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  • il y a 2 mois
Marschall Truchot, du lundi au jeudi de 17h à 19h avec Olivier Truchot & Alain Marschall. Deux heures pour faire un tour complet de l’actualité en présence d’invités pour expliquer et débattre sur les grands sujets qui ont marqué la journée.

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Transcription
00:00On va maintenant en venir au débat politique, signé et consigné avec dans un instant l'ancien président de l'Assemblée nationale et l'ancien ministre François de Rugy.
00:08Il va s'agir du bilan d'Emmanuel Macron. Le chef de l'État était aujourd'hui en déplacement du côté de la Rochelle pour assister aux assises de l'économie de la mer.
00:14Ensuite il a débattu avec des collégiens et des lycéens à Rochefort sur les réseaux sociaux et le côté néfaste des écrans.
00:21Mais le président de la République en a profité pour délivrer quelques messages à l'attention de la représentation nationale, en particulier un message sur la compétitivité.
00:30Attention avec ses taxes et autres impôts de ne pas freiner l'élan des entreprises.
00:35On ne grandit pas un pays en attaquant ses champions. On peut avoir des débats, ils sont toujours légitimes, ils sont nécessaires dans la vie d'un pays pour avoir une croissance juste, trouver les bons équilibres.
00:46Mais on ne rend pas les gens plus petits quand on empêche les plus grands d'avancer.
00:51On ne rend pas un pays plus heureux quand on empêche ses champions d'aller conquérir de nouveaux marchés.
00:57Bonsoir François Drugy.
00:59Bonsoir.
01:00Vous signez Consigny, Charles Consigny. De quoi se mêle-t-il le président de la République ?
01:03Non, je pense qu'il a raison. Pour le coup, je pense qu'Emmanuel Macron a tout à fait raison de dire ça.
01:09Il a un bilan qui n'est quand même pas fantastique par rapport à l'espoir qu'il a suscité.
01:14En 2015, 16, 17, on imaginait qu'Emmanuel Macron ferait rentrer la France dans une modernité incroyable,
01:22qu'il ratiboiserait tout ce qui dépasse dans notre état obèse,
01:27qu'il nous brancherait sur la start-up nation et qu'on aurait de l'intelligence artificielle française,
01:36des transports en commun qui fonctionnent, un hôpital qui fonctionne.
01:39On voyait quand même tout ça derrière ce jeune président moderne.
01:41Finalement, il a fait un peu de renouveau démocratique, qu'on peut mettre à son crédit aussi,
01:49quand la première assemblée a été assez fortement renouvelée.
01:52Et il a modernisé, comme il a pu, les règles sur le droit du travail.
01:58Et moi, le mérite que je reconnais, c'est d'avoir de nouveau rendu la France à peu près attractive
02:02pour les entreprises, pour les investisseurs étrangers,
02:05même si je regrette beaucoup qu'on soit quand même, après sept ans de macronisme,
02:10encore le pays le plus taxé du monde.
02:12Il n'a quand même pas été au bout.
02:13D'accord, mais là, il fait du commentaire.
02:15Il ne peut pas empêcher ce qui se passe à l'Assemblée.
02:16Alors, il peut appuyer sur le bouton dissolution,
02:19puis là, il empêchera quand même purement et simplement tout ce qui s'y passe.
02:22Moi, je pense qu'il a raison, parce que ce que je vois, et je suis désolé pour eux,
02:27c'est que sous les yeux ébahis et impuissants du dernier carré macroniste
02:32qui se trouve à l'Assemblée, ce qui restait, ce qu'il y avait du bilan de Macron,
02:37c'est-à-dire les retraites, l'attractivité, un semblant de stabilité fiscale,
02:42au moins si ce n'est pas une augmentation des impôts,
02:44tout ça est en train de s'écrouler sous leurs yeux,
02:47ébahis et impuissants.
02:47Donc non, je dois dire, je comprends son coup de gueule.
02:50Il est impuissant, Emmanuel Macron, impuissant à sauver son propre bilan ?
02:55On ne peut pas reprocher à Emmanuel Macron à la fois de vouloir continuer à gouverner
02:59presque par procuration avec un de ses proches, Sébastien Lecornu.
03:03On lui a beaucoup reproché cela quand il a nommé Sébastien Lecornu Premier ministre
03:06et d'un autre côté, il lui a reproché d'être impuissant.
03:09Moi, je pense qu'il est plutôt dans son rôle de président
03:12qui n'a plus de majorité pour le soutenir à l'Assemblée nationale.
03:16Ça, c'est clair, c'est net depuis la dissolution.
03:18En fait, c'était déjà le cas depuis 2022, il n'avait qu'une majorité relative.
03:22Donc il faut qu'il prenne un peu de hauteur.
03:24Et prendre de la hauteur, ça ne veut pas dire se désintéresser de l'avenir du pays.
03:27Bien au contraire, ça ne veut pas dire ne s'intéresser qu'aux affaires étrangères ou à la défense.
03:31C'est aussi s'intéresser à l'économie.
03:33Et en effet, sur l'économie, je salue le fait que Charles Consigny le reconnaisse,
03:37il s'est beaucoup engagé depuis 2017, mais aussi quand il était ministre de l'économie
03:42entre 2014 et 2016, pour que la France ait une dynamique économique
03:48et qu'elle ne la perde pas.
03:50L'attractivité, c'est quelque chose qui peut se perdre très rapidement.
03:52Est-ce qu'il n'y a pas quelque chose de terrible ?
03:54Moi, je veux dire, ma conviction personnelle, c'est qu'il n'aurait même pas dû se représenter en réalité.
03:59Je pense que pour un président si jeune, etc., faire deux mandats en ce moment...
04:03C'est un peu contre-intuitif, parce qu'il y a des présidents très âgés qui se sont représentés,
04:08qui ont été 14 ans de mandat.
04:09Il ne fallait pas non plus, d'ailleurs.
04:11Je pense qu'Edouard Philippe aura dû se présenter en 2022, mais on ne va pas refaire l'histoire.
04:16Mais honnêtement, je pense qu'il a loupé le coche à ce moment-là.
04:20Qu'est-ce qui va rester, du coup ?
04:21Parce qu'il y a eu un mandat pour faire le droit du travail, etc., un peu d'attractivité.
04:27Qui a été aussi empêché par les gilets jaunes, le Covid.
04:30C'est bien de le rappeler aussi.
04:31Oui, parce que moi, je considère que le vrai premier tournant du quinquennat d'Emmanuel Macron,
04:39j'étais à l'époque d'abord président de l'Assemblée nationale, puis son ministre,
04:42ce sont les gilets jaunes.
04:43Parce qu'en fait, on n'a pas mesuré à ce point-là à quel point ça amène un changement.
04:47Oui, mais par contre, M. Drogi, les gilets jaunes...
04:48Non, non, je crois que c'était quelque chose qui était présent dans la société française.
04:52Et qu'on n'a d'ailleurs pas assez écouté, pas assez entendu.
04:54C'est-à-dire la revendication du pouvoir d'achat et la revendication de la baisse des impôts, en réalité.
04:58De la baisse des impôts en général, pas spécialement la taxe carbone.
05:00Vous voyez, ce n'est pas faute de vous l'avoir dit sur la baisse des impôts, justement.
05:04Il y a une surdité...
05:04Les impôts ont baissé pour la première fois depuis qu'Emmanuel Macron est président de deux points du PIB.
05:09Ce n'est pas assez, mais ils ont baissé.
05:10On est le pays le plus taxé du monde, et je suis désolé...
05:12Mais un peu moins qu'il y a huit ans.
05:14Macron a été quand même...
05:15Le président Macron a été extrêmement décevant sur la question de la réduction des dépenses publiques
05:19et la question des impôts.
05:20Et il y a autre chose qui, malheureusement, a cafouillé tout de suite, a buggé tout de suite,
05:25c'est qu'au lieu d'être un président moderne, il s'est comporté, en fait, très vite comme un monarque.
05:29Moi, je me souviens très bien des images de...
05:31On a dit ça de tous les présidents de la 5ème République.
05:33Non, non, non.
05:34Je ne suis pas sûr qu'on aurait pu dire ça de Sarkozy ou d'Hollande.
05:37Mais si on disait l'hyper-président de Nicolas Sarkozy, on l'a oublié.
05:40Ce n'est pas la même chose.
05:41Ce n'est pas la même chose.
05:41C'est-à-dire que moi, j'étais frappé de voir, comme on avait tout à coup,
05:45le sentiment d'une caste de petits bourgeois terrorisés par le peuple.
05:51Oui, je suis désolé de vous le dire.
05:52Ça, c'est des phrases.
05:52Non, non, non, non, non.
05:54J'ai bien vu, on voyait, malheureusement, les macronistes en général,
06:01il y avait ce sentiment de déconnexion totale par rapport au peuple.
06:03Et Macron, s'il y a quand même une erreur qu'il a faite,
06:06mais bon, ce n'est pas un sujet de fond majeur, donc ce n'est pas la peine de s'apesantir dessus.
06:09Mais je ne suis pas sûr que c'était vraiment nécessaire pour lui
06:12de recevoir des stars américaines toutes les quatre matins à l'Élysée,
06:15d'organiser des dîners à Versailles d'un faste invraisemblable à tout propos.
06:19Tom Cruise a été reçu à l'Élysée du temps de Nicolas Sarkozy.
06:22Tom Cruise, Justin Bieber, Rihanna.
06:24Vous avez le reproché.
06:25Chose France, mais plutôt les grands investisseurs d'entreprises étrangères
06:29qui viennent investir en France et qui sont en effet dissuadés aujourd'hui.
06:32C'est d'accord, mais ce n'est pas la peine de le faire.
06:34C'est ça qui est grave.
06:38Et c'est ça dont il faut parler, parce que la France devrait avoir un budget.
06:40Alors on espère que le budget de la France aurait dû être voté.
06:43Mais ça, ça a été voulu par Sébastien Lecornu qui a renoncé au 49-3.
06:46J'ai dit sur votre plateau que c'était une erreur.
06:49Il ne faut pas que les macronistes se regrettent.
06:51Et j'ai dit même que ceux qui avaient dénoncé le 49-3,
06:54c'est-à-dire notamment les socialistes, la gauche, etc.,
06:56vont s'en mordre les doigts.
06:58Et je pense qu'ils s'en mordent les doigts.
06:59Parce que s'ils avaient voulu obtenir un certain nombre de mesures,
07:02comme ils l'ont dit, la suspension de la grande retraite,
07:05une différente taxation sur le patrimoine ou des choses comme ça,
07:10sans remettre en cause tout le budget.
07:12Parce qu'on ne peut pas refaire tout le budget quand on est à l'Assemblée nationale.
07:14Ce n'est pas vrai.
07:15Le Parti Socialiste, d'ailleurs, n'a pas, ce n'est pas vrai, un budget alternatif.
07:19Et donc, pour faire cela, il fallait le mettre dans un budget soumis au vote par 49-3.
07:24– Oui, mais non, pardon, il ne va pas…
07:26– Le 49-3 est fait pour cela.
07:28– Mais il ne va pas maintenant, qu'il s'est engagé à ne pas passer par ce fameux 49-3…
07:31– C'est bien dommage.
07:32– Oui, donc il est bloqué.
07:34Il faut qu'il aille quand même au bout d'une espèce de concertation.
07:38– On va aller avec des lois spéciales.
07:40– Moi, je trouve ça, moi je vous le dis vraiment en tant qu'ancien député,
07:43pendant trois mandats, président de l'Assemblée nationale, ministre,
07:45je trouve ça lamentable, ce spectacle 1 de l'Assemblée nationale,
07:50qui taxe à tout va.
07:51Alors on dit, ah oui, mais c'est normal, c'est la partie recette.
07:53– Oui, d'accord, mais ce n'est pas parce qu'on discute de la partie recette,
07:56en effet, les impôts, les taxes, qu'on doit tous et toutes les augmenter tout le temps.
07:59On a vu une députée socialiste, enfin, ou écologiste, je ne sais plus,
08:02parce qu'il se mélange, qui a dit, il faut taxer, taxer, taxer.
08:06On a vu le Rassemblement national, il dit,
08:09Jean-Denis Bardella, dit sur vos plateaux,
08:12il faut, si moi je suis élu, il y aura un choc fiscal à la baisse.
08:15Mais là, les députés du Rassemblement national,
08:17pendant deux semaines, ils ont voté 34 milliards de hausses d'impôts supplémentaires.
08:21Vous en êtes compte ? 34 milliards.
08:21– Oui, mais donc, qu'est-ce qu'on fait pour que ça s'arrête ?
08:24– Ah ben, moi, je pense, un, c'est peut-être pas interdit de penser
08:26qu'il pourrait y avoir des députés responsables qui disent,
08:28mais non, ça suffit, on a beaucoup débattu,
08:30on ne peut pas dire qu'on n'a pas débattu, on a beaucoup débattu.
08:33Le Premier ministre nous a donné la main.
08:34Bon, manifestement, ça a été un peu difficile
08:37pour les députés d'opposition, même constructifs, de la saisir,
08:40de saisir cette nouvelle responsabilité.
08:42– Il faut en faire.
08:43– Donc, il faut savoir dire stop, vous savez.
08:44– Oui, mais qui peut dire stop ?
08:45– On cite toujours cette vieille phrase de Maurice Thorez
08:47qui était secrétaire général du Parti communiste.
08:48– Il faut savoir arrêter une grève.
08:49– Il faut savoir arrêter une grève.
08:50– Ben, il faut savoir arrêter un débat à l'Assemblée nationale.
08:52– Oui, mais c'est la politique de 43, là ?
08:53– Est-ce que ça n'est pas, malgré tout,
08:56le résultat de l'explosion de la vie politique
08:59par, précisément, ce centre attrape-tout qui a été…
09:02– Et c'est le vote des Français à l'Assemblée nationale de 2024 ?
09:05– Non, parce…
09:05– Ah ben, si, si, c'est le vote des Français.
09:07– Et il faut le respecter, d'ailleurs.
09:08– Et c'est aussi une dissolution qui n'avait pas beaucoup de sens,
09:13mais c'est quand même le résultat de la mort de la gauche
09:15et de la mort de la droite, cette histoire.
09:17– Mais voulu par les Français ?
09:18– Mais non, voulu par Emmanuel Macron.
09:19– Mais bien sûr que si, le score du Parti socialiste
09:22ou le score des Républicains, c'est le score du vote dans les urnes.
09:24– Mais non, si les gens n'ont pas voté Anne Hidalgo
09:26ou Valérie Pécresse, c'est un choix.
09:29– C'est un choix.
09:30– Oui, mais parce qu'on leur amène.
09:31– Aux Européennes de 2019, puis de 2024,
09:34le Parti socialiste et les Républicains sont très bas.
09:36– Les Européennes, c'est la vie.
09:37– Oui, mais sauf que la gauche et la droite, elles sont là,
09:39mais elles s'appellent France Insoumise et Rassemblement National.
09:42Ce n'est plus la gauche et la droite qu'on connaissait.
09:43– Et il y a un bloc central au milieu que les Français soutiennent
09:48parce qu'ils n'ont pas envie que le débat politique français
09:50se résume à un infrontement entre Mélenchon et Le Pen,
09:52entre LFI et Rennes.
09:53– Le problème, c'est que vous êtes toujours,
09:55Monsieur de Régis, vous n'êtes plus président de l'Assemblée Nationale.
10:00– Mais je parlais beaucoup moins quand j'étais président de l'Assemblée Nationale.
10:03– On débat et il faut respecter le temps de parole.
10:06– Oui, mais vous parlez beaucoup plus que moi.
10:07– Non, non, pas du tout.
10:09Vous avez un petit défaut de perception sur ce sujet.
10:14Donc il faut effectivement que les macronistes
10:16commencent à accepter le débat.
10:17Visiblement, c'est très possible.
10:19– On est dedans depuis huit ans.
10:20– Non, mais c'est-à-dire que c'est très possible.
10:21Vous avez beau maintenant être trois députés,
10:24un président qui est au bord de se faire renverser du jour au lendemain,
10:28vous n'arrivez toujours pas à écouter…
10:29– Ça, c'est dans votre tête.
10:29– Dans celle de Mélenchon.
10:31– Ce n'est pas que dans ma tête.
10:32Vous n'arrivez toujours pas à écouter vos contradicteurs.
10:35– Je vous donne même raison sur certains points.
10:38– Est-ce que tout ça n'est pas, au fond, le résultat du fait
10:42que les Français, en réalité, ils en ont ras-le-bol
10:44de cette histoire de bloc central ?
10:46Parce que qu'est-ce que c'est le bloc central ?
10:48C'est une espèce d'alliance, pardon d'y revenir,
10:50mais c'est un peu une alliance de bourgeois,
10:53de gens qui s'estiment détenteurs du monopole,
10:55de la responsabilité et de la raison.
10:57Et il s'agirait qu'on soit de gauche ou de droite,
11:00qu'on soit libéral ou étatiste, qu'on soit écolo ou pas.
11:04On devrait voter nécessairement pour ce bloc central,
11:06si on est raisonnable.
11:07– Mais bien sûr que non, chacun vote pour ce qu'il veut.
11:08– Mais non, parce que si le choix,
11:10c'est que extrême-gauche, extrême-droite ou bloc central,
11:13en fait, qu'est-ce qui se passe ?
11:14Au bout d'un moment, les gens, ils en ont marre
11:16qu'on leur mette un flingue sur la tempe,
11:17en leur disant qu'ils sont extrêmes
11:19s'ils ne votent pas pour le bloc central.
11:20Et donc, ils votent pour le Rassemblement national
11:23ou pour la France insoumise,
11:24parce qu'ils veulent une alternance.
11:26– Ce n'est pas faux quand Emmanuel Macron
11:27dit que dans l'arc républicain…
11:28– Est-ce que tout ça, ce n'est pas un besoin d'alternance ?
11:29– Quand Emmanuel Macron dit dans l'arc républicain
11:31le RN n'y est pas…
11:33– Oui, mais un jour le RN n'y est pas,
11:34un jour le LF n'y est pas.
11:35– Mais pour moi, je vais vous dire,
11:36je l'ai toujours dit,
11:38tous les députés ont une égale légitimité.
11:40Ils sont tous autant députés les uns que les autres,
11:42il n'y en a pas un qui est moins député que l'autre.
11:43Et donc, cette histoire d'arc républicain,
11:45il faut arrêter.
11:46– Il n'a pas été reçu par…
11:47– Mais bien sûr que si,
11:47il a été reçu je ne sais combien de fois à l'Elysée le matin.
11:49– Par le cornulet.
11:50– Non, en revanche, je rebondis sur ce que vous dites.
11:53Les Français, par exemple, aux élections européennes,
11:55ce n'est pas vieux, c'était il n'y a même pas un an et demi,
11:57ils ont voté un peu plus qu'avant pour le Parti socialiste.
12:00Le Parti socialiste, ensuite,
12:02on fait quand même une alliance avec les autres partis de gauche,
12:04dont LFI, pour les législatives.
12:06Il a 60 et quelques députés à l'Assemblée nationale.
12:09Depuis quelques mois, il semble ouvert à l'idée
12:12qu'il pourrait, plutôt que d'être dans une opposition systématique,
12:16à la remorque de Mélenchon et de LFI,
12:18être dans la discussion avec le Bloc central,
12:20dans la négociation pour faire avancer des idées.
12:23Pas pour se faire imposer les idées du Bloc central,
12:26bien au contraire.
12:26Vous savez, j'étais dans un débat il y a quelques jours,
12:28on m'a dit, de toute façon,
12:29maintenant c'est Olivier Faure qui est Premier ministre.
12:31– Mais oui, mais en pratique, ça a abouti à quoi ?
12:32– C'est de la discussion, de la négociation.
12:34– Vous habillez tout ça d'une sympathique couche
12:38de social-démocratie à la nordique.
12:40La réalité, c'est quoi ?
12:41– Ce n'est pas si mal, les résultats de la social-démocratie à la nordique.
12:44– La réalité, c'est que M. Faure a un flingue sur la tempe de M. Lecornu,
12:51que M. Vallaud ne souhaite pas de dissolution
12:57parce qu'il est menacé par le RN dans sa circonscription,
13:00et que donc, pardon, les socialistes, qu'est-ce qu'ils font ?
13:03Ils sont en train de faire accepter par le Bloc central qui est à poil,
13:07excusez-moi de l'expression, mais c'est une réalité,
13:10par le Bloc central.
13:11– Il a 220 députés quand la gauche en a 190.
13:14Il faut quand même arrêter avec cette histoire-là.
13:16– Les socialistes sont en train de tout imposer au sein de l'insemblée.
13:18– Parce que ce n'est pas les socialistes qui, aujourd'hui, ont la main.
13:20– Ils imposent tout leur lubie.
13:22– Moi, je l'avais dit sur votre plateau.
13:23– Même les retraites, vous l'avez avalé.
13:24– Je l'avais dit sur votre plateau.
13:25Lorsque l'on passera au vote, et on est passé au vote ces deux dernières semaines,
13:29sujet par sujet,
13:31sur la taxe Zuckman,
13:32j'avais dit qu'il n'y aura pas de majorité sur la taxe Zuckman.
13:34– Ils ont inventé un nouveau ISF.
13:37Macron était con.
13:39– Ils disent tous que ça n'a rien à voir avec la taxe Zuckman.
13:41Enfin, Zuckman lui-même.
13:41– C'est quand même une augmentation d'impôts.
13:44– Oui, mais ce que je veux dire, c'est que vous avez…
13:45– Macron voulait le contraire.
13:47– La question qu'on devrait se poser…
13:48– Je ne comprends pas ce dernier.
13:49– Mais c'est difficile aussi de parler avec vous.
13:51J'espère que quand vous êtes au tribunal,
13:53vous respectez quand le président du tribunal parle
13:55ou quand un de vos confrères parle.
13:56– Ça dépend ce qu'il dit.
13:56– Bon, eh bien, moi, je vous dis,
13:58je ne suis ni président du tribunal, ni un confrère avocat.
14:01Moi, je vous dis une chose simple.
14:02On n'arrête pas, je le vois partout, là, depuis quelques jours,
14:05de dénoncer les discussions de couloirs,
14:08les discussions dans des salles de l'Assemblée nationale
14:10plutôt que dans l'hémicycle.
14:11Et tout ça, ce serait des magouilles, de la tambouille.
14:14Mais si on veut que le budget, il soit préparé,
14:17que ce ne soit pas la roulette russe d'amendements
14:19qui, un coup, sont adoptés avec 101 voix contre 99,
14:22un autre coup, 132 contre 127.
14:24Si on veut préparer et réguler un peu les choses,
14:26oui, moi, je pense que c'est bien la régulation des débats
14:29à l'Assemblée nationale.
14:30Eh bien, il faut des discussions entre les gens
14:32qui ont envie que ça avance.
14:34– Mais comment ça que ça avance ?
14:37Puisqu'on recule sur les retraites,
14:38puisqu'on recule sur l'ISF,
14:40on ne peut pas dire que ça avance.
14:40– Ils veulent que la France ait un budget.
14:43– On va être le seul pays d'Europe
14:45qui n'aura pas de budget, le 31 décembre.
14:47– Mais attendez, là, on est dans 1984.
14:50Vous ne pouvez quand même pas expliquer.
14:51– On est dans la réalité de 2025.
14:52– La terre, c'est le ciel, la défaite, c'est la victoire.
14:54– C'est fini, merci, merci.
14:56– On ne peut pas dire ça avance, non, je ne le dis pas.
14:57– Merci Charles Consigny, merci François de Rugy.
15:00– Merci.
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