44:01à réfléchir
00:44:02à un certain nombre
00:44:02de propositions
00:44:03évidemment que les républicains
00:44:05vont agir en responsabilité
00:44:06éviter une crise institutionnelle
00:44:08formuler des propositions
00:44:10pour obtenir un budget
00:44:12qui permette à notre pays
00:44:13d'éviter cette période
00:44:14d'instabilité
00:44:16vers laquelle nous risquons d'aller
00:44:17je rappelle que
00:44:18le 12 septembre
00:44:19c'est la date
00:44:19à laquelle les agences
00:44:21de notation
00:44:21vont commencer à analyser
00:44:22le budget de notre pays
00:44:23je rappelle aussi
00:44:24que l'East-Truss
00:44:25c'était dans cette période-là
00:44:26qu'elle est tombée
00:44:27en Grande-Bretagne
00:44:28et donc
00:44:28on vient rajouter
00:44:30de la difficulté
00:44:31dans la difficulté
00:44:32et que la responsabilité
00:44:33de nos partis politiques
00:44:34c'est d'être au rendez-vous
00:44:36quand notre pays
00:44:37traverse une période
00:44:38de crise
00:44:38c'est ce à quoi
00:44:39j'appelle
00:44:39l'ensemble des collègues
00:44:40Nicolas D'Aragon
00:44:42est-ce que vous en appelez
00:44:44également au Rassemblement
00:44:45National pour qu'il change
00:44:46d'avis et sauve la tête
00:44:47du Premier Ministre ?
00:44:50Mais moi j'en appelle
00:44:51à tous les députés
00:44:52à tous les parlementaires
00:44:53j'ai fait partie
00:44:54d'un gouvernement
00:44:55qui a eu la durée
00:44:56sans doute la plus brève
00:44:57de la Ve République
00:44:58trois mois
00:44:58nous avons été censurés
00:45:00avant même de pouvoir
00:45:01aller jusqu'au budget
00:45:02moi j'appelle
00:45:03les parlementaires
00:45:04à la discussion
00:45:05et au débat
00:45:06ils portent bien leur nom
00:45:07ils sont parlementaires
00:45:08ils sont là pour débattre
00:45:09pas à la censure
00:45:10au préalable
00:45:11François Bayrou
00:45:12a proposé un budget
00:45:13qui ne leur convient pas
00:45:14ça tombe bien
00:45:15les républicains
00:45:16ont aussi dit
00:45:17qu'ils voulaient
00:45:17des ajustements
00:45:18c'est le moment
00:45:19de débattre
00:45:19c'est pas le moment
00:45:20de plonger le pays
00:45:21dans l'instabilité supplémentaire
00:45:23je rappelle par ailleurs
00:45:24étant maire
00:45:25et vice-président
00:45:25de l'association
00:45:26des maires de France
00:45:27que nous rentrons
00:45:27dans cette période
00:45:28du débat local
00:45:30qui permet aux collectivités
00:45:31de confronter
00:45:32les projets et les idées
00:45:33puisqu'il va y avoir
00:45:34les élections municipales
00:45:35qui représentent
00:45:37les communes
00:45:38je veux le redire
00:45:39le bloc communal
00:45:39une forme de stabilité
00:45:40pour nos concitoyens
00:45:41qu'on ne vienne pas
00:45:42gâcher ce moment-là
00:45:43ça veut dire que
00:45:44le débat doit avoir lieu
00:45:45à l'Assemblée nationale
00:45:46sur le budget
00:45:47je pense que
00:45:48le gouvernement
00:45:49est prêt à entendre
00:45:50toutes les propositions
00:45:50et à les mettre au débat
00:45:52et qu'on laisse
00:45:53notre pays
00:45:54continuer d'avancer
00:45:56bon an mal an
00:45:57parce qu'en ce moment
00:45:57nous traversons
00:45:58une crise institutionnelle
00:45:59qui inquiète
00:45:59beaucoup nos concitoyens
00:46:01n'en rajoutons pas
00:46:02Merci beaucoup
00:46:03Nicolas D'Aragon
00:46:04maire
00:46:04Les Républicains
00:46:05de Valence
00:46:05je me retourne
00:46:08à nouveau vers vous
00:46:09Mathieu Lefebvre
00:46:09si vous espériez
00:46:11venir ce soir
00:46:11sur ce plateau
00:46:12en disant
00:46:12qu'il y avait peut-être
00:46:13quelque chose à faire
00:46:14avec le parti socialiste
00:46:15vous allez repartir
00:46:16un peu déçu ce soir
00:46:17Non mais moi je ne désespère pas
00:46:18de convaincre
00:46:19vous savez
00:46:20dans l'émotion de censure
00:46:21Vous voulez dire qu'il y a une vérité
00:46:21sur les plateaux télé
00:46:22et une peut-être en dehors ?
00:46:23Non je ne sais pas
00:46:24je ne me permettrai pas
00:46:24de dire ça
00:46:25mais je dis que M. Brun
00:46:25appartient à une formation politique
00:46:26qui a été une grande formation politique
00:46:28qu'il est encore
00:46:28et qui a présidé au destiné du pays
00:46:30j'ai entendu le président Hollande
00:46:31ce matin
00:46:32qui avait un discours
00:46:33me semble-t-il
00:46:34tout à fait responsable
00:46:35et je pense que les arguments
00:46:36de responsabilité budgétaire
00:46:37les arguments de tenue économique
00:46:40de notre pays
00:46:40résonnent aux oreilles
00:46:42de M. Brun
00:46:42C'est le cas ?
00:46:44On n'a peut-être pas la même vision
00:46:45pour parvenir à la réduction
00:46:46des déficits publics
00:46:46mais on ne peut pas censurer
00:46:47a priori le Premier ministre
00:46:49il faut qu'il y ait un débat
00:46:50sur les modalités
00:46:51de parvenir à l'effort
00:46:52En même temps
00:46:52c'est lui qui le demande
00:46:53Oui mais c'est aussi
00:46:54C'est lui qui pose la question
00:46:55avant d'avoir proposé
00:46:56réellement les choses
00:46:58Oui mais il y a des points
00:46:59sur lesquels vous pouvez encore
00:47:00vous entendre avec la majorité
00:47:01ou en tout cas
00:47:02ne pas voter contre
00:47:04François Bayrou le 8 ?
00:47:05Écoutez il a décidé
00:47:06d'engager sa responsabilité
00:47:07de lui-même
00:47:08ce n'est pas une motion
00:47:08de censure spontanée
00:47:09je ne sais qui
00:47:10c'est lui qui a dit
00:47:10j'engage sa responsabilité
00:47:11et j'engage sur tout mon plan
00:47:13rien que mon plan
00:47:14et donc en vérité
00:47:15il n'y aura pas de surprise
00:47:17il n'y a rien à attendre
00:47:18de la déclaration du 8 septembre
00:47:19il va dire
00:47:19ce qu'il a déjà dit le 15 juillet
00:47:21ce qu'il a dit tout l'été
00:47:21moi j'ai pris toutes les vidéos
00:47:23j'ai passé du temps
00:47:24j'ai regardé toutes les vidéos
00:47:25pour essayer de comprendre
00:47:25ce qu'il voulait faire
00:47:26c'est très clair
00:47:27ma réponse est très claire
00:47:29nous sommes contre
00:47:29tout ce qu'il y a dans ce plan
00:47:31trois quarts de l'effort
00:47:32repose sur les classes populaires
00:47:33et les classes moyennes
00:47:34l'année blanche
00:47:35elle est trois fois plus dure
00:47:36pour les 10% les plus pauvres
00:47:37que pour les 10% les plus riches
00:47:38c'est un budget
00:47:40qui ne met pas contribution
00:47:41ceux qui ont profité de la crise
00:47:43et qui ont été exonérés d'efforts
00:47:44depuis maintenant 8 ans
00:47:46donc c'est pas acceptable pour nous
00:47:47nous l'avons dit très clairement
00:47:48ils le savaient très clairement
00:47:49nous avions trois lignes rouges
00:47:51que j'avais exposées
00:47:52à Méline Monchalin
00:47:52il y a maintenant quelques mois
00:47:54les trois lignes rouges
00:47:55ont été dépassées
00:47:56donc nous ne pouvons pas
00:47:56accorder notre confiance
00:47:57à François Bayrou
00:47:58maintenant il faut préparer la suite
00:47:59et c'est ça la responsabilité
00:48:00parce qu'il faudra doter
00:48:02le pays d'un autre gouvernement
00:48:04après l'association
00:48:05de François Bayrou
00:48:06et donc nous devons y travailler
00:48:07la décision finale
00:48:09du parti socialiste
00:48:10elle sera annoncée
00:48:11ce soir, demain ?
00:48:12oui probablement ce soir
00:48:14ou demain
00:48:14je vous annonce peut-être
00:48:15que vous ne le savez pas
00:48:15Olivier Faure fait un 20h ce soir
00:48:17vous savez ce qu'il va dire ou pas ?
00:48:20je ne peux pas parler à sa place
00:48:22enfin je le vois mal
00:48:23il vous tient au courant quand même
00:48:24il n'y a pas eu de réunion
00:48:25au parti socialiste
00:48:25pour prendre une position commune ?
00:48:27il vous parle un peu ?
00:48:28on est tous sur les plateaux
00:48:29difficile
00:48:29vous à BFM ça ne capte pas
00:48:31jetez un oeil à votre téléphone
00:48:32et dites nous éventuellement
00:48:32ce qu'il vous a dit
00:48:33c'est tellement terrible
00:48:34il y a des réunions
00:48:37qui ont lieu
00:48:39entre les différents courants
00:48:42du parti
00:48:42où ça fonctionne
00:48:42c'est le statut d'épiné
00:48:44depuis 1971
00:48:44donc ils se sont réunis
00:48:46donc quand Olivier Faure
00:48:47parlera ce soir
00:48:48il parlera en notre nom
00:48:49à tous
00:48:50il nous reste quelques instants
00:48:51avant d'accueillir
00:48:52Sophie Binet
00:48:52qui va nous rejoindre
00:48:53dans quelques minutes
00:48:54Thomas Ménager
00:48:55je voudrais juste
00:48:56qu'on parle de ce qui va se passer
00:48:57après le 8 septembre
00:48:58gouvernement Bayrou ou pas
00:49:00il y aura un 10 septembre
00:49:01et le 10 septembre
00:49:02il y a un appel à bloquer
00:49:02le pays catalan
00:49:03c'est depuis plusieurs mois
00:49:04notamment sur les réseaux sociaux
00:49:06j'ai le sentiment
00:49:06peut-être me trompe
00:49:07que le rassemblement national
00:49:10est mal à l'aise
00:49:10avec cette journée
00:49:11du 10 septembre
00:49:12est-ce que vous appelez
00:49:13à descendre dans la rue
00:49:14est-ce que vous
00:49:14à titre personnel
00:49:15vous irez manifester
00:49:16le 10 septembre
00:49:17c'est pas mon boulot
00:49:18on a été élus
00:49:19et notre groupe
00:49:20et c'est le rôle des députés
00:49:21on n'a jamais vu des députés
00:49:22du FN ou du RN
00:49:23manifester au moment de la manif
00:49:24pour tous
00:49:25on ne prend jamais
00:49:27position
00:49:28sur les mouvements sociaux
00:49:30les français sont libres
00:49:31libres de s'exprimer
00:49:32après
00:49:32dans le cadre de l'ordre de la République
00:49:34vous soutenez ce mouvement ou pas ?
00:49:35mais on soutient le ras-le-bol
00:49:36on soutient l'exaspération
00:49:37on soutient la volonté
00:49:38de s'exprimer
00:49:39après aujourd'hui
00:49:40un bloquons tout
00:49:41ça peut aujourd'hui
00:49:42être néfaste
00:49:43pour les français
00:49:44pour ceux qui s'ouvrent
00:49:45pour les classes populaires
00:49:45les classes moyennes
00:49:46ceux qui vont aller bosser
00:49:49et aujourd'hui
00:49:50le problème des mouvements sociaux
00:49:51dans notre pays
00:49:51on le sait tous ici
00:49:52c'est que c'est souvent confisqué
00:49:54par l'extrême gauche
00:49:55on le sait
00:49:55c'est Jean-Luc Mélenchon
00:49:56qui aussi attise
00:49:57et qu'il y a des possibilités
00:49:59assez fortes
00:50:00de débordement
00:50:01donc nous
00:50:01on n'est pas mal à l'aise
00:50:02on est aujourd'hui
00:50:03très clair sur le fait
00:50:04qu'on entend l'exaspération
00:50:05des français
00:50:06mais qu'on ne veut pas
00:50:07bordéliser notre pays
00:50:08on ne veut pas voir
00:50:09des manifestations
00:50:10où on va attaquer
00:50:11les policiers
00:50:11on va attaquer
00:50:12nos institutions
00:50:13où on va être
00:50:14à l'encontre de la République
00:50:15est-ce que vous soutenez aussi
00:50:17les lycéens
00:50:17dont le principal syndicat
00:50:18aujourd'hui
00:50:19a appelé à bloquer
00:50:20les établissements
00:50:20je considère que les lycéens
00:50:22on va être à la rentrée
00:50:23qui se mettent
00:50:24dans leurs cours
00:50:25je considère qu'ils peuvent
00:50:27bien entendu
00:50:27s'exprimer
00:50:28manifester
00:50:29c'est un droit
00:50:29qui est libre
00:50:30aller bloquer
00:50:31aujourd'hui
00:50:32les lycées
00:50:33je ne suis pas sûr
00:50:33que ce soit
00:50:34la bonne position
00:50:36qu'ils préparent leurs études
00:50:37l'avenir
00:50:38c'est l'avenir de notre pays
00:50:38qui se joue aujourd'hui
00:50:39et il faut qu'on ait
00:50:40des citoyens éclairés
00:50:41et qui travaillent bien à l'école
00:50:42qu'ils aillent en cours
00:50:43plutôt que de bloquer les établissements
00:50:44c'est la ligne du gouvernement
00:50:45et de la majorité aussi
00:50:46Mathieu Lefebvre
00:50:47en tout état de cause
00:50:48moi je ne vois pas
00:50:49en quoi bloquer le pays
00:50:50faire tomber François Bayrou
00:50:51ça va aider
00:50:52un seul de nos compatriotes
00:50:54en quoi notre pays
00:50:55ira mieux
00:50:55le 9 septembre
00:50:56si François Bayrou chute
00:50:57ou le 10 septembre
00:50:58si le pays est bloqué
00:51:00ça n'apportera absolument rien
00:51:02et d'ailleurs
00:51:02autour de cette table
00:51:03chacun le sait bien
00:51:04le désordre
00:51:05en matière économique
00:51:06l'incertitude
00:51:07c'est absolument terrible
00:51:08pour notre pays
00:51:09à un moment où
00:51:09je le rappelle
00:51:10nous sommes
00:51:10le monde est à feu y à sang
00:51:13est-ce qu'on veut
00:51:13affaiblir notre pays
00:51:14dans ce monde là
00:51:15est-ce qu'on veut
00:51:16nous tirer une balle dans pied
00:51:17sans même pouvoir
00:51:18discuter et débattre
00:51:20moi je le dis
00:51:20il y a un projet de budget
00:51:21tout n'est pas parfait
00:51:22on peut évidemment
00:51:23ne pas être d'accord
00:51:24avec ce que propose
00:51:25François Bayrou
00:51:25mais ne coupons pas court
00:51:27au débat a priori
00:51:28mettons sur la table
00:51:29des propositions
00:51:29et des contre-propositions
00:51:30discutons
00:51:31c'est ce pour quoi
00:51:32on a été élu
00:51:32enfin c'est cuit là
00:51:34il est inimaginable
00:51:36que les socialistes
00:51:37votent la confiance
00:51:37à François Bayrou
00:51:38Philippe Brun
00:51:39je vous annonce
00:51:39la déclaration
00:51:41à l'instant même
00:51:41de votre patron
00:51:42Olivier Faure
00:51:42ensuite il ne dit pas
00:51:44si ce sera un vote contre
00:51:45il vous a prévenu
00:51:45vous avez prévenu
00:51:47bah oui vous m'avez dit
00:51:48tout à l'heure
00:51:48vous étiez dans un parti
00:51:49démocratique
00:51:50et que vous étiez prévenu
00:51:51merci à l'heure
00:51:52c'est pas si différent
00:51:53de la France Insoumise
00:51:54il y a un chef
00:51:54qui décide
00:51:55et qui prévient personne
00:51:56on était prévu
00:51:56aux échanges
00:51:57sur les boucles Whatsapp
00:51:58c'est ce qu'on fait
00:51:58maintenant aujourd'hui
00:51:58mais je dis
00:51:59dans ce bâtiment
00:52:00le téléphone ne capte pas
00:52:02on va vérifier
00:52:03vos déclarations
00:52:04merci à tous les 5
00:52:05merci également
00:52:06monsieur Lefebvre
00:52:09peut-être une réaction
00:52:09à ce que dit Olivier Faure
00:52:11c'est cuit
00:52:11pour François Bayrou
00:52:12ça veut dire que c'est terminé
00:52:13je ne sais pas
00:52:13en tout cas
00:52:14je pense que monsieur Faure
00:52:14aura à coeur
00:52:15de formuler des propositions
00:52:17pour essayer d'amender
00:52:18le projet de budget
00:52:19de François Bayrou
00:52:20en tout cas on va proposer
00:52:21nous notre budget
00:52:22c'était prévu
00:52:24on devait le faire le 9
00:52:24alors on va peut-être
00:52:25un peu avancer
00:52:26donc la semaine prochaine
00:52:28très probablement
00:52:28on dévoilera
00:52:30nos propositions
00:52:31qu'on a travaillé
00:52:32tout l'été
00:52:32pour donner à la France
00:52:33un meilleur budget
00:52:34que celui présenté
00:52:35par monsieur Bayrou
00:52:36merci à tous les 5
00:52:37merci également
00:52:37à Nicolas D'Aragon
00:52:38qui était en duplex
00:52:39avec nous tout à l'heure
00:52:40depuis Valence
00:52:41dans la Drôme
00:52:42il est 19h41
00:52:43on est toujours ensemble
00:52:44jusqu'à 20h
00:52:45pour 60 minutes
00:52:46le nouveau rendez-vous
00:52:46d'informations
00:52:47de BFM TV
00:52:48et j'accueille à présent
00:52:49la patronne de la CGT
00:52:51Sophie Binet
00:52:52le temps que vous nous rejoignez
00:52:54madame Binet
00:52:55tout en saluant
00:52:55Aurélie Trouvé
00:52:57et Philippe Brun
00:52:57les deux représentants
00:52:58de la gauche
00:52:59qui étaient avec nous
00:52:59sur ce plateau
00:53:00bonsoir Sophie Binet
00:53:02bonsoir
00:53:02merci d'être avec nous
00:53:04François Bayrou
00:53:05a donc surpris tout le monde
00:53:05cet après-midi
00:53:06en réclamant un vote
00:53:07de confiance à l'Assemblée
00:53:08le 8 septembre prochain
00:53:11ses chances de survie politique
00:53:12semblent
00:53:13à l'heure où l'on se parle
00:53:14assez faible
00:53:14est-ce que vous diriez
00:53:16qu'il y a tout de même
00:53:16une forme de panache
00:53:17de sa part
00:53:18à faire ça ?
00:53:20Non c'est un hors-sujet total
00:53:22ce que nous attendions
00:53:23c'est qu'il annonce
00:53:24qu'il renonce
00:53:25aux mesures
00:53:26qui vont nous appauvrir
00:53:27toutes et tous
00:53:28ce qui nous intéresse
00:53:29c'est pas son avenir à lui
00:53:30ce qui nous intéresse
00:53:31c'est notre avenir à nous
00:53:32le problème avec ce budget
00:53:33c'est quoi ?
00:53:34c'est qu'encore une fois
00:53:35il nous fait payer
00:53:36toutes et tous
00:53:37le monde du travail
00:53:38pour continuer à épargner
00:53:39les rentiers
00:53:40et les plus riches
00:53:41ce budget pour nous
00:53:42il est très concret
00:53:43c'est la raison pour laquelle
00:53:45la CGT met à disposition
00:53:46sur son site
00:53:47cgt.fr
00:53:48un simulateur
00:53:49pour permettre
00:53:50à chaque salarié
00:53:51de faire ses comptes
00:53:52pour un fonctionnaire
00:53:53qui gagne
00:53:532300 euros par mois
00:53:55et qui va deux fois
00:53:55chez le médecin par an
00:53:57ce budget
00:53:58ça voudrait dire
00:53:59perdre 740 euros par an
00:54:02pour un salarié du privé
00:54:03la facture
00:54:03ça serait 356 euros
00:54:05vous avez compté
00:54:06le fait que les fonctionnaires
00:54:07ne seront pas augmentés
00:54:08et le doublement
00:54:08des franchises médicales
00:54:09exactement
00:54:10et donc j'invite
00:54:11toutes celles et ceux
00:54:11qui nous écoutent
00:54:12à aller faire le calcul
00:54:13sur notre site
00:54:14ça permet de mesurer
00:54:16que pour nous
00:54:16le sujet
00:54:17c'est pas des petits calculs
00:54:18politiciens
00:54:18pour nous
00:54:19le sujet
00:54:20c'est nos fins de mois
00:54:21c'est notre vie
00:54:22notre vie de famille
00:54:23le problème
00:54:24quand on perd
00:54:24500 euros
00:54:26ça veut dire derrière
00:54:27qu'on a de l'argent en moins
00:54:28pour payer une nourriture
00:54:30équilibrée à ses enfants
00:54:31pour partir en vacances
00:54:32pour acheter les fournitures scolaires
00:54:33et on en est là aujourd'hui
00:54:35on va parler de la plupart
00:54:35de ces sujets dans un instant
00:54:37Sophie Binet
00:54:37est-ce que vous faites partie
00:54:38des responsables
00:54:39qui ce soir disent
00:54:40que François Bayrou
00:54:41s'en aille maintenant
00:54:43et tant pis
00:54:44si c'est un saut dans le vide
00:54:45ensuite parce qu'on ne connaît pas
00:54:46la couleur du prochain Premier ministre
00:54:47mais encore une fois
00:54:48ça n'est pas notre sujet
00:54:49notre question
00:54:50ça n'est pas
00:54:50ça pourrait être votre sujet
00:54:51si le remplaçant de François Bayrou
00:54:53n'est pas membre du Modem
00:54:54comme il l'est
00:54:54mais plutôt du Rassemblement National
00:54:56ça pourrait être votre sujet
00:54:57notre question
00:54:58c'est pas une question de casting
00:54:59notre question
00:55:00c'est une question
00:55:01d'orientation politique
00:55:02ce que nous voulons
00:55:03c'est enfin
00:55:04avoir un gouvernement
00:55:05qui réponde
00:55:06aux urgences sociales
00:55:07autour de 5 exigences
00:55:09la première
00:55:10c'est mettre enfin
00:55:11à l'ordre du jour
00:55:11la justice fiscale
00:55:13c'est ça le problème
00:55:13de ce projet de budget
00:55:14c'est que la dette
00:55:16a été créée par les cadeaux
00:55:17faits aux plus riches
00:55:18et que encore une fois
00:55:18on nous demande
00:55:19de payer la facture
00:55:20le quoi qu'il en coûte
00:55:21c'était pas que
00:55:21pour les plus riches
00:55:22essentiellement
00:55:23il faut par exemple
00:55:25s'attaquer aux aides publiques
00:55:26aux entreprises
00:55:26c'est 211 milliards
00:55:27chaque année
00:55:28c'est un énorme levier
00:55:29la deuxième priorité
00:55:31c'est de l'argent
00:55:31pour nos services publics
00:55:33pour nos hôpitaux
00:55:34pour nos écoles
00:55:34pour notre sécurité sociale
00:55:36la troisième priorité
00:55:37c'est d'augmenter les salaires
00:55:39parce que les salaires
00:55:40n'ont toujours pas retrouvé
00:55:41leur niveau de 2020
00:55:42il faut augmenter
00:55:43les salaires et les pensions
00:55:44le quatrième point
00:55:45c'est évidemment
00:55:47l'abrogation
00:55:47de la réforme des retraites
00:55:48et puis le cinquième point
00:55:50ça fait plus d'un an
00:55:51que la CGT tire
00:55:52la sonnette d'alarme
00:55:53sur la situation économique
00:55:54sur les fermetures
00:55:55d'usines qui se multiplient
00:55:57il faut prendre des mesures
00:55:58mettre en place
00:55:59un moratoire
00:56:00sur les licenciements
00:56:00organiser des assises
00:56:02de l'industrie
00:56:02et cesser de subir
00:56:04un collectif
00:56:05qui est né sur les réseaux sociaux
00:56:06Sophie Binet
00:56:07appelle vous le savez
00:56:08à bloquer le pays
00:56:08à partir du 10 septembre prochain
00:56:11est-ce que vous appelez
00:56:12vous aussi à la CGT
00:56:13à des actions
00:56:14à des blocages
00:56:14et à des manifestations
00:56:15la CGT appelle
00:56:17à la mobilisation
00:56:18c'est très clair
00:56:19ça veut dire quoi
00:56:19la mobilisation
00:56:19et bien nous allons
00:56:20en débattre demain
00:56:22avec toutes les organisations
00:56:23de la CGT
00:56:24qui seront réunies
00:56:25et puis nous en débattrons
00:56:26dans les jours
00:56:27qui viennent
00:56:27il y a déjà des branches
00:56:28de votre syndicat
00:56:28qui ont appelé
00:56:29à se mobiliser
00:56:29pour des actions
00:56:30très fortes le 10 septembre
00:56:31ce ne sera pas forcément
00:56:33votre position au final
00:56:34on va le décider demain
00:56:35donc je ne vais pas
00:56:35vous en parler ce soir
00:56:36ce qui est sûr
00:56:38c'est qu'on va le décider
00:56:38avec les organisations
00:56:39de la CGT
00:56:40et puis surtout
00:56:41et aussi avec l'intersyndicale
00:56:43qui va se réunir
00:56:44dans les jours à venir
00:56:44vous avez remarqué
00:56:46que l'ensemble
00:56:46des organisations syndicales
00:56:48dénoncent ce projet de budget
00:56:51demandent un autre budget
00:56:52une autre copie
00:56:53et donc nous allons
00:56:54travailler une riposte commune
00:56:56et évidemment
00:56:57ce qui est à l'ordre du jour
00:56:58de façon très claire
00:56:59c'est la mobilisation
00:57:00j'appelle toutes celles et ceux
00:57:01qui sont scandalisés
00:57:02par cette politique
00:57:03à se syndiquer
00:57:04pour pouvoir organiser
00:57:05des actions
00:57:06dans leurs entreprises
00:57:06ça veut dire quoi
00:57:07se mobiliser ?
00:57:08je prends un exemple
00:57:08on en parlait
00:57:09il y a quelques minutes
00:57:09ici même
00:57:10l'union syndicale des lycéens
00:57:12qui est le principal syndicat
00:57:14de lycéens
00:57:15appelle à bloquer
00:57:16tous les établissements
00:57:17à partir du 10 septembre
00:57:19est-ce que la CGT
00:57:20suit ce mouvement-là
00:57:22ou pas ?
00:57:22la CGT n'organise pas
00:57:24les lycéens
00:57:24donc ce n'est pas la CGT
00:57:25qui va dire aux lycéens
00:57:26et aux lycéennes
00:57:27ce qu'elles ont à faire
00:57:28et plus on est nombreux
00:57:29plus on sera entendus
00:57:30la CGT respecte
00:57:32l'autonomie
00:57:32des organisations lycéennes
00:57:33et étudiantes
00:57:34ce n'est pas à nous
00:57:34de leur dire
00:57:35ce qu'ils et elles
00:57:35ont à faire
00:57:36et je pense que c'est important
00:57:37de respecter aussi
00:57:38leur droit à se mobiliser
00:57:39à donner leur point de vue
00:57:40sur les affaires civiques
00:57:41je retente ma chance
00:57:42avec les enseignants
00:57:43ce sont les parents
00:57:44a priori des lycéens
00:57:45est-ce que vous appelez
00:57:46les enseignants
00:57:47à faire grève
00:57:47ce jour-là ?
00:57:49et bien c'est le débat
00:57:49que nous aurons
00:57:50à partir de demain
00:57:51puis en intersyndical
00:57:52parce que effectivement
00:57:54c'est une conviction
00:57:54sur cette question-là
00:57:56vous ne dites pas
00:57:56il faut que ce soit
00:57:57le plus fort possible
00:57:58ou au contraire
00:57:59ne grillons pas
00:57:59toutes nos cartouches
00:58:00ce jour-là ?
00:58:02notre objectif
00:58:03très clairement
00:58:04c'est d'organiser
00:58:05une mobilisation
00:58:06très forte
00:58:06et dans la durée
00:58:07et ce qui est clair
00:58:08c'est qu'une journée
00:58:09ne suffira pas
00:58:10et ce qui est aussi
00:58:11très clair
00:58:11c'est que nous n'attendons
00:58:12pas le 10
00:58:13pour commencer la mobilisation
00:58:14aujourd'hui déjà
00:58:15c'est tous les salariés
00:58:17de Radio France
00:58:17qui sont en grève
00:58:18je pense que toutes celles
00:58:19et ceux qui nous regardent
00:58:19ont commencé à le remarquer
00:58:20et il y a des grèves
00:58:22qui vont continuer
00:58:22lundi prochain
00:58:24c'est les hôpitaux de Paris
00:58:25qui vont embrayer
00:58:26mardi prochain
00:58:27le 2 septembre
00:58:28ça va être les salariés
00:58:29de l'énergie
00:58:29qui vont être en grève
00:58:30et donc nous appelons
00:58:31à la mobilisation
00:58:32tous azimuts
00:58:33et effectivement
00:58:33comme organisation syndicale
00:58:35nos modes d'action
00:58:36c'est la grève
00:58:37et les manifestations
00:58:39notamment
00:58:39et la grève
00:58:40c'est ce qui pèse
00:58:41parce que ça permet
00:58:42d'agir sur l'économie
00:58:43cette journée du 10 septembre
00:58:44elle a reçu le soutien
00:58:45d'un leader politique
00:58:46de plusieurs parties
00:58:47mais d'un leader en particulier
00:58:48vous le savez
00:58:48c'est Jean-Luc Mélenchon
00:58:49est-ce que c'est une bonne nouvelle
00:58:51ou est-ce que c'est
00:58:51de la récupération ?
00:58:54écoutez
00:58:54vous avez dit tout à l'heure
00:58:55nous on est syndicat
00:58:56on ne s'occupe pas
00:58:56par exemple
00:58:56de ce qui se passe
00:58:57dans les lycées
00:58:57est-ce qu'un responsable politique
00:58:59doit avoir son mot à dire
00:59:00sur une journée d'action ?
00:59:02il peut donner
00:59:03son opinion personnelle
00:59:04mais ça ne reste que
00:59:05l'opinion d'un citoyen
00:59:06une opinion personnelle
00:59:07c'est pas plus que ça ?
00:59:09ce qui est très clair
00:59:09et tout le monde le sait
00:59:10c'est que
00:59:11ça n'est pas les partis politiques
00:59:12qui appellent à la grève
00:59:13ce sont les syndicats
00:59:14ce qui est très clair aussi
00:59:16c'est que
00:59:16sans organisation syndicale
00:59:18il ne peut pas y avoir de grève
00:59:19et puis enfin
00:59:20ce qui est évident
00:59:21pour tout le monde
00:59:21c'est que
00:59:22toutes les organisations syndicales
00:59:23sont indépendantes
00:59:24et que nous n'attendons pas
00:59:25de consignes
00:59:26d'un quelconque parti politique
00:59:27ce sont les syndiqués
00:59:28et les salariés
00:59:29qui décident
00:59:29et je veux insister
00:59:30quand vous avez entendu
00:59:31Jean-Luc Mélenchon dire
00:59:31non seulement il faut
00:59:32une journée d'action
00:59:33mais il faut même
00:59:33la grève générale
00:59:35ce jour-là
00:59:36vous vous êtes dit quoi ?
00:59:37écoutez je l'invite
00:59:38à ce syndiqué
00:59:39pour qu'il puisse faire part
00:59:40de son point de vue
00:59:40à son syndicat
00:59:41c'est comme ça
00:59:41que ça se passe
00:59:42mais moi
00:59:43le message très important
00:59:44que je veux dire
00:59:45c'est que
00:59:46ce qui est très important
00:59:47c'est que
00:59:48les choses partent d'en bas
00:59:49et partent de nous
00:59:50surtout si
00:59:51ça se transforme
00:59:53comme des manœuvres politiciennes
00:59:55au final
00:59:56on ne répondra pas
00:59:57aux exigences sociales
00:59:58c'est pour ça que
00:59:59pour nous
01:00:00les annonces
01:00:01de François Bayrou
01:00:02elles peuvent viser
01:00:03à faire diversion
01:00:04de son budget
01:00:05scandaleux
01:00:06on peut avoir
01:00:07un autre gouvernement
01:00:08qui fait le même budget
01:00:09voire pire
01:00:10notre sujet
01:00:11c'est d'avoir
01:00:11enfin un changement
01:00:13de politique économique
01:00:14et sociale
01:00:14pour répondre
01:00:15aux exigences sociales
01:00:16mais aussi réparer
01:00:17la situation économique
01:00:18qui est catastrophique
01:00:19parce que
01:00:20à cause de la politique
01:00:21des gouvernements Macron
01:00:22le déficit commercial
01:00:23n'a jamais été aussi élevé
01:00:24le déficit public
01:00:25n'a jamais été aussi élevé
01:00:25non plus
01:00:26donc c'est une politique
01:00:27qui est catastrophique
01:00:27et d'un point de vue social
01:00:28et d'un point de vue économique
01:00:29un dernier mot
01:00:30si vous le permettez
01:00:31sur le 10 septembre
01:00:31vous avez dit que
01:00:32ce mouvement était nébuleux
01:00:34pourquoi ?
01:00:36il y a des choses
01:00:37qui vous inquiètent
01:00:38on sait qu'il est parti
01:00:38sur les réseaux sociaux
01:00:39il y a plusieurs mois
01:00:40de comptes assez nombreux
01:00:42certains au relant complotiste
01:00:45d'autres racistes
01:00:48c'est ça ?
01:00:48vous dites
01:00:48on ne peut pas reprendre
01:00:50à notre compte
01:00:50nous la CGT
01:00:51un mouvement qui vient de là ?
01:00:53non moi j'ai fait
01:00:54une remarque très factuelle
01:00:55puisque évidemment
01:00:56que ce mouvement
01:00:57reste encore flou
01:00:58et c'est bien normal
01:00:59au vu de la façon
01:01:01dont il a été lancé
01:01:02parce qu'il s'est lancé
01:01:02sur les réseaux sociaux
01:01:03et de la grande
01:01:05instabilité politique
01:01:06qu'il y a
01:01:07avec les changements
01:01:09les annonces
01:01:09donc c'est tout à fait
01:01:10c'est effectuel
01:01:11je pense que tout le monde
01:01:12le reconnaît
01:01:13et c'est normal
01:01:15et les choses
01:01:15se clarifient
01:01:16progressivement
01:01:17le gouvernement
01:01:19la ministre du travail
01:01:20en l'occurrence
01:01:21a entamé aujourd'hui
01:01:22une série de consultations
01:01:24avec les partenaires sociaux
01:01:25on ne sait pas
01:01:27ce que va devenir
01:01:27le budget de François Bayrou
01:01:29mais en attendant
01:01:30dans l'espace
01:01:30qui nous sépare aujourd'hui
01:01:31du 8 septembre
01:01:32est-ce que la CGT
01:01:33continue à discuter
01:01:34avec le gouvernement
01:01:35de tous les sujets
01:01:36qui sont sur la table
01:01:37que ce soit
01:01:37les jours fériés
01:01:38la réforme
01:01:39de l'assurance chômage
01:01:40ou tout le reste
01:01:41ou est-ce que le dialogue
01:01:42aujourd'hui est rompu ?
01:01:43le problème c'est que
01:01:44c'est le gouvernement
01:01:44qui a rompu le dialogue
01:01:45puisqu'il a publié
01:01:47deux lettres de cadrage
01:01:48pour ouvrir
01:01:49de premières négociations
01:01:50sur les jours fériés
01:01:51et sur l'assurance chômage
01:01:52sans même nous avoir reçus
01:01:54il les a publiés
01:01:55en plein mois d'août
01:01:55alors que nous lui avions dit
01:01:57que nous souhaitions
01:01:59attendre la rentrée
01:02:00pour pouvoir échanger
01:02:02sur ces lettres de cadrage
01:02:04et alors que nous lui avions dit
01:02:05notre ferme opposition
01:02:06à ces annonces
01:02:07donc vous vous parlez encore
01:02:08ou c'est terminé
01:02:09pour l'instant ?
01:02:10le souci c'est que
01:02:11c'est le gouvernement
01:02:12qui a choisi de rompre
01:02:13le dialogue avec
01:02:13les organisations syndicales
01:02:14en publiant de façon
01:02:15unilatérale en plein été
01:02:17ces deux lettres de cadrage
01:02:18et ça sonne clairement
01:02:19comme une déclaration de guerre
01:02:20vis-à-vis des organisations syndicales
01:02:22je rappelle que
01:02:22sur l'assurance chômage
01:02:23le gouvernement a déjà fait
01:02:24quatre réformes
01:02:25de l'assurance chômage
01:02:26enfin Emmanuel Macron
01:02:27a déjà fait quatre réformes
01:02:29de l'assurance chômage
01:02:29en six ans
01:02:30et que les acteurs sociaux
01:02:32venaient juste
01:02:33de signer un accord
01:02:34sur l'assurance chômage
01:02:35qui n'était même pas encore
01:02:36rentré en vigueur
01:02:37et le gouvernement
01:02:38alors qu'il avait validé
01:02:39cet accord
01:02:40nous explique maintenant
01:02:41qu'il faut une nouvelle négociation
01:02:42pour encore prendre
01:02:434 milliards aux chômeurs
01:02:44mais il faut arrêter
01:02:44de se moquer du monde
01:02:45merci beaucoup Sophie Binet
01:02:47d'avoir été sur le plateau
01:02:48de BFM TV
01:02:48ce soir j'ai le plaisir
01:02:49d'accueillir
01:02:50Maxime Switek
01:02:51bonsoir Maxime
01:02:52au programme du 20h BFM
01:02:54qui débute dans quelques minutes
01:02:55une édition spéciale
01:02:56édition spéciale évidemment
01:02:57étant à la veille
01:02:58ce soir d'une grave crise politique
01:02:59une nouvelle crise politique
01:03:01puisque le gouvernement Bayrou
01:03:02ne tient plus qu'à un fil ce soir
01:03:03il est en danger
01:03:04le gouvernement Bayrou
01:03:04après l'annonce du Premier ministre
01:03:06annonce spectaculaire
01:03:07il va réclamer la confiance
01:03:09à l'Assemblée
01:03:09on va recevoir
01:03:10sur ce plateau
01:03:11dans cette édition spéciale
01:03:13tous ceux qui pourraient
01:03:14se coaliser
01:03:15pour faire tomber
01:03:16le gouvernement
01:03:16les écologistes
01:03:17le Rassemblement National
01:03:18on verra ce que répond
01:03:19le gouvernement
01:03:20on aura un ministre
01:03:21en plateau avec nous
01:03:21Juliette Méadelle
01:03:22qui viendra peut-être
01:03:23défendre François Bayrou
01:03:24ce soir
01:03:25restez avec nous
01:03:26c'est dans un instant
01:03:26Merci d'avoir regardé cette vidéo
Écris le tout premier commentaire
Ajoute ton commentaire